Radiomonde, 8 mai 1948, samedi 8 mai 1948
¦ ¦ ; ' ; mm W - - 4 Mm::.'; 'ïsËÏS, GÉRARD DELAGE VOI.X • No n • MONTH KAT* 1 M U UK* * • • i H '/ -;' >*• fj:?’ .•> ^ .;• • -*r ii&fr*., V* M •|N ,>N> v «é îivV™ &/A [•.a- iü ; .¦ f>' ; ' ¦*>21 •• * • -, • ¦ y**-.¦ - • mm .v y., Kv.‘ : • \ • -T“^ a„ r .TW?.-‘.'¦i • e lui demande une entrevue.Que ce soit un annonceur une sténo, M Frigon, M La-Jor.de, le ooncierge ou le chat saie des caves du King's Hail’.• • • Devant Dint y Moore, pas même une sténo.Pas même un réalisateur.Etonnant que tout Je monde soit à l'ouvrage.Au oon Stanley, un individu s’approche E me regarde un peu.Puis, il s'arrête.— Pardonnez-moi, monsieur., je ¦‘ai pas L habitude de faire ces choses.mas, vous n’auriez pas dix sous, je voudrais aller prendre une tasse de café.L approche habituelle “A cup of oof fee".Car il parle en anglais.— Vous voulez d.re un verre de bière à la taverne.ià?que je suggérai.L’individu eut un sourire miséreux.— Oh non!_.Je sais que vous ne me croyez pas.Mais, si vous voulez, amenez-moi au restaurant.J’ai faim! E y avait quelque obose de pitoyable dans son intonation.Ses yeux gris avaient un éclat vitreux.E était très maigre.Proprement habillé toutefois.Tout de lu; don-nait l impression de ht sincérité.“Celui-là, il va m'en donner une histoire", me dis-je.Je l’amenai chez Drake.— Comment espériez-vous vous remplir l’estomac avec une tasse de café?lui demandai-je.— Oh, ça stimule, ça trompe la faim.et c’est inutile de demander davantage.Je l’ai réalisé.Voilà au moins vingt personnes à qui je m’adresse.La plupart ne m’ont pas répondu.C’est la première fois que je fais cela.Je sais que vous ne me croyez pas.mais— — Sûrement que je vous crois! Tiens, regardez le menu! Voulez-vous une soupe, un ragout?Je vous alloue soixante sous, lui dis-je en riant pour le mettre à l'aise.• • • Le pauvre diable avait réellement faim.E gratta le fond de l'assiette de son oouteau.Je sug- 'pax, L« SOURDS peuvent entendre de nouveau distinctement avec le plus petit appareil auditif au monde \jêl vImht pfrmH maintenant mm sourds d’entendre de nouveau, le* v»n* faible*.C*fft un appareil d'entendement *4 petit qu'en pe-ut le ten r dan* la paume de la mila.et II permet à de* millier* de perv nne* de ymït d** %er mon*, de la mutiq ie *-i de la rompugnie de* ami*.Accepté par le ron*efl d Médecine Phjalque de I .Amerle n Me dirai A**ociatl I^- romanesque est une ma-ladie littéraire, m'écrit une institutrice en réponse à ma 'hro-nie gauche à droite: Gérard Hr-rthiau-mo, Henri Poulin, l.aurc Comtois, Jean-Paul Kingsley, Orner Renaud, Blanche Gauthier, Charles Denonoourt, Robert Gaduuas, Yvette I xi r rain et M-auric#- Hébert.grivoiserie et "s'il m'est permis ou encore "Un homme cl son de reprendre une vieille plai- péché”, même si cc péché u e«t ganterie, je vous dirai que nous pas celui qu'on pense, la fem-abordons là un sujet sur lequel me v occupe une place fie un auteur dramatique est tou- choix.Et lorsqu'il arrive, cont-jours heureux de s'étendre.me ce fut le cas pour l'un des ‘‘Ecrivain de la radio depuis miens, qu’un programme por-dix ans, je crois pouvoir Irai- le ]e ,ilrc “Ecrit la nuit”, ima- ter de la question.Le rôle de ¦ , r__________ , .; , .ginez si la femme en tut l insti- la femme dans le roman radio- ° „ i .r .iratrice.meme su n est pas m- phomque est forcement consi- e*' ' dérable d'abord parce que la terdit de penser à elle, tout le plupart de ces romans radio- jour, phoniques s’adressent surtout à la femme.Qui dit roman, dit le plus souvent amour, et comment parler d'amour sans parler de la femme?Chaque auteur cherchera à mettre en valeur tantôt la mère canadienne entièrement dévouée à ses enfants, tantôt l’épouse fidèle et courageuse, tantôt la jeune fille moderne, tantôt la midinette, tantôt la femme qui a choisi ce qu'on a cru longtemps être un métier d’homme, une profession libérale, médecine, droit, postes importants dans les affaires, l’administration, ou encore la sténographe, la secrétaire toujours charmante à qui le patron fait le plus souvent la cour, quand il ne finit pas par l’épouser.Einfin, il y a aussi la femme fatale qu’on se hasarde quelquefois à dépeindre.Et puis, comme les auteurs radiophoniques se recrutent surtout chez les hommes, pourquoi ns feraient-ils pas la part très large aux femmes dans les histoires qu'ils écrivent?Quand un programme s'intitule “Francine Louvain”, “Grande Soeur”, “Tante Lucie” ou “Madeleine et Pierre”, il est facile de deviner que la femme y tient un rôle de premier plan.Mais même lorsque ces programmes s'appellent “Métropole”, “Les drames de la vie”, “Rue Principale”, “Le roman d'un chanteur”, “Les Voisins d’en face”, “Yvan l’intrépide”.“En somme, l’on peut dire que la femme est plutôt bien servie par les auteurs radiophoniques et qu'inversement les rôles de femmes sont généralement fort justement interprétés par une pléiade de charmantes artistes à qui il nous fait plaisir de tirer un coup de chapeau lorsqu'on nous en fournit l’occasion”.Voilà qui est clair, logique et manifestement consciencieux.8 MAI 1948 RadioMonde PAGE 7 zsrmrn, Z ce ojCeS (Je te A du Çjeiù et ((es du nu t-dJaint-eJdc OUiS TV o* mai wins d’éducation invitent cliaque année, à cette époque-ci, le grand public à quelque manifestation, que ce soit concert ou représentation dramatique.Nous voyons présentement à l’affiche, Le Roi Cerf qui se donne au Collège de Saint-Laurent; les Cloches de Corne ille, au Mont-Saint-Ix>uis; enfin, samedi dernier, l’église du Gesù était envahie par près de dix-huit cents personnes, à l’occasion de l’inauguration des Fêtes marquant le centenaire du Collège Sainte-Marie.Le chroniqueur de Kadiomonde n’est pas un ancien du collège Sainte-Marie.Mais il a connu plus d’un de ses bacheliers devenus professionnels, devenus parfois, aussi, musiciens de métier.Il n’a donc pas été étonné que l’amicale de l'institution .lit eu l’idée du grand concert que le public a pu entendre samedi eoir et dont les numéros principaux étaient constitués par deux oeuvres nouvelles, une Cantate de Jean Vallerand et des Variations Symphoniques de Clermont Pépin.Nos lecteurs connaissent déjà ces deux compositeurs pour avoir eu l'avantage d'écouter de leurs oeuvres à la Radio.Nous avons nous-même consacré un article à la première audition du Diable dans le Beffroi de Vallerand (le 7 mars 1942).Cette année, le secrétaire du Conservatoire de la Province a fait exécuter, par un choeur puissant, une Cantate vraisemblablement celle qui fut donnée au Congrès Marial d’Ottawa en juin 1947, Il est regrettable que la vaste église, et la résonnance qu’y prenait l’orchestre, ait brouillé l’audition des mots du texte.N’empêche que l’Orphéon de Montréal et la Maîtrise du Collège Sainte-Marie ont fait du superbe travail.Vallerand a bien dirigé l’orchestre, s’il est vrai que l’onde en était trop autoritaire, pour les raisons énoncées plus haut.les Variations de Clermont Pépin, remportaient ce soir-là — comme l’on sait — le grand prix Jean-Lallemand de $500, offert à la meilleure oeuvre symphonique composée à l’occasion du Centenaire.Le public s'est montré enchanté de l’oeuvre.Sous le bâton de M.Désiré Defauw, ces sept ou huit Variations, écrites sur un thème simple et mélodique, ont bien sonné et ont paru dans le style traditionnel, ce qui ne veut pas dire: “périmé’’, loin de là.Nos lecteurs savent déjà, par les journaux, que le concert s’est continué avec des oeuvres de César Franck.M.Raoul Jobin a chanté avec l’art qu’on lui connaît, le Nocturne, la Procession et le Panis Angelicas.L’orchestre symphonique de Montréal a exécuté, comme rarement elle le fait, la Symphonie en Ré de 1 auteur des Béatitudes.Le Rév.Père Bergeron, recteur de Sain-te-M arie, et Me Honoré Parent, président de l’Association des Anciens, peuvent être fiers de leur réussite.Et, dit-on, le journal “La Presse a droit, ainsi que M.Jean T.allemand, à notre reconnaissance pour avoir garanti une partie des frais énormes auxquels l'audition donnait lieu.XXX Le Mont-Saint-Louis, à son tour, célèbre cette semaine ses soixante ans, ayant été fondé en 1888.C est dimanche dernier que les fêtes ont débuté avec les Cloches de Corneville de Plan-quette.D'abord réservé aux anciens, ce spectacle sera donné pour le grand public les 9 et 13 mai prochains.Chef-d’oeuvre de la scène lyrique française, les Cloches ont bénéficié des soins les plus évidents pour ce qui est de leur préparation scénique.On a fait appel à des vedettes de l’extérieur au courant des traditions de la représentation, comme MM.Henri Poitras, Charles-Emile Brodeur, Orner Duranceau, Jean-Pierre Masson et jusqu au maître de ballet, bien connu à Montréal, Maurice Morcnoff.Deux religieux ont la lourde tâche de préparer les choeurs et les rôles adjugés aux élèves: les Rév.Frères Roméo et Maynard, tous deux bacheliers en musique de l’Université de Montréal.Décors et costumes ont été brossés ei préparés par des mains expertes.Lee diverses représentations des Cloches de Corneville ne résument pas, à elles seules, les manifestations de ces fêtes.Lundi soir avait lieu un concert d’orchestre et de fanfare sous la direction du Rév.Frère Maynard.Mardi: une conférence sur le Bienheureux Ilénilde, etc.On peut même admirer, dans les salons de l’institution, un vernissage de cent vingt-cinq toiles du Rév.Frère Gédéon, où l’on remarque, en particulier, d'adorables vieilles maisons de la Côte de Beaupré.Enfin, pour finir, le long de la rue Sanguinet, la clôture est percée et, dans la cour, un trou béant.C’est peut-être le plus fort numéro du programme des Fêtes: on y construira enfin, (à Montréal!) une salle de concert de 2,000 sièges!.Eugène LAPIERRE ES camarades Lapierre et Boivin vous donneront sans doute leurs Impressions du concert présenté au Gesù, samedi dernier, avec le concours de notre Orchestre Symphonique dirigé par Désiré Defauw et offrant une première audition de l'oeuvre primée de Clermont Pépin.Nous aurons sans doute à notre tour l’occtsion de revenir sur cette nouvelle oeuvre d’un jeune Canadien français.Loyonnet.Un autre pianiste nous quitte.Après un séjour de cinq mois dans notre pays, Paul Loyonnet partira dans quelques jours pour l'Amérique du Sud et l'Amérique Centrale où l’attendent de nombreux engagements.Le premier récital de Loyonnet date déjà de deux ans.H avait alors causé grande impression et quand il est revenu cette année présenter ses conférences-concerts sur Beethoven, il a créé sensation.J’avais le plaisir de rencontrer, chez des amis intimes, la semaine dernière, M.et Mme Paul Loyonnet ainsi que leur charmante fille, Béatrice.En soirée, Loyonnet reste le maître, celui qui possède à fond la science de subjuguer un auditoire.Très simple de présentation, Loyonnet sait vite retenir l’attention de son interlocuteur.Etait également invité : M.Ernest Guimont, bien connu à CHLP par ses sketches signés Jean Bart.Et figurez-vous que Vincent FervaJ, l’auteur de la fameuse valse Annette d’Un homme et son péché, était aussi de la soirée, mais cette fois sorts les sympathiques traits de l’auteur de "Philosophie de la musique”, l’abbé Paul-Emile McCaughan.Mais oui! L’abbé Mc-Caughan et Vincent Ferval ne font qu’un! J'eus la primeur d’entendre les premières pages d'une Symphonie écrite par l’abbé McCaughan, où l'on retrouve un peu l'inspiration du meilleur d’Indy, et dont Faul Loyonnet a dit le plus grand bien.Ernest Guimont composa quelques chansons-express avec maîtrise sur Loyonnet.il le fit même reposer sur la pelouse, aux côtés de son "ami” Cortot.Loyonnet s'offrit aimablement pour accompagner la chanson-express.Vous voyez ça d’ici?Ce grand pianiste international qui joue le petit refrain de Montmartre, popularisé chez nous par Henri Letondal! 11 nous fait ensuite entendre, sans se faire prier.Barcarolle de Fauré ainsi que les Variations qu’il interrompt tout à coup, parce que, dit-il, "Fauré est très difficile à se souvenir.il faut le revoir très souvent!” La Danse qui porte le chiffre 2 dans l’album Granados nous fut révélée dans toute sa poésie sous les doigts magiques de Loyonnet.Le pianiste nous apprit que ses dons comme conférencier n’étaient utilisés qu’en France et au Canada.Nous avons quelque peu discuté de sa dernière conférence-concert du Gesù qui nous enti-ctenait de Jean-Sébastien Bach.Un rapprochement entre la biographie signée de Mme Bach et les détails que nous fournit Loyonnet sur le génie allemand causa un semblant de querelle.D’après Loyonnet, “cette Chronique de Anna Magdelina Bach sur son mari n’est pas authentique et il ne s'agirait ni plus ni moins que d'un faux”.Ayant elle-même puisé religieusement aux sources de cette biographie, on comprend que Movable fût difficilement d'accord avec Loyonnet.Il n’y aurait qu’une sanction officielle pour bien établir l'authenticité d’un tel document.Que cela n'empêche pas lee admirateurs du génie Bach de se documenter de ce livre signé Anna Magdelina Bach .Les Loyonnet omt deux enfants: Béatrice, d’une vingtaine d’années, qui a tout le sourire de Janine Sut to, et un grand garçon, qui a décidé de vivre à St-Hyacinthe.Mlle Loyonnet séjournera à Montréal pour encore plusieurs mois.Ses parents n’y reviendront qu'en hiver prochain.Ils emportent du Canada et de ses citoyens une excellente impression.* * * A l’honneur Le jeune chanteur Fernand Martel, qui chanta Pelléas, aux côtés de Maggie Teyte au City Center Opera de New-York.Le Musical Digest de mai en publie un compte rendu intéressant, ne manquant pas de souligner l’effort artistique fourni par ce tout jeune chanteur, qui dut remplacer à pied levé Theodor Uppman, qui se dit "indisposé” au dernier moment.Fernand Martel se vit donc confier la partition du ténor, sans aucune répétition générale.Il se présenta à son auditoire un peu tremblant et son maintien fut convenable, sinon remarquable.Ce qu’on lui a surtout reproché, ce sont les trente ans de moins qu'il a que la vedette féminine, Maggie Teyte.Cette dernière avoue ses M ans.Pour un jeune homme d’une trentaine d'années qui joue le héros Pelléas, il est assez pénible d’incarner un compagnon véridique à une dame de 59 ans, quelque splendides que soient la voix et le jeu d’une aussi sensible interprète que Maggie Teyte.* * * Mais l’art n’a pas d’âge .Autant cette affirmation s’applique à Maggie Teyte, autant elle réussit à Arturo Toscanini qui, à 81 ans, après une saison exténuante à New-York, s’en va diriger à la Seal a de Milan, en juin, pour commémorer le 30e anniversaire de la mort du compositeur Boito.Toscanini a dirigé deux auditions remarquables à New-York au cour» de la dernière saison.Il donna au Carnegie Hall le Te Deum de Verdi et le Requiem.Le célèbre Italien reviendra à New-York à la fin d’octobre pour tenir un engagement à la NBC.* # * Lily Pons et son mari, André Kostelanetz, se feront applaudir dans quelques jours au Conservatoire de Paris et avec l'Orchestre Salisse Rome à Genève.Ces concerts seront suivis de quatre autres à Londres, en juin, dont deux avec Pons et Kostelanetz, et deux avec Kostelanetz, sans soliste.Les Kostelanetz prennent ainsi une vacance bien méritée.et bien artistique.MOZAJLLE LE PARNASSE MUSICAL LACHUTE, P.Q.Editeura de musique élastique et populaire Envoyer un timbre-poste d’un cent pour recevoir notre catalogue.Auditorium du PLATEAU MARDI, 18 mai-8.45 p.m.UNIQUE CONCERT ANDRÉ DASSARY Prix des billets: 3.00 — 2.50 — 2.00 et 1.00 En vente chez Ed.Archambault — Tél.MA.6201 Direction: CHARLES GOULET Les Nouveaux STUDIOS de L’École de danse Lacasse-Morenoff sont situés à 590 avenue de Lasalle une rue à l'est de Pie IX.près de Ste-Cathcrinc CL.0358 PAGE 8 RadioMonde 8 M AI 1948 DE-CI.DE-ÇA.PAR-CI.PAR-LÀ.COUCI-COUÇA ! ir: 1207 est.S.-Catherine HOI r;| °U VEUT K.AUBIN* et A.R.CHARRETTE, y propriétaires.XHflU//UREjj';) rrvT'.s'iËÊt - fi tir, y al y qui possède sans doute un tempé-ramment très docile.b) M.André Fortier, classe des Belles-Lettres, Collège Marie-Médiatrice, a offert une “Madame De-lamare” qui m’a remis en mémoire, les drames de Joseph Lallier.Le courage dans l’épreuve, la ténacité dans l’effort et le coeur maternel y sont chantés avec conviction.2e prix: a) Denise Delorme du Cours Lettres-Sciences du Couvent Marie-Rose, avec son allégorie “Les Familles se reformeront" méritait selon moi, mieux qu’un deuxième prix.Ce sketch qui se passait au ciel, avait de l’originalité de l'allant et des répliqués très justes.Rien de pleurnichard, de cococo ou de mélodramatique.Mais une paix infinie, beaucoup d'espérance et une grande sérénité s’en déga-gaient.Aux jours de nos jours, où il est si rare de rencontrer le calme et le repos ne devrait-on pas accorder un prix spécial à ceux qui se font les promoteurs de la douceur et de la tranquilité?Le sketch a toutefois obtenu le trophée comme étant la meilleure interprétation et la meilleure mise en scène de l'après-midi.— J’aimerais connaître le professeur de diction du Couvent Marie-Rose (est-ce toujours Marcelle Lefort?) elle mérite 'des félicitations.— Le choix des costumes était aussi magnifique.b) Marc-Antoine Simoneau.Ecole Supérieure Beaudet, nous a donné “La Mère au Quêteux Marcotte” une histoire qui a débuté fort bien.mais qui fini tristement.C’est dommage, car l'apothéose finale mise de côté, c’est cette paysannerie qui possédait le plus de force, de vigueur et de vivacité de tous les 3ketehs présentés.— Le jeune auteur l’a écrite dans la langue du terroir et à quelque détail près, il a réussi ce que bien peu d’auteurs ont réussi jusqu’à date: il nous a donné un écho vrai de la langue parlée par nos gens.Généralement lorsqu’il s’agit d’oeuvre du terroir, on exagère tellement et on met dans la bouche des “habitants” de chez-nous des expressions si extraordinaires, qu’il n’y a plus moyen de s’y reconnaître.— Marc Antoine Simoneau fait preuve d'une riche imagination et d'une sensibilité de poète.Ecoutez plutôt son quêteux Marcotte répondre à un enfant qui lui demande si “c'est poison de manger des cannages?”.“Ah!.¦ben.c’est-à-dire .c'est pas comme du manger fait à la maison, d’là soupe aux pois qui a traîné sur une tablette du magasin général pendant des mois, c’est pas comme de la soupe au pois faite à la maison où que les briques de lard flottent dessus comme des glaçons sus la rivière l'printemps.la bonne soupe aux pois de ma vieille mère.” et plus loin parlant de la maison paternelle ".Avec le temps la terre défrichée faisait reculer le bois.tout le long du rang jusqu’au chemin du roi, des belles fermes s'échelonnaient comme des belles dentelles.ça faisait comme une belle nappe au Richelieu où chaque maison de pierres et ses dépendances découpaient leurs dessins.La ¦paroisse grossisait .le village s’étalait autour de l’église comme un cvantail .” N’est-ce pas charmant?Voilà un jeune homme à surveiller si personne ne se met dans l'idée d'entraver sa carrière d’écrivain pour l’orienter vers celle de docteur ou d'avocat.3e prix: a) L'Equipe Guillemette Hébert, composé d'Aline Chavrefils, de Françoise Fréchette et de Rita Reid du Collège Marie-Anne, a produit “Au berceau de notre Race” 'un sketch dans le goût de ceux qu'aimaient les anciens canadiens.Aujourd’hui il nous n semblé un peu patriotard et nationaliste.Tou- - ’ ;¦$&.-I ' .*V;v ¦ - •••• \ ..; ¦ .if ¦ yü.'y?x *,?.e s * •%• * * V FS 'F */ ü I i L f.^_\ » MM > ¦• ¦ PAGE 10 • RadioMonde • t MAI 1948 En haut, à gauche: vue île la scène de la Salle Stanislas durant le programme En haut, à droite: les animateurs du programme: Gilles Pellerin, amionceur, Max Chamitov, directeur de l’ensemble musical; Fernand Robidoux, maître de cérémonies ; Paulette de Oourval, artiste invitée à l’émission de la semaine dernière et M.^ alter, réalisateur.Au centre: le trio Max Chamitov et le maestro, au piano., .En bas, à gauche: après chaque programme, c est la traditionnelle signature des autographes.Au milieu de leurs admiratrices, Gilles Pellerin, Fernand Robidoux et Paulette de Courval.En has.à droite: Vue de foule qui se presse chaque vendredi soir dans la vaste Salle St-Stanislas, rue l aurier Est. ' wBm# ' - v .Jx'.m VjgL'**- #> s^!v 5"/ sSNssssii V SK*< ; irajBgjgsfe ¦#* /-* vt* .I*.Te v.'W vfilPilPil *%&¦& mil \ y\ W»*V '* Vs**' «:' \A^v vvv„ ¦ %.- -SSSSS* :} < \; Hi QUI A DÉCOUVERT YOLANDE?LAGRENADE?La jeune lauréate de "Singing Stars of Tomorrow est appelée à devenir célèbre.#a»J LE NOM de Yolande I -a-grenade, il y a seulement quelques mois presqu’inconnu dans le monde artistique canadien, a pris soudainement un éclat très vif d'un bout à l’autre du pays.I ne nouvelle étoile est apparue sur laquelle tous les yeux sont braqués.On en parle beaucoup et pourtant peu de gens savent quelque chose d’elle.Il est certain surtout qu’on n’a pas fini d’en parler.Le grand chef d orchestre Rex Battle l’a appelée publiquement “l’un des quatre plus beaux coloratura au monde ’.Un autre maître de la musique prédit qu’elle sera d’ici deux ans la “Lily Pons du Canada .On le sait déjà, ce qui a rendu \ olande Lagrenadc tout à coup fameuse, c’est son succès au grand concours des “Singing Stars de Toronto qui vient de se terminer sur les ondes transcanadiennes de la Société Radio-Canada.Elle s’est classée deuxième dans des circonstances absolument difficiles dont nous reparlerons plus loin.Mais, meme à ce rang, c’est elle qui a volé tout le “show”, com-’ne on dit en langage de tliéâ- 'i£ 9 e* 9U> reǰ't aujour-hui les offres les plus aliénantes.C’est elle qu’on a ova- tionnée comme jamais une jeune artiste canadienne-française fut ovationnée “en pays étranger”, si on peut décrire ainsi la belle et grande ville de Toronto.Maie, de tout cela encore, nous reparlerons plus loin.XXX Mais, qui exactement a découvert Yolande Lagrenadc?Voilà la polémique déjà engagée sur un grand train.L’histoire se répète.Maintenant que le bébé est beau, gras, et donne des contre-dos à trois portées au-dessus de l’octave, tout le monde en réclame la paternité ou la maternité.Jci, nous allons soulever une autre polémique, nous le savons.Mais, il faut donner à chacun son dû.Or, voici les faits exacts, ifolande Lagrcnade elle-même nous les a confirmés.Mère Madeleine du Crucifix, du couvent de la Pointe aux Trembles des Dames de la Congrégation, est la première qui ait découvert une jolie voix à la petite Yolande, à sa première année de couvent.Plusieurs années durant, elle a développé et cultivé la jeune voix lui accordant une attention toute spéciale.Et, le plus étrange.c’est qu’aujourd’hui ce premier professeur de Yolande ne sait probablement même pas à quels sommets est parvenue son élève.“J’irai lui annoncer la nouvelle un de ces jours”, dit la jeune lauréate.Car, très modeste, Yolande Lagrenade ne peut pas imaginer que tout le monde sache déjà ses succès.A sa sortie du couvent, elle eut l’idée de prendre des cours de chant et ce fut chez le professeur Roger Larivière qu’elle .alla.Il est encore son professeur aujourd'hui.En voilà donc un autre qui a ses mérites de ce qui s’est produit ces derniers mois.Puis, nous la vimes pour la première fois en public alors qu’elle fut invitée à jouer le rôle de la poupée dans “Les Contes d'Hoffmann”, à côté de Jacques Gérard, Lionel Daunais et Marthe Létoumeau.Elle avait alors 17 ans.C’était en 1942.Son premier tour de chant devant un micro, elle le doit à Claude Sutton qui l’invita à une émission de CHLP.L’an dernier, elle se présente et est acceptée au “Concours (T Amateurs" de CK AC par Lucien Martin.Elle remporte le L’héroisme d’une jeune mère.X J ou ou concours haut la main et un premier prix de $200.C’est ce soir de finale que Mme Berthe Lavoie, réalisatrice à Radio-Canada, entendit la jeune Lagrenade.(Oui, les gens de Radio-Canada écoutent CKAC!) Ce ne fut pas long.Le lendemain, Mme Berthe Lavoie l’amenait aux studios de la Société et lui offrait de chanter aux “Soirées de Chez Nous .Elle fit immédiatement sensation.—“Son grrvs handicap”, de nous dire Mme Lavoie, c’était sa timidité de chanter dans le voisinage d'artistes de la radio comme les Fred Barry, et autres.Elle ne pouvait imaginer que son talent puisse se permettre de coudoyer les leurs”.Un peu plus tard, Roger Da-vcluy l'entent! et la fait chanter sur un programme île Noël irradié en anglais et français par tout le Canada.Puis, successivement, elle obtient un récital et chante avec Jean Bel* land et John Newmark comme voisinage.La petite étoile prend vite du brillant.Les quelques-uns qui, jusque là, l'ont entendue, sont étonnés de ce qu’une telle voix ait pris tant de temps à percer à l’attention publique.Et vient l’hiver dernier.Mme Lavoie, Roger Daveluy et Walter O'Reilly, gérant de CBM, font enregistrer deux disques d’elle.Ils les font parvenir aux animateurs du grand concours “Ringing Stars of Tomorrow’' à Toronto.L’effet est immédiat.I,es gens de Toronto viennent tout de suite à Montréal connaître .la petite inconnue.On l’inscrit sans retard au concours et dès sa première apparition dans la fameuse classique, alors qu’elle chante “Le Rossignol” de Saint-Saëns, et “Les Voix du Printemps”, de Strauss, elle obtient du vaste auditoire ( le Mas-sey Hall une ovation comme il ne s’en ait jamais donné à une candidate de la grande §ér:e.La foule crie littéralement son enthousiasme et Yolande Lagre-nade doit rester deux heures dans les studios, après l'émission, à signer des autographes, à tecevoir des f“licitations.Toute modeste, elle est un peu étourdie par ce succès inattendu et.aussi par d’autres raisons (dont nous reparlerons plus loin).C’est alors que le -rand Rex Battle déclare nubli-nuement: “Vous venez d’entendre l'une des quatre plus belles voix de coloratura au monde”.(Suite à la page 1(5) 8 MAI 1948 RadioMonde PAGE 11 m PAGE 12 RadioMonde % 8 MAI 1948 les bi: vux et les mauvais jours.Voici bientôt les vacances et, aussi, la saison morte pour la geiit radiophonique.Au cours des prochains mois, les magnats feraient bien de faire un rianifn de conscience et de penser aux changements — originalité et talents nouveaux — qui s’imposeront à l'automne dans le domaine du sans-fil.Sinon, les auditeurs se feront encore moins nombreux .C'est sûrement CKVL, le benjamin des postes locaux, qui remporte la palme, pour ses activités et ses initiatives durant les derniers huit mois .CBF a présenté d'excellents programmes de musique classique, plusieurs artistes de concert, des émissions éducatives.Mais, comme par le passé, le sang nouveau a manque, surtout dans les radio-romans .CKAC a eu ses “Jockeys du Jour” recommandables et ses programmes nocturnes soporifiques (L'installation des 10,000 watts, ces jours-ci, aura sans doute permis un repos et des projets plus intéressants aux mlcrophonistes des petites heures) .CHIP reste le paradis des disques.Peu de scrlpteurs et d'artistes ont eu l’occasion d’y amasser le magot .Allons, messieurs, oublions le passé et envisageons un avenir plus brillant .VERS î.’AVENIR .Dans un club du West-End de Londres, le Canadien Jean Cavall a été découvert par les scouts de Gainsborough Pictures d'Angleterre.Son interprétation de “Alouette, gentille Alouette” lui a valu un rôle dans “The Facts of Life” .Raoul Jobin a été accueilli avec tous les honneurs qui convenaient à son talent, lors de la célébration du centenaire, au Collège Sainte-Marie, Le ténor québécois remplira des engagements en Amérique du Sud et à San Francisco, au cours des mois prochains .Ah, comment pouvions-nous manquer ce Théâtre intime du Studio-Quinze, nous qui aimons tant ces initiatives d'un cachet unique.Bravo! Et nous souhaitons d’autres représentations du genre .Fernand Martel, dont le début brillant au City Center Opera de New-York avec Maggie Teyte souleva l’enthousiasme des critiques, se promet bien un repos estival.A l’automne, il est fort probable que le chanteur québécois crée le premier rôle masculin d’une oeuvre de Francis Poulencs, sur la même scène .Avec six mois de préparation, Félix Bertrand devrait soulever l'auditoire de son concert d’orgues, le 3 décembre prochain, sous les auspices de la Société Casavant .m NOUVEAU SOUS I.E SOLEIL.\ lu suite du succès du premier festival de danse canadien, à Winnipeg, on créera une société nationale de ballet.Comme l’on sait qu’il n’est pas Ici question de montrer de l’impartialité, nous recommandons à tous les professeurs montréalais d'adhérer au mouvement.Et cela, pour le plus grand bien d ¦> leur art .Les gouvernements fédéral, provincial el municipal obligent les organisateurs de récital ; d’enfants à payer les taxes habituelles sur les spectacles.C'a, c’est ce qu’on appelle un encouragement aux jeunes .A New-York, on peut acheter partout des appareils de télévision pour $200 et pins.Chez nous, on paiera sans doute £500 et davantage pour ces récepteurs lorsque les compagnies canadiennes se décideront de les fabriquer.Décidément, nous payons fort cher les avantages d'etre citoyens canadiens!!!! .Maintenant, baissons de ton pour parler de choses plus agréables que taxes sur les récitals d’élèves et appareils de télévision.Voici que Mme Roméo de Varennes reserve ses soirées du jeudi, samedi et dimanche à sa petite-fille I.ucie.Pour sûr, c’est une enfant remarquable qui comble de joies la grand’maman.— PAR — L’ACADEMICIEN LE CARNET II I N RADIOMONDAIN.Félicitations aux Dionne (l'associée est Claire Gagnier) ! L’héritier est né le 29 avril, à l’hôpital Notre-Dame, il s'appelle Pierre.François Lavigne a l’intention de; faire du yachting, sitôt lu.saison venue.En effet, ce champion se prépare à établir de nouveaux records de vitesse sur nos eaux les plus limpides.Aprèa ce3 examens à l'Ecole Supérieure de Musique d'Outremont.Madeleine Bastien nécessitait un repos.Cependant, elle a besogné fermement comme l’assistante de Marcel Gagnon, aux locaux des Unionistes durant les jours précédant les soirées-bénéfices .Ah, ce sont les Ernest Hébert qui restent fiérots de leur fieton Michel! Et avec raison; car, celui-là montre des dons remarquables peur la scène .Dans le tram St-Denis, Estelle Piquette nous est soudainement apparue resplendissante de beauté.Comme ce fut agréable de la revoir avec son sourire! .Les Ernest Loiselle (et il ne faut pas oublier le fiaton) coulent des jours heureux dans leur nouveau pied-à-terre du nord de la ville.Après Shawbridge, l'existence de citadins fait un changement tout de même .Dans trois semaines, nous connaîtrons les gagnants des “Metropolitan Auditions of the Air".Notre favori reste Denis Harbour .AGENDA ACADEMIQUE.“Ti-Coq” semble être assuré d'un succès éclatant.U n'y a pas à dire, Gratien Géllnas connaît son affaire lorsqu'il s'agit de présenter un spectacle .Rencontré Willie Fréchette, le lendemain d’une représentation donnée à Mont-Rolland, avec une troupe locale.Prlsti! Ce doit être dur de voyager ainsi soir et matin; niais, quand on est un comédien de carrière .Paul-André Joly, commentateur indépendant à CHEF, a prononcé le discours de circonstance, lors du diner offert à Maurice Chevalier.Ce fut.dit-on, un événement d’importance que la venue du chanteur français dans cette jolie ville .Lorsque le navire-école “La Jeanne-d’Arr” viendra à Montréal, en juin, José Delaquer-rière sera décoré officiellement par un haut dignitaire du gouvernement français.A cette occasion.Choeur de France chantera pour l’équipage et les invités d'honneur .LucUIe Dumont s'intéresse énormément aux petiots talentueux qui apprennent le chant et la diction.On peut croire que son encouragement fait grandement plaisir et permet à plusieurs d’envisager l'avenir avec confiance .Cécile Préfontalne entreprendra une tournée de récitals-conjoints en province, au cours de l’été.Meilleurs voeux de succès .RIDEAU.A “Radio-Entrevues'', Jeanne Frey et Phil Lauzon y allaient à qui mieux mieux.Qu’importe qu'un des invités hebdomadaire oublie de faire son apparition, lorsqu'on peut improviser avec autant d'aisance.Les troupes de tournée se préparent pour la saison qui vient.Notre petit doigt nous dit que les prochains mois seront favorables à tous ces artistes ainsi qu'aux directeurs .A quelle date eera donné le premier tour de manivelle de la version cinématographique de “Un Homme et son Péché”, aux studios mascoutains de Quebec Productions?On peut croire que ce sera à l’été, alors que les interprètes des rôles connaîtront le répit annuel .Suggestion: les réalisateurs et ceux qui aiment dire des poèmes sur les ondes trouveront profit à lire “Ballades de la petite Extrace”, par Alphonse Piché.Avec Piché, un grand poète nous est né .Pour les discophilcs: Une série d'albums, dite série Héritage, vient de faire son apparition à New-York.Voici des enregistrements réalisés de 1906 à 1911 avec le concours de Caruso, Fernando de Lucia, Maurice Renaud, Barronat, et autres chanteurs d’opéra du temps.Quel amant de la musique ne voudra pas se procurer ces disques?.Henri Uryglun et Roland d’Amour sont au nombre des Invité» spéciaux du programme LE JOCKEY DU JOUR, présenté à CKAC tous les jours à 11 h.30.Henri Deyglun est entendu le lundi 10 mai, tandis que Roland d'Amour présente son programme le mercredi 12 mai.RECITAL D’ORGUE Voici le programme qu’interprétera Jacqueline D.-Rioux, organiste, au récital diffusé par Radio-Canada, le vendredi 7 mai, à 10 h.30 du soir: Chaconne Louis Couperin Prélude et Fugue en do majeur Bach Stella matutina Henri Damer Sonata Da Chiesa Hendrick Andriessen DUO DE FRANÇAIS Le réseau français de Radio-Canada a inscrit à sou horaire du jeudi soir, de 8 h.30 à 9 heures, une série de récitals par les Mar-son, pianistes-duettistes.Cette série succède à “CIL présente Sérénade” qui vient de terminer sa première saison a Radio-Canada.• ' C’est Is meilleur moyen de vous assurer la lecture régulière de R\DIOMONI)E.Découpes le bulletin ci-dessous et mettez-le à la poste dès aujourd’hui, accompagné d'un mandat postal, à RADIO-MONDE, 1434 ouest, Sainte-Catherine, Montréal, i-: .-.v- • : >¦' .Veuillez, je vous prie* m expédier votre journal à l’adresse suivante: r .¦ nom A.Adresse Ville pour.numéros, à partir de Signé TARIF 52 numéros $3.50 26 numéroi $2.00 13 numéros $1.00 N.B.— Faire remise par bon de poste ou mandat-poste seulement. :;•ndant*i particulier» en î* mm**».(ieorre* N>mnn> ef Marrfl livnlne.no» *.mm** 8 MAI 1943 • RadioMonde PAGE 13 JEAN LUMIERE jean Lumière e«t bien à ! image dt.ba voix, c'est-à-dire très doux.Très réservé, le merveilleux chanteur vous séduit par sa préoenta-tion empreinte de simplicité et de gentillesse.O grand garçon aux épaules légèrement voûtées, aux yeux perdus dans je ne sais quel rêve intérieur, est né dans le beau paysage de la Provence.Il a gardé dans son coeur la nostalgie des journées ensoleillées de son enfance et aussi une légère pointe d’accent méridional quand U parte.UNE AME D'ARTISTE Grande vedette de la chanson, Jean Lumière nous raconte sa vie avec sobriété.Dès son plus jeune âge, Jean était attiré par les mélodies.Il a vécu, en somme, avec elles, pleines de poésie et de tendresse, de Paul Peimet: ’Tout le mérite n’en revient-il pas à mon radieux pays de Provence, terre d’élection de la poésie, où la nature est très évoca- dre dans la capitale.On l’engage dans un music-hall, après audition devant le public.Les spectateurs furent captivés par cet artiste débutant qui chantait avec tant d’émotion de ravissantes mélodies.On acclama chaleureusement le jeune méridional, ce qui fit dire au directeur de l’établissement: ‘‘Il n’y a que Fragson et vous qui aient eu un pareil succès”.Un grand chanteur de charme — dans la meilleure acceptation du terme — était né.Jean Lumière devient en quelques jours une gTande vedette, sans aucun artifice publicitaire, mais par la force de son grand talent et son travail opiniâtre mis au service de sa si jolie voix.E chante le répertoire de Lucienne Boyer avec sensibilité: “Parlez-moi d’amour", “Un amour comme le nôtre".Et puis, ses propres créations qu’il a marquées d’un art si personnel: “De tango chinois", et surtout "La petite église" JEAN LUMIÈRE Oin-Oin se trouve dans le train en face d’un monsieur affligé d’un énorme goitre qui lui déforme le cou.Oin-Oin, insupportable, ne reste pas un instant en.place, joue avec la portière, s’assied usr S** chapeau du monsieur, écrase les pieds d’une dame, et multiplie les sottises à tel point que le monsieur au goitre, agacé, lui dit: — Si tu n’es pas sage.Je vais te mangert — Avale d’abord celui que tu as dans la gorge, lui rétorque Oin-Oin.diversement interprété.‘‘Quand on ne fait pas parler de soi, dans notre métier, nous dit-il, c’est là qu’on en parte le plus”.Et effectivement, la rumeur publique a fait courir les bruits les plus divers et les plus dénués de fondement sur Jean Lumière: on l’a déclaré tuberculeux, aveugle, puis mort, puis on l’a ressuscité pour affirmer qu’il était entré dans les ordres.Jean Lumière f&it fi de tous ces potins.E recherche la solitude et le recueillement, si nécessaires à un artiste dont la mission est de toujours aspirer à la perfection.Ses distractions préférées sont la lecture des classiques, et la décoration de son intérieur.II a pour livre de chevet les Pensées de Marc-Aurèle.Jean Lumière n’est pas seulement un grand chanteur, mais un homme exquis et raffiné.La nature de son courrier est à la mesure de sa sensibilité, car il reçoit énormément de lettres de déshérités, de malades, de personnes qui ont souffert de la vie, et à qui ses mélodies apportent un peu de soleil.Rieur, les yeux malicieux, .JEAN LALUM1EKE aime les chansons tendres qu’il interprète avec tant de bonheur.Mais il apprécie également la gaieté et les chansons joyeuses qui retentissent sous le ciel toujours bleu de Provence.NOUVEAUTÉS DU DISQUE trice, et vous donne l’Inspiration?” Ainsi s’exprime celui que Jean Boyer appelait “poefa” — un mot qu’il avait créé pour son illustre interprète.C’est comme comédien que Jean Lumière débuta sur les planches.Entré au Conservatoire, il y fut le partenaire de Fanely Révoil.II joua nos grands classiques.II obtint le premier prix hors-concours de tragédie et de comédie.C’est en chantant dans Le Médecin malgré lui, de Molière, çjue ses oama-i •• I remarquèrent sa jolie voix.Ils lui conseillèrent de travailler le chant, pour lequel il montrait de si brillantes dispositions.Comme il n’obtenait aucun engagement de chanteur, et qu’il lui fallait bien gagner sa vie, le jeune homme dut — malgré ses aptitudes vocales — accepter de jouer les “boys” et de danser dans des opérettes marseillaises.“L.4 PETITE EGLISE” Jean Lumière décide de se ren- qui a battu, grâce à son interprétation, tous les records de la chanson.On lui réclame encore “La petite église" treize ans après qu’il Tait "lancée”.Jean Lumière perpétue la belle tradition de la chanson française.Ses innombrables admiratrices lui réclament sans cesse ses anciens succès.Ce qui laisse supposer qu’en France on n’est pas féru que de swings et autres rythmes syncopes plus ou moins barbares.UNE VIE SOLITAIRE Notre chanteur voyage beaucoup et se rendra prochainement au Canada.II débutera à Québec, et fera le cycle des grandes villes.Jean Lumière a promis une visite à RADIOMONDE, et envoie déjà un cordial bonjour à tous ses lecteurs.En attendant ce beau voyage, cjue nous lui envions, le créateur du “Bateau, de pèche” mène une vie bien calme et bien tranquille, et, comme il fuit toute publicité tapageuse, son silence est l’ublldté radiophonique: ~~ rhubes, gadarrhes, doux, nue zeule hagdllle dardenbion! DANSE ¦ ROBERT MAVOCNZY ET SON JAZZ Le style Be-Bop a ses amateurs, et les amateurs goûteront l’interprétation que donne Mavounzy de “Sèvres-Babylonc” et de “Sweet and Bebop", deux >euvres de Allan Jeffreys, enregistrées sur disque Swing SW 265.II est possible que les profanes soient un peu heurtés par l’inattendu de cette interprétation, et préfèrent “Sweet and Bebop" à l’autre morceau.Néanmoins, ils reconnaîtront à l’ensemble des musiciens une virtuosité au-dessus de tout éloge.Un curieqx disque que — si l’on en a la volonté — Ton appréciera davantage à la dixième audition.JANINE ROTANTS ET SON PIANO-JAZZ Le piano-jazz a le droit de cité dans le domaine de l’exécution instrumentale.Janine Rotants se montre aussi brillante interprète que compositrice dans le disque Pacaflc JF 6040 où elle a enregistré “Tea for two”, le célèbre fox de Younians, et.(pourquoi pas?) “Boogie for two” dont elle a composé la musique.Janine Rotants semble disposer d’un piano à sa mesure.Elle en joue avec beaucoup de nuances et de rythme.Le c ébut de son boogie est une trouvaille très musicale, et même, si Ton ose écrire, un vrai boogie symphonique.HENRI ROSSOTTI ET SON ORCHESTRE Ces spécialistes de la rumba et de la samba nous étonneront toujours par la variété de leurs interprétations et la richesse de leurs ressources orchestrales.Voici quatre danses de ce genre: “Réflexion”, une rumba dont Ronato chante le refrain."Oaé-eaé”, une samba qui satisfera les danseurs les plus exigeants.Il s’agit du disque Pacifie JF 6032.Mais on appréciera davantage “Cavacuinlio”, une guaracha propre, par son dynamisme, à entraîner les plus rébarbatifs sur les sentiers de la danse, et dans lequel une flûte, réputée instrument doux, joue un rôle très entraînant.C’est un disque Pacific JF 6050, qui contient également “Tambo”, une autre guaracha colorée.ANDRE BARREN ET SON QUINTETTE Les mélodies de Paul Delmet, comme “Envoi de Fleurs”, sont réputées tendres et douces.André Karren en fait quelque chose de rythmé, tout en restant dans l’esprit de l’oeuvre.Il procède d’ailleurs progressivement, et le début de chacune de ses interprétations reste très près de la mélodie originelle.Très enveloppante, son Interprétation du célèbre “Flots du Danube” d’Ivanovici, qui compose la deuxième face de ce disque Sofradi S 1314, dune excellente qualité technique et d’une étonnante musicalité.CHANSONS SUZV SOI.IDOR Comme elles sont plaisantes, les chansons de Suzy Solidor! Elles évoquent les ports, les boîtes à matelots, les caboulots où Ton danse, les brèves rencontres, les départs brusqués.Les deux faces du disques Decca 8226 sont dans la ligne des bons enregistrements de cette artiste.Si “Un air d’accordéon” est déjà un vieux succès, “Amours Banales”, de Guy Lafarge, aura la préférence des auditeurs.La voix chaude de Suzy Solidor y trouve une mélodie à sa mesure, au poignant réalisme et à la nostalgie contagieuse.TOHAMA Au répertoire des chansons modernes aimées des petits et des grands se trouvent deux chansons que Tohama interprète sur le disque Decca 8225, avec sa grâce habituelle et sa diction parfaite.D’abord, “Jimho Téiéphant”, une berceuse d’André Grossi, que Tohama chante d une façon alerte, différente du genre triste habituellement adopté par d’autres interprètes.Même' enjouement dans “Le petit chaperon rouge”, dont Loulou Gasté et F.Giraud ont modifié la classique moralité.Excellent soutien de l’orchestre Raymond Legrand, qui crée pour l’occasion un véritable décor sonore.LISETTE JAMBEL Cette chanteuse à la voix fraîche et pointue a conquis le public par sa grâce gentille et le charme de son timbre si pur.Sur un air populaire, Henri Kybnlck a composé des paroles moins .légères, pour en faire une chanson à la portée de tous.Lisette Jambel l’interprète avec l’espièglerie qui lui est coutumière.Sur l’autre face de ce disque Pathé PA 2466 est gravee une valse de Blanche Poterat et Allain, plus sàrieuse, mais pour laquelle l’accompagnement de l’orchestre Marius Codte sait se faire à la fois doux et rythmé.INSTRUMENT ¦ NATHALIE KARENA, PIANISTE Continuant sa série d’enregistrement de Valses de Chopin, Natalie Karena aborde avec bonheur l’interprétation de ces classiques du piano.Sa facture personnelle, sa technique parfaite, en font un modèle et un exemple pour les générations de planistes à venir.Notons particulièrement la brillante interpretation de la “Valse en La bémol majeur” et de la “Valse en vous Dans la même quinzaine, voici que nous avons leçu deux romans canadiens.L’un, I-a neige et le feu, de Pierre Baiilargeon, a été achevé d’imprimer au début d’avril, 1948; l’autre, Nuages sur les brûlés, d’Hervé Biron ne porte aucune date d’édition, ce qui est un grand tort et déroutera, dans l'avenir, les collectionneu rs.Nuages sur les brûlés m’a prodigieusement captivé.J’avoue avoir commencé de feuilleter ce volume, avec la sourde appréhension d'avoir à digérer un de ccs bouquins du terroir, généralement incomestible.qui se ressemblent, comme des jumeaux identiques, trait pour trait: ambiance, langage, et procédés d’invention.Je ne m’étais pas NUAGES SUR LES BRULES par Hervé Biron Editions Fernand Pilon aventuré très loin dans ce que je croyais être un maquis de clichés et de répétitions, quand je fus pris par ce récit, dont seul le dénouement est puéril, sinon à moquer pour son introduction de naissances quasi-miraculeuses et faites pour promouvoir la cause de la repopulation.Au temps que je faisais du reportage, dans les quotidiens, j’avais assisté, vers 1934, à la gare Moreau, au départ de chômeurs, que les administrateurs provinciaux dirigeaient, afin qu'ils y trouvent un gagne-pain, vers les terres de colonisation de l’Abitibi.J'avais observé — avec une certaine pitié — la gTisaille de la déroute prochaine sur les visages de ces hommes, qui n’avaient connu autre sol que le pavage de la ville et autres travaux que ceux des usines maintenant inactives et que des bonnes volontés cherchaient à transformer en essoucheurs, laboureurs et cultivateurs.Monsieur Hervé Biron a été frappé du même spectacle.Il l’a vu apparemment de la région des Trois-Rivières.Lui, il a suivi ce troupeau de “découvreurs", jusqu’au Témiscamingue où il a étudié ses premières réactions, ses virevoltes de découragement et d’enthousiasme, ses resquilles et son installation définitive.L’auteur a choisi de loger sa petite colonie au centre du canton de Montbeillard, où il a réuni tous les types particuliers, qui firent partie de la cohorte venue par là, pour s’y incruster.£ H Cette étude, tout en y émondant ce qu’elle peut avoir de trop optimiste, est très intéressante Les Américains y trouveraient une “cavalcade’’ de cette période pendant laquelle le désespoir du sans-travail citadin se transforma en volonté de réussir sur la terre, qu’on arracherait à la forêt.Qu’on ne se trompe pas, Nuages sur les brûlés n’est pas un documentaire fastidieux, c’est un roman, aux diverses intrigues bien menées, qui saisit son lecteur et le retient.Le style est simple et agréable.La narration est coulante et colorée.On ne peut s'empêcher de penser, malgré soi, à Maria Chapdelaine.* * * Pierre Baiilargeon a déjà publié plusieurs oeuvres: Hasard et moi, 1940; Eglogues, 1943; I,es médisances «le Claude Perrin, 45; Commerce, 1947 et voici, La neige et le feu.Voilà beaucoup de travail littéraire en peu de temps.Et du beau travail La neige et le feu est un récit assez étrange, fait d’introspection où la subtilité se mêle à la naïveté et qui laisse une impression de nihilisme moral.Le héros, c'est-à-dire le seul personnage, qui soit l’objet, je dirais de vivisection, est Philippe Boureil, dont la vie, plutôt la portion de vie qui fait l’objet du livre, débute sur une désillusion: la trahison de sa femme et se termine sur le plus noir des pessimismes.Boureil.par ses contradictions, son insécurité en sol-même, ses demi-révoltes, ses demi-consentements, son indécision, ses manques d'initiatives donne le ton au récit.11 est attachant du point de vue humain, mais devient lassant comme individu.Il a le grand avantage, cependant, de soulever, sans les régler, toutes les préoccupations, qui assiègent les natures hypersensibles et Idéalistes, qui veulent se rebiffer contre le matérialisme quotidien.Boureil plaira aux âmes sentimentales.Rané-O.BOIVIN LA NEIGE ET LE FEU par Pierre Baiilargeon Editions Variétés AK?¦ v m .Jeudi dernier, les chefs de département du poste OKAC étaient les invités de la Chambre de Commerce de Montréal à l'occasion du dernier dages publié par Les Editions Variétés.En vente dans toutes les librairies et aux Editions Variétés, 1410, rue Stanley.Montréal.“POLYDOR” A L’ACADEMIE QUERBES Ce n'est pas tous les jours que l’on a l'ocoasion d'assinter à une création thétrale à Montréal.Cette année nous n’aurons eu dans ce genre que "Le Teimpa de Vivre” de Pierre Dagen&is, "Tit-Cog” de Gratiem G-élinas et “Polydor”, d’Ernest P&llascio-Morin et Maurice Huot.Cette dernière oeuvre, une comédie, sera créée sur la scène de l'Académie Querbes à Outre-mont le 20 mal au soir à l'occasion de la réunion des anciens.Le R.F.Rose, C.S.V., directeur cle l’Académie Querbes invite tous les anciens à assister à ce spectacle unique et est fier d’offrir une primeur en cette occasion.Les répétitions vont bon train et la distribution comprend: Maurice Huot, dans le rôle de Polydor; Marie-Paule Barbeau; Louise Poitras, Claude Trudel, Jacques Vadbon-ooeur, Marcel Dubois et Pierre Bourgoin.MM.Pallascio-Morin et Maurice Huot sont deux journalistes de Montréal dont le talent saura réjouir les auditeurs.Entrés libre.ILLIONS PACTES DE L'ETAT CIVIL MICROFILMÉS SONT AU SERVICE DE NOS SAVANTS V «m 4» « TW», *** ¦Jfs*ii ••.'Vio INSTITUT GENEALOGIQUE DROUIN PAGE 14 * • RadioMonde • 8 MAI 1948 SPORTS REVUE : AVEC ROLLAND BAVEUR CK VL D EFFET DEMAIN MATIN KjsP R.O.B PAR a MAI 19 w RadioMonde PAGE 15 Quel impressionnant spectacle, pour les Anciens du Collège Sainte-Marie, dont les fêtes du centenaire de fondation se i ontinuent jusqu’à dimanche soir, que d’assister, samedi — soir d'ouverture des célébrations — réunis dans la nef du Gesù, à un des concerts symphoniques les mieux réussis, avec orchestre des Concerts symphoniques de Montréal, sous la direction de Désiré Defauw.court récital de Raoul Jobin, du Metropolitan Opera, et création d’une oeuvre originale, soumise à un concours par un jeune homme de 21 ans.Clermont Pépin.Je n’ai ni ia prétention, ni le désir d’évaluer les “Variations symphoniques” de Clermont Pépin, qui n’a pas du tout l’air d'un musicien, qui est un grand garçon un peu intimidé, qui n’est ni maniaque ni nébuleux dans sa personne et qui laissait voir un immense plaisir d’avoir décroché les honneurs de cette soirée en même temps que le prix Jean Lallemand.Ses “Variations symphoniques” ont soulevé des applaudissements spontanés et chauds.Notre camarade.Monsieur Eugène Lapierre, dans sa chronique de musique, donnera sur cette oeuvre, une opinion de spécialiste, ce que je ne saurais faire, estimant en mon for intérieur, que quelques exercices de crin-crin sur un violon et quelques pianotages dans mon adolescence ne me donnent pas l’autorité voulue pour estimer à sa juste valeur une composition symphonique, dont Monsieur Désiré Defauw paraissait avoir grand orgueil de diriger la création.“Variations symphoniques" m’ont extrêmement plu et captivé.Elles ne m’ont pas dérouté par trop de modernisme et ont ravi mon oreille.Il était véritablement émouvant de voir le jeune compositeur se diriger vers le pupitre du directeur, pour recevoir des félicitations de ce dernier et le prix au concours.Le deuxième gagnant est Monsieur Alexander Broth.Le concert s’ouvrit sur une Cantate, fort animée de M.Jean Vallerand qui dirigea l’orchestre, l’Orphéon municipal de Montréal et la maîtrise des élèves du Collège Sainte-Marie.Monsieur Raoul Jobin était le soliste.11 faut croire que le bocal n'avantageait pas ce déploiement, car l’ensemble donna une impression de confusion, les instrumentistes couvrant parfois les chanteurs.Le reste du programme comprenait trois oeuvres lyriques de César Franck: Nocturne, La procession, Panis angelicus, dernière pièce que Monsieur Jobin dut donner en rappel.Enfin, Monsieur Désiré Defauw dirigea la symphonie en Ré mineur de César Franck avec une puissance telle que l’auditoire acclama.Le Révérend Père Recteur et les Anciens furent ensuite invités à une réception au Collège.Concert merveilleux.Impression indescriptible.LE GOUT RADIOPHONIQUE Sans doute, à cause de cette manie bien canadienne-française, de nous déprécier, il nous arrive souvent de tenir nos goûts radiophoniques pour élémentaires, sinon grotesques.Voici ce qui nous permettra de comparer avec d'autres auditoires de LS.F.On trouvera ici des sondages sur la popularité des émissions diffusées en Belgique.L’Institut national des statistiques vient de dépouiller les résultats du referendum organisé par i IN.R., referendum qui comportait une série de questions précises sur la composition des programmes radiophoniques.Ces chiffres ont paru dans la publication mensuelle de l’O.I.R.EMISSIONS PARLEES Grand*; INFORMATIONS préfé- rence Préfé- rence Indif- férence Hosti- lité ¦ Sans réponse Journal parlé REPORTAGES % 42.9 % 31.9 % 19.05 % 3.7.fi* /O 2.0 Sportifs 26.3 23.0 30.01 16.0 4.6.D’actualité THEATRE 21.6 35.0 29.1 9.6 47 Classique 32.6 24.7 23.3 14.2 5.2 Mélodrame 12.1 20.8 34.8 26.6 5.7.De boulevard 19.4 24.9 31.7 18.5 5.5 Contemporain 19.3 31.2 29.2 14.0 6.1 D avant-garde 11.3 18.6 36.4 26.0 8.2 JEUX RADIOPHONIQUES F.n une séance 33.5 26.5 22.5 12.2 5.3 • Feuilleton 8.2.16.7 33.5 34.3 7.3 SEANCES firandç LITTERAIRES préfé- rence Préfé- rence Indif- férence Hoeti- litè - Sane réponse 13.Homm.à un écriv.% 13.9 % 266.% 35.2 % 19.0 % 5.3 14.Réci.de poésie 11.3 18.7 36.1 26.8 7.1 15.Radio universit.21.4 24.5 37.8.10.9 5.4 16.Radio scolaire 15.8 20.6 46.9 10.6 6.1 17.Trib.des jeunes 19.5 21.0 41.7 11.6 6.2 18.Radio-Jeunesse 21.1 21.6 42.0 10.0 5.3 19.Radio agricole 3.2 6.2.54.6 29.0 7.0 20.Demi-heure des commer.et artisans 3.1 6.7 54.4 28.8 7.0 21.Magaz.de femme 8.6 19.0 47.8 19.1 5.5 22.Dimanc.lllus.13.1 19.2 44.1 14 6 9.0 MAGAZINE DES ACTUALITES 23.Billet du jouT 34.8 25.0 26.0 10.1 4.1 24.Opinion mondia.19.2 30.8 33.0 13.0 4.1 25.Vie intellect.17.8 34.8 32.3 13.0 4.0 26.Actua.sonores 17.4 31.2 34.2 12.2 5.0 27.Enquêtes 13.6.26 0 40.6.13.4 6.4 28.Chro.Coloni.20.2 30.0 33.1 11.6 5.1 29.Présentation de-s gr.concerts 31.5 23.1 26.1 15.6.3.7 30.Init.musica.31.1 21.9 28.1 13.5 5.4 LES COURS 31.Flamand 8.2 12.1 51.7 21.4 6.6 32.Anglais 13 9 15.7 47.1 18.0 5.3 33.Gymynastique 8.3.12.3 51.7 21.4 6.6 34.Causeries documentaires 18.5 33.4 31.4 11.4 5.3 35.Tribu.Libre: Politique 7.0 10.6 26.6 51.4 4.4 36.Caus.Religi.et Philosophique 15.2 19.2 29.1 32.3 4.2.Voilà pour les émissions parlées.Dans un prochair terminer, je soumets cette Version française de “Too Fat Polka’’, Que l’on transforme: “She is too fat for me", en "Elle a trop de bedaine pour moi" et on aura atteint au summum de l’art lyrique et de l’intelligence.ROB Cé' DIMANCHE PROCHAIN Ji: 9 MAI P c'est La Fête des MÈRES .la Vôtre aime certainement le BIJOUX et surtout le,h nou vr mitée «mi *»«• trouvent rbre W.RIOPEL “t’n bijoutier de confinée” 902 EST, BELANGER nible an C’anada.I.a CRGNPS IlIANA, le aenl pro-dolt u«l donne nne ana mentation rapide du lninte par nne action bienfaisante Niir la pulnannce vitale den glande* mammalren.Pria f-OO.I.nvnl riUeret.Nona acceptons le* C.O.D.Laboratoire Marie-France, Dép.212R C.P.137, Sta.Delorimier, Montréal.P.Q.PAGE 18 • RadioMonde • 8 mai ma felicitations de la part des L ECTEURS a: Roland Bayeur, Huguett -Oiienv Muriel Millard.Jacques Normand.Robert" L'Herbier, Yvon Goulet, Miville Cou-.ri.Paul Gury, Denise Proulx, Berthe planie Fernand Choquette, Jeanne Quintal Georges Toupin.Camille Dueharme, Roland Giguère, Jean Lajeunesse, Jean-Masson, Gilles Pelletier, Germaine t.jnvre Janine Giugras, Fernande Larl-vjèr,' Lucile Laporte, René Verne, Fernand Robidoux, Alys Robi.Mimi D’Estée, Claudette J an y, Maurice Thisdel, Ginette Leton-,jal Nicole Germain, Jean Lajoie.— ?— I_Muriel Millard porte-t-elle son vrai nom?,_\_t-el|e un programme régulier actuelle- ment?ROSE PALE 1 -Certainement.2 oui, tous les mercredis soir à CKVL au programme "Coquetel et Chansons” qui passe de 8.30 hres à 9 hree.— ?— THERESE SEGUIN, MONTREAL.Je regrette beucoup, chère amie, mais je ne puis absolument me rendre à votre demande à la prochaine fois.— ?— j_Qui incarne le rôle de Dédé dans "Made- leine et Pier ne"?2 _Voulez-vous me parler de lui?3 _Kst-ce que tous les artiste sont catho- lique?Si non, qui ne le sont pas?UNE QUI VOUDRAIT DEVENIR ARTISTE 1 Georges-André Paquin.2 Georges-André Paquin a les yeux brur.s et les cheveux châtins.Il fréquente l'école Brébeuf de Rosemont.Il étudie aussi la diction et le chant avec Mme Je*n-Louis Audet.3 Avez-vous bien pensé à ce que vous me demandiez?C’est, très indiscret, savez-vous; tout autant que si je vous demandais de me raconter votre dernière confession.Qu'en dites-vous?— ?— 1—la photo
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