Commerce-Montréal /, 1 janvier 1974, lundi 22 avril 1974
[" « , OMMERCE lONTREAL La Chambre rencontre M.Bourassa De8 francophones a la direction des Le premier avril dernier, des représentants de la Chambre rencontraient le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, pour faire valoir l'opinion que la Chambre a exprimée, en septembre dernier, dans son mémoire sur le rapport Gendron.On se rappelle que l'articulation essentielle de ce mémoire repose sur l'affirmation suivante: la cause fondamentale des problèmes propres aux francophones du Québec \"est la domination par la minorité anglophone des plus importantes entreprises économiques\".Les solutions proposées par la Chambre reposent d'abord sur une action personnelle du premier ministre: \"Le premier ministre s 'assurera personnellement que les cent plus grandes entreprises fonctionnant au Québec ont3 dans leur premier centre de décision3 un nombre de francophones proportionnel à leurs activités économiques au Q,uébec\".L'action du premier ministre devra être complétée par celle d'un \"commissaire\".\"Le rapport annuel et grandes entreprises public du Commissaire sera l\u2019occasion chaque année} pour l'Assemblée nationale et pour le public, de faire le point sur la situations d\u2019évaluer l\u2019efficacité des politiques utilisées et de décider s \u2019il y a lieu de chercher de nouveaux moyens d'action.L\u2019une de ses tâches sera de nommer les entreprises qui ne se seraient pas conformées à la politique du gouvernement.\" Lors de la rencontre du premier avril, les représentants de la Chambre ont remis au premier ministre une analyse détaillée du centre de décision des quelque cent plus grandes entreprises opérant au Québec (selon le nombre de leurs employés).Sur les cent cinq plus grandes entreprises, 12 sont francophones.Les 93 entreprises anglophones emploient plus de 250,000 personnes au Québec.14% des membres du Conseil d'administration de ces 93 entreprises sont des francophones; en considérant les cinq postes qui sont au sommet de la hiérarchie de leur direction, les francophones représentent 8%.La souveraineté culturelle, c'est la force économique M.Guy St-Pierre, ministre de l\u2019Industrie et du Commerce, s\u2019adressait aux membres de la Chambre, lors du déjeuner-causerie du 8 avril dernier.C\u2019est le troisième printemps consécutif que la Chambre a le plaisir de recevoir le ministre de l\u2019Industrie et du Commerce.\"C'est3 a dit le ministre, en passe de devenir une tradition et je m'en félicitej car elle me permet (.) de préciser devant vous ma pensée sur le développement économique du Québec.\u201d Plus qu\u2019en toute autre circonstance, le ministre a abordé avec franchise les sujets qui ont été de tout temps les préoccupations majeures de la Chambre: la place des franco- Dé j e une r- c aus e r ie MARDI, 23 AVRIL Le conférencier M.JEAN MARCHAND phones dans la vie économique de notre milieu et l\u2019éducation économique.Principalement au sujet de la place des francophones dans les entreprises du Québec, le ministre de l\u2019industrie et du Commerce a exprimé sa politique en des termes qui rejoignent de façon significative les positions de la Chambre.Se solidarisant avec un \"nationalisme tourné vers l\u2019action\", ou, si l\u2019on préfère, avec \"les aspirations les plus fondamentales de n\u2019importe quel groupe homogène\" qui doit avoir \"le courage de s\u2019affirmer comme entité autonome\", M.St-Pierre a confirmé la volonté du gouvernement actuel d'assurer \"la présence et la promotion des francophones dans l\u2019économie québécoise en général\".Au point de vue croissance économique, le Québec a connu en 1973 sa meilleure année depuis 25 ans.Les prévisions sont excellentes pour 1974.Mais les francophones ne participent pas entièrement à cette croissance.Nombre d'entreprises de petite taille sont dirigées par des francophones, mais leur absence est notoire dans les grandes entre- (suite à la page 2) COMMERCE MONTREAL, VOL.XXX, no 17, 22 avril 1974 2 (suite de la page 1) M.G-uy St-Pierre prises: \"seulement 26 des 165 entreprises produisant pour plus de $.10 millions par année appartenaient3 en 19 72, à des francophoned\u2019 Dans les secteurs à croissance rapide, dans les industries de pointe et sur les marchés d1exportation, les francophones comptent peu Devant cette situation de fait, les politiques d\u2019aide à l\u2019industrie seront appliquées de façon \u201dà agir sur le secteur économique en accélérant la prise en mains de le leur économie par les Québécois francophones\".Par exemple, \"la SDI sera autorisée à accorder une aide préférentielle aux entreprises qui favorisent la présence des Québécois dans leur administration\".Dénonçant notre manichéisme naturel, qui \"nous a fait peindre en noir la chose économique\" et de rechercher la pureté dans un humanisme désincarné, M.St-Pierre a insisté sur la nécessité de l\u2019éducation économique.\"Cette éducation revêt un caractère d\u2019urgence3 aussi bien que les orientations nouvelles à imprimer au système d\u2019éducation pro- prement dit3 afin de préparer plus de spécialistes de création de la richesse, alors que nous formons actuellement trop de spécialistes de la distribution de la richesse\".A la suite de cette prise de position, le président de la Chambre, M.Roger Carbonneau, écrivait à M.St-Pierre que \"la Chambre se fera un devoir d\u2019appuyer toutes les initiatives qui s\u2019inspireront d\u2019une telle pensée politique\".L\u2019une des convictions de la Chambre, c'est qu'une loi \"sur le statut des langues et sur l'usage obligatoire du français par les entreprises (.) risquerait surtout de détourner l'attention du vrai problème sans le résoudre\" (notre mémoire sur le rapport Gendron, para.#25).Nous nous sommes traditionnellement consolés de notre impuissance économique \"en faisant des discours sur nos droits linguistiques\" (idem #6), et en parlant de tout ce qui, en droit, devrait être obligatoire dans la vie des individus et des institutions.Contre cela, la Chambre se solidarisera avec les hommes d'action qui, en prenant les mesures exactes du possible, mettront au service de la collectivité des moyens concrets de réalisation si limités soient-ils.Prêts hypothécaires taux avantageux Caisse populaire St-Jean-Berchmans 20503 boulevard Rosemont Têl: 274-5505 M.Jean Bérard, secrétaire-gérant de Grandpré, Colas, Amyot, Lesage, Deschênes & Godin Avocats 2501, TOUR DE LA BOURSE, PLACE VICTORIA CASE POSTALE 108, MONTRÉAL H4Z 1C2 TEL.878-4311-TELEX 05-25670 MULTILEX-MONTRÉAL mm TOUT EN ELECTRONIQUE Ensemble Haute-E id élite Magnétophones, Tourne-disques, etc., etc.Nous vous invitons à visiter nos salles de montre.PAYETTE RADIO LTEE, 730 St-Jacques d 7 8 - h 7 7 1 dufresne farley et associés ingénieurs-conseils gilles dufresne ing.b.sc.a.\tfred e.farley ing.b.sc.a.CHAUFFAGE - PLOMBERIE - CLIMATISATION REFRIGERATION - ELECTRICITE - EXPERTISES 9670 rue péloquin - H2C 2J4\t- tél: 384-0440 COMMERCE MONTRÉAL est l\u2019organe officiel de la Chambre de commerce du district de Montréal Le bureau de direction 1973-74: Roger Carbonneau, président\u2014Bernard G Côté\u2014Claude Frenette\u2014Claude Gareau\u2014 Denis F.Kindellan\u2014Adolphe Leduc\u2014Jean Tétreault\u2014Charles de Jocas\u2014Edgar Charbonneau Le conseil d\u2019administration: Camille Archambault\u2014Jean-Pierre Chartrand\u2014J V Raymond Cyr\u2014 Marcel de la Sablonnière\u2014Guy J Desmarais\u2014Jean Gagnon\u2014Giovanni Giarrusso\u2014Yves Guérard\u2014Huguette Laporte\u2014Guy H Laurin-Maurice Macé\u2014Gilles Mercure\u2014Claude Racicot\u2014Jeremy Reitman\u2014François Richard\u2014René Sauvé\u2014Jean-Paul Zigby Le secrétariat: Pierre Shooner.directeur général La Chambre de commerce de Montréal.1080, côte du Beaver Hall.Montréal.Canada - H2Z 1T1 COMMERCE MONTREAL, VOL.XXX, no 17, 22 avril 1974 3 (0 - b ^ ( c c> Projet de zonage des terres agricoles Le ministre de l\u2019Agriculture du Québec, l'honorable Normand Toupin, a annoncé que le gouvernement du Québec a l\u2019intention de légiférer pour assurer la protection des sols à vocation agricole en appliquant le principe du zonage.La Chambre se réjouit de cette décision.Le développement suburbain de la région de Montréal se fait déjà depuis plusieurs années en direction des zones à haut potentiel agricole et constitue déjà une menace sérieuse au développement de l\u2019industrie agroalimentaire de la région.Au rythme où vont les choses, il ne faudra pas plus de dix ans avant que la moitié des terres arables de la région sud de Montréal soient pratiquement inutilisées pour des fins agricoles.Cette constatation suffit pour qualifier la situation d\u2019urgente et commande une action immédiate de la part du gouvernement.Rappelons que la Chambre s\u2019est déjà penchée sur cette question dans un mémoire sur l\u2019aménagement rural et le développement agrl cole (1963).Déjà, à cette époque, la Cham- bre avait décrit l\u2019absence de coordination dans le développement suburbain de la région de Montréal et avait réclamé une politique d'aménagement rural intégrée à l\u2019ensemble de l\u2019économie de la région de Montréal et de tout le Québec.La Chambre recommandait aussi \"que le programme d\u2019aménagement de la région de Montréal comporte une politique de contrôle de l\u2019utilisation des sols visant à conserver à l\u2019agriculture \u2019le jardin de l\u2019Etat du Québec\u2019 et à promouvoir une saine orientation du développement urbain\".C\u2019est dans cet esprit que la Chambre s\u2019apprête à étudier le projet de loi que le Gouvernement doit déposer prochainement: assurer la préservation des meilleures terres arables par le zonage et promouvoir la rentabilité de l\u2019agriculture dans un plan d\u2019ensemble de l\u2019économie agro-alimentaire.LA CAMPAGNE DES FÉDÉRATIONS Lemay, Paquin & Gilbert Avocats 800, Place Victoria, suite 1025 C.P.225 Montréal 115.Tél.: 878-4211 lbmnmrïïnunicalicrf ça se communique allard / lesiêge inc.publicité marketing, relations 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