Annales de l'A.C.F.A.S., 1 janvier 1955, 1955
[" Volume 21 1955 gsBiNvns ANNALES DE L'ACFAS POUR L'ANNÉE 1953-1954 ASSOCIATION CANADIENNE-FRANÇAISE POUR L'AVANCEMENT DES SCIENCES Siègo social : MONTRÉAL, CANADA ANNALES DE L\u2019ACFAS M.CYRIAS OUELLET Président de l'ACF AS pour l'année 1953-54 Volume 21 1955 ANNALES DE L ' A C F A S POUR L'ANNÉE 1 953-1 954 ASSOCIATION CANADIENNE-FRANÇAISE POUR L'AVANCEMENT DES SCIENCES Siège social: MONTRÉAL, CANADA Les Annales de l'ACFAS sont publiées annuellement par l'Association Canadienne-Française pour l\u2019Avancement des Sciences, Inc., qui a son siège social à l\u2019Université de Mont-tréal, 2900, boulevard du Mont-Royal, Montréal 26, Canada.Le volume XXI est sorti des presses le 20 juin 1955. SOMMAIRE \u2022 I.\tConseil d'administration de l\u2019ACFAS.11 II.\tRapport du secrétaire général .12 III.\tRapport du trésorier .18 IV.\tRapport des sociétés affiliées .20 1.\tInstitut\tde Chimie du Canada (Section de Québec) .20 2.\tSociété\tagronomique de l\u2019Institut agricole d\u2019Oka _______________ 20 3.\tSociété\tagronomique de Sainte-Anne-de-la-Pocatière .21 4.\tSociété\tcanadienne d\u2019Histoire naturelle ________________________ 21 5.\tSociété canadienne-française d\u2019Électrologie et de Radiologie médicales_________________________________________________ 23 6.\tSociété de Biologie de Montréal _____________________________._ 23 7.\tSociété\tde Biologie de Québec .24 8.\tSociété\tde Chimie de Montréal .25 9.\tSociété\tde Géographie de Montréal_____________________________ 25 10.\tSociété\tde Géographie de Québec _________________________ 26 11.\tSociété\tde Médecine vétérinaire de la Province de\tQuébec ______ 26 12.\tSociété\tde Pédagogie de Montréal ___________________________ 27 13.\tSociété\tde Philosophie de Montréal .27 14.\tSociété\tde Stomatologie de Québec __________________________ 28 15.\tSociété\td\u2019Études médiévales Albert-le-Grand__________________ 28 16.\tSociété\td\u2019Histoire naturelle de la Pocatière ________________ 28 17.\tSociété\tdu Parler français au Canada .29 18.\tSociété\tentomologique du Québec ______________________________ 30 19.\tSociété\thistorique de Joliette ________________________ 30 20.\tSociété historique de Montréal _____________________________.31 21.\tSociété\thistorique de Québec ___________________________ 31 22.\tSociété\thistorique des Cantons de l\u2019Est .32 23.\tSociété\thistorique du Nouvel-Ontario .32 24.\tSociété\tlinnéenne de Québec __________________________________ 33 25.\tSociété\tmathématique de Montréal __________________________ 33 26.\tSociété\tmédicale de Montréal .34 27.\tSociété\tmédicale des Hôpitaux universitaires de Québec ________ 36 28.\tSociété\tProvancher d'Histoire naturelle du Canada.37 29.\tSociété\troyale d\u2019Astronomie du Canada, Centre de\tQuébec _______ 38 30.\tSociété\tthomiste de l\u2019Université d\u2019Ottawa _____________________ 38 31.\tSociété zoologique de Québec ._.38 8 ANNALES DE L'ACFAS V.Le vingt-deuxième congrès .40 1.\tSéance d\u2019ouverture _________________________________________ 40 2.\tRéunions des sections ____________________________________ 41 3.\tForum _______________________________________________________ 50 4.\tAssemblée générale _________________________________________ 51 Appendice: I.\tLe président de l\u2019ACFAS pour 1953-54: M.Cyrias Ouellet.Notes biographiques suivies d\u2019une bibliographie_________- 52 IL Présentation de M.Pierre Demers, titulaire de la médaille Léo Pariseau, par M.Larkin Kerwin.54 III.\tRemerciements de M.Pierre Demers .55 IV.\tPrésentation du Dr Armand Frappier, titulaire de la médaille Archambault, par M.Maurice Panisset .56 V.\tRemerciements du Dr Armand Frappier .59 VI.Travaux scientifiques.63 Section I : Agronomie 1.Caractéristiques pédologiques des sols des paroisses de Saint-Êleuthère et de Saint-Athanase.\u2014 R.Baril et B.Rochefort, Station expérimentale fédérale, Sainte-Anne-de-la-Pocatière, Québec .63 Section II : Biologie \"A\" 1.\tProduction de la réaction anaphylactoïde avec des agents mul- tiples.¦\u2014 G.Jasmin, Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales, Université de Montréal ._\t66 2.\tLa gomme de sapin et les microbes.\u2014 R.Sr St-Olivier, R.Sr Céline-du-Carmel, Hôpital Saint-François d\u2019Assise, Québec, et E.Bois, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec __ 69 3.\tEffet de Vhypophysectomie sur la sensibilité du rat à la tuber- culose.\u2014 P.Lemonde, Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales, Université de Montréal, et E.Salgado, Institut de Microbiologie et d'Hygiène de l\u2019Université de Montréal .74 Section III : Biologie \"B\" 1.Quelques observations sur les variations de forme et de couleur chez les esturgeons de la Province de Québec.\u2014 G.Roussow, Office de Biologie, Ministère de la Chasse et des Pêcheries, Montréal ._._.79 ANNALES DE L\u2019ACFAS 9 2.\tIndice de l\u2019existence de deux populations de saumon (Salmo salar salar) sur la côte nord du golfe Saint-Laurent.¦\u2014 R.Lagueux, Office de Biologie, Ministère de la Chasse et des Pêcheries, Montréal _________________________________________ 3.\tLe classement par catégories de longueurs de fretins élevés en pisciculture peut conduire à une sélection des sexes.~ R.Lagueux, Office de Biologie, Ministère de la Chasse et des Pêcheries, Montréal _________________________________________ 4.\tContribution à l\u2019étude de la faune planctonique des lacs du Parc des Laurentides.G.Filteau, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec .5.\tContribution à l\u2019étude de la faune benthique des lacs du Parc des Laurentides.¦\u2014 G.Filteau, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec ._ 6.\tValeur alimentaire comparative des larves aquatiques d\u2019insectes et des poissons pour la croissance des brochets (Esox lucius L) de moins d\u2019un an.\u2014 J.-R.Mongeau, c.s.v., Service de Biogéographie, Université de Montréal _______________________ Section IV : Botanique 1.\tAddition à la flore lichénologique du Québec.\u2014 P.Masson, Musée de la Province, Québec ________________________________ 2.\tMousses nouvelles ou intéressantes de la bryoflore du Québec.¦\u2014 J.Kucyniak, Jardin botanique de Montréal ___________________ 3.\tPellaea glabella Mett.et Pellaea atropurpurea (L.) Link.\u2014 B.Boivin, Ministère de T Agriculture, Ottawa .4.\tArnica louiseana Farr.et Arnica wilsonii Rydberg.\u2014 B.Boivin, Ministère de l\u2019Agriculture, Ottawa .5.\tLe genre Seligeria dans le Québec.¦\u2014 J.Kucyniak, Jardin bota- nique de Montréal - 6.\tNotes sur la couverture végétale de l\u2019Islet et de Kamouraska.¦\u2014 A.Hamel, Laboratoire du Service des Sciences, Sainte-Anne-de-la-Pocatière, Québec .Section VI : Entomologie 1.Note sur la distribution de Roeseliana roeselii (Hag.) (Orthoptères: Tettigoniidae) en Amérique.\u2014 J.-R.Beaudry, Département de Biologie, Université d\u2019Ottawa -.Section VII : Minéralogie, Géologie et Géographie 1.Gisement nickélifère et cuprifère de Eastern Metals Corporation Limited, Canton Rolette.\u2014 P.-E.Grenier, Ministère des Mines, Québec ________________________________________________\u2014 85 87 90 91 96 101 104 108 109 110 115 117 118 10 ANNALES DE L\u2019ACFAS 2.\tL'œuvre des diaclases dans l'évolution d'un relief calcaire.\u2014 M.-A.Guérin, Institut de Géographie, Université de Montréal \u2014____________________________________________________ 124 3.\tLe relèvement isotatique au droit de la Côte Nord du Saint- Laurent.\u2014 C.Laverdière, Institut de Géographie, Université de Montréal ________________________________________ 127 4.\tLes contrôles structuraux de la déposition d\u2019or à la mine O\u2019Brien, comté d'Abitibi-Est.\u2014 R.-A.Blais, Ministère des Mines, Québec __________________________________________________ 132 Section IX : Ethnologie, Linguistique et Histoire 1.Aux origines de notre dévotion canadienne à l\u2019Immaculée-Con- ception.\u2014 A.Pouliot, s.j., Société historique de Québec 137 VII.Index des noms des personnes qui ont présenté des communications au vingt-deuxième congrès .Ml I.CONSEIL D'ADMINISTRATION DE L'ACFAS 1 953-\t1 954 Président \t\t.Cyrias Ouellet 1er vice-président\t 2e vice-président\t Président sortant\t\t.Léo Marion .Abel Gauthier .Wilbrod Bonin Membres adjoints\t\tJean Bruchési Lionel Lemay Trésorier \t\tLucien Piché Conseillers\t \\\tRichard Bordeleau Louis-Philippe Bouthillier Elzéar Campagna Louis-Paul Dugal Jean-Charles Falardeau Fernand Lemay Paul Lorrain Secrétaire général\t Secrétaire général adjoint\t\tJean-Jacques Lussier Jean-Jacques Lussier Claude Geoffrion II.RAPPORT DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL pour l'exercice 1953-54 \u2022 L\u2019exercice 1953-54, qui se termine aujourd\u2019hui, le 7 novembre 1954, était la trente-et-unième année de l\u2019ACFAS.Conseil d'Administration Le conseil d\u2019Administration en fonction depuis le 19 octobre 1953 comprenait: président: C.Ouellet; 1er vice-président: L.Marion; 2e vice-président: A.Gauthier; président sortant: W.Bonin; membres adjoints: J.Bruchési, L.Lemay; trésorier: L.Piché; conseillers: R.Bordeleau, L.-P.Bouthillier, E.Cam-pagna, L.-P.Dugal, J.-C.Falardeau, F.Lemay, P.Lorrain, J.-J.Lussier; secrétaire général: J.-J.Lussier; secrétaire général adjoint: C.Geoffrion.Le conseil a tenu six réunions, dont trois à Québec et trois à Montréal.Comités Les comités suivants ont été nommés par le conseil: Affiliation: J.Brunel, R.Gaudry, R.Pomerleau.Publication des Annales: A.Courtemanche, R.Brossard, R.Gauthier.Bourses et Octrois: P.Lorrain, L.Piché, L.-P.Dugal.Médaille Archambault: L.Lortie, L.-C.Simard, H.Gaudefroy.Médaille Pari-seau: L.Daviault, L.Marion, P.-A.Giguère.Règlements: J.Bruchési, P.A.Giguère, L.Lortie.Le Comité des Nominations, nommé par l\u2019assemblée générale, était composé de MM.C.Ouellet, L.Marion, A.Gauthier, L.Lortie, L.Daviault, F.Bonenfant.Délégués de l'ACFAS Monsieur Lionel Lemay, ancien secrétaire général et présentement directeur de la Maison des Etudiants canadiens à Paris, a été délégué pour représenter l\u2019ACFAS au Congrès de l\u2019Association Française pour l\u2019Avancement des Sciences, tenu à Poitiers, ANNALES DE L\u2019ACFAS 13 du 16 au 22 juillet 1954.Monsieur Lemay était aussi le représentant officiel de l\u2019ACFAS lors du 116e Congrès Annuel de la British Association for the Advancement of Science, tenu à Oxford du 1er au 8 septembre 1954.Conférences Vingt conférences ont été données sous les auspices de l\u2019ACFAS.A.Blain: Le Frère Marie-Victor in.Sainte-Anne-de-la-Pocatière, 25 oct.1953.\u2014 J.-C.Pariaud: Recherches en Chimie-Physique à l'Institut catholique de Lyon.Québec, 27 oct.1953.\u2014 P.Chancel: Transposition vinylique étudiée par spectres Raman.Montréal, 29 oct.1953.\u2014 J.Craig: John Hopkinson, ingénieur et physicien anglais.Québec, 12 nov.1953.\u2014 L.E.J.Brouwer: Disengagement of Mathematics from Philosophy.Montréal, 17 déc.1953.\u2014 L.E.J.Brouwer: Topological Consequences of Intuitionism.Montréal, 18 déc.1953.\u2014 Père A.Godin, s.j.: Les fouilles archéologiques de Saint-Pierre de Rome.Montréal, 21 janv.1954.\u2014 J.Verne: L\u2019activité estérasique dans les glandes endocrines et en particulier dans le tissu interstitiel du testicule.Montréal, 29 janv.1954.\u2014 L.Ouellet: La cinétique moléculaire de l\u2019hydrolyse de l\u2019ATP par la myosine.Montréal, 18 fév.1954.\u2014 C.Bilodeau: Voyage au Cambodge.Montréal, 24 fév.1954.\u2014 I.Halperin: Géométrie continue.Montréal, 4 et 5 mars 1954.\u2014 P.Lorrain: L\u2019accélérateur de 500 kilovolts de l\u2019Université de Montréal.Québec, 26 mars 1954.\u2014 J.Teichner: Une balance thermogravimé-trique.Montréal, 8 avril 1954.\u2014 P.Dagenais: La vie merveilleuse d\u2019un cours d\u2019eau.Québec, 9 avril 1954.\u2014 Père G.Venance.O.F.M.Cap.: Aux sources de la vie.Québec, 23 avril 1954.\u2014 Th.Alajouanine: Les états de conscience en neurologie.Montréal, 26 mai 1954.\u2014 R.Kourilsky: Nouvelles notions sur la phagocytose.Montréal, 7 oct.1954.\u2014 J.Despois: Une mission au Sahara: le Fezzan.Montréal, 22 oct.1954.\u2014 A.Loyen: Problèmes universitaires en France.Québec, 4 nov.1954.Causeries dans les collèges Une nouvelle initiative, celle des causeries dans les collèges, a été mise sur pied grâce à la générosité de Monsieur Jean-Guy 14 ANNALES DE L'ACF AS Bellemare, de Trois-Rivières.Au nombre de douze, ces causeries ont été prononcées dans divers collèges et écoles supérieures de la Province de Québec.C.Frémont: Les bases scientifiques de l\u2019astronautique.Académie de LaSalle, Trois-Rivières, 10 mars 1954.\u2014 P.-Ê.Auger: L\u2019Ungava.Académie de La Salle, Trois-Rivières, 23 mars 1954.-\u2014 P.Lorrain: Le noyau de l\u2019atome.Académie de La Salle, Trois-Rivières, 6 avril 1954.\u2014 P.Lorrain: Le noyau de l\u2019atome, Séminaire des Trois-Rivières, 6 avril 1954.\u2014 C.Frémont: Les bases scientifiques de l\u2019astronautique.Ecole supérieure Notre-Dame-de-Grâce, Québec, 28 avril 1954.\u2014 L.-E.H Amelin: Géographie de Marseille.Académie de La Salle, Trois-Rivières, 5 mai 1954.\u2014 C.Frémont: Les bases scientifiques de l\u2019astronautique.Ecole supérieure de l\u2019Immaculée-Conception, Shawinigan, 7 mai 1954.\u2014 C.Frémont: Les bases scientifiques de l\u2019astronautique.Couvent de Bellevue, Québec, 11 mai 1954.\u2014 G.Prévost: Les poissons, leurs problèmes.Ecole supérieure de l\u2019Immaculée-Conception, Shawinigan, 13 mai 1954.\u2014 P.Demers: Les rayons cosmiques.Couvent Jésus-Marie, Sillery, 14 mai 1954.\u2014 C.Ouellet: La photosynthèse.Ecole supérieure Notre-Dame-de-Grâce, Québec, 19 mai 1954.\u2014 C.Ouellet: La photosynthèse.Ecole supérieure Saint-Michel, Sillery, 21 mai 1954.A l\u2019heure actuelle, nous avons une liste de conférences que nous avons offertes ou offrirons au début de cette année académique aux différentes maisons d\u2019enseignement de la province.La réponse a été extrêmement favorable et les demandes très nombreuses.Bourses et octrois Les octrois suivants ont été décernés: $250.00 à M.A.Beaulnes, de Montréal, pour des études avancées en pharmacologie à l\u2019Université de Washington; $350.00 à M.J.-M.Bour-gault, de Montréal, pour des recherches en enzymologie sous la direction du professeur J.Roche, au Laboratoire de Biochimie comparée, Collège de France, Paris; $300.00 à M.P.Brunel, de Montréal, pour des cours de zoologie sous la direction du docteur F.P.Ide, à l\u2019Université de Toronto; $250.00 à M.G.Gauthier, de Montréal, pour des études en neurophysiologie centrale à l\u2019Université de Pise, Italie et pour des cours d\u2019électroencéphalographie à Marseilles, sous la direction du docteur H.Gas-taut; $200.00 à Mlle A.LeRoy, de Montréal, pour des cours de ANNALES DE U ACF AS 15 physiologie à la Station biologique de Woods Hole; $250.00 à M.C.Godin, de Québec, pour des recherches de biochimie au National Institute for Medical Research de Londres; $300.00 à M.M.Parent, de Montréal, pour des recherches en chimie physique à l'Université de Strasbourg; $300.00 à M.B.Bernier, de Québec, pour un cours de microbiologie du sol à l'Institut Pasteur de Paris; $250.00 à M.B.Michel, de Québec, pour des recherches en hydraulique à Grenoble; $300.00 à M.M.Bélanger, de Montréal, pour des travaux de géographie humaine à l\u2019Université de Grenoble; $250.00 à M.G.-R.Lefebvre, de Montréal, pour des études de linguistique à l\u2019Université de Londres; $300.00 à M.G.Fortin, de Québec, pour des recherches en sociologie à l\u2019Université Cornell; $300.00 à M.J.Maranda, de Montréal, pour assister au « Summer Research Institute » de la Société canadienne de Mathématiques à Kingston; $52.50 à M.P.Dagenais, de Montréal, pour la publication d\u2019un article intitulé « Caractères de l\u2019activité géographique au Canada »; $250.00 à M.Y.Clermont, de Montréal, pour des études d\u2019histologie au Collège de France; $150.00 à M.G.Nadeau, de Québec, pour des études de fluori-métrie au Argonne National Laboratory de Chicago; $150.00 à M.\tG.Vinet, de Montréal, pour des études de chimie bactérienne à l\u2019Institut Pasteur; $50.00 à M.Camille Sandorfy, de Montréal, pour sa participation à un symposium sur l\u2019infra-rouge à Meriden, N.\tH.Médaille Pariseau de l'ACFAS La Médaille Pariseau de l\u2019ACFAS a été décernée en 1954 à M.Pierre Demers, professeur de physique à la Faculté des Sciences de l\u2019Université de Montréal, qui s\u2019est distingué particulièrement par ses travaux sur les rayons cosmiques et les nouvelles émulsions photographiques en physique nucléaire.Médaille Archambault de l'ACFAS Cette médaille a été décernée en 1954 au docteur Armand Frappier, directeur de l\u2019Institut de Microbiologie et d'Hygiène de l\u2019Université de Montréal.Le docteur Frappier se voit attribuer la Médaille Archambault pour l\u2019ensemble de ses travaux et réalisations dans le domaine de la Médecine préventive. 16 ANNALES DE L\u2019ACFAS Sociétés affiliées Trente-et-une sociétés affiliées ont remis leur rapport annuel au secrétariat de l\u2019ACFAS dix jours avant le congrès et sont de ce fait autorisées à avoir des délégués à l\u2019assemblée générale.Les sociétés suivantes ont soumis cette année, conformément à l\u2019article 6 b) des règlements, leur dernier rapport: Institut de Chimie du Canada (Section de Québec), Société agronomique de l\u2019Institut agricole d\u2019Oka, Société agronomique de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, Société canadienne d\u2019Histoire naturelle, Société canadienne-française d\u2019Êlectrologie et de Radiologie médicales, Société de Biologie de Montréal, Société de Biologie de Québec, Société de Chimie de Montréal, Société de Géographie de Montréal, Société de Géographie de Québec, Société de Médecine vétérinaire de la Province de Québec, Société de Pédagogie de Montréal, Société de Philosophie de Montréal, Société d\u2019Études médiévales Albert le Grand, Société d\u2019Histoire des Cantons de l\u2019Est, Société d\u2019Histoire naturelle de la Pocatière, Société du Parler français au Canada, Société entomologique du Québec, Société historique de Joliette, Société historique de Montréal, Société historique de Québec, Société historique du Nouvel-Ontario, Société linnéenne de Québec, Société mathématique de Montréal, Société médicale de Montréal, Société médicale des Hôpitaux universitaires de Québec, Société Provancher d\u2019Histoire naturelle du Canada, Société royale d\u2019Astronomie du Canada, Centre de Québec, Société thomiste de l\u2019Université d\u2019Ottawa, Société zoologique de Québec.Prix de l'ACFAS Les prix annuels offerts par l\u2019ACFAS pour encourager l\u2019étude des sciences ont été proclamés au cours de la séance solennelle d\u2019ouverture du vingt-deuxième congrès; ces prix ont été décernés aux étudiants suivants: J.Constantin, Collège André Grasset, Faculté des Arts, Montréal; J.Le Tourneux, Externat classique Saint-Jean-Eudes, Faculté des Arts, Laval; Mlle C.Picker, Faculté des Sciences, Montréal; Michel Gendron, Faculté des Sciences, Laval; C.Langlois, Faculté de Médecine, Montréal; R.Lafrance, Faculté de Médecine, Laval; H.Boucher, Ecole polytechnique de Montréal; G.Nolin, Institut agricole d\u2019Oka; Marcel Daneau, Faculté d\u2019Agriculture, Ste- ANNALES DE L\u2019ACFAS 17 Anne-de-la-Pocatière; M.Fortier, Faculté des Arts, Université d\u2019Ottawa.Annales de l'ACFAS Le vingtième volume des « Annales », tiré à 1,400 exemplaires, sortira des presses en novembre 1954.En plus des rapports annuels, du rapport du vingt-et-unième congrès, il renferme la liste complète de tous les travaux présentés au congrès et vingt-trois travaux publiés in extenso; des tirés-à-part de ces travaux seront fournis par l\u2019imprimeur aux auteurs qui en ont fait la demande.Congrès de 1954 224 personnes se sont inscrites au congrès de 1954, et cent trente-deux communications scientifiques ont été présentées.Jean-Jacques Lussier, M.D., Ph.D., Secrétaire général. III.RAPPORT DU\tTRÉSORIER\t\t Exercice clos le 30\tjuin 1954\t\t Revenus et dépenses\t\t\t Revenus:\t\t\t Octroi du Secrétariat de la Province de Québec\t\t\u2014\t.$9,000.00 Congrès de 1953: Inscriptions et recettes \t\t\t\t365.90 Don \t\t\t\t200.00 Intérêts sur fonds en banque \t\t\t\t\t21.27 Autres \t-\t\t\t\t10.00 Total des revenus \t\t\t\t.$9,597.17 Dépenses:\t\t\t Conférences publiques \t\t\t\t\t\t$ 740.00\t\t Causeries dans les collèges\t\t105.00\t\t Aide financière à la formation de cher-\t\t\t cheurs scientifiques \t:\t\t\t3,350.00\t\t Octrois pour publications\t\t\t\t\t\t302.50\t\t Congrès de 1953 \t\t\t\t447.79\t\t Impression des Annales 1954 \t\t\t\t\t1,400.00\t\t Rédaction des Annales 1954 \u201e.\t\t\t300.00\t\t Mémoire \u2014 Commission Tremblay \t\t191.00\t\t Prix de l'ACFAS \t\t\t205.00\t7,041.29\t Traitement de la préposée au secré-\t\t\t tariat, administration, frais de bu-\t\t\t reau, etc\t\t\t\t\t3,122.24\t\t Frais divers \t_\t\t\t76.00\t3,198.24\t Total des dépenses\t\t\t\t\t$10,239.53 Excédent des dépenses sur les\trevenus\t\t\t$\t642.36 ANNALES DE L\u2019ACFAS 19 Bilan Actif: Fonds en banque _____________________________________________ $4,707.20 4,707.20 Passif: Provision pour la rédaction et l\u2019impression des Annales 1954 $1,700.00 Octroi du Secrétariat de la Province de Québec payé d\u2019avance 2,250.00 Surplus: Solde le 1er juillet 1953 - $1,399.56 Moins: Excédent des dépenses sur les revenus pour l\u2019exercice clos le 30 juin 1954 ___________ 642.36 Solde le 30 juin 1954 .757.20 $4,707.20 Lucien PlCHÉ, Vérifié par Paul Huot, C.A.Montréal, le 12 octobre 1954.trésorier. IV.RAPPORTS DES SOCIÉTÉS AFFILIÉES1 1.institut de Chimie du Canada (Section de Québec) (1934, 1935) 2 Conseil élu le 10 juin 1954: prés.: C.Ouellet; v.-prés.: J.P.McHaffie; sec.: A.Ouellet; très.: E.-G.Léger; nouvelliste: J.Gagnon; recrutement: C.-R.Rivet.Effectif: 63 membres actifs.Au cours de 1953-54, il y eut sept réunions.Travaux présentés: 22\toct.1953.¦\u2014 G.V.Bull: Aérodynamisme.18\tnov.1953.\u2014 F.D.Snell: Surfactants and Syndets.7 déc.1953.\u2014 A.S.Foust: The Compromise of the Engineer.25 janv.1954.\u2014 E.R.Rowzee: Your Profession and You.11 mars 1954.\u2014 F.E.Brauns; The Chemistry of Lignin.23\tmars 1954.\u2014 A.F.McKay: Chemotherapeutic Agents for Cancer.28 avril 1954.\u2014 C.B.Purres: Some Aspects of the Chemistry of Wood.2.Société agronomique de l'Institut agricole d'Oka (1938, 1939) Conseil élu le 17 février 1954: prés.: T.Simard; v.-prés.: frère Laurent; sec.: père Louis-Marie.Effectif: 33 membres actifs; 2 membres honoraires.Au cours de 1953-54, il y eut six réunions.Travaux présentés: 19\tnov.1953.\u2014 Élection des officiers, établissement du programme de l\u2019année, etc.2 déc.1953.\u2014 Père Louis-Marie: Les Pinèdes du New-Jersey, Ê.-U.9\tdéc.1953.\u2014 L.Cinq-Mars: L\u2019Organisation du Service des Sciences du Ministère fédéral de VAgriculture.13 janv.1954.\u2014 B.Guay: Nos tracteurs patinent.10\tfév.1954.\u2014 G.Prévost: Les pollutions du lac des Deux-Montagnes et de nos autres cours d\u2019eau.17 fév.1954.\u2014 A.Leduc: Impressions de mes voyages en Floride et à Cuba.1\tSeules les sociétés qui ont présenté un rapport pour l\u2019année 1952-53 sont mentionnées dans cette section.On trouvera dans les Annales de 1948, vol.14, p.21, la liste complète des sociétés qui un jour ou l\u2019autre ont fait partie de l\u2019ACFAS.2\tEntre parenthèses, date de fondation et date d\u2019affiliation de la société. ANNALES DE L\u2019ACF AS 21 Publications: La Revue d\u2019Oka, vol.XXVIII.\u2014 Contribution de l\u2019Institut d\u2019Oka, no 9: R.-P.Poirier \u2014\u2022 Genetic Aspects of the resistance to a Lymphomatosis tumor in the fowl.1-48.1954.3.Société agronomique de Sainte-Anne-de-la-Pocatière (1938, 1939) Conseil élu le 11 mai 1954: prés.: L.Laplante; v.-prés.: J.-E.Chevrette; sec.-très.: R.-G.St-Cyr; dir.: R.Caron, G.Godbout, R.-O.Lachance, B.Gaudet, R.-G.St-Cyr; publiciste: R.Couture; vérificateur: É.Caron; Comité de solidarité: J.-L.Albert, Effectif: 57 membres actifs.Au cours de 1953-54, il y eut dix-huit réunions.Travaux présentés: 9 nov.1953.\u2014 J.-E.Chevrette: Comparaison de l\u2019ensilage et des méthodes de fenaison.16 nov.1953.\u2014 G.Ouellette: Phosphates naturels vs super phosphates.23 nov.1953.-\u2014 B.Forest: Vérités et chimères horticoles.30 nov.1953.\u2014 E.Godbout: Observations sur divers herbicides.14\tdéc.1953.\u2014 R.Baril: Les sols de la Ferme Expérimentale.18 janv.1954.\u2014 R.Caron: Situation bovine dans l\u2019Est du Canada.25 janv.1954.\u2014- A.Payette: Une étrange maladie du fraisier.1er fév.1954.\u2014 C.Gagné: Ventes collectives et les cultivateurs.8 fév.1954.\u2014 J.-P.Lemay: Mois de vêlage vs rendement laitier.15\tfév.1954.¦\u2014 L.Dessureaux: Rendement des productions végétales et animales.22 fév.1954.\u2014 F.Gauthier: Le Lotier corniculé.1er mars 1954.\u2014 B.Rochefort: Les sols de Lotbinière.8 mars 1954.\u2014 H.Généreux: Résistance de la pomme de terre au mildiou.15 mars 1954.\u2014 B.Baribeau: Rétrospectives sur la certification de la pomme de terre.Initiatives diverses: Quatorze séminars et quatre assemblées.4.Société canadienne d'Histoire naturelle (1923, 1924) Conseil élu le 8 février 1954: prés.: R.Marion; v.-prés.: A.Blain; sec.: R.Goudreault; très.: E.Rouleau; anc.prés.: E.Rouleau, S.Vincent, frère Alexandre, é.c.; dir.gén.des C.J.N.: abbé O.Fournier; dir.gén.des C.N.A.: J.-P.Denis; représ, zool.: Marcelle Gauvreau; géol.: R.Prévost; bot.: J.K.Kamermans; autres disc.: P.Boucher.Effectif: 72 membres à vie; 546 membres actifs. 22 ANNALES DE L\u2019ACFAS Au cours de 1953-54, il y eut six assemblées régulières publiques et cinq séances du conseil.Travaux présentés: 11 nov.1953.¦ Films de F.Guertin: 1.Le Royaume du Saguenay; 2.Le Basutoland; 3.Bons ou Vénéneux.8\tfév.1954.\u2014 Assemblée générale.E.Rouleau: Joies et déceptions de la vie d un botaniste.(Avec kodachromes.Discours présidentiel.) 9\tmars 1954.\u2014 A.Ayotte: Impressions de voyage au Mexique et au Guatemala (avec projections lumineuses).Pellicules en couleurs sur l\u2019Ouest canadien, etc.(conjointement avec l\u2019Union des Latins d\u2019Amérique.) 29 mars 1954.¦\u2014 M.Hallé: Au pays du sourire.(Projections lumineuses.) 10\tavril 1954.¦\u2014\u2022 Réunion spéciale: Excursion à la cabane à sucre au Mont St-Hilaire.20 juin 1954.\u2014 Réunion spéciale: Excursion à l\u2019ile Perrot et à Ste-Anne de Bellevue.\u2014 Herborisations, visite du Morgan Arboratum à Ste-Anne de Bellevue.Initiatives diverses: Un des cercles de C.N.A., le Camping Club du Canada, a pris part à 1 Exposition tenue au Palais du Commerce sous le nom de Sportmen Show , au printemps 1954.-\u2014 Congrès annuel de la Commission des C.J.N.et des coordonnateurs, à l\u2019Université de Montréal, le 15 mai 1954.' Cours de vacances pour l\u2019été 1954, offerts aux directeurs et directrices des C.J.N.et aux Naturalistes adultes.Ces cours sont organisés par la S.C.H.N.(par l\u2019entremise de la Commission des C.J.N.), en collaboration avec le Service de l\u2019Aide à la Jeunesse.Il y eut une série de cours à Montréal.(Introduction aux Sciences naturelles.) \u2014 Inauguration des concours pour les C.J.N., en juin 1954, pour 1 année 1954-55.¦\u2014 Représentation extraterritoriale: monsieur M.Cailloux, ancien président de la Société canadienne d\u2019Histoire naturelle, a représenté la Société au Congrès international de Botanique tenu à Paris, en juillet 1954.\u2014 Monsieur l\u2019abbé Ovila Fournier, directeur général des C.J.N., a représenté la Société au Congrès de l\u2019U.I.P.N., tenu à Copenhague, Danemark, au mois d août 1954. parc à mélèze), et par des 116 ANNALES DE L\u2019ACFAS bois de pins, en voie de disparition.Les forêts d\u2019épinette noire dominent un grand secteur du plateau de Kamouraska, à la hauteur des terres où le drainage est indécis.Les contreforts appalachiens, couverts de tills glaciaires dans leur partie supérieure et de terrasses Champlain dans leur partie inférieure, hébergent les plus belles érablières de la région.Les plus basses terrasses ont pu voir les bois de Quercus borealis, si on s\u2019en reporte à certaines reliques et certains témoignages.Mais il semble que ces sites ainsi que les anciens cordons littoraux et les coteaux schisteux dans L\u2019Islet aient porté soit des érablières soit des formations de pins blancs, selon la qualité du drainage.Très souvent négligés par la culture, ces sites montrent une séquence de réenvégétation comme suit: Danthonia spicata -» Juniperus communis \u2014» Picea-Thuja-Abies.Les falaises riveraines par contre sont richement couvertes d\u2019érablières, à partir de Saint-Roch-des-Aulnaies vers le sud-ouest.Le bûchage y favorise un remplacement par Thuja occidentalis.La plaine argileuse supérieure (Champlain), couverte vraisemblablement à l\u2019origine d\u2019Acer rubrum avec Ulmus americana, et aujourd\u2019hui bien cultivée, présente, en certains endroits moins évolués, des éléments d\u2019une succession, avec Cornus stolonifera et Spiraea latifolia, et d\u2019une régression, avec Populus tremuloides et Picea glauca.Une vieille falaise d\u2019une cinquantaine de pieds sépare cette plaine de fond d\u2019une plaine basse due aux alluvions de rivage de l\u2019estuaire.Le sol est constitué de limons fins et souvent organiques.Les formations de rivage d\u2019anse, qui lui donnent naissance dans le secteur maritime de Kamouraska, sont les battures à Spartina alterniflora et à S.patens qui consolident les vases et favorisent l\u2019alluvionnement.5.alterniflora a comme vicariant écologique, dans le secteur d\u2019eau douce de L\u2019Islet, le Scirpus americanus.Les caps rocheux, par opposition aux anses, présentent un facies d\u2019érosion avec grève couronnée à\u2019Ely mus arenarius var.villosus, au-dessus des battures à Spartina.Bibliographie Hamel, A.1951.Premier aperçu de la végétation des comtés de L\u2019Islet et Kamouraska.Ann.ACFAS 17: 162-164.\u2014 Baril, R.et B.Rochefort.1954.Caractéristiques pédologiques des sols des paroisses de St-Eleuthère et de St-Athanase.Comm.Acfas.Congrès 1954. ANNALES DE L\u2019ACFAS 117 Section VI : Entomologie 1.\u2014 Note sur la distribution de Roeseliana roeselii (Hag.) (Orthoptères: Tettigoniidae) en Amérique.\u2014 Jean R.Beaudry, Département de Biologie, Université d\u2019Ottawa.Roeseliana roeselii (Hag.) est un insecte paléarctique rencontré, d\u2019après Zeuner (1941), dans les pays ou régions suivantes: Espagne, France, Angleterre; Europe centrale, orientale et du sud-ouest; monts Ourals méridionaux; Tomsk et Sibérie.En France (Chopard 1951, p.152), il a été signalé dans tout le pays et est: « Assez commun dans les prairies humides, souvent aux abords immédiats des eaux, surtout dans le Nord et dans les régions montagneuses; .».Au nord de l\u2019Europe on le rencontre jusqu\u2019en Suède (Chopard 1938, p.7).L\u2019aire de distribution de cet insecte est donc très vaste, couvrant presque toute l\u2019Europe et s\u2019étendant jusqu\u2019à l\u2019Asie.Sa présence en Amérique fut établie en 1952, alors que nous avons capturé des individus adultes ( S $ ) dans trois localités de l\u2019île de Montréal (Beaudry 1952; Urquhart et Beaudry 1953) : Ville Saint-Laurent, Bordeaux et Snowdon.Puisque les individus de cette espèce ne volent pas, étant presque tous brachyptères, et que la distance séparant chacune de ces trois localités est de deux à trois milles, il était plausible de supposer que l\u2019introduction datait de quelques années déjà, que l\u2019espèce se reproduisait ici, et était en voie d\u2019étendre son aire de distribution.Des observations faites depuis l\u2019été de 1952, nous ont permis de confirmer l\u2019exactitude de ces déductions.Au cours du mois de juillet de 1953, nous avons rencontré le même insecte dans chacune des localités où sa présence avait été établie en 1952 et en plus à Saint-Martin de l\u2019île Jésus, comté de Laval (7-VII-53, J.R.Beaudry et F.Godbout), à l\u2019Ile Perrot, comté de Vaudreuil (8-VII-53; J.R.Beaudry et F.Godbout) et à Ste-Geneviève-de-Pierrefonds, comté de Jacques-Cartier (15-VII-53, J.R.Beau-dry).A chaque endroit, nous avons capturé de très nombreux mâles et femelles adultes, de même que des nymphes de plusieurs stades différents.Cette année, quelques individus ont été capturés sur le Mont-Royal (Montréal, Qué., 9-VIII-54; J.R.Beaudry). 118 ANNALES DE L\u2019ACFAS La forme macroptère diluta (Charp.) rencontrée occasionnellement avec le type en Europe (Chopard 1951, p.152) a aussi été trouvée à Sainte-Geneviève-de-Pierrefonds (15-VII-53; J.R.Beaudry) et sur le Mont-Royal (9-VIII-54; J.R.Beaudry).Il ne fait donc plus de doute que le R.roeselii est maintenant bien établi en Amérique puisqu\u2019il se reproduit et est distribué dans au moins trois îles de l'archipel de Montréal.Les limites de sa distribution actuelle restent cependant à préciser.On peut prévoir, ainsi que l\u2019ont déjà noté Urquhart et Beaudry (1953), qu\u2019elle couvrira éventuellement une grande partie de l\u2019est du Canada et des Etats-Unis, puisqu\u2019en Europe cet insecte se rencontre presque partout sur le continent.Les préférences écologiques de cet insecte semblent ici les mêmes qu\u2019en Europe, puisque nous l'avons toujours trouvé dans des prairies humides.Nous avons de plus noté que dans tous les cas, il s\u2019agissait de prairies qui n\u2019avaient pas été labourées depuis bon nombre d\u2019années.Bibliographie Beaudry, J.R., 1952.Additions à la faune orthoptérologique de la province de Québec ou du Canada.Ann.de l\u2019Acfas.18: 100-102.\u2014 Chopard, L.1938.La biologie des Orthoptères.Le Chevalier.Paris, pp.541.\u2014 Chopard, L.1951.Faune de France.LVI: Orthoptéroïdes.Le Chevalier.Paris, pp.359.\u2014 Urquhart, F.A., Beaudry, J.R.1953.A recently introduced species of European grasshopper.Con.Ent.85: 78-79.\u2014 Zeuner, F.E.1941.The classification of the Decticinae hitherto included in Platycleis Fieb.or Metriop-teta Wesm.(Orthoptera, Saltatoria).Trans.Roy.Ent.Soc.London.91, pt.1:1-50.Section VII : Minéralogie, Géologie & Géographie 1.\u2014 Gisement nickelifère et cuprifère de Eastern Metals Corporation, Limited, Canton Rolette.\u2014 Paul E.Grenier, Ministère des Mines, Province de Québec.Introduction Le présent ouvrage est le résultat d\u2019une compilation de travaux faits par le personnel du Ministère des Mines de Québec.Nous avons aussi puisé dans les archives de la Eastern Metals Corporation, Limited qui nous a aimablement fourni plusieurs documents sur le sujet.* Publié avec la permission du sous-ministre.Ministère des Mines.Québec. ANNALES DE L\u2019ACFAS 119 Situation : La propriété minière de Eastern Metals Corporation, Limited comprend les lots 12 à 29 inclusivement, dans le rang V, les lots 12 à 30 dans le rang VI et les lots H à 31 dans le rang VII du canton Rolette.Le gisement de nickel et de cuivre est situé dans le rang VI deux milles à l\u2019ouest du village de St-Fabien-de-Panet.Il est à environ 70 milles au sud-est de la ville de Québec.Géologie et structure régionale Nous ne donnons ici qu\u2019un aperçu sommaire de la géologie régionale vu que le Dr Béland a déjà présenté un travail sur le sujet.Le gisement est situé dans la région des hautes-terres des Appalaches, dans les roches du groupe de Beauceville au contact d\u2019une masse de péridotite serpentinisée qui les recoupe au voisinage de leur contact avec les roches du groupe de Caldwell.Le sous-sol des deux-tiers ( 2/>t ) sud de cette propriété est formé en grande partie de roches sédimentaires du groupe de Beauceville tandis que l\u2019autre tiers est composé de roches volcaniques du groupe de Caldwell.Dans le rang VII le type de roche prédominant, est une grau-wacke dans laquelle on trouve aussi trois bandes de schiste ardoi-sier gris ou verdâtre.Un chert vert affleure près de la route qui sépare les rangs VI et VII et forme deux bandes à direction nord-est.On trouve un schiste ardoisier rouge en contact avec la bande de chert nord.Les schistes ardoisiers sont très abondants dans le rang VI, où se trouve le gisement et ils contiennent des horizons irréguliers de siltstones.Les schistes sont gris foncé à noirs, généralement fissiles et cisaillés en plusieurs endroits.Ils contiennent à quelques endroits une certaine quantité de graphite.Au nord des schistes on trouve les roches volcaniques du groupe de Caldwell qui est la roche prédominante du rang V.Il y a une masse allongée de péridotite dans les schistes ardoisiers au contact des roches volcaniques de Caldwell.La péridotite à grain moyen ou grossier est serpentinisée à des degrés variables.On observe aussi une carbonatation à plusieurs endroits.La péridotite contient plusieurs zones bréchiformes et aussi des zones de schistes talqueux qui sont surtout 120 ANNALES DE L\u2019ACFAS communes près des contacts avec la roche encaissante.Elle contient quelques restes de roches volcaniques et des dykes de grano-diorite.On y trouve en plusieurs endroits des grains disséminés de chromite et localement des petites concentrations.Il y a aussi des petites quantités de chrysotile.De la pyrrhotine, de la pyrite et parfois de la millerite sont visibles le long de certains plans de glissement.Toutes les roches sédimentaires et volcaniques de la propriété ont été fortement plissées et la schistosité est généralement parallèle à la stratification.La direction de la structure régionale est à peu près nord-est, mais aux environs du dépôt de minerai la direction de la structure générale est à peu près N.25°E.Cette direction est semblable à celle des langues de péridotite dans les schistes ardoisiers.Le pendage des couches et de la schistosité est abrupt vers le sud-est ou le nord-ouest.La structure de la masse de péridotite est peu connue.Le côté ouest de la masse s\u2019incline vers le sud-ouest suivant un angle de 45°, tandis que le côté sud-est qui est très abrupt s\u2019incline vers le sud-est.La longue pointe qui s'étend vers le sud-ouest a été quelque peu étudiée à l\u2019aide de tranchées et de sondages aux diamants et sa bordure nord-ouest a un pendage d\u2019environ 45° vers le nord-ouest.Dans la baie de schiste ardoisier située au nord-ouest de la pointe mentionnée précédemment, on note que la masse intrusive pousse trois langues à pendage abrupt aux environs desquelles on trouve une minéralisation métallique.Description du gisement Le gisement nickélifère et cuprifère comprend deux zones principales de minéralisation appelées respectivement zones Nord et Sud et distancées d\u2019environ 400 pieds à la surface.Les zones minéralisées dont il est question dans le présent travail représentent des endroits où on trouve des minéraux métalliques, mais elles ne sont pas nécessairement des gisements qui peuvent être minés de façon économique.Les zones Nord et Sud se trouvent dans des roches silicifiées et elles sont situées dans la baie de schiste ardoisier sur le côté sud-ouest de la masse de péridotite mentionnée précédemment.On a aussi trouvé des minéraux métalliques à plusieurs autres endroits dans des petites zones discontinues de roches silicifiées.La péridotite contient aussi de basses teneurs de nickel. ANNALES DE L\u2019ACF AS\t121 Zone Nord Description générale : La zone Nord dont la direction générale est N.25°E., et le pendage vertical, se trouve à environ 75 pieds au nord du puits.C est une masse tabulaire étroite qui plonge vers le sud-ouest suivant un angle d environ 45°.La partie ouest de la zone se trouve entièrement dans les schistes ardoisiers tandis que la partie est se trouve au contact de ces schistes avec la péridotite.En surface elle peut être suivie sur une longueur d\u2019environ 800 pieds, et on dit que sa largeur est d\u2019environ 50 pieds.D\u2019après les travaux souterrains sa longueur serait d\u2019au moins 470 pieds, au premier niveau et de 200 pieds au quatrième niveau.La largeur moyenne serait d\u2019environ 21 pieds et son extension verticale d\u2019au moins 525 pieds.Les chiffres basés sur le travail souterrain ne représentent pas toute la zone où on trouve des minéraux métalliques, mais seulement la partie connue qui présente des possibilités économiques.Minéralogie du minerai : Au point de vue lithologique et minéralogique cette zone, que l\u2019on nomme parfois zone de nickel, est composée de roches silicifiées dans lesquelles on trouve des sulfures massifs ou disséminés.Plusieurs scientistes ont étudié en partie la minéralogie du gisement à la demande de la compagnie, mais il reste encore des points obscurs.Fernand Claisse et J.P.Girault 1 du Ministère des Mines de Québec, ont étudié quelques échantillons et ils ont conclu que le minerai contient de la millérite, de la violarite et de la pyrite nickélifère dont la composition est beaucoup plus voisine de la bravoïte (Ni,Fe) S2 que de la pyrite (FeS2).Ils ont aussi déterminé que les échantillons contenaient de la pyrite, de la sphalerite, de la chalcopyrite et de la chromite.Les minéraux de gangue étaient le quartz, la chlorite, la sidérose, la dolomie et le talc.L\u2019analyse spectrographique a montré, dans la plupart des échantillons la présence d\u2019une petite quantité de cobalt, probablement associé à la violarite ou à la pyrite.Des quantités d\u2019antimoine allant jusqu\u2019à 0.35% ont été décelées mais on n\u2019a pas pu jusqu\u2019ici les rattacher à un minéral particulier.1 Travail présenté à l\u2019A.C.F.A.S.en 1952. 122 ANNALES DE L\u2019ACFAS Le Dr.Blais 2 du Ministère des Mines de Québec a aussi identifié les principaux minéraux de quelques échantillons.Il note que le minéral abondant de couleur bronze clair est de la millérite et qu\u2019il y a aussi de la violarite et de la sphalérite.Il a aussi noté la présence du minéral hauchecornite.M.Farwell 3 rapporte que la millérite et la violarite sont les principaux minéraux de nickel de ce minerai et qu\u2019il y a au moins deux autres minéraux opaques dont il n\u2019a pas encore déterminé l\u2019identité.L\u2019un d\u2019eux est à son avis de la siegenite ou de la carrol-lite, deux membres du groupe de la linnéite qui comprend les minéraux suivants : \u2014 Linnéite (Co3S4), siégenite (Co,Ni)3S4, carrollite (Co2CuS4), violarite (Ni2FeS4) et polydymite (Ni3S4).M.Pollock 4 a observé dans quelques échantillons de la pyrite, de la millérite, de la violarite, de la sphalérite, en plus d\u2019un minéral opaque qu\u2019il n\u2019a pas identifié.De ce qui précède il semble que le nickel de la zone Nord provient surtout de la millérite NiS et de la violarite Ni2FeS4.Il y aurait aussi d\u2019autres minéraux de nickel dont on n\u2019est pas certain de l\u2019identité.Minéralographie du minerai: En ce qui concerne la minéralographie de ce minerai on ne possède que très peu d\u2019information.D\u2019après M.R.A.Elliot ° la millérite en grains grossiers ou en fines particules contient à certains endroits des petits grains de sphalérite et de violarite qui semblent l\u2019avoir remplacée.On la trouve aussi dans la sphalérite et la violarite à certains endroits.Ces deux derniers minéraux se présentent à peu près de la même façon c\u2019est-à-dire sous forme de grains disséminés grossiers, ou fins ou sous forme de petites masses.Tel que mentionné précédemment les deux minéraux sont trouvés dans la millérite à certains endroits et à d\u2019autres on a l'inverse.Des grains de sphalérite sont aussi trouvés dans la violarite et vice versa.2\tArchives de la compagnie.3\tArchives de la compagnie.4\tCommunications personnelles.5\tArchives de la compagnie. ANNALES DE L\u2019ACFAS 123 Monsieur D.Pollock croit que l\u2019ordre de déposition des principaux minéraux serait comme suit: \u2014 La pyrite se serait déposée la première et aurait été suivie par le minéral opaque qu\u2019il n\u2019a pas encore identifié.Il y aurait eu une nouvelle déposition de pyrite en même temps que la millérite et peut-être aussi une déposition d\u2019une partie de la violarite.La sphalénite aurait suivi puis ensuite la violarite secondaire se serait formée.Le Dr Blais, qui fut l\u2019un des premiers à étudier ce gisement en détail, croit que l\u2019ordre de déposition des métaux dans le gisement c\u2019est-à-dire dans l\u2019ensemble des zones Nord et Sud serait comme suit: \u2014 Nickel, cuivre et zinc.Zone Sud Description générale: La deuxième zone de minéralisation du gisement est appelée zone sud et parfois zone de cuivre.Elle est située en surface à quelque 310 pieds au sud-est du puits et possède une direction parallèle à celle de la zone Nord.La zone Sud représente en réalité une région dans laquelle on trouve des minéraux métalliques distribués de façon erratique et discontinue.Il y a dans cette zone deux lentilles minéralisées principales dont on ne connait pas encore les dimensions.Elle forme dans son ensemble une masse tabulaire irrégulière ayant en surface une longueur d\u2019au moins 1500 pieds et une largeur comprise entre 10 et 50 pieds et elle semble plonger vers le sud-ouest avec un angle d\u2019environ 45°.La zone se trouve dans les schistes ardoisiers à leur contact avec la péridotite et elle a un pendage d\u2019environ 45° vers le nord-ouest à la surface, mais ce pendage est plus abrupt en profondeur.Minéralogie et minéralographie: La minéralisation de la zone Sud ne semble pas être aussi complexe que celle de la zone Nord.C\u2019est pourquoi on semble y avoir accordé moins d\u2019attention.Le principal métal qu\u2019on y trouve est le cuivre mais il y a aussi un peu de nickel et de zinc.Les principaux minéraux sont aussi des sulfures disséminés dans une roche silicifiée.D\u2019après Pollock les principaux minéraux métalliques sont la pyrite, l'arsénopyrite, la chalcopyrite et la sphalerite.La pyrite serait abondante surtout dans les schistes ardoisiers et elle aurait 124 ANNALES DE L\u2019ACFAS été la première à se déposer.L\u2019arsenopyrite est peu abondante et on connait mal ses relations avec les autres minéraux.Il est possible qu\u2019elle ait précédé la pyrite à certains endroits.La chalcopy-rite remplace la pyrite ou forme des veines dans ce minéral à certains endroits alors elle lui est probablement postérieure.Quant à la sphalérite elle est en petite quantité et sa déposition semble contemporaine à celle de la chalcopyrite.2.\u2014 L\u2019œuvre des diaclases dans l\u2019évolution d\u2019un relief calcaire.\u2014 M.-A.Guérin, Institut de Géographie, Université de Montréal.On s\u2019est plu à répéter que le calcaire est une roche perméable, tandis que le granit, lui, est imperméable: on est arrivé à ces résultats à la suite de recherches et de comparaisons faites entre les quantités d\u2019eau tombées sur une région bien délimitée et le volume d\u2019eau écoulé par toutes les rivières de ladite région: en pays calcaire le rapport entre le volume d\u2019eau tombé et le volume d\u2019eau écoulé est de beaucoup supérieur à 1; par contre, en pays granitique, le quotient de ces deux nombres est presque égal à 1.C\u2019est donc dire qu\u2019en pays calcaire, il y a des fuites par où s\u2019échappent les eaux tombées du ciel: on en a conclu que le calcaire était perméable et que le granit ne l\u2019était pas.Ce que, presque toujours, l\u2019on a oublié de dire, c\u2019est que le calcaire n\u2019est pas partout perméable au même degré et que, de plus, il n\u2019est pas, par définition, plus perméable qu\u2019une autre roche: si le calcaire est perméable, c\u2019est parce qu\u2019il est fissuré ou, pour employer le terme exact, parce qu\u2019il est diaclasé.Les diaclases (du grec dia, à travers et klasis, rupture) sont des solutions de continuité (des interruptions, pour employer un mot plus près de la racine étymologique grecque) qui lézardent la roche en tous sens; mais, ces grandes cassures du sol ne sont pas accompagnées de rejet: c\u2019est, d\u2019ailleurs, cette absence de rejet qui distingue les dialases des failles.Le mot diaclasé a été créé par Daubrée en 1879.Daubrée fit de nombreuses expériences en laboratoire avec des lames de verre qui, tordues, produisaient des réseaux de fissures (diaclases) se coupant suivant des angles de 70 à 90 degrés. ANNALES DE L\u2019ACFAS 125 Le travail des diaclases s\u2019opère en tous lieux, en tous temps, dans toutes les natures de roches; mais, c\u2019est vraiment dans le calcaire que les diaclases se développent avec le plus de luxuriance: en général elles se rencontrent dans les sédiments à grains fins.Nous n\u2019aborderons donc, aujourd\u2019hui, que l\u2019œuvre des diaclases dans l\u2019évolution d\u2019un relief calcaire.A l\u2019origine, les diaclases \u2014 surtout les diaclases secondaires: celles qui sont engendrées par les sautes de température \u2014 sont presque imperceptibles: ce n'est que peu à peu et grâce au travail de dissolution des eaux de pluie chargées d\u2019acide carbonique que les diaclases apparaissent.Les diaclases agissent directement sur la roche calcaire en la débitant en blocs plus ou moins parallélépipédiques; mais, c\u2019est surtout indirectement \u2014 en permettant à l\u2019eau de s\u2019infiltrer \u2014 que l\u2019œuvre des diaclases est le plus efficace.On ne saurait trop insister sur l\u2019importance des diaclases qui minent littéralement la roche jusque dans ses entrailles.Au travail de dissolution opéré par l\u2019eau chargé d\u2019acide carbonique, il faut ajouter celui de l\u2019eau transformée en glace.Le gel est surtout efficace lorsque la roche est gorgée d\u2019eau: alors, l\u2019eau transformée en glace augmente de volume et fait éclater la roche: c\u2019est un processus bien connu.La dissolution est avant tout un phénomène chimique; tandis que le gel est un phénomène physique ou, si l\u2019on veut, mécanique.Nous n\u2019insisterons pas sur les phénomères de désagrégation physique et de décomposition chimique; portons plutôt notre attention sur les dessins que forment les réseaux de diaclases: nous comprendrons peut-être mieux pourquoi le calcaire se débite aussi facilement en cellules parallélépipédiques.A la surface du calcaire, on peut observer deux types de diaclases: les unes dites principales et les autres dites secondaires.Toutes ces diaclases s\u2019entrecoupent, nous l'avons dit, suivant des angles de 70 à 90 degrés; mais les diaclases principales n\u2019ont pas la même origine que les diaclases secondaires.Ces dernières se sont formées à des époques plus récentes que les diaclases principales qui ont, la plupart du temps, une origine tectonique plus ou moins lointaine.Quoi qu\u2019il en soit, c\u2019est grâce à ce travail de sectionnement horizontal et vertical que le calcaire se débite naturellement en cubes plus ou moins réguliers. 126 ANNALES DE L\u2019ACFAS Il faudrait nous étendre plus longuement sur la genèse des diaclases: ça ne serait pas peine perdue: Cordebas, par exemple, a montré que l\u2019on peut reconnaître l\u2019ordre chronologique relatif des diaclases principales; mais, nous empiéterions certainement sur le domaine de la géologie.Nous préférons, vulgaire que nous sommes, c\u2019est-à-dire: géographe, conclure plus modestement.¦ ¦ ¦¦ {,C'\\ Irai» iplif' ' Fig.1 \u2014 Fissures de retrait dues au soleil.Sous l\u2019action du soleil l\u2019argile se dessèche et se durcit, la surface se craquèle et il s\u2019y forme des sortes de gâteaux polygonaux.(Cliché pris dans le comté de Laprairie, Province de Québec).Les diaclases, même si on les trouve dans toutes les natures de roche, semblent se développer particulièrement bien dans les calcaires (nos observations, par exemple, ont surtout porté sur le calcaire Trenton de la région de Montréal).Le travail le plus tangible de ces diaclases en est un de démolition, de fissuration; fissuration qui permet à l\u2019eau de pluie de dissoudre les éléments calcaires.Les diaclases dessinent également à la surface des calcaires des figures polygonales qui sont certainement apparentées aux hexagones que l\u2019on rencontre dans les sols très argileux lors des grandes périodes de sécheresse: qui nous dira si les diaclases ANNALES DE L\u2019ACFAS 127 hexagonales ont des traits de parenté avec ces fissures de retrait dues au soleil ?On publie que le chiffre 3 est le chiffre des dieux; qui sait si le chiffre 6 (hexagone) n\u2019est pas lui aussi tombé du ciel ?(Voir figure 1 ).3.\u2014 Le relèvement isostatique au droit de la côte nord du Saint-Laurent.\u2014 Camille Laverdière, Institut de Géographie, Université de Montréal.Une étude morphologique de la région de Sept-Iles (22) nous a amené à dresser une nouvelle carte des isobases de soulèvement pour l\u2019entière Côte Nord du Saint-Laurent, ainsi que des îles d Anticosti et de Terre-Neuve que nous ne pouvions pas ne pas considérer comme entités séparées, et pour cause; dans le passé, Fairchild (13), Daly (6), Cooke (3) et Flint (14, 16) présentèrent autant de graphiques différents et incompatibles entre eux.D\u2019une part l\u2019énumération sèche des sources de renseignements, provenant de publications scientifiques et d\u2019un séjour sur le terrain en 1951 par l\u2019auteur, d\u2019autre part notre version de la carte des isobases qui en résulta, feront l\u2019objet du présent article qui nous permettra donc de faire le point; car avant de pousser plus avant dans l\u2019étude de problèmes du post-glaciaire, nous nous devons de connaître leur historique, si souvent négligé.Mais cet inventaire des travaux antérieurs ne concernera que les plus hautes lignes de rivage atteintes par l\u2019ingression marine dite de la mer Champlain.Faisons connaître enfin les quelques grandes lignes qui guideront la lecture de cette carte des isobases qui, établie d\u2019après nos dernières données ne saurait toutefois élucider d\u2019un coup le problème si complexe du relèvement post-glaciaire; elle permet tout au plus la mise à jour et la synthèse de nos connaissances actuelles sur le sujet.Ainsi, nous croyons que les basses-terres de la Côte Nord s\u2019exondèrent à partir de la ligne de charnière Algonquin, dont Kiewiet de Jonge (20) et Lougee (26) identifièrent récemment l\u2019extension orientale au Nouveau-Brunswick.Quelques lignes de charnière, du moins secondaires, devraient certes être reconnues au nord de la précédente, mais seuls de nombreux relevés de détail pourront les confirmer.On constate ensuite que les isobases se 128 ANNALES DE L* ACF AS disposent d\u2019une manière concentrique autour de ce centre qu\u2019est la baie d\u2019Hudson, emplacement de l\u2019Amérique du Nord le plus déprimé sous le poids du glacier continental Laurentides (15, 16, 17).Puisque la surrection qui s\u2019ensuivit se manifesta par des déploiements à longs rayons de courbure, nous pouvions dès lors éliminer les valeurs ou trop fortes ou trop faibles résultant de méprises ou d\u2019observations incomplètes.Cette surrection s\u2019effectua, pour la Côte Nord, avec ampleur croissante de l\u2019aval à l\u2019amont: ainsi, la carte des isobases, qui ne représente que les estimations minima de relèvement gagné depuis le climax champlainien, laisse voir un taux différentiel de rajustement, de Blanc-Sablon à Ta-doussac, de l\u2019ordre d\u2019un tiers de pied par mille.Les sources de renseignement Nous faciliterons l\u2019intelligence de ce simple inventaire en considérant d\u2019abord les données de l\u2019ouest, puis de l\u2019est de la Côte Nord, enfin celles d\u2019Anticosti et de Terre-Neuve.Goldthwait (18) trouva à Tadoussac d\u2019anciennes lignes de rivage à une altitude de 406 pieds: mais des recherches ultérieures de Faessler (8), au même endroit, portèrent le plus haut niveau de terrasse d\u2019âge Champlain à 463 pieds.Faessler ne put découvrir, toutefois, que des niveaux de 430 pieds, sur la rivière Sainte-Marguerite, et de 210 pieds, aux Bergeronnes.A l\u2019intérieur des terres, nous corroborons la cote 566 mesurée par Dresser (7) à Val Jalbert, au lac Saint-Jean, ainsi que celle 550 de Lougee (24) à Desbiens, dans la même région: dans un autre article, Lougee (25) donne la cote 620 pour le territoire du lac Saint-Jean.Entre les Escoumains et Forestville, Faessler (9) reconnut quatre niveaux de terrasse dont le plus haut de trouve à 340 pieds, et un cinquième, à 450 pieds, sur la rivière aux Cèdres.Tandis que Low (27) rapporta la présence, à l\u2019embouchure de la Betsia-mites et très loin à l\u2019intérieur des terres le long des rivières Mani-couagan et Saint-Jean, de terrasses d\u2019érosion fluviale et d\u2019argile marine, quoique nous doutions fort d\u2019une telle sédimentation en ces milieux, à des hauteurs variant entre 380 et 400 pieds: plus tard, Cooke (3) citera Low en donnant 460 pieds {sic).Low releva également quelques plages soulevées à 200 pieds au-dessus des eaux du détroit de Belle-Isle. ANNALES DE L\u2019ACFAS 129 De la pointe des Monts à Sept-Iles, si l\u2019on en croit Faessler ( 10), la transgression champlainienne atteignit la courbe de niveau actuelle de 420 pieds; à Sept-Iles même, Faessler et Schwartz (12) annoncent une subsidence de 420 pieds, lorsque pour la région contiguë de Moisie, Faessler (11) ainsi que Greig (19) donnent 400 pieds.A la suite d\u2019un séjour dans la région de Sept-Iles, Kindle (21 ) crut obtenir la limite supérieure de l\u2019invasion marine post-glaciaire qui dès lors serait vraiment médiocre; mais il ajoutera: « The 195-foot terrace at Clarke City may not represent the maximum emergence in that district.No higher terraces were seen .» Kindle tira malheureusement, de ces observations locales et incomplètes, une conclusion voulant que « the bay of Seven Islands area and the Chaleur Bay region lie on opposite sides of a zone of maximum emergence which has an axis passing near the north shore of the Gaspé peninsula, through Anticosti island, to the north shore of the Strait of Belle Isle .» La surrection continentale ne se manifeste que dans un cadre plus large et sans une telle complexité; d\u2019ailleurs, cette solution proposée n\u2019est que le résultat d\u2019un dépassement de prémisses.L\u2019explication en laboratoire de ces données fragmentaires ne peut que faire intervenir à nouveau un Deus ex machina; ainsi, Cooke (3) reprend: « In view of the much higher elevation obtained by Low to the east and west, it seems likely that shore forms were not developed there at the highest possible levels, perhaps because the bay was filled with ice ».Malgré de curieuses assertions de morphologie de la part de Towsend (28) et de Lewis (23), citons néanmoins leurs observations: le premier dit avoir observé des « high marine cliffs » sur la rivière Natashkuan, à une altitude de 400 pieds, et le second croit que le relèvement isostatique fut de ^>0 pieds de l\u2019île Petit-Mécatina à la baie Brador.Twenhofel (29, 30) admet la submersion complète des îles Mingan au Champlain, ce qui correspondrait à une élévation minimum de 115 pieds; mais il ajoute que cette submersion n\u2019aurait pas excédé 332 pieds.Antérieurement, Twenhofel et Conine (31 ) trouvaient plus de 400 pieds dans l\u2019île d\u2019Anticosti, située au large de la Minganie, et même 442 pieds: « The land above the 442-foot terrace, the highest measured, is also very flat and of 130 ANNALES DE L\u2019ACFAS COOKE, 1930, fig.4, p.67 FAIRCHILD, 1918, fig.I, P 202 DALY, 1921, fig.I, p.387 FLINT, 1940, fig-2, P-1772; 1947, fig.81, p 420 Fig.1 \u2014 Nouvelle version de la carte des isobases pour la Côte Nord du Saint-Laurent, les îles d\u2019Anticosti et de Terre-Neuve. ANNALES DE L\u2019ACF AS 131 terrace-like aspect.» Peut-être ont-ils confondu les formes en cuèstas de l\u2019île aux terrasses marines, car Blanchard (1, 2) mettait jadis en doute les vingt-deux niveaux de terrasse qu\u2019ils rapportèrent.A Terre-Neuve, Tyrrell (in Kindle, 21) donne 100 pieds pour la plus haute ligne de rivage Champlain à la baie St-George, 150 à la rivière Fox Island et 160 au fond de la baie White, dans l\u2019île Sops.Flint (14) découvrit de telles lignes à 203 et 209 pieds dans la baie Bonne et à Cow Head, tandis qu\u2019à l\u2019extrémité septentrionale du Long Range, à Howe Harbour, Cooper (4) rapporte 250 pieds; cette dernière altitude correspond à celle de la côte opposée (Labrador), ajoute-t-il.Au contraire, Daly (5, 6) donne, pour le nord de Terre-Neuve, une valeur de plus de 500 pieds qu\u2019on ne put toutefois confirmer par la suite.On sait également que Daly (5) avait trouvé plus de 500 pieds (sinon 575) dans la capitale de Terre-Neuve, lorsque lui-même ne reconnut plus tard aucun mouvement de subsidence pour cette partie de l\u2019île.On pourrait cependant retenir l\u2019élévation de 365 pieds qu\u2019il donne à St.Francis Harbor, à l\u2019extrémité sud-est de la côte du Labrador, ( fig.1 ).Bibliographie 1.Blanchard, R.Etudes canadiennes: III, le rebord de l\u2019estuaire et du golfe Saint-Laurent.Rev.Géogr.alpine, 20 (3): 407-561.1932.\u2014 2.Blanchard, R.L\u2019est du Canada français; province de Québec.Montréal, Beauchemin, t.I, 366, p.1935.\u2014 3.Cooke, H.C.Studies of the Physiography of the Canadian Shield: II, Glacial Depression and Post-Glacial Uplift.Proc.Trans.Roy.Soc.Can., 24 (sect.4): 51-87.1930.\u2014 4.Cooper, J.R.Geology and Mineral Deposits of the Hare Bay Area.Newfoundland, Dept Nat.Res., Geol.Sect., bull.9: VI et 36 p.1937.¦\u2014 5.Daly, R.A.The Geology of the Northeast Coast of Labrador.Bull.Mus.Compar.Zool.at Harvard College, vol.38; Geol.Ser., 5 (5): 205-70.1902.\u2014 6.Daly, R.A.Post-Glacial Warping of Newfoundland and Nova Scotia.Amer.Journ.Sc., 1 (5): 381-91.1921.\u2014\u2022 7.Dresser, J.A.Etude d\u2019une partie de la région du lac Saint-Jean, Québec.Can., Com.géol., mém.92, III et 95 p.1918.\u2014\u2022 8.Faessler, C.Exploration géologique de la Côte Nord, Tadoussac à Escoumains.Qué., Rapp.ann.Serv.Mines pour 1929, partie D 88-106.1930 \u2014¦ 9.Faessler, C.Exploration géologique de la Côte Nord, Escoumains à Forestville, Qué., Rapp.ann.Serv.Mines pour 1930, partie B, 101-25.1931.\u2014 10.Faessler, C.Région de Sept-Iles, Côte Nord du Saint-Laurent, comté de Saguenay, Qué., Div.Carte géol., rapp.11, 28 p.1942.-\u2014 11.Faessler, C.Région de Moisie, comté de Saguenay.Qué., Div.Carte géol., rapp.21, 16 p.1945.\u2014 12.Faessler, C., Schwartz, G.M.Titaniferous Magnetite Deposits of Sept-Iles, Québec.Econ.Geol., 36 (7): 712-28.1941.\u2014 13.Fairchild, H.L.Post-Glacial Uplift of Northeastern America.Bull.Geol.Soc.Amer., 29 (2): 187-234.1918.\u2014 14.Flint, R.F.Late Quaternary Changes of Level in Western and Southern Newfoundland.Bull.Geol.Soc.Amer., 51 (11): 1757-80.1940.\u2014 15.Flint, R.F.Growth 132 ANNALES DE L\u2019ACFAS of North American Ice Sheet dunring the Wisconsin Age.Bull.Geol.Soc.Amer., 54 (3): 325-62.1943.\u2014 16.Flint, R.F.Glacial Geology and the Pleistocçne Epoch.New York, Wiley & Sons, XVIII et 589 p.1947.\u2014 17.Flint, R.F.The Ice Age in the North American Arctic.Arctic, 5 (3): 134-52.1952.\u2014 18.Goldthwait, J.W.Plages soulevées du sud de Québec.Can., Com.géol., rapp.som.pour 1910, 228-42.1912 \u2014 19.Greig, E.W.Région du lac Matamec, comté de Saguenay.Qué., Div.Carte géol., rapp 22, 31 p.1945 \u2014 20.Kiewiet de Jonge, E.J.C.Glacial Water Levels in the St.John River Valley.Clarke Univ.Doctoral Dissertation, 116 p.1951.\u2014 21.Kindle, E.M.Notes on Post-Glacial Terraces on the Eastern and Western Shores of the Gulf of St.Lawrence.Can.Field-Nat., 36 (6) : 111-3.1922.\u2014 22.Laverdière, C.La région de Sept-Iles, Côte Nord du Saint-Laurent; étude morphologique.Univ.de Montréal, thèse de maîtrise, 194 p.1954.\u2014 23.Lewis, H.F.An Annoted List of Vascular Plants Collected on the North Shore of the Gulf of St.Lawrence, 1927-30.Can.Field-Nat., 45 (6): 129-35.1931.\u2014 (24) Lougee, R.J.The Role of Upwarping in the Post-Glacial History of Canada; I, Principles Applying to Crustal Warping Surveys.Rev.can.Géogr., 7 (1-2): 3-14.1953.\u2014 25.Lougee R.J.A Chronology of Postglacial Time in Eastern North America.Sc.Monthly, 76 (5): 259-76.1953.\u2014 26.Lougee, R.J.The Role of Upwarping in the Post-Glacial History of Canada; II, The Maritime Region and the St.John Valley.Rev.can.Géogr., 8 (1-2): 3-52, 1954.\u2014 27.Low, A.P.Rapport sur des explorations faites dans la péninsule du Labrador le long de la Grande-Rivière de l\u2019Est, des rivières Koksoak, Hamilton, Manicoua-gan et de parties d\u2019autres rivières en 1892-93-94-95.Can., Com.géol., rapp.L, 8: 435 p.1897.\u2014 28.Towsend, C.W.A Short Trip into the Labrador Peninsula by Way of the Natashquan River.Bull.Geogr.Soc.Philadelphia, 11: 170-82.1913 \u2014 29.Twenhofel, W.H.Geology of the Mingan Islands.Bull.Geol.Soc.Amer., 37 (4) : 535-50.1926.\u2014 30.Twenhofel, W.H.Geology of the Mingan Islands.Bull.Geol.Soc.Amer., 42 (2): 575-87.1931.¦\u2014 31.Twenhofel, W.H., Conine, W.H.The Post-Glacial Terraces of Anticosti Island.Amer.Journ.Sc., 1 (3): 268-78.1921.4.\u2014 Les contrôles structuraux de la déposition d\u2019or à la mine O\u2019Brien, comté d\u2019Abitibi-Est.\u2014 Roger-A.Blais, Ministère des Mines, Québec.Introduction La propriété O\u2019Brien est située à quelque trente milles à l\u2019est de Noranda, dans le canton de Cadillac, comté d\u2019Abitibi-Est.La mine est en opération depuis 1934 et l\u2019on y a exploité à date plus d\u2019un demi-million d\u2019onces d\u2019or d\u2019une valeur globale de plus de dix-huit millions de dollars.Cette exploitation a livré également d\u2019importantes quantités d\u2019oxyde arsénieux.L\u2019or se présente à l\u2019état libre, souvent en amas spectaculaires, dans le quartz filonnien.Plusieurs des amas de minerai sont très riches et forment des colonnes fort allongées suivant la verticale.Les filons aurifères quartzeux sont encaissés dans un complexe de roches volcaniques et sédimentaires, très métamorphisées et ANNALES DE L\u2019ACFAS 133 d\u2019âge précambrien.Ces roches étroitement plissées et fort schisteuses appartiennent au flanc sud de l\u2019aire synclinale de Cadillac (3).L\u2019importante zone de laminage de Cadillac, à pendage quasi vertical et d\u2019allure est-ouest, se trouve à quelques centaines de pieds seulement au nord des filons minéralisés.La mine O\u2019Brien est un des nombreux gisements aurifères qui s\u2019échelonnent le long de cette zone sur une distance de plusieurs dizaines de milles (2).Filons quartzeux Le cisaillement engendré dans la zone de laminage de Cadillac a causé de nombreuses fractures dans les terrains adjacents.Ces fractures sont presque parallèles à la stratification et à la schistosité, elles ont une direction est-ouest et un pendange très abrupt vers le sud.Plusieurs d\u2019entre elles ont servi à la migration des solutions hydrothermales et ont été remplies par du matériel filon-nien.La plupart se sont produites dans les roches relativement compétentes, comme le conglomérat et le porphyre dioritique, où se trouvent encaissés les filons les plus larges et les plus continus, de même que la majorité des colonnes minéralisées.Dans les roches peu compétentes, soit dans le grauwacke, le tuf et la lave altérée, le cisaillement a surtout accentué la schistosité et n\u2019a produit que des petites déchirures échelonnées, peu propices à la formation de longs et épais filons de quartz.Le matériel de remplissage de ces fractures se compose de quartz bleuté et d\u2019un faible pourcentage des minéraux suivants: albite, tourmaline, carbonate, schéelite, apatite, rutile, arsénopyrite, pyrite et or.Le quartz bleuté est finement grenu et a une texture saccharoïde.Nos observations en lames minces indiquent que ;Zone de laminage de Cadillac ::::::::::::::::::::\tGrouwacke\tyK9; ¦ ¦ \u2022 por^yre\u2014.;« «Congloméra t 0®°0°0m *\t1-N.O.¦1-N.E.* .Tnrnrrr1 i!i!i!i!i!i!i!i!.!i! iùf .u.\t¦,'V 1-s.o\"1,',1,1 :,¦,¦, 1 ¦11 \\ i ! i ! i [i [ i ! 11111 lave altérée! i11 ! i ! ¦ ! i ! ¦\t.¦.c \u201ci i i .i .i .i , i.i i.i.i Fig.1 \u2014 Plan schématique des principaux filons aurifères. 134 ANNALES DE L\u2019ACFAS cette texture est d\u2019origine secondaire et qu\u2019elle a résulté du broyage et de la recristallisation de gros grains xénomorphes (1 ).D\u2019autre part, l\u2019étude de la pétrofabrique du quartz filonnien montre que les éléments broyés ont une orientation tout à fait erratique.Les filons aurifères quartzeux occupent un réseau de fractures bien définies (fig.1).D\u2019une épaisseur moyenne d\u2019un pied, ces filons ont une direction est-ouest et un pendage très abrupt.On peut les suivre sur plusieurs centaines de pieds le long de leur direction et de leur pendage.Les filons appartiennent à deux catégories distinctes.La catégorie A comprend les filons nos 4, 14, 1-NE.et 1-SO., qui ont des replis caractéristiques en forme de S, une direction est-nord-est et un pendage vers le sud moins incliné que celui des roches encaissantes.Dans la catégorie B se trouvent les filons nos 9, 1-NO.et 1-SE., dont les replis sont en forme de Z, la direction ouest-nord-ouest et le pendage à peu près le même que celui des roches encaissantes.Minéralisation De riches amas de minerai se trouvent dans les filons de l\u2019une et l\u2019autre catégories.Ces amas très allongés ont l\u2019allure de cheminées quasi verticales dont la largeur varie de 50 à 200 pieds et la longueur, de 200 à 1,500 pieds.L\u2019or dans les cheminées k - V P.-h v Fig.2 \u2014 Photographie d\u2019un spécimen de quartz bleuté aurifère provenant du champ d\u2019abattage 4-10E, mine O\u2019Brien.Les nombreuses lignes blanches sont des microcassures remplies d\u2019or libre.Photographie fournie par le Service Fédéral de la Carte Géologique, Ottawa. ANNALES DE L\u2019ACFAS\t135 est facilement visible à l\u2019œil nu et se présente généralement comme un remplissage de microcassures intrafilonniennes.Ces cassures se trouvent surtout dans les minéraux durs et relativement fragiles, c\u2019est-à-dire dans le quartz, l\u2019arsénopyrite et la tourmaline.En certaines portions des filons, les microcassures sont très nombreuses et l\u2019on y trouve un grand nombre de filonnets d'or.Les microcassures remplies d\u2019or sont généralement parallèles aux filons, d\u2019autres forment un angle prononcé avec la direction de ces filons (fig.2).Certaines des microcassures sont tapissées de séricite et plaquées d\u2019or.En plusieurs endroits le matériel filonnien est fortement broyé et présente des petits grains de quartz colmatés par de l\u2019or libre, d\u2019un éclat jaune caractéristique.L\u2019étude de la paragenèse du minerai nous permet de conclure que l\u2019ordre de cristallisation dans les filons fut le suivant: la)\tStade d\u2019altération hydrothermale des épontes \u2014 carbonate, séricite, biotite, tourmaline, pyrite et arsénopyrite.lb)\tStade de consolidation des filons bleutés \u2014 quartz bleuté, tourmaline, carbonate, albite, schéelite, rutile, apatite, arsénopyrite, pyrrhotine et pyrite.2)\tStade de métallisation \u2014 or, chalcopyrite et galène.3)\tStade stérile \u2014 quartz blanc, carbonate, pyrite et chlorite.L\u2019or s\u2019est non seulement déposé plus tard que la majorité des minéraux filonniens, mais même postérieurement au broyage qui a donné lieu à la texture saccharoïde du quartz et au cisaillement qui a engendré de multiples microcassures dans les minéraux durs et fragiles.Téctonique L\u2019analyse mécanique des structures recélant les amas minéralisés porte fortement à croire que les agents tectoniques ont été de prime importance dans la localisation des venues aurifères.Le broyage et la fracturation du matériel filonnien se sont effectués peu avant ou durant le stade de métallisation, sous l\u2019effet de mouvements quasi horizontaux de cisaillement le long de la zone de laminage de Cadillac.Il en est résulté de petites ouvertures ou cavités permettant la circulation des solutions aurifères et la déposition de l\u2019or.Les amas de minerai se trouvent seulement 136 ANNALES DE L\u2019ACFAS dans les portions des filons qui contenaient un nombre assez suffisant de ces ouvertures pour assurer la déposition d\u2019un volume d\u2019or d\u2019importance économique.Ces amas se trouvent presque tous dans les structures suivantes: 1 ) Replis des filons.Ces replis ont localisé des cheminées de minerai importantes et de grande extension verticale.Le quartz qui s\u2019y trouve contient une multitude de microcassures remplies d\u2019or.Il est important de noter que dans les filons de la catégorie A, les amas minéralisés ne se trouvent que dans les replis en forme de S, alors que dans les filons de la catégorie B, les replis favorables sont en forme de Z.Les amas minéralisés se trouvent donc aux endroits où les filons croisent la structure des roches encaissantes (fig.1).2)\tInflexions de la direction des filons.Les amas minéralisés dans les filons de la catégorie A ne se trouvent que dans les inflexions vers la gauche, alors que dans les filons de la catégorie B, les inflexions favorables sont vers la droite.Ici encore, la même conclusion s\u2019applique \u2014 les amas de minerai se sont formés aux endroits où les filons croisent la structure.3)\tFilons croiseurs.On trouve de riches cheminées de minerai dans la zone d\u2019intersection des filons de la catégorie A avec ceux de la catégorie B.Les cheminées suivent la plongée de la ligne d\u2019intersection.4 ) Zones graphitiques de cisaillement.Aux abords de ces zones, le quartz filonnien est fortement broyé et fracturé et contient un grand nombre de microcassures remplies d\u2019or.Une simple analyse mécanique de ces structures, trop longue à détailler ici, montre que les efforts tangentiels de cisaillement le long des filons ont causé le broyage et la fracturation de préférence dans ces structures.Aux endroits où les filons croisent la stratification et la schistosité, les efforts tangentiels ont rencontré là un obstacle et il en est résulté le broyage et la fracturation du matériel filonnien.L\u2019expansion volumétrique résultante a créé des cavités dans lesquelles l\u2019or a pu se déposer.Conclusion Une interprétation structurale des gisements aurifères du type de O\u2019Brien est assurément de première importance dans la recher- ANNALES DE L\u2019ACFAS\t137 che des amas de minerai.Les observations que nous avons recueillies indiquent que les amas d\u2019or se trouvent dans les portions des filons qui ont été fortement broyées et fracturées.Bibliographie 1.Blais R.A., A petrologic and decrepitometric study of the gold mineralization at the O\u2019Brien mine, northwestern Quebec, Ph.D.thesis, Univ.of Toronto, 1954.\u2014 2.Dresser, J.A.et Denis, T.C, Géologie de Québec, Rapp.Géol.20, Vol.Ill, Min.des Mines, Québec, 1951.\u2014 3.Gunning, H.C., Région de Cadillac, Mém.206, Comm.Géol.du Canada, 1937.Section IX : Ethnologie, Linguistique & Histoire 1- \u2014 Aux origines de notre dévotion canadienne à Plmma-culée-Conception.\u2014 Adrien Pouliot, s.j., de la Société historique de Québec.Nous sommes en 1635.Revenus au Canada depuis trois ans, les Jésuites, alors seuls missionnaires, comprennent l\u2019immensité de leur tâche et l\u2019avance formidable qu\u2019a sur eux l\u2019armée de Satan.Le P.LeJeune, leur supérieur, le déclare franchement: « Il faut que ce soit le ciel qui convertisse la terre de la Nouvelle-France .C\u2019est pourquoi nous avons tous été d\u2019avis de recourir à la très sainte Vierge Mère de Dieu, par laquelle Dieu a coutume de faire ce qui ne peut se faire et de convertir les cœurs les plus abandonnés ».Et 1 on décide de faire le triple vœu suivant, en l\u2019honneur de l\u2019Immaculée-Conception: tous jeûneront la veille de la fête; les prêtres offriront chaque mois une messe et ceux qui ne sont pas prêtres, un chapelet; si, dans les douze mois, on peut élever une église stable en terre infidèle, elle sera dédiée à l\u2019Immaculée-Conception.Or parmi les Pères qui, le 8 décembre 1635, offrirent cet hommage à l\u2019immaculée, il y avait en Huronie, depuis un an, saint Jean de Brébeuf et saint Antoine Daniel.« Nous avons célébré la fête avec toute la solennité possible, écrit Brébeuf à Lejeune, et nous avons fait le vœu avec toutes les particularités que vous avez prescrites ».Ce vœu, on le renouvela chaque année.C\u2019est dire que tous nos Martyrs le prononcèrent, au fur et à mesure de leur arrivée en Nouvelle-France: Brébeuf et Daniel, 138 ANNALES DE L'ACFAS Jogues et Garnier, Chabanel et Lalemant, Goupil et de la Lande.Durant l\u2019été de 1642, le P.de Brébeuf, forcé au repos par le bris d\u2019une épaule, était redescendu à Québec.La fête du 8 décembre lui inspira de proposer aux Hospitalières et aux Ursulines, missionnaires à leur façon, de s\u2019unir au vœu des Jésuites par le jeûne du 7 décembre et une communion mensuelle en l\u2019honneur de l\u2019immaculée.Monseigneur DE Laval et ses prêtres séculiers, arrivés à Québec en 1659, entrèrent dans le mouvement.La fondation du Séminaire, en 1663, loin de briser la jeune tradition la consacra; en 1665, l\u2019évêque promulgua une formule officielle et depuis lors, donc depuis bientôt trois cents ans, le jeûne et l\u2019abstinence sont de règle au Séminaire, la veille de la fête, et, le dimanche dans l\u2019octave, Mgr le Recteur, au titre de supérieur général du Séminaire, agenouillé avec son personnel au pied d\u2019une image de la Vierge, renouvelle en leur nom la promesse solennelle de faire célébrer, l\u2019an qui vient, douze messes (une par mois) en l\u2019honneur de l\u2019Immaculée-Conception et de jeûner le 7 décembre suivant, « pour la conservation de ce pays et pour la conversion des infidèles et des hérétiques qui y habitent ».Trois siècles de fidélité ! Il n\u2019est pas présomptueux de croire que si la charte royale qui créa l\u2019Université Laval fut signée le 8 décembre 1852, ce fut par une délicate intervention de Celle qui, plus que nous encore, « se souvient ».Quels fruits nos saints Martyrs et leurs contemporains recueillirent-ils de leur confiant hommage à Marie Immaculée ?Ils sont de deux sortes: fruits de conversion chez les Indiens, fruits de sanctification chez les Français.« Il semble, écrit le P.LeJeune en 1636, que Dieu veuille affirmer l\u2019Immaculée-Conception de sa sainte Mère par les grands secours qu\u2019il donne à ceux qui honorent ce privilège initial de Marie.La bénédiction que le ciel a répandu sur nos petits travaux depuis notre vœu est sensible .J\u2019écrivais dans la Relation de l\u2019an passé que nous avions baptisé vingt-deux personnes; nous en avons baptisé cent quinze cette année: quinze avant le vœu, cent depuis ».Du fond de la Huronie, le P.de Brébeuf relate à son tour: « Nous croyons que la bienheureuse Vierge a eu pour agréable nos petites dévotions, car dès la même journée (du 8 décembre 1635), nous baptisâmes trois petites filles, dont l\u2019une, du nom de ANNALES DE L\u2019ACFAS 139 Marie de la Conception, est toujours aux trousses des Pères, quand ils récitent leur Office, et la première arrivée aux leçons de catéchisme .Avant la fin du mois, nous en eûmes baptisé vingt-huit et depuis, nous remarquons un notable changement; si bien que nous en avons toujours gagné un bon nombre à la suite de notre messe mensuelle ».La formule de 1635 comportait une seconde obligation: dédier à 1 Immaculée la première église éventuellement érigée en terre huronne.Ce fut la chapelle du bourg d\u2019Ossossané, qui succéda à Saint-Joseph d\u2019Ihonatiria comme mission principale et s\u2019appela La Conception d\u2019Ossossané.Le 8 décembre 1638, la nouvelle chapelle, quoique inachevée, sert au baptême de seize adultes, parmi lesquels quatre chefs, avec femmes et enfants.Trente néophytes assistent à la messe et communient.« Nous avons bien raison de croire, écrit le P.Jérôme Lalemant, que la Vierge immaculée a mis la main à cet ouvrage, car ces premiers baptêmes ont été conférés dans l\u2019église que nous sommes en train d\u2019élever en l\u2019honneur de l\u2019Immaculée-Conception, selon notre vœu ».Et chez nos ancêtres?A son retour au Canada, en 1633, Champlain, pour remercier la sainte Vierge, avait fait construire sur le rocher de Québec l\u2019église de Notre-Dame de Recouvrance.A la suite de leur vœu, les Jésuites, desservants de l\u2019église, assignèrent à Notre-Dame de Recouvrance (qui continua cependant d être ainsi nommée) le titre liturgique de l\u2019Immaculée-Conception et chaque année, le huit décembre, la fête s\u2019en célébra avec solennité.Ainsi, en 1637, « aux premières vêpres, raconte la Relation, on planta le drapeau sur le bastion du fort, au bruit du canon; et dès le matin (du 8), au point du jour, l\u2019artillerie réveilla notre joie.Les habitants eux-mêmes, témoignant leur dévotion envers la sainte Vierge et la croyance qu\u2019ils ont de sa pureté dès le moment de sa conception, firent une salve de mousquets ou d\u2019arquebuses et plusieurs s\u2019approchèrent de la sainte table en son honneur ».Les coups de canon, avant ou durant la messe, les salves d\u2019arquebuse, c\u2019est bien; la communion, c\u2019est mieux; mais la réforme intérieure, voilà la pierre de touche qui permettra de juger de l\u2019efficacité, chez nos ancêtres, du recours à l'Immaculée-Concep-tion.Or voici le tableau que dressait de la société québécoise, en 1640, le P.Barthélemi Vimont: ( ! \u2018 V \\ HO ANNALES DE L\u2019ACFAS « On vit ici dans une grande innocence.La vertu y règne comme dans son empire; le vice, qui la poursuit incessamment, n\u2019y paraît qu\u2019en cachette et à la dérobée, ne se produisant jamais sans confusion.Les principaux habitants de ce nouveau monde, désireux de conserver cette bénédiction du ciel, se sont rangés sous les drapeaux de la sainte Vierge, à l\u2019honneur de laquelle ils entendent tous les samedis la sainte messe, fréquentent souvent les sacrements de vie et prêtent l\u2019oreille aux discours qu\u2019on leur fait des grandeurs de cette Princesse .Cette dévotion a banni les inimitiés et les froideurs; elle a introduit de bons discours au lieu de paroles trop libertines; elle a fait revivre la coutume de prier Dieu en famille soir et matin; elle a sanctifié la vie conjugale jusqu\u2019à l\u2019héroïsme et au surérogatoire.» L\u2019église de Notre-Dame de Recouvrance, dédiée à l'Immacu-lée-Conception par les Jésuites en 1636, avait brûlé le H juin 1640.Le 24 septembre 1647, on posa la première pierre du temple qui est devenu la basilique de Québec.Le 11 juillet 1666, Mgr DE Laval « avec toutes les solennités possibles », consacrait officiellement à la Vierge immaculée sa modeste cathédrale.Poui l\u2019ancien congréganiste du collège de La Flèche, pour le pontife qui avait choisi d\u2019être élevé à l\u2019épiscopat un huit décembre, pour l\u2019envoyé du Saint-Siège et du Roi, chargé de mettre sur piea l\u2019Eglise canadienne, cette solennelle dédicace de l\u2019église-mère scellait avec autorité le zèle des missionnaires à promouvoir en Nouvelle-France le culte de l\u2019immaculée Mère de Dieu.c C V I J I VII - INDEX DES NOMS DE PERSONNES QUI ONT PRÉSENTÉ DES COMMUNICATIONS AU VINGT-DEUXIÈME CONGRÈS Auger, Paul-Émile \t\t\t 48 Ausloos, P\t\t\t 47 Ayscought, P.B.\t\t\t\t\t 46 Babineau, Louis-Marie __\t\t\t\t 42 Barbeau, Marius \t\t\t\t 50 Baril, Roger -\t\t\t\t\t\t41, 63 Beaudry, Jean-R\t\t\t\t45, 48, 117 Béland, Jacques \t\t\t\t 48 Benoit, J.-C\t\t\t 43 Bergeron, Robert \t\t\t\t\t 48 Berlinguet, Louis \t\t\t\t\t\t 47 Bernard, Camille \t\t\t 41 Blais, Roger-A\t\t\t\t 48, 132 Blanchard, L.-P\t\t\t\t\t\t 47 Bois, Elphège \t\t\t\t\t\t\t 43.69 Bois, Pierre \t\t\t 42 Boivin, Albéric\t\t\t 49 Boivin, Bernard \t 45, 46, 108, 109\t Bordeleau, Richard \t\t\t\t\t\t\t\t 41 Bouchard, P\t_\t\t\t\t\t\t 44 Bourassa, R\t\t\t 45 Brice, Carol \t\t\t 47 Brunei, Jules \t\t\t 45 Campagna, Elzéar \t\t\t\t\t 41 Céline-du-Carmel, Sr \t\t\t\t43, 69 Chouinard, Lévi \t\t\t\t\t\t\t45, 46 Cing-Mars, Lionel .\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t45 Clarke, Rév.E.M.\t\t\t\t\t\t\t 49 Coiteux.Florent\t\t\t 41 Costa, Giovanni \t\t\t\t 42 Courtemanche, Albert\t\t\t\t 44 Daoust, Hubert\t\t\t\t 47 Demers, Pierre \t\t\t\t\t\t\t\t 49 Desjardins, Roger \t\t\t\t\t\t\t 43 DesMarais, André \t\t\t\t\t\t\t\t\t 42 Desmarais, Yves \t\t\t\t\t\t\t\t 44 Desrochers, R.\t\t\t\t\t\t\t 44 D\u2019Iorio, Antoine \t\t\t\t\t\t\t « | Dobija, Maria \t\t\t\t 43 Doyon, Madeleine \t\t\t\t\t\t\t 50 Dubreuil, Robert \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t 43 Dufour, D\t\t\t 42 Dugal, Louis-Paul \t\t\t\t 42, 43, 44 Dulong, Gaston \t\t\t\t\t\t 49 Dunbar, R.W\t\t\t\t\t\t\t 45 Faessler, Cari\t\t\t\t 48 Favre, Henri \t\t\t\t 46 Filteau, Gabriel\t\t\t 44, 90, 91 Fiset, P.-E.\t\t\t 43 Foisy, Laurent \t\t41 Forget, André \t\t\t\t\t 43 Fortier, G.\t\t\t\t\t 44 Fortin, Claude \t\t\t\t\t\t\t~\t\t\t 42 Fox, Geoffrey E\t\t\t 49 Frappier, Armand \t\t\t\t\t\t\t\t\t 43 Fredette, Victorien \t\t\t\t\t\t\t 43 Gagnon, André \t\t\t\t\t\t 45 Gagnon, Paul-M\t\t\t\t\t\t\t 42 Gaudry, Roger\t\t\t\t\t\t:\t\t 47 Gauvin, Laurie\t\t\t\t\t 49 Geoffrion, Claude \t\t\t\t\t 49 Gendron, Jean-Denis\t\t\t\t\t 49 Giguère, Paul-Antoine\t\t\t\t 47 Giroux, Guy\t\t\t 49 Graton, Adhémar\t\t\t\t_\t\t\t 41 Grenier ,F.\t\t\t 43 Grenier, Paul-E\t\t\t\t\t 48, 118 Guérin, Marc-Aimé \t\t-\t 48.124 Gumowski, J\t\t\t\t\t\t 49 Hamel, Aubert \t\t\t\t\t\t46, 115 Harvey, K.W.\t\t\t\t\t\t\t\t 47 Horth, Alcide \t\t\t 47 Huber, G.\t\t\t 47 Jasmin, Gaétan \t\t\t\t\t\t\t\t 42, 66 H2\tANNALES DE L\u2019ACFAS Kerwin, Larkin \t\t\t49 Kucyniak, James\t45,\t46, 104, 110\t Lacourcière, Luc \t\t\t\t\t50 Lafond, André \t\t\t\t\t46 Laforte, Conrad \t\t\t49 Lagueux, Robert \t\t.44, 85,\t87 Laham, Quentin N\t\t\t\t\t.\t45 Lanthier, Raymond \t\t\t46 Larose, P.\t\t47 Laverdière, Camille \t\t\t_.; 48,\t127 Leduc, Jean\t\t\t43 Leete, E\t\t\t47 Lefebvre, Yvon \t\t\t46 Leitch, Léonard-C\t\t\t\t\t\t46 Lemieux, Germain, s.j\t\t\t\t\t50 Lemieux, R.U\t\t\t\t\t\t47 Lemonde, Paul\t\u2014\t\t\t43,\t74 Lepage, Ernest, ptre \t\t\u2014\t45 Malouin, Reine \t\t\t\t50 Maranda.Jean \t\t\t49 Marcellin-Sylvio, f.é.c\t\t\t46 Marcotte, Maurice \t\t\t\t\t\t\t\t41 Marinier, Bernard \t\t\t\t\t\t46 Marion, Léo \t\t\t47 Marois, Paul\t\t\t43 Martel, Fernand\t\t\t47 Martineau, Bernard \t\t\t43 Marton, André\t\t\t\t\t\t.,\t49 Masson, Pierre \t\t\t45,\t101 McCraw, T.F\t\t\t\t\t\t\t49 Mercier, Ernest \t\t\t41 Meunier, Jean-Louis \t\t\t\t\t49 Mongeau, Fr Jean-R., c.s.v\t 44,\t\t96 Morse, A.T.46 Ouellet, Cyrias \t Ouellet, Gérard-J.Overhoff, M\t\t\t\t\t47 41 49 Page, Édouard \t\t\t\u2022:\t '% c \\ ' ' ' V \tr\t\u2014t;\t\t\t42 Paine, Lee-A.1\t\t\t;\tL\t!.\t\t46 Panisset, Maurice -\u2014 43 Paquin, J.46 Parent, Michel .\u2014.\u2014.47 Paris, Gérard .\u2014.\u2014.47 Pellerin, Joseph .\u2014.43 Pérusse, Jacques .48 Poirier, Roland .\u2014- 41, 45 Pomerleau, René - 46 Portelance, Vincent________________ 43 Poudrier, Claude .42 Pouliot, Adrien, s.j- 50, 137 Prat, Henri .\u2014 45, 48 Raymond, Marcel _____________r_ 46, 50 Richer, Claude .46 Rinfret, Marcel - 47 Rioux, Jean-Paul ___________________ 47 Rivert, Roland - 47 Robert, Fr.Adrien, c.s.v.\u2014 44, 48 Robert, André _____________________ 42 Robillard, Eugène - 43 Rochefort, Bertrand ____________ 41,\t63 Rouleau, Ernest - -\t45 Rousseau, Jacques .50 Roussow, Georges _______________ 44,\t79 Roy, Claude -_.- 42 Roy, Raymond .48 Sabourin, Robert - 48 Sainte-Madeleine-des-Oliviers, Sr, c.n.d- 45 Saint-Olivier, Sr -\u2014 43, 69 Saint-Pierre, Jacques - 49 Salgado, Ernesto _________\u2014 42, 43, 70 Sandorfy, Camille - 47 Selye, Hans -\u2014.42 Simpson, J.A_____________________ 49 Sonea, Sorin - 43 Spenser, I.D_______________________ 47 Steacie, E.W.R-\u2014 47 Talbot, Guy .\u2014- 47 Tremblay, Jean-Louis .42 Tremblay, Robert .47 Ü Hi ¦¦¦¦¦ LES ATELIERS DE RELIURE MARCEL REAIfDCHK "]
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