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Titre :
Radiomonde
Éditeur :
  • Montréal :Radiomonde,1939-1952
Contenu spécifique :
samedi 15 avril 1939
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Radiomonde et télémonde
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Références

Radiomonde, 1939-04-15, Collections de BAnQ.

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/ ¦tre "«MiBinu mode »e trans.-ort Canada-Voyage Enrg.""••leur M.I.onls-Fh.Ijtntlol», «rsnnlsatrur de» triumph»", croisière» d’Haill.Palerfre Nationale, 840, rue Cherrier, Montréal, P.Q.option _ ™ePhone*: TRontenac 1182 - 1183 h renom er a », nn< "" °** ,or518 Fourrures co OUVRAGE GARANTI (Par: PAUL G ELINAS) C’était l’deuxième voyage, du char Numéro trois.Le “Motorman” en diabl' menait à tour de bras; Il arrêtait si sec, à tous les poteaux blancs, Que tout l’monde d’en arrière, sortait par en avant.A l’autre bout du char, entre deux barr’ de fer.Le second conducteur, jouait avec ses transfers.A un moment donné, une dame et son fiston.Montent dans la voiture, au coin d’là rue Vimont, La mère met un billet dans la boîte en fer blanc.Et dit à son garçon: “Faufile-toé en avant”.Pardon Madame, fait l'homme au casq’ numéroté.Si j ne me trompe pas.vot’ “gas” n’a pas payé.Mais pourquoi paierait-il, répond-elle en furie.Puisqu’il n’a pas encore ses cinq ans et demi; —-Cela fait rien Madame, parc’ que nous collectons, Tous ceux qui vont en char, avec grands pantalons.Dans c’cas-là reprend-elle, le billet que j’ai mis, Ca paie pour mon garçon, et moé j'peux rentrer "FREE* Le pauvre conducteur, devant cet argument, Eut pour toute réponse, “Avancez-en avant.En arrivant au coin, de la rue Papineau, Une dame, sans le savoir, s’assit sur un chapeau; Et le propriétaire du chapeau écrasé, Demande à sa voisine, d’une voix enragée: “Savez-vous bien Madame, sur quoi vous êtes assis, Pendant que vous lisez, la Presse d’aujourd hui ”, S’imaginant alors qu’on vient de l’insulter.Elle répond à tue-tête, en tapant des deux piedsi “Je devrais le savoir, espèce de gros ventru, Puisque çà fait trente ans que je m’asseois dessus,* Inutil d ajouter que deux rues après çà.L'homme était débarqué, sans son beau “Fédora”, Et pendant tout ce drame, le vendeur de billets.Ne cessait de crier.En avant, s’il vous plait.Il le répéta tant, qu'arrivé Rue Meilleur, "Y” en avait trois d’assis, avec le gard’moteur.Ce ne fut que dans l'est, à la gare des tramways.Que l’homme aux boutons d’or, vit le char se vider! C'était en plein le temps pour son repas du soir.Sans bruit il sort son lunch pendant qu’il faisait noir.Il prend d’abord une pomm' et deux biscuits sodas.Puis entre deux “sandwich”, ouvre un “Pepsi-Cola”.En se dépéchant trop pour manger son “Short-Cake**, La crème fouettée revolle, sus l’moteur et les “Brakes”, N’ayant pas tout mangé, il enveloppe le reste.Et en se “rasseyant” déboulonne sa veste.L’employé d en arrière, lui aussi a soupé.Car il a des graines d’oeufs, partout dessous le nez.Et les deux conducteurs reprennent le parcours, R passant au mêmes endroits, comm’ la course de six jours.“Y a personne dans le char, mais comm’ si “y” en avait, L conducteur crie toujours: “En avant, s’il vous plait.De nouveau on embarque, et puis on redescend.Au son du vieux refrain “En Avant, En Avant.” Elle est tell’ment usée, la vieille ritournelle.Que la Cie des Tramways, en cherche une nouvelle.Et plus j'y pense à c’t’heure, je crois que c’est î’motif Qui leur a fait sortir, les p’tits tranvways jaunes vif.Où un seul conducteur êtdlecte et doit conduire.Une fois dans ce char là.le pauvr’ sait plus quoi dire, Car s’il redit la phrase qu’il sait depuis dix ans, Et se met à crier, à tue tête: "En Avant.” Cà s’ra pire que jamais, dans le nouveau tramway.Car tout l’monde sortira, par où il faut entrer.F*S*—-Personnages, cniroits et rues mentionnas ol-dossus sont lu-mont fictifs et on été choisis au hasard.de la rime.EN ALLANT DANS LE NORD Arrêtez à L HÔTEL LAPOINTE ST-JÉRÔME POUR VOUS REPOSER OU PRENDRE UN BON REPAS TAQUES 1939 Radiomondc PAGE 5 / (killRT FARE YORK 4680 A***' V PdDIO mmmàSt pV i (iMCUIJ u ,0 | *4 \ A VERIFICATION l[j in *m\nTt> T?»P^ nV^: 7/1/^ ' ¦¦ Jt&i Jfî: : » $L * .art aux représentations de “Ceux qu'on Aime” au Monument National de Montréal.ME ILLE l RES VLLOCATIONS POUR RADIOS, UESSIVEl SES, REFRIGER ATEURS *I'K( I1L: Kniilenii à IrnsitniMr Sjwtênie de Itndio — 11 :i u t - pu r !cu r* Chez WtFJIdULÉ Ltee 1978 est, Ontario * CH.5500 ¦ ¦ wmm ¦ \\\\vu I II//// *VS StRVKt'/ etisOKNEl" ¦MIBr Pour 40 sous Faites nettoyer et i nspecter votre radio chaque mois Hépurnf ion* de radios de toute* marque* TRAVAIL GARANTI APPELEZ: AMherst 9944 et no*iM non* ferou* un plaiwir de vous faire profiter de notre rvpérienee *«an« aueiine obligation IMPERIAL RADIO SERVICE Reg'd MONTREAL RADIO SERVICE SERVICE dans toute la cille Membres Institute il.idlii Nervier Men Official Radio Service A***n O Knelt i Manufacturers Serv ice Fltzroy 3601 Service de nuit Wllbank 103.') Atelier: PLateau 6047 Résidence: MAr -.v IP ¦ im >v>ï.• y" ¦ ï ; y PAGE lü La meilleure BIÈRE du Canada Fabriquée depuis cinq générations pw la BRASSERIE DAWES, Montré Radiomonde PAQUES 1939 mui gâÉjyjygjfl PAQUES 1939 Rudiomondc PAGE 11 Les Sept Paroles du Christ au Poste CJBR.De gauche à droite, les personnages du drame sacré; au eentrp M.Paul Emile Corbell, le directeur et au piano de gauche, Mme Hector Filion, à- l’orgue au eentre, Mme Gérard Chamberland, su piano de droite, Mme Berthe Rousseau; à droite, près du micro, de gauche à droite, Guy Ross (St-¦fean), Mme Lucien Paré (la Vierge), Léopold Lamontagne (le Christ), à l’extrême gauche, Georges Morin, (Prêtre juif) et à l’extrême droite.Paul-Emile Corbell (le Centurion).UNE VUE SUR C.K.C.V.L'oeuvre de Théodore Dubois : Les Sept Paroles du Christ n’en est pas à sa première exécution.A chaque retour de la Semaine Sainte, nous l’entendons toujours avec un saint recueillement.Si donc, l'audition de cette prière chorale semble continuer un événement traditionnel, des circonstances toutes nouvelles en viendront entourer la présentation cette année.L'oeuvre sera exécutée par un choeur mixte de quarante membres dirigés par Paul-Emile Corbeil, un artiste fort en vue dans le monde musical.Un orgue et deux pianos accompagneront le choeur.Les solistes sont Mme Potvin, soprano, François Brunet, ténor ; Léopold Lamontagne et Paul-Emile Corbeil, barytong.En plus, nous sommes heureux d’annoncer une innovation.Depuis le Moyen-Ag'e, on joue la Passion du Christ et ce mystère attire des foules à chaque repré-aentation.C’est la vie de Jésus qui se déroule dans sa divine grandeur Jusqu'à ce que le Sauveur monte au Calvaire pour y consommer la Rédemption.Cet épisode final de la Vie de Jésus prononçant ses derniers mots était traité fort rapidement par les auteurs.Chez nous, Léopold Lamontagne l'a repris en suivant de très près les récits évangéliques.Nous retrouvons le Christ sur la pente du Calvaire et nous entendons jusqu’à son dernier soupir.Jésus Lui-même prononce les paroles que le choeur chante ensuite, d’après la version de Dubois.Cette dramatisation des Sept Paroles du Christ, on le conçoit, demande plusieurs personnages qui émergent parfois de la foule pour injurier Jésus ou pour le plaindre.Voici les principaux rôles, avec la distribution.Le Christ : Léopold Lamontagne.La sainte Vierge ; Mme Lucien Paré.Saint Jean : Guy Ross.Le Centurion : Paul-Emile Corbeil.Un soldat : Julien Thuot.Un Prêtre Juif : Georges Morin.Un Bourreau : Hormidas Trépan ier.Simon le Cyrénéen : Alphonse Rousseau.Le rôle des Femmes, des larrons, des personnages juifs anonymes seront tenus par Mlles Fernande Bernier, Rolande Asselin, Thérèse Proulx, Jacques Deschênes, Jean et André Asselin.Quant à l’oratorio de Théodore Dubois, l’une des oeuvres religieu-•es les plus fréquemment exécutées, nous pouvons le considérer comme un chef d’oeuvre.On a jugé sévèrement son style pompeux et surtout théâtral ; Dubois en a fait, il est vrai, une pièce dramatique beaucoup plus que religieuse.Ne traitait-il pas le plus grand drame jamais joué dans tout l'univers.Le réalisme qui fait crier la foule ou pleurer Jésus sans jamais entraîner la musique dans l’excentricité de rythme ou d’accords a P” dé- A C.H.R.C.D OBERVALOISE d’origine, ursu-A ' linette d’éducation, madame Irène Guy a eu dès son enfance tous les privilèges que le site, l’instruction et l’ambiance peuvent accorder à une artiste prédestinée.A l’âge de seize ans elle est orientée vers l’étude du chant à Québec, mais ce n’est que dix ans plus tard qu’un Maître du Chant français, étoile du Grand Opéra lui-même, portera ses talents jusqu'à l’épanouissement le plus complet.Sa Voix veloutée est exceptionnellement bien timbrée qui ne connaît pas de secret dans le registre de contralto.Elle parut souvent et en maints endroits sur la scène avec JEAN RIDDEZ.et il nous paraît que c’est dans Hamlet qu’elle s’est surpassée.Son répeitoire est considérable, sa voix très étendue donne le Mi en clef de Fa jusqu'au contre Re en clef de Sol, c’est-à-dire qu'elle couvre trois octaves.Samson et Dalila, La Favorite, Carmen, Faust, Mignon, Hérodiade, et Hamlet lui présentent les airs où sa voix est libre pour atteindre le développement d’une grande puissance.Sa diction parfaite lui permet de rendre les poésies de Victor Hugo, de Lamartine, de Louis Mercier et d’Octave Crémazie avec beaucoup d’émotivité.Madame Irène Guy parut sur les trétaux pour la première fois en 1926 en duo avec Maître Jean Rid-dez.Depuis, un grand nombre de villes et de villages de la province de Québec ont été le théâtre de son grand art.Artiste de la première heure au poste de la radio CHRC elle y est demeurée collaboratrice dévouée pour le théâtre, pour le chant et les causeries.“Le Bas de Noël" qui a duré trois semaines et “L'Heure Féminine” qui a duré huit mois sont deux oeuvres de sa composition et de sa création.Ses récits de grand'mère charment les enfants, elle sait personnifier d'égal talent La Parvenue, mère du tout jeune héros qui sauva Ti-Rouge Couture, et la bonne vieille Catharine, âgée de 72 ans, toujours très dévouée au Dr Lambert et grandement attachée à sa petite Madeleine.Par deux fois elle fut déléguée pour représenter l’Ecole du Chant français de Québec' premièrement au Quebec Ladies Musical Club, et deuxièmement au Delphic Club à Montréal.Le Reporter de Radio-Monde était de passage à Québec la semaine dernière et visita le Poste CKCV qui est sûrement, parmi les postes privés de la province, l’un des plus florissants.CKCV est le pionnier, de la radio à Québec.Depuis 1935, sous l’habile direction d’un jeune homme d’affaire consciencieux, M.Paul Lepage, il ne cessa de progresser.Des studios très modernes, dont nous publierons plus tard des photographies, furent aménagés dans l’Edifice du Théâtre Capitol.Le département technique est des mieux équipés et possède une console de contrôle dessinée par Charles Fre-nette, ingénieur en radio, dont la réputation n est plus à faire.Les opérateurs sont des jeunes qui ont conscience de leur métier, ce qui assure le bon rendement des émissions.Monsieur Paul Lepage a su s’entourer d’un personnel dévoué et expérimenté.Les vendeurs sont M.Alphonse Proteau, autrefois gérant de CKCV, sous l’ancienne organisation; M.Georges Beauchamp, bien connu à Montréal; René Constanti-neau et Lucien A.Bernier.La publicité a été confiée à M.Jean Net, artiste bien connu tant à Montréal qu’à Quebec et à son assistant Gilles Duhamel, ce dernier est également chef annonceur.Mentionnons aussi les annonceurs: Charles Couture, ancien gérant de CHLT, Louis Bélanger et Jacques Larochelte.CKCV réuni une pléiade d’artistes choisis parmi les meilleurs à Québec, pour ne nommer que René Arthur, Edwin Bélanger, Orner Lé-tourneau, Claire Duhamel, Marthe Lapointe, Roland MacKinnon, An-nette Leclerc, Mme O.Papillon, etc.Le directeur musical de cet important poste de radio n’est autre que Edwin Belanger, directeur de la fanfare du Royal 22ème Régiment.Au point de vue commercial CKCV compte la majeure partie des annonciers locaux et aussi une large part de l’annonce nationale.Les émissions sont très populaires et les plus grands succès radiophoniques du Québec originent à CKCV.Signalons: "Le Professeur Toc, Radio Mots-Croisés.Le Théâtre Chez-Soi, Les Maîtres du Violon, Interview dans la Rue, etc." Ce que notre reporter a aimé à CKCV, c’est le bon esprit qui y règne.Tous les employés collaborent pour faire de cette entreprise, un réel succès et ils y parviennent grandement'.RADIOPHILES, ATTENTION! LE FILTREUR D’ANTENNE HUARD construit suivant un nouveau procédé, améliorera le rendement de votre radio de 50 à 75% en éliminant l'Interférence causée par tous les genres de moteurs et surtout les lignes a haute tension.S'adapte en quelques minutes à n'importe quel radio.Pour plus de détails rorhe» à J.-L.HUARD, 132, rue Lowring DIU M >I0M)\ILM:, Ml K.MONAMI Nettoyeur économe jtour les surfaces en métal, les murs, les boiseries, les éviers, les baignoires, etc.Distributeurs CAN.NOVO.A.MONTREAL STUDIO ROSALIE licencié, masseuse canadienne expérimentée, bain, douche.Ouvert le dimanche 1447, rue Metcalfe* Appt 1 STUDIO Satisfaction pour très bons massages cil- [ vers, vlbrateur, etc.Masseuses j compétentes, chambres chau- 1 des, tranquillité, prix raison- i nable, 10 à 11.Ouvert le dimanche 1044, rue Saint-Denis Appt 4.Licencié Radiomonde e.=t édité par les Editions Radio Limitée, Hotel Ford, PL 3858 Montréal et imprimé par la Cie de Publication La Patrie, Limitée, 180, est, Sainte-Catherine, Montréal.plaire à quelques critiques contemporains ; pourtant nous ne pouvons en faire grief à l’auteur et nous continuerons d'admirer ce chef-d’oeuvre de la musique inspirée d’une sentimentalité profonde qui fait vibrer nos âmes au souvenir du drame joué sur le Calvaire.Le poste CJBR, Rimouski, est fier d’offrir ce programme à tous ses auditeurs.Léopold LAMONTAGNE Madame LAURE lx* plus fort medium d’Europe vient n»rpvoir le grand tarot Tunisien, l’oeil qui voit tout.Voua dira votre nom, votre âge, réunit les séparas, facilite les affaires, ramène les amitiés perdues.De 9 h.A.M.à 9 h.P.M.51.3 Est, rue Duluth L'oeuvre des Mariages Catholiques Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, désirez-vous vous marier?L’Oeuvre des Mariages Catholiques, située au No 1447, de la rue Ville-Marie, à Viauville, Montréal, tout près de la rue Ste-Catherine, vous trouvera le mari ou la femme que vous désirez dans le minimum du temps et dans des con ditions de sérieuse discrétion, de confiance et de moralité les plus rigoureuses.L'accueil qui vous y sera réservé sera tout de distinction et de courtoisie.Les prix de l’Oeuvre des Mariages Catholiques sont les plus modérés qui soient.Le coût de l'inscription est de $3.00 Le bureau est ouvert de 2 à 5 heures p.m.le mardi et le vendredi, dans la soirée de 7 à 9 heures le vendredi. ROYAL MALOUIN L'homme propose et Dieu dispose.Tel qui dans son enfance avait le plus grand désir de devenir jie-pe un jour, est devenu un incroyant; cet autre dont la jeune ambition était de devenir médecin, n’a pu faire autre chose qu’un boucher, et tel autre qui désirait devenir avocat.a dû comparaître pour vol.Roy Malouin, lui, annonceur-en-«hef du poste CK AC avait toujours ambitionné de devenir chimiste; depuis qu‘i1 est sorti de l’école, ii est dans la radio! —Depuis deux mois.—Aimeriez-vous travailler Ici comte annonceur?—Certainement! de s’écrier Roy, déjà enthousiasmé.Et ce fut ainsi, par pure, simple chance qu’il devint annonceur.Six semaines plus tard tous les autres annonceurs que l'on avait essayés à CKCH étaient destitués et Roy Malouin devenait le seul annonceur du poste.Il devait travailler seul sept jours par semaine, onze Roy a tout fait au poste CKAC.Il a annoncé, d’abord, puis a joué la comédie, il y est allé de ses chansons et de ses boniments, enfin il n’y a rien qu’il n’a pas fait.Mme MALOUIN Enfin, après quatre ans de travail ardu au poste, Roy s'aperçut qu’il en avait assez d’être seul, de mener une vie solitaire et sans soleil et il se rappela une petite “blonde” qu’il avait laissée à Otta- J H ~¦ ¦ - *1 ROYAL MALOUIN Royal “Roy” Malouin, que vous connaissez tous, est né à Ottawa un peu avant le naufrage du “Titanic", soit le 7 février 1914 pour être exact.Il ouvrit les yeux à l’ombre de la colline du Parlement à Ottawa.Il était le fils de père et more exclusivement cainadiens-français.Après le stage ordinaire à la petite école il fit son éducation à l'académie LaSalle.Son rêve était de devenir chimiste et H obtint son diplôme en physique au premier degré.Cependant la destinée veillait et kii avait réservé un autre sort.PREDESTINE Son cousin, camarade de collège, était très intéressé dans la technique de la radio, ©t à eux deux ils avaient construit un appareil à ondes courtes de cinq mètres, et ils conversaient ainsi d’une maison à une autre sans difficulté.Ce fut alors que le poste CKCH à Huit fut construit et son cousin En devint le technicien-en-chef.LA CHANCE TTn Jour, à la sortie de l'académie, «se trouvant sans travail, Roy Malouin alla rendre visite à son cousin dru poste CKCH.Ce dernier était à réparer le microphone et demanda à Roy de faire une petite annonce commerciale pour voir si le micro fonctionnait bien.Roy sc mit donc au micro et avec tout le bagout qu’on lui connaît il fit son boniment, y mettant beaucoup d'emphase et de conviction factice.A ce moment, le gérant du poste Entra dans la pièce et écouta le jeune Malouin.—Qui parle donc ainsi?demanda-t-il au technicien.—C'est mon cousin Royal Malouin, répondit l’autre.—Travaille-t-M en ce moment?— Non.—Depuis quand êtes vous sorti du •ollègeï demanda alors le gérant a Roy lui-même.heures par jour ! Comme il était parfaitement bilingue, ayant fait ses études en anglais, il avait à préparer les programmes, faire la vente des annonces, etc.Pour ajouter à cela, trois mois avant son départ du CKCH où il demeura un an environ, le techni.cien en chef tomba soudainement malade.Et Roy eut à s’occuper tant bien que mal de la partie technique étant ainsi devenu annonceur, vendeur, technicien, meteur en ondes et que sais-je.Fait à remarquer, Roy Malouin travailla longtemps avec Jean La-ionde, qui, en ce temps-là était chanteur pour le poste CKCH.Autre fait amusant: Roy était à annoncer: “Au son du timbre, mesdames et messieurs, il sera exactement midi".Et il lève le marteau, mais s'aperçoit qu'il n’y a pas de timbre.Il jette un regard désespéré à son cousin dans la chambre des ingénieurs.Ce dernier sourit et lui fait un clin d'oeil.Plus il donne une chiquenaude sur une des lampes et cela fit “Bong!” L’auditoire invisible n'y vit que du feu.mais Roy avait sué pour un moment.INQUIETUDE Au bout d’un an, Roy devint inquiet, car il était rumeur que le poste CKCH soit vendu ou tout simplement rayé complètement.Que faire?Mais, comme toujours, la chance veillait sur ce veinard de Roy.Un vendredi soir, il reçut un appel d’un des interprètes de Mus-Kce-Kee du poste CKAC.Ce dernier l'avait entendu annoncer et le pria de venir à Montréal, lui disant qu’une position d'annonceur était ouverte à Montréal.Roy ne fit ni une ni deux, “paqueta ses petits” et s’en vint dans la grande métropole ! Une semaine après il entrait au poste CKAC.ANNONCEUR-EN-CHEF Roy fit si bien que neuf mois à peine s'étaient écoulés qu’il devenait annoceur en chef du poste CKAC.% wa.Il s’informe, et comme cette dernière était toujours soiu le charme de sa voix, ils s’épousèrent.C’était il y a deux ans.“Je n'ai pas d'enfants”, nous dit Roy, “mais je prie bien le bon Dieu pour en avoir!” Un vrai Canayen quoi! XXCLUSIF M.Malouin est le seul annonceur à CKAC qui ait annoncé 6ur le réseau Columbia et NBC pendant une période de cinq mois avec l'orchestre de Charlie Donberger, qui a joué durant cette période à l'hôtel Mont-Royal.Parmi les programmes les plus im,portants dont U a fait le succès, mentionnons entre autres “Le gala humoristique”, etc.Au cours de son stage à CKAC il lui fut offert une position d’annonceur a Pittsburgh.Mais en vrai patriote Roy préféra demeurer parmi les siens.Et puis.,, il y avait l’immigration ! Durant ses années comme annonceur, il a rencontré de grands artistes de théâtre, de cinéma, les a lntervioués et souvent les a pilotés dans Montréal.—Quelle est votre ambition ?demandons-nous à Malouin.—Mon ambition ?répondit-il spirituellement, devenir annonceur ! Depuis qu’il est marié, il nous avoue avec fierté qu’il a engraissé de quarante-quatre libres ET DEMIE ! ! ! Ses sports favoris sont la boxe, qu’il a longtemps pratiquée et le hockey.Son amusement favori est la pêche et la chasse, surtout la pêche, et il tait partie du club privé "Le Waltonia".Il occupe ses loisirs, quand il en a, à sc délecter dans la lecture d'un bon livre au coin du feu et.à se faire engraisser ! Depuis dix mois son frère Errol Malouin est annonceur au poste CKCH et se propose bien de suivre les traces remplies d'aotivité dévorante de son frère, C’est ce que nous lui souhaitons.ONDIN.Cherche* la )rond« enseigne ovec T A U 0 t/ RU I Fitzroy un seul magasin *6301 .eiM 3735 NOTRE DAME OUEST P *
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