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Titre :
Annales de l'A.C.F.A.S.
Éditeur :
  • Montréal (Québec) :Association canadienne-française pour l'avancement des sciences,1935-1995
Contenu spécifique :
1946
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
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Annales de l'A.C.F.A.S., 1946, Collections de BAnQ.

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[" ANNALES DE L\u2019ACFAS > , ' s\\\" mm B-'.Si M.l\u2019Abbé J.-W.LAVERDIÈRE Président de V ACF AS depuis le 8 octobre 1945 Volume 12 1946 ANNALES DE l/ACFAS oSOCIATION CANADIENNE-FRANÇAISE POUR L'AVANCEMENT DES SCIENCES MONTREAL.Canada Les ANNALES DE L\u2019ACFAS sont publiées annuellement par l\u2019Association canadienne-française pour l\u2019Avancement des Sciences qui a son siège social au Jardin botanique de Montréal, Canada.Le volume XII est sorti des presses le 15 juin 1946. SOMMAIRE * I.\tConseil d\u2019administration de l\u2019ACFAS pour l\u2019année 1945-46.15 II.\tRapport du secrétaire de l\u2019ACFAS pour l\u2019exercice 1944-45.17 Appendice.Bibliothèque de l\u2019ACFAS: Donateurs.\t24 III.\tRapports annuels des Sociétés affiliées:1 Société de Biologie de Montréal (1924).25 Société canadienne d\u2019Histoire naturelle et Cercles des Jeunes naturalistes (1924).27 Société médicale de Montréal (1924).51 Société de Mathématiques de Montréal (1924).28 Société de Philosophie de Montréal (1924).29 Société historique de Montréal (1924).30 Société de Mathématiques de Québec (1929).31 Société tipnéenne de Québec (1930).31 Société de Physique et de Chimie (1932).32 Société lévisienne d\u2019Histoire naturelle (1932).33 Société Provancher d\u2019Histoire naturelle (1933).33 Société d\u2019Études médiévales Albert le Grand (1933)___ 34 Société de Stomatologie de Québec (1934).35 Société zoologique de Québec (1934).35 1.Entre parenthèses, date d\u2019affiliation. 8 ANNALES DE L\u2019ACFAS Société agronomique de Québec (1934).36 Société du Parler français au Canada (1934).36 Institut de chimie du Canada, section de Québec (1935)\t37 Société historique et littéraire acadienne (1935).38 Société philosophique de Québec (1925).38 Société des Sciences morales et politiques (1935).38 Société canadienne-française d\u2019Électrologie et de Radiologie médicales (1935).38 Société médicale de Québec (1935).38 Société médicale des Hôpitaux universitaires de Québec (1935).39 Société de Sylviculture de Québec (1935).41 Société d\u2019Histoire naturelle de la Pocatière (1936).41 Société agronomique de Sainte-Anne-de-la-Pocatière (1936).41 Société dentaire de Montréal (1936).52 Société thomiste de l\u2019Université d\u2019Ottawa (1937).42 Société historique de Joliette (1937).43 Société de Géographie de Québec (1937).44 Société trifluvienne d\u2019Histoire régionale (1937).44 Société d\u2019Histoire régionale de St-Hyacinthe (1937).\t44 Société de Pédagogie de Montréal (1938).52 Société d\u2019Histoire régionale de Québec (1938).44 Société agronomique de l\u2019Institut agricole d\u2019Oka (1939).\t45 Société médicale vétérinaire de la province de Québec (1939).46 Société scientifique de l\u2019Outaouais (1939).46 Société de Phtisiologie de Québec (1939).46 ANNALES DE L ACFAS 9 Société historique de Rigaud (1940).47 Société de Géographie de Montréal (1940).47 Société d\u2019Etudes techniques (Sorel) \u2014 (1941).48 Société d\u2019Histoire régionale du nord de l\u2019Outaouais (1944).48 Société d\u2019Histoire des Cantons de l\u2019Est (1942).48 Société historique du Nouvel-Ontario (1943).48 Société du Musée Provancher (1943).49 Centre de Québec de la Société Royale d\u2019Astronomie du Canada (1944).49 Société canadienne d\u2019Endocrinologie (1944).49 Société des Études grecques (1945).51 IV.Le treizième congrès (Montréal, 1945): a)\tCompte rendu général.53 b)\tRésumés des communications présentées.63 Section I: Mathématiques, Physique, Chimie et Sciences connexes 1.\tEssais sur la qualité des pois à soupe (suite).\u2014 Paul Riou et Frère Hormisdas.63 2.\tMéthode calorimétrique d\u2019identification des différentes variétés de cristaux de carbonate de sodium dans une solution.\u2014 Léon Lortie et André Rochon.63 3.\tÉtude des conditions de fonctionnement d\u2019une méthode de détection des formiates et des acétates.\u2014 Léon Lortie, Pierre Demers et André Rochon.64 4.\tLes polyèdres réciproques et leur application à la statique des treillis à trois dimensions.\u2014 Eryk Kosko.64 5.\tQuelques remarques concernant les unités de brillance et la brillance même.\u2014 Joseph Pawlikowski.'.64 6.\tLa purification de l\u2019amidon.\u2014 Elphège Bois.65 10 ANNALES DE l\u2019aCFAS 7.\tEssais d\u2019imprégnation de quelques bois québécois.\u2014 Joseph Risi et L.-P.Amiot.65 8.\tLe cycle Carnot a-t-il le meilleur rendement possible ?Boleslaw Szcze- NIOWSKI.65 9.\tLe bromure de 9-octadécényl diméthyl éthyl ammonium.Un nouveau ger- micide.\u2014 Adrien-S.DuBois.66 10.\tÉtude des coefficients locaux de transport de la chaleur.Albert Cholette .\t66 11.\tÉtude des conditions de stabilité des oscillateurs électroniques à contrôle auto- matique d\u2019amplitude.\u2014 Henri Audet.'.66 12.\tExtraction du fer sans titanium en partant des magnétites titanif'eres.\u2014 Louis Bourgoin.67 13.\tObtention facile d\u2019un métal riche enfer par réduction des sables noirs magné- tiques de la côte-nord du Québec.\u2014 Louis Bourgoin.67 14.\tL\u2019absorption des mésotrons lents par le plomb, le fer, l\u2019aluminium et l\u2019eau.\u2014 Henri-Paul Koenig.68 15.\tPréparation des dérivés organo-magnésiens sans éther.\u2014 Roger Barré et Jacques DeRepentigny.69 16.\tAction des dérivés organo-magnésiens sur les orto-esters.\u2014 Roger Barré et Benoît Ladouceur.69 17.\tPrécipitation et identification faciles des cations du groupe du sulfydrate d\u2019ammonium.\u2014Léon Lortie et Hubert Laniel.69 18.\tDiffraction des rayons-x: structure fine.\u2014 Roger Potvin.70 19.\tAnalyse polarométrique de l\u2019oxygène dissous avec une microélectrode de platine.\u2014 Paul-A.Giguère et Louis Lauzier.70 Section 2: Minéralogie et Géologie 1.\tTrilobites ordoviciens de la ville de Québec.\u2014 Franco R asetti.71 2.\tFossiles du Cambrien moyen dans la province de Québec.\u2014Franco Rasetti 71 3.\tStructure de la Mine Federal Zinc and Lead, Gaspésie.\u2014 Paul-Émile Auger.72 4.\tGéologie et structure des roches du Canton Carpentier, Abitibi.\u2014 Marcel Tiphane.72 5.\tL\u2019éboulis de St-Louis de Bonsecours.\u2014 Abbé J.-W.Laverdière et Père Léo-G.Morin, c.s.c.72 6.\tEffet mécanique de l\u2019eau sur les argiles dans les éboidis.\u2014 Paul-Émile Auger.73 ANNALES\tDE\tL\u2019ACFAS\t11 7.\tTerrasses de pâturage.\u2014 P.Léo-G.Morin, c.s.c.73 8.\tÉtendue et possibilités agricoles des dépôts glacio-lacustres du Québec en dehors du « Clay Belt ».\u2014\tCarl\tFaessler.74 9.\tIndex des cartes et autres illustrations géologiques du Canada.\u2014 Cari \u2022\tFaessler.74 Section S: Botanique 1.\tNote préliminaire sur quelques substances antiprotonémiques.\u2014 J.-Émile Jacques.74 2.\tL\u2019occurrence de cônes hermaphrodites sur un Picea glauca.\u2014 Roger Gau- thier.75 3.\tLa flore du lac Mistassini.\u2014 Jacques Rousseau et Ernest Rouleau.75 4.\tNouvelles additions à la flore lichénologiqve et bryologique de VAmérique du Nord, du Canada et du Québec.\u2014 Abbé Ernest Lepage.76 5.\tLes Eleocharis de la série Palustriformes à la Baie James.\u2014 Abbé Ernest Lepage.76 6.\tQuelques introductions récentes dans le Québec.\u2014 Abbé Ernest Lepage et Lionel Cinq-Mars.77 8.\tQuelques stations nouvelles de Ginseng.\u2014 Marcel Raymond.77 9.\tLe problème des mauvaises herbes au Jardin botanique.\u2014 Marcel Raymond et James Kucyniak.78 10.\tLe Dryopteris hexagonoptera dans le Québec.\u2014 Marcel Raymond et James Kucyniak.78 11.\tMise au point sur les Rubus du Québec.\u2014 Marcel Raymond.79 12.\tUne mousse nouvelle pour l\u2019Amérique du Nord: Aulacomnium palustre var.fasciculare.\u2014James Kucyniak.79 13.\tRelation entre le développement des caries du sapin et le site.\u2014 René Po- merleau.79 14.\tIntérêt des mesures microcalorimétriques pour l\u2019étude de la germination des semences.\u2014Henri Prat et E.Calvet.80 Section 4' Zoologie et biologie générale 1.Une nouvelle forme de goitre: la scléro-lympho-limpomatose thyroïdienne.\u2014 Louis-Charles Simard.80 12 ANNALES DE L ACFAS 2.\tInsuffisance hépatique et résistance à Varsenic (suite).Paul Lemonde .\t81 3.\tMéthode de dosage de Vaminopyrine \u2014 comparaison entre Vabsorption rectale et l\u2019absorption intestinale de ce composé chez le rat.\u2014 Fernand Séguin.81 4.\tExcitation de la corde du tympan et du pneumogastrique par des courants progressifs.\u2014 Maurice Blais et Eugène Robillard.81 5.\tAction des sulfamidés sur la coquille de l\u2019oeuf chez la poule.\u2014 Paul Genest et Richard Bernard.82 6.\tA propos de l\u2019origine du mésoblaste chez l\u2019oeuf humain.\u2014 Wilbrod Bonin .\t82 7.\tÉtude des propriétés pharmacologiques de l\u2019annotinine, alcaloïde extrait de Lycopodium annotinum.\u2014 Guy Marier et Richard Bernard.\t83 8.\tL\u2019adaptation au froid du rat blanc et de la teneur en acide ascorbique de ses tissus.\u2014 Mercedes Thérien et\tLouis-Paul Dug al.83 9.\tEmploi de l\u2019acide oxalique pour les plaies et son influence sur la teneur en Ca du sang.\u2014 L.Desaulniers et Louis-Paul Dugal.84 10.\tAction du chlorhydrate de \u2014 2-Naphtyl\u2014 (V) \u2014 méthyl-imidazoline (Pri- vine) sur la mécanique respiratoire.\u2014 Jacques Lussier et Eugène Robillard.84 11.\tModifications histologiques au niveau du rein chez le rat blanc hépatec- tomisé ou opéré à blanc.\u2014 G.Manseau, A.DesMarais et L.-P.Dugal.84 12.\tHépatectomie partielle et résistance à la Privine (chlorhydrate de 2\u2014(naptyl \u2014 l\u2019-méthyl) \u2014 imidazoline).\u2014 André DesMarais et Louis-Paul Dugal.85 13.\tNotes sur les tenthrédinides de la région de l\u2019Abitibi.\u2014 Frère Adrien Robert, c.s.v.85 14.\tQuelques diptères corticophages du Popidus tremuloides.\u2014 Frère Adrien Robert, c.s.v.86 15.\tLa thermogénèse des cultures bactériennes.\u2014 Henri Prat, J.Fricker et E.Calvet.86 Section 5: Agronomie et médecine vétérinaire 1.\tInfluence du mode de protection des chrysalides sur le potentiel de survie de certains insectes nocifs.\u2014 Georges Maheux.86 2.\tL' rôle de l\u2019histoire naturelle dans la formation du jeune rural.\u2014 Georges Maheux.\u2022.87 3.\tÉtude sur les niveaux optima d\u2019azote, d'azide phosphorique et de potasse *\u2019* ' dans la fertilisation des tabacs à cigare.\u2014 Richard Bordeleau.\t87 ANNALES DE L\u2019ACFAS\t13 4.\tLa clé des sols du comté de Châteauguay.\u2014 Roger Baril.88 5.\tLe criblage des semences et la lutte contre les mauvaises herbes.\u2014 Richard Cayouette.88 6.\tComportement de la blatte germanique dans un incubateur à température constante.\u2014 Paul Morisset.88 7.\tLe charançon du fraisier sur l\u2019île d\u2019Orléans.\u2014 Paul Morisset.89 8.\tContribution à l\u2019étude des Culicèdes {diptères) du Québec.\u2014 Georges Gau- thier et abbé Ovila Fournier.89 9.\tContribution à l\u2019étude des insectes aquatiques de l\u2019étang Anderson (bassin de la Chaudière), Québec.\u2014 Georges Gauthier et abbé Ovila Fournier.90 10.\tLe comportement de la coccinelle mexicaine des haricots dans le Québec.\u2014 Georges Gauthier et André Doyle.90 11.\tExpérience sur la pulvérisation des pommes de terre en 1944.\u2014 Elzéar Campagna et Henri Généreux.90 Section 6: Pédagogie et Psychologie expérimentale 1.\tCorrection rapide du Questionnaire de la personnalité Bemreuter-Ottawa.\u2014 Roland Vinette.91 2.\tÉtude sur les Épreuves d\u2019habileté mentale de Paul L\u2019Archevêque.\u2014 Roland Vinette.91 3.\tLes tests et la sélection des candidats à l\u2019enseignement.\u2014 Roland Vinette .\t91 4.\tPrécoces, normaux et retardataires dans nos écoles.\u2014Charles Bilodeau.\t92 5.\tPsychologie différentielle d\u2019après les rédactions spontanées de nos écoliers.\u2014 Frère Urbain-Marie, i.c.92, 6.\tNévrose et habitus.\u2014 Père Noël Mailloux, o.p.93 7.\tOrdre des matières scolaires de 6e année en fonction des préférences des élèves.\u2014 Frère Grégoire, é.c.93 Section 7: Sciences morales et sciences sociales 1.\tL'anthropologie et le folklore à l\u2019Université.\u2014 Marius Barbeau.93 2.\tLe problème Colomb-Vespuce.\u2014 Philippe Panneton-Ringuet.94 3.\tEthnobotanique des Abénaquis de la Réserve d\u2019Odanak.\u2014 Jacques Rous- seau.94 14 ANNALES DE l\u2019ACFAS 4.\tNotes géographiques sur la frontière de l\u2019Ungava; a) la typonymie du lac Mistassini; b) les monts Watshish existent-ils ?\u2014 Jacques Rousseau 94 5.\tNote sur Vethnozoologie mistassini.\u2014 Jacques Rousseau.95 6.\tLes\tsources de documentation cartographiques\tau Canada.-\u2014\tBenoît Brouil- LETTE.95 7.\tLa\tdivision de la ville de Québec\ten\tarrondissements de\trecensement.\u2014 Jean-C.Falardeau.95 8.\tEsquisse de la région métropolitaine de Québec.\u2014Jean-C.Falardeau.\t96 9.\tStructure sociale d\u2019un village de banlieue évolué.\u2014Jean-C.Falardeau et Gaston Blanchet.96 10.\tJean DeLisle, notaire et amateur de sciences.\u2014 Léon Lortie.96 11.\tCent ans de mathématiques dans la province de Québec (1775-1878).\u2014Léon Lortie.97 12.\tLa première grammaire grecque au Canada.\u2014 Maurice Lebel.97 13.\tLes\timages dans l\u2019Antigone de\tSophocle.\u2014\tMaurice Lebel.97 V.\tLe président de PACFAS pour 1945-46: M.l\u2019abbé J.-W.Laverdière.99 Notes biographiques.99 VI.\tDiscours présidentiel, congrès de l\u2019ACFAS, 1945.« Histoire et Vie Nationale », par Jean Bruchési, président sortant.105 VII.\tEtat Sommaire des Revenus et Dépenses et Rapport du Vérificateur.123 VIII.\tIndex des noms de personnes 125 16 ANNALES DE L\u2019ACFAS Trésorier M.VICTOR DORÉ Surintendant de l\u2019Instruction publique Les autres membres du Conseil d\u2019administration MM.GEORGES MAHEUX JULES LABARRE LIONEL DAVIAULT P.LÉO-G.MORIN, c.s.c.MM.WILBROD BONIN CYRIAS OUELLET ADRIEN POULIOT LOUIS BOURGOIN Le président de l\u2019Office des Recherches scientifiques: M.PAUL RIOU Le président sortant: M.JEAN BRUCHÉSI Le chef du Secrétariat RAYMONDE CREVIER II.RAPPORT DU SECRETAIRE DE L\u2019ACFAS pour l\u2019exercice 1944-45 Messieurs, La vingt-deuxième année de l\u2019ACFAS, commencée avec le congrès tenu à Québec les 8 et 9 octobre 1944, se termine ce soir.On comptait l\u2019an dernier 232 congressistes réguliers et 65 dames congresssistes.Le programme comportait 120 communications dont 97 figurent dans le rapport paru dans le 1 le volume des Annales de l\u2019ACFAS.Les 23 autres ont été éliminées soit parce qu\u2019elles n\u2019ont pas été effectivement présentées, soit parce qu\u2019un jury préposé à la lecture des résumés, les a jugées dépourvues d\u2019observations originales.Le Conseil d\u2019administration en fonction pendant l\u2019exercice courant comprenait: Président: Jean Bruchési 1er vice-président: Abbé J.-W.Laverdière 2e vice-président: Louis-Charles Simard Secrétaire général: Jacques Rousseau Secrétaires adjoints: Joseph Risi Marcel Raymond Trésorier: Victor Doré Président sortant : A.-O.Dufresne Autres directeurs: Jules Brunel Adrien Pouliot Lucien Piché 18 ANNALES DE L\u2019ACFAS Paul RlOU Georges Maheux Louis Bourgoin Jules Labarre P.Léo-G.Morin, c.s.c.Représentant de l\u2019Office des Recherches scientifiques Paul Riou Le Conseil a tenu 8 réunions au cours de l\u2019année.Les conférences de l\u2019année, par les personnes suivantes: Barbeau, Marius Baudoin, A.Bellegarde, Dantès Blanc, Paul Cru ch et, René De Lacretelle, Jacques Doustin, Daniel Ducharme, P.Lionel, o.m.i.Dufresne, Origène Dugal, Louis-Paul Ernout, Alfred Fou cher, R.-Brito Giguère, Paul-A.se chiffrant à 27, ont été données Lacour-Gayet, Robert Ladner, Oscar Lamarque, Paul Lortie, Léon Léger, Fernand Lévi-Strauss, Claude Picard, Roger Provencher, Paul Rousseau, Jacques Ristelhueber, René Vanderveldt, P.F.-J., o.f.m.Zilboorg, Gregory ANNALES DE L\u2019ACFAS 19 Le onzième volume des Annales de l\u2019ACF AS, paru au début de l\u2019année 1945, renfermait comme les années précédentes, outre les rapports du secrétaire de l\u2019ACFAS et des Sociétés affiliées, un compte-rendu du congrès, les résumés des communications présentées, sauf ceux rejetés par le jury, le discours présidentiel de M.A.-O.Dufresne, des notes biographiques et bibliographiques sur le président élu, et une brève étude intitulée: «Le Frère Marie-Victorin et l\u2019ACFAS.» En vertu d\u2019un nouveau règlement, l\u2019Association avait confié à MM.Marion, Rasetti et Préfont aine le soin de présider au choix du titulaire de la médaille Léo Pariseau.Les membres du jury seront nommés à l\u2019avenir pour trois ans, à raison d\u2019un par année.Pour le premier cycle, les membres ont été nommés respectivement pour un, deux et trois ans.Le tirage au sort a établi l\u2019ordre suivant: le Dr Georges Préfont aine, un an, M.Léo Marion, deux ans; M.Franco Rasetti, trois ans.Comme aucune procédure ne liait le comité de la Médaille, ce dernier a proposé la suivante: a)\tOutre le président et le secrétaire général de l\u2019ACFAS, ex officio, membres du comité, les trois membres élus à l\u2019assemblée générale devraient représenter, l\u2019un l\u2019Université Laval, le deuxième l\u2019Université de Montréal et le troisième, les divers organismes scientifiques extra-universitaires, c\u2019est-à-dire le Conseil national des Recherches et les services scientifiques des gouvernements Fédéral et Provincial; b)\tLe prix peut être aussi bien décerné aux chercheurs du domaine des sciences morales que ceux des sciences pures.C\u2019est là l\u2019esprit du don du Dr Pariseau, avec qui le secrétaire de l\u2019ACFAS a pu s\u2019entretenir quotidiennement pendant les quelques semaines qui ont précédé la mort de celui-ci.Toutefois, rien ne s\u2019objecte, dans l\u2019esprit du donateur, à ce que cette médaille soit réservée ultérieurement à certaines disciplines scientifiques, si d\u2019autres fondations parallèles couvrent les autres domaines.Jusque là, il ne devrait y avoir aucune restriction, le Dr Pariseau ayant insisté pour que cette médaille soit « la médaille de l\u2019ACFAS )), telle que considérée actuellement ; c)\tLa médaille ne peut être donnée qu\u2019une fois à une personne; 20 ANNALES DE L ACFAS d) L\u2019ACFAS ne s\u2019engage pas à donner la médaille chaque année; é) La médaille ne peut être donnée que pour récompenser des recherches scientifiques pendant les quelques années précédant l\u2019octroi de la médaille.Il faut, en outre, que le détenteur ait encore une activité scientifique.En outre, parmi les candidats ayant à leur crédit une œuvre scientifique originale, il faudra envisager aussi la culture générale, et l\u2019aide apportée à l\u2019organisation de la recherche; /) Il semble préférable pour l\u2019attribution de la médaille, d\u2019établir un roulement entre les différentes disciplines.Pour le moment, il y aura trois classes: Sciences naturelles et biologiques; Sciences mathématiques, physique et chimie (bio-chimie comprise); Sciences morales et sciences sociales (histoire, géographie, ethnologie comprises).La médaille ayant été accordée l\u2019an dernier au Frère Marie-Victorin, relevant de la première section, elle devra l\u2019être cette année, à la deuxième section.Après une étude détaillée des divers candidats possibles le choix s\u2019arrête à l\u2019unanimité sur M.Paul-A.Giguère, professeur à l\u2019Université Laval de Québec.Les Sociétés adhérentes sont maintenant au nombre de 48 depuis l\u2019affiliation de la Société des Études grecques.L\u2019ACFAS a accordé trois octrois pour aider à l\u2019illustration d\u2019un mémoire de l\u2019abbé Ovila Fournier sur les Jardins zoologiques et de M.Henri Prat sur les Gradients histo-physiologiques dans l\u2019organogénèse végétale, et pour faciliter l\u2019impression d\u2019un mémoire de M.V.Vladykov sur la Biologie du marsouin.Quatre personnes ont bénéficié de bourses d\u2019étude, à savoir: Bourse Léo-Pariseau, octroyée à M.Robert Raymond pour des études d\u2019ichtyologie à l\u2019Université de Toronto; Bourse Marie-Victorin, à M.Ernest Rouleau, pour poursuivre des études botaniques au Gray Herbarium de l\u2019Université Harvard; Bourse Henri-Roy, à M.Paul l\u2019Archevêque pour des études de psychologie à l\u2019Université Columbia, en remplacement de M.Paul Lorrain de Québec, empêché de se prévaloir de la bourse qui lui avait été ANNALES DE L ACFAS 21 accordée.Bourse spéciale à M.Maurice L\u2019Abbé, pour des études de mathématiques à l\u2019Université de Princeton.Des élèves de nos institutions scientifiques ont obtenu des prix de l\u2019Association.Ce sont: Roger Brière, Faculté des Sciences, Université de Montréal; Jean-Joseph Villeneuve, École polytechnique de Montréal; Gilles Marchand, Faculté des Sciences, Université Laval; Lucien Cournoyer, Institut Agricole d\u2019Oka; qui n\u2019a pas attribué le prix cette année.École supérieure d\u2019Agriculture, Sainte-Anne-de-la-Pocatière.Bien que l\u2019activité du service d\u2019échanges ait été forcément restreinte pendant la guerre, nous avons néanmoins reçu 392 volumes et brochures, sans compter tous les périodiques habituels, déjà mentionnés, et deux nouveaux s\u2019ajoutant à ces derniers, et plusieurs cartes.Afin de faciliter un choix judicieux d\u2019officiers à élire à l\u2019assemblée générale, le Conseil propose d\u2019adopter la coutume suivie par de nombreuses associations similaires et de créer un comité « des nominations » comprenant le président, le président sortant, le Secrétaire général, le secrétaire de la région de Québec et trois personnes ne faisant pas partie du Conseil.Ce comité proposera un candidat pour chacun des postes soumis à l\u2019élection.Toutefois, il s\u2019agira là uniquement de simples candidatures et les membres de l\u2019ACFAS pourront, comme par le passé, proposer d\u2019autres candidats par voie régulière.Enfin, la procédure de ce « comité des nominations » ne fera pas l\u2019objet d\u2019un règlement spécial, mais relèvera du droit permettant à toute société de nommer des comités.Au cours de la dernière assemblée générale, les membres de l\u2019Association ont unaniment adopté les amendements suivants: 19.\tUn exécutif comprenant le président, le président sortant et le secrétaire général, transige les affaires urgentes dans les limites tracées par le Conseil; 20.\tLes comités de l\u2019Association comprennent ex officio le président et le secrétaire général.Us font rapport au 22 ANNALES DE L\u2019ACFAS Conseil d\u2019administration, à moins que celui-ci n\u2019en ait statué autrement; 21.\tChaque année, s\u2019il y a lieu, l\u2019ACFAS décerne une médaille dite « médaille de l\u2019ACFAS », destinée, dans l\u2019intention de son donateur, le Dr Léo Pariseau, à récompenser les hommes de science du Canada français qui ont le plus contribué, par leurs travaux de recherches, à l\u2019avancement des sciences chez nous.Le jury préposé au choix des candidats comprend, outre le président et le secrétaire ex officio, trois personnes nommées par l\u2019Assemblée générale pour une période de trois ans.Chaque année expire le terme d\u2019office d\u2019un membre du jury.Pour les deux premières années, il y aura tirage au sort; 22.\tLe Conseil d\u2019administration est autorisé à combler les vacances du Conseil d\u2019administration entre deux assemblées générales; 23.\tL\u2019ancien article 7 amendé, se lira « L\u2019ACFAS est administrée par un Conseil d\u2019administration comprenant seize directeurs, dont un président, deux vice-présidents, un secrétaire, un secrétaire adjoint pour le district de Québec, un secrétaire adjoint pour le district de Montréal, un trésorier, le président sortant, un membre fondateur (membre à vie), à savoir M.Victor Doré (les deux autres membres fondateurs étant décédés l\u2019an dernier), le président de l\u2019Office provincial des Recherches (ex officio) et de simples directeurs, pour compléter le nombre de seize; 24.\tRemplacer dans tous les articles l\u2019expression (( bureau de direction » par « conseil administration »; 25.\tDans l\u2019article 8, remplacer l\u2019expression « le secrétaire général et le secrétaire adjoint » par « le secrétaire général et les secrétaires adjoints »; 26.\tDans l\u2019article 9, remplacer (( le secrétaire adjoint par « le secrétaire adjoint pour le district de Québec ». ANNALES DE l\u2019ACFAS\t23 En outre, lors des deux dernières assemblées générales, l\u2019Association a adopté deux autres règlements de service, le premier interdisant d\u2019inscrire au programme du congrès les travaux soumis après la date de clôture, le second subordonnant l\u2019inscription des communications à la décision d\u2019un jury.L\u2019expérience a montré que ces deux règlements ne favorisent pas l\u2019avancement des sciences.Sans doute y a-t-il lieu de retenir une date de clôture, garantissant l\u2019inscription du titre au programme,\u2014 et des essais différents nous ont appris que la plus appropriée des dates était le 1er juillet\u2014; mais le secrétariat devrait être autorisé à ajouter les communications reçues subséquemment, si les circonstances matérielles le permettent.Bien plus, comme cela se pratique dans les grandes sociétés scientifiques, on devrait autoriser la présentation au congrès des communications inscrites après l\u2019impression du programme.C\u2019était la coutume que nous suivions autrefois et le secrétariat fournissait au président et au secrétaire des sections un programme mis à date.Toutes les communications originales étaient traitées sur le même pied lors de la rédaction des Annales.Un formalisme rigide, qui s\u2019oppose à la présentation de résultats acquis au cours de l\u2019été précédant le congrès, ne contribue qu\u2019à émasculer le programme et n\u2019aide en rien à l\u2019avancement des sciences.Sans doute cette pratique allège la tâche du secrétariat mais le congrès doit servir la science, non le secrétaire.Il est également dans l\u2019ordre d\u2019ignorer dans les Annales les communications qui n\u2019ont pas été effectivement présentées, ni celles qui, de l\u2019avis d\u2019un jury, n\u2019apportent pas d\u2019observations originales.Jusqu\u2019à l\u2019an dernier, nous suivions toujours cette pratique à l\u2019instar d\u2019associations similaires.Pour proposer la constitution d\u2019un jury d\u2019élimination, on avait invoqué la procédure de l\u2019Ame-rican Physiological Society.Or, le secrétaire de cette Société m\u2019écrit: « There is no selection committee to eliminate any paper ».Et c\u2019est là une solution sage.L\u2019expérience nous a appris qu\u2019il est presque impossible de réunir un tel jury, même très restreint.Cette procédure peut prêter également à la critique.Les critères varieront d\u2019un juge à l\u2019autre.Certain pourra se laisser influencer par des préjugés d\u2019école ou de clan.De plus, l\u2019acceptation officielle d\u2019un travail par un jury pourrait être interprétée comme un endossement par l\u2019ACFAS du travail soumis.Mieux vaut laisser aux auditeurs de la section la liberté de critiquer ! - APPENDICE BIBLIOTHÈQUE DE L\u2019ACFAS LISTE DES DONATEURS POUR L\u2019ANNÉE 1944-1945 American Geographical Society.\u2014 2 brochures.Blain, Auray.\u2014 2 tirages à part.Canada, archives publiques.\u2014 3 volumes.Canada, Ministère des Mines,\u2014 2 cartes, 1 brochure.Canada, Ministère des Pêcheries.\u2014 2 brochures.Canada, Ministère du Commerce (statistiques).\u2014 5 brochures.Colombie Britannique (Province).\u2014 154 brochures.Conseil national des Recherches.\u2014 2 brochures.Dansereau, Pierre.\u2014 1 tirage-à-part.États-Unis, Ministère de l\u2019Agriculture.\u2014 57 brochures.Jardin botanique de Montréal.\u2014 1 périodique.Krzesinski, abbé André.\u2014 2 brochures, 3 tirages à part.Laboratoires Desbergers-Bismol.\u2014 6 brochures.Maheux, Georges.\u2014 1 tirage à part.Minnesota Historical Society.\u2014 24 volumes.Mont Saint-Louis.\u2014 30 volumes.Québec, Ministère des Mines et des Pêcheries.\u2014 1 brochure.Ristelhueber, René.\u2014 1 brochure.Rousseau, Jacques, 20 brochures.\u2014 2 tirages à part._____________________________________________________________________________ III.RAPPORTS DES SOCIETES AFFILIEES 1.SOCIÉTÉ DE BIOLOGIE DE MONTRÉAL (.Fondée en 1922, affiliée en 1924) Le Conseil élu à l\u2019assemblée générale du 29 janvier 1945, comprenait : Président: Pierre Masson Vice-présidents: J.-L.Riopelle L.-P.Dugal Secrétaire-trésorier: André DesMarais Anciens présidents : L.-C.Simard Wilbrod Bonin Au cours des huit réunions régulières de la Société, les travaux suivants furent présentés: 20 novembre 1944.\u2014 A.Frappier et J.Denis: Résistance antituberculeuse du cobaye vacciné au B.C.G.par la méthode des piqûres superficielles multiples.\u2014 M.Girouard et E.Robillard: a) Une méthode de mesure de l\u2019anesthésie générale, b) Étude de l\u2019anesthésie provoquée par quelques barbyturiques azotés et en particulier par le diéthylaminobarbital (Upnos).4 décembre 1944.\u2014 J.-L.Riopelle: Histogénèse et morphologie comparée de l\u2019hypernéphrome vrai du réin et de l\u2019épithé-lioma rénal à cellules claires.\u2014 L.-P.Dugal et J.K.W.Ferguson: Effet des hautes altitudes sur le quotient respiratoire de l\u2019homme (air expiré et air alvéolaire). 26 ANNALES DE L ACFAS 18 décembre 1944.\u2014 Pierre Masson: Régénération et néoformation de corpuscules de Wagner-Meissner.\u2014 L.-P.Dug al et A.DesMarais: Hépatectomie partielle et résistance du rat blanc au chlohydrate de 2-(naphtyl-T-méthyl)-imidazoline (Pri-vine).29 janvier 1945.\u2014 H.Débidour-Monrad et J.Lassner: Observations cliniques sur le traitement des plaies par l\u2019acide oxalique et découverte de son action sur le développement du système pileux.\u2014 René Pomerleau: La maladie hollandaise de l\u2019orme au Canada.\u2014 L.-Ph.Bouthillier: Déficience en acides aminés des protéines de la fève Soya.\u2014 M.Panisset et P.Louis-Marie, o.c.r.: Recherche de produits antibactériens chez les phanérogames du Québec (note préliminaire).26 février 1945.\u2014 J.-L.Riopelle: Histogenetical relation between so-called true kidney hypernephroma and fibro-myo-lipoma of the same organ.\u2014 H.Selye, E.Béland et H.Stone: Effet de différentes opérations hormonales sur la structure du rein.\u2014 G.Masson: Effet des hormones hypophysaires sur la résistance à l\u2019anesthésie.23 mars 1945.\u2014 L.-P.Dugal et M.Thérien: Augmentation de la teneur en acide ascorbique des tissus du rat blanc adapté au froid.\u2014 L.Brouha: Recherches sur la spécificité de l\u2019entraînement physique.23 avril 1945.\u2014 L.-C.Simard: a) Étude histologique de pancréas greffés dans la paroi abdominale chez le chien; b) Modifications insulaires.\u2014 P.Koch et E.Robillard: Contribution à l\u2019insémination artificielle des animaux de basse-cour; suivie, in vitro, des spermatozoïdes du coq à diverses températures et dans divers milieux.31 mai 1945.\u2014 G.Masson et H.Selye: Solubilité de la progestérone dans le sang.\u2014 R.Beaudoin: Étude comparée du métabolisme basal d\u2019étudiants canadiens-français.Comptes rendus de la Société de Biologie publiés dans La Revue Canadienne de Biologie. ANNALES DE l\u2019ACFAS 27 Au cours de l\u2019année, la Société a perdu un de ses membres: le Frère Marie-Victorin, é.c.La Société de Biologie compte 106 membres actifs.2.SOCIÉTÉ CANADIENNE D\u2019HISTOIRE NATURELLE ET CERCLES DES JEUNES NATURALISTES (Fondée en 1923, affiliée en 1924 Le Conseil élu à l\u2019assemblée générale du 19 février 1945, comprenait : Président: Jules Labarre Vice-présidents: Marcel Cailloux Père Léo-G.Morin, c.s.c.Secrétaire: Emile Jacques Secrétaire adjointe: Marcelle Gauvreau Trésorier: Roger Gauthier Directeur des CJN: Frère Adrien, c.s.c.3 derniers présidents: L.-C.Simard Abbé Ovila Fournier Jules Brunel Au cours des sept réunions régulières de la Société, les travaux suivants furent présentés: 19 octobre 1944.\u2014 Jules Brunel: Le frère Marie-Victorin et l\u2019Institut botanique.\u2014Jacques Rousseau : Le frère Marie-Victorin et l\u2019exploration botanique du Québec.\u2014 Henry Teuscher: Brother Marie-Victorin and the Montreal Botanical Garden.\u2014 L.-C.Simard: Le frère Marie-Victorin et la Société Royale du Canada.\u2014 Marcel Raymond: Les derniers jours du Frère Marie-Victorin.19 janvier 1945.\u2014 Abbé Ovila Fournier: L\u2019orientation chez les insectes.\u2014 Émile Jacques: Le mulot et ses méfaits. - 28\tANNALES DE L\u2019ACFAS 19 février 1945.\u2014 L.-C.Simard: Pour la recherche en sciences biologiques.13 mars 1945.\u2014 Jacques Rousseau: Une traversée de l\u2019île d\u2019Anticosti.\u2014 Fernand Guertin, c.r.: (Film éducatif) Merveilles de mon pays.7 avril 1945.\u2014 Frère Adrien, c.s.c.: Les hirondelles du Québec.\u2014Édouard Lavoie: L\u2019industrie du castor, avec projection d\u2019un film éducatif.3 mai 1945.\u2014 Père Léo-G.Morin, c.s.c.: Généralités sur les volcans.\u2014 Paul Lemonde: Excursion au Paricutin, nouveau volcan mexicain, avec présentation d\u2019un film éducatif.2 juin 1945.\u2014 Excursion d\u2019Histoire naturelle au Mont-Royal dirigée par: Père Léo-G.Morin, c.s.c., Frère Crête, c.s.v., Ernest Rouleau, Marcel Raymond, Abbé Ovila Fournier.Quatre séances du Conseil furent tenues, en plus de nombreuses réunions portant sur l\u2019organisation des Cercles des Jeunes Naturalistes.La Société a aussi collaboré au Troisième concours de botanique, sous les auspices de la Société Radio-Canada et à la campagne contre l\u2019herbe à poux, qui a obtenu un succès considérable.La Société compte 67 membres à vie et 262 membres actifs.Elle a perdu au cours de l\u2019année Mgr J.-V.Piette et Mgr F.-X.Ross.4.SOCIÉTÉ DE MATHÉMATIQUES DE MONTRÉAL (Affiliée en 1924) Le Conseil élu à l\u2019assemblée générale du 6 mars 1945, comprenait : Président: André-V.Wendling Vice-président: Gérard Marchand, p.s.s.Secrétaire: Abel Gauthier ANNALES DE L\u2019ACFAS 29 Au cours de deux réunions d\u2019étude, les travaux suivants furent présentés : 6 mars 1945.\u2014 Abel Gauthier: Matrices et groupes.20 avril 1945.\u2014 Frère Robert: Étude de quelques problèmes que Ppn pose comme «colles» au professeur.\u2014 M.Robinson: Les angles solides et leurs applications.Une réunion préliminaire avait eu lieu le 26 décembre 1944.C\u2019est là qu\u2019il fut décidé de réorganiser la Société.5.SOCIÉTÉ DE PHILOSOPHIE DE MONTRÉAL (Fondée et affiliée en 1924) A la dernière assemblée générale, le Conseil suivant fut élu: Présidente: Germaine Cromp Vice-président: Jean Bégin Secrétaire: Roméo Mondello Le comité des Textes de la Société a tenu en moyenne une r réunion par semaine au cours du dernier exercice.L\u2019étude de ce 5 comité a porté sur: « Les Premiers Analytiques » d\u2019Aristote; « Les Seconds analytiques » d\u2019Aristote.Le comité de Psychologie expérimentale a tenu 6 réunions au cours desquelles les travaux suivants furent présentés: « Intelligence et méthode d\u2019enseignement pour la développer.» « Vie affective, sensibilité, volonté, enthousiasme, » « Tempéraments ».« Développement, vie intellectuelle ».« Développement mental ».« Méthodes des Tests ».La Société compte 15 membres actifs. 30 ANNALES DE L\u2019ACFAS 6.SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE MONTRÉAL (.Fondée en 1858, affiliée en 1924) Le Conseil élu à l\u2019assemblée générale du 31 janvier 1945, comprenait : Président: Mgr Olivier Maurault, p.s.s.Vice-président: Aristide Beaugrand-Champagne Secrétaire: Jean-Jacques Lefebvre Trésorier: Gérard Malchelosse Bibliothécaire: Léo-Paul Desrosiers Les ^Conseillers: Victor Morin, Chanoine Lionel Groulx, Jean-Marie Nadeau, Mme Albertine Ferland-Angers.Au cours des neuf réunions d\u2019étude tenues par la Société, les travaux suivants furent présentés : Septembre 1944.\u2014 Abbé Arthur Maheux: Le fonds Verreau.Octobre 1944.\u2014 Gabriel Nadeau: Riel était fou.Novembre 1944.\u2014 Gérard Malchelosse: Faux sauniers et fils de famille en Nouvelle-France au XVIIle siècle.Décembre 1944.\u2014 Mlle Antoinette Bernier: Du tam-tam à l\u2019orchestre symphonique.Janvier 1945.\u2014 Abbé Élie-J.Auclair: Pages inédites de la petite histoire (lar famille Auclair).Février 1945.\u2014 Abbé Armand Yon: Montréal au temps des crinolines (1860).Mars 1945.\u2014 René Caillaud: Normandie et Poitou, provinces-mères du Canada français.Avril 1945.\u2014 Jacques Mathieu: L\u2019abbé Proulx, sa vie, son œuvre 1846-1904.Mai 1945.\u2014 Mlle Juliette Chabot: Introduction à la bibliographie canadienne. ANNALES DE l\u2019aCFAS 31 Au cours de l\u2019année, la Société a perdu les membres suivants : Henri Comte, Albini Quesnel, Joseph Bourgeois.La Société compte 158 membres actifs.7.SOCIÉTÉ DE MATHÉMATIQUES DE QUÉBEC (.Affiliée en 1929) La Société n\u2019a pas fourni son rapport.8.SOCIÉTÉ LINNÉENNE DE QUÉBEC (Fondée en 1929, affiliée en 1930) A l\u2019assemblée générale du 20 octobre 1944, le Conseil élu comprenait: Président: Abbé Robert Dolbec Vice-président: Dominique Gau vin Secrétaire-trésorier: René Bureau Les Conseillers: Abbé Alexandre Gagnon, Jean-Louis Tremblay, Georges Gauthier.Au cours des 6 réunions d\u2019étude tenues par la Société, les travaux suivants furent présentés: 17 novembre 1944/\u2014 Pierre Dansereau: La sociologie végétale et la notion de climax.19 janvier 1945.\u2014 Claude Mélançon: Les origines des mythes chez les Amérindiens.2 février 1945.\u2014 Louis-Paul Dug al: Le physiologiste devant les problèmes de l\u2019aviation.16 février 1945.\u2014 Georges Gauthier: La défense sanitaire de la Pommeraie. 32 ANNALES DE L\u2019ACFAS 2 mars 1945.\u2014 Jacques Rousseau: Une exploration botanique en Nouvelle-Écosse.23 avril 1945.\u2014 P.-E.Auger et René Bureau: a) Les roches, corps élastiques; b) Les poissons fossiles de la baie d\u2019Escuminac.La Société compte 1 membre à vie, 61 membres actifs et 14 membres honoraires.9.SOCIÉTÉ DE PHYSIQUE ET DE CHIMIE (MONTRÉAL) (.Fondée en 1931, affiliée en 1932) A la dernière assemblée générale de la Société, tenue en avril 1940, le Conseil suivant fut élu: Président: A.-V.Wendling Vice-président: Roger Lamontagne Secrétaire: Léon Lortie Trésorier: Abel Gauthier Les conseillers: Gaston Gosselin, Gérard Delorme, Jules Labarre, Marc Desranleau, Raymond Boucher, Marcel Rinfret.Au cours des 14 réunions d\u2019étude de la Société, les travaux suivants furent présentés: 17 octobre 1944.\u2014 Paul-A.Giguère: Étude de la constitution des molécules au moyen de la diffraction des électrons.14\tnovembre et 22 novembre 1944.\u2014 Fritz Paneth: Meteorites and the age of the Solar system.15\tdécembre 1944.\u2014 Présentation d\u2019un film sur la mise en conserve Heinz & Co.15 janvier 1945.\u2014 Pierre Demers: Les démons de Maxwell. ANNALES DE L\u2019ACFAS 33 22 janvier 1945.\u2014 Jules Guéron: Les notions modernes d\u2019acide et de base.29 janvier 1945.\u2014J.T.Spinks: Photochemistry of the oxides of chlorine.12 février 1945.\u2014H.J.Toade: Chemical separation of Isotopes.19 février 1945 \u2014 D.C.Lloyd: The Precious Metals.26 février 1945.\u2014Hubert Laniel: Structure des silicates.11 mars 1945.\u2014 B.Goldschmidt: Méthodes chimiques spéciales utilisées en radio-activité.18 mars 1945.\u2014B.V.V.Nicholls: The chemistry of High Polymers.25 mars 1945.-\u2014Léon Lortie: Composés métallo-organiques.14 avril 1945.\u2014G.Papineau-Couture: Étude de cinétique-chimique.La Société compte 25 membres actifs.10.SOCIÉTÉ LÉVISIENNE D\u2019HISTOIRE NATURELLE (.Fondée en 1931, affiliée en 1932) La Société n\u2019a pas fourni son rapport.11.SOCIÉTÉ PROVANCHER D\u2019HISTOIRE NATURELLE DU CANADA (¦Fondée en 1918, affiliée en 1933) A la dernière assemblée générale annuelle de la Société, tenue le 10 avril 1945, le Conseil suivant fut élu: Président: G.Stuart Ahern 34 ANNALES DE L\u2019ACFAS 1er vice-président : Odilon Marceau 2e vice-président: T.J.A.Hunter Secrétaire: Georges-A.Leclerc Les officiers: D.-A.Déry, Alfred-C.Dobell, Robert Hunter, Gustave Ratté, Hubert Duchêne, J.-E.Warrington, Fred Mahon, J.G.Price, Viger Plamondon, Ulric-G.Tessier, Rex Meredith, Charles-A.Dumas.La Société compte 24 membres à vie, et 255 membres actifs.12.SOCIÉTÉ D\u2019ÉTUDES MÉDIÉVALES ALBERT LE GRAND (.Fondée en 1930, affiliée en 1933) Le Conseil élu à l\u2019assemblée générale du 21 mai 1945, comprenait : Président: P.Louis-Marie Régis, o.p.Secrétaire-trésorier: P.Antonin Papillon, o.p.Les autres officiers: P.Ceslas Forest, o.p., P.Thomas Char-land, o.p., P.Joseph-Marie Parent, o.p.Au cours des huit réunions d\u2019étude tenues par la Société, les travaux suivants furent présentés: 24 septembre 1944.\u2014 P.Louis-Marie Régis, o.p.: Sur quelles notions-clefs saint Thomas construit-il l\u2019explication de l\u2019activité humaine ?22 octobre 1944.\u2014 P.Patrice Robert, o.f.m.: Comment lire et interpréter les œuvres de Duns Scott.19 novembre 1944.\u2014 P.Thomas Charland, o.p.: La théologie de l\u2019histoire au moyen âge.17 décembre 1944.\u2014 P.Ignace Eschmann, o.p.: Les théories politiques de 1275 à 1350. ANNALES DE L\u2019ACFAS\t35 14 janvier 1945.\u2014 P.Antonin Papillon, o.p.: Le rôle de la Papauté dans l\u2019organisation de la première Croisade.18 février 1945.P.Joseph-M.Parent, o.p.: La première philosophie morale complète au moyen âge.18 mars 1945.\u2014 M.Jules Bazin: L\u2019art préroman.22 avril 1945.\u2014 P.Paul Pilon: Théologie et législation du mariage au moyen âge.La Société compte 27 membres actifs et 4 membres honoraires.13.SOCIÉTÉ DE STOMATOLOGIE DE QUÉBEC (.Fondée en 1924, affiliée en 1934) La Société n\u2019a pas fourni son rapport.14.SOCIÉTÉ ZOOLOGIQUE DE QUÉBEC (¦Fondée en 1932, affiliée en 1934) A l\u2019assemblée générale du 31 octobre 1944, le Conseil élu fut le suivant: Président: Jean-Louis Tremblay Vice-président: Louis-Philippe Audet Secrétaire: J.-A.Brassard Trésorier: Joseph-P.Roy Les autres officiers: MM.Léonidas Bach and, Philippe Bigué, Sylvio Brassard, Orner Caron, Wilfrid Corrivault, Lionel Daviault, Alfred Dobell, Abbé Robert Dolbec, Louis-Paul Dugal, Charles Frémont, Louis-Philippe Gagnon, Georges Gauthier, J.-E.Laforest, Georges Maheux, Georges Préfontaine, Damase Pot vin, Viger Plamondon, Gustave Prévost, Paul Rain- 36 ANNALES DE L ACFAS ville, L.-A.Richard, J.-A.Roy, Joseph Vandal, Pierre Jobin, Maurice Giroux.La Société compte 44 membres à vie, 155 membres actifs et 7 membres honoraires.15.SOCIÉTÉ AGRONOMIQUE DE QUÉBEC (Fondée en 1920, affiliée en 1934) La Société n\u2019a pas fourni son rapport.16.SOCIÉTÉ DU PARLER FRANÇAIS AU CANADA (.Fondée en 1902, affiliée en 1934) A la dernière assemblée générale de la Société, tenue en septembre 1944, le Conseil suivant fut élu: Président d\u2019honneur: Mgr Cyrille Gagnon1 Président: Abbé Arthur Maheux Vice-président: Roméo Blanchet Secrétaire: Antonio Langlais Trésorier: Maurice Laliberté secrétaire-adjoint: Abbé Benoît Garneau Les autres officiers: Le juge Adjutor Rivard, Mgr Aimé Labrie, Victor Doré, Abbé Émile Beaudry, Adrien Pouliot, Abbé P.-E.Gosselin.Au cours des vingt-cinq réunions d\u2019étude tenues par la Société, les travaux suivants furent présentés: 1.Décédé au cours de l\u2019automne dernier. ANNALES DE L\u2019ACFAS 37 28 février 1945.\u2014 Robert Gauthier: L\u2019Enseignement français en Ontario.Abbé Jules-Bernard Gingras: Entre l\u2019Acadie et Nous, le bon du langage.Mgr Aimé Labrie: Le vocabulaire de l\u2019automobile.\u2014 Abbé Arthur Maheux: Mgr Aimé Labrie.Aussi en février 1945.\u2014 La Société du Parler Français: Corrigeons-nous.\u2014 La Société publique.En avril 1945.La Société du Parler Français: Corrigeons-nous.En juin 1945.La Société du Parler Français: Corrigeons-nous.17.INSTITUT DE CHIMIE DU CANADA, SECTION DE QUÉBEC (Fondée en 1934, affiliée en 1935) A l\u2019assemblée générale du 22 mars 1945, le Conseil élu fut le suivant : Président: Roger Gaudry Vice-président: Dominique Gau vin Secrétaire: Paul-A.Giguère Au cours des 3 réunions d\u2019étude tenues par la Société, les travaux suivants furent présentés: 31 janvier.\u2014 Léon Lortie: Histoire de la chimie au Canada.21 février.\u2014 E.W.R.Steacie: Photosensibilisation.22-mars.\u2014 J.G.Grebe: La protection contre la corrosion des métaux.La Société compte 60 membres actifs. 38 ANNALES DE L ACFAS 18.\tSOCIÉTÉ HISTORIQUE ET LITTÉRAIRE ACADIENNE (.Fondée en 1928, affiliée en 1935) La Société n\u2019a pas fourni son rapport.19.\tSOCIÉTÉ PHILOSOPHIQUE DE QUÉBEC (.Fondée et affiliée en 1935) Aucune réunion n\u2019a été tenue au cours de l\u2019année vu l\u2019impossibilité de réunir un nombre suffisant de membres à cause des obligations additionnelles imposées aux professeurs, notamment aux professeurs de la Faculté des Sciences, par suite de l\u2019état de guerre.La Société n\u2019a qu\u2019un seul officier, M.Louis-Philippe Pigeon, le secrétaire.20.\tSOCIÉTÉ DES SCIENCES MORALES ET POLITIQUES (.Fondée et affiliée en 1935) La Société n\u2019a pas fourni son rapport.21.\tSOCIÉTÉ CANADIENNE-FRANCAISE D\u2019ÉLECTROLOGIE ET DE RADIOLOGIE MÉDICALES {Fondée en 1928, affiliée en 1935) La Société n\u2019a pas fourni son rapport.22.\tSOCIÉTÉ MÉDICALE DE QUÉBEC {Fondée en 1897, affiliée en 1935) La Société n\u2019a pas fourni son rapport. ANNALES DE l\u2019aCFAI 39 23.SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC (.Fondée en 1931, affiliée en 1935) A l\u2019assemblée générale du 19 janvier 1945, le Conseil élu comprenait: Président: Sylvio Caron Vice-président: Renaud Lemieux Secrétaire: Richard Lessard Trésorier: Marcel Langlois Les autres officiers: Lucien Larue, Louis Rousseau, Donat Lapointe.Au cours des 13 réunions d\u2019étude tenues par la Société, les travaux suivants furent présentés: 6 octobre 1944.\u2014 J.Grandbois: Les furoncles de la face.Leur pronostic et leur traitement.\u2014 E.Samson: Sympathectomie pré-sacré, dans la dysménorrhée.\u2014 J.Caouette: Utérus double et grossesse gémellaire.\u2014 J.-L.Petitclerc: Sarcome de la synoviale.J.-B.Jobin, Richard Lessard et R.Caouette: Goitre et troubles cardiaques, 20 octobre 1944.\u2014 J.-C.Miller: L\u2019insuffisance thyroïdienne en psychiatrie.\u2014 C.-A.Pain chaud: Considérations sur le problème des brucelloses à l\u2019Hôpital St-Michel-Archange.\u2014 C.-A.Martin: Electrochoc et crânopathies.\u2014 Sylvio Caron: Considérations cliniques d\u2019un cas de tumeur cérébrale.3 novembre 1944.\u2014 Henri Pichette et L.Lefebvre.\u2014 Syndrome pathologique veineux du fond de l\u2019œil.\u2014 F.Trempe: Tumeurs villeuses du rectum.\u2014 R.Lemieux et H.Nadeau: Péricardites aiguës.\u2014 Wilfrid Caron: Étude clinique des pancréatites aiguës.17 novembre 1944.\u2014 [F.Samson: Inversion des organes abdominaux.L.Rousseau et M.Giroux: Hernie diaphragmatique 40 ANNALES DE L\u2019ACFAS droite.\u2014 M.Giroüx: Traitement de la tuberculose expérimentale du cobaye par la diasone.\u2014 R.Desmeules, L.Rousseau, M.Giroux et P.Richard: La diasone dans la tuberculose pulmonaire.6 décembre 1944.-\u2014J.-E.Morin: L\u2019aspect bactériologique des salmonelloses.-A.-R.Foley: Les maladies entériques.\u2014 J.-P.Dugal : Les empoisonnements alimentaires par salmonella.15\tdécembre 1944.\u2014 Robert Lessard: Le « Priodax » et l\u2019étude radiologique des voies biliaires.\u2014 J.Lacerte: Un cas d\u2019épithélioma de l\u2019oreille moyenne.\u2014 J.-B.Jobin, L.-N.Laro-chelle et C.Auger: Neutropénie chronique d\u2019origine splénique.\u2014 F.Hudon et B.Paradis: Méthédrine et le choc opératoire.\u2014 E.Gaumond et J.Grandbois: Plaie du front \u2014 Méningite et septicémie à staphylocoque consécutive \u2014 Traitement et guérison par la Pénicilline.2 février 1945.\u2014 C.-A.Martin: Torticolis spasmodique.\u2014 L.LaRue et L.Patry: Néoplasies cérébrales métastatiques sans modification du liquide céphalo-rachidien \u2014 Épilepsie.\u2014 G.Desrochers: Empoisonnements mortels par le salicylate de méthyle.\u2014 J.-C.Miller: Service social psychiatrique dans le district de Québec.\u2014 Sylvio Caron: Ataxie frontale.16\tfévrier 1945.\u2014 M.Langlois et R.Thibaudeau: Pemphigus épidémique des nouveau-nés.-\u2014O.Frenette: Calculose de la glande sous-maxillaire.\u2014 R.Lemieux et G.Drouin: Polysy-novite suppurée à B.K.2 mars 1945.\u2014 L.-P.Roy: Douleurs lombaires et équilibre du bassin.\u2014 J.-B.Jobin et B.Paquet: A propos de deux cas de paralysie bulbaire.\u2014 J.Turcot: Cholécystite et cholélithiase chez les jeunes.\u2014 P.Painchaud et R.Lessard: Migration des corps étrangers dans les voies digestives inférieures.16 mars 1945.\u2014 L.-P.Roy: Considérations sur le traitement de luxation congénitale de la hanche chez l\u2019enfant.\u2014 Y.Paradis: Les oestrogènes dans l\u2019inhibition de la montée laiteuse.\u2014 R.Simard : Hémorragies consécutives à l\u2019introduction de comprimés de permanganate dans le vagin.\u2014 D.Lapointe et E.Dechêne: Hépatite chronique et cirrhose biliaire du nourrisson. ANNALES DE L\u2019ACFAS\t41 6 avril 1945.\u2014 J.-E.Sylvestre et M.Giroux: Observations en rapport avec la vitamine C.chez des tuberculeux.\u2014 J.-P.Roger, J.-M.Lemieux, G.-L.Côté et L.Rousseau: Suppuration bronchopulmonaire et pneumectomie.\u2014 R.Desmeules et P.Richard: Erythème noueux et tuberculose.6 avril 1945.\u2014 G.-Léo Côté: Contribution à l\u2019étude du sarcome pulmonaire.20 avril 1945.\u2014 H.Pichette et J.Audet: Atrophie du nerf optique et alcool méthylique.\u2014 M.Langlois et R.Thibaudeau: Cardio-mégalies du nourrisson.-\u2014A.Paquet: Anesthésie au Pen-tothal par voie rectale.\u2014 F.Trempe et W.Caron: Abcès sous-phrénique et Pénicilline.La Société a perdu au cours de l\u2019année un de ses membres: le docteur Jos.Caouette.La Société compte 5 membres à vie, 100 membres actifs et 2 membres honoraires.24.\tSOCIÉTÉ DE SYLVICULTURE DE QUÉBEC (.Fondée en 1924, affiliée en 1935) La Société n\u2019a pas fourni son rapport.25.\tSOCIÉTÉ D\u2019HISTOIRE NATURELLE DE LA POCATIÈRE (.Fondée et affiliée en 1936) La Société n\u2019a pas fourni son rapport.26.\tSOCIÉTÉ AGRONOMIQUE DE SAINTE-ANNE-DE-LA-POCATIÈRE (.Affiliée en 1936) A l\u2019assemblée générale du 7 mai 1945, le Conseil élu comprenait : 42 ANNALES DE L\u2019ACFAS Président: Auguste Scott Vice-président: Joseph Bilodeau Secrétaire-trésorier: René-O.Lachance Les autres officiers: Paul-E.Bernier, Aiexandre-J.Boudeau.Au cours des 6 réunions d\u2019étude tenues par la Société, les travaux suivants furent présentés: 12 janvier 1945.\u2014 Abbé F.-X.Jean et A.Boudreau: Le Service social économique: son but et ses réalisations.9 février 1945.\u2014 L.Be auge: Chaleur et humidité.9 mars 1945.\u2014 J.Bilodeau: Le développement agricole de la région de Rivière Bleue.14 mars 1945.\u2014 J.Bellame: L\u2019office du crédit agricole: son fonctionnement et ses réalisations.20 mai 1945.\u2014 H.Lacoursière: La colonisation à Ste-Gertrude de Villemontet en Abitibi.La Société compte 58 membres actifs.29.SOCIÉTÉ THOMISTE DE L\u2019UNIVERSITÉ D\u2019OTTAWA (.Fondée en 1929, affiliée en 1937) A l\u2019assemblée générale du 20 mai 1945, le Conseil élu comprenait : Président: P.Sylvio Ducharme, o.m.i.Vice-président: Abbé A.Lalonde Secrétaire: P.René Latrémouille, o.m.i.Au cours des 4 réunions d\u2019étude tenues par la Société, les travaux suivants furent présentés: 4 novembre 1944.\u2014 Yves-René Simon: La métaphysique de l\u2019amour. ANNALES DE L\u2019ACFAS 43 16 décembre 1944.\u2014 P.Georges Bérubé, c.ss.r.: La méthode en philosophie thomiste.21 janvier 1945.\u2014 P.Hyacinthe-Marie Robillard, o.p.: Le problème de l\u2019expérience mystique: de saint Augustin à saint Thomas 4 mars 1945.\u2014 P.Jean Pétrin, o.m.i.: L\u2019ordre spéculatif et l\u2019ordre pratique selon saint Thomas d\u2019Aquin.30.SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE JOLIETTE (.Fondée en 1929, affiliée en 1937) A l\u2019assemblée du 25 mai 1945, le Conseil élu comprenait: Président: Sir J.-M.Tellier Vice-président: Chanoine L.-P.Lamarche Secrétaire: Orner Valois Directeur archiviste: Abbé Gérard Coderre.Au cours des 9 réunions d\u2019étude tenues par la Société, les travaux suivants furent présentés: 28 septembre 1944.\u2014 A.Geoffroy et M.Ferland: Biographie du Dr A.Pelletier.20 octobre \u2014 24 novembre 1944 \u2014 26 janvier 1945 \u2014 25 mai 1945: Chanoine Orner Bonin: Notes pour l\u2019histoire delà paroisse de Ste-Êlisabeth de Joliette.23 février 1945.\u2014 Orner Valois: Propos d\u2019un éducateur.23 février et 23 mars 1945.\u2014 P.Marcel DeGrandpré, c.s.v.: Notes inédites sur une mission des clers de St.Viateur à Victoria, C.B.1858-62 (Chez Mgr Demers).27 avril 1945.\u2014 Abbé François Lanoue: Histoire de la paroisse de St-Jacques de Montcalm fondée par des Acadiens, à être publiée 44 ANNALES DE l\u2019ACFAS en 1947 à l\u2019occasion du 175e anniversaire de la première\"\\nesse.Le récit commence par l\u2019histoire des Acadiens, de leur déportation, de leurs misères, de leurs voyages avant de s\u2019établir dans la région de Joliette.La Société a perdu un de ses membres au cours de l\u2019année: le docteur J.-Arthur Pelletier.31.\tSOCIÉTÉ DE GÉOGRAPHIE DE QUÉBEC (.Fondée en 1867, affiliée en 1937) La Société n\u2019a pas fourni son rapport.32.\tLA SOCIÉTÉ TRIFLUVIENNE D\u2019HISTOIRE RÉGIONALE (.Fondée en 1926, affiliée en 1937) La Société n\u2019a pas fourni son rapport.33.\tSOCIÉTÉ D\u2019HISTOIRE RÉGIONALE DE SAINT-HYACINTHE (.Fondée et affiliée en 1937) La Société n\u2019a pas fourni son rapport.34.\tSOCIÉTÉ D\u2019HISTOIRE RÉGIONALE DE QUÉBEC (Fondée en 1937, affiliée en 1938) La Société n\u2019a pas fourni son rapport. ANNALES DE L\u2019ACFAS 45 35.SOCIÉTÉ AGRONOMIQUE DE L\u2019INSTITUT AGRICOLE D\u2019OKA {Fondée en 1938, affiliée en 1939) Il n\u2019y a pas eu d\u2019élection à l\u2019assemblée générale annuelle tenue le 13_mars 1945.L\u2019ancien Conseil reste en charge et comprend: Président: Honorable Cyrille-F.Delâge Vice-présidents: Abbé Georges Sayaqd P.Lucien Matte, s.j.Secrétaire: Abbé Paul-E.Gosselin Trésorier: Clovis Plamondon Les autres officiers sont: P.Joseph-Henri Fournier, o.f.m.Abbé Honorius Provost, Clément Dussault, Sylvio Dumas, J.-Wilfrid Caron, P.Lucien Lajoie, s.j., Adrien Dufresne Jean-Thomas Perron, J.-A.Lavoie, P.Adrien Pouliot, s.j.Au cours des 4 réunions d\u2019étude de la Société, les travaux suivants furent présentés: 28 novembre 1944.\u2014 Maurice Panisset: Technique d\u2019extraction de la pénicilline: difficultés et adaptations.\u2014 P.Louis-Marie, o.c.r.: Note sur quelques antibiotes provenant de plantes indigènes.7 février 1945.\u2014 Maurice Panisset et P.Louis-Marie: Principes bactériostatiques trouvés chez le Vinaigrier, le Célastre et la Salicaire.\u2014 P.Louis-Marie: Stérilité par déficience d\u2019hyalu-ronidase.\u2014 P.Norbert: Observation sur certains spécimens (reptiles et batraciens) de laboratoire jetés dans une solution de formaline (5 p.c.) après des périodes de jeûne plus ou moins longues.13 mars 1945.\u2014 Aimé Gagnon et G.Tremblay: Cas de jurisprudence nouveau (en cours de l\u2019Échiquier): expropriation partielle de fermes à St-Pierre l\u2019Ermite; cas-type; Expropriation (suppression partielle) d\u2019un bois incluant jardin botanique appartenant au séminaire de St-Jean (Iberville); Cas en marge d\u2019un champ d\u2019aviation de Dorval.\u2014 Jean Paquin: Cinq cas compliqués d\u2019une ou 46 ANNALES DE L\u2019ACFAS plusieurs « nuisances », non clairement prévus par les règlements d\u2019hygiène provinciaux et municipaux.36.\tSOCIÉTÉ MÉDICALE VÉTÉRINAIRE DE LA PROVINCE (Fondée en 1938 et affiliée en 1939) La Société n\u2019a pas fourni son rapport.37.\tSOCIÉTÉ SCIENTIFIQUE DE L\u2019OUTAOUAIS La Société n\u2019a pas fourni son rapport.38.\tSOCIÉTÉ DE PHTISIOLOGIE DE QUÉBEC {Fondée en 1938, affiliée en 1939) A l\u2019assemblée générale du 10 juin 1944, le Conseil élu comprenait : Président: Louis Rousseau Vice-président: Hervé Beaudoin Secrétaire: Philippe Richard Au cours des 2 réunions d\u2019étude tenues par la Société, les travaux suivants furent présentés: 10 juin 1944.\u2014 F.-X.Levesque et J.-P.Beaudet: Dépistage de la tuberculose dans les milieux pré-scolaires et dans les milieux scolaires de la ville des Trois-Rivières.\u2014 H.Beaudoin: la tuberculose dans les milieux scolaires (dépistage par la photofluoro-graphie).\u2014 G.Racicot et R.Landry: La tuberculose dans les milieux industriels de la région des Trois-Rivières.\u2014 M.Giroux: L\u2019indice de Medlar dans la tuberculose pulmonaire.-\u2014F.-J.Tou- ANNALES DE L\u2019ACFAS 47 range au: La santé du travailleur dans l\u2019industrie de l\u2019extraction de l\u2019aluminium.\u2014R.V.Overholt: Les indications des résections pulmonaires chez les tuberculeux.La Société compte 40 membres actifs et 1 membre honoraire.39.SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE RIGAUD (.Fondée en 1931, affiliée en 1940) La Société n\u2019a pas fourni son rapport.40.SOCIÉTÉ DE GÉOGRAPHIE DE MONTRÉAL {Fondée en 1939, affiliée en 1940) A la dernière réunion générale de la Société, tenue le 13'mars 1945, le Conseil suivant fut élu: Président: P.Léo-G.Morin, c.s.c.Vice-président: P.Gérard Aumont, p.s.s.Secrétaire-trésorier: Benoît Brouillette Les autres officiers: Mercédès Grégoire, François Vézina, Abbé H.-A.Forget, Pierre Dagenais.Au cours des 5 réunions d\u2019étude tenues par la Société, les travaux suivants furent présentés: 24 octobre 1944.\u2014 Pierre Dagenais: La région arctique du Québec.20 novembre 1944.\u2014 Paul Blanc: Alpinisme dans les Rocheuses canadiennes.6 février 1945.\u2014 Films: Karakoram \u2014 Notre héritage. 48 ANNALES DE L\u2019ACFAS 8 mars 1945.\u2014 Jacques Rousseau: Une traversée de Pile d\u2019Anticosti.\u2014 F.Guertin: Présentation d\u2019un film: Les merveilles de mon pays.20 mars 1945.\u2014 Films: L\u2019Amérique latine.La Société compte 150 membres actifs et 1 membre honoraire.41.\tSOCIÉTÉ D\u2019ÉTUDES TECHNIQUES (SOREL) {Fondée et affiliée en 1941) La Société n\u2019a pas fourni son rapport.42.\tSOCIÉTÉ D\u2019HISTOIRE RÉGIONALE DU NORD DE L\u2019OUTAOUAIS {Fondée en 1939, affiliée en 1941) La Société n\u2019a pas fourni son rapport.43.\tSOCIÉTÉ D\u2019HISTOIRE DES CANTONS DE L\u2019EST {Fondée en 1927, affiliée en 1942) La Société n\u2019a pas fourni son rapport.44.\tSOCIÉTÉ HISTORIQUE DU NOUVEL-ONTARIO {Fondée en 1942, affiliée en 1943) La Société n\u2019a pas fourni son rapport. ANNALES DE L ACFAS 49 45.\tCOMITÉ DU MUSÉE PROVANCHER {Fondé en 1939, affilié en 1943) A l\u2019assemblée générale, tenue au mois d\u2019août 1943, le Conseil suivant fut élu: Président: Georges Maheux Vice-président: Abbé Valère Pouliot Secrétaire-trésorier: Noël-M.Come au Les autres officiers: Orner Caron, Charles Frémont, Abbé J.-W.Laverdière, J.-Ed.Perron, J.-Henri Paquet, Gérald Coote, Zéphirin Rousseau.La Société a perdu un de ses membres au cours de l\u2019année: Abbé Valère Pouliot.Elle compte 9 membres actifs et 1 membre honoraire.46.\tCENTRE DE QUÉBEC DE LA SOCIÉTÉ ROYALE D\u2019ASTRONOMIE DU CANADA {Fondée en 1940, affiliée en 1944) La Société n\u2019a pas fourni de rapport.47.\tSOCIÉTÉ CANADIENNE D\u2019ENDOCRINOLOGIE {Fondée et affiliée en 1944) A la dernière assemblée générale de la Société, tenue le 16 mai 1945, le Conseil élu fut le suivant: Président: Paul Dumas Président d\u2019honneur: C.-E.Grignon 50 ANNALES DE l\u2019aCFAS Vice-présidents: Donatien Marion Eugène Robillard Secrétaire: Alcide Martel Secrétaire archiviste trésorier : Florent F aille Les Conseillers: Émilard Ménard, Anatole Bohémier, Gabriel Lafrenière, Pierre Meunier, J.S.L.Browne, Jules Labarre.Comité de correspondances étrangères: Hans Selye et Paul Dumas \u2014 F.Faille, secrétaire.Seize conférences furent présentées au cours de l\u2019année sous forme de cours de perfectionnement: 1 mars 1944.-\u2014Hans Selye: Aperçu historique de l\u2019endrocri-nologie.8 mars 1944.\u2014 Hans Selye: Terminologie et actions des préparations hormonales.15 mars 1944.\u2014Hans Selye: Corrélation de l\u2019hypophyse et des glandes sexuelles.22 mars 1944.\u2014 Hans Selye: Physiologie générale de l\u2019hypophyse.5 avril 1944.\u2014 Hans Selye: L\u2019ovaire.12 avril 1944.\u2014 Hans Selye: La ménopause.26\tavril 1944.\u2014 Miguel Prados y Such: Le retour d\u2019âge chez l\u2019homme.10 mai 1944.\u2014 C.-E.Gignon: Les goitres, leur étiologie, leurs traitements.17 mai 1944.\u2014 Antonio Martel: Les aspects cliniques de l\u2019insuffisance thyroïdienne.La dysthyroïdie de la grosse,sse.27\tseptembre 1944.\u2014 Elmer L.Sevringhauss: Treatment of the Climacteric.4 octobre 1944.\u2014J.H.Means: External Agents which influence the functions of the normal and diseased thyroid. ANNALES DE L ACFAS 51 18 octobre 1944.\u2014 Hans Selye: Les tumeurs de l\u2019ovaire.15\tnovembre 1944.\u2014 Eugène Robillard: L\u2019aspect endocrinien du métabolisme du calcium.13\tdécembre 1944.\u2014 J.S.L.Browne: Physiologie des glandes surrénales.16\tjanvier 1945.\u2014 Hans Selye: Les Tumeurs de l\u2019ovaire et les connaissances d\u2019endocrinologie générale qu\u2019elles nous offrent.14\tmars 1945.\u2014 C.H.Best: Hormonal and dietary factors in pancreatic tissue.48.SOCIÉTÉ DES ÉTUDES GRECQUES DE QUÉBEC (.Fondée en 1944, affiliée en 1945) A l\u2019assemblée générale du 8 juin 1945, la Société a élu le Conseil suivant: Président: Maurice Lebel Trésorier: Jean-Paul Trudel Au cours des cinq réunions d\u2019étude tenues par la Société, les travaux suivants furent présentés: 16 novembre 1944.\u2014 Maurice Lebel: La Société des Etudes Grecques.13 décembre 1944.\u2014 Jean-Paul Trudel: Les institutions dans les classes de grammaire.23 janvier 1945.\u2014 Robert Talbot: La richesse des modes musicaux grecs par comparaison avec les modes de la musique moderne.27 février 1945.\u2014 Maurice Lebel: Morceaux choisis de la littérature grecque, d\u2019Homère aux Pères de l\u2019Église.6 mai 1945.\u2014 Maurice Lebel: L\u2019Enquête, patronnée par la Fondation Rockefeller, sur l\u2019enseignement des Humanités au Canada.La Société compte 10 membres actifs. 52 ANNALES DE L ACFAS 49.\tSOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL (.Fondée en 1900, affiliée en 1924) La Société n\u2019a pas fourni son rapport.50.\tSOCIÉTÉ DENTAIRE DE MONTRÉAL (.Fondée en 1925, affiliée en 1936) La Société n\u2019a pas fourni son rapport.51.\tSOCIÉTÉ DE ÎÉDAGOGIE DE MONTRÉAL (.Fondée et affiliée en 1938) La Société n\u2019a pas fourni son rapport. IV.LE TREIZIEME CONGRES (Montréal 1945) A.COMPTE RENDU GÉNÉRAL 1.Séance d'ouverture Le treizième congrès s\u2019est tenu à Montréal les 7 et 8 octobre 1945, dans l\u2019immeuble nouveau de l\u2019Université, que les congressistes purent visiter à loisir, dans l\u2019après-midi du dimanche, 7 octobre.La séance d\u2019ouverture eut lieu le soir, dans la salle H 404.Monseigneur Olivier Maurault, recteur de l\u2019Université de Montréal, souhaita la bienvenue aux congressistes.Médaille Léo Pariseau On procéda ensuite à la remise de la médaille Léo-Pariseau, initiative nouvelle, dont le Frère Marie-Victorin fut l\u2019an dernier, à titre posthume, le premier bénéficiaire, geste touchant qui unissait ainsi par delà la tombe deux savants canadiens-français sans lesquels l\u2019ACFAS ne serait pas ce qu\u2019elle est aujourd\u2019hui.Monsieur Léon Lortie présenta Monsieur Paul-Antoine Gi-guère, récipiendaire de la médaille, en ces termes: « Dans l\u2019histoire de l\u2019ACFAS, les noms de Léo Pariseau et de frère Marie-Victorin ne cesseront pas d\u2019être rappelés.Ces deux pionniers sont morts à quelques mois d\u2019intervalle.En l\u2019honneur du premier, l\u2019ACFAS a fait frapper une médaille à son effigie afin de reconnaître la valeur de l\u2019œuvre scientifique d\u2019un savant canadien.Le premier récipiendaire de cette médaille fut le Frère Marie-Victorin.La Providence a voulu qu\u2019elle lui fût décernée à titre posthume. 54 ANNALES DE L ACFAS « Ces deux savants que liait une étroite amitié furent donc réunis dans la mort et leur souvenir, une fois de plus, se confondait dans ce progrès de l\u2019ACFAS où n\u2019apparaîtra plus leur personne humaine.« Les noms de Pariseau et de Marie-Victorin sont désormais associés à cette médaille.Le fait de la mériter confère à celui qui la reçoit un titre de plus au respect et à l\u2019admiration de ses collègues et amis qui applaudissent au choix du jury.« Si, par une pénible coïncidence, la médaille Pariseau couronna l\u2019œuvre d\u2019un grand savant canadien-français, on ne doit pas pour cela la considérer comme la récompense qui ne s\u2019adresse qu\u2019au labeur de toute une vie consacrée à la recherche scientifique.Sa vraie signification me semble être de reconnaître la valeur des travaux d\u2019un savant qui peut encore espérer une assez longue carrière.Il y a pour cela au moins deux raisons.Le nombre de nos savants dont la carrière est déjà longue et honorable est petit.D\u2019autre part, il ne manque pas de savants jeunes ou dans la force de l\u2019âge dont l\u2019œuvre est plus qu\u2019une promesse.Ils ont bien gagné qu\u2019on désigne à l\u2019attention du public, et par un geste officiel du milieu d\u2019une certaine solennité, l\u2019apport substantiel qu\u2019ils ont fait à l\u2019avancement des sciences.(( Le docteur Paul-Antoine Giguère est un de ceux qui réalisent cet ensemble de qualités.Jeune encore, il est né en 1910, il fit dans sa ville natale, ses études secondaires au Séminaire de Québec et ses études scientifiques à l\u2019Université Laval.Bachelier ès arts et bachelier ès sciences de cette université où il reçut une solide formation générale et scientifique, il eut ensuite le bonheur de travailler à McGill sous la direction du professeur Otto Maass.Une bourse du Conseil National des Recherches lui permit de mener à bien ses recherches sur « La préparation et les propriétés physico-chimiques des solutions concentrées de peroxyde d'hydrogène ».La thèse qui porte ce titre lui valut le grade de Doctor of Phylosophy de l\u2019Université McGill, en 1937.« Cette même année, le nouveau docteur épousait une charmante Montréalaise, Magdeleine Lippens, fille d\u2019un pharmacien bien connu de la métropole et frère d\u2019un bon nombre de pharma- ANNALES DE L ACFAS 55 ciens non moins bien connus.La compréhension d\u2019une épouse dévouée compte pour beaucoup dans la carrière d\u2019un savant.Madame Giguère était peut-être mieux que toute autre préparée à s\u2019adapter à l\u2019atmosphère scientifique où devait évoluer son mari.« Les problèmes de la recherche scientifique dans une grande industrie retinrent le Dr Giguère une année à Belœil où les Canadian Industries Limited, maintiennent un groupe de savants spécialistes.« Ce séjour à Belœil ne devait être qu\u2019une étape sur son chemin vers des pays plus au sud car, de 1939 à 1941, le docteur Giguère travailla au California Institute of Technology, à Pasadena.« Parti pour un court séjour dans ce pays fortuné où se trouvaient réunis quelques-uns des plus grands savants modernes, et particulièrement le professeur Limor Pauling, le Dr Giguère put résister à l\u2019offre qu\u2019on lui fit d\u2019y demeurer plus longtemps.Sur la recommandation de ses maîtres, le Gouvernement de la Province de Québec accorda au jeune savant une bourse pour lui permettre de passer une seconde année en Californie.(( La ressemblance des formules chimiques du peroxyde d\u2019hydrogène et de l\u2019hydrazine incita le chercheur avec ses maîtres et leurs collaborateurs, à étudier la structure de ces deux composés.Les méthodes les plus modernes, spectroscopie dans l\u2019infra-rouge, étude des spectres de rayons X, diffraction des électrons, l\u2019amenèrent à conclure à l\u2019existence des ponts d\u2019hydrogène dans ces deux substances.« On pourrait dire qu\u2019à Pasadena, Giguère avait à sa disposition un appareillage splendide et expliquer ainsi l\u2019aspect si moderne de ses recherches.Ce n\u2019est pas exact.La suite de ses recherches poursuivies à l\u2019Université Laval depuis son retour au pays montre qu\u2019il n\u2019a pas cessé de s\u2019intéresser aux questions que posent le peroxyde et l\u2019oxygène et à y répondre en utilisant les méthodes et les procédés les plus récents.C\u2019est ainsi que ses dernières communications portent sur la rotation magnéto-optique du peroxyde d\u2019hydrogène et sur l\u2019analyse polarographique de l\u2019oxygène dissous dans l\u2019eau de mer.« Ce dernier titre nous rappelle que Giguère sait travailler en équipe car le problème traité fait partie des travaux entrepris 56 ANNALES DE L\u2019ACFAS depuis assez longtemps par ses collègues de Laval sur les propriétés de l\u2019eau de mer.« De retour à Québec en 1941, le docteur Giguère fut nommé chargé de cours, puis professeur agrégé de chimie physique à la faculté des Sciences de l\u2019Université Laval, où il assure cet enseignement avec le titulaire de cette chaire, son collègue le Dr Cyrias Ouellet.L\u2019enseignement et la recherche ne l\u2019empêchent pas de prendre une part active à la vie des sociétés scientifiques et professionnelles.Membre du conseil, secrétaire ou président, on le voit à la Société de Chimie de Québec, à l\u2019Institut de Chimie du Canada, à la Conférence annuelle des chimistes canadiens; partout il montre la même ardeur réfléchie, le même esprit de coopération qu\u2019il manifeste dans ses recherches.« Mon cher collègue, « En vous octroyant la médaille Léo Pariseau, le jury reconnaît en vous un jeune maître dont l\u2019activité scientifique ne s\u2019est pas démentie depuis que vous avez commencé de vous adonner à la recherche scientifique.Il voit dans votre œuvre, déjà imposante malgré le peu d\u2019années qui séparent votre première publication de la plus récente, une unité de vue qui s\u2019enrichit de la diversité des moyens que vous avez employés pour résoudre les problèmes que vous vous êtes proposés.L\u2019étude des questions de structure monéculaire s\u2019est enrichie des beaux résultats que vous avez obtenus et les tables de constantes physiques porteront à la connaissance des laboratoires du monde entier les grandeurs que vous avez déterminées avec tant de précision.« Vos collègues et vos amis sont heureux de cet honneur qui vous échoit.Us sont heureux de voir que cette récompense est accordée à un ensemble de travaux portant sur des questions qui sont à l\u2019ordre du jour de l\u2019actualité scientifique moderne.Votre exemple mérite qu\u2019on le suive et vos élèves doivent être heureux d\u2019avoir un maître tel que vous.Notre amité me permet de vous dire combien je suis moi-même enchanté de la distinction qu\u2019on vous accorde et c\u2019est avec infiniment de plaisir que je demande au président de vous remettre, au nom de l\u2019ACFAS, la médaille Léo-Pariseau.» ANNALES DE L\u2019ACFAS 57 M.Paul-Antoine Giguère remercia l\u2019Association pour l\u2019honneur qu\u2019elle lui faisait, et l\u2019assura de sa bonne volonté à continuer, ses recherches.Il en profita pour prendre la défense de la science et incita les jeunes à s\u2019engager davantage dans les carrières scientifiques.Discours présidentiel Puis, selon la coutume, le président sortant de charge, qui était M.Jean Bruchési, sous-secrétaire de la Province, prononça un discours sur le sujet qui lui tient toujours à cœur: « Histoire et Vie Nationale », dont on pourra lire le texte intégral à la fin du présent volume.II.Réunions des sections Toutes les réunions ont eu lieu dans Vimmeuble de V Université de Montréal Quatre-vingt-neuf travaux furent présentés en sept réunions différentes.Section 1.Mathématiques, Physique, Chimie et Sciences connexes.Lundi matin et lundi après-midi, sous la présidence de M.Louis Bourgoin, professeur à l\u2019École polytechnique de Montréal.Secrétaire: Paul Koenig, Faculté des Sciences, Université Laval.Lieu de la réunion: Salle D\u2019415.Section 2.Minéralogie et Géologie.Lundi matin, sous la présidence de M.Paul-Émile Auger, du service des Mines de Québec.Secrétaire: M.Marcel Tiphane, professeur à l\u2019Université de Montréal.Lieu de la réunion: Salle D\u2019525.Section 3.Botanique.Lundi matin et lundi après-midi, sous la présidence de M.Henri Prat, de Marseille.Secrétaire: M.Ernest Rouleau, Institut botanique de l\u2019Université de Montréal.Lieu de la réunion: Salle D\u2019515. 58 ANNALES DE L ACFAS Section 4.Zoologie et Biologie Générale.Lundi matin et lundi après-midi, sous la présidence de M.Richard Bernard, Jardin zoologique, Charlesbourg.Secrétaire: M.Paul Lemonde, professeur à TUniversité de Montréal.Lieu de la réunion: Salle D\u2019625.Section 5.Agronomie et Médecine Vétérinaire.Lundi matin et lundi après-midi, sous la présidence de M.Elzéar Campagna, professeur à l\u2019École supérieure d\u2019agriculture de Sainte-Anne-de-la-Pocatière.Secrétaire: M.Paul Morisset, Ministère de l\u2019Agriculture, Québec.Lieu de la réunion: Salle D\u2019625.Section 6.Pédagogie et Psychologie Expérimentale.Lundi matin, sous la présidence du Père Noël Mailloux, o.p., professeur à l\u2019Université de Montréal, et à l\u2019Institut d\u2019Études médiévales Albert Le Grand.Secrétaire: Frère Urbain-Marie, i.c., Laprairie, Québec.Lieu de la réunion: Salle G\u2019404.Section 7.Sciences Morales et Sciences Sociales.Lundi matin, sous la présidence de M.Philippe Panneton, M.D., Secrétaire.M.Maurice Lebel, Faculté des Lettres, Université Laval, Québec.Lieu de la réunion Salle D\u2019425.III.Clôture du Congrès Le treizième congrès de l\u2019ACF AS a pris fin le lundi soir, 8 octobre, par un dîner au Cercle Universitaire de Montréal, sous la présidence du nouveau président élu, l\u2019abbé J.-W.Laverdière, professeur de Géologie et de Minéralogie à la Faculté des Sciences de l\u2019Université Laval.A l\u2019issue du banquet, l\u2019abbé Laverdière prononça l\u2019allocution suivante: « Messieurs, « En vous adressant la parole ce soir, je regrette tout bas que l\u2019historien distingué auquel j\u2019ai l\u2019honneur de succéder comme président de l\u2019ACFAS ait été élu un an trop tôt.Car nous célébrons cette année le vingt-cinquième anniversaire de la fondation ANNALES DE L ACFAS 59 des deux Facultés des Sciences de Montréal et de Québec et monsieur Bruchési, vous l\u2019avez constaté une fois de plus hier soir, eût été l\u2019homme tout désigné pour vous faire une synthèse historique de ce quart de siècle de vie scientifique canadienne-française.Pour un géologue, habitué à fixer les dates à quelques millions d\u2019années près et à décrire des espèces disparues, l\u2019évocation d\u2019événements aussi contemporains est une tâche délicate.Je me bornerai donc à rappeler quelques événements bien connus, de ceux qui font partie de notre fonds de souvenirs communs et sont la substance même des anniversaires.« C\u2019est donc en 1920, moins d\u2019un an après le divorce dont personne ne se douterait plus en voyant la nombreuse famille réunie ici ce soir, que nos deux universités décidèrent d\u2019organiser leurs enseignements scientifiques supérieurs.Ainsi, au moment même de leur séparation, elles jetaient les bases de ce qui allait contribuer le plus puissamment à les unir.« Tout comme aujourd\u2019hui, nous sortions alors d\u2019une guerre mondiale au cours de laquelle il avait été démontré de façon éclatante que la poursuite de la connaissance scientifique n\u2019était plus, hélas ! une innocente manie, si jamais elle l\u2019avait été, mais qu\u2019elle était devenue pour les peuples une condition de survie.On s\u2019apercevait brusquement que notre pays avait avancé rapidement dans ce domaine et que nous n\u2019y étions pour rien.Notre monde universitaire d\u2019alors fut sans doute quelque peu secoué par cette révélation.Malgré une insuffisance tragique en hommes et en ressources, on se mit à l\u2019œuvre avec une confiance en l\u2019avenir qui emporte aujourd\u2019hui notre admiration.La fondation à Montréal d\u2019une Faculté des Sciences et à Québec d\u2019une École normale supérieure placèrent pour la première fois notre enseignement scientifique sur le plan universitaire.« On se souvient, en effet, qu\u2019en 1919 Monseigneur Bruchési revint de Rome à Montréal avec une bonne nouvelle.En février 1920, la mitose était sanctionnée, sur le plan civil, par notre Législature provinciale.Les Facultés existantes se trouvèrent réunies en une université et de nouvelles facultés furent créées, parmi lesquelles la Faculté des Sciences.Dès les premières années de son existence, sous la direction de son doyen, le Père L.-J.Morin, c.s.v., 60 ANNALES DE L\u2019ACFAS elle reçut dans ses cadres un certain nombre de professeurs éminents.En même temps qu\u2019on y organisait l\u2019enseignement, on y créait une atmosphère de recherches scientifiques qui allait s\u2019enrichir avec les années.Bientôt, de jeunes professeurs de retour d\u2019Europe allaient remplir les cadres de la nouvelle Faculté et contribuer à la croissance rapide du jeune cerveau qui se trouva vite à l\u2019étroit dans le crâne de la rue Saint-Denis.Ce furent ensuite les longues années de compression et d\u2019attente, durant lesquelles le personnel, surmontant des conditions de plus en plus pénibles, continua à enseigner et à produire.Aujourd\u2019hui, la Faculté cultive la science et la dispense à plus de 500 élèves réguliers inscrits chez elle et à plus de 300 autres venant des Facultés voisines ou des Écoles universitaires.Elle reçoit tous ces étudiants dans les salles et des laboratoires qui allument la convoitise même dans les âmes les moins enclines à l\u2019envie.« En la même année 1920, l\u2019Université Laval décidait de fonder une École normale supérieure avec section des sciences.Consciente de ses dimensions modestes et plus encore de la pénurie de ses ressources, la ville de Québec jugea prudent de ne pas créer d\u2019emblée une Faculté des Sciences, mais de tenter d\u2019abord une timide expérience en ajoutant une École de Chimie à celle de Génie Forestier qui existait depuis 1910.Les deux institutions s\u2019intallèrent en 1925 dans un pavillon construit pour elles en dehors de la ville dont elles étaient séparées par une large zone de sécurité.Avec les années, les professeurs chargés d\u2019enseigner des matières « auxiliaires » comme les mathématiques, la physique, la géologie et la biologie commencèrent à empiéter et chacun donna à son domaine une importance exagérée.Le résultat fut que notre École de Chimie ressembla de plus en plus à une Faculté des Sciences.Pour mettre fin à ce quiproquo, ce dernier nom lui fut donné en 1937, avec ordre de le mériter dans le plus bref délai possible.Son premier doyen, Monseigneur Vachon, et son premier secrétaire et futur doyen, Monsieur Adrien Pouliot, lui donnèrent à ce moment une impulsion dont nous espérons qu\u2019elle se ressentira .toujours.Elle compte cette année 450 étudiants et ses nouvelles écoles ne se comptent plus.(( Il serait difficile de parler de nos deux facultés sans mentionner en même temps l\u2019ACFAS, qui fête cette année sa majorité, puisqu\u2019elle a été fondée en 1924, à Montréal, avec comme premier ANNALE j DE L ACFAS 61 président le Dr Léo Pariseau, assisté de Messieurs Gustave Archambault et Germain Beaulieu vice-présidents, du Frère Marie-Victorin secrétaire et de Monsieur Victor Doré, trésorier.Ce mouvement, né à Montréal, ne tarda pas à se répandre dans toute la Province et gagna même l\u2019adhésion enthousiaste des Québécois.L\u2019ACFAS, c\u2019est plus que la somme de nos deux facultés, c\u2019est notre famille spirituelle dans laquelle nous avons grandi ensemble, et sans laquelle nous n\u2019aurions peut-être pas grandi.« Si les anniversaires sont des occasions de réjouissance, ils sont propices aussi aux examens de conscience et aux projets, pour ne pas dire aux résolutions.« Un regard sur le quart de siècle qui vient de se terminer est une source de joie pour tous ceux qui croient qu\u2019un minimum de culture scientifique est essentiel à la dignité d\u2019un peuple et aussi à sa survivance.Si nous comparons ce qui existe aujourd\u2019hui à ce qui n\u2019existait pas en 1920, nous avons la satisfaction de penser que les espérances de nos fondateurs n\u2019ont pas été vaines et c\u2019est déjà une belle consolation à laquelle nous sommes à peine habitués, que de n\u2019avoir pas à rougir.Il nous arrive même parfois de nous étonner des progrès que nous avons faits surtout au cours des toutes dernières années.Mais prenons garde qu\u2019il est toujours dangereux de se comparer à soi-même.Si nous avons avancé, la science aussi a avancé.Nous sommes encore dans nos commencements et c\u2019est pourquoi il importe de fixer nos regards vers l\u2019avenir.« Nous avons encore 25 ans pour forger la matière du discours que fera en 1970 le président élu de l\u2019ACFAS, devant les 2,500 convives réunis pour le dîner annuel.C\u2019est à nous de faire en sorte-qu\u2019il soit à son aise pour prononcer les paroles suivantes: « Mesdames et messieurs, « Nous fêtons ce soir le 50e anniversaire de la fondation de nos deux facultés des sciences.Les vingt-cinq premières années de ce demi-siècle furent consacrées à un travail ardu et ingrat dont nous ne devons pas mépriser les fruits, si maigres puissent-ils nous paraître aujourd\u2019hui.Il est vrai que pendant ce premier 62 ANNALES DE L ACFAS quart de siècle, on n\u2019avait réussi à élever que de zéro à 3 ou 4 pour cent la proportion des Canadiens français dans la plupart des professions scientifiques de notre pays et que les travaux de recherche qui sortaient de nos universités ne constituaient encore en 1945 qu\u2019un fraction infime du total fourni par le Canada.Mais il ne faut pas oublier que c\u2019est grâce à l\u2019enseignement organisé par ces pionniers un peu lents qu\u2019a pu se produire, dans les années qui ont suivi la deuxième guerre mondiale, cet essor dont nous sommes maintenant si fiers.On peu dire que c\u2019est au cours de ces vingt-cinq dernières années que nous nous sommes élevés, dans le domaine scientifique, au niveau d\u2019un peuple moderne et que nous avons, une fois pour toutes, aboli cette distance qui nous séparait de nos devanciers.Soutenus par une opinion publique plus éclairée, par un éveil remarquable de la curiosité scientifique chez la jeunesse, stimulés par des relations extérieures plus suivies et par des échanges de professeurs, nos prédécesseurs immédiats se sont adonnés à la recherche avec une intensité et une maîtrise que l\u2019on n\u2019avait pas vues chez nous jusqu\u2019alors.En un mot, c\u2019est dans les années qui suivirent 1945 que commença ce que j\u2019appellerai l\u2019ère exponentielle de notre croissance scientifique.» Section I : Mathématiques, Physique, Chimie et Sciences connexes 1.\t\u2014 Essais sur la qualité des pois à soupe (suite).\u2014 Paul Riou et Frère Hormisdas, i.c.Les auteurs ont étudié cinquante échantillons de provenances diverses et de qualité bonne et médiocre.A la cuisson, ces pois donnent tous les mêmes produits de désagrégation mais en quantités variant selon la qualité du pois et la rapidité de sa cuisson.La qualité d\u2019un pois peut être appréciée par la facilité qu\u2019il montre à se désagréger.Trois facteurs influent sur la rapidité de désagrégation: a) l\u2019espèce; b) la composition de l\u2019eau; c) le pH du milieu.Les deux derniers furent étudiés.Les graphiques montrent l\u2019influence des ions Ca**, Mg**, Cl et S04.Des courbes font voir que la cuisson est grandement accélérée lorsque le pH passe de 3 à 10.Elle se fait très bien à 7.5 environ.Une conclusion pratique est que dans la plupart des cas de pois non cuisants la difficulté provient plutôt du milieu défavorable que du pois lui-même.2.\t\u2014 Méthode calorimétrique d\u2019identification des différentes variétés de cristaux de carbonate de sodium dans une solution.\u2014Léon Lortie et André Rochon.Le carbonate de sodium peut exister sous plusieurs états dans une solution.La méthode suivante permet de trouver quel est l\u2019état stable à une température donnée pour une solution de composition déterminée.Nous préparons une solution très concentrée de carbonate de sodium monohydraté (le plus soluble).Nous chauffons la solution au-dessus de 32° C afin de détruire tous les germes des autres variétés cristallines.Nous abaissons avec précaution à la température à laquelle nous voulons opérer.On introduit alors dans le calorimètre une pincée d\u2019un mélange de cristaux des trois variétés cristallines.La solution, si elle est dans un état instable, dépose la variété de cristaux stable, et la température change.Connaissant les concentrations initiale et finale du liquide, les températures initiale et finale du mélange et la chaleur de cristallisation de chacune des variétés de cristaux, on peut déterminer la nature des cristaux formés. 64 ANNALES DE l\u2019ACFAS 3.\t\u2014 Étude des conditions de fonctionnement d\u2019une méthode de détection des formiates et des acétates.\u2014 Léon Lortie, Pierre Demers et André Rochon.Les auteurs ont étudié les conditions de fonctionnement de la méthode décrite dans les Annales de l\u2019ACFAS, volume 1, page 142, communication no 25.La méthode ne donne la coloration caractéristique qu\u2019avec les acétates et les formiates.La réaction se produit pour une concentration au moins normale d\u2019acétate de 1/20 normale de formiate.La coloration ne se produit que pour un PH supérieur à 3.8 dans le cas de l\u2019acétate et 2.2 pour le formiate.L\u2019addition de citrate de sodium, en faisant rétrograder le PH facilite la réaction.La résistance à l\u2019action de l\u2019acide et les bandes d\u2019absorption des complexes formés furent aussi étudiés.4.\t\u2014 Les polyèdres réciproques et leur application à la statique des treillis à trois dimensions.\u2014Eryk Kosko.Les systèmes articulés dont les barres correspondent aux arêtes d\u2019un polyèdre du genre zéro à faces triangulaires sont strictement indéformables.Pour un S3rstème donné de charges appliquées aux nœuds du treillis, les vecteurs de ces charges et ceux des efforts dans les barres, pris dans une succession convenable, forment un polyèdre réciproque, également du genre zéro.En se servant de la méthode de Henneberg de substitution des barres, l\u2019auteur développe un procédé graphique qui permet la construction effective d\u2019un tel polyèdre dynamique (ou de ses projections orthogonales), même si tous les nœuds du treillis sont formés par le concours de plus de trois barres.5.\t\u2014 Quelques remarques concernant les unités de brillance et la brillance même.\u2014Joseph Pawlikowski.L\u2019auteur passe en revue les différentes opinions concernantes unités de brillance et critique les solutions récemment proposées dans cette matière, comme- l\u2019introduction d\u2019une unité nouvelle « le Blondel » et la conception du (( Hélios » (H) qui doit remplacer la brillance, où H = ANNALES DE L\u2019ACFAS\t65 On prouve que la question peut être réglée d\u2019une manière très simple par l\u2019introduction des termes de brillance tout court (exprimée en Lambert) et de brillance spécifique (exprimée en stilb) pour toutes les sources lumineuses sans exception (sources primaires et sources secondaires, c\u2019est-à-dire sources agissant par réflexion ou diffusion).6.\t\u2014 La purification de l\u2019amidon.\u2014Elphège Bois.On parvient à séparer ce polyholoside de ses compagnons naturels (acides gras, acide phosphorique, glucides inférieurs, sels) en dissolvant l\u2019amidon crû dans une solution d\u2019alcali 0.5 normale; puis en dialysant, à une température inférieure à 35° C., contre l\u2019eau distillée.On peut obtenir ainsi, sans rétrogradation, une solution à 5 pour cent du polyholoside, qui filtre facilement à travers le papier, et de laquelle on cristallise l\u2019amylose par saturation avec l\u2019acool butylique.7.\t\u2014 Essais d\u2019imprégnation de quelques bois québécois.\u2014 Joseph Risi et L.-P.Amiot.Les auteurs ont étudié le coefficient de pénétration du bois d\u2019aubier et de cœur de quelques bois de la province de Québec, au moyen d\u2019une solution aqueuse d\u2019urée et de diméthylolurée, en fonction de l\u2019espèce et de la nature des tissus.8.\t\u2014 Le cycle Carnot a-t-il le meilleur rendement possible?\u2014Boleslaw Szczeniowski.Il est généralement admis que le cycle Carnot est le seul donnant le meilleur rendement.La démonstration physique est incontestable sous réserve que le cycle n\u2019est borné que par deux températures.Mais le problème ainsi formulé n\u2019a pas de valeur pratique.Dans les conditions réelles, nous sommes bornés également par les pressions imposées aussi bien par la résistance que par l\u2019impossibilité de produire la dépression trop élevée.Le problème ainsi formulé conduit au cycle Rankine, qui, bien qu\u2019appliqué dans les turbines et, avec modification, dans les machines à vapeur, n\u2019avait pas de succès dans les moteurs à combustion interne.Il pourrait, cependant, y donner de remarquables amélioration du rendement, si on 66\tANNALES DE l\u2019aCFAS prévoit une suralimentation, pour éviter une diminution de la puissance spécifique.9.\t\u2014 Le bromure de 9-octadécényl diméthyl éthyl ammonium.Un nouveau germicide.\u2014Adrien-S.DuBois.Le bromure de 9-octadécényl diméthyl éthyl ammonium e3t un corps à cation actif qui possède un pouvoir antiseptique très prononcé.Ses propriétés chimiques, physiques, antiseptiques et toxiques seront décrites en détail, et quelques observations sur son usage comme désinfectant seront aussi présentées.10.\t\u2014 Étude des coefficients locaux de transport de la chaleur.\u2014Albert Cholette.Dans un échangeur thermique le coefficient de transport de la chaleur est fonction des dimensions de l\u2019appareil et des propriétés du fluide.Des équations, formées de groupes sans dimensions, ont été proposées et employées jusqu\u2019ici pour prédire ces coefficients de façon générale.Mais elles négligeaient certains facteurs, comme le rapport de la longueur au diamètre, qui avaient une conséquence plus ou moins grande sur la précision des résultats.Ce travail présente les résultats d\u2019expériences faites avec de l\u2019air, où il était possible de déterminer l\u2019influence du rapport de la longueur au diamètre des tubes, et montre comment on peut en déduire des relations plus générales qui s\u2019appliquent aux régions d\u2019écoulement visceux ou turbulent, ou à la région intermédiaire.11.\t\u2014 Étude des conditions de stabilité des oscillateurs électroniques à contrôle automatique d\u2019amplitude.\u2014Henri Audet.La stabilité des oscillateurs conventionnels dépend de la non-linéarité de leurs éléments.Il est possible de limiter les oscillations à une région très restreinte et linéaire des courbes caractéristiques au moyen d\u2019un contrôle automatique d\u2019amplitude.Dans certaines conditions, les oscillations produites par un système de ce genre sont exemptes de variations d\u2019amplitude ou de fréquence et parfaitement sinusoïdales à cause de l\u2019absence d\u2019harmoniques indésirables.Ce travail présente une analyse mathématique des conditions de ANNALES DE L\u2019ACFAS 67 stabilité des oscillateurs à contrôle automatique d\u2019amplitude et montre comment on peut en faire la synthèse par un diagramme analogue à celui de Nyquist.L\u2019application de cette théorie est illustrée par des résultats expérimentaux.12.\t\u2014 Extraction du fer sans titanium en partant des magnétites titanifères.\u2014Louis Bourgoin.Depuis plus d\u2019un demi siècle, les métallurgistes se sont accoutumés à regarder les minerais de fer contenant plus de 10 pour cent de titane comme indésirables pour la production de produits ferreux.On reprochait à ces minerais, abondants dans certaines régions du globe, leur action très corrosive sur les revêtements des Hauts-fourneaux, et on prétendait que le titane réduit en même temps que les oxydes de fer passait sous forme de titanium pour donner un alliage fer-titanium inutilisable.Grâce à l\u2019aide financière du ministère des Mines de Québec, les chercheurs ont poursuivi dans les laboratoires de l\u2019Ecole polytechnique de Montréal, des essais qui leur ont permis de conclure que l\u2019opinion classique à propos des magnétites titanifères doit être complètement revisée.D\u2019abord on possède maintenant des matériaux réfractaires qui résistent parfaitement à l\u2019action des minerais fondus renfermant du titane qui se comporte comme la silice dans les scories.En partant de minerais du gisement de St-Charles (canton de Bourget) qui sont relativement pauvres en titanium (10.8 pour cent) on a pu obtenir facilement et à nombreuses reprises, des produits ferreux dans lesquels on ne trouve plus que 0.00 pour cent à 0.10 pour cent de Ti.Le titane se retrouve dans la scorie d\u2019autant plus que l\u2019opération de la réduction est plus rapide par le carbone.Des calculs théoriques avaient d\u2019ailleurs laissé prévoir qu\u2019il y avait un écart assez grand entre la température de réduction des oxydes de fer par rapport au titane.Le titane qui passe dans la scorie s\u2019y trouve sous forme d\u2019un silicate de fer et de titane.13.\t\u2014 Obtention facile d\u2019un métal riche en fer par réduction des sables noirs magnétiques de la Côte-nord du Québec.Louis Bourgoin.Poursuivant dans les laboratoires de l\u2019École polytechnique de Montréal, avec l\u2019appui du ministère des Mines de Québec, leurs 68 ANNALES DE L ACFAS études sur les minerais de fer titanés du Québec, les auteurs ont entrepris un certain nombre d\u2019essais métallurgiques sur les sables noirs de la Côte-Nord du St-Laurent.En partant des sables bruts provenant des Sept Iles, répondant à la composition moyenne suivante: Fe 56 p.c., Ti 7 p.c., Mn 0.2 p.c., P 0.03 p.c., S 0.04 p.c.(analyses du Laboratoire des Mines de Québec) on a obtenu dans de nombreux cas, avec une réduction par le carbone en présence d\u2019un fondant, des masses de métal donnant sans affinage Fe 99.72 p.c., C 0.23 p.c., Ti 0.02 p.c., S 0.09 p.c., ce dernier élément chimique apporté surtout par l\u2019agent réducteur.Par d\u2019autres moyens de réduction, on a pu descendre la teneur en soufre, à 0.002 et 0.001 p.c.A cause de la nature des gisements, l\u2019utilisation des sables noirs pose des problèmes économiques délicats.On a vu que, si l\u2019on ne pouvait espérer s\u2019en servir pour obtenir des produits ferreux par les procédés ordinaires de la métallurgie, il y avait peut être moyen de s\u2019en servir pour faire face à un nouveau besoin en fer très pur réclamé par la nouvelle métallurgie des poudres.Des travaux sont en cours pour étudier des procédés d\u2019obtention du fer très pur en poudre dont le prix de vente sur le marché atteint $290.00 à $2,000.00 la tonne pour les différentes qualités contre $24.00 à *'26.00 la tonne pour la fonte.14.\u2014 L\u2019absorption des mésotrcns lents par le plomb, le fer, l\u2019aluminium et l\u2019eau.\u2014Henri-Paul Koenig.On a mesuré l\u2019absorption des mésotrons lents par le plomb, le fer, l\u2019aluminium et l\u2019eau au moyen d\u2019un appareil contenant des compteurs de Geiger-Muller et utilisant le principe des anticoincidences.L\u2019erreur statistique sur la numération des mésotrons absorbés fut réduite à moins de trois pour cent dans tous les cas.Cette haute précision fut rendue possible par la grande efficacité (environ 99) du groupe des compteurs formant anticoincidence.Les valeurs expérimentales, de l\u2019absorption relative des mésotrons dans les différentes substances étudiées, furent comparées avec les valeurs prédites par la théorie.On sait que cette théorie suppose que les mésotrons perdent leur énergie surtout par ionisation et qu\u2019elle prédit une absorption relative plus grande dans les substances de nombre atomique peu élevé.On a constaté qu\u2019en tenant compte de la diffusion, qui est particulièrement importante dans les éléments lourds, les résultats expérimentaux concordent parfaitement avec ANNALES DE l\u2019ACFAS 69 les données théoriques dans le cas du plomb, du fer, de l\u2019aluminium.Dans le cas de l\u2019eau, il n\u2019existe aucune donnée théorique certaine.15.\u2014 Préparation des dérivés organo-magnésiens sans éther.\u2014Roger Barré et Jacques DeRepentigny.La dimethylaniline en quantités variables a permis, à divers auteurs de préparer les dérivés Grignard sans éther.On a cherché à préciser les conditions de la réaction en fonction des différents dérivés halogénés, des solvants, des temps d\u2019addition et de reflux, etc.Les dérivés iodes se combinent très bien dans le benzène et le toluène, moins bien dans les hydrocarbures qui doivent être très purs; la quantité de dimethylaniline requise est d\u2019un vingtième de molécule pour une molécule de dérivé halogéné.(Rendement maximum 80 pour cent).Les dérivés bromés sont plus difficiles a synthétiser et exigent à date une demie molécule de catalyseur pour une molécule de dérivé bromé.Nous pensons pouvoir encore diminuer cette quantité: le rendement est excellent (maximum 96 pour cent); les dérivés chlorés sont à l\u2019étude.16.\t\u2014 Action des dérivés organo-magnésiens sur les orto-esters.\u2014Roger Barré et Benoit Ladouceur.L\u2019action des dérivés Grignard a été essayée sur l\u2019ortho-car-bonate et l\u2019ortho-propionate d\u2019éthyle.Avec le premier composé on obtient l\u2019ortho-ester correspondant avec un peu de cétone; avec le deuxième composé, on obtient un mélange de propionate d\u2019éthyle provenant de l\u2019hydrolyse de l\u2019ortho-ester, de céto-acétal hydrolysable en diéthyl cétone, de traces de carbinol tertiaire et d\u2019un composé à point d\u2019ébullition élevé pas encore identifié.Malgré que le rendement en cétone n\u2019est pas considérable (environ 10 pour cent), la réaction encore à l\u2019étude peut devenir une nouvelle méthode de préparation des cétones.17.\t\u2014 Précipitation et identification faciles des cations du groupe du sulfhydrate d\u2019ammonium.\u2014Léon Lortie et Hubert Laniel Les méthodes ordinaires présentent des difficultés bien connues.Dans la méthode proposée, le précipité mixte d\u2019oxvdes et de 70 ANNALES DE L ACFAS sulfures, traité par HCl, 2N, laisse intacts les sulfures de nickel et de cobalt.Ceux-ci, traités par HNO3, sont caractérisés respectivement à l\u2019état de cobaltinitrite de potassium et de nickel diméthyl-glyoxime.L\u2019aluminium et le zinc sont transformés en aluminate et zincate facilement identifiables.Une oxydation par un mélange de HNO3, H202 et KCIO3, fournit du Mn02 et une solution de chromate et de sel ferrique.Celui-ci précipité par NH 4OH, et en oxyde Mno 2 en KMno 4 puis on réduit le chromate par HCHo et H 2So 2; la méthode est rapide et sûre.18.\t\u2014 Diffraction des 1 ayons-x : structure fine.\u2014Roger POTVIN.L\u2019étude sous fort grossissement des taches de diffraction des rayons-X a donné naissance à une nouvelle méthode de microscopie aux rayons-X.Cette méthode, développée par hauteur en collaboration avec le Dr C.S.Barrett, permet l\u2019observation et l\u2019étude de certains phénomènes d\u2019ordre atomique inobservables jusqu\u2019à présent.Elle constitue donc un moyen d\u2019attaque entièrement nouveau de grande utilité en métallurgie physique et en d\u2019autres domaines.On donne une description de l\u2019appareil et des conditions expérimentales requises.Cette méthode a permis d\u2019étudier les changements résultat de la déformation des métaux.Ainsi, on a pu établir des données sur les lignes de glissement et les rotations du réseau cristallin; entre autres, on a obtenu une solution au problème du mécanisme de vieillissement des alliages.19.\t\u2014 Analyse polarométrique de l\u2019oxygène dissous avec une microélectrode de platine.\u2014Paul-A.Giguère et Louis Lauzier.Dans le dosage de l\u2019oxygène dissous par la méthode polaro-graphique il devient difficile de reproduire exactement les résultats lorsqu\u2019on substitue une microélectrode de platine, fixe ou tournante, à la cathode à gouttes de mercure.Cette difficulté est due à une modification progressive de la surface de la cathode causée par l\u2019électro-réduction du mercure provenant de l\u2019anode.Des tentatives pour remplacer l\u2019anode de calomel par des métaux nobles n\u2019ont pas donné des résultats satisfaisants.Il est cependant possible, en prenant des dispositions appropriées, d\u2019empêcher le mer- ANNALES DE L\u2019ACFAS\t71 cure de se déposer à la cathode.En se basant sur ces conclusions on a pu mettre au point un appareil qui permet le dosage continu de l\u2019oxygène dissous dans l\u2019eau en circulation.Section 2: Minéralogie et Géologie 1.\t\u2014 Trilobites ordoviciens de la ville de Québec.\u2014 Franco Rasetti.L\u2019auteur décrit une faune à trilobites très remarquable qui se trouve dans la formation de la ville de Québec, soit dans des calcaires en lits minces en place, soit dans les blocs d\u2019un conglomérat.Cette faune avait déjà été remarquée par Weston et Ami en 1894, mais à cause de l\u2019identification incorrecte de la plupart des espèces on n\u2019avait pas pu en apprécier le caractère singulier.La caractéristique principale de cette faune est de ressembler beaucoup plus à la faune du groupe de Balclatchie en Écosse qu\u2019à aucune faune connue de l\u2019Amérique du Nord.En particulier, les deux faunes ont en commun le trilobite Teratorhynchus, qu\u2019on ne trouve nulle part ailleurs.Il est difficile d\u2019attribuer une position stratigraphique précise à la faune en question, mais il semble probable qu\u2019on doive la rapporter à la partie inférieure du groupe de Black River.2.\t\u2014 Fossiles du Cambrien moyen dans la province de Québec.\u2014Franco Rasetti.Les conglomérats qui affleurent en plusieurs localités sur la rive sud du bas St-Laurent étaient jusqu\u2019ici supposés contenir exclusivement des blocs fossilifères du Cambrien inférieur.L\u2019auteur après une étude détaillée d\u2019un grand nombre de trilobites récoltés dans les conglomérats exposés à Métis et Grosses Roches, a conclu que ces conglomérats contiennent aussi des blocs provenant de formations du Cambrien moyen et du Cambrien supérieur (Dres-bach).On ne connaît dans la région aucune formation en place à laquelle on puisse rattacher ces blocs.La présence d\u2019une faune du Cambrien moyen est particulièrement remarquable, étant la première de cet âge découverte dans notre Province.Cette faune doit être probablement rapportée à la partie supérieure du Cambrien 72 ANNALES DE L ACFAS moyen.Plusieurs nouveaux genres et un grand nombre d\u2019espèces nouvelles de trilobites sont à l\u2019étude.3.\t\u2014 Structure de la Mine Federal Zinc and Lead, Gas-pésie.\u2014Paul-Émile Auger.La Mine Federal est située au centre de la Péninsule de Gaspé à la limite sud du parc national de la Gaspésie.Le minerai occupe une série de veines de quartz et de carbonate qui recoupent des formations sédimentaires argileuses du Dévonien inférieur.Ces formations ont été soulevées en forme de dôme dont le sommet se trouve approximativement au centre de la région minéralisée.Les veines semblent avoir une structure radicale par rapport au dôme et ceci suggère une relation structurale entre les veines et la déformation des couches sédimentaires.4.\t\u2014 Géologie et structure des roches du Canton Carpentier, Abitibi.\u2014Marcel Tiphane.La structure générale du Canton Carpentier représente un grand anticlinal plongeant dans la direction N.N.E.Des roches volcaniques de caractère andésique ainsi que des roches métamorphiques, représentées par des chistes chloritiques, composent la plus grande partie de cet anticlinal.Quelques dykes intrusifs, habituellement composés de porphyre rhyolitique (porphyre quart-zifère), coupent ces formations et remplissent les fractures de tension.Une autre intrusion de porphyre rhyolitique, beaucoup plus considérable et affectant l\u2019allure d\u2019un sill, repose sur les schistes d\u2019âge Keewatin.Seuls les dykes qui recoupent la formation sont minéralisés et susceptibles de contenir de l\u2019or.Cette région promet de grandes activités minières.5.\t\u2014 L\u2019éboulis de St-Louis de Bonsecours.\u2014 Abbé J.-W.Laverdière et Père Léo-G.Morin, c.s.c.Le 18 mai 1945, un éboulis assez important se produisait sur la rive gauche de l\u2019Yamaska, à la limite des paroisses de St-Aimé et de St-Louis de Bonsecours.A cet endroit la surface du terrain s\u2019élevait rapidement perpendiculairement à la rivière et la côte 75 était atteinte dès les premiers 150 pieds.Au delà, la pente géné- ANNALES DE L ACFAS 73 raie était peu prononcée, la côte 100 n\u2019apparaissant que 750 pieds plus loin.Ceci donnait, entre le point le plus élevé et le niveau de la rivière, un angle moyen ne dépassant guère six degrés.La surface totale affectée par l\u2019éboulis est d\u2019environ onze arpents carrés et la quantité de matériel déplacé se chiffre à près de 400,000 verges cubes.La partie la plus étroite de la surface emportée se trouve sur le bord de la rivière et c\u2019est par un goulot relativement étroit, exactement 300 pieds, que s\u2019est précipitée la masse venue d\u2019en arrière.Le gouffre béant résultant de cet éboulis présente une surface formée de trois gradins inégaux séparés par de petits escarpements.Le plus grand de ces gradins est à peu près horizontal, ce qui montre la grande fluidité de la masse, au moment de l\u2019éboulis.La surface de glissement ne correspond ni à la séparation du sable et de l\u2019argile, ni à un plan rocheux; cette surface se trouve à un niveau quelconque dans la masse argileuse elle-même.Toutes les mesures ont été prises avec exactitude au moyen du théodolite.Il est intéressant de comparer ce phénomène aux autres du même genre, survenus dans la Province au cours des dernières années.» 6.\u2014 Effet mécanique de l\u2019eau sur les argiles dans les éboulis.\u2014Paul-Émile Auger.Les éboulis se produisent généralement au temps de l\u2019année pendant lequel le sol est le plus imbibé d\u2019eau.L\u2019angle de glissement est très petit et présuppose un état presque liquide de la masse pour que l\u2019éboulis se produise.Cet état de fluidité peut être obtenu par absorption d\u2019eau par les particules colloïdales d\u2019argile jusqu\u2019à saturation.Une fois ce point de saturation atteint, un léger excès d\u2019eau peut donner à la masse une fluidité considérable.Cette absorption est vraisemblablement facilitée par les fissures qui se développent près de la surface dans la masse d\u2019argile sèche à cause de l\u2019augmentation du volume des minéraux argileux.A un moment où la masse est poreuse, l\u2019eau d\u2019infiltration s\u2019accumule en profondeur et transforme l\u2019argile solide en une masse semi-liquide.L\u2019éboulis se produit à ce moment avec une rapidité surprenante.7.\u2014 Terrasses de pâturages.\u2014P.Léo-G.Morin, c.s.c.Sur les pentes qui bordent les coteaux ou les berges de ruisseaux encaissés, surtout en terrain déboisé, on remarque souvent de petites 74 ANNALES DE l\u2019aCFAS terrasses de quelque 8 ou 10 pouces de largeur, séparées d\u2019environ 3 pieds les unes des autres et disposées horizontalement ou de façon oblique.Ces terrasses ne sont pas le fait de l\u2019érosion, comme on pourrait le penser à première vue, mais elles résultent du tassement local du terrain, sous le pied des bêtes qui broutent l\u2019herbe en côtoyant la pente.8.\t\u2014 Étendue et possibilités agricoles des dépôts glacio-lacustres du Québec en dehors du « Clay Belt ».\u2014 Carl Faes- SLER.Des lacs glaciaires semblables au lac Ojibway du Clay Belt mais d\u2019extension et de durée plus petites existaient en grand nombre dans la province de Québec et ont laissé sur leur emplacement des dépôts glacio-lacustres potentiels.Ces dépôts sont exclusivement trouvés sur les versants nord des hauteurs de terre dirigées approximativement est-ouest, c\u2019est-à-dire perpendulairement au mouvement général du glacier retraitant.L\u2019auteur décrit plusieurs de ces lacs dans les régions des cantons de l\u2019Est et du lac St-Jean-Saguenay, étudiées par lui ces dernières années.9.\t\u2014Index des cartes et d\u2019autres illustrations géologiques du Canada.\u2014Cari Faessler.Cet index constitue la première tranche d\u2019un index des illustrations géologiques (cartes, dépliants, figures de texte, etc.) publiées par les organismes fédéraux et provinciaux chargés de la recherche géologique et minière.Cet index complété pour les publications de la commission géologique du Canada et des bureaux des Mines fédéral et provincial est présenté et expliqué.Sectwn 3 : Botanique 1.\u2014Note préliminaire sur quelques substances antipro-tonétriques.\u2014J.-Emile Jacques.Une mousse en particulier, le Funaria hygrometrica qui est une mauvaise herbe des serres, recouvre le sol des pots de semis et ANNALES DE L\u2019ACFAS\t75 occasionne des pertes considérables chez les semences à longue période d\u2019incubation.L\u2019auteur a cherché la concentration minimum de mercure, cuivre, manganèse ou zinc qu\u2019il faut employer pour inhiber la germination des spores ou le développement des jeunes protonèmes de cette mousse en boîtes de Petri.Le mercure s\u2019est avéré le plus toxique, car à l\u2019état de ClHg ou de C12Hg, il ne faut que 15 ppm de mercure ou 25 ppm.de Semesan pour arrêter la germination.Quant au cuivre, il en faut 30 ppm.à l\u2019état de S04 Cu, 5H20 ou 60 ppm.à l\u2019état de OCu2 pour obtenir les mêmes résultats.Comme il faut au moins 3000 ppm.de manganèse, à l\u2019état de Mn04K pour inhiber la germination et à cause surtout des dangers d\u2019accumulation des constituants de ce composé dans le sol, l\u2019emploi de ce produit devient prohibitif.Enfin, le zinc, à une concentration de 1000 ppm., à l\u2019état de ZnO, n\u2019empêche la germination que de 82 pour cent des spores.2.\u2014 L\u2019occurrence de cônes hermaphrodites sur un Picea glauca.\u2014Roger Gauthier.En mai dernier, plusieurs cônes hermaphrodites furent trouvés sur un Picea glauca cultivé au Jardin botanique de Montréal.L\u2019arbre qui produit ces cônes paraît en plus ou moins bonne condition.D\u2019autre part, la température du printemps dernier a été particulièrement capricieuse.Les cônes trouvés portent des micros-sporophylles à la base et des mégasporophylles au sommet.Les cônes hermaphrodites présentent beaucoup d\u2019intérêt à cause des problèmes morphologiques que suscite l\u2019interprétation du cône chez les conifères.3.\u2014 La flore du lac Mistassini.\u2014Jacques Rousseau et Ernest Rouleau.Cette étude comprend: a) un relevé complet de la flore du lac Mistassini telle qu\u2019on la connaît depuis l\u2019exploration des auteurs en 1944; b) la description d\u2019entités nouvelles; c) l\u2019étude des problèmes phytogéographiques : le lac Mistassini se trouvant en partie dans un bassin calcaire, héberge quantité d\u2019espèces subarctiques calcicoles.Toutefois, les plantes que l\u2019on considère comme des éléments préglaciaires en sont absentes; d) des notes écologiques. 76 ANNALES DE L\u2019ACFAS 4.\u2014 Nouvelles additions à la flore lichénologique et bryo-gique de l\u2019Amérique du Nord, du Canada et de Québec.\u2014 Abbé Ernest Lepage.Lichen nouveau pour l\u2019Amérique du Nord: Dermatocarpon Micheli.Récolté par l\u2019auteur en 1944, à la Grande Rivière à la Baleine, Baie d\u2019Hudson, sur la côte ouest du Nouveau-Québec.D\u2019après Zahlbruckner, cette espèce est confinée à l\u2019Europe.Mousses nouvelles pour le Québec: Sphagnum riparium Aongstr., Pogo-natum alpinum var.arcticum (Wahl.) Brid., P.alpinum var.brevifolium Brid., Distichium Hageni Ryan, Ceratodon conicus (Hampe) Lindb., Seligeria campylopoda Kindb., Dicranella Schre-beri (Hedw.) Schimp., Encalypta procera Bruch., Didymodon topha-ceus (Brid.) Jur., Grimmia pilifera Beauv., Rhacomitrium hete-rostichum (Hedw.) Brid., R.heterostichum var.affine (Schleich.) C.Jens., Splachnum rubrum Hedw., Amphidium Mougeotii (Bry.Eur.) Schimp.(Fr.Marie-Anselme), Qrthotrichum cancellatum Card.& Thér., O.cupulatum var.nudum (Dicks.) Braithw., Pohlia gracilis (Schleich.) Lindb., Amblystegium serpens var.tenue Bry.Eur., Camptothecium lutescens (Hedw.) Bry.Eur., Campylium chrysophyllum var.zemliœ (Jens.) Grout, Hypnum fastigiatum Brid.Mousse nouvelle pour le Canada: Orthotrichum garretti Grout & Flowrers.L\u2019auteur a récolté cette plante dans le Nouveau-Québec, le long de la rivière à la Martre, en 1943.Cette espèce n\u2019est connue que de trois autres stations: de deux endroits dans l\u2019Utah et d\u2019un autre dans l\u2019Ohio.5.\u2014 Les Eleocharis de la série Palustriformes à la Baie James.\u2014Abbé Ernest Lepage.Les rivages estuariens sont très favorables à la végétation des Eleocharis.A la Baie James, ce genre est abondant et bien représenté par la diversité des espèces.A l\u2019exception de Y Eleocharis acicularis et de YE.pauciflora, toutes les espèces rencontrées appartiennent à la série Palustriformes et sauf YE.compressa var.atrata, elles font partie de la sous-série Palustres.Ce sont E.calva, E.halophila, E.macrostachya (nouveau pour le Québec), E.pa-lustris var.typica, E.palustris var.major, E.Savatieri (espèce du Japon connue en Amérique de l\u2019Alaska seulement), E.uniglumis et E.Smallii.Il est intéressant de mentionner qu\u2019à la Baie James se ANNALES DE L\u2019ACFAS 77 rencontrent sept espèces de la sous-série Palustres, alors que nous en connaissons seulement cinq pour la région habitée du Québec.6.\t\u2014 Quelques introductions récentes dans le Québec.\u2014 Abbé Ernest Lepage et Lionel Cinq-Mars.Les auteurs signalent la présence du Geranium pusillum L.et du Vicia hirsuta (L.) Koch à Sainte-Anne de la Pocatière; du Carex hirta L.et du Veronica Chamaedrys L.à Québec.7.\t\u2014 Importantes additions à la flore du Québec.\u2014 P.Arthème Dutilly et abbé Ernest Lepage.Au cours de leurs récentes explorations dans le Nouveau-Québec, les auteurs ont récolté un bon nombre de plantes qui n\u2019ont pas encore été signalées pour le Québec.Ce sont: Eleocharis macrostachya, E.Savatieri, Scirpus americanus var.polyphyllus, Eriophorum gracile var.caurianum, Juncus brachycephalus, Cala-magrostis deschampsioides, C.negleda var.micrantha, Poa labrado-rica, Draba norvegica var.hebecarpa, Epilobium palustre var.Fernaldii, Pedicularis parviflora, P.sudetica, Potentilla multifi-da, P.pensylvanica var.bipinnatifida, Geum macrophyllum var.perincisum, Plantago major var.scopidorum, Aster umbellatus var.pubens, Antennaria rosea, Salix reticulata var.subrotunda, Salix planifolia var.Nelsonii, Arabis lyrata var.kamchatica.8.\t\u2014 Quelques stations nouvelles de Ginseng.\u2014 Marcel Raymond.On connaissait déjà un certain nombre de localités du Ginseng (Panax quinquefolius L.) dans le Québec.Déjà plusieurs d\u2019entre elles ont été détruites.L\u2019auteur en ajoute trois: l\u2019une dans la région de Stanstead, l\u2019autre à St-Armand, comté de Missisquoi, et la troisième à St-Jean, comté de St-Jean.Cette dernière localité n\u2019est pas suprenante: des gens âgés ont souvent dit à l\u2019auteur que la cueillette du Ginseng s\u2019était faite d\u2019une manière intense autour de St-Jean, il y a une cinquantaine d\u2019années.Jusqu\u2019ici le Ginseng a été récolté aux endroits suivants: Mont-Royal, région de Montréal, Saraguay, Oka, St-Benoît, Ste-Geneviève, Lac Meach, mont St-Bruno, mont Belœil, mont Johnson, Ste-Barbe, Nicolet, Gron- 78 ANNALES DE L ACFAS dines, Québec ( ?) Kalm écrivait (1753) que le Ginseng était inconnu au nord de la ville de Montréal.9.\u2014 Le problème des mauvaises herbes au Jardin botanique.\u2014Marcel Raymond et James Kucyniak.Le Jardin botanique de Montréal, important un très grand nombre nombre de plantes exotiques, peut jouer un rôle dans l\u2019introduction de plantes étrangères.Disons immédiatement que la plupart sont labiles, et qu\u2019aucune jusqu\u2019ici ne s\u2019est comportée en fléau, en dehors du terrain du Jardin botanique.Dans les serres, plusieurs plantes \u2014 des fougères notamment,\u2014 supplantent les plus faibles.Les auteurs citent un certain nombre de cas particuliers: Dryopteris patens, Veronica peregrina var.laurentiana, Androsace elongata, Linvm perenne, Nothoscordvm fragrans, Viola Priceana, Viola alisoviana, Viola jooi, Convolvulus arvensis, etc.10.\u2014 Le Dryopteris hexagonoptera dans le Québec.\u2014 Marcel Raymond et James Kucyniak.La découverte d\u2019une station nouvelle de Dryopteris hexago-noptera (Michx.) C.C hr.faite au mont Johnson, comté d\u2019Iberville, est une occasion pour les auteurs d\u2019étudier la distribution québécoise de cette espèce, voisine du Dryopteris Phegopteris (L.) C.Chr., dont elle se distingue par ses frondes beaucoup plus grandes et son rachis ailé.Elle a d\u2019ailleurs un port caractéristique.Son aire s\u2019étend du Texas et de l\u2019extrémité nord de la Floride jusqu\u2019au Minnesota et au Québec.Dans notre province cette fougère a donné lieu à bien des méprises.Dans ses Filicinées du Québec, le Frère Marie-Victorin cite les récoltes suivantes: Waterloo et Sorel (Lady Dalhousie); Hatley, comté de Stanstead (H.Mous-ley); île des Sœurs (S.H.Parsons), etc.Le spécimen de Mousley est un Dryopteris Phegopteris (L.) C.Chr., et que valent les identifications de Lady Dalhousie ?Citons toutefois une récolte authentique, celle de Claire Morin-Gauthier, faite à St-Bruno, en 1934, et qui est probablement la première.Une note de Macoun, dans le Catalogue of Canadian Plants, disant que les deux espèces passent insensiblement de l\u2019une à l\u2019autre, montre qu\u2019il ne connaissait pas la plante. ANNALES DE L\u2019ACFAS\t79 11.\u2014Mise au point sur les Rubus du Québec.\u2014Marcel Raymond.Le professeur L.H.Bailey a entrepris une monographie du genre Rubus pour l\u2019Amérique du Nord et il a décrit un très grand nombre de nouvelles espèces, ce qui modifie un peu les cadres familiers.La Flore Laurentienne attribuait 23 espèces au Québec.Il semble qu\u2019il faudra doubler ce nombre.Voici, quelques nouvelles espèces: Rubus signatus Bailey (St-Amable, comté de Chambly), R.univocus Bailey (vallée de la Gatineau), R.adjacens Fernald (St-Jérôme), R.frondisentis Blanchard (Bois Filion), Rubus Victorinii Bailey (Bords de la rivière Chaudière), R.montpelie-rensis Blanchard (Shawbridge), R.Lepagei Bailey (riv.Rimouski), R.nigricans Rydb.(riv.Yamaska, St-Hubert, St-Jérôme), R.hispidus L.var.pervarius Bailey (Shefford), R.pubescens Raf.var.scius Bailey (Minganie), etc.Les récoltes des dernières saisons actuellement entre les mains du professeur Bailey, en ajouteront sans doute beaucoup d\u2019autres.12.\t\u2014 Une mousse nouvelle pour l\u2019Amérique du Nord: Aulacomniun palustre var.fascicu'are.\u2014 James Kucyniak.Mme Geneva Sayre dans sa monographie des Aulacomniacées, qui a été incorporée au Moss Flora of North America de Grout signale le fait que VAulacomnium palustre (Web.& Mohr.) Schwægr.var.fasciculare (Funck) Bry.Eur.ne semble pas exister en Amérique.Cette variété se caractérise par une tige dressée émettant plusieurs rameaux courts et faibles (« flagellate branches » des auteurs de langue anglaise).Du matériel abondant correspondant à cette description a été récolté par l\u2019auteur à Lachine, île de Montréal, le 17 octobre 1943.13.\t\u2014 Relation entre le développement des caries du sapin et le site.\u2014René Pomerleau.Des études antérieures effectuées au Canada et aux États-Unis, ont déjà démontré que le développement des caries du sapin est en relation assez directe avec l\u2019âge des arbres et aussi que le pourcentage du volume carié s\u2019élève plus rapidement chez les arbres d\u2019un site pauvre que chez ceux d\u2019un site riche.Par l\u2019étude comparée 80\tANNALES DE l\u2019aCFAS de nos résultats et de ceux obtenus en Nouvelle-Angleterre et dans les états des Grands-Lacs, on découvre que, pour un âge donné, le pourcentage du volume et du nombre d\u2019arbres cariés est notablement moins grand dans la forêt coniférienne boréale que dans la zone des bois décidus.La vitesse du dépérissement du tronc et des caries brunes du pied est plus élevée à mesure que l\u2019on s\u2019éloigne de la zone boréale.Suivant les sites déterminés, d\u2019après la méthode modifiée par Heimburger, on arrive aussi à des différences assez significatives entre le taux de carie du sapin dans chacun des cinq types reconnus.14.\u2014 Intérêt des mesures microcalorimétriques pour l\u2019étude de la germination des semences.\u2014Henri Prat et E.Calvet.Le microcalorimètre de A.Tian a été appliqué pour la première fois à des études de biologie végétale.Résultats principaux: a) la courbe de thermogénèse de germination peut être utilisée pour caractériser un lot de semences donné dans des conditions expérimentales données; b) cette courbe peut être modifiée par des facteurs physiques et chimiques: déshydratation préalable, influence de l\u2019alcool, des auxines, etc.L'étude systématique à ce point de vue de toutes les graines d\u2019espèces cultivées présentera un grand intérêt pratique pour l\u2019agriculture.Section 4 ' Zoologie et biologie générale 1.\u2014 Une nouvelle forme de goitre: la scléro-lympho-lipomatose thyroïdienne.\u2014Louis-Charles Simard.Il s\u2019agit d\u2019une jeune fille de onze ans, porteuse d\u2019un goitre depuis sa naissance et chez laquelle, mise à part l\u2019augmentation de volume de la thyroïde, on ne peut déceler aucun autre symptôme.La pièce provenant d\u2019une thyroïdectomie sub-totale montre une glande, de consistance molle, de coloration jaune pâle, et profondément modifiée au microscope.Les lésions consistent en la présence d\u2019un tissu adipeux abondant séparé par des cloisons conjonctives d\u2019épaisseur variable contenant quelques îlots de tissu thy- ANNALES DE L ACFAS 81 roïdien infiltrée par des lymphocytes et des follicules clos.La lésion est tout-à-fait différente du goitre de Ridel et du goitre de Hashi-moto.2.\t\u2014 Insuffisance hépatique et résistance à l\u2019arsenic (suite),\u2014 Paul Lemon de.Dans un premier travail, l\u2019auteur a montré comment l\u2019insuffisance hépatique réalisée par ablation partielle du foie diminuait la résistance du rat à l\u2019arsenic.La présente note confirme les résultats précédents.L\u2019insuffisance hépathique est produite non plus cette fois par hépatectomie, mais en exposant les animaux en expérience à une atmosphère de CCI4, ce qui provoque dans le foie des troubles graves: dégénérescence graisseuse, cirrhose.Ici encore la résistance à l\u2019intoxication arsenicale est notablement décrue.Les animaux qui passent au CC14 avant de recevoir une dose sous-létale d\u2019arsenic meurent dans une forte proportion.3.\t\u2014 Méthode de dosage de l\u2019aminopyrine \u2014 comparaison entre l\u2019absorption rectale et l\u2019absorption intestinale de ce composé chez le rat.\u2014Fernand Seguin.La coloration bleue que donne l\u2019aminopyrine avec l\u2019ion ferrique sert de base à la méthode mise au point par l\u2019auteur et adaptée au spectrophotomètre.La coloration montre un maximum à 5700 A ° et ne suit pas la loi de Beer.Ce dosage ne peut être appliqué à un échantillon de sang soutiré après administration du composé.Pour mesurer l\u2019absorption de l\u2019aminopyrine chez le rat, l\u2019auteur introduit le composé dans des segments intestinaux et rectaux isolés.Les résultats de 92 essais montrent que l\u2019absorption rectale représente environ 75 p.c.de l\u2019absorption intestinale à n\u2019importe quel moment durant les premières 40 minutes, et qu\u2019il existe entre les deux valeurs une relation linéaire.Le calcul statistique vérifie les résultats.4.\t\u2014 Excitation de la corde du tympan et du pneumogastrique par des courants progressifs.\u2014 Maurice Blais et Eugène Robillard.L.& M.Lapicque (C.R.Soc.Biol.65, 589, 1908) ont montré qu\u2019avec des excitations de décharges de double condensateur on 82 ANNALES DE I/ACFAS observe chez la grenouille et le crapaud un seuil minimum pour une durée donnée de l\u2019excitation en rapport avec la vitesse fonctionnelle du tissu examiné.Généralisant ces résultats, ils ont signalé la possibilité de réaliser de cette façon une excitation progressive à la vitesse fonctionnelle.Nous avons examiné l\u2019excitabilité de la corde du tympan et de quelques fibres du pneumogastrique avec des courants progressifs et les résultats que nous avons obtenus appuient l\u2019hypothèse de Lapicque et permettent d\u2019envisager l\u2019excitation sélective dans le système nerveux périphérique chez les mammifères.5.\t\u2014 Action des sulfamidés sur la coquille de l\u2019oeuf chez la poule.\u2014Paul Genest et Richard Bernard.Différents sulfamidés administrés à des poules, pendant une semaine, dans leur alimentation au taux de 3 p.1000, ont donné les résultats suivants: a) les sulfamidés du type RS02NH2, tels que le sulfanilamide, le Neoprontosil et la Soluseptazine, rendent les coquilles des œufs minces et rugueuses; b) les sulfamidés dont le radical sulfonamide est substitué affectent très peu l\u2019épaisseur de la coquille, mais créent à la surface des œufs de légères crevasses microscopiques.C\u2019est le cas du sulfathiazole, de la sulfaguanidine, de la sulfadiazine et de la sulfamérazine, mais non de la sulfapy-ridine; c) la sulfapyridine par contre, rend la coquille des œufs minces et rugeuse; ce fait est en contradiction avec les observations de Benesch, Barron et Mawson.Nos constatations nous permettent de formuler l\u2019hypothèse qu\u2019au moins un sulfamidé à RS02NH2, substitué, la sulfapyridine, entrave la calcification de la coquille de l\u2019œuf, en inhibant une enzyme autre que l\u2019anhydrase carbonique, probablement la phosphatase alcaline.6.\t\u2014 A propos de l\u2019origine du mésoblaste chez l\u2019oeuf humain.\u2014Wilbrod Bonin.Chez un embryon humain de 14 jours, le mésoblaste intraem-bryonnaire se forme aux dépens des cellules de la ligne primitive.Ces cellules du disque embryonnaire, avant de migrer entre l\u2019ecto-blaste et l\u2019endoblaste, montrent un grand nombre de mitoses.Le feuillet splanchnopleural extraembryonnaire de la vésicule ombilicale et le feuillet pariétopleural extraembryonnaire de la cavité amniotique sont constitués de cellules de même nature épithéliale ANNALES DE l\u2019ACFAS 83 que les cellules du mésoblaste intraembryonnaire ; il y a continuité parfaite entre ces divers feuillets, ce qui suggère une origine commune aux dépens des cellules de la ligne primitive.Par ailleurs, le feuillet mésoblaste chorial est constitué de tissu mésenchymateux.Ce dernier feuillet ne se forme pas aux dépens du premier comme l\u2019indiquent la transition brusque entre les deux feuillets et la structure différente de leurs éléments cellulaires.7.\u2014 Étude des propriétés pharmacologiques de l\u2019anno-tinine, alcaloïde extrait de Lycopodium annotinum.\u2014 Guy Marier et Richard Bernard.Des recherches préliminaires sur cet alcaloïde ont porté sur la toxicité, l\u2019action sur le cœur (électrocardiogramme), le muscle lisse, la pupille, la pression artérielle et la respiration.L\u2019annotinine est peu toxique; la dose léthale moyenne (D.L.50) est de 166.2 mgs-kg.L\u2019examen post-mortem de lapins ayant reçu des doses léthales d\u2019annotinine révèle une congestion généralisée.Chez le lapin légèrement intoxiqué, l\u2019électrocardiogramme présente un changement bien défini, à savoir: disparition ou inversion de l\u2019accident T, sans altération des autres accidents.L\u2019amplitude des contractions de segments d\u2019intestin isolé de lapin est diminuée, tandis que celle de segments d\u2019utérus isolé de rat est augmentée.L\u2019annotinine contracte la pupille, elle est donc un myotique.Chez le lapin, elle élève la pression artérielle, par contre elle augmente l\u2019amplitude de la respiration et en diminue la fréquence.8.\u2014 L\u2019adaptation au froid du rat blanc et la teneur en acide ascorbique de ses tissus.\u2014Mercédès Thérien et Louis-Paul Dugal.Les auteurs ont observé une augmentation considérable de la teneur en acide ascorbique des tissus du rat blanc, quand cet animal est exposé au froid pendant de longues périodes.Il semble qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019une réponse physiologique normale correspondant à un besoin d\u2019acide ascorbique au froid. 84 ANNALES DE l\u2019aCFAS 9.\t\u2014 Emploi de l\u2019acide oxalique pour les plaies et son influence sur la teneur en Ca du sang.\u2014 L.Desaulniers et Louis-Paul Dugal.L\u2019application longue et continue d\u2019acide oxalique à 2 p.c, sur des plaies normales de lapins n\u2019a pas d\u2019influence substantielle sur la teneur en Ca du sang de ces animaux.10.\t\u2014 Action du chlorhydrate de -2-Naphtyl-(l\u2019)-méthyl-imidazoline (Privine) sur la mécanique respiratoire.\u2014 Jacques Lussier et Eugène Robillard.Le chlorhydrate de 2-naphtyl-(l\u2019)-méthyl-imidazoline (Privine) a été examiné par diverses méthodes chez des chiens et des lapins en rapport avec l\u2019élasticité pulmonaire et l\u2019air courant et son effet a été comparé avec celui de l\u2019adrénaline.Les deux corps agissent dans le même sens mais leurs actions présentent des différences d\u2019intensité et de durée.Le mécanisme d\u2019action de la privine a été partiellement élucidé.11.\t\u2014 Modifications histologiques au niveau du rein chez le rat blanc hépatectomisé ou opéré à blanc.\u2014 G.Manseau, A.DesMarais et L.-P.Dugal.Rats opérés à blanc: Les rats sacrifiés six heures après l\u2019opération à blanc ne montrent aucune lésion rénale histologique appréciable.Ceux, sacrifiés 12, 24 et 48 heures après l\u2019opération, montrent tous des altérations de même ordre avec une intensité plus marquée chez les rats sacrifiés au bout de 12 heures.Quant aux rats sacrifiés 72 heures après l\u2019opération, leurs reins ne montrent aucune trace des lésions antérieures.Rats hépatectomisés : Les lésions rénales observées chez les rats hépatectomisés sont, pour chacun des lots, identiques à celles des rats opérés à blanc et sacrifiés dans les délais correspondants.Diagnostic: Lésions discrètes de néphrite aiguë toxique.Les altérations rénales consistent en une congestion marquée des vaisseaux (veines) radiaires et des glomé-rules.Ces derniers semblent, de plus, présenter une population cellulaire légèrement augmentée.A l\u2019intérieur des tubes et spécialement au niveau des anses de Henle, il y a présence de quelques cylindres hyalins.Les épithéliums ne montrent cependant aucune figure de dégénérescence. ANNALES DE l\u2019ACFAS\t85 12.\u2014 Hépatectomie partielle et résistance à la Privine (chlorhydrate de 2-(naphtyl -P-méthyl)-imidazoline).\u2014André DesMarais et Louis-Paul Dugal.Dans une première série d\u2019expériences, la Privine fut administrée par voie intra-péritonéale, sous forme d\u2019une solution stérilisée de cette substance au titre de 1 p.c.dans une solution de NaCl à 0.9 p.c.Dans une seconde série d\u2019expériences, la solution de Privine, préparée de la même façon, mais au titre de 5 p.c., fut administrée par voie sous-cutanée, dans la région dorsale des animaux.Dans les deux cas: voie IP et voie SC, une seule injection fut donnée aux animaux en expérience, hépatectomisés et témoins.Résultats: a) Voie IP: dose sous-léthale: 40 mg/kg; doses injectées: de 40 à 46 mg/kg.De 20 animaux hépatectomisés, 2 sont morts, soit 10 p.c.alors que nul des 20 témoins ne succomba; b) Voie SC.; dose sous-léthale: 250 mg/kg; dose injectée: idem.De 59 hépatectomisés, 43 ont succombé à l\u2019injection, soit 72.8 p.c.tandis que 2 seulement des 62 témoins sont morts, soit 3.2 p.c.Ces derniers résultats montrent une différence très nette entre les hépatectomisés et les témoins, et il semble bien que le foie joue un rôle dans la résistance à la Privine.13.\u2014Notes sur les tenthrétinides de la région de l\u2019Abitibi.Frère Adrien Robert, c.s.v.Les plus pernicieux défoliateurs appartiennent généralement à la famille des tenthrédinides appelés encore mouches à scie.Les spécimens recueillis au cours de deux étés passés à La Ferme, Abitibi représentent déjà plus de 50 entités différentes.Sauf les quelques espèces qui ont sévi à l\u2019état épidémique dans notre Province, ces hyménoptères ont été dédaignés des entomologistes.Dans la région visitée par l\u2019auteur le Fenusa pumila Klug.cause des ravages considérables aux peuplements de bouleaux.Parmi les espèces signalées pour la première fois dans la Province se trouvent: Tenthredo semicornis Hgtn., Tenthredo nigricollis Kby, Tenthredo cogitans var.neoslossoni MacG., Hemichroa crocea Geoff.Empria improba Cress., Selandria vanduzeei Roh.Entodeda capitalis Nort., Janus abbreviatus Say, Pamphilius rvfofasçiatus Harr. 86 ANNALES DE l\u2019aCFAS 14.\u2014 Quelques diptères corticophages du Populus tre-muloides.\u2014Frère Adrien Robert, c.s.v.Les diptères ont des mœurs extrêmement variées.Bon nombre d\u2019espèces déposent leurs œufs sous les écorces des arbres abattus ou dans les plaies des arbres malades.Au cours d\u2019un séjour d\u2019un mois à Mistassini, l\u2019auteur a recueilli sur le vulgaire tremble près djun millier de petits diptères; leur étude a révélé la présence d\u2019une trentaine d\u2019espèces dont plus de dix n\u2019avaient jamais été signalées dans la Province.Parmi ces dernières figurent: Tachypeza pruinosa Coq., Tachydromia enecator Mel., Geomyza combinata L., Strongy-lophthalmia angustipennis Mel., Pseudotephritis corticalis Lw., Psaeroptera nebecula Johns, Lonchaea albiceps Mail., Lonchaea winnemanae Mall., Chymomyza procnemis Will.15.\u2014 La thermogénèse des cultures bactériennes.\u2014 Henri Prat, J.Fricker et F.Calvet.Le microcalorimètre de A.Tian a été appliqué pour la première fois à l\u2019étude du dégagement de chaleur manifesté par des cultures bactériennes.Deux ordres de recherches sont poursuivis: a) une comparaison systématique de plusieurs espèces, montrant que la forme de la courbe de thermogénèse permet de caractériser les souches bactériennes.Espèces examinées: B.Proteus, B.d\u2019Eberth, B.paratyphiques A et B, B.Coli, etc.; b) une étude des variations de la thermogénèse en fonction des conditions externes, montrant notamment l\u2019influence de la concentration du milieu de culture sur la durée et l\u2019intensité de la thermogénèse.L\u2019étude systématique à ce point de vue de toutes les espèces bactériennes offrira un grand intérêt pour les recherches médicales.Section 5 : Agronomie et médecine vétérinaire 1.\u2014 Influence du mode de protection des chrysalides sur le potentiel de survie de certains insectes nocifs.\u2014 Georges Maheux.Le comportement des insectes en général varie notablement au moment de la nymphose.Ces différences sont d\u2019autant plus accen- ANNALES DE L\u2019ACFAS\t87 tuées que les espèces étudiées habitent des milieux différents.Ainsi, le mode de protection nymphale de deux ravageurs comme le hanneton commun et la pyrale du maïs \u2014 l\u2019un souterrain, l\u2019autre supraterrestre \u2014 exerce une influence marquée sur leurs chances respectives de survie.Le « conformisme » du premier abaisse son potentiel de défense et peut être avantageusement exploité par le cultivateur; par contre, l\u2019étonnante faculté d\u2019adaptation du second accroît son potentiel de survie et complique d\u2019autant la tâche de l\u2019agriculteur.2.\t\u2014 Le rôle de l\u2019histoire naturelle dans la formation du jeune rural.\u2014Georges Maheux.La place que doit occuper la connaissance de la nature dans la formation de l\u2019enfant, au Canada français, est encore mal définie et souvent incomprise.L\u2019histoire naturelle est utile à tous, mais elle prend une importance toute particulière quand il s\u2019agit du jeune rural.L\u2019école primaire apprend à l\u2019enfant à connaître quelques outils et comment les utiliser.Familiariser l\u2019élève avec les éléments mêmes de son milieu vital, selon des méthodes appropriées, entre assurément dans le cadre de la formation du cultivateur de demain.En prenant peu à peu contact avec la nature, le jeune rural s\u2019initie imperceptiblement à sa tâche de futur agriculteur.La formation agricole proprement dite pourra plus tard s\u2019édifier sur ces notions élémentaires mais fondamentales.Pour arriver à ce résultat, on peut recourir à divers moyens, mais il importe, par-dessus tout, que l\u2019instituteur ou l\u2019institutrice soient bien préparés à cet enseignement naturaliste.3.\t\u2014 Étude sur les niveaux optima d\u2019azote, d\u2019acide phos-phorique et de potasse dans la fertilisation des tabacs à cigare.\u2014Richard Bordeleau.Des essais poursuivis pendant 6 ans avec 27 formules différentes appliquées aux taux de 1000 et 500 livres à l\u2019acre, ont permis d\u2019étudier trois niveaux d\u2019azote, d\u2019acide phosphorique et de potasse.Il ressort des résultats obtenus que les formules 5-8-7 et 5-8-10 seraient les plus favorables à la production du tabac à cigare, dosage variant de 500 à 1000 livres l\u2019arpent selon la fertilité du sol.Comme recommandation générale, la formule 5-8-10 au taux de 88 ANNALES DE L ACFAS 800 livres à l\u2019acre s\u2019adapterait fort bien à la moyenne des sols.Pour les sols à texture plus compacte, francs argileux par exemple, où le niveau de potasse est généralement assez élevé, la formule 5-8-7 remplacerait avantageusement la formule 5-8-10.4.\u2014 La clé des sols du comté de Châteauguay.\u2014 Roger Baril.L\u2019auteur divise les sols du comté de Châteauguay en* trois groupes: les sols zonaux, les sols intrazonaux, les sols azonaux.Il considère comme représentants du premier groupe les types génériques suivants: les sols gris-brun podsolique, les sols bruns podso-lique ( ?), les podzols.Dans le second groupe l\u2019auteur considère les sols à gley (ground-water podzol) les sols tourbeux et semi-tourbeux (bog et half-bog soils).Le troisième groupe comprend enfin les lithosols, les alluvions modernes ou récentes, les sables secs.Après avoir fait ressortit toute l\u2019importance des facteurs dont tient compte la pédologie l\u2019auteur expose le danger des méthodes dites « agrogéologiques )) dans l\u2019étude des sols.Il déplore tout particulièrement l\u2019opinion de certains partisans de l\u2019agrogéologie qui veulent que même nos podsols, malgré leur profil soient encore des sols jeunes comme conséquence de leur immaturité géologique.L\u2019auteur démontre en quoi et comment cette assertion est fausse.5.\u2014 Le criblage des semences et la lutte contre les mauvaises herbes.\u2014Richard Cayouette.Une enquête conduite par la division des mauvaises herbes du Ministère de l\u2019Agriculture de Québec dans environ 20 p.c.des six cents centres de criblage de la province révèle que le crible à l\u2019avoine enlève de semence de 95 à 100 p.c.des graines de mauvaises herbes selon le degré d\u2019efficacité de l\u2019opération.Nomenclature des espèces éliminées par le criblage.6.\u2014 Comportement de la blatte germanique dans un incubateur à température constante.\u2014Paul Morisset.Les recherches sur l\u2019incubation des œufs ont été basées sur 170 capsules.Dans la nymphose les observations ont été faites sur ANNALES DE L\u2019ACFAS\t89 1143 individus.Par la suite un groupe de 26 femelles adultes ont été utilisées afin de déterminer le nombre de capsules que chacune d\u2019elle pouvait pondre, 170 de ces capsules ont été suivies afin de connaître le nombre d\u2019individus qui pouvait éclore de chacune de ces capsules.Les résultats obtenus furent les suivants: durée de l\u2019inciibation: minimum 15 jours, maximum 30 jours, moyenne 23-1 jours = 0.15.Phase nymphale: minimum 43 jours, maximum 90 jours, moyenne 58.2 jours = 0.23; nombre de capsules par femelle: minimum 2, maximum 12, moyenne 7.3; nombre d\u2019individus par capsule: minimum 5, maximum 45, moyenne 30.7.\u2014 Le charançon du fraisier sur Pile d\u2019Orléans.\u2014 Paul Morisset.Au cours des années antérieures à 1941, les dommages causés par le charançon à la fleur du fraisier s\u2019établissaient entre 50 p.c.et 85 p.c.L\u2019étude biologique démontra que la période la plus active du charançon se place entre le 3 et le 10 juin.En même temps que nous poursuivions les études biologiques, différentes méthodes de répression furent pratiquées dans le but de déterminer leur valeur respective.De l\u2019ensemble des travaux faits depuis 1938 à 1945 inclusivement, il ressort que: a) le D2, l\u2019arséniate de calcium, la bouillie soufrée et la poudre de Derris ne sont pas des insecticides pratiques dans la lutte contre le charançon du fraisier; b) le mélange cryolithe talc doit être fortement recommandé pour sa haute efficacité; c) la bouillie bordelaise empoisonnée est également recommandable; en plus de réprimer le charançon elle protège le plant contre les maladies et contribue à augmenter la récolte.\u2022 8.\u2014 Contribution à l\u2019étude des Culicèdes (diptères) du Québec.\u2014Georges Gauthier et abbé Ovila Fournier.En collaboration avec les autres équipes qui se sont partagé le pays, les auteurs ont parcouru la province de Québec au cours des étés 1944 et 1945 pour dresser la liste des Culicèdes du Québec.La distribution et l\u2019écologie de ces insectes d\u2019importance médicale et sociale sont l\u2019objet de ce travail. 90 ANNALES DE L ACFAS 9.\u2014 Contribution à l\u2019étude des insectes aquatiques de l\u2019étang Anderson (bassin de la Chaudière), Québec.\u2014Georges Gauthier et abbé Ovila Fournier.Liste systématique des insectes aquatiques recueillis dans l\u2019étang Anderson (bassin de la Chaudière), Québec; au cours des étés 1944 et 1945.Cet étang longe la route nationale et est situé à proximité de la ville de Québec.Au point de vue écologique, il offre un grand intérêt, à cause des faunes qui s\u2019y succèdent et de l\u2019influence des oiseaux migrateurs qui s\u2019y arrêtent à l\u2019automne.10.\u2014 Le comportement de la coccinelle mexicaine des haricots dans le Québec.\u2014Georges Gauthier et André Doyle.La coccinelle mexicaine des haricots, Epilachna varivestis Mulsant, apparut pour la première fois dans le Québec au mois d\u2019août 1943.Cet envahisseur a pu hiverner et survivre aux rigueur de notre climat.Présentement la zone d\u2019occupation de ce nouvel ennemi est restreinte aux paroisses de St-Antoine Abbé et de St-Jean-Chrysostôme dans le comté de Châteauguay.La destruction des champs de fèves infestés, c\u2019est-à-dire brûlés au moyen d\u2019une lance-flamme à l\u2019automne de 1943 et 1944 a relenti la marche progressive de ce ravageur vers les centres de production de haricots tels que Ormstown et Ste-Martine.Divers facteurs écologiques, et principalement le climat, entrent en jeu mais leur influence exacte reste à préciser.11.\u2014 Expérience sur la pulvérisation des pommes de terre en 1944.\u2014Elzéar Campagna et Henri Généreux.Une expérience sur la pulvérisation des pommes de terre fut commencée en 1944 dans la province afin de démontrer aux cultivateurs l\u2019efficacité des arrosages et les avantages qu\u2019ils procurent au point de vue rendement et assurance de la récolte contre les insectes et les maladies.L\u2019expérience fut poursuivie simultanément à St-Roch-des-Aulnaies, Nicolet et Ste-Anne-de-Bellevue, trois endroits où la brûlure tardive fait de temps à autre son apparition.Quatre parcelles furent traitées comme suit: a) bouillie bordelaise, formule 4-4-40; b) bouillie bordelaise, formule 2-1-40; c) « perenox » à raison de 2 livres par 40 gallons d\u2019eau; d) témoin: aucun traite- ANNALES DE l\u2019ACFAS\t91 ment.Sept applications furent faites durant la saison de végétation.La brûlure tardive fut forte à Nicolet et à St-Roch-des-Aulnaies, absente à Ste-Anne-de-Bellevue.Le rendement moyen de tubercules sains des trois stations réunies se lit comme suit: parcelle a (4_4_40): 254.0 minots; parcelle b (2-1-40): 210.1 minots; parcelle c (2-40): 252-2 minots; témoin: 177.7 minots.L\u2019augmentation est de 76.4 minots avec la bouillie bordelaise normale (4-4-40); 74.5 minots avec le perenox et 32.4 minots avec la bouillie bordelaise faible (2-1-40).Section 6: Pédagogie et Psychologie expérimentale 1.\t\u2014 Correction rapide du Questionnaire de la personnalité Bernreuter-Ottawa.\u2014Roland Vinette.L\u2019Usage du Questionnaire de la personnalité Bernreuter-Ottawa est considérablement limité par la correction longue et fastidieuse qu\u2019il nécessite.L\u2019auteur compare les résultats obtenus au moyen d\u2019une méthode rapide de correction avec ceux qu\u2019il a obtenus avec la méthode ordinaire.Les corrélations entre les deux séries de résultats sont les suivantes: Bl-N .91; B2-S .85; B3-I .83; B4-D .90; FI-C .93; F2-S .85.Le nombre des sujets était de 56.2.\t\u2014 Étude sur les Épreuves d\u2019habileté mentale de Paul L\u2019Archevêque.\u2014Roland Vinette.L\u2019auteur a administré les formes A & B des tests d\u2019intelligence.Les résultats démontrent: a) que les deux formes de ce test sont assez semblables; la corrélation est de .85 et les moyennes, 115.1 et 118; b) que la capacité discriminative de ce test est légèrement supérieure à celle de l\u2019Otis-Ottawa, même pour un groupe aussi homogène; les signes sont en effet de 11.3 pour l\u2019Otis-Ottawa et de 13 pour le l\u2019Archevêque.3.\t\u2014 Les tests et la sélection des candidats à l\u2019enseignement.\u2014Roland Vinette.L\u2019auteur a administré à un groupe de candidat à l\u2019enseignement les tests suivants: Bernreuter-Ottawa, L\u2019Archevêque, Allport- 92 ANNALES DE L\u2019ACFAS Vernon-Shevenell, Bell-Ottawa, MacNitt-Berthier et Désautels (test de préférences).Les résultats démontreront si certains traits mesurés par ces tests sont possédés à des degrés différents par les candidats jugés bons et ceux jugés mauvais par un groupe de professeurs.Les tests d\u2019intelligence ainsi que les deux premiers traits mesurés par le Allport et les 2e et 3e traits mesurés par le Désautels ont donné des résultats positifs.Des cotes obtenues par les 18 sujets jugés supérieurs par leurs professeurs, 70 pour cent dépassent la moyenne générale et seulement 30 pour cent lui sont inférieures.Quant aux 13 sujets jugés inférieurs par leurs professeurs, 80 pour cent de leurs cotes sont inférieures à la moyenne générale et seulement 20 pour cent lui sont supérieures.4.\u2014 Précoces, normaux et retardataires dans nos écoles.Charles Bilodeau.D après les premières statistiques d\u2019âge-degré-progrès recueillies dans la province de Québec, le pour-cent des élèves précoces par rapport au degre dans les écoles catholiques de langue française est de 3 p.c., celui des retardataires, 20 p.c.; par rapport à l\u2019âge, 2.9 p.c., et 36 p.c.respectivement.18.5 p.c.ont doublé leur classe en 1941-42; ceux qui ont doublé une classe durant leur séjour à l\u2019école comptent pour 45 p.c.- Le nombre des retardataires semble plus élevé chez nous qu\u2019ailleurs.Des mesures s\u2019imposent pour remédier à une telle situation.5.\u2014 Psychologie différentielle d\u2019après les rédactions spontanées de nos écoliers.\u2014Frère Urbain-Marie, i.c.La comparaison du vocabulaire employé par les garçons et les filles dans leurs rédactions décèle un profil psychique différent.On peut s\u2019en rendre compte en considérant le choix des qualitatifs.La différence s\u2019accentue si l\u2019on établit le parallèle entre les mots se rapportant à certains centres d\u2019intérêt tels: l\u2019alimentation, les amusements, la classe et le foyer, la famille et les relations, la physionomie et le vêtement, la religion, les activités, etc.Nos constatations concordent avec celles de M.Roland Vinèt, D.P., dont la recherche reposait sur le vocabulaire obtenu par la méthode de l\u2019association libre. ANNALES DE L ACFAS 93 6.\t\u2014 Névrose et habitus.\u2014P.Noël Mailloux, o.p.On s\u2019accorde à reconnaître dans le passage du général au spécifique l\u2019une des modalités propres du développement de toute activité humaine.Mais l\u2019expérience nous enseigne que cette spécificité présente des aspects très divers, selon qu\u2019elle résulte de la névrose ou de l\u2019habitus.Dans le premier cas, elle qualifie up actus hominis incontrôlé, rigide et mésadapté; dans le second, elle qualifie un actus humanus, délibéré, souple et adapté.A partir de là, il devient possible de concevoir une intégration de la théorie des mécanismes dans la conception de la personnalité psychologique fondée sur la raison et la liberté.7.\t\u2014 Ordre des matières scolaires de 7e année en fonction des préférences des élèves.\u2014Frère Grégoire, é.c.Les résultats de cette recherche proviennent de données fournies par cinq cents écoliers répartis en trente-quatre classes de quinze écoles de Montréal.Répondant à un questionnaire, les enfants furent invités à placer un numéro d\u2019ordre devant les noms des spécialités suivantes de façon à faire connaître leurs préférences: anglais, dessin, histoire du Canada, arithmétique, géographie, histoire sainte, catéchisme, grammaire, rédaction.Les préférences vont successivement au catéchisme, à l\u2019arithmétique, au dessin, etc.Les matières les moins aimées sont successivement: la rédaction, la grammaire, la géographie.Réflexions suggérées par ces résultats.Section 7 : Sciences morales et sciences sociales 1.\u2014 L\u2019anthropologie et le folklore à l\u2019Université.\u2014 Maris Barbeau.La science de l\u2019homme, de ses coutumes et de ses arts ne peut, manquer: a) d\u2019aiguiser les facultés perceptives de la jeunesse universitaire en développant l\u2019observation, à l\u2019aide de la cueillette systématique des faits à sa portée et b) d\u2019enrichir les facultés supérieures de l\u2019imagiration, de l'intelligence et de l\u2019expression, dans la présentation parlée ou écrite des matières inédites. 94 ANNALES DE L\u2019ACFAS 2.\u2014 Le problème Colomb-Vespuce.\u2014Philippe\tPanneton Ringuet.Jusqu\u2019à la fin du 16e siècle il n\u2019y a pas eu de problème Colomb-Vespuce.C\u2019est lorsque par des explorations successives on eût reconnu la continuité du continent américain et sa séparation complète d\u2019avec l\u2019Asie que l\u2019on commença à revendiquer pour Colomb la découverte d\u2019un continent qu\u2019il affirma toujours n\u2019avoir pas touché ! Faute de choisir le bon angle, beaucoup d\u2019auteurs ont montré comme complexe ce problème qui ne l\u2019est pourtant pas directement.Le dernier volume de Stefan Zweig en est un bel exemple.Ce qui est indispensable pour comprendre, c\u2019est l\u2019étude de l\u2019histoire de la connaissance géographique.Il est assez indispensable de connaître les textes sur lesquels Colomb avait édifié ses hypothèses.Le caractère de chacun des deux explorateurs a aussi une très grande importance: Colomb, imaginatif; Vespuce, pratique, terre-à-terre.En réalité Colomb a trouvé le chemin vers un continent qu\u2019il n\u2019a pas reconnu.Vespuce, en suivant un chemin tracé, a reconnu des terres nouvelles.3.\u2014 Ethnobotanique des Abénaquis de la Réserve d\u2019Oda-nak.\u2014Jacques Rousseau.Ce relevé portant sur une soixantaine d\u2019espèces comprend des notes sur la médecine populaire, les textiles et autres usages des plantes sauvages de la région.L\u2019auteur souligne notamment l\u2019aspect expérimental de la médecine populaire de nos Indiens.4.\u2014 Notes géographiques sur la frontière de l\u2019Ungava; a) la toponymie du lac Mistassini; b) les monts Watshish existent-ils ?\u2014Jacques Rousseau.Au cours d\u2019un voyage d\u2019exploration botanique, l\u2019auteur a pu faire le relevé des noms employés par les Indiens pour désigner les entités géographiques du lac Mistassini.Ces noms sont accompagnés de leur interprétation.L\u2019auteur reprend la question des monts Watshish, dont l\u2019existence a été mise en doute.Il est d\u2019avis que leur existence ne faut aucun doute, mais le concept des monts Watshish doit être modifié. ANNALES DE L\u2019ACFAS\t95 5.\t\u2014 Note sur l\u2019ethnozoologie mistassini.\u2014Jacques Rousseau.Cette note comprend: a) une étude comparée des noms d\u2019animaux chez les Mistassini et les autres peuples de langue crise, où l\u2019on peut percevoir les différences dialectales importantes, particulièrement au point de vue phonétique; b) des notes sur le folklore zoologique.6.\t\u2014 Les sources de documentation cartographiques au Canada.\u2014Benoît Brouillette.Un projet de refonte de l\u2019Atlas du Canada a conduit l\u2019auteur à dresser un répertoire des cartes géographiques publiées par le Gouvernement fédéral et par les Gouvernements provinciaux.Son enquête s\u2019est limitée aux cartes actuelles et à celles dont l\u2019échelle est supérieure aux plans urbains.La documentation rassemblée est considérable et servira à activer les recherches géographiques et à améliorer l\u2019enseignement.Le manque de centralisation, inhérent à l\u2019objet de la cartographie détaillée, rendit l\u2019enquête difficile.La comparaison entre les diverses régions du Canada et entre les diverses cartes d\u2019une même région montre des différences de procédés et de méthodes.Une plus grande standardisation s\u2019impose.7.\t\u2014 La division de la ville de Québec en arrondissements de recensement.\u2014Jean-C.Falardeau.La division de la ville de Québec en arrondissements de recensement (Census Tracts), i.e.en secteurs territoriaux dont chacun doit être socialement homogène et contenir une populaton d\u2019environ 2,000 à 2,500 âmes, oblige à reviser en détail l\u2019analyse économique, socio-logique et démographique de ce milieu urbain.Après avoir tenu compte des limites des quartiers municipaux, des frontières géographiques, ainsi que de la répartition de la population d\u2019après les données les plus adéquates, il s\u2019agit de délimiter les compartimentations sociales d\u2019après les nationalités, les statuts économiques et les classes.Sur la base d\u2019enquêtes antérieures et de recherches plus récentes, on est parvenu à découper la ville entière en une centaine d\u2019arrondissements sociaux qui se trouvent tous entièrement contenus à l\u2019intérieur des frontières des paroisses territoriales 96\tANNALES DE L\u2019ACFAS catholiques.Il est aisé de prévoir les études comparatives détaillées que permettront, de ce fait, les futurs recensements décennaux.8.\t\u2014 Esquisse de la région métropolitaine de Québec.\u2014 Jean-C.Falardeau.La ville, comme nous la connaissons, est un phénomène caractéristique de la civilisation moderne.Elle diffère fonctionnellement des agglomérations antiques et s\u2019épanouit finalement dans ce fait economique et social bien connu: la métropole.L\u2019importance de l\u2019étude sociologique des métropoles découle principalement de ce que les régions qu\u2019elles intègrent sont toujours plus naturelles que les territoires arbitrairement fixés par des limites municipales, provinciales ou nationales.Après avoir étudié les connotations statistiques, juridiques et sociologiques de la métropole, de la banlieue et de la région métropolitaine, et pris connaissance de la façon dont le Bureau fédéral de la Statistique applique ces termes à la ville de Québec, on esquisse brièvement les limites de la région métropolitaine, ou quasi métropolitaine de Québec en indiquant ses parties composantes à l\u2019aide de certains critères.9.\t\u2014 Structure sociale d\u2019un village de banlieue évolué.\u2014 Jean-Charles Falardeau et Gaston Blanchet.Le village de Loretteville, à 9 milles au nord de Québec, comprend quatre localités constituant chacune un milieu social ayant sa fonction propre et son groupement différencié.Chacun des quatre groupes sociaux, en plus de mener une existence un peu à part et de posséder des associations dans une certaine mesure exclusives, identifie les autres de façon différente.Les étiquettes sociales qu\u2019ils s\u2019attribuent réciproquement traduisent la considération qu\u2019ils se prêtent.Cette considération reproduit leur conception de la hiérarchie sociale locale.La vérification de ces identifications, par le relevé du statut social de chacun des quatre groupes et des sous-groupes qui les composent, permet de constater qu\u2019elles ont leur fondement dans la réalité.10.\t\u2014 Jean DeLisle, notaire et amateur de sciences.\u2014 Léon Lortie.Parmi les livres et manuscrits acquis récemment par la bibliothèque municipale de Montréal de son ancien conservateur, Aegidius ANNALES DE l'aCFAS\t97 Fauteux, se trouvent un cahier manuscrit d\u2019expériences et de calculs sur l\u2019hydrostatique ainsi que des notes biographiques sur l\u2019auteur de ce cahier.Jean DeLisle, notaire et arpenteur, né à Nantes en 1724, mourut à Montréal en 1814.Il s\u2019intéressait aux sciences et possédait une intéressante collection d\u2019appareils scien-tifiues.11.\t\u2014 Cent ans de mathématiques dans la province de Québec (1775-1878).\u2014Léon Lortie.Relevé des ouvrages d\u2019arithmétique et de mathématiques publiés dans la province de Québec de 1775 à 1878.On y trouve les premiers textes d\u2019arithmétique, de trigonométrie, d\u2019algèbre, de calcul différentiel et intégral composés par des auteurs français ou canadiens.Il est facile de refaire de cette façon l\u2019histoire de l\u2019enseignement des mathématiques au cours d\u2019un siècle dont on est porté à mésestimer l\u2019importance dans le champ de l\u2019instruction publique et de l\u2019enseignement secondaire.12.\t\u2014 La première grammaire grecque au Canada.\u2014 Maurice Lebel.L\u2019auteur, M.John Larkin, p.s.s.La date: 1837: A l\u2019usage du collège de Montréal et imprimée à Montréal.Première et unique édition.Un ouvrage in-8, de 321 pages.Étude de l\u2019ouvrage.Première partie: éléments de la Grammaire grecque (pp.5-176).Seconde partie: syntaxe (pp.177-257).Troisième partie: méthode ou manière de rendre en grec les gallicismes qui se rencontrent le plus fréquemment (pp.258-310).Appendice sur les dialectes (pp.310-320).Errata, p.321 (8 fautes).Critique et appréciation de l\u2019ouvrage.Brève comparaison de l\u2019ouvrage de Larkin avec la Méthode pour étudier la langue grecque de Burnouf, (1813).Comparaison avec les ouvrages de grammaire en usage à l\u2019époque en France, en Angleterre et aux États-Unis.Fortune de l\u2019ouvrage de Larkin au Canada.13.\t\u2014 Les images dans l\u2019Antigone de Sophocle.\u2014Maurice Lebel.Popularité des tragédies de Sophocle.Raisons.Importance de la stylistique dans l\u2019étude de la tragédie sophocléenne.Antigone: 98\tANNALES DE L\u2019ACFAS le monde la chevalerie, un peu comme dans Ajax; tragédie du début.Idée centrale de désobéissance, d\u2019impiété, de démesure, de disproportion; images de la tempête, de l\u2019orage, de la mer.Thèmes secondaires; métaphores empruntées aux oiseaux, aux animaux, aux métaux, à la guerre.Emploi sobre des comparaisons, comme dans Racine; une dizaine de comparaisons dans une tragédie de 1353 vers; une soixantaine de métaphores, et plus de cent antithèses.Tragédie pathétique, la plus lyrique des tragédies de Sophocle.Rôle des images dans la tragédie de Sophocle et aussi dans une étude d\u2019ensemble sur son style. V.LE PRESIDENT DE L\u2019ACFAS POUR 1945-1946 M.L\u2019ABBÉ J.-W.LAVERDIÈRE Note biographique et bibliographique (.Portrait en frontispice) Monsieur l\u2019abbé J.-W.Laverdière, professeur de Géologie à à la Faculté des Sciences de l\u2019Université Laval et président de l\u2019ACFAS pour l\u2019année 1945-1946, est né à Sainte-Croix, comté de Lotbinière, le 2 septembre 1897.Il a fait ses études classiques au Petit Séminaire de Québec et sa théologie au Grand Séminaire de Québec où il fut ordonné prêtre en 1924.Pendant les trois années suivantes, il a étudié à l\u2019École Supérieure de Chimie de l\u2019Université Laval et obtint sa licence ès sciences en 1927.Il se rendit ensuite à Lille, France, pour y préparer un doctorat ès sciences qu\u2019il obtint en 1930.L\u2019année suivante, 1930-1931, il étudia en Sorbonne puis au Collège de France.L\u2019abbé Laverdière est professeur de Géologie et de Minéralogie à la Faculté des Arts de l\u2019Université Laval, professeur de Géologie et de Paléontologie à la Faculté des Sciences et directeur du département de Géologie et de Minéralogie.De plus, il est secrétaire de la Faeulté des Scjepjce.s, rédacteur en chef et administrateur du bulletin . 100 ANNALES DE l\u2019aCFAS Il est membre de la « Société Géologique du Nord )> (Lille) ; \u2014 de la « Société Géologique de France »;\u2014 de la (( Société Linnéenne de Québec » ; \u2014 de la « Geological Society of America » ; \u2014 de la « Canadian Institute of Mining and Metallurgy )> et membre du Comité National de l\u2019Union internationale de Géographie.BIBLIOGRAPHIE 1928 Sur la présence de grès d\u2019âge dévonien supérieur au sud-est de Saint-Jean-Pied-de-Port (Basses-Pyrénées).Bull.Soc.Géol.de France, 4e série, T.XXVIII, p.395 à 400, année 1928.(En collaboration avec M.G.Dubar).Trois figures dans le texte.1929 Description d\u2019une plaque dentaire de Dipneuste Palaeda-phus Ferquensis nov.sp.du Dévonien supérieur du Boulonnais, Annales Soc.Géol.du Nord {Lille), T.LIV, p.94 à 99, une planche hors texte, année 1929.Observations sur quelques gisements du Carbonifère des Pyrénées.Compte Rendu Sommaire des Séances de la Soc.Géol.de France, fasc.16, déc.1929.p.236-238.(En collaboration avec MM.G.Delépine et G.Dubar).1930 Description d\u2019une plaque osseuse d\u2019heterosteus (groupe des Arthrodira) du Fras-, nien de Trélon (Nord de la France).Annales Soc.Géol.du Nord {Lille) T.LV, p.61 à 69, 7 figs, dans le texte, une planche hors texte, année 1930.Contribution à l\u2019Étude des Terrains paléozoïques dans les Pyrénées occidentales.Mémoires Soc.Géol.du Nord {Lille) T.X., No 2, in 4o 131 pages, 13 figs, dans le texte, 9 planches hors texte.Imprimerie Centrale du Nord, Lille.1930.Le Paléozoïque de Lauribar.Annales Soc.Géol.du Nord {Lille) T.LV, p.156-157, année 1930.1931 Étude microscopique d\u2019Anthracites et, de Houilles apthcrjciteuses du puits No 5 du Charbonnage de.lilarieinont-Bc&côiJp tîtelEique).Annales Soc.Géol. ANNALES DE l\u2019aCFAS 101 du Nord (Lille), T.LVL, p.214-233, 1 fig.dans le texte, 1 planche hors texte, année 1931.(En collaboration avec M.André Dtjparque).1933 Leçon à retenir.L'Action Catholique, Québec, 25 novembre 1933.1934 Le Paléozoïque de la région de Deschambault, comté de Portneuf.Rap.Ann.Service des Mines, Québec, partie D, p.51 à 68, 1934.1935 Notes sur quelques Graptolites nouveaux des environs de Québec.Le Naturaliste canadien, Québec, vol.LXII, no 1, p.6 à 12, 1 planche hors texte, janvier 1935.(En collaboration avec M.R.Ruedemann.) Géologie des environs de Marbleton, Canton de Dudswell, comté de Wolfe.Rap.ann.Service des Mines, Québec, Partie D, p.35 à 44, 3 planches hors texte, 1 carte en couleurs.1935.1936 Quelques observations sur la géologie de la Côte de Beaupré.Le Naturaliste canadien, Québec.Vol.LXIII, No 2, p.33 à 45, février 1936.(En collaboration avec M.le Dr C.Faessler.) Région de la rivière Ste-Anne, comté de Portneuf.Rap.ann.Service des Mines, Québec, Partie D, p.31 à 52, 4 planches hors texte, 1 planche en couleurs, 1936 1941 Initiation à la Géologie.Éditions Fides, Montréal, 158 pages, 1941.(En collaboration avec le Père Léo-G.Morin, c.s.c.).1944 Histoire géologique de la région de Shawinigan.(Extrait de « L'Épopée de Sha-winigan », par Gérard Filteatj, p.19-34, Shawinigan, P.Q.1944, Univ.Laval Fac.des Sciences, Géologie et Minéralogie, contribution No 56.(En collaboration avec le Dr C.Faessler.) VI.fDISCOURS PRESIDENTIEL, CONGRES DE L\u2019ACFAS HISTOIRE ET VIE NATIONALE par Jean Bruchési Président sortayit Une tradition, qui a déjà force de loi, oblige le président de l\u2019ACFAS, dont le terme d\u2019office est expiré, à faire ses adieux sous la forme d\u2019un discours solennel et à démontrer ainsi, après coup, par l\u2019étalage de ses connaissances, qu\u2019il méritait l\u2019honneur conféré douze mois plus tôt.Je ne vous cache pas que je préférerais, pour dix bonnes raisons, me retirer en disant tout simplement merci à mes collaborateurs et à ceux dont la confiance m\u2019a valu de diriger, depuis octobre 1944 \u2014 sous l\u2019autorité d\u2019un secrétaire perpétuel fort zélé \u2014 la plus imposante, sinon la plus vivante de nos sociétés scientifiques.Puisqu\u2019il m\u2019est impossible de me dérober, puisqu\u2019il me faut, à mon tour subir l\u2019épreuve, sans avoir, comme mes prédécesseurs, la certitude d\u2019en sortir victorieux, je me résigne, tout en éprouvant une certaine gêne, à vous livrer quelques modestes réflexions sur le compte de l\u2019histoire dans ses rapports avec la vie nationale.Au surplus, si celui qui vous parle croit, à tort ou à raison, devoir demander pour lui-même l\u2019indulgence d\u2019un auditoire savant, il n\u2019a pas à s\u2019excuser de prendre l\u2019histoire comme thème de son discours et de lui donner, ce soir du moins, autant d\u2019importance qu\u2019à la physique, à la chimie et aux mathématiques.Dans le vaste groupement des disciplines scientifiques que forme l\u2019ACFAS, l\u2019histoire n\u2019est pas une étrangère et elle ne saurait, sauf pour des esprits préjugés, y faire figure d\u2019intruse.Point n\u2019est besoin de rappeler que toutes les sciences sont plus ou moins en dette envers elle, et ce n\u2019est pas ici qu\u2019il est nécessaire de reprendre le plaidoyer en faveur de la science historique. 104 ANNALES DE L\u2019ACFAS L\u2019histoire est une science, même si elle ne peut pas toujours offrir des solutions rigoureuses, même si elle ne permet pas souvent d\u2019acquérir une connaissance exacte et raisonnée des faits.Mais, au fond, n\u2019en est-il pas ainsi pour la plupart des sciences, du moins pour un très grand nombre?Combien d\u2019entre elles peuvent vraiment déterminer, d\u2019une façon précise et complète, les lois qui les caractérisent?Toutes y tendent cependant; et l\u2019histoire comme les autres, si l\u2019on voit en elle autre chose qu\u2019un simple récit ou exposé des événements.Elle a, du reste, un objet bien défini et une méthode qui lui est propre pour remplir sa double fonction théorique et pratique, à l\u2019instar des autres sciences.Parce qu\u2019elle a pour unique fin de rechercher la vérité, et ce au prix de toutes les audaces, elle méritait déjà, il y a plus de vingt siècles, d\u2019être appelée par Cicéron testis temporum, lux veritatis, vita memoriae, magister vitae, nuncia vetustatis.Sans doute, l\u2019histoire a eu et a encore ses détracteurs ou ses adversaires.Et l\u2019un des plus brillants, parmi les contemporains, l\u2019un de ceux qui non seulement lui refusent toute utilité, mais la jugent nuisible, n\u2019est autre que l\u2019illustre Paul Valéry.Dans les Regards sur le monde actuel, le poète et philosophe s\u2019en prend à l\u2019histoire avec une violence rare.Lui-même nous livre les motifs de cette aversion.Jusqu\u2019à l\u2019attaque des États-Unis contre l\u2019Espagne, en 1898, Valéry n\u2019avait jamais songé qu\u2019il existât véritablement une Europe.« Ce nom, avoue-t-il, ne m\u2019était qu\u2019une expression géographique ».C\u2019est alors qu\u2019il voulut développer son « sentiment » ou son (( idée confuse de l\u2019Europe ».Et c\u2019est à l\u2019histoire qu\u2019il eut d\u2019abord recours pour y parvenir.Par malheur, l\u2019histoire de l\u2019Europe lui apparut comme un (( horrible mélange.» Fermant les livres, il prit un.atlas et, à force de réflexion, il en arriva à se faire une idée satisfaisante, pour lui, de cette partie du monde, après avoir rejeté l\u2019esprit politique qui, dit-il, « pense par événement », suivant une mauvaise habitude essentiellement due à l\u2019histoire.» Le tort de Valéry, sur ce point, est d\u2019oublier l\u2019objet propre de l\u2019histoire et, à la suite d\u2019une expérience personnelle, de la condamner sans recours en raison des fins auxquelles l\u2019esprit politique, pour nous en tenir à lui, a trop fréquemment utilisé cette science; ce qui reviendrait à condamner toute la science parce que les recherches de savants ont mis dans les mains de l\u2019homme, avec la ANNALES DE L ACFAS 105 découverte de la bombe atomique l\u2019instrument de la mort le plus terrible, capable d\u2019anéantir le monde.Du reste, tout en blâmant l\u2019histoire, c\u2019est à elle que Valéry ne cesse de recourir en fin de compte; c\u2019est son témoignage qu\u2019il invoque et c\u2019est elle qui contribue à lui inspirer, en tout cas, cette profonde réflexion de la fin des Regards: (( Ne dirait-on pas que l\u2019humanité, toute lucide et raisonnante qu\u2019elle est, incapable de sacrifier ses impulsions à la connaissance et ses haines à ses douleurs, se comporte comme un essaim d\u2019absurdes et misérables insectes invinciblement attirés par la flamme ?» Raison de plus, croyons-nous, pour ne cesser de rappeler l\u2019humanité à la mesure et au bon sens, en dégageant pour elle les leçons que l\u2019histoire précisément enseigne.Et quelque pessimiste qu\u2019ait pu être le philosophe, le poète, lui, n\u2019a cependant pas perdu toute confiance: « Le vent se lève; il faut tenter de vivre.» Pour combien d\u2019entre nous le nom du Canada, comme celui de l\u2019Europe pour Valéry, est-il autre chose qu\u2019une expression géographique ?Un vaste territoire, baigné par trois océans, riche en produits naturels de toutes sortes, sillonné de multiples cours d\u2019eau, où il fait très chaud en été, très froid en hiver, et où vit une population clairsemée, divisée par la langue, les coutumes et la religion; une (( absurdité géographique », a-t-on déjà dit, tout autant qu\u2019une absurdité politique.Et si l\u2019idée qu\u2019on s\u2019en fait est parfois moins confuse, c\u2019est que l\u2019objet même auquel elle s\u2019attache ne dépasse pas les limites d\u2019une province, d\u2019une ville, voire d\u2019un simple village ou d\u2019un lopin de terre.Cette ignorance ou cette méconnaissance des réalités physiques n\u2019est sans doute pas de nature à compromettre directement la vie économique du pays; elle ne saurait non plus, étant donné le caractère particulier de ses institutions civiles et de ses lois organiques, et pour un certain temps du moins, en compromettre la vie politique.Mais qu\u2019adviendra-t-il de la vie nationale de ce même pays si d\u2019autres réalités, d\u2019ordre moral ou spirituel, ne sont ni admises ni respectées par tous, si elles n\u2019inspirent pas la conduite de chaque Canadien?La logique et l\u2019expérience des siècles, c\u2019est-à-dire l\u2019histoire, ont vite répondu qu\u2019une telle vie nationale est impossible.Or, sans une vie nationale réelle, obtenue parfois au prix de sacrifices et de compromis, la vie économique et la vie politique resteront toujours privées d\u2019un élément de force exceptionnelle, quand elles ne risqueront pas d\u2019être interrompues brusquement. 106\tANNALES DE L\u2019ACFAS Tout esprit sensé reconnaît que le problème essentiel, fondamental, au Canada, est celui de la vie nationale, ramené, par ceux qui en parlent davantage, à un problème d\u2019unité ou d\u2019union nationale.Et une vie nationale, pour durer ou pour être féconde, suppose une pensée nationale fruit de la communauté de conscience.A ce propos beaucoup diront \u2014 et ils n\u2019ont pas entièrement tort \u2014 que les Canadiens de langue française ont, en principe du moins, les éléments essentiels d\u2019une vie nationale \u2014 même s\u2019ils ne sont pas encore parvenus à définir clairement leur pensée nationale \u2014 et qu\u2019ils n\u2019ont que faire d\u2019une vie nationale plus ample.Cela est vrai si l\u2019on veut ignorer tout un aspect, et non des moindres, de l\u2019histoire de ce pays depuis 1760, et si l\u2019on ambitionne ou rêve de séparer, par exemple, la province de Québec du reste du Canada.Mais, aussi longtemps que le Canada sera ce qu\u2019il est, la vie nationale des seuls Canadiens français ne pourra tenir lieu d\u2019une vie nationale qui serait celle de tous les habitants de notre pays.Et c\u2019est cette dernière, encore une fois, qui pose, à mon humble avis, le problème de l\u2019heure, c\u2019est elle que j\u2019ai en vue et c\u2019est à elle que pensait le toujours regretté Frère Marie-Victorin, lorsqu\u2019il affirmait, en octobre 1938: « Il ne suffit pas d\u2019être de même sang et de prier le même Dieu pour que l\u2019on puisse nous attribuer une pensée nationale.» 1 Au surplus, non seulement la vie nationale propre aux Canadiens français ne s\u2019oppose pas à une vie nationale plus large, dans les cadres géographiques et politiques du Canada tout entier, mais elle ne peut que contribuer à l\u2019enrichir.Et l\u2019inverse est tout aussi vrai, à certaines conditions toutefois, conditions qui découlent des faits historiques.C\u2019est donc l\u2019histoire que nous allons interroger, c\u2019est donc à l\u2019histoire du Canada que nous allons demander des lumières, des précisions, comme Valéry tenta de le faire pour développer son sentiment de l\u2019Europe.Mais, pour éviter de connaître la même déception que lui, nous nous garderons de confondre l\u2019histoire avec les histoires, les livres d\u2019histoire avec les manuels d\u2019enseignement, les historiens avec les professeurs d\u2019histoire, ou avec.les romanciers.Et, tout en reconnaissant qu\u2019il importera, dans un pays 1.Annales de l\u2019ACFAS, Montréal 1939. ANNALES DE l\u2019aCFAS 107 comme le nôtre, de faire servir l\u2019enseignement de l\u2019histoire à la production, à la conquête d\u2019une vie nationale véritable, nous ne prêcherons pas l\u2019utopie dangereuse du manuel unique.Dix manuels anglais, autorisés dans les écoles publiques élémentaires et secondaires du pays, peuvent ignorer que le français est langue officielle à Ottawa et passer sous silence l\u2019article 93 de notre constitution, relatif aux écoles minoritaires établies avant 1867; sept manuels français, en usage dans les mêmes écoles, peuvent négliger ouvertement l\u2019histoire des huit provinces anglaises et l\u2019étude de l\u2019histoire, au Canada français, peut avoir trop souvent une tendance marquée vers le plus étroit des régionalismes: ce n\u2019est pas le manuel unique qui apportera le correctif nécessaire, mais bien plutôt l\u2019exacte notion \u2014 grâce à un enseignement mieux ordonné \u2014 de ce que doit être la vie nationale au Canada, basée elle-même sur la réalité des droits et devoirs de chacun.L\u2019histoire du Canada possession française ne laisse aucun doute sur les intentions des découvreurs et fondateurs de ce pays, bans nier absolument que l\u2019appât des richesses ait inspiré maintes actions, il faut admettre que le fait français, en Amérique, et pendant plus de cent cinquante ans, a été dominé, dans l\u2019ensemble, par des considérations d\u2019ordre spirituel, par des préoccupations d\u2019ordre moral dont l\u2019histoire offre bien peu d\u2019exemples.Et si nos pères n\u2019ont pas tous été les modèles de vertu que certains voudraient voir en eux, s\u2019ils n\u2019ont pas plus que d\u2019autres toujours résisté aux tendances mauvaises de la nature humaine, ils n\u2019en ont pas moins mérité les témoignages d\u2019admiration que les plus impartiaux des historiens, anglais et français, protestants et catholiques, se sont plu à leur rendre.Mystique, l\u2019épopée canadienne l\u2019a été à ses débuts et, pendant un siècle et demi pour le moins, elle n\u2019a jamais tout-à-fait cessé de l\u2019être.Héroïque et merveilleuse en bien des circonstances, elle a justifié l\u2019appellation donnée par l\u2019histoire aux faits et gestes de centaines, de milliers d\u2019hommes et de femmes: explorateurs, missionnaires, soldats et colons.Et le petit peuple, qui vécut cette épopée, était parvenu, en 1760, à asseoir sur des bases solides une civilisation dont M.Guy Frégatjlt, après d\u2019autres, a récemment souligné l\u2019originalité, déterminé en partie du moins, l\u2019incontestable valeur.2 Facteurs économiques, institutions poli- 2.La Civilisation de la Nouvelle-France, par Guy Frégault, éditions Pascal, Montréal 1944. 108 ANNALES DE L\u2019ACFAS tiques, énergies spirituelles: rien ne manquait, à cette date, pour en assurer le complet épanouissement .C\u2019est alors que se produisit la rupture, déplorable suivant les uns, heureuse ou providentielle d\u2019après les autres.Du jour au lendemain, 65,000 Canadiens, de langue française et de religion catholique, passèrent bon gré mal gré sous une domination qui leur était sinon hostile en principe, du moins étrangère sous tous les rapports.Et c\u2019est alors également que se posa le problème de la vie nationale, le problème des relations entre les vainqueurs et les vaincus, auquel s\u2019ajoutait, pour ces derniers, qu\u2019ils en eussent ou non pleine conscience, la question de la survivance.Ce problème-là, près de deux siècles de vie commune, marqués de luttes parfois sanglantes, de débats acrimonieux, de compromis plus ou moins heureux, ne l\u2019ont pas encore résolu.Et si la menace constante qu\u2019il laisse planer sur nous n\u2019a pas empêché le Canada de s\u2019étendre d\u2019un océan à l\u2019autre, d\u2019accroître de décade en décade son indépendance économique et politique, il n\u2019en reste pas moins vrai, en dépit des déclarations officielles sur la bonne entente et l\u2019harmonie entre les races, que nous sommes à la merci d\u2019un accident toujours possible dont les conséquences seraient désastreuses pour tous les habitants de ce pays, davantage, croyons-nous, pour les Canadiens de langue française.Il ne se passe pas de mois, pas de semaine, sans qu\u2019un événement, de peu d\u2019importance souvent, ne vienne nous rappeler combien ce problème l\u2019emporte sur tous les autres et comme il est, en somme, à l\u2019origine de tous nos embarras.Que de jeunes écervelés de notre province brûlent VUnion Jack ou que des citoyens de Toronto s\u2019indignent de voir, dans les rues et les tramways de leur ville, des panneaux-réclames rédigés en langue française, qu\u2019un pasteur quelconque fulmine contre le papisme ou qu\u2019un prêtre de chez nous recommande à ses auditeurs de fuir les protestants comme la peste, que le projet d\u2019établir des postes français de radio dans les provinces de l\u2019Ouest soulève une tempête de récriminations, ou que l\u2019émission d\u2019un chèque en français, en paiement des allocations familiales, limitée à la seule province de Québec, pousse certains des nôtres à proclamer le caractère bilingue du Canada: autant de manifestations qui soulignent l\u2019acuité du problème.Et lorsque, invoquant des nécessités d\u2019ordre économique ou social, le gouvernement fédéral réclame des pouvoirs plus étendus, l\u2019opposition de la province de Québec ANNALES DE L\u2019ACFAS 109 aux mesures centralisatrices est particulièrement inspirée par la crainte de compromettre, en les acceptant, la survivance même du groupe français.Or cette crainte n\u2019existerait pas si une véritable vie nationale, déterminée par le respect intégral des droits de chacun, commandait l\u2019attitude de tous les Canadiens.En résumé \u2014 et nous faisons volontairement abstraction des nuances ou des tendances qu\u2019une étude plus approfondie révélerait dans chacune d\u2019elles \u2014 deux conceptions opposées ont empêché jusqu\u2019ici l\u2019accord sans lequel il n\u2019y a pas de vie nationale possible.En premier lieu, pour le Canadien anglais moyen, le Canada est avant tout, sinon uniquement, un pays britannique, c\u2019est-à-dire un pays où la langue et la religion des conquérants de 1760 ont la priorité; et même si ce pays devait un jour rompre toute attache avec la communauté impériale, même s\u2019il ne devait plus reconnaître le symbole de la Couronne, il n\u2019en resterait pas moins anglais et protestant.La conquête, cent quatre-vingts ans de luttes et de travaux, l\u2019exploitation de la plus grande partie du territoire et des ressources naturelles, les contrôles obtenus dans presque tous les domaines de la vie économique, la langue et les croyances de la majorité le veulent ainsi.Rappelons-nous, à ce propos, l\u2019attitude des tories partisans de l\u2019annexion aux États-Unis, en 1849, lorsqu\u2019ils disaient aux Canadiens de langue française: « Vous serez anglais, dussiez-vous ne plus être britanniques ! » Au besoin, les plus modérés de nos concitoyens \u2014 et ils forment la majorité \u2014 admettent volontiers, quand ils ne s\u2019y résignent pas à contre cœur, l\u2019existence d\u2019une minorité française dont les droits particuliers, en matière de religion, de langue et de coutumes, ont été reconnus par la loi.Mais, sauf pour le libre exercice de la religion, ces droits n\u2019ont pas un caractère national ; ils ne sauraient être réclamés en dehors de certaines sphères bien définies.Eux s\u2019en tiennent généralement et strictement à la lettre de la loi, dont ils ne veulent pas reconnaître l\u2019esprit; et encore les exemples sont-ils nombreux où la lettre même de la loi est sinon toujours ouvertement violée, du moins contournée ou ignorée.D\u2019autre part, et à l\u2019opposé de cette conception, le Canadien français moyen ne peut pas oublier l\u2019œuvre de ses pères.Le découvreur, le fondateur, l\u2019explorateur, le premier occupant: c\u2019est lui dans la majorité des cas.Sans doute, le sort des armes en fit un jour le sujet d\u2019un monarque étranger; mais sujet loyal il fut HO\tANNALES DE L\u2019ACFAS toujours, notamment à certaines heures très graves où il lui eut suffi d\u2019oublier son serment pour assurer le triomphe des adversaires de la Grande-Bretagne.Au surplus, mais non sans lutte-, par des traités et par des lois, il a fait reconnaître sa personnalité propre, bien distincte de celle du conquérant de 1760.Il a même, certain jour, librement conclu une espèce de pacte d\u2019honneur avec la majorité.Pour lui, qui a toujours respecté les engagements pris, qui n\u2019a jamais cherché à imposer la loi du plus fort là où il domine par le nombre, le Canada est un pays essentiellement bilingue, les droits de la langue française, comme ceux de l\u2019école catholique et française, ne se limitent pas à la seule province de Québec.Que la province d\u2019Ontario proscrive ou limite, par un règlement injuste, l\u2019usage du français à l\u2019école, et aussitôt le descendant des fondateurs de ce pays soutient que la majorité française et catholique de la province de Québec a fait inscrire, dans la constitution de 1867, une clause relative aux écoles de la minorité, et que cette clause garantit à perpétuité aux catholiques français de tout le Canada des droits et privilèges particuliers.Que les Canadiens français des provinces de l\u2019Ouest décident, par contre, de demander et d\u2019établir des postes de radio, dont les émissions se feront dans leur langue, et aussitôt, avec ou sans mauvaise foi, la majorité anglaise rappelle à la minorité que la langue française n\u2019a, en dehors d\u2019Ottawa et de la province de Québec, aucun statut constitutionnel ou officiel.Que sous un prétexte quelconque, enfin, une société de chez nous proclame le caractère bilingue du Canada, et il se trouve aussitôt quelqu\u2019un pour lui répondre: « Le Canada est d\u2019abord un pays de langue anglaise; ce qu\u2019il ne serait pas si la constitution mettait, en tout et partout, sur le même pied les deux langues française et anglaise.Or l\u2019égalité du français et de l\u2019anglais n\u2019est reconnue que dans les Chambres et les Cours fédérales, dans les Chambres et les Cours de la province de Québec.Donc il est pour le moins exagéré de soutenir que le Canada est, de par la loi, un pays essentiellement bilingue ».Avec des variantes, suivant l\u2019objet, des réclamations ou des protestations et le plus ou moins de violence des passions, telle est, en résumé, depuis 1760, l\u2019attitude prise par l\u2019un ou l\u2019autre des deux groupes ethniques qui forment le gros de ce que nous voudrions pouvoir désigner sans réticence par les mots de nation canadienne,\u2014>' ANNALES DE L ACFAS 111 le mot nation ayant ainsi un sens politique plutôt que sociologique.3 Rien d\u2019étonnant que nous en soyons encore à attendre une pensée nationale qui animera une vie nationale.Rien d\u2019étonnant que le problème posé, dans notre pays, par la dualité de culture et de religion, ne soit pas encore résolu.Or, il suffit de se rappeler les grandes lignes de l\u2019histoire du Canada et de connaître la situation qui nous est présentement faite en ce pays, pour admettre que, si le problème doit se résoudre par la disparition de l\u2019une des deux cultures et religions, ce sont les nôtres qui seront sacrifiées.Voilà pourquoi, nous devons dire, avec l\u2019auteur de Y Invitation à Vétude, que le problème est, en définitive, « le problème canadien-français lui-même ».Voilà pourquoi, aussi, nous devons méditer ces paroles qui sont de M.Min ville encore: « La vie nationale est autre chose qu\u2019une suite désordonnée de réactions, de mouvements défensifs.Elle est un ordre et donc un produit de l\u2019intelligence et de la volonté.Au sentiment national, il faut la discipline, le parachèvement de la raison.Si nous voulons dépasser le stage de la survivance.accéder à la vie nationale.il va falloir par delà le sentiment atteindre à la pensée.».4 Le sentiment ! Il en faut sans doute, et c\u2019est là un moteur puissant, précieux pour un petit peuple comme le nôtre.Nous lui devons beaucoup et notre histoire en est tout imprégnée.Mais le sentiment, encore une fois, est loin de suffire; il n\u2019est pas un terme, sans compter qu\u2019il lui est arrivé de nous jouer parfois de vilains tours.Oublions-le pour un instant \u2014 nous y reviendrons peut-être tout à l\u2019heure \u2014 et demandons à notre histoire de nous rappeler certains faits qui nous aideront à saisir, surtout en matière de langue, la nature réelle de nos droits.Remontons à la capitulation de Québec qui est du 18 septembre 1759.Il y est déclaré, en toutes lettres, que les habitants seront « conservés dans la possession de leurs maisons, biens, effets et privilèges », que les personnes religieuses auront toutes les sauvegardes possibles, que l\u2019évêque « pourra exercer librement et avec 3.\tDepuis près de deux siècles, le mot nation est couramment employé pour désigner l\u2019ensemble des habitants d\u2019un même pays.C\u2019est dans ce sens que l\u2019auteur parle ici de nation canadienne,^de vie nationale, etc.Il sait bien, d\u2019autre part, que la nation est distincte de l\u2019État et qu\u2019une nation peut exister sans être constituée en État.4.\tL\u2019invitation à l\u2019étude, par Esdras Minville, éditions Fides, Montréal 1944. 112 ANNALES DE L7ACFAS décence les^f onctions de son état.jusqu\u2019à ce que la possession du Canada ait été décidée » entre les rois de France et de Grande-Bretagne.Un an plus tard, le 8 septembre, c\u2019est la capitulation de Montréal, entraînant celle de tous les postes français d\u2019Amérique.Les vainqueurs accordent aux vaincus le libre exercice de la religion catholique, apostolique et romaine et le libre exercice du ministère par les prêtres, curés et missionnaires.Les communautés de filles conservent leurs constitutions et privilèges, de même que les habitants gardent la propriété de tous leurs biens meubles et immeubles.Par contre, Amherst refuse de reconnaître la juridiction de l'évêque et la nomination de ce dernier par le roi de France.Sulpiciens, Jésuites et Récollets devront attendre que le plaisir du roi soit connu et, en marge de la clause 42, par laquelle Vaudreuil demandait que Français et Canadiens continuent « d\u2019être gouvernés suivant la Coutume de Paris et les lois et usages d\u2019établis pour ce pays», le vainqueur a écrit: «Ils deviennent sujets du rois».Cette réserve, si réserve il y a, impliquait-elle que le changement d\u2019allégeance entraînait, pour le peuple conquis, la perte de ses lois?Certains ont pu le croire.Mais, sauf en matière de droit criminel, les Canadiens ont continué de suivre leurs lois françaises, de 1759 à 1763, même après, comme nous le verrons dans un instant, et cela conformément aux principes élémentaires du droit des gens alors reconnu par tous les peuples civilisés.Sans doute, huit mois après le traité de Paris, qui n\u2019a pas supprimé les capitulations et dont un seul article concerne le Canada \u2014 l\u2019article 4 où est proclamée la liberté de la religion catholique « en tant que le permettent les lois de la Grande-Bretagne » \u2014 le roi George III lançait une proclamation qui n\u2019augurait rien de bon pour ses nouveaux sujets.Fntre autres choses, cette proclamation donnait aux gouverneurs de toutes les colonies anglaises d\u2019Amérique le droit de « décréter et sanctionner des lois, des statuts et ordonnances.conformément autant que possible aux lois d\u2019Angleterre.» de « créer et établir.des tribunaux civils et des cours de justice publique.pour entendre et juger toutes les causes aussi bien civiles que criminelles, suivant la loi et l\u2019équité, conformément autant que possible aux lois anglaises ».Mais, outre que l\u2019acte personnel du souverain ne supprimait pas formellement les lois françaises, il n\u2019avait pas l\u2019autorité d\u2019un statut du Parlement de Grande-Bretagne. ANNALES DE L\u2019ACFAS 113 De son côté, le libre exercice de la religion catholique ne fut pas réellement entravé, quoique la nomination d\u2019un évêque dût attendre le bon plaisir de Londres et que l\u2019obligation de prêter le serment du Test eût pour effet d\u2019interdire aux catholiques l\u2019accès aux charges publiques.Quant à la langue française, le pouvoir civil, en reconnut, des les premiers jours, l\u2019usage officiel, puisque toutes les proclamations et ordonnances furent rédigées dans cette seule langue, de 1759 à 1763, et qu\u2019elles le furent, après cette dernière date, dans les deux langues.Bien plus, même après la Proclamation de 1763, même dans les causes où certains juges voulurent observer les lois anglaises, le français surtout fut la langue des procédures.L Acte de Québec, en 1774, devait dissiper tous les doutes.Cette année-là, après avoir formellement dénoncé les dispositions de la Proclamation royale, le Parlement de Grande-Bretagne accordait aux Canadiens le libre exercice de la religion de Rome, la libre possession de leurs biens, « avec les coutumes et usages qui s\u2019y rattachent », et de tous leurs autres droits civils, en même temps qu\u2019il autorisait le « recours aux lois du Canada à l\u2019égard de toute contestation relative à la propriété et aux droits civils ».Cela signifiait donc que le droit français, introduit chez nous avec le Conseil Souverain, en 1663, reprenait officiellement sa place dans les limites géographiques du ( anada d\u2019alors.Disons dès maintenant que cette consécration d\u2019un état de fait et de droit n\u2019a jamais, par la suite, subi la moindre atteinte, du moins quant au principe ainsi proclamé, ni en 1791, ni en 1841, ni en 1867.Dans la pratique cependant, avec 1\u2019évoiution politique que notre pays a connue, avec le peuplement des provinces de l\u2019ouest et de l\u2019est, les coutumes et usages dont la possession nous était reconnue ont été limités territorialement à ce qu\u2019est aujourd\u2019hui la province de Québec.Sans doute, l\u2019article 8 de Y Acte de Québec a bel et bien rétabli les lois, usages et coutumes qui existaient avant la Cession; mais, d\u2019après l\u2019article 9 de la même loi, ce rétablissement ne devait s appliquer qu\u2019au seul territoire concédé par le Roi de France sous le régime seigneurial, c\u2019est-à-dire dans la majeure partie de la province de Québec et une faible partie de la province d\u2019Ontario.Ceux-là ont donc raison, qui voient, dans l\u2019article 8 de Y Acte de Québec, jamais abrogé depuis lors, la base des droits de notre langue et nos lois civiles, à la condition, toutefois, de ne pas oublier 114 ANNALES DE L\u2019ACFAS la réserve de l\u2019article 9, même s\u2019il est démontré que cet article 9 n\u2019a pas été suivi.Quant à ceux qui longtemps n\u2019ont pu invoquer, contre le caractère officiel de notre langue, d\u2019autre argument que l\u2019absence de toute mention spécifique du français, dans les capitulations, dans le traité de Paris, dans les lois de 1774 et 1791, ils oubliaient l\u2019un des principes fondamentaux du droit international de l\u2019époque et du droit public anglais lui-même.Or, en vertu de ce principe, et sans qu\u2019il fût besoin de faire intervenir le droit naturel, un peuple conquis par les armes ne perdait aucun des attributs distincts de sa nationalité.Et qui niera que la langue ne soit l\u2019un de ces attributs, l\u2019un de ces éléments naturels de la nationalité ?Bien plus, et l\u2019argument de logique s\u2019ajoute ici à l\u2019argument de droit, puisque les Canadiens conservaient leurs anciennes lois, en 1760 et en 1774, ils conservaient, au même titre, la langue qui les exprimait.En nous donnant VActe de Québec, le gouvernement de Londres ne rétablissait pas seulement notre province dans ses limites de 1760 et les Canadiens dans la plénitude de leurs droits civils; il introduisait aussi au Canada les premiers éléments du régime parlementaire.L\u2019Acte constitutionnel de 1791, compléta sous ce rapport l\u2019oeuvre commencée en 1774, mais il ne retira rien de ce qui avait été accordé à nos ancêtres en matière de religion, de langue et de lois civiles.La division du pays en deux provinces n\u2019entraîna donc point l\u2019interdiction du français dans le Haut-Canada.Bien au contraire, et quoique ce dernier se hâtât d\u2019adopter la Common Law anglaise, comme il en avait le droit, la langue française y conserva ses privilèges.Une assemblée législative, en totalité anglaise, décréta que les lois seraient « traduites en langue française pour l\u2019avantage des habitants du district ouest de la province et des autres colons français qui viendront y résider ».En résumé, ni dans le Canada de 1774, ni dans celui d\u2019après 1791, les Canadiens ne se virent contester le libre usage de leur langue à l\u2019école, devant les tribunaux et au sein des assemblées parlementaires.C\u2019est un fait, et les tentatives d\u2019assimilation comme les brimades de toutes sortes ou les injustices criantes dont ils furent l\u2019objet, si elles constituent un chapitre douloureux de notre histoire, écrit dans les larmes et le sang, ne sont pas un argument contre la réalité des droits. ANNALES DE l\u2019aCFAS\t115 Sans doute, il y a eu Y Acte d\u2019Union.Cette fois-là, l\u2019adversaire, qui n\u2019avait jamais renoncé à faire de nous un peuple anglais et protestant, eut raison de croire qu\u2019il atteignait son but.L\u2019Union signifiait vraiment une seconde conquête, plus pénible et plus dangereuse encore que celle de 1760.Mais, si nous nous donnons la peine de lire la loi injuste, dans son texte original, qu\u2019y trouvons-nous, en ce qui a trait aux droits jusque là reconnus aux Canadiens français?Ceci simplement, à propos de la langue\u2014dont, pour la première fois, depuis 1759, il est officiellement question dans un acte du Parlement britannique\u2014: tous les documents écrits du Conseil législatif et de l\u2019Assemblée législative du Canada-Uni devront être rédigés dans la langue anglaise, reconnue désormais comme seule langue officielle, « as the language of original record )), pour employer les termes mêmes du premier ministre lord John Russell.Rien de plus, qu\u2019il s\u2019agisse de la langue, des écoles, du libre exercice de la religion ou des lois civiles qui, elles, continuent formellement d\u2019être les lois françaises pour l\u2019ancienne province du Bas-Canada.On sait de quelle manière heureuse l\u2019arme de l\u2019Union, grâce à La Fontaine, qui rallia la presque totalité des siens, et à Baldwin, se retourna contre ses auteurs, comment les autres injustices d\u2019ordre fiscal ou politique qu\u2019elle comportait à l\u2019endroit de la majorité française et catholique, ne tardèrent pas à disparaître, si, par contre, le fanatisme eut la vie plus longue.Quant à la proscription qui frappait la langue française, comme langue officielle, mais qui n\u2019en interdisait pas l\u2019usage dans les débats des Chambres et devant les tribunaux, encore moins à l\u2019école, elle fut la première à perdre une partie de sa force, avant d\u2019être totalement effacée.L\u2019année 1841 n\u2019était pas terminée que l\u2019Assemblée législative ordonnait la traduction en français de toutes les lois et de tous les documents officiels.Sept ans plus tard, le Parlement de Londres lui-même, en rappelant l\u2019article 41 de Y A de d\u2019Union, rétablissait la langue française sur un pied d\u2019égalité avec la langue anglaise.Il n\u2019y a pas lieu de redire ici les origines de la constitution de 1867; elles sont bien connues.Loi impériale, réclamée par les représentants et acceptée par le peuple de quatre provinces, cette constitution faisait effectivement passer le Canada de l\u2019état de colonie à celui de Dominion autonome.Parce qu\u2019elle instituait une union fédérative de ces provinces et de celles qui s\u2019y joindraient 116 ANNALES DE L\u2019ACFAS plus tard, au lieu d\u2019une union législative, elle consacrait une fois de plus la situation particulière des habitants de langue française, telle que deux siècles et demi d\u2019histoire l\u2019avaient faite, telle que les traités et lois antérieurs l\u2019avaient reconnue.Accordé une fois pour toutes en 1774, le libre exercice de la religion catholique demeurait dans sa plénitude.Et comme, d\u2019autre part, le pouvoir de légiférer en matière de propriété et de droits civils était laissé aux provinces exclusivement, le maintien intégral des lois françaises ne dépendait plus que de la province de Québec.Quant à la langue française, que Y Acte d\u2019Union avait vainement tenté de proscrire comme langue officielle, la constitution nouvelle lui gardait son rang.Ici, toutefois, et du point de vue légal au moins, une réserve s\u2019impose: notre langue n\u2019est pas mise sur le même pied cpie l\u2019anglais dans toute l\u2019étendue du Dominion.Ce n\u2019est qu\u2019à Ottawa, dans le domaine strict de la compétence fédérale, et dans la province de Québec, que l\u2019usage de la langue française est admis au même titre que celui de la langue anglaise.Relisons, pour nous en convaincre, l\u2019article 133 qui en donne la définition précise: « Dans les chambres du parlement du Canada et les chambres de la législature de Québec, l\u2019usage de la langue française ou de la langue anglaise, dans les débats, sera facultatif; mais dans la rédaction des archives, procès-verbaux et journaux respectifs de ces chambres l\u2019usage de ces deux langues sera obligatoire: et dans toute plaidoirie ou pièce de procédure par-devant les tribunaux ou émanant des tribunaux du Canada qui seront établis sous l'autorité du présent acte, et par-devant tous les tribunaux ou émanant des tribunaux de Québec, il pourra être fait également usage, à faculté, de l\u2019une ou de l\u2019autre de ces langues.Les actes du parlement du Canada et de la législature de Québec devront être imprimés et publiés dans ces deux langues.)> Cet article signifierait donc que le français n\u2019a aucun droit légal, aucun statut officiel dans huit provinces du pays.L'histoire cependant nous enseigne qu\u2019avant ou après 1867, la langue française était reconnue par la loi dans les provinces d\u2019Ontario, de la Nouvelle-Écosse et du Manitoba et dans les Territoires du Nord-Ouest, soit au Parlement, soit devant les tribunaux, soit même à l\u2019école.Il n\u2019en est plus ainsi de nos jours, sauf à l\u2019école qui n\u2019a pas cessé d\u2019être, partout excepté dans la province de Québec, pour l\u2019enseignement de la langue ou de la religion, le théâtre de rudes batailles ANNALES DE L\u2019ACFAS 117 et qui continue de poser le grand problème dont la solution rendrait possible, à elle seule, l\u2019existence d\u2019une véritable vie nationale au Canada.Car ces batailles, qu\u2019il nous fallut soutenir contre le fanatisme, l\u2019injustice et les préjugés, que nous avons ou totalement perdues ou parfois gagnées en partie, ne sont pas encore terminées.Sans doute avions-nous hier et avons-nous aujourd\u2019hui, pour réclamer sinon l\u2019école française dont la constitution ne dit rien, du moins l\u2019école catholique ou confessionnelle \u2014¦ celle qui est désignée par les mots « école séparée )) \u2014 la reconnaissance légale des droits de la minorité.Mais cette reconnaissance, telle qu\u2019elle est énoncée à l\u2019article 93 de la loi de 1867, n\u2019a réellement valu, par la faute d\u2019une terminologie élastique, équivoque et confuse, que pour la minorité anglaise et protestante de la province de Québec.Avons-nous, à l\u2019époque, péché par imprévoyance, par excès de générosité ou de confiance ?La chose est d\u2019autant plus possible qu\u2019une des Résolutions de la conférence de Québec,\u2014 elle-même base de la constitution canadienne \u2014 accordait aux minorités catholiques ou protestantes des deux Canadas, l\u2019égalité des droits et privilèges scolaires.Laissées sans autre protection, encore une fois, que celle de l\u2019obscur article 93 et des lois provinciales, susceptibles d\u2019être modifiées ou supprimées par un simple vote majoritaire, les minorités catholiques et françaises ne tardèrent pas à être sacrifiées.Et force nous est d\u2019admettre que l\u2019esprit de parti, chez un trop grand nombre de nos hommes politiques, maintes erreurs de méthode ou de tactique, la maladresse, l\u2019ignorance et l\u2019inconscience ont singulièrement facilité le jeu des adversaires.Et c\u2019est ici, une fois de plus, qu\u2019à défaut de textes de loi dont nous déplorons l\u2019absence, l\u2019histoire, tout en nous apprenant à être des réalistes, peut nous fournir les arguments les plus solides à l\u2019appui de nos légitimes revendications.Certes, le droit ou la justice est une chose; mais la loi en est souvent une autre.Et on me permettra de rapporter à ce sujet des propos que j\u2019échangeais récemment avec un éducateur américain de grande classe.Je disais à mon interlocuteur qu\u2019un Français, de passage à Londres, ayant affaire au Palais de Justice, demanda à un 'policeman de lui indiquer le chemin pour aller au House of Justice.L\u2019autre ne comprit rien.« There is nothing of the kind in London », affirma-t-il en termes polis, mais énergiques à notre Français qui finit, tout de même, après force explications plus ou moins embarrassées, par s\u2019entendre dire « Oh ! you mean the Law Court ! » Et mon américain d\u2019ajouter 118 ANNALES DE L\u2019ACFAS alors: « Chez nous, il n\u2019y a pas le Palais de Justice, pas la House of Justice, même pas la Law Court, mais la Court House ! » Ne devrions-nous pas connaître suffisamment les Anglais, pour n\u2019employer, dans nos relations avec eux, qu\u2019un langage susceptible d\u2019être compris par eux, tout au moins nous mettre d\u2019accord sur le sens des mots auxquels nous avons recours ?Et de même, il me semble, pour déterminer l\u2019attitude à prendre ou les gestes à poser lorsque nous avons affaire à eux ?Voilà pourquoi, aux arguments d\u2019ordre juridique, plus ou moins clairs, plus ou moins précis souvent, nous avons intérêt à ajouter les arguments empruntés à l\u2019histoire de notre paj^s.Le passé d\u2019abord, où tient la réalité du fait français et dont il a déjà été question; puis certains gestes, où s\u2019est exprimée notre loyauté, comme notre résistance à la menace américaine en 1775 et en 1812, ou notre hostilité, en 1849, à la politique d\u2019annexion prêchée par des Canadiens de langue anglaise.Bien plus, puisque nous vivons encore sous l\u2019empire de la loi de 1867, nous ne rappellerons jamais trop dans quelles circonstances et dans quel esprit cette même loi a pu être adoptée.Sur ce point, les débats qui ont précédé le vote des Résolutions de Québec, en 1865, sont extrêmement révélateurs.Ils démontrent clairement, entre autres choses, qu\u2019il eût été impossible de faire accepter l\u2019union des provinces si les Canadiens de langue française s\u2019y étaient opposés, et que ceux-ci ne l\u2019ont eux-mêmes acceptée qu\u2019à certaines conditions bien nettes.Écoutons John-A.Macdonald, qui s\u2019exprimait ainsi le 6 février 1865: (( I have again and again stated in the House, that, if practicable, I thought a Legislative Union would be preferable.I have always contented that if we could agree to have one government and one parliament.it would be the best, the cheapest, the most vigorous and the strongest system of government we could adopt.In the first place, it wTould not meet the assent of the people of Lower Canada because they felt that, in their peculiar position -\u2014 being a minority with a different language, nationality and religion from the majority \u2014 in case of a junction with the other provinces, their institutions and their laws might be assailed, and their ancestral association, on which they prided themselves, attached and prejudiced; it was found that any proposition which involved the absorption of the individuality of Lower Canada.would not be received with favour by her people ».Et que disait Charles Tupper au cours des mêmes ANNALES DE l\u2019aCFAS\t119 débats ?« Si ce n\u2019était de la condition particulière du Bas-Canada.je serais en faveur d\u2019une union législative au lieu d\u2019une union fédérale ».Et Macdonald encore de préciser, un mois plus tard, sa pensée au sujet de la langue: « Les délégués de toutes les provinces ont consenti à ce que l\u2019usage de la langue française formât l\u2019un des principes sur lesquels serait basée la Confédération, et que son usage, tel qu\u2019il existe aujourd\u2019hui, fût garanti par l\u2019Acte impérial ».Deux ans plus tard, à la Chambre Haute de Londres, Lord Carnarvon, secrétaire d\u2019État pour les Colonies dans le cabinet de Disraeli et rapporteur de la loi, ne s\u2019exprimait pas en termes moins explicites sur les caractères distinctifs du Bas-Canada: « Le Bas-Canada est jaloux et fier à bon droit de ses coutumes et de ses traditions ancestrales; il est attaché à ses institutions particulières et n\u2019entrera dans l\u2019union qu\u2019avec la claire entente qu\u2019il les conservera.La Coutume de Paris est encore le fondement reconnu de leur code civil, et leurs institutions nationales ont été pareillement respectées par leurs concitoyens anglais, et chéries par eux-mêmes.Et c\u2019est avec ces sentiments et à ces conditions que le Bas-Canada consent maintenant à entrer dans cette confédération ».Est-il besoin d\u2019autres témoignages, d\u2019autres déclarations de principes ?En voici deux, parmi les plus éclatants.Le premier est de Macdonald qui s\u2019adressait à la Chambre des Communes en 1890 : « Il n\u2019y a ici ni vainqueurs, ni vaincus.Nous avons maintenant une constitution sous l\u2019égide de laquelle tous les sujets sont, à l\u2019heure actuelle, dans un état d\u2019absolue égalité, jouissant de droits égaux dans tous les domaines, langue, religion, propriété, droits personnels.Il n\u2019y a pas de race supérieure en ce pays, il n\u2019y a pas de race conquise en ce pays; nous sommes tous sujets britanniques, et ceux qui ne sont pas anglais n\u2019en sont pas moins sujets britanniques sous ce rapport ».Le second témoignage, rendu en 1892, est de lord Watson, membre du Comité judiciaire du Conseil privé, et ce qu\u2019il réaffirme sur la nature de la loi de 1867 s\u2019accorde en tous points avec la thèse de l\u2019autonomie provinciale: « The object of the Act was neither to weld the provinces into one, nor to subordinate provincial governments to a central authority, but to create a federal government in which they could all be represented, entrusted with the exclusive administration of affairs in which they had a common interest, each province retaining its independence and autonomy.» 120 ANNALES DE L ACFAS Voilà pourquoi ceux-là n\u2019ont pas tort, qui assimilent la constitution de 1867 à un pacte d\u2019honneur, même s\u2019il faut ajouter, pour être rigoureusement vrai, que cette constitution est plutôt le résultat, la conséquence d\u2019un pacte d\u2019honneur entre Canadiens de langue anglaise et Canadiens de langue française.Reste à savoir si ce pacte d\u2019honneur, devenu loi, continuera, mais à la condition d\u2019être intégralement respecté par les deux parties contractantes, à diriger, inspirer et promouvoir toute la vie canadienne, ou s\u2019il ne faudra pas, un jour plus ou moins prochain, le dénoncer.Et l\u2019unique moyen d\u2019éviter une dislocation, une rupture dont les Canadiens de langue française feraient la majeure partie des frais, est d\u2019asseoir sur des bases solides une véritable vie nationale.Ces bases, l\u2019histoire nous les indique, comme elle nous enseigne aussi quels doivent être les éléments d\u2019une vie nationale qui, tout en respectant la dualité de culture et de religion, permettra seule à notre pays de prospérer et de tenir son rang dans la communauté internationale.Le fait français ne saurait être nié, et, à défaut de textes de lois pour assurer toujours et partout, à la minorité que nous sommes, le libre exercice des droits essentiels, nous pouvons invoquer l\u2019histoire vraie, faire appel au bon sens, à l\u2019esprit de justice, au patriotisme de nos concitoyens de langue anglaise.Et nous parviendrons d\u2019autant plus aisément à les convaincre en dépit des préjugés, du fanatisme et de l\u2019outrance de certains d\u2019entre eux, que nous ne nous acharnerons pas, de notre côté, à nier le fait anglais ou à l\u2019ignorer, que nous agirons en hommes, non pas, comme trop souvent hélas ! en gamins braillards, que, désireux d\u2019obtenir partout le respect du français, nous commencerons par donner nous-mêmes l\u2019exemple de ce respect en parlant correctement notre langue, que nous mettrons de l\u2019ordre dans notre propre maison, que nous serons d\u2019accord, entre nous, sur quelques principes fondamentaux, que nous ne multiplierons pas les erreurs de tactique, que nous atténuerons nos divisions intestines, que nous nous laisserons de moins en moins inspirer par l\u2019envie, la jalousie, ou la mesquinerie dans nos rapports avec les nôtres, que notre catholicisme, ne sera pas, comme il arrive trop souvent, une religion de parade ou l\u2019expression d\u2019une étroitesse d\u2019esprit ou d\u2019une intolérance qui n\u2019ont rien de commun avec l\u2019Évangile du Christ.Plus que les autres, depuis plus longtemps en tout cas, les Canadiens de langue française ont mené la lutte pour la reconnaissance ANNALES DE L ACFAS 121 d\u2019un Canada souverain.Autant,-sinon plus que les autres, ils ont contribué à en faire progresser la cause.Personne n\u2019avait plus qu\u2019eux raison d\u2019applaudir à la solennelle déclaration faite par le gouverneur général, Lord Tweedsmtjir, le 10 octobre 1937: « Voici une nation souveraine qui ne peut recevoir de mot d\u2019ordre,ni de la Grande-Bretagne, ni des États-Unis, ni d\u2019ailleurs.Avant d\u2019être loyal au Commonwealth des nations britanniques, le Canadien doit l\u2019être au Canada et à son roi; et ceux qui nient cela rendent, à mon avis, un bien mauvais service au Commonwealth ».L\u2019annonce que les Canadiens auront prochainement une citoyenneté, un drapeau et un hymne bien à eux, justification et récompense de patients efforts, même si elle ne marque pas le terme de notre évolution politique, ne peut que hâter l\u2019avènement d\u2019une vie nationale où chacun de nous trouvera le courage de remplir, avec l\u2019aide de la Providence, son impérieux devoir. ASSOCIATION CANADIENNE-FRANÇAISE POUR L\u2019AVANCEMENT DES SCIENCES, INC.SITUATION AU 30 JUIN 1945 Actif: Argent en caisse.$\t83.63 Argent en banque.892.10 $\t975.73 Passif: Chèques en circulation.$\t397.46 Subside reporté à l\u2019exercice 1945-1946\t500.00 $\t897.46 Surplus: Solde débiteur au 1er juillet 1944.\t$ 1,011.80 Surplus de l\u2019exercice 1944-1945.1,090.07 Solde créditeur au 30 juin 1945 78.27 $\t975.73 J\u2019ai examiné la situation financière de l\u2019ACFAS au 30 juin 1945 et j\u2019ai obtenu tous les renseignements demandés.A mon avis, les états ci-joints de la situation financière de l\u2019ACFAS au 30 juin 1945 et des revenus et dépenses de l\u2019exercice terminé à la même date sont présentés de manière à indiquer fidèlement la situation exacte des affaires de l\u2019ACFAS au 30 juin 1945, du mieux que j\u2019ai pu m\u2019en rendre compte par les renseignements et explications obtenus et suivant ce que révèlent les livres à cette date.Gilles Murray, C.A., Professeur à l'École des Hautes Études commerciales de Montréal.Montréal, le 5 mars 1946. 123 ANNALES DE L\u2019ACFAS ÉTAT SOMMAIRE DES REVENUS ET DÉPENSES Exercice annuel terminé le 30 juin 1945 Revenus: Subsides du Secrétariat de la Province.$ 8,500.00 Moins: Montant reporté à l\u2019exercice 1945-1946.500.00 $ 8,000.00 Recettes du congrès 1944 et divers.\t382.63 Total des revenus.$ 8,382.63 Dépenses: Conférences publiques, octrois pour publications, bourses d\u2019études et prix annuels\t\t2,286.19\t Publication des annales et du programme 1944\t\t1,467.39\t Congrès 1944, frais de réception et de déplacement\t\t712.17\t Traitement de la préposée au secrétariat, administration, frais de bureau, etc\t\t2,363.32\t Papeterie, impressions, abonnements et divers\t\t463.49\t7,292.56 Surplus de l\u2019exercice\t\t\t$ 1,090.07 ' \" .- .,\t\u2022\t\u2022\t' «.\t.J\t\u2022 \u2022 9 ,4*\t\u2022* .* * ANNALES DE L * ACF AS Index des noms de personnes \tPage\t\t\tPage Adrien, (F.), c.s.c\t\t.27, 28\tBlanc, Paul\t\t\t.18, 77 Ahem, G.Stuart\t\t\t 33\tBlanchet, Gaston\t\t\t.96 Amiot, L.-P\t\t.10, 65\tBlanchet, Roméo\t\t\t.\t36 Archambault, Gustave\t\t\t 61\tBlain, Auray\t\t\t.\t24 Auclair, abbé Elie-J\t\t\t 30\tBlais, Maurice\t\t\t.12, 81 Audet, Henri\t\t.10, 66\tBohémier, Anatole\t\t\t.\t50 Audet, Louis-Philippe\t\t\t 35\tBois, Elphège\t\t\t.9, 65 Anver.C\t\t\t 40\tBonin, Wilbrod\t\t12, 16,\t25, 82 Auger, Paul-Emile.10, 32, 57, 72, 73\t\tBordeleau, Richard.\t\t.12, 87 Aumont, (P.Gérard), p.s.s.\t\t 47\tBoucher, Raymond\t\t\t.\t32 \t\tBoudeau, J.-Alexandre.\t\t.\t42 \t\tBoudreau, A\t\t\t.\t42 Bachand, Léonidas\t\t.\t35\tBourgeois.Joseph\t\t\t.\t31 Barbeau, Marius\t\t13, 18, 93\tBourgoin, Louis\t10\t16, 18, 57, 67\t Barré, Roger\t\t.10, 69\tBouthillier, L.-Ph\t\t\t.26 Baril, Roger\t\t.13, 88\tBrassard, J.-A\t\t\t.\t35 Baudoin, A\t\t\t 18\tBrassard, Sylvio\t\t\t.\t35 Bazin, Jules\t\t\t 35\tBrière, Roger\t\t\t.21 Beaudoin, Hervé\t\t\t 46\tBrouha, Lucien\t\t\t.\t29 Beaudoin, R\t\t\t 26\tBrouillette, Benoît.\t.14\t47, 95 Beaugé, L\t\t\t 42\tBrowne, J.-S.-L\t\t\t.\t50 Beaugrand-Champagne, A.\t\t 30\tBruchési, Jean.14, 16,\t17, 57,\t59, 103 Beaulieu, Germain\t\t\t 61\tBrunei, Jules\t\t\t.17, 27 Bégin, Jean\t\t.\t29\tBureau, René\t\t\t.31, 32 Béland, E\t\t\t 26\t\t\t Bellame, J\t\t\t 42\tCaillaud, René\t\t\t.\t30 Bellegarde, Dantès\t\t\t 18\tCailloux, Marcel\t\t\t.\t27 Bernard, Richard\t\t.12, 58, 83\tCalvet, E\t\t11,\t80, 86 Bernier, Antoinette\t\t\t 30\tCampagna, Elzéar\t\t.13,\t58, 90 Bernier, Paul-E\t\t\t 42\tCaouette, J.-E\t\t\t.\t39 Bérubé, (P.Georges), c.p.o\tr\t 43\tCaron, J.-Wilfrid\t\t\t.39, 45 Bigué, Philippe\t\t\t\t 35\tCaron, Orner\t\t\t.35, 49 Bilodeau, Charles\t\t\t13, 92\tCaron, Sylvio\t\t\t.\t39 Bilodeau, Joseph\t\t\t 42\tCayouette, Richard.\t\t.13, 88 126 ANNALES DE l\u2019aCFAS Chabot, Juliette.Charland, (P.Thomas), o.p.Cinq-Mars, abbé Lionel.Cholette, Albert.Coderre, abbé Gérard.Comeau, Noel-M.Comte, Henri.Corrivault, Wilfrid.Cournoyer, Lucien.Crête, Frère, c.s.v.Crevier, Raymonde.Cromp, Germaine.Cruchet, René.Dagenais, Pierre.Dansereau, Pierre.Daviault, Lionel.Débidour-Monrad, H.DeGrandpré, (P.Marcel, c.s.v.) DeLacretelle, Jacques.Delâge, Honorable Cyrille-F.Delorme, Gérard.Demers, Pierre.9, Denis, J.'.DeRepentigny, Jacques.Déry, D.-A.Desaulniers, J.DesMarais, André.12, 25, Desranleau, Marc.Desrosiers, Léo-Paul.Dolbec, abbé Robert.Dobell, Alfred-C.Doré, Victor.16, 17, 22, Doustin, Daniel.Doyle, André.DuBois, Andrien-S.Ducharme, (P.Lionel), o.m.i__ Ducharme, (P.Sylvio), o.m.i\u2014 Duchêne, Hubeit.Dufresne, Adrien.Dufresne, A.-O.Dugal, L.-P.Dugal, Louis-Paul.12, 18, 25, 26, 31, Dumas, Charles-A.Dumas, Paul.Page Dumas, Sylvio.45 Dussault, Clément.45 Ernout, Alfred.18 Eschmann, Ignace (P.).34 Faessler, Cari.11,\t74 Faille, Florent.50 Falardeau, Jean-C.14, 95, 96 Ferguson, J.K.W.25 Foley, A.-R.40 Forest, (P.Ceslas), o.p.43 Forget, abbé H.-A.47 Foucher, R.-Brito.18 Fournier (P.Joseph-Henri).\t45 Fournier, abbé Ovila.13, 20, 27, 28, 89, 90 Frappier, A.25 Frémont, Charles.35 Fricker, J.12, 45, 86 Gagnon, Aimé.45 Gagnon, abbé Alexandre.31 Gagnon, (Mgr Cyrille).36 Garneau, abbé Benoît.36 Gaudry, Roger.37 Gaumond, E.40 Gauthier, Abel.28, 29, 32 Gauthier, Georges.13, 27, 35, 89, 90 Gauthier, Robert.37 Gauthier, Roger.11,\t75 Gauvin, Dominique.37 Gauvreau, Marcelle.27 Geoffroy, A.43 Genest, Paul.12,\t81 Généreux, Henri.13,\t90 Giguère, Paul-Antoine (madame).\t55 Giguère, Paul-Antoine.10 18, 20, 32, 37, 54, 70 Gingras, Robert.37 Girouard, M.25 Giroux, M.46 Giroux, Maurice.36 Goldschmidt, B.33 Gosselin, Gaston.32 Gosselin, abbé P.-E.45 Page .\t30 .\t34 .11, 77 .10, 66 .\t43 .\t49 .\t31 .\t35 .21 .28 .16 .\t29 .18 .\t47 .24, 31 .16, 35 .26 .\t43 .18 .\t45 .\t32 , 32, 64 .\t25 .10 .\t34 12, 84 26, 84 .\t32 .\t30 .31,35 34, 35 36, 61 .18 13, 90 10, 66 .18 .\t42 .\t34 .\t45 17, 19 .\t40 35, 83 .\t34 .49, 50 \tANNALES\tDE L\u2019ACFAS\t127 \tPage\t\tPage Grandbois, J\t\t\t 39\tL\u2019Archevêque, Paul\t\t.20 .Grégoire, Frère, é.c\t\t\t 95\tLarochelle, L.-N\t\t.\t40 Grégoire, Mercédès\t\t\t 47\tLarue, Lucien\t\t.39, 40 Grête, J.-G\t\t\t 37\tLassner, J\t\t.26 Grignon, C.-E\t\t\t49, 50\tLatrémouille, (P.René) o.m.i.\t.\t42 Groulx, chanoine Lionel.\t\t\t\t\t\t 30\tLauzier, Louis\t\t.10, 70 Guéron, Jules\t\t\t 33\tLaverdière, abbé J.-W\t\t Guertin, Fernand\t\t\t28, 49\t\t10, 14, 15, 17, 58, 72, 99\t \t\tLavoie, J.-A\t\t.\t45 Hormisdas, Frère, é.c.\t\t9, 63\tLavoie, Edouard\t\t.28 Hudon, F\t\t\t 40\tLebel, Maurice\t14, 51, 58, 97\t Hunter, T.J.A\t\t\t 34\tLeclerc, Georges-A\t\t.\t34 \t\tLefebvre, Jean-Jacques\t\t.30 Jacques, J.-Emile\t\t.11, 27, 74\tLéger, Fernand\t\t-.18 Jean, F.-X\t\t\t 42\tLemaire, Paul\t\t\t.12 Jobin, J.-B\t\t\t 39\tLemieux, Renaud\t\t39 Jobin, Pierre\t\t\t 36\tLemonde, Paul\t28,\t58, 80 \t\tLepage, abbé Ernest\t\t.11, 76 Koch, P\t\t\tLessard, Richard\t\t.\t39 \t\t 26\tLessard, Robert\t\t.\t40 Koenig, Henri-Paul\t\t.10, 57, 68\tLévi-Strauss, Claude\t\t.18 Kosko, Eryk\t\t\t9, 64\tLippens, Madeleine\t\t.\t54 Krzesinski, abbé André.\t\t 24\tLloyd, D.C\t\t.33 Kucyniak, James\t\t.11, 78, 79\tLorrain, Paul\t\t20 \t\tLortie, Léon\t\t.9, 10 Labarre, Jules\t16,\t18, 27, 32, 50\t14, 18, 32, 33, 37, 63, 64, 69,\t96, 97 L\u2019Abbé, Maurice\t\t\t 21\tLouis-Marie, (P.), o.c.r\t\t26, 45 Labrie, (Mgr Aimé)\t\t\t36, 37\tLussier, Jacques\t\t.12 Lachance, René-0\t\t\t 42\t\t Laeerte, J\t\t\t 40\tMaheux, Arthur\t\t.30, 36 Laeour-Gayet, Robert.\t\t 18\tMaheux, Georges\t\t Lacoursière, H\t\t\t 42\t\t\t .12, 16, 18, 24, 49,\t86, 87 Ladner, Oscar\t\t\t 18\tMahon, Fred\t\t.\t34 Ladouceur, Benoît\t\t\t10, 69\tMailloux, (P.Noel), o.p\t13,\t58, 93 Lafrenière, Gabriel\t\t\t 50\tMalchelosse, Gérard\t\t.\t30 Lajoie, Lucien (P.)\t\t\t 45\tManseau, G\t\t11, 84 Laliberté, Maurice\t\t\t 36\tMarceau, Odilon\t\t.34 Lalonde, abbé A\t\t\t 42\tMarchand, Gilles\t\t.21 Lamarche, chanoine L.-P\t\t 43\tMarie-Victorin, (F.), é.c\t\t Lamarque, Paul\t\t\t 18\t\t19, 20, 27,\t53, 61 Lamontagne, Roger\t\t\t 32\tMarier, Guy\t\t\t.12, 83 Lariiel, Hubert\t\t.10, 33, 69\tMarion, Donatien\t\t.\t50 Landry, R\t\t\t\t 46\tMarion, Léo\t\t.\t19 Langlais, Antonio\t\t\t 36\tMartel, Antonio\t\t.\t50 Langlois, Marcel\t\t\t 39\tMartin, C.-A\t\t\t.39, 40 Lanoue, abbé François.\t\t 43\tMasson, G\t\t.26 Lapointe, Donat\t\t\t 39\tMasson, Pierre\t\t25, 26 128 ANNALES DE L\u2019ACFAS \t\tPage\t\t\tPage Matte, Lucien (P.), s.j\t\t\t\t45\tPigeon, Ls-Philippe.\t\t 37 Mathieu, Jacques\t\t\t\t30\tPilon, Paul\t\t\t35 Maurault, (Mgr Olivier).\t\t.30,\t53\tPlamondon.Clovis\t\t\t\t\t\t 45 Means, J.H\t\t\t\t50\tPlamondon, Viger\t\t.\t\t 34 Mélançon, Claude\t\t\t\t31\tPotvin, Roger\t\t.10, 35, 70 Ménard, Emiliard\t\t\t\t50\tPouliot, Adrien.\t16, 17, 36, 45 Meredith, Rex\t\t\t\t34\tPouliot, abbé Valère\t\t.\t49 Meunier, Pierre\t\t\t\t50\tPrados y Such, Miguel.\t.\t50 Miller, J.-C\t\t\t\t39\tPrat, Henri.11, 12,\t20, 57, 80, 86 Mondello, Roméo\t\t\t\t29\tPréfontaine, Georges.\t\t19, 35 Morin, J.-E\t\t\t\t40\tPrévost, Gustave\t\t\t 35 Morin, (P.Léo-G.), c.s.c.\t\t\t\tPrice, J.C\t\t\t 34 .10, 11, 16, 18, 27, 47, 59,\t\t72,\t73\tProvencher, Paul\t\t\t 18 Morin, Victor\t\t\t\t30\tProvost, abbé Honorius\t\t 45 Morisset, Paul\t13,\t58,\t88,\t89\t\t Murray, Gilles\t\t\t.122\t\tQuesnel, Arthur\t\t\t 31 Nadeau, Gabriel\t\t\t\t30\tRacicot, G\t\t\t 46 Nadeau, H\t\t\t\t39\tRainville, Paul\t\t\t 36 Nadeau, Jean-Marie\t\t\t\t30\tRasetti, Franco\t\t.10, 19, 71 Nicholls, B.V.V\t\t\t\t33\tRatté, Gustave\t\t\t 34 Norbert, P\t\t\t\t45\tRaymond, Marcel\t\t \t\t\t\t\t11, 15, 17, 27, 28, 77, 79\t Overholt, R.V\t\t\t\t47\tRaymond, Robert\t Richard, L.-A\t\t\t 20 \t 36 Ouellet, Cyrias\t\t\t\t56\tRinfret, Marcel\t\t\t 32 \t\t\t\tRiopelle, J.-L\t\t\t25, 26 Painchaud, C.-A\t\t\t\t39\tRiou, Paul\t\t9, 16.18, 63 Pomerleay, René\t\t.11,\t26,\t79\tRisi, Joseph\t\t.10, 15, 17, 65 Par.eth, Fritz\t\t\t\t32\tRistelhueber, René\t\t\t18, 24 Panisse t, M\t\t\t26.\t45\tRivard, Adjutcr (Juge)\t\t 36 Panneton (Ringuet) Philippe.\t\t.13\t58\tRobert, (F.Adrien), c.s.v.12, 85\t Papillon, (P.Antonin), o.p.\t\t\t34\tRobert, (P.Patrice), o.f\t.m\t 34 Papineau-Couture, G\t\t\t\t33\tRobillard, Eugène\t\t Paquin, Jean\t\t\t\t45\t\t12, 25,\t26, 50, 51, 81 Paradis, B\t\t\t\t40\tRobillard, (P.Hyacinthe-Marie),\t Parent, (P.Joseph-Marie), o.p.\t\t\t34\to-P\t\t\t 43 Pariseau, Léo\t19, 20,\t53,\t56,\t61\tRobinson, M\t\t\t 29 Pawlikowski, Joseph\t\t\t.9, 64\t\tRochon, André\t\t\t9, 63, 64 Pelletier, J.-Arthur\t\t\t\t44\tRoss, (Mgr F.-X.).\t\t 28 Perron, Jean-Thomas\t\t\t\t45\tRouleau, Ernest.11,\t20, 28, 57, 75 Petitclerc, J.-L\t\t\t\t39\tRousseau, Jacques.\t.11, 13, 14, Pétrin, (P.Jean), o.m.i.\t\t\t43\t15, 17, 18, 24, 27, 28, 32, 48, 75, 94, 95\t Picard, Roger\t\t\t\t18\tRousseau, Louis\t\t\t39, 46 Piché, Lucien\t\t\t\t17\tRoy, J.-A\t\t\t 36 Pichette, Henri\t\t\t\t39\tRoy, Joseph-P\t\t\t 35 Piette, (Mgr J.-V.)\t\t\t\t28\tRoy, Henri\t\t\t 20 ANNALES DE l\u2019aCFAS 129 Page Samson, F.39 Savard, abbé Georges.45 Scott, Auguste.42 Séguin, Fernand.12,\t81 Selye, Hans.26, 50, 51 Simard, Charles-Louis.11, 15, 25, 26, 27, 28, 80 Simon, Yves-René.42 Spinks, J.-P.33 Steacie, F.W.R.37 Stone, H.26 Szczeniowski, Boleslaw.10,\t65 Talbot, Robert.51 Tellier, Sir J.-M.43 Tessier, Ulric-J.34 Teuscher, Henry.27 Thérien, Mercédes.12, 26, 83 Tiphane, Marcel.10, 57, 72 Toade, H.-J.33 Tourangeau, F.J.46,\t47 Tremblay, G.45 Tremblay, Jean-Louis.31,\t35 Page Trempe, F.39 Trudel, Jean-Paul.51 Urbain-Marie, (F.), i.c.13, 58, 92 Vachon, Mgr Alexandre.60 Valois, Orner.43 Vandal, Joseph.36 Vanderveldt, (P.F.-J.), o.f.m.\t18 Veadykov, V.20 Vézina, François.47 Vinette, Roland.13, 91 Villeneuve, Jean-Joseph.21 Zilboorg, Gregory.18 Warrington, J.-C.34 Wendling, André-V.28, 32 Yon, abbé Armand.30 I ( C ' rO \u2022 .o v ' '* \\ \\ r\\ « v V t V h ^ V*«.\u201e'VW .'.: * : .: , \u2022 .* * * - 1 \\ mmmmm "]
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