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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2012-07-07, Collections de BAnQ.

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[" r7r .-¦ if y \u201d_¦_ Le vélo s\u2019impose de plus en plus dans les déplacements, partout à Toronto Page D 1 Des Nuits d\u2019Afrique aux couleurs rouge et noir des insoumis Page E1 www.ledevoir.corn 4- LE DEVOIR Vol.C I I I N\u201c 1 5 1 LE DEVOIR, LES SAMEDI 7 ET DIMANCHE 8 JUILLET 2 0 1 2\t2,6 1 $ + taxes =\t3,00$ Aujourd\u2019hui Poiitique > L\u2019intégrité de Pierre Duchesne est attaquée.Le Parti libéral dépose une plainte au Conseil de presse contre le candidat péquiste.Page A 3 Perspectives > Pian de campagne à saveur minière.Le Plan Nord des libéraux sera un enjeu électoral, mais ira-t-on au-delà du message promotionnel ?Page B1 Un iieu, un nom > Usine à munitions pour retraités siaves.Tout l\u2019été.Le Devoir part à la découverte non pas des lieux, mais de leur topo-nyme.Page A 8 Annonces.c 9 Editorial.B 4 Avis légaux.C 4 Motscroisés B 6 Carrières.C 4 Sports.C6 Décès.C 9 Sudoku.D 4 Kaboul face à son avenir L\u2019Afghanistan survivra-t-il au départ des forces internationales ?À Kaboul, Afghans et Occidentaux croisent les doigts, a constaté Le Devoir.m ^AHMAD JAMSHID LA PRESSE CANADIENNE Un jeune garçon s\u2019amuse avec une roue au sommet d\u2019une des collines de Kaboul.Logée au cœur des montagnes, la ville de Kaboul pourrait se retrouver sur une carte postale \u2014 si ce n\u2019était de ces cbars d\u2019assaut qui traversent de temps en temps la capitale afghane et rappellent que le pays est toujoiu-s en guerre.MARIE VASTEL à Kaboul, Afghanistan Depuis 2001, le Canada a investi 1,4 milliard de dollars en aide au développement en Afghanistan, y a envoyé quelque 39 000 soldats et a vu y périr 158 d\u2019entre eux.D\u2019ici mars 2014, l\u2019armée pliera bagage, a confirmé Stephen Harper ce printemps.Qu\u2019adviendra-t-il alors de ce pays déchiré par des décennies de guerre ?Nul ne le sait, et personne à Kaboul n\u2019ose le prédire.Car il reste tout un lot de défis, comme en ont témoigné militaires et fonctionnaires rencontrés dans la capitale afghane.Tous plaident que de grands progrès ont été accomplis dans ce pays d\u2019Asie du Sud-Ouest.L\u2019entraînement des Forces de sécurité nationale afghanes (FSNA) va bon train, les jeunes fréquentent l\u2019école, les femmes retrouvent une petite place dans la société et le gouvernement se remet sur pied.Mais pressé de questions, chacun reconnaît néanmoins qu\u2019il reste du che- min à faire et que les changements apportés ne sont pas encore irréversibles.Une carte postale Logée au cœur des montagnes, la ville de Kaboul pourrait se retrouver sur une carte postale \u2014 si ce n\u2019était de ces chars d\u2019assaut qui traversent de temps en temps la capitale et rappellent que le pays est toujours en guerre.Suffit aussi d\u2019une balade en véhicule civil blindé de l\u2019armée VOIR PAGE A 10 : KABOUL Lire aussi > Mission : formation.Le Canada s\u2019affaire à former les soldats, policiers et médecins afghans de demain.Pages A 6 et A 7 ¦IIAim ANNIK MH DE CARUEEL LE DEVOIR Répétition, sous la direction de Lorraine Pintal, de la pièce La guerre des clochers, écrite par Victor-Lévy Beaulieu et qui sera présentée dès ce soir à Trois-Pistoles.Guerre de clochers au pays de VLB CAROLINE MONTPETIT à Trois-Pistoles Elle domine le fleuve et les collines de son superbe clocher, imposante église pour une si petite localité.C\u2019est dans l\u2019église Notre-Dame-des-Neiges, de Trois-Pistoles, que s\u2019ébranlera ce soir le cor- tège de comédiens et de musiciens mis en scène par la directrice du Théâtre du Nouveau Monde, Lorraine Pintal.La pièce, La guerre des clochers, qui prend l\u2019affiche au Caveau-Théâtre de Trois-Pistoles ce soir jusqu\u2019au 18 août, est signée Victor-Lévy VOIR PAGE A 10 : CLOCHERS Sept milliards d\u2019humains Être née quelque part Nous sommes désormais sept milliards sur Terre.Partout, les humains se ressemblent, ils apportent leur petite pierre au monde et composent le chant de notre humanité.Notre collaboratrice Monique Durand propose cet été une série de rencontres survenues au cours de ses voyages, ici et ailleurs.Aujourd\u2019hui, Dhya de Kabylie.MONIQUE DURAND Je la revois, femme vive et vieillissante, avec quelque chose gardé de l\u2019enfance, sur le toit de la villa de Kouba, dans la proche banlieue d\u2019Alger.Il vente très fort.Elle étend le linge de la maisonnée auquel se mêle le sien.Dhya habite chez des amis, Houlia et le Hadj, qui l\u2019hébergent en attendant que la maison qu\u2019elle fait construire â Djem-maa-Saridj, en Grande Kabylie, au nord de l\u2019Algérie, soit habitable.Elle rit de bon cœur, peinant â accrocher les vêtements soufflés au-dessus de sa VOIR PAGE A 10 : DHYA MONIQUE DURAND Même si c\u2019était la misère, Dhya garde des souvenirs fabuleux du Djemmaa de son enfance, en Kabylie.www.stores-de-qualite.ca OPAQUE, SOLAIRE, TRANSLUCIDE -\tToiles à rouleau - Stores romains -\tPanneaux coulissants -\tStores verticaux PVC -\tStores horizontaux de bois, de PVC, de métal -\tToiles 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serpaines au sommet des chefs d\u2019Etat de la Francophonie, qui se réuniront à Kinshasa du 12 au 14 octobre.Ce premier forum marque la naissance &\u2019«une Francophonie plus engagée et plus confiante en elle-même», a déclaré le numéro deux de l\u2019Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Clément Duhaime.«Mission accomplie », dit-il, avant de confirmer la tenue d\u2019un second forum du genre «dans un horizon de trois ans».Hier, de nombreux participants n\u2019hésitaient pas à parler du «dépoussiérage» d\u2019une organisation qui en avait besoin.Près de la moitié de ceux qui ont débattu toute la semaine du français sur Internet, dans le monde des affaires, la culture ou la recherche scientifique avaient moins de 30 ans et 40% venaient d\u2019Afrique.La première des résolutions exige d\u2019ailleurs plus de liberté de circulation entre les pays francophones.Sur les 1800 invitations lancées il y a quelques mois, 500 sont demeurées sans réponse, surtout en Afrique.Bon nombre de ces absences sont dues à des refus de visas de la part du Canada, dont les mesures de sécurité ont été resserrées depuis quelques années.Des visas auraient même été refusés à des fonctionnaires béninois, selon la chaîne de radio française RFI.Le commissaire général de l\u2019événement, Michel Audet, a refusé d\u2019émettre une opinion dans l\u2019attente des chiffres officiels de la part du ministère fédéral de l\u2019Immigration.Un certain nombre de ces refus peuvent être dus à d\u2019autres causes, dit-il.La seconde résolution revendique le multilinguisme, à savoir la reconnaissance du Ce premier forum marque la naissance d\u2019«une Francophonie plus engagée et plus confiante en elle-même» français et des autres grandes langues internationales autres que l\u2019anglais dans les organisations internationales, les échanges culturels, le commerce international ou la publication de recherches scientifiques.Le multilinguisme a été un thème majeur de discussions toute la semaine.Les participants ont notamment proposé de ne jamais accorder à l\u2019anglais le monopole dans l\u2019enseignement des langues secondes et de lier l\u2019enseignement du français en Afrique à celle des langues locales.Les principales centrales syndicales québécoises ont aussi profité de ce Forum pour nouer des liens avec leurs homologues du monde francophone et échanger sur les moyens d\u2019assurer le respect au travail des langues nationales.Appelée à commenter devant les participants les débats de ce Forum, notre consoeur Denise Bombardier a affirmé que la Francophonie avait subi un «lifting».Elle a cependant réagi contre les discours qui soutiennent que rOIF ne doit pas adopter une attitude défensive.«Il faut être sur la défensive par rapport à cet environnement anglophone, dit-elle.Ne me parlez pas d\u2019une Francophonie molle!» Des participants ont aussi exigé que l\u2019OIF sanctionne les pays qui ne font rien pour la promotion du français.Pour la première fois, à Kinshasa, un rapport permettra de rendre compte de ce que font, ou ne font pas, en la matière les 56 pays membres de l\u2019OIE Un appel diffusé au sommet et signé par des personnalités comme l\u2019écrivaine Antonine Maillet, le chanteur Zachary Richard, le diplomate Jean-Louis Roy et la députée Louise Beaudoin réclame, entre autres, que la Francophonie exige «l\u2019application stricte des législations linguistiques nationales quotidiennement bafouées».Un sujet sur lequel les résolutions du forum sont muettes.Selon Clément Duhaime, «l\u2019OIF n\u2019est pas devenue une agence linguistique, mais le français est maintenant au cœur de sa mission».Le Devoir La Loi sur l\u2019accès à l\u2019information sera révisée Ottawa \u2014 Le Commissariat à l\u2019information du Canada entamera une réforme importante de la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information, mais au moins un détracteur estime que l\u2019agence outrepasse son mandat.Selon la commissaire à l\u2019information, Suzanne Legault, cette réforme se penchera sur les leçons apprises dans cinq autres pays, ainsi que dans diverses provinces canadiennes, pour proposer des mises à jour pour une loi créée bien avant l\u2019apparition d\u2019Internet.«Le Canada dispose d\u2019une véritable occasion, en fait, de se repositionner comme chef de file mondial», a-t-elle déclaré hier après avoir présenté son plan.Mme Legault examinera les lois et régimes juridiques en matière d\u2019informatioq en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, au Mexique, en Nouvelle-Zélande et en Australie pour déterminer si des innovations développées à l\u2019étranger peuvent être importées au Canada.La commissaire devrait consulter les ombudsmen à l\u2019information de ces pays, avant de publier un premier document de travail en septembre, puis de recueillir les commentaires des citoyens avant de présenter ses propositions au Parlement le printemps prochain.La Loi sur l\u2019accès à l\u2019information n\u2019a été modifiée que quelques fois, et toujours de façon mineure, depuis son entrée en vigueur le 7 juillet 1982.Le mois dernier, un groupe d\u2019Halifax a classé le Canada à la 5F place d\u2019un palmarès des pays les plus ouverts en matière de liberté d\u2019information, derrière l\u2019Angola, la Colombie et le Niger.Des demandeurs se sont plaints du fait que le système canadien comprenait de nombreux délais, qu\u2019il permettait des modifications excessives des documents dévoilés et qu\u2019il prévoyait peu de pénalités pour un mauvais fonctionnement.Michael Drapeau, un avocat expert dans ce domaine, soutient quant à lui que M\u201c® Legault n\u2019a pas de mandat légal pour réviser la loi et devrait s\u2019en tenir à répondre aux plaintes, plutôt que de dépenser des ressources publiques déjà réduites en vue de faire la promotion de changements.M.Drapeau croit que la tâche de réforme devrait plutôt être confiée au vérificateur général pour déterminer de quelle manière le système est imparfait, et ce qui est nécessaire pour l\u2019améliorer.John Reid, un ancien commissaire à l\u2019information, a produit une série de propositions détaillées pour modifier la loi, dont plusieurs ont été intégrées au sein de la plateforme du Parti conservateur lors de la campagne électorale de 2006.Le gouvernement Harper a ensuite abandonné la plupart de ces promesses.La Presse canadienne JACQUES NADEAU LE DEVOIR Uex-journaliste de Radio-Canada Pierre Duchesne a officialisé hier sa candidature à Pinvestiture péquiste dans Borduas.L\u2019intégrité de Duchesne attaquée Le PLQ dépose une plainte au Conseil de presse contre le candidat péquiste KATHLEEN LEVESQUE L> ex-journaliste et mainte-' nant candidat pour le Parti québécois Pierre Duchesne a dû défendre son intégrité, hier, alors qu\u2019il lançait officiellement sa candidature à l\u2019investiture péquiste dans la circonscription de Borduas, au sud de Montréal.Le Parti libéral du Québec (PLQ) a porté plainte contre M.Duchesne au Conseil de presse ainsi qu\u2019à l\u2019ombudsman de Radio-Canada quelques minutes avant la tenue de la conférence de presse du nouveau politicien.En après-midi, le rapide passage de Pierre Duchesne du journalisme au monde politique a continué de soulever des doutes, notamment dans les médias sociaux.Pierre Duchesne, qui a vu dans la plainte des libéraux une «manœuvre politique» pour le déstabiliser, a soutenu n\u2019avoir eu aucun contact avec un parti politique pour discuter d\u2019une candidature lorsqu\u2019il était journaliste et analyste politique pour le compte de Radio-Canada.Qr, l\u2019ancien député bloquiste Yves Lessard et possible candidat à l\u2019investi- ture péquiste contre M.Duchesne dans Borduas a affirmé à TVA que dès avril dernier, la circonscription était «réservé» à un professionnel de l\u2019information.Un mois auparavant, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, avait demandé à Pierre Duchesne, devant témoins, si son comté était déjà choisi pour se lancer en politique, comme l\u2019a af- Pierre Duchesne voit dans la plainte des libéraux une «manœuvre politique» pour le déstabiliser firmé M.Legault sur Twitter.Radio-Canada n\u2019a pas souhaité commenter la situation.«M.Duchesne n\u2019est plus à l\u2019emploi de Radio-Canada; ce départ a été annoncé le 5 juin dernier», a rappelé Nathalie Moreau, porte-parole de la société d\u2019Etat.«La suite de sa carrière ne concerne que lui.Quelles qu\u2019aient pu être les intentions de M.Duchesne quant à son avenir professionnel ou politique, il n\u2019en a pas informé Radio-Canada », a-t-elle ajouté.De son côté, l\u2019ancien journa- liste maintient tout de même sa version des faits, c\u2019est-à-dire qu\u2019il a pris sa décision après avoir reçu un appel de Pauline Marois la semaine dernière.Mais voilà que cette dernière a affirmé que le PQ avait ciblé Pierre Duchesne depuis déjà quelques mois.Pour le PLQ, la situation ne fait aucun doute.Le directeur général Karl Blackburn, qui signe la plainte, affirme que M.Duchesne aurait contrevenu aux règles déontologiques de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec ainsi qu\u2019aux normes et pratiques journalistiques de fedio-Canada.Selon les libéraux, Pierre Duchesne «s\u2019est retrouvé dans une situation de conflit d\u2019intérêts grave » puisqu\u2019il exerçait ses fonctions de journaliste et d\u2019analyste tout en étant en discussion avec le PQ pour être candidat lors de la prochaine élection générale.«L\u2019idée qu\u2019une figure importante de l\u2019information ait été en onde à critiquer les partis politiques alors qu\u2019elle avait elle-même la volonté d\u2019en découdre comme candidat lors d\u2019une élection est extrêmement troublante et soulève des doutes sur son éthique et son impartialité», écrit M.Blackburn.La réplique de Pierre Duchesne a été cinglante en conférence de presse.«Qui me fait des leçons d\u2019éthique?[.] Moi, je n\u2019ai jamais eu de deuxième salaire caché pendant 10 ans.[.] Moi, je n\u2019ai pas eu de rencontres avec des collecteurs de fonds qui ont été arrêtés par la police par la suite.On veut aller sur le chemin de l\u2019éthique ?Bienvenue.Je suis très à l\u2019aise», a lancé M.Duchesne.Ce dernier a aussi souligné, en parlant de lui à la troisième personne, que ses compétences auraient très bien pu intéresser les adversaires du PQ.«J\u2019ai l\u2019impression que François Legault aurait bien aimé avoir Pierre Duchesne comme candidat.J\u2019ai l\u2019impression que M.Charest aurait bien aimé avoir Pierre Duchesne comme candidat», a-t-il affirmé.M.Duchesne a toutefois fait sa profession de foi souverainiste en soulignant que le Québec était sa «passion emmaillée au cœur».Le Devoir TARIFS ESTIVAUX À PARTIR DE 189 f *Par nuitée, en occupation double, dans une chambre Fairmont.Taxes en sus.Youfllil^ S- «î VERTE Un été parfait.Si facile d accès.Cet été, vos plus beaux souvenirs de vacances naîtront ici même, sous le charme d\u2019un service attentionné, d\u2019une table exquise et de petites douceurs essentielles à des nuits remplies d\u2019un sommeil réparateur.Venez découvrir nos nombreuses activités dans un cadre enchanteur : soirée d\u2019observation astronomique, golf de 27 trous, piscines et bains tourbillons extérieurs chauffés, casino, spa, promenade en calèche gratuite, tennis, mini golf, excursions aux baleines et plusieurs autres.RÉSERVATIONS 1 800 441 1414 ou fairmont.com FAIRMONT LE MANOIR RICHELIEU I HÔTEL ~ CASINO ~ SPA ~ GOLF A 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 7 ET DIMANCHE JUILLET 2012 ACTUALITES SEVICES SEXUELS Sainte-Croix veut faire prolonger le processus d\u2019indemnisation Montréal \u2014 La congrégation de Sainte-Crok a déposé une requête à la Cour supérieure, mercredi, afin d\u2019obtenir une prolongation de sk mois du processus d\u2019indemnisation des victimes de sévices sexuels.La période de mise en œuvre de l\u2019entente devait arriver à échéance sous peu, mais des retards complexes font en sorte que le rythme de traitement des demandes est plus long, notamment parce que les victimes se manifestent lentement et que plusieurs vérifications doivent être effectuées.En vertu de la demande soumise, les dossiers devraient tous être complétés le 28 février 2013.La plupart des réclamations ont été déposées par l\u2019entremise des représentants des victimes, notamment.Mais les démarches requises pour valider chacune des réclamations auprès de services d\u2019archives prolongent le processus.En octobre 2011, la congrégation de Sainte-Croix a ac- cepté de verser 18 millions aux victimes du collège Notre-Dame, de Montréal, du collège Saint-Césaire et de l\u2019école Notre-Dame, de Pohé-négamook.Cet accord a été rendu possible à la suite d\u2019une série de révélations et les témoignages, parfois pénibles, de victimes.C\u2019est un membre de la congrégation religieuse, Wilson Kennedy, qui avait révélé la culture du secret des frères de Sainte-Crok.La congrégation de Sainte-Crok s\u2019est engagée dans une conférence de règlement à l\u2019amiable et a conclu une entente avec les représentants des étudiants ayant fréquenté le collège Notre-Dame entre 1950 et 2001, le collège Saint-Césaire entre 1950 et 1991 et l\u2019école Notre-Dame entre 1959 et 1964 qui ont été agressés sexuellement par un membre de la communauté ou un laïc durant leurs études.La Presse eanadienne Accident de travail mortel à La Ronde Un employé d\u2019entretien de La Ronde est décédé hier après avoir été happé par un train du manège Le Vampire.Selon la direction de La Ronde, l\u2019homme âgé de 67 ans se trouvait dans une zone restreinte verrouillée lorsqu\u2019est survenu l\u2019incident.« On ne sait pas pourquoi il est entré dans cette zone restreinte verrouillée », a indiqué en point de presse Catherine Tremblay, responsable des communications du groupe SixElags.Le parc d\u2019attraction enquêtera sur cet accident de travail, de même que la CSST.La Ronde restera ouverte au public, mais le manège Le Vampire sera fermé pour une période indéterminée.Le Devoir m i m i i JACQUES NADEAU LE DEVOIR Ce sont 173 580 ouvriers qui pouvaient changer d\u2019aiiégeance syndicate, mais seuiement 23851 se sont prévaius de ieur droit de vote.ALLÉGEANCE SYNDICALE La FTQ-Construction et le Syndicat de la construction gagnent des membres LIA LEVESQUE La ETQ-Construction et le tout petit Syndicat québécois de la construction (SQC) sortent grands gagnants du vote de changement d\u2019allégeance syndicale dont les résultats ont été finalement dévoilés, hier, par la Commission de la construction.La ETQ-Construction, qui représentait 42,9% des ouvriers avant ce scrutin, en représente maintenant 43,9%.Plusieurs s\u2019attendaient pourtant à ce que le nombre de ses membres baisse, compte tenu de la mauvaise presse dont elle a été l\u2019objet, ces dernières années, de ses frictions avec la ministre du Travail Lise Thériault, et le fait qu\u2019elle ait été montrée il I !.¦n ^^*11 I 1 w « 11 1 I uu!|i£.wjyiii w À PARÏIRD[ $1 99,000 JUSQU'À $2.5 MILLIONS RURLAUDLSVLNÏLS 1R5UNVFRSIY heu[][s o'ouv[[]iu[][ : (EN FACE OEPLAC VILLE-MARIE) LONOI AU VENOREOI 12U-19U ri fl oflfl rini SAMEDI &0IMANCUE11U-1IU !)l4.Z44.!)/o/ AUSSI sur rendez-vous du doigt pour la fermeture de chantiers de construction, l\u2019automne dernier.Les trois autres organisations syndicales de la construction ont perdu des membres, à savoir le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction, dit l\u2019International (de 26,1 à 24,4%), la CSN-Construction (de 10,6 à 8,6%) et la CSD-Construction (de 14,1 à 12,7%).La CSN-Construction, qui était au quatrième rang sur cinq, tombe même dernière, étant maintenant devancée par le Syndicat québécois de la construction, qui a vu ses effectifs croître de 6,3 à 10,4%.Au cours d\u2019une rencontre avec la presse pour commenter les résultats, le directeur général de la ETQ-Construction, Yves Quellet, s\u2019est montré enchanté des résultats.«La FTQ-Construction a toujours été la plus grande centrale, va continuer de l\u2019être encore et on est encore plus grand qu\u2019on l\u2019était Mer», a-t-il résumé.11 se dit d\u2019autant plus «heureux» de ses gains qu\u2019il y a eu «beaucoup d\u2019acharnement» contre la ETQ-Construction ces dernières années, ce qui ne semble pas avoir affecté la confiance des travailleurs envers son organisation.Pourtant, en vertu de la nouvelle loi, la ETQ-Construction ne pourra même plus faire du placement de main-d\u2019œuvre sur les chantiers, ce qui était l\u2019une de ses grandes forces.«Ce sont les travailleurs qui expriment leur choix, hein ?Si les travailleurs avaient été d\u2019accord avec ce qui a été mis de l\u2019avant par le gouvernement, bien ils auraient voté ailleurs.Mais ceux qui sont restés chez nous sont restés et il y en a même des nouveaux: 1 %, c\u2019est beaucoup dans l\u2019industrie de la construction [.] », s\u2019est félicité M.Quellet.Donald Eortin, le directeur général du Conseil provincial, qui a, lui, perdu des membres, explique la montée du tout pe- En vertu de la nouvelle loi, la FTQ-Construction ne pourra même plus faire du placement de main-d\u2019œuvre sur les chantiers tit Syndicat québécois de la construction par le fait que, comme il offre peu de services à ses membres, comparativement aux grandes organisations, ses cotisations syndicales sont moins élevées.«L\u2019annonce, par le gouvernement, de l\u2019abolition du placement syndical a probablement incité certains travailleurs à dire: \u201cà partir du moment où mon syndicat ne peut plus me placer, je vais aller là où ça coûte le moins cher\u201d.» Tout comme M.Quellet, M.Eortin ne croit pas que le fait que ces deux organisations syndicales \u2014 qui représentent ensemble environ 70% des ouvriers \u2014 aient été montrées du doigt pour la ferme- ture des chantiers de construction, l\u2019automne dernier, leur ait nui.La ETQ-Construction a au contraire vu ses effectifs croître, alors que le Conseil provincial a vu les siens diminuer.Avec un brin de sarcasme, M.Eortin se réjouit du fait que «les syndicats qui se sont collés à la ministre [du Travail Lise Thériault] se sont plantés ».11 fait ainsi allusion au fait que la CSN et la CSD-Construction, qui approuvaient la loi 33 qui a aboli le placement syndical, ont toutes deux perdu de§ membres.A l\u2019opposé, tant le Conseil provincial que la ETQ-Construction contestent cette loi, le premier devant la Cour supérieure, le second devant le Bureau international du travail.Le vote de changement d\u2019allégeance syndicale, qui aura désormais lieu tous les quatre ans en vertu de la nouvelle loi, s\u2019est tenu par la poste pour la première fois.En fait, 173580 ouvriers pouvaient changer d\u2019allégeance syndicale, mais seulement 23851 se sont prévalus de leur droit de vote.Le vote a eu lieu alors qu\u2019un conflit de travail frappe la Commission de la construction, chargée de superviser le scrutin.Les 600 employés de la CCQ sont en grève depuis plus d\u2019un mois; ils sont membres d\u2019un autre sjmdi-cat affilié à la ETQ.La Presse eanadienne La Cour suprême définit ce qu\u2019est une organisation criminelie STEPHANIE MARIN à Ottawa Les policiers qui cherchent à coffrer les membres des organisations criminelles auront désormais la tâche plus facile : la Cour suprême vient d\u2019alléger la preuve qu\u2019ils doivent recueillir en définissant de façon plutôt souple ce qu\u2019est un groupe criminalisé.Le plus haut tribunal du pays a rendu un jugement unanime hier qui fera jurisprudence puisque c\u2019est la première fois qu\u2019il se prononce sur la définition d\u2019une «organisation criminelle».Une définition qui permettra plus d\u2019arrestations, croit le criminaliste Robert La Haye.C\u2019est en se penchant sur le cas du trafiquant de drogue montréalais Carmelo Venneri que la Cour a rendu cette décision-clé.L\u2019homme avait été arrêté en 2006 dans le cadre de l\u2019opération policière Piranha avec des membres d\u2019un important réseau de trafic de stupéfiants.Même si elle a finalement conclu que Carmelo Venneri ne faisait pas partie d\u2019une organisation criminelle, c\u2019était là l\u2019occasion pour la Cour de préciser la définition et de mettre fin à des années de décisions contradictoires rendues par les tribunaux inférieurs.Selon la Cour, pour conclure à l\u2019existence d\u2019une organisation criminelle, il faut qu\u2019il y ait un certain niveau de structure et d\u2019organisation, mais pas besoin d\u2019avoir un système complexe comme celui de la mafia ou des Hells Angels pour satisfaire la définition du Code criminel.Au moins trois personnes doivent être impliquées.Et il faut aussi une certaine continuité dans le temps : quatre personnes qui se sont mises ensemble, pour une seule occasion, afin de commettre un vol de banque, ne pourraient constituer une « organisation criminelle ».C\u2019est justement parce qu\u2019il corrige le tir en assouplissant les exigences de «structure» ou d\u2019«organisation» du ^oupe criminalisé dictées par les tribunaux inférieurs que ce jugement est important «Les tribunaux ne doivent pas limiter le champ d\u2019application de la déjînition législative au modèle stéréotypé du crime organisé \u2014 c\u2019est-à-dire au modèle très complexe, hiérarchique et monopolistique», écrit le juge Morris Eish au nom de la Cour.«Certaines entités criminelles qui ne correspondent pas au paradigme classique du crime organisé peuvent néanmoins, en raison de leur cohésion et de leur longévité, représenter le genre de menace très sérieuse visée par le régime législatif.» En gros, il n\u2019est «pas nécessaire de faire partie d\u2019un groupe notoire qui fait partie de l\u2019encyclopédie des groupes de crime organisé reconnus, de façon populaire ou par les tribunaux, de type gang de rue, comme les Hells Angels ou la mafia italienne ou québécoise», explique M® La Haye.Peine plus sévère Une approche souple permet d\u2019accomplir ce que le législateur avait en tête, soit de punir plus sévèrement le crime organisé, parce qu\u2019il représente une menace plus sérieuse pour la population, peut-on lire dans le jugement Quant aux policiers, le jugement va les aider à adapter leurs enquêtes, estime M® La Haye.«Ce sera beaucoup plus facile pour les policiers, parce qu\u2019on a clairement défini et on peut aller chercher d\u2019illustres inconnus qui s\u2019organisent entre eux, mais pas forcément depuis des années», souligne-t-il.La définition a son importance, car toutes les condamnations pour gangstérisme comportent des peines beaucoup plus sévères.Celles-ci peuvent aussi être purgées de façon consécutive et non pas concurrente.Quant à Carmelo Venneri, la Cour suprême a néanmoins déterminé qu\u2019il est coupable d\u2019avoir fait du trafic de cocaïne «en association» avec une organisation criminelle, sans toutefois en faire partie.11 agissait comme un «indépendant» qui faisait affaire avec un groupe criminalisé.11 évite ainsi les accusations plus graves portées contre lui.Sa peine de prison de sept ans et trois mois sera vraisemblablement réduite.La Presse eanadienne http://q.cx/3P626 UL CAMPUS EN OR DES PERSONNALITES DE TALENT ET D'EXCEPTION Fière de la réussite de ses étudiants, la communauté universitaire félicite les 7 958 diplômés de l'année 2011-2012.Ce sont 248 doctorats, 2 673 diplômes de 2® cycle et 5 037 diplômes de F cycle qui ont été remis aux finissants et finissantes.Au-delà des chiffres, l'Université Laval tient à rendre hommage à tous ceux et celles qui, par leur talent, leur savoir-faire et leur savoir-être, se sont illustrés au cours de l'année.GABRIEL GODBOUT Maîtrise en administration des affaires - gestion des entreprises PHILIPPE LEMIEUX-MELLOUKI Maîtrise en mathématiques avec mémoire WENDGLOUMDÉ AGNÈS ZABSONRE Doctorat en économique SANDRA ANGERS-BLONDIN Baccalauréat en biologie LEA GOSSELIN Baccalauréat en psychologie FLORE MORNEAU-SEVIGNY Baccalauréat en psychologie ABDOULKADRE ADO Sciences administratives, gestion des affaires et commerce ARASH BAHREMAND Neurobiologie SYLVIE BODINEAU Anthropologie JEAN-MICHEL DUSSAULT Génie mécanique RENEE DUPUIS Avocate et essayiste JACQUELYNNE ECCLES Professeure à l'Institut pour la recherche sociale de l'Université du Michigan ODILE EISENSTEIN Directrice de recherche classe exceptionnelle du CNRS JACQUELINE FAWCETT Professeure titulaire au Collège des soins infirmiers et des sciences de la santé de l'Université du Massachusetts VALENTIN-YVES MUDIMBE Universitaire, poète, romancier et essayiste PIERRE H.LESSARD Président exécutif du conseil d'administration de Metro inc YVON MARTEL Chercheur, gestionnaire et scientifique en chef.Affaires internationales.Agriculture et Agroalimentaire Canada WILLIAM REES Professeur émérite à l'Université de la Colombie-Britannique, écologiste et économiste MARK A.WAINBERG Professeur et directeur du Centre SIDA de l'Université McGill UNIVERSITÉ LAVAL A 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 7 ET L\u2019AFGHANISTAN Une armée afghane aux compétences incertaines Leur mission de combat étant terminée, les militaires canadiens s\u2019affairent, non sans difficulté, à former les soldats, policiers et médecins afghans de demain MARIE VASTEL à Kaboul, Afghanistan La formation de l\u2019armée nationale afghane (ANA) va bon train.Si bien que l\u2019objectif fixé par l\u2019OTAN est déjà atteint: l\u2019ANA compte quelque 197 000 membres, alors qu\u2019à compter de 2014 les forces internationales n\u2019en subventionneront que 195000.Mais les recrues sont-elles toutes du calibre espéré par l\u2019OTAN ?Sur ce plan, le bilan est moins reluisant.Au quartier général de la mission de formation de l\u2019OTAN en Afghanistan, on s\u2019enorgueillit d\u2019avoir entraîné et équipé autant de soldats.Officiellement, oui, ils sont tous à la hauteur.Mais officieusement, certains soldats chargés d\u2019entraîner les Afghans ne sont pas aussi optimistes.Premier hic : en guerre depuis des décennies, bien des Afghans estiment qu\u2019ils savent déjà se battre et n\u2019ont rien à apprendre en la matière.«C\u2019est un peu difficile parce qu\u2019ils n\u2019acceptent pas de blâme pour quoi que ce soit.Ils aiment faire porter la faute aux autres», note par ailleurs le colonel Rory Radford, qui dirige les opérations au Camp Black-horse \u2014 où une centaine de soldats canadiens entraînent des milliers d\u2019Afghans.Les difficultés sont aussi d\u2019ordre culturel.Au départ, 11 était difficile de commencer les cours à l\u2019heure prévue.«Es arrivaient à temps, mais n\u2019allaient pas immédiatement à la formation.» SI ce problème s\u2019est résorbé, d\u2019au- tres subsistent.Les jours de pale, bon nombre de recrues disparaissent \u2014 les groupes diminuent parfois de moitié.L\u2019espace d\u2019une journée, parfois plus.Le temps d\u2019aller porter les sous à leur famille.Et pendant le mois du ramadan, le tiers des soldats peuvent s\u2019absenter.«Si les soldats sont ici et qu\u2019ils participent à l\u2019entraînement, la qualité des soldats est bonne», plaide le colonel Radford.Mais certains des soldats canadiens à qui est confié l\u2019entraînement ne posent pas le même constat.«Pas à la hauteur de mes standards à moi, en tout cas», laisse tomber l\u2019un d\u2019eux.Défi ethnique En vertu des règles établies par les Afghans, personne n\u2019échoue à la formation de base de neuf semaines qu\u2019offi*ent les troupes canadiennes au camp Blackhorse.Les soldats peuvent s\u2019absenter, avec ou sans permission, pendant 30 jours.Au-delà, leur salaire est coupé.Mais rien n\u2019empêche qu\u2019ils reviennent en poste par la suite, reconnaît le colonel Radford.Quand on lui demande si plusieurs Afghans abandonnent leur entraînement à ml-par-cours, 11 se fait peu loquace.L\u2019armée canadienne n\u2019a pas \u2014 ou ne fournit pas \u2014 de données sur le nombre de déserteurs.Des observateurs estiment cependant que FANA perd des soldats au profit des talibans, qui récupèrent certains de leurs hommes s\u2019étant fait passer pour de simples citoyens désireux de s\u2019enrôler.Là encore, le colonel Radford a peu de commentaires.Il refuse de se prononcer sur le L\u2019armée nationale afghane compte quelque 197 000 membres.Mais à compter de 2014, les forces internationales ne subventionneront recrutement d\u2019ex-talibans qui disent vouloir se repentir.«Le gouvernement [afghani a un programme de réinsertion de talibans, mais c\u2019est bien au-dessus de moi», se défend-il.Quant aux attentats perpétrés par des individus en uniforme de l\u2019armée ou de la police que rapportent les manchettes internationales, ce sont de simples querelles entre recrues, avance-t-il.La composition ethnique de l\u2019Afghanistan constitue un autre défi.La majorité pachtou doit composer avec plusieurs minorités ethniques, Tadjiks, Hazaras, Ouzbèks, Turkmènes, et autres.Puisque le gouvernement afghan s\u2019est engagé à faire une place à chacun de ces groupes, le recrutement de l\u2019armée et de la police s\u2019en trouve compliqué.Car les Afghans tiennent à respecter à la lettre ce principe.«Ce qui rend les choses un peu difficiles.Car selon nous, ils prennent cela un peu trop à la lettre et ils ne devraient pas être si contraignants quant aux taux d\u2019acceptation», note la colonelle Josée Robidoux, commandante de la formation de l\u2019armée.Résultat: des individus qui obtiennent une note supérieure à l\u2019examen d\u2019entrée pourraient être exclus de l\u2019AN afin de permettre le recrutement de membres d\u2019un autre groupe ethnique.La colonelle Robidoux dit cependant douter que ce scénario se soit produit, puisque l\u2019OTAN recrutait depuis deux ans en grande pompe afin de créer une armée locale.D\u2019ici 2014, les forces de l\u2019armée afghane, qui compte aujourd\u2019hui 197 000 membres, seront réduites à quelque 195000.Comment?Nul ne le sait.On verra.Le chiftre a été établi par les Américains, en fonction de l\u2019argent nécessaire \u2014 et disponible \u2014 pour les payer, les loger, les nourrir, maintenir leur équipement en bon état, etc.Dans moins de deux ans, les Canadiens auront quitté le camp Blackhorse.Le sort du centre d\u2019entraînement repose entre les mains du gouvernement afghan, et des sous dont 11 disposera pour poursuivre l\u2019entraînement et le recrutement de son armée.Pour faire accepter aux Canadiens la plus récente prolon- ANJA NIEDRINGHAUS ASSOCIATED PRESS Un soldat afghan de la province de Lohar.Son casque arbore un petit poème d\u2019amour envers son pays.gatlon de la mission en Afghanistan (la 4® depuis 2002), le gouvernement fédéral martèle, à Ottawa, que l\u2019armée canadienne y défend désormais un objectif pacifique: doter les troupes afghanes des outils nécessaires pour se défendre elles-mêmes.Mais à plus de 10000km de là, les soldats, eux, ne sont pas enchantés.«Ce n\u2019est pas pour ça que je me suis enrôlé», déplore l\u2019un d\u2019eux, qui explique qu\u2019il s\u2019est fait soldat pour se battre, pas pour être enseignant.Le Devoir Le voyage de familiarisation à Kaboul a été payé par le ministère de la Défense.Difficile de faire respecter la loi quand elle n\u2019existe pas encore ALLAUDDIN KHAN ASSOCIATED PRESS Une cérémonie de collation des promotions de policiers afghans, en 2010, à Kandahar.Le Canada, au sein de la Force internationale d\u2019assistance à la sécurité (FIAS), aura doté l\u2019Afghanistan d\u2019ici 2014 de quelque 157 000 policiers.MARIE VASTEL à Kaboul, Afghanistan Comment mettre sur pied une force policière dans un pays qui ne connaît pas la règle de droit?Et dont la population, analphabète, ne pourra déchiffrer les lois quand celles-ci auront été énoncées par le gouvernement?Voilà la question que tente de résoudre l\u2019armée canadienne à Kaboul.Le Canada, au sein de la Eorce internationale d\u2019assistance à la sécurité (EIAS), aura doté l\u2019Afghanistan d\u2019ici 2014 de quelque 157000 policiers.La cible est presque atteinte, en ce qui a trait à l\u2019entraînement de ces agents de la paix \u2014 ils sont environ 150000 à avoir terminé leurs cours.Mais la technique de formation aura requis quelques ajustements, puisque la vaste majorité des conscrits \u2014 85% \u2014 est analphabète.Pour pallier le faible taux d\u2019alphabétisation, les Canadiens enseignent à leurs recrues en se servant d\u2019images ou de pictogrammes.Or, dans un pays où à peine 28% de la population sait lire et écrire (43% des hommes, 12,6% des femmes, selon le CIA Eactbook), faire respecter le droit dans les rues afghanes sera une tout autre affaire.Qui plus est, ce droit, il n\u2019a pas encore été érigé par les dirigeants afghans.« Quand vous n\u2019avez pas les lois de base à partir desquelles travailler, comment est-ce que vous apprenez à un agent de police à appliquer cette loi?», explique le capitaine Haydn Edmundson, qui dirige la formation de la Police nationale afghane (ANP) au quartier général de la mission d\u2019entraînement de l\u2019OTAN.C\u2019est que le ministère de Injustice d\u2019Afghanistan n\u2019a pas encore promulgué les lois du pays.Jusqu\u2019à présent, c\u2019est la loi de la charia qui prévalait et cette dernière est toujours utilisée dans les villages et les régions rurales.«Et cela fonctionne.Mais quand on se retrouve dans les régions principales, où on a affaire aux drogues, aux crimes sexuels et autres, c\u2019est une loi complètement différente», note le capitaine Edmundson.Et puisqu\u2019une infime partie de la population sait lire, difficile pour les agents de police de faire respecter des lois que les citoyens ne connaissent pas ni ne comprennent.L\u2019analphabétisme est un défi de taille pour les forces internationales.Du côté des forces policières, le capitaine Edmundson estime que dans une génération, l\u2019Afghanistan pourra compter sur une «force policière nationale avec un taux d\u2019alphabétisation raisonnable».Au sein de l\u2019Armée nationale, les recrues suivent au moins une heure de cours de langue par jour.L\u2019objectif: une armée dont le degré d\u2019alphabétisme correspond à trois ans de primaire.Il faut aussi démontrer aux Afghans qu\u2019une force policière est tout aussi nécessaire qu\u2019une armée.Et que ces rôles sont différents.«La réalité, c\u2019est qu\u2019ils se considèrent tous comme des soldats pour leur pays.C\u2019est un changement difficile que nous devons effectuer», explique le capitaine Edmundson.Le Devoir DIMANCHE 8 JUILLET 2012 A 7 DE DEMAIN Le sort des prisonniers laissé aux Afghans Le Canada en Afghanistan ^ A À \tV '\tVOff \\yww.artduchi.com/centrepb ^\u2018 À\tV\t/ L'ART D,u CHI \"13 *!^i^\t^ s\t.Méthode Stévanovitch - *¦' une tradition miHéhaire, des exercices doux mais ' \u201e\t.V' ' intenses, un travail sur soi, sur sa (ia) nature et notre liberté ^4\u201c S^GE D\u2019ÉTÉ ^ofu /4 juillet au 'd 'août ~ \u2018\t*.:(durëe du séjour au choix) i De vraiks vacances, en p/eine nature, en Estriej*^\t^ - >> iL\tr \" ' A) Nd y f' .r\u2019 /jjfji ¦\t-.t.¦ r CENTRE PIERRE BOOGAÊRTS CEKITHE VLADY STÉVANOVITCH au Québec Abat-jour Illimités LAMPSHADES Obtenez 15% de rabais ! 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traditionnels dès 2013.Certains s\u2019inquiètent toutefois du déboisement qui sera effectué pour mener ces tests.Selon ce qu\u2019a expliqué hier Dave Pépin, vice-président aux affaires corporatives et chef des finances de Junex, il faut absolument passer par une première étape de levés sismiques afin de déterminer où doivent être forés les puits exploratoires.Car même si on sait que la formation géologique du Macasty contient du pétrole, il faut être en mesure de déterminer le meilleur endroit pour tenter de préciser le potentiel.Si tout se passe bien pour la société spécialisée dans l\u2019exploration pétrolière et gazière, on espère forer des puits conventionnels l\u2019an prochain.M.Pépin a d\u2019ailleurs tenu à préciser qu\u2019il n\u2019était pas question de forages horizontaux ni de fracturation.Mais selon ce qu\u2019a déjà fait valoir la direction de Pétrolia \u2014 qui possède elle aussi des permis d\u2019exploration sur Anticosti \u2014, il est probable que les pétrolières devront recourir à la fracturation pour extraire l\u2019or noir du sous-sol de l\u2019île.Cette méthode n\u2019a jamais été utilisée au Québec et n\u2019a fait l\u2019objet d\u2019aucune évaluation environnementale.Selon ce qu\u2019ont indiqué certaines sources au Devoir, les opérations de levés sismiques des prochaines semaines nécessiteront un certain déboisement de couloirs afin qu\u2019il soit possible de progresser avec l\u2019équipement.Ainsi, il serait question de déboiser sur une largeur de trois mètres et une longueur totale de 150 kilomètres.Tous les 60 mètres, un trou de huit mètres de profondeur devrait être creusé afin de mener les opérations.On mobilisera aussi un hélicoptère pour transporter le matériel.Certains citoyens s\u2019inquiètent des perturbations qu\u2019entraînent ces opérations.Il n\u2019a pas été possible hier de rejoindre la mairie de Port-Menier pour obtenir des réactions.Junex contrôle près de 945 kilomètres carrés de permis sur la plus grande île du Québec.Ceux-ci longent la rive sud d\u2019Anticosti.Le sous-sol de ses cinq permis pourrait contenir pas moins de 12,2 milliards de barils de pétrole, selon la «meilleure estimation » inscrite dans un rapport publié en septembre dernier et produit par Ne-therland, Sewell and Associates, une firme d\u2019ingénierie basée au Texas.Au total, le sous-sol d\u2019Anticosti pourrait receler au moins 40 milliards de barils de pétrole.Hydro-Québec contrôlait, jusqu\u2019en 2008, la majorité des permis sur l\u2019île.Ceux-ci ont été cédés à Pétrolia pour un montant qui n\u2019a jamais été rendu public.Les entreprises qui contrôlent les permis doivent débourser 10 C l\u2019hectare chaque année pour conserver leurs droits d\u2019exploration exclusifs.Le Devoir Les célébrations du centenaire du Stampede de Calgary sont lancées Calgary \u2014 Des centaines de milliers de personnes ont pris d\u2019assaut les rues de Calgary, hier, pour assister au défilé d\u2019ouverture des festivités du centenaire du Stampede.Des fanfares, des chars allégoriques et des centaines de chevaux faisaient partie du cortège long de quatre kilomètres, qui déambulait dans les rues du centre-ville.Le défilé donne le coup d\u2019envoi à dix jours de festivités et de rodéo, et était dirigé cette année par le chanteur de country Ian Tyson.Bob Johnson, le vice-président du Stampede de Calgary, a soutenu que l\u2019événement était une excellente façon de réunir sur un même pied d\u2019égalité des personnes de tous les horizons, les participants aux festivités troquant leur tenue habituelle pour chausser bottes de cowboy et chapeaux.Le premier ministre Stephen Harper a lancé les festivités en félicitant les organisa- teurs pour le «meilleur spectacle en plein air du monde».Cet événement célébrant la vie de cow-boy attire près d\u2019un million de visiteurs chaque année dans la ville albertaine.Pendant le Stampede, les meilleurs athlètes de rodéo internationaux s\u2019affronteront jusqu\u2019à l\u2019événement ultime du dimanche 15 juillet.Des concerts des Beach Boys, Garth Brooks, Brad Paisley et Johnny Reid sont prévus.Jeudi, un grand spectacle de musique country en français a été présenté à Calgary pour souligner le 100® anniversaire du Stampede.Les têtes d\u2019affiche étaient Cryptai Plamondon, Gildor Roy, Eric Lapointe, Lisa LeBlanc, Renée Martel et les Porn Flakes.Le spectacle a été enregistré pour diffusion sur les ondes d\u2019Espace Musique, hier soir, et à la télévision de Radio-Canada, dimanche soir.La Presse canadienne AUœ hop! Qraiit accompagné Sa^-Cultiue Afrique du Sud Allez.pop! Petit groupe du 03 au 18 novembre 2012 Prix : 5755$ tout inclus sauf deux repas.Grcuit îles-de-la-Madcleine du 13 au 18 août Prix : 1799$ aller en avion / retour en autobus.wvvw.aUezhop.com 1655 Amherst, Montréal \u2022 514-528-9091 \u2022 1-888-528-9091 suivez-nous sur Facebook permis du Qc induant les frais de l\u2019OPC de .296 A: !l)e/ poudri^ Wi'/'il ifili idr ¦ ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Ce bâtiment historique de Verdun a été reconverti en condominiums dont les principaux résidants sont d\u2019origine russe et slave.Un lieu, un nom Usine à munitions pour retraités slaves On passe devant, on roule dessus, on s\u2019y rend tous les jours : ces places, ces rues, ces villages ont des noms parfois charmants qui cachent une histoire souvent insoupçonnée.Tout l\u2019été, nous partons à la découverte non pas des lieux, mais de leur toponyme.RAPHAEL DALLAIRE EERLAND Dans une rue dite de la Poudrière, on s\u2019attendrait à retrouver l\u2019un de ces anciens bâtiments de pierre dans lesquels on stockait la poudre à canon, et qui proliféraient sur les côtes, les caps et les forteresses du Canada au temps des grands duels entre Français et Britanniques.Mais cette route circulaire qui abrite un secteur résidentiel paisible de Verdun a plu-tôt été baptisée d\u2019après une usine d\u2019armement datant de la Première Guerre mondiale.Après avoir survécu au feu et à plusieurs changements de vocation, ce qui reste du bâtiment historique a été reconverti en condominiums aujourd\u2019hui habités par des Russes et des Européens de l\u2019Est.Qn a donc affaire à une erreur étymologique ou à une licence poétique de la part de la Commission de la toponymie qui a baptisé la rue en 1991, puisque le mot «poudrière» signifie un entrepôt à poudre plutôt qu\u2019une usine.Curieusement, Le Petit Robert donne aussi comme définition: «lieu où règne une effer- vescence permanente susceptible d\u2019engendrer des incidents violents».Loin de la «poudrière» du centre-ville de Montréal, ce quartier situé près de la station de métro LaSalle est un «monde à part», aux dires d\u2019Yvan, un septuagénaire qui, après y avoir vécu pendant plus de 25 ans, se présente comme Y «ange gardien» du coin.Situé au 425 rue de la Poudrière, le bâtiment éponyme Le conseil municipal de Verdun vogue à contre-courant en votant une série de mesures qui plongent la ville dans l\u2019effort de guerre nous ramène au temps où la Grande-Bretagne entraînait son dominion dans la Grande Guerre, où le fondateur du Devoir, Henri Bourassa, défend l\u2019indépendance du Canada tandis que des militaires ontariens tuent quatre piétons québécois lors d\u2019une manifestation contre la conscription à la place D\u2019Youville, à Québec.Alors que le faible enrôlement des Canadiens français traduit leur indifférence quant au conflit européen, le conseil municipal de Verdun vogue à contre-courant en votant une série de mesures qui plongent la ville dans l\u2019effort de guerre.Parmi celles-ci, on accorde à la British Munitions Company un permis pour la construction d\u2019une manufacture de munitions au coût de 175000$ \u2014 c\u2019est ladite « poudrière ».D\u2019après l\u2019historien Denis Gravel, l\u2019usine compte 4000 employés, essentiellement des femmes du sud-ouest de l\u2019île de Montréal, et aura produit, à la fin de la guerre, plus de huit millions de détonateurs ainsi qu\u2019une grande quantité de poudre explosive destinés à l\u2019effort de guerre allié.Le bâtiment est acheté par Dominion Textile en 1919 avant d\u2019être restitué à sa fonction originelle, entre 1940 et 1945, sous le nom Defence Industries Limited.«L\u2019usine a passé au feu dans les années 1970.On s\u2019est ensuite servi des terrains pour construire un bâtiment résidentiel», précise Gilles Lepage, de la Société d\u2019histoire et de généalogie de Verdun.La portion subsistante a été rénovée dans le respect de l\u2019architecture originale : on y retrouve toujours une tour d\u2019angle à l\u2019italienne ainsi qu\u2019un mur de façade en dents de scie.Il s\u2019agit d\u2019un clin d\u2019œil au plafond d\u2019origine, construit pour être résistant aux chocs extérieurs tout en étant fragile de l\u2019intérieur; une explosion de poudre aurait littéralement fait s\u2019ouvrir les toits pour laisser la déflagration monter vers le ciel plutôt qu\u2019à l\u2019horizontale sur les structures et les gens.Dans le hall d\u2019entrée, la liste des résidants suit un profil singulier: Brodowska, Carabulea, Prisselkov, Sokolenko ; une quarantaine de noms, tous aux saveurs de l\u2019Europe de l\u2019Est.Sur la porte de l\u2019une des chambres, on lit l\u2019inscription « K + M + B + 2012 ».Cette pratique pieuse, observée en Pologne à l\u2019épiphanie, consiste à écrire l\u2019initiale des trois rois mages \u2014 Kaspar, Melchior et Balthazar \u2014 avec une craie bénie à l\u2019église.« C\u2019est l\u2019Association canadienne slave de Montréal qui nous a conduits ici», explique un résidant d\u2019origine polonaise.L\u2019organisme ethnoculturel tient effectivement son siège au 444, place déjà Poudrière.A première vue, ce petit coin de Verdun semble bien trop serein pour être historique.Mais son ancienne manufacture fait de lui un témoin discret du passé militaire des Québécois en plus d\u2019un sanctuaire où Roumains, Hongrois et Slaves cohabitent en paix, loin de la «poudrière des Balkans».Le Devoir Les ministres de l\u2019Éducation ont discuté de mesures contre l\u2019intimidation Haljfax \u2014 Les ministres de l\u2019Éducation du Canada retournaient dans leur province respective, hier, au terme d\u2019une rencontre à Halifax pendant laquelle ils ont notamment discuté des mesures anti-intimidation adoptées par certains d\u2019entre eux.Les discussions ont été présidées par la,ministre néo-écossaise de l\u2019Éducation, Ramona Jennex, et ont porté sur une multitude de sujets, allant de l\u2019intimidation à l\u2019éducation postsecondaire.Mme Jennex a personnellement dirigé les échanges sur les mesures de lutte contre l\u2019intimidation.Elle a expliqué que toutes les provinces et tous les territoires cherchent à combattre ce problème et que les ministres ont pu partager jles idées.La Nouvelle-Écosse, l\u2019Qn-tario et la Colombie-Britannique ont récemment adopté des lois contre le phénomène.La loi néo-écossaise oblige les écoles à recueillir et à analyser des données avant que le gouvernement mette en place des mesures spécifiques pour lutter contre l\u2019intimidation.Les ministres ayant quitté la réunion hier se sont entendus sur le fait que la discussion leur avait permis d\u2019échanger des idées sur la façon de lutter contre l\u2019intimidation, et aux moins deux provinces ont estimé qu\u2019une stratégie nationale ne serait probablement pas la meilleure approche.L\u2019organisme Bullying Canada soutient qu\u2019un enfant sur dix en a intimidé d\u2019autres, tandis que jusqu\u2019à un quart des élèves de la quatrième à la sixième année ont été victimes de ce phénomène.Le groupe de lutte contre l\u2019intimidation cite également une étude canadienne de 2004 parue dans le Journal of Pediatrics qui a permis de découvrir qu\u2019environ un enfant canadien sur sept âgé de 11 à 16 ans subissait de l\u2019intimidation.La Presse canadienne Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clinicienne Adultes \u2022 Couples 25 ANS d\u2019expérience nne ^ Pour annoncer dans ce regrouponent, contactez Jean de Billy au 514 985-3456 : : : jdebilly@ledevoir.com 514*861 *0630 Vieux-Montréal L\u2019ex-juge Delisle demeure déteuu La Cour d\u2019appel a refusé hier la mise en liberté provisoire de l\u2019ex-juge Jacques Delisle à la suite de l\u2019audition de sa requête en appel.L\u2019ancien magistrat a été reconnu coupable du meurtre au premier degré de sa conjointe, Nicole Rainville.Le procureur de l\u2019ex-juge Delisle, M® Jacques Larochelle, s\u2019était efforcé de convaincre le juge Richard Wagner que son client avait un passé irréprochable, qu\u2019il n\u2019y avait pas de risque de récidive et qu\u2019il avait pris soin de sa femme handicapée pendant des années.M® Larochelle soutenait que le verdict rendu par le jury de 12 personnes, le mois dernier à Québec, était «déraisonnable».Le juge Wagner a rejeté les arguments voulant que le jury eût été trop rapide à s\u2019entendre sur un verdict dans cette affaire, affirmant qu\u2019il ne s\u2019agissait pas d\u2019une raison suffisante pour octroyer une libération.La Presse canadienne C+::::::$B TOUS LES VOLS SONT OPÉRÉS PAR \\cORSAm^\\ wmg.ca Tous les passagers vivent l'expérience de la Classe Horizon : Preselection de sièges \u2022 Franchise bagages de 25 kg \u2022 Choix de repas chauds \u2022 Vin au repas \u2022 Boissons non-alcoolisées \u2022 Primeurs cinématographiques \u2022 Coffret pour bébé et pochette pour enfants \u2022 Couvertures \u2022 Prestations de qualité Classe Grand Large Open bar champagne \u2022 Service d'apéritif \u2022 Sièges large avec repose-pied \u2022 inclinaison 120° \u2022 Trousse de confort \u2022 Eaan vidéo individuel \u2022 Restauration savoureuse et raffinée \u2022 Franchise bagages de 40 kg \u2022 Enregistrement et embarquement prioritaires n ** m n n '\ta\tsî II II SS 'I H H 0 K li ! N N If 4pl =#-¦\t#\t\u2019 fe li i n a n J JUSQU'A 7 VOLS PAR SEMAINE DE MONTRÉAL VERS PARIS (ORLY) JUSQU'AU 12 NOVEMBRE 2012 SUR LES AILES DE CORSAIRFLY Aller-retour VOL SEULEMENT ACHAT-RACHAT Pour des séjours de 17 jours et plus Les voitures les mieux équipées sur le marché 38 lieux de livraison en Europe 15 litres de carburant gratuits à la livraison Départ: 16 sept.2012 Retour: 7 oct.2012 par personne \u2022 taxes incluses $ CITROEn HOTELS Plus de 30 hotels et apparthotels de 2,3 ou 4 étoiles disponibles dans tous les arrondissements LOCATION DE VOITURES ET EXCURSIONS AUSSI DISPONIBLES Pour réserver, contactez votre agence de voyages ou visitez Sunwing.ca/fr Prix aller-retour par personne en dollars canadiens incluant taxes et frais relatifs au transport.Les prix varient selon les dates de départ et de retour sélectionnées et la durée du séjour.Prix en vigueur pour les nouvelles réservations seulement et sujets à changement en tout temps sans préavis.En vigueur au moment de Hmpression.Disponibilité limitée.Vols opérés par Corsair.Les prix n'incluent pas les frais de contribution au Fonds dindemnisation des clients des agents de voyages de 2,00$ par tranche de 1 000$ de services achetés.Titulaire d'un permis du Québec.07/07/2012 A 10 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE JUILLET 2012 ACTUALITES CLOCHERS SUITE DE LA PAGE 1 Beaulieu.Elle raconte Thistoire de la guerre de clochers qui a déchiré Trois-Pistoles à Tépoque des patriotes, au milieu du xdv siècle.Histoire locale, histoire politique, histoire économique, La guerre des clochers met en scène les deux partis, celui d\u2019en Bas et celui d\u2019en Haut, représentant d\u2019un côté les notables, de l\u2019autre les paysans, et respectivement installés au bord du fleuve et en haut de la côte.C\u2019est l\u2019époque des patriotes, donc, mais aussi celle de la construction du chemin de fer, et du développement industriel qui a suivi, un peu en retrait de la côte du fleuve où logeaient traditionnellement le seigneur des lieux ainsi que les notables.Une église Un des commerçants du coin, Thadée Beau-chemin, incarné par Jean Marchand, y défend l\u2019idée d\u2019une église du haut de la côte, près de ses commerces et du chemin de fer, tandis que le curé, l\u2019évêché, et le //Ta rkio/'o\tseigneur Rioux souhaitent ^\tquant a eux que I eghse de- La guerre\tmeure en bas, près du fleuve, où sont établies les des clochers\tdemeures des notables.,\t,\t«À Vépoque, l\u2019histoire fai- parie ae\tla manchette des jour- /'rki'i'iirkfinn w uaux.On cn parlait jusqu\u2019en corrupuon »,\traconte Victor- dit Lorraine\tLévy Beaulieu, rencontré dans sa maison de Trois-Pis-Pintal, un\ttôles, au milieu d\u2019une trâlée ., ,\t.\tde chatons nouveau-nés.sujet toujours\tMais la dissidence du brûlant\thaut est si forte que les gens refusent de d\u2019actualité\tfaire baptiser leurs enfants à l\u2019église d\u2019en bas, s\u2019abstien-aujourd\u2019hui\tnent même d\u2019enterrer leurs morts à Trois-Pistoles, raconte l\u2019écrivain.Le curé Mâlo, incarné ici par Marcel Pomerlo, a même dû s\u2019enfuir à quelques reprises parce que les gens couraient après lui pour lui donner la bastonnade ! On dit aussi qu\u2019un mystérieux cheval noir, sans doute le diable lui-même, mené par Thadée Beauchemin, a travaillé à l\u2019érection d\u2019une église en haut de la côte qui n\u2019a même pas encore reçu la bénédiction de l\u2019évêché ! « Cette histoire de cheval noir est présente un peu partout au Québec », raconte Victor-Lévy Beaulieu.Il est bien placé pour le savoir, lui qui a publié, aux éditions Trois-Pistoles, une imposante série de volumes sur les contes, légendes et récits de différentes régions du Québec.La guerre des clochers raconte aussi l\u2019histoire des Malécites, successivement évincés de Ca-couna et de l\u2019île Verte, à travers le personnage de la Squaw, incarné par Marie-Eve Pelletier.A ce sujet, Victor-Lévy Beaulieu précise que cet épisode est survenu « après la chicane qui opposa le Parti d\u2019en bas et le Parti d\u2019en haut.Mais dès 1838, la fin des Amérindiens dans la région des Basques était déjà prévisible ».Ce sont finalement les partisans du Parti d\u2019en haut qui auront gain de cause pour la bénédiction de leur église.Construite sans architecte, celle-ci a été remplacée en 1882 par l\u2019église No-tre-Dame-des-Neiges, qui y est encore aujourd\u2019hui, et où on présentera chaque soir cet été le prologue à La guerre des clochers, avec force effets spéciaux et son et lumière.La chorale locale Car il faut dire aussi que la chorale locale de Trois-Pistoles jouera les chœurs de la pièce, et que six de ses membres seront sur scène en compagnie des comédiens dirigés par Lorraine Pintal.« On a beaucoup aimé travailler avec des gens du coin », raconte Lorraine Pintal, pour qui la collaboration avec Victor-Lévy Beaulieu remonte au montage de la pièce La Corriveau, qui puisait elle aussi dans le patrimoine local de la région.La pièce La guerre des clochers, écrite en 1997, a pour sa part été présentée une première fois à Trois-Pistoles, avec beaucoup de succès.« C\u2019est du théâtre épique », dit Lorraine Pintal, qui reconnaît que le TNM présente peu de pièces de ce genre, inspirées de l\u2019histoire du Québec.Elle croit pourtant qu\u2019il y a un retour au genre.« La pièce La guerre des clochers parle de corruption », dit-elle, un sujet toujours aussi brûlant d\u2019actualité aujourd\u2019hui.La guerre des clochers a déjà été présentée au festival de Tanger, au Maroc.« Et il y a des gens venus de l\u2019Inde qui souhaitaient la monter parce qu\u2019ils vivaient le même genre d\u2019histoire chez eux, des guerres entre différentes religions », raconte Victor-Lévy Beaulieu.Parallèlement, les Productions théâtrales des Trois-Pistoles présenteront aussi cet été la pièce La maison hantée, dont le texte, signé Mathieu Barrette, s\u2019inspire d\u2019une légende locale.On dit en effet qu\u2019à la Pointe-à-la-Loupe, où les pilotes locaux offraient leurs services aux navigateurs étrangers pour braver les eaux parfois dangereuses du fleuve, un pilote est mort au cours d\u2019une bagarre.Son cadavre, enterré sous la maison, aurait ensuite mené un tel boucan qu\u2019il aurait chassé les habitants des lieux.Le Devoir KABOUL SUITE DE LA PAGE 1 pour se rappeler la réalité : pas question de ralentir, encore moins de s\u2019arrêter.La menace est omniprésente.Il reste donc 20 mois aux forces internationales pour s\u2019assurer que les Afghans ont de solides bases pour prendre en main leur destin.Car bientôt, ils seront livrés à eux-mêmes.Seront-ils capables de résister aux insurgés ?« J\u2019aimerais bien vous donner une réponse, car c\u2019est la question que tout le monde me pose », répond un haut fonctionnaire en poste à Kaboul.L\u2019environnement y demeure « extrêmement volatil ».D\u2019un jour à l\u2019autre, la sécurité précaire de la capitale pourrait basculer.« Deux ans, autant cela peut être long, autant c\u2019est un court laps de temps », commente à son tour le brigadier-général John Madower, à la Lorce internationale d\u2019assistance à la sécurité (LIAS).L\u2019ambassade canadienne a d\u2019ailleurs été la cible d\u2019une attaque à la mi-avril, tout comme celle des Etats-Unis.Les insurgés s\u2019étaient postés dans des bâtiments en construction \u2014 il y en a plusieurs à Kaboul, signe que l\u2019économie reprend vie, se réjouit l\u2019Occident.Ils ont envoyé des roquettes dans la « zone verte », qui abrite de nombreuses ambassades et le quartier général de la LIAS.L\u2019armée canadienne et les fonctionnaires vantent le travail des LSNA, qui ont maîtrisé ce jour-là la situation en une vingtaine d\u2019heures.La preuve qu\u2019ils sont en voie de pouvoir protéger eux-mêmes leur pays, plaident-ils tour à tour.Mais dans les rues de Kaboul, on interprète différemment l\u2019incident.Tim Goddard, civil canadien qui mène en Afghanistan un projet financé par l\u2019Agence canadienne de développement international (ACDI), rapporte que l\u2019opinion populaire a plutôt analysé que les insurgés « testaient l\u2019Armée nationale afghane » et le temps qu\u2019elle met pour répliquer à une attaque.Les talibans n\u2019ont pas capitulé.Régulièrement, les médias internationaux font état d\u2019attentats à l\u2019extérieur de la capitale, occupée par une trentaine de bases de l\u2019OTAN et qui représente un petit havre de paix relative au sein d\u2019un pays toujours déchiré par des violences.Un Etat autonome L\u2019objectif du gouvernement afghan n\u2019est d\u2019ailleurs plus de défaire la force insurgée.« Quelle est la définition du succès ?De fournir au gouvernement d\u2019Afghanistan les forces de sécurité capables de défendre sa souveraineté et d\u2019empêcher les insurgés de se trouver des lieux de refuge et ensuite menacer la communauté internationale », explique le major-général Jim Lerron, commandant de la mission canadienne et commandant adjoint de celle de l\u2019OTAN.Pour le moment, l\u2019armée canadienne affirme que les Afghans sont sur la bonne voie.Les forces de la coalition ont déjà entraîné bon nombre de soldats et policiers, au-delà des 352 000 qui seront financés par l\u2019argent interna- Un homme vend des ballons à Kaboul.tional après 2014.Les forces de sécurité afghanes seront-elles assez nombreuses pour empêcher le pays de tomber à nouveau ?Difficile à prédire, réplique-t-on.Et le gouvernement ^ghan saura-t-il financer lui-même armée et police, lorsque l\u2019Occident cessera de payer la facture ?Pas de réponse là non plus.Outre la sécurité, qui pourrait bien basculer lorsque l\u2019OTAN quittera l\u2019Afghanistan, les Afghans s\u2019inquiètent aussi de voir des citoyens déserter.Car lorsque les forces internationales partiront, bon nombre d\u2019Afghans perdront leur emploi.Pour chaque employé de la LIAS, cinq locaux ont aussi un poste.Les ambassades embauchent en outre des Afghans à forfait, tout comme le millier d\u2019organisations non gouvernementales au pays.Des interprètes, des chauffeurs, des cuisiniers, des gardiens de sécurité, bien payés, et qui parlent souvent anglais.Dans les rues, on craint l\u2019exode.Un scénario qui est aussi redouté parmi les classes sociales les plus éduquées, où certains discutent déjà de préparatifs en vue d\u2019envoyer leur progéniture vers l\u2019Europe, ou encore les Etats-Unis ou le Canada, rapporte Tim Goddard.Une « décennie de transformation » De 2014 à 2024, ce sera la « décennie de transformation ».Au terme de cette période, le gouvernement afghan prévoit être autosuffisant.Pour le moment, 80 % de son produit intérieur brut provient de l\u2019aide internationale.Mais cela peut changer, notamment en encourageant des compagnies à investir au pays, estime-t-on à l\u2019ambassade canadienne.Y a-t-il des intéressés au Canada ?Seulement une poignée, reconnaît-on.L\u2019entreprise torontoise Kilo Goldmines était la première, et demeure la seule, à avoir déniché un contrat.Les Afghans devront donc compter encore quelques années sur leurs partenaires internationaux, au-delà du retrait militaire en 2014.Un plan de match qui doit commencer à prendre forme à AHMAD NAZAR LA PRESSE CANADIENNE la Conférence de Tokyo sur l\u2019Afghanistan, qui débute demain.Le Canada doit annoncer sa propre contribution.Ottawa verse depuis 2011 une enveloppe de 291 millions de dollars sur trois ans.La prochaine somme sera dans « le même ordre de grandeur», indique-t-on àl\u2019ACDI.Mais dans les années à suivre, la communauté internationale exigera en revanche que l\u2019Afghanistan se redresse pour de bon, et surtout que l\u2019argent qui lui est versé ne disparaisse pas dans la corruption \u2014 un problème extrêmement répandu au pays.Les pays donateurs pourraient en outre exiger des améliorations en matière de droits de la personne.Sur le plan militaire, rien n\u2019est encore réglé.La LIAS sait qu\u2019elle terminera sa contribution dans deux ans.Des quelque 30 bases que compte l\u2019OTAN dans la région de Kaboul, quatre resteront ouvertes à la suite du retrait.Mais comme rien n\u2019a été précisé par le pouvoir politique pour la suite \u2014 publiquement du moins \u2014, impossible pour la capitaine Melissa Marshall de prévoir.Dans chaque camp, on avoue espérer que le Canada ne se retire pas complètement, ou qu\u2019un allié vienne prendre la relève.Car on craint que les Afghans ne parviennent pas à eux seuls à poursuivre l\u2019entraînement des forces de sécurité.Officiellement, cependant, on persiste à croire au potentiel du pays.Et à une carte postale qui affichera un jour un paysage d\u2019Afghanistan, qui accueillait jadis des touristes.« J\u2019aimerais revenir ici en vacances, dans dix ans », se permet de rêver le major-général Lerron.Deux semaines après cet entretien, 20 personnes ont été tuées par des talibans dans un centre de villégiature au bord d\u2019un lac, à l\u2019ouest de Kaboul.Le Devoir Le voyage de familiarisation à Kaboul a été payé par le ministère canadien de la Défense.DHY SUITE DE LA PAGE 1 tête enfoulardée, mais d\u2019où pendent deux mèches poivre et sel.Sous le toit du Hadj, Dhya fait ses cinq prières par jour, sur un petit tapis qu\u2019elle déroule dans le grand salon de la villa.Le Hadj s\u2019est vu attribuer cette maison après la guerre et le départ des Lrançais.Maison spacieuse, bien plantée, l\u2019air prospère, à l\u2019abri des regards de la rue, où Dhya occupe une chambre.Toute sa vie ou presque, le Hadj a travaillé comme chauf feur du maire d\u2019Alger, bénissant la vie d\u2019avoir eu cette chance.Ici, les gens disent « le Hadj » par respect pour un homme qui est allé à La Mecque faire le fameux pèlerinage.La villa de Kouba est sise sous la longue flèche blanche et verte de la mosquée où un muezzin crachote l\u2019appel à la prière dans un microphone qui sonne comme un fond de casserole.Dhya m\u2019adresse un gigantesque clin d\u2019œil.Nous nous retenons pour ne pas pouffer.C\u2019est la fin de l\u2019après-midi.Le soleil a donné tout ce qu\u2019il avait à donner et entame lentement son déclin.Dhya se prépare à cette quatrième prière de la journée, m\u2019invitant à la suivre.Elle me fait entrer avec elle dans la salle d\u2019eau.Agile, elle se déchausse, relève légèrement sa gandoura et jette un pied après l\u2019autre dans le lavabo.Les ablutions dans cette salle d\u2019eau font partie de son rituel à Kouba.Ça y est, Dhya est bientôt en prière sur son tapis.Elle me montre comment elle fait, fière et avec un brin d\u2019ostentation.Une vie à la Goutte-d\u2019Or Dhya Ichou revient régulièrement au pays qui l\u2019a vu naître depuis qu\u2019elle a pris sa retraite de l\u2019hôpital d\u2019Argenteuil, dans la banlieue nord-ouest de Paris.C\u2019est dans l\u2019Hexagone qu\u2019elle a vécu toute sa vie active et qu\u2019elle a eu sept de ses dix enfants.Son mari, musicien, un peu volage et très bohème, l\u2019avait emmenée vivre en Lrance au début des années cinquante.Ils ont passé les premières années dans un hôtel miteux du quartier de la Goutte-d\u2019Or, à Paris, entassés comme des sardines.Pour l\u2019école, le père avait acheté aux petites, croyant que c\u2019était là le plus beau vêtement de la terre, des robes de chambre rose, bleue, jaune.Et c\u2019est ainsi accoutrées que les menues Algériennes ont fait leur entrée à l\u2019école de la République devant leurs camarades stupéfaits et moqueurs.Dhya s\u2019est rapidement adaptée aux us de son nouveau pays.Elle tenait, par exemple, à fêter Noël comme les Lrançais.Et c\u2019est transis de bonheur que les petits, le matin de Noël, buvaient du lait chaud et mettaient du beurre, rare beurre, miraculeux beurre, sur la mie fraîche.Puis la résidante de la Goutte-d\u2019Or est devenue veuve.Elle s\u2019est trouvé un boulot d\u2019aide-soignante à l\u2019hôpital d\u2019Argenteuil, dont elle travaillera pendant quarante ans.Elle obtient bientôt son permis de conduire et s\u2019achète une Renault usagée.Ah la fierté ! Elle se rappelle, émue, les vacances où elle emmenait la marmaille en Normandie dans la Renault.Elle leur chantait Ma petite est comme l\u2019eau, que les enfants reprenaient en chœur.Ourida peint la lumière du pays de sa mère.Le Dj'emmaa de son enfance Dhya m\u2019entraîne à la place des Martyrs avec son immense monument ouvert sur le ciel d\u2019Alger.« Notre tour Eiffel ! » balance-t-elle en rigolant.Elle aurait rêvé que ses enfants la suivent en Algérie.Ou, au moins, qu\u2019ils s\u2019enthousiasment pour la maison qu\u2019elle fait construire pour eux avec les économies de sa vie à «Djemmaa », comme elle dit en contractant le nom de l\u2019endroit, son village natal, dans les montagnes de Ka-bylie.Le cher Djemmaa de son enfance.Même si c\u2019était la famine, la misère, l\u2019infâme statut d\u2019indigène et le colonialisme tous azimuts.C\u2019est fou la terre natale, me disais-je.Ils peuvent être nés dans les pires conditions de sujétion ou dans un bidonville, un marécage putride, un dépotoir, les humains, à de rares exceptions près, s\u2019ennuieront à jamais de leurs origines.A jamais en manque de ce lieu matriciel.Rien à faire.Dhya garde des souvenirs tendres et fabuleux de Djemmaa.Elle revoit les Sœurs blanches qui lui enseignaient à chanter Maréchal nous voilà, qu\u2019elle scande encore d\u2019une voix de stentor pour mes oreilles incrédules, dans le parc adjacent au monument des Martyrs.Peu importe l\u2019indifférence de ses enfants pour Djemmaa, Dhya continue de commander à distance, depuis Alger, pierre, ciment, clous et planches de bois.La maison s\u2019élève de terre doucement.Au début, elle allait diriger elle-même les travaux là-bas.Mais elle y va de moins en moins, la tâche est trop dure pour une femme seule dans un pays où les femmes dépendent d\u2019un mari ou de la fratrie.Dhya a chargé un parent de s\u2019occuper de la construction.Elle préfère le toit douillet du Hadj et de Houlia à Kouba, même si elle doit faire quelques concessions à la religion, très strictement observée chez ses hôtes.En Erance, Dhya n\u2019a jamais été spécialement pratiquante.Harassée par une vie de mère et de gagne-pain à Argenteuil, elle allait quelques fois s\u2019asseoir sur le banc de la Chapelle bleue, une petite église catholique de son quartier.Se reposer simplement.Dans le silence.Peut-être adressait-elle alors une courte prière à cet Allah des chrétiens ?Une courte prière pour que ses enfants s\u2019en sortent.Pour qu\u2019aucun d\u2019entre eux ne devienne voleur ou voyou.Pour qu\u2019ils trouvent une voie entre l\u2019Algérie perdue du souvenir et cette Erance qui leur tenait la dragée haute.L\u2019Algérie en peinture En cet été où l\u2019on célèbre le 50\" anniversaire de la proclamation de l\u2019indépendance de l\u2019Algérie, Dhya ne s\u2019y reconnaîtrait plus trop dans la capitale.Aujourd\u2019hui, il y a un métro à Alger.Et une autoroute atteindra bientôt la Kabylie.Le Hadj est décédé, la villa de Kouba a été vendue et la maison de Djemmaa a été squattée par un beau-frère.Dhya, elle, est retournée vivre à Argenteuil dans une barre d\u2019immeubles HLM, pour se rapprocher de ses enfants et des soins de santé à la française.Elle ne sort plus sur la dalle parce qu\u2019elle est trop vieille et malade.Sa petite est comme l\u2019eau vive, elle est devenue grande, elle est devenue artiste-peintre.Ourida, la soixantaine, a choisi de ne jamais mettre les pieds en Algérie.En tout cas jusqu\u2019à nouvel ordre.Trop poignant, trop douloureux, trop machiste.Mais elle peint la lumière du pays de sa mère.Et les arches et portes mauresques que Dhya lui a si souvent décrites.A sa mère, Ourida donne le bain, mitonne son couscous préféré, celui sans façon, avec de la semoule et des haricots verts.Elle lui chante Ma petite est comme l\u2019eau.Collaboratrice Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir corn CO sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au telephone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir corn Par telecopieur\t514\t985-3360 Publicité Au telephone\t514\t985-3399 Extérieur de Montreal (sans frais) 1 800 363-0305 Par telecopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au telephone\t514\t985-3344 Par courriel\tavisdev@ledevoir corn Par telecopieur\t514\t985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au telephone\t514\t985-3322 Par telecopieur\t514\t985-3340 Abonnements Oundi a vendredi 7 h 30 a 16 h 30) Au telephone\t514 985-3355 Extérieur de Montreal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir corn Par telecopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au telephone Par telecopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut a 1 occasion mettre la liste d adresses de ses abonnes a la disposition d organisations reconnues dont la 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