Radiomonde, 26 février 1949, samedi 26 février 1949
10 CèlNTS 1.R NLMhaOi .***.« .#$v .r.f LISE ROY, chanteuse (Miss Radio j (Mme JACQUES NORMAND) 1949) | i’JIOïO* Attn^tta * BmS VOL XI • No U • MONTREAL» 26 FEVRIER lit» 9783^1 REDIGEE PAR LE REPRESENTANT DE PKK SSE ET D’INFORMATION A R Al Ut M AN AD A 'La Nouvelle Idole' jouée à Radio-Canada Le Théâtre de Radio-Collège jouera “La Nouvelle Idole’’ de François de Curel à son émission du dimanche, 27 février, à 7 heures du soir.Ce drame a été créé en 1899 et c’est l’un des meilleurs exemples du théâtre à thèse François Lavigne interprétera le rôle du Dr àlbert Donnât, Yvette Thuot celui de sa femme, Louise, et Jean-Pierre Masson, celui de Maurice Cormier.• François de Curel a porté à la scène des sujets de psychologie et de sociologie, et il a cherché à les approfondir sans manquer aux lois fondamentales du théâtre.La formule eut beaucoup de succès au début du siècle mais elle a été abandonné parce que, la plupart du temps, la thèse étouffait l’art.Le sujet de "La Nouvelle Idole” reste actuel et.par là.il peut encore Le Quart d'Heure de détente —u— MARDI et JEUDI 1 h.45 p.m.ARTISTES INVITES : S MARS Armand CAYF.R baryton 10 MARS Marie IOSCH harpiste 17 MARS Réjane CARDINAL contralto 24 MARS Janine GINGRAS diseuse SI MARS Lucien MARI IN violoniste ?ICI, RADIO-CANADA nous toucher.C’est, en quelques mots, le drame de l’homme qui doit choisoir entre sa raison et sa foi, la science et Dieu.Dans ce débat, son bonheur conjugal et sa vie même se trouvent engagés.Il s’agit d’un médecin qui poursuit des recherches sur le cancer et il va jusqu'à se donner cette terrible maladie pour mieux en étudier le développement et, si possible, pour la vaincre.On le voit, François de Curel a voulu se rendre à la limite de son sujet, jusqu'au point où sa thèse pourrait rencontrer la réalité et se transformer en un problème vital.Il a abordé un grand sujet, mais a-t-il réussi à en faire une oeuvre vivante?Ceux qui écouteront l'émission de Radio-Collège, dimanche, le 27 février, pourront porter un jugement précis sur "La Nouvelle Idole” et sur le théâtre à thèse.A la fin de l’émission.M.Jean-Charles ! Bonenfant répondra aux questions qu’ils pourraient poser.ARTISTES INVITES A RADIO-CANADA LE DIMANCHE, 27 FEVRIER 10:30 a.m.— Roland Leduc, violoncelliste, et —John Newmark, pianiste 8:30 p.m.—Lise Roy, diseuse 9:00 p.m.—Simone-A.LamarAe, mezzo-soprano, et —Jean Létourneau.ténor LE LUNDI, 28 FEVRIER 8:00 p.m.-—Lois Marshall, soprano 9:00 p.m.—Jean Létourneau, ténor LE MARDI, 1er MARS 8:30 p.m.—Désiré Defauw, chef d'orchestre, et —Zino Francescatti, violoniste ] LE MERCREDI.2 MARS 9:00 p.m.—Miklos Gafni, ténor 10:30 p.m.—Gordon Manley, pianiste LE JEUDI.3 MARS 1:45 p.m.—Armand Cayer, baryton LF VENDREDI.4 MARS 8:00 p.m.—Rcrtand Bédard, diseur 8:30 p.m.—Claire Gagnier, soprano LE THÉÂTRE FORD PRÉSENTE "CRIME’ Le Théâtre Ford présentera à sa prochaine émission à Radio-Canada l'adaptation que Charles Méré a faite, sous le titre de “Crime", d'une pièce de deux écrivains américains, Samuel Shipman et J.B.Hymer A l’audition du jeudi 3 mars, à 9 heures du soir, les premiers rôles seront tenus par Marjolaine Hébert, Robert Gadouas et Jacques Auger."Crime”, en dépit de son titre, n’est pas une histoire policière, du moins elle n obéit pas exactement aux lois du genre.C’est vrai qu'un crime a été commis, mais on en connaît l’auteur et il n’y a pas de mystère là-dessous.Les véritables héros de cette histoire, ce ne sont ni les bandits ni les gendarmes qu'on y rencontre, mais deux jeunes, fiancés, Tommy et Annabella, que l’on trouve, un soir, sur un banc d’un parc public de New-York où ils s'entretiennent de leur projet (le mariage.Tommy a pu à grand'peine économiser 130 dollars, qui front leur permettre de s’installer en ménage Deux hommes, qui ont surpris leur conversation, les forcent, sous la menace d'un révolver, à leur remettre les 130 dollars.Mais Tommy a reconnu l’un des voleurs et il jure de rentrer en possession de son bien.Un soir où la bande joue aux cartes chez son réceleur, Tommy et Annabella font irruption et ils reprennent leur argent.Ils vont partir quand le chef de la bande, Gène, éteint soudain l’électricité.Immobilisés dans l’ombre, Tommy et Annabella sont à la merci des bandits.Ils content tout au chef, que leur histoire apitoie et qui les prend à son service.Une semaine plus tard.Gène leur remet 200 dollars pour aller acheter une bague de fiançailles chez le bijoutier que la bande veut dévaliser.Leur sortie indiquera qu’il n’y a pas d’autres clients dans la boutique.Tout s'accomplit comme il a été prévu.On entend un coup de révolver, mais les bandits ont le temps de fuir.Le commis du bijoutier, affolé, reconnaît dans la foule Tommy et Annabella et les désigne aux gendarmes., comme témoins.Les deux naïfs, pris de terreur, s'enfuient au premier appel.Comment se tirent-ils de ce mauvais pas?Nous le saurons jeudi le 3 mars, à 9 heures du soir.LES SOLISTES AUX RADIO-CONCERTS CANADIENS Les Radio-Concerts canadiens; ont maintenant une grande popu- : larité.Chaque lundi soir à 9 heures, 1 un nombreux auditoire synthonise l’un des postes du réseau français de Radio-Canada pour entendre l'orchestre, sous la direction de Jean Deslauriers, et un artiste invité choisi parmi les meilleurs du Canada français.Voici la liste des artistes qui seront entendus aux six prochains concerts: 21 février: Marthe Létourneau, soprano 28 ” Jean Létourneau, ténor 14 mars: Léopold Simoneau, ténor 21 ” Denis Harbour, basse 28 ” Pierrette Alarie, soprano et Léopold Simoneau, ténor un programme varié de chansonnettes et d’airs de folklore.Le 27 février, Madeleine et Roger chanteront: “C'est une chanson de ma jeunesse" et “L'amour est mon seul rêve”.Madeleine seule interprétera “Clapotis-Clapota ’ et Georges Bernier nous fera entendre un I air de folklore: “Mon Père n’avait i fille que moi”.On entendra aussi l’orchestre, sous la direction de Gilbert Darisse, le Choeur et les solistes dans d'autres pièces populaires.“ICI L’ON CHANTE’ L’excellente équipe d'“Ici, l'on chante” présenté tous les dimanches soirs, à 8 heures, à Radio-Canada, L’HEURE du CONCERTO Voici le programme que présentera “L’Henre du concerto” dimanche, le 27 février, à 9 h.30 du matin: CONCERTO EN RE MAJEUR (Couronnement).MOZART (pour piano et orchestre) Wanda Landowska et un orchestre de chambre Direction: Walter Goehr CONCERTO No 2 en sol mineur .P RO KO FIE FF (violon et orchestre) Jascha Heifetz et l’Orcheetre symphonique de Boston ?présente une série d émissions dramatiques d une haute fantaisie avec Jean-Pierre MASSON Robert GADOUAS et l’auteur ?FELIX LECLERC s’y révélera poète chansonnier et il interprétera lui-même ses chansons ?' Tous les MARDIS et JEUDIS SOIRS à 10 heures 45 R ADIOC AN AD A % JEAN LETOURNEAU ténor (Québec) L'émission dont tout le monde parle "Nos Futures Étoiles n Tous les dimanches soirs à 9 heures à RADIO-CANADA LE 27 FÉVRIER ' _X vous entendrez CE?15 SIMONE LAMARCHE mezzo-soprano ( Montréal) TAGE 2 • RadioMonde 26 FEV.1949 / ' VU- ILHiiS!; ¦ummui i • • • >.JîitVw?! hlLLl^ MONTREAL, 26 FEV.1949 VOL.XI- No 12 MEMBRE DE L ’ A.B.C.10c le No — $3.50 par année A os photos cou thrill res Rédaction et Administration: 1434 O.STE-CATHERINE, MONTREAL Tél.: PL.4186 - MONTREAL •'Autonsê comme envoi post ni ae la deuxieme ciasas Ministère des Pontes Ottawa".La Ballerine" LISE ROY JACQUES NORMAND H.LE — née à Montréal le 13 septembre P>25 — a étudié la diction avec Sita Kiddez et débuté à la radio en 194.1 —.Depuis lors l.i-e Rov a comm d'innombrables succès tant-comme chanteuse que comme comédienne.Le vote populaire vient d’ailleurs de l’élire \I i — Radio 1949.On peut l'entendre actuellement flans les émissions suivantes: ‘‘Y a du Nileil”, “Le Prix d’Héroïsme Dow”, “Maman Jeanne”, “Tambour Battant’’, etc.LL I — né à Quebec le 15 avril 1923 — .i -uece-siv ement travaillé comme chanteur et annonceur aux postes CHRC.CKCV, GBV.Est arrivé à Montréal en 1945 pour tenir un rôle de premier plan dans “Vie de Eamille”.i missions actuelles: “Fantôme an Gla-' ier‘‘ “Y a du Soleil”, “Quart d’Heure ( atelli", etc.— a épousé Lise Roy le 11 août 1945.I*«»«vine dédié aux «I** •*IaKS HALl/KTs .,y .yi ¦ fry «V • • ; *’ ; • .* -i J*?; v ¦>&&.* b • ' ÎK • Æ;.>w ¦ w* I ! H ; A gauche : les professeurs de Haute Couture de l'Ecole Centrale des Arts et Métiers du Ministère du Bien-Etre Social et de la Jeunesse examinent le croquis de la robe du Couronnement de Miss Radio 1949, choix de Lise Roy.De gauche à droite : Gérard LeTESTUT, directeur de la Haute Couture; Mme F.DAOUST, chargée de cours ; M.Benoit LABERGE.directeur de l'Ecole ; Mlles Germaine DANSEREAU et Aimée MENARD, chargées de cours.A droite J les élèves gagnants des concours et qui auront charge de la confection de la robe entourant celui dont le croquis a été choisi.De g.à d.: Mlle Madeleine THIBAUDEAU, qui fera la coupe : M.G.LAFRENIERE.l’auteur du croquis choisi par Miss Radio 1949 ; Mlles Berthe NAUD tt Florence MILLS qui en feront la couture.Mlles Yolande Handheld qui sera également une des exécutantes n'apparaît pas sur la photo.Au "Bal de la Radio "Lise Roy portera une robe digne d'une "reine " de grands royaumes 2b FEY.194» RadioMonde PAGE (par la p’tite du populo) OYEZ! OYEZ! .Qu'on se le dise! Et qu’on se rassemble vivement autour de moi.Que de partout, des quatre coins de notre pays bien-aimé on fasse bloc et que, belles dames, princes, manants, paysans, lettrés et illettrés m'entourent car j’ai à leur faire récit d’une bien intéressante histoire!.OYEZ! OYEZ! De par la volonté de notre Seigneur et Maître, le Premier Ministre de la Province, 1 Honorable Maurice Duplessis, et de par la volonté du très Haut et très Puissant Ministre du Bien-Etre Social et de la Jeunesse, PHonorable Paul Sauvé; ii existe dans notre bonne ville, une des écoles les plus parfaites dans le genre: j ai nommé l’Ecole Centrale des Arts et Métiers, que dirige avec maîtrise et sagacité, un ingénieur en renom, le Sieur Benoît Labergc.Dr, et qu’ici autour de moi, l’on fasse silence.dans cette école il y a un homme sur le berceau duquel les fées se sont penchées avec amour.Elle» le dotèrent entre autres qualité» du génie créateur, en matière de modes féminines.Voilà pourquoi d’ici quelques mois une fort jolie reine sera vêtue admirablement par Gérard Le Testue.cela grâce au noble Premier Ministre.grâce au puissant Ministre de la Jeunesse.grâce au sage et ingénieux Directeur de l’Ecole ei grâce à vous et à moi du populo qui avons élu sa Majesté.Vous voulez ouïr com nient les choses se sont produites, belles dames et vous mes Seigneurs?El toi truant manant la chose t’intéreose aussi?Et bien voilà! " Y 4 DEJA QUELQUE TEMPS.dans cette Ecole Centrale des Arts et Métiers, un grand concours était lancé parmi les élèves des trois sections différentes des cours.En premier lieu, il fallut un croquis.Ce croquis on le demanda aux rlcve- de deuxième spéciale qui travaillent sous la direction de Mad une Daoust.Ceux-ci durent d’après une photo de Mme Lyse Roy et d’après la description que ltuir en fit leur professeur, imaginer un modèle de robe qui conviendrait parfaitement pour le couronnement de la Reine de la Radio •ors du Bal des Artistes.Après plusieurs essais, et selon le choix explicite de la future Reine, iwi jeune homme de vingt-et-un ans, Gilles Lafrenière.remporta la palme.Le couronnement de Miss Radio '49 sera dun faste sans pareil — Collaboration inappréciable de l'Ecole Centrale des Arts et Métiers Laissons-le d’ailleurs lui-même décrire la toilette qu’il a conçue pour Madame Jacques Normand.“Ce sera une robe de style: Renaissance française, dont le corsage ajusté et sans épaulettes sera orné d’un biais rond.La jupe tunique sera recouverte d’une double jupe ouverte à l’avant et drapée sur les côtés de façon à former légère traîne.La Reine n'a pas encore décidé si elle porterait des gants longs montant au dessus du coude ou au contraire des menottes très courtes.De toute façon, courts ou longs les gants seront de tissu identique à celui de la robe”.‘‘II en est de même pour les souliers’’, souligne M.Le Testut, “si nous les faisons, ils seront également en satin et un élève de la section chaussures, s’en chargera sous la surveillance de M.Gagnon bien entendu’’.I.e croquis conçu et réalisé, il a fallu songer au patron.Et ce fui au tour de Mlle M.-E.Ménard de faire, travailler ses élèves.A la section de la coupe: Madeleine Thibodeau, 23 ans, a remporté la palme avec raison.< 1.»r là, comme à la section couture, les notes de toute l’année ont compté.Et l'application au travail, la patience et la persévérance ont été récompensées.Mlle Germainne Dansereau, titulaire du cours de couture, s’est vue dans l’obligation, elle.d’annoncer trois gagnantes: Florence Mills, 21 ans, Berthe Nault, 23 ans, et Yolande Handfield, 20 ans, actuellement eu repos riiez elle pour cause de maladie.Tous ees lauréats travailleront donc à la réalisation du chef-d'oeuvre que sera la robe de Miss Radio 1949.Car vraiment il m’a été donné de voir presque toutes les robes portées par les reines, qui depuis le premier sacre, se sont succédées sur le trône, et je puis affirmer que celle que portera Lyse Roy le soir du 23 avril sera à coup sûr.l’une des plus belles, qui aient été revêtues à date.Tmaginez un peu cette robe de style: Renaissance française, coupée admirablement, dans un merveilleux satin “bina fait expressément par: Bianeliini-Ferrier, pour le compte de Christian Dior et Germaine Lecompte.Ce tissu de nuance opale fut expédié dans les grandes villes à raison d’une longueur par métropole.I>a toilette d’apparât de Lyse Roy sera donc originale de la tête aux pieds et j’ai grande bâte que vous la voyiez.Car j’ai l'impression que le minois expressif de notre souveraine émergeant d’une pareille splendeur donnera un coup d’oeil fort réjouissant pour le» connaisseurs.Pour l’instant dans l'Eicole, à la section de la mode féminine, chacun s'affaire et j’ai idée que sur leurs premiers lauriers remportés.rêvent les lauréats! Car ne voilà-t-il pas que.Gilles Lafrenière, qui a fait ses études supérieures au Plateau et terminera cette année celles qu’il a entreprises aux Arts et Métiers en 19t6, a l'ambition légitime de gagner une bourse d'études afin de se rendre à Paris et d’y apprendre des Français, le secret qui a fait d’eux les maîtres incontestés de la mode à travers le monde.Son couturier favori: Jacques Fatli “dont les lignes sont tellement plus simples et moins exagérées que celles de Dior” et qu'il aimerait avoir pour maître.Après ce vovage et de retour au pays il n’espère rien d’autre que de pouvoir posséder sa propre maison (Siiitp à la pafp IR) — • - ., Ns * -N ^ jmi >>< '• t* - * >“< » *' i .% •: ff a 0 fel'Æ & m v , '1er H Mi» Riddn André M»> M \R" M \K M VK> 4‘%>T» > lV*p«ro«« cdtis fygtrtaJit£ CREATION DE PORTE DISPARU.” A ST-EDOUARD En effet, chers lecteurs, c’est mardi prochain le premier mars que l'Atelier Théâtral présentera au public montréalais la création de la pièce en S actes "PORTE DISPARU." du jeune auteur canadien ROGER CHABOT.Comme vous le savez, la préparation d'une pièce et surtout d'une création demande beaucoup de travail de la part d'une troupe.L'ATELIER THEATRAL n'a pas ménagé ses efforts pour faire de "PORTE DISPARU.un succès complet.A cet effet elle s'est réservé les services de J.LEO GAGNON pour assumer la mise-en-scène de cette pièce.J.Léo Gagnon en est déjà Mlle Ninon Dorais interprète du rôle de Micheline dans “Porté Disparu." dont la création aura lieu au centre Paroissial St-Edouard le 1er mars et à 1a Nativité d'Hoche-laga le 8 mars.à sa troisième expérience comme mctteur-en-scène à l'Atelier Théâtral.L'automne dernier il dirigeait les répétitions de ''SACERDOCE'' et tout dernièrement il faisait la préparation de la pièce "LES VICTIMES pour être représentée dans les divers centres de la province.L'intrigue de "Porté Disparu." traite d'un sujet d'actualité, puisqu’il s'agit de la réadaptation du militaire qui après avoir passé plusieurs années à faire la guerre revient brusquement à la vie civile.Souvent, comme c'est ici le cas, ce retour n'est pas toujours heureux.Comme le dit le héros de la pièce: "Retour de front glorieux, quelle comédie!! Sauves votre patrie.et vous aurez ça.le mépris des hommes".Pour parler ainsi, Pierre, puisque c est hù qui fut "Porté Disparu." a sans doute des raisons graves lesquelles vous connaîtrez en venant assister à ce spectacle le 1er mars prochain.La distribution est ia suivante: MM.J.Léo Gagnon.Paul Bélanger Roger Chabot.Mlles Rita Germain et Ninon Dorais.Donc, c'est entendu, n'est-ce pas?Vous serez présents mardi le 1er mars au Centre Paroissial St-Edouard i Beaubien et St-Denis) pour la création de "Porte Disparu." Ls demande des billets a été très forte, ces dernières semaines alors pour vous assurer d'avoir de bonnes places, téléphoner dès maintenant à DO.î*866.Le même spectacle aura lieu le 8 mars à la salle paroissiale de La Nativité d Hoche-laga avec Fernand Robidoux comme artiste invité.Les billets: DO.9606 ON DEMANDE CORRESPONDANTS CORRESPONDANTES DISTINGUES pour rensetgnements écrvej Mme Doiorés Case 108 Station Deior ~ e- Montréal (lartur* eatelt'pp* afftasrhit P»ar rrpaaaf ».L’inspiration sur commande Il existe une foule de choses qu'on peut obtenir par un simple coup de téléphone ou avec de l'argent.Il suffit de se présenter à la pharmacie.de demander une bouteille de parfum et, avec un porte-feuille bien rempli, on peut être assuré d'obtenir l’objet désiré en quelques secondes.Il est d’autres domaines où les choses qu'on désire ne sont pas octroyées aussi rapidement, du moins, dans la plupart des cas.Le domaine de l'inspiration créatrice est sûrement l'un de ceux-là.Le poète et le romancier doivent mûrir leur sujet longtemps avant de produire une oeuvre qui réponde exactement à l'idée qu'ils s'en étaient faite; car la méditation et la réflexion profonde ne sont pas les seuls facteurs qui entre en lice.Il y a également l’inspiration qui se montre parfois rébarbative et qui laisse l'écrivain seul avec son crayon.Ces constatations sont également vraies dans le domaine de la radio.avec cette différence toutefois que le scripteur n'a pas toujours le temps d’attendre l'inspiration.Lorsqu'un programme est mis à l’horaire poi îr telle heure, tel jour.il faut évide mment que le tex te en soit prêt à î avance.Telle e^t la si- tuation du s cripteur radiophoniqp.ie.L’on pour rait répondre à cela qu’il e-st tou jours possible de pren- dre "de l'avance”.Oui.assurément, il est souvent possible qu'un scripteur dispose de plus de temps pour composer un sketch qu'il en faut pour la taper à la dactylo.Maij, dans d'autre cas.ces deux item sont exactement ies mêmes.Tel est le cas du scripteur Roger Marien au programme "JEAN LA-LONDE REÇOIT" que le poste CKAC présente à ses auditeurs du v,-*?ROGER MARIES Scripteur d CK.4C hindi au vendredi inclusivement^* 1 h.30 de l'après-midi.Au cours de cette émission en effet, on demande à des personnes de l'auditoire de suggérer une idée de sketch.Roger Marier, se met immédiatement à l'oeuvre et tape en quelques minutes un sketch qui sera interprété sur-le-champ par un o*i deux auditeurs avec l aide du réalisateur fantaisiste Phi: Lau-aon.Comme ce programme ne dur* qu'une demi-heure, on peut imaginer facilement que le scripteur doit posséder son métier à perfection pour arriver à bâtir un sketch comique en s: peu de temps T.faut de 1 imagination, de la présence d'esprit, de l'observa non et un sens profond de ta répartie pour pouvoir surmonter de teller difficultés B suffit d écouter rémission "JEAN LALONDE REÇOIT" pour se rendre compte de la maîtrise avec laquelle Roger Marita s'acquitte de ses fonctions E est un scripteur de grand talent, qui t'est êtabl: une solide renommée par les innombrables sketches qu'il a écrits.Les auditeurs de CKAC sont toujours assurés de passer de très agréables moments à l'écoute lorsqu'il» sauront que la comédie qtd leur est offert* tw *4g*ée par Roger yarin.PAUL 6 • RadioMonde • \ j* - •- -v M.John Xewraark.pianiste bien connu, qui aecompagn-ra Jean-Paul Jeannotte lors du récital qu'il donnera avec Pierre Brabant et Robert Gadouas.sa L’ECOLE D'ART ENRG.Sous la direction de Jeannette Beaudry PRESENTE 2eme J^aracle s'-innue (te Je 1/LL suivie D’un BAL dans la grande salie de l’HOTEL MONT-ROYAL LE VENDREDI 25 FEVRIER.1949 à 9.00 H RS.P M.• i ! me A line Hector Perrier présidera • Commentatrice Mme ODETTE 0L1GNY Maitre de cérémonies M.ROGER BAütU Orchestres M.MAURICE MEERTE et le trio JULIO REYES BILLET: KJ* par personne — TESTE DE VIU.F.Pour renseignements additionnels : LA.1602-5654 384 est.Blvd.St-Joseph — Mlle Jeannette Beaudry.L’ATELIER THÉÂTRAL Présente MARDI, le 1 mars (soirée) une création canadienne "PORTÉ DISPARU" Pièce en 3 actes de Roger Chabot.AU CENTRE PAROISSIAL ST-ÉDOUARD tangle St-Denis et Beaubien) DISTRIBUTION J.-Léo GAGNON Rita GERMAIN Paul BELANGER Ninon DORAIS Roger CHABOT • Artiste invité : GERARD ROY.ténor RWeé6obs: DO.; — ADMISSION; 7Sc rt 5tk U KEY.1949 «¦ ¦ ¦- • SÉRAPHIN' à l'écran Conclusions?.Facile à tirer en relisant mes trois précédents articles.Ce qui ne veut pas dire que ces conclusions ne prêteront pas à discussion, je le sais.Et justement de ces discussions naîtra la lumière?.Et qui donc en profitera?Messieurs Germain et Lan-glais, et leur compagnie de cinéma canadien-français.Voilà mon seul but.Parce qu’ils méritent qu’on s’arrête à leur travail, qu’on y pense, l’analyse, le dissèque, justement parce qu'il vaut quelque chose, et qu'il a le grand mérite de jeter des bases.La Quebec Production nous parait dans la bonne voie pour mener à bien la première compagnie de cinéma canadien à nou3 avoir donner des preuves de courage et de ténacité jusqu’ici.Si on fait le bilan du pour et du contre, on s'aperçoit que la grande lacune vient de la restriction du budget.Tout le côté technique en eouffre, depuis la ponte du scénario limité par le X dollars à dépenser, pas plus, jusqu’au montage fait trop rapidement parce que chaque jour de travail consacré à n'importe qu’elle phase de la production coûte des centaines de dollars.Monsieur Claude Henri Grignon aurait-il voulu être à la hauteur de la promesse faite dans la première phase de la première voix qu’on entend sur l’écran, celle du lecteur, qu'il se voyait dans l’impossibilité de nous montrer dans toute sa beauté, la grandeur de la rude tâche de “celui qui vit et peine et travaille dans ce pays de défricheurs”.Une scène d'Alexis faisant “la drave” et rêvant à sa Donal-da?.Avec de solides gaillards autour de lui?Avec de l’eau, du ciel, des arbres et des horizons?.Des centaines de dollars’.Monsieur Laloge poussant sa charrue sur la terre que Séraphin veut lui enlever?.Encore des centaines de dollars’.Ainsi de suite.Donc, effets limités dans le scénario.Le découpeur?Naturellement qu’il savait très bien que le nombre des plans était trop limité.Mais il fallait faire en tant de jour pour ne pas dépasser X mille dollars.Qu'on ne vienne pas tenter d'établir ici la comparaison avec le film américain "The Rope” qui est une révolution dans le découpage technique, parce que le metteur en scène s’est permis des séquences de dix, douze minutes, ce qui est l’opposé de la formule cinématographiqpue jusqu’ici employée.Je sais, pour l’avoir lu quelque part évidemment, que ce film, même s’il avait un nombre de sequences réduit, ne représentait pas une économie, au contraire.Le nombre de plans, dan3 son ensemble, y est aussi généreux que dans une production ordinaire, Confiez vos spectacles à la TROUPE OVILA LÉGARÉ composée de Comédiens réputés de la Scène, de la Radio et de l'Ecran.Conditions raisonnables.S’adresser à Ovila LEGARE, S918 Lajeunesse, Montréal 12 Tél.: DU.6580 J avec cette différence que chaque plan était réalisé noh par le déplacement de la camva, mais par le déplacement méoaXique et silencieux des murs, des plafonds, des meulbles qui s’éloignaient pour faire place à la camera, et reprenaient leurs positions initiales lorsque la prise de vue faisait volte face.Technique audacieuse qui a donné un résultat étonnant, mais çjui ne peut être à la portée que d’un très grand spécialiste de la technique cinématographique, un spécialiste ayant des moyens quasi illimités du point de vue financier.N’entrons pas encore une fois dans les détails.Disons que le manque d’argent a forcé la limite des jours de travail, et que de là viennent toutes les lacunes de ce filma qui aurait pu être un petit ohef-d’oeuvre.presque à cause de l’idée de Grignon, à cause du jeu de la majorité des comédiens, à cause du doigté avec lequel le metteur en scène a fait travailler ces mêmes comédiens, à cause de l’énergie de Paul Lang lais le producer, à cause de.Et contentons-nous d’admettre qu’ils sont dans la bonne voie, mais qu’ils n’ont pas atteint leur but, et qu’ils le savent.Une chose je crois, serait à suggérer.Et c’est l’engagement d'un conseiller technique.Pas forcément d’un grand metteur en scène.Parce qu’aucun grand metteur en scène ne saurait faire avec les comédiens locaux, le travail fait par Paul Gury.Le grand metteur en scène d'Hollywood ou de Paris ne comprendrait pas qu’il faille s’arrêter aux moindres petits détails, habitué qu’il est de travailler avec des oomédiens farhiliers avec la camera.Un grand metteur en scène international risquerait de commettre les bourdes commises par un Fédor Ozep.et pire encore: les bourdes commises par ce&ui-là qui était venu tourner Maria Chapdelaine U y a une douzaine d’années, avec Madeleine Renaud à qui il avait fait donner une "ondulation permanente” et à qui il faisait cueillir des "bluets” dans des ohamps de marguerites.Non.L’organisation telle qu’elle est là, mais avec un grand cinéaste qui n'agirait que comme “conseiller technique”; qui serait soumis à nos idées indigènes et qui n’essaierait pas de nous imposer ses goûts américains ou parisiens.plus, une marge plus grande accordée au budget.plus, le temps voulu pour tourner plusieurs “rushes” de la même scène afin d’avoir tout le choix voulu pour l'image finale.ajoutez à cela un compositeur ayant l’imagination cinématographique pour la trame musicale (ou bien, là encore, un conseiller attaché à un de nos compositeurs canadiens) et je suis sûre que messieurs Langlais et Germain pourraient faire du cinéma, avec ce qu’il y a ici, avec les idées qu’ils ont, avec leur courage, et leur belle grande volonté d’arriver à quelque chose, ils pourraient faire du cinéma capable de se comparer d’abord aux oeuvres les meilleures des pays jeunes (cinématographiquement parlant) pour en arriver un jour à rivaliser avec la grande production internationale, j’en suis sûre.R ne faut pas croire qu’on connaît le cinéma.Pas encore.C’est un art trop assujetti à une technique bien définie et qu’il faut apprendre.On ne sait pas, il faut donc apprendre.Aucune honte à cela.Et de dire que c’est un produit de chez nous, fabriqué chez nous, uniquement par nous, eh bien ça ne devient pas un critérium de vérité, mais de bonne volonté seulement.Et la bonne volonté ne suffit pas à créer une industrie digne des milliers de dollars qu’elle exige et des miniers de battements de coeur qu’elle suscite.Ne croyez-vous pas?— FIN — Jean DESPREZ La nouvelle voix que les auditeurs de CKVL entende depuis lundi dernier est celle de Gaétan Barrette, ci-devant annonceur à CBF et ( RJ et lecteur de nouvelles à CKAC.Gaétan est une belle acquisition pour le poste de Verdun et nous souhaitons bon succès.LES INNOCENTES C’est avec modestie et simplicité que s’est levé ce “Rideau Vert”, la semaine dernière, et cela sans tapage, sans publicité à outrance, sans conférence de presse, sans déclaration d’avant première.Le “Rideau Vert” c’est un groupe nouveau, de jeunes, qui ont emprunté les tréteaux des Compagnons, pour nous offrir deux représentations seulement d’une pièce de Lilian Hell-man “Les Innocentes” adaptée en français par André Bernheim.On nous a distribué un tout petit programme.pas de noms ronflants, pas de patronage.même pas de nom de directeur et de metteur en scène, rien.Au verso, on lit : "La Rideau Vert ne poursuit aucun but pécuniaire, ses membres ne touchent aucun salaire.Il a été fondé pour donner aux jeunes comédiens les moyens d’apprendre leur métier et l’occasion de se produire devant un public éclairé ; pour travailler au progrès de l’Art Dramatique à Montréal.” Disons, pour ceux qui l’ignorent, que c’est une initiative d’Yvette Brind’Amour.On se doit de la féliciter.Le Rideau Vert s’est levé sur un minimum de prétentions et un maximum de bonne volonté, avec, souventes fois, quelques éclairs de vrai beau talent, et de longs moments de satisfaction artistique.La pièce nous plaît en dépit de certaines hésitations psychologiques, (pour ne pas dire incohérences).Elle plaît aussi parce qu’elle touche un problème épineux qu’elle traite avec délrca-teese : celui des amitiés particulières.Et comme des enfants sont en scène au milieu de cette atmosphère équivoque ça pourrait être choquant, ça ne l'est pas.On est témoin de3 élucubrations d une âme de petit monstre, c’est vrai.Mais le ravage est causé par la calomnie et non par la révélation de faits honteux.La dignité d’Yvette Bind’Amour dans le rôle de Karen fait le reste.Elle s'y montre interprète remarquable dans sa scène du deuxième, et surtout au trois, lorsque victime da cette odieuse calomnie, elle voit tout s’écrouler autour d'elle.Yvette Thuot avait un role peut-être plus difficile parce que plus extérieur.Et que ce qu’elle doit sortir d'elle-même et transmettre au public est contre nature.Et que la jeune fille l’a emporté sur la comédienne sans doute.De toute façon, on sentait trop de retenue chez elle.Puisque la pièce avait été acceptée telle qu’elle est, il fallait y aller à fond de train.Ce qui ne veut pas dire qu’elle n’ait pas fait du beau travail.Manque de métier, c'est tout.Madame Louise Darios avait accepté le rôle de la vieille grand’mère.Nous connaissions madame Darios comme chanteuse mais ne soupçonnions pas ce don de la composition qui lui a permis de créer une belle figure digne d’une comédienne professionnelle.René Verne avait un rôle ingrat dont il s’est tiré fort honnêtement.Lorenzo Campagna dans une mince silhouette, a placé son petit effet fort justement.Simone Lefebvre dans le rôle de la bonne ne s'est pas mal tiré d’affaire.Puis il y avait les petites filles.Elles étaient six.Très lien.Mais quelles révélations dans les deux rôle3 de Rosalie et de Marie !.Rosalie, c’est Denyse Proulx, que je ne connais que comme comédienne de la radio.Elle vous a campé une gamine d’une douzaine d'années, ronde, et lourde et bête, et stupide à souhait, rôle très difficile pour y trouver la juste note.Sa scène dans laquelle elle est dominée par la jeune Marie était remarquable.Quant à cette jeune Marie.Gaétane Ianiel ?Qui est-elle ?D'où sort-elle ?Est-ce un enfant prodige ?Est-ce une jeune fille capable de comprendre et d'exprimer tomes les roueries de cette âme d’enfant terrible ?Ce fut l’étonnement de la soirée, et le Rideau Vert mériterait de la postérité, ne serait-ce que pour l’avoir révélée au public de Montréal.Malheureusement, Je rôle de Mme Lily Mortar étai ttenue par une trop jeune comédienne, et une telle composition est la chose la plus difficile qui soit quand or.est forcé de recourir à des moyens factices.Il est évident que la présentation dans son ensemble péchait par la mise en scène, et surtout par l'absence de.je ne sais quoi : régisseur, metteur en scène.et tout ce qui fait qu’une soirée de théâtre est parfaite de forme autant que de fond.On aurait pu aussi, suppléer à l’absence de décors par quelques panneaux suggestifs J’aime beaucoup les rideaux, moi!.Surtout quand on a des moyens limités.Cent fois mieux les rideaux que des décors miteux.Mais comme cette pièce demandait trois cadras différents, il aurait alors fallu aider à l'imagination des spectateurs autrement que par les meubles.soit en variant le drapé des tentures ce qui aurait modifié les entrées et les sorties, soit en ajoutant, comme j’ai dit plus haut, des panneaux mobiles suggérant une porte, une fenêtre, un angle.Cel qu’ils feront j’imagine, maintenant qu'ils ont iu deux belles recettes avec leur première tentative.Il aurait fallu aussi, je crois, apporter plus de soins au choix des meubles pour suppléer à l'absence de décors.Et ne parlons pas des éclairages.Espérons que cette première pièce du Rideau Vert sera suivie de plusieurs, et que le temps et l’expérience aidant, on aura un jour une troupe digne de ce qu’on peut espérer de ce premier effort.Je regrette vraiment que ces jeunes comédiennes ne se soient pas présentées au Festival Dramatique.Le deuxième acte était une pièce de concours .Jean DESPREZ '•Rndlomor.de" est édité par lea Publications Radio I.imitée, 1434 ouest, Sainte-Catherine.Plateau 4186* et imprimé par La Compagnie de Publication de “La Patrie" Limitée.180 8atnte-Catherlne Est.RAOUL VENNAT Enrg.?3770 - 3772 rue Saint-Denis Montréal — Tel.: LA.1129 9 Musique en feuilles.Artisanat •• Broderie en tous genres ••• Trousseaux de baptême Ecoutez notre annonce au poste CKVL ou bien écrivez pour avoir notre catalogue.CHOIX DE BONS BILLETS POUR QUELQUES-UNES DES PROCHAINES REPRÉSENTATIONS TOUS LES SOIRS EXCEPTE LE DIMANCHE ET LE LUNDI JUSQU'AU 19 MARS Pièce en trois actes de GRATiEH GÈL/NA& AU GESU Ste-Cothtrin» .MA.3688 I^àr 1200 *i/i Btft/*y CONTROU OUVERT DI 10 A.M.A * f.M.26 FEV.1949 RadioMonde BWUMMM PAGE 7 I Que deviennent les semaines de musique?Le brouhaha de la guerre a fait changer plus dUabitude» que nous ne croyons.Parmi les choses disparues il y a des institution» que nous nous étions habitués à croire tradition neLes.Que sont devenues, par exemple, les semaine» de musique qui revenaient chaque année à Montréal?Grâce à l'initiative, à l'énergie et à l'optimisme réconfortant du Delphic Study Qub, de jeunes musiciens de toutes le» spécialités avaient l'occsion de se produire en public.Ils font aujourd’hui la queue à la porte des postes radiophoniques sans aucun espoir de jamais entrer.En 1933.en pleine crise économique, nous étions heureux de signaler la vitalité de l’institution dans un discours inaugural qui nous échéeait.Et nous remarquions que seule la musique semblait n avoir pas failli à sa tâche.Elle se révélait magnifiquement comme une puissance d’espoir.Le monde était incertain si les bases de l économie politique n’allaient pas changer du tout au tout.Mais la musique, nous noirs déclarions certain de sa durée, de son avancement, de sa diffusion toujours ph* étendue dan» toutes les classes de notre société.L'un des principaux objets de ces semaines de propagandes pratiques, c’était d’initier les jeunes, les écolieis, garçons ou filles, les étudiants des écoles, des couvents, des high schools et des collèges.Des conférences spéciales étaient données à la radio, fournissant des données esthétiques et pratiques sur les diverses branches de 1 art musical.Des auditions nombreuses avaient Heu dans différentes salles publiques, comme la SaHe Willi*.la SaHe Lindsay, celle du Y.M.C.A., les salons du Ritz Carlton, du Queen's ou du Windsor, la Salle Tudor ou la SaHe St-Sul-pice.Comme le Delphic Study Chib attribuait des prix dans toutes les section», le» lauréats, au nombre d’une dizaine, se réunissaient tous en un grand concert de fermeture irratïé par le poste de la Presse.N était-ce pas là de la fructueuse émulation?Au regard de tout ce mouvement, nos organisations présentes paraissent appauvries.Il se faisait en effet, à i'cccasioa de ces grands ralliements, une somme de musique inimaginable.où tous les grands auteurs, tous les maîtres et mêrr» tous nos compositeurs à nous étaient mis à cootribubon.Les studios des professeurs particuliers, aussi, en bénéficiaient: studios de chant, de piano, de violon.Enfin, même des chorales prêtaient leur concours et les comptoirs de musique en bénéficiaient tous les premiers.Il nous semble qu'on devrait ressusciter de telles initiatives.Même si le mouvement des concerts de premier plan est extrêmement intense, les jeunes, les étudiants, les nouveaux-venus de la musique ont besoin qu'on leur fournissent des occasions d’éprouver leurs aile*.11 n’est pas juste de limiter toutes nos activités artistiques à fréquenter ceux qui sont déjà parvenus à U notoriété.Il serait trop sommaire de terminer cet article, sans noter qu'une maison canadienne^française.La Maison Edmond Archambault, a fait un louable effort, en ces dernières années, pour tendre la main aux jeunes talents et leur donner l’occasion de s'exprimer et de se faire Taloir.Le Concours Archambault est maintenant de tTadrtion chaque année.Il est extrêmement populaire à Mootréai et en province, dans les couvents et tes institutions enseignantes.Des prix substantiels sont attribués aux lauréats après quoi ceux-ci sont présentés comme vedettes aux grandes auditions symphoniques.Les assises annuelles de ce concours doivent s'ouvrir prochainement.Nous aurons donc l’occasion d’y revenir bientôt et d'en entretenir nos lecteurs.Eugène LAP1ERRE présente Crnt-e français" LILY AYOL “LE GROS BILL” En vedette tous le* soirs Réservations : CL.4455 E COURRIER m’a apporté deux missives de lecteurs m ^ qui abondent dans mes re-marques au sujet des à-côtés des spectacles.l'a me soulignent avec humour que j’ai vraiment oublié queiques spécimen remarquables.Je résisterai pas là-dessus.Oui.il y a ceux qui toussent tout le temps d’un concert., il y a ceux qui turlutent l'air reconnu, comme *1 y a ceux qui bougonnent ou qui jouent la girouette devant vous.sans oublier le couvre-chef immenses de ces dames! Ii s'agit cependant, cous l'admettre d'une petite minorité, d’une toute petite minorité, sur laquelle nous devrions passer bien vite, puisque comme d'habitude, l'exception confirme la règle.Aux Variété* Lyrique» On annonce pour une 17e représentation ‘'L'auberge qui chante".Un nouveau record dans les annales de MM.Goulet et Daunais.André Dassary semble avoir atteint une très enviable popularité à l'opérette.Sa présence attire les foules.Tant mieux! A ses côtés on admire une fois de plus Thérèse Daiy.une toute jeune fille qui est une présence en scène.Soc charme, ses dons, la placent d’emblée au rang des talents très prometteurs.Thérèse Daiy deviendra sans doute avant longtemps une de nos artistes féminines les plus en demande à l'opérette.Elle chante, danse et pirouette, comme si elle n'avait fait que cela dans sa vie.Il faut dire aussi quelle est sérieuse, que ses premiers succès dans "Dix-neuf ans” et au récital ne lui ont pas tourné ta tète et qu’elle travaille fermement pour devenir quelqu'un.On réalise sans peine quelle intéressante acquisition Thérèse Daiy représente pour les Variétés Lyriques.S’il y avait à Montréal pour le théâtre (je divague naturellement) des prix • ' fWWMM '£ JIUOI 9 HR[5 P.M.#«* PVïJLr^ yX*,'Jé^K : « ¦ ¦;:/ & >Vf •.,.;*•: Pour créer une langue propre à la Laurentiei “< '.ritiquer, c’est passer pour traître à la race”.— Faculté «le lettres et charabia.par Léopold HOULE, M.S.R.C.On a dit dernièrement que pour faire accepter de nos “oeuvre* théâtrales” dites en étoffe du pays, dans les milieux français, il faudrait préparer des lexiques “ad usuni Galliae”, autrement nombre de nos expressions resteraient incomprises.Nos pens, ceux créés par certains écrivains de l’heure ou du moins dépeints et racontés, nous rendraient heureux de trouver dans des répliques ajustées à leur mesure, le sens de l’observation, la finesse, le mot cinglant, au besoin.Mais ces répliques à cause de trop de barbarismes nous font souvent perdre leur truculence.On nous a tant gavés d éloges sur notre p a r 1 u r e “vieille CARLfKG’S tn vedette cette semaine Lilli Fayol Le jeudi soir à 9.00, les plus iran'ifs vedettes françaises Jacques Pilla .Marie Duhas.Renée Lobas et autres.Eddie Sanborn et ses 22 musiciens.Go* Mauffette et Jean Coutu.FEVRIER 24 - MARS 3 France” qu’on devrait bien maintenant, il me semble, suivre la “jeune France”, du moins par la façon de nous exprimer, de savoir recourir au mot propre.Ifien ne nous empêche de conserver nos canadianismes, ceux auxquels la philologie, vu certaines nécessités, a donné des droits et qu’elle a d’ailleurs en sorte consacrés.Mais il est mie langue qui est un pur patois à l’oreille des étrangers.Au fait cette légende du “French-canadian patois” subsiste encore aux Etats-Unis et aussi dans nos provinces anglaises, légende entretenue par des touristes qui n’ont guère rencontré chez nous que le* 'lires éléments au point du savoir, de l’éducation, de l’étiquette et quoi encore que l’on ne loit pas répéter ici.Ces touristes qui ne sont pas des visiteurs (car il faut établir une différence entre touristes et visiteurs) ne connaissant à peu près rien ou rien du tout, de ce que nous sommes et de ce que nous voulons être.Ou alors quand il leur arrive de nous «lécouvrir, c’est par l’autre bout de la lunette.Il en est «jui vont jusqu’à nous demander où sont nos plumes d’aigle et nos tomahawks !.Un berneur a prétendu, sans que cette prétention soit sujette à toute croyance, que les Normands avaient absorbé nombre de barbarismes introduits chez eux par nos soldats libérateurs.Les ‘‘j’sus en maudit” seraient en pleine floraison, si l’on peut s’exprimer ainsi.11 ajoutait que c’était là une manière de leur rendre ce qu’ils nous avaient laissé en héritage avec leurs colonisateurs, leurs marins et leurs missionnaires! Seulement! Si la radio, dans son ensemble suggère un français de belle allure, et en commande le respect par ses conférenciers et son théâtre de qualité — la chose arrive! — se laisse aller à un dévergondage verbal à nous faire rougir autant par la parlure que par la balourdise.Mais la parlure! Il est des comédiens à qui il répugne «le La photo ci-dessus fut prise, ces jours derniers, à l’occasion de la Première du film “UN HOMME ET SON PECHE”, à Québec, lors d’une récepti on donnée au Château Frontenac, par M.Jacques B.Langevin, gérant des ventes de la maison Sea gram, en l’honneur des directeurs de Qut-bec Productions, de l'auteur M.Claude-Henri Grign on et de quelques artistes du film.Nous voyons Ici quelques-uns des Invités de M.Langevin.De gauche à droite, autour de la table: M.Langevin; Mlle Simone Bousquet de Québec; Mlle Nicole G ermaln la vedette du film; M.Paul 1 .anglais, directeur de Quebec Productions et réalisateur d u film; Madame Paul L’Anglais; M.Yves Bourassa; Mme Jac ques B.Langevin.(lire des textes qu’on leur impose.11» considèrent que c’est une conspiration contre la langue du moins contre ceux qui veulent la bien parler.A propos du charabia mis à la mode par notre “théâtre-ciné”, Jean Desprez, dans la dernier numéro de RadioMon-de, a fustigé avec raison et en cela elle mérite une approbation élogieuse, ceux qui acceptent le genre avec complaisance.Imagine-t-on qu’on puisse accepter et même favoriser cette tendance du parler burlesque dans l’espoir d’en faire une “langue” propre à la Lau-rentie! Qu’on ne nous parle plus d'un mouvement littéraire en pleine aération chez no us, d’un mouvement «pie v ient «le consacrer une faculté de lettr«0 le pi»**' aflt* pOPUiAiM COUPON DC VOTATION Veuille* enreristrer mon voie pour
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