Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Droit d'auteur non évalué

Consulter cette déclaration

Titre :
Commerce-Montréal /
Éditeur :
  • Montréal :Chambre de commerce du district de Montréal,[1946]-[1992]
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Montréal plus
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (28)

Références

Commerce-Montréal /, 1980, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" COMMERCE MONTREAL, VOL.XXXVI, n° 13, 18 février 1980 Comité de promotion économique de Montréal: une réalité concrète La presse écrite et parlée faisait état, à la toute fin de janvier, de la mise en branle du Comité de promotion économique de Montréal.Réclamé depuis plusieurs années, cet organisme conjoint de la Chambre et du Board of Trade est devenu une réalité.Contrairement à la CIDEM, au Commissariat aux sièges sociaux ou à l'Office d'expansion économique de la CUM, notre comité reste un organisme strictement privé.Les gens d'affaires du secteur privé prennent donc en mains leurs intérêts communs.Nous donnerons ici un bref rappel des derniers mois de concertation qui ont conduit à la création formelle du comité, la description des mandats confiés aux neuf sous-comités, et les noms des personnes qui ont accepté d'oeuvrer à ces réalisations concrètes et indispensables au réveil du dynamisme montréalai s.Rappel Souhaité depuis plusieurs années par nos membres, le rapprochement des communautés anglophone et francophone des affaires devenait réalité, le 29 janvier dernier.En effet, les participants à nos congrès annuels de juin 77 et 78 avaient pressé les dirigeants de la Chambre de prendre en mains nos intérêts communs, et d'amorcer d'intenses discussions avec les dirigeants du Board, afin de voir comment l'entreprise privée pouvait démontrer concrètement son attachement au milieu, en se chargeant de faire elle-même une bonne part de la promotion économique de Montréal.Les deux solitudes se rapprochaient, des objectifs communs surgissaient.Restait à établir un plan d'actions concrètes.Dans son discours à notre assemblée générale annuelle, le 12 septembre, le nouveau président Guy J.Desmarais déclarait: \"Il ne peut y avoir développement sans que le monde des affaires n'assume lui-même le rôle de leadership.Ce pré-requis est à la base de tout programme d'action et constituait aussi l'une des principales recommandations de notre dernier congrès.\" Plus loin, concernant les sièges sociaux, il ajoutait: \"Un deuxième élément de base pour tout programme de développement devra comprendre une action énergique et concertée de la part des milieux d'affaires montréalais pour arrêter cet exode de sièges sociaux, cette sortie de capital humain de notre ville qui cause des dommages permanents.S'impose donc plus que jamais, cette collaboration nécessaire entre le Board of Trade et notre Chambre.Tout développement économique réel et sérieux exige la participation active des deux principales communautés.En d'autres termes, il est illusoire de penser économie vigoureuse sans faire cesser l'hémorragie au sein des entreprises anglophones, et sans, par ailleurs, tenir compte de la présence et de la participation de plus en plus significative des francophones.\" Expliquant la collaboration qu'il attendait, le président appelait \"des gens engagés vis-à-vis de Montréal, c'est-à-dire, des gens dont l'avenir et le coeur sont à Montréal et non ailleurs.\" Il décrivait ensuite le Comité de promotion économique de Montréal, \"qui devra être fort, dynamique, représentatif du milieu des affaires, par des hommes d'affaires dont la croissance de leur entreprise dépend en grande partie du comportement de l'économie montréa-1 ai se.\" \"Le comité, par la qualité des gens qui y siégeront, aura un rôle essentiellement orienté sur l'action et veillera, entre autres choses, à ce que les corps publics dont l'objectif est aussi la croissance économique de Montréal, remplissent efficacement leurs tâches dans la mise en oeuvre de projets de développement précis.\" Le rôle du Comité Tout organisme qui vise des résultats concrets et rapides, doit se donner des struc- COMMERCE MONTREAL, VOL.XXXVI, n° 13, 18 février 1980 tures souples, des objectifs réalistes, des mandats précis, des calendriers serrés de réalisation, et surtout des membres exigeants pour eux-mêmes et leur entourage.Le 13 décembre, des représentants des deux organismes se réunissent, afin de jeter les bases du comité et de déterminer les secteurs d'intervention immédiate.Le président de la Chambre Guy J.Desmarais souligne le caractère international de Montréal, ville ouverte et accueillante.Devant la stagnation apparente de notre métropole, il a constaté avec son homologue du Board, la convergence d'intérêts entre les deux groupes, et propose neuf champs d'intervention, ou des gestes concrets posés par les gens d'affaires, devraient donner des résultats visibles à très court terme, et ainsi amorcer le mouvement de confiance en soi et de résurgence du dynamisme montréalais.Pour sa part, le président du Board Dennis Jotcham insiste longuement sur toutes les questions reliées à la fiscalité, plus lourde au Québec que dans les autres provinces (tradition que vient de confirmer le ministre Parizeau, fin janvier devant un groupe de diplomates), alors que la fiscalité revêt une grande importance dans une relance économique.On peut à ce sujet, comparer le New Hampshire, qui appartient au groupe croissance (growth belt), avec le Massachusetts enlisé dans une fiscalité décourageante (tax belt).On pourrait aussi verser au dossier des comparaisons, un intéressant article de Lionel Albert, intitulé \"Westward Hokum!\", dans le mensuel Report, déc.79 - janv.80.A certains participants qui voient mal le rôle d'un comité privé de promotion à côté de la CIDEM ou de l'Office d'expansion économique de la CUM, les présidents Desmarais et Jotcham répondent que ces deux organismes publics ne peuvent, par exemple, intervenir dans le domaine fiscal.D'autres participants ajoutent que peu de villes ont été créées par des gouvernements, des CIDEM ou des offices d'expansion; le développement économique des villes est l'oeuvre des gens d'affaires audacieux et confiants, qui acceptent de prêter leur concours à la réalisation de projets concrets d'intérêt commun.En somme, la légitimité d'un comité de promotion tient aux réalisations auxquelles il contribue.En plus de dossiers spécifiques auxquels il s'attachera, le comité devra également re- faire l'image de Montréal auprès de la population, par l'entremise des médias d'information.Depuis quelque temps, trop de gens d'affaires ont distillé la méfiance et la morosité, alors que les récents sondages du CPQ, par exemple, démontrent au contraire une reprise de confiance au plan provincial, et que les performances économiques dépassent régulièrement les prévisions pessimistes de certaines institutions.Résultat: on nous perçoit mal à l'extérieur autant qu'à l'intérieur.Le comité posera donc des gestes concrets (communiqués, conférences de presse.) et réguliers pour corriger cette image, et mieux faire connaître la réalité de la grande région de Montréal.Des membres actifs Le 17 janvier, le Comité de promotion économique de Montréal se réunit de nouveau, pour entendre des rapports que peuvent déjà présenter certains sous-comités, dont les actions pouvaient être entreprises immédiatement.On en profite pour annoncer la tenue d'une conférence de presse le 29 janvier, dont l'objet sera l'annonce officielle de la mise en marche du comité.Il importe donc de préciser les mandats, et d'organiser les neufs groupes qui travailleront chacun dans un secteur.On convient également d'une réunion mensuelle du comité, alors que les sous-comités en feront autant de leur part, et plus souvent au besoin.On évitera d'alourdir les structures, afin de conserver toute l'efficacité requise.Voici une liste provisoire des personnes qui ont accepté d'oeuvrer avec les présidents Desmarais (président et chef de la direction, Geoffrion Leclerc Inc.) et Jotcham (président, Foster Advertising Ltd), à la relance économique de Montréal.Secteur financier: Pierre Lortie (directeur général et vice-président exécutif, Sëcor Inc.), Mitzi S.Dobrin (Group Vice-President & General Manager, Miracle Mart), Jacques Douville (vice-président exécutif et directeur général en chef, La Banque Nationale du Canada) Mandat: Encourager et promouvoir la mise sur pied de projets financiers innovateurs COMMERCE MONTREAL, VOL.XXXVI, n° 13, 18 février 1980 pour la communauté des affaires.Exemple; Diffuser l'information concernant la Bourse et les modalités des émissions hebdomadaires de bonds du gouvernement qué-.bécois.Aéronautique: Harvie Walford (Vice-President - Corporate Planning, Canadair Ltd) Mandat: Consolider le rôle du premier plan de l'industrie aéronautique à Montréal, et assurer la continuité de son développement.Recherche et développement: André Boutin (Vice-Président, Northern Telecom Canada Limited), Micheline Bouchard (présidente, Ordre des ingénieurs) Mandat: Mettre en relief les avantages comparatifs de Montréal dans ce secteur d'activité, et les faire valoir au profit de notre métropole.Port: Frank Roberts (Chairman & President, Via Rail Canada Inc.), Douglas Short (Vice-President, Montreal Shipping Company Limited), Serge Beaudoin (président, Mathema Inc.), Raymond Ducharme (président, DDA Ltée) Mandat: En collaboration avec les autorités portuaires, rechercher les méthodes et moyens d'assurer la promotion d'une utilisation optimale du port.Exemple.: Deux dossiers à pousser: creusage du chenal à 13 mètres (Ottawa) et aménagement de l'île Sainte-Thérèse en port à conteneurs (Québec).Activités de construction: Philip O'Brien (président, Immeubles Deven-core Limitée) Mandat: Faire le point sur la situation présente, mais surtout faire connaître les projets de construction envisagés dans le secteur immobilier, de manière a inciter plus de promoteurs montréalais et étrangers à construire à Montréal.Exemplea: Taux d'occupation extrêmement élevé (97%) d'espaces à bureau de catégorie A; place Guy-Favreau.Activités internationales: Jean-Yves Côté (vice-président, Le Groupe SNC), Marc L'Anglais (vice-président directeur général, Ciments Canada Lafarge Ltée) Mandat: Rechercher des façons originales d'aider les milieux d'import-export à trouver de nouveaux débouchés sur les marchés internationaux.Fiscalité: Pierre Lessard (président et directeur général, Provigo Inc.), Pierre Goyette (vice-président-finances, Consolidated Bathurst) Mandat: Explorer des avenues et proposer des aménagements à la loi québécoise d'impôt sur le revenu, de façon à rendre l'environnement fiscal du Québec aussi compétitif que celui de ses principaux concurrents .Ecole internationale: Patrick Rich (président, Aluminium du Canada Limitée), Pierre Laurin (directeur, Ecole des Hautes Etudes Commerciales) Mandat: Analyser la possibilité de créer à Montréal une école internationale, dont le curriculum serait comparable à celui d'écoles semblables existantes dans le monde, et où les étudiants recevraient obligatoirement une formation en français, anglais et une troisième langue au choix.Exemple.: Le projet a déjà suscité beaucoup d'intérêt, grâce à une bonne couverture de presse les 28 et 29 janvier.Sièges sociaux: Arthur Earle (Sr.Vice-President, Operation Services, Dominion Textile Inc.), Daniel Johnson (vice-président et secrétaire, Power Corporation of Canada Limited) Mandat: Mettre en valeur le potentiel de Montréal comme centre d'attraction de sièges sociaux.Orientation En somme, il s'agit de \"promouvoir un climat propice aux activités de développement économique et d'entrepreneurship\", se- Ion l'expression des présidents Desmarais et Jotcham, en assumant la réalisation à court terme d'une gamme de projets concrets, qui serviront à augmenter le mouvement de confiance en soi et de fierté de sa région, indispensables à tout climat propice au développement économique.Cette volonté commune et cette collaboration de la Chambre et du Board prennent valeur de symbole, au début d'une décennie nouvelle.Le plan de travail du groupe est conçu de façon à tirer le meilleur parti de toutes les ressources du milieu.\"Il doit les harnacher vers la réalisation d'objectifs communs, parce que nous croyons que l'immense majorité du milieu montréalais des affaires désire que Montréal conserve et accentue sa vocation de métropole nord-américaine et internationale.\" A cette fin, nous misons sur les forces distinctives de Montréal, afin de la doter d'attributs nouveaux susceptibles de la consacrer davantage dans son statut de centre décisionnel privilégié.En conclusion, messieurs Desmarais et Jotcham soulignent qu'il est maintenant temps d'arrêter de voir Montréal simplement comme un centre névralgique à l'échelon national.L'avenir de Montréal sera assuré au contraire par son originalité, sa capacité d'innover, de percer les marchés nord-américains et mondiaux, bref, par un élargissement de ses horizons et une redéfinition de sa vocation et de ses possibilités.C'est à la réalisation de ce grand objectif que sont donc conviés à contribuer les membres du Comité de promotion économique de Montréal, et toutes les personnes qu'ils s'adjoindront au cours de leurs travaux.COMMERCE MONTREAL, VOL.XXXVI, n° 13, 18 février 1980 Les co-présidents Desmarais et Jotcham, pour leur part, ont déjà fait parvenir aux grands quotidiens montréalais une liste de plus d'une centaine de gens d'affaires et d'entreprises, qui témoignent de la vitalité de la vie économique à Montréal.Signe tangible d'une franche collaboration qui s'amorce et devra se maintenir entre la presse écrite et le milieu des affaires, si l'on tient à faire connaître au grand public métropolitain et québécois ces visages d'hommes et de femmes qui n'ont qu'un seul grand souci: démontrer, dans l'action, que l'esprit d'entrepreneurship est bel et bien vivant ici, et qu'il s'accompagne de succès à la mesure de nos engagements.Quant aux comités sectoriels, pour l'instant, ils bourdonnent tous d'activité, surtout en terme de recherches, afin de bien cadrer leurs éventuelles interventions.Une chose certaine: d'ici quelques semaines, le comité de promotion économique de Montréal commencera à \"cracher le feu\", particulièrement dans le secteur financier.Les secteurs R et D et Construction, également, ne devraient pas être avares de recommandations dans un avenir prochain.En deux mots: ça bouge.7 février 1980 A leur dernière réunion mensuelle régulière, le 7 février dernier, les membres du Comité ont réalisé jusqu'à quel point leur engagement a été bien accueilli dans différents milieux de la communauté métropolitaine.Journaux, radio et télévision ont largement fait écho à cette première.Maintenant commis sur la place publique, leur réputation de gens d'affaires dynamiques engagée sur la ligne de feu, les membres du Comité savent qu'il leur faut désormais \"livrer la marchandise\".L'enthousiasme y est, mais la tâche n'est pas mince."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.