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Titre :
Radiomonde et télémonde
Éditeur :
  • Montréal :[Radiomonde et télémonde],1952-1960
Contenu spécifique :
samedi 21 février 1959
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Radiomonde
  • Successeur :
  • Radiomonde (1960)
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Radiomonde et télémonde, 1959-02-21, Collections de BAnQ.

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&3pi: WM Mi > ™ •ÿîii; &?>•>* &$«§« "fc .fta** Muriel Millard célèbre ses 20 ans de théâtre (Page 3) t&w atàoe?MONDE Vol XXI - No 13 MONTREAL, 21 FEVRIER 1959 ÎO* MICHEL LOUVAIN BLESSE UN O ER! (Page 20) ¦; 8 TROIS ANCIENS PRISONNIERS DEVIENNENT CHANSONNIERS (Page 21) PAOLO NOEL r r protege par GUETARY travaille à Paris! (Page 21) N Pji Au foyer du Gesù, un ami, dont je redoute toujours l'humour à froid, me demandait sans avoir l'air d y toucher : " Est-ce que le Théâtre, à Montréal, se transforme en oracle et augure les cho- ses à venir ?" Je répondis avec précaution : “Pourquoi cette question ?" Je la trouvais bizarre et je ne voulais pas m'engager." Ne trouvez-vous pas inquiétant, dit-il, en ces temps de grève, que deux des pièces à l'affiche : Venise sauvée et Dialogues des carmélites se terminent par des exécutions .capitales ?' Il alluma posément une cigarette et ajouta en exhumant une bouffée de fumée : " Et cela en pleine grève à Radio-Canada .Quelle coincidence, n'est-ce pas ?" Il rit doucement de sa blague en s'éloignant.Cette blague, je lui trouvai un petit goût amer .DANGER DE LASSITUDE Un danger dont les grévistes et leurs sympathisants doivent, à tout prix, se garer.C'est inévitable, le conflit, avec les semaines, perd de son intensité dramatique ; il n'a plus la " glamour " des débuts.Ce qui, autrefois, était marqué de manifestations bruyantes et de déclarations flamboyantes cède à la routine des palabres en comités privés.C'est une phase importante et nécessaire dans le développement de l'affaire afin d'obtenir un règlement.Ce qui était gloriole de bon aloi et devenu " red tape .Il y a moins de substance émotionnelle pour le public.Et trois occasions m'ont permis de constater les phases de ce refroidissement.A la première de Venise sauvée, le 22 janvier, on n'entendait parler, à l'entrée comme à la porte, que de la marche des nôtres sur Ottawa .et de ses conséquences.Les uns étaient suroptimistes d'autres un peu pessimistes ; mais du moins tout le monde parlait, en bien ou en mal, des résultats à obténir.C'était à l'Orphéum.Le 5 février, j'assistais aux Plaideurs, co-production du Théâtre-Club et de la Comédie canadienne, au théâtre qui porte ce nom.L'animation était beaucoup moins forte ; on disait bien quelques phrases sur la question, mais on revenait vite à des sujets d'intérêt général.Le 13 février, Dialogues des Carmélites présentation du Rideau Vert au théâtre du Gesù.A l'entr'acte, propos habituels l'année durant : comment va la famille ?La santé de votre frère se rétablit ?Nous irons dans le Nord en fin de semaine .enfin ce papotage régulier des soirs de théâtre.De grève, deux mots et rapidement dans les conversations.L'actualité "brûlante" du début se refroidit-elle ?Et certaines gens ont-ils Intérêts à étouffer la flamme sous un amoncellement de paperasses et procédures ?Attention, il faut négocier prudemment, soit ! mais éviter que des atermoiements, sans excuses, prolongent le débat jusqu'à lasser l'opinion publique.Celle-ci est une force .sN ~ V 77.'Le printemps ne doit pas être loin, JEAN-PAUL FILION est déjà à la recherche d'inspirations !" Point trop de phrases Le Conseil canadien des arts et le Conseil des arts de la région métropolitaine ne tiennent pas à être éblouis par les troupes dramatiques ou lyriques qui leur demandent une subvention.Ils ne prennent pas leur décision sur l’éclat des grandes “machines” que montent, de peine et de misère, des groupes qui n’ont pas les ressources nécessaires pour faire face à la production “spectaculaire”.Certes, il n’ont pas à accorder d’octrois à des groupements dramatiques éphémères qui n’ont rien — ou très peu — produit, ceux qui, par exemple, ayant choisi un nom de guerre, croient avoir droit aussitôt de réclamer des subsides.Ces conseils, pensons-nous, évaluent plutôt le travail sérieux, progressif et continu des compagnies de théâtre qui ont fait, d’elles-mêmes, leurs premiers pas et sont parvenues, sans aide officielle, à se tenir ferme.C’est à ce stage que bourses et octrois arrivent à l’heure opportune.Ces compagnies ont fait la preuve de leur stabilité et de leur valeur intrinsèque; elles ont atteint un sommet.Pour continuer l’ascension, il leur faut l’appui efficace des organismes publics.Qu’elles le demandent en bonne et due forme.Ici, glissons vers une autre question.Nos Canadiens français savent-ils présenter une requête.surtout à Ottawa?D’après ce que nous avons appris, non! Ils n’ont pas le “business way” des Canadiens anglais.D’abprd, ils ne se soucient pas beaucoup des formalités, des dates fixées pour la présentation des brefs et s’étonnent d’être en retard dans le processus.Et ensuite, ils sont prolixes, prolixes à en faire pleurer dans la rédaction de leurs requêtes.Certaines de celles-ci comportent de vingt à trente pages.Malgré la meilleure volonté au monde, les membres des conseils ne peuvent se débrouiller dans ce déluge de phrases.autant qu’ils ont des centaines de requêtes devant eux.Les Anglais, nous dit-on, résument leurs placets en quatre ou cinq pages rrapport de comptabilité, bref résumé de leurs activités passées, court exposé de leurs projets futurs, motifs de leurs demandes de subsides.Voilà! Aussi, la discussion de leurs soumissions est-elle brève et n’est pas remise à plus tard.(Suite) GRANDS CHANGEMENTS On prédit qu'à la reprise de la programmation régulière de CBFT, plusieurs séries d'émissions seront éliminées — peut-être pour être réinstallées en 1959-1960.C'est presque inévitable.Tous l'admettent dans l'industrie : la saison 1958-1959 est terminée.Décision a été prise, par Radio-Canada — du moins, à la minute où j'écris ces lignes — de supprimer à l'horaire les "spectaculars" qu'elle avait prévus : Téléthéâtre et Heure du concert et de les remettre à l'an prochain .à moins que des restrictions budgétaires ne soient imposées au réseau français qui ne pourrait plus s'engager dans de si grandes machines.Mais ne crions pas au loup trop tôt .Et puis, tenons compte d'un fait capital.Pour les besoins de la discussion, disons — et ce n'est pas une affirma tion — que la reprise du travail normal commence le 23 février.Ceci ne signifie pas que les programmes reviennent le même jour.D'après les experts, il faut un délai minimum de dix jours avant de rétablir un fonctionnement (précaire) à la TV : répétitions, costumes, décors pour les programmes en direct.Et puis, il faut remettre la machinerie en marche.Nous serions donc au 4 mars avant que la TV démarre sans trop d'accroc.Aussi faut-il prendre patience et ne pas trop maugréer.Soyons brefs et précis, ça pai'e, paraît-il.qdio/g^félc M ON D “le seul périodique exclusivement consacré à la radio, à la télévision ét à ses artistes” Rédaction et administration : 8430, CASGRAIN, Montréal DU.7-6218 MEMBRE DE L Abonnement : $3.50 par annéi 10< le numéro Autorisé comme envol postal de la deuxième classe par le Ministère des Postes.Ottawa On parle de modifications fondamentales dans l’administration de la Radio nationale: “Les cercles officieux de la capitale prédisent ouvertement l’abolition du Bureau des gouverneurs de Radio-Canada et la transformation de la Radio-Etat en une compagnie de la Couronne soumise avec les postes privés à la régie d’une Commission, similaire à celle des chemins de fer qui réglé-mente, dans le général, les activités du Pacifique, compagnie privée, et du Canadien National, compagnie de la Couronne.Les observateurs neutres voient, dans ce changement de système, l’éloignement absolu de la politique et de la politicaillerie hors du mécanisme de notre radiophonie.” (Hum! Hum!) Pour marquer l'ouverture de la "Semaine Guide Nationale", Radio-Canada dédie une demi-heure de musique.Roger Baulu remet à Raymond Laplante, annonceur à Radio-Canada, la coupe Can-Can, que lui ont attribuée par vote tous ses confrères de la province "pour son bon travail général au micro" .Maurice Morenoff présente: "Ballet-Music-Hall" au Monument national.Emile Bouffard quitte son poste de gérant du théâtre Saint-Denis pour diriger temporairement les destinées du Cinéma de Paris à Sherbrooke .Notre compatriote Lucienne Letondal remporte de nombreux sucéès à Paris.Elle vient de se classer première de sa classe au Conservatoire.La troupe des Comédiens-unis, dirigée par Jean-Paul Kingsley et Paul Guèvremont, a connu l’échec à sa première apparition devant le public au Monument national; par contre, la fortune lui sourit.CKAC lui confie une série de théâtres radiophoniques d’une heure, chaque semaine.L'ARCHIVISTE page 2 Radiomonde et Télémonde 21 FEV* 1959 §§gp;$ /'I I-::::' & 1?X ¦yf- M'fy-’., &¦;* : Muriel Millard télèbre ses 20 ans de théâtre Ell* fut comédienne Fait intéressant à souligner et dont peu de gens sont au courant c’est que Muriel Millard fut comédienne à sçs débuts.Elle joua au MRT français dirigé par notre confrère Mario Duliani.On l’en- qui la choisit.Elle obtint tellement de succès dans ce domaine qu’on la réclamait partout et petit à petit elle fut obligée de délaisser le théâtre.Ce fut la deuxième étape de la carrière de Muriel Millard.’ (par Jac DUVAL) Jeudi de cette semaine, amis et camarades - de Muriel Millard se réuniront autour d'un magnum de champagne au cabaret "Black Orchid" et lèveront leur verre à la santé ,ette grande étoile de la chanson canadienne.On trinquera joyeusement et, surtout, on évoquera*des souvenirs.Car, ce jour-là, on célébrera les 20 ans de vie artistique de Muriel Millard.En effet c’est aux premiers jours de 1939,une époque troublée, que se situent les débuts professionnels de Muriel Millard.Celle-ci était déjà montée sur les planches bien des années auparavant toutefois.Encore enfant elle avait participé à divers concours d'amateurs qu’elle avait tous remportés haut la main.Le premier celui qui devait lui donner le goût de recommencer — avait eu lieu lors d’un pique-nique d’enfants.Poussée par ses petites amies la jeune Muriel était montée sur l’estrade et avait chanté ‘•Le Rêve passe”, le grand succès de l’époque.Elle gagna le concours et s’en retourna chez elle plus riche de $5.et.surtout avec la ferme intention de tenter de nouveau l’expérience à la prochaine occasion.Ce premier succès devait décider de sa carrière car, encouragée par cette réussite, elle se présenta à plusieurs autres concours d’amateurs et chaque fois son talent y fut reconnu.Ce fut la première étape de sa carrière.Muriel Millard devint artiste professionnelle le jour où elle fut engagée parmi plusieurs concurrentes pour l’émission "Le Gala Humoristique” qui passait alors sur les ondes de CKAC.Elle se joignit à l’équipe qui comprenait déià Henri Letondal, Alain Grave!, Lucille Dumont, Armand Marion et quelques autres.A ce moment là, Muriel Millard n'avait pas encore choisi le genre qui serait le sien.Personnellement elle avait un penchant pour la chanson sentimentale et elle se serait même trouvée à l’aise dans le répertoire semi-classique.Très indécise, elle cherchait sa voie et se demandait quel genre adopter.Ce sont les responsables de l’émission "Le Gala Humoristique” qui décidèrent de sa spécialité.On fit de Muriel Millard une fantaisiste et les années ont maintenant prouvé qu’on ne faisait pas fausse route en l’orientant vers ce domaine.* * Egan Chambers nous dit pourquoi il est intervenu (par Mario DULIANI) Que cela fait donc plaisir de rencontrer de temps en temps un chic type! C'est-à-dire un homme qui, devant une situation tendue, mettant aux prises deux groupes dans un conflit qui, au fon, comme tous les conflits peut-être résolu avec un peu de bonne volonté, brise le cercle formé autour des contendants et essaie de les rapprocher et de les mettre d accord.Ce chic type existe.Tous les adjoint parlementaire’ de M.Now- Muriel et Jean Paul cachent leur bonheur à Ste-Rose.Ensuite ?tendit également dans les émissions "Vie de famille” et "Rue Principale”.Entre le théâtre et le music-hall son coeur balance un bon moment.Elle choisit la chanson .mais il serait plus exact de dire que c’est la chanson "Ça c’est enchaîné” de répondre Muriel Millard ."J’àî Par* ticipé à un tas d’émissions, j’ai fait de la tournée, etc., etc.” (Suite à la 8e page) Portrait de famille: Muriel Millard et son mari, Jean Paul, avec leur petite fille.2i fev.1959 Radiomonde et Télémonde SÜS ^ journaux ont publié son nom à plusieurs reprises.Et l’on a pu constater avec plaisir qu’il n'a pas travaillé en vain.Il s’appelle M.Egan Chambers, est député à la Chambre des Communes du comté St-Laurent-St-Georges.Et on peut lui rendre cet hommage, en dehors de toute considération politique et de toute opinion que l’on peut avoir sur la grève.Un jeune C’est un jeune.Il a dépassé de peu la trentaine.Dans la vie, il est directeur d’un bureau d'assurances.Il a été candidat battu à deux reprises dans le même comté, avant d’être élu aux dernières élections.Ce qui ne fut pas sans mal, à cause de la fracture d’une jambe survenue peu avant et qui l’obligea à la garder dans le plâtre pendant la campagne électorale et à paraître aux dernières assemblées clopin-clopant.Mais le clopineur s est vite rattrapé! Car on sait que le député Egan Chambers^ a passé plus de dix jours et même des nuits entières à faire la navette entre sa chambre — qui était au milieu — et celle de droite, occupée par les directeurs de Radio-Canada, et celle de gauche, où se trouvaient les chefs de la grève.Le résultat qu’il poursuivait a été atteint, puisque, malgré toutes les objections, les tergiversations et les atermoiments, la cause que l’on peut dire de base de la grève, la question des réalisateurs, a été réglée.Pourquoi ?Dans tout cela, il y avait une question qui démangeait l’esprit de beaucoup de monde: "Pourquoi M.Egan Chambers avait pris cette initiative?Pourquoi s'était-il chargé de cette besogne?” Un député libéral, M.Guy Rouleau, reconnaissant que M.Egan Chambers avait fait de la bonne besogne, avait ajouté "t^ie M.Chambers était le ‘nouvel lan’ Mais le ministre a précisé que M.Chambers n’est pas adjoint ministériel, ce qui ne l'a pas empêché de faire plus que quiconque* dans la Chambre pour régler la grève et "qu’il mérite les félicitations de tout le monde”.Pour essayer d’éclaircir ce point: savoir pourquoi il avait agi, j’ai donné la chasse pendant plus de cinq jours à M.Egan Chambers.Il n’était pas à Montréal.Et, à Ottawa, il était insaisissable.Enfin, grâce à Bernard Goulet, qui le connaît bien et est son ami, j’ai pu avoir une interview téléphonique avec M.Egan Chambers.Et voici ce que cela a donné: —Pourquoi, monsieur le député, vous êtes-vous tellement démené pour la grève de Radio-Canada?—Parce que, d’abord — et je l’ai dit — cette grève frappe tout un secteur de mon comté et il est de mon devoir de ne pas y laisser s’envenimer les conflits sociaux.Ensuite, parce que j’aime bien le travail que fait Radio-Canada, aussi bien à la radio qu’à la télévision, et j’ai senti qu’il était nécessaire que je fasse quelque chose, afin d’essayer de réunir les deux adversaires.—Avez-vous consulté quelqu'un avant d’agir?—Je n’ai absolument consulté personne.J’ai agi de mon propre chef.de ma propre volonté.Et, si vous voulez tout savoir, aussi parce que mes sympathies allaient des deux côtés à la fois.Ceci vous explique pourquoi j’ai travaillé avec tant d ardeur.—Et maintenant, qu’allez-vous faire?__Plus rien! Le but de mon intervention était le règlement du conflit des réalisateurs et il a été atteint! Le reste ne me regarde plus, car c’est l’affaire entre Radio-Canada et son personnel.PAGE 3 /?nr All MICRO ET SUR lESPlAMCCES ^/.e JhjêalkjLs n DIALOGUES DES CARMELITES u Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais c'est une générale des Dialogues des carmélites que le Rideau Vert nous présentait, plutôt qu'une première, vendredi soir, au Gesù.C'est dommage, surtout après qu'il nous eut donné un spectacle de premier ordre avec La reine morte, en novembre 58.Il m'est pénible de commencer ainsi mon compte rendu, parce que j'aime beaucoup cette compagnie dramatique, mais il faut ce qu'il faut.Et puis, tenant compte que le Rideau Vert a sa place parmi les trois troupes dominantes de Montréal, je ne dois pas insulter à sa Canadian Concerts & Artists Inc.le grand privilège de présenter LUNDI SOIR, 23 FEV.Amphithéâtre du Forum la plus éblouissantt prima donna de notre époque, interprétant quelques-uns des airs d‘opéra qui ont fait- sa renommée.“la reine des sopranos’’ accompagnée par un Orchestre symphonique dirigé par KURT ADLER réputé chef d'orchestre du Metropolitan Opera Sillets (taxe i*ul.) loges et erch.: Sé; messanine : $5; amphitKéétra ; $4; circle : S3 et S2; terrasse ; SI .30.En vente au Forum et à Canadian Concerts & Artists, 1822 ouest, rue Sherbrooke (prés Guy).Commandes posta- y les également ac-captées.Adresser L.avec une envelop- ^ pe-retour affranchie ï.-X: à Canadian Concerts S Artists.i l M il- * m .4- M mm y • > f ' i % \ t , * ii qualité par une complaisance hors de place.C’était, je le répète, une générale, sinon une avant-dernière générale, avec ses maladresses habituelles.Je ne peux fermer les yeux sur la mise en scène confuse et défectueuse de Jean Dalmain qui a, semble-t-il, donné beaucoup plus d’attention aux mouvements de foules qu’à l’expression des caractères et à qui l’emprise sur l’ensemble scénique a manquer en quelques occasions.Peut-il accepter que la régie se prenne de panique au point de faire “amateur” : rideau qui s’ouvre et ferme à contre-temps, qui demeure à demi-clos quand il devrait l’être tout-à-fait de sorte que pendant les répliques, on voit passer les ouvriers de la scène occupés à préparer un nouveau décor ou encore se fermant si vite que les personnages devaient courir pour ne pas demeurer isolés devant la rampe ?Et puis ce chandelier à plusieurs branches installé de guingois, en Tour de Pise si l’on veut, sur un guéridon au premier tableau ?Et puis, ce Crucifix qui se détache en pièces et menace de croûler par terre, comme un jeu de blocs, au cours de l’émouvante scène de la messe au cloître ?Ici, les ADAPTEURS des Diologues, Albert Béguin et Marcelle Tassen-court, ont forcé l’invraisemblance.Cette messe — ou plutôt son début — est dite sur une table carrée que des religieuses vont chercher dans la coulisse; elle est recouverte d’une nappe blanche ordinaire.J’admettrai difficilement qu’un couvent de Carmélites n’ait Tous les soirs sauf le dimanche Jacques Lorain présente sa NOUVELLE REVUE! Knight Capes et Epées au 2e ETAGE du VIEUX MOULIN 384 ouest, rue Sherbrooke Vendredi et samedi 2 spectacles l hres et minuit Denyse Filiatrault Dominique Michel Elaine Bédard Gilles Pellerin Yvon Dufour Roger Joubert Pour réservations: VI.2-0194 pas au moins une petite chapelle avec autel consacré et permanent.Et puis, il ya cette entrée ratée de mère Marie de l’Incarnation chez le marquis : la faute n’en est certes pas à Tania Fédor qui a donné à son hautain personnage une authenticité sans faille.Enfin !.Enfin, tout cela a dû être corrigé.Mais, il y a un détail au moins, dans la mise en scène, qui ne pourra être modifié à son avantage à moins qu’on ne rebâtisse un décor,.Au premier tableau et vers la fin, en avant-scène, l’action se passe dans un salon du Marquis.La toile de fond, à laquelle s’accroche une porte à la solidité précaire, est si mince que Ton voit à travers le défilé des cierges que les accessoiristes placent dans le décor du cloître qui suivra.Et puis, qu’on évite d’ouvrir le rideau, avant que les mécaniciens ne soient disparus du plateau.Je ne sens auçune joie à écrire ce propos, bien loin de là ! Mais il faut signaler au Rideau Vert — preuves à l’appui — que le standing qu’il s’est acquis, après dix ans de travail ardû, ne lui pexmet pas de déchoir, le moindrement soit-il, en servant de l’inachevé, de l’improvisé: il ne doit pas paraître devant le public sans avoir l’entière certitude que tout est réglé à la lettre dans l’ordonnance ne serait-ce que d’une seule représentation en scène.Et que M.Dalmain n’accrédite pas la réputation de négligence dans son travail que la mise en scène à.’Une nuit d’amour d’André Lan-gevin en 1954 lui avait en quelque sorte attribuée I Disons que les Dialogues ne sont pas très propices à l’adaptation pour le théâtre.Georges Bernanos en avait reçu la commande pour les besoins d’un film (que je n’ai pas vu) mais qui ne peut être autre chose qu’une reconstitution romancée d’une époque historique: la Terreur exercée par les sans-culottes.Sans doute, les scènes de foules, d’émeutes, d’exécutions, de chasse à l’homme devaient-elles encadrer les scènes chez les Carmélites?Sur le plateau, ces visions qui accréditeraient si bien la Peur morbide de soeur Blanche de la Force (ou encore mieux cette Peur congénitale) sont impossibles à monter.Et cela a dépassé même les cadres de la Télévision .Sans doute, la dialectique, l’étude approfondie d’âmes diverses et la beauté des répliques de Bernanos ont-ils incité les adapteurs à y trouvé le fond d’une pièce de théâtre; ils ont entrepris un grosse tâche.D’habitude, une distribution presque entièrement féminine présente un danger; c’est que les actrices, inconsciemment, prennent toutes le même ton et qu’à mesure que vont les scènes elles en arrivent à l’unisson de voix et d’expression.Tel n’est pas le cas ici: chaque iriterprète conserve son individualité du début à la fin et c’est très intéressant de suivre tant de caractère autonomes s’agiter et parvenir au but de la communauté.Passons rapidement sur l’interprétation.En tout premier rang, Marthe Thierry, (Madame de Croissy) depuis son apparition à la grille du couvent jusqu’à sa scène de mort dans l’angoisse et l’effroi qu’elle termine en laissant le spectateur sidéré d’émoi.Puis, Tania Fédor (Mère Marie de l’Incarnation) dont la rigueur et les révoltes esquissées à peine, mais qui ne ratent pas leur effet, sont admirables.Lucie de Vienne est la prieure (Madame Lidoine) du couvent, une prieure légère- ment fruste à mon sens (il est vrai qu’elle est de source paysanne .) mais qui rappelle son personnage de Dona Rosita et Madame Velder, c’est-à-dire .Lucie de Vienne.Marthe Mercure porte un poids trop lourde pour, ses épaules; cette jeune comédienne a de grandes ressources, je n’en doute pas, mais elle affronte à un personnage extrêment complexe: celui de Blanche de la Force.Elle ne nuance que très peu et il n’y a presque pas de paliers entre ses scènes en douceur et ses scènes en force.Et en celles-ci, elle crie plutôt qu’elle ne dit.Elle a des ressources, ai-je écrit, mais ont-elles été utilisées et canalisées efficacement?C’était au metteur en scène d’y voir.Parmi les autres, j’ai remarqué une délicieuse petite comédienne, Marthe Choquette (soeur Cons^ tance) qui a créé une novice malicieuse, débordante de joie de vivre et drôle — une novice à croquer (si tant il se peut qu’on puisse croquer une novice carmé.lite !).Dans les rôles secondaires — et bien tenus — Denise Du-breuil, Claudine Thibodeau, Loui-se Darios, Rita Imbault, Rose Rey.Duzil, Paul Gury, Gérard Poirier, Jean Dalmain, Edouard Wolley Henri Norbert, Uriel Luft (seigneur!) et Gilbert Delasoie.René-O.BOIVIN.F 7 ]fg£VNALE>Q 4 GERARD JLABCLLE ¦mxwSteUHEE' Eclatant succès A* ï\ovAV£*u 3 &s1br?une noUv£Üfc erèjnjf Rcvt/c.GREVE B avec Paul BERVAL * GUILDA * DENIS DROUIN ?JEAN-CLAUDE DERET * CLEMENCE DESROCHERS les excitantes ballerines et danseuses Corinne ST-DENIS - Sonia Del RIO - Katy JANS AUSSI Michel CONTE — Roger LE SOURD *15,000.00 * de costume* et de nouveaux décors ?15 artistes en scène ?UNE COMEDIE MUSICALE QUI VOUS EBLOUIRA sur semaine, 2 spectacles î 10 h.le samedi, 3 spectacles : 9 h.- 11 M / CAFÉ St'JacciiLes 415 Est, Rue STE-CATHERINE, MONTRÉAL N.Tel.: VJ- 5-3182 & \ SYW m PAGE 4 Radiomonde et Télémonde M ?£ é ?# 2 21 FEV.1959 Poor remplacer ses émissions télévisées ; Hélène Loiselle fait de la "tournée Hélène Loiselle est une des rares comédiennes comptant A ion crédit un très grand nombre d'émissions télévisées et qu| ne soit pas, en même temps, ce qu'on appelle communément une artiste "commerciale".Hélène Loiselle a été formée avez été formée au théâtre par •u théâtre et le théâtre reste les Compagnons?.on élément principal._____& On peut difficilement dire Quand on parle de formation comédien a été formé par ¦y.M ' mm mm® •u théâtre et surtout quand l’on cite des noms comme “Andro-pjjque”, “Les femmes savantes” ou “Polyeucte”, beaucoup, instinctivement, sont portés à fronce, les sourcils comme devant une équation laborieuse.Il leur semble que le théâtre est un endroit sévère et guindé où s’entassent pendant de longues heures, d’une part, les intellectuels conservateurs des traditions et de» arts anciens et, d’autre part, la classe des gens “bien”, qui considère très élégant de mourir stoïquement d’ennuie,’en applaudissant du bout des doigts et en arborant les toilettes les plus gomptueuses.Hélène Loiselle, qui est loin d’avoir cette personnalité plastique et complexe que l’on prête aisément aux artistes des “planches”, s’est gentiment prêtée à notre interrogatoire en ce qui touche son métier de comédienne •t plus spécialement son expé- • rience à la scène, puisqu’actuel-lement, elle termine avec* le “Théâtre universitaire canadien” • une tournée à travers toute la province.Q Pourquoi cette troupe de théâtre s’appelle-t-elle le “Théâtre universitaire”?R.On l’appelle le “Théâtre universitaire” parce qu’on n’y pré-lente que des pièces classiques aux élèves des collèges classiques qui étudient généralement ces pièces.Il faut cependant spécifier que ce n’est pas une troupe régulière.Les comédiens changent avec les pièces présentées.Q.Est-ce votre première tournée en province?R.Certainement pas.J’ai joué ave cette troupe à ses tout débuts; e’est-à-dire dans les trois premières pièces que le Théâtre universitaire canadien a présenté.J’avais aussi fait quelques tournées à mes tout débuts avec les Compagnons.Q.Vous voulez dire que vous A la Boulangerie LE BALANDIN DU MONDE OCCIDENTAL de J.M.Synge entre aujourd’hui dans sa troisième semaine de représentation à la BOULANGERIE des APPRENTIS SORCOERS, 5140 De Lanau-dière.Pour ne pas être déçu, on recommande donc au public de réserver à RA.2-5363 et LA.6-2732.La pièce débute à 8 h.30 les Jeudis, vendredis, samedis et à 1 h 30 le dimanche.Les réservations sont retenues jusqu’à un quart d’heure avant la pièce.L’entrée est toujours libre.une seule école.Il est évident qu’on garde toujours quelque chose de caractéristique et de très avantageux, surtout d’une école comme celle des Compagnons; mais il reste tout de même qu’une formation est l’ensemble du bagage de toute une vie de travail et d’expériences personnelles.Chaque année nous apporte davantage.Q.Vous avez touché à tous les moyens d’expression du domaine artistique.Théâtre, radio, télévision, cinéma.Il semble pourtant que les méthodes de travail soient tellement différentes dans chacun des cas.Comment pouvez-vous les concilier aussi facilement?R.Le fait est que ce n’est pas facile du tout.Surtout si l’on compare la télévision au théâtre.Les premières émissions de télévision m’ont semblé tellement difficiles que j’ai cru ne jamais pouvoir m’y habituer.J’ai mis beaucoup de temps à tenir compte des caméras.Je n’ai pas besoin de vous dire que la photo s’en ressentait.A chaque fois que je me revoyais, c’était une véritable tragédie.A la longue, cependant, c’est presque devenu une seconde nature.Actuellement, ce n’est plus du tout un problème et j’aime beaucoup la télévision.Elle a cependant ce côt éterrible, qu’on ne puisse jouer une pièce qu’une seule fois.Si nous avons ce qu’on appelle “un mauvais soir”, il n’est pas question de se reprendre le lendemain .Q.Et la radio?R.La radio, c’est très froid; mais j’aime énormément la radio, parce qu’elle nou3 offre un champ d’action illimité.Le comédien, comme l’auditeur, peut imaginer les personnages à sa guise, de même que le décor et l’action.Je trouve cela extraordinaire, d’autant plus que cela ne demande aucun budget supplémentaire .Q.Vous avez aussi l’expérience du film.Vous voulez nous en parler un peu?R.L’expérience, c’est un bien gros mot.Je n’ai tourné qu’un seul film, qui m’a beaucoup plu d’ailleurs.Cela s’appelait “Il était une guerre”, c’était tourné par l’Office Nationale du Film.Un très beau travail.Q.Ce titre nous donne l’impression d’une histoire épouvantable .R.Pas autant qu’il le laisse croire.D’ailleurs, on m’a utilisée à la radio dans des histoires beaucoup plus terrifiantes .C’est assez curieux.Il semble que mon physique soit tout à fait l’opposé de ce que laisse croire ma voix; contrairement à la TV, où ¦s .»*» fsf-.' ; ¦ V .> I .H igal : V La semaine dernière, "Radiomonde et Télémonde" annonçait, en primeur, la visite, à Montréal, des souverains de Monaco.Cette nouvelle a été confirmé, cette semaine, par tou* les grands journaux, la radio et la télévision.La princesse Grace et le prince Rainior présideront l'ouverture des Festivals de Montréal qui doivent débuter au mois de juillet.Leur visite aura un caractère officiel et sera certainement l'événement le plus considérable après la visite de S.M.la Reine Elizabeth II au mois de juin.- i iiÉli i ¦ :• .• V.\\ -S wm 11 mi iÉÜ! ; mes rôles sont habituellement des rôles de bonnes âmes, tandis qu’à la radio, on me fait presque toujours jouer des rôles de femmes très perverses.Q.Tout cela est très intéressant, Hélène, mais nous nous éloignons sensiblement de ce que nous avions promis à nos lecteurs; c’est-à-dire de leur parler plus spécialement de votre travail à la scène.R.Vous conviendrez avec moi qu’il est plus difficile de parler du théâtre que d’en faire.Pour bien le comprendre, il faut le voir et en faire.Q.Je vais m’expliquer plus clairement, en vous posant des questions élémentaires et bien définies: d’abord, qu’est-ce qui incite le public à aller voir jouer une pièce que l’on présents à la scène?La pièce elle-même ou les comédiens?R.Les comédiens définitivement.Une pièce, si bonne soit-elle, ne sera jamais un succès financier, si elle est jouée par des comédiens qu’on ne connaît à peu près pas.Cependant, si la pièce leur a plu, il y a de grandes chances pour que le public la revoit avec plaisir, même jouée par des comédiens moins connus.Je suis convaincue que seul le premier contact est nécessaire pour faire d’un profane un amateur de théâtre.Le public a quelquefois peur des pièces dites “classiques”.Mais il ne faut pas perdre de vue que ces pièces, sauf quelques exceptions que l’on donne le moins souvent possible, autant dans 1 intérêt des troupes que dans celui des spectateurs, ont été écrites ¦ - ., > s i ' v >-•' .•.^>.ÿ , .«?’*• ‘a *¥‘*5?I **”'* :: ' .-ÏÆÙ&t-MtâV'îï*:.v‘ .J - * * Q.apjVj- JÊèÆ >• ' .* i-1 y- - i.- m J* WJÊm HELENE LOISELLE pour le grand public à une époque où les comédiens n’avaient pas d’autres moyens d’expression.Elles peuvent donc être facilement appréciées par le grand public.D’ailleurs, quoiqu’on en dise, d’année en année, le public du théâtre augmente sans cesse et je crois que cela est dû à l’initiation au théâtre par la télévision.Au début, nous avions très peur qu’elle nous nuise, mais, heureusement, c’est le contraire qui s’est produit.Q.Vous nous avez parlé plus tôt d’un succès financier.Est-ce que cela existe vraiment au théâtre?R.Il faut s’entendre.Si on compare le théâtre à la télévision, les cachets des comédiens sont plutôt minimes; par contre, si on compare le théâtre d’aujourd’hui à ce qu’il était autrefois, on peut dire que les comédiens d’aujourd’hui sont bien rénumérés.Si, avec cela, la troupe peut réussir à rentrer dans ses frais, on peut appeler cela un succès financier.Q.Aimez-vous la tournée?R.Je crois que j’aime la tournée par-dessus tout.C’est très épuisant, mais cela nous apporte aussi beaucoup de joies et de satisfaction.Q.Une dernière question.Vous avez joué avec beaucoup de succès dans une pièce canadienne de Marcel Dubé.Quelle impression ce nouveau genre vous a-t-il donnée et croyez-vous en la possibilité d’un théâtre “canadien” qui dépasserait les frontières?R.Il faut y croire.Personnellement, j’ai eu beaucoup de satisfaction à jouer un rôle bien canadien.Le théâtre canadien n’est pas seulement une langue, c’est une façon de penser, de vivre qui est bien différente de celle des autres pays et qui pourrait certainement intéresser les étrangers, à condition, cependant, que le style n’en soit pas trop régional.Il est certain que, si nous avons beaucoup à apprendre, par contre, nous avons aussi beaucoup à offrir .CLUB POPULAIRE Désirez-vous rencontrer votre idéal?Plusieurs membres.Téléphonez au CLUB POPULAIRE LA.6-2688 — Mme Anita REPARATIONS TV et RADIOS A DOMICILE par techniciens diplômés.Garantie sur travail et pièces.Réparations toutes marques.Ouvert 24 heures par jour VI.4-2341 RAPIDE TV SERVICE ai «v.195* Radiomonde et Télémonde il ^ PAGE 5 ; m w § m mm éü ¦I *''• • ?ü feggjg A m "'•: i4s ., «-;J ^sj5* >,-~z i&gsMœm mm .SssiS sî : Ht XvX¦•:.:ÿ::':::::viV:^ :; WÊÊÈÊÊÊ' fSM iiiip —x-ak* mm H •#?: ••• • I [•» - m î i V- - *¦ , I ' y > î- h'A | î &, - » m Wm ni ¦ i ¦ Ï0Æ mm .- t-• - Un "toast" à la santé des lecteurs .et juste ayant le départ pour un coquetel chez des amis.Rita porte ici une création Colette, en faille de soie écarlate.La robe, toute droite sur le devant, porte sa garniture à l'arrière, alors qu'un décolleté, plongeant jusqu'à la taille, va rejoindre un drapé dans la jupe, le tout relié par deux fleurs de velours noir.Manchon de renard blanc; gants de daim noir.*wt t )jwi.P-::- # î KHiB ./ ' ' * - wm - '¦ 5 < S < * f ! .' ~ h jpsypp; âr csht i ^ y, ' | ® î SS - ! iM; Pour le travail, Rita porte un petit trotteur tout laine, jaune or, dont la seule garniture consiste en un noeud d'organza brun.Veinarde entre les veinardes, Rita, tout en travaillant, grignote des friandises, car elle n'a pas à surveiller sa ligne ! BIBEAU Texte : HUGHETTE Photos : TINGUELY Carmen.l’écran.Type à la ville comme t Statistiques vitales Grandeur:.Poids: 108 livres Yeux : pers.Cheveux Noirs .avec, depuis l’avènement de la télévision, des reflet: acajou 1 Sa définition de l'élégance ‘‘S’habiller pour soi et pour l’homme qu’on aime, plutôt que de suivre les données générale: de la mode”.Se fie énormément à ses états d’âme pour choisir les vêtements qui lui plaisent.Couleurs préférées Le bleu et tous les tons pastel.Tissus de prédilection Les lainages et les soies souples et légers.Bijoux rêvés.et possédés Adore les perles.A reçu pour Noël un bracelet qui complète l’ensemble que son mari lui : donné, collier et boucles.Accessoires favoris Les gants, sacs à main et souliers.Eprouve au contact du daim très fin une vraie satisfaction, tj Couturier N’en n’a pas d’attitré, car tous s’attachent à un style.alors qu’elle en change volontiers.Toutefois lorsqu’elle s’adresse à l’un d’eux, c’est Colette Comtois qui l’habille.Modiste Va chez Yvette Brillon, ou dans l’un des salons français d: nos grands magasins.Coiffeur Monsieur Paul, au “Salon Trianon”.Chausseur Mayfair.Fourreur Même remarque que pour 1» couturier et la modiste.Parfumeur Christian Dior, dont elle emploie le “Miss Dior”.Détail à noter Donne l’impression d’une femme heureuse, dans tout ce qu en* porte ! TV à LOUER REPARATIONS par des experts en la matière Service rapide et courtois Supersound Television INC.CL.5-2918 XXXX page 6 Radiomonde et Télémonde M 21 FEV.1959 • :: SOYEZ BELLE ET SEDUISANTE • Mesdames et mesdemoiselles, pour votre ligne, rien de mieux que la culture physique • Vos hanches, vos jambes, vos cuisses seront parfaites • Chez Olyvine, chaque cas est étudié individuellement (et discrètement) 6 LEÇONS POUR $9.00 Chez OLYVINE Cour» du lout it du »otr.10 a.m.à 9 P*®®* STUDIO DE CULTURE PHYSIQUE 6038, ST-ANDRE (coin Bellechasse) • CR.7-6213 s4 LA P'TITS DU POPULO Marcel Beauregard s'était réservé le plaisir d'interviewé lui-même Annie Gould lors de son arrivée à Montréal, pour un engagement au café Roméo.Dodo et Denyse reviennent ensuite tirer, avec le fabuliste, des conclusions pas sérieuses pour un sou sur la grève.Elaine Bédard nous fait ensuite voir qu’elle possède une voix juste et, mon dieu, bien des attraits pour séduire et retenir la gent masculine.Nous n’en n’avions jamais douté, mais son talent de fantaisiste sophistiquée s’affirme de jour en jour.Jacques Lorrain a eu la main heureuse en faisant une telle acquisition.Une histoire morbide, mais qui ne laisse aucun goût âpre dans la bouche, celle du “Petit Vers” racontée par Dodo et Denyse suit.Là aussi on rigole.Yvon Dufour, dans une imitation de René Lévesque, est excellent.Il a bien pigé, l’accent, la manière d’être et de voir du célèbre reporter et il a même pris ses tournures de phrases.Il en résulte des entrevues cocasses avec Roger Joubert, Jacques Lorrain et surtout Gilles Pellerin, qui, en dialogue, trouve le moyen de l’un de ses meilleurs monologues.La première partie du spectacle se termine sur cette scène.La deuxième s’ouvre, se poursuit et se termine sur une parodie des “Trois -Mousquetaires”, qui me plaît moins.Affaire de goût, cependant, car le public, sauf à l’endroit de deux chansons plus faibles, celles de Denyse et de Gilles, réagit joyeusement.Il est vrai que le sketch con- tient de bons gags et des moments vraiment hilarants.Mais je m’aperçois que j’ai oublié de vous mentionner le numéro espagnol de Rosita Escudos et son partenaire .Et dieu sait qu’il ne faut pas manquer de voir Dominique et Denyse transformées en danseurs espagnols.Le jeu en vaut la chandelle.Vous y apprendrez comment et pourquoi les gens du pays de Carmen scandent avec leurs pieds et leurs mains la musique de leur pays.Et j’ai bien peur qu’ensuite, Carmen Amaya elle-même ne pourra vous le faire oublier! Petits potins.Sous l’égide du Cercle juif de lamgue française, le révérend père Louis O’Neill prononcera une conférence intitulée "Existe-t-il une gauche au Canada français?”, jeudi, le 19 février, à l’auditorium du Congrès canadien juif, 493 ouest, rue Sherbrooke.Une conférence à ne pas manquer.* * * .Pour les grands banquets, le restaurant*de l’île Sainte-Hélène est vraiment l’endroit tout désigné.La chaleur de l’accueil que nous y ménage le maître d’hôtel Rosaire n’a d’égale que l’empressement du personnel à vous servir.Dommage, vraiment, que l’établissement n’ait pas son permis de liqueurs.C est bien la seule chose qui manque à ce restaurant à l’ambience unique au Canada.N'ajustez pas vas appareils La merveilleuse somme de $40,000.00 dollars nette a été réalisée jusqu'à ce jour, par la troupe de music-hall constituée toute vitesse, depuis le début de la grève, par le Comité artistique de l'Union des Artistes.Fonct activement partie de ce comité : Marjolaine Hébert, René Lévesque, Richard Pérusse, Pierre Valcour, Jean-Louis Roux, Jacques Blouin (devenu metteur en scène au théâtre Amherst, en remplacement de Jacques Languirand, qui occupe maintenant les fonctions de secrétaire de la Comédie Canadienne ) et Emile Genest.Ce comité actif s’est entouré, en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, d’une foule de cens de bonne volonté.Les artistes ont répondu unanimement à l’appel, et c’est grâce à leur çoncours et à la sympathie spontanée du public que le fonds de secours, toujours renfloué et toujours vide, réussit à se maintenir.La vaillante troupe a donné déjà plusieurs spectacles.Elle a, d’abord, tenu l’affiche de la Comédie Canadienne pendant quinze jours avec “Difficultés Temporaires”.Elle s’est ensuite transportée à Québec, au Palais Montcalm, un soir, puis à Hull, Sherbrooke, Victoriaville, Saint-Hyacinthe et, à nouveau, à Québec, au Colisée, où plus de 9,000 personnes se sont massées pour aller témoigner de leur sympathie très vive aux artistes.De nouveau à Montréal, la troupe s’est installée pour trois soirs au Her Majesty’s, avec la revue “On r’commence à neuf”.Depuis le 14 courant, elle loge au Amherst, où, en matinée comme en soirée, on fait salles combles.Le présent spectacle a pour titre : “N’ajustez pas vos appareils”.Il serait trop long d’énumérer Ici toutes les étoiles qui y participent, rappelons-le, bénévolement .Cette semaine, l’orchestre est sous la direction de Michel Brouil-lette, qui remplace Roger Lesourd, qui a travaillé depuis les tout débuts, mais qui vient de passer aux Trois Castors.Marjolaine Hébert pour sa part, dort à peine deux heures par nuit, elle ne voit son fils confié à la garde de sa mère qu’environ «dix minutes par semaine.Cependant malgré la fatigue, son moral reste -bon.“Nous gagnerons et nous obtiendrons ce que nous voulons.Pour l’instant tout le monde travaille d’arrache-pied, nous recevons une multitude de demandes de l’extérieur, on veut voir Je spectacle dans les villes de provinces.Nous jouerons quelque temps encore à Montréal, ensuite nous prendrons des décisions.Il est aussi question d’un tag day lancé à Montréal pour d’ici quelques jours.Hudon nous dessinerait un petit appareil de télévision que l’on vendrait dans les Qui a trouvé le chien d'Aimé Major?Aimé Major avait un chien.Un chien qu'il aimait beaucoup .Co chien de race "Heinz" (lisez cinquante-six variétés, s'il vous plaît) et répondait au curieux nom d'une souris : Mickey", est disparu depuis environ une semaine, Une enquête menée par son propriétaire, dans les environs de sa demeure, rue Delanau-dière, n'a rien donné, sinon que des amis l'ont vu une fois, rue Christophe-Colomb, près Saint-Zotique, et une autre fois rue de Fleurimont, près de Marquette.Il appert que ce "chien-souris" s'est transformé en pigeon voyageur et qu'il a décidé de visiter le "vaste monde N'était-ce cette foutue grève qui empêche tant de choses, Aimé Major se serait servi bien sûr de son journal de Sorel pour annoncer la chose è ses lecteurs.Il nous a demandé de le faire è sa place .Si donc vous rencontrez sur la rue un chien d'environ pouces de haut, par ZO pou ces de long, au poil ras, d'une teinte brun roux, aux yeux très brillants, aux oreilles droites, et è la queue fort longue, répondant par surcroît au nom de "Mickey", vous aurez trou vé le chien d'Aimé.Et Aimé vous aimera.si vous lui téléphonez pour lui apprendre la bonne nouvelle à CR.1-5471.le monde a été d’une largesse et d’une générosité sans bornes.En attendant nous sommes à la recherche de prix pour faire tirer lors de nos spectacles.Nous avons besoin de choses de valeur, et tu verras que nous les trouverons!” En fait la preuve en est déjà faite, puisque lors de la partie de cartes, organisée pour le fond de secours, les prix offerts furent très nombreux.Au nombre de ceux-là, Laflamme fourrures de Granby, notre commanditaire a offert une superbe étole de fourrure, et Mme C.Lalongé un poupon entièrement vêtu d’une layette.Et ça ne sont jamais que deux des généreux donateurs.Les braves gens existent encore ! : .rues de la ville.Nous en reparlerons.Car il nous faut de l’argent, beaucoup d’argent, le fond de secours coûte cher, très cher, et il n’est pas question, de laisser qui que ce soit dans le besoin ou la gêne extrême.Cependant nous sommes heureux de voir à quel point la solidarité et la fraternité existent au sein de la colonie.Je ne peux pas te dire qui fût le plus extraordinaire dans tous les gens^ qui nous ont prêté main forte.Tout Les "Snobs commencent une seconde revue En se rendant chez “Les Snobs”, le public peut toujours être sûr d’une chose: c’est que le spectacle commencera à l’heure, qu’il aura été préparé avec soin, bien rodé et que les artistes travailleront consciencieusement.IL peut être assuré également, d’après ce que nous avons vu hier soir, qu’il y trouvera une revue amusante.L’ouverture commence, bien sûr, par une menace de grève .autrement, serions-nous dans 1 actualité?Heureusement pour nous et les interprètes, elle se termine très facilement.Et la foire s’ouvre .Gilles Pellerin a bien du mal, au premier tableau, à organiser sa fin de semaine dans le Nord.Les belles qu’il y convie, Denyse Filiatrault, Elaine Bédard et Dominique Michel, sont retenues à Montréal par des cas de force majeure .leurs maris! Ces dames s’arrangeront pour être libres, mais, comme elles le seront toutes à la fois, on s’amusera ferme._ __ia nresse la grande "Semaine de Prestige, tiegance «« Pour annoncé^ aux membres de la p 9 Caron titulaire re la revue Beauté", qui aura lieu, à Montréal, du Î1 , rin,.rmédia° .d.Monr!eur l'attaché "Prestige" et organisatrice de cette semaine, of frmt, par I ul-uJL-” fronçais.On commercial de France au Canada, un coque a André Malavoy, Garde lachance, remarque, sur «H.photo, quelque, murto, a la fe e.M Bernier, de do, Suzanne Piuze, Aimé Major, Mme Rita Car 'y m 12.00 0 Love ol Life ”5 Tic Tac Dough 12.30 0 Search tor Tomorrow 0 tt Could Be Vou 10 Play Ydur Hunch 12.45 0 Guiding Light 1.00 0 News 0 News 0 Liberace 1.15 0 Duke and his Swinghillies 0 Smiley Willette 1.30 0 As the World Turns 0 For You.Madame 0 TV Classroom 2.00 0 Mixing Bowl 0 Truth or Consequences Q Théâtre en matinée 0 Day in Court 2.15 0 Sign On 2.30 0O Long métrage 0 House Party O Haggis Baggis 0 Music Bingo 2.45 0 Nursery School of the Air SB Ciné-Matinée 3.00 00© Long métrage 0 The Big Payoti 0 To-day is Ours 0 Dr, Hudson’s Secret Journal 0 Beat the Clock © Front Page Challenge A cause de la grève les horaires du réseau français sont forcément incomplets RADIOMUNDE et TELEMONDIL I I A ¦ A * *-*-****¦ Ai-" -Av- A»# jjf* w ¦*€ À,.7^at> t a§g$gji£- &>-n -.y._ .NÂMÉM Les nranJs acteurs que j'ai connut groups ¦«««.» .- # UÆnnif "Au tours de longues conversations, HARR Y BAUR me faisait d'émouvantes confidentes" 7.célèbre comédien André Fouché, de Paris, est maintenant à Montréal depuis quelque deux ans Pendant près de 30 cns, en Europe, il a joué aux cotés des plus grands artistes de l'épcque, il les a côtoyés dans ' J** ?, rrmnris.Avec notre reporter Pierrette CHAMPOUX, il cause, cette semaine, de l'un d'eux : HARRY BAUR.M Fouché, ie sais qu'évoquer vrages de valeur, quoique déjà , r.ou»«Tr« di votre promût, très démodés, je pense au “Gre-** ntre avec Harry Baur vous -luchon délicat”, de J.Natanson, r.ôuwi agréable qu'aux toc .et au “Miroir qui fa.t rire de T "Rldionsonde •* T4I‘- Marcel Espia“' ** S“ monde”._On peut dire d’un artiste de cette envergure qu’on le rencontre lorsqu’on le voit jouer pour la première fois.Dans le role de l’avocat général au ‘‘Procès de Mary Dugan”, il me fit la plus profonde impression.Cette piece policière, présentée au Theatre de l’Appolo à Paris, devait permettre au grand comédien de s'imposer définitivement au grand “Jazz”, de Pagnol.Baur imposa, avec une autorité souveraine, pas mal d’oeuvres médiocres.__L'on dit que son action sur le public était considérable, surtout les soirs où il était en forme.Comment le définissezrvous, vous qui avez eu la veine de le voir sur scène ?-Un acteur de génie peut être inégal.Baur était quelques fois, mais rarement, en-dessous de sa s'imposer définitivement au grana mais rarement, en-uessous, public.Baur avait surtout triom- réputation.Le plus souvent, quel- phé dans de petits théâtres (Mi- je inspiration.! Tout était spon- pne uaus uc v.-— - chel, Capucines), apres la première guerre mondiale.L’avene-ment du film parlant devait le porter au premier rang.Quand je lui fus présenté, en 1935, Harry Baur touchait au faîte de la célébrité.__C'est l'année où -vous avez été engagé pour créer, aux côtés de Harry Baur, la pièce de Maurice Rostand, "Le procès d'Oscar Wilde" .vos rencontres successives avec le grand comédien ont été jalonnées .de procès?—En effet, et je tenais, dans ce .second.procès.un rôle important, celui de Lord Alfred Douglas, et je fus engagé apres que Baur eut accepté de créer la pièce au théâtre de l’Oeuvre.Bien que le choix fut sans discussion, il me fallut tout de même subir l’épreuve ultime, une lecture du rôle avec Harry Baur.Je me rendis donc chez lui, un sombre après-midi d’hiver.Baur, qui avait réellement souffert de .la pauvreté, habitait un splendide appartement, rue Raynouard, à Passy.La somptuosité des lieux l’aidait à oublier les moments difficiles qu’il avait trop souvent connus au cours de sa longue carrière.Je dois dire qu’il me mit tout de suite à l’aise et son attitude bienveillante me permit d aller au bout de cette lecture, sans catastrophe.La maladie (il était cardiaque) et les difficultés de sa carrière l’avaient durement marqué et vieilli prématurément.—Vous avez dû recevoir, aux côtés de Harry Baur, de véritables leçons d'art dramatique ?—J’ai pris, en travaillant avec lui, les plus belles leçons d’art dramatique qu’un comédien puisse recevoir.Notre travail consistait en longues conversations durant lesquelles j’ai reçu les.plus émouvantes confidences.Puis, sans transition, nous passions au texte de la pièce.La recherche du naturel, sans exclure le style (Baur était un homme très érudit, un excellent musicien), était ^ sa préoccupation dominante.“Un texte dramatique doit passer par la bouche des comédiens,” disait-il, “aucun rapport avec un texte écrit pour être lu.” Cette recherche de la vérité ne l’aurait certes pas empêché de briller dans des ouvrages littéraires.Il faut tout de même déplorer qu’un si grand artiste n’ait pas eu l’occasion d’interpréter Giraudoux, Claudel ou 1C lliopuaiiu»».- tané, paraissait inventé, puisé aux sources de sa propre souffrance (perte de sa femme, alors qu'il tournait un film en Afrique du Nord; mort d’un fils adolescent).Tout concourait à faire de lui un comédien inoubliable.Sa générale du “Procès d’Oscar Wilde” et la représentation unique de cette pièce devant les acteurs de Paris, voilà des heures mémorables.—La guerre, hélas, devait mettre un terme à votre collaboration avec Harry BaVr.Ne deviez-vous pas partir avec lui pour une tournée de spectacles à travers le monde ?___La guerre a brisé plus d’un rêve et ruiné beaucoup de carrières ! En juillet 1939, Baur est engagé pour une tournée mondiale.Au programme, “Le Grelu-chon délicat”, un de ses chevaux de bataille.Je suis engagé pour lui donner la réplique.Mon rôle est important.Beau travail en perspective.Hélas, après les représentations en Hollande et au Touquet, en France, arrêt brutal de la tournée.Les hostilités allaient commencer.J'ai le souvenir d’une longue conversation avant le lever du rideau, au Tou quet; Harry Baur comprenait ad mirablement mon problème.Je partais, quelques jours plus tard, rejoindre ma compagnie.A dire vrai, j’étais désolé d'interrompre ma collaboration avec Harry Arrêté par les Allemands, pour des raisons mal définies, emprisonné au Cherche-Midi de Paris, 3Ü111I.V/ MU - ., ma lvikii-v.».— - - - mis au secret, peu ou pas soigne, Baur.J’aurais voulu apprendre à ü ¦ «—1-4 -"° ses côtés, durant des années, pé- « .« ____A- — JI.M o i O/l.aco lutta, v*v*x%* v « ._ nétrer les secrets d’un art si admirable.Ce soir-là, je jouais pour la dernière fois aux côtés du grand comédien.Pendant la guerre, Baur m’adressa non seulement quelques lettres très amicales, mais il alimenta ma bibliothèque de campagne.Grâce à lui, je découvris “Sparkenbroke”, de Morgan, et le fameux “Autant en emporte le vent”.—Ne croyez-vou* pas que la fin tragique de Baur et les incidents douloureux qui l'ont précédée donneraient la matière d'un film émouvant ?—D’autant plus émouvant qu’il serait basé sur la réalité.Après avoir repris “Jazz”, de Pagnol, au théâtre Gymnase (son meilleur rôle), il accepta, peut-être imprudemment, de tourner un film en Allemagne.Attitude discutable, mais Baur, très malade, voulait ajouter un nouveau fleuron à sa d du atvivi, x , n ne connut, finalement, qu une liberté éphémère.Il mourut 48 heures après avoir regagné son domicile.Obsèques grandioses a St-Philippe-du-Roule.Tous les comédiens de Paris étaient la.L’émotion était grande.Sa fin tragique mettait un point final au film de sa vie.Une vie bouleversée sans cesse, jalonnée de triomphes superbes et d’atroces déceptions.Il repose sous une dalle de porphyre au petit cimetiere de Montmartre, en compame de sa femme et de ses deux fils.Mais, dans l’immobilite de la mort, le comédien continue a re-gner sur les écrans du monde.Ses films, un legs impérissable, lui assurent, pour de longues années encore, une gloire difficilement surpassable.__Que conclure, linon que la vie de Baur fut un drame vécu et que la gloira et le talent s'achètent souvent au prix de peines sans nombre I —Surtout qu’une carrière aussi importante n'engage pas seulement l’acteur mais l’homme ! La vie passionnée d’Harry Baur, ses difficultés (il me confia avoir échoué maintes fois dans des lectures qui lui auraient obtenu des contrats), sa malchance (qui lui fit connaître trop souvent 1 echec dans des oeuvres ratées), la superstition des directeurs intéressés par des acteurs associés, grace à leur bonne étoile, à des réus- sites commerciales, et qu on îui préférait, sa réussite grandiose mais tardive.Tout cela avait composé un type d’homme à part, celui si rare de l’artiste.Je veux dire artiste dans sa vie autant que sur la scène, et qui s oppose si naturellement à l’acteur bourgeois, organisé et businessman qui mène sa barque avec la maîtrise d’un épicier qui a réussi.A ce titre de pur artiste, Baur reste très cher à nos coours ! Avis est por les présentes donné que DOROTHY VERA DOYLE TRUDEl sténographe, de la Cité de lachiné district de Montréal Québec,Adressera au Parlement ^Canada à la session actuelle, à la session suiv MAU- subséquente pour demander le divorce ® dist'rict de RICE ARTHUR TRUDEL, de la C,t® de La ' Montréal, technicien, pour cause d adultère^ H.SOLOMON, Procureur de la requérante, 1255, rue Université, Montréal, Québec.Montréal, le 6 février, 1959.rpréter Giraudoux, Claudel ou ajouter un $an# nombre ! - ^ ^ e.Télémonde ¦#**«** I sm •Æ| - «w; < I ~"17H maintenant afin de ne rien manquer de cette aubaine unique en son genre V»uiU*t m'expédiai rotr» tourna) ft Mon» _____________________ \drotM_______________________ /ill*________________________ Comté ou Prot ________________ Radiomonde* 8430 Casqrain Montréa) Ci-inclus II S3 _ S3.SO 0 tarit crabonnement i 52 aos S3.50 28 aos S2.00 19 nos 8100 rÿivivX* adiomonde FELICITATIONS DE LA PART DES LECTEURS A: Françoise Villette, Juliette Béliveau, François Rozet, Jean Gascon, Yves Thériault, Dominique Michel, Carmen Pizzera, Jean-Pierre Masson, Dyne Mousseau, Gérard Poirier, Yvette Brind’Amour, Georges Groulx, Roger Baulu, Andrée Basilières, Monique Miller, Béatrice Picard, Jean Duceppe, Gratien Gélinas, Thérèse Cadorette et Paul Dupuis.* * * 1—Félicitez pour moi les artistes de "Difficultés temporaires", ils sont vraiment formidables.2— Parlez-moi de la petite Marie Christine Trudelle.3— Verrons-nous sa photo bientôt dans Radiomonde?MERCI 1— Votre message est fait.2— Marie Christine Trudelle est une fillette de onze ans, qui habite St-Eustache avec ses parents.Sa mère est son professeur de chant et de diction.Ludmilla Chiriaeff son professeur de danse.L’été dernier, lors d’un voyage à Paris, elle a étudié avec M.Charles Humel, l’auteur des “Chansons enfantines”.Sur invitation, elle a chanté aux “Ondes enfantines”, programme dirigé par Mme Jean-Louis Audet.Elle a aussi été l’une des invitées de Michelle à son rendez-vous de Noël.3— Sûrement.* * * 1— J'aimerais féliciter les artistes suivants: Jean-Paul Filion, Michelle Tisseyre et la gentille Carmen Côté.2— Après la grève, verrons-nous plus souvent Carmen Côté à la télévision?Je trouve qu'elle a un très grand talent.3— Je voudrais savoir si Lise Roy est la soeur de Carmen Côté; j'aime beaucoup cette grande diseuse de talent.PIERRITA 1— Avec plaisir.2— Je l’espère pour ses nombreux admirateurs.3— Lise Roy n’est pas la soeur de Carmen Côté.* * * 1— Après la grève, reverrons-nous nos téléromans préférés?2— Pendant la grève d?s réalisateurs, les artistes sont-ils payés?3— Félicitez Radio-Canada parce qu'ils se sont efforcés de combler le vide fait par l'arrêt des programmes réguliers par de très bons longs métrages.LINA 1— il y a plusieurs rumeurs qui courrent à ce sujet, mais aucune décision a été prise.Il faut régler la grève d’abord.2— Les artistes ne reçoivent aucun cachet.3— Votre message est fait.* * * I—Pourquoi ne nous transm?.t-on pas, le samedi soir, à la télévision, le hockey?Ce ne sont pas des artistes de la radio qui patinent sur la glace et on n'a pas besoin de réalisateur pour prendre cela que tout 13 monde peut voir en payant son admission au Forum.Je trouve que c'est un manque de bonne volonté.ADMIRATEUR DES CANADIENS 1—Je regrette, cher monsieur, • mais ce n’est pas par manque de bonne volonté que Radio-Canada ne transmet pas le hockey du samedi soir.La prise de séquences et des plans de vue dans un reportage sportif télévisé comporte une maîtrise complète de l’art de la réalisation qu’on ne peut pas improviser.* * * 1— Est-ce que Luce Guilbeault est la soeur de Dyne Mousseau?2— Qui incarne le personnage de Marguerite dans "Le docteur Claudine"?3— Est-ce vrai qu* Jacques Zouvi a épousé Amulette Carneau?MERCI 1— Luce Guilbeault n’est pas la soeur de Dyne Mousseau.2— Le rôle de Marguerite dans “Le docteur Claudine” est interprété par Thérèse Larou- .che.3— Aux dernières nouvelles, Jacques Zouvi est toujours célibataire.* * * 1—Parlez-moi, s'il vous plaît, de Paul Berval.GUYLAINE 1—Paul Berval est né un 20 janvier, il mesure 5 pi.et 9 po., a les yeux et cheveux noirs.Il a étudié la diction et l’art dramatique avec feu Marcel Chabrier, au Conservatoire Lassalle.La natation, le ski et la bicyclette sont les sports qu’il préfère.Paul Berval est célibataire.* * * % 1— Moniqu* Chailler ftst-oll* marié»?2— Parlez-moi d» Jeannette Bertrand.3— Félicitez pour moi Jean Gascon, Moniqu» Joly, François Rozet et Lise Roy.ESTELLE 1— Monique Chailler a épousé M.Dumont Frenette.2— Jeannette Bertrand, Mme Jean Lajeunesse, mesure environ 5’ 4”.Elle a les yeux noirs et les cheveux auburn.La natation est son sport favori.Elle a écrit un recueil de poésie intitulé “Mon coeur et mes chansons”.Jeannette Bertrand a épousé Jean Lajeunesse le 12 mai 1947, dans l’église St-Eusèbe.Ce couple a deux filles prénommées Dominique et Isabelle.3— Votre message est fait.* * * 1— Quelle est la date de naissance de Carmen Côté?2— A qui Estelle Caron est-elle mariée?3— Voulez-vous me citer tous les artistes qui portent le nom de Gascon?HUGUE 1— Carmen Côté est née un 4 février.2— Estelle Caron a épousé Pierre Bruneau.3— Jean Gascon, Gabriel Gascon, André Gascon (mari de Yanina Gascon), François Gascon (mari de Monique Miller).Tous ont rapport au monde artistique, directement ou indirectement.* * * REPONSE A MONA: A l’émission de “Je vous ai tant aimé” de Sur la plage du Lido, trois "vedettes” de notre poste d'Etat actuel : Anne Vernon, Claude Dauphin et Louis Jourdan.A l'extrême gauche, nous remarquons également Mme Louis Jourdan.Renata Tebaldi, en concert le 23 février, à l’amphithéâtre du Forum La nouvelle du concert que donnera le grand soprano italien TENATA TEBALDI au Forum, le lundi 23 février prochain, a rempli de joie les milliers d’admirateurs qu’elle compte à Montréal, d’autant plus qu’on a appris tout récemment que le Metropolitan Opera ne viendrait pas dans la métropole, cette année.Ce concert TEBALDI sera donc la seule chance que les-amateurs auront cette saison d’entendre une des plus grandes chanteuses de notre temps sur une scène montréalaise.la veille de Noël, c’était Gaston Gagnon qui chantait et non Yoland Guérard.RENATA TEBALDI est née à Pesaro, ville italienne de l’Adriatique située à peu de distance de Rome.Son père était un violoncelliste professionnel et il était tout naturel qu’il inclinât à faire apprendre la musique à sa fille.Sa mère cependant, ne désirait pas qu’elle choisit d’étudier le chant et on lui laissa plutôt la chance d’apprendre un instrument, en l’occurrence lè piano.La jeune fille ne s’adonnait que mollement à l’étude de cet instrument sur lequel elle peina durant plusieurs années avant que l’on s’aperçut qu’elle avait de la voix ! Malgré tout elle progressait en piano et pouvait même, en fin de compte, envisager une carrière de virtuose.Cependant le chant l’attirait toujours et c’est après une audition au Conservatoire d« Parme qu’elle obtint une bourse pour cette institution.Elle avait seize ans et elle dit adieu au piano.Galliani fut son professeur durant trois ans, avant qu’elle entre au Conservatoire de Pesaro où la grande diva Carmen Melis lui enseigna à son tour.Malgré les difficultés de la guerre, RENATA TEBALDI continua à faire son chemin et c’est en 1944 à Rovigo, près de Venise, qu’elle fit ses débuts dans “Mefistofele”, de Boito.Elle se fit tout de suite remarquer et l’année suivante elle triomphait à l’Opéra de Parme.Toscanini l’entendit alors et la fit engager pour le gala inaugural de la Scala restaurée.C’était en mai 1946 et ce fut dans le “Te Deum” de Verdi que RENATA TEBALDI attira définitivement l’attention de tout le monde musical.Abonnez-vous à Découpez et remplissez le coupon ci-dessous dès page 16 Radiomonde et Télémonde 21 rev* 1959 Mortelle Fleury nous purle je lu mode printunnière En marge du 7ème Salon National de l'Agriculture, tenu au Pa,ai$ ,dü.CoJm®rC_e dup14 au 22 février, Marielle Fleury et trois autres couturiers, Sat Suga, Mario d.Nardo et René Baron font voir leurs collections printannières.C'est en marge de cette presentation que Marielle Fleury a confié ses impressions aux membres de la presse.Entr® ‘° ^dy^c/ratonttoe^rssts^per^le'xe* eMndéci.® Eddie Constantine __ •.»_ K_ï/iiiA Van (Suite de la 8e page) ,utre succès du prolifique auteur “noir” : “Cet homme est dangereux”.De nouveau, on fit appel a Eddie Constantine pour incarner le valeureux agent du F.B.I.•‘Lemmy Caution”.* La formule fut la meme et le succès égal.Claude oBrelli, en nette progression, le prestigitateur Seldow, la gracieuse Véra Norman et la vamp Jacqueline Pierreux furent les partenaires d’Eddie Constantine.' Devenu un personnage classique de l’écran, après l’avoir été dans la littérature d’après-guerre, Lemmy Caution et, partant, Eddie Constantine furent redemandés, ce qui incita Bernard Borde-rie à porter à l’écran un nouveau Peter Cheyney-: “Les femmes s’en balancent”.Dominique Wilms se vit attribuer le rôle de la séduisants Paulette et la belle Roumaine Nadia Gray, celui de l’énigmatique Henrietta Aymes.* Le chanteur Dario Moreno créa un étrange propriétaire de boîte de nuit.Robert Berri et Jacques Castelot campèrent de magnifiques “durs”.Bernard Borderie tourna de spectaculaires bagarres pleines de fougues et d’un réalisme très convaincant, et fit de cette histoire noire, une belle aventure policière avec sa bonne dose de “suspense”.En pleine possession de son personnage, Eddie Constantine fut cynique, tendre, désinvolte ou ironique à souhait.Classé comme grand spécialiste en matière de bagarres, Eddie Constantine fut engagé pour “Votre dévoué Blake” qu’il tourna sous la direction de Jean^Lavirpp, avec comme partenaires la délicieuse Danielle Godet, la charmante Colette Dereal, l’élégante Simone Paris, l’amusante Dora Doll, Henri Cogan, Jacques Dy-nam, Gil Delamare, etc.Ce flim conte l’histoire d’un pilote américain des lignes de l'Atlantique Nord.Cet aviateur a le coeur sur la main et son amour de l’humanité lui attire bien des ennuis et l’entraîne dans une odyssée qui a sa place dans la “série noire”.Dans quelques semaines, sortira son film “Ça va barber”, qu’il a tourné en grande partie sur la Côte d’Azur, sous la direction de John Berry.Dans cette production, toujours “série noire”, Eddie Constantine est Larry Jordan, un dur qui ne s’en laisse pas conter.Ses partenaires sont la fine Suédoise révélée par le cinéma italien May Britt, et une vamp belge, style Marylin Monroe: Monique Van Vooren.On £eut être certain qu’Eddie Constantine a joué franc-jeu pour ne pas mentir le titre.En Italie, Eddie Constantine a abandonné ses rôles de^ policier pour passer de l’autre coté de la barrière dans “Trois de la Pri- Gangster ou agent du F.B.L, Eddie Constantine s'est quand même retrouvé ent pleines bagarres et j’ai employé intentionnel-lenient le pluriel car ce film d ac-tion ne manque pas de scènes particulièrement violentes.Richard Basehart et Walter Chiari campent deux autres gangsters.Les Daliens possèdent de très filTe jolies filfes et ont su les mettre en valeur, cinématographiquement parlant, depuis la Liberation.Ce film, comme il se doit n’en est pas dépourvu et la plus belle de tout le lut est certainement Flora Lillo, une i>«e du tonnerre”, pour employer le style noir qui, en tenue très lége , montre qu’elle peut rivaliser sans nulle crainte les plus grandes championnes en sex-appèal de son chaud pays.Dans le film en CinémaScope tourné en'Italie par les Américains, “La Fontaine des Amours de Jean Négulesco, avec Clifton -Webb, Dorothy MacGuire, Louis Jourdan, Maggie MacNamara, Ros-sano Brazzi et Jeanne Peters, sans paraître à l’écran, au moment du passage du générique et des premières vues, Eddie Constantine interprète une chanson qui porte le même titre que le film et qui est devenue, en peu de temps, un grand succès.La “Fontaine des Amours est Romaine; c’est celle de Trévi, qui, selon la légende, vous fait revenir à Rome, si on y jette une piece dedans.Il est question, pour Eddie Constantine, de tourner une grande aventure d'espionnage: ‘Signaux dans l’ombre”.Il reviendra, ensuite, peut-etre Lemmy Caution, dans un film réalisé en deux versions (française et anglaise) par un grand metteur en scène.(On parle de Preston Sturges.) Le scénario est de Ventura et Companez.En attendant, il vient de fonder sa propre firme, la Société Belmon, en hommage à ses parents Bella et Monty.Le premier film produit par cette maison sera “Vous pigez?”, également un “Lemmy Caution ’.Cette bande sera une parodie des films “série noire”.Carlo Rim, auteur du scénario, fera également la mise en scène.Avant de commencer les prises de vues, Eddie Constantine tournera “Edition Spéciale” avec John “Tout à l’inverse de l’Européenne, la femme Canadienne commence à découvrir depuis quelques années, le prestige de la haute couture, après s’être contentée pendant très longtemps du prêt à porter.” C’est ce que déclarait récemment une jeune artiste de la métropole, Mme Marielle Fleury, diplômé de l’Ecole des Beaux Arts et de l’Ecole des Métiers Commerciaux, section haute couture et membre de la Société des Jeunes Couturiers.Cette charmante jeune femme, aux yeux sombres et vifs, qui dirige depuis trois ans son propre salon de couture, et habille plusieurs vedettes de Montréal, s est en effet jointe à deux jeunes couturiers déjà bien connus, Mario di Nardo et René Baron, pour jeter les bases d’un nouveau groupe montréalais de la couture, très au fait des exigences de la mode dans notre pays.“Notez cependant, nous disait-elle au cours d’une entrevue, que les modèles présentés aux milliers de visiteuses de- toute la province sont pratiques et confortables.Je ne crois pas du tout que la femme habitant hors de la Métropole doive s’habiller différemment de celle de Montréal.“Il serait d’ailleurs étrange que les compagnes de nos cultivateurs qui se mettent toujours davantage au courant des progrès techniques dans leur domaine, soient vouées à prolonger des styles ou une élégance désuète.“Les besoins féminins sont essentiellement les mêmes, quel que soit le milieu et seule peut-être la femme sportive présente des difficultés spéciales dans l'établissement d’une garde-robes”.La question budget I Mme Fleury remarque encore non sans raison d’ailleurs “que beaucoup de femmes qui, en définitive, allouent un budget assez rondelet à leur garde-robe, conservent quelques préventions envers la fréquentation d'un salon de haute-couture”.Pourtant, c’est leur meilleure garantie de porter un modèle exclusif, quel que soit le coût de la robe et la garantie de voir solutionner le mieux possible les problèmes que leur silhouette pose quand de nouveaux styles, de nouvelles teintes, de nouveaux tissus deviennent en vogue.D’ailleurs combien de femmes ont apprécié, lorsqu’elles acceptent une invitation pour une réception, dans trois jours ou dans une semaine, la possibilité d’obtenir une robe nouvelle sans délai, sans surtout cette ronde absolument effarante dans les multiples magasins et boutiques de la ville, où le choix est si vaste, les sollicitations si contradictoires, qu’on ne sait plus vraiment où donner de la tête pour se décider finalement dans un choix souvent insatisfaisant.Convaincue que la mode canadienne peut être originale, sans pour cela prétendre à '‘lancer des styles universels, Marielle Fleury définit comme un sixième sens, cette faculté des couturiers de percevoir dans quel sens le vent souffle et de quoi seja faite la mode de demain.Le style “Fleury" Les préférences de Marielle vont vers un style jeune et frais, fidèle aux lignes naturelles avec jupe ample et fourreau bien cintré.Habituellement ses clientes, qui sont en majorité des jeunes femmes, lui expliquent un peu ce qu’elles veulent et il suffit qu’elle dessine quelques esquisses, afin de réaliser leurs rêves.“Celle qui est habituée à s'habiller chez un couturier voit immédiatement dans un croquis ce que sera le résultat,” dit-elle.“Cela exige une certaine habileté visuelle qu’il est très utile à une femme d’acquérir, car il lui est possible alors de demander et d'obtenir exactement le détail, la coupe ou le pli qui lui flairait 1* plus.La ligne printanière Marielle Fleury conçoit naturellement que le soudain rejet par la mode printanière de la robe chemise ou sac de l’an dernier, ne sera pas sans décourager à l’avenir, les élégantes de céder aux pressions du nouveau et du très différent, mais elle fait de ces caprices de la mode une bonne part de son charme.“Je trouvais moi-même la chemise assez agréable et facile à porter, mais apparemment aucun des styles qui écartent le tissus du corps féminin, en lui donnant la sensation vraiment la sensation de n’être pas habtllée, ne pourra Berry, son metteur en scène de “Ça va barder”.Un tour de chant à l’Olympia, où il créera de nouveaux succès dans le style “Ça bardait” “Le soudard”, l’attend également.Comme on le voit, ce sympathique acteur * du pain sur la planche.Au naturel, Eddie Constantine est un homme très calme.Sa femme vient de lui donner, ces temps-ci à Nice, une deuxieme fille, Barbara, qui à sa naissance pesait 3 kgs 500.Son papa enregistra ses premiers vagissements sur magnétophone.Il aime se lever tôt et faire un peu de footing pour se détendre.Il porte presque toujours un pull sombre au col roulé et une casquette de marin.Quand il a quelques instants de loisir, il peint.Il aime beaucoup le surréalisme.Un jour, peut-etre, il exposera ses oeuvres.Il possède deux belles voitures : une américaine et une 4 CV Renault.Très prochainement, il publiera ses souvenirs, sous un titre qui le dépeint bien: “Cet homme n est pas dangereux”.Il aime beaucoup la France, a qui il doit tout, et pour montrer qu’il n’est pas un ingrat, il vient de se faire naturaliser.Eddie Constantine : un acteur très moderne et un chic type ! MARIETTE FLEURY ••Pour peu qu'on «oit .Uentif, jamais être longterng.l'on remarquera souvent tel ou tel petit détail dans une saison qui prend souvent quelques mois plus tard toute la vedette, explique-t- elle et d’ailleurs certaines collections, comme celle de Balenciaga sont toujours prophétiques, en ce sens que son invention personne -le influence très souvent tous ses collègues, une saison ou deux plus tard.jamais ^* 0 *.iiA La ligne qui se profile pour J a-venir sera l’une des mieux a* ceuillies qui soient, car elle est la plus naturelle depuis des années.Marielle Fleury sera aux nôtres des couturiers qui se chargeront cette année encore, de parer nos demoiselles d’honneur, lors du cortège constitué pour escorter notre Miss Radio-Télévision 1959^ Michèle Tisseyre, le soir de *on couronnement.21 FEV.1959 Radiosonde et Télémonde W > PAGE 17 p I DOW EPELAXn mm W&&& Tournée-éclair Pour m’en rendre compte, j’ai voulu faire une rapide tournée dans le quartier de Radio-Canada, et dans les endroits fréquentés par les acteurs, les auteurs et les réalisateurs.cel Dubé et Louis Morisset discutaient avec quatre jolies femmes: Yvette Brind’Amour, Monique Lepage, Monique Miller et Ginette Letondal .Aujourd’hui, presque plus personne !.C’est le vide ! Ceux qui d’entre eux viennent, c’est rapidement.Pour rencontrer un camarade .Une question urgente à traiter.Et beaucoup d’autres clients, surtout des anglais, employés dans les bureaux voisins.Mais “l’atmosphère” artistique n’y est plus.Elle s’est évanouie avec la grève.Et la gentille Madame GhislÜne Tellier, qui dirige sa maison surtout avec unq grande amitié pour tout ce monde du théâtre qu’elle aime semble toute affligée de n’avoir pas la maison remplie de ses “grands amis”.Chez les autres Cet air de désolation se répercute un peu partout ailleurs .jusqu’aux magasins d’alimentation de la rue Ste-Catherine, comme Buywell, et Dionne.Chez Desjardins, évidemment, il y a la clientèle anglaise qui aime les bons homards préparés par cette maison de grande renommée.Mais au Bar, où l’on rencontrait Roger Daveluy, Nicolas Doclin, Gilles de la Rochelle et beaucoup d’autres réalisateurs, on est assez calmes.Il n’y a plus personne ! Même au restaurant d’en bas, où l’on voyait souvent quelques vedettes.Cela se répercute plus loin Chez Stein, où les gens de i* Radio et de la TV allaient dîner on n’en voit presque plus.Et’ naturellement, le QUATRE CENT qui a été le point de départ de la formule “Restaurant des Artistes” marque, lui aussi l’absence dei habitués de la TV.% Tout le monde s’en ressent.Le» parkings à côté de Radio-Canada a vu diminuer sa clientèle de plu» de 75% .Tout a suivi la même chute.Et tout le monde — y compri» les grévistes — se demande: —Mais quand va-t-elle finir, cet-m .grève ?C’est justement ce qui est arrivé avec la grève de Radio Canada qui a eu des répercussions sur toute l’activité d’un nombre considérable de cafés, de bars, de restaurants, de magasins, fréquentés justement par tous ceux qui n’ont pas travaillé pendant plus d’un mois et demi.Pour commencer, me voici chez Joe Muscott, un petit restaurant comme il en existe des milliers dans la Métropole, mais $vec la différence que celui-ci est sis rue Bishop, entre Radio-Canada et la rue Ste-Catherine.Joe, aidé par sa charmante épouse, s’est fait une réputation enviable à cause de ses sandwichs extraordinairement bons.Le matin, il avait une clientèle de choix, très pressée: Mi-ville Couture, Henri Bergeron, Roger de Vaudreuil, Senécal, René Lassard, Marcotte, Harrison, Pearson .C’était ensuite le défilé des machinistes impatients qui voulaient manger bien, et en l’espace de quelques secondes .Cela toute la journée .Jusqu’au soir très tard, à l’heure de l’arrivée des femmes qui travaillent la nuit à faire le grand ménage de l’immeuble du coin.—Et maintenant — me dit le pauvre Joe — mon Restaurant est réduit au repos .Il y a bien les clients de mon magasin .Mais moi, j’avais tellement travaillé pour me faire une place dans la restauration .Au Café des Artistes Je descends Bishop, jusqu’à Dorchester, je fais le tour du grand édifice sombre et devenu sévère, et me voilà dans ce qui était le rendez-vous le plus chatoyant, le plus vif, le plus gai, le plus pittoresque de tout le monde de la Radio et de la Télévision.Déjà le matin de bonne heure le Café des Artistes était mobilisé à Radio-Canada pour le programme de CHEZ MIVILLE, où sous l’oeil aimable de Paul Legendre on servait le café et les croissants aux visiteurs.Mais ici on était sûrs de rencontrer toutes les vedettes .Là bas, la table de Robert Gïdouas, proche de celle de Roland Chenail .Ici, un peu plus loin, on rencontrait Jean Coutu, Edgard Fruitier, Guy Provost et Madame Provost, Camille Ducharme, André Fouché .Dans l’autre salle il y avait Lucie 52 jours de grève ont bouleversé un quurtier! (par Mario DULIANI) Les grèves sont comme les guerres ! Car, ainsi que le faisait remarquer un humoriste, si la paix fait les nids la guerre les détruit l'éternelle vie les rétablit I Heureusement, d’ailleurs.Si non, où irions nous ?Mais c’est tout de même une raison de plus pour bien réfléchir avant de déclarer une grève, car comme la guerre, on sait comment elel commence, mais on ne sait pas toujours comment elle finit.Et comme la guerre elle frappe indirectement beaucoup de .neutres qui n’y “peuvent mais”, et qui écopent parfois assez durement.de Vienne Blanc, avec Robert Choquette.Jean Pierre Masson et Dyne Mousseau .A la table ronde, face à l’entrée, Marc Géli-nas .avec Yoland Guérard .Tandis qu’un peu plus loin, Mar- lftbftOW®mûULMftéfe ttÊWWlfi.¦ Il suffit d’y goûter.et déjà vous découvrez que la Dow est la meilleure des bières ! Cette saveur douce et moelleuse, c’est le résultat du brassage, de la "climatisation” et du vieillissement soigneusement contrôlés qui font de la Dow une bière incomparable.C'EST "LA MEILLEURE BIÈRE QUE VOUS AYEZ JAMAIS BUE" - VOUS LE GARANTIT! PAGE 18 Radiomonde et Télémonde «v- f KIEW-YORK, 19 février (Par télétype)' - Pacifique Plante e*t à N-w-York.Est-ce pour cette raison que la métropole américaine est présentement balayée par une vague de moralité ?On le Airoit oresque .Des policiers sont arrêtés pour protection , les "call-girl*" sont pourchassées; les gamblers sont dépistés; tout le monde interlope en tremble.Dans mon hôtel, se trouvent une vingtaine de detectives continuellement sur le qui-vive, qui guettent à la loupe les agissements de tout le monde.On dirait des tigres qui vont vous sauter dessus à la moindre provocation.R.en de plus drôle pour un touriste.Des centaines de Canadiens, de passage ici depuis upe semaine, ont vu la nervosité des New-Yorkais depuis le debut de la vogue et s'en sont amusés.Dans les taxis (1 8,000), on ne pQrle que de ça.On semble croire, finalement,, que tout monde^à un proche parent, un bon ami qui est menace .Mais, laissons ce New-York "new look" pour pas^r aux nouvelles que nous avons apprises depuis notre arrivée.Nous vous les donnerons en vrac, comme nous les avons cueillies et aussi - il faut bien l'avouer - comme nous avons l'habitude de vous les donner dans cette chronique.Simonne Signoret et Yves Montant ne sont plus communistes Dans une réunion très mondaine du New-York super-snob, comtesse de Machincouette, tout fraîchement arrivée de Paris, nous a confié, en effet, que Signoret et Montant avaient dec leurs cartes de membres du parti.Le lendemain, n°us la confirmation de cette rumeur, puisqu a I passade de F , ' on nous a recelé que des visas avaient déjà été ém.s aux deux artistes de France, leur permettant - pour la première fois - de venir aux USA.Ce sera probablement pour 1 été .Lilo qui remporte, au Plaza, un succès du tonnerre, prend ^““btienCprésentement à Mont-.' rour< d'estoaanol en vue de son prochain voyage a réal, un succès qui n a jamais été £,o Rico ll^vrll) .«dith Piaf, malade tous les après- déposé par une .fanta.srste, Sur midi, chante quand même au Waldorf tous les *°'rs' SUP portée par un bon public et des pilules en quantité .Pola Berger: Fantaisiste polyglotte et universelle noie dans son genre, a quitté Paris un jour pour un contrat d un mots en Egypte et que ce contrat s'est prolongé de dix ans.Durant ce temps, Pola Berger a amusé les publics de toutes les capitales d’Orient et toujours avec un succès foudroyant .A son arrivée en Egypte, elle ne connaissait pas encore cette facilité des langues que la nature lui avait prodiguée.Comme tout le monde elle essayait de se faire comprendre dans la langue du pays.Un jour qu’elle introduisait quelques mots arabes à son répertoire, elle fut surprise d’entendre de la bouche du roi Fa-rouk son appréciation et son étonnement de ce qu’elle n’avait jamais encore osé faire ses numéros et ses chansons dans la langue du pays.En cachette, elle prépara quelques “sketches" et chansons entièrement en arabe.Inutile de décrire l’enthousiasme avec lequel ce nouveau numéro fut accueilli .et quelle joie Pola Berger ressentit en constatant la facilité avec laquelle elle pouvait désormais communiquer avec son public .A partir de cet instant, dans chaque pays où elle passait, elle apprenait la langue locale et refaisait ses “sketches" et ses chansons pour chaque gangue ou chaque dialecte.Pola Berger était devenue une fantaisiste universelle, ce qui l’incita à créer un numéro tout nouveau et très personnel.C’est ce numéro d’ailleurs Tous les chroniqueurs de sport de Montréal étaient ici, dimanche, pour la joute Canadiens-Rangers.Détail important et qui expliquera pourquoi les Jacques Beauchamp, Bob Rivet, Jacques B -rette, Roger Turcotte, Lambert Mayer, et autres étaient s.tranquilles : ils étaient tous accompagnés de leur femme .Lambert Mayer, lui, est resté ici une couple de jours; Pour aller visiler les 115 presses du "Daily News .Gil Laroche et sa femme passent ici f?™'™^ .Vfa“?f ces; nous les avons rencontrés au Radio-C.ty alors que Gil, les yeux mouillés par I emotion ( ?) regar doit danser une dizaine de donzelles en tutu .Qui rencontrez-vous sur Time Square, sur Broadway, *ur 5ième avenue?Des Canadiens et encore ,,fs ?n
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