Le nouvelliste, 4 novembre 2010, jeudi 4 novembre 2010
TROIS-RIVIÈRES I LE JEUDI 4 NOVEMBRE 2010 LENOUVELLISTE.CYBERPRESSE.CA 91eANNÉE | NO 5 | 90c + TAXES PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS PROPOS IRRESPECTUEUX SUR FACEBOOK SIX ETUDIANTES SUSPENDtfES&O ' 1 1 1 Mb Une pensioned alimentaire pour Lola «Les conjoints de fait se retrouvent en mariage forcé» - Me François Vigeani 4-10 ^ucjfiv Les Cataractes partis pour la gloire Le procès pourrait menacer la survie de Savoura Semaine Postes Canada - convention #40034151 ' RESTO • BHfl Tel.: 819.840.0404 3245, boul.des Récollets 819 378-1933 3315135 Bottes de ski NORDfCA spitfirT Ski twin tiP N STÜ®f 2010-2011 ^^RécoWete lAaintena' de rabais de rabais 813536000013 ACTUALITÉS LE NOUVELLISTE | LE JEUDI 4 NOVEMBRE 2010 L’HUMOUR DE Stéphane Laporte L’échangeur Turcot va coûter 3 milliards, et on n’a même pas eu besoin d’organiser de marche orange (comme les cones).NOS BLOGUES lenouvelliste.cyberpresse.ca DOSSIER PAULE VERMOT-DESROCHES En quête d’un festival.La Ville de Shawinigan doit-elle absolument remplacer le défunt Festival d’été, ou pourrait-elle se contenter de l’offre déjà existante sur son territoire?STEVE TURCOTTE Avec Michaël Bournival A compter de 19 h 30, ce soir, ne ratez pas le clavar-dage en direct avec Michaël Bournival.LE NOUVELLISTE A 90 ANS Le 20 décembre 1967, quelques jours avant Noël, avait lieu l’inauguration du pont Laviolette.lenouvelliste.cyberpresse.ca SOMMAIRE Arts et culture 30 à 32 Divertissements 28-29 Économie 11 à 14 Loterie 15 Météo 29 Nécrologie 21 à 26 Opinions 8-9 Petites annonces 19 à 21 Sports 33 à 39 Successeur digne de Paul le poulpe ?Agence France-Presse Le successeur de Paul, le poulpe mort fin octobre qui prédisait avec précision les résultats du Mondial de football cet été en Afrique du Sud, a fait sa première sortie médiatique hier en Allemagne, après avoir quitté la France.«Pour l’instant, personne ne sait si le nouveau Paul aura le même don divinatoire que son prédécesseur», a admis Tanja Munzig, porte-parole de l’aquarium d’Oberhausen.Originaire de la région de Montpellier (sud) où il a été pêché en mer, l’invertébré, également prénommé Paul, mesure 30 centimètres de long et pèse 300 grammes.Âgé de quatre à cinq mois, il s’est montré «plutôt éveillé» et «peu intimidé» par les caméras des journalistes venus assister hier à son installation dans l’aquarium de l’ex-star planétaire du football.Paul Senior avait annoncé à l’avance tous les résultats de l’équipe d’Allemagne au Mondial en Afrique du Sud, ainsi que la victoire en finale de l’Espagne.» COMMENT NOUS JOINDRE?Le Nouvelliste 1920, rue Bellefeuille Trois-Rivières G9A3Y2 ABONNEMENT Téléphone: (819) 376-2000 abonnement@lenouvelliste.qc.ca RÉDACTION Téléphone: (819) 693-5464 Télécopieur: (819) 376-0946 information@lenouvelliste.qc.ca PUBLICITÉ Téléphone: (819) 693-5478 Télécopieur: (819) 691-4356 pub@lenouvelliste.qc.ca PETITES ANNONCES Téléphone: (819) 378-8363 vendu@lenouvelliste.qc.ca NÉCROLOGIE Téléphone: (819) 378-8363 Télécopieur: (819) 376-8625 necrologie@lenouvelliste.qc.ca Le procès pourrait menacer la survie de Savoura PHOTO: LE SOLEIL La présidente des Serres du Saint-Laurent (Savoura), Marie Gosselin.e- v' * jv5* » “% ’f-A ' 1,7* T-»A *, F I i 4*fJ rJ- brigitte.trahan@lenouvelliste.qc.ca Brigitte Trahan Trois-Rivières — La présidente des Serres du Saint-Laurent (Savoura), Marie Gosselin, estime que le procès qui oppose son entreprise à la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie pour une question de livraison de biogaz pourrait carrément menacer la survie de l’entreprise qu’elle dirige.Mme Gosselin a fait cette déclaration, hier, alors qu’elle était interrogée par son avocat, Me Marc Paradis, devant le juge Edouard Martin, à Trois-Rivières.Rappelons que Savoura réclame 2 millions $ à la Régie.Déjà, les deux parties ont dépensé chacune 500 000 $ en frais juridiques, dans cette cause et elles pourraient en dépenser tout autant bientôt puisque le procès durera encore un mois.Une somme de 17 millions $ avait été injectée dans la construction des nouvelles serres, en 2007.Savoura avait choisi de prendre de l’expansion en construisant à Saint-Etienne-des-Grès, plutôt qu’ailleurs, dans l’idée de réaliser des économies d’énergie grâce au biogaz peu coûteux.Marie Gosselin, qui a occupé la barre des témoins toute la journée, hier, a expliqué en long et en large, exemples à l’appui, jusqu’à quel point son entreprise a eu de la difficulté, depuis 2008, à obtenir la collaboration de la RGMRM dès les premières tentatives de livraison du biogaz généré par les cellules d’enfouissement sanitaire.La livraison du biogaz, dit-elle, a connu de nombreux ratés et arrêts et il était souvent impossible de savoir pourquoi.La façon dont Savoura a été traitée, dit-elle signifiait: «Arrangez-vous avec vos troubles.» «Quelqu’un aurait dû m’appeler», estime Mme Gosselin, «mais c’est moi qui courais après l’information.Jamais on ne me demandait si ça me convenait que la livraison arrête pendant une semaine», raconte-t-elle et il n’y avait aucun protocole en place quand la livraison repre- nait.La situation au niveau de la communication, précise-t-elle, s’est toutefois améliorée depuis l’arrivé en poste du nouvel ingénieur de la Régie, en 2010.La présidente des SSL a dû écrire une lettre de plainte à la Régie, le 3 février 2009, parce qu’elle venait, contre toute attente, de recevoir une facture de biogaz pour une période de temps où la Régie n’avait pas pu lui en fournir un seul mètre cube.«J’étais vraiment choquée.Si je traitais mes clients comme ça, je n’en aurais plus un seul», a-t-elle fait valoir au juge.Mme Gosselin ajoute que non seulement elle n’a jamais, depuis le début, en 2008, été facturée en fonction de la consommation réelle de biogaz par ses serres de Saint-Etienne-des-Grès, mais à ce jour, elle n’a jamais réussi à obtenir de la Régie un seul document écrit à l’effet que le biogaz qui lui a été livré, même récemment, était conforme aux caractéristiques et exigences de l’entente qui lie les deux parties.«Je l’ai demandé à plusieurs reprises», dit-elle.«On dirait qu’on joue à la cachette.» La présidente des SSL a déploré aussi le manque de disponibilité dont la Régie, estime-t-elle, aurait dû faire preuve.Si le système arrêtait en pleine nuit, les week-ends ou les jours de congé, personne n’était disponible à la Régie pour le faire repartir.S’il y a eu une explosion dans les chaudières, au cours des premiers essais de livraison du biogaz aux serres, ce n’est pas parce que les équipements de Savoura étaient défectueux comme l’ont affirmé des experts au cours du procès, a plaidé Mme Gosselin.Selon elle, c’est que la Régie avait envoyé de l’azote dans les tuyaux pour réaliser des travaux de soudure et n’avait pas purgé la ligne par la suite.Pour une entreprise comme SSL, il est extrêmement difficile de faire la gestion et la planification des besoins énergétiques quand le biogaz n’est disponible que de façon aléatoire puisqu’il faut réserver ses besoins pour plusieurs années à l’avance auprès de Gaz Metro si l’on souhaite avoir les meilleurs prix pour le gaz naturel.Or, c’est le gaz naturel de Gaz Metro qui prend la relève quand la Régie n’arrive pas à livrer la marchandise, explique Mme Gosselin.Savoura a donc dû investir 320 000 $, dit-elle, pour s’accommoder du biogaz de la Régie et éliminer les dangers d’explosion.» Quand les tomates génèrent des crédits La Presse — L’entreprise Les Serres du Saint-Laurent est devenue hier la toute première au Québec à générer des crédits de carbone reconnus par la norme internationale Volontary Carbon Standard, un accomplissement qui pourrait justement lui ouvrir les portes de la Western Climate Initiative.En chauffant les serres servant à produire ses fameuses tomates Savoura au biogaz plutôt qu’au gaz naturel, l’entreprise empêchera l’émission de 7200 tonnes par année dans l’atmosphère.L’entreprise a choisi d’enregistrer ses crédits selon l’une des normes les plus strictes au monde.Selon la firme Écoressources consultants, cela maximisera la valeur des crédits générés et augmentera leurs chances d’être un jour reconnus dans un futur marché réglementé comme la WCI.Les Serres du Saint-Laurent est la deuxième entreprise de tout le Canada à générer des crédits reconnus par la norme Volontary Carbon Standard.* ACTUALITES LE NOUVELLISTE I LE JEUDI 4 NOVEMBRE 2010 PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS Le Collège Shawinigan S4S4US Ifiiil: Privées de cours à cause de Facebook Le Collège Shawinigan étudie une plainte concernant des propos présumément irrespectueux martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca Martin Lafrenière Shawinigan — Six étudiantes du Collège Shawinigan ont été mises à l’écart d’un cours pour avoir tenu des propos supposément irrespectueux sur Facebook à l’égard de deux enseignantes.La direction a rencontré les enseignantes et ces étudiantes inscrites en techniques d’éducation à l’enfance lundi matin.La directrice des études, Sylvie Le Sieur, voulait ainsi obtenir la version des deux parties concernées dans cette histoire.«À la suite de la rencontre, j’ai révisé les politiques et les règlements dans la charte des droits et des responsabilités de l’étudiant.Je veux prendre le temps de voir tout ça avant de prendre une décision finale.Je ne voulais pas que les étudiantes et les enseignantes soient en contact tant que je n’aurai pas pris une décision.Donc, j’ai demandé aux étudiantes de ne pas se présenter à leur cours cette semaine, un cours seulement.» Ladite décision devrait être rendue au cours des prochains jours, possiblement demain.La direction de l’école se base sur le règlement numéro 4 concernant l’ordre et le bon fonctionnement au sein du collège.Ces règlements sont connus des étudiants, soutient Mme Le Sieur, et ils font partie de l’agenda de chacun d’entre eux.Mais cette fois, on assiste à une cause impliquant des propos tenus non pas de vive voix, mais par le biais d’un réseau social, en l’occurrence Facebook.«C’est une première au collège.Il va falloir faire une certaine prévention auprès des jeunes, car les réseaux sociaux, c’est assez récent», convient Mme Le Sieur, qui ne veut pas dévoiler le con- tenu exact des propos.Si jamais la direction considère les propos comme étant irrespectueux, les étudiantes s’exposent à différentes sanctions.L’AGÉ conteste L’Association générale des étudiantes et des étudiants du Collège Shawinigan conteste ce retrait des étudiantes auprès du protecteur de l’étudiant de l’école.«La direction ne respecte pas le règlement numéro 4.Les étudiantes auraient dû recevoir une réprimande verbale et écrite avant d’être expulsées de leur cours», confie Pierre Huot, coordonnateur de l’AGÉ.De toute façon, M.Huot considère qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat avec cette histoire.«La plainte vient du syndicat des enseignants.Mais selon moi, c’est du langage qu’on entend tous les jours.Je ne vois pas de gravité dans ça, c’est une question d’interprétation.Jamais le nom de famille des enseignantes n’est mentionné.Et les enseignantes ne sont pas des amies Facebook de ces étudiantes.C’est une tempête dans un verre d’eau», croit M.Huot.L’AGÉ a hâte de connaître le verdict final de la direction dans ce dossier.Si la décision ne satisfait pas l’association, cette dernière n’a pas l’intention de baisser les bras.Elle fera appel au service du contentieux de la Fédération étudiante collégiale du Québec.«Les étudiantes sont stressées.Elles vivent ça difficilement.Ça sort dans les médias.C’est très dur», mentionne M.Huot.Du côté du syndicat des enseignants, on préfère ne pas commenter le dossier.* «Les gens ne sont pas toujours conscients de l'impact de leur propos» Le Collège Laflèche a déjà été confronté à des commentaires désobligeants sur Facebook Martin Lafrenière martin Jafreniere@lenouvelliste.qc.ca Trois-Rivières — Le Collège Laflèche sait par où passe la direction du Collège Shawinigan.L’institution privée de Trois-Rivières a été confrontée à un dossier de commentaires désobligeants diffusés par une étudiante sur sa page Facebook.Le cas s’est passé au cours de l’année scolaire 2009-2010.L’étudiante a tenu des propos peu élogieux envers les membres d’un département du collège.Et la direction l’a appris.«Elle livrait ses états d’âme, ses émotions à chaud sur ce qu’elle venait de vivre avec le program- me.Mais elle était amie de la page du collège et c’est comme ça que je l’ai vue», mentionne Steve Renaud, agent de communication du collège.La page Facebook du Laflèche fait l’objet d’une veille stratégique.On vérifie si tout ce qui se dit conserve un niveau de langage respectueux.«On ne laisse pas aller une situation du genre.On rencontre l’étudiant dès le départ.Dans ce cas, on a expliqué à l’étudiante les conséquences des propos qu’elle a tenus.Elle a signé une entente disant qu’elle ne recommencerait plus, mais elle n’a pas été sanctionnée.Et elle s’est excusée», ajoute M.Renaud.Le Collège Laflèche a un code de vie soulignant notamment l’importance d’avoir des rapports teintés de respect entre les étudiants et le personnel.Devant la popularité grandissante des réseaux sociaux et des différents modes de communications, le collège songe à établir une politique d’utilisation de ces outils de communication à l’intérieur de ses murs.Cette politique sera assortie de règlements venant gérer le contenu des messages véhiculés afin de s’assurer que les propos sont respectables.«C’est du savoir-être qu’on enseigne aux étudiants, dit M.Renaud.On leur fait prendre conscience de faire attention aux mots utilisés.Les gens ne sont pas toujours conscients de l’impact des propos tenus sur Facebook.C’est public, on est constamment surveillé.» Cette nouvelle politique devrait être mise en application au cours de l’hiver.Du côté du Cégep de Trois-Rivières, on n’a jamais eu à faire face à ce genre de situation.Mais tout ce qui est diffusé sur la page Facebook du collège est vérifié.«Quand le cégep écrit sur Facebook, on regarde les commentaires pour voir s’ils sont appropriés.Par contre, pour un étudiant qui a son compte privé sur Facebook, on n’a pas les outils pour le retracer», affirme Isabelle Steve Renaud, agent de communication du collège Laflèche.Bourque, coordonnatrice du service des communications au cégep trifluvien.Cette maison d’enseignement possède ses propres règlements sur les comportements acceptés.Rien n’est spécifique aux réseaux sociaux.Mais Mme Bourque indique que le collège regarde le tout attentivement.* 4 ACTUALITÉS LE NOUVELLISTE | LE JEUDI 4 NOVEMBRE 2010 Demi-victoire pour Lola en appel Un jugement qui bouleverse les moeurs sociales, croit l’avocat François Vigeant Quand la Cour marie un million de gens La chronique d’Yves Boisvert 10 PHOTO: LA PRESSE «L’amour vient avec des obligations, que l’on soit marié ou conjoint de fait», s’est réjouie Me Anne-France Goldwater, l’avocate de Lola dans cette cause très médiatisée.Paule Vermot-Desroches et La Presse Paule.vermot-desroches@lenouvelliste.qc.ca Lola, ex-conjointe de fait d’un riche homme d’affaires québécois, aura le droit de réclamer une pension alimentaire pour elle-même à la suite de leur séparation, même s’ils n’ont jamais été mariés.Elle ne pourra cependant pas toucher au patrimoine familial de son ex.Cette décision, rendue hier par la Cour d’appel, risque d’avoir un impact majeur sur la vie d’au moins 1,2 million de personnes au Québec.Une décision qui a notamment fait sursauter l’avocat de la région, François Vigeant, qui y voit un grave précédent pour tous les couples qui vivent en union libre.«On vient d’enlever la liberté de choisir nos responsabilités financières qu’on souhaitait établir avec notre conjointe ou notre conjoint.Ce n’est quand même pas ordinaire! Tous les couples du Québec qui vivent en union libre se sont retrouvés en mariage forcé ce matin (hier)», mentionne l’avocat.Me Vigeant ne s’étonnerait pas de voir ce dossier aller jusqu’en Cour suprême.«C’est à 100 % sûr que ça sera porté en appel, car c’est une cause qui bouleverse les mœurs sociales des citoyens du Québec.Il ne faut pas oublier que 35 % des couples au Québec vivent en union libre», rappelle-t-il.François Vigeant reconnaît que par le passé, des injustices, spécialement envers les femmes, ont pu être commises.«Mais d’enlever le droit aux conjoints de faits de décider de leurs responsabilités financières ne redressera pas les injus- tices du passé.Et plus ça va, plus les femmes ont de meilleurs salaires que les hommes.Ce sont donc bientôt les femmes qui vont se retrouver à payer pour des injustices autrefois faites aux femmes», fait-il remarquer.«Ce n’est pas juste une histoire entre gens riches et célèbres.Ce jugement touche 1,2 million de personnes, hommes et femmes, riches et pauvres.L’amour vient avec des obligations, que l’on soit marié ou conjoint de fait», s’est réjouie Me Anne-France Goldwater, l’avocate de Lola dans cette cause très médiatisée.Dans une décision majoritaire, trois juges de la Cour d’appel ont cassé le jugement de première instance, rendu par la juge Carole Hallée en juillet 2009.Séparée après sept ans de cohabitation, Lola réclamait une importante pension alimentaire à son ex-conjoint, Eric.Ce dernier refusait de la lui verser au motif qu’ils n’avaient jamais été mariés.L’identité du couple doit rester secrète pour protéger celle de leurs enfants.Le jugement invalide l’article 585 du Code civil du Québec, qui dit que des conjoints de fait ne peuvent réclamer une pension alimentaire pour eux-mêmes en cas de rupture.Le plus haut tribunal de la province estime qu’il est discriminatoire de priver les conjoints de fait qui se séparent de la possibilité d’obtenir une pension alimentaire pour leurs propres besoins.Cette décision n’aura pas d’effet immédiat puisque le gouvernement a un an pour revoir sa loi.Perpétuer des stéréotypes L’article 585 perpétue le stéréotype voulant que les unions de fait sont moins durables et sérieuses que celles qui sont reconnues par un acte solennel comme le mariage et l’union civile, selon la Cour d’appel.Lola reçoit déjà une pension de 411 000 $ par année pour les trois enfants qu’elle a eus avec le prospère homme d’affaires.Eric fournit aussi une maison très luxueuse et un chauffeur.Mais, officiellement, Lola ne reçoit rien pour elle.La Cour d’appel n’accorde pas à Lola une pension alimentaire pour elle-même, mais bien le droit d’en réclamer une devant les tribunaux.Dans un an, lorsque la décision deviendra exécutoire, la mère de famille pourra donc retourner devant la Cour supérieure et tenter de nouveau d’obtenir d’Éric une pension de 56 000 $ par mois ainsi qu’une PHOTO: STÉPHANE LESSARD Me François Vigeant somme forfaitaire de 50 millions.Pas de partage du patrimoine familial Lola réclamait également que son ancien partenaire de vie partage avec elle son patrimoine.La Cour d’appel ne lui donne pas raison à cet égard.Cette portion de la décision pourrait motiver Me Goldwater à porter la cause devant la Cour suprême.La colorée avocate a indiqué qu’elle voulait attendre la réaction des autres avocats au dossier avant de prendre une décision.De son côté, dans un communiqué signé par le cabinet d’avocats Ogilvy Renault, Éric a fait savoir qu’il avait été attiré contre son gré dans ce débat législatif: «Le défendeur précise qu’il a toujours respecté la loi et il va sans dire qu’il continuera de le faire advenant que la loi soit modifiée pour se conformer à un jugement final dans ce dossier.»» Suzanne Cusson* et Karine Plante conseillères en sécurité financière .1 anificusson .blogspot.com 1720, rue Sidbec Sud, Trois-Rivières • Tel.: 813 375-4089 www.planificusson.ca ^Membre de l’association canadienne des professionnels en dons planifiés.I CAPSULE 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sérieusement se demander aussi s’ils sont entendus par ceux à qui ils sont destinés.On ne compte plus depuis quelques années, et 2010 sera loin d’avoir échappé à la tendance, les morts au combat.Les aides financières tiennent partout de l’indigence et les riches commanditaires, plus rares, aiment se faire voir là où c’est gros, très gros.On pourrait penser que c’est le déménagement des activités du Festival d’été vers le Centre Bionest qui a sonné le glas à l’événement ou même le fait qu’on ait retenu des dates qui chevauchaient en partie celles du FestiVoix, à Trois-Rivières.Il y a sans doute un peu de cela dans ce qui a entraîné un déficit, ajouté aux pertes déjà accumulées, qui a rendu la poursuite de l’événement déraisonnable.Mais l’analyse qu’en a fait Yvon Magny, son ex-président, démontre que même si on a pu connaître quelques grandes réussites, comme en 2005, la fréquentation était engagée sur une pente descendante depuis une dizaine d’années.Cela correspond à la montée en subventions et en importance des grands festivals d’été de Montréal, puis de Québec et à la politique de gratuité qui accompagne plusieurs d’entre eux.Dans plusieurs régions, des responsables de tourisme et des organisateurs d’événements ont pointé du doigt cette problématique.Le directeur général de Tourisme Mauricie, André Nollet, avait fait une sortie fracassante l’an passé, qui avait été approuvée par beaucoup de monde en région, pour dénoncer cette concurrence impossible à soutenir.A la fin de l’été, le directeur général de la Cité de l’énergie, Robert Trudel, a lui aussi démontré, statistiques à l’appui, la corrélation qui existait entre la saison des grands festivals et événements populaires de Québec et de Montréal et l’achalandage de la Cité.Dès que cette saison prend fin ou s’adoucit, la fréquentation monte en flèche.Il y a là un fond d’explication qui se tient.Mais le déclin de popularité du Festival d’été de Shawinigan et l’échec qu’a connu d’autres événements, comme le Festival de théâtre de rue, peut aussi laisser comprendre que la concurrence est devenue plus difficile avec Trois-Rivières.Il faut bien constater qu’au cours de la dernière décennie l’offre récréative s’est considérablement accrue à Trois-Rivières, la vie nocturne s’y est densifiée et les événements populaires ont gagné en nombre et en importance.La programmation estivale de Trois-Rivières connaît peu de répit.La proximité de Shawinigan ne la protège pas contre le fort attrait qu’exerce sur ses citoyens l’effervescence estivale trifluvienne.Il y a eu détournement d’attention.En dehors de toutes ces considérations, il faut aussi se demander si on n’assiste pas à une correction inévitable dans le marché des festivals.Il y a eu exposition de l’offre dans le genre.La moindre municipalité, le moindre village en est arrivé à tenir son propre événement populaire en espérant y accueillir des milliers de visiteurs.Le problème, c’est que la visite est attendue à gauche et à droite et dans sa cour.Ça finit par manquer de visite.Il faut un événement très distinctif pour se démarquer et il faut en plus qu’il soit gros en partant.Shawinigan s’est engagée dans une réflexion et déjà on pense mettre sur pied un nouvel événement.Dans cette réflexion, il ne serait pas inutile de se demander si un événement ponctuel est forcément ce qu’il y a de plus approprié.Cela finit toujours par coûter cher aux citoyens et comme ça ne dure que quelques jours, ça laisse un vide le reste de l’été.A moins, comme Trois-Rivières, de les multiplier, ce qui n’est pas forcément à la portée des moyens financiers dont dispose la ville.Pour développer des réflexes à aller se divertir au centre-ville et à profiter des places publiques, et Shawinigan est gâtée sur ce plan, une animation de rues ou de lieux plus simple mais plus soutenue serait peut-être plus productive.Organiser un grand festival, c’est lourd, c’est exigent, c’est cher et il suffit souvent d’un peu de mauvais temps pour que tout soit perdu.La perte est sèche et ça n’enflamme pas l’été.La solution, ce n’est pas nécessairement de jouer au voisin gonflable.Le party le plus réussi, c’est souvent celui qu’on organise pour soi.Et c’est souvent celui qui attire le plus naturellement les voisins.» SAINT-ÉLIE-DE-CAXTON Les quatre ours sont toujours dans un arbre PHOTO: STÉPHANE LESSARD Une maman ours et ses trois petits sont nichés dans un arbre de Saint-Élie-de-Caxton depuis plus de 24 heures.VOIR LA VIDEO SURCYBERPRESSE lenouvelliste.cyberpresse.ca wm* SM mm i«BS Saint-Élie-de-Caxton (PVD) — Les quatre ours qui se trouvaient dans un arbre de la rue Gélinas à Saint-Élie-de-Caxton depuis mardi n’étaient toujours pas descendus hier soir.Les bêtes se trouvent à cet endroit depuis mardi matin, et c’est une résidente habitant à proximité qui a contacté les policiers.«Les ours n’étaient pas menaçants alors ils ont contacté la Faune.Mais ça fait plus de 24 heures maintenant qu’ils sont là et n’ont pas l’air de vouloir bouger», a raconté Chantal Savard, dont la résidence se situe à quelques mètres de l’arbre en question.Hissés dans cet arbre depuis plus de 24 heures, la maman ours et ses trois petits semblaient notamment dérangés par les nombreux curieux qui sont venus à tour de rôle pour observer la scène.«Les gens viennent en grand nombre, stationnent leur auto, les enfants rient.Bref, ce n’est rien pour les aider à descendre.Ils sont même montés plus haut ce soir (hier).J’espère que ça va se calmer un peu», a-t-elle ajouté.La Faune comptait venir hier soir pour mettre de la nourriture au bas de l’arbre, dans l’espoir de les attirer et les faire descendre.En soirée, rien n’indiquait toutefois que les ours comptaient quitter leur cachette.» ; T fjj uïi^wkf 1111;' TMfff.nil i T-jfc - i.jsev.i-sÆ PHOTO: SYLVAIN MAYER Une résidence pour personnes âgées évacuée La Villa Mille Soleils de Saint-Boniface a été évacuée tôt hier matin, après qu’un appel incendie ait été placé auprès des pompiers de Saint-Boniface.Arrivés sur les lieux, les pompiers n’ont pris aucune chance et ont procédé à l’évacuation de tous les résidents, avant de procéder aux vérifications d’usage.Toutefois, aucune trace de feu ou de fumée n’a été décelée et les résidents ont pu regagner les chambres une heure plus tard.La rue Principale a été fermée pendant près de 45 minutes pour permettre l’opération.Dans l’énervement, une personne âgée a été conduite au centre hospitalier du Centre-de-la-Mauricie par mesure préventive, mais son état n’inspirait aucune crainte.Buffet de fruits de mer avec homard à volonté Tous les vendredis et samedis avec pianiste Forfait 2 tables d’hôte avec bouteille de vin Tous les soirs 69,95$ pour 2 personnes Brunch musical ¦ Le buffet du midi Tous les dimanches Lundi au vendredi dès 11 h30 Vin GOUVERNEUR Hôm TROIS RIVlE RE S QMmm SB19 376.7774 JŒ®S?VSQ "TjEïïîSgl11 chef Hugo Hamelin ©3 cas ©fl âtsanÊRâl vous Invite! ACTUALITÉS LE NOUVELLISTE | LE JEUDI 4 NOVEMBRE 2010 90 Le Nouvelliste UNE HISTOIRE.ENCORE BIEN PRÉSENTE •Ht 24 ., • Un «cadeau de Noël» de 50 millions $ Clément Vincent a assisté à l'inauguration du pont Laviolette, le 20 décembre 1967 Martin Francoeur Journée historique pour le Coeur du Québec Trois-Rivières — C'était à cinq jours de Noël, en 1967.Dans le Québec de toutes les effervescences et des grands projets d'infrastructures.Trois-Rivières et le Coeur-du-Québec n'étaient pas en reste.Le 20 décembre 1967, le pont Laviolette était inauguré.Clément Vincent, alors député de Nicolet à l'Assemblée nationale et ministre de l'Agriculture, a des souvenirs encore très précis de cette journée marquante pour la région.Il est convaincu, encore aujourd'hui, que la construction du pont Laviolette demeure un des événements marquants pour le développement économique de la Mauricie et du Centre-du-Québec.«Le pont est devenu le lien économique entre la rive sud et la rive nord.Les agriculteurs de la rive sud allaient vendre leurs produits au marché de Trois-Rivières et c'était beaucoup plus simple par le pont que par le traverser.Pas longtemps après la construction du pont, on a vu se développer le parc industriel de Bécancour, l'école de police de Nicolet.Les liens avec la rive nord étaient beaucoup plus faciles», se souvient l'ex-politicien.Avant d'être élu député à Le 20 décembre 1967, Clément Vincent était député de Nicolet à l’Assemblée nationale et ministre de l’Agriculture.l'Assemblée nationale en 1966, Clément Vincent avait été maire de Sainte-Perpétue, puis député fédéral de Nicolet-Yamaska de 1962 à 1966.Le dossier du pont, il en a abondamment entendu parler tout au long de sa carrière politique.«Même quand j'étais maire de Sainte-Perpétue, on en parlait déjà.Il y avait eu la campagne «Le pont il nous le faut et nous l'aurons» qui avait rallié toute la région, de part et d'autre du fleuve», se rappelle-t-il.Mais M.Vincent avait déjà compris la nécessité d'avoir un pont enjambant le fleuve entre Trois-Rivières et Québec bien avant sa carrière politique.«Quand j'étais étudiant au collège de Rawdon et qu'il fallait prendre le traversier à Trois-Rivières ou à Sorel, ce n'était pas toujours drôle.Il fallait prévoir une heure et demie de plus.Et l'hiver c'était encore plus compliqué», remarque M.Vincent.Il n'était donc pas de ceux qu'il fallait convaincre de la nécessité de construire un pont.Comme politicien, Clément Vincent était souvent appelé à se rendre à Trois-Rivières, où étaient installés les grands «Pas longtemps après la construction du pont, on a vu se développer le parc industriel de Bécancour, l’école de police de Nicolet» médias de la région.«Notre pôle de communications, c'était Trois-Rivières.Il y avait Le Nouvelliste, mais aussi CKTM.Il fallait être là quand c'était le temps», ajoute l'homme aujourd'hui âgé de 79 ans.Il se souvient, entre autres, des journées du jour de l'An où lui et tous les autres députés, tout comme les maires et les évêques, devaient se rendre à Notre-Dame-du-Mont-Carmel pour aller enregistrer les voeux du Nouvel An.«Il fallait prendre cinq heures de notre journée pour aller et revenir», ajoute-t-il.En 1967, après plus de trois ans de travaux, le pont Laviolette était devenu une réalité.Mais un cadeau inattendu est venu presque en même temps que l'inauguration du pont.Le premier ministre Daniel Johnson a fait savoir que l'accès au pont allait être gratuit, contrairement à ce qui avait été prévu initialement.«En 1962, le péage avait été retiré pour les ponts Victoria et Jacques-Cartier.Ça n'avait pas de sens de mettre un pont payant et de pénaliser les gens de nos régions.Le gouvernement a pris la responsabilité de la dette contractée par la Corporation du pont, en partie parce qu'on était quelques députés influents à avoir plaidé pour ça», explique Clément Vincent qui était alors ministre et qui était entouré d'Yves Gabias (Trois-Rivières), Rémi Paul (Maskinongé) et Maurice Bellemare (Champlain).«Je me souviens de façon très précise du moment où nous étions sur l'estrade d'honneur, lors de l'inauguration, et que le ministre de la Voirie, Fernand-J.Lafontaine, a transmis le message du premier ministre comme quoi l'accès allait être gratuit.C'est resté dans mon esprit.C'est un cadeau qui était fait à toute la population, pas longtemps avant Noël.Ça fait partie des souvenirs qu'on n'oublie pas», conclut M.Vincent.* martin.francoeur@lenouvelliste.qc.ca EN COULISSES > Le pont Laviolette aurait pu s’appeler le pont Léon-Balcer.En tout cas, l’idée a circulé au sein du caucus régional des députés de l’Union nationale.On voulait trouver un moyen de rendre hommage à ce travailleur acharné, qui a été député conservateur de Trois-Rivières à la Chambre des communes et qui a beaucoup contribué à obtenir la contribution du gouvernement fédéral.> Lors de l’inauguration du pont, un cortège de personnalités politiques et d’invités a franchi le pont et a fait trois arrêts afin d’admirer le paysage et de répondre aux questions des journalistes et aux désirs des photographes.> Après la cérémonie d’inauguration, on rapporte que des centaines d’automobilistes faisaient la queue de chaque côté du fleuve pour emprunter le pont Laviolette.Il y avait sans doute plusieurs curieux parmi eux, mais aussi des automobilistes qui franchissaient le fleuve par nécessité.Le traversier avait cessé ses activités à midi, alors que les cérémonies d’inauguration du pont ne se sont terminées que vers 13 h 45.* Sur la scène internationale 23 novembre 1963 MORTDE JONH F.KENNEDY Le 22 novembre 1963, le 35e président américain John F.Kennedy était assassiné à Dallas à l’âge de 46 ans.La mort du jeune président démocrate a provoqué une onde de choc aux États-Unis, en Amérique en général, et dans le monde.21 juillet 1969 ON MARCHE SUR LA LUNE Défiant l'imaginaire de la science-fiction, un module de la mission Appolo 11 se posait sur la lune en juillet 1969, permettant à Neil Armstrong d’être le premier homme à y poser le pied.Son collègue Edwin Aldrin allait le suivre. ACTUALITÉS LE NOUVELLISTE I LE JEUDI 4 NOVEMBRE 2010 «Une leçon d’humilité» Secoué par une cuisante défaite, Obama se dit prêt à travailler avec les républicains Richard Hétu Collaboration spéciale New York — À la fin d’une conférence de presse qui a pris l’allure d’une séance de psychanalyse, Barack Obama a tenu à rappeler hier qu’il n’était pas le premier président des États-Unis à affronter des questions douloureuses sur sa relation avec les Américains deux ans seulement après son élection à la Maison-Blanche.«Deux grands communicateurs» sont également passés par là, a-t-il déclaré hier après-midi en faisant référence à Ronald Reagan et à Bill Clinton, dont les partis respectifs avaient subi des dégelées lors des premières élections de mi-mandat de leur présidence.Il n’a pas senti le besoin de préciser que ses deux prédécesseurs avaient néanmoins réussi à poursuivre leur travail à la Maison-Blanche et à obtenir, deux ans plus tard, un deuxième mandat.Mais il a ajouté: «Je ne recommande à aucun des futurs présidents de prendre une raclée comme je l’ai fait hier soir.» En effet, Barack Obama avait l’air d’un homme secoué lorsqu’il a rencontré les journalistes à la Maison-Blanche pour réagir à une cuisante défaite qui a permis au Parti républicain de reconquérir la majorité à la Chambre des représentants avec un gain net d’au moins 60 sièges.«Il y a des soirées électorales plus drôles que d’autres.Certaines sont grisantes, d’autres constituent une leçon d’humilité», a dit le président, dont le parti a conservé sa majorité au Sénat malgré une perte de six sièges.Tout en défendant son bilan «Nous avons stabilisé l’économie.Nous avons créé des emplois dans le secteur privé», le président a attribué le verdict électoral de la veille à la «grande frustration» des Américains qui ne «ressentent pas les effets de ces progrès».«En tant que président, j’en prends la responsabilité», a-t-il déclaré, en refusant cependant de mettre le mécontentement populaire sur le compte de certaines de ses mesures.Limiter les baisses d’impôts Le président s’est dit prêt à travailler avec les républicains, mais pas à n’importe quelles conditions.Il entend ainsi persister dans sa volonté de limiter aux foyers gagnant moins de 250 000 $ par année l’extension des réductions d’impôts consenties par George W.Bush, alors que les républicains veulent les pérenniser pour tous les Américains.Il s’est également opposé à des réductions «dans les investissements essentiels qui vont nous assurer une économie concurrentielle et en croissance dans les années à venir».PHOTO: LA PRESSE CANADIENNE Barack Obama avait l’air d’un homme secoué, hier.«Dans ces discussions budgétaires, la clé sera de savoir faire la distinction entre ce qui n’amène pas de croissance, ce qui n’est pas un investissement pour l’avenir et les choses qui sont indispensables pour garantir la croissance future du nombre d’emplois», a-t-il déclaré en citant l’éducation, la recherche sur l’automobile propre et les infrastructures de transports.«Je suis impatient de réunir les membres des deux partis pour mettre au point des mesures permettant d’aller de l’avant», a-t-il encore dit.«Je ne dis pas que cela sera facile.Je ne prétends pas que nous parviendrons à résoudre tous les désaccords», a-t-il cependant ajouté.» Le Banaka Restaurant Fine cuisine marocaine 5180, boul.des Forges, Trois-Rivières:^ 3; | 819 372-1387 ÉLECTROLUX _ ¦r HUMIDIFICATEUR PURIFICATEUR PHILIPS PADERNO KEURIG ROND POURCUISINIÈRE ¦5 derniers jours : SOUS-INDICES LES 10 PLUS ACTIFS TITRES GAGNANTS TITRES PERDANTS FERMETURE VAR (%) VOLUME FERM ($) VAR (%) Consom.autre 1 049,01 -0,55 : ANDEAN RES.(AND) 15 296889 6,32 -0,94 Consom.courante 1 649,15 -0,84 ; TASEK0 MINES (TKO) 13 599085 4,94 -24,58 Énergie 2 859,50 0,10 ! DENISON MINES (DML) 13 332 687 2,65 13,25 Finance 1 626,02 0,34 \ URANIUM ONE INC (UUU) 7 768 860 4,59 2,68 Industrielles 1 260,33 -0,71 ! ISHARES S&P/TSX (XIU) 7 595 606 18,24 -0,16 Matériaux 3 731,66 -0,46 I MANULIFE FINAN.(MFC) 6 531 085 12,90 2,22 Santé 487,72 1,58 ! HORIZONS BETA/A (HNU) 6 195 731 2,92 -2,01 Services publics 1 842,99 0,35 ; ELDORADO GOLD (ELD) 6192118 18,61 2,87 FERMETURE 12 671,12 VAR.1 AN 14,92% VAR.1J0UR -0,08% ; Technologies 222,55 0,11 j HORIZONS BETAPR0 (HOU) 5 359 729 7,04 2,47 52 SEMAINES HAUT 12 759,06 BAS 10 751,72 ; Télécoms 840,00 -0,75 j BANKERS PET.(BNK) 5 316 689 7,48 2,33 EN % VOLUME FERM ($) VAR (%) F0RSYS METALS (FSY) 620 945 2,22 18,09 URANERZ ENERGY (URZ) 281 249 2,96 16,08 DENISON MINES (DML) 13 332 687 2,65 13,25 LARAMIDE RESOURCE (LAM) 468 128 2,05 10,22 RIO N0V0 GOLD (RN) 4053 920 2,30 9,00 ENS VOLUME FERM ($) VAR($) E-L FINANCIAL COR (ELF) 3 476 404,00 4,00 FAIRFAX FINAN.(FFH) 38 034 406,65 2,71 PETROBANK (PPG) 1 344475 43,45 2,35 PETROMINERALES (PMG) 2 769 839 28,50 1,73 INTACT FINAN.(IEC) 493 748 47,37 1,72 EN % VOLUME FERM ($) VAR (%) IPATH S&P500 (VXX.U) 2 500 12,10 -39,50 TASEK0 MINES (TKO) 13 599 085 4,94 -24,58 ATS AUTOMATION (ATA) 867 529 6,27 -11,69 AEC0N GROUP (ARE) 1 542 904 10,97 -9,71 SMTCMANUFCORP (SMX) 1550 4,01 -6,74 ENS VOLUME FERM ($) VAR($) IPATH S&P500 (VXX.U) 2 500 12,10 -7,90 AGRIUM (AGU) 1 862 027 85,59 -2,41 TASEK0 MINES (TKO) 13 599 085 4,94 -1,61 MAGNA INT.(MG) 304929 90,85 -1,53 GEORGE WESTON (WN) 83 263 79,08 -1,53 La Fed s’aventure en eaux inconnues Elle ouvre en grand les vannes du crédit pour soutenir la reprise et les prix Besoin,,.de la vied inspirer dans vos poumons Cette étude sur un médicament de recherche pourrait semer un brin d’espoir dans le soulagement des voies respiratoires.Si vous ou l’un de vos proches avez reçu un diagnostic de bronchite chronique ou d’emphysème, il est possible que vous soyez admissible pour une étude de recherche impliquant un médicament expérimental.Les participants doivent être des fumeurs ou des ex-fumeurs âgés de plus de 40 ans.Si vous êtes intéressé à participer à cette étude de recherche sur les maladies pulmonaires obstructives chroniques (MPOC), veuillez communiquer avec nous pour savoir si vous êtes admissible.Communiquez avec l'infirmière de recherche au 819 373-1128 INVESTIGATEUR PRINCIPAL : Dr PIERRE ALAIN HOULE Rudy Le Cours La Presse — La Réserve fédérale américaine a franchi hier le Rubicon monétaire.Elle s’engage à imprimer jusqu’à 600 milliards d’ici juin pour acheter de la dette publique, dans le but de faire barrage aux pressions déflationnistes et de stimuler la croissance et l’emploi.Ce faisant, elle navigue dans des eaux méconnues puisque cette détente monétaire quantitative survient non pas durant une crise de liquidités ou de crédit, mais après plus d’un an de reprise économique.C’est «pour promouvoir une reprise plus dynamique et s’assurer que l’inflation soit, à terme, à des niveaux conformes à son mandat» que le Comité de politique monétaire de la Fed compte acheter pour 600 milliards d’obligations fédérales (Treasuries) de longue échéance, d’ici la fin du deuxième trimestre 2011, lit-on dans le communiqué faisant part de cette décision.C’est un rythme mensuel d’environ 75 milliards.La Fed précise aussi qu’elle poursuivra la réallocation de l’argent des titres adossés à des actifs hypothécaires venus à échéance au rachat de Treasuries.Cela portera donc à quelque llOmilliards par mois et à de 800 à 900 milliards en tout la monétisation de la dette américaine, selon les calculs de la Réserve fédérale de NewYork.«Avec un déficit projeté de 1066 milliards pour l’année fiscale qui prend fin en septembre 2011, ce qui équivaut à 710 millions de nouvelle dette pour les huit prochains mois, bienvenue dans le monde de sa monétisation», ironise Michael Gregory, économiste principal, chez BMO marchés des capitaux.Et ce n’est peut-être pas le fin mot de l’histoire.«Le Comité examinera régulièrement le rythme de ses achats et la taille de son programme à la lumière de l’actualité et ajustera son programme, si nécessaire, pour consolider au maximum l’emploi et la stabilité des prix.» La réactivation de la planche à billets s’ajoute à l’engagement de conserver le taux cible de financement à un jour (les Fed Funds) dans la fourchette de 0 à 0,25% mise en place en décembre 2008 «pour une période étendue».Ces mesures étaient fort attendues sur les marchés boursiers, obligataires et monétaires qui les ont bien reçues en général, sauf pour les négociants d’obligations à très long terme.La Fed entend concentrer moins de 10% de ses achats dans les échéances de plus de 10 ans ce qui a poussé à la hausse leurs rendements.Sans surprise, le billet vert a aussi faibli.«La plupart des çays industrialisés, y compris les États-Unis, veulent une monnaie plus faible, souligne Sébastien Lavoie, économiste en chef adjoint chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne.Voilà pourquoi les investisseurs doivent surveiller la réplique des banques centrales d’Europe, d’Angleterre et du Japon d’ici la fin de la semaine pour voir si elles vont contre-attaquer la Fed en imprimant encore plus d’argent.» La Fed doit à la fois assurer la stabilité des prix et maximiser l’emploi.Cela signifie un taux annuel d’inflation aux environs de 1,7% à 2,0% (l’indice des prix à la consommation moins les aliments et l’énergie évolue à moins de 1% depuis plusieurs mois) et un taux de chômage plus près de 5,5% (Il n’est pas passé sous les 9,5% depuis 14mois).«La Fed joue les funambules, souligne James Marple, économiste principal chez Groupe financier BanqueTD.Elle doit en même temps faire passer le message d’une faiblesse économique prolongée qui justifie de faibles taux à court terme pour une durée prolongée, et celui qu’une nouvelle détente quantitative parviendra à stimuler la croissance.»* TAUX D’INTÉRÊT BANQUES DÉPÔTS À COURT TERME DÉPÔTS À LONG TERME HYPOTHÈQUES RÉSIDENTIELLES Min.60j.90j.120j.180j.Min.lan 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans Var.6m.o.6m.f.lan o.lan f.2 ans 3 ans 4 ans 5 ans La Banque HSBC Canada 5,000 0.45 0.50 0.55 0.75 1,000 0.80 1.50 1.55 1.70 2.10 2.80 6.20 4.45 6.35 3.20 3.45 4.00 4.94 5.29 Banque Nationale du Canada 5,000 0.50 0.60 0.65 0.75 1,000 0.85 1.50 1.60 1.80 2.20 2.85 6.70 4.45 6.30 3.20 3.45 4.00 4.94 5.29 Banque Laurentienne 3,000 0.50 0.50 0.60 0.70 500 0.75 1.50 1.55 1.70 2.10 2.85 6.70 3.95 6.70 3.20 3.45 4.00 4.94 5.29 Banque Royale 5,000 0.50 0.75 0.75 0.85 1,000 1.45 1.85 1.60 1.80 2.10 2.85 6.30 4.45 6.30 3.20 3.45 4.00 4.94 5.29 Banque Scotia 5,000 0.15 0.15 0.15 0.20 1,000 0.75 1.50 1.55 1.70 2.10 2.85 6.45 4.55 6.50 4.30 3.85 4.15 4.94 5.29 TD Canada Trust 5,000 0.30 0.35 0.40 0.75 1,000 0.75 1.25 1.40 1.70 2.00 2.85 - 4.45 6.50 3.20 3.45 4.00 4.94 5.29 BMO Banque de Montréal 5,000 0.70 0.75 0.75 1.00 1,000 1.50 1.80 1.60 1.80 2.10 2.85 6.30 4.45 6.30 3.20 3.45 4.00 4.94 5.29 CIBC 1,000 0.30 0.35 0.40 0.50 1,000 0.75 1.50 1.55 1.70 2.10 - - - - - - - - - CIBC Mortgages 0 - - - - 0 - - - - - 2.85 6.70 4.45 6.35 3.30 3.45 4.10 4.94 5.29 Manulife Bank 25,000 0.65 0.75 0.75 1.00 2,500 1.60 2.05 2.25 2.50 2.85 3.50 - 4.40 3.75 2.75 3.25 3.50 3.65 3.75 FIDUCIES Le Groupe Desjardins 5,000 0.50 0.60 0.60 0.70 1,000 0.75 1.50 1.55 1.70 2.10 - 6.70 3.75 6.60 3.40 3.60 4.10 4.94 5.29 Fiducie Desjardins 5,000 0.50 0.60 0.60 0.70 1,000 0.75 1.50 1.55 1.70 2.10 - - - - - - - - - Groupe Investors 0 - - - - 0 - - - - - 2.60 6.50 4.55 6.50 3.30 3.55 4.10 4.94 5.29 Sun Life Financial 0 - - - - 1,000 rl.10 rl.80 r2.00 r2.10 r2.40 - - - - - - - - - London Life 0 - - - - 10,000 0.70 1.70 2.00 2.00 2.40 2.60 6.50 4.55 6.50 3.30 3.55 4.10 4.94 5.29 Trust La Laurentienne 3,000 0.50 0.50 0.60 0.70 500 0.75 1.50 1.55 1.70 2.10 - - - - - - - - - Épargne Placements Québec 0 - - - - 100 1.10 1.50 1.90 2.15 2.45 - - - - - - - - - Informations fournies le 3 novembre 2010,15:11 hres par les services Cannex qui les ont transmises au Le Nouvelliste hier.Les lecteurs peuvent en tout temps consulter les taux de Cannex sur internet à l’adresse suivante : www.cannex.com.Les abréviations suivantes sont : ‘j.’ = jour, ‘Min.’ = placement minimum, ‘m.’ = mois, ‘o.’ = hypothèque ouverte, ‘f.’ = hypothèque fermée, ‘r.’ = dépôts rachetables. ÉCONOMIE LE NOUVELLISTE I LE JEUDI 4 NOVEMBRE 2010 13 «Envisager ce qui était impensable autrefois» Le maire de La Tuque présente les défis de sa ville devant la chambre de commerce Gabriel Delisle gabrjel.delisle@lenouvelliste.qc.ca Collaboration spéciale La Tuque — Jamais autant de membres de la communauté d’affaires ne s’étaient réunis pour un déjeuner-conférence de la Chambre de commerce et d’industrie du Haut-Saint-Maurice (CCIHSM) qu’hier pour entendre le discours du maire de La Tuque, Normand Beaudoin.C’est devant plus de 120 personnes que le maire Beaudoin a fait un bilan de sa première année au pouvoir et a énoncé les défis qu’il entendait relever.Les défis auxquels le maire désire s’attaquer sont nombreux.Il évoque notamment la rétention des jeunes dans la région du Haut-Saint-Maurice, le sort des bâtiments inoccupés du centre-ville et la situation toujours précaire de l’industrie de la forêt.«L’industrie forestière bat toujours de l’aile.Mais, nous avons suffisamment de courage et de créativité pour nous en sortir et pour relever ces défis», affirme le maire Beaudoin.«Nous devons changer les mentalités et envisager ce qui était autrefois impensable.Le potentiel de La Tuque de création d’emplois et de la richesse est toujours bien présent.» Pour ce faire, le maire de La Tuque lance un appel à la communauté d’affaires du Haut-Saint-Maurice.«Nous avons besoin de vous et de votre confiance pour réaliser les projets que nous caressons», dit-il.M.Beaudoin a fait un bilan de réalisation de son administration.Il a souligné, entre autres, l’arrivée de l’équipe de hockey des Loups du circuit junior AAA, la création du comité consultatif en partenariat avec la Société d’aide au développement des collectivités (SADC), la préparation des célébrations du centenaire de la Ville, ainsi que l’éventuelle construction du projet Manouane Sipi de minicentrale hydroélectrique de 22 MW estimé à près de 85 M$ PHOTO: GABRIEL DELISLE Le maire de La Tuque, Normand Beaudoin, hier devant la Chambre de commerce et d’industrie du Haut-Saint-Maurice.avec la communauté atikamekw de Wemotaci de même que le balisage de la rivière Saint-Maurice entre Grandes-Piles et La Tuque.«Certaines personnes croient que nous n’avons pas avancé depuis un an.Laissez-moi leur dire qu’ils ont tort», affirme le maire Beaudoin.Le président de la CCIHSM a été fort ravi par le discours du maire ainsi que par la forte participation au premier déjeuner de la saison.«C’était très énergisant comme discours.Nous sentons la volonté de l’administration municipale d’aller de l’avant et ne pas uniquement gérer la décroissance», soutient Michel Day.De plus, il précise que le bilan du maire permet véritablement de constater le travail accompli et de voir l’ampleur du changement.Par ailleurs, la CCIHSM a recruté dernièrement son 500e membre.De plus, les déjeuners-conférences ont désormais lieu dans l’ancienne grande salle du conseil municipal convertie récemment en centre de réception.Beaucoup plus vastes et spacieux, les lieux permettent désormais d’accueillir davantage de participants.La Chambre de commerce et d’industrie reçoit mercredi prochain la visite de Louise Cadieux, professeure au département des sciences de la gestion à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et membre de l’Institut de recherche sur les PME.Elle prononcera une conférence sur le transfert d’entreprise.» SPORTS GRAND-MEH 671,6e Avenue, Grand-Mère 819 538-3017 EXEMPLES : - Mini-skis 49.95 $ - Souliers D.C.39.95 $ (femme) - Casques de « snow 24.95 $ ++ - Bottes de « snow » 49.95 $ 3376105 m ontQ de \a semaine Les gagnants 0, col,ieï ¦ïSLWiSK Héiene CULTIVEES Pour participer, remplir le coupon ci-dessous et le déposer chez Bijouterie Fernand Racine; 1624, 6e Rue, Trois-Rivières Le tirage aura lieu chaque mercredi jusqu'au 8 décembre 2010.CONCOURS FERNAND RACINE inc.NOM :____________________________ ADRESSE:_________________________ VILLE:___________________________ TÉLÉPHONE: CODE POSTAL: AGE: ES OUVERTES Le dimanche novembre 2010 de 12 h à 16 h 1687, boulevard du Carmel, Trois-Rivières (Québec) G8Z 3R8 / Téléphone : 819 375-7346 www.clafleche.qc.ca iRVtNtR COMMENCE pBI 14 ACTUALITÉS LE NOUVELLISTE I LE JEUDI 4 NOVEMBRE 2010 AFFAIRES À L’INTERNATIONAL Le numérique qui repousse les frontières PHOTO: LA PRESSE Pour André D’Orsonnens, cofondateur de Druide informatique, le succès n’est pas une question de marketing ou de design : il suffit d’être présent.Alain McKenna Collaboration spéciale Si faire des affaires à l’international rime exclusivement avec multinationales, c’est que vous avez manqué le virage du numérique.Les nouvelles plateformes de commerce électronique font disparaître les anciennes frontières de l’exportation.Vendre partout dans le monde sans aucun employé?C’est désormais possible.C’est précisément ce que fait Luc Vandal, un homme d’affaires montréalais dont l’entreprise de logiciels mobiles, Edovia, exporte ses produits dans 86 pays, et dont les ventes, entre juillet et octobre derniers, se comptent en millions d’unités.En fait, plus de 1,4 million de consommateurs ont mis la main sur son logiciel le plus populaire, un jeu vidéo appelé Warships, qui reprend les principes du jeu de société Bataille navale, qui remonte au début des années 1900.Pourtant, Edovia ne possède aucun bureau à l’étranger.Même ici, l’entreprise n’a aucun employé à plein temps, que des contractuels engagés au besoin.Ça ne l’empêche pas de brasser des affaires sur tous les continents.Son truc?Ses logiciels sont vendus dans la boutique virtuelle qu’Apple a conçue pour offrir du contenu additionnel aux propriétaires de ses propres produits informatiques, du fameux baladeur iPod touch et la tablette numérique iPad.On a dit bien des choses à propos de cet App Store, mais ce qu’on sait moins à son sujet, c’est qu’elle s’avère une superbe plateforme d’exportation pour des entreprises québécoises comme Edovia.«Il y a des dizaines de petites sociétés montréalaises qui exportent des produits chaque jour grâce à ces nouvelles plateformes numériques», constate Luc Vandal.«C’est quelque chose qui aurait été impossible il y a cinq ans», ajoute-t-il.Pas seulement parce que le marché des appareils informatiques mobiles était à peu près inexistant à l’époque, mais parce que pour exporter, une entreprise doit traverser une série d’épreuves, logistiques, politiques et autres.«C’est pour ça qu’on pense qu’il n’y a que des multinationales de plusieurs centaines d’employés qui sont capables d’exporter, mais ça a changé », continue M.Vandal.Des sociétés comme Amazon, Apple et Google offrent la possibilité à des milliers d’entrepreneurs d’avoir une présence dans des dizaines de marchés étrangers, et d’en tirer profit.Souvent presque à leur insu.Edovia perçoit des revenus de publicités affichées dans ses logiciels mobiles vendus aux États-Unis et en Grande-Bretagne, mais la société n’a vu aucune de ces publicités, puisqu’elles ne sont pas présentées aux utilisateurs canadiens.«Les publicités, on ne les a pas vues, mais on voit les sous qu’on en tire», s’amuse Luc Vandal.* Des auteurs québécois à la conquête du monde.L’an dernier, il s’est produit 1,1 million d’œuvres littéraires en tout genre en Amérique du Nord.Environ 300 000 de ces œuvres ont été produites et vendues par des éditeurs et des libraires traditionnels.Les 800 000 autres se trouvent chez leurs auteurs, auprès de services d’impression sur demande et dans les librairies numériques présentes partout dans le monde.Alain Beauchemin est horticulteur.Il possède sa propre ferme à Saint-Lambert- de-Lauzon, à 20 kilomètres au sud de Québec.Il est également auteur de quatre romans, qu’il vend partout dans le monde depuis 2005 grâce à sa propre maison d’édition, les Éditions du vaisseau d’or.«Les nouvelles technologies sont les meilleurs outils pour les petites entreprises qui veulent se prendre en main, dit-il.Il ne se passe pas une semaine sans que je vende au moins un livre ici ou ailleurs dans le monde.» M.Beauchemin est un visionnaire : il a découvert les outils de création de livres numériques et a publié ses oeuvres dans les boutiques virtuelles d’Amazon et d’Apple, entre autres.Il est désormais distribué en Amérique du Nord et en Europe.«Je vise les plus gros marchés, mais avec toutes les nouvelles plateformes numériques qui s’en viennent, les auteurs et les petits éditeurs auront bientôt des occasions d’affaires qui étaient inimaginables il y a cinq ans à peine.C’est un superbe outil de promotion international pour les oeuvres québécoises.» Pour un auteur de fiction, que quelque chose soit inimaginable n’est pas un mince aveu.L’auteur continue : «La prochaine étape sera de créer des oeuvres enrichies, ce que permet le numérique.On y publiera du texte, des animations et des séquences vidéos.» Ce ne sera pas seulement l’affaire des grands groupes d’édition, ajoute-t-il.«C’est ce qui est bien avec ces nouvelles plateformes : elles s’adressent à tous, aux grands éditeurs de livres comme aux auteurs indépendants.»* Caisse de dépôt et placement du Québec EN PARTENARIAT AVEC EN COLLABORATION AVEC UNE INITIATIVE DE Deloitte.Desjardins DIALOGUES Un colloque de haut niveau pour vous aider à prendre le virage international.DES ENTREPRENEURS, DES IDEES LA VOLONTÉ D’ALLER PLUS LOIN Le colloque propose, en matinée, trois ateliers s’adressant exclusivement aux entrepreneurs LE MODÈLE D’AFFAIRES, par Alain Dumas de Secor LE CAPITAL HUMAIN, par Pierre Gauthier de la Société Pierre Boucher LES Tl, par Gilles Morin de CIA Le tout sera suivi d’un déjeuner-conférence, de 12 h à 14 h, ouvert à tous.10 NOVEMBRE 2010, HÔTEL LE DAUPHIN, DRUMMONDVILLE : Gilles Labbé Président et chef de la direction, Héroux-Devtek Pour en savoir plus ou pour réserver votre place : www.dialogues-lacaisse.ca, colloquesdialogues@lacaisse.com ou 514 847-2449 ACTUALITES LE NOUVELLISTE | LE JEUDI 4 NOVEMBRE 2010 15 Ottawa veut s’attaquer à r«lnternet sexuel» Marie Vastel La Presse Canadienne Ottawa — Le ministre de la Justice, Rob Nicholson, a l'intention de s'attaquer aux crimes à caractère sexuel sur Internet.Le ministre a annoncé en point de presse qu'il déposerait un projet de loi aujourd'hui pour augmenter les peines qui sont déjà prévues pour ce genre de crimes et pallier à certaines lacunes du Code criminel.«On nous a fait remarquer que certaines activités n'étaient pas régies par le Code criminel, et nous avons l'intention de remédier à la situation avec les mesures législatives que nous présenterons demain (jeudi)», a expliqué le ministre, en point de presse à sa sortie de la réunion du caucus conservateur, hier.La proposition du gouvernement fédéral créera aussi deux nouvelles offenses visant à mettre fin à la sollicitation sexuelle et à protéger les enfants, qui seront liées de près ou de loin aux activités sur Internet.Le ministre Nicholson n'a toutefois pas élaboré davantage, puisque la proposition ne sera pas présentée aux Communes avant jeudi.M.Nicholson a plaidé que l'ex- ploitation sexuelle des mineurs était un problème grandissant au Canada, particulièrement sur Internet.Son bureau a par la suite souligné, par courriel, qu'un nombre estimé à 5 millions d'images de sévices sexuels sur des enfants se retrouvaient sur la Toile et que la plupart des victimes étaient âgées de moins de 12 ans.Le ministre Nicholson a par ailleurs ajouté sa voix au concert de critiques qui se sont opposées aux petites annonces à caractère sexuel publiées sur le site d'annonces en ligne Craigslist.Le ministre a envoyé à son tour une lettre à l'entreprise américaine, cette semaine, afin de lui demander de retirer les annonces de services érotiques de ses sites canadiens.M.Nicholson craint que ce type d'offres encourage l'exploitation des enfants et le trafic d'êtres humains.Comme Craigslist a accepté de retirer les annonces de ses sites américains, le ministre estime que la compagnie pourra faire de même pour son marché canadien.Craigslist, dont le siège social est situé en Californie, sait maintenant qu'il s'agit d'une priorité pour le gouvernement canadien que d'éliminer ce type d'annonces et devrait donc obtempérer, a Résultats des tirages du : 2010-11-03 001940 196604 346085 décomposables 130404 280315 420552 non décomposables Numéro boni 10 H 16 19 28 40 40 compl 08 compl.30 36 45 Structure de lots complete sur lotoquebec.com m © 462 ©6281 0103 10 12 19 28 30 31 3Z 38 39 42 49 51 52 58 63 64 67 70 06 13 23 27 35 Jour - Mois - Année - Signe 20 SEPTEMBRE 91 VIERGE 5501335 En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Quebec, cette dermere a priorité Ilot de 40 000$ 1409532 (decomposable) 1562156 (non decomposable) 1578077 (non decomposable) 1 Mercedes-Benz B200 * *Ce lot est échangeable contre un chèque de 40 000 $.1 croisière grand luxe * *Ce lot est échangeable contre un chèque de 9 000 Trois tirages par jour pendant 40 jours! Du 29 septembre au 7 novembre 2010 estimé M.Nicholson.Les provinces de l'Ontario et du Manitoba se sont déjà opposées aux annonces.La députée conservatrice Shelly Glover a pour sa part fait valoir que son gouvernement s'at- taquait particulièrement aux nouveaux médias car le Code criminel ne s'y est pas encore attardé.«Alors notre gouvernement est déterminé à rattraper le retard en matière de nouvelles technologies et de rendre le Code cri- minel clair: nous ne permettrons pas que ces choses-là arrivent et vous serez tenus responsables si vous commettez des crimes sexuels contre nos enfants», a argué cette ancienne policière du Manitoba.* 4 PNEUS ALTIMAX ARCTIC Remise postale de DITRE BIEN CHAUSSE fPlMEO* POUR ÊTRE BIEN CHAUSSÉ Lga ALTIMAX ARCTICTM Unique en son genre • Haut niveau de résistance à l'aquaplanage et maniabilité améliorée • Traction améliorée et usure égale sur toute la durée de vie utile du pneu • Flexibilité exceptionnelle en saison froide et traction sur sols humides remarquable mmm mm PNEUS TIB0 uranwv 2161, rue Royale, Trois-Rivieres 2420, des Récollets, Trois-Rivières www.pneustibo.com 819376-1114 819379-9993 v etaxpeti de déxxMeuenÙeû et de naxjÙMenieutj une aundêance éeerèg/ue de
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