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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2012-02-27, Collections de BAnQ.

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[" CPE : entente de principe entre Québec et les éducatrices affiliées à la CSN Page A 2 LaCAQ et Québec solidaire sont en mode élection Page A 3 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.ClII N\u201c42 LE LUNDI 27 FEVRIER 2012 I,09$+taxes= 1,25 ROBYN BECK AGENCE FRANCE-PRESSE Le Français Jean Dujardin a été sacré meilleur acteur hier pour son rôle dans The Artist.«Merci! Formidable!», a-t-il lancé, guilleret.The Artist triomphe aux Oscar La statuette du meilleur film en langue étrangère échappe h Monsieur Lazhar ODILE TREMBLAY Il y eut suspense, mais la France connut son triomphe hier au 84\" gala des Oscar alors que le muet et hexagonal The Artist, couronné deux jours plus tôt aux Césars, remportait les statuettes du meilleur film, meilleur rédisateur pour Michel Ha-zanavicius, meilleur acteur pour Jean Dujardin déjà primé à Cannes.«Merci! Formidable!» lança ce dernier tout guilleret en abandonnant son anglais raboteux.Ses grands rivaux étaient George Clooney et Brad Pitt.Il avait de quoi pavoiser! Meilleure musique, meilleurs costumes aussi pour The Artist.Cinq lauriers en tout.Autant qu\u2019Hugo, le délicieux film en 3D hom- mage à Méliès de Martin Scorsese, qui dominait la course du haut de ses onze citations.Il recevait hier la manne des lauriers techniques: meilleure caméra, meilleure direction artistique, meilleur montage sonore, meilleur mixage sonore, meilleurs effets visuels.Meryl Streep, 17 fois nommée aux Oscar, gagnait, tout émue, sa troisième statuette de meilleure actrice pour son extraordinaire performance dans The Iron Lady de Phyllida Lloyd, en Margaret Thatcher, film qui se démarqua aussi aux maquillages.L\u2019excellent The Descendants d\u2019Alexander Payne, tourné en sol hawaïen, aura du moins reçu le prix du meilleur scénario adapté (pour le roman de Kaui Hart Hemmings), tout en méritant davantage.Bon! Le remarquable Une séparation de l\u2019Iranien Asghar Farhadi, favori des sondages, a remporté finalement l\u2019Oscar du meilleur film en langue étrangère, laissant notre Philippe Falardeau et son Monsieur Lazhar sur le carreau, mais seul le cinéma pouvait réconcilier l\u2019Iran et l\u2019Amérique en ces temps troublés.Déception il y eut dans les chaumières québécoises, d\u2019autant plus que le prix nous échappe deux années de suite, après Incendies de Denis Villeneuve en 2011.Cela dit, Falardeau lui-même s\u2019enthousiasmait pour Une séparation.et le jeu des prix est une roue de fortune.VOIR PAGE A 8: OSCAR ALAN TROUNSON REUTERS SCIENCE Les femmes ne naissent penUêtre pas avec nn nombre défini d\u2019ovules I À lire en page A 5 VIA RAIL Un déraillement fait trois morts à Burlington I À lire en page A 5 INDEX Annonces.B 4 Avis publics .A4 Convergence.B 7 Culture.B 8 Décès.B 4 Économie .B 3 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Météo.B 6 Monde.B 1 Mots croisés.B 5 Religions.B 6 Sudoku.B 5 Télévision.B 7 La révolution de Jasmin, version indienne La profession infirmière se rebelle contre ses pitoyables conditions de travail GUY TAILLEFER Le Devoir en Inde N ew Delhi \u2014 La révolution de Jasmin Sha a commencé avec un suicide, celui de Beena Baby, une jeune femme de 22 ans qui travaillait comme infirmière à l\u2019Asian Heart Hospital, un hôpital privé de luxe situé en banlieue de Mumbai.Le 10 octobre 2011, elle est retrouvée pendue dans l\u2019appartement qu\u2019elle partageait avec huit autres infirmières.Sa mort n\u2019allait pas rester un entrefilet dans les journaux.«Elle s\u2019est tuée pour des raisons personnelles», a déclaré le médecin-chef de l\u2019hôpital pour faire oublier l\u2019affaire.Sauf que, fouettées par la tragédie, VOIR PAGE A 8: INDE \\ AGENCE FRANCE-PRESSE Des infirmières du Mehta Hospital, à Chennai, en Inde.A l\u2019embauche, le salaire d\u2019une infirmière indienne peut être d\u2019à peine 2500 roupies par mois (environ 50 $).Le harcèlement sexuel tient de la pandémie, disent-elles, et le congé de maternité est une chimère: une employée qui tombe enceinte est forcée de démissionner.Résidant permanent : un statut menacé ?Le projet de loi C-31 permettrait au Canada d\u2019expulser des réfugiés malgré l\u2019obtention de leur résidence MARIE VASTEL Ottawa \u2014 Le nouveau projet de loi conservateur en matière d\u2019immigration pourrait faire en sorte que des milliers de réfugiés ayant obtenu leur statut de résident permanent se le fasse retirer et se voient expulsés du pays.Les experts trouvaient déjà que le projet de loi G31 était trop agressif et injuste à l\u2019endroit des réfugiés, et cette disposition les fait de nouveau sursauter.Parmi les changements apportés à la Loi visant à protéger le système d\u2019immigration du Canada déposée il y a dix jours, le fédéral a glissé une clause aux conséquences énormes pour les centaines de milliers de réfugiés devenus résidants permanents au cours des dernières années au Canada.Désormais, si un individu cessait d\u2019être protégé par le statut de réfugié, il perdrait du même coup son statut de résidant permanent.La protection du Canada peut déjà être retirée en vertu de la loi actuelle, si par exemple la situation dans le pays d\u2019origine d\u2019un réfugié s\u2019est calmée, qu\u2019il peut y être en sécurité, ou encore si le VOIR PAGE A 8: RÉFUGIÉS La «perte de l\u2019asile» a été ajoutée à la liste des conditions entraînant la perte du statut de résidant permanent P#INT CHAUD Sans enseignants spécialisés, l\u2019anglais intensif sera un échec LISA-MARIE GERVAIS Les parents l\u2019ont décrié, les enseignants aussi.Tel que présenté par la ministre de l\u2019Éducation, le programme d\u2019anglais intensif, qui sera implanté dans toutes les classes de 6\" année du Québec d\u2019ici 2015, n\u2019est pas viable.Au tour de la recherche universitaire d\u2019émettre de sérieuses réserves.«Ça me fait tellement peur de penser que pendant cinq mois, les jeunes ne vont que faire des jeux pour apprendre l\u2019anglais.Alors qu\u2019on sait que cet âge-là est très important dans le développement de l\u2019enfant, de sa pensée formelle», a lancé Zita De Koninck, pro-fesseure au département de langues, linguistique et traduction de l\u2019Université Laval.«On doit prendre au sérieux la façon dont va être implanté ce programme-là.» Non pas que l\u2019idée de soumettre les petits Québécois à un apprentissage intensif d\u2019une VOIR PAGE A 8: ANGLAIS Zita De Koninck i\tI : ICHEL DESAUTELS en SEMAINE 15H AUJOURD'HUI Fabriqué au Québec: une industrie plus rentable qu'on le pense?1|Sll\t^ Reportage : Frank Desoer Réal.-coord.: Sébastien Perron\t^ FM PREMIERE CHAINE Radio-Canada.ca/desautels 77831302829409 A 2 LE DEVOIR LE LUNDI 27 EEVRIER 2012 ACTUALITES « Nous ne vaincrons pas Harper avec un slogan » Thomas Mulcair prône une présence accrue du NPD dans l\u2019ouest canadien CHINTA PUXLEY Winnipeg \u2014 Les sept candidats à la succession de Jack Layton à la tête du Nouveau Parti démocratique (NPD) affirment que la formation politique doit mieux faire dans l\u2019Ouest du Canada, si elle désire former le prochain gouvernement Au cours d\u2019un débat à Winnipeg, hier, les candidats ont reconnu que le NPD se doit d\u2019augmenter le nombre de sièges \u2014 actuellement de trois \u2014 qu\u2019il détient dans les Prairies.Selon Thomas Mulcair, le parti a beau avoir des racines profondes dans la région et y être essentiellement né, ce n\u2019est pas suf-hsant «Ici, dans les Prairies, nous avons les racines les plus profondes, mais très peu d\u2019arbres», a-t-il dit Au Québec, a noté M.Mulcair, la situation serait inversée, puisque le parti y compte de nombreux arbres aux racines faibles qui peuvent être arrachées en cas de forts vents.La seule façon, pour le NPD, de bâtir sur le succès des dernières élections, a continué M.Mulcair, est de conserver les sièges québécois et de convaincre les habitants de l\u2019Ouest du pays que le NPD est capable de «bien gérer l\u2019Etat».La majeure partie du NPD est encore «ancrée dans le passé» et doit se concentrer sur les Prairies, certainement de la même façon que les organisateurs du parti se sont concentrés sur le Québec au cours des six dernières années, a ajouté l\u2019ancien lieutenant québécois de Jack Layton.«Nous ne vaincrons pas [Stephen] Harper avec un slogan», a lancé M.Mulcair.De son côté, Niki Ashton, une élue du Manitoba, a affirmé que le premier ministre Stephen Harper tient les électeurs des Prairies pour acquis.Paul Dewar a également souligné que sur la scène provinciale, le NPD a remporté plusieurs élections au Manitoba et que les néodémocrates fédéraux devraient s\u2019inspirer de ce succès.Brian Topp a quant à lui rappelé que le NPD était arrivé deuxième dans plusieurs circonscriptions des Prairies lors du scrutin du 2 mai, ce qui devrait donner au parti une base pour l\u2019emporter la prochaine fois.Le NPD doit choisir son chef le 24 mars.La Presse canadienne Entente entre les CPE et le gonvernement La convention collective, qui doit être approuvée, prévoit les mêmes augmentations salariales que pour les salariés du secteur public Une entente de principe a été conclue, vendredi, entre Québec et les éducatrices afbliées à la CSN.Réunis en conseil fédéral de négociation sectorielle, les délégués des syndicats des centres de la petite enfance af-fdiés à la CSN ont approuvé, hier, l\u2019entente de principe intervenue avec le gouvernement Charest.Dans un communiqué émis en soirée, la CSN précise que la nouvelle convention collective, valide jusqu\u2019au 31 mars 2015, prévoit les mêmes augmentations salariales que celles accordées aux salariés du secteur public, soit des hausses qui pourront varier de 6 à 10,5 % sur cinq ans, en fonction de divers facteurs.Au chapitre des vacances, chaque salarié pourra compter sur quatre semaines après cinq années de service et sur cinq semaines après 15 années.Les employés des CPE bénéficieront également de 13 jours fériés annuels et de 10 journées de maladie.L\u2019entente de principe prévoit en outre une augmentation de la contribution gouvernementale au régime d\u2019assurance collective afin de pallier le retrait des employeurs à ce JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des centaines d\u2019employés de CPE avaient défilé dans les rues de Montréal, le 15 février dernier, dans le cadre d\u2019une journée de grève.financement.Ainsi, la part assumée par le ministère de la Famille passera de 3 à 4 % de la masse salariale.Par ailleurs, un programme de préretraite sera dorénavant disponible pour Içs travailleuses des CPE.A partir de 55 ans, elles pourront diminuer leur temps de travail tout en maintenant leur poste, et ce, pour une durée maximale de 60 mois.Les éducatrices conservent par ailleurs leur rôle au sein des conseils d\u2019administration des établissements.Louise Labrie, responsable du secteur des CPE à la Fédération de la santé et des ser- PRUDENT?APPELEZ LA SECURITE ÉPARGNE VOTRE PLACEMENTS 5115 QUEBEC GARANTI À100 % BONI DE 1 800 463-5229 | www.epq.gouv.qc.ca la première année pour les nouveaux fonds REER, FERR, CRI et FRV.Ouvert du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, et les samedis de lévrier, de10hà16h.Epargne Placements Québec «y vices sociaux (FSSS-CSN), s\u2019est réjouie de la ratification de l\u2019entente de principe.«Dans l\u2019ensemble nos membres sont gagnantes.Partir de 360 conventions différentes et réussir, sur une vingtaines de matières, à avoir des ententes nationales, ce n\u2019est quand même pas rien», a-f elle confié à La Presse canadienne.M™\" Labrie rappelle toutefois que la majorité des syndicats régionaux n\u2019ont toujours pas d\u2019entente de principe en vue du renouvellement de leurs conventions collectives.Qr, l\u2019entente de principe conclue vendredi devra être entérinée localement par les assemblées générales des 360 CPE syndiqués avec la CSN seulement lorsque les négociations régionales auront été conclues.«On souhaite que les employeurs s\u2019activent concrètement aux tables des négociations régionales pour en arriver à la signature de la convention collective.Une fois que l\u2019ensemble des ententes aura été conclue, les assemblées générales vont se prononcer», a conclu M™\" Labrie.La CSN représente quelque 8500 éducatrices.La Presse canadienne CHRIS WATTIE REUTERS Le néodémocrate Pat Martin Élections fédérales La pratique des appels automatisés sous-estimée Ottawa \u2014 La controverse des appels automatisés semble vouloir prendre de l\u2019ampleur, puisque les partis de l\u2019op-position soutiennent que le nombre de circonscriptions touchées par ces coups de fil frauduleux durant les dernières élections fédérales est beaucoup plus important que prévu.Le député néodémocrate de Winnipeg-Centre, Pat Martin, a affirmé que les électeurs d\u2019au moins 34 circonscriptions avaient reçu de laux appels, même si son parti n\u2019en dénombre que 29.De son côté, le leader libéral Bob Rae a déclaré que son parti savait que 27 circonscriptions avaient été affectées, mais qu\u2019il s\u2019attendait à ce que d\u2019autres se rajoutent à la liste aujourd\u2019hui au moment de la reprise des travaux à la Chambre des commîmes.L\u2019opposition accuse les conservateurs de Stephen Harper d\u2019avoir eu recours à des tactiques douteuses lors de la plus récente campagne électorale, acçusation qu\u2019ils ont démentie.Elections Canada et la police examinent actuellement des allégations concernant des coups de bl automatisés qui auraient eu lieu dans 18 circonscriptions pour aviser les gens que leur bureau de vote avait été déplacé, ce qui n\u2019était pas le cas.Par ailleurs, les avocats de RackNine Inc., une compagnie basée à Edmonton ayant travaillé pour la campagne conservatrice, ont envoyé une lettre à Pat Martin lui demandant de s\u2019excuser au sujet des commentaires qu\u2019il avait faits sur l\u2019entreprise sous peine d\u2019être poursuivi pour diffamation.M.Martin a indiqué qu\u2019il n\u2019avait aucunement l\u2019intention de présenter ses excuses.La Presse canadienne LE DEVOIR, LE LUNDI 27 EEVRIER 2012 A 3 ACTUALITES Des élections volées?Chantal Hébert Les conservateurs de Stephen Harper ont-ils «volé» leur majorité aux élections fédérales de mai dernier?C\u2019est ce que laissent entendre l\u2019opposition dans la foulée de révélations voulant qu\u2019au moins trois douzaines de circonscriptions aient été la cible d\u2019appels frauduleux lors de la campagne électorale.Le chef libéral Bob Rae conclut que ces tactiques ont eu un impact certain sur la performance de sa formation.Il n\u2019exclut pas de s\u2019adresser aux tribunaux pour réclamer des élections complémentaires dans une trentaine de circonscriptions.Dans l\u2019état actuel du débat politique, suggérer que le gouvernement en place a usurpé son mandat est sans doute de bonne guerre.A la lumière des informations qui s\u2019accumulent sur les tactiques qui auraient eu cours lors du dernier scrutin, un observateur objectif serait plus enclin à conclure à l\u2019existence d\u2019une fraude électorale concertée qu\u2019à celle d\u2019initiatives isolées.Pour autant, les résultats du 2 mai dernier ne supportent pas la thèse qui voudrait que la victoire majoritaire des conservateurs tienne à un détournement de démocratie.Voici les principaux faits.Dans un premier temps, une enquête du Ottawa Citizen a révélé que des appels robotisés frauduleux destinés à orienter des électeurs vers des bureaux de scrutin inexistants avaient été faits par une compagnie dont les services ont été retenus à plusieurs reprises par le Parti conservateur dans au moins sept circonscriptions.Elections Canada a ouvert une enquête.Une autre tranche des recherches du quotidien démontre que des comtés libéraux ont été la cible d\u2019un autre genre d\u2019appels frauduleux.Dans ce cas-ci, des gens s\u2019identifiant comme des bénévoles du parti téléphonaient à des électeurs tard la nuit ou très tôt le matin, histoire de les importuner.Au cours du week-end, des candidats néodémocrates ont affirmé avoir subi le même stratagème et un député conservateur a ajoqté son nom à la liste des victimes présumées.A cette rare exception près, cependant, la majorité des plaignants sont des candidats d\u2019opposition battus par les conservateurs le 2 mai dernier.Ces derniers nient toute participation à l\u2019une ou l\u2019autre de ces opérations.La plupart des circonscriptions en litige sont en Ontario \u2014 le terreau de la majorité de Stephen Harper.Le Québec est absent de la liste, ce qui ajoute de l\u2019eau au moulin de l\u2019opposition.Au cours de la dernière campagne, le Québec présentait peu d\u2019intérêt pour la formation de Stephen Harper.Par définition, le genre d\u2019opérations dont il est question ici se déroule sous le radar de la campagne.Le caractère forcément clandestin de la manœuvre limite son rayon d\u2019action.Son potentiel de déplacement du vote se calculerait en centaines plutôt qu\u2019en milliers de voix.Dans les circonscriptions où auraient été diffusés les faux renseignements quant au site des bureaux de scrutin, la participation a généralement été inférieure à la moyenne.Par contre, la répartition du votes ne suggère pas que les appels frauduleux, robotisés ou pas, ont eu un impact décisif sur les résultats.Le comté de Guelph, qui est au centre de l\u2019enquête d\u2019Élections Canada, a été remportée par le PLC avec 65 % des votes.La plupart des comtés en litige remportés par les conservateurs l\u2019ont été par des marges de 60 % ou plus.Le vote conservateur enregistré dans les circonscriptions en cause ne se distingue pas par sa vigueur de celui de comtés comparables.Ce n\u2019est pas parce que la dernière élection n\u2019a pas été volée que la vie démocratique du Canada n\u2019est pas en péril.On est ici devant une spirale qui tire rapidement les mœurs électorales vers le bas.Alors qu\u2019il était chef de l\u2019opposition, Stephen Harper avait accusé les libéraux de Jean Chrétien d\u2019avoir fait la promotion d\u2019une culture politique qui avait favorisé l\u2019éclosion du scandale des commandites.On peut aujourd\u2019hui lui faire le même reproche.Sous M.Harper, tous les coups, dans les limites de la légalité, sont devenus de plus en plus permis pour écraser l\u2019adversaire.Pensez à l\u2019instauration en continu de campagnes publicitaires agressivement négatives.Cette mentalité fait école.Quand le NPD a perdu une députée au PLC, en janvier, le parti a engagé une compagnie pour faire des appels robotisés aux électeurs de Saint-Maurice-Champlain.On leur demandait s\u2019ils étaient mécontents du changement d\u2019allégeance de Lise St-Denis, et s\u2019ils répondaient par l\u2019affirmative, ils étaient redirigés, à leur insu, au bureau de comté de la députée.Le NPD a affirmé être à l\u2019aise avec une tactique qui frôle le harcèlement Encore ce week-end, sur Twitter, Brad Lavigne, le secrétaire principal du chef de l\u2019opposition officielle, insistait pour rappeler qu\u2019en soi, la pratique des appels robotisés était légale.Sauf que la légalité n\u2019est pas nécessairement sœur de la moralité politique.Les partis qui aujourd\u2019hui lancent des pierres aux conservateurs s\u2019^fairent également à construire leurs propres maisons de verre.Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.chebert@thestar.ca ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR François Legault a présenté hier de nouveaux candidats pour la grande région métropolitaine On le voit ici en compagnie de Jean-François Roberge, George Manolikakis et Chantal Soucy, L\u2019opposition en mode élection La CAQ et Québec solidaire ont présenté hier des candidats en vue des prochaines élections québécoises MARCO BELAIR-CIRINO Les partis d\u2019opposition sont sur le sentier de la guerre électorale.Les chefs de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, et de Québec solidaire (QS), Françoise David et Amir Khadir, ont dévoilé hier coup sur coup l\u2019identité de candidats en vue du prochain scrutin.Le chef caquiste a présenté six personnes qui devront batailler dur afin de ravir autant de circonscriptions de la région métropolitaine actuellement détenues par des figures de taille des trois autres partis politiques.L\u2019homme d\u2019affaires Denis Leftakis portera les couleurs de la CAQ dans la circonscription de Châteauguay, actuellement aux mains du ministre Pierre Moreau, tandis que l\u2019ancien président du Congrès hellénique du Canada George Manolikakis briguera les suffrages dans la circonscription de Saint-Laurent, qu\u2019un autre ministre, Jean-Marc Fournier, détient.Pour sa part, l\u2019avocate et femme d\u2019affaires Paola L.Hawa, surnommée par ses proches «Paolitics», s\u2019efforcera de ravir la circonscription de Jacques-Cartier des mains du ministre sortant Geoffroy Kelley, si celui-ci est candidat à sa propre succession.L\u2019enseignant Jean-François Roberge et la salariée d\u2019Hydro-Québec Chantal Soucy seront respectivement candidats dans les circonscriptions de Vachon et de Verchères, détenues par les péquistes Stéphane Bergeron et Martine Ouellet.Enfin, l\u2019avocate Julie Boncompain devra faire trébucher le seul député solidaire à l\u2019Assemblée nationale, Amir Khadir.La prochaine campagne électorale ne constituera pas une mission kamikaze pour ces six nouveaux venus sur la scène politique québécoise, a assuré François Legault.Le chef de la CAQ «s\u2019attend» à ce que «les 125 comtés soient prenables [.] durant la prochaine campagne électorale».En évacuant la question constitutionnelle de son discours, la CAQ s\u2019imposera comme une solution de rechange attrayante au Parti libéral du Québec, notamment auprès des anglophones et des allophones, a répété M.Legault hier.«Depuis 30, 40 ans, le Québec est divisé entre les Bleus et les Rouges.On sait très bien, de façon traditionnelle, que le vote anglophone et allophone a été très Québec solidaire a présenté 15 candidats «bien enracinés dans leur milieu» Khadir.près du Parti libéral du Québec.Je pense qu\u2019il est temps qu\u2019on offre une alternative [à ces] gens du West Island [notamment]».Pressé de préciser quand l\u2019identité de ses «candidats vedettes» serait dévoilée, la chef de la CAQ a expliqué que «certaines personnes, à cause de leur emploi, ne pourront pas s\u2019annoncer avant le déclenchement des élections».Françoise David veut Gouin Une heure plus tard, les co-porte-parole de Québec solidaire, Françoise David et Amir Khadir, ont dévoilé l\u2019identité de 15 candidats «bien enracinés dans leur milieu» (la liste se trouve sur notre site Internet) qui brigueront les suffrages dans la région métropolitaine, les Laurentides, Lanaudière, ainsi que dans la région de la Capitale nationale.Parmi ceux-ci, Manon Massé essaiera pour la quatrième fois de se faire élire dans la circonscription de Sainte-Ma-rie-Saint-Jacques, alors que l\u2019ancien président du Syndicat de la fonction publique du Québec Serge Roy tâchera pour la troisième fois de prendre la circonscription de Taschereau.«Chacun d\u2019eux représente ce que le Québec rêve et désire pour lui-même de mieux, c\u2019est-à-dire un Québec où la prospérité est partagée, un Québec où on assure la justice sociale», a affirmé Amir «Ces personnes-là ont quelque chose en commun, c\u2019est l\u2019enracinement et l\u2019engagement dans diverses activités sociales; féministes, syndicales, communautaires, écologistes», a ajouté Françoise David.Par ailleurs, elle a réitéré sa décision d\u2019être candidate dans la circonscription de Gouin, malgré les appels du Parti québécois à s\u2019abstenir de faire campagne contre le député sortant, Nicolas Girard.«C\u2019est là que je vais gagner, fiez-vous à moi», a-t-elle lancé.Les dirigeants de la CAQ et de QS attendent fébrilement que le premier ministre Jean Charest réclame la dissolution du Parlement au lieutenant-gouverneur.Les deux formations politiques s\u2019entendent sur le fait qu\u2019il «est dans l\u2019intérêt du Québec que des élections aient lieu le plus rapidement possible».Le Devoir Option Nationale Aussant veut être du prochain débat des chefs ANTOINE ROBITAILLE Bécancour \u2014 Jean-Martin Aussant veut être invité au prochain débat des chefs, a-t-il fait savoir au Devoir hier, au lendemain du congrès de fondation d\u2019Option nationale à Bécancour.A son sens, il va de soi que «comme député et chef de parti», il doit être invité à participer à ce moment for J de la prochaine campagne électorale.A ses yeux, du reste.Option nationale a «déjà fait une différence dans le paysage politique québécois».C\u2019est ce que M.Aussant a soutenu, samedi, dans son discours de clôture.Selon le député de Nicolet-Yamaska, «on n'a jamais autant parlé de souveraineté au Québec dans les dernières années, et c\u2019est grâce à nous».M.Aussant souhaiterait qu\u2019on parle davantage de son nouveau parti dans les médias et a réclamé des firmes de sondages qu\u2019elles l\u2019incluent maintenant de manière systématique dans leurs choix de réponses.«Nous avons autant de députés que Québec solidaire», or ce parti est «dans tous les choix de réponses», a-t-il plaidé.Option nationale, qui a été reconnu par le Directeur général des élections il y a quatre mois, revendique 1431 membres.Samedi, quelque 400 d\u2019entre eux, entassés dans deux salles surchauffées de l\u2019auberge Godefroy de Bécancour, ont adopté une plateforme indépendantiste.Elle prévoit qu\u2019un gouvernement oniste ferait rédiger une constitution du Québec, laquelle contiendrait une déclaration de souveraineté à «entériner par le biais d\u2019un référendum».Aux yeux de M.Aussant, cela franche avec le Parti québécois, qui, selon lui, tient toujours le discours du «peut-être» sur la souveraineté.H a toutefois souligné qu\u2019une clause de la plateforme oniste précise que «si un autre parti en venait à avoir un message suffisamment similaire au nôtre, on voudrait collaborer, voire fusionner».Legault «cancriste» Aux dires de M.Aussant, ON visera à «redonner de l\u2019espoir et de la confiance» dans la capacité des Québécois à agir.A ses yeux, le discours du chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, démobilise les Québécois et sape leur confiance.Le chef oniste a fustigé en particulier les idées «cancristes» qui font systématiquement du Québec le «cancre» dans tous les domaines: «Es nous traitent de pas bons et de moins productifs et de moins riches [.] ça ne donne pas confiance aux gens!» L\u2019idée que le Québec serait «moins riche que ses voisins» est fausse, a plaidé M.Aussant, qui possède un doctorat en analyse économique.«On vit mieux que les Américains», a-t-il affirmé, soutenant que M.Legault avait avantage à noircir le tableau: «Quoi de mieux pour avoir l'air d'un sauveur que d\u2019arriver en disant que tout va mal?» C\u2019est en rectifiant la phrase «nous sommes peut-être quelque chose comme un grand peuple» de René Lévesque que Jean-Martin Aussant a conclu son congrès.Il a expliqué avoir toujours «détesté les deux doutes» qu\u2019elle contient.«Nous sommes un grand peuple, allons-y, le doute, c\u2019est fini», a-t-il martelé.La députée de Crémazie Lisette Lapointe, membre d\u2019ON, a participé aux travaux du congrès.Le député de Borduas Pierre Curzi ainsi que les anciens députés péquistes Camil Bouchard (Vachon) et Jean-Claude St-André (Assomption) ont aussi passé une partie de la journée au congrès.Mme Lapointe a souligné la jeunesse de plusieurs membres d\u2019ON par rapport à ceux des autres partis.Le conseil national exécutif du parti compte d\u2019ailleurs plus d\u2019un étudiants dont un de ses vice-présidents, Paolo Zambito, ancien porte-parole des Jeunes Patriotes.Parmi les conseillers d\u2019ON, on retrouve Julie McCann, doctorante en droit à McGill, mais aussi chargée d\u2019enseignement à l\u2019Université Laval.Le printemps dernier, M\u201d® McCann avait fait une présentation critique remarquée sur le projet de loi privé 204 visant à «bétonner» l\u2019entente de gestion du futur amphithéâtre de Québec.Le Devoir Moreau invité à « retourner à la table à dessin » Le PQ considère le projet de navette entre l\u2019aéroport et la Gare centrale trop onéreux MARCO BELAIR-CIRINO Le Parti québécois exhorte le gouvernement à couper les vivres au projet de navette ferroviaire entre l\u2019aéroport Montréal-Trudeau et le centre-ville, jugeant qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un «luxe» pour le Québec.L\u2019opposition officielle presse plutôt le ministre des Transports, Pierre Moreau, de «retourner à la table à dessin» afin d\u2019ajouter un arrêt sur la ligne du train de banlieue Vaudreuil-Dorion à l\u2019aérogare.«Le ministre des Finances, Raymond Ba-chand, a engagé 200 millions de fonds publics sans avoir entre les mains des études démontrant la rentabilité du projet de navette ferroviaire», a dénoncé le porte-parole du Parti québécois en matière de transports, Nicolas Girard, qualifiant l\u2019attitude du gouvernement dans ce dossier à\u2019«irresponsable».Le député péquiste est revenu à la charge, hier, pour réclamer la publication POUR TOUT SAVOIR : WWW.CANALSAVOIR.IV PARTENAIRE MÉDIA ; LE DEVOIR A 6 LE DEVOIR LE LUNDI 27 EEVRIER 2012 EDITORIAL MONTREAL Un poids léger Le maire de Montréal, avec l\u2019appui de l\u2019opposition à l\u2019hôtel de ville, a dénoncé la semaine dernière avec une rare vivacité le refus du gouvernement de lui laisser la responsabilité de l\u2019implantation et de la gestion des radars photos sur son territoire.Bel exemple de l\u2019attitude du gouvernement québécois qui, à son avis, «infantilise» sa métropole.G Bernard Descôteaux érald Tremblay en a gros sur le cœur, tant sont nombreux ses griefs à l\u2019endroit du gouvernement Charest.La liste des «incompréhensions» porte à la fois sur de gros dossiers, comme la réfection de la rue Notre-Dame et de l\u2019échangeur Turcot, et sur des peccadilles, comme la fermeture du tunnel Louis-Hjqjpoli-te-Lafontaine sans préavis.Un oubli qui montre bien jusqu\u2019à quel point, à Québec, on se fout parfois de Montréal.Le mot «infantiliser», s\u2019il peut paraître exagéré, traduit bien, en revanche, la méfiance que de tout temps Québec a entretenue envers sa métropole.Avec ses couronnes nord et sud réunies dans la Communauté métropolitaine, Montréal représente presque la moitié du Québec.Lui accorder trop d\u2019autonomie serait politiquement dangereux.Qu ne veut pas d\u2019un contre-pouvoir.La situation de Montréal n\u2019est pas différente à cet égard de celle des autres grandes métropoles canadiennes, qu\u2019il s\u2019agisse de Toronto ou de Vancouver, qui sont aussi tenues en laisse par leur gouvernement, dont elles ne peu-vent se passer par ailleurs.Elles concentrent ~ sur leurs territoires des problèmes de toutes natures auxquels elles ne peuvent répondre J ^\tsans un appui financier de leur gouvernement ¦\t^ dui, dès lors, veut se garder le pouvoir de déci- H\t™ der.Mais tout est dans la manière.Soit que l\u2019on ¦\\\ttravaille en partenariat, soit que l\u2019on impose d\u2019autorité des décisions en ignorant le point de vue de l\u2019élu local le mieux à même d\u2019exprimer les besoins de ses concitoyens.Trop souvent, c\u2019est ce que Québec fait.C\u2019est ce qu\u2019il a fait dans le dossier des radars-photo, tout comme avec cette décision impromptue d\u2019abolir l\u2019Agence métropolitaine de transport.Gérald Tremblay est en droit de se demander à quoi tient cette arrogance qui frise parfois le mépris à l\u2019endroit de sa ville.Il aurait dû, d\u2019ailleurs, réagir bien avant.Mais tous les torts ne sont pas du côté de Québec.Il doit se regarder dans le miroir et admettre que Montréal est devenu un poids léger sur le plan politique.Cela est vrai sur le plan électoral, où Montréal n\u2019a guère d\u2019influence sur la détermination du vainqueur, tant les résultats sont fixés d\u2019avance sur l\u2019île de Montréal.Séduire les Montréalais n\u2019est dès lors pas très important.Cela est vrai aussi sur le plan du leadership.Gérald Tremblay n\u2019arrive pas à mobiliser ses concitoyens.À mi-chemin de son troisième mandat et probable dernier mandat, les Montréalais sont plutôt indifférents à son endroit et, par le fait même, aux enjeux de développement de leiu ville.La capacité de Montréal d\u2019influencer les décisions du gouvernement est limitée dans le contexte présent.Une photo l\u2019illustre bien.C\u2019est celle où on voit le ministre Pierre Moreau aimoncer sa politique sur les photos-radars aux côtés du maire de Québec, Régis Labeaume, l\u2019homme auprès de qui les politiciens veulent être vus en cette période préélectorale, car lui peut influencer le résultat de la prochaine élection.bdescoteaux@ledevoir.corn Pensionnats autochtones Livre d\u2019histoire vaut la réconciliation, la vérité.En présentant vendredi son rapport intérimaire, la Commission de vérité et de réconciliation du Canada s\u2019est tournée d\u2019emblée vers le champ de l\u2019éducation, celui-là même où l\u2019œuvre de destruction fut commise, avec ces pensionnats maudits où l\u2019on força 150 000 jeunes Autochtones à se dépouiller de leiu culture.L\u2019école, ce fut la voie d\u2019assimilation empruntée par le Canada et les communautés religieuses complices de cette vaste radiation des repères, qui a laissé les communautés autochtones dans un désœuvrement diuable.L\u2019école, ce fut aussi la voie de la désinformation poiu toutes ces cohortes d\u2019élèves laissées dans l\u2019ignorance d\u2019un épisode aussi ravageur que celui des pensioimats.L\u2019école, c\u2019est donc la voie de l\u2019espoir pour rectifier les laits, ou tout simplement les faire connaître.«Notre objectif est qu\u2019un jour, personne au Canada ne pourra fréquenter l\u2019école sans être informé de l\u2019histoire des pensionnats autochtones», a affirmé la commissaire Marie Wilson.«Pour que plus personne ne puisse dire: \u2018Je ne savais pas.\u201d» Ce travail d\u2019éducation s\u2019est imposé aux commissaires après l\u2019écoute des témoignages de siuvi-vants, las de n\u2019être ni entendus ni crus.Ils ont poussé l\u2019opération de réparation jusqu\u2019à concocter un manuel d\u2019histoire, dans un souci d\u2019inspirer un enseignement complet de l\u2019histoire des premiers occupants.Une des recommandations de la Commission invite d\u2019ailleurs les ministères de l\u2019Education des provinces à revisiter leius programmes afin de s\u2019assiuer que ce «pan honteux» figure bel et bien dans les manuels, là où jadis on évoquait la violence des «Sauvages».Ce sera à suivre.Le livre d\u2019histoire Ils sont venus pour les enfants démarre avec une citation d\u2019une rare violence du ministre des Travaux publics du Canada, Hector Langevin, prononcée en 1883: «Pour pouvoir éduquer les enfants correctement, nous devons les séparer de leurs familles.Certains peuvent penser qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une mesure radicale, mais nous n\u2019avons pas d\u2019autre choix si nous voulons les civiliser.» Son premier chapitre démarre ainsi: «Ce livre dresse la chronique d\u2019un passé douloureux.» Suit en effet un récit peu reluisant, qu\u2019il faut revisiter \u2014 ou découvrir, selon le cas \u2014, ne serait-ce que pour être en mesure de poiusuivre ensuite les étapes de justice et de respect qui mèneront à une réelle réconciliation, ardemment souhaitée par ces peuples dans lesquels siuvivent encore 80 000 victimes des pensionnats.Enfants arrachés à leurs parents, puis plongés dans un processus d\u2019assimilation sitôt franchi le seuil de leiu nouvelle école: changement de nom, vêtements traditionnels confisqués, tresses coupées, langue maternelle interdite, sans compter la série d\u2019abus d\u2019ordre physique, sexuel et spirituel jamais soignés.Cette première étape d\u2019iiiformation est cruciale pour la suite des choses.Pour les principaux intéressés, d\u2019abord, qui sans cesse se heurtent à l\u2019ignorance et à l\u2019incrédulité lorsqu\u2019ils racontent leur douleiu.Et pour tous ces citoyens à qui il manque un pan \u2014 sombre \u2014 de leur histoire.machouinard@ledevoir.corn Marie-Andrée Chouinard LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO Lf Rêvf Vî U Ju6e CMAR6o
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