Radiomonde, 9 avril 1949, samedi 9 avril 1949
.¦/JUWW imi ww IP! ¦M :•>:: iHmm r.i ¦ .Il t I .COLETTE DESPATIES, chanteuse et pianiste (Mtnt> Roland Séguin) liSsisi: ’’itiitflfiiftfilé * mMï ¦ 4 - ÜP *; 3«ft;:3S.à» ¦ K-:»:-: .l'MOTO: Mil 11 KL W CENTS f.F NUMERO 9785^7 / : fefeKTCMfc _ - .« - • • • • ¦ , ^ - : 4 v ' Jnc • > .Mil y^.-?r r-rr y • *< >?.-XT :•:v B vQi A •'•'•'•' :• • v.US IDÉES EN MARCHE par Jean-Pierre Houle par Jean-Pierre Houle Ce n’est pan le lait adventice d’une participation à une émission radiophoniqu ï qui peut empêcher que l’on en parle avec quelque objectivité.Au contraire.parce qu’alors on en connaît bien toute* les conditions de production, que l’on sait parfaitement le but poursuivi, on peut apprécier, comme il se doit, le travail accompli.De novembre à avril, j’ai eu le plaisir et l’honneur de diriger les vingt émissions groupées sous le titre ‘‘Les Idées en Marche” et présentées à 10 h 30 tous les vendredis soirs, sur le réseau français de la Société Radio-Canada.Certes ce n’était pas la première fois que l’on présentait des forums radiophoniques, mais sans minimiser le travail fait par d’autres, sans rejetter les expériences passées, ie crois que l’on admettra volontiers que la formule adoptée durant la dernière saison par Radio-Canada était nouvelle, du moins pour les auditoires de langue française.Que l’on observe tout d’abord que Les Idées en Marche présentait un ensemble ordonné de sujets divisée en groupes de trois et portant cur des questions d’éducation, d’économie, de politique nationale et internationale.Chaque dernière semaine du mois était réservée à un sujet d’actualité.Le choix des sujets et leur groupement avaient été préparés plus de six mois avant le début des émissions par les représentants de la Société d’éducation des adultes du Quétipc, Mlle Renée Morin, secrétaire, le professeur Léon Lortie.président; M.Benoit Lafleur.directeur des causeries à Radio-Canada, et l’animateur du programme.Nous ne nous cachons pas et nous ne voulons pas cacher à notre sympathique et fidèle auditoire, que cette année était une année d’expérience.Ainsi nous nous sommes rendus compte que certains sujets, bien que d’un PHOTOGRAPHIE de tous genres • MARIAGES • FIANCES • FAMILLES • ENFANTS 0 Spécialité PEINTURE A L’HUILE Le photographe dont le travail est toujours aimé des artistes Studio artiste photogr.ipfcB 1177, rue St-Denis MONTREAL Jl-A.5913 intérêt certain, comportait des éléments trop techniques et que le rythme général de l’émission s’en ressentait.A la prochaine saison ceci sera corrigé, grâce surtout aux suggestions que l’on voudra bien faire parvenir, le plus tôt possible, soit à Radio-Canada, soit à la Société des Adultes.D’un autre côté, on reconnaî-tia que les promoteurs du programme n’ont pas hésité à ins-cr.re sur leur liste de sujets, des thèmes de discussion particulièrement délicats et épineux: les relations fédéraies-provinciales, les partis politiques et les unions ouvrières, l’immigiation, la politique internationale du Canada, 1?culture canadienne est-elle un t^-the ou une réalité?Pour ma part, j’estime que les promoteurs ont eu raison d’agir ainsi, car le temps n’est pas aux discussions sereinement académiques et nul endroit n’est mieux désigné que Radio-Canada, propriété du public, pour aborder des problèmes qui intéressent la vie de la nation tout entière.D’ailleurs si l’on veut se rappeler ce que l’annonceu • disait au début de chaque émission, et la tenue générale de chaque forum, on reconnaîtra oue tous les sujets ont été discutés avec objectivité dans le but très net de renseigner le public.“Les personnalités invitées, disait l’annonceur, ont été choisies nour leur connaissance du sujet discuté et leurs divergences d’opinion, afin de susciter une discussion libre et constructive.” K tant l’animateur de ces forums, il m’est facile et il me fait plaisir de fendre hommage à tous ceux qui y ont participé pour le souci qu’ils ont manifesté d’une information sûre et dégagée de tout préjugé.On a souvent reproché aux nôtres, et parfois avec beaucoup de laison, de se désintéresser des grands problèmes sociaux et politiques et de se coniiner trop souvent à une agitation verbale.Un programme comme Les Idées en Marche est perècisément de nature à corriger ce défaut.Et nous en avons eu la preuve puisque près de cent dix groupes se sont inscrits pour participer à nos forums et recevoir de la documentation.Nos lecteurs seraient peut-être intéressés de savoir comment se préparent les émissions Les Idées en Marche.Voici.Les forums étant groupés par série de trois, nous choisissons d’abord les participants pour telle série et nous les invitons dans un délai raisonnable.La Société pour l’éducation des adulte fait parvenir à chacun de ses membres et à tous ceux qui font partie d’un “club” inscrit aux Idées en Marche, la documentation nécessaire à une discussion sérieuse et profitable du sujet proposé.Vous vous rappelez que l’annonceur disait aussi, dans son texte de "fermeture”: "Ces émissions se font sans texte.” Et cela est parfaitement exact.Le jeudi à S h.30 l’animateur rencontre les invités de la semaine et pendant au moins une heure, le plus souvent deux nous tentons Jacques Normand et Colette Bonheur goûtent au Spaghetti qu’Hs nous recommandent tous les matins à 10 lires 15 au Poste CK VL Et ils en ont l’air tout heureux.DIAMANTS FINE KUOI TK.KIE Pour PAQUES Plus de taxe sur bijoux et argenterie ALFftEÛ MAISONNEUVE dt dresser le plan de la discussion du lendemain Cela est absolument nécessaire parce qu’il nous sera impossible, le vendredi soir, pendant exactement vingt-huit minutes, trente secondes, de nous engager dans une discussion sérieuse si nous ne savons pas où nous allons.Le lendemain à 8 h.30, nouvelle rencontre.Jusqu’à neuf heures, nous nous communiquons quelques informations, nous décidons d’éliminer tel ou tel aspect du problème.Puis nous répétons jusqu’à dix heures.Corrections, mises au point, tests des voix, conseils techniques et à dix heures, trente: LES IDEES EN MARCHE.Fas de secrétaire, pas de sténographe, pas de notes.A tel point qu’il arriva parfois que l'émission ne ressemble guère à ce que fut la répétition.Les participants pris par leur sujet continuent une discussion qu’ils ont commencée depuis près de deux heures avec le résultat que l’auditeur n’entend que le fin du fin.Le travail de l'animateur consiste essentiellement à mettre le plan au point, à diriger la discussion et à n’intervenir que lorsque cela est nécessaire.II lui faut da temps à autre se transformer en modérateur.Une dernière question.A chacun de nos forums nous n'apportons pas de conclusion.Ceci a surpris quelques auditeurs.Voici l’explication.Il n'appartient ni à la Société des Adultes, ni à Radio-Canada, ni aux participants et pas davantage à l’animateur, de diriger l’opinion des auditeurs.Notre programme en est un de diccussion libre et constructive et notre but est d'apporter des renseignements rrécls, objectifs, sur des problèmes qui intéressent toute la communauté.Je ne puis terminer ces quelques notes sans remercier pour leur collaboration M.Léon Lor-tie, Mlle Renée Morin, M.Benoit Lafleur, nos invites, le personnel technique de Radio-Canada, les annonceurs et "mon” réalisateur, Eugène Cloutier.au cours d'une série de programmes intitulés: "Nos Gouvernements”.Le jour et l’heure de cette émission avaient en même temps été fixés au jeudi, 24 mars, à 10 h.30 du soir.Entretemps, les livers clubs de la Ligue Nationale de Hockey en sont arrivés au séries éliminatoires, et l'enthousiasme des sportifs de Montréal et du Québec connaissait un nouvel élan, du fait que ks Canadiens étaient en troisième position et prendraient part aux séries, .A cette occasion, le Poste CKAC fut invité à retransmettre la deuxième joute de la série, entre tes Red Wings de Détroit et les Canadiens, directement de Détroit, et cela comportait nécessairement des changements considérables à l'horaire régulier du jeudi soir.Et le premier ministre consentit gracieusement à remettre de vingt-quatre heures sa causerie à la radio, afin de permettre à des milliers de citoyens canadiens, à tous les enthousiastes du hockey, d’écouter toute la joute.C’est ainsi que la causerie du T.H.Louis St-Laurent ne fut irradiée que le vendredi, 25 mars, et que le premier citoyen du Canada, par sa bienveillance, a donné un bel exemple qui rappelle les attitudes familières d’un autre grand démocrate: Franklin D.Roosevelt, à l’égard des auditeurs de la radio.921, rue Rachel Est .Bfntfrie - Vrrre taille .‘«•rrrlaine - Horlucrs.REPARATIONS:— Montre*.horloges - Bijoux faits à ordre garanti» à PRIX REIN ITS.Tél.: FRontenac 8232 MONTRES - BRACELETS.15 pi rres garanties, lyma, Bnlova.Tnvannes Montrose $4 M.75 h 1)7.50 f^ongtnr» I J I Bague» à dta- *9^-50 * IOCA 00 niant Bluebird U I COU Un premier ministre vraiment démocrate Il y a déjà quelque temps qu’une entente avait été conclue entre le bureau du premier ministre à Ottawa et la direction du Poste CKAC, à Montréal et le Très Honorable Louis St-Laurent avait alors accepté de prononcer une causerie sur les ondes de CKAC, Un gai refrain J'actualité„• LA TAXE ABOLIE sur les BIJOUX et autres articles pour Cadeaux de Pâques ?Les multiples variétés de MONTRES, JONCS, BAGUES DIAMANTS tout aussi attrayants que leur prix, vous aidera à faire votre choix dès maintenant.'COMPACTS' Splendide variété de formes et nuances nouvelles.Choix depuis S3.00 à $1500 CHEZ 256 est, rue Ste-Catherine, Montréal — LA.6933 i’AGL 2 RadioMonde 9 AVRIL J949 ,A * £ «.T V *- ¦*s^us vo w.vw o, ur* .UlIVtlpN^ U-< 7, dAÜ'O »*H v-•*•.'¦ ; z> ’sZZiîfzr.•£ **G?ro.v*v ^ss®i MONTREAL, 9 AVRIL 1949 VOL XT-No 18 MEMBRE DE L ’ A.B.C.10c le No — $3.50 par année Rédaction et Administration: 1434 O.STE-CATHERINE, MONTREAL Tél.: PL.4186 - MONTREAL •‘Autorisé comme envoi postai ae m deuxième ciasse Ministère des Postes Ottawa”.Colette et Roland ROLAND SEOUIN est né à Saint-Hyacinthe et il y a fait ses études classiques.Il s'est intéressé à la musique dès son jeune âge et a pris des leçons de piano et de chant.Plus tard, Roland Seguin s’initiait au grégorien, et devenait directeur de chorales d’égltee.C’est à GKCV qu’il a fait ses défauts à la radio, sous le nom ie Pierrot, d’un duo "Pierrot et Colombine”, interprétant des extraits d’opérettes.Puis il pratiqua la chansonnette avec Mlle Despaties et à CKCV également est né le duo: COLETTE & ROLAND.Roland Seguin a continué ses étu-ies musicales, harmonie, contrepoint, et nous eûmes les harmonisations Roland Seguin, pour ‘UES PEINTRES DE LA CHANSON”, pour des ensembles de voix d’hommes dont le fameux TRIANGLE".Roland Seguin transpose aussi -, musique pour les instrumente et dirige son orchestre à chacun des trois postes de la vieille capitale.Il se fait aussi comédien-fantaisiste.COLETTE DESPATIES-SEGUIN est née à QuébeK.Elle a fait de solides études de piano et pratiquait le chant avec la chorale religieuse les Filles du Rosaire”, sous la direction de Mlle Stella Lafleur.Elle débuta à la radio avec Roland Seguin, dans le duo “COLETTE & ROLAND": elle chante la partie de soprano dans le choeur “Les Peintres de la Chanson”, et dans 1 vers ensembles que dirige son mari.Au programme Vive la Gaieté, Colette chante et se fait comédienne.Elle a remporté des succès à -l'opérette, et compte également parmi les vedettes de chacun des trois po.stes de Québec.Grand intérêt autour des Trophées présentés au Bal de la Radio Le samedi après Pâques, c’est-à-dire le 23 avril, l’élite de la radio — artistes, artisans et auditeurs — se rassemblera dans les salons de l'hôtel \X indsor pour assister au couronnement de sa nouvelle souveraine, Lise Roy, ainsi qu’à la remise des distinctions conquises ,par des vedettes au cours de la saison.Suivant la tradition, ce bal sera une brillante manifestation qui réunira une société choisie de personnages administratifs, d’interprètes dramatiques, de chanteurs, de musiciens et de radiophiles qui applaudiront l'attribution de la MEDAILLE D’OR et du TROPHEE RADIOMOXDE offert annuellement à l'artiste et à l’annonceur élus par le scrutin populaire.Il y aura, ensuite, plusieurs PLAQUES DE BRONZE, celles-ci instituées par un jury spécial dans le but de signaler l'effort particulier de certains comédiens et réalisateurs qui se sont distingués au cours de la saison, puis LE TROPHEE LAFLECIIE qui a pour rayonnement tout ce qui tient à l’amélioration de la radio dans ses émissions: comédiens, réalisateurs, ingénieurs, bruiteurs, etc., et enfin les PLAQUE RADIOMOXDE offfertes à l'artiste et l'annonceur les plus en faveur à Québec.Cette année il y aura aussi les Trophées Mariy-PoJydor (Suite à la page 11) *7 oyons, donc, mon chou, ça te sert à rien de dis cuter, — Pour moi, c >/-GEORGES COTE qui ont le /dus de chances, ici, à Quebec, de recevoi c'est CH KISTO-CH R 1ST Y et.oir les Plaques RadioMonde .SEMAINE SAINTE yyOUS entrons datts lu Semaine Sainte.Dans quelques jours, nous serons au Vendredi Saint.C’est une fête religieuse, que respectent les autorités gouvernementales, judiciaires, bancaires, industrielles et autres.Il g a peut-être quelqeus commercants, qui négligent, par appât du gain, de fermer leurs bazars ou leurs échoppes en ce Jour, qui a une signification tellement profonde pour la grande majorité catholique des Canadiens français.l Ces marchands ne méritent pas la clientèle des nôtres, aussi bien que nos postes radiophoniques ne mériteraient l’écoute, s'ils continuaient, ce jour-là, leurs activités commerciales, c’est-à-dire s’ils poursuivaient leur habitude quotidienne de diffuser des réclames avec les programmes.Il y a assez longtemps, ce souci de célébrer directement cette fête douloureuse n'était pas relui de tous les postes.Il y eut des stations qui permirent l’aboyage des produits les plus hétéroclites, entre des émissions dramatiques consacrées à la Passion ou de disques rappelant la tristesse du drame évangélique.L'an passé — à part une ou deux exceptions — nos postes évitèrent toute annonce au cours de la journée du Vend) edi Saint.Ce f ut à leur honneur.Il serait véritablement indigne, alors que toute la population catholique et protestante—c’est-à-dire la population chrétienne, qui est l’immense grand nombre en ce pays se dispose à la vénération, que pour des profits mercantiles, notre radiophonie crût devoir sr livrer au négoce.Nous n’avons aucune inquiétude à ce sujet et si nous en parlons, ce n'est qu'une façon de souligner le fiat que notre T.S.F., en ces dernières années, a compris son rôle vis à vis la communauté et sait l’accomplir de façon digne.On souhaiterait que d’autres éléments de distraction populaire suivent le bon exemple, qu’elle donnera encore, en ce Vendredi-Saint.Q » 9 AVRIL 1919 • R g die Monde • PAGE 3 / // Il est de mon devoir J accomplir ma mission, tous * /,,j ânes de la radio de Montréal devraient-ils te changer en autant (Tiroquois.* (avec exou«e« à M.de HaUonnfUTf) Etes-vous l'une des douze mille personnes qui avez des billets de ¦aison pour voir jouer le Canadien?.Ou bien, êtes-vous l’une des 300.000 autres qui "voyez'' les péripéties d'une partie dans la gorge de Michel Normandin?Si vous êtes du premier groupe, ne vous donnez pas le trouble de lire cette chronique.Tout d’abord, elle est pleine de fautes de français, et puis ensuite, vous en savez d’avance toute la raison car vous avez vu ou entendu les faits suivants Mais, il y a les auditeurs de notre Hockey Imperial Oil, ceux qui "voient” les joutes du Canadien dans le fauteuil de leur vi-voir, dans leur bain, à la table de la taverne, ou au restaurant du coin.Michel Normandin leur dit tout ce qui se passe sur la glace du Forum, et il fait un reportage pittoresque puisque son auditoire est si vaste et que, des confins de la Gaapésie ou des Pays d’en Haut, on lui adresse des médailles miraculeuses, des promesses de neuvai-nes pour remettre aux joueurs du Tricolore, voire même des piastres pour acheter des lunettes aux arbitres (sic).Mais si à point et si vivant que soit le reportage de Normandin, il est tout simplement logique qu'il ne peut voir ni entendre tout ce qui se passe et tout ce qui se dit dans les cent racoins de l’enceinte du Forum.P n’a que deux yeux, deux oreilles et une seule bouche pour accomplir la tâche probablement la plus difficile et la plus exténuante de nos ondes.De plus, il est perché dans la voûte même de l'amphithéâtre, entouré de voisins absorbés comme lui à l’information publique et, pour cela, blasés, peu parlants, plutôt de bonnes manières.* * * Pour jouir d’une partie de hockey en vivre intensément tous les petits drames et comédies, il faut Ja voir quelque part dans le voisi- 0À/ d%/ nage du banc du pénitencier, celui de Lumley et Mosdell tire à côté, des joueurs des deux clubs des Le "gerant'' le plus près de vous allées de "standing'’ où sont massés trouve que c’est une mauvaise strates pauvres gueux qui ont pris leur tégie de Richard.U aurait, du "siège” à 6 heures du matin (sic) "t'ehéquer” Quakenbush, contour-le jour de la joute.ner Stewart, puis approcher plus Ce qui se dit et ce qui se passe P^et que^ten^Üt^un dans ces coins là, Normandin ne Mosdell, paice que r mon ce i le voit et ne l’entend necessaire- ~ voiler un ment pas et, pour cela, il ne peut iul .^ rauditoire^radiaphonkjue.Ceux-ci tiendrait le bât™kd* ^^grals"” as as-s-» sus %=rcjsrîrî«r- r?zvàjs Binr““haï =£= —* J / t G mants adressés aux arbitres ou aux raison.I! ne suffisait que d’y pen- " POUR TOUS ^ MALAISES de PIEDS VOYEZ REDEON CHARLES l • < ORS 1)1 KILLONS • OIGNONS • ON(iLKS INCARNES • PIEDS SENSIBLES • TRAITEMENTS KLKUTRIQ1 Es 6862 St-Hubert IMH H APPOINT EM ENT CA.5475 joueurs visiteur?Pourquoi au- Pourquoi aussi Kôchard nj raient-ils le délire de danger d'en- a-t-.l pas pense?Le score Niait tendre siffler une bouteille à leurs ^iode, vous n’en oreilles ou de se voir rabattre des n,»ûinn'iin coups de poings sur un chapeau jouissez pas beaucoup kl“ un * T p|.f *?, d’en arriéré a d’abord tire des pea- tout ni.% s/, sf, nuts à l’arbitre et comme il n’est pas bien bon pitcher, les peanuts Prenez la dernière joute Détroit- sont tombés dans l’échancrure de Canadien, par exemple! Celle que votre collet et elles vous châles Canadiens ont gagnés 3-1 pour touillent dans le dos.Et puis, il y a égaliser la série semi-finale.Oh, ne des gens qui vous disent de rester la prenez que comme type! Toutes assis pour leur laisser voir le jeu les autres se ressemblent."ah ben, espèce d enfant de c.Premièrement, si vous n'avez pas que vous êtes, vous allez débarquer l’habitude de fréquenter le Forum, rien qu’sur une peanut!" vous ne savez tout d'abord pas par Ça, c'est le plaisir qu a le citoyen quelle porte entrer avec votre billet tranquille de la section "tough'' des bleu, rouge ou jaune.Et, quand estrades, enfin vous avez trouvé la bonne * * * 5K”' «tvï »¦ »»«• -r ïï.** quelle section, quelle rangée est la P^ce dans la section .de.gros vôtre Quand vous avez trouvé en- messieurs , a proximité du banc fin le siège No 15.rangée H, section Joueurs ou du pemtencier, vous 13, vous avez pilé sur les pieds de réalisez Que la.vous v^ez moins gens énervés, accroché deux ou bien la surface de U glaoe et que trois chapeaux de dames, et vous far df«*f le e.1^ vous êtes fait dire autant de fois la cible des vieilles «laques des que votre arbre généalogique re- bouchons de papier, des *“«*¦,** monte quelque part aux enviions des bouilles que e» de votre écurie.Et puis, quand haut destinent aux maudits enfants enfin vous vous êtes creusé un de «••• de Detroit.“trou” entre deux gros et maus- Et, puis, il y a le petit gars assis sades Voisins, voici qu’un autre in- à côté de vous avec son gros bon- dividu arrive et s’obstine à vous homme de père.Le petit piétine, dire que vous n’êtes ni dans la vous crie dans les oreilles, se bra-bonne section ni sur le bon siège, que devant vous pour vous bloquer Alors, il faut faire venir le placier la vue, et comme vous êtes un qui avoue que c'est vous qui avez homme poli, que vous aimez les tort.Il faut donc défaire le che- enfants, et que le père du petit min si péniblement fait entendre démon est un lutteur vous con-tomber un ou deux boutons de naissez bien de vue, vous déduisez votre paletot et vous voir rappeler que la politesse et la patience 9ont une fois de plus que vos ancêtres de mise dans ces sections de gros avaient deux petites oreilles poi- messieurs, lues,, une queue en tire-bouchon et a * * qu’ils n'étaient pas trèss propres.Le poste CKAC présente à ses auditeurs, depuis lundi de la semaine dernière, une nouvelle série démissions mettant en vedette le grand fantaisiste de la chansonnette JACQUES NOR-jVI WD Au cours de cette émission “DEVINEZ LE NOM”, diffusée du lundi au vendredi inclusivement à 6 h.25 du soir.Jacques interprète les plus grands succès de la mélodie populaire et joue avee les mots comme un véritable jongleur pour offrir aux radlophiles la chance de gagner des prix en argent se chiffrant jusqu’à $500.» T-.vin et, de plus, son “full-Nelson* je ferais joue* .Et, graduelle- sûrement du ^ ment il s excite eit, avec foi ce gestes, il vous explique que quelle * * * .sorte de “full-Nelson" il prendrait à Oh, Michel Noimandin! Ce que Stewart si lui s’appelait Reardon, votre niche de là-haut vous fait Vous l'approuvez, car il connaît manquer d’un spectacle de hockey sûrement mieux le hockey que Ir- au Forum! 1MEUOREZ VOTRE- culture féminine Profitez de nos cours pratiques, populaires et peu coûteux.TAILLE-POIDS Qu'Il s'agisse de perdre un surplus de fxdd* ou d’ajouter quelques livres, de proportionner les mesures, nous avons d^s résultats remarquable».MAI NTI EN-DEW A «UHF Enseignement et perfectionnement de la demarche, du maintien, de la sXfcc* et du geste.L'art de développer une apparence qui rehaussera votre personnalité.MAQUILLAGE-COIFFURE Analyse et soins de la peau: massage facial, masque et classe de maquillage.Etude de la enlffure et de* lignes de vêtements.COMPORTEMENT SOCIAL Toutes questions d'étiquette; pratique de danse sociale; d’él*Mution L'art de recevoir et les manières de voua assurer un aplomb en tout temps.Les lundis, mercredis, vendredis, de 2 h.à 9 h.p.m.studio G ila DeRozier 1463 est, boul.St-Joseph —-——^—RENSEIGNEZ-VOUS IMMEDIATEMENT.FR.1650 Quand enfin, vous êtea installe pour de bon, huit minutes ont déjà K à gagner à DEVINEZ LE NOM avec Jacques Normand w du lundi au vendredi CKAC- 6 h.25 p.m.npJlJ Et voilà que Reardon et Lindsay _ se chamaillent tout droit devant été*jouéeis**de ià 1ère période et vous.Lindsay essaie d’entrer le vous demandez le score à votre manche de son baton dan.la voisin qui ne ne le sait pas lui non bouche du No 17 du Canadien, qui plus parce qu’il vient de passer par est reconnu pour ne pas savoir les mêmes difficultés que vous, d,gérer te bois^ Reardon mouche le Mais enfin.Il y a autour de vous, Petlt Lindsay de son gant et lui d t un grand nombre de "gérants” quelque chose que Normandin, du "d’instructeurs” et “d’experts” du haut du Forum, est beaucoup mieux Canadien et du hockey qui vous de ne P83 entendre, donnent leurs impressions de la fa- Et comme le malcommode Stewart çon dont la joute et l'équipe du vient se mêler à la conversation Tricolore devraient être conduites de salon des deux autres, vous vous __“Si ce mr.Irvin d’enfant de levez pour mieux voir, car un ven- c.envoyait Dussault sur la même deur de hot dogs et un homme de cjing que Reay, y teameraient ben police vous bloquent le spectacle, tous les deux au lieu de l’enfant de Mais.vous aussi, vous bloquez la c.de Riopelle qui fiftt rien que vue à quelqu’un et c’est votre collet du coasting!” de paletot que tire vers terre le — "Ouai! J’sais pas quand est-ce Père du petit haïssable Et comme que le Sénateur va engager un bon c’es* votre seul paletot pour dix canayen de cheu-nous au lieu d’un ans a venir, vous vous rassoyez bloke ” e* vous dites: Pardon, Monsieur! — “Tien, r'garde Reardon qui * * * monte! S'il pogne Stewart, tu parles Puis, les joueurs du Canadien qu'y va débarquer le C.de mau- sortent pour l’intermission de la dit enfant de c.” troisième période.Ils défilent de- A ce moment, c’est Reardon qui vant vous.Reardon saigne à plein prend une plongée.Et son admira- front mais il fait quand même un teur d'excuser:- "Si itou.Reardon clin d’oeil à une jolie fille de la avait rentré son stick dans les loge d’à côté; Chamberlain rit dans patins de Stewart et avait en même un brouillard de sueurs; Richard a temps donné un uppercut dans le la face d’un gars qui s’en va à creux de l'estomac à Stewart l’échafaud; le grand Laycoe essuie comme Ti-Bert fart par cheu nous, ses verres.Ils mâchent tous ce qui Stewart aurait débarqué.” semble deux livres de gomme.Puis le jeu s'amène dans le coin Et, pendant l’intermission, le lut-le plus proche de vous.Richard teur d'à côté devient plus sociable, passe à Mosdell devant les filets — "Moi, si j’étais à la place d'Irvin, CHARLEBOIS Le plus grand ASSORTIMENT EN VILLE DE MANTEAUX, COSTUMES ET CHAPEAUX DERNIERES NOUVEAUTES DU PRINTEMPS NOS PRIX DEFIENT TOUTE CONCURRENCE Maison CHARLEBOIS Maison essentiellement canadienne française 708, Notre-Dame 0.HA.3197 (PRES DE McGILL) PAGE 4 RadioMonde 9 AVRIL 1949 , , .C EST MA FEMME QUI ME U A ENVOYE .ELLE VEUT ABSOLUMENT JE T'AI.OIS QUE UE L ESSUIERAIS AUSSITOT QUE J'AURAIS , DEUX BILLETS POUR « LE BAL OE LA RADIO”‘A LHOTEL RNI D’ECOUTER LES NOUVELLES MOLSON AVEC « ALBERT DUQUESNE”/ WINDSOR ,LE SAMEDI 23 AVRIL / C'eST MA FEMME QUI ME L'A ENVOYE.ELLE VEUT ABSOLUMENT rsr • On I r*rP i i n aj i »— O K l OC I A HA O i A «1 *A I ’ l IATTI * Kv.vÿV mm MA PAUVRE CHERIE/ POUR TE REMETTRE,JE VAIS TAMENER AU PROGRAMME «JULIETTE BÉLIVEAU”/ Sr J baU* 9 AVRIL IM?• RadioMonde • PAGE 5 I, i Paul («élu iwiSHBBBPSxS Wm * Xv/Xvl; Théâtre de h Grande Hermine Création d’un Conservatoire et d’une troupe d art dra-" matique à Québec.— Phèdre: la traditionnelle et celle de J.-L.Barrault.— Ambitions.— Encouragements aux auteurs canadiens.LKS DEUX FONDATRICES comme tout.Et si cela continue, Mlles Claude Francis et Sibylle j'ai même l’intention de presenter, Sinval: deux jeunes filles, si jeu- l’an prochain, un theatre pour en- nes que au premier abord, je fus fants, tout a fait comme La Pe- s!rpns.Je m’attendais d’inter- tite maison” de Paris, Nous joue- v.ewer deux personnes d’un cer- rions des Contes de Perrault.ce tain âge types traditionnels de serait merveilleux, n est-ce pas.maîtresses d’école, enfin vous Mlle Francis parlait avec tant de comprenez.Mais je revins vite confiance, tant d’espoir «ourlant de ma surprise.Comme dans le que je n ai pas ose demande r.pays de Québec, les titres ont -“Et puis, apres ce sera lElie- encore i’art d'impieesionner, (nous rillon.*.avons le sens des valeurs), je AMBITIONS fus donc servi à souhait.L’une Leurs ambitions ne s'arrêtent pas est diplômée de l'Académie de a Phi dre, qu’elles présenteront le Paris, l’autre diplômée en Droit g aVril prochain, ni au projet de et eri Lettres de l'Université de théâtre pour enfants: “Les femmes Paris, lauréat de l’Académie de Ml,«intes” de Molière sera jouée au cette même ville et enfin elle mois de mai; de plus, pour 1 année compte oeux ans d’études et de prochaine, "Le Théâtre de la Gran-travail dramatiques à la Corné- de Hermine” se propose de précen-dic Française.L’on ne peut être ter au public québécois une pièce n.ieux qualifié pour fonder et di- classique par mois.C’est là un pro-îigrer une troupe de théâtre.jef qui ne manque certainement “LA GRANDE HERMINE’’ pas d envergure.Mlles Francis et Arrivées à Quebec au mois sjnvai réussiront-elles ce tour de d'août 1945, Mlles Fianvis et Sin- force (pour ne pas écrire ce mi-val ne tardèrent pas à se gagner ia(.]e) d’établir à Québec un public la confiance et l’encouragement perrnanent (et assez considérable de nos éducateurs et de nos in- pour boucler leur budget) qui aSsis-tellectuels.Leur rêve était de lerajti une fois par mois, à une fonder à Québec ur.Conservatoire représentation de théâtre classique?de théâtre classique.Elles ont jj es^ vraj qu’il y a les étudiants compris que la littérature classi- de ('université, de nos collèges et que française n’appartient pas couvents, les éducateurs et les in-gjljjj seulement à la Fiance, mais à tellectuels; mais.mais.tous ceux qui se forment par la Lorsqu'on a vu le public des culture française.Et les Cana- comédiens de la Nef, celui des diens français, par leur mode Apprentis et même parfoit celui des >i d’éducation et d’insti uction.romp- Compagnons de St-Laurent, il y a tent parmi ceux-là.Les milieux dç oj d 1*1.¦¦ d’art dramatique.“Le Théâtre de scène, pourraient perfectionner leur la Grande Hermine” était fondé, technique et surtout sentir qu ils On y donnait des cours de diction, ne sont pas seuls, mais qu ils ont i; de culture rythmique et vocale et un public: ce qui leur serait a la ï même de littérature française.fois salutaire et encouiageanr PREMIER SPECTACLE —“Mais ma plus belle ambition.Les fondatrices de Lr Grande continua Mlle Francis, je ne sais si ;•£: Hermine trouvèrent les nôtres si je dois l’avouer, serait de paitir, un £?doués pour l’art dramatique, d’une jour, pour Paris avec la troupe et 0 curiosité intellectuelle si dévelop- là.jouer devant le public fiança s 3: pée.et si assidus dans leur travail une pièce canadienne.0 qu’il leur sera possible de présenter Excellente idée qui flatte l amoui-au public de Québec leur premier propre des Canadiens fiançais.Mais 0 spectacle: Phèdre de Racine.Le en attendant, j irai comme tout ie & choix de cette pièce n'est pas dû monde (je 1 espère) voir jouet || au hasard.C’est le chef-d'oeuvre Phèdre, au Palais Montcalm Mais Kj; de l’auteur, un sommet du théâtre avant tout .avant tout.que je 3::1 universel.De plus, comme intérêt grille une bonne cigarette, ce que je 3: historique et littéraire, c’est Phèdre n’ai pu faire durant 1 entretien par 3:’: cjui réconcilia Racine avec les Mes- respect pour la voix et la gorge de |: sieurs de Port-Royal, qui n’a- Mlles Francis et Sinval.Franche-:3 vaient pas hésité à qualifier les ment, cela en valait bien la peine.g; poètes dramatiques "d'emooison-neurs publics”.Après la lecture de cette pièce, le grand Arnault lui-même disait: "Il n'y a rien à re-prendre au caractère de Phèdre.SS puisque par ce caractère, i! nous Si: donne cette grande leçon que.lors-0 qu'en punition de fautes précé-3: dentes.Dieu nous abandonne à 3} nous-même et à la perversité de littéralement fait la conquêt Même a [1res plus de 130 repre fameuse de Gratien Gelinas r et c’est encore par milliers < tl ginables altitudes que M.° *i n’a pas craint de séjou st de là qu'il est revenu • a n ms apportant une oeuvr e de toute fioritute, de d oeil complice, de toute On pense par instant au : ieui Scla- crou, à un Salacrou chrétien.” C’est jeudi, le 14 av à 9 heures du soir, que les Corn gnons présenteront "Briser la s îtue”, spectacle que Bruno Parad s mettra en ondes.toute la population de Montréal, ions, “Tit-Coq”, la pièce maintenant len perdu de son empire sur le public on va l'applaudir chaque semaine au ¦ du Gcsù.n panier, un autre journaliste, lu ;t succédera pour nous racorfler une s anecdote puisée dans la petite h s-e toire qu’il connaît admirableur nt.il La presse fournira un troisième n conférencier qui nous fera part de i- son meilleur reportage.On nous ” transportera enfin à Québec où l’on nous communiquera d jouer dans des rideaux noirs.Mais ce parti est très heureux, car il souligne davantage le côté conventionnel de la pièce.BEAUCOUP I»E BRUIT POUR RIEN Le spectacle du Studio était complété par une pièce de Michel de Ghelderode: Escurial à laquelle j’ajouterais un sous-titre révélateur: Beaucoup de bruit pour rien.En effet, l’intrigue de cette pièce est très simple: le fou et la reine trompent le roi ensemble.Ce dernier fait empoisonner la reine et égorger le fou.Fin de la pièce.Mai6 pour comprendre ce qui se passe, que de raisonnements, que de déductions! Tout cela est noyé ’ dans un galimatias incroyable du troi, halluciné, qui entend sonner des cloches et aboyer des chiens; du fou, qui a un complexe de Paillasse.et d’un moine, sorte de représentant du cérémonial et des conventions sociales.En somme, le prototype de la pièce faussement profonde.Escurial avait au moins le grand mérite de permettre à un excellent comédien, Michel Vitold, de faire valoir ses nombreux talents.Vitold s’élève, dès qu’il en a l’occasion, contre la routine au théâtre.H a horreulr de ce qu’on est convenu d’appeler les emplois.Pour lui, le théâtre est vraiment la vie et il le prouve assez de la façon dont il joue.Mais je t’avoue que j’aimerais mieux le voir se dépenser dans des rôles plus conséquents.REPRISE D’IN GRAND SUCCES DE BATY A La Renaissance, on a repris — la mode est aux reprises — un grand succès d’avant guerre de Baty: Prosper, pièce en treize tableaux de Lucienne Favre.Je suis sorti de cette pièce dans le même état d'esprit que je serais sorti d’un film.Et ce n’est pas par pur hasard: Prosper a plus d'une parenté avec le cinéma.Le climat, l’atmosphère que le metteur en scène s’est ingénié à créer par un soucis méticuleux de couleur locale, rappelle irrésistiblement le climat et l’atmosphère dee films exotiques.L'action se passe en Afrique du Nord et les décors de la Casbah, très élaborés, sont remarquables de suggestion et d’illusion.J’ai eu l’impression d’assister là à un dee morceaux principaux de Baty.Car, dans cette pièce, écrite selon des documents authentiques le rôle du metteur en scène est primordial.C’est lui qui doit rendre cet envoûtements de la Casbah, ce mystère dce ghettos algériens où un homme peut disparaître en plein jour sans laisser la moindre trace.Et c'est vraiment à cela que Baty est arrivé avec ses ruelles tortueuses, ses éclairages brillants, ses grande^ mura (ties blanches et ses intérieurs où le soleil s’introduit brutalement par un soupirail.Malvina, récemment arrivée dans la Casbah, pour se défaire des avances de deux hommes, invoque un amour imaginaire et prononce un nom inventé, celui de Prosper Proeper est au bagne pour avoir tué un homme qui insultait Malvina.Aussitôt, la légende se répand; elle devient le thème des chansons arabes.Le nom de Prosper est répété mille fois, tous les jours, à ce point, que cela devient pour Malvina une sorte de supplice.Elle décide de partir, mais le soir même de son départ, arrive celui qui aurait pu être Prosper.Tl croit que Malvina veut le donner à la police et il la tue.Mais, dédaignant la vérité trop banale, "le mythe est né”, comme l’explique Invité au programme de Robert Q.Lewis, irradié de New-York cinq jours par semaine sur le réseau Columbia, M.Claude Mé-lançon, directeur adjoint des relations extérieures du Canadien National, a présenté à M.Lewis ce qu’il a appelé une version surréaliste d'un mât "totémique canadien.M.Lewis collectionne lui-même les mâts totémiques miniatures, mats à en juger par sou expression, ce spécimen ultra moderne l’étonne quelque peu.(Photo Columbia Broadcasting System) Baty dans un court avant-propos.De Prosper et de MaJvina, il sera, longtemps question dans la Casbah d'Alger.Je ne veux pas te parler de détails dans cette pièce; ni te dire que Germaine Montero, qui jouait le rôle de .Malvina, était d’une vulgarité beaucoup trop réaliste.Ce qui compte, exactement comme dans un film, c’est l'impression d'ensemble, qui, pour moi, a été très bonne.Il faut dire qu’on a apporté un «oin minutieux à la reprise de cette pièce et que beaucoup de dréations ne jouissent pas, malheureusement, des mêmes égards.Et voilà, mon cher ami, pour cette semaine.Quand je t’écrirai de nouveau, j’aurai moi-même été constater sur place si l’évocation de la Casbah de Prosper était authentique ou pas.D’ici là, je te prie d’accepter, etc.Jean-Louis ROUX “FUTURES ETOILES”; Jean-Paul Jeannotte et Colette Merola L'art du chant est très difficile et il est rare qu’on s’y fasse remarquer très jeune.Pourtant, le concours de "Nos Futures EUrrles” de Radio-Canada a démontré qu’il existe de nombreuses exceptions à cette règle.Aucun des 44 chanteurs et chanteuses, que l’on a entendus depuis l’automne, n’avait 30 ans.et, ¦ parmi les 12 concurrents qui participent aux dernières éliminatoires, certains sont fort en-deçà de la limite d’âge.C’est le cas de Colette Mérola qui n’a que 19 ans, et Jean-Paul Jeannotte, qui a 22 ans.On les entendra ensemble à la prochaine émission des "Futures Etoiles”, dimanche, le 10 avril, à 9 heures du soir.Colette Mérola habite Montréal, où elle a étudié le piano avant d’aborder le chant.Elle possède une riche voix de mezzo-soprano et elle s’est fait entendre en concert et à la radio.Mlle Mérola se prépare tout particulièrement pour l’opéra et le concert.Jean-Paul Jeannotte, un ténor léger, demeure à Lachine.U a déjà chanté dans des opérettes et il a même participé à des concerts en France.Les auditeurs de Radio-Canada le connaissent depuis assez longtemps.M.Jeannotte a aussi écrit plusieurs mélodies et il s’intéresse surtout à l’opérette et au concert.Rappelons que c’est dimanche.> 10 avril, que nous pourrons ié-entendre ces deux jeunes artistes au programme de "Nos Futures Etoiles”.LE BAL DE VIMY choeurs, récitatifs, chorals, airs, duos, etc.Le texte biblique est “récité” par un ténor, l’Cvangï-liste, qu’accompagne un simple clavecin, dont un violoncelle double la basse.Les Chorals sont des prières, des invocations et comme des réponses à l’appel du texte sacré.Les Choeurs, polyphones, souvent très développés, «ont.comme les airs, des commentaire" méditatifs du drame sacré.Quelque-fois des choeurs brefs, ci is de la foule mêlée au drame, font corps avetc le récit de l’Evangéliste.L’ouvrage se divise en deux parties.La première prend fin avec l’arrestation du Christ et la fuite de ses disciples.La seconde va de l’audience de Caiphe à la mise au tomb 'au.LA PASSION selon St-Mathieu de Bach Radio-Canada fera entendre quelques chefs-d’oeuvre de la musique et de la littérature religieuses au cours de la Semaine Sainte.Ainsi, mercredi, 1* 13 avril, on diffusera, de 3 heures à 4 heures de l’après-midi, le “DE PROFUNDIS” de Richaid de La Lande (1657-1726) On compare maintenant aux phis grands ce naître trop peu c'nnu du XVIle siècle.Radio-Canada présentera un nouvel enregistrement du “DE PROFONDIS”.Louis Martini dirige l’orchestre des Concerts Colonne et la Chorale des Jeunesses Musicales de France.Le jeudi saint, soit le 14 avril, oa entendra la "PASSION” selon saint Mathieu de Jean-Sébastien Bach.Ces disques nous font entendre le Choeur de l’église Saint-Thomas de LEIPZIG, et l’orchestre GEWANDHAUS, et quatre solistes.La Passion selon saint Ma-thiel est la plus célèbre des quatre (ou cinq) Passions que Bach a écrites.Elle »e compose de erixante-dix huit parties, reliées ru non, «ou r tes ou longues: "Rndiomonae” est édite pai les PuDll-e&ttons Radio limitée, 1434 ouest, Sainte-Catherine.PLateau 4186* et Imprimé pat La Compagnie de Publication de “La Patrie" Limitée.ISO Sainte-Catherine Est L’organisation du douzième bal annuel ffe Vimy bat son plein.Sous les auspices de la Succursale Mont-Royal No 65 de la Légion canadienne, cet événement social attire toujours une assistance nombreuse et choisie.Cette année cette soirée sera sous le haut patronage du Lieutenant-Colonel J.-A.Boivin E.D., Président honoraire de la Succursale et de madame Boivin.Les profits de ce bal servent à venir en aide aux membres de la Section dans le besoin.Tout en étant assuré de passer une agréable soirée, en dansant aux accords de l’orchestre d’Eddy Blair, c’est faire oeuvre utile que d’etre présent.Et si Ton juge par les résultats déjà obtenus, le Bal de Vimy promet d’être un succès sans précédent.C’est pourquoi nous vous demandons de ne pas oublier date et l’endroit.Samedi le 23 avril, en l’Auditorium de l’Edifice du Souvenir, 1191 rue de la Montagne.Pour toute information.a)~ pelez à AMherst 0116.HABITS DE GALA avec tous le» acccssoirca A LOUER pout* fou!p» occasion* /e coty/tt am.C 'a.PAGE 10 RodhMonde 9 AVRIT.1949 cotrwt* r’r-ftfj .M *- raÉfc*?£: # :*'Y'St.£ïf •?•;• • .*• ; '«••' •> t$8?M SOYEZ LA BELLE m de LA PLAGE! Vlbralenr*.ma* g% b'üns culture phy ¦ Mlguc, He., He.ff Vou* donnent naaié e une lime parfaite.» HArbour /v>« v 5640 (Suite de la page 3) offerts par cette Société aux 'Menants du Concours .,V.’I' av‘*'t ,leu aPres 1 émission du Train de Plaisir, mettant en vedette Fridolin et irradie ?re^nna,t *ur "«Go Photo, de g.à d: Bill Harwood, metteur en ondes du Train de Plaisir; Mme Tasse (Mlle Gélinas).Mme et Gratien Gélinas, Madame Gélinas, mère de Gra-nen, Georges Gallpeau, alors attaché au Poste CH I.P.Phil Lalonde, directeur de CK AC.Dans le groupe, on remarque; M.et Mme Lionel Donnais, M.et Mme Roger Baulu, M.et Mme Henry De.vglun, M.et Mm," Maurice Meerte, M.et Mme Yves Bourassa, Albert Cloutier, Mme Bella ________________________Ouellette, Fred Barry, Flaviu Daniel, Jean Lalonde, etc LES AMIS DE L’ART EVENEMENTS ARTIST1Q CES : Au Plateau, le 7 avril, Gala Mozart.A l’Ecole Normale de l’Institut Pédagogique, le 7 avril, à 3 heures, concert conjoint de Gilles Breton pianiste et de Langis Breton violoniste.Au Plateau, le 8 avril, Nelly Mathot.Au Monument National, le 9 avril, revue l’Odéon Musical.A l’Université de Montréal, le Vendredi Saint à 3 heures, Chemin de la Croix, à 4.30 les Sept Paroles du Christ chantées par des étudiants.COURS: A la Municipale, le 10 avril, à 2 heures, cours de peinture de Mlle Irène Sénécal.FIX POSITIONS: Au Secrétariat de l’Association, exposition de peintures canadiennes, oeuvres de Marguerite Fainmel.Henriette Fau-teux, Rêv.frère Gédéon F.E.C., et Adrien Hébert R.C.A.Le public est admis le samedi et dimanche après-midi de 2 à 5 heures.A la Dominion Gallery, 1448 ouest, rue Ste-Cathe-rine, jusqu'au 16 avril de 10 à 6 h.p.m., exposition des oeuvres de Stanley Cosgrove.NOTE: Su.r présentation de leur carte de membre au guichet du Gesù, Les Amis de l'Art bénéficieront d’un prix spécial sur les représentations de Tit-Coq, les 7-8-12 et 13 avril en soirée.LES MEMBRES peuvent dès maintenant se procurer aux bureaux de l’Association, pour une somme très minime, le nouvel insigne des Amis de l'Art.Sur demande au Secrétariat, cet insigne sera gracieusement offert aux représentants de l'Association dans les diverses institutions.Des timbres de diffusion artistique sont aussi à la disposition des membres.Un concert avec Désiré Defauw et Byron Janis Le jeune pianiste américain, Byron Janis, jouera avec l'Orchestre des concerts symphoniqut ) de Montréal, à sa prochaine émission à Radio-Canada, mardi, le 12 avril, à 8 h.30 du soir.Désiré Defauw dirigera et il » choisi, comme première pièce, l’ouverture de "Parsifal”, de Wagner.Byron Janis interprétera ensuite le CONCERTO de piano no 3 en do mineur, de Beethoven.Ce pianiste n'est âgé que de JO ans.Il a donné son premier récital à l’âge de 9 ans.à Pittsburgh, où il est né.Depuis, il a joué avec 'a plupart des orchestres symphoniques des Etats-Unis, et il a eu pour maître le grand virtuosa Vladimir Horowitz.9 AVRIL 1919 RadioMonde TAGE 13 \ -, * 5L .Nuu* nr piiblioM que le* lettre* aisaéea •« de* ro*««*lf«tl«MM are NUMBéM d’aaa lettre niffaée »»ee adresse ¦¦tàr*tN»e **K A UIOM 051ÜKM ae prend pa* la re*pom»afcilité i« ee «al parait ertte ruUlqur._______________ Les inocentes de Brind Amour ne sont pas fautives rw /**v*c.\ Première méiitoito» devant le Rideau Vert Enquête conduite en divers milieux depuis les deux recentes re-présentations de la pièce LES I.YNOOKNTES, sous la voûte mystique du merveilleux théâtre-abbaye des Compagnons, la critique tant officieuse qu'officielle, et tant privée que publique, tout au moins celle que n’aveugle ni l'envie ni le bourg eoisisme, ne.parait avoir garroché rien de plus que de tout petits cailloux, inoffensifs, dans le Rideau Vert, tout «neuf et si prometteur, d’Yvette Brin-d'Amour.De consentement à peu près unanime, réussite de grand style que cette résurrection, à Montréal, d’une oeuvre américaine adaptée par André Bernheim, et créée à New-York en 1934 sous la signature de Lillian Heilman et sous son véritable titre: THE CHILDRENS HOUR Jean Desprez elle-même.qui le long d’une décade de production radiophonique sévère, n'a eu que des éloges, spontanés et justes, pour Yvette Brind’Amour (Karen), Louise Darios (Mme Amélie Til-ford, grand’mère de récolère Marie), pour René Verne.Lorenzo Campagna et Simone Lefebvre (respectivement docteur Joseph Cardin, le garçon-épicier et la bonne Agathe, ces deux derniers ne faisant à peu près qu'entrer et sortir); ainsi que, il va sans dire, sans négliger le bel effort des six figurantes camarades d'école, pour Denise Proulx (Rosalie Wells) dont l'émoi d’âge critique et l'envoûtement de succube sont éclatants d'ingénuité, et pour Gaétane Laniel (Marie Tilford), jeune étoile de première grandeur, encore inconnue des astronomes, surgie comme de l’agglomérat des Per-séides dans le firmament naguère étroit de notre théâtre, artiste jusqu'au tré/ond de l'âme certainement depuis son premier biberon, interprète limpide, radieuse, subtile.aussi mobile que mercure de nuance en nuance, de sensation en sentiment, d’instinct subconscient en attitude consciente dite de libre arbitre à l’éclosion de ce qu’on appelle l'âge de raison.Laquelle vedette avant l'heure coutumière, revêtue, comme d'une gaine d’acier, d'une assurance impeccable.est entrée tout de go, sans jamais en glisser, dans la peau.quelque peu stupéfiante, dans le rôle à la fois très riche et très lourd d’une adolescente à son insu d'une perversité raffinée sous plus;eurs aspects, menteuse, tricheuse.hypocrite, bavarde et médisante, calomnieuse et haineiv-e, entêtée (stubborn), réfractaire à n’importe quoi, simultanément révoltée et lâche devant toute autorité, aussi orgueilleuse et tyrannique que la grande Catherine de Russie, dans son milieu juvénile dominatrice incube et inexorable, jusqu'à la joie du sadisme, de la tète et du coeur' de Rosalie sa compagne de chambre, quoique de même âge.celle-ci devenue sa proie, son âme damnée, pauvre bête traquée par la peur et le chantage; séductrice de sa grand'-mère Amélia.femme de vertu et de jugement, jusqu'à en faire sa l ILLE ROUGE j PAR I U.RICHARD I complies en diffamation; destruo trice de fond en comble, sous le eboe en retour du procès intenté contre cette dame par les institutrices associées Marthe Dobie et Karen Wright, du bon renom et de l’exi3tence même du oouvent-pensionnat laïque qu’avait fondé et soutenu, selon un usage moins établi au Canada qu'aux Etata-Unis et en Europe, le labeur peu à peu récompensé de la tante plutôt fantasque de Marthe, Lily Mortar.En bref, la suave petite Marie est un monstre hors série, un génie malfaisant, une sorte de boite de Pandore de tous les maux que les magistrats A’ notre région n’hésitent pas à enfermer, pour six mois ou davantage, entre les murs de la Maison de Lorette ou autre école de réforme.Elle est un énorme problème de psychiatrie, tout au moins de pédiatrie, autrement plus difficile à résoudre que le cas à peine pathologique de Marthe.Non seulement, réserve Jean Desprez, le rôle de la tante Mortar "était tenu par une trop jeune comédienne”, — sans doute, quand il s'agit de Rita Bibeau.—, mais en plus “on sentait trop de retenue” dans le jeu d'Yvette Thuot incarnant la douloureuse lesbienne Marthe Dobie.Et, ajoute-t-elle, "puisque la pièce avait été acceptée telle qu'elle est.il fallait y aller à fond de train (sic).Ce qui ne veut pas dire qu'elle n'ait pas fait du beau travail.Manque de métier, c’est tout." Non, comtesse, halte-là; L’homme de la rue.simpliste, primaire, ignorant l'X-Y-Z du métier d’artiste, n’a pas bien vu si la pudeur de “la jeune fille l'a emporté sur la coliédienne”.du fait “que ce qu'elle doit sortir d'elle-même et transmettre au public est contre nature”.Par contre, il s'est nettement rendu compte qu'Yvette Thuot portait sur les épaules un rôle beaucoup plus ardu et moins défendable que Gratien Gélinas dans l’enfant nature! Tit-Coq, et que, dans la ville de Montréal n’étant pas encore celle de Paris, l'habitude n'est pas encore implantée de placer sans précaution devant l’opinion publique, en bonne société arborant des ma-gnières, n’importe quelle manifestation dite de psychopathologie jusque dans ses derniers retranchements.Au reste, il est permis d'opiner que la “retenue”, la discrétion, la contrainte même de Marthe deve-que le coeur de son amie et collègue Karen, d'ailleur promise au nait d'autant plus indispensable médecin de l'établissement, ne répond pas, ne peut pas répondre, Marthe le sait, à un pareil amour "contre nature" au reste si exclusif et si miscandre.Probable que la moitié plus, ou moins, un des spectateurs sont d'avis que, du lever à la ohûte du rideau vert, les deux Yvette s'acquittent de leur tâche en exacte harmonie, en correspondance étroite.L'aisance et la calme fermeté de Brind'Amour, qui rappellent Nicole Germain dans la Forteresse, signifient antithèse, point pai point, au désarroi, à l'affolement, au désaxement de Thuot.dont la fonction est aussi écrasante que celle de Phèdre inceste.dont l’état d'âme est orage et bouleversement et cataclysme.Jalouse de l'amitié de Karen, envieuse de la tendresse, prochai- Même sans auto ni logis, vous pouvez être heureux; lisez "LE BONHEUR, CET INCONNU” du Père M.-M.Desmarais, O.P.nentent matrimoniale, du médecin rigoureusement monogame, méfiante de la présence, quoiqu'aveu-gie, de sa tante Lily Mortar, inquiète de la curiosité des jeunes pensionnaires en puberté, surtout de l’attitude de la terrifiante enfant terrible Marie Tilford, Marthe n'avait pas, nulle part, à chacun moment, sauf seule à seule avec Karen, la permission de s'exprimer, de se révéler comme elle était, pour ainsi dire de jouer le coeur sur la main.Son personnage n’est pas extérieur ni en surface, mais intérieur et en profondeur, en intensité verticale.Peu à peu et prudemment posé le long des deux premiers actes, en marge parallèle du libre et ouvert déploiement de perversité ingénue de la petite Marie, en contre-bas ou à contre-jour d une jeune intelligence du mal allant jusqu'à découvrir, par intuition diabolique, ou induction scolastique, un secret hermétiquement fermé entre Marthe et Karen, une sympathie clandestine ignorée de leur entourage tout entier, sauf de l’oeil de lynx scrutateur de reins, un myst/re à peine soupçonnable par le spectateur: ainsi développé ce personnage énigmatique ne se dénoue, ne doit se dénouer selon l’intention de l’auteur, qu’au troisième et dernier acte, sur les ruines de leur oeuvre scolaire anéantie par le scandale, dans un aveu olair et intrépide de Marthe à Karen, dans un tragique va-tout, juste avant de se dissoudre dans un suicide imprévu et certes quelque peu étrange malgré la monosexualité de Karen.Suicide d'échec sentimental que n'a pas à réparer le remords de la dajne Tilford, — à qui Karen ne dit pas toute la vérité —, d'avoir prêté trop pieuse oreille aux cancans de Marie et de les avoir elle-même vertueusement versés, tout comme l’insidieuse calomnie décrite par Beaumarchais, dans le cerveau de bonne foi, mais combien crédule à ce qui est souillure, de ses amies mûrissantes, mères ou tutrices des autres élèves d'un tel couvent si vite jugé enfer de luxure.Cela rappelé la “retenu e" d'Yvette Thuot n'est-elle pas justifiable?Du moins dans la 9cène obligatoirement à contenir parce que de très haute puissance dramatique, dans son ultime et désespérée tentative de conquête avant de se tuer sur sa déception sans borne de se voir tout à coup dans un monde vidé de la moindre joie et du moindre espoir conforme à la poignante et rare couleur de son âme trop vaste et anormale.Cette “retenue” de notre seconde Yvette ressemble d'ailleurs comme une soeur à celle d'Yvette Brind'Amour jouant les jeux de Lesbos à côté de l’infanticide Muriel Guilbault, dans une longue scène, très difficile, presque pareille, de l’enfer d'inassouvissable convoitise d'une part, d’éternel remords d’autre part, que représente la tragédie HUIS-CLOS de Jean-Paul Sartre: modération de jeu dont on avait eu raison de féliciter notre première Yvette.Critique de la critique restant toutefois sujette à réplique, l'homme de la rue sollicite acquittement conjoint de Marthe et Marie.Dans une prochaine édition de RADIOMONDE, il manifestera moins d’indulgence envers l’auteur de CHILDRENS HOUR.George» ROUSSEAU,, ex-recorder.mari.Toutes les questions dont le titre sera s’étend à toute la famille, du .çhor^es' et que Noël Gauvin grand-père & la eomlne de la mettra ^ onde t-anfo du prodige fjuniImL Et- Le dir^ccui-fondateur du Choeur t’on se téléphone: -T’écouteras d(J Fr&nc^ José Delacjuerrière, est NERVOSITE.FAIBtESSt PÂLEUR.0* APPETIT.TROUBLES FEMININS.OU CONSE.QUENCES M L'ANEMIE TONIFIEZ-VOUS EN PRENANT LES BONNES PILULES; ROUGES POUR LES FEMMES PÂLES ET FAIBLES Cli CHIMIOUI FRANCO AMERICAIN! LIEE.1946, RUE ST-0ENIS.MONTREAL 18 9 AVRIL 1919 RadioMonde PAGE 17 ¦ ; èfWï jgppp ¦jf ¦?¦ -i.* C’est le meilleur moyen de vous assurer la lecture régulière de RADIOMONDE.Découpez le bulletin ci-dessous et mettez-le à la poste dès aujourd’hui, acompagné d’un mandat postal, à RADIO-MONDE, 1131 ouest, Sainte-Catherine, Montréal ez, je vous prie, ni expédiéi •urnal à l'adresse suivante votre * * * ; russe pour.numéros, à partir de TARIF 52 numéros $3.50 26 numéros $2.00 13 numéros $1.00 N.B.— Faire remise par bon de poste ou mandat-poste seulement.o: .'* • /'• ."ï&m Souk ne puliliuns uue les lettres siicnées on îles eouiuiunienlioiui ¦ l'eiimiiaKiiéeii d'une lettre sijtnée avec adresse niitheutiijue.“Il WlliiMONUi:” ne prentl pas la res|ioiisnbililé (le ee gui parait sou# cette rubrique RADIOMONDE La parole est aux auditeurs.Il y a quelques temps, je me devait de répondre à M.Pierre basse commerciale sans se soucier des moindres détails sachant que, par curiosité, toute la population canadienne se déplacerait pour aller voir ce film.A quoi bon se mor-Lefebvre au sujet de la répug- fondre, 225,000.00 pour un scénario nance avec laquelle il traitait les ce H’egf p(ls nud! Comme ça sent artistes qui ne lui plaisaient point, tri paresse et combien ce n'est pas Aujourd’hui, il me fait plaisir encourageant pour les projets futurs, de constater et d’apprécier les Heureusement pour nous, un ca-progrès indiscutables que M.nadien tient le pion et c’est à me Pierre Lefebvre a faits.Nous faire enfler les deux mains que sommes toujours portés d croire j’applaudis son succès et je crie des qu’un critique qui montre trop bravos sur to-us les toits.Non, ce d’enthousiasme, ou trop de me- n’esf Gratien Gélinas qui pré- contentement, a beaucoup de senterait du médiocre.Il a travaillé chances de se contredire dans ^ pièce Tit Coq dans l’ombre pout des articles que plusieurs mois nolw fa présenter tel un enfant séparent.Jusqu ici cette façon naissant fsi je peux m’exprimer d’agir n’a jamais été admise que aitlgi parlant de théâtre d Mont-pnr certains critiques eux-méme*.réal) et voilà qu’au jour d’hui cet Si une pièce a un grand succès enfant a grandi dans la sagesse, auprès dil public et si le ciitique l’honneur et la gloire.Les artistes est lui aussi très enthousiaste, il qui entourent M.Gélinas n’ont pas peut s’abstenir d’en écrire trop été choisis par favoritisme mais long.Le public et les artistes bien pour leurs talents et leurs sont déjà convaincus.Si par mérites, et lorsque tout le travail contre le public- ne goûte pas un ge préparation fut terminé un chef spectacle.U revient au critique d’oeuvre nous fut offert et l’avons de faire briller ce qu’il y avait de goftté tel un délicieux champagne, bon dans cette représentation.Si je ne cesse de m’extasier devant un homme ne dit pas son opinion y[.Gélinas et voilà que je m'éloigne on dit qu’il est hypocrite ou pru- de mon principal sujet.Revenant à dent.Mais s’il tente de l’imposer, Un Homme et son Péché, ou plutôt c’est un dictateur — Mort aux Un Film et ses Péchés, je ne peux dictateurs! m’empêcher de classer la Donalda Nous avons constaté, plusieurs du cinéma comme une insignifiante personnes et moi-même, que Mlle au possible, sans aucune réaction, L Dumont, notre étoile cana- sans effet.Entr’autres, la scène ou dienne-française, avait amélioré, elle apporte à son mari Séraphin, radicalement, son interprétation au plus fort d’un orage électrique, des phases dramatiques de ses un cierge bénit et de l’eau bénite, chansons.En effet ses respira- elle entre d’un pas lent, les yeux fions sont maintenant presqu’im- fixes et récite, telle une petite éco-perceptibles tandis que les ac- Hère ’ à qui la mère supérieure a cents réels des phrases musicales confié un rôle dans une séance de-sont appuyés à souhtiit.Félicita- vaut monsieur le Curé, “Voici, Sé-tions Mme Dumont.S’il est vrai que la plupart des plaques de licence* d'automobile portent des numéros qui n'ont aucune signification, il doit quand même y en avoir dont le numéro a un rapport tout à fait particulier.soit avec l’adresse, le numéro de téléphone, ou encore, en quelques cas assez rares, avec les occupations ou la carrière professionnelle du propriétaire de telle voiture.Parmi ces plaques qui auront une signification tout à fait spéciale au cours de 1919-50, il en est une à Montréal que personne ne manquera du remarquer au passage, car son numéro a une signification très nette; non seulement pour le propriétaire de la voiture, mais pour d**s milliers et des milliers de gens pour qui le numéro “Î30” est, dans le domaine radiophonique, le numéro familier par excellence, le chiffre connu depuis bientôt 27 ans, et auquel, on pense tous les jours et plusieurs fois par jour.Comme la photo le fait voir, cette voiture Cadillac décapotable porte le numéro “730".Or, U se trouve qu'il s’agit de l’automobile de M.Phil Lalonde, directeur-gérant du Poste CKAC, dont la longueur d'ond«*s est précisément de 730 kilocycles, comme chacun sait.Cette plaque et la plaquette voisine portant “CKAC — Montréal", attireront les regards des passants qui s'amuseront d'une pareille coincidence, car il n'est personn» qui hésitera longtemps à associer le premier poste français d’Amérique avec le numéro familier du cadran de leur radio: “730".somme d'argent amassée dans I» cagnotte.Or, certaines gens n’aiment pas à se forcer la faculté de prophé.tie.Ils écoutent Rolland D'Amour qui leur dit, par exemple, qu'il ra beau le lendemain; ils attendent MARTIAL S1NGHER A RADIO-CARABiN Martial Singher, baryton du Metropolitan Opéra de New-York, sera l’invité d'honneur à Radio-Cerabin, mercredi, le 13 avril, à 9 heures du «soir.Le réseau français de Radio-Canada diffuse ce ' programme de la salle de l'Ermitage, à Montréal.Martial Singher est né en Fiance.Il fut vedette à l’Opéra de Paris où il obtint des succès sensationnels.Au Metropolitan on lui confie les rôles les plus difficiles et, toujours, il le- interprète avec poésie.Les critiques américains s’accordent à dire qu’il est un baryton incomparable.Cette semaine, Pit et Zéphir prennent des leçons de chant pour ensuite se lancer comme “Crounaires".De son côté, Ga-rand devient un boxeur enflammé d’espérance., MADELEINE LIATI A RADIO-CANADA On entendra Madeleine Liati, soprano, à l’émission des “Jeunes Artistes de demain”, jeudi, le 14 avril, à 4 h.30 de l’après-midi.Voici son programme: Air de la passion selon St-Mathieu .Bach (Pardonne-moi Seigneur) Air des larmes .Bach De la Cantate no 21) diffusera une nouvelle émission du réseau français de Radio-Canada, "En Sourdine".Marcel Henry, le réalisateur, a raphin, le cierge bénit et Veau bé- choisi commp vedette Mimi Catn-L etranger qui dit : "Vous possé- nite (une pause) c’est l’orage.Le , , ., .drr deux génies dans le monde plus amateur des amateurs auraient : Heu* chanson 3 ?f'*1 PI du théâtre à Montréal (Catien eu, à ce moment où le tonnerre S‘°n deUX chanson* françaises et Gélinas et Pierre Dagcnais) au- gronde et que les éclairs faillissent __a- ______ ._ .rait pu mentionner Lionel Dau- de toutes parts, un mouvement de .j la ^ir-ectinn^if "u, „a nu,s qui peut fort bien, à notre peur, de crainte, un regard farouche ripp n,.,iP„v rv une chanson anglaise.Elle sera a ms, prendre place parmi eux.Jean-Pierre Légarê, 89/8 La jeunesse, Montréal.* Ÿ Ÿ Montréal, Que.Monsieur le Rédacteur, du soir.Prédictions après coup La valeur d'une prédiction se me., _ ,, rice Durieux.Ce programme heb- et quoi encore.Ce qu’il était facile domadaire débutera à Radio-Ca- de deviner que le metteur en scène nada ]undi , n avril à 10 h 45 avait depose dans les mains de la “vedette’’ un cierge et un petit plat d’eau et d’un signe lui signifiait que „ , c’était son tour d’entrer en scène; u Z- » T e” Chef’ ce qu’elle fit tel un robot.Un mot seulement des décors.Se peut-il qu’en 1890 nos ancêtres vi- SUI® évidemment d’après plusieurs raient dans des "cabanes à chiens” critères.On peut dire d’avance que telle la maison d’Alexisf Et la terre, te' ou te' événement se produira, J’ai lu lions votre dernier numéro les animaux, les machines aratoires alors que tout le monde sais fort du RadioMonde les critiques du saisis par Séraphin, où donc étaient- f*'®*1 qu’il ne peut en être autre-dernier film canadien Un Homme Hsf Je ne sais si lorsque j’ai vu le ment- f-e mérite est beaucoup plus et son Pêché et vraiment je cons- film on avait retranché une belle grand si l’on prédit un événement tate avec grand regret qu’il existe scène où on nous montrait une terre alors que rien ne peut laisser pré-dons le milieu des artistes un favo- bien cultivée, mais je n’ai vu qu’une voir son arrivée.ritisme bien déplorable.De grâce cabane au milieu de terrain non Pans le domaine de la tenvpé-monsieur l’Académicien n’encensez défriché, sans grange ni animaux, rature, il faut bien en conclure pas Mme Germain au point de se sans rien de vivant.Comme il y a Qu'il n'est pas facile de faire des demander si elle ne deviendra pas des faiblesses! prédictions ou des pronostics si un jour “une des grandes actrices Jean Desprez a eu la sagesse d’a- ,or) on JUg® Par les déclarations de l’écran international”; toutes ces jouter à ses remarques qu’elle même officielles des Bureaux météorolo-louanges l’encourageront à s’IMPO- n’aurait probablement pas fait giQues bien organisés.Il serait SER de nouveau dans un prochain mieux et qu’il est plus facile de beaucoup plus aisé de dire le len-film.et une fois de plus une méd 10- critiquer que de créer et je fais de demain quelles étaient les condi-crité nous sera présenté après tant même, mais il faut aller d l’évidence fions atmosphériques de la veille; de publicité.et je crois qu’il serait sage à l’ave- rnais, évidemment, il n'y aurait au- Ce film a été construit sur une nir de mettre des projets aussi con- cun mérite à celà.C’est pourtant sidérables entre les mains de gens ce que font certains auditeurs de qui ont fait leurs preuves et qui l’émission "L.A VOIX DANS LE pour UNE FOIS pourraient nous VENT" que le poste CKAC pré-offrir quelque chose de réussi.sente du lundi au vendredi inclu- re ferai une neuvaine pour que sivement à midi et cinquante-cinq.ce film ne soit pas présenté à Voici comment les choses se pas-l’étranger car ce serait solider l’opi- sent.Rions ensemble.wioM qu'ont de nous les gens d’outre- Frank Edwards, l’animateur de mer, que les Canadiens sont des cette série de programmes, s'est sauvages et des gens non civilisés, donné la peine de suivre des cours Et sur ce, veuilles .croire en mes de météorologie afin de donner lui- ROMANCE FORTUNE SUCCÈS ( < libatftircN des deux sexes, veuf» ou veuves, fait
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