Radiomonde et télémonde, 25 octobre 1958, samedi 25 octobre 1958
Mention incorrecte : Numéro mmmm MONTREAL.' OCTOBRE 1958 Vol.XX MONDE MONDE “Je n'ai besoin de la charité de personne!" nous dit Jeanne Demons MM J 4S&&& jpSçjjSR Al la traup.des artiste.do Vi.ux Colombier, de Paris, es.arrivé, à la gare Windsor rérem-ment, venant de New-York, en vue d'un engagement de 10 |our* au théâtre de la Corned Canadienne, sous le haut patronage du gouvernement français.On voit ia, dK£: - 4» M ¦ :;X ; x'i:.• ;$.y£4: L'éternel adolescent, gouailleur, frondeur, un peu cynique, mauvaise tête, mais, malgré tout, bon coeur, voilà comment on pense trouver Hubert Loiselle, probablement à cause de ce genre de rôle qu'on lui a toujours confié et qu'il réussit si parfaitement^ Mais Hubert Loiselle, dans la vie de tous les jours, se révèle tout autre.Certes, étant encore très jeune, il n'a que vingt-six ans, il a gardé un physique juvénile d'allure, mais le gouailleur, si populaire à la télévision, se révèle peu loquace, le frondeur devient un réservé, voire même un timide, la mauvaise tête nous surprend par son sérieux et son esprit de réflexion.Très jeune, Hubert Loiselle a été entraîné vers le théâtre* Sa soeur Hélène, bien connue de tous, faisait partie des Compagnons et savait communiquer son enthousiasme à t,oute la famille.Comme récompense, elle emmena Hubert à une représentation du ‘ Barbier de Séville”.Fasciné, il décida que lui aussi un jour serait comédien.Le destin ne le bouda pas, puisque quelques mois plus tard, il montait sur les planches pour de vrai, aux côtés de Provost, Groulx, Coutu, dans ‘‘les Gueux au Paradis”.Tout en poursuivant ses études, il faisait de la figuration à l'occasion, jouait ici et là de petits rôles, jusqu’au moment où il rencontra Marcel Dubé.Il a été de presque toutes les créations de Dubé : “Zone”, “De l’autre côté du mur”, “Chambre à louer”, “le Chant des Cigales”.C’est de là vraiment qu’il se fit connaître comme un de nos jeunes comédiens d’étoffe, de là aussi qu’on le classa dans les emplois de “jeunes durs”.Puis ce fut le départ pour Pa- ris où Loiselle suit des cours chez Bernard Bimont et assiste le plus souvent qu’il le peut aux représentations théâtrales.De retour au Canada, la télévision l’aecapare, et c'est “la Boutique Fantasque”, “la Boite à Surprises”,* “Kimo”, “Beau Temps, Mauvais Temps”, quelques beaux rôles au Téléthéàtre.A la scène il joue dans “les Insolites”, “Ed-mée”, “La Nuit des Rois”, “Le Menteur”, “l’Amour Fou”.—Vous avez déjà une feuille de route bien remplie p‘our un si jeune comédien.Jamais de moments creux ?—A date, on peut dire que j’ai été gâté.Mais j’aime tant mon métier que je ne me -plaindrai jamais d’avoir trop de travail.On le comprend sans peine.Et malgré les heures nombreuses que lui prennent les répétitions en studio et au théâtre, Hubert Loiselle trouve le temps de suivre des cours avec Jean Val-court, en compagnie de sa soeur Hélène, de Lise Lasalle, de Benoit Girard et quelques autres camarades.'Qui me fera une déclaration d'amour ?" 'Dan* la vie, je suis OCT.(mauvais) pianiste I" —Jouer semble pour vous si facile, vous ne connaissez pas le trac ?—Comme tout le monde, oui.Des fois, ça joue des vilains tours.Ainsi, un soir, nous jouions “l’Amour Fou” au Mountain Playhouse.Je devais entrer en scène et évidemment débiter mon texte.J’entre, un blanc affreux de mémoire .Je ressors aussitôt, pour refaire mon entrée.et crac, pas un mot.Je fais une pirouette et ressors.Heureusement que le régisseur était là pou'r me donner les premiers mots.Mais je vous jure qu’on se souvient de ces moments-là.—Les rôles de jeune adolescent qu’on vous confie toujours vous plaisent-ils ?—Oui.Mon physique ne me permet peut-être pas d’en sortir beaucoup, mais j’aimerais à tenter d’autres emplois au théâtre.—La grande tragédie ?—Peut-être pas, la comédie semble plus dans mes cordes.J’adore Feydau, Labiche.Un rôle qui m’a plu beaucoup et que j’ai joué dans un théâtre d’été, c’est “Gringoire” de Théodore de Banville.Je le reprendrais volontiers.(Avis aux directeurs de théâtre).—Et vos loisirs ?—Je prends le temps de jouer au hockey.Je fais d’ailleurs partie de l’équipe de Radio-Canada.Je lis, surtout des pièces de théâtre et j’écoute la musique que j’aime.—Vous êtes musicien ?—Mes amis, à qui je joue toujours le même Menuet de Bach vous diront que je suis un pianiste exécrable, mais faut pas les croire.—Vos amis se recrutent surtout dans le monde du théâtre ?__Naturellement.D’abord ma soeur Hélène, qui est aussi ma meilleure amie et à qui je dois beaucoup; mon frère Claude.Bien qu’il se confine à la radio maintenant, il s’intéresse beaucoup à mon métier et est pour moi, un dur, mais excellent critique.—Vous sortez beaucoup?__A dire le vrai, non.Mon tra- vail qui me prend beaucoup de temps, les spectacles présentés par les camarades et c’est tout.—Vous avez une voiture ?—Non, mais j’aimerais bien.Peut-être ne suis-je pas assez économe.___Quelle chose aimeriez-vous le plus au monde recevoir ?—Des déclarations d’amour.—Si vous n’aviez pas choisi le métier de comédien, qu auriez-vous aimé être ?—Peut-être politicien.La politique me passionne, et quand je me laisse entraîner dans des discussions sur ce sujet, je ne vois plus l’heure.—Un futur Camillien ?—L’avenir a ses secrets.Quelque soit l’avenir pour Hubert Loisellfe, il a tous les atouts de son côté.Bourré de talent, aimantée travail et le travail bien fait, du sérieux, avec une pointe d’humour, une belle simplicité et déjà une carrière bien amorcée.Que demander de plus ?Madeleine CARDIN LA CASERNE LE SEUL CABARET-THEATRE A MONTREAL (en haut du café Mocambo) 2 SPECTACLES TOUS LES SOIRS avec MANDA, CAROLE MERCURE, LEO RIVET, PAUL FOUCREAU, ROGER JOUBERT et l'ONCLE ALBERT MAURICE GAUVIN Pour réservations : LA.4-0387 AMATEURS DE BELLE MUSIQUE, NE MANQUEZ PAS CE CONCERT Deux heures de musique légère, semi-classique, d’extraits de comédies musicales, d’opérettes et de musique de ballet.VENDREDI SOIR, 24 OCTOBRE AMPHITHEATRE DU FORUM riduit à un» capatit» d« 6,500 si»g»t MAITRE DE LA MUSIQUE LEGERE et son orchestre aux cordes magiques 50 musiciens Prix (taxe incl.) : $1.00, $1.50, $2.50, $3.00, $3.50 et $4.00 EN VENTE AU FORUM •t k Canadian Canctrl» S Arti*t* Inc., 1822 ou»»», ru» Sh»rbrook», prit Guy Imprasario: Canadian Confrtt t Ar»i**« !n«.i»5» Rctdiomonde et Télémonde PAGE S donne ^7/ AU MJCRO ET SUR TES Pi ANCRES "Ouragan sur le Caine" 0 Roger Garand vit, pour la première fois, "Oragan sur le Caine" dans sa version originale américaine, au Plymouth Theatre de New-York, en 1954.Il fut si conquis par cette pièce d'Herman Wouk, qu'il se jura dès lors de la monter, s'il devenait un jour metteur en scène d'une troupe.Il retrouva "Ouragan sur le Caine" à la fin de 1957, au Théâtre en Rond, à Paris, dans une adaptation de José-André Lacour.Son premier enthousiasme doubla et sa résolution de présenter cette oeuvre à Montréal se transforma en obsession.Et voilà pourquoi la pièce de début du Théâtre Gamma-Phi, troupe nouvelle dont les directeurs sont Roger Garaqd et Marc Les Aiglons de Maska à Radio-Canada Poursuivant*, la série de ses émissions en l’honneur du trois cent cinquantième anniversaire de la fondation de Québec, la troupe LES AIGLONS DE MASKA offrira à ses jeunes auditeurs des “Ondes Enfantines", samedi, le 25 courant, à 10 h.a.m., un programme consacré à madame de Champlain (Hélène Boullé).On retrouvera celle-ci au matin de son entrée au couvent où elle s’est retirée après la mort de Champlain.Deux de ses protégés de jadis, NEZ NOIR et FRONT ROSE, les deux petits Indiens, ont fait du chemin.L’un est devenu l’héritier de M.de Pont-gravé et parfait gentilhomme; l’autre, Père Jésuite, adressera la parole aux intimes admis à la prise de voile de madame Hélène Boullé.Le Père Joseph s’avérera un prédicateur accompli.Parmi ceux qui prendront part à cette émission, mentionnons : Jacques Leblanc, dans le rôle du Père Joseph; Serge Locas, dans celui du gentilhomme français; Ginette Bouchard (Hélène Boullé); M.José Riendeau (Nez Noir); Nicole Bérard (Front Rose); Ginette Benoit (Soeur Portière); Françoise Provencher (Soeur Supérieure); Luce.Gaucher (Séwichcha); ainsi que Diane Viens, Jacques Breton, Jeannine Laroche et Roland Laroche.Les AIGLONS DE MASKA sont dirigés par Jeanne Daigle, qui rédige les textes de leurs émissions, et la réalisation est assurée par M.ïtoger de Vau-dreuil.Vieux* Colombier de Paris BRITANNICUS rie Jean RACINE MARGUERITE JAMOIS JACQUES FRANÇOIS RAYMOND GÉROME MARTINE SARCEY HUBERT NOEL MARCELLE RANSON CLAUDE MARTIN CE SOIR A 9 hrs JUSQU'AU 1er NOV.RESERVEZ MAINTENANT 84 ouest, ru* St*-Cath*rin* — UN.1-3339 Favreau, est celle de Wouk-Lacour et comment le rêve de M.Garand metteur en scène, est devenu réalité au théâtre du Gesù.Nous assistons à un procès devant une haute Cour navale américaine ou ne comparaissent que des marins —officiers et matelots.veut accepter.Greenwald, comme toute la marine, méprise Waryk, mais il fera tout pour innocenter sop “client", comme l’exige sa profession.Quel merveilleux rôle que ce Greenwald et comme Jean Coulu en comprend les subtilités, les finesses et les situations.Comme il sait être retors, souple et adroit comme l’exige sa fonction.Mais pourquoi, diantre, a-t-il eu l’idée de le jouer en bellâtre, avec des poses plastiques recherchées, des petits regards complices, en faU sant du charme (presque de la séduction) et des ronds de jambes avantageux.La beauté “physique” n’a rien à faire dans le personnage de Greenwald et ses effets— surtout devant une Cour supérieure — de coquetterie n’ont pas leur place.C’est un procureur légal de haute compétence, un dialecticien de haute force, un procédurier éminent, un stratège sans défaut: voilà les seules qualités que doit faire ressortir le comédien qui l’interprète.Jean Coutu, je le sais, n’est pas un prétentieux; le fait d’avoir accep- veux si longs sur le cou.Ce sont deux petits détail^ bien faciles à corriger.Jacques Galipeau, le lieutenant-commandant Challee, accusateur, est féroce et irascible.Il est convaincu que le prévenu est coupable et s’impatiente de ne pas arriver plus vite à la condamnation.M.Galipeau est dans la note.Jean Lajeunesse (Capitaine Blakeley) est impressionnant en juge du tribunal, entouré de ses deux assesseurs, Michel Mailhot, Gilbert Delasoie—l’association de ces deux patronymes est assez cocasse, n’est-ce pas?Marc Favreau fait une savoureuse composition de son éberlué: le troisième classe Urban.Le lieutenant Keefer de Julien Bessette est inquiétant; ce jeune officier, ro- mancier à ses heures, est-il myso-gine?Yvon Leroux, André Cail.loux, tous deux psychiatres, sont amusants et allègent la sévérité du contexte.Salvator Catta est vivement applaudi pour son numéro de l’expert en navigation, Capitaine Southard.Benoît Girard n’a pas l’occasion de se manifester beaucoup dans le lieutenant Keith.Et puis il y a le greffier, Paul-Emile Lavergne et le planton claque des talons un peu trop souvent.On dira que je signe une critique sévère pour les débuts d’une nouvelle troupe; c’est justement parce que ce début vaut la peine qu’on s’y intéresse et que sa présentation d’ “Ouragan sur le Caine” mérite l’attention du public.René-O.BOIVIN — à l’exception du lieutenant' té le rôle de “Ti-Mé” le prouve d’aviation Greenwald, avocat dans le civil.Le lieutenant Maryk (Albert Miliaire) est accusé de mutinerie sur le raffiot de guerre Caine.Il s’est—contrairement à toute discipline—emparé du poste du lieutenant-commandant Queeg (Roger Garand) à qui il a enlevé toute autorité sur l’équipage.Maryk n’a pas accompli ce geste par ambition personnelle, mais parce qu’il croyait que son supérieur était désemparé au sein d’un ouragan et que, le croyant depuis longtemps privé d’une partie de ses facultés mentales, il a cru devoir se substituer à lui pour diriger la manoeuvre en ce moment d’urgence.La Cour lui a désigné un avocat d’office.Elle a dû prier Me Greenwald (Jean Coutu), aviateur, d’occuper ce poste qu’aucun des juristes des forces navales ne assez.Il a voulu peut-être donner trop de couleur à Greenwald et à dépassé la mesure; c’était au metteur en scène de lui indiquer le danger.Le rôle principal est celui du lieutenant-commandant Queeg du Caine.Roger Garand l’incarne.On sent qu’il aime son pitoyable héros, qu’il l’a disséqué, qu’il l’a étudié à fond et qu’il a fait — c’est évident — un travail formidable pour lui rendre justice.Le résultat est probant si l’on considère que ce n’est pas un exploit facile de passer du genre “comique” à celui de comédien tout pur.Albert Miliaire joue avec précision son lieutenant Maryk, homme tourmenté, nerveux, instable .et irritable.Qu’on me permette seulement de lui signaler qu’il manque de tenue militaire et que je n’ai jamais vu d’officier—dans toutes les armes—porter les che- Avec JEAN COUTU ALBERT MILLAIRE JACQUES GALIPEAU JEAN LAJEUNESSE ROGER GARAND JULIEN BESSETTE MARC FAVREAU BENOIT GIRARD SALVATOR CATTA ANDRE CAILLOUX YVON LEROUX LE THEATRE GAMMA-PHI INC.Au Gesù, 1200 Bleury Ce soir et tous les soirs de la semaine, sauf le dimanche et le lundi.PRESENTE OURAGAN SUR LE CAINE de Herman Wouk Mise en scène ROGER GARAND $2.50 - $2.00 - $1.50 UN.6-3611 RESERVEZ DES MAINTENANT .même semble avoir Satan lui-mem Pierre Trabaud Annie Girardot (Aono Goto Hetty Y'9n0B PlGALLE de LEOJOANNON Un film oif l'aventure comique et les traits émouvants ol terrant de brillante façon ! Alberto Sordi ** Vittorio D* * SUsahna caha ANNE VEENON ème semaine de grands succès FRANÇAIS et RIVOLI AV.8-5513 CR.1-2210 LA P TITS DU POPULO Une mauvaise nouvelle.que celle que nous avons apprise cette semaine, de la bouche même d'André Gascon.En effet, Mme Charles-Auguste Gascon qui se sentait un peu souffrante, s'était rendue à l'hôpital ces jours derniers, pour y être sous observation.Samedi après-midi elle mourait subitement dans son lit.Cette admirable mère de 14 enfants, laisse pour pleurer son époux, M.Charles-Auguste Gascon, bien connu dans le monde des affaires; ses fils Jean et Gaby comédiens tous deux, actuellement en tournée dans les Provinces de l’Ouest (la nouvelle les a atteint à Calgary!), André, administrateur du TNM; François, qui s’occupe de cinéma et de publicité artistique; Pierre, journaliste; Louis-Charles, directeur du TNM, tous bien connus dans la colonie.Elle aussi dans le milieu artistique, ses brus Mimi Lalon-de, (femme de Jean), Yanina Gascon, (femme d’André), Monique Miller, (femme de François) et Gisèle Morriset (femme de Gaby).A tous les membres de la famille» en deuil, nos condoléances bien sincères.Une bonne nouvelle Quelques-uns des membres les plus actifs de l’ancienne troupe du “Beû qui Rit”, Jacques Lorrain, Denyse Filiatrault, Dominique Michel, se sont groupés et veulent faire revivre au “Vieux Moulin”, les beaux soirs de l’ancien “Moulin Rouge”.C’est Jacques qui le premier eût l’idée.Sa boîte s’appellera “Les Snobs”.Elle sera composée de la vieille garde, ci-haut nommée, à laquelle s’adjoindront l’ineffable Gilles Pellerin, l’excellent Yvon Dufour et le pétulant pianiste Roger Joubert.La section charme et glamor est réservée à Elaine Bé-dard, qui chantera, dansera et jouera, oui Monsieur ! La salle des “Snobs” contient 100 places maximum.Elle a été entièrement rénovée.Face à la boite, un grand parking pouvant Michèle Tisseyre cherche son bracelet Michel* Tisseyre avait un bracelet qu'elle aimait beaucoup, parce qu'il représentait pour.elle une valeur sentimentale, son mari le lui ayant offert.Ce bracelet, composé d'une chaîne de métal doré, avec gourmettes faites de lanternes vénitiennes également dorées et garnies de pierreries de couleur, elle le portait vendredi dernier, lorsqu'elle se rendit, entre 3 et 4 heures, chez "Betty Wales".En ressortant du magasin, elle l'avait toujours au bras, la vendeuse affirme le lui avoir vu.Michèle a donc marché, rue Ste-Catherine, jusqu'à de la Montagne et, là, elle a sauté dans un taxi.Une fois rendue à la maison, elle s'est aperçu qu'elle ne l'avait plus.Le chauffeur de taxi ne l'a pas trouvé dans s* voiture.Il faut donc qu'il soit tombé rue Ste-Catherine, puisque toute le terrain de la maison de Michèle a été ratissé, sans résultats.Quelqu'un a-t-il trouvé le bracelet de Michèle?Si oui, ce quelqu'un veut-il m'écrire aux soins de ce journal?Michèle promet un* généreuse récompense à qui le lui rapportera.Merci d'avance.contenir 135 voitures attendra les véhicules de l’assistance.Les textes qui ont été rédigés par l’équipe sont déjà prêts et les répétitions, qui commencent à 10 heures pour permettre à tout le monde de vaquer entre temps à ses occupations, se prolongent jusqu’à 5 heures du matin.“Ce que nous voulons dans la boîte, a dit Jacques Lorrain, ce sont des gens qui font leur travail parce qu’ils l’aiment, et qui n’ont pas peur d’en mettre un coup.Nous ne comptons pas récolter des millions.Si la boîte est viable, je ne dis pas rentable, nous serons très heureux d’avoir pu garder notre contact avec le public, de l’avoir fait sourire, et d’avoir honnêtement fait notre boulot.” , Je crois qu’on peut faire confiance à la troupe, et dès le 10 novembre, date de l’ouverture, nous irons les applaudir.line Renaud reste parmi nous Line Renaud, qui devait rentrer en France, sitôt son apparition à la télévision terminée, a changé d’avis.Après être apparue à nouveau sur nos écrans, pour “Générale-Mautorss^ et Bouick”, la charmante chanteuse est allée donner son tour de chant “Chez Gérard”, et les Québécois ont fait la queue pour payer une entrée, dont le prix avait été doublé, et aller la voir de leurs deux yeux.Devant un pareil succès “Le Faisan Bleu” s’est emparé de la vedette, et c’est ainsi qu’à compter de jeudi soir on pourra l’entendre de cette boîte de nuit, où elle doit en principe demeurer 10 jours.Ce sera là, la dernière chance qu’auront les Canadiens d’assister à ce que je ne crains pas d’appeler “son spectacle”, car jamais diseuse ne fut plus spectaculaire.Je rétracte.Il y a bien longtemps que je me propose de le faire, et pour une raison ou une autre, j’ai toujours omis .J’ai écrit, il y a quelque temps que le journaliste Gérard Fecteau de Québec, avait refusé un poste dans le nouveau Bureau des Gouverneurs de Radio-Canada, parce qu’il avait été nommé aux relations extérieures du poste de télévision de l’endroit, et directeur de l’agence France-Presse.J’ai commis là une erreur grossière.M.Fecteau n*appartient ni de près ni de loin à l’agence France-Presse, dont le directeur est M.Jean GrandLandeau.Je m’excuse ici, à l’un comme à l’autre de ces messieurs.Au Conservatoire Lassalle A l’automne de 1905, le théâtre des Nouveautés entreprenait, rue Sainte-Catherine, une nouvelle saison théâtrale et pour compléter sa troupe de comédiens français, faisait venir de France, un artiste qui.vers 1900, était vedette du théâtre Ambigu à Pa- On ne lit pas "Radiomonde".A l'inverse de certains journaux qui prétendent toujours avoir VS de million de lecteurs, je dois confesser péniblement qu'on ne lit pas Radiomonde .ou plutôt devrais-je écrire, plus modestement, on ne lit pas la chronique de la p'tite du populo .La preuve en est que, bien que depuis un mois, j'insère chaque semaine dans ma page un "cadre" où il est demandé instamment de m'expédier mon courrier à ma nouvelle adresse: 83, Roy wood Terrace, app.4, à Saint-Lambert, on continue de m'envoyer les communiqués, billets et invitations à Radiomonde.Or, au journal, on m'expédie mes choses une fois par semaine seulement et toujours le samedi.C'est ainsi que j'ai manqué, la semaine dernière: a) le coquetel offert par Chevrolet pour Line Renaud au Mont-Royal; b) la présentation de la collection automne-hiver par Mario di Nardo, à son salon de la rue Crescent; c) le fameux Ballet espagnol présenté par Canadian Concerts & Artists au Her Majesty's; d) la première de la pièce montée par "Gamma-Phi": "Ouragan sur le Caine", au Gesù.J'en suis bien marrie et j'en veux à tous ces gens qui m'invitent et me font en même temps perdre l'occasion de les aller voir.Ça n'est pas du tout sérieux, cela! ris.Son nom était Eugène Lassalle.Après un début sensationnel à Montréal, il devint directeur du Théâtre des Nouveautés.C’était la belle époque des “Soirées de Famille” et l’on faisait alors beaucoup de théâtre amateur.Il décida donc, avec sa femme, de rester à Montréal et de mettre son talent et sa grande expérience du théâtre professionnel au service des jeunes amateurs.Le professeur Lassalle constata vite que ses élèves les plus doués n’étaient pas souvent les plus fortunés.On travaillait alors la tragédie de Racine, “Athalie”, et pour ne pas perdre ses principaux interprètes, il fut obligé en décembre 1907 de donner ses cours gratuitement.Enfin en mars 1908, “Athalie” fut présentée au Monument National.Ce fut un succès inespéré; pendant quinze jours la pièce tint l’affiche et fut jouée devant des salles combles; c’était la première fois que l’on voyait une troupe exclusivement canadienne-française qui jouait comme des professionnels (le théâtre classique).Après Montréal, le professeur Lassalle emmena sa troupe donner quelques représentations à Québec, où le premier ministre, alors sir Lomer Gouin, tint à présider la première et accorda son patronage à l’école naissante.Telle est l’histoire de la fondation de cette institution bien con- Un moment de relâche au cours de la générale d'"Ouragan sur le Caine", pièce dure et âpre, qui "vaut son pesant d'hommes", comme l'affirmait Stéphane Vallaire, de "Lettres Françaises".Jean Coutu, Jacques Galipqpu et Yvon Leroux en profitent pour boire un café en vitesse.nue, dont on fêtera le cinquantenaire le dimanche, 16 novembre prochain au Centre Social des Etudiants de l’Université de Montréal.Tous les anciens qui désirent prendre part à cette fête peuvent communiquer avec le Comité d’organisation, LA.3-2675 ou CR.4-7312.* * * • .La jeune et charmante danseuse jCorinne Saint-Denis qu’on voyait récemment évoluer sur nos écrans à l’émission du “Point d’interrogation”, réalisation Nicolas Doclin, vient d’ouvrir un studio où elle donne des cours de décontraction aux comédiens, cours à base de jazz.S’y sont inscrits à l’heure actuelle : Janine Fluet, Jean-Louis Millette, Monique Gaube, Jean-Claude Deret, Denise Pelletier, (lorsqu’elle rentrera de tournée, elle a déjà réservée sa place) et Céline Léger.Il paraît qu’il n’y a rien de tel, pour délier les muscles et donner de l’habileté et de l’aisance à un comédien sur la scène.La Société d’Etude et de Conférences et la Société des Editeurs canadiens du Livre français vont reprendre, cette année, l’heureuse tradition d’un Salon du Livre, que les circonstances avaient interrompu depuis 1952.Elles seront appuyées par la Ligue de la Jeunesse féminine, dont les membres rempliront le rôle d’hôtesses et de guides pour les visiteurs.L’événement se tiendra au “Queen Elisabeth”, du 13 au 16 novembre.De Rio-de-Janeiro .me parvient cette semaine une carte postale ainsi libellée: “Crois-le ou non .je suis venue manger du faisan ici.En tournée avec cinq autres solistes français, à travers l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud.Avons fait l’Argentine, l’Uruguay, le Brésil.Partons pour le Pérou, ensuite la Havane et, le 20 octobre, serons de nouveau à Paris.Il fait une chaleur écrasante, tu souffrirais! Je suis à l’hôtel juste en face du Pain de Sucre’.C’est épatant! Marguerite Paquette.Eh bien! en voilà une qui se débrouille et qui pourra se vanter d’avoir vu du pays ces dernières années.Bravo! et tant mieux.Mon Dieu, en dépit de la chaleur écrasante, je serais bien prête à souffrir pour voir aussi l’Argentine, le Pérou, l’Uruguay et le Brésil.Pas vous?* * * On se souvient de Rosanna Seaborn et de la part active qu’elle a prise dans le domaine cinématographique à Montréal.Mlle Seaborn fait actuellement un voyage d’études à travers la province, en vue de se documenter pour une prochaine série de reportages historiques qu’elle doit entreprendre, pour le compte de la télévision.Voici les premières impressions qu’elle nous a communiquées: “Je suis actuellement en voyage d’études, en une sorte de ‘étudiez votre propre province tour’.J’ai visité le parc des Laurentides et Arvida et vu le barrage de Shipshaw, qui est magnifique.J’ai fait le tour de l’île d’Orléans.A Sillery, près de Québec, j’ai vu la première habitation canadienne, elle fut construite en 1637 par les pères Récollets.J’ai été particulièrement intéressée par les poutres de bois dont on se servait comme renvoi d’eau.“Les guides qui s’occupent de nous m’ont appris que bien peu de Canadiens faisaient ce tour historique.J’en suis navrée pour eux et aurais cru qu’ils étaient davantage intéressés par leur propre histoire.“J’ai vu le crâne de Montcalm au couvent des Ursulines.Il m’a semblé tout petit.On l’a conservé dans de la cire.Je me suis demandé, comme chacun doit le faire sans doute en pareille occasion, si la cervelle était demeurée en dedans ou si elle en avait été extraite .“Avant de demeurer une semaine à Québec, j’ai pris le ‘Stella Maris’ en route vers les îles Saint-Pierre et Miquelon.J’ai trouvé Saint-Pierre bien intéressant.Il n’y a pas d’arbres et cela m’a beaucoup rappelé le nord de l’Ecosse.Partout fleurissent des pousses vertes, au ras du sol, qui font un tapis duveteux où vous marchez.L’île appartient, comme vous le savez, aux Français et le peuple qui l’habite est demeuré, de par ses traditions et sa langue, beaucoup plus français que canadien.” Voici ce que rapporte de son voyage Rosanna Seaborn, qui nous en dira sans doute plus long à la télévision.OCT.1958 '¦HÆ.Radiomonde et Télémonde g### ^ ; PAGE 7 Boxeur k.o., remporter le Ulmer a quand même réussi à championnat des fantaisistes! (par Jac DUVAL) Le chanteur et compositeur GEORGES ULMER est actuellement parmi nous.Celui que les Américains ont surnommé "la huitième merveille du music-hall" est arrivé à Montréal au début de la semaine dernière, venant de Tanger, en Afrique.Cinq programmes de télévision, un engagement dans un cabaret de Québec et un autre au théâtre Mercier de Montréal l'appelaient ici.Jeudi soir dernier, il nous accordait une entrevue à sa chambre d'hôtel, au Windsor, et, pendant près de deux heures, nous avons bavardé avec un Georges Ulmer sympathique, naturel et intéressant.Il parle franchement, sans poser à la vedette et en illustrant ce qu'il dit-de gestes et de mimes fort amusants.Voici l'imprésario (M.Stark) et la vedette (Georges U,mer).Ulmer illustre avec humour le triste sort d'une vedette aux prises avec un imprésario.s, m Georges Ulmer en est à son deuxième voyage à Montréal.En janvier 1949 il nous visitait pour la première fois.Depuis ce temps il a parcouru bien du chemin, faisant de brèves escales à Paris.C’est un grand voyageur et un véritable globe-trotter de la chanson.ne qu’il s’orienta d’abord.Il quitta le Danemark pour l'Espagne et c’est là qu’il commença à s'entraîner pour devenir boxeur.Dans la catégorie des poids légers il livra plusieurs combat qu’il perdit presque tous.r “Après avoir pris deux ou trois bonnes trempes,” avoue-t-il en jouer de guitare mais par contre il se débrouillait très bien avec un ukulele.Sur ce dernier instrument il n’y a que quatre, cordes et sur la guitare, six.Il ache-t ta une guitare et la transforma en ukulele en faisant sauter deux cordes.M.Adison trouva la chose originale et engagea Ulmer dans son orchestre.Pour un salaire très maigre Georges Ulmer faisait le bouffon des nuits entières.Il chantait, jouait du ukulele sur une guitare, faisait des imitations, etc.Nous étions en 1943, en pleine guerre, et le public français avait la nostalgie des films américains qui n’entraient plus en France.Ulmer obtint beaucoup de succès à cette époque en imitant des acteurs américains et en présentant un numéro qui rappelait les films de cowboys.Il composa sa première chanson “Quand allons-nous nous marier”, puis “Bing”, deux refrains dans la veine des chansons de cowboys et qui eurent beaucoup de succès par rapport à l’époque.C’est ainsi que le nom de Georges Ulmer fut lancé.Il serait trop long de retracer toute sa carrière depuis ce temps et nous nous limiterons à quelques questions qui nous aideront à mieux connaître ce grand artiste- Américanisé —Georges Ulmer, combien avez-vous écrit de chansons ?—J’en ai écrit environ 300 dont 270 pour rien .—Combien avez-vous retiré de royautés sur “Pigalle” ?—A date la chanson m’a rapporté environ 58,000,000 de francs.Cette chanson ne mourra jamais et continuera de faire recette car elle est devenu un clas- sique de la chansonnette.—Vos impressions sur la chansonnette française actuelle ?—Elle a la rougeole .mais ça va s’arranger.On a tort de s’acharner à faire de la chanson sexy.Pour ma part ce genre de chansons me fait suer et je m’emploie à faire de la chanson fantaisiste.—Combien parlez-vous de langues ?—Comptez.l’espagnol, le catalan, l'anglais, le danois, l’allemand et un peu le français.—Connaissez-vous votre compatriote, Victor Borge ?—Je l’ai connu aux Etats-Unis il y a quelques années.—Quelle est la plus grande vedette que le Danemark ait produite ?—C’est le chanteur Cari Bris-son qui a fait une brillante carrière aux Etats Unis il y a quelques années.C'est lui qui avait créé “Cocktails for Two”.—Comment expliquez-vous que sur les 10 best-sellers de la chan- sonnette en France en ce moment, quatre sont d’origine américaine ?—Cela s’explique par le fait qu’il en coûte beaucoup moins cher de lancer upe chanson américaine qui offre la garantie d'avoir plu à des millions d'Américains que ^d’essayer de populariser une chanson française nouvelle sans savoir si elle marchera.—Quel est votre chanteur préféré ?—Ma grande idole a toujours été Bing Crosby.Encore aujourd’hui il reste mon préféré par sentimentalité.—Votre expérience de la boxe vous a-t-elle déjà servie dans votre vie ?—Non, jamais.Et si jamais j’avais à me défendre je me servirais du judo.Je trouve ce sport fascinant.J’ai commencé à le pratiquer en 1951, et je suis aujourd’hui ceinture" marron .Ici Georges Ulmer se lève, et (Suite à la 20e page) & émm*- Voici comment Georges Ulmer accueille les imporfuns.Adepte du judo et ancien boxeur, Georges Ulmer sait se défendre.Voici comment il a répondu aux questions trop indiscrètes de notre reporter Jac Duval.Pour rafraîchir la mémoire de certains de nos lecteurs, mentionnons quelques titres de chansons célèbres que Georges Ulmer a composées et qui lui ont valu une renommée mondiale.La chanson qui se place en tête de ce palmarès est “Pigalle”, ce coin de Paris que Georges Ulmer a fait connaître dans le monde entier.Parmi ses autres grands succès rappelons le premier de tous “Quand allons-nous nous marier?”, puis “Un Monsieur attendait”, “C’est loin tout ça”, “Il jouait de la contrebasse”, et plus récemment “Schmiel”.Comme plusieurs grandes vedettes de la chanson française, Georges Ulmer n’est pas Français.11 est né à Copenhague, au Danemark, et même s'il a quitté son pays à l’âge de 12 ans il en a conservé l’accent.Débuts dans l'arène Aussi paradoxal que cela puisse paraître, Georges Ulmer se passionnait pour la boxe dans sa jeunesse.C’est donc vers ce domai- souriant, “j’ai laissé tomber la boxe.ou plutôt c’est la boxe qui m'a laissé tomber.Même s’il avait de bons poings Georges Ulmer n’était pas assez sérieux pour faire ce métier.A l’entraînement il passait la majeure partie de son temps à faire rire ses camarades en faisant toutes sortes d’imitations.Une fois dans l'arène il faisait le clown pour faire rire ses adversaires, chose qui déplaît souverainement aux messieurs de la boxe.Bref, Ulmer n’était pas fait pour devenir boxeur et ses amis lui concédaient beaucoup plus d’aptitudes comme amuseur.Il avait d’ailleurs toujours eu un certain penchant pour la chanson fantaisiste.Une guitare à 4 corde* De* l’arène à la scène il n'y a que .quelques marches.Notre boxeur raté décida de se tourner vers le music-hall et il vint à Nice où il auditionna pour l’orchestre de Fred Adison pour remplir les fonctions de guitariste.Georges Ulmer ne savait pas W’FJ Mercredi soir dernier, Georges Ulmer ef Adrien Adrius étaient les invités de Maurice Gau-vin à son nouveau cabaret, "La Caserne", afin de célébrer l'engagement de ces deux vedettes pour le "Music-hall de l'oncle Albert", au théâtre Mercier."Les Quatre Jeudis" de Paris et le chanteur Jen Roger étaient également de la fête.On sabla le champagne et on échangea des souvenirs en joyeuse compagnie.Le quatuor que nous voyons en train le vocaliser est composé de Georges Ulmer, Adrien Adrius, Jean Roger et d'un membre du groupe "Les Quatre Jeudis".PAGE 8 Radiomonde et Télémonde OCT.1958 Texte détérioré la SEMAINE dw Un nouveau venu SALARIE Benoit Lafleur, directeur de la radio française à Radio-Canada, se prépare à quitter Montréal à destination de Paris.|| y ‘sera le représentant intérimaire de Radio-Canada en attendant que Marcel Ouimet puisse entrer officiellement en fonction à ce poste.L'émission "L'Actualité", qui passe le dimanche soir à CBFT, s'appellera sous peu "Caméra '58" „ .Félicitations à Mme Juliette Béliveau, qui a fait très grande dame comme à l'accoutumée, samedi soir dernier, aux côtés de Lucille Dumont, toujours grande vedette.C'est samedi prochain, le 25 octobre, au cours d'une émission diffusée du cinéma Mercier, à 10 h.30 a.m., qu on connaîtra les noms des gagnants des voyages de CKAC.Premier voyage : 2 semaines en France et en Belgique; deuxième voyage : deux semaines en Floride; troisième voyage : deux semaines au Alpine Inn, à Sainte-Marguerite; tous trois toutes dépenses payées pojur deux personnes.Etonnant, le nombre de personnes qui ont tenté de participer à ce concours, mais qui ignoraient que Lourdes et Paris se trouvent en France, alors que Bruxelles est en Belgique.* * * Benoit lafleur s'en va pour 6 mois à Paris LOUIS Di SA PERCERA-T-IL UN JOUR?Grande anxiété, cette semaine, à Ottawa ! On s'attend que d'ici quelques jours, en effet, le premier ministre, M.Diefenbaker, fasse part de nominations au Conseil d'administration de Radio, ainsi qu'à la nouvelle commission de la radio et télévision.Comme îl arrive toujours, en de telles occasions, beaucoup de noms sont mis de l'avant, mais peu seront élus.Ce qui est certain, c'est qu'il est encore impossible pour quiconque, sauf le premier ministre, de faire des prédictions sûres quant à ces nominations.Cela nous rappelle un certain soir, l'an dernier, où un avocat de Montréal a appris après qu'il fût nommé qu'il allait siéger au Sénat.Sa nomination n'avait causé aucune surprise dans son entourage, mais lui .fut surpris.* * * Jean Laieunesse a repris son émission quotidienne BON A CONNAITRE, du lundi au vendredi inclusivement (10 h.30 a.m.), à CKAC .L'opéra du samedi, qui était entendu auparavant à CBF, sera au programme de CKAC à compter du samedi 29 novembre, de 2 à 5 heures de l'après-midi.Il sera diffusé à Montréal directement du Metropolitan de New-York, via CBS .D'autre part, CKAC diffuse entièrement, cette saison, le concert hebdomadaire de l'orchestre philarmonique de New-York.Chaque sarrredi soir, de 8 h.30 à 10 h.30, directement du Carnegie Hall.* * * Bruno Comeau, directeur de l'information française à Radio-Canada, est à Ottawa, cette semaine .Roger Meloche, qui vient d'entrer en fonction au service des relations extérieures de la Brasserie Dow, sera à Québec en fin de semaine .Jean-Louis Gagnon a confiance de mener à bien la tâche qu on lui a confiée au journal "La Presse".Bonne chance, Jean-Louis .Quelqu'un demandait l'autre soir à Mme (la mairesse) Sarto Fournier pourquoi elle aimait CKVL."C'est bien simple, a-t-elle répondu, "c'est le meilleur poste pour les nouvelles." Merci, Mme Fournier.* * * Réal Giguère fait de mieux en mieux comme annonceur à "L'Heure des' Quilles" .A ne pas manquer à CKVL, en fin de semaine : les reportages qui lui parviendront de Rome par fil direct.Bernard Goulet connaît sa meilleure saison depuis qu'il s'est lancé dans la réalisation.Il produit présentement plus de sept émissions par semaine, représentant quelque 13 heures sur les ondes.Parmi les artistes qu'il requiert: Paul Dupuis, Mario Verdon, Juliette Huof, Michel Noël.Frère et soeur (Hubert et Hélène Loiselle) feront partie de la distribution du "Père Jules", dimanche soir prochain, à l'émission EN PREMIERE à CBFT.Hélène jouera le rôle d'Hélène et Hubert celui de Bancal, un idiot.A voir.Marcel BEAUREGARD —Louis de Santis, vous êtes canadien?—Peut-être pas pure laine, puisque mon père était italien.Mais ma mère est canadienne-française et je suis né dans le plus beau coin de la province, Chicoutimi.—Est-ce l’attrait de la grande ville ou le désir de faire carrière au théâtre qui vous a amené à Montréal?—Ni l’un ni l’autre.Après mes humanités au séminaire de Trois-Rivières et ma philosophie au St.Dunton’s University de Charlottetown, ma famille étant rendue à Montréal, je décidai de faire mes études de droit à l’université ici.—Et le théâtre, dans tout cela?—Avant de commencer mes cours, des amis, qui faisaient de la figuration chez les Compagnons de Saint-Laurent, m’amenèrent avec eux.—Et ce fut le coup de foudre pour le métier?—Presque, tout dans ce nouveau milieu pour moi me fascinait.Durant ces deux mois où on présentait un grand jeu à Saint-Laurent même, des horizons s’ouvraient pour moi et je pense bien qu’à partir de ce moment-là, mon choix était fait.—Et le droit?—En septembre, une semaine.Mais l’université n’avait plus d’attrait pour moi.Et comme le père Legault recommençait à*ce moment-là sa saison régulière à son théâtre de la rue Sherbrooke, je balançai tout et entrai dans l’équipe.Un petit bout de rôle dans “Le Voyage de monsieur Perri-chon”, un autre dans “Notre Petite Ville’’ m’ont convaincu que, désormais, même si le théâtre n’avait pas besoin de moi, moi, j’avais besoin du théâtre.Chez les Compagnons, on faisait de tout, costumier, machiniste, maquilleur, poseur de décor et, pardessus tout, une atmosphère extraordinaire.Tout a une fin, hélas! Les Compagnons étant dissous, je me retrouvai à l’université, cette fois en Lettres.—Mais pourquoi les Lettres?—C’est que, pour moi, un comédien a tout intérêt à être un humaniste et il me semblait qu’en attendant de reprendre mes activités au théâtre, ces études m’aideraient grandement.Un des beaux souvenirs de ce temps-là, ce fut la troupe que nous avions montée à Saint-Jean, Margot Campbell était du groupe.Nous y avions monté “Notre Petite Ville’’.:—Avec succès?—En tous les cas, assez pour que la compagnie Singer nous commandite trois représentations.Pour nous, c’était quelque chose.—Et la télévision?—La télévision était à ses débuts.Comme tous les jeunes comédiens, j’y passai des auditions et j’eus la chance d’être choisi pour personnifier le professeur Barbichon dans une émission pour enfants.—C’est depuis ce temps que vous vous spécialisez presque dans les télémissions pour enfants?—Me spécialiser, c’est beaucoup dire.Le hasard l’a peut-être voulu ainsi.De toutes façons, j’ai abandonné la TV pour un an.Car, ayant fait quelques economies, je décidai d’aller étudier à Paris.Pendant un an, je suivis les cours de mime chez Decroux.—Pourquoi des cours de mime?—Il me semblait que ces cours pouvaient être précieux à celui qui veut faire une carrière au théâtre.La mobilité d’expression faciale, l’expression corporelle, cette puissance de concentration très profonde qu’exige l’art du mime, afin d’arriver à exprimer et à extérioriser tous les sentiments, est une discipline irremplaçable.Malheureusement ou heureusement, les finances à la baisse et un peu le mal du pays à la Comédie-Canadienne.J’» suis très heureux.Ce que Louis de Santis ne c pas, car, malgré sa volubili apparente, il reste un discr» c’est que les directeurs de théât savent qu’ils peuvent compter s> lui, quelle que soit l’importan du rôle qu’on lui confie.Pot lui, il n’y a pas de petits rôl et il est convaincu qu’on n’apprer son métier qu’en jouant.Lou ne croit pas à la génération spo* tanée dans ce métier .LOUIS DE SANTIS me ramenèrent au Canada, non sans avoir piqué une pointe vers l’Italie, où je possède encore de la famille, et en Espagne, pays que j’adore.Un beau matin, je me retrouvai à Montréal.—Avec l’intention de retourner là-bas?—Sans erreur aucune.Mais, durant un an, bien des choses avaient changé ici.En plus de la télévision qui avait grandi, le théâtre était florissant.Et pour un jeune qui voulait travailler, il y avait quelque chose à faire et à apprendre.Et depuis ce temps, je remets mon départ pour .Paris.—Et Bim?J’ai vu, par les enfants qui vous escortent dès que vous arrivez chez vous, que vous devez' leur plaire énormément.—Je crois, en effet, que ce Bim leur plaît bien.Pour moi, c’est un rôle que j’aime énormément.—Mais vous trouvez toujours le temps de revenir au théâtre.On voit assez souvent votre nom dans les différentes troupes montréalaises.—Le théâtre pour moi reste encore le numéro 1.—Vous y avez joué beaucoup?—De très petits rôles, mais c’est du théâtre quand même.J’ai été de la reprise des “Insolites’’, de “La Tour Eiffel qui tue”, avec le Théâtre de Quat-Sous, du Théâtre-Neuf et de la Compagnie de Montréal.Actuellement, je fais partie de la distribution de la Quadrature du Cercle au Théâtre-Club.Et bonne nouvelle pour moi, je viens d’apprendre que je serai de la création du “Gibet”, de Languirand, —En ayant des activités aus nombreuses, il n’y a guère c place- pour les loisirs?-—Mais oui, tout de même.Soi vent, j’essaie de perdre mo temps, mais j’essaie de le perdr le plus intelligemment possibb Un peu de sport, tennis, ski, u peu de peinture (il crayonn d’ailleurs joliment, ses esquisse le prouvent), beaucoup de lectur et, chose qui m’amuse beaucouj de la mécanique.C’est moi 1 mécanicien de ma bagnole.E je ne réussis pas trop mal, ell marche encore, malgré toute les incursions intempestives dan son moteur.—Vous avez des projets?—Des projets?Qui n’en a pas En tous cas, j’ai beaucoup d’es poirs.—Lesquels?—Us se résument facilement faire une vraie carrière au théâtn —Et la télévision, un à-côté’ canadien.—Pas un à-côté, mais un métiei connexe à celui du théâtre, pourvt que l’un ne nuise pas à l’autre —Mais, pour un jeune comédier commé vous, y a-t-il un avenir un vrai, en dehors de la TV?—Pour un jeune qui veut tra vailler et qui croit en son métier il y a vraiment quelque chos ’ yï.ft.V:$*v % : v .¦• y.- WïïM.s a Montréal tars viendront "stag" .et nt à toutes vos fantaisies! Montréal deviendra, au début du mois prochain, le paradis des chasseurs d’autographes.Les vedettes parisiennes qui seront du festival du film ont en effet accepté de se prêter à toutes les fantaisies des Montréalais; elles donneront des conférences de presse, assisteront à des coquetels multiples, visiteront la métropole la nuit, paraîtront à la télévision, donneront des entrevues radiophoniques, se soumettront aux désirs des photogra-pres, seront des premières mondiales au St-Denis et à la Comédie Canadienne .bref, elles ne s’appartiendront pas.Invitées par le gouvernement français à venir chez nous, elles nous donneront vraiment 10 jours de leur vie.Danny Robin sera là pour plaire à ses admirateurs.François Perrier aussi.Et Daniel Gelin.Et Jacques Tatti.Et Arletty, dont les moins jeunes se souviennent avec affection.Et le iameux cinéaste René Clair.Et d’autres aussi.Une bombe D’autres aussi, avons-nous dit, parc® que l’on nous réserve une bombe pour la dernière heure.Nous savons qu’au moins une autre star sera du nombre des visiteurs, mais nous ignorons son nom.Sera-ce Fernandel ?Ou Pierre Brasseur ?Ou Henri Vidal ?Ou Jean-Pierre Aumont ?Ou Jean Ga-bin ?Ou Michelle Morgan ?Ou Charles Boyer ?Nous ignorons l’exacte identité de “la surprise’’, mais, chose certaine, c’est l’un des sept artistes mentionnés cirhaut.De plus, on parle de Bardot.Nous avons surpris, dans les bureaux des organisateurs du festival, des conversations qui tournaient autour du nom de Bairdot.Brigitte viendrait ?Pas possible .A moins que ce ne soit sa soeur, la très belle Mijanou, qui vient de tourner trois films en moins d’un an.Mais ne précipitons pas les choses; attendons les événements.Des premières Le 'festival s’ouvrira lundi le 3 novembre, à 3 heures de l’après-midi, par une grande parade dans les rues de Montréal.Une parade, en hommage à René Clair, qui s’arrêtera devant la Comédie Canadienne où toute la délégation française sera, sur scène, présentée.Deux heures plus tard, au Ritz,’les journalistes auront l’occasion de prendre un premier contact avec les stars du festival.Puis, le soir, la première des deux premières : “Maxime”, avec Michèle Morgan et Charles Boyer.Dès le lendemain, deuxième première (nous ne jouons pas avec les mots) : “Les grandes familles”, avec Jean Gelin et Pierre Brasseur.On connaît à peù près le reste du programmé de la semaine : tous les journaux en font 10 minutes de "Bobosse" Deux jours avant son départ de Paris, François Perrier aura terminé de tourner “Bobosse”; comme cadeau aux spectateurs du festival, il a promis d’en amener une bobine (non censurée) de 10 minutes, bobine qu’il présentera lui-même, à la Comédie Canadienne, mardi après-midi, à 4 heures.Perrier entourera cette présentation spéciale d’un sketch inédit."En célibataires" Sauf Daniel Gélin, tous les acteurs et actriecs de Paris viendront ici.en célibataires ! Ils seront ainsi plus libres de rencontrer leurs admirateurs et, à la rigueur, de passer près d’eux, avec eux, les neuf jours du festival.Evénement annuel ?Non.Malheureusement.Cette initiative du gouvernement français est et sera une chose à un seul épisode.Vu les distances, il est impossible de la répéter chaque année.Un des organisateurs canadiens du festival, M.André Roche, nous disait à ce propos : “Il ne faut pas multiplier les festivals.Celui-ci a été organisé dans le but de rehausser le prestige du cinéma français au Canada; nous croyons qu’un tel événement, répété donnée en année, risquerait ou d’êtré hionotone ou de se transformer en foire à vedettes.” RUFI SERAIT-CE ELLE?Mr ït— .Tous les Montréalais — tous les Canadiens français, que dis-je — aimeraient voir Brigitte Bardot dans nos murs.Mais vien-dra-t-elle ?Ou si c'est sa soeur qui ivendra; sa soeur qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau.C'est un sujet qui, sûrement, fera battre bien des coeurs d'ici à ce qu'il soil éclairci.Néanmoins, le sujet nous aura servi de prétexte pour passer une photo de la sensuelle vedette de Dieu créa la femme", de "La Parisienne", films que nous ne verrons jamais chez nous .du moins dans leur entier.Radiomonde et Télémonde WéZ Zé PAGE 1S NOS LECTEURS SONT CURIEUX FELICITATIONS DE LA PART DES LECTEURS A: Monique Miller, Françoise Faucher, Denyse Filiatreault, Guy Godin, Mario Verdon, Natalie Naubert, Gérard Poirier, François Rozet, Jean Duceppe, Lucie de Vienne-Blanc, Andrée Boucher, Georges Carrère, Béatrice Picard, Huguette Oligny, Gisèle Schmidt, Roc Poulin, Roger Garceau, Yvette Brind’Amour et Marc Gélinas.* * * 1—Pourriez-vous me dire le titre 1—Le titre est “A True Blue du morceau thème de l'émis- Heart”, joué par Shaildin.sion “Ciné-Club” de ces jours derniers?CHATON * * * AVIS: Je serais intéressée de vendre ma collection de “Radiomonde” depuis 1940 à nos jours à votre correspondante qui a signé Granbyenne, le 4 octobre dernier.Mme D.Lamoureux, 4298, rue Ste-Philomène, St-Henri, Montréal.* * * 1—Quel âge peut avoir Line Re- 1—Je ne donne jamais l’âge des naud, qui a chanté à la télé- - artistes, mais je puis vous dire vision, il n'y a pas longtemps?que Mme Line Renaud a entre FRANÇOIS trente et trente-cinq ans.* * * AVIS: Mme J.A.Demers, 185 est, Grande-Allée, Québec, possède la collection demandée par une correspondante qui désirait la série de tous les “Radiomonde” contenant tous les couronnements des Reines de la Radio, à partir de 1940.* * * 1—Combien d'enfants a Guy L'E- 1—Guy L’Ecuyer a deux enfants: cuyer?• Madelaine et Olivier.2—Combien d'enfants a Hélène Bailiargeon?2—Hélène Bailiargeon a trois enfants: Pierre, François et Louise.3—Parlez-moi d'Hélène Baillar- 3—Hélène Bailiargeon est née à geon.St-Martin-de-Beauce.Elle est de grandeur moyenne, a les MERCI yeux gris-bleus et les cheveux châtains.Elle fit ses études à St-Martin-de-Beauce et puis à l’Académie Bon-Pasteur, de St-* Georges-de-Beauce.Elle continua à étudier le chant, qu’elle avait déjà développé au couvent, avec M.Louis Gravel, à Québec.Elle partit ensuite pour New-York, où elle étudia encore avec Mme Franz Rupp.Revenue à Montréal, elle continua à se perfectionner avec le maître Alfred Laliberté.Devenue chanteuse spécialisée en folklore, elle débuta à la scène dans “Véronique”, aux Variétés lyriques, et à Radio-Canada, au “Réveil rural”.Depuis lors, les succès d’Hélène Baillar-geon ne se comptent plus.On se souvient encore de son rôle, , dans le populaire téléroman “Cap-aux-Sorciers”, où elle révéla ses extraordinaires talents de comédienne.Mme Hé-« lène Bailiargeon a épousé M.André Côté en 1944.* * * 1—L'artiste qui a chanté au pro- 1—En effet, madame, vous avez gramme "Silhouettes” (25 sep- bien reconnu Yolande Dulude.tembre), avec Jean Paquin, était-elle Yolande Dulude?Ils ont chanté en duo "L'Heure * exquise”.Mme J.BELANGER * * * AVIS: Mlle Nicole David, 8524, rue Berri, Montréal, DU.7 9112, possède une collection de “Radiomonde” depuis 1955 et désirerait la vendre à bon compte.Avis aux intéressés.Une comédie française en anglais à Montréal Faites réparer votre UUVISiON par des experts en la matière Service rapide et courtois Supersound Television INC.CL.5-2918 à cause des fameuses sauces à SPARE-RIBS CHEZ VOTRE EPICIER .Cette comédie si française dans tout, sauf pour le dialogue en anglais, "Clérambard", pièce sophistiquée de Marcel Aymé, sera la prochaine production du Montreal Repertory Theatre le 21 octobre prochain au Montreal Playhouse de la rue Closse.André d’Hostel, qui jouera le rôle-titre, était considéré il y a un peu plus d’un an, avant sa venue au Canada, comme un professionnel du théâtre, du cinéma et de la télévision français.Présentement professeur dans * une école de théâtre à Montréal, M.d’Hostel incarna le premier rôle le printemps dernier dans “The Skin of Our Teeth”, que joua le Montreal Workshop.Il prend aujourd’hui la tête d’une distribution dont plusieurs des membres reçurent leur formation théâtrale en France, tout comme d’ailleurs 4ndré- d’Hostel.A propos de “Clérambard”, ce dernier déclarait dernièrement : “Il s’agit d’une des brillantes pièces de Marcel Aymé et nous de Montréal, sommes fiers de la présenter au Canada, pour la première fois, en anglais, par des artistes français.” Cette comédie, avant tout gauloise par son humour, nous raconte l’histoire de l’aristocratique famille Clérambard, que d’étranges événements bouleversèrent vers les années 1910.Le comte Clérambard, un noble excentrique, désagréable et férocement fier, entoure de plus de soins son nom de famille que les membres de cette même famille; les portraits de ses ancêtres représentent plus pour lui que tout au monde.Dans la salle de couture de son château décrépit, il a fait installer une machine à tricoter et a ordonné à sa femme, son fils et sa belle-mère de tricoter des chandails pour le commerce.jusqu’au jour où son fils devint la victime d’une faiblesse ainsi que sa belle-mère.Mme De Lere.Pendant ce temps, lui, se rendait à la chasse, mais malheureusement, revenait trop souvent avec un chat ou un chien dans son sac .pauvre nourriture pour une famille, avouons-le.Cependant un jour, ils laissèrent le tricot et la chasse pour marier leur fils, le vicomte Octave de Clérambard, avec la plus vieille et aussi îa plus laide des filles Galuchon.Malheureusement, Octave, de son côté n’approuvait pas les projets de la famille .pour la bonne raison qu’il poursuivait de ses assiduités la plus jeune et la plus belle des Galuchon.Maud d’Arcy, qui joue le rôle de Mme de Lere, possède à son crédit plus de 30 ans d’expérience théâtrale.Débutant dans des revues en France, on lui deman- da bientôt d’apparaître dans des comédies.La saison dernière, elle joua avec le Rideau Vert et décrocha plusieurs engagements à la télévision canadienne.Jeannine Beaupré incarnera le rôle de la comtesse Louise de Clérambard.Mme Beaupré a complété son apprentissage en France avec la Comédie Française et a aussi fait plusieurs apparitions avec le Théâtre-Club.Robert Boulanger en vicomte Octave de Clérambard, est un jeune homme qui a rempli plusieurs engagements à la télévision tant française qu’anglaise.Il a fait des études avancées à Londres et à Paris.Solange Robert, qui joue la plus vieille des Galuchon, a étudié pendant deux ans avec la Comédie Française à Paris.A Montréal nous l’avons applaudie avec le Théâtre du Nouveau Monde, ainsi que le Théâtre-Club.La famille Galuchon comprend en plus de maître Galuchon (Jacques Thibault), Mme Galuchon, rôle interprété par Rose Comète Morin, mieux connue depuis quelque temps comme chanteuse; Mme Morin a cependant tourné en 1937 un film à New-York en compagnie de Gratien Gélinas.Les trois demoiselles Galuchon, Evelyne, Etiennette et Brigitte, seront respectivement Filician Piatti, Lorette Tougas et Louise Lebrun.Le rôle du prêtre sera tenu par Hans Peter, comédien de grande expérience, ayant joué sur plusieurs scènes européennes.Terry Labrosse, anciennement de La Poudrière, incarnera le rôle du médecin.Aussi de la.distribution, Jean-Pierre Renoux et André Ré-millard.André d'Hostel, Janine Beaupré et Solange Robert, trois des personnages de "Clérambard".GRATUIT LIVRE DE RECETTES CHINOISES EXCLUSIVES fomeoici 1 Fjtcrpfîonnelles 1 ECRIVEZ A VH 10770 RUE CLARK MONTREAL OU APPELEZ OU, *0773 page 16 Radiomonde et Télémonde La production canadienne triplée vers 1980 Standard de vie plus élevé Ottawa, H jait — Aucun pays du monde ne peut escompter un avenir • plus prometteur que le Canada durant .le prochain quart de siècle.Dans un rapport, rempli d’heureuses perspectives pour un standard de vie énormément amélioré pour tous les Canadiens, la Commission Gordon envisage un pays produisant trois fois plus qu’au-jourd’hui, avec des travailleurs rapportant à la maison, vers 1980, des salaires dépassant des deux-tiers la paye de cette semaine.Ce rapport a été préparé sur une période de 18 mois.Il stimule d'une étincelle le développement ordonné de la nation, à un degré qu’on n’aurait1 jamais cru possible.11 rrait éclaire*- * ’-•min de toute régions ' éhaoi’» *- ' t Le rapport reconnaît que l’économie du pays a plusieurs aspects et que chacun a ses propres latitudes et ses influences individuelles.11 s’étend largement sur les régions, les ressources, les produits, les techniques et les politiques.11 était très clair aujourd’hui que le gouvernement ne proposerait aucune législation basée sur le rapport dans un prochain avenir.Il ne s’agit pas d’une étude de ce genre.L’examen détaillé de l'économie canadienne, une fois prêt, ira aux divers services du gouvernement pour étude et recommandation.Ce rapport fut préparé avec un comolet désintéressement des consi-oolitiques, considérations "•vrrnement doit tenir "* législation ans, se matérialise, “cela devrait entraîner un accroissement remarquable du standard de vie et à l’échelon du revenu personnel.Nous aurons, dans l'avenir, nos périodes sombres, de même que les plus brillantes.Mais avec des directives, des politiques flexibles, une volonté de changer les politiques si les circonstances l’exigent et un p«u de chance, les Canadiens auront toutes les raisons d'envisager avec optimisme et confiance le développement économique de notre pays et un mode de vie amélioré dans les années à venir.Le rapport ne suggère aucunement vouloir être considéré comme un mot final.Pour que ses prévisions se concrétisent, il faudra f tinuer à étudier à la lumièr •find it ion s changeantes.Cf •nde une politique soup’ -lu gouvernement tf ~*> volonté 9 On envisage de trouver le Canada en 1980- Avec une population de 26,650,000 Une semaine de.travail de 34.3 heures seulement.Une production nationale de $76 milliards.80 pour cent de la population demeurant dans les Centres urbains.Une nation exportant du capital.11 se peut que l'énergie atomique apparaisse sur une échelle commerciale avant 1970, ses sites probables étant le Sud de l’Ontario et les Maritimes.Mais, à cause de l’abondance au Canada d'autres formes d’énergie — pour rirs d’eau, huile et gaz — il n’est pas apparu à la Commission que l’énergie nucléaire comme force motrice devienne un faéteur important au Canada aussi rapidement qu'en d'autres pays.On estime que la population du Canada augmentera de 15,575,000 en 1955 à environ 26,650,000 en 1980, en assumant »»"• •movenne nette
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