Claire, 1 novembre 1962, jeudi 1 novembre 1962
[" NCAISES JEUNES CANADIENNl KflKBfii fei cinema vort le courrier de page 32 Au temps des Messieurs en haut-de-forme et redingote, et des Dames en capeline et crinoline apparaissaient LES PREMIERES LOCOMOTIVES Naturellement celles que vous voyez actuellement circuler ne ressemblent aucunement à l'assemblage hétéroclite de tiges, roues, engrenages, réservoirs de celles que nous vous présentons.Mais si les modernes diesel-électriques existent, elles ne sont que la suite d'une évolution.Même les locomotives les plus modernes fonctionnent suivant certains grands principes déjà utilisés sur les locomotives de Marc Seguin et Stephenson en 1829.Il y a plus de 130 ans! m Première locomotive de Richard Trevithick La 'Puffing Billy\" la plus ancienne locomotive conservée Si c'est le français Crignot, qui créa le premier véhicule routier à vapeur en 1769, c'est à un Britannique que revient l'honneur d'avoir inventé et fait fonctionner la 1ère locomotive à vapeur, en 1806.Il s'appelait Richard Trevithick; ses ouvriers l'avaient surnommé le \"Géant de Cornouailles\", en raison de sa force et de sa taille.Précédemment, en 1801 et 1803, Trevithick avait réalisé 2 véhicules routiers à vapeur, l'ancêtre de nos modernes berlines de Tourisme.L'invention du rail avait pourtant précédé d'au moins 300 ans, cette invention.En effet des gravures allemandes montrent l'utilisation de rails en bois, dans les mines, vers l'an 1500.C'est d'ailleurs pour le transport du charbon des mines à un lieu de dépôt que furent créées les premières locomotives; et ce, aussi bien en Grande-Bretagne qu'en France.Ce n'est que plus tard, il créa le tirage forcé en tachant la vapeur d'échappement dans la cheminée qui améliorait le tirage du foyer.Dès 1825, le 27 septembre exactement entre Stockton et Darlington, en Angleterre, fut inaugurée la première de chemin de fer.Les trains étaient remorqués soit par chevaux soit par locomotive.C'est sur cette ligne que fut créé le 1er transport de voyageurs par rail, mais la traction était uniquement animale.En 1829 eut lieu, toujours en Grande-Bretagne, à Rainhill, un concours de locomotives qui devait décider des grandes perfections pendant près d'un siècle.C'est la locomotive du fils de George Stephenson, l'ingénieur Robert Stephenson, qui remporta le concours.Sa locomotive s'appelait la \"Rocket\" ou \"Fusée\".Elle est toujours conservée au Science Museum.vers 1825, que l'on s'en servit pour tirer des trains de voyageurs.La plus ancienne locomotive encore existante est la \"Puffing Bill/' que l'on peut voir au \"Science Museum\" de Londres, construite par William Hedley en 1813; elle est restée en service, aux mines de Wylam, jusqu'en 1866.Il y a moins de 100 ans! La chaudière était imitée de celle de R.Trevithick.Cette locomotive pouvait tirer 50 tonnes (environ 110,000 livres) (à 5 milles à l'heure).On la surnomma \"Puffers\" à cause de l'énorme bruit de son échappement, et de la fumée abondante dont elle s'entourait.Il y eut encore de nombreuses autres locomotives, toutes anglaises, que nous ne pouvons vous nommer faute de place.De tous leurs inventeurs, se détache le célèbre George Stephenson qui, dès 1816, construisit la \"Blucher\", sur laquelle [lEMÈ La Rocket\" ou \"Fusée\" de Georges Stephenson qui remporta le concours de RAINHILL La première locomotive française de Marc Séguin Elle gagna le concours en parcourant 67 milles.Sa vites se: 16 milles à l'heure avec une pointe à 28 milles à l'heure.Quelque temps après elle at teignit même la vitesse fantastique, pour l'époque, de 51 milles à l'heure sur une distan ce de 4 milles.La \"Fusée\" devait son succès à l'invention fondamentale dont la chaudière multitu-bulaire.Celle-ci avait été inventée dès 1827, par le Français Marc Seguin, neveu des frères Montgolfier et célèbre ingénieur lyonnais.Le secrétaire de Stephenson, Mr Booth, étant venu voir la fameuse chaudière tubulaire de Marc Séguin, emporta l'idée en Grande-Bretagne. SM: MH m Jod Jed Un coeur qui s'ouvre à l'amour D'ABORD TOI ! Tu as 12, 13, 14 ou 15 ans, tu vis présentement une étape extraordinaire: tu es adolescente.Un monde neuf s\u2019ouvre à toi; ton coeur a de nouveaux élans.Tu deviens capable d\u2019une générosité inconnue jusqu\u2019ici; en même temps, tu découvres la haine, et cela te fait peur.Et c\u2019est normal; et c\u2019est très beau.Vois-tu, c\u2019est une nouvelle puissance qui se fait jour en toi; et, plus ton amour grandira, plus tu approcheras de la maturité.Evidemment, ce ne sera pas sans difficultés; il te faut compter sur l\u2019aide de tes amies et de personnes adultes qui ont franchi avec succès cette étape bouleversante.monde du travail.Je te cite, en passant, une réflexion de Rosanne: « II me resta de cette échappée un poignant désir d\u2019émancipation; je sentis plus lourdes les chaînes qui me retenaient à maman, cette généreuse qui se consumait pour moi, mais de laquelle je ne pouvais me détacher sans nous briser toutes deux.» \"DROLE D'AUTOMNE\" Je change de sujet ?Eh bien, non ! Aujourd\u2019hui, je te présente un roman fait sur mesure, un roman spécialement pour toi.Un roman qui met en vedette une adolescente de 17 ans.Si tu fais la connaissance de cette jeune fille, du nom de Rosanne, tu la suivras dans ses déceptions, ses espoirs, ses craintes, ses amours et ses amitiés.Peut-être même te \u201cperdras-tu\u201d avec elle dans ses rêves et ses aspirations à la liberté.Puis, tu la retrouveras en face d\u2019une difficile réalité: son entrée dans le \u201cDrôle d\u2019automne\u201d, c\u2019est un livre pas comme les autres.Tu t\u2019y retrouveras et comprendras mieux les sentiments qui t\u2019animent en ce moment.Tu seras heureuse de cette lecture, tu sauras désormais que tu n\u2019es pas seule à vivre l\u2019aventure de l\u2019adolescence, cela te réjouira ! Bientôt, ce sera la semaine du livre; ne serait-ce pas une occasion de te le procurer ?Il a été écrit par Paule Daveluy et publié aux Editions du Pilican en 1961.Belle lecture ! Claudette CLAIRE 6e ANNEE - NO 4 - 1er NOVEMBRE 1962 Bimensuel, édité par la Jeunesse Etudiante Catholique Inc., 430 est, rue Sherbrooke, Montréal 24, P.Q.Canada.Comité de rédaction : Jean-Claude Sauve, directeur; Claudette Rodrigue, rédactrice en chef; Rév.Père Louis Racine, o.p.; Mariette Thibault; Pauline Brissette.Collaborateurs : Nicole Germain, Richard Joly, Suzanne Labeiie, France Livernois, Nicole et Robert Wolfe.Commission de consultation : R.R.S.S.Paule-Andrée, s.n.j.m., Madeleine-Françoise, c.n.d., Marie-Lise-de-la-Croix, c.s.c.; Mlles Yvonne Leduc, France Vézina, Louise Poirier, Olive Rochon.Directeur artistique : Giilles Lépine.Secrétaire à la rédaction : Mireille Provost.Chef du tirage : René Naud.Impression : Imprimerie Fides, Montréal.Le Ministère des Portes, à Ottawa, a autorisé l'affranchissement en numéraire et l'envoi comme objet de deuxième classe de la présente publication.Abonnement 17 nos: $2.15.Un no 15£.1er novembre 1962 / 3 Nouvelle inédite de CHRISTINE-FRANCE LIVERNOIS Résumét Un soir d'orage, un bohémien est hébergé par un vieux paysan.Le voyageur raconte sa vie à l'enfance pénible et à l'adolescence exaltante.Il relate son voyage à la mer pendant lequel il découvre tour à tour la beauté, l'amitié et la misère.4e épisode LES rames battaient l\u2019eau avec fureur, comme folles.Je renversais la tête et je fermais les yeux pour capter tout le sel de l\u2019air.C\u2019est alors que le vent m\u2019apporta le grand râle des vagues, l\u2019éternelle musique des océans.Dans ce seul bruit, je voyais de hauts rochers ruisselants, battus par la lame blanche.je voyais d\u2019immenses goélettes pâles roulant au coeur des tempêtes.Le fleuve s\u2019élargit, son flot grossit et me cracha enfin à l\u2019orée de cette mer avec une sorte de rire.la mer: Je vis un ciel noir de soleil avec de grands oiseaux blancs qui planaient dans leur chant.Je vis des rocs rongés et des coquillages épars sur une grève pâle.Je crois que j\u2019ai pleuré un peu, avec des larmes qui me brûlaient les joues.Rien n\u2019avait été inutile.La première nuit je résolus d\u2019atteindre une île que l\u2019on voyait à peine.On était à marée basse; la mer était calme.J\u2019avançais très lentement: il y avait des millions d\u2019étoiles noyées dans l\u2019eau et qui frissonnaient autour de la \u201cmain ouverte\u201d songeuse, elle aussi.Là-haut, c\u2019était presque autant peuplé.La mer avait pris une voix tendre, le ciel avait, lui, al- 4 / 1er novembre 1962 lumé une lune toute ronde et peu rêveuse.L\u2019île était petite.Mes pieds nageaient dans le sable fin.La nuit était magique.Je dormis là, sur une bûche arrondie et lisse comme un front.Je m\u2019éveillai très tôt: la mer, comme un grand chat, noyait déjà les galets de la grève en faisant marée montante.J\u2019estimai que j\u2019avais assez rêvé et qu\u2019il me fallait apprendre l\u2019art de la pêche et les habitudes des mariniers.De retour à la côte, je rencontrai quelques vieux pêcheurs affairés autour de leur voilier.Je fus, je crois, sympathique à l\u2019un deux.C\u2019était un vieil homme usé qui avait des paysages plein les yeux.A l\u2019aide d\u2019énormes coups de bras sur l\u2019épaule, en m\u2019appelant Moussaillon, il entreprit de m\u2019initier.Avec lui, j\u2019apprenais les secrets de la mer, les beautés et risques de l\u2019aventure.Je le suivais dans ses tournées au large et, le soir, j\u2019aidais à la besogne du poisson.A la fin, il me prêta de quoi pêcher et me fabriqua un petit voilier où j\u2019installai mon mât.J\u2019étais prêt.Je devais tout lui rendre, par le produit de mon travail.Mais j\u2019étais nomade et il me fut, après quelques mois, difficile de revenir toujours à la même côte.Je ne devais plus rien, matériellement, au vieux marin.Un jour donc, je lui fis mes adieux et je partis.Longtemps, au cours des belles années que je ne comptais plus, je vécus heureux, naviguant à ma guise, pêchant au goût et au besoin, chantant les soirs, sous les étoiles, dormant dans mon voilier que j\u2019appelais toujours \u201cLa main ouverte\u201d, pour me souvenir.J\u2019étais seul et ne me voyais pas autrement: à peine, quelquefois, pensais-je au sourire de Mylène, au visage qu\u2019elle devait avoir maintenant.Je fis une chanson à son image, c\u2019est tout.¦ ¦ ¦ Et voilà qu\u2019il y a dix jours, au large.Voilà qu\u2019il y a eu la tempête.Ah ! J\u2019en avais essuyé d\u2019autres, de fortes ! Mais celle-là.Le vent avait amené trop rapidement des nuages au-dessus de ma tête.Le matin avait pourtant été clair.Au midi, ces nuées, au plus fort du vent, se déchirèrent avec des cris de bêtes.La mer prit un vert fauve et se mit à rouler des vagues énormes.Je laissai mes filets et me frottai les mains pour commencer la lutte.Le vent s\u2019engouffrait dans la voile et avec un élan qui menaçait d\u2019arracher le mât.Plutôt que d\u2019essayer de me diriger avec le gouvernail, je décidai de la plier.Dans les conditions, la manoeuvre risquait d\u2019être longue.Avant que j\u2019eusse le temps de démêler suffisamment les cordages, une rafale plongea avec humeur dans la toile déjà usée qui se fendit comme une aile qui se brise.A ce moment, le mât craqua et je le vis se plier comme un coude avec un bruit fracassé.J\u2019aurais dû deviner avant longtemps qu\u2019il était si fragile.Le coup porta sur le ballant du voilier qui avait pris un roulis inquiétant, de telle sorte que je recevais sans cesse des écumes violentes et une eau déchaînée qui menaçait de m\u2019arracher du pont.En m\u2019aggrippant du mieux que je pouvais, je réussis à saisir les rames et à les attacher.Avec ces deux bouts de bois, j\u2019essayais de garder l\u2019équilibre.J\u2019avais noué ma guitare sous un siège et je l\u2019avais recouverte d\u2019un imperméable, au hasard.J\u2019espérais qu\u2019elle ne subirait pas trop de dommages.Des heures ainsi, je me débattis en me laissant pousser, impuissant, trop occupé à affronter de l\u2019angle le moins périlleux, les vagues qui m\u2019environnaient.Au bout de ces deux heures, les bras douloureux, la tête bourdonnante, je crus voir soudain, comme s\u2019il m\u2019avait été jeté à la figure, un pic rocheux.Je me souviens de la masse sombre et fière qu\u2019il faisait à travers les lames.Il y eut un choc terrible.Je pensai que j\u2019avais fini de vivre et qu\u2019était presque belle la mort du marin, avalée dans la lutte.projetée à l\u2019extérieur: je remarquai des égrati-gnures et trois cordes cassées.Je la pris tristement.En me levant, je sus que j\u2019avais une entaille à la cheville.Je me suis bandé et me suis mis à marcher, sous un reste de pluie qui tombait des arbres comme à regret.Je marchais, marchais toujours, et j\u2019évitais surtout de penser.C\u2019est ma manière de combattre les larmes.Il me semblait que j\u2019avançais en coulant: je ne sentais pas mon pas sur le sable.La côte était aride mais j\u2019y trouvai bientôt un sentier.C\u2019est ce sentier qui m\u2019a conduit jusqu\u2019à vos prés lourds, vos saules et votre maison blanche\u201d.Le vagabond ne parlait plus.Il avait tout dit.Le vieux bondit: \u201cMais vous n\u2019avez rien mangé !\u201d Il se précipita vers une armoire dont il tira une bouteille de vin et du pain que l\u2019autre accepta et avala avec appétit.Derrière la fenêtre, le matin se levait, tout blême, bâillant sur les montagnes.Le marin se leva, toujours absent, prit son manteau, sa pauvre guitare, et se dirigea vers la porte en marchant avec peine, à cause de la fatigue.Le vieux s\u2019empressa de dire: \u201cL\u2019hiver vient bientôt.Vous viendrez le passer ici.Faites-moi ce plaisir.\u201d L\u2019autre sourit, parlant comme dans un rêve: \u201cMais j\u2019ai beaucoup de travail déjà.Je te remercie, ami.Je reviendrai, peut-être.\u201d Quand je me réveillai, étourdi et lourd, j\u2019étais à plat sur le sable, les pieds dans l\u2019eau, étendu à quelques pouces seulement du rocher.Ma pauvre \u2018main ouverte\u201d gisait là, déchirée, couverte d\u2019eau comme de sang.La guitare avait été Appuyé au cadre de la porte, le vieillard put le voir, grand et un peu courbé, qui marchait dans les brumes, sous les arbres, jusqu\u2019au tournant de ce chemin qui menait à la mer.FIN 1er novembre 1962 / 5 r ©QDH RÉPONDEZ TRANSISTORS Encore aujourd'hui, nous publions des extraits de lettres reçues autour de la question \"transistors\".Nous ne pouvons vous cacher notre étonnement.seulement des filles nous ont écrit! Est-ce à dire que les garçons ne se soucient pas de posséder ou non un \"transistors\"?\u201cJe ne possède pas de radio, mais je crois que c\u2019est pratique pour la plage et les excursions.\u201d Claire B.Lachine \u201cC\u2019est vrai que les transistors font que les jeunes s\u2019occupent moins de leurs études et peut-être que les notes du bulletin \u2022oint moins bonnes.\u201d Hugueite V.Québec \u201cTa mère ne doit pas t\u2019avoir dit toutes les raisons pour lesquelles elle préférerait que tu n\u2019aies pas de transistor.C\u2019est peut-être à cause du manque d\u2019argent; car il faut en avoir pour acheter un radio et elle ne peut probablement pas donner tout ce montant pour toi seul, tu comprends?\u201d Carmen L.Lévis \u201cAucune réaction lorsque je l\u2019écoute avec l\u2019écouteur.Lorsque je n\u2019utilise pas l\u2019écouteur, ils sont bien contents d\u2019entendre de la musique.\u201d Diane L.Bienville \u201cJe ne crois pas que ce soit la radio elle-même qui soit vulgaire, mais bien plutôt la personne quand elle ne sait pas s\u2019en servir.Si on est dans un endroit public, on doit se demander si cela conviendrait à n\u2019importe qui d\u2019entendre la radio.Sinon, on la ferme ou on la fait jouer pour soi-même.\u201d Christiane Q.Montréal Les jeunes ont dit leur mot.Nous avons également interrogé des adultes sur la question.Voyez leur opinion en pages 30 et 31 du présent numéro.ATTENTION ! Nous avons publié, récemment, deux cas de jeunes de votre âge.Déjà des commentaires nous sont parvenus; mais il nous faut des dossiers plus complets pour répondre à Monique et à Diane.Nous vous rappelons les problèmes poséss Le cas de Diane Y a-t-il beaucoup de jeunes qui sont dégoûté* de la vie?La vie n\u2019est-elle vraiment qu\u2019une illusion?Pourquoi Diane se sent-elle incomprise des gens qui l\u2019entourent?Les garçons sont-ils des brutes?Est-il bon de rêver?6 / 1er novembre IMS Le cas de Monique A-t-on raison de collectionner les autographes?Voyez-vous un intérêt réel à ce genre de collection?Croyez-vous qu\u2019un garçon peut s\u2019intéresser à «es collections?Nous attendons vos opinions pour débattre ces questions.A bientôt! de suture.Il faudra lui faire une greffe.\t^ Publie grace a une entente avec Dell Publishing Co., Inc., New York, N.Y., U.S.A., éditeurs autorisés de Dr.Kildare no 3, 1962.1er novembre 1962 / 7 DOCTEUR VAILLANT 4e PARTIE RESUME : Docteur Vaillant est un interne dans un hôpital et se voit confier le cas d'une jeune fille blessée dans un accident d'auto.Il apprend par la suite comment la jeune fille est intéressée au théâtre et est en amour avec Tom Wilt un jeune écrivain.Cependant le père de Jeanne est opposé à leurs rencontres.Plus tard, Docteur Vaillant assiste son chef, le docteur Marton, qui doit amputer une jambe à un jeune garçon.Avez-vous appris, docteur Vaillant, que c'est une expérience bouleversante pour un chirurgien que d'avoir à amputer un membre à un humain, spécialement quand il s'agit d'un jeune garçon ?\"\t- g*!% .^ Le lendemain, Jeanne est encore sous l'effet des calmants.Je n'aime pas l'aspect de ce bras.La peau ) déchirée ne retient pas très bien les points Docteur, on vous demande au bureau du docteur Marton.Merci, garde.Continuez à donner des calmants à la patiente.Si elle se réveille, elle aura trop mal.ous \\ i ai I Vous m'avez fait demander, docteur Marton ?Oh.Mon-irrm sieur Harris.ân Docteur Vaillant, monsieur Harris me dit que vous avez interdit toute visite à sa fille Jeanne.Je lui ai déjà dit que vous aviez sûrement vos raisons. DOCTEUR VAILLANT Monsieur Harris, Jeanne est encore sous l'effet des calmants Si on lui permettait de reprendre conscience, elle souffrirait trop en ce moment.Vous semblez oublier monsieur Harris que ma seule préoccupation est la santé physique de VOTRE fille.C'est pourquoi je vous re- y fuse de la voir.Justement, je suis content nous soyons tous trois ici.quelque chose à discuter propos de Jeanne.que J'ai Mais vous semblez oublier que je ne suis pas un simple visiteur.Je suis son père .elle est MA _______ fille.\tr- Et qu'est-ce que ça si Si je comprends bien le docteur, il faudrait faire une greffe de peau à votre fille.Vous ?C'est impossible.Dans un cas comme celui-ci, le donneur de peau doit avoir l approximativement Hgi le même âge que^ Je viens d'examiner son bras.^ La guérison est trop lente, la peau étant trop faible, plus spécialement à un endroit.Si c'est nécessaire, ne perdons pas de temps.Je suis* prêt, docteur ! 8 / l«r nov«mbr« 1962 DOCTEUR VAILLANT Vous avez donc conclu que la patiente n est pas assez forte pour qu'on grerie à partir de son propre corps.Naturellement, monsieur Harris, vous pourriez être celui sur qui on prend une partie de peau.Mais vous comprenez l'importance que j'accorde à une personne du même âge que Jeanne C'est exact.Je ne voudrais pas lui faire subir un tel traitement actuellement si possible.Alors je suggère que vous vous dépêchiez à trouver quelqu'un.Je ne peux plus endurer autant d'indécision.C'est la santé i de Jeanne qui en Dites-moi, Vaillant.pourquoi avez-vous\t^ dit\tà monsieur Harris qu'il était ¦ nécessaire d'avoir une jeune per-sonne pour la greffe ?Je sais clLie c esï Préférable, E&t\tÆS^ÊÊÊM Monsieur Harris, nous faisons notre possible.Docteur Vaillant se charge de ramener votre fille à la santé.Je l'espère.Jeanne est ma seule fille.D'abord et avant tout parce que je ne suis pas sûr que monsieur Harris sera physiquement apte à supporter la transplantation.Puis il n'est pas facile de travailler avec lui.J'aimerais mieux qu'il n'y soit pas impliqué.C'est votre cas, docteur Vaillant.Je me fie à vos décisions.mais il vaut mieux qu'elles soient bonnes /Je ferai de ^docteur.Et mon mieux, merci enco- re une fois.ïer novembre 1962 / 9 «R\"\t.Sfïîs Oui, docteur.mvMi mm MM mm litiïÉÈi'.hmïWi\u2019i \u2022iVihMuL'.iU'U Merci, garde J'ai bien fait de ne pas attacher les points hier.Autrement, il y aurait sûrement eu de l'infection et nous aurions tout un problème maintenant.Donnez-moi le scalpel .mm 'Ftr'WVW/jf/'V' **'/\u2019\u2022'*»*#.* If! ïif, ' Mmi Docteur Vaillant, tout est prêt pour les points de monsieur Primeau.DOCTEUR VAILLANT Le temps est arrivé pour docteur Vaillant de réexaminer le patient qu'il avait traité la veille pour une blessure à la tête.Tout semble aller très bien.Maintenant, je vais faire un examen à la tête.Le patient est encore sous 'effet des calmants comme vous l'avez demandé.Il n'y a plus de perte de sang Le bandage est tout propre.C'est bien.pas d'infection.Je vais maintenant pouvoir attacher les points de suture.Je crois que tout ira bien maintenant.Diminuez graduellement la dose de calmants pour les prochaines 24 heures.Les médicaments que j'ai prescrits vont atténuer la douleur.10 / 1er novembre 1962 (Suite au prochain numéro) Dès le départ des garçons, une ombre rrappe l'eau derrière eux.VSS&'Zn Puis, tout-à-coup, une main s'accro che à la jambe de Jean .Dis-lui que c'est trop Très bien.Mais si vous n'êtes pas de retour à mi di, j'envoie quelqu'un F\" à votre recherche y périlleux pour \\ rm Bonne chance ! boyez prudents ! ¦».« - Et que vais-je dire à Annette ?gnade T SW ^\u2022âJSlh 3 Merci, Bernard.Avertis grand mère et le capitaine que nous sommes partis faire une bai- aeon ~ XjfT > .*>, f i Fjy'i \u2019 j/w {g) 1957 by Walt Disney Productions 1er novembre 1962 / Il JEAN, MARTIN ET ANNETTE 4e PARTIE RESUME : Partis en croisière sur le \"Lion de mer\", Jean, Martin et Annette passent de bonnes vacances.Leur bateau est maintenant à i'ancre dans la lagune de l'Ije aux Coquilles.Durant la nuit, tous sont réveillés par les cris de la grand-mère de Martin.En sortant sur le pont, ils voient plonger un homme-grenouille.Après la visite de la patrouille côtière, nos amis décident de se rendre le lendemain sur l'île pour chercher des traces du voleur. JEAN, MARTIN IT ANNETTE Les garçons se débattent pour se libérer de l'emprise qui les retient.illls.c ¦ Surprise I Vous Très bien !.Tu ga Comment, Peu après La lumière venait ] °n ne voit aucune trace de quelque part i^u passage de quelqu'un Vautour d'iciPeut-être était-uÈfimu*\tce un reflet de lEfwÆtôk.MÊÊKÆifot\u2014_\tla lune.Oui, nous marche rons plus à l'aise Let plus vite.Enlevons ces pieds mes.Httgn X,*S «B*-*-?** III- I % i »»»*?;«: »¦:¦ n&w ! ^HUHei 0w* S\tlü\t\t\tgnes.Rendons-nous là l'endroit d'où ve-\\jTait la lumière.^f\tsuite vers l'au-! tre face de ^ Æasgwaa&éi \t\tmÊÊWrÏÏàfà 'à Sa®\t\trvrm\tf Æi 12 /,1er novembre 1962 g\"\u201d*\u201d Il Regardez ! Une boucle d'oreille en or.Finalement, Mangeons les \"sand wiches\".Je meurs ^1 de faim.^ n y a rien JEAN, MARTIN ET ANNETTE \\/Faisons le tour de l'île sous l'eau.il ne nous verra pas, s'il est encore ici.en chaloupe avec Sam, la plage.Émétm V' Si c'est une boucle de Hiram Hawk, il doit l'avoir perdue hier soir après son dénnrt Ça ressemble à celles V\" Peut-être.Maintenant nous >ft que portait notre pi- ) savons que quelqu'un est vey rate d'hier, Hiram\tnu ici.La garde côtière n'a pas ^ Ça veut dire qu'i trouvé d'empreinte sur le est descendu des sable.donc il n'a pas\tcollines, traversé Il doit avoir accos- té sur l'autre côté de l'île.1er novembre 1962 / 13 JEAN, MARTIN ET ANNETTE \\f~ De l'autre côté de l'île, ils montent à la surface tout près de la falaise.Ça a l'air d'un mur solide.Je n'y vois aucune crevasse Il faudrait des ailes pour grimper là-\\l haut.^ \t\t I Nageant tranquillement sous l'eau, ils se tiennent près des récifs submergés.Peut-être y a-t-il une entrée sous l'eau.IflïSS ; wm v \u2019 Æ: \"Z j, Martin et Annette signalent leur empressement à suivre Jean dans l'étroit passage.Puis, Jean découvre une étroite crevasse dans le roc.sous l'eau.14 / 1er novembre 1962 (Suite au prochain numéro) '¦ I « La Princesse qui danse », une séquence charmante pour illustrer un conte merveilleux de Wilhelm Grimm, Une autre scène de « La Princesse qui danse \u2022 où Russ Tamblyn s'exécute sur un rythme espagnol.\tphoto M.G.M.CINEMA THE WONDERFULL WORLD OF BROTHERS GRIMM Dans un tout petit village bavarois, deux frères, Wilhelm et Jacob Grimm ont été engagés par un duc pour écrire l\u2019histoire de sa famille.Jacob est sérieux, mais Wilhelm est beaucoup plus porté à imaginer des contes peuplés de géants, de lutins, de fées, de dragons, de chevaliers et de princesses.Tout cela compromet le travail entrepris et déplaît au duc.Wilhelm jure de s\u2019amender et d\u2019oublier le monde de la fantaisie.Mais, le jour où un vendeur de fleurs lui offre une nouvelle histoire en échange de l\u2019achat d\u2019un bouquet.il succombe.Arrivé chez lui, ce soir-là, il s\u2019empresse de raconter à ses enfants l\u2019étonnant récit de la \u201cPrincesse qui danse\u201d.(The Dancing Princess) Certain du succès d\u2019un livre de contes pour enfants, Wilhelm essaie de convaincre un libraire de l\u2019éditer.Pour le lui prouver, il demande à un groupe d\u2019enfants d\u2019écouter une autre de ses histoires: \u201cLe Cordonnier et les Lutins\u201d.(The Gobbler and the Elves) Mais le libraire n\u2019est nullement impressionné par le ravissement des petits et refuse.Le duc envoie les frères Grimm en Rhénanie pour compléter des recherches.Wilhelm doit aller à la cathédrale, Jacob, à l\u2019hôtel de ville.Ils se donnent rendez-vous pour le retour.Mais Wilhelm oublie et suit des enfants dans la Forêt Noire jusqu\u2019à la hutte d\u2019une conteuse d\u2019histoires.Demeuré au dehors, il écoute la vieille dame fasciner ses jeunes amis avec la passionnante histoire de \u201cL\u2019Os qui chante\u201d.(The Singing Bone) En courant pour rejoindre son frère, Wil- helm glisse dans un ruisseau; la boîte contenant ses précieux manuscrits s\u2019ouvre et les document tombent à l\u2019eau.Tout est perdu.Furieux de la tournure des événements, Jacob quitte son frère et se marie.\u2014 Mais Wilhelm tombe gravement malade.Une nuit, il sombre dans l\u2019inconscience.Des rêves étranges s\u2019emparent de lui.Tous les personnages des ses contes entrent par sa fenêtre du second étage, haussés là par un énorme géant.Us le supplient de ne pas mourir, car, alors, qui écrirait leur histoire?Ils l\u2019implorent de leur donner des noms.Wilhelm consent.C\u2019est à ce moment que naissent Blanche-Neige et les Sept Nains, Cendrillon, Hansel, Gretel, etc.Lentement, Wilhelm revient à la vie.Pendant ce temps, un changement s\u2019est produit dans le coeur de Jacob qui a craint de perdre son frère bien-aimé; il acepte maintenant de contribuer à son oeuvre fantaisiste.Wilhelm, de son côté, promet sa collaboration dans des travaux plus sérieux.Graduellement, leur renommée s\u2019étend.Un jour, ils apprennent qu\u2019ils ont été nommés à l\u2019Académie de Berlin.Descendant du train qui les a menés à cette ville, ils sont encerclés d\u2019enfants qui apparaissent de partout, des enfants criant: \u201cUne histoire, M.Grimm, s\u2019il vous plaît, racontez-nous une histoire.\u201d Et Wilhelm, ému commence: \u201cIl était une fois, dans un tout petit village bavarois, deux frères.\u201d Susanna Laballa 1er novembre 1962 / 15 pour une p\u2019tite chanson UN NOUVEAU MICROSILLON DE MONSIEUR FÉLIX SAW: v»* ^\" : ,v'v : Le chien Ti-Puce avait aboyé en me voyant entrer sur le terrain.Son maître, Félix Leclerc, vint vers moi.J'allais demander à Félix Leclerc de me raconter l'histoire de son dernier disque.Parce que ce disque \u2014 tu l'as entendu ou tu l'entendras sûrement \u2014 est différent des autres.Au verso de la pochette du disque, on lit ceci: \u201cEnregistrement réalisé au Canada par Marko, Montréal et en Europe par Philips, France.Accompagnement, Michel Legrand\u201d.Félix Leclerc nous dit comment on a procédé pour réaliser ainsi, partie au Canada et partie en France, ce dernier microsillon.\u201cJ\u2019avais rencontré Michel Legrand à Paris lors de mon premier séjour\u201d me raconte-t-il.\u201cIl était alors pianiste d\u2019Henri Salvador.Nous sommes devenus de bons amis et nous avons pensé faire quelque chose ensemble, mais cela n\u2019avait pas été possible encore.Nous nous étions revus plusieurs fois, mais toujours entre deux a-vions.\u201d Lors de son dernier voyage au Canada, en février dernier, Michel Legrand s\u2019est rendu chez Félix Leclerc.Celui-ci lui avait dit qu\u2019il devait enregistrer un nouveau disque.Ensemble ils travaillèrent quelques chansons.\u201cTout en écoutant les chansons, Michel notait l\u2019accompagnement\u201d m\u2019explique-t-il.\u201cNous avons travaillé quatre chansons que nous avons enregistrées chez Marko, à Montréal, avec des musiciens canadiens\u201d.Michel Legrand s\u2019est ensuite envolé vers Paris, apportant avec lui les autres chansons dont il devait faire les accompagnements.De son côté, Félix Leclerc enregistra ces mêmes chansons, à Montréal, seul avec sa guitare.On envoya à Paris le ruban ainsi enregistré.16 / 1er novembre 1962 Tu Imagines un disque en préparation qui se promène d\u2019un côté à l\u2019autre de l\u2019Atlantique?C'est ce qui s\u2019est produit dans le cas de celui-ci.Félix Leclerc continue son histoire: \"A Paris, Michel Legrand et des musiciens français écoutèrent cet enregistrement en studio et exécutèrent l\u2019accompagnement en même temps.Le tout repassa dans les micros et s\u2019enregistra sur une nouvelle bande\u201d.Le chansonnier avait-il entendu ce dernier enregistrement avant la sortie du disque?Je le lui ai demandé.\u201cOui, dit-il.Pour certaines chansons, Michel Legrand avait fait deux accompagnements différents.On m\u2019a envoyé le ruban afin que j\u2019écoute le tout et que je choisisse l\u2019accompagnement que je préférerais\u201d.Une fois fait, le ruban magnétique reprit le chemin de Paris afin qu\u2019on y termine le disque.Dans le passé, Félix Leclerc nous avait habitués à des chansons entièrement de lui, paroles et musique.Cette fois-ci, il rompt un peu avec cette tradition.On trouve par exemple \u201cLe chant de la création\u201d d\u2019après le texte de saint François d\u2019Assise.\u201cC\u2019est le Père Ambroise qui m\u2019avait demandé de mettre le Chant de la création en musique pour son émission sur saint François.Le texte est tellement beau.J\u2019en ai pris quelques extraits pour faire la chanson\u201d.On trouve aussi sur ce disque \u201cPerdu gagné\u201d dont il a écrit les paroles sur un air de folklore rus- se, \u201cJe cherche un abri\u201d dont la musique est de Monique Miville-Deschênes: \u201cJ'avais entendu cette mélodie de Monique Miville-Des-chênes.Elle me plaisait.J\u2019ai fait les paroles\u201d.On trouve enfin sur ce disque une chanson de Paul de Margerie et Jean-Pierre Ferland \u201cTon visage\u201d que Félix Leclerc aime beaucoup.Avec \u201cJe cherche un abri\u201d dont la musique est de Monique Miville-Deschênes, c\u2019est la première fois qu\u2019il chante ainsi les oeuvres de chansonniers canadiens autres que .Félix Leclerc.Ecrit-il toujours de nouvelles chansons?Bien sûr! Mais.\u201cQuand on a fait quatre ou cinq bonnes chansons dans une année, c\u2019est une bonne année.Plus jeune, on en écrit davantage, mais en vieillissant, on devient plus exigeant, on veut du plus solide, du plus sûr\u201d.Tous les matins, il s\u2019installe à son bureau, mais ne se force pas pour écrire.Il fait des projets, prend des notes, lit, fait sa correspondance.Parfois, au bout d\u2019une heure, une idée lui vient et il.se met à écrire.Après quelques mois d\u2019arrêt, Félix Leclerc recommence à chanter en public à l\u2019automne.Il n\u2019aime pas beaucoup chanter en public: il préfère travailler chez lui, à Vau-dreuil.Mais puisque le public veut bien l\u2019entendre, il veut bien chanter pour lui.MARIETTE & \\J LA MODE D\u2019AUTOMNE 1\t- L\u2019élégance, comme le civisme, est une foule de petites choses.et comme c\u2019est surtout une question d\u2019harmonie, choisis tes accessoires avec jugement.Voici un choix de souliers qui te conviennent.Les modèles «a» et «c» accompagneront tes tenues plus habillées et «b» et «f» seront réservés pour les ensembles vraiment sport.«D> et «e» s\u2019accommoderont bien de tes robes de lainage, jupes et chandails.Assortir le sac aux souliers, ou au chapeau est toujours amusant, quand c\u2019est possible, mais ça n\u2019est pas indispensable.Un bon mariage de couleurs suffit.2\t- N\u2019oublie pas la pluie.il faut être prête à braver les éléments! 3\t- Un autre accessoire important, le chapeau: de même tissu que ton manteau, il sera parfait! 4\t- Pour le sport, et plus tard cet hiver, tu t\u2019en tiendras aux tuques, bonnets de laine, passe-montagnes qui sont nombreux, jolis et variés.3 - Pour une sortie, un petit chapeau breton à bord roulé complétera parfaitement ton tailleur. LES GRECS: peuple à l'esprit étonnamment inventif.PHILOSOPHIE THÉÂTRE WTÉRATtJftË DANS LES FETES, ILS PORTENT DES MASQUES ET DES COSTUMES POUR JOUER LES ROLES DES DIEUX ET DES DEESSES.C'EST LA NAISSANCE DU THEATRE.- - \u2014 QU'EST CE QUE LA BEAUTE ?QU'EST CE QUE LA SAGESSE?SUR LES PLACES PUBLIQUES, LES PHILOSOPHES ENTOURES DE LEURS ELEVES, PARLENT ENSEMBLE DE CES QUESTIONS, ' \u2018V\" ' % LES GRECS DISPOSENT D'UNE MATIERE ADMIRABLE : LE MARBRE.L'ART SCULPTURAL EST GENEREUX) CHOSE NOUVELLE: LE SOURIRE.LE SCULPTEUR S'INSPIRE SOUVENT DES ATHLETES AUX JEUX, POUR EXPRIMER LE MOUVEMENT.LES PREMIERES SCULPTURES haiM DE MAGNIFIQUES DRAPES S'ANIMENT SONT RAIDES MAIS VIVANTES.SUR LES CORPS.¦\t' \u2014y \u201e \\l' .Lj ¦ï'\u2019\u2018gifp\u2019j iliilft 18 / 1er novembre 1962 LE TYPE CLASSIQUE GREC; PERFECTION, NOBLESSE, SIMPLICITE, DIGNITE FORCE, SANTEDU CORPS ET DE L'ESPRIT.j L'EXPRESSION DE LA\t\\ SOUFFRANCE PHYSIQUE X CLOTURE L'EVOLUTION DE L'ART GREC CTMaàia|| LE TEMPLE EST LA MAISON DÈS DIEUX ET DES DEESSES, L'ABRI DE L'IDOLE L'ARTISAN A LA MEME SURETE DE GOUT QUE L'ARTISTE, ON LE VOIT PAR LA CERAMIQUE LA PRODUCTION DES FIGURINES EST CONSIDERABLE ELLES SONT DES OFFRANDES CONSACREES AUX DIVINITES ET AUX MORTS.LA MONNAIE INVENTION GRECQUE, EST FRAPPEE PAR DES \\ MAITRES DE GENIE ET N'A RIEN À ENVIER AUX CHEFS-D'OEUVRI DE LA STATUAIRE.1er novembre 1962 / 19 «H , { ïtèmiMtitiiMmiûwi üllÜBÜini IIIÉÉI 6J/j .^ * t T* mm Sor X VEUX-TU ACHETER TA DECISION?par Mme Thérèse GROLEAU-LÉGARÉ Le téléphone sonne.~ \u201cService de renseignements\u201d bonjour! \u2014\tNon je regrette, nous n\u2019avons rien de tel à notre bureau et je ne crois pas que vous en trouviez ailleurs non plus.\u2014\tCe n\u2019est rien, mademoiselle.Au revoir.A-t-on idée de s\u2019adresser à une agence de renseignements à propos de tout et de rien! On dirait que les gens voudraient ne plus avoir à penser.Aussitôt qu\u2019une situation sort de l\u2019ordinaire, ils perdent contenance et courent chez la première, la deuxième et la troisième voisine pour prendre avis et régler leur conduite à partir de ce qu\u2019en pensent les autres.C\u2019est plus simple bien sûr! Cela me rappelle.Un coup de téléphone à la voisine n\u2019est pas toujours le meilleur moyen de faire face à ses problèmes.L\u2019autre jour, je rencontrais Louise, la gentille petite voisine que je connais depuis toujours.Elle a maintenant 15 ans et poursuit sa 9e année scientifique à l\u2019externat St-Louis.Elle était de belle humeur mais me sembla quand même plus préoccupée que d\u2019habitude.\u2014\tBonjour, quelque chose qui ne va pas, aujourd\u2019hui?\u2014\tNon, ça va! Ah! et puis après tout, aussi bien t\u2019en parler, peut-être pourrais-tu m\u2019aider.Je l\u2019amenai chez-moi où nous serions plus à l\u2019aise pour jaser et Louise reprit bientôt: \u2022\u2014 D\u2019après toi qui me connais bien, qu\u2019est-ce que tu penses que je vais faire, plus tard?Moi je songe à un tas de choses mais je sais bien qu\u2019il faut se décider pour une seule, à la fin, et je voudrais bien que ce soit la bonne.J\u2019ai pensé être infirmière., ou secrétaire., ou actrice.Actrice?Crois-tu que ça m\u2019irait?Comme il me semble que j\u2019aimerais cela! Me vois-tu déjà jouant de beaux rôles comme Loretta Young ou Michèle Morgan.Elle s\u2019enflammait rien qu\u2019à y penser.\u2014\tOui bien sûr.\u2014\tTu crois vraiment que ça m\u2019irait ?\u2014\tPeut-être, surtout si tu es bien au courant de ce que comporte la vie d\u2019artiste, non seulement sous les aspects qu\u2019on en constate à la scène, au cinéma, à la radio ou à la télévision, et qui ne sont en fait qu\u2019une partie, celle qui paraît.La partie qui ne paraît pas fait aussi partie du métier, naturellement.\u2014\tA vrai dire, je ne connais que ce qui paraît, comme tu dis.Mais toi qui connais les deux côtés de la médaille et qui me connais aussi, ne pourrais-tu pas me dire si je fais bien de me diriger de ce côté-là ?\u2014\tTes parents, eux ! Leur as-tu fait part de ce projet là ?\u2014\tMes parents ?Oui.Ils ne disent rien.mais j\u2019ai l\u2019impression qu\u2019ils ne me prennent pas beaucoup au sérieux. mmmm mmm tm! ft» mil \u2014 Qu\u2019est-ce que tu veux dire ?\u2014 Quand il est question de cela, ils hochent la tête, se regardent un moment, puis maman dira: \u201cSi c\u2019est ça que tu veux nous ne t\u2019empêcherons pas d\u2019y aller, mais prends bien le temps de réfléchir avant.\u2014 Ils sont prêts à te seconder mais ils veulent te laisser prendre toi-même ta décision.\u2014 Oui, peut-être que c\u2019est ça.\u2014 Et cela te désappointe ! Tu voudrais bien que quelqu\u2019un t\u2019appuie dans ton projet de devenir artiste, n\u2019est-ce pas ?\u2014 Oui, c\u2019est pour cela que je veux tant savoir ce que tu en penses.\u2014 Ce que j\u2019en pense, c\u2019est que tu es la seule personne qui soit apte à te répondre et que si je le faisais pour toi, je te nuirais plus que Ije ne t\u2019aiderais, même avec la meilleure volonté du monde.Tu voudrais \u201cacheter\u201d mon opinion pour la faire tienne ?Rappelle-toi ce qu\u2019écrivait récemment une de tes compagnes dans sa composition: \u201cLa plus belle maison du monde\u201d.Elle disait: \u201cLes choses qu\u2019on achète toutes faites n\u2019ont pas la valeur de celles qu\u2019on bâtit soi-même avec peine et misère, parce qu\u2019elles ne semblent jamais nous appartenir vraiment, tandis que l\u2019oeuvre à laquelle on s\u2019attache éperdument devient pleinement nôtre et l\u2019on peut dire après l\u2019avoir réalisée; j\u2019ai une chose qui m\u2019appartient\u201d.\"Actrice ?Crois-tu que ça m'irait ?Comme il me semble que j'aimerais cela I\" Si tu achètes ta décision toute faite, de moi ou de quelqu\u2019un d\u2019autre, tu risques qu\u2019elle ne t\u2019appartienne jamais vraiment et ne te satisfasse non plus autant.Tandis que si tu veux bien y mettre le temps, tu pourrais explorer à loisir une infinité d\u2019occupations qui s\u2019exercent autour de toi et que tu n\u2019as peut-être jamais même remarquées.Tu pourrais en même temps t\u2019explorer mieux toi-même, en rapport avec ces tas d\u2019activités, découvrir ce que tu vaudrais dans tel ou tel domaine.De cette façon-là, le moment venu, tu pourrais prendre toi-même une vraie décision, sans avoir à chercher quelqu\u2019un qui dise comme toi.\u2014 Tu as peut-être raison, j\u2019essaie d\u2019aller trop vite en affaires, je crois bien.Après tout j\u2019ai bien le temps d\u2019y penser.Mais comment est-ce que je puis faire pour explorer comme tu dis toutes ces \u201cchoses inconnues\u201d ?\u2022\u2014Si tu le veux, je puis bien t\u2019y aider.Pour commencer: observe bien les femmes qui vivent autour de toi; ensuite tu te demanderas ce qui te plaît dans leurs activités; puis ce que tu aimerais moins, et nous en reparlerons, si cela te plaît.D\u2019ici là.P.S.Si toi aussi tu te poses comme Louise des questions concernant ton avenir, écris-moi et peut-être pourrai-je t'aider à voir plus clair, Les choses qtfon bâtit soi-même.1er novembre 1962 / 21 HORIZONTALEMENT 1.\tIntelligence, habileté.2.\tDonner avis.Pour tenir un drapeau.MOTS CROISES 3.\tMouvement de l\u2019homme qui déplace ses pieds.Tout produit végétal employé comme aliment.4.5.6.7.8.9.10.Pronom personnel.Note de la gamme.Vrai.Obscurité profonde.Altesse royale.Palmier des régions chaudes.Malade au lit.Métal.Religieux qui vit seul.Que l\u2019on peut tenir.Unité de mesure pour les surfaces agraires.Ange dont le nom en hébreu, signifie Lumière de Dieu.t ®\t5\t* B 6 f 8*9 tj lESËÊÊL «CTHna/E mwi tmRKs PÇlRIliM warm mm mmm nmmm 'JSS&nEmEa/BIm VERTICALEMENT 1.\tLa ville principale d\u2019un pays.2.\tFaire descendre du gosier jusque dans l\u2019estomac.Masse de pierre très dure.3.\tPlus mal.Avant-midi.4.\tLe meilleur en son genre.Chose réelle.5.\tPersonne célèbre.6.\tColère.Arrêté, maintenu.7.\tPatrie des Grecs.Préposition latine.8.\tTroublés excitées.Longue ceinture en soie' des Japonais.9.\tPrincipe de la vie.Interjection, Article simple.10.\tEspèce de singe.Vrai.Solution ou prochain numéro \t\t \t\t \t\t \t\t \t\t \t\t GRATIS 1000 BICYCLETTES Rien de plus facile ! 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