Radiomonde, 4 septembre 1943, samedi 4 septembre 1943
m ' ?& \ v vN • .X \ > 1 I i pVv1 riMJSfi *14 f .* :¦¦¦'¦ *.*5ÿ*Sjg &&*£ ; I juillet du jeudi Je connais une chanson qui dit .k» vie n’est pas toujours bien lose.Il existe en effet des jours où tout va mal, où rien ne réussit .• • des jours sombres, parfois des jours cruels.C’est dans ces moments critiques que l’on découvre les âmes fortes, bien trempées, qui acceptent et supportent les coups *du destin avec une philosophie admirable ! Vous connaissez ce dicton : “c'est peut-être un mal pour un bien” ?N’est-ce pas qu'il arrive à propos quand on se sent sombrer dans 3e désespoir le plus profond ?* * * J'étais dernièrement en villégiature non loin de Montréal quand, au cours d’une promenade, je rencontrai une de mes amies Louise oui, elle aussi, prenait plaisir aux beautés de la campagne .ce fut une surprise collective .et quelle surprise ! — Pas possible ! c’est bien tôt Liouisc que je rencontre ici ?— Eh oui ! tu ne fais pas un rêve ! mais d’S-moi donc, que lais-tu à Vaudreuil ?— Je suis en vacances et j’adore ça ! — Tant mieux nous aurons le plaisir Je nous voir .• .mais .n'avais-tu pas fait le projet d’aller à Baie St-Paul ?— Ah oui.répondis-je en riant.Baie St-Paul.— Le pays natal de notre grand peintre canadien : Clarence Gagnon .m'en as-tu pas parler de Clarence Gagnon ! — C’est vrai .ta mémoire est fidèle .j'aveis fait toutes sortes de projets l’hiver dernier .Baie St-Paul m’attirait plus que tout autre endroit .je devais m'y rendre cette année avec des omis.» — Et puis ?-Et puis c’est la guerre ! des difficultés se sont présentées et mon Voyage à Baie St-Paul a passé comme un lève.Tout je même les choses ont fini par s’arranger, puisque je sui6 ici et que je m’y trouve fort bien.— Y a-t-il longtemps que tu es à Vaudreuil ?— Une semaine environ.— Tu vas me dire que je suis curieuse ?.— Mais non .que veux-tu savoir ?— Pourquoi as-tu choisi cet endroit plutôt qu’un autre ?— Louise tu aurais fait un excellent juge .c'est le hasard, Je hasard tout seul qui m'a Conduit ici .tu connais J.B.la chanteuse ?— Mais oui.— Elle a donné, il y a huit jours, un concert à Ste-Anne de Bellevue.— Et c'est ce concert qui t'a amenée ici ?— Mais oui, l’artiste m’a demandé de l’accompagner, j’ai accepté et, Je lendemain, nous avons visité la région.— Ce qui t’a permis de choisir Vaudreuil pour passer tes vacarces ?— Justement.— As-tu au moins visité l’hôpital militaire de Ste-Anne ?— Comment donc ! c’est là qu’avait lieu le concert.J'ai donc eu toute facilité pour visiter cet intéressant établissement.Figure-toi que parmi les auditeurs on nous a présenté un musicien, un chef d’orchestre que nous connaissions de ’enom; il a été blessé gravement à un bras, lors de la bataille je Dieppe, je crains fort qu’il ne toit plus capable de reprendre ses anciennes fonctions.— Le malheureux ! cela devait être bien cruel pour lui d'entendre de la musique interprétée par d'autres musiciens ?— Au contraire, il était gai et très optimiste, il nous a dit qu’il était fier d'avoir servi son pays et que même s'il ne pouvait plus jouer du violon (car il était aussi violoniste) il ne regrettait rien, du moment qu'il pouvait encore entendre la musique .la belle musique, qu’il élève au lang de ‘‘sublime consolation”.— C’est beau d'entendre ça ! — Nous étions en effet très émues, ce blessé entrevoit l’avenir avec confiance et s’estime très heureux de ne nas avoir été tué à la guerre.— Evidemment, il y a toujours pire ! — Tout n’est pas perdu, nous disait-il, c’est vrai que je suis un grand blessé, que je ne pourrai plus diriger un orchestre, jouer de la musique, mais ça s'arrangera .déjà je suis en pouiparlers pour donner des leçons dans un conservatoire de musique.— En somme, ma chère amie, ton musicien était presque sur le point d’affirmer que sa blessure était .un mal pour un bien.•— En effet .je n'ai jamais rencontré autant d'op’.imisme qu’aupiès de ce blessé, qui avait pourtant toutes les raisons d’être profondément affligé.• * * * Cet incident demeure pour moi très profitable .Il me rappelle que nous n'avons pas le droit de nous plaindra à tout propos et qu'il convient, dans la vie, d'accepter ’nos misères” avec courage .et surtout avec philosophie.“C'est peut-être un mal pour un bien”.N'oublions pas ce dicton quand il nous arrive quelque chose qui peut nous paraître .un malheur.Lucile DESPAROIS CONSERVATOIRE LASSALLE Ecole supérieure d'élocution française annexée K l'univergité de Montréal, O.LANDRKAU, directeur.Phonétique, Diction française, Art Dramatique DRU AIM I.TKS.C our* pour obtention du diplôme iinl\er«l-Inire rt de In lirfiwe dVn«eicnemrnt.Four* Mpérlnm df mhf en nrf*nr et pré|>:irntion à l'art drnmnf Iqne.Cia***1 élémentaire 94 ^'inscription et cours gratuits toute l’année.Classes supérieures: 91 d’inscription.92 par mois.CLA^SK DKS KAFWT^i (6 à 15 un») 91 d'ln*criptlon 91 i»nr mois.Deux WMir* pur Mcmiilne don* touteM les clAMsen.l’nw dV.inmrn d'ndmiftMlon.OUVERTURE DES COURS: MARDI.7 SEPTEMBRE à l’Ecole Oherrier, coin St-Hubert et Cheirler Pour renseignements, G.LANDREAU, AT.140< I Qq Après une vacance où il s’est appliqué à vider tous les lacs du nord de ce qu’ils contenaient de poissons, Corey Thompson nous est revenu tout bronzé dès quelques coups de soleil qu’il a attrapés, et la chemise encore toute humide à la suite de certaines averses qu’il a dû subir au cours de ses périgrir.ations.par la houle.* * * Comme c’est le cas pour tous les Autres mortels, ee changement de paysage lui a valu un bon repos.par contre.les auditeurs assidus de l’inlassable “Uncle Troy” vont se réjouir indubitablement de son retour à nos microphones.* * * Sur "I* rue Principale”, à Saint-Albert.on avait pas bâti, jusqu'ici, que je sache,.une église,.Aurait probablement fallu donner le contrat à ce rastaquouère de Georges Beauchamp,.alors les marguillers “in potentia” ont refusé de donner leur adhésion à tel projet.— Par contre, v’ià-t-y pas que le nouveau parrain de ce radio-fleuve-à-la Mathusalem,.k; sieur René-O.Boivin, convole en justes noces (enfin!),.en d'autres termes,.ROB se marie.Et à défaut d’une chapelle à St-Albert, le “oui” irrévocable se prononcera dans un temple de la rue St-Hubert, à Montréal.Sonnez joyeux carillons, chantez l'avènement d’une ère nouvelle.* * * .Ce n’est pas le tetn;is de devenir acerbe,.et mon antagoniste de toujours ne m’en voudra pas si je lui souhaite une heureuse traversée sur la mer agitée de la matri-monle.Il s’associe a une exquise petite fille,.et je sais que cette jouvencelle, ci-devant madame Bol-vin, saura faire de ce scribe hirsute,.le plus agréable de» copains.— Roné-O.a tout ce qu'il faut pour réussir,.C’est un bohème surchargé de ressources multiples,,.il ne lui manquait que ce recours indispensable,.une petite femme aguichante qui dans les muni mts les plus intimes, saura lui insuffler à l'oreille.“Vas-y, mon Roh,.montres-leur que tu es ca-pnble de faire quelque chose ! * * * L'enterrement de vie garçon du Sieur Boivin au Club Canadien remporta un succès boeuf.Les gars rivalisèrent d’adresse dans la lecture de leurs adresses et la dernière adresse fut au poste No 4 sur la rue Ontario.* ¥ * Oh! il y eut bien au cours de la veillée,.un genre d'escarmouche entre King Knockout Paul Gucvre-mont et “Eat-em Alive” Big Chief! — Mais ce fut le petit nombre qui prirent au sérieux ces talochours improvisé» qui »’en tirèrent avec quelque» petites bosses et des bleus.la provenance desquels dût faire le sujet des explications aux épouses.une foi» qu'il» furent revenus au bercail.* * * Mais à part des cheveux ébouriffés, et un arrière petit goût d’ar-canson qui persista dans la bouche, tout se passa dans l’ordre.— Il ne reste plu à René-O.qu’à se marker.— Bonne chance ! BIG CHIEF.Is» Fleuri»!* 4«** Art1«t+« le P'>dl C K AC présente : Au service de la gaieté et de la bonne humeur .SANS CEREMONIE (Du lundi au vendredi à neuf heures trente a.m.) ROLAND BEDARD ET SES CHANSONS (le dimanche à huit heures quarante-cinq p.m.) PIERRE ET PIERRETTE • Du mardi au vendredi à cinq heures quinze p ni.) NAZA1RE ET BARNABE (Ou lundi au vendredi à sept heures trente p.m.) LES AMOURS DE TI-JOS (Le lundi à huit heures p.m.) Ql ELLES NOU V El .LES ?(Ou lundi au vendredi à six heures quinze p.m.) LE CAFE CONCERT KRAFT (Le mardi à huit heures trente p.m.) LES DIABLES ROUGES DE CK AC (le samedi à huit heures trente p.m.) Au service de la musique classique E.POWER BIGOS ORGANISTE (CBS) (Le dimanche à neuf heures quinze a.m.) VERA B RODS Y PIANISTE (CBS) (Le dimanche à onze heures et cinq a.m.) ORC1I.PHILHARMONIQUE DE NEW-YORK (CBS) (Le dimanche à trois heure» p.m.) RADIO CONCERT CK AC (Lee »un., mer., jeu.et von.à deux heures trente p.m.) INVITATION TO MUSIC (CBS) (le mercredi à onze heure» trente p.m.) ORCHESTRE DE CONCERT COU MRI A (CBS) (Le vendredi à onze heure» trente p.m.) Au service de l'agriculture LE BI LLETLN DES FERMIERS (Du mardi au samedi à une heure p.m.) LE RADIO-JOURNAL AGRICOLE (Le lundi à une heure p.m ) 0 L’EN TR’AIDE AGRICOLE (le mercredi à midi quinze) LA JEUNESSE RURALE Al MICRO (Le samedi i midi quinze) Écoutez CK AC L UN DES 78 POSTES D’ENTREPRISE PRIVEE PAGE 2 4 SEPT.1943 s sQÎ3o.tSfLiSi VOLUME V — No 38 R KO ACTION-ADMINISTRATION: TEL.PLATEAU 4186 MONTREAL, 4 SEPTEMBRE 1943 1434 OUEST, STE-CATHERINE MONTREAL VfjaSSeviet Au théâtre Lyrique de Radio-Canada.— ( nro Lanioureux et Jacques Gérard dans les principaux rôles.— Jean Heaudet, au pupitre de chef.-s*.- I,** artistes lyrique*» il,* Radio-Canada ont mis à l'étude pour l'émission du lundi, 6 septembre, à 9 heures du soir, une autre oeuvre très populaire du répertoire, Manon, de Massenet.Cet opéra qui fut créé le 19 janvier 1887, à rOpéra-Comique en était avant la guerre à sa 1700ième représentation à ce théâtre seulement.Le livret est de Meilliac et Gille.Mlle Caro Lanioureux, soprano, chantera le rède de Manon, tandis que Jacoues Gérard, ténor du Metropolitan Opera, tiendra celui du chevalier Des Grieux.Dans la distribution on remarque encore Albert Viau (Lescaut), David Rochette (Des Grieux, père) et Paul de Meulles (Guillot de Morfantaine).Jean Beaudet sera au pupitre (le chef d'orchestre.oCeS racliorenortaqeô ta ,.C 1 f\acUo - Canada “Et houp! en route!.'’ Et la baladeuse-émettrice de Radio-Canada s'élance sur la route à destination d’un endroit où doit se dérouler quelque événement capable d'avoir du retentissement.La chose a été prévue.Il faut dire que cette baladeuse a été munie de tous les appareils qui permettent, entr'autres choses, l'enregistrement sur disque du fait divers quel qu’il soit.C'est surtout au service des Actualités canadiennes - cette rubrique du dimanche soir dont les auditeurs ont déy'i remarqué la variété et le pittoresque - que la baladeuse en question poursuit sa tâche quotidienne.Roger Baulu, ce familier des ondes, un reporter né, dirige l'équipe qui parcourt les carrefours de la ville et les coins de la campagne partout où les "prises sur le vif peuvent offrir quelque intérêt.Ces prises deviennent d'ailleurs de précieux documents; ce sont des témoignages; ce sont autant de leçons de choses.Mais partir ainsi en mission, ce n'est pas courir les routes à l’aventure.Pour transmettre sur les ondes, dans des tableaux en raccourci, l’image du travail qui se poursuit à l'usine de guerre ou celle du lancement d'une corvette, il faut des préparatifs de toutes sortes, des mises au point, bref, une série de recommendations qui débordent la feuille de service.C’est dire que l'opérateur en devenant elcollaborateur immédiat du speaker, doit obéir à des disciplines sévères, à des disciplines où n'entre guère et pou, l'un et pour l'autre le jeu de l’improvisation.U est vrai cependant que de3 circonstances sont survenues où il a fallu agir avec audace et célérité.Etre pris à l’improviste quand survient un événement d'irri>ortance, cela ne veut pas dire qu'il faille improviser L'entraînement et les ressources „de l'équipe la protègent d ailleurs contre tout risque de ce genre.Le3 appareils enregistreurs si robustes qu'ils soient exigent un (Suite à la page 8) 0.& lf mm* Il pmi trllrmrnt emballe de JANINE SUTTO que c* pH comme ça chaque fois quit T entend au micro W dans CtkiC 'A LA SUITE de combien d’autres personnes — journalistes, impre-sarii, directeurs de troupes dramatiques — depuis des années et encore je déplore l’inexistence d’une salle de spectacles digne du renom de la métropole du Canada.Ce n’est point seulement vanité de clocher qui me pousse, mais encore lo pénible constatation que cette lacune dans notre organisation civique anémie de façon dangereuse la culture générale des nôtres.Avec combien d’autres personnes — journalistes, impressarii, directeurs de tioupes dramatiques — ai-je jeté vers le Saint-Denis un regard où aurait bien voulu poindre l’espoir que ce théâtre de 9,1,00 sièges substituât à l’occasion et momentanément à un auditorium subventionné par la province ou la municipalité.Les années OU IL EST QUESTION DE PASSÉ, PRESENT ET FUTUR passées, c'est-à-dire avant qu,e n’éclatdt la guerre, toutes ces espé-rances heur-_____________________tèrent le refus catégorique des propriétaires d'utiliser leur propriété à d'autres fins qu'au film dont l’exploitation leur rapportait un profit plus substantiel et moins difficile à récolter que le théâtre ou le conceit.Voici que France-Film juge bon d’annoncer deux saisons d'opéra avec alternances de concerts et de récitals pour les jours maigres réguliers de la semaine.Ce que nous souhaitions tant que cette compagnie fit pour l’intérêt commun, la rareté de sa marcha ndise habituelle l’y oblige aussi bien qu’au défaut de vivres naturels, parent les ersatz.Quels que soient les motifs de cette volte-face, nous ne pouvons qu’en féliciter la compagnie susdite.Elle ac-compV’ le geste que nous attendions d’elle depuis si longtemps.Evidemment, nous ne nous leurrons pas sur la qualité des motifs de changement de polit que.La seule lecture des taux d'admission publiés dans les journaux chasserait toutes les illusions que nous pourrions entretenir sur la philanthropie artistique de la direction ',; -r oui semble beaucoup plus compter le rapport des £.’,00 sièges du Saint-Denis que le souci d’apporter du beau et du culturel au plus grand nombre.France-Film est une organisation d’affaires et non pas une institution pour promouvoir l’avance-ment des individus.Néanmoins qu'elle soit félicitée! Ceux qui pourront se donner le plai-sii d'assister aux représentations auront, au moins, la joie d'accueillir des artistes distingués dans un lieu qui n’étonnera pas nos invités par sa dé-crépitudx ou sa malpropreté.Voilà pour l'heure.U s'agit aussi de penser nu futur.Un jour, la guerre se terminera.La producion cinématographique française reprendra son essor.Souhaitons, que mûrie par l’épreuve asses rude, au travers de laquelle elle passe, actuellement, la compagnie France-Film soif portée à continuer sa mission toute i ndiqnéie de centre de grands spectacles scéniques jusqu'à ce que l’Etat_ se juge prêt à offrir d ses contribuables, un amphithéâtre nécessaire.* * * Si France-,- Uni procédait autrement, le public pourrait estimer qu’elle’ pratique strictement l’opportunisme et lui en demander raison, sinon la bmider.René-O.BOtVIN Le seul périodique consacré exclusivement aux artistes de la radio _______£_______ 1 ¦- 7 4 SF,PT 194 3 • Radiotnonde %¦ l’AGL S ra diaphonique Lrft technique radiophonique .comment peut-on en connaître les •ecrets, comment peut-on l'acquérir, comment peut-on la perfectionner ?D’abord, qu’est-ce que la technique radiophonique ?Est-ce simplement le fait de connaître la signification des expressions : fade b), fade out, cross fade, etc .* .?Non.Mais, avant d'aller plus loin, disons donc tout do suite que ce serait ridicule de discuter plus longtemps sur la traduction de ces termes.Ils sont nés de la radio, comme “close up” est né du cinéma.Ils seront, avant longtemps, internationaux, comme tout ce qui a, sinon vu le jour, du moins été perfectionné par la technique américaine, ils r.a\ aient pas leur raison d'être avant le règne de ia radio.Et lorsque dans cent ans, la radio ne sera plus qu'un souvenir relégué au rancart avec les phonos et les pianos mécaniques, lorsqu'elle aura fait place à la télévision ou & je ne sais quoi qui surgira du cerveau humain, ces mots seront morts, auront disparu.Ils valent ce que valent les mots blitzkreig et flak et furlough.Ils sont éphémères.Ne nous chicanons pas pour des choses qui passent.Servons-nous donc des expressions fade in et fade out, qui sont comprises de n'importe quel ingénieur canadien, qu’il soit anglais ou français.J’ai eu en mains le texte de certains auteurs qui voulaient coûte que coûte employer une expression française.Beau sentiment, mais combien peu pratique pour le réalisateur, le bruiteur.Pngénieur et l'Interprète.L'expression fade in, par exemple, signifie que le volume de la voix entrera graduellement dans le microphone.Or, sur le exte en question, l'auteur avait écrit, entre parenthèses, “se rapprocher’’.11 voulait dire, se rapprocher du micro évidemment.Or, le rapprochement de la voix se fait de deux façons, parfois par l’interprète qui se rapprochera du micro, parfois par l’ingénieur qui, avec ses manettes, a la possibilité d'augmenter le volume de voix, donnant ainsi l'impression de la voix qui se rapproche, donc, si la voix se rapproche, la personne sera sur un plan plus rapproché.Parfois même, les deux moyens sont employés conjointement.L'interprète fart un pas vers le micro, en même temps que l'ingénieur dose l'augmentation du volume.C’est au réalisateur de décider des moyens à employer.Que l’auteur n écrive donc pas "se rapprocher", il troublera le travail du réalisateur.Qu’il écrive tout simplement “fade in", et le réalisateur fera le reste.Meme chose pour fade out”, qui signifie naturellement le mouvement contraire.Comment d'ailleurs traduire “cross fade" ?Croisement des sons ?Oui, ça serait compris .si vous avez un ingénieur qui lit le français.Qu'est-ce qu'un cross fade ?Un croisement le sons un croisement d'ondes sonores.Les ondes sonores de l'enchaînement musical diminuent de volume, tandis que les ondes sonores de la voix prennent le premier plan.Comme on le sait, la musique employée dans les sketchs, permet de passer d’une idée à une autre, d’un endroit à un autre.Vous avez deux personnages qui causent dans une maison et qui décident de sortir, tout en continuant la discussion.Vous perdrez des minutes précieuses, si vous mettez au micro le passage de la maison à l'extérieur, passage qui constitue une scène de bien peu d'importance.Ce qui compte, c’est la discussion, non pas leurs pas, le bruit de la porte qu'on ouvre et referme, puis ensuite leur descente ju perron.Us décident de sortir.Vous interrompez la conversation par trente secondes de musique.Techniquement parlant, comment indiquerez-vous le processus?Vous écrirez La phrase finale : Paul : — Alors, tu viens mon vieux ?Décidément, il fait trop beau pour ne pas profiter de .(FADE OUT).Vous mettez “fade out” povir indiquer que la voix se perdra graduellement.Puis vous ajoutez à la ligne suivante : Cross fade : Musique.Vous indiquez ainsi que les ondes sonores musicales entreront dans les ondes sonores des voix et les couvriront finalement.Puis vous passez à sa scène suivante : Pierre : — (FADE IN) Tu as bigrement raison, Paul.Il fait trop beau pour rester entre quatre murs.Tu disais donc à propos de cette affaire de l'Abitibi ?.Vous avez fait précéder cette réplique des mots “fade in” pour rigr.i fier que la voix viendra graduellement se glisser dans la musique qui, à son tour, s'évanou'ra.Un mot en passant sur ces phrases qui précèdent un “fade out”, ou qui suivent un “fade in”.Elle ne doivent ajouter rien d'important à l'intrigue, étant, la plupart du temps, confuses, sinon perdues pour l'auditeur.On l’emploie en “cross fade”, lorsque tout en passant d un endroit & un autre, c’est la même idée qui se continue.Mais si dans un sketch, on charge absolument de sujet, on passe absolument d'une idée à une autre, ou de personnages à d'autres personn rges.alors on emploie “la coupure musicale”.C’est-à-dire que la phrase ne se perd’a pas dans la musique, comme la musique ne s'évanouira pas dans la phrase suivante, mais formera un tout complet en elle-même.C’est tin cyclo qui se baisse entre deux petits actes, pour changer le décor La musique, dans un tel cas, ne sert pas à prolonger l’idée de la phrase finale pour la raccrocher à celle qui suivra.Vous avez aussi ”ie rideau musical” qu'au théâtre on appelle musique de scène.Le rideau musical est celui qui demeure derrière le monologue, ou la scène sentimentale, ou la grande crise de désespoir et qui doit servir à électriser l’atmosphère ou â corser le débit du comédien.On ne doit jamais abuser du “rideau musical”.Rien de plus énervant que cett»; musique qui, dans certains sketchs, arrivent à propos de tout et de rien.11 doit être méticuleusement choisi.Dans les scènes sentimentales, li doit être discret, il doit s'insmuer entre les deux amoureux, faire corps avec eux et ne pas détourner l’attention de "auditeur.Dans les scènes dramatiques, il doit être bien rythmé sur le débit de l’interprcte.Rien de plus énervant que d'entendre une scène de désespoir rugie avec volubilité, devant un rideau sonore dont le rythme est au ralenti.Mais le choix de la musique relève du réalisateur.Ce n’est pas l’auteur qui en est responsable.Lui ne doit qu'indiquer ce qu’il désire.Mais s'il désire un "rideau sonore” il faut qu’il ait une raison à cela Je le répète, il ne faut pas abuser.Pierre DURAND, Gisèle 3CHMITD et François ROZET qui seront les \edettes de “Cinq Tombeaux Mènent au Caire", l’adaptation du film “Five Graves To Cairo”, pièce d'ouverture de saison an Radio-Théâtre français, irradié par CRAC et CH RC les jeudis soirs à 9 heures.En vedette à l’Ouverture du RADÏO - THEATRE français ENCYCLOPEDIE Souvent des groupes de jeunes se sont amusés et ont mis à l’épreuve leurs connaissances avec l’aide des jeux de cartes de l’Encyclopédie.Trois nouvelles séries de ces jeux instructifs viennent de paraître en même temps (4e, 5c et Re séries).Bon moyen de tenir/ l'esprit en éveil et de le rendre chercheur et fouilleur.Chez les libraires ou écrivant à l'auteur (l'abbé Etienne Blanchard, Eglise Notre-Dame, Montréal).Prix 35 sous.—*- L'auteur d'un sketch doit Indiquer les bruits qu’il désire au cours de son émission.C'est là tout un travail et aussi une étude.Et ça fait Dartie de la technique rr.dio-phonique.Nous en parlerons la semaine prochaine.Jean DESPREZ y "Si ALICE ROBY, la talentueuse artiste partout applaudie, rehaussera de son charme la représentation de dimanche soir, aux Variétés Stade Exchange.Chacun voudra aller voir et entendre l'Invitée spéciale à ce grand et populaire centre d'amusement.On verra également la fameuse famille Morin, dans une comédie bouffe “Epliicliette de Hlé-d’Inde”.Comme toujours l'ineffable Juliette Béliveau nous servira de ses plats exclusifs.Une quinzaine d’autres numéros sont 11 ssi au programme de cette soirée rinp et valises de Avon, WafUln., Kami- ma/|»IHa*e ri de vojnse, lev, jltn, Bmwri Fuller.Tel.LA.Eté.ÉCOLE du DOUX PARLER 373 Carré St-Eoul*, prè* 8t-I>enU.Mine Cora-Elle I.CPAfiE, directrice.MA.8207 JARIHN D'ENFANTS: f.arçons et fillettes, de 3 à 14 nil*, f ours biting ie de 1ère à 7lème iinnér.Fnuramme de* « t nie* primaires.Préparation h la Trend*'re < «inimnnton.f lasse* de 5e, de, 7e, de 9 à 4 heure*: 50 par m*»:*.Clisse spéciale I à 4 heure*: $3.00 par mol*, f iasse* de 1ère, 2e, 3e, 4e nnnêe, l’après-midi seulement, I à 4 heure*: $3.00 par mois, diction et chant litchi*.CEA SSE COMMERCIALE.Sténographie, daet> liuçraphie, comptabilité, anglais, f rinçai*, four* le* avant-mldl ou soir*: $6.00 par mol*.CfM ItS HPEf I At X.(lasse enfantine.Jeudi et \endredl, 4 & fl heure*.Dictloa, chant: $2.00 par mol*.(Jaquette, acrobatie; $1.00 par mol*.Piano: $4.00.Classe adulte vendredi soir.IHctlon, art dramatique, phonétique: $2.00 par mois.Ouverture : mercredi, 8 septembre.Prospectus sur demand".Mais quoi !.Que se passe-t-il ?Cet article en dit long et laisse entendre qu’il y a eu motif sans doute de convoquer une assemblée de l’Académie et surtout de discuter de questions aussi graves.Mozaille est un être curieux par nature, c’est pour cela qu’il est si bien informé d’habitude.Or la curiosité aidant, j’ai voulu en savoir plus long.Par un hasard heureux, je rencontre au début de la semaine un musicien de Québec qui m’apprend, en effet, que le secrétaire de l’Académie de Musique a démissionné — tout le monde le savait, je crois bien,— qu’il est remplacé par Alfred Mignault; je ne saurais affirmer ce dernier fait, faute de confirmation officielle.Et le même musicien de Québec ajoute que l’Académie de Musique a admis deux nouveaux membres: MM.Paul Doyon et Jean Belland.Le plus intéressant est la réforme apportée au concours du Prix d’Europe, réforme qui consiste dans la redistribution des points.Dorénavant, on accordera plus d’importance à la pratique, par un transfert de dix points enlevés à l’examen de théorie.La dictés musicale, dit-on, est plus importante que l’histoire de la musique.On accorde donc 60 points à la pratique et 20 points seulement à la théorie.Voilà une réforme qui s’imposait.Mais comment se fait-il que l’Académie de Musique de Québec en soit venue à cette decision?Il semble que si l’on avait eu en tête, ou à l’idée, ces réformes, on les aurait proposées à l’assemblée de juin.Que s'est-il donc passé depuis dans l'intervalle?Je sais bien, qu'en juillet, un certain Mozaille rencontrait un musicien professionnel qui lui faisait part de ses suggestions, et Mozaille dont la mission est de faire écho à tout ce qu’on lui dit, a fidèlement traduit les propos qu’on lui tenait.Est-ce cela qui a provoqué une assemblée de l’Académie?Si c’était le cas, 11 faudrait admettre que “Radiomonde” a du bon et que Mozaille faisait tout simplement son devoir.Au fait, pourquoi le secrétaire de l’Académie a-t-il démissionné?Le lecteur se le demandera.Pourquoi pas un autre que lui ?Y a-t-il d’autres réformes à faire ?Voilà autant de questions auxquelles Mozaille se propose de répondre dans un avenir prochain.M.Léon Gray, dans son éditorial, faisait allusion à certain procès autour d’un Prix d'Europe.On sait que la cause est allée jusqu'en Cour Suprême.Il serait Intéressant de publier des tranches du factum que j’ai depuis longtemps entre les mains; on serait édifié.La saison musicale Il semble que Montréal aura la saison musicale la plus extraordinaire de son histoire.L'énumération de tous les événements annoncés est déjà très longue.Le fait dominant est l’entrée de France-Film en scène, comme pourvoyeuse Jurant l’année entière d« soirées artistiques remarquables.Cela, on le pressentait déjà parmi les lecteurs de "Radiomonde”, car il y a une quinzaine, ici même, Mozaille annonçait en grande primeur la présentation de l'opéra de Moussorgs-ky, "Boris Godounov”.Il annonçait également la wnue à Montréal de l'Orchestre Symphonique de Minneapolis et des Cosaques du Don.Pour l’information, ou plutôt la commodité de nos lecteurs, nous faisons la synthèse de tous les événements annoncés.La Société dus Concerts Symphoniques offrira huit concerts au Plateau, huit concerts populaires au His Majesty’s et huit matinées d'initiation; au total vingt-quatre concerts.Les concerts populaires auront lieu le dimanche après-midi avec des solistes canadiens.C'est très bien d'avoir pensé aux nôtres, mais n’y aura-t-il pas un peu de jalousie entre les deux catégories de solistes?Qu’est-ce qui est le plus désirable?.jouer au Plateau ou au His Majesty’s?C’est aux musiciens à répondre, mais j’en connais qui sont plutôt "mordus” pour le Plateau.Il y aura d’autres concerts symphoniques durant la saison, ceux, par exemple, de La Petite Symphonie et ceux qu’organisera France-Film.On peut s'attendre à phis de 35 concerts.Ça.c’est l’abondance De l’opéra Comme par le passé, on aura de l’opéra au S.-Den’s au début de septembre.Mais la saison s’étendra bien au delà puisque France-Film a l’intention de présenter un opéra chaque mois, plus toute une série de concerts groupés sous le titre de Vendredis artistiques du Sa nt-De-nis.Du 21 au 26 septembre, on présentera au S.-Denis sept opéras Cinq seront dirigés par Wilfrid Pelletier, un, "Lohengrin”, par Paul Breisach, un autre, "Carmen" par Jean-Marie Beaudet.Au nombre des opéras qu’on entendra aux vendredis artistiques, il faut mentionner "Don Juan” de Mozart, "Manon" de Massenet, "Le Chemineaux" de Xavier Leroux, "Le Jongleur de Notre-Dame” de Massenet, "Malouf”, de Henri Rabaud et proba- blement une reprise de “Pclléas et Mélisande” de Debussy.Pierre Mon-teux viendra diriger trois concerta symphoniques.France-Film a trouvé un excellent collaborateur pour sa série de concerts dans la personne du sympathique imprésario russe, Nicholas Koudriatzeff.D’autres concerts Ce ne seront pas les seuls évén«v-ments de la snison musicale.D'autres sociétés feront bientôt connaître leurs projets.Voici d'autres informations: à l’Ecole Supérieure de Musique d’Outremont, le personnel enseignant reste le même.On attend le retour de Jean Dansereau, actuellement au Brésil.Il y aura, comme par les années passées, une saison régulièie de concerts, le samedi après midi.L’artiste invitée du premier concert sera la pianiste Paule-Aimée Bailly qui n'a pas joué à l’Ecole depuis son séjour d’études aux Etats-Unis; l'hiver dernier, la maladie la privait de donner son concert.On présentera au cours de la saison M.J.-J.Gagnier avec quelques instrumentistes dans une séance de musique de chambre.Le Quatuor Alouette reviendra de nouveau à l’Ecole, et cvla après une absence de quelques années.On annonce également que les deux maîtrises de juin dernier, Réjane Marcotte et Geneviève Gagnon joueront en concert à l’Ecole, la première avant la fin de l’année, la seconde après janvier.Mlle Marcotte donnera quelques concerts en province.Quant a Mlle Gagnon, la maladie l'a retenue en dehors de toute activité artistique au cours des derniers mois.Les inscriptions sont assez nombreuses à î'Eeole: il en viendra de toutes les parties de la Province, même de Rimouski.MOZAILLE Le PARNASSE MUSICAL LACHUTE, QUE.Kdlfeur* de mu*i«|iie clai*ni«iue et populnire Demandez notre catalogue liante AT II PAGE 6 Radiomonde 4 SEPT.1943 ! QUEUES noUVillES?La querelle da# deux vieux est des plu* amusantes “pops’ La sténographe d’Ovila Légaré Savez-vous si monsieur Ovula Ivéfjaré a trouvé la sténographe (pi il cherchait ?— (Vous n’êtes peut-être pas au courant) Monsieur I/égaré a fait paraître une annonce depuis une semaine.?-k LIT.(au téléphone) — Non, non.non! je veux une sténographe qui soit .allô !.Renvoyez-moi ça ! J en veux plus de belles sténographes, ça nous arrive ici avec des prix de beauté, et ça ne sait seulement pas signer leur nom ! C’est fini ça ces histoires d’anuisettc.Busituss is business ! ! et puis ça va marcher rondement sinon je .ELLE.Bonjour monsieur.LUI.Madame ?ELLE.Pardon monsieur, je suis mademoiselle Tremblay.LUI.Et puis après ?ELLE.Vous avez demandé une sténographe sérieuse sachant lire, écrire et compter, alors .LUI.Bon.Eh bien mademoiselle Tremblay.Votre âge mademoiselle?ELLE.Mon .Est e que mon âge fait quelque chose à l’affaire ?LUI.Je vous demande votre âge.ELLE.Ecoutez monsieur Légaré, si je viens demander la r’.ace de sténographe c’est pour travailler et seulement travailler, parce qu’à mon âge, vraiment .à mon âge .LUI.On ne fait plus que ça.Justement, et c’est ce que je veux.Je veux une sténographe qui sache travailler et qui travaille surtout .ELLE.Ah bon.Ça me soulage parce que je craignais tout d’abord .LUI.Sur ce côté-là ne craignez rien.— D'abord, êtes-vous capable d’écrire une lettre vous-même sans que j’aie besoin de vous la dicter et de vous épeler les mots l'un après l'autre ?ELLE.Ah oui monsieur Légaré, je suis graduée moi monsieur, j’ai fait tout mon cours et même je "ous dirai que j’ai mon baccalauréat.LUI.Bon.— Vous comprenez mademoiselle .Tremblay, ici, c'est une agence de savon, alors notre clientèle est suitout féminine.ELLE.Je comprends.LUI.Alors votre travail consistera à écrire des lettres et des circulaires avec des mots .des mots fra.ppants, enfin des mots rares et distinguos.Vous pouvez faire ça ?El.LE.Mais bien sûr monsieur Légaré je peux faire ça.Pour le choix des mots, je suis très qualifiée parce que je vous dirai que j'ai gagné plusieurs prix dans les concours de mots croisés, les jig-saw piizzles, enfin tous les crosswords de journaux et de revues.LUI.Très bien mademoiselle Tremblay.— Vous m'avez dit que vous êtes diplômée je crois ?ELLE.Ah oui monsieur Légaré, j’ai mes diplômes, jusqu’à mon baccalauréat.LUI.Oui, oui.Avez-vous vos papiers comme quoi vous ôtes baccara .baccolé.ELLE.Baccalaureate ?LUI.Oui.ELLE.J'ai mes papiers, seulement je ne les ai pis avec moi.LUI.Mais alors.qui c’est qui va me dir» que c’est vrai ?ELLE.Je peux vous les apporter demain.LUI.Pour me prouver que c'est bien vrai que vous êtes diplômée comme ça, pouvez-vous me dire tout de .uite des grands mots ?ELLE.Des .des grands mots ?LUI.Oui.dites-moi des grands mots, simplement pour voir si c’est vrai que vous avez de l'instruction comme vouis dites.ELLE.Ah .Disons par exemple : hermaprodite .quadrilotérlaJ .hydrotérapie.Catachèse.LUI.Oui.Nommez-en encore un.ELLE.Oh .Libidineusement.Idiosincrasie.LUI.Très bien ! — Encore un.ELLE.Anticonstitutionnellement.LUI.Oh ! il est long celui-là ! — Très très bien ! — Pouvez-vous m’en nommer un autre ?.ELLE.Un autre .LUI.Oui un autre mot .plus long que celui là.ELLE.Caoutchouc.LUI.Il n'est pas long.ELLE.Non mais vous pourrez l'étirer tant que vous voudrez! .?O V E T T E S’il est, parmi les divers personnages de Nazaire et Barnabé deux types amusants et hauts en couleurs, ce sont bien tes deux bons vieux, le père Siméon et le père Damase.Or, l'un des deux frères a fait, en sa vie, quelque chose que l’autre na’ jamais pensé à réaliser: il a “été aux Etats’’ et vous pensez s'il en est fier.De son voyage, il a rapporté en amusant langage et une occasion, sans cesse renouvelée de chicane.Damase assure que c’est quarante ans qu’il a passé aux Etats et Siméon lui dit qu’il compte niai, que ce n est que trente-neuf ans qu’il a vécu à l’étrangev.Il n’en faut pas plue pour motiver d’amusant->8 discussions, qui ne manquent pas de pittoresque Réellement, Nazaire et Barn ibé ont bien mérité leur vogue.C’est un des programmes les mieux écoutés de nos ondes et il n’y a rien de surprenant.Le comique qui s'en dégage est de la sorte qui laisse, tout de même, une leçon de philosophie.Ecoutez, chaque soir, de 7h.30 à 7h.45 Nazaire et Barnabe, qui vol s sont présentés par les fabricant* de Lifebuoy.QUE SERA 1943 POUR VOUS ?la psychologie est une science offrant un Intérêt à tous et à char un.Ne eroyez pas au hasard, cela n’existe pas.Pour connaître une réussite réelle et durable dans une entreprise, il faut de toute nécessité développer certaines qualités morales, intellectuelles et physiques.I-a psychologie vous aidera à comprendre la raison des insuccèw en affaires et en amour, les moyens d’étre heureux, de rendre heureux, de réussir en tout, même au point de vue social.Entrevue au bureau seulement.Professeur A.ROBERT 1573 MONT-ROYAI.EST Téléphone FR.1932 CARRIERE & SÉNÉGAL 277 Ste-C.atherine F.A.2211* EMILE CARRIERE.O.O.D.ADRIEN SENEGAL, O.O.D.I.TEE Optoinétrietea-Opticiens à l'Hotel-Dieu POUR COLLÉGIENS ET COLLÉGIENNES W Mouchoirs de jeunes filles Vous serez ravies de la beauté de» cinq magnifiques modèles qui vous sont offerts à ce prix spécial.Jolis motifs de grandes fleurs sur fin linon.Grandeur de 12” x 12”.Très spécial à .£ pour $1 Mouchoirs pour enfants Voici une autre offre spéciale d’excellents mouchoirs de fin coton lavable avec jolis motifs enfantins imprimés dans des teintes attrayantes.Grandeur 11” x 11" à ce prix spécial.3 p°ur .25 Serviettes de table Pour les pensionnaires, voici l’article idéal en fait de grandes serviettes de table d'environ 20 pouces par 20 en solide coton damassé blanc avec motifs de fleurs de lys.Chacune .25 Robes de couvent Magnifiques robes de couvent en serge tout laine.Modèle costume règlementaire avec jupe par plis, manches longues et plis au corsage.Encolure haute ou collet Peter Pan.53.98 Jupons combinaison Très bel assortiment de jupons-combinaison en fine soie rayon dans le blanc ou le pêche.Encolure ronde et épaulette larges.Tailles 6 à 14 ans.Le choix vous conviendra certainement.69 Complets pour écoliers A qui la chance?Solide tweed de laine bleu acier, beige, brun ou bleu marine.Modèle à 3 boutons comprenant 1 pantalon “Breeches” et une culotte.Tailles 24 à 28 dans une coupe parfaite.513.50 Blouses uour écoliers Très jolies blouses blanche sde marque ‘‘Little Prince" coupées ave soin dans un solide broadcloth de qualité; finies avec un cordon à la taille.Grandeurs 6 à 10 ans.89 Collets et manchettes Assortiment complet de collets et manchettes en très belle pyraline blanche lavable.Grande variété de styles pour convenir à toutes les communautés.Largeurs variant de I J,4” à simples ou doubles.25 et .50 Ouverts Tous les Jours Jusqu’à 6 P.M.à l’Exception du Vendredi Jusqu’à 9 Et du Samedi Jusqu'à 10 P.M.P.M.J.-E.CADIEUX, président J.-C.AUBRY, sec.-très Prè* FABRE - - *FAIkirk 3541 4 SEPT.19 U Radioman Je PAGE 7 1 VOICI LES SEULES IMPRESSIONS DE NOTRE ARTISTE GERARD JEAN, A L'ENTERREMENT DE VIE 0t* '”**** Albert Duquesne Rolland Bédard Armand “Big Chief” Goulet Le futur marié : René-O.Boïvin aiiMgil^ lîïginif 1HIIIBI! X t •'V $•?••• • .imvmw LA SEMAINE DERNIERE .j’ai eu l’occasion d’entendre la diffusion, sur disque, d’un reportage, réalisé par CJBR, Ri-mouski, et retransmis sur le réseau nationale d’une cérémonie qui a eu lieu à Trois-Pistoles, lors de la fermeture des cours de langues, dirigés tous les étés, depuis dix ans, par M.J.-E.Jenkin, de l’Université Western de London, Ontario.Au cours d’une belle excursion à Baie-Comeau, il y a trois ans, j’avais eu le plaisir de connaître l’aimable professeur et ses élèves d’alors, Ontariens et Québécois pour la plupart.J’ai été enchanté de repren- Chez VENEZ ADMIRER LE NOUVEAU k CHOIX^ BkDE ÎiiamantS 1 W.Riopel "Le bijoutier de confiance" 902 EST, BELANGER 42 porte* A 1V*4 «le M-llnhert) __ DOItard 04510 dre contact, par les ondes, avec ce groupe intéressant, qui compte aujourd’hui des Canadiens de toutes les provinces, grâce aux bourses de la Fondation Carnegie.Je trouve qu’on ne saurait trop louer Western et son personnel, de l’initiative que cette institution a prise et qui devient un succès éclatant.Je ne suis pas un juge compétent de l’Anglais de nos Canadiens français, mais je puis tout de même apprécier le Français de nos compatriotes anglophones.Or, cette demi-heure, fort bien agencée, et dirigée par M.Jenkin lui-même, a été des plus agréables et, personnellement, j’en ai été épaté.Les élèves anglais (anglaises surtout) avaient tous un langage clair, châtié, et un» prononciation presque parfaite.De même le président de Western nous a parlé un français remarquable.Quant à M.Jenkin, inutile de rouiigner sa maîtrise de notre parler .Dommage qu’un ministre québécois ait risqué de "formulate the WITCH,” “au lieu du "wish”.C pendant, comme il s’est vivement repris, la faute était juste amusante.A Western, à son président à M.Jenkin, les sincères félicitations d’un petit Canayen qui admire leur bel effort et leurs brillants succès.* * * * LA SITUATION CRITIQUE .dans laquelle se trouvait Pascal de Montigny, au cours d’un des récents épisodes de La Vie Commence Demain avait quelque chose de fort émouvant.C’est tout à l’honneur de l'auteur, Mme Françoise Loranger-Simard, dont la plume fort habile n’a qu’une ennemie: l’ortographe, un détail ,en somme, surtout à la radio .Caro fait des efforts (qui réussissent) pour corriger son langage: dois-je espérer que j’y suis pour un peu dans cette tendance à faire dis- Les radioreportages de Radio-Canada (Suite de la page 3) maniement délicat.Le micro déplacé par la foule des curieux ou écarté de la piste sonore, risque de déformer la voix au moment de l’enregistrement.Et quoi encore ! C’est le fil conducteur que des passants menacent d’arracher.C’est le murmure de ceux-ci ou de ceux-là qui ayant envahi le plateau où se trouve le micro, menace de graver sur le disque un semblant de friture.C’est dire que l’opérateur se tient constamment sur le qui-vive, qu’il doit sans cesse surveiller ses appareils afin de prévenir quelque catastrophe.Puis, Il y a les amateurs qui veulent se faire expliquer, sans lâcher prise, le mystère de l’organisme ra-diodiffuseur.Reporter et speaker déjà préoccupés par le souci de leur reportage ont donc beaucoup à faire pour se protéger et protéger leur roulette contiv les envahisseurs et parfois aussi les collectionneurs.JI en est qui, pour un peu, apporteraient les disques.Il est vrai que les publics varient.Ainsi dernièrement, Roger Baulu paraître la confusion des langues dans cette noble famille?* * * ON DIT QUE RENE-O.BOIVIN.se souviendra longtemps de la soirée du jeudi 2(5 août 1943 .I«e bonheur qu’il connaîtra bientôt à la suite de son mariage à Mlle Provost lui fera sans doute oublier ces instants pénibles.Meilleurs souhaits à l’heureux couple.JEREMIE.• Radiomonde % enregistrâ t un reportage où tout lui parut facile.La fête se déroula à la colonie de Sainte-Jeanne d’Arc à Contrecoeur.Une foule d« petites ruches bourdonnantes se portèrent à pleines enjambées à sa rencontre et se prêtèrent de très bonne grâce, malgré un enthousiasme débordant, aux recommendations qu’il leur fit.Leurs chansons et le récit de leur vie quotidienne furent donc enregistrés pour les Actualités .« canadiennes.L’enregistrement terminé, les enfants s'approchèrent des appareils, je devrais dire avec respect et il fallut bien que Baulu leur donnât des explications.Ce fut leur récompense.Et Baulu en fut remercié et Radio-Canada aussi.Séance éducative à tous points de vuv et pour les enfants de la Colonie d'abord et pour les auditeurs ensuite.Léopold HOULE, M.S.R.O.250 WAITS EtabJi en 1933 Quelle que soit la qualité île votre marchandise et I excellence «le votre service, voue ne connaîtrez «le succès véritable, que ei voue avez recours à ce «iu'oii a convenu (1 appeler la PERSONNALITE dans votre mode de vente..s la maison, maintenant qu'il a daigné consentir à s'occuper de papa.— Je sais que maman permet qu'il intervienne auprès de notre père, mais je n’aurais jamais cru qu'elle se servirait de lui pour te persuader d’accompagner Lucien Ronald à cette soirée.— Oil m'attend surtout Marc Dupré.Evidemment que maman ne lui a pas demandé d'intervenir.Il a pris sur lui de me donner cet ordre.— Je ne comprends rien à.La nervosité de Lisette est à son comble.— Moi non plus, là, je ne comprends rien.Et si je ne cherche pas à comprendre, suis mon exemple! Déguerpis, veux-tu.Francine, tu me fais perdre mon temp3.— Lisette, tu es dans un état de ne ifs invraisemblable! — Tu veux absolument réussir à me faire pleurer?Va-t’en, je te dis.— C'est ridicule de te forcer d'aller à cette soirée si tu préfères t'en abstenir.— Tout est ridicule et faux et baroque et inconcevable dans cette mai on, dans ma vie, dans ma tète!.— Viens ici je vais t'attacher.— Fichue fermeture éclair! — Là! — Je trouve inconcevable, tu entends.inconcevable que maman tienne autant à se rendre chez Lady Norton dans le» circonstances actuelles.Papa vi nt de passer une crise terrible.Il me semble qu'on ne devrait pas le quitter.— Si ça peut te tranquilliser, je te promets de m'asseoir dans sa chambre, avec la garde, jusqu'à ce que tu reviennes.— Tu ne serais pas d’un très grand secours s’il arrivait quelque chose.Tu as peur de papa.— C'est que papa ne s'adoucit pas à mon approche comme il le fait devant toi.— Mes souliers Ah ! oette Maria! — Elle les a sortis, tes souliers.Je les ai vus tantôt.Tiens là.sous cette chaise.— Tu me promets de téléphoner chez Lady Norton s'il arrivait la moindre chose à papa?— Je te le promets, Lisette.— Je ne comprends pas maman.Tu devines les insinuations qu'on va avoir à essuyer après ce qui a paru dans les journaux, ces jours-ci.— Insinuations ridicules.De ce côté, maman a raison.Ce n'est pas le moment de se tapir dans notre taupinière comme si la famille Rivard était responsable de cette catastrophe de Saint-Boniface.— D’après ce que je vois, je suis la seule à craindre.— A craindre quoi?— Tout.— Ce n’est pas flatteur pour notre pauvre papa cette crainte que tu manifestes.Et c'est une crainte ridicule puisque depuis plus a'un mois il n’a pas été en mesure de donner des ordres.Comment veux-tu qu'il.— S'il n'a pas été capable de donner des ordres, il n'a pu, par le fait même, donner de contre-ordres.— Est-ce que tu évalues bien la portée de tes paroles?— Oui, Francine.— Mais qu'est-ce qui te fait dire ça.Lisette?— J'ai causé avec Hervé Giguère aujourd'hui.— Hervé?Que vi-ent-il faire là-dedans?Maman a refusé sos services comme avocat, puisqu'elle rvait déjà confié l'affaire à maître Rochon.— Je sais.Ma houppette maintenant.Où ai-je pu mettre cette.— Là.devant toi.— Hé Seigneur!.— Tu trembles, Lisette.— Je suis folle d’angoisse, de peur et de fatigue.Je suis surtout fatiguée d'avoir peur.— De quoi.Lisette?— Mais de rien, ma chère! Il n'y a rien d'affolant dans ce qui nous entoure, n’cst-ce pas?On danse sur un volcan.Il peut entrer en irruption d'une minute à l'autre.Et cependant personne ne peut comprendre la peur qui me saisit quand je pense à.— Mets un peu plus de rouge sur tes joues.— Tu sais que Hervé et André arrivent de l’Abitibi?— Mais encore une fois, qu’est-oe que Hervé fait là-dedans?Je ne comprends pas.André Boileau encore moins.— Je ne cherche pas à comprendre.je te dis ce qui est.Ils arrivent de Saint-Boniface.Tout oe qu'il y a dans les journaux est vrai.Papa risque une poursuite terrible.— C’est impossible! — Il y a eu bien des ohoses impossibles qui sont devenues p faibles depuis quelques mois.“Jeune^e Dorée”, programme d’Olivier Carignan, est irradié du lundi au vendredi, à midi, par les poste* CBF, Montréal; CBV, Qiiél>ec et CHJ, Chicoutimi.FRANCINE RIVARD — Mais papa n'est pas responsable de ses actes! — Nous deviendrons responsables des actes de papa.— Mais toi qui adores notre père, toi qui as toujours parié sur lui les yeux fermés, tu.¦— J'ai fini de parier les yeux fermés.Quelqu’un viendrait me dire que tu as l'intention de mettre de l'arsenic dans mon verre que je dirais simplement: tiens, tiens! — Lisette, tu me fais peur.Ce n’est plus ma petite soeur qui parle ainsi, c’est une autre, on me l’a changée! — Enormément !.Je suis bien?— Ecoute, Lisette.— Mes cheveux, ça va comme ça?— Lisette, dis-moi.— Il faut que je sois très bien.Marc Dupré est riche à millions.A moins que tu ne veuilles toi-m^me te sacrifier pour la famille?Dans quelques mois tu seras mariable de nouveau.— Lisette, dis-moi oe qu'Hervé t'a raconté.— Pas le temps.Maman doit piquer des nerfs, en bas.avec Lucien Ronald.Si elle vient faire de nouveau du chahut, docteur An ire Iîoileau serait capable d’user de sa sublime autorité.Bye, bye! — Il est encore dans la maison?— Il m'a prévenue qu’il ne quitterait pas mon père tant que je n'aurai pas rejoint maman et Lucien.Si tu veux des détails sur l’Abitibi, tu pourrais peut-être l’interroger.Moi je n’ai pas le temps.Il faut que j’aille danser.— Je vais sûrement le faire! — Et n'attends pas que papa soit mort pour nous téléphoner, si par malheur il arrivait quelque chose! — Lisette! — Laisse-moi!.Je vais danser! Danser sur un volcan!.Et la casacade tragique cingla de nouveau le silence qui avait suivi cette décision.Puis, haussant les épaules, Lisette quitta la chambre.Francine, qui l'avait suivie, resta un moment sur le palier de l'escalier.— Grand Dieu, est-elle en train de perdre la tête elle aussi?Pauvre petite Lisette! Pauvre petite soeur qu'on se sera tous acharné à faire vieillir avant le temps.Mais il faut que je sache.Maria., la femme Ue chambre, paraissait au bout du couloir.— Où est le docteur Boileau, Maria?—¦ Dans la chambre de votre père, madame Denis.— Merci.Francine alla tourner doucement le bouton de cette porte.André Boileau se précipita pour lui barrer le chemin.— Assez d’émotions pour votre père Francine.Vous ne le reverrez pas aujourd'hui! — Je vois que vous avez pris le commandement.— Oui.— Je puis vous palier?— Pas ici.Venez dans la chambre voisine.— I>a chambre voisine?— Celle de Lisette.Bien, je vous suis.Quelques instants plus tî.-'d, André Boileau franchissait le seuil.— Asseyez-vous, André.— Un moment.voulez-vous, x rancine?— Comme voue êtes pâle! — J’ai le coeur dans la gorge.La chambre de Lisette., le parfum de Lisette.le désordre de cette toilette.de cette robe encore toute chaude d’elle-même.La Lisette., ma chérie.— Que vous avez forcé de suivre Lucien Ronald.Que vous avez envoyée rejoindre Marc Dupré.— Je sais.— Et pourtant vous l’aimez encore.— Comme un fou.Francine.— Et elle vous aime.— Tantôt, dans son regard, dans son cri de protestation, j’ai cru retrouver ma Lisette des anciens jours.— Quel mystère y a-t-il entre vous deux, André?— Vous en êtes persuadée, vous aussi, n'est-ce pas, Francine, que Lisette agit sous la pression d'une force mystérieuse?— Remarquez bien que tout serait pour le mieux si vos relations étaient définitivement rompues, tout serait évidemment pour le mieux si vous ne souffriez pas autant tous les deux, mais.— Elle souffre, ma petite Lisette?— Comme une imbécile.— Je devrais être heureux de vous entendre dire ça.je ne le suis pas.Lisette, souffrir?Oh ! non, cette idée ne peut me réjouir.C’est une si petite, si petite fille! On n’a pas le droit de faire souffrir des être» aussi inoffensifs.Qui, ou quoi donc, peut bien s'acharner à elle?.Qu'est-ce que c'est que ce Marc Dupré qu’elle m’a jeté à la tête comme une barricade derrière laquelle elle voudrait se protéger de moi?— Je ne l’ai jamais vu.Mais il semble que c'est un joli crétin qui nage sur l’or.— Lisette n’a jamais été intéressée.— Peut-être le moment est-il venu où plie doit le paraîti«.— Lisette?Mais pourquoi ça?— Je n'ai rien à vous apprendre, puisque vous arrivez d’un voyage de curiosité en Abitibi, paraît-il.— On vous a dit?— Oui.Alors, c’est mauvais pour nous, là-bas?André Boileau prit finalement une chaise, s'assist, puis: — Vous pouvez tenir le coup?— J'en ai tenu d'autges.— Je crois que ça va coûter bien cher à votre pauvre père.— Tant que ça?— Plus que ça encore., A moins qu’il.pas lui évidemment puisqu'il n'est pas en mesure de prendre une telle décision, à moins dis-je que votre mère n’aime mieux faire face à la musique.Dans oe cas, il faudrait prouver que monsieur Rivard.— Je vois.Et.y a-t-il des chances à ce qu'on puisse laver papa de tout blâme?— Je ne suis pas en mesure de vous renseigner là-dessus.Votre avocat, et même Hervé Giguère pourraient mieux que moi.— Je vous demande votie opinion, André.— Mon opinion?— Sincère.Puisque vous vous êtes rendu sur place.— Fraqcine, je crois vraiment que tout est contre monsieur Rivard.— Bien.— Qu’est-ce que vous allez faire?— Voir d'abord ce que dira niai-tre Rochon qui a envoyé Couture, son associé sur le lieu du drame.Si son opinion coïncide avec la vôtre et celle d'Hervé, il n'y a pas d'hésitation possible.Maman devra payer.payer n’importe quoi plutôt que de se ré-embarquer dans l’horreur d’un procès dont les résultats peuvent être aussi problématiques.Vous ne croyez pas?— Je le crois.Cinq morts.— Ça coûte cher des morts.— Oui.Francine.— Cent mille dollars?— Je n'ai pas la moindre idée.Mais pourquoi dites-vous ce chiffre?— Parce que tout ce que nous avons actuellement comme pièces sonnantes, c’est cent mille dollars.Papa a déposé cette somme entre les mains de maman avant de se lancer dans cette affaire de la mine où il a joué tout ce qu’il avait.Maman m'a mise au cou rant.Dites, vous croyez qu'on s'en tirerait avec cent mille dollars?— Peut-être.mais alors?— Il resterait la mine.Je causais avec Maurice Bourdon.— L'ingénieur?—- Oui.— Vous discutiez l'affaire avec l’ingénieur de votre père?— Pourquoi pas.André?.Il faut bien que quelqu'un devienne le chef de la famille! — Francine, excusez cet étonnement de ma part.mais.— Vous savez, André, si on m’en wait donné l'occasion, je n'aurais peut-être pas employé aussi sottement mon existence C'est très intéressant, les affaires, ajoute-t-elle après un court silence.— Vous pouvez être un grand bonhomme, ma petite Francine, si vous vous le mettez en tète.— Mon père se plaisait toujours à dire que j'étais tout le portrait de maman.Tout à coup.tout à coup ça ne serait pas vrai?.— Je ne sais pas ce que je donnerais pour être en mesure d* vous aider, Francine.— Vous avez déjà commencé.Mais dites moi.pourquoi Hervé, en dépit du refus de maman, a-t-il persisté à s’oocupe.r de cette affaire?(Suite & la page 14) * PAGE 10 Radiomonde 4 SEPT.1Q43 / IBf 1 ' ! - *>.BIENVENUE a nos 3 magasins Tfli'plionc : FA.1717 Dopai» 25 ANS 1ÎU 8-1 1 1943 orn on n TAPIS PRÉLART * CARPETTES «n pour convenir à chaque pièce do In maison -NOUVEAUX MODELES el coloria artistique» cs nouvelles commencent déjà à venir.• I^es romans lyriques Victor* reviendront à Radio-Canada, la première semaine d’octobre, «Le ralliement du rire» changera de jour.Il passera maintenant le mardi à 9 h.30.Que ça sera donc ennuyant pour les amoureux quand tout le monde sera autour de la TSF dans le salon, un soir de veillée! .André Durieux reprendra la direction de l’orchestre de «Tambour-Battant».Lucien Martin a changé sa moto pour un Ford de luxe .I suppose he can afFORD it! .Et puis voilà! ROB.52tf Orientation 3987, rue SAINT-HUBERT Directeur: Gust.II.Cinq-Mars, B.Sc., Ing.Civil, chef de la Section des Scirnces à l'Ecole Technique de Montréal • ORIENTATION DE L’ELEVE n"P7„ • PPFPAR ATION * H nl\pr«.t#f mix Knlos Te clin Uy.:t-m cl k 1 t*cl>|oî h fl : ;:ïo cl à l'InNiltuI agricole d’Okn • SCIENCES INDUSTRIELLES : MATIirrïATIQUI.’K — PHYSIQUE — CHIMIE — ELECTRICITE — RADIO — DESSIN MECANIQUE — MACHINE DESIGN.® COURS CLASSIQUE ,,nr ,,n pr»t1* ! I • ••••••, • “CHEZ ROSE” NOUVELLE SÉRIE D’ÉMISSIONS QUOTIDIENNES INAUGURATION MARDI, 7 SEPTEMBRE 10 hres à 10 hres 15 a.m.du lundi au vendredi CBF CBV CBJ CKCH CHGB Monfrfal
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