Le devoir, 17 mars 2012, Cahier H
[" FINANCE INVESTISSEMENTS RESPONSABLES Olivier Gamache .décrit le nouveau I paysage ' économique J Page 2 r; «Pourquoi ne pas faire le bien?», demande Lucille Grimard Page 4 Développement f durable, éthique et gestionnaires ne font qu\u2019un à rUniversité Laval Page 6 CAHIER H .LE DEVOIR, LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 MARS 2012 ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le théâtre La Licorne à Montréal a pu s\u2019offrir une cure de rajeunissement au coût de cinq millions de dollars.Caisse d\u2019économie solidaire Oui à l\u2019économie réelle ! Un peu partout sur la planète, les Indignés de Wall Street ont dénoncé les dérives de l\u2019économie boursière virtuelle l\u2019automne dernier.Au Québec, sans descendre dans la rue, de plus en plus d\u2019épargnants choisissent de favoriser l\u2019économie réelle plutôt que l\u2019économie virtuelle en optant pour des placements à rendement social de la Caisse d\u2019économie solidaire.Tour d\u2019borizon d\u2019un phénomène en pleine croissance.JESSICA NADEAU La Caisse d\u2019économie solidaire a vu le jour il y a plus de 40 ans, en 1971, à l\u2019initiative de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).L\u2019idée de départ était de créer un réservoir d\u2019épargne qui pourrait soutenir des projets à caractère social, afin d\u2019assurer une plus grande justice sociale et un meilleur partage de la richesse.Au fil des décennies, la Caisse d\u2019économie solidaire, qui fait partie du Mouvement Desjardins, a développé un créneau qui lui est spécifique, à savoir le financement des entreprises en économie sociale, que ce soit des associations ou des coopératives, comme les centres de la petite enfance, les coopératives d\u2019habitation ou les organismes d\u2019insertion sociale.La Caisse a également un volet culturel et aide le financement de petites compagnies de théâtre et d\u2019autres organismes à but non lucratif.«La finance n\u2019est pas la finalité; la finalité de la Caisse, c\u2019est d\u2019avoir un impact au niveau social et, de plus en plus, sur le plan écologique», explique Colette Harvey, directrice du développement stratégique pour la Caisse d\u2019économie solidaire Desjardins.La Caisse d\u2019économie solidaire finance ces entreprises à caractère social avec l\u2019argent déposé par ses quelque 12 000 membres, citoyens ou entreprises.Elle recueille cet argent notamment par le biais de son produit-phare, le placement à rendement social.«C\u2019est un produit de cueillette d\u2019épargne qui nous est spécifique, précise Colette Harvey.Les gens viennent déposer chez nous pour des REER ou des comptes d\u2019épargne libre d\u2019impôt et cet argentdà nous sert à financer les entreprises en économie sociale.» MATHIEU BELANGER REUTERS Dans la Vieille Capitale, l\u2019église centenaire qui accueille depuis 15 ans l\u2019Ecole de cirque de Québec a bénéficié d\u2019un investissement.Le placement à rendement social est l\u2019équivalent, dans un établissement financier régulier, d\u2019un certificat de placement garanti ou d\u2019un dépôt à terme.Ce sont des fonds dont le capital est garanti, avec un taux d\u2019intérêt connu sur un certain nombre d\u2019années.Selon la directrice du développement stratégique de la Caisse, les rendements sont équivalents.La seule différence, c\u2019est que les fonds servent à financer des projets d\u2019économie sociale au Québec, plutôt que des industries tous azimuts.Économie réelle et économie virtuelle La force de ce type de placement, c\u2019est d\u2019être ancré dans l\u2019économie réelle, estime Colette Harvey.C\u2019est peut-être même ce qui explique sa popularité croissante depuis quelques années.«C\u2019est un secteur qui est en progression chez nous, et on sent qu\u2019il y a, chez les individus, un besoin de revenir à des projets qui sont dans l\u2019économie réelle, c\u2019est-à-dire des projets qui ne sont pas axés sur la Bourse.[.] C\u2019est toute cette financiari-sation de l\u2019économie qui est actuellement montrée du doigt par des mouvements comme Occupy Wall Street, et c\u2019est ce désir-là qu\u2019on sent chez l\u2019investisseur: revenir à des choses un peu plus terre à terre et dans son milieu.» Le placement à rendement social est donc à l\u2019abri de la spéculation.Mais il existe aussi des solutions de rechange pour ceux qui souhaitent tout de même profiter des rendements de la Bourse.«En lien avec notre mission, on comprend que les gens souhaitent diversifier leur portefeuille, alors on ne néglige pas cet aspect-là.Pour la portion du portefeuille que le membre souhaite faire progresser, on va offrir ce qu\u2019on appelle les fonds socialement responsables \u2014 ou les fonds éthiques \u2014 qui sont offerts sur le marché québécois.» Les placements à rendement social et les fonds éthiques sont deux types de produit financier complètement différents qui, à ce titre, ne peuvent être comparés en matière de rendements, estime Colette Harvey.«Dans le cas du placement à rendement social, on finance une entreprise qui n\u2019est pas en Bourse, c\u2019est un placement dont le capital est garanti.Pour ce qui est du fonds éthique, c\u2019est un actif qui est investi en actions à la Bourse sans garantie de capital, avec des rendements qui ne sont connus qu\u2019à la fin de l\u2019année.Ce sont deux produits qui ne se comparent pas, mais qui se complètent bien dans un portefeuille.» Des projets pour changer le monde Pour Colette Harvey, l\u2019investissement socialement responsable est bien plus qu\u2019une mode.Et les chiffres semblent lui donner raison.En effet, les actifs générés dans la finance solidaire et les placements boursiers à caractère éthique ont fait un bond faramineux dans la dernière décennie au Canada, passant de 50 milliards de dollars en 2002 à plus de 531 milliards en 2010.Sur la scène mondiale, ces mêmes actifs représentent 9000 milliards de dollars américains pour 2007 et 30 POO milliards pour 2011.A elle seule, la Caisse d\u2019économie solidaire a franchi le cap du milliard de dollars en 2011, dont près de 570 millions en dépôts dans le placement à rendement social.Cet argent a contribué au financement de centaines de projets sur la base de quatre enjeux fondateurs, soit le vivre-ensemble, l\u2019écologie, la solidarité et la démocratie.Des exemples?Colette Harvey en a à la tonne.Qu\u2019on pense au théâtre La Licorne à Montréal, qui a pu s\u2019offrir une cure de rajeunissement au coût de cinq millions de dollars, à la Maison du développement durable, aux nombreuses coopératives d\u2019habitation ou à la nouvelle maison de Santropol roulant au centre-ville.Au camp musical Saint-Alexandre, à Kamou-raska, les jeunes auront de nouveaux espaces de pratique et un studio d\u2019enregistrement, pendant qu\u2019à Matane la bière coule désormais à flots dans un petit pub coopératif.Dans la Vieille Capitale, on a investi dan^ l\u2019église centenaire qui accueille depuis 15 ans l\u2019Ecole de cirque de Québec.Les projets sont nombreux.Trop nombreux pour que Colette Harvey puisse tous les énumérer.«Nous avons entre 700 et 800 entreprises que nous finançons.Travailler ici, c\u2019est une bouffée d\u2019air d\u2019optimisme, parce que les gens ont des projets novateurs extraordinaires qui ont un impact social.C\u2019est vraiment intéressant de travailler avec tous ces gens qui veulent changer les choses.» Collaboratrice du Devoir H 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 MARS 2012 FlffAKCE Groupe investissement responsable L\u2019heure est à l\u2019investissement responsable à impact élevé L\u2019eau est devenue l\u2019enjeu de l\u2019heure pour ceux qui cherchent à investir dans des secteurs stratégiques Il existe de plus en plus de stratégies d\u2019investissement responsable à impact élevé.Tour d\u2019horizon avec le Groupe investissement responsable (GIR).MARTINE LETARTE Investir de façon responsable dans une entreprise, c\u2019est bien.Mais opter pour une stratégie d\u2019investissement à impact élevé, c\u2019est encore mieux! Le GIR remarque même un vent de changement chez les grands acteurs de la hnance.Plutôt que de travailler chacun de son côté, ils font maintenant une place à la collahoration.«Il y a de plus en plus de partage d\u2019information entre les investisseurs et de démarches communes qui se font auprès de dirigeants d\u2019entreprise pour influencer leurs façons de faire», affirme Olivier Gamache, président-directeur général du GIR.Auparavant, c\u2019était pratiquement impossible de voir deux gestionnaires de portefeuille s\u2019asseoir ensemble pour discuter de la gestion des risques d\u2019une entreprise dans laquelle ils investissaient, remarque M.Gamache.«Chaque joueur avait sa stratégie et chacun travaillait en solo, explique-t-il.Tout était toujours camouflé.Depuis deux ans, de plus en plus d\u2019acteurs agissent conjointement pour exiger de meilleures pratiques dans des entreprises.» La mondialisation de l\u2019investissement La collaboration se fait sur la scène locale comme internationale, notamment grâce aux Principes pour l\u2019investissement responsable des Nations unies.«Le cinquième principe men- tionne qu\u2019il faut travailler ensemble pour accroître l\u2019efficacité dans l\u2019application de ces Principes.Des investisseurs issus de différents pays mettent donc tout leur poids dans la balance pour faire changer les pratiques d\u2019une entreprise ou d\u2019un secteur d\u2019activité», explique Olivier Gamache.Cette collaboration ne se fait toutefois pas au grand jour.«Les dialogues opèrent souvent à huis clos, précise-t-il.Les investisseurs n\u2019ont pas intérêt à ce que cela se sache.Ils ne veulent pas que l\u2019entreprise dans laquelle ils investissent ait mauvaise presse.» Le GIR est bien placé pour voir ces dialogues, puisque plusieurs demandes de collaboration d\u2019investisseurs passent par lui.«Nous transmettons ces demandes de collaboration à notre réseau pour trouver des appuis, et vice-versa», précise M.Gamache.Alors que les entreprises jouent le jeu de la mondialisation depuis des années, c\u2019est donc maintenant au tour des investisseurs d\u2019entrer dans le bal.«Cela rééquilibre les forces.La collaboration fait en sorte de l\u2019investissement responsable devient un vecteur de changement beaucoup plus rapide.Il y a vraiment une mouvance en ce moment», remarque le p.-d.g.du GIR.Investir dans des solutions Une autre stratégie d\u2019investissement à impact élevé consiste à investir dans des m Olivier Gamache, président-directeur générai du GIR secteurs d\u2019activité qui apporteront des solutions aux grands problèmes actuels.«Par exemple: les entreprises du secteur des technologies vertes.Cela permet d\u2019aller chercher une plus-value écologique pour les investissements responsables en soutenant l\u2019innovation», af-brme Olivier Gamache.Il faut toutefois être conscient du fait que ce genre d\u2019investisse- Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire SO.DUP ÉQI S^ SO D\u2019 ÉQL SOr SOC DUR ÉQU SOC 1000 SOL 1000 1000\t+ 123\t123\tSolidaire\tSOL\t1000\t+ 123 1000\t+ 123\t123\tDurable\tDUR\t1000\t+ 123 1000\t+ 123\t123\tÉquitable\tÉQU\t1000\t+ 123 1000\t+ 123\t123\tSocial\tSOC\t1000\t+ 123 1000\t+ 123\t12.\"\tSo\u2019 'aire\tSOL\t1000\t+ 123 1000\t+r\t\t\tDUR\t1000\t+ 123 1000\t\t\t\tJ\t1000\t+ 123 J c^rxc'\t\t\t\t\t.000\t+ 123 1\t1\t\t\t\t\t+ 123 \tM\t¦\t\t\t\t+ 123 23 SOCIAL 123 123 123 123 123 123 123 123 123 i23\t123 \u201d23\t123 123 .23 '23 000 000 jR 1000 -1-123 f-1-123 -1-123 + 123 + 123 + 123 123 123 123 123 123 123 Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable DUR ÉQU SOC SOL DUR ÉQU SOC SOL DUR ÉQU SQC SQL DUR ÉQU SOC SOL DUR ÉQU SOC SOL DUR ÉQU 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 -1-123\t123 -1-123\t123 -1-123\t123 -1-123\t123 -1-123\t123 -1-123\t123 -1-123\t123 -1-123\t123 -1-123\t123 -1-123\t123 -1-123\t123 -1-123\t123 -1-123\t123 -1-123\t123 -1-123\t123 -1-123\t123 -1-123\t123 -1-123\t123 -1-123\t123 -1-123\t123 -1-123\t123 +123\t123 Misons sur un développement économique.Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitabl^ Social ' Solitj DuralJ H Socÿ Duu ÉqiSl] Soci| Solidairl Durable^ Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social SOL\t1000\t+ 123\t123 DUR\t1000\t+ 123\t123 ÉQU\t1000\t+ 123\t123 SOC\t1000\t+ 123\t123 SOL\t1000\t+ 123\t123 DUR\t1000\t+ 123\t123 ÉQU\t1000\t+ 123\t123 ^ SOC\t1000\t+ 123\t123._ 123^ 12^ SOL\t1000\t+ 123\t DUR\t1000\t+ 123\t ÉQU\t1000\t+ 123\t123 SOC\t1000\t+ 123\t123 SOL\t1000\t+ 123\t123 DUR\t1000\t+ 123\t123 ÉQU\t1000\t+ 123\t123 SOC S(^\t\t\t Durable DUR, Équitable ] L00(L +123\t123 23.\t123 123 DURABLE Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire durable quitable ÉQU SQC SOL DUR ÉQU SOC SOL DUR ÉQU 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1000 1C w + 123 + 123 + 123 + 123 + 123 + 123 + 123 Eqi Social Solidaire Érable\tDUR uitable ÉQU ktato SOC DUR EQUITABLE SOLIDAIRE + 123 1000 +123 e le itable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable Équitable Social Solidaire Durable 1000 +123 DUR 1000 +123 itable EQU 1000 +123 Social Solidaire Durable 1000 +123 1000 +123 Equitable EQU Social Solidaire Durable 1000 +123 1000 +123 + 123 1000 + 123 Équitable ÉQU 1000 +123 1000 +123 1000 +123 1000 +123 DUR 000 +123 123\t123 «OC\t\t\t SOL\t1000\t^23\t123 DUR\t1000\t+ 123\t123 ÉQU\t1000\t+ 123\t123 SOC\t1000\t+ 123\t123 SOL\t1000\t+ 123\t123 DUR\t1000\t+ 123\t123 ÉQU\t1000\t+ 123\t123 SOC\t1000\t+ 123\t123 SOL\t1000\t+ 123\t123 DUR\t1000\t+ 123\t123 ÉQU\t1000\t+ 123\t123 SOC\t1000\t+ 123\t123 SOL\t1000\t+ 123\t123 DUR\t1000\t+ 123\t123 ÉQU\t1000\t+ 123\t123 SOC\t1000\t+ 123\t123 SOL\t1000\t+ 123\t123 DUR\t1000\t+ 123\t123 ÉQU\t1000\t+ 123\t123 SOC\t1000\t+ 123\t123 123\t123 123\t123 123\t123 123\t123 ujujuj.csn.qc.ca 123 123 1000 +123 1000 +123 1000 +123 1000 +123 1000 +123 ment apporte une part d\u2019instabilité au portefeuille.«Ce sont souvent des entreprises en développement, donc le risque y est plus élevé que si on investissait dans des entreprises bien établies.Toutefois, ce genre d\u2019investissement a aussi l\u2019avantage de pouvoir apporter une grande croissance au portefeuille si la technologie prend son envol», explicjne M.Gamache.Le spécialiste de l\u2019investissement responsable remarciue (lue, en ce moment, l\u2019eau est devenue l\u2019enjeu de l\u2019heure pour ceux (lui cherchent à investir dans des secteurs stratégiciues.«Au début des années 2000, c\u2019était plutôt l\u2019enjeu des changements climatiques qui était prioritaire.Aujourd\u2019hui, on intègre souvent l\u2019eau et les changements climatiques dans le même enjeu, parce que c\u2019est très lié», afbrme M.Gamache.Investir dans sa collectivité Une autre façon d\u2019augmenter l\u2019impact de son investissement responsable est d\u2019investir dans sa collectivité.Si cela donne un rendement traditionnel souvent plus faible ciue d\u2019autres types de produit, ce type d\u2019investissement donne en plus un rendement social.L\u2019investissement dans la collectivité peut se faire via les entreprises d\u2019économie sociale et les fonds de travailleurs.«Cela favorise la création d\u2019emplois et améliore la qualité de vie au sein de la collectivité.Ce sont des types de rendement importants qui doivent être comptabilisés, mais ils sont difficiles à traduire en chiffres.C\u2019est un des défis importants à relever pour le monde de la finance responsable, parce que les gens ont besoin de ces chiffres pour prendre leurs décisions», reconnaît Olivier Gamache.Enlever les freins à l\u2019investissement responsable Si l\u2019investissement responsable fait son petit bonhomme de chemin, certains éléments nuisent à sa progression.Aux yeux d\u2019Olivier Gamache, l\u2019état actuel des caisses de retraite en est un.«Comme société, il faut prendre des décisions, afhrme-t-il.Tant qu\u2019on ne règle pas le problème du déficit actuariel, on crée une pression sur les investisseurs institutionnels.Cela crée une urgence et ils ont tendance à aller vers des investissements qui donnent du rendement à court terme.Cela se fait au détriment souvent de la création de valeur à long terme, prônée par la communauté de l\u2019investissement responsable.» Le GIR remarcjne aussi (lu\u2019il y a encore des efforts à faire pour mieux former les conseillers financiers.«Ça tarde, affirme M.Gamache.Toutefois, la plupart des établissements financiers ont sorti des produits dans le domaine de l\u2019investissement responsable et ils offrent des formations.Les conseillers financiers doivent mieux connaître les produits si on veut qu\u2019ils rejoignent un grand public.En ce moment, on commence à voir le progrès.» Enfin, Olivier Gamache rappelle (lue c\u2019est la période de l\u2019année, en ce moment, où les actionnaires reçoivent les procurations pour exercer leur droit de vote dans les entreprises où ils investissent.«Plusieurs ont tendance à la mettre au recyclage, mais les particuliers représentent 30 % des droits de vote dans le marché.Pour avoir un changement plus rapide, c\u2019est important que tous aillent voter.» Collaboratrice du Devoir +123\t123 +123\t123 +123\t123 +123\t123 123 123 123 123 123 123 123 hl23 123 Ï3 123 r23\t123 123 Plus de 15 ans d'action pour une économie plus performante, plus équitable et plus verte.
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