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Titre :
Annales de l'A.C.F.A.S.
Éditeur :
  • Montréal (Québec) :Association canadienne-française pour l'avancement des sciences,1935-1995
Contenu spécifique :
1938
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
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Annales de l'A.C.F.A.S., 1938, Collections de BAnQ.

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[" ¦ÜMtHNÜib 'VEBE.(j £ Pibliotbèque J^ationalr bu Québec \" 4^JLAA Don de çsgggcg! ÜÜÉi ,¦ j^-1 '\t\\ 5\u2018V^ g»gg - I 'i ANNALES ' DE - L\u2019ACFAS \u2014 Volume 4\t1938 ANNALES - DE - L'AC FAS SOCIATION CANADIENNE-FRANÇAISE POUR L\u2019AVANCEMENT D»ES SCIENCES MONTRÉAL, CANADA Les ANNALES DE L\u2019ACFAS sont publiées annuellement par I\u2019Association canadienne- FRANÇAISE POUR L*AVANCEMENT DES SCIENCES, qui a son siège social à l\u2019Université de Montréal, 1265, rue Saint-Denis, Montréal, Canada.Le volume 4 est sorti des presses le 1 avril 1938 SOMMAIRE PAGES I.\tConseil et comité exécutif de PACFAS pour l\u2019année 1937-38.-.H II.\tRapport du secrétaire de l\u2019ACF AS pour 1936-37.14 Appendice.Bibliothèque de l\u2019ACFAS: Donateurs 19 III.\tRapports annuels des sociétés affiliées 1.20 Société agronomique de Québec (1934).32 Société agronomique de Ste-Anne-de-la-Pocatière (1936).42 Société canadienne d\u2019Histoire naturelle et Cercles des jeunes Naturalistes (1924).21 Société canadienne-française d\u2019Électrologie et de Radiologie médicales (1935).35 Société de Biologie de Montréal (1924).20 Société de Chimie de Québec (1935).33 Société de Géographie de Québec (1937).47 Société de Mathématiques de Québec (1929).26 Société de Mathématiques et d\u2019Astronomie, Montréal (1924).24 Société dentaire de Montréal (1936).43 Société de Philosophie, Montréal (1924).24 Société de Philosophie de Québec (1935).-34 Société de Physique et de Chimie, Montréal (1932).\t27 Société des Sciences morales et politiques, Montréal (1935).35 Société de Stomatologie de Québec (1934).30 Société de Sylviculture de Québec (1935).41 1 Entre parenthèses, date d\u2019affiliation.91515 8 ANNALES DE L ACF AS Rapports annuels des sociétés affiliées (suite)\tpages Société d\u2019Études économiques de Québec (1936).44 Société d\u2019Études médiévales d\u2019Ottawa (1933).29 Société d\u2019Histoire naturelle de la Pocatière (1936).42 Société d\u2019Histoire régionale de St-Hyacinthe (1937).\t50 Société du Parler français au Canada, Québec (1934).\t32 Société historique et littéraire acadienne (1935).34 Société historique de Joliette (1937).46 Société historique de Montréal (1924).24 Société lévisienne d\u2019Histoire naturelle (1932).28 Société linnéenne de Québec (1930).26 Société médicale de\tMontréal (1924).22 Société médicale de Québec (1935).:.36 Société médicale des Hôpitaux universitaires de Québec (1935).37 Société Provancher d\u2019Histoire naturelle, Québec (1933)\t29 Société thomiste de l\u2019Université d\u2019Ottawa (1937).44 Société trifluvienne\td\u2019Histoire régionale (1937).48 Société zoologique de Québec (1934).31 IV.Le cinquième congrès (Montréal\t1937).52 A.\tCompte rendu général.52 B.\tRésumés des communications\tprésentés.76 Section 1 : Mathématiques, Physique, Chimie et Pharmacie.76 Section 2: Géologie.88 Section 3: Zoologie et Biologie\tmédicale.90 Section 4: Botanique.106 Section 5: Agronomie.117 Section 6: Psychologie expérimentale\tet Pédagogie 119 Section 7 : Philosophie.125 Section 8: Sciences sociales, Histoire et Géographie 127 ANNALES DE LA CF AS 9 PAGES V.\tPortraits des anciens\tprésidents\tde l\u2019ACFAS.133 M.Léo Pariseau.134 M.Édouard Montpetit.135 M.Êlie-Georges Asselin.136 M.Jean Flahault.137 M.Ernest Gendreau.138 M.l\u2019abbé Alexandre Vachon.139 R.P.Ceslas Forest.140 M.Adrien Pouliot.141 M.Georges-H.Baril.142 M.Georges Maheux.143 VI.\tLe président de l\u2019ACFAS pour 1937-38: le F.Marie- Victorin.Portrait, biographie et bibliographie.144 VII.\tDiscours présidentiel, congrès de l\u2019ACFAS, 1937.«L\u2019agriculture au carrefour des sciences)), par M.Georges Maheux,\tprésident\tsortant.190 VIII.\tMémoires.209 «Traité théorique et pratique de la langue micmaque», par le R.P.Pacifique,\to.m.cap.211 «Les sciences naturelles au service des lettres.Menaud, maître draveur devant la nature et les naturaliste», par le R.F.Marie-Victorin, f.e.c.335 IX.\tIndex des noms de personnes.353 I.CONSEIL ET COMITE EXECUTIF DE L\u2019ACFAS pour l\u2019année 1937-38 CONSEIL Président R.F.MARIE-VICTORIN, F.E.C.Directeur de l\u2019Institut botanique, Université de Montréal Vice-présidents M.J.-EDMOUR PERRON Professeur à l\u2019Université Laval M.GEORGES PRÉFONTAINE Directeur de l\u2019Institut de Zoologie, Université de Montréal Secrétaire M.JACQUES ROUSSEAU Professeur agrégé, Institut botanique de l\u2019Université de Montréal Secrétaire adjoint M.JOSEPH RISI Professeur à l\u2019École supérieure de Chimie, Québec Trésorier M.VICTOR DORÉ Secrétaire-trésorier de la Commission des Écoles catholiques de Montréal 12 ANNALES DE L ACFAS Anciens présidents 1 M.E.-G.Asselin, (1927-28).M.Jean Flaiiault, (1928-29 et 1929-30).M.Ernest Gendreau, (1930-31 et 1931-32).M.l\u2019abbé Alexandre Vachon, (1932-33).R.P.Ceslas Forest, o.p., (1933-34).M.Adrien Pouliot, (1934-35).M.Georges-H.Baril, (1935-36).M.Georges Maheux, (1936-37).Conseillers 2 Société de Biologie de Montréal.\u2014 M.E.-G.Asselin.Société canadienne d\u2019Histoire naturelle et Cercles des jeunes Naturalistes3.\u2014 R.F.Marie-Victorin.Société médicale de Montréal.\u2014 M.Albéric Marin.Société de Mathématiques et d\u2019Astronomie, Montréal.\u2014 M.André Wendling.Société de Philosophie, Montréal.\u2014 R.P.Ceslas Forest, o.p.Société historique de Montréal.\u2014 M.Aegidius Fauteux.Société de Mathématiques de Québec.\u2014 Société linnéenne de Québec.\u2014 M.Orner Caron.Société de Physique et de Chimie, Montréal.\u2014 M.J.-C.Bernier.Société lévisienne d\u2019Histoire naturelle, Lévis.\u2014 M.J.-Arthur Fafard.Société Provancher d\u2019Histoire naturelle, Québec.\u2014 M.James F.Ross.Société d\u2019Études médiévales d\u2019Ottawa.\u2014 R.P.Benoît Mailloux, o.p.Société de Stomatologie de Québec.\u2014 M.Jules Hamel.1\tLes présidents sortants des dix dernières années font ex-officio partie du conseil de l\u2019ACFAS.2\tLe président de chaque société affiliée en fonction lors de l\u2019assemblée générale est ex-officio conseiller de l\u2019ACFAS pour l\u2019année courante.3\tLes Cercles des jeunes Naturalistes (C.J.N.) lors du congrès de 1937 étaient au nombre de 600 environ. ANNALES DE L\u2019ACFAS 13 Société zoologique de Québec.\u2014 M.Charles Frémont.Société agronomique de Québec.\u2014 M.H.-C.Bois.Société du Parler français au Canada.\u2014 M.Arthur Vallée.Société de Chimie de Québec.\u2014M.l\u2019abbé Alexandre Vachon.Société historique et littéraire acadienne.\u2014 R.P.Orner Le Gresley Société de Philosophie de Québec.\u2014 M.Cyrias Ouellet.Société des Sciences morales et politiques, Montréal.M.Raymond Tanghe.Société canadienne-française d\u2019Êlectrologie et de Radiologie médicales.\u2014 Société médicale de Québec.\u2014 M.Achille Paquet.Société médicale des Hôpitaux universitaires de Québec.\u2014 M.P.-C.D AGNEAU.Société de Sylviculture de Québec.\u2014 M.Z.Rousseau.Société d\u2019Histoire naturelle de la Pocatière.\u2014 M.Elzéar Campagna.Société agronomique de Sainte-Anne-de-la-Pocatière.\tM.Elzéar Campagna.Société dentaire de Montréal.\u2014 M.J.-F.Perreault.Société d\u2019Êtudes économiques de Québec.\u2014 M.Paul-Henri Guimont.Société thomiste de l\u2019Université d\u2019Ottawa.\u2014 R.P.Julien Péghaire, c.s.sp.Société historique de Joliette.\u2014 M.J.-M.Tellier.Société trifluvienne d\u2019Histoire régionale.\u2014 M.Ls-D.Durand.COMITÉ EXÉCUTIF Le président, R.F.Marie-Victorin.Les vice-présidents, M.J.-Edmour Perron, M.Georges Préfontaine.Le secrétaire, M.Jacques Rousseau.Le secrétaire adjoint, M.Joseph Risi.Le trésorier, M.Victor Doré.Le président sortant, M.Georges Maheux.Trois conseillers, MM.Léo Pariseau, Jean Bruchési, Léon Lortie. ¦ \u2014\u2014\u2014 IL RAPPORT DU SECRÉTAIRE DE L\u2019ACFAS pour l\u2019année 1936-37 Mesdames, messieurs, Ceux qui ont assisté à la naissance de l\u2019ACFAS, la dizaine de personnes qui se réunissaient chaque année autour d\u2019une table pour constater chaque fois que l\u2019Association en était à rendre son dernier souffle, ceux-là peuvent d\u2019un coup d\u2019œil mesurer le chemin parcouru en quelques années et se rendre compte qu\u2019ils n\u2019ont pas tenté en vain un effort qui à plusieurs paraissait inutile.Deux dates particulièrement remarquables marquent l\u2019ascension de l\u2019ACFAS et soulignent son rôle dans la vie intellectuelle canadienne-f rançaise.Il y a d\u2019abord les Congrès annuels que d\u2019aucuns, il y a cinq ans, croyaient inopportuns ou au moins voués à l\u2019insuccès.D\u2019autres pensaient que la disproportion inévitable entre un premier congrès, où les auteurs videraient leurs cartons, et les suivants, où le nombre des communications décroîtrait, soulignerait trop fortement la pauvreté de notre vie intellectuelle.Les chiffres suivants réduisent à néant ces appréhensions.Au premier congrès il y avait 167 communications d\u2019inscrites; au second, 166; au troisième 115; au quatrième, l\u2019an dernier, 109; au cinquième, cette année, 160.S\u2019il y a eu diminution d\u2019abord, le niveau des travaux s\u2019est élevé constamment.D\u2019autre part les congrès de l\u2019ACFAS ont fourni un terrain d\u2019entente et de coopération à nos hommes de science, qui jusque là travaillaient isolément.Ils ont été également un stimulant au travail.On le reconnaît, rien n\u2019a autant contribué à faire avancer les sciences au Canada français.L\u2019année courante inaugure une nouvelle ère pour l\u2019ACFAS.Le Secrétariat de la province a accueilli avec empressement l\u2019Association et lui a fourni les moyens lui permettant de régler un déficit approchant $1,000 et de poursuivre et d\u2019étendre son œuvre.Une \u2014 ANNALES DE L\u2019ACFAS 15 première subvention de $5,000 était accordée à la clôture du dernier congrès et, au cours de l\u2019année, l\u2019honorable Secrétaire de la province versait un nouvel octroi de $1,000 pour distribuer en bourses de vacances à des jeunes professeurs, des démonstrateurs et des étudiants diplômés, laissant l\u2019Association libre de partager cet octroi au meilleur de sa connaissance.L\u2019ACFAS a-t-elle répondu aux espérances qu\u2019on attendait d\u2019elle en la dotant généreusement?A-t-elle marqué un progrès sur les années précédentes?C\u2019est ce qu\u2019il reste à examiner.L\u2019on verra ce qu\u2019il est possible d\u2019obtenir avec un budget relativement modique quand une organisation se place sur un plan élevé, travaille en profondeur et ne poursuit qu\u2019un idéal, contribuer à l\u2019Avancement des sciences chez les Canadiens français.Les affaires de régie, au cours de l\u2019année, ont été confiées par le Conseil à un comité exécutif composé des personnes suivantes: Le président, M.Georges Maheux.Les vice-présidents, R.F.Marie-Victorin, M.Charles Frémont.Le secrétaire, M.Jacques Rousseau.Le secrétaire adjoint, M.Joseph Risi.Le trésorier, M.Victor Doré.Le président sortant, M.Georges-H.Baril.Trois conseillers, MM.Léo Pariseau, Jean Bruchési, Georges Préfontaine.Au cours de l\u2019année, cinq nouvelles sociétés ont été affiliées à l\u2019Association.Ce sont: Société thomiste de l\u2019Université d\u2019Ottawa, Société historique de Joliette, Société de Géographie de Québec, Société trif lu vienne d\u2019Histoire régionale, Société d\u2019Histoire régionale de St-Hyacinthe.Les Annales de l\u2019ACFAS ont vu leur volume accru. 16 ANNALES DE L\u2019ACF AS Le nombre des conférences publiques données à Montréal et Québec principalement s\u2019est élevé à 54.Elles sont le travail des 33 conférenciers qui suivent: F.Alexandre Victor Barbeau Georges-H.Baril, Alphonse Bernier, J.-A.Brassard, Benoît Brouillette, Orner Caron, Gustave Chagnon, F.Cléonique, L.-P.Dugal, Alfred Ernout, L.Forte, Ovila Fournier, Paul-E.Gagnon, Ernest Gendreau, Gaston Gosselin, W.-H.Hatcher.Trois professeurs étrangers, MM.Vladykov, Lacassagne et Ernout ont donné des cours sous les auspices de notre Association.La Société canadienne d\u2019Histoire naturelle, avec la collaboration du Ministère de la Chasse et des Pêcheries, a continué la campagne de protection de la faune entreprise par l\u2019ACFAS, il y a quelques années.Le conférencier de la Société, le Frère Adrien, a donné à travers la province au delà de 250 causeries.La bibliothèque de l\u2019ACFAS s\u2019est enrichie de nouvelles publications.Elle a reçu 664 volumes et brochures, 61 cartes géographiques et 7 périodiques sans compter les 36 périodiques reçus déjà régulièrement.La liste des donateurs est en appendice.Des prix ont récompensé des élèves de maisons d\u2019enseignement.Des bourses d\u2019études de vacances furent distribuées à MM.Marcel Rinfret et Abel Gauthier, qui ont étudié à Columbia; à M.Charles de Koninck Antoine Lacassagne, Abbé Jos-W.Laverdière Georges Maheux, F.Marie-Victorin, René Meilleur, Claude Mélançon, Jacques de Monléon Cyrias Ouellet, Adrien Pouliot, Georges Préfontaine, L.-M.Terrill, Abbé Albert Tessier, Henry Teuscher, Arthur Vallée, Vadim Vladykov. ANNALES DE L ACFAS 17 Louis-Paul Dugal, qui a poursuivi ses études à Woods Hole; à MM.l\u2019abbé Ovila Fournier, Marcel Cailloux, Paul Lemonde, Pierre Demers, qui ont suivi des cours à l\u2019Université Cornell.Des subventions ont permis la publication de mémoires scientifiques, notamment les suivants: Chagnon, Gustave.\u2014 4e fascicule des Coléoptères du Québec.Gobeil, A.-R.\u2014 Observation sur la mouche à scie.Daviault, Lionel.\u2014 Contribution à l'étude des insectes du bouleau.Bérard, P.-A.\u2014 Contribution à l\u2019étude de la vitesse d\u2019absorption du gaz sulfureux par des solutions alcalino-terreuses.Lortie, Léon.\u2014 On the Theory and use of organic reagents.Dugal, Louis-Paul.\u2014 Observation sur le chlore total et l\u2019oxygène dissous de l\u2019estuaire du St-Laurent.La collaboration de l\u2019ACFAS a permis l\u2019inauguration de deux nouvelles séries de contributions.Ce sont les Contributions de VInstitut de Zoologie de l\u2019Université de Montréal et les Publications du Laboratoire de Chimie de V Université de Montréal.L\u2019Association s\u2019est fait représenter à 3 congrès.Les délégués n\u2019ont reçu aucune subvention.M.Paul-E.Gagnon a été délégué à celui de la Canadian Institute of Chemistry, à Vancouver; M.Pierre Dansereau, au congrès de la British Association for the Advancement of Sciences, à Nottingham, Angleterre ; et l\u2019honorable Albini Paquette au congrès de l\u2019Association française pour l\u2019Avancement des Sciences, à Paris.Par son intervention, l\u2019ACFAS a obtenu la traduction de travaux scientifiques d\u2019intérêt général.Elle s\u2019est intéressée à la conservation des collections entomologiques de l\u2019abbé Provancher,' a collaboré avec le Jardin Botanique et a mis à l\u2019étude un projet de fondation d\u2019un Institut de géologie.Elle a favorisé le contact de travailleurs scientifiques et fourni des conseils à des institutions organisant des cours de science.Le secrétariat de l\u2019ACFAS a distribué ou fait distribuer aux 600 cercles des Jeunes Naturalistes les publications suivantes: 1° Les Poissons de nos eaux de M.Claude Mélançon, grâce à l\u2019obligeance du ministre de la Chasse et des Pêcheries.2° La valeur économique de notre faune par M.L.-A. 18 ANNALES DE LA CF AS Richard, du Ministère de la Chasse et des Pêcheries.3° La Faune du Canada, œuvre de M.R.-M.Anderson, qui a été traduite en français et distribuée par le ministère fédéral de Mines.Je ne voudrais pas terminer ce rapport sans signaler des événements dont se réjouit particulièrement l\u2019ACFAS: 1° La création par le ministère de l\u2019Agriculture du service de la protection des plantes et la nomination à la direction de ce service de M.Maheux, le président de l\u2019ACFAS.2° La nomination de M.Jean Bruchési au poste de sous-secrétaire de la province.3° L\u2019avancement des travaux du Jardin Botanique.4° Le Congrès de la langue française, organisé par une filiale de l\u2019Association, la Société du Parler Français au Canada.Dans l\u2019accomplissement de sa charge déjà lourde, le secrétaire a bénéficié de l\u2019aide de nombreux collaborateurs.Il les remercie bien sincèrement; mais, qu\u2019on lui permette de signaler particulièrement MM.Georges Maheux, président de l\u2019ACFAS, Georges Préfontaine, organisateur de l\u2019Heure de Biologie, et Joseph Risi, secrétaire adjoint pour la région de Québec.Le secrétaire, Jacques Rousseau Montréal, le 12 octobre 1937. ANNALES DE L ACF AS 19 APPENDICE I \u2014 BIBLIOTHÈQUE DE L\u2019ACFAS LISTE DES DONATEURS POUR L\u2019ANNÉE 1936-37 1 Alberta (Province).\u2014 3 brochures.Association des Artistes professionnels de Belgique.\u2014 1 brochure.Baudry, Ubalde.\u2014 5 volumes.Campenhout, Ernest Van.\u2014 5 brochures.Canada, Banque du Canada.\u2014 9 brochures.Canada, Commission biologique.\u2014 8 brochures.Canada, Conseil National des Recherches.\u2014 1 brochure.Canada, Ministère de l\u2019Agriculture.\u2014 2 brochures.Canada, Ministère de la Défense Nationale.\u2014 2 brochures.Canada, Ministère de l\u2019intérieur.\u2014 1 brochure.Canada, Observatoire du Dominion.\u2014 7 brochures.Canada, Service des Parcs nationaux.\u2014\t1 brochure.Canada, Ministère des Mines.\u201411 brochures.Chagnon, Gustave.\u2014 12 brochures.Cloutier, Louis.\u2014 1 brochure.Colombie britannique (Province).\u2014 105 brochures.: Devoir, Le.\u2014 1 brochure.Dugal, Louis-Paul.\u2014 10 brochures.Dupire, Louis.\u2014 1 brochure.L\u2019Enseignement secondaire au Canada.\u2014\t1 périodique.Fauteux, Aegidius.\u2014 12 brochures.Gagnon, Paul-E.\u2014 1 brochure.Gauvreau, Marcelle.\u2014 13 brochures.Gendreau, Ernest.\u2014 8 brochures.Hôpital, (L\u2019).\u2014 1 périodique.Imperial Oil Co.\u2014 1 périodique.Institut fur anlandische und koloniale Forstwirtschaft.\u2014 1 périodique, 2 brochures.Jardin botanique de Montréal.\u2014 1 périodique.King, Thomas.\u2014 1 brochure.Maheux, Georges.\u2014 1 brochure.Marie-Victorin, F.\u2014 3 brochures.Meilleur, René.\u2014 17 brochures.Montreal Board of Trade.\u2014 1 périodique.Naturaliste canadien.\u2014 10 brochures.Ontario, (Province).\u2014 34 brochures.Ouellet, Cyrias.\u2014 1 brochure.Pelletier, P.-E.\u2014 1 brochure.Québec, Ministère de l\u2019Agriculture.\u2014 5 brochures.Québec, Ministère des Mines et Pêcheries.\u2014 2 volumes.Québec, Secrétaire de la Province.\u2014 10 volumes.Québec, Service des Mines.\u2014 2 brochures.Québec, Service des Statistiques.\u2014 1 volume.Richard, L.-A.\u2014 1 brochure.Risi, Joseph.\u2014 2 brochures.Rouleau, Ernest.\u2014 20 volumes et brochures, 60 cartes.Rousseau, François.\u2014 11 brochures.Rousseau, Jacques.\u2014 24 brochures, 1 carte.Rousseau, Laçasse.\u2014 14 brochures.Roy, F.Edmond.\u2014 10 volumes.Simard, L.-C.\u2014 22 brochures.Société canadienne d\u2019Histoire naturelle.\u2014 98 brochures.Université Laval, Station biologique de Trois-Pistoles.\u2014 15 brochures.Université de Montréal, Institut botanique.\u2014 114 brochures.Université de Montréal, Institut de Zoologie.\u2014 12 brochures.Université de Montréal, Laboratoire de Chimie.\u2014 10 brochures.Université d\u2019Ottawa.\u2014 1 périodique, 1 brochure.Les périodiques mentionnés sont reçus régulièrement. III.RAPPORTS ANNUELS DES SOCIETES AFFILIEES1 1.SOCIÉTÉ DE BIOLOGIE DE MONTRÉAL (.Fondée en 1922, affiliée en 1924) A la dernière assemblée générale de la Société de Biologie, le 2 novembre 1937, le conseil de l\u2019année 1936-37 a été réélu en bloc.Il se compose comme suit: Président: E.-G.Asselin.Vice-présidents: Georges-H.Baril, Wilbrod Bonin.Secrétaire : Armand Frappier.Secrétaire adjoint: Victorien Fredette.Trésorier: Joseph Demers.Au cours de l\u2019année 1936-37, la Société a tenu 5 séances où furent présentées des communications originales.Ce sont: 5 octobre 1936.\u2014 René Moricard: Le déterminisme hormonal de la formation du premier globule polaire.23 nov.1936.\u2014 L.-P.Dug al: Sécrétion de carbonate de calcium par la coquille des Venus Mercenaria fermées hermétiquement.\u2014 Wilbrod Bonin: Le rôle de l\u2019épiblaste dans la formation des ganglions crâniens chez un ganoïde, Amia calva.18 janvier 1937.\u2014 L.-C.Simard: Chorio-épithéliomes primitifs de l\u2019ovaire d\u2019origine parthénogénétique vraisemblable.\u2014 E.St-Jacques: Traitement des infections aiguës par le carbone intraveineux.15 mars 1937.\u2014 P.-P.Gauthier: Étude comparative de trois masques chirurgicaux.\u2014 G.Prévost: Résistance de la truite à la chute et au choc.17 mars 1937.\u2014 J.Benoit (de Strasbourg): Stimulation par la lumière de l\u2019hypophyse et des gonades chez le canard.La Société compte 62 membres.1 Les rapports couvrent la période écoulée entre les deux dernières assemblées générales de l\u2019Association. ANNALES DE L ACFAS 21 2.SOCIÉTÉ CANADIENNE D\u2019HISTOIRE NATURELLE ET CERCLES DES JEUNES NATURALISTES {Fondée en 1923, affiliée en 1924) Le bureau de direction de la Société canadienne d\u2019Histoire naturelle pour l\u2019année 1936-37 comprenait: Président: F.Marie-Victorin, f.e.c.Vice-présidents: E.-G.Asselin, Georges Préfontaine.Secrétaire: Jules Brunel.Secrétaire adjoint: Roger Gauthier.Trésorier: Jacques Rousseau.Directeur général des C.J.N.: F.Adrien, c.s.c.Au cours de l\u2019année la Société a tenu 8 réunions: 27 octobre 1936.\u2014 Georges Préfontaine: Un Bryozoaire d\u2019eau douce: le Pectinatella magnifica.\u2014 F.Jules, f.e.c.: Un insecte nouveau pour le Québec : le Paratenodora sinensis.\u2014 Ernest Rouleau: Les variétés et hybrides naturels de Populus dans la région de Montréal.\u2014 F.Marie-Victorin: Sur une localité classique de Prototaxites dans la Gaspésie.\u2014 Gustave Chagnon: Une fourmi ponérine nouvelle pour le Québec.24 novembre 1936.\u2014 F.Alexandre, f.e.c.: Présentation d\u2019un modèle en plasticine illustrant la structure d\u2019une partie du cerveau humain.\u2014 Émile Jacques: Une méthode de culture des plasmodes de Myxomycètes en laboratoire.\u2014 Louis-Paul Dugal: Quelques types de Coelentérés de l\u2019estuaire du Saint-Laurent.\u2014 Jules Brunel : Une Algue verte curieuse: le Sphaerella lacustris.\u2014 Marcel Cailloux: Présentation d\u2019une chambre claire offrant des caractéristiques spéciales.16 décembre 1936.\u2014 Marcel Cailloux: Notes biographiques sur Asa Gray.\u2014 Henry Teuscher: La résistance des plantes à la maladie.\u2014 F.Irénée-Marie: Présentation d\u2019un repéreur nouveau pour la localisation de cellules isolées dans les préparations microscopiques. 22 ANNALES DE L\u2019ACFAS 26 janvier 1937.\u2014 R.F.Marie-Victorin: Pour un Institut de Géologie (Discours présidentiel).Assemblée générale.16 février 1937.\u2014 Henry Teuscher.\u2014 New or little known ornamental schrubs.16 mars 1937.\u2014 Lionel Daviault: L\u2019organisation et le fonctionnement du service fédéral de l\u2019entomologie.\u2014 F.Adrien: L\u2019herborisation en hiver.20 avril 1937: J.-M.Gauvreau: L\u2019utilisation des loupes, des fourches et des souches d\u2019arbres en placages tranchés.\u2014 René Richard: Les aspects modernes de l\u2019horticulture.\u2014 Benoît Brouil-lette: Le cabril.3 mai 1937.\u2014 Vadim V.Vladykov: Les poissons du Saint-Laurent.3.SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL (.Fondée en 1874, affiliée en 1924) A la dernière assemblée générale, le 26 janvier 1937, la Société a élu le conseil suivant : Président: Albéric Marin.Vice-président: Léon Gérin-Lajoie.Secrétaire-trésorier: J.-A.Séguin.La Société a tenu 10 réunions d\u2019étude au cours desquelles les communications suivantes furent présentées: 10 novembre 1936.\u2014 E.Legrand: Présentation de malades avec affections neurologiques.\u2014 P.Larivière: Troubles mentaux dans la sclérose en plaques.\u2014 J.Panet-Raymond: Un cas de sclérose latérale amyotrophique.7 décembre 1936.\u2014 P.Hébert: Un cas de colite ulcéreuse.\u2014 J.Tremblay: Maladie de Volkmann.\u2014 A.Bellerose: Ulcus gastrique.Gastro-entérostomie.\u2014 L.Blagdon: Fracture pathologique de l\u2019humérus consécutive à une métastase de cancer du sein.\u2014 B.Bourgeois: Volvulus à répétition d\u2019un mégasigmoïde.\u2014 R.Roland: Hémorragie sous-arachnoïdienne diffuse.\u2014 E. ANNALES DE L\u2019ACFAS 23 Ménard: Hypofonctionnement hypophysaire et thyroïdien.\u2014 \u2014\tG.Barry: Polynévrite diabétique.\u2014 J.Hébert: Présentation d\u2019un nouvel appareil pour surdité.\u2014 J.Prévost: Granulie froide.\u2014\tC.-E.Grignon: Migraine traitée par opothérapie ovarienne.\u2014 L.-H.Gariépy: Diabète infantile.\u2014 J.-N.Roy: Clou dans la bronche droite.Ablation.\u2014 R.Amyot: Sclérose en plaques.Forme bulbo-protubérantielle.\u2014 J.Saucier: Syndrome de la fente sphénoïdale.\u2014 L.~C.Simard: Énorme abcès du foie secondaire à un ulcère du duodénum, et rupture.\u2014 A.Bertrand: Diagnostic de la typhoïde par la méthode de Wilch et Stuart.\u2014 A.Ethier: Grossesse tubaire non rupturée.\u2014 A.Laquerrière: Les images radiographiques dans les occlusions intestinales et les perforations.26 janvier 1937.\u2014 R.Pépin: Pancréatite aiguë au cours d\u2019un syndrome d\u2019hypertension compliquée d\u2019urémie.\u2014 P.-P.Gauthier: Cytologie sanguine et mastoïdites.\u2014 L.Pariseau: Le problème de la radioscopie en salle éclairée.\u2014 G.Baril: Analyses des urines et acidoses.\u2014 F.Bade aux: Iridodialyse traumatique.\u2014 P.Poirier: Dermatologie: présentation de malades.25 février 1937.\u2014 R.Derome: Un cas de lunéation du semi-lunaire.\u2014 R.Boucher: Abcès pulmonaire par fistule œsophagienne.\u2014 L.Bernard: Cancer familial.\u2014 C.Lefrançois: Cancer du gros intestin, rectum excepté.\u2014 G.Lafrenière: Un cas de coma diabétique.\u2014 C.-T.Mathieu: Considérations sur la pression rétinienne.\u2014 H.Charbonneau: Est-il opportun d\u2019hospitaliser les rougeoleux?9 mars 1937.\u2014 P.Brodeur: Trichobézoar ou Argagropile.\u2014\tA.Laquerrière: La révulsion physiothérapique.\u2014 E.Gendreau: Le problème du cancer en 1937.\u2014 A.Jutras: Exploration radiologique de l\u2019œsophage.\u2014 J.-A.Gagnier, fils: Corps étrangers du duodénum.\u2014 Origène Dufresne: La téléroentgenthérapie dans les affections sanguines.\u2014 R.Grondin: Dilatation gastrique par stéirose pylorique.18 mars 1937.\u2014 E.Desjardins: Les diverticules de la vessie.\u2014\tC.-A.Bohémier: Les ictériques.Ceux à opérer et quand.\u2014 J.Mercille : Broncho-pneumonie à foyers multiples.\u2014 S.Desrosiers: L\u2019estomac normal à la gastroscopie.\u2014 A.Bohémier: Les dispepsies en clientèle.\u2014 G.Pearson: La réaction de Meinicke pour le diagnostic de la syphilis. 24 ANNALES DE L\u2019ACFAS 13 avril 1937.\u2014 J.Lefebvre: Malariathérapie.Nouvelle application.\u2014 J.-A.Séguin: De l'anesthésie générale chez le dentiste.\u2014 E.Thibault: Traitement des pneumonies en clientèle.\u2014 Paul Letondal: De l\u2019alimentation dans la dysenterie de l\u2019enfant.\u2014 R.Doré: Exophtalmie sans goitre.10 mai 1937.\u2014 J.Laurier: Varices de l\u2019œsophage.\u2014 G.Des-h aies : Abcès pulmonaire et pneumothorax.\u2014 J.-E.Samson: Diagnostic étiologique de la sciatique.\u2014 Ls.Verschelden: Pneumothorax compressif.\u2014 J.-A.Vidal: Formes exudatives de la tuberculose pulmonaire.\u2014 G.Migneault: Cancer pulmonaire.18 juin 1937.\u2014 Antoine Lacassagne: Radiothérapie des cancers à l\u2019Institut de Radium de Paris.4.\tSOCIÉTÉ DE MATHÉMATIQUES ET D\u2019ASTRONOMIE, MONTRÉAL (.Affiliée en 1924) La Société n\u2019a pas fourni de rapport.5.\tSOCIÉTÉ DE PHILOSOPHIE, MONTRÉAL (.Fondée et affiliée en 1924) La Société n\u2019a pas soumis de rapport.6.\tSOCIÉTÉ HISTORIQUE DE MONTRÉAL (.Fondée en 1858, affiliée en 1924) A la dernière assemblée générale, le 26 mai 1937, le conseil suivant a été élu: Président: Aegidius Fauteux.Vice-président: Mgr Olivier Maurault, p.s.s.Secrétaire: Napoléon Brisebois.Secrétaire adjoint: Jean-Jacques Lefebvre.Trésorier: Montarville Boucher de LaBruère.Bibliothécaire: R.-Z.Baulne.Conseillers : Victor Morin, Aristide Beaugrand-Champagne, E.-P.Chagnon, Edmond Montet.1 1 M.Edmond Montet est décédé au cours de l\u2019été 1937. ANNALES DE L\u2019A CF AS 25 La Société a tenu au cours de l\u2019année 10 réunions d\u2019étude où furent présentés les travaux suivants: 30 septembre 1936.\u2014 Damase Potvin: Peter McLeod ou l\u2019homme de fer du Saguenay.19 octobre 1936.\u2014 Emil Ludwig: La Grandeur.28 octobre 1936.\u2014 Jean-Jacques Lefebvre: Des ascendants de quatre prélats canadiens, tous originaires du comté de Laprairie : les évêques Pinsonnault, Êmard, Langevin et Yelle.25 novembre 1936.\u2014 Abbé Elie-J.Au clair: Histoire du canal de Soulanges.30\tdécembre 1936.\u2014 A.Beaugrand-Champagne: Le long des ruisseaux de l\u2019île.27\tjanvier 1937.\u2014 Paul-Emile Poitras : Histoire de la chirurgie dentaire au Canada, sous le régime anglais.24 février 1937.\u2014 P.Armand Yon: L\u2019ex-moine Gavazzi à Montréal en 1853.31\tmars 1937.\u2014 Napoléon Brisebois: Un centre d\u2019affaires à Montréal, en 1870, sis dans le «faubourg Québec», et aujourd\u2019hui disparu.28\tavril 1937.\u2014 Mgr Olivier Maurault: Relation des Missions française et canadienne à la Havane, en Louisiane et au Texas, en mars 1937, en commémoration du 250e anniversaire de la mort de Cavelier de LaSalle et du 3e centenaire de la naissance du Père Marquette, s.j., premier explorateur du Mississipi, aussi d\u2019Iberville, fondateur de la Louisiane.19 mai 1937.\u2014 Abbé René Desrosiers: Des cageux du St-Laurent.La Société compte 130 membres actifs et 10 membres correspondants. 26 ANNALES DE L\u2019ACF AS 7.SOCIÉTÉ DE MATHÉMATIQUES DE QUÉBEC (.Affiliée en 1929) La Société n\u2019a pas soumis de rapport.8.SOCIÉTÉ LINNÉENNE DE QUÉBEC {Fondée en 1929, affiliée en 1930) A sa dernière assemblée générale, le 3 octobre 1936, la Société a élu le conseil suivant: Président: Orner Caron.Vice-président: Albert Bourget.Secrétaire-trésorier: Georges Gauthier.Conseillers: Cari Faessler, Abbé J.-W.Laverdière, F.Germain, f.e.c.La Société a tenu au cours de l\u2019année six réunions: 3 octobre 1936.\u2014 Assemblée générale.2 novembre 1936.\u2014 Jean-Louis Tremblay: La décimation des zostères de la région de l\u2019île Verte.\u2014 Maurice Brodeur: La construction et le fonctionnement d\u2019un appareil destiné à mesurer la dilatation linéaire des corps.\u2014 Orner Caron: Le développement d\u2019un curieux Pénicillium.12 décembre 1936.\u2014 Cari Faessler: Causes de la glaciation quaternaire.16 janvier 1937.\u2014 Armand Brassard: Le jardin zoologique, foyer de culture.\u2014 Aristide Nadeau: La sève d\u2019érable.20 février 1937.\u2014 Abbé J.-W.Laverdière: Les animaux pétrifiés.9 avril 1937.\u2014 Lionel Daviault: La vie sociale chez les insectes.La Société compte 59 membres actifs. ANNALES DE L\u2019 ACF AS 27 9.SOCIÉTÉ DE PHYSIQUE ET DE CHIMIE (.Fondée et affiliée en 1932) 1 A sa dernière assemblée générale, tenue le 5 mai 1937, la Société a élu le conseil suivant: I Président: J.-E.Bernier.Vice-président: Gaston Gosselin.Secrétaire: Léon Lortie.Trésorier: Abel Gauthier.Conseillers: Origène Dufresne, Roger Lamontagne, André de Passillé, Lucien Piché, Gérard Delorme, Roger Barré.Au cours des 6 réunions d\u2019étude de l\u2019année les travaux suivants furent présentés: 8 mai 1936.\u2014 Roger Barré: Les recherches chimiques à l\u2019Université de Montréal.4\tnovembre 1936.\u2014 J.-S.Rovey et Emile Beauchamp: Démonstration sur le soufflage du verre au laboratoire.13 janvier 1937.\u2014 Léo Pariseau: Radioscopie en chambres éclairées (à l\u2019Hôtel-Dieu), avec démonstrations.24 février 1937.\u2014 André de Passillé: Étude des phosphates d\u2019ammonium (à l\u2019École Polytechnique).2 avril 1937.\u2014 Cyrias Ouellet: La physique des basses températures.5\tmai 1937.\u2014 Roger Barré: Coefficient phénol des composés organiques du mercure.\u2014 Jules Labarre et Ed.Brochu: Étude du lait de vaches mammiteuses traitées par la méthode de Rosell.\u2014 Jules Labarre et J.-M.Lecavalier: Études sur VAralia nudi-caulis.\u2014 L.Lemay: Méthode de dosage de la cire d\u2019abeille.\u2014 Roger Barré et Henri Boileau: Étude des acides naphténiques.\u2014 1 Société remplaçant la Société de chimie et la Société de physique, fondées et affiliées en 1924 et dissoutes en 1932. 28 ANNALES DE L\u2019ACFAS Roger Barré et Roger Payen: Anesthésiques thiooéronal.\u2014 Roger Barré et Lucien Piché: Composés du glucose et de quelques semi-carbazides.\u2014 G.-H.Baril: Essai de vinification de raisins canadiens.Étude sur les poudres de fruits et de légumes.\u2014 Léon Lortie et Paul Charbonneau: Séparation analytique du groupe des alcalino-terreux.\u2014 Léon Lortie : Histoire de la chimie canadienne.Le P.Labonté s\u2019est vu attribuer, pour l\u2019année 1936-37, le prix de cinq dollars décerné chaque année par la Société à l\u2019élève qui a présenté le meilleur travail à l\u2019Hebdo-chimie.La société compte 85 membres actifs.10.SOCIÉTÉ LÉVISIENNE D\u2019HISTOIRE NATURELLE (.Fondée en 1931, affiliée en 1932) La Société est dirigée cette année par le conseil suivant, élu à la dernière assemblée générale, le 23 mars 1937: Président: Arthur Fafard.Vice-président: Cyrille Vaillancourt.Secrétaire: Charles-Eugène Gagnon.Trésorier: Jean-Chs.Michaud.Conseillers: le chanoine J.-Eug.Carrier, Abbé Théophile Pageot, J.-Arthur Carrier, Raymond Cayouette, Fénelon Cayouette, Léo Verret.La Société a tenu 5 réunions d\u2019étude au cours de l\u2019année.Comme les années dernières la Société a favorisé la plantation d\u2019arbres et d\u2019arbustes d\u2019ornementation à Lévis.Mille unités nouvelles se sont ajoutées aux deux mille six cents des années précédentes.La Société compte 33 membres actifs, 10 membres honoraires. ANNALES DE L ACF AS 29 11.SOCIÉTÉ PROVANCHER D\u2019HISTOIRE NATURELLE DU CANADA (.Fondée en 1918, affiliée en 1933) A la dernière assemblée générale de la Société, le 24 mars 1937, le conseil suivant a été élu: Président: James-F.Ross.Premier vice-président: Gustave Ratté.Second vice-président: Robert Hunter.Secrétaire-trésorier: Louis-B.Lavoie.Chef de la section de propagande éducative: G.-Ulric Tessier.Chef de la section des recherches scientifiques: D.-A.Déry.Chef de la section de protection: J.-Paul Rousseau.Section d\u2019information scientifique et pratique: Emile Altherr.Directeurs: Ian Breakey, James Price, Viger Plamondon.Directeurs ex officio: Alphonse Desilets, Rex Meredith, Edgar Rochette, Stuart Atkinson, Adrien Falardeau.La Société a publié un rapport annuel en mars 1937.La Société compte 33 membres à vie, 558 membres actifs, 3 membres honoraires et 4 membres correspondants.12.SOCIÉTÉ D\u2019ÉTUDES MÉDIÉVALES D\u2019OTTAWA (.Fondée en 1930, affiliée en 1933) La Société est dirigée depuis sa fondation par le père M.-D.Chenu, o.p.Les autres membres du conseil sont: Président: P.Benoît Mailloux, o.p.Secrétaire: P.Julien Péghaire, c.s.sp.Trésorier: P.J.-M.Parent, o.p.Comme les années précédentes, le programme de la Société comportait une double série de cours, suivis par une trentaine d\u2019étudiants: cours généraux de méthodologie historique, d\u2019histoire de la philosophie et de l\u2019Église; cours spéciaux d\u2019introduction his- 30 ANNALES DE L\u2019ACFAS torique aux œuvres et aux sources de saint Thomas d\u2019Aquin, d\u2019interprétation de texte d\u2019ÂRisTOTE et de saint Thomas, d\u2019histoire de la pensée médiévale.Le tome VII des Publications de la Société est paru en juin 1937, sous le titre: Artes Praedicandi.Contribution à l\u2019histoire de la Rhétorique au Moyen Age, par Thomas-Marie Charland, o.p., 1 vol.gr.in-8, 420 pp.Paris-Ottawa 1937.Une chronologie des écrits de saint Thomas d\u2019AQUiN a été éditée en un tableau de 17 x 22 pouces.Ottawa, 1937.La Société compte 12 membres actifs.13.SOCIÉTÉ DE STOMATOLOGIE DE QUÉBEC (Fondée en 1924, affiliée en 1934) A sa dernière assemblée générale la Société a élu le conseil suivant : Président: Jules Hamel.Premier vice-président : Eugène Blouin.Second vice-président: Rémy Langlois.Secrétaire-trésorier: J.-Emile Bourdon.Bibliothécaire: Viger Plamondon.Secrétaire-correspondant: Rodolphe Talbot.La Société a tenu 4 réunions d\u2019étude au cours desquelles les travaux suivants ont été présentés: 2 octobre 1936.\u2014 Gérard de Montigny: Les solutions anesthésiques.10 décembre.\u2014 Jules Hamel: Observations sur la clinique dentaire d\u2019automne.\u2014 Emile Beaubien: Alimentation.15 avril 1937.\u2014 Fernando Hudon: L\u2019anesthésie générale, sa préparation et ses dangers.5 mai 1937.\u2014 Lucien Reeves: Fractures de maxillaires.Au cours de l\u2019année la Société a perdu un de ses membres, Joachim Reid.La Société compte 25 membres actifs et un membre honoraire. ANNALES DE L\u2019ACFAS 31 14.SOCIÉTÉ ZOOLOGIQUE DE QUÉBEC (.Fondée en 1932, affiliée en 193If) A la dernière assemblée de la Société tenue le 19 novembre 1937 le conseil suivant a été élu pour l\u2019année 1937-38.Président d\u2019honneur: Hon.O.Gagnon.Président: Rosario Potvin.Vice-président: Edgar Rochette.Secrétaire : J.-A.Brassard.Secrétaire adjoint: Richard Bernard.Trésorier: Joseph-P.Roy.Publiciste: Claude Mélançon.Directeurs: L.-A.Richard, Charles Frémont, Louis Chollet, Gérard Coote, Sylvio Brassard, Edouard Morin, Alfred Dobell, J.-A.Roy, Georges Maheux.Aviseurs techniques : Louis Berger, J.-L.Tremblay, Edouard Morin, Georges Préfontaine, Rosario Potvin.Bibliothécaire: Philippe Gagnon.Propagandiste: Ewart Donovan.Au cours de l\u2019année, la Société a tenu 15 réunions d\u2019étude régulières et 8 séances partielles au cours desquelles fut étudié le programme d\u2019aménagement du Jardin Zoologique de Québec.L\u2019organisation des journées-écoles fut confiée à M.l\u2019abbé Théophile Pageot.2,756 étudiants, répartis dans 30 institutions, ont eu l\u2019occasion de visiter le Jardin Zoologique sous sa ^direction.Les publications suivantes, parues au cours de l\u2019année, sont l\u2019œuvre de membres de la Société: Les poissons de nos eaux, par Claude Mélançon.La Société Zoologique de Québec, sa raison d\u2019être, ses activités et ses membres. 32 ANNALES DE L\u2019ACFAS Willow Ptarmigan at the Quebec Zoological Garden.The Auk, Vol.54, No.4, page 514, octobre 1937.La Faune de la province de Québec.Un aperçu de sa valeur économique.1937, par L.-A.Richard.Au cours de l\u2019année la Société a perdu un de ses membres en la personne de Monsieur Honoré Mercier.La Société compte 42 membres à vie, 6 membres honoraires et 44 membres annuels.15.SOCIÉTÉ AGRONOMIQUE DE QUÉBEC (.Fondée en 1920, affiliée en 1934) 1 Le conseil suivant a été élu à la dernière assemblée générale de la Société, le 8 mars 1937: Président: H.-C.Bois.Vice-président: C.-E.Ste-Marie.Secrétaire-trésorier: C.-E.Lesage.Conseillers: Orner Caron, Adrien Morin, J.-H.Lavoie.16.SOCIÉTÉ DU PARLER FRANÇAIS AU CANADA (.Fondée en 1902, affiliée en 1934) A sa dernière assemblée générale, le 13 septembre 1937, la Société a élu le conseil suivant: Président d\u2019honneur : Mgr Camille Roy.Président: Arthur Vallée.Vice-président: Abbé Emile Beaudry.Secrétaire général: Antonio Langlais.Secrétaire adjoint: Abbé Aimé Labrie.Trésorier-archiviste: Abbé Maurice Laliberté.Conseillers: Adjutor Rivard, chanoine Cyrille Gagnon, Cyrille Delâge, Ls-Philippe Geoffrion, abbé St-Georges Bergeron, abbé Paul-Émile Gosselin.1 Jusqu\u2019à l\u2019affiliation de l\u2019ACFAS, cette société était connue sous le nom de Société des Agronomes canadiens, Section de Québec. ANNALES DE L ACFAS 33 Au cours du mois de juin 1937 la Société a tenu le deuxième congrès de la langue française au Canada, le premier ayant eu lieu en 1912.Toutes les communications présentées au congrès seront réunies en un volume.Comme par le passé la Société continue à éditer le Canada français en collaboration avec l\u2019Université Laval.17.SOCIÉTÉ DE CHIMIE DE QUÉBEC (Fondée en 1934, affiliée en 1935) Le conseil de la Société élu à la dernière assemblée générale, le 3 mai 1937, est le suivant: Président: Abbé Alexandre Vachon.Vice-président: J.-B.Garneau.Secrétaire : Paul-E.Gagnon.Trésorier: J.-E.Theriault.Aviseur: O.-A.Bériau.Conseillers: A.Pouliot, J.-H.Rowley, C.Ouellet.Au cours des 7 réunions d\u2019étude tenues durant l\u2019année, les travaux suivants ont été présentés : 29 octobre 1936.\u2014 C.Ouellet: La nature des liaisons chimiques.20\tnovembre 1936.\u2014 E.Bois: Pressions en biochimie et en biologie.22 décembre 1936.\u2014 J.Risi: Agents cancérigènes chimiques.21\tjanvier 1937.\u2014 F.-E.Lathe: Le nickel.21 février 1937.\u2014 W.-H.Hatcher: Nouvelle manière d\u2019enseigner la chimie organique. 34 ANNALES DE L\u2019ACFAS 4 mars 1937.\u2014 G.-M.Conner: La gazoline pour l\u2019automobile moderne.3 mai 1937.\u2014 P.-A.Giguère: Recherches à l\u2019Université McGill.La Société a perdu au cours de l\u2019année un de ses membres, Louis-Philippe Jean.Les membres actifs de la Société sont au nombre de 62.18.SOCIÉTÉ HISTORIQUE ET LITTÉRAIRE ACADIENNE (.Fondée en 1928, affiliée en 1935) La Société n\u2019a pas soumis de rapport.19.SOCIÉTÉ DE PHILOSOPHIE DE QUÉBEC (.Fondée et affiliée en 1935) La Société n\u2019a pas de bureau de direction, mais elle désigne, chaque année, un membre pour s\u2019occuper de l\u2019organisation des conférences et des relations extérieures.M.Cyrias Ouellet occupe ce poste.Au cours de l\u2019année 1936-37 la Société a tenu cinq réunions ordinaires et organisé une série de conférences publiques.Les travaux présentés au cours des séances d\u2019étude sont les suivants : C.Ouellet: Le sens de l\u2019évolution du monde inorganique.J.-L.Tremblay: L\u2019évolution des êtres vivants.C.de Koninck: Le sens de l\u2019histoire.C.Ouellet: L\u2019évolution des sciences physiques.Les conférences publiques sont les suivantes: C.de Koninck: Y a-t-il une philosophie de l\u2019histoire?Auguste Viatte: La philosophie de l\u2019histoire de Vico et de Herder.J.-M.Dufrenne: La philosophie de l\u2019histoire de Hegel. ANNALES DE L\u2019ACFAS 35 20.SOCIÉTÉ DES SCIENCES MORALES ET POLITIQUES {Fondée et affiliée en 1935) A sa dernière assemblée générale, tenue le 28 septembre 1937, la Société a élu le conseil suivant: Président: Raymond Tanghe.Vice-président: Roger Brossard.Secrétaire-trésorière: Rolande Provencher.Au cours de l\u2019année 1936-37, il y eut neuf réunions.Les communications suivantes y ont été données: 20 octobre 1936.\u2014 Jean Bruchési: Notre lac de Genève.10\tnovembre 1936.\u2014 Raymond Tanghe: En marge d\u2019une étude sur Montréal.12\tjanvier 1937.\u2014 Raymond Tanghe: Un centenaire, 1837.9 février 1937.\u2014 Fernand Chaussé: Les origines du mouvement de 1837.9 mars 1937.\u2014 Jean Bruchési: L\u2019influence américaine sur les événements de 1837-38 dans le Bas-Canada.13\tavril 1937.\u2014 Gérard Parizeau: Chronique de 1837.11\tmai 1937.\u2014 Rolande Provencher: L\u2019influence des événements de 1837 sur la constitution du Canada.8 juin 1937.\u2014 Roger Brossard: Étude du rapport Durham.La Société a reçu son excellence le général de Nemours, ministre plénipotentiaire d\u2019Haïti.Monsieur Jean Bruchési, alors vice-président de la Société, a été nommé sous-secrétaire de la province.Les membres de la Société ont donné, à la radio, une série de causeries sur: Les événements de 1837-38 au Canada, sous les auspices de l\u2019Heure provinciale.21.SOCIÉTÉ CANADIENNE-FRANÇAISE D\u2019ÉLECTROLOGIE ET DE RADIOLOGIE MÉDICALES {Fondée en 1928, affiliée en 1935) La Société n\u2019a pas soumis de rapport. 36 ANNALES DE L\u2019ACF AS 22.SOCIÉTÉ MÉDICALE DE QUÉBEC (Fondée en 1897, affiliée en 1935) La Société à sa dernière assemblée générale, le 20 janvier 1937, a élu le conseil suivant: Président: Achille Paquet.Vice-présidents: Eugène Bissonnette, Euclide Faucher.Secrétaire: C.-A.Gauthier.Trésorier: Paul LaRochelle.La Société a tenu 4 réunions d\u2019étude au cours desquelles les travaux suivants furent présentés: 18 novembre 1936.\u2014 Jules Gosselin: Une nouvelle méthode de respiration artificielle.\u2014 Richard Lessard: Infractus du myocarde, observation personnelle.10 décembre 1936.\u2014 Paul Parrot: Exposé démographique sur les affections pulmonaires aiguës dans la province de Québec.\u2014\tHenri Laliberté: Statistiques des affections pulmonaires aiguës, années 1935-36, Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, service du Dr Laliberté.\u2014 J.-E.Morin: Étude bactériologique et classification des pneumocoques.\u2014 Renaud Lemieux: Quelques considérations sur la sérothérapie antipneumococcique.\u2014 W.Delaney: Traitement des affections pulmonaires aiguës.\u2014 J.-B.Jobin: A propos de 109 cas d\u2019affections pulmonaires aiguës traités à P Hôtel-Dieu depuis 1931, service de médecine.20 janvier 1937.\u2014P.-A.Poliquin: Les sangs incompatibles comme thérapeutique de choc dans les infections graves.\u2014 J.-L.Petitclerc: Que devrait être la nouvelle loi de l\u2019assistance publique ?La réponse est au médecin.23 mars 1937.\u2014 W.LeBlond: Le staphylocoque et son bactériophage.\u2014 Maurice Beaudry: Staphylococcies cutanées et répercussion sur l\u2019état général.\u2014 Ant.Pouliot: Localisations osseuses du staphylocoque.\u2014 Sylvio Leblond: Le staphylocoque en médecine.\u2014\tBerchmans Paquet: Septicémies et septico-pvohémie à staphylocoques. ANNALES DE L\u2019ACFAS 37 Plusieurs des communications présentées aux réunions de la Société ont été publiées dans le Laval Médical.Au cours de l\u2019année, la Société a perdu un de ses membres, Léon Fiset.La Société compte 2 membres à vie et 137 membres actifs.23.SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC (Fondée en 1931, affiliée en 1935) A sa dernière assemblée générale, le 15 janvier 1937, la Société a élu le conseil suivant: Président: P.-Calixte Dagneau.Vice-président: Saluste Roy.Secrétaire: Roland Desmeules.Trésorier: Gustave Desrochers.Conseillers: A.-R.Pot vin, A.Vallée, Charles Vézina.Dans le rapport publié dans le dernier volume des Annales de V ACF AS (Vol.3, pp.47-49) la liste des travaux présentés s\u2019arrêtait à décembre 1935 au lieu d\u2019août 1936.La liste donnée cette année, pour combler cette lacune, couvre la période allant de janvier 1936 à l\u2019été de 1937.Les communications présentées furent les suivantes: 7 février 1936.\u2014 P.-C.Dagneau et E.Perron: Diverticules de l\u2019œsophage.\u2014 R.Lemieux, G.Desrochers et S.LeBlond: Myosite ossifiante progressive (Mynchmeyer).\u2014 J.-E.Perron: Conditions de la visibilité dans l\u2019examen des radiographies.\u2014 O.Frenette: L\u2019amygdalectomie est-elle une opération majeure?\u2014 M.Langlois et N.Lavergne: Néphrectomie pour pvonéphrose chez un nourrisson de 5 mois.\u2014 J.-E.Morin, Renaud Lemieux et Svlvio LeBlond: Syndrome leucémique au cours d\u2019un lymphosarcome du médiastin. 38 ANNALES DE L ACFAS 21 février 1936.\u2014 Henri Marcoux: Recherches du bacille de Koch dans le liquide gastrique.\u2014 Louis Rousseau et Henri Marcoux: Évolution d\u2019un cas d\u2019emphysème d\u2019origine tuberculeuse.\u2014\tRoland Desmeules et P.Roger: Abcès sous-phrénique staphylococcique secondaire à un furoncle.\u2014 Jules Gosselin: Exploration radiologique de L\u2019appareil urinaire.20 mars 1936.\u2014C.-A.Pinchaud: Paralysie générale infantile.\u2014\tMathieu Samson et J.-A.Huard: Péricardite calcifiante.Présentation de pièces.\u2014 Gustave Desrochers: Hématome sous-dure-mérien.Présentation de malade et pièces.\u2014Sylvio Caron: Abcès cérébral.Discussion étiologique.Présentation de pièces.\u2014 Lucien LaRue: Deux cas de septicémies staphylococciques, traitées et guéries.6 mars 1936.\u2014 J.-L.Petitclerc: 42 cas de proctotomie appendicite suppurée.\u2014 J.Guérard et Berchmans Paquet: Diabète rénal.\u2014 Charles Vezina et L.-P.Roy: Le traitement des entorses par la novocaïne.\u2014 J.Guérard et Richard Lessard: Syndrome agranulocytaire.\u2014R.Mayrand et E.Gaumond: Mélanodermie à la suite d\u2019intoxication arsénicale chronique.\u2014 de la B.Fortier: Méningites tuberculeuses.3 avril 1936.\u2014 P.-C.Dagneau, Renaud Lemieux et F.Trempe: Léiomyome sous-séreux de l\u2019intestin grêle.\u2014 Renaud Lemieux et S.LeBlond: A propos d\u2019une hémorragie sous-méningée.\u2014 J.-E.Morin, R.Lemieux et S.LeBlond: Fièvre ondulante.\u2014 J.-E.Perron: Utilité de la compression graduée dans les examens du tube digestif.17 avril 1936.\u2014 F.-X.Demers: Déchirure complète du périnée.\u2014 Donat Lapointe: Atrepsie et Diphtérie.\u2014 A.Jobin: A propos de vaccination antidiphtérique.\u2014Fabien Gagnon: Considérations générales sur les rétentions placentaires.1er mai 1936.\u2014Henri Marcoux: Recherche du bacille de Koch dans les expectorations.\u2014 Louis Rousseau: Médiastinite, sclérose pulmonaire, sinistro-cardie.\u2014 Roland Desmeules: Corps fibrineux intra-pleural au cours d\u2019un pneumothorax artificiel.\u2014 J.-Paul Roger: Considérations sur le traitement des tuberculoses osseuses fistulisées.\u2014 Jules Gosselin : Physiothérapie de la névralgie faciale. ANNALES DE L\u2019ACFAS 39 \\ 2 octobre 1936.\u2014 Arthur Vallée et Maurice Giroux: Mastoïdite aiguë à Proteus vulgaris avec septicémie et pleurésie.\u2014 J.-B.Jobin et Berchmans Paquet: Considérations thérapeutiques sur les méningites aiguës.\u2014 Charles Vézina: Syphilis de l\u2019œsophage.\u2014\tRobert Mayrand et Emile Gaumond: Maladie de Nicolas Fabre.\u2014A.-R.Potvin et Léo Payeur: Anomalie vésiculaire.16 octobre 1936.\u2014 Laurent Patry: Achondroplasie, myxoé-dème et crétinisme chez le frère et la sœur.\u2014 G.-H.LaRue: Paralysie fonctionnelle à la suite de rachianesthésie.\u2014Sylvio Caron: Rémission spontanée d\u2019un syndrome d\u2019hypertension intracrânienne.\u2014\tC.-A.Painchaud: Syphilis médullaire.\u2014 G.Desrochers: Compression médullaire par ostéite déformante (Paget).Résultats opératoires.6 novembre 1936.\u2014 J.-P.Roger: Dyschondroplasie.\u2014 S.LeBlond: Anémie hypoleucémique.\u2014 M.Langlois et F.Thi-baudeau: Phlegmon du thymus.\u2014 R.Lemieux, S.LeBlond et H.Nadeau: A propos d\u2019une péricardite ossifiante.\u2014 Jules Gosselin: Nouvelle méthode de respiration artificielle.20 novembre 1936.\u2014 H.Marcoux: La formule sanguine dans la tuberculose pulmonaire.\u2014 J.-P.Roger : Considérations sur l\u2019endoscopie pleurale.\u2014 R.Desmeules et H.Marcoux: Présence du bacille de Koch dans le sang et le liquide gastrique d\u2019un enfant atteint d\u2019érythème noueux.\u2014 Louis Rousseau: Silicose pulmonaire en rapport avec les accidents du travail.\u2014 J.Gosselin: Études broncho-graphiques.11 décembre 1936.\u2014 Albert Jobin, H.de L.Fortier et L.-N.Larochelle: Acrodynie, une observation.\u2014 Jos.Caouette et Oscar Garant: A propos d\u2019utérus double.\u2014 J.-B.Jobin: A propos d\u2019un cas d\u2019ulcère du duodénum.\u2014 André Simard: Conduite à tenir dans les suites opératoires de la prostatectomie.\u2014 Léo-R.Payeur: Castrations roentgéniennes.\u2014 J.-E.Perron et J.Gosselin: Première réalisation de ciné-radiographie par méthode indirecte.Présentation d\u2019un film.18 décembre 1936.\u2014 Sylvio Caron, C.-A.Painchaud et J.Sirois: Maladie de Wilson.Troisième cas dans la même famille.Présentation de malade.\u2014 G.Desrochers et G.-H.LaRue: Acquisitions récentes sur la thérapeutique des polynévrites alcooliques.Présentation de malade.\u2014 Lucien LaRue: Hémi-sacralisa- 40 ANNALES DE L\u2019ACFAS tion gauche de la 5e vertèbre lombaire et arthrite sacro-iliaque droite.\u2014 Mathieu Samson: Epilepsie post-traumatique.Présentation de pièces.\u2014 J.-C.Miller et Alphonse Pelletier: Considérations médico-psychologiques sur la population actuelle de l\u2019École La Jemmerais.5 février 1937.\u2014 R.Lemieux, S.LeBlond et H.Nadeau: Traitements des myopathies et des myasthénies à propos de deux cas.\u2014 J.-E.Perron : Affections osseuses à aspect radiologique pagetoïdes.\u2014 J.-E.Roger: Fracture ouverte du crâne à l\u2019emporte-pièce.\u2014 O.Frenette: Physiologie et hygiène du nez.19 février 1937.\u2014 J.Gosselin: Oesophagospasme.Observation.\u2014 P.Roger: Coxalgies à début cotyloïdien.\u2014 R.Desmeules: Tuberculose multiganglionnaire chez l\u2019adulte.\u2014 Louis Rousseau: Interprétations symptomatiques chez une pagétique.\u2014 H.Mar-coux: Etude antomo-clinique de la tuberculose intestinale.5 mars 1937.\u2014 Emile Gaumond: A propos de quatre cas de charbon humain de même origine.\u2014 J.-B.Jobin et B.Paquet: Septicémie à pneumobacilles de Friedlander, exposé clinique.\u2014 M.Giroux: Septicémie et pré-avitaminose C.\u2014 Charles Vézina et Arthur Bédard: Traitement médical des fistules duodénales et intestinales.\u2014 Paul Painchaud: Rétrécissement cicatriciel de l\u2019œsophage.Bougirage rétrograde.2 avril 1937.\u2014 Sylvio Caron: Présentation clinique: diagnostic étiologique.\u2014 C.-A.Painchaud: Méningite pneumococcique primitive.\u2014 Mathieu Samson et G.-H.LaRue: Considérations sur l\u2019entérite cicatricielle chronique à l\u2019occasion d\u2019une observation anatomo-clinique d\u2019iléite terminale.Présentation de pièce.\u2014 Laurent Patry: Obstruction intestinale par corps étrangers.Présentation de pièce.\u2014 Gustave Desrochers et Sylvio Caron: Hémorragie du corps calleux suivie d\u2019hémorragie sous-arachnoïdienne et d\u2019inondation ventriculaire.Présentation de pièce.\u2014 R.Desmeules et H.Marcoux: Présence du Bacille de Koch dans un nodule d\u2019érythème noueux.16 avril 1937.\u2014 J.-B.Jobin: Péricardite purulente-observa-tion.\u2014 F.-X.Demers: Rétention des membranes dans l\u2019utérus.\u2014 D.Lapointe: Une épidémie de coqueluche à la «Crèche».\u2014 F.Gagnon: Considérations sur les oedèmes de la grossesse.\u2014 J.Jobin: Les pneumopathies aiguës à la «Crèche». ANNALES DE L\u2019ACFAS 41 7 mai 1937.\u2014 R.Lemieux, S.LeBlond et H.Nadeau: Xan-tomatose et diabète.\u2014 H.Pichette: Tumeur primitive du nerf optique.\u2014 N.Lavergne et F.Trempe: Contribution à l\u2019étiologie de l\u2019hydronéphrose congénitale, bride intrasinusale.\u2014 M.Langlois: Tuberculose du palais dur.\u2014 J.-E.Cliche: Considérations sur les différents procédés de dosage du sucre dans le sang.La Société publie une Revue, le Laval Médical.Les membres actifs de la Société sont au nombre de 67.24.SOCIÉTÉ DE SYLVICULTURE DE QUÉBEC (.Fondée en 1934, affiliée en 1935) La Société a élu le conseil suivant à sa dernière assemblée générale le 19 décembre 1937: Président: Z.Rousseau.Vice-président: T.Mercier.Secrétaire: R.Bellefeuille.Directeurs: J.-A.Roy, H.Hudon, G.Tessier.La Société a tenu 5 réunions d\u2019étude au cours desquelles les travaux suivants furent présentés: 20 janvier 1936.\u2014 H.Roy: Le problème des recherches forestières pour promouvoir la pratique de la sylviculture.3 février 1937.\u2014 J.-B.Gérin: Le mesurage des bois abattus.24 février 1937.\u2014 C.Faessler: Causes de la glaciation quaternaire.10 mars 1937.\u2014 G.-H.Bernier: Une méthode technique de combat d\u2019incendies forestiers.24 mai 1937.\u2014 J.-E.Guay: L\u2019inventaire national de nos forêts.La Société compte 83 membres actifs. 42 ANNALES DE L ACFAS 25.SOCIÉTÉ D\u2019HISTOIRE NATURELLE DE LA POCATIÈRE (.Fondée et affiliée en 1936) La Société à sa dernière assemblée, le 2 mai 1937, a élu le conseil suivant: Président : Elzéar Campagna.Vice-présidents: C.Perreault, J.Blanchet.Secrétaire-trésorier: Paul-Emile Bernier.Directeurs : Abbé René Tanguay, Gérard Godbout.Au cours de réunions d\u2019étude les travaux suivants furent présentés : 24 novembre 1936.\u2014 Abbé René Tanguay: En visitant la Côte Nord.29 avril 1937.\u2014 F.Adrien: Leçon d\u2019histoire naturelle.2 mai 1937.\u2014 Orner Caron: Une heure avec le microscope.La Société compte 1 membre à vie et 22 membres actifs.26.SOCIÉTÉ AGRONOMIQUE DE STE-ANNE-DE-LA-POCATIÈRE (Fondée en 1935, affiliée en 1936)1 La Société n\u2019a pas soumis de rapport.1 Jusqu\u2019en 1936, portait le nom de Société des agronomes canadiens, Section de Ste-Anne-de-la-Pocatière. ANNALES DE LA CF AS 43 27.SOCIÉTÉ DENTAIRE DE MONTRÉAL (Fondée en 1925, affiliée en 1986) La Société a élu à sa dernière assemblée, le 19 mai 1937, le conseil suivant: Président: J.-F.Perreault.Vice-président: A.Plessis-Bélair.Secrétaire: Gérard de Montigny.Trésorier: Euclide Malo.Assistant-secrétaire: Lucien Reeves.Conseillers: Amherst Hébert, G.-O.Paiement, J.-R.Groulx, Emile Giguère.Aviseur: Gérard Plamondon.Au cours de l\u2019année la Société a tenu 8 réunions d\u2019étude où furent présentés les travaux suivants: 15 septembre 1936.\u2014 Jules Thébaud: Méthode chirurgicale de traiter la pyorrhée.21 octobre 1936.\u2014 Antonio Sabetta: Dermatologie.13 novembre 1936.\u2014 Conrad Godin: Déontologie.9\tdécembre 1936.\u2014 R.-J.Godfrey: Prothèse dentaire partielle.13\tjanvier 1937.\u2014 Victor Jekill: Quelques phases de la prothèse dentaire.10\tfévrier 1937.\u2014 Jules Tétreault: L\u2019angine de Ludwig.10 mars 1937.\u2014 Théo.Côté: Matière médicale.14\tavril 1937.\u2014 A.-D.Milot: l\u2019ionothérapie.La Société a pris l\u2019initiative de l\u2019organisation d\u2019une fédération des sociétés dentaires de la province de Québec.La Société a tenu une assemblée spéciale lors du Congrès des Dentistes de Langue française de l\u2019Amérique du Nord, en mai 1937.Les membres actifs de la Société sont au nombre de 80, et les membres honoraires au nombre de 7. 44 ANNALES DE LA CF AS 28.SOCIÉTÉ D\u2019ÉTUDES ÉCONOMIQUES^ QUÉBEC (.Fondée et affiliée en 1936) La Société, à sa dernière assemblée le 2 mars 1936, a élu le conseil suivant : Président: Paul-Henri Guimont.Vice-présidents: Ls-A.Bélisle, Henri De Lottinville.Secrétaire: Charles-H.Robitaille.Trésorier: Paul Brune au.Conseillers: F.Nicétas, f.e.c., Paul Lebel, Edouard Picard, Henri-C.Bois.Durant l\u2019année les travaux suivants^urent présentés au cours de 5 séances d\u2019étude: 9 novembre 1936.\u2014 Henri-C.Bois: La coopération.25 janvier 1937.\u2014 Louis Dugal: Démocratie économique.22 février 1937.\u2014 Georges Beaudry: Points d\u2019interrogations monétaires.12 avril 1937.\u2014 P.-H.Huot: Le problème de l\u2019industrie du papier au Canada.31 mai 1937.\u2014 Edouard Laberge: La coopération.La Société compte 41 membres à vie, 40 membres actifs et 1 membre honoraire.29.SOCIÉTÉ THOMISTE DE L\u2019UNIVERSITÉ D\u2019OTTAWA (.Fondée en 1926, affiliée en 1937) Cette société affiliée à l\u2019ACFAS le 26 novembre 1936, avait été fondée le 17 novembre 1929 par le R.P.Rodrigue Villeneuve, o.m.i., aujourd\u2019hui cardinal et archevêque de Québec.Cette société, qui a pour but de travailler au développement de la doctrine ANNALES DE L ACF AS 45 de saint Thomas d\u2019Aquin comprend, comme membres, tous les professeurs des facultés de Théologie, de Droit Canon et de Philosophie des institutions suivantes: Université d\u2019Ottawa, Séminaire diocésain Saint-Thomas d\u2019Aquin, Collège des Etudes des RR.PP.Dominicains, Scolasticat Saint-Joseph des RR.PP.Oblats, Scolasticat Saint-Jean des RR.PP.de la Société de Marie, Scolasticat des RR.PP.Rédemptoristes, Collège Saint-Alexandre, Scolasticat du St-Rosaire des RR.PP.Oblats, Séminaire universitaire des RR.PP.Oblats.Les membres sont au nombre de 50 environ.Depuis sa fondation la Société a été administrée par les conseils suivants : 1929-\t30 Président: P.J.-M.-R.Villeneuve, Secrétaire: P.Raoul Leblanc, o.m.i.1930-\t31 Président: P.Georges Simard, o.m.i.Secrétaire: P.Raoul Leblanc, o.m.i.1931-\t32 Président: P.Georges Simard, o.m.i.Secrétaire: P.Raoul Leblanc, o.m.i.1932-33 Président: P.Georges Simard, o.m.i.Secrétaire: P.Arthur Caron, o.m.i.1933-\t34 Président: P.Donat Poulet, o.m.i.Vice-président: P.Geo.Simard,o.m.i.Secrétaire; P.Arthur Caron, o.m.i.1934-\t35 Président: Abbé R.Limoges.Vice-président: P.VictorDEVY,s.m.m.Secrétaire: P.Arthur Caron, o.m.i.1935-\t36 Président: P.Victor Devy, s.m.m.Vice-président: Abbé R.Limoges, Secrétaire: P.Arthur Caron, o.m.i.1936-\t37 Président: P.Julien Péghaire, c.s.sp.Vice-président: P.Victor Devy, s.m.m.Secrétaire: P.Julien Gendron, o.m.i.\u2022 ' 46 ANNALES DE L ACF AS Au cours de l\u2019année 1936-37 la Société a tenu trois assemblées régulières où furent présentées les communications suivantes: 29 novembre 1936.\u2014 P.Arthur Caron, o.m.i.: Les droits de la civilisation et d\u2019occupation des terres non-civilisées.31 janvier 1937.\u2014 P.René Latrémouille, o.m.i.: La situation juridique des religieux en vertu du privilège de l\u2019exemption.11 avril 1937.\u2014 P.F.Drouin, o.p.: Le sacerdoce laïc d\u2019après saint Thomas.Au cours de l\u2019année, en outre, M.Charles de Koninck a donné trois causeries sous les auspices conjoints de l\u2019ACFAS et de la la Société sur « L\u2019indéterminisme en général», «L\u2019indéterminisme et l\u2019évolution», «La philosophie de l\u2019univers».Plusieurs des communications présentées à la société depuis la fondation ont été publiées dans la Revue de V Université d\u2019Ottawa et la Revue Dominicaine.30.SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE JOLIETTE {Fondée en 1929, affiliée en 1937) Cette Société qui a pour objet les recherches historiques et la conservation des matériaux pouvant servir à l\u2019histoire de la ville, du comté et du diocèse de Joliette a été fondée le 13 mars 1929, par: MM.l\u2019abbé Eugène Martin, le chanoine Émile Lachapelle J.Charlebois, c.s.v., le chanoine Bonin, J.-M.Tellier, Victor Cardin, c.s.v., MM.P.-E.Farley, c.s.v., F.Güilbeault, c.s.v., F.Carter, c.s.v., J.-A.-N.Ferland, abbé Wilfrid Caillé.Les membres des conseils depuis sa fondation sont les suivants: 1929 Directeur: abbé Eugène Martin.Secrétaire: abbé Wilfrid Caillé.1930 à mars 1934 Président: J.-Mathias Tellier.Vice-président: P.-Emile F arley, c.s.v.Directeur-archiv.: abbé Eug.Martin.Secrétaire: abbé Wilfrid Caillé.1934 (mars) à 1936 (avril) Président: J.-Mathias Tellier.Vice-président: chan.Ls-Ph.Lamarche Directeur-archiv.: abbé Eug.M artin.Secrétaire: abbé Wilfrid Caillé.1936 (avril) à 1937 Président: J.-Mathias Tellier.Vice-président: chan.Ls-Ph.Lamarche Directeur-archiv.: abbé A.Fafard.Secrétaire: abbé Wilfrid Caillé.Trésorier: chanoine Orner Bonin. ANNALES DE L ACFAS 47 La Société s\u2019est affiliée à l\u2019ACFAS le 9 avril 1937.La Société a tenu au cours de l\u2019année 8 réunions d\u2019étude dont une séance publique tenue le 13 décembre 1936 et où furent présentés les travaux suivants: Les anciens médecins de Joliette, par J.-A.Pelletier.Le grand vicaire Manseau, 2e curé du village de l\u2019Industrie, aujourd\u2019hui Joliette, par l\u2019abbé Wilfrid Caillé.Au cours des sept séances régulières, les membres ont dépouillé les archives de la paroisse Sainte-Mélanie et en ont fait une étude sérieuse et détaillée.Depuis sa fondation la Société a donné deux séances publiques et a pris part à des démonstrations historiques.Plusieurs pièces d\u2019archives et articles historiques ont été publiés dans VAction Populaire de Joliette et le Devoir, de Montréal.La Société compte 19 membres actifs.31.SOCIÉTÉ DE GÉOGRAPHIE DE QUÉBEC (.Fondée en 1877, affiliée en 1937) Cette Société, fondée en 1877, a pour but de promouvoir la connaissance de la géographie universelle et spécialement la géographie du Canada.Elle s\u2019est affiliée à l\u2019ACFAS le 26 avril 1937.Le conseil de la Société comprend: Président: C.-F.Delâge.Secrétaire-trésorier: F.-X.Chouinard.Dans un prochain volume des Annales paraîtra un historique de la Société. 48 ANNALES DE L\u2019A CF AS 32.SOCIÉTÉ TRIFLUVIENNE D\u2019HISTOIRE RÉGIONALE (.Fondée en 1926, affiliée en 1937) La Société a été fondée en mai 1926 par: MM.Arthur Béliveau, Tél.Giroux, Abbé Albert Tessier, Ls-D.Durand, P.-E.Piché, Joseph-G.Gélinas, MM.le chanoine L.-A.-L.DuSablon, J.-B.Meilleur-Barthe, Robert Trudel, Jean-Marie Bureau, J.-A.Trudel.Cette Société, qui a pour but la recherche et la mise en valeur de tous les documents susceptibles d\u2019évoquer le passé, la formation d\u2019un état d\u2019esprit plus attentif et plus respectueux à l\u2019égard de tous les documents, souvenirs, lieux, personnes, qui, à un titre quelconque, appartiennent à l\u2019histoire, a été administrée depuis sa fondation par les conseils suivants: 1926-31 Président: Arthur Béliveau.Vice-président: chan.L.-A.Dusablon.Secrétaire: abbé Albert Tessier.Trésorier: Robert Trudel.1931-36 Président: Arthur Béliveau.Vice-président: abbé Henri Vallée.Secrétaire: abbé Albert Tessier.Trésorier: Robert Trüdel.À la dernière assemblée générale tenue le 20 novembre 1936, ont été élu: Président: Ls-D.Durand.Vice-président: abbé Henri Vallée.Secrétaire: abbé Albert Tessier.Trésorier: Robert Trudel.Depuis sa fondation jusqu\u2019en 1932, la Société a tenu plusieurs séances d\u2019études au cours desquelles de nombreux travaux ont été présentés.De 1932 à 1936, la Société n\u2019a pas tenu de séances régulières ni organisé de manifestations publiques.Ses membres continuaient à publier des études dans les journaux ou dans la collection des Pages trifluviennes, dirigée par l\u2019abbé Albert Tessier.Cette collection compte actuellement 36 titres. ANNALES DE L ACFAS 49 Les membres de la Société ont travaillé aussi de façon très active à l\u2019élaboration et à l\u2019exécution du programme des fêtes du troisième centenaire des Trois-Rivières.Le président du Comité était M.Louis-D.Durand.Les travaux des membres de la Société parus dans les Pages trifluvienne sont les suivants: Landry, Armour.Bribes d\u2019Histoire.72 pages (A.1) Boucher de la Bruère, Montarville.Chapelles et églises tri-fluviennes.48 pages.(A.2) Dubé, Dollard.Les Vieilles Forges.62 pages (A.3) Vallée, abbé Henri.Les journaux trifluviens de 1817 à 1933.92 pages.(A.4) HAMELiN,abbé Eddie.Champlain.82 pages (A.5) Désilets, Auguste.La Grand\u2019mère.66 pages.(A.6) Godbout, P.Archange, o.f.m.Pionniers trifluviens (1634-1647).84 pages.(A.7) Dugré, P.Alexandre, s.j.La Pointe-du-Lac.92 pages (A.8) Tessier, abbé Albert.Les Trois-Rivières (1535-1935) 168 pages.(A.9) Godin, G.Mémorial trifluvien.(2 fascicules).(B.1) Durand, L.-D., Armour Landry et Albert Tessier.Troisième centenaire trifluvien.(B.2) Poulin, P.Gonzalve, o.f.m.Nérée Beauchemin.80 pages (B.3) Tessier, abbé Albert.Jacques Buteux.94 pages (B.4) Dupin, Pierre.Anciens chantiers du Saint-Maurice.132 pages (B.5) Sylvain.Mon petit pays.48 pages (C.1) Dubé, Dollard.Légendes indiennes du Saint-Maurice.80 pages (C.2) Sylvain.En flânant dans les Portages.72 pages (C.3) La Société s\u2019est affiliée à l\u2019ACFAS le 5 mai 1937. 50 ANNALES DE L\u2019ACFAS Au cours de l\u2019année les communications suivantes furent présentées aux réunions d\u2019étude de la Société: 20 novembre 1936.\u2014 Dollard Dubé: Conseils et directives pour les recherches.\u2014 Raymond Douville: Les «papiers» des Hart.6 février 1937.\u2014 Montarville Boucher de la Bruère: Chapelles trifluviennes avant 1660.\u2014 P.Alexandre Dugré: Le vieux moulin des Jésuites au Cap de la Madeleine.Le 4 juillet 1937, la Société a organisé un pèlerinage au Cap de la Madeleine au cours duquel furent prononcés les discours suivants : P.Alexandre Dugré, s.j.: Les débuts religieux du Cap.Omer-J.Desaulniers: L\u2019histoire civile du Cap.P.P.-Eug.Trudel: Les franciscains du Cap.Des allocutions furent aussi prononcées par le P.A.Fran- coeur, o.m.i., M.Ls-D.Durand et Mgr Olivier Maurault.A la séance du 6 février 1936 deux résolutions furent soumises au Gouvernement: 1 ° La nomination de MM.Henri Desilets et Dollard Dubé pour la classification de nos archives et leur transcription.2° Une meilleure mise en valeur des souvenirs historiques de la ville-sœur: le Cap de la Madeleine.La Société compte 50 membres actifs.33.SOCIÉTÉ D\u2019HISTOIRE RÉGIONALE DE SAINT-HYACINTHE (Fondée et affiliée en 1937) Cette Société, affiliée à l\u2019ACFAS le 10 juin 1937, a été fondée à St-Hyacinthe le 12 mai 1937, à la demande de S.E.Mgr Fabien-Zoël Decelles, dans le but de colliger et publier les documents historiques qui concernent les comtés de Saint-Hyacinthe, de Bagot et de Rouville.Elle a son siège social su Séminaire, qui met à la disposition des membres sa bibliothèque et ses archives. IV.LE CINQUIEME CONGRES (Montréal 1937) A.COMPTE RENDU GÉNÉRAL SÉANCE D\u2019OUVERTURE Le cinquième congrès de l\u2019ACFAS s\u2019est ouvert à l\u2019Université de Montréal le 10 octobre 1937 sous la présidence d\u2019honneur de l\u2019honorable Bona Dussault, ministre de l\u2019agriculture dans le gouvernement de la province de Québec.Ouverture du congrès par le président de V ACF AS Le président de l\u2019ACF AS, monsieur Georges Maheux, transmit tout d\u2019abord les vœux de succès de Son Eminence le cardinal Villeneuve, puis ouvrit le congrès par l\u2019allocution suivante: « Un nouveau congrès nous rassemble au berceau même de l\u2019ACFAS.Nous avons l\u2019impression de revenir dans une maison où d\u2019agréables souvenirs flottent partout dans l\u2019air et nous enveloppent de leur charme.L\u2019accueil fraternel que l\u2019on fait ici aux délégués, venus de tous les coins du Canada français, facilite l\u2019éclosion d\u2019un véritable esprit de famille sous l\u2019influence duquel s\u2019épanouira demain le travail des diverses sections.Un programme, lourd de communications, n\u2019empêchera pas les discussions fructueuses, la floraison d\u2019échanges de vues; ce sera pour la plupart des congressistes un stimulant à poursuivre plus ardemment que jamais leurs travaux.« Mettre sur pied une modeste science canadienne-française n\u2019est pas une mince tâche.La grande université qui nous donne ce soir l\u2019hospitalité la plus large, y travaille fièvreusement et avec succès.Vos professeurs, Mgr le Recteur, ont joué vis-à-vis des jeunes, \u2014 que nous voulons être encore, \u2014 le rôle d\u2019animateurs.Il y a ici des maîtres à qui nous devons ce magnifique réveil, et par l\u2019ACFAS qu\u2019ils ont fondée, et par la qualité de leur enseignement, et par le rayonnement qu\u2019ils donnent à cette institution.« Monseigneur, l\u2019intérêt tout particulier que vous portez à nos travaux,\u2014 vous étiez du congrès de Québec, vous êtes également ANNALES DE L ACFAS 53 de celui de Montréal,\u2014 votre toujours souriante bienfaisance envers les ouvriers des sciences, l\u2019hospitalité si pleine de cordialité que vous nous accordez, tout cela nous est un précieux encouragement.Pour toutes ces faveurs, daignez, Monseigneur, accepter l\u2019assurance de notre bien vive gratitude ainsi que nos vœux fervents pour la solution toute prochaine du problème de l\u2019Université dont vous êtes, aux yeux de tous, le recteur magnifique.« En dépit des devoirs écrasants de votre charge, M.le Ministre, vous avez eu l\u2019extrême bonté de faire à l\u2019ACFAS le grand honneur, \u2014 je devrais dire le bonheur,\u2014 d\u2019être son hôte à cette séance d\u2019ouverture.Vous avez voulu prodiguer une fois de plus votre sollicitude à une œuvre jeune et vibrante; soyez assuré qu\u2019elle garde fidèlement les traits des bienfaiteurs qui se penchent sur ses œuvres, l\u2019encourageant du regard et du geste.Vous étiez de ceux qui, au banquet de l\u2019an dernier, apportiez au nom du Cabinet une dote, longuement attendue, à notre Association riche de dettes, de soucis et d\u2019espoirs.Permettez-moi de vous réitérer l\u2019expression de notre reconnaissance.Par ce geste généreux et fort à propos l\u2019ACFAS pouvait enfin vivre, travailler, montrer ce dont elle était capable.Le rapport de notre secrétaire général vous prouvera,, ainsi qu\u2019à vos collègues, que vous avez fait un placement d\u2019un rendement étonnant, à rendre jaloux les plus rusés démarcheurs financiers.« Dans votre propre ministère (nous sommes bien placé pour le savoir), les sciences sont l\u2019objet de vos soins; notre nouveau laboratoire d\u2019entomologie en fait foi, de même que les nombreuses bourses d\u2019études confiées, depuis quelques mois, à plusieurs douzaines de jeunes désireux de mieux s\u2019armer, pour mieux servir leur pays.Nous ne saurions oublier que c\u2019est également sous votre ministère qu\u2019ont été entreprises des enquêtes économiques et des recherches biologiques dont la province récoltera bientôt les fruits.De plus, pour la première fois dans l\u2019histoire du Québec, une tranche substantielle du budget de l\u2019agriculture a été réservée aux recherches agricoles.Cette seule initiative, aussi hardie que féconde, vous mériterait la double gratitude de l\u2019ACFAS.Elle vous était déjà acquise; elle ne demande qu\u2019à se décupler, car ce premier geste laisse présager pour les sciences agricoles des jours de joie et d\u2019allégresse.(( Mesdames, messieurs, l\u2019ACFAS, sortie subitement de la misère, n\u2019a toutefois pas perdu le Nord.Elle a eu le loisir de payer ANNALES DE L ACF AS ¦H ses dettes, de multiplier les conférences publiques, d\u2019aider à un grand nombre de jeunes scientistes, de se faire représenter aux congrès internationaux, même par des ministres, de soutenir des œuvres nombreuses.La vie de ses sociétés affiliées a été très active.On compte de nouvelles recrues: les sociétés régionales de Trois-Rivières, St-Hyacinthe, Joliette, la Société de Géographie de Québec.Résumer le travail de l\u2019année n\u2019est pas facile.Je laisse ce soin à M.Orner Héroux qui écrivait dans Le Devoir du 7 octobre 1937, un article sur le Congrès de l\u2019ACFAS dont j\u2019extrais les lignes suivantes: « Avec les modestes moyens matériels dont elle dispose, (( multipliés, il est vrai, par d\u2019admirables dévouements, l\u2019ACFAS « a déjà réalisé de fort belles choses.Elle a éveillé des vocations « scientifiques; elle en éveillera d\u2019autres au fur et à mesure que son « œuvre sera mieux connue et que s\u2019étendra son rayon d\u2019action.« N\u2019eût-elle fait qu\u2019assurer la collaboration régulière des groupes « de Québec et de Montréal qu\u2019il faudrait s\u2019en réjouir et proclamer « qu\u2019elle a bien mérité de notre nation.» Nous souscrivons pleinement à ce jugement d\u2019un homme impartial.« L\u2019ACFAS a eu également lieu de se réjouir des promotions dont M.Charles Frémont, un de ses vice-présidents, et un de ses conseillers, M.Jean Bruchési, ont été l\u2019objet.Tout récemment le secrétaire provincial annonçait les noms des vainqueurs du concours scientifique.Nos chaleureuses félicitations aux excellents ouvriers de l\u2019ACFAS dont le front vient d\u2019être ceint de lauriers, et dont je proclame avec joie les noms: MM.René Pomerleau, Jacques Rousseau, Joseph Risi, Dominique Gauvin, tous de vaillants apôtres de la recherche scientifique.« Je ne puis terminer cette perspective cavalière de l\u2019année sans apporter à l\u2019Institut des Frères des Écoles Chrétiennes nos hommages et nos vœux à l\u2019occasion de leur centenaire d\u2019arrivée au Canada.Identifiée depuis un siècle avec l\u2019enseignement primaire, cette congrégation n\u2019a pas cru devoir se fermer les issues vers les hautes sphères.Elle compte des maîtres renommés dans l\u2019enseignement supérieur, plusieurs docteurs et licenciés ès sciences et toute une pléiade d\u2019animateurs des cercles de Jeunes Naturalistes.Notre collègue à la vice-présidence, le révérend frère Marie-Vic-torin, voudra bien transmettre à qui de droit nos hommages et nos félicitations.¦¦ ANNALES DE LACFAS 55 « Le présent congrès apporte la preuve que nos hommes de science ne sont pas restés inactifs pendant cette année.Le programme des diverses sections en fait foi.Je félicite les auteurs des contributions.Devant cette belle moisson, on se sent pris de nostalgie, comme M.Héroux dans son article de jeudi dernier: « Si nous avions (( davantage favorisé la recherche scientifique, nous aurions réalisé « on ne sait combien d\u2019économies, ouvert au commerce, à l\u2019agricul-« ture, à l\u2019industrie, des domaines nouveaux et profitables ».Comme tout cela est vrai! Mais il ne s\u2019agit plus de rêver au passé; le présent nous réclame.Avec l\u2019auteur de l\u2019article précité, répétons « qu\u2019il « ne faut voir dans les lacunes et les retards qu\u2019une raison de redou-« bler l\u2019effort et de reprendre le temps perdu.En dix ans on peut « faire bien des choses, et dix ans, dans l\u2019histoire d\u2019un peuple, c\u2019est « une bien courte période ».M.Héroux a raison; brûler les étapes et reprendre le terrain perdu, c\u2019est précisément à quoi s\u2019occupe l\u2019ACFAS.Veuillent la Providence et les hommes lui faciliter la tâche! « Mesdames, Messieurs, j\u2019ai le grand honneur de déclarer ouvert le cinquième Congrès de l\u2019ACFAS.» Bienvenue de V Université de Montréal Mgr Olivier Maurault, p.s.s., recteur de l\u2019Université de Montréal, prononce ensuite l\u2019allocution suivante: Monsieur le Ministre, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs.« L\u2019Université de Montréal ouvre toutes grandes ses portes aux congressistes de l\u2019Association canadienne-française pour l\u2019Avancement des Sciences.Où, mieux que chez elle, malgré la pauvreté de ses salles et de ses laboratoires, auraient-ils pu se réunir?Ils trouveront ici une atmosphère propice à leurs études, puisque c\u2019est en ces lieux que plusieurs de leurs fondateurs et beaucoup de leurs membres travaillent toute l\u2019année, avec un entrain et un succès qui jettent un grand lustre sur la maison.Vous dirai-je tout l\u2019intérêt que je porte à leurs travaux ?Depuis le jour lointain, \u2014 c\u2019était 56 ANNALES DE l\u2019aCFAS vers 1900,\u2014 où j\u2019accompagnais M.Germain Beaulieu dans des excursions entomologiques, j\u2019ai conçu pour les hommes de science beaucoup d\u2019admiration et de révérence, et même un peu d\u2019envie.Ces sentiments se sont encore accrus quand je me mis à pratiquer M.Pierre Dupaigne à qui je dois ce que j\u2019ai su naguère de chimie et de physique, et aussi d\u2019astronomie.Cet homme, d\u2019une curiosité universelle et d\u2019un dévouement sans borne, m\u2019a rendu la science aimable.Et maintenant que, en ma qualité de Recteur, je vois quotidiennement travailler sous mes yeux des savants, je n\u2019ai qu\u2019un désir, ou plutôt j\u2019en ai deux: redevenir leur élève (ce qui n\u2019est pas très facile) et, en tout cas, les encourager de toutes mes forces, en leur fournissant les moyens de perfectionner leur enseignement et de développer leurs recherches et leurs découvertes.Quand on a l\u2019honneur d\u2019avoir auprès de soi un homme qui a eu assez de vision, assez de savoir-faire, assez de sens pratique pour doter notre ville d\u2019un jardin botanique, on se sent très fier et prêt à tout pour défendre et pousser de l\u2019avant la Faculté à laquelle il appartient.« D\u2019ailleurs, messieurs, ce n\u2019est pas à vous que j\u2019aurais à démontrer que notre Faculté des Sciences est venue à son heure, non plus que l\u2019influence qu\u2019elle est appelée à avoir sur la formation des générations futures.L\u2019ACFAS, comme son nom l\u2019indique, a été fondée pour en propager les bienfaits, non seulement parmi les initiés, mais aussi dans le public.Ce public, en parcourant le programme de la présente session, sera édifié par l\u2019amplitude et la diversité des sujets traités.Il y en a pour tous les goûts: mathématiques, physique, chimie, pharmacie, géologie, zoologie et biologie médicale, botanique, agronomie, psychologie expérimentale et pédagogie, philosophie, sciences sociales, histoire et géographie.Pour ma part, je voudrais ajouter à la section d\u2019histoire un 12e rapport, afin qu\u2019il ne soit pas dit que la Société historique de Montréal est absente de ces assises scientifiques.Je dépose en son nom un rapport sur le « Mont des Martyrs de la Rivière Mohawk »: là est née Kateri Tekakuitha qui est venue mourir à Laprairie; là est mort saint Isaac Jogues, qui a vécu quelque temps à Montréal.(( Par son bel ensemble, ce programme, tout entier français, est une revanche de celui de la section scientifique de la Société Royale du Canada, où si peu des nôtres figurent.« Que le Gouvernement de la province ait reconnu l\u2019ACFAS d\u2019utilité publique et l\u2019ait aidée d\u2019une généreuse subvention, je ne ANNALES DE L\u2019A CF AS 57 m\u2019en étonne pas et je prends la liberté, en votre nom, mesdames et messieurs, de l\u2019en féliciter dans la personne de l\u2019honorable M.Bona Dussault, qui nous honore de sa présence.« Quant à l\u2019Université, elle n\u2019a pas cru pouvoir mieux exprimer son approbation et son encouragement qu\u2019en décernant à M.Georges Maheux, votre président sortant de charge, un Doctorat ès sciences honoris causa.Doctorat décerné à M.Maheux « M.Georges Maheux, entomologiste provincial, directeur du service de protection des plantes, professeur d\u2019entomologie et de protection des forêts à l\u2019Université Laval, n\u2019a pas encore atteint la cinquantaine, mais a déjà fourni une carrière très riche.« Diplômé de Laval et de Cornell, bachelier puis maître ès arts, ingénieur forestier et licencié en agriculture, il fut, dès 1914, attaché à la compagnie « Quebec Development » en qualité d\u2019aide ingénieur et à l\u2019École Forestière, en qualité d\u2019assistant-directeur.En 1916, il devint entomologiste provincial; en 1928, inspecteur général des mauvaises herbes.« Secrétaire de la rédaction de La vie forestière et rurale pendant deux ans, et directeur du Naturaliste canadien, de 1929 à 1933; collaborateur assidu au Journal d\u2019Agriculture auquel il donna une centaine d\u2019articles, M.Georges Maheux n\u2019a pas cessé d\u2019étudier et de faire connaître au public, la plume à la main, le résultat de ses travaux.Sa bibliographie comprend plus de quarante numéros, dont le dernier est celui que je viens de signaler.Ses recherches ont porté sur les insectes nuisibles aux plantes cultivées et aux habitations, sur leurs mœurs et sur les moyens de les détruire; elles portent maintenant sur la destruction des hannetons et des mauvaises herbes en grande culture.A ces titres il faut le compter parmi les bienfaiteurs de l\u2019humanité.« La qualité et la persévérance de son activité intellectuelle et scientifique ont naturellement attiré sur lui l\u2019attention des sociétés savantes.Il est directeur de la Société entomologique du Canada depuis 1924; il a été président de 1930 à 1932 de la Société de Québec pour la Protection des Plantes; président de 1932 à 1933 de la Société linnéenne de Québec; membre fondateur en 1921, et secré- 58 ANNALES DE L ACFAS taire depuis 1930 de l\u2019Association des Ingénieurs forestiers de Québec; président en 1927-28 de la Société des Agronomes; président en 1924-25-26 de la Société de Pomologie; membre de la Société zoologique et de la Société de Sylviculture de Québec.De plus il fait partie depuis 1926 de l\u2019American Association of Economie Entomologists, de l\u2019Entomological Society of America, de l\u2019Ottawa Field Naturalist Club et de la Société d\u2019Entomologie agricole de France.« Ce n\u2019est donc pas sans quelques raisons et c\u2019est avec beaucoup de plaisir que le Recteur de l\u2019Université de Montréal décerne à M.Georges Makeux un doctorat ès sciences honoris causa, avec tous les privilèges qui y sont attachés.>' M.Maheux remercie l\u2019Université de Montréal, dans la personne du recteur, par ces mots: « La surprise et l\u2019émotion qu\u2019elle provoque m\u2019empêchent de trouver les mots qu\u2019il faudrait pour vous remercier du grand honneur que vous venez de me conférer.« Vos mains, Monseigneur, ont assurément des gestes magiques; il semble qu\u2019elles manient une invisible baguette de fée capable de transformer instantanément un modeste entomologiste en un candidat digne du doctorat ès science de votre université.« Sans doute, Monseigneur, avez-vous voulu récompenser l\u2019ACFAS en celui qui, par accident, en occupe ce soir la présidence.« De plus, par delà le président, vous avez également voulu reconnaître les bonnes relations, les liens d\u2019amitié qui unissent dans le champ des sciences les gens de Québec et ceux de Montréal, et signaler dans un président de Québec les mérites du bataillon toujours actif des hommes de science de la vieille Capitale.« Peut-être aussi avez-vous voulu récompenser en la personne de leur chef ces jeunes et vaillants artisans,\u2014 entomologistes, pathologistes botanistes,\u2014 qui sont mes collaborateurs et dont la valeur collective rejaillit sur leur chef.« Il est certain que mes dettes augmentent dangereusement ce soir envers ces amitiés montréalaises, dont le cercle va sans cesse s\u2019élargissant, et que je soupçonne de ne pas être étrangères à cette agréable surprise. ANNALES DE L\u2019ACFAS 59 « J\u2019étais déjà très fier d\u2019être au nombre des diplômés de l\u2019Université de Montréal, en qualité de licencié ès science agricole et cet honneur me suffisait pleinement.Le parchemin que Monseigneur le Recteur vient de me remettre met le comble à tant de bonté.« Je ne puis que vous prier, en simples mots, de transmettre au Conseil Universitaire l\u2019hommage de ma reconnaissance et de recevoir pour vous-même, Monseigneur, l\u2019assurance de ma vive gratitude.» Discours présidentiel Cette année, l\u2019ACFAS inaugure une nouvelle politique: à l\u2019ouverture du congrès, le président sortant de charge prononce un discours présidentiel qui doit être une étude d\u2019orientation ou une contribution à l\u2019avancement des sciences ou une synthèse des travaux n de l\u2019auteur.M.Maheux avait choisi comme sujet de son discours présidentiel l\u2019enseignement agricole et les recherches agricoles dans la province.Ce discours, intitulé « L\u2019Agriculture au carrefour des sciences » est reproduit in extenso plus loin (partie VII).Allocution de Vhonorable Dussault L\u2019honorable Bona Dussault, président d\u2019honneur de la séance d\u2019ouverture du congrès, prononça ensuite l\u2019allocution suivante: « Laissez-moi vous le dire en toute sincérité: vous êtes une force, un puissant actif pour le pays.Vous ne serez donc pas étonnés si je vous dis que j\u2019ai voté, la joie au cœur, l\u2019octroi qui vous a permis de réaliser une partie de vos beaux projets.D\u2019ailleurs, j\u2019étais assuré que vous sauriez l\u2019employer très fructueusement.Ce que j\u2019en ai vu jusqu\u2019ici prouve surabondamment que mes prévisions étaient exactes.« Pour peu qu\u2019il se rende compte des multiples besoins de la classe rurale, un ministre de l\u2019agriculture est tout naturellement gagné à la cause de l\u2019avancement des sciences.Je le suis.Je comprends que l\u2019agriculture ne peut progresser sans le concours généreux de toutes les sciences.Nous avons grand besoin de la collaboration des hommes de sciences, pour résoudre les problèmes au milieu desquels nous nous débattons chaque jour; problèmes de production, de défense, de transformation, de vente, etc. 60 ANNALES DE L ACF AS « Nous voulons multiplier les moyens d\u2019instruction agricole à tous les degrés.L\u2019enseignement supérieur, couronnement de l\u2019édifice, ne sera pas oublié.Déjà le mouvement d\u2019ascension est lancé.Vous avez rappelé, monsieur le président, que le gouvernement dont je fais partie patronne les études supérieures d\u2019un fort groupe de jeunes agronomes.Vous avouerai-je que rien ne m\u2019a procuré plus de joie et de fierté que cette indirecte contribution à l\u2019avancement des sciences ?Comme Canadien français, je considère que c\u2019est pour moi un devoir impérieux de faciliter la conquête des sommets et je ne faillirai pas à la tâche, aussi longtemps que la confiance de mon chef me gardera au poste que j\u2019occupe présentement.« Avec vous tous, MM.de l\u2019ACFAS, je veux multiplier les compétences, activer, accélérer la préparation des spécialistes en toutes les branches de l\u2019agriculture.Nous avons besoin d\u2019ouvriers de choix; le champ à labourer et ensemencer est immense: faisons dès maintenant les sacrifices nécessaires afin de nous assurer, à brève échéance, une abondante moisson.« Le demain dont parlait en terminant le conférencier n\u2019est pas éloigné.Un bataillon de chercheurs est déjà à l\u2019œuvre; bientôt ce bataillon sera régiment.Dans cette troupe d\u2019élite, l\u2019enseignement supérieur puisera les recrues dont il a besoin; les chercheurs y trouveront des soldats aguerris.Hâtez-vous, messieurs, de nous donner des savants, la terre, la bonne terre de chez nous les attend fiévreusement.Pilier et fondation de notre vie nationale, l\u2019agriculture, guidée par nos hommes de science, aidée par nos vaillants agronomes, permettra au peuple canadien-français de rester, selon le mot d\u2019EMERSON « maître de son âme, capitaine de son destin ».« Je formule des vœux pour le succès de votre congrès.Il me fait grand plaisir de voir la part qu\u2019y prennent les fonctionnaires de mon département.La section agronomique, autonome pour la première fois, me dit-on, fait bonne figure.Avant peu, je le souhaite et j\u2019y travaillerai, elle pourra se comparer avantageusement avec les autres sections.Que vos délibérations soient fructueuses.Longue et glorieuse vie à votre jeune et brillante association! » ANNALES DE L ACFAS 61 2.DEUXIÈME SÉANCE PUBLIQUE La deuxième séance publique eut lieu également à l\u2019Université de Montréal, le 11 novembre au soir sous la présidence de M.Georges Maheux.M.Alfred Ernout donna une conférence sur « Les idées et les mots ».Il fut présenté par M.Maheux dans les termes suivants : (( Rien n\u2019est dangereux pour une société comme les habitudes qui se muent toujours trop vite en traditions.L\u2019ACFAS ne veut pas que la gaine rigide des traditions vienne si tôt gêner ses mouvements et arrêter son expansion.« Nous avons donc, dès notre cinquième congrès, renouvelé la formule des conférences publiques: hier le président prononçait la conférence d\u2019ouverture; ce soir vous entendrez un conférencier qui n\u2019est pas de l\u2019ACFAS.Nous sommes très heureux de faire appel, en tout premier lieu, à un représentant de la science française, la première au monde dans le champ des sciences pures ainsi que le proclame le Dr Alexis Carrel.« Vraiment la chance nous favorise.En effet, ce soir notre éminent visiteur, M.Ernout, termine la série de ses conférences sous les auspices de l\u2019ACFAS, conférences qui ont été si goûtées à Montréal et à Québec.Du même coup la science de la philologie figure pour la première fois au tableau d\u2019honneur de notre Association.« Votre participation à notre congrès, Monsieur, nous permet de démontrer à quelques critiques chagrins que nou s admettons, sans la moindre difficulté, le caractère d\u2019universalité de la science.Si, dans le champ scientifique, les nations sont interdépendantes, si nous devons puiser à toutes les sources, il ne nous est toutefois pas défendu d\u2019avoir des préférences: elles vont tout naturellement à la science française qui s\u2019exprime dans les mots mêmes que nous utilisons.Cette science aînée, nous la considérons comme la protectrice toute naturelle de la jeune science canadienne-française en voie de développement.Nous avons besoin de ses lumières pour nous guider, nous avons besoin de ses maîtres et nous souhaitons que s\u2019établissent, entre le Canada et la France, des relations de plus en plus étroites qui nous vaudront d\u2019entendre chaque année la parole autorisée des savants de France./ 62 ANNALES DE L\u2019ACFAS «Faut-il répéter ici que, menacés de toute part, en ce coin d\u2019Amérique, par la culture anglo-saxonne, nous souhaitons ardemment que la science française nous apporte des ouvrages de sciences pures et de sciences appliquées dans lesquelles nous puiserons une inspiration quotidienne et à l\u2019aide desquelles nous nous défendrons de l\u2019infiltration étrangère dans les façons de penser et de nous exprimer.«Jusqu\u2019ici, et dans une très large mesure, il faut avouer que nos naturalistes ont été obligés d\u2019avoir constamment recours à des ouvrages de langue anglaise et que pour leur part,les entomologistes, que je connais bien, sont tributaires de la culture américaine.Vous dirais-je que pendant plus de vingt ans les entomologistes de chez nous ont souhaité la parution d\u2019un traité d\u2019entomologie appliquée qui fût à la fois complet et français.Notre attente n\u2019a pas été vaine; MM.Balakowski et Mesnil ont comblé nos vœux lorsque l\u2019an dernier ils ont publié leur magnifique ouvrage en trois volumes et, du coup, ils ont dépassé tous leurs concurrents et conquis indiscutablement la première place.Permettez-moi, monsieur, de rendre hommage à la science française et de vous prier de transmettre à vos deux compatriotes nos bien vives félicitations.«Au Canada, vous l\u2019avez sans doute constaté, c\u2019est partout et sur tous les fronts la lutte pour la langue et cela nous ramène au sujet de votre conférence « Les idées et les mots ».Nous avons eu la main heureuse de trouver sur place un brillant représentant de la science française et nous lui sommes très reconnaissant qu\u2019il ait accepté d\u2019honorer ce congrès de sa présence et de favoriser les congressistes de son enseignement.Vous présenterais-je M.Ernout, le conférencier que le Dr Léo Pariseau et M.Adrien Pouliot ont déjà présenté avec tant de bonheur à des auditoires de Montréal et de Québec ?Pour ceux qui n\u2019auraient pas encore eu l\u2019occasion d\u2019entendre M.Ernout, je répéterai simplement que notre conférencier est professeur à la Sorbonne, membre de l\u2019Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, professeur à l\u2019École pratique des Hautes Études, directeur de la Revue de Philologie.Monsieur Ernout est un maître en philologie; parmi ses nombreux ouvrages, je signalerai tout spécialement à votre attention sa traduction du « De Natura Rerum » de Lucrèce, œuvre remarquable que nos scientistes auraient tout intérêt à parcourir.« Messieurs, j\u2019ai l\u2019honneur de vous présenter M.Ernout.» \\ ANNALES DE L\u2019ACFAS 63 Conférence de Monsieur Ernout Voici un résumé substantiel de la conférence de Monsieur Ernout: Le langage, \u2014 et en particulier le vocabulaire, \u2014 se transforme avec une grande rapidité.Des expressions se créent, d\u2019autres disparaissent pour ainsi dire sous nos yeux; de plus il est fréquent que deux individus de même langue, mais de milieux sociaux différents ne se comprennent pas.L\u2019ancienne grammaire se contentait d\u2019enregistrer ces changements et de les expliquer par la distinction entre mots propres et figurés, en donnant aux figures de mots des appellations qui tenaient lieu d\u2019explication: métonymie, catachrèse ou synecdoque.La linguistique a repris le problème, et essayé de déterminer les raisons qui amènent le bouleversement du vocabulaire et le renouvellement des expressions, en les examinant du point de vue psychologique et du point de vue social.Le caractère essentiel du langage est d\u2019être affectif: et ceci explique que le sujet parlant recherche souvent l\u2019expressivité, ou c\u2019est-à-dire le mot ou la formule destinés à impressionner son auditeur.Le fait se manifeste notamment dans l\u2019expression du superlatif, et la création des adverbes de renforcement, dans l\u2019expression de la négation.Le besoin de trouver une expression plus forte à mesure que s\u2019usent les expressions en usage amène un renouvellement constant de ces formes.Un aspect inverse de l\u2019expression est l\u2019atténuation.Il est des notions qu\u2019on n\u2019aime pas désigner par leur nom propre; reste d\u2019une mentalité primitive où le mot s\u2019identifie avec la notion qu\u2019il exprime.De là des expressions détournées ou affaiblies, que l\u2019on renouvelle à mesure qu\u2019elles désignent trop clairement l\u2019objet qu\u2019on voulait éviter de nommer.Le langage est quelque chose de discontinu, et dans l\u2019espace et dans le temps.Il y a des différences entre les individus d\u2019une même génération; il y en a plus encore de génération en génération.L\u2019enfant ne parle pas la même langue que ses parents; il acquiert des termes nouveaux, ou donne à des termes anciens des acceptions nouvelles.Ceci tient à ce qu\u2019un mot n\u2019éveille pas toujours exactement la notion exprimée par ce mot, mais que la notion que son 64 ANNALES DE LACFAS audition évoque en nous demeure assez confuse, et que des substitutions se produisent (noms des arbres, des parties du corps, des opérations des sens).Aussi arrive-t-il que des groupes de mots primitivement unis se dissocient, et évoluent chacun de son côté, aboutissant à prendre des acceptions tout à fait différentes.En outre, les notions se transforment, et avec elles le sens des mots qui les expriment.Aucun anglais actuellement ne se représente que lord veut dire à l\u2019origine le « gardien du pain » et lady « celle qui pétrit le pain ».Le changement des conditions d\u2019existence a déterminé le changement de sens.Influence de la mode.L\u2019analogie joue un rôle fondamental dans les opérations de l\u2019esprit, et naturellement dans les opérations du langage.Si elle s\u2019exerce surtout dans le domaine de la morphologie et de la syntaxe, elle n\u2019influe pas moins sur le vocabulaire: et l\u2019étymologie populaire est en grande partie un phénomène d\u2019analogie.Elle joue un rôle considérable dans la déformation des noms communs dérivés de noms propres (pipe de Kummer devenant pipe d'écume de mer, etc.).Une langue n\u2019est jamais homogène, même dans les civilisations les plus simples (différences d\u2019âge, de sexe; vocabulaire religieux ou magique).Cette différenciation se complique à mesure que la civilisation se complique et se perfectionne.La langue commune et les langues techniques; emprunts et influences réciproques.Un mot varie de sens suivant les différents milieux qui l\u2019emploient (par exemple opération); une même notion s\u2019exprime diversement suivant qu\u2019elle est dans la bouche de telle ou telle catégorie d\u2019individus (langues de métier, argots).Et comme il n\u2019y a jamais de cloison étanche entre ces diverses façons de s\u2019exprimer, certaines expressions arrivent soit à prendre un sens spécial, soit à perdre celui qu\u2019elles avaient, et les sujets qui les employaient sont-ils amenés, dans ce dernier cas, à les renouveler pour leur conserver leur caractère secret.Le langage apparaît ainsi comme le reflet de la vie avec tout ce qu\u2019elle a d\u2019affectif et de mouvant.Il est l\u2019expression exacte de la vie psychologique de l\u2019homme et des conditions dans lesquelles évolue la société humaine. ANNALES DE L ACF AS I 65 3.BANQUET DE CLÔTURE Le cinquième congrès de l\u2019ACFAS s\u2019est terminé par un banquet au Cercle Universitaire le 12 octobre sous la présidence d\u2019honneur de l\u2019honorable Albini Paquette, secrétaire de la province, et la présidence active du F.Marie-Victorin, nouveau président de l\u2019ACFAS.Allocution du président de VACFAS A l\u2019issue du repas, le F.Marie-Victorin prononce l\u2019allocution suivante : Monsieur le ministre, M.le Maire, Mgr le Recteur, Mesdames et Messieurs, Le cinquième congrès de l\u2019ACFAS se termine ce soir, suivant la tradition, par ce que l\u2019on est convenu d\u2019appeler: des agapes fraternelles.Les hommes de science, sauf de brillantes exceptions comme le Dr Léo Pariseau et le Dr Georges Préfontaine, sont plus ou moins des primitifs en matière de cuisine, non pas en vertu d\u2019une déficience congénitale de l\u2019estomac et des organes circonvoisins, mais plutôt à cause du mauvais fonctionnement périodique d\u2019une glande à sécrétion externe de grande importance: l\u2019escarcelle! Et c\u2019est pourquoi l\u2019ACFAS s\u2019abstient d\u2019organiser annuellement l\u2019une de ces boustifailles dont on parle ensuite longtemps sans se les rappeler beaucoup.Si modeste qu\u2019il soit, ce dîner a son très grand charme car il réunit la courageuse famille de ceux qui, le ventre creux, entretiennent héroïquement le feu au foyer nouveau de la science canadienne^ rançaise.Je regrette vraiment que le déclic implacable de la roue qui tourne ait déjà enlevé de la présidence de l\u2019ACFAS notre distingué collègue, Georges Maheux.Vous le regretterez avec moi.Il est grand, très grand.Il possède parmi tant d\u2019autres qualités un art essentiellement français, 66 ANNALES DE L\u2019ACFAS un art qui se perd.Quoi qu\u2019il arrive, il sait sourire.Dans les circonstances critiques, il manie avec succès le hochet du calembour, si dangereux entre des mains novices, si dangereux qu\u2019il ne convient qu\u2019aux hommes d\u2019esprit, précisément ceux qui pourraient s\u2019en passer.Mais si Georges Maheux se maquille ainsi, ce n\u2019est pas par goût ou par atavisme, mais uniquement pour mieux entrer partout où il a affaire.Je m\u2019abstiens de le juger au point de vue de l\u2019important Service de la Protection des Plantes que sa province lui a confié.M.le ministre de l\u2019Agriculture, l\u2019hon.Bona Dussault, et son sous-ministre, M.Albert Rioux, sont les juges en cette matière et je sais tout le bien qu\u2019ils pensent de lui.Qu\u2019il me suffise d\u2019attirer l\u2019attention sur la responsabilité qui repose sur les épaules de cet homme! C\u2019est une sentinelle qui doit être sans cesse sous les armes.Ses ennemis sont infimes, mais ils sont légion.Ces ennemis sont la graine et la spore, le diptère et le coléoptère.C\u2019est lui qui, pendant que vous dormez, monte la garde auprès de votre jardin.Les milliers de spores malfaisantes qui, dans l\u2019air nocturne, volent silencieusement vers nos champs de blé peuplent son sommeil d\u2019affreux cauchemars.On sait bien que la Nature se perpétue, se transforme et s\u2019équilibre par une série d\u2019explosions biologiques qui souvent conspirent et jouent contre nous.L\u2019homme doit lutter pour son existence en luttant contre la Vie elle-même, contre le pullulement des vies qui ne sont pas la sienne.On a démontré que sur chaque jour de travail à la ferme, deux heures vont à nourrir les convives non invités.Et il est de connaissance certaine que sur le seul territoire des États-Unis, les insectes infligent à l\u2019agriculture une perte annuelle de deux milliards de dollars.Telle est la tâche quotidienne de notre ancien président.Mais il n\u2019est pas seulement l\u2019homme de cette tâche.Il est aussi un éveil-leur d\u2019hommes et d\u2019énergies.Son passage à la présidence de l\u2019ACFAS aura été marqué par l\u2019entrée en lice, sur le terrain de la production scientifique, de toute une élite de jeunes venus des rangs du personnel de nos services provinciaux de l\u2019Agriculture.A notre grande joie, leurs travaux ont permis d\u2019ouvrir à ce congrès, et pour la première fois, une section d\u2019agronomie que présidait le très distingué et très compétent sous-ministre de l\u2019Agricul- ANNALES DE L\u2019ACFAS 67 ture, M.Albert Rioux.Est-il besoin de rendre hommage ici à l\u2019hon.Bona Dussault sous la paternelle direction de qui ce travail a été accompli?Dans le même ordre d\u2019idées, je m\u2019en voudrais de ne pas signaler le grand développement qu\u2019a pris, grâce à l\u2019entrée en lice de l\u2019Institut Pédagogique Saint-Georges, notre section de Pédagogie.L\u2019hon.Secrétaire provincial, qui s\u2019intéresse particulièrement à cet institut, ne manquera pas de remarquer que sur 17 contributions, 13 viennent de l\u2019Institut Pédagogique Saint-Georges.Votre nouveau président, mesdames et messieurs, se donnera à sa tâche en suivant son prédécesseur à la trace.Il sera puissamment aidé par cette pure merveille d\u2019activité et d\u2019organisation qu\u2019est l\u2019ubiquiste secrétaire de l\u2019ACFAS, M.Jacques Rousseau.Il est fort délicat de parler des siens, mais il ne faudrait pas que l\u2019on oublie que, malgré tous les dévouements qui se sont exercés en faveur de l\u2019ACFAS, cette grande confédération culturelle sur quoi le pays compte aujourd\u2019hui, plus que jamais, n\u2019existerait plus aujourd\u2019hui si M.Rousseau, à un certain moment, ne l\u2019avait rescapée, ne l\u2019avait remise debout au prix d\u2019un immense labeur et de quelques nécessaires batailles rondement menées.Nous avons entendu aujourd\u2019hui le rapport du secrétaire général.Faut-il rappeler encore en quelques courtes phrases l\u2019œuvre accomplie silencieusement par l\u2019ACFAS durant l\u2019année courante?Je dis silencieusement, car le temps est venu, semble-t-il, où, sans sacrifier l\u2019action publique, l\u2019ACFAS doit travailler en profondeur.Au prix de patientes démarches, l\u2019ACFAS a enrichi ses cadres.Cinq nouvelles sociétés sont venues à elle.Elle a protégé discrètement le travail de nos jeunes scientifiques.Elle les a aidés dans la détresse présente à publier leurs travaux.Elle a soutenu directement et indirectement nos rares périodiques à tournure scientifique.Elle s\u2019est entremise auprès de nos gouvernements pour obtenir des bourses d\u2019étude, et, les ayant obtenues, elle les a distribuées et contrôlées.L\u2019ACFAS a prêté main forte à l\u2019admirable organisation des Cercles des Jeunes Naturalistes qui prolongent son action jusqu\u2019au rang le plus perdu du plus lointain village de la Laurentie.Elle a endossé l\u2019effort que l\u2019on faisait pour amener la création d\u2019un Institut de Géologie et libérer les Canadiens français d\u2019urie honteuse carence dans ce domaine essentiel de la science de la Terre. 68 ANNALES DE L ACFAS L\u2019ACFAS a aussi organisé des conférences.Mais ce n\u2019est pas à vous, Mesdames et Messieurs, qu\u2019il faut redire que là n\u2019est pas son travail principal.Nous nous mourons d\u2019académisme vide.Les conférences sont sans doute l\u2019une des manifestations de l\u2019activité scientifique, mais elles ne sont pas l\u2019activité scientifique elle-même.Elles ne remplacent pas, elles ne peuvent en aucune façon remplacer la vie du laboratoire.Comme résultat pratique, elles valent, ces conférences, ce que valent les institutions, les laboratoires qui leur fournissent des auditeurs en état de réceptivité.Si les conférences de M.Ernout, qu\u2019il nous fait un si grand plaisir de saluer ici ce soir, ont éveillé tant d\u2019intérêt parmi nous, ce n\u2019est pas seulement parce que M.Ernout est un homme charmant, et un érudit qui connaît tous les mystères de la naissance, de la vie et de la mort des mots, qui les suit à trace depuis le froid royaume du Saule, du Hêtre et du Bouleau jusque dans les Espagnes et les plaines de l\u2019Inde! C\u2019est aussi peut-être parce que, \u2014 sans qu\u2019il y ait d\u2019excès évidemment, \u2014 nos compatriotes qui ont vu des grammaires sont tout de même peut-être un peu mieux préparés à entendre M.Ernout qu\u2019à écouter tel de ses collègues qui viendrait disserter doctement de la vascularisation intranucellaire des Trigonosper-males ou du pouvoir cryptotoxique comparé des sels sodiques des acides saturés de la série acyclique! Dans notre bilan scientifique, ce qui compte, mesdames et messieurs, c\u2019est vous, c\u2019est ce que vous êtes, c\u2019est ce que vous faites modestement dans votre laboratoire, c\u2019est votre dynamisme et votre puissance de rayonnement.Et la grande tâche de l\u2019ACFAS et la plus difficile aussi, c\u2019est de vous soutenir dans votre labeur, c\u2019est d\u2019incliner vers vous ceux qui tiennent le pouvoir et l\u2019argent, l\u2019argent qui libère les intelligences, s\u2019il ne les crée pas; c\u2019est de vous aider à garder en vous la flamme et le vouloir, dans un pays et dans un état social où le présent grisâtre conspire avec un passé qui fut en somme une enfance gracieuse mais impuissante, pour faire de nous, en ce moment de tempête imminente, des défaitistes suivant la définition, ou ces autres défaitistes encore plus dangereux, les satisfaits.Votre tâche enfin, messieurs de l\u2019ACFAS, comme celle des associations similaires dans les grands pays scientifiques, c\u2019est de fournir aux universités, à nos deux universités encore au maillot, l\u2019inspiration ANNALES DE L\u2019ACFAS 69 et la direction dont elles ont besoin pour organiser fortement et l\u2019enseignement et la recherche scientifique.Cette inspiration et cette direction, on l\u2019attend de nous, mesdames et messieurs.Si nous nous dérobons à cette tâche, qui donc l\u2019assumera?Il est, je pense, inutile de dissimuler un fait qui crève les yeux: à peu près tout ce qui compte dans le domaine scientifique au Canada français appartient à l\u2019ACFAS.Si l\u2019on en veut une preuve tangible, je rappellerai que le représentant de l\u2019ACFAS auprès de l\u2019association-sœur de Paris a été cette année l\u2019Honorable Secrétaire provincial lui-même.Je rappellerai également que son sous-ministre, notre collègue Jean Bruchési a été et demeure l\u2019un des piliers de l\u2019ACFAS.L\u2019ACFAS est désormais une petite armée qu\u2019on n\u2019entamera pas, si elle se tient unie.Elle est de taille à faire respecter la science en ce pays.Elle est de taille aussi, à demander, au besoin, des comptes.Mesdames et Messieurs, ce matin Son Honneur le maire de Montréal nous recevait dans le déjà somptueux Jardin Botanique de la cité de Montréal et nous disait en termes très élevés comment dans son esprit l\u2019aspect économique des entreprises ne se sépare pas de l\u2019aspect culturel, scientifique et artistique.Ce soir, nous avons avec nous un représentant autorisé du gouvernement de la province de Québec.L\u2019honorable secrétaire provincial, qui est un homme de science doublé d\u2019un homme d\u2019esprit, et qui connaît l\u2019éthique des milieux scientifiques, serait sans doute à la gêne si l\u2019ACFAS faisait des pirouettes pour le remercier de l\u2019aide accordée à notre société.Il sait que l\u2019Etat ne fait que son devoir strict en patronnant une œuvre culturelle de l\u2019envergure de l\u2019ACFAS, qui est la charpente même de notre édifice scientifique.Mais, d\u2019autre part, il est tellement facile pour un gouvernement, tiraillé par tous les besoins et par tous les appétits, de ne pas l\u2019accomplir, ce devoir, que l\u2019honorable ministre peut tout de même accepter de nous, au nom de son gouvernement, un honnête merci.Sur la colline parlementaire, là-bas, nul n\u2019est plus à même que l\u2019honorable M.Paquette de comprendre nos besoins et nos difficultés, nos angoisses spirituelles et nos batailles pratiques.Et nul aussi, depuis qu\u2019elle existe, n\u2019a accordé autant de confiance à l\u2019ACFAS.Laissez-moi vous raconter quelque chose.L\u2019année académique universitaire de 1937 s\u2019achevait dans le noir et chacun sait à quelle 70 ANNALES DE L\u2019ACFAS extrémité les jeunes universitaires en particulier étaient réduits.Tous ceux qui, sentant leurs déficiences, avaient l\u2019habitude de prélever sur leur maigre traitement pour aller suivre des cours de perfectionnement aux Etats-Unis étaient désemparés.M.Rousseau et moi allâmes au nom de T ACF AS exposer cette cruelle misère à M.Paquette à son bureau à Montréal.Au lieu de nous demander une liste et de faire des enquêtes sur les allégeances politiques, M.Paquette nous mit dans la main la somme que nous lui demandions et qu\u2019il trouva Dieu sait où, et il nous dit à peu près ceci: Allez! que l\u2019ACFAS étudie les cas avec discernement et aide qui doit être aidé.Je vous fais entièrement confiance en cette matière.Mesdames et Messieurs, ce sont là des paroles d\u2019hommes d\u2019État, et une assurance de plus que la politique ne réussira pas à faire un politicailleur du premier citoyen de Mont-Laurier.Et on le verra bien, quand bientôt se posera la brûlante question du relèvement de l\u2019Université de Montréal.Devant la magnitude de ce problème, l\u2019ACF AS, qui peut fournir des idées, est autrement bien impuissante.La parole sera aux hommes d\u2019État et à leurs conseillers, qui devront faire litière à la fois d\u2019un sentiment populaire hostile irraisonné et de certaines normes universitaires qui nous sont propres et qui détonnent dans une université moderne.La présence à cette table de Mgr le recteur et de M.Victor Doré, qui portent sur leurs épaules le poids des malheurs de l\u2019Université de Montréal, aux côtés du Secrétaire provincial, est un symbole.C\u2019est un rayon rose qui annonce l\u2019aurore, une aurore qui ne sera peut-être pas celle rêvée par tel ou tel d\u2019entre nous, n\u2019en doutons pas, mais qui sera une aurore tout de même, pleine de lumière et de fraîcheur retrouvées.N\u2019ayant pas mission pour parler au nom de l\u2019Université où je ne suis qu\u2019un simple soldat et qui doit tenir ses pieds en ligne avec ceux des autres, et hors des plats autant que possible, je ne veux pas en dire davantage sur ce point et je me hâte de conclure ces quelques notes pour vous donner l\u2019avantage d\u2019entendre des voix plus agréables et plus autorisées.Mesdames et Messieurs, j\u2019ai dans mes petits papiers, et depuis longtemps, une page significative et que j\u2019espérais bien passer quelque jour ou quelque part, en une occasion comme celle-ci où il vous ANNALES DE L\u2019ACFAS 71 faut parler non pas parce que vous avez quelque chose de très fort à dire, mais parce que c\u2019est votre tour.L\u2019occasion est inespérée et c\u2019est donc sur une demi-page d\u2019Alfred de Vigny que, pour étrange que cela paraisse, le nouveau président de l\u2019ACFAS veut laisser à ses réflexions la phalange scientifique qui l\u2019entoure.Thomas Chatterton, génial enfant caché sous un nom d\u2019emprunt, publia en un style archaïque imité du moyen âge des poèmes très parfaits qui mystifièrent une partie de ses contemporains.Alfred de Vigny a fait de cette extraordinaire figure littéraire le héros de l\u2019une de ses pièces.Au troisième acte, Chatterton a maille à partir avec le Lord-maire de Londres apparemment moins ami des choses de l\u2019esprit que le Maire de Montréal.Ecoutez: « .Votre histoire est celle de mille jeunes gens.Vous n\u2019avez rien pu faire que vos maudits vers.Et à quoi sont-ils bons, je vous prie?Je vous parle en père, moi! Un bon Anglais doit être utile au pays.Voyons un peu quelle idée vous faites-vous de nos devoirs à tous, tant que nous sommes ?» « Je crois les comprendre, milord, répond Chatterton.L\u2019Angleterre est un vaisseau.Notre île en a la forme: la proue tournée au nord, elle est comme à l\u2019ancre au milieu des mers, surveillant le continent.Sans cesse, elle tire de ses flancs d\u2019autres vaisseaux faits à son image et qui vont la représenter sur toutes les côtes du globe.Mais c\u2019est à bord du grand navire qu\u2019est notre ouvrage à tous.Le roi, les lords, les Communes sont au pavillon, au gouvernail et à la boussole.Nous autres, nous devons tous avoir les mains aux cordages, monter aux mâts, tendre les voiles et charger les canons: nous sommes tous de l\u2019équipage, et nul n\u2019est inutile dans la manœuvre de notre glorieux navire.» « Mais que diable peut bien faire le poète dans la manœuvre ?» Et Chatterton de répondre:
de

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