Le devoir, 13 octobre 2012, Cahier G
[" FINANCE PLACEMENTS & RESPONSABILITES I Léopold Beaulieu dépose un quatrième rapport «durable» Page 2 Leconomie verte et le libre-échange Canada-Union européerme J < Avez-vous pensé ) à dormer aux organismes de bienfaisance?Page 4 CAHIER SPECIAL G LE DEVOIR, LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 OCTOBRE 2012 L\u2019investissement responsable en pleine progression L\u2019investissement responsable a fait d\u2019importantes avancées au Canada et au Québec au cours des dernières années, soutient Eugene Ellmen.Celui-ci agit à titre de directeur général de l\u2019Association pour l\u2019investissement responsable, un réseau national qui en fait la promotion depuis plus de vingt ans.En attendant la publication de sa Revue 2012, qui dévoilera en décembre les dernières tendances du secteur, l\u2019association a accepté de partager quelques observations avec Le Devoir.BENOIT ROSE Basée à Toronto, l\u2019Association pour l\u2019investissement responsable (AIR) a vu le jour en 1989.Ses administrateurs fondateurs voulaient créer une organisation qui encouragerait le secteur des placements à répondre aux besoins d\u2019une économie plus humaine et plus respectueuse de l\u2019environnement Aujourd\u2019hui, elle forme un réseau d\u2019envergure nationale qui regroupe des institutions financières, des sociétés d\u2019investissement, des conseillers financiers et d\u2019autres organisations et personnes intéressées par l\u2019investissement socialement responsable (ISR).Elle est membre du Conseil pour l\u2019éducation des investisseurs.Son mandat est constitué de quatre volets.Elle veut assumer un rôle de direction pour étendre l\u2019usage des critères sociaux et écologiques dans la communauté financière du Canada.Elle veut augmenter la sensibilisation du public à riSR.Elle cherche à justifier les arguments en faveur de l\u2019analyse écologique et sociale auprès des autres organisations d\u2019investissement.Enfin, elle veut aussi fournir un forum et une source de renseignements sur riSR à ses membres et au public.Son équipe effectue ainsi de la recherche sur les tendances de ce secteur au pays.Tous les deux ans depuis 2000, elle publie les résultats d\u2019une analyse importante dans sa Revue de l\u2019ISR au Canada, une référence dans le domaine.La septième édition de cette œuvre pionnière sera disponible sous peu, en décembre prochain.Avancées et rendement L\u2019association estimait en 2002 qu\u2019il y avait alors, au Ca- nada, pour environ 50 milliards de dollars d\u2019actifs gérés selon différents critères d\u2019ISR.Huit ans plus tard, elle évaluait déjà la somme à 530,9 milliards de dollars, soit près du cinquième des actifs totaux des secteurs des caisses de retraite, de la gestion de fonds et des fonds communs de placement.Au printemps 2011, son directeur général, Eugene Ellmen, soulignait avec enthousiasme que riSR avait «fait preuve de résilience dans un contexte difficile occasionné par la crise financière de 2008».Cette avenue offrait toujours, selon lui, «une solide solution de rechange aux Canadiens qui désirent investir en conformité avec leurs valeurs personnelles».Deux mois avant la publication de la Revue 2012, M.Ellmen nous assure que la progression continue.«L\u2019investissement responsable a fait d\u2019importantes avancées au Canada et au Québec au cours des dernières années.Des conseillers financiers nous disent que les investisseurs leur posent souvent des questions sur l\u2019investissement responsable.Au même titre que les consommateurs soucieux de recycler leurs déchets et d\u2019acheter du café équitable ou des aliments biologiques, [ils] veulent s\u2019assurer que leurs investissements appuient l\u2019environnement, les droits de la personne ou les pays en voie de développement», affirme-t-il par voie de courrier électronique.Est-ce que ça rapporte vraiment?Oui, nous dit-on.«Le rendement financier des investissements durables et socialement responsables est comparable à celui de placements traditionnels au profil similaire.» Via son site Internet, l\u2019AIR diffuse une feuille d\u2019information visant à démasquer le mythe du rendement sacrifié sur l\u2019autel des valeurs.Elle affirme qu\u2019un ensemble croissant de mm PETER RAIDER NEWSCOM A l\u2019instar des consommateurs, les investisseurs veulent s\u2019assurer de plus en plus que leurs investissements appuient l\u2019environnement, les droits de la personne ou les pays en voie de développement.preuves empiriques indique que la performance des ISR peut être aussi forte que celles des investissements traditionnels.«Dans certains cas, leur rendement a été supérieur.» Depuis 2000, une lecture comparative du Jantzi Social Index QSI), un indice de 60 sociétés canadiennes choisies en fonction de critères de responsabilité sociale, et de son indice de référence traditionnel a permis d\u2019arriver à une telle conclusion.Selon l\u2019AIR, certains chercheurs croient à l\u2019existence d\u2019une «prime sociale» liée à des facteurs sociaux et écologiques, tels qu\u2019une gestion prévoyante, une plus grande productivité, des responsabilités juridiques et sociales moins importantes et l\u2019ouverture de débouchés sur le marché.Le débat est ouvert et les discussions sont sérieuses.Communications directes et activisme M.Ellmen nous dit aussi qu\u2019il y a, au Canada, «des progrès dans le domaine de l\u2019investissement institutionnel.Les grandes caisses de retraite ont accru de façon marquée leurs communications directes avec les entreprises sur des questions sociales et écologiques, afin d\u2019améliorer leur rendement et leur divulgation d\u2019informations à ces égards, notamment en ma- tière de changements climatiques.Par ailleurs, certains fonds ont entrepris l\u2019examen de nouvelles méthodes prometteuses d\u2019analyse des investissements, y compris des stratégies permettant de prendre en compte les facteurs écologiques et sociaux dans leur évaluation d\u2019une entreprise.» «Nous croyons que ces développements sont très encourageants, car ils permettront aux investisseurs d\u2019améliorer leur rendement financier et aux entreprises de devenir beaucoup plus socialement responsables», de confier le directeur général.Les communications directes sont à la base de ce que l\u2019AIR appelle «l\u2019activisme actionnarial», ou engagement d\u2019actionnaires.Ce processus consiste, pour ces derniers, à se servir de leur influence pour provoquer un changement positif chez les entreprises.Cette façon de faire va au-delà de la sélection ou de l\u2019exclusion des actions qui correspondent ou non à une éthique donnée.«Cela comprend plusieurs moyens d\u2019action, notamment des rencontres avec la haute direction, la soumission de propositions d\u2019actionnaires, l\u2019exercice de vos votes à l\u2019égard de propositions d\u2019actionnaires et le désinvestissement d\u2019actions d\u2019entreprises qui ne répondent pas à vos préoccupa- tions», résume l\u2019AIR.Elle nous renvoie au plus récent bulletin d\u2019information de l\u2019un de ses membres.Placements NEI, qui fait état des faits saillants de l\u2019année 2012.«Nous privilégions la discussion à la présentation de propositions d\u2019actionnaires, mais cela s\u2019avère parfois nécessaire lorsqu\u2019il est impossible de trouver un terrain d\u2019entente avec une société, y ad-met-on.Principal défi à notre menu cette année: le dialogue avec la société Enbridge à propos de l\u2019opposition soulevée par les communautés autochtones au sujet de son mégaprojet de pipeline Northern Gateway, visant le transport du pétrole des gisements de sables bitumineux de l\u2019Alberta vers la côte bri-tanno-colombienne, d\u2019où il pourra être exporté.» Aors, en bout de ligne, est-ce que l\u2019ISR peut aussi changer le comportement des entreprises?«Oui, et voici un exemple: une entreprise peut être exclue des indices ESG [environnement, responsabilité sociale et gouvernance].La haute direction se préoccupera alors beaucoup de l\u2019incidence de cette exclusion auprès de ses investisseurs et elle prendra le plus souvent des mesures qui permettront à l\u2019entreprise d\u2019être réadmise dans l\u2019indice», de conclure l\u2019association.Collaborateur «Les grandes caisses de retraite ont accru de façon marquée leurs communications directes avec les entreprises siu- des questions sociales et écologiques» 25 ans, 26 000 membres et 1 milliard d\u2019actifs sous gestion it BATIRENTE \u2014Régimes de retraite collectifs\u2014 LA FORCE DE NOTRE EPARGNE.UA FORCE DE LA FINANCE RESPONSABLE.Une initiative de la CSN batirente.qc.ca I G 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 OCTOBRE 2012 FINANCE FONDACTION Le développement est devenu une réalité durable Une cote A + pour un quatrième rapport de développement durable La Confédération des syndicats nationaux (CSN) a inscrit dès le départ, dans les gènes de Fondaction, le développement durable et l\u2019investissement responsable, au moment où elle a mis sur pied ce fonds destiné aux travailleurs, en 1996.Le fonds rend public, en ce 13 octobre, son quatrième rapport de développement durable et devient ainsi un modèle à suivre dans cette voie.REGINALD HARVEY Le développement durable, «c'était inhérent à la raison d'être de Fondaction; au moment de sa conception, on s'est inspiré du rapport Brundtland de 1987, qui proposait cette conjugaison de l'économique, du social et de l'écologique,^ plutôt que de traiter ces trois thématiques en silo, voire de les opposer l'une à l'autre; cette façon de faire constituait une voie de sortie du cul-de-sac économique qui se manifeste malheureusement de plus en plus.Le fonds est né de cette conviction qu'il est non seulement possible, mais aussi nécessaire de faire les choses autrement», rappelle Léopold Beaulieu, son président Il élabore sa vision du développement: «On a patiemment construit une institution financière dont le but n'est pas uniquement de consentir des investissements dans les entreprises qui sont tournées vers l'environnement, mais, en tant que fonds généraliste, on porte ces préoccupations-là sur notre façon d'être et sur nos activités.Il est devenu évident d'agir de la sorte par rapport aux défis énormes qui se posent à l'humanité, que ce soit en matière de changements climatiques, de disponibilité des ressources naturelles, d'accroisse- ment des inégalités, de crises alimentaires qui reviennent et de troubles sociaux que cela annonce aussi.» Une cotation enviable Fondaction publie son quatrième rapport et a poussé la barre encore plus haut dans son élaboration pour accéder à une cotation supérieure.Le président résume les étapes franchies pour en arriver là: «C'est intéressant de voir que notre action s'est inscrite en continuum.Lorsqu'on avait cette vision dans notre raison d'être, on se cherchait des instruments de mesure pour arriver à savoir comment la mettre en route sur le plan des entreprises, comment faire pénétrer les manières d'appliquer le développement durable à l'intérieur de celles-ci.» Il y a un certain nombre de références qui sont apparues pour apporter une réponse à cette interrogation, souligne le président: «Il est utile de les identifier parce que ces choses-là se sont construites les unes à la suite des autres par la connaissance de celles qui existaient auparavant ; je pense à la GRI, la Global Reporting Initiative, qui est réellement une référence fondatrice essentielle; il y a le Pacte mondial de Kojï Annan, il y a ISO 26000 (norme relative à la responsabilité sociétale des ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Léopold Beaulieu est le président-directeur général de Fondaction, le Fonds de développement de la CSN pour la coopération et l\u2019emploi, depuis sa fondation en 1996.organisations), qui a été mis en place plus récemment, et il y a les PRI, Principles for Responsible Investment.Tous ces outils de référence fournissent des indicateurs de performance et des protocoles de réponse à ceux-ci; il est ainsi possible d'apprécier l'évolution de l'entreprise, mais aussi d'établir des comparaisons avec d'autres.» D\u2019un rapport à l\u2019autre, Fondaction s\u2019est servi de ces précieux outils pour enrichir ses connaissances et améliorer son application des règles de base du développement durable.Tant et si bien qu\u2019une évolution majeure s\u2019est produite de la publication d\u2019un document à l\u2019autre: «Systématiquement, il faut donc s'instrumenter sur cette question-là.En 2008, on a approfondi de façon importante les paramètres.En 2010, on a été la première institution financière québécoise, parmi celles qui font appel à l'épargne du grand public, à demander un examen de notre rapport par un auditeur indépendant; il a reconnu un statut de niveau A + à celui-ci, ce qui ne veut pas dire que nous sommes exemplaires en tout, mais ce qui signifie que la qualité des réponses aux indicateurs en cause était d'un très fort calibre.» En 2012, une autre étape a été franchie: «Encore une fois, un auditeur indépendant est intervenu.De plus, la GRI s'est penchée sur notre travail, ce qui représentait une nouvelle exigence pour obtenir la cote A +; nous avons finalement reçu confirmation de cet organisme que notre rapport avait passé l'examen avec succès.» Les éléments-clés et l\u2019effort fourni Après avoir mentionné un certain nombre de facteurs qui ont pesé dans la balance pour que Fondaction devienne un premier de classe, M.Beaulieu identifie les points majeurs que renferme un tel document: «Il y a d'une part l'expression de la vision de l'organisation à l'égard du développement durable.Par la suite, on retrouve la reddition de comptes des consultations auprès des parties prenantes.» Il insiste sur un point important: «Il s'agit là de la reconnaissance de ces parties prenantes de l'entreprise, qu'elles soient internes ou externes.» Après avoir dressé la liste de ces gens qui sont associés au processus et avoir affirmé qu\u2019ils sont des acteurs essentiels de son déroulement, il signale une autre facette du rapport : « C'est la réponse aux différents indicateurs selon les grands aspects que comporte la triple reddition de comptes: la performance globale de l'organisation, la gouvernance et la concrétisation de ses engagements socioéconomiques, sociaux et écologiques ; c'est ainsi qu'on peut jeter un re- gard sur l'ensemble des activités et du fonctionnement de celle-ci en matière de développement durable.» Il restait à savoir s\u2019il était davantage motivant que contraignant de se livrer à un tel exercice dans un milieu financier.Léopold Beaulieu examine le sujet sous cet angle : « C'est exigeant.Il s'en dégage une fierté très claire pour ceux qui évoluent au quotidien dans cette institution et qui la font vivre, que ce soient les actionnaires, le conseil d'administration, les cadres ou les salariés de Fondaction.» Il s\u2019ensuit que «le développement durable n'apparaît pas comme un objectif lointain, mais comme une série d'actions concrètes et mesurables qui contribuent à faire progresser le Québec.Cette approche-là encourage la gestion participative et elle associe toutes les composantes du fonds à un projet commun tissé, que ce soit autour de la gouvernance avec des lignes directrices inspirées de meilleures pratiques, d'un code d'éthique, des politiques d'achat responsables, des politiques écologiques et linguistiques, etc.Il existe cet ensemble-là des gestes à poser et également les engagements que nous prenons auprès de toute une série de partenaires auxquels nous sommes associés.» Et de conclure: «Oui, c'est exigeant, mais il y a des moments donnés ou des temps comme celui-ci où on fait le point: on reprend son souffle, on constate le chemin parcouru et on se tourne vers l'avenir.» Collaborateur Le Devoir \\i/ LAISSER SA MARQUE DANS LA SOCIÉTÉ UN HERITAGE A PARTAGERA Québec Un programme de la CAGP-ACPDP' CANADIAN ASSOCIATION OF GIFT PLANNERS ASSOCIATION CANADIENNE DES PROFESSIONNELS EN DONS PLANIFIÉS unheritageapartager@gmail.com LE DON PLANIFIE Et vous ?Que laisserez-vous ?unheritage.org : une excellente source d'informations sur les dons planifiés ! f facebook DON D\u2019ASSURANCE VIE FONDS DE DOTATION jlT'V IRE Je m'informe pour ma cause, et je la soutiens grâce à un don planifié ! Le don testamentaire vous permet de poser un geste mémorable.Vous pouvez considérer le bien-être de vos proches et choisir de faire un don dans votre testament à une oeuvre de bienfaisance.Au besoin, votre testament peut être modifié en fonction de l\u2019évolution de vos volontés.Parlez-en à la personne responsable des dons planifiés de l\u2019organisme de bienfaisance que vous préférez et consultez un notaire, un avocat, un comptable ou un planificateur financier.Bienfaiteurs Centraide du Grand Montréal Fondation CHU Sainte-Justine Fondation communautaire juive de Montréal (La) Fondation des maladies du cœur et de l\u2019AVC Fondation du Grand Montréal Amis Ailes de l\u2019Espérance (Québec) inc.(Les) Centre Missionnaire Ste-Thérèse Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière/ Amicale du Collège et la Fondation Bouchard inc.Croix-Rouge canadienne, Québec Fondation de la Maison du Père (La) Fondation de l\u2019Hôpital de Montréal pour enfants (La) Fondation de l\u2019Hôpital Royal Victoria Fondation de l\u2019Université Laval (La) Fondation des Aveugles du Québec Fondation Héma-Québec Hôpitaux Shriners pour enfants® - Canada Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal (L\u2019) Société canadienne du cancer, Division du Québec Tel-Aide Université de Montréal Platine Aide à l\u2019Église en Détresse (Canada) Inc.Armée du Salut Bon Dieu dans la rue (Le) Centraide Richelieu-Yamaska inc.Développement et Paix (Organisation catholique canadienne pour le Développement et la Paix) Diabète Québec Fibrose kystique Québec Fondation Cité de la Santé Fondation de l\u2019Hôpital du Sacré-Cœur, Montréal Fondation de l\u2019Hôpital Maisonneuve-Rosemont Fondation de l\u2019Hôpital St.Mary Fondation de l\u2019Institut de Cardiologie de Montréal Fondation de l\u2019Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue Fondation de l\u2019UQAM Fondation de ma vie Fondation du Centre de santé et de services sociaux de Gatineau Fondation du Centre des femmes de Montréal Fondation du Collège Mont-Saint-Louis (La) Fondation du Grand Séminaire de Montréal Fondation HEC Montréal Fondation Hôpital Charles LeMoyne Fondation Jeunesses Musicales du Canada Fondation Jules et Paul-Émile Léger/L\u2019Œuvre Léger Fondation Père Sablon Fondation Portage Fondation pour la Santé du Nord de Lanaudière Fondation québécoise du cancer Fondation Santé Haut-Richelieu-Rouville Fondation Surdité et Communication de l\u2019Institut Raymond-Dewar Institut du cancer de Montréal/Fonds Robert-Bourassa pour la recherche sur le cancer Institut et Hôpital neurologiques de Montréal Médecins Sans Frontières Canada Moisson Montréal inc.Moisson Québec Inc.Orchestre symphonique de Montréal Partage-Action de l\u2019Ouest-de-l\u2019île Petits frères des Pauvres (Les) Secours aux Lépreux Canada Société de l\u2019arthrite - Division du Québec (La) Société de recherche sur le cancer SUCO (Solidarité Union Coopération) YMCA du Québec (Les) Or Amis de la montagne (Les) Arche-Montréal inc.(L\u2019) Association pulmonaire du Québec Centraide Laurentides Centre d\u2019étude et de coopération internationale (CECI) Congrégation Missionnaire de Mariannhill Église catholique de Montréal - C.A.C.R.M.Église catholique de Québec Fédération québécoise des sociétés Alzheimer Fondation Anna-Laberge Fondation canadienne du rein - Division du Québec (La) Fondation Centaur pour les arts d\u2019interprétation (La) Fondation Centre de cancérologie Charles-Bruneau Fondation communautaire du grand Québec Fondation de la Maison Michel-Sarrazin Fondation de la Mission Old Brewery Fondation de l\u2019Hôpital d\u2019Argenteuil Fondation de l\u2019Hôpital de Lachine Fondation de l\u2019Hôpital du Suroît Fondation de l\u2019Hôpital Pierre-Boucher Fondation de l\u2019Hôpital régional de Saint-Jérôme Fondation de l\u2019Hôpital Sainte-Anne pour anciens combattants Fondation de l\u2019Institut de recherches cliniques de Montréal Fondation de l\u2019Institut Nazareth et Louis-Braille Fondation de l\u2019Université Bishop\u2019s Fondation de l\u2019Université de Sherbrooke (La) Fondation des étoiles Fondation des maladies mentales Fondation du cancer du sein du Québec Fondation du Centre hospitalier de Granby inc.Fondation du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke Fondation du CSSS du Sud de Lanaudière Fondation du Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie Fondation Gracia CSSS de Bordeaux-Cartierville-Saint-Laurent Fondation Honoré-Mercier Fondation Institut de gériatrie de Montréal Fondation Internationale Roncalli Fondation Mgr Jean-Marie Fortier Inc.(La) Fondation pastorale du diocèse de Nicolet inc.Fondation Père Raymond-Bernier, s.v.Fondation Sainte-Croix/Heriot Fondation Santa Cabrini Fondation SEMAFO Fondation VITAE Grands Ballets Canadiens de Montréal (Les) Mission chez nous Œuvres et Missions Don Bosco Orchestre Métropolitain Société Alzheimer de Montréal Société canadienne de la sclérose en plaques -Division du Québec Société canadienne de l\u2019hémophilie Société des Missionnaires d\u2019Afrique (Pères Blancs) Société des Missions-Étrangères de la Province de Québec UNICEF Québec Université Concordia Université McGill LE DEVOIR LES SAMEDI IS ET DIMANCHE 14 OCTOBRE 2012 G 3 FINANCE RENDEZ-VOUS QUEBEC-EUROPE L\u2019économie verte prépare « son » libre-échange « On n\u2019attend pas la signature de l\u2019accord pour mettre en relation des intervenants européens avec nos entrepreneurs » Devant l\u2019imminence d\u2019un accord de libre-échange entre le Canada et l\u2019Union européenne, la grappe de technologie propre Ecotech Québec a pris les devants.Les 3 et 4 octobre derniers, elle a organisé le Rendez-vous Québec-Europe 2012 pour jouer les entremetteurs entre des grappes européennes et des entrepreneurs québécois dans le secteur de l\u2019économie verte.ETIENNE PLAMONDON ÉMOND Les entreprises dans le secteur des technologies vertes sont directement concernées par l\u2019accord de libre-échange de «nouvelle génération » entre le Canada et l\u2019Union européenne (UE).Pierre Marc Johnson, négociateur du Québec, a expliqué, lors de l\u2019exercice de transparence tenu à Montréal le 5 octobre, que l\u2019accord «permettra d\u2019établir des liens forts entre le Canada et VUE afin de promouvoir et faire avancer la protection de l\u2019environnement, notamment dans la facilitation et la circulation des produits écologiques, ce que ne fait pas l\u2019Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), qui a passé sous silence cette dimension de la production des technologies de l\u2019environnement».Deux jours plus tôt, lors du Rendez-vous Québec-Europe 2012, Denis Leclerc, le président et chef de la direction d\u2019Ecotech Québec, a concédé, lors d\u2019une entrevue avec Le Devoir, qu\u2019«î7 y a toujours des menaces et des occasions propices » par suite de ce type d\u2019exercice.Dans les couloirs du Palais des congrès de Montréal, pendant que des grappes technologiques de l\u2019Allemagne, de l\u2019Autriche, du Danemark, de l\u2019Espagne et de la Einlande présentaient leur marché et leurs projets à l\u2019intérieur d\u2019une salle, il a expliqué que c\u2019est pour cette raison qu\u2019il avait planifié ce Rendez-vous.«On n\u2019attend pas la signature de l\u2019accord pour mettre en relation des intervenants européens avec nos entrepreneurs d\u2019ici, afin de justement créer ces liens et de pouvoir profiter le plus rapidement possible de cet accord, si jamais il est ratifié.» D\u2019autant plus que le Canada espère conclure un accord d\u2019ici la fin de l\u2019année 2012, avant que l\u2019UE n\u2019amorce des négpciations semblables avec les Etats-Unis en janvier 2013.Malgré la crise de la zone euro, de grands pans de l\u2019économie verte, comme l\u2019efficacité énergétique, la valorisation des matières résiduelles et le traite- ment de l\u2019eau, semblent se poursuivre en Europe, a indiqué Denis Leclerc, rassuré après avoir consulté ses collègues européens à ce sujet.Cette nouvelle l\u2019a même réjoui, puisque les matières résiduelles et l\u2019efficacité énergétique ont été identifiées comme des niches où le Québec possède des avantages concurrentiels sur la scène internationale, selon une étude de Deloitte publiée en mars dernier.D\u2019ailleurs, le Einlan-dais Tom Sangder, directeur de BMH Technology, a confié, lors de son passage à Montréal, qu\u2019il veut déterminer si des partenariats dans la transformation des matières résiduelles sont possibles avec des entreprises d\u2019ici, puisqu\u2019il vient tout juste d\u2019ouvrir une centrale électrique alimentée par des déchets à Lahti.Vers l\u2019Europe Alain Proulx, directeur général d\u2019Export Québec, a souligné au sujet des exportations québécoises que «l\u2019Europe est prioritaire en matière de technologie propre et les technologies propres sont prioritaires en matière d\u2019entreprises qu\u2019on veut mettre de l\u2019avant».La stratégie du gouvernement du Québec à l\u2019égard de l\u2019Europe cible déjà la Erance, le Royaume-Uni, l\u2019Allemagne et la Belgique pour maximiser les résultats économiques dans le domaine des technologies vertes.D\u2019ail- Les matières résiduelles et l\u2019efficacité énergétique ont été identifiées comme des niches où le Québec est avantagé leurs, un article du quotiden The Globe and Mail publié le 9 octobre dernier révélait que 52% des revenus des entreprises canadiennes de technologies propres provenaient du marché de l\u2019exportation.Plusieurs aspects soulevés dans les pourparlers entre le Canada et l\u2019UE préoccupent les entreprises de technologies vertes.Au premier chef, les marchés publics.Dossier-charnière dans l\u2019accord de libre-échange, il s\u2019agit è: JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Les enUeprises œuvrant dans différents secteurs de l\u2019économie verte, comme l\u2019efficacité énergétique, la valorisation des matières résiduelles et le traitement des sols et de l\u2019eau, sont directement concernées par l\u2019accord de libre-échange entre le Canada et l\u2019Union européenne.qussi d\u2019un marché ciblé par Ecotech Québec.Dans une autre étude réalisée par Deloitte en avril dernier, les marchés publics étaient pointés comme « un outil de dynamisation [.] particulièrement adapté au contexte des technologies propres ».Les gouvernements, ministères, municipalités, organismes publics et pa-rapublics, avec un marché qui avoisine les 29 milliards de dollars au Québec, peuvent jouer un rôle important dans la mise à l\u2019essai et la démonstration de certaines nouvelles technologies, accélérer l\u2019adoption de certaines innovations dans l\u2019ensemble de la société, permettre aux PME du domaine d\u2019atteindre une taille critique et contribuer à donner une vitrine sur le marché international.Denis Leclerc est revenu sur les innovations québécoises dans la transformation des matières résiduelles en énergie.«Peut-être qu\u2019on n\u2019en vendra pas beaucoup au Québec, puisque l\u2019énergie et l\u2019élec- tricité sont moins en demande ici par rapport à d\u2019autres pays, reconnaît-il.Mais si on fait la démonstration de cette technologie ici, ça devient une plateforme incroyable pour nos entreprises afin de faire rayonner leurs innovations.» Dans l\u2019exercice de transparence tenu le 5 octobre, il a été décortiqué qu\u2019environ 11 milliards de dollars du marché public québécois seraient accessibles aux entreprises européennes.Mais Denis Leclerc ne semblait pas s\u2019inquiéter de voir ce marché québécois s\u2019ouvrir aux entrepreneurs du Vieux Continent.«Les innovateurs vivent dans un milieu de concurrence continuelle.Ça vient parfois stimuler davantage l\u2019innovation lorsqu\u2019on a de la concurrence.» Partenariats européens Il lorgne plutôt du côté des partenariats possibles sur le territoire de l\u2019UE.Des collaborations d\u2019affaires pourraient selon lui se nouer autour de grands projets mobilisateurs mis en branle dans certains pays.Par exemple, les importants besoins de décontamination dans certaines régions de l\u2019Europe pourraient devenir un terreau fertile pour l\u2019expertise québécoise dans ce domaine, croit M.Leclerc.Un autre point majeur dans les négociations entre le Canada et l\u2019UE touche particulièrement les entreprises innovantes : la propriété intellectuelle.« C\u2019est important de [.] démontrer qu\u2019on peut protéger la propriété intellectuelle plus facilement et, à l\u2019inverse, que nos entreprises, quand elles arrivent avec une technologie verte en Europe, puissent être rassurées et que ce soit plus facile de faire enregistrer leur propriété intellectuelle», a insisté Alain Proulx.Il espère par la même occasion que ces démarches déboucheront sur une meilleure harmonisation dans l\u2019attribution des différentes certifications.«Je pense que, au niveau de nos entreprises, ça va être encore plus important qu\u2019elles se familiarisent davantage avec des stratégies \u2014 parce que cela peut être stratégique, la propriété intel- lectuelle \u2014 de façon à pouvoir non seulement sécuriser leurs avoirs, mais aussi à les faire valoir», a prévenu de son côté M.Leclerc.Pinalement, les discussions sur la mobilité de la main-d\u2019œuvre préoccupent aussi.Denis Leclerc a souligné que plusieurs membres d\u2019Ecotech Québec accueillent des chercheurs provenant de l\u2019étranger.«Cela représente des coûts pour l\u2019entreprise.Si la gestion de la mobilité de la main-d\u2019œuvre ressemblait à ce qu\u2019on a présentement entre le Québec et la Erance, ce serait beaucoup plus simple pour nos entrepreneurs.Les échanges et les partenariats pourraient probablement croître grâce à cette mobilité de la main-d\u2019œuvre».M.Proulx a aussi exprimé son espoir de voir cet accord de libre-échange inciter des investisseurs européens à développer des fonds au Québec pour financer des entreprises partenaires avec celles de l\u2019UE.Collaborateur Le Devoir POUR NOUS, LE DÉVELOPPEMENT DURABLE N\u2019EST PAS UNE OPTION, C\u2019EST NOTRE RAISON D\u2019ÊTRE.DONNER DU SENS À L'ARGENT www.fondaction.com 4 0 Rapport de développement durable A+-X,.- FOND^CÏÏOA/ CSN POUR LA COOPERATION ET L'EMPLOI G 4 LE DEVOIR LES SAMEDI IS ET DIMANCHE 14 OCTOBRE 2012 FINANCE CAISSE D\u2019ECONOMIE SOUP AIRE Rendement et économie sociale vont de pair Dès sa création, en 1971, la Caisse d\u2019économie solidaire Desjardins a fait le pari de faire de la finance autrement.Pari réussi, car elle est aujourd\u2019hui, avec un chiffre d\u2019affaires de 1,274 milliard de dollars, la principale institution financière spécialisée en économie sociale et en investissements socialement responsables au Québec.PIERRE VALLEE Il faut se rappeler que la Caisse d\u2019économie solidaire Desjardins est d\u2019abord issue du milieu syndical, plus précisément des travailleurs et des militants de la CSN, explique Colette Harvey, directrice du développement stratégique de la Caisse d\u2019économie solidaire Desjardins.C\u2019est dire que la notion de justice sociale était bien ancrée dans la tête des premiers administrateurs.Tout comme l\u2019était celle d\u2019un meilleur partage de la richesse.Dès le départ, ils ont prôné une économie différente en soutenant en premier l\u2019action collective.» Bien que la Caisse d\u2019économie solidaire Desjardins offre à ses membres individuels et collectifs les mêmes services financiers que les aufres institutions financières, elle se démarque de ces dernières par l\u2019utilisation qu\u2019elle fait de l\u2019épargne de ses déposants.En effet, selon le dernier rapport annuel, la Caisse d\u2019économie solidaire Desjardins a terminé l\u2019exercice financier 2011 avec un portefeuille de prêts de 597,3 millions, dont 444,9 millions ont été destinés au financement d\u2019entreprises collectives.Parmi ces dernières, la part du lion de ce financement \u2014 soit 60% \u2014 va aux coopératives et aux organismes d\u2019action citoyenne et associative, dont la très grande majorité œuvrent dans le domaine de l\u2019habitation et du logement social.S\u2019ajoutent aussi des entreprises collectives présentes dans des domaines comme l\u2019insertion au travail, les services de garde, le développement durable et la culture.«Au fil des ans, nous avons développé une véritable expertise dans le domaine de l\u2019économie sociale.Les entreprises d\u2019économie sociale doivent être évaluées différemment des entreprises privées et nous avons mis en place une grille^ d\u2019analyse conçue pour dies.Evidemment, il faut faire une analyse financière afin de s\u2019assurer que le projet est viable.Mais on tient aussi compte de critères comme la finalité sociale du projet, le soutien de la collectivité, l\u2019engagement de l\u2019entreprise dans son milieu, etc.» Le placement à rendement social La Caisse d\u2019économie solidaire Desjardins se distingue aussi par la composition de ses membres.Selon le rapport annuel 2011, elle comptait 14631 membres répartis comme suit: 11807 membres individuels, 2490 entreprises collectives d\u2019économie sociale et 334 entreprises privées socialement engagées.C\u2019est évidemment l\u2019épargne de ses membres qui permet à la Caisse d\u2019économie solidaire Desjardins de remplir sa mission.Afin de mieux faire connaître du grand public cet usage particulier de l\u2019épargne de ses membres, on lui a donné le nom de «placement à rendement social» et une porte-parole en la personne de Laure Waridel.«Le placement à rendement social constitue notre réservoir d\u2019épargne pour le financement des projets, souligne Colette Harvey.Plus d\u2019un demi-milliard de dollars ont servi à financer des entreprises collectives En lui donnant un nom et un visage, on veut faire savoir aux individus et aux entreprises qui ont des épargnes à placer, mais qui ont aussi une conscience sociale, que, en plaçant leurs épargnes à la Caisse d\u2019économie solidaire, ils obtiendront des placements responsables.» Le principal véhicule financier du placement à rendement social est le dépôt à terme garanti selon les règles de la Régie de l\u2019assurance-dépôts du Québec.Ce dépôt à terme offre un rendement aussi avantageux que celui des dépôts à terme des autres institutions financières.On peut le détenir ou non à l\u2019intérieur d\u2019un REER, d\u2019un EERR ou d\u2019un CELL «Les entreprises collectives ont souvent des liquidités qu\u2019elles doivent placer et le dépôt à terme leur convient parfaitement.Ensuite, il y a de plus en plus d\u2019individus qui sont sensibilisés socialement et qui veulent que leurs épargnes soient investies selon leurs valeurs.Le placement à rendement social répond à cette attente.» Les épargnants pour qui le dépôt à terme ne peut pas constituer le seul véhicule de placement pourront profiter des judicieux conseils des conseillers financiers de la Caisse d\u2019économie solidaire Desjardins.«Nos conseillers financiers ont tous été formés en investissement socialement responsable.Ils pourront aisément guider l\u2019épargnant vers d\u2019autres véhicules financiers socialement responsables.Ainsi, il est possible de diversifier un portefeuille tout en s\u2019assurant qu\u2019il demeure socialement responsable.» Autres innovations La Caisse d\u2019économie solidaire Desjardins a aussi innové en invitant ses membres à investir directement dans sa capitalisation par l\u2019achat de parts sociétales et à renoncer du même coup aux intérêts.Cette épargne solidaire, comme on la nomme, a permis la mise en place du Eonds de soutien à l\u2019action collective solidaire.Cet instrument collectif permet d\u2019appuyer des travailleurs en conflit de travail, tout comme il permet d\u2019investir dans des entreprises collectives dans la perspective du maintien ou de la création d\u2019emplois.De plus, la Caisse d\u2019économie solidaire Desjardins se distingue des autres caisses populaires en ce qui concerne la gestion des ristournes.«Nous avons choisi de ne pas verser de ristournes à nos membres individuels, mais plutôt de verser nos ristournes de manière collective.» Ainsi, l\u2019an dernier, ce sont près d\u2019un million de dollars qui ont été ainsi investis, sous forme de dons, de bourses ou de commandites, dans 366 projets présentés par les membres de la Caisse d\u2019économie solidaire Desjardins.«Notre mission fondamentale est de faire de la finance différemment et toutes nos actions vont dans ce sens.Nous soutenons des projets où la justice sociale et le bien collectif sont de réelles valeurs.Et nous espérons ainsi influencer la façon dont on fait de l\u2019économie.» Collaborateur tW\\ ill ERIC SAINT-PIERRE Oxfam-Québec travaille à la reconstruction d\u2019Haïti dans une optique de développement durable en visant la réhabilitation du territoire, l\u2019agriculture et l\u2019éducation des jeunes.UN HÉRITAGE À PARTAGER Avez-vous pensé à donner aux organismes de bienfaisance ?Le programme «Un héritage à partager» sensibilise les Canadiens à l\u2019importance et aux avantages de prévoir un don de bienfaisance dans leur planification successorale.MARTINE LETARTE Plusieurs s\u2019inquiètent de l\u2019incertitude économique et du rendement de leurs placements.On pourrait penser qu\u2019il est ardu dans ce contexte de sensibiliser les gens à l\u2019idée d\u2019accorder une part de leurs avoirs dans leur testament à un organisme à but non lucratif.Pourtant, l\u2019équipe derrière le programme Un héritage à partager est optimiste et continue son travail de persuasion.«Nous encourageons les Canadiens à donner à des organismes de bienfaisance dans leur planification successorale et nous les sensibilisons à ce sujet, parce qu\u2019il y a plusieurs possibilités et implications fiscales à connaître », affirme Paul Renaud, coordonnateur des communications nationales du programme Un héritage à partager.Il n\u2019est pas inquiet de l\u2019impact sur les dons que pourrait avoir le contexte économique difficile.D\u2019ailleurs, en mars.Statistique Canada a indiqué qu\u2019en 2010 près de 24 millions de personnes, soit 84% de la population âgée de 15 ans ou plus, ont donné de l\u2019argent à un organisme de bienfaisance ou à but non lucratif pour un montant total de 10,6 milliards de dollars.Ces chiffres sont sensiblement les mêmes qu\u2019en 2007.«La Banque de Montréal a aussi fait une étude auprès de donateurs potentiels pour savoir si le contexte économique allait les détourner des dons, et la plupart ont dit que non», indique M.Renaud.Le programme Un héritage à partager a été mis sur pied par l\u2019Association canadienne des professionnels en dons planifiés.«Nous n\u2019acceptons pas de dons, précise Paul Re- naud.Nous sommes le point de référence pour faire le lien entre les différents intervenants : les professionnels, les organismes de bienfaisance et les donateurs.» Qui donne?Spontanément, on s\u2019imagine que, lorsque quelqu\u2019un pense à donner à un organisme de bienfaisance, c\u2019est qu\u2019il a une véritable fortune à léguer.Pour certains, c\u2019est le cas.Marquis Giguère, directeur des campagnes de financement chez Oxfam-Québec, se souvient du cas d\u2019un homme qui a légué 250000$ à l\u2019organisation.«On n\u2019avait P O ur- «Les legs à des organismes bienfaisance permettent de les impôts à payer au décès de réduire tant aucune trace de cet homme dans notre base de données, qu\u2019on tient depuis 15 ans, indique-t-il.Dans son testament, l\u2019homme avait demandé qu\u2019on rencontre sa famille et qu\u2019on lui explique ce qu\u2019on allait faire avec la somme d\u2019argent.Nous étions avec deux autres organismes auxquels l\u2019homme avait aussi fait des legs testamentaires.» D\u2019autres ont des moyens plus modestes.«Il y a 1,4 million de Canadiens qui ont déjà préparé un legs à un organisme de bienfaisance, indique Paul Renaud.Ce ne sont pas tous des gens fortunés.» Plusieurs sont des gens très engagés dans l\u2019organisme auquel ils décident de léguer une somme.«Ce sont par exemple des donateurs de longue date pour qui Oxfam est très important, remarque M.Giguère.Ils vont diviser par exemple la va- leur de leurs biens entre leurs enfants et Oxfam.D\u2019autres ont été actijs dans l\u2019organisation à un moment ou un autre de leur vie et ils veulent donner une dernière fois.Eaire un legs testamentaire est un geste très personnel.C\u2019est une façon de perpétuer ses valeurs.» Il est aussi possible de donner des directives particulières sur l\u2019utilisation des sommes léguées.«Par exemple, on peut choisir de soutenir l\u2019éducation, la santé, les femmes, les jeunes, les crises alimentaires, les urgences, etc.Par contre, Oxfam-Québec déconseille de cibler un pays, parce qu\u2019on ne sait jamais dans quel état il sera plusieurs années plus tard», explique Marquis Giguère.Une façon d\u2019arriver à multiplier la somme à léguer est de souscrire à une assurance-vie et de choisir pour bénéficiaire l\u2019organisme de bienfaisance.« On voit ça souvent chez les gens qui ne sont pas fortunés», remarque M.Renaud.«La personne obtient un reçu d\u2019impôt pour ce que lui coûte sa police, étant donné que le bénéficiaire est un organisme de charité, indique M.Giguère.Lorsque la police a accumulé suffisamment de valeur après quelques années, elle s\u2019autofinance grâce aux intérêts, et, lorsque la personne décède, le montant légué à l\u2019organisme est généralement beaucoup plus élevé que ce que la personne a déboursé.» Il y a en fait plusieurs avantages fiscaux à prévoir un don de bienfaisance dans sa planification successorale, «ùs legs à des organismes de bienfaisance permettent de réduire les impôts à payer au décès», indique M.Renaud.Les conseillers professionnels membres de l\u2019Association canadienne des professionnels en dons planifiés ont pour mandat d\u2019aider les gens à comprendre les répercussions d\u2019un don planifié à un organisme de bienfaisance sur leur situation financière.«Dans notre site web, les gens peuvent consulter une liste de conseillers professionnels actijs dans différents domaines qui peuvent les aider», indique Diane MacDonald, directrice générale de l\u2019Association canadienne des professionnels en dons planifiés.Parmi les professionnels, on retrouve des notaires, des comptables, des planificateurs successoraux, des planificateurs financiers, des courtiers en valeurs mobilières, des courtiers d\u2019assurances, des professionnels en dons planifiés et des experts-conseils en philanthropie.Stratégies de sensibilisation «Le programme Un héritage à partager est plus présent en ligne qu\u2019auparavant, précise M.Renaud.Nous cherchons toujours de nouvelles méthodes pour rejoindre le plus de gens possible.» Pour faire de la sensibilisation, Un héritage à partager compte sur des bénévoles issus des 22 sections locales canadiennes qui connaissent bien le terrain.Ces bénévoles sont susceptibles d\u2019être fort occupés dans les prochaines décennies.«Dans les 50 prochaines années, indique Marquis Giguère, il y aura le plus grand transfert intergénérationnel d\u2019argent qu\u2019on n\u2019a jamais eu! Les baby-boomers sont nombreux, mais ils ont aussi eu des salaires annuels moyens intéressants et leur maison a pris beaucoup de valeur.Maintenant, ces gens devront décider s\u2019ils donneront à des organismes ou non.Chez nous, on remarque que les legs sont en augmentation.» Collaboratrice Le Devoir il quoi sert mon arqent?Ici, votre épargne sert à financer des coopératives, des organismes à but non lucratif et des entreprises privées socialement engagées partout au Québec: Communauté, le Technopole Angus, le Moulin à images, l'École de musique Alain-Caron, etc.Desjardins Caisse d'économie solidaire w.caissesolidaire.coop LE DEVOIR LES SAMEDI IS ET DIMANCHE 14 OCTOBRE 2012 G 5 FINANCE MOUVEMENT DESJARDINS Miser sur Finvestissement socialement responsable Les actifs gérés cumulés totalisent plus de 700 millions de dollars L\u2019investissement financier auquel on accole une approche qualifiée de « socialement responsable » est une partie intégrante des activités du Mouvement Desjardins, par l\u2019entremise de différents portefeuilles qui répondent à des besoins de diverses clientèles.Qu\u2019en est-il ?Rosalie Vendette, consed-lère principale en investissement socialement responsable (ISR) au Mouvement Desjardins, répond à nos questions.THIERRY HAROUN En ouverture, comment dé-finit-on l\u2019investissement socialement responsable?«C\u2019est le fait d\u2019intégrer les facteurs écologiques, sociaux et de gouvernance dans la sélection et la gestion des placements et des investissements», juge Rosalie Vendette, précisant que «c\u2019est relativement nouveau comme approche.Vous savez, cela fait appel à des changements [de comportement].On implante donc l\u2019ISR de différentes manières en utilisant différentes stratégies.» Qu\u2019en est-il du modus ope-randi de l\u2019ISR?Notons, dans un premier temps, qu\u2019il y a ce que le Mouvement Desjardins appelle les «filtres d\u2019exclusion ».En clair.Fonds Desjardins écarte de ses portefeuilles de placement ISR certains domaines qui peuvent causer de graves préjudices aux humains et à leur environnement.Ainsi, trois secteurs de l\u2019économie sont exclus de facto : l\u2019industrie nucléaire, l\u2019industrie de l\u2019armement et l\u2019industrie du tabac.Deuxièmement, une fois ces domaines éliminés.Fonds Desjardins utilise une «stratégie de sélection» des entreprises basée sur les aspects écologiques, sociaux et de gouvernance, lit-on dans la documentation.Ce qui se traduit de manière concrète par «une évaluation des entreprises utilisée dans le cadre de la gestion des portefeuilles ISR de Desjardins, qui inclut une analyse classique basée sur des critères financiers, ainsi qu\u2019une analyse rigoureuse basée sur des considérations écologiques, sociales et de gouvernance (ESC)».En cela, lit-on plus loin, l\u2019analyse des pratiques ESC est adaptée à chaque industrie en fonction des enjeux qui lui sont propres.Chaque entreprise est évaluée par rapport à un groupe comparable, ce qui permet de la sélectionner ou de l\u2019exclure du bassin d\u2019entreprises dans lesquelles les gestionnaires de portefeuilles de Fonds Desjardins peuvent investir.Pas de chicanes Enfin, en procédant à ces deux analyses, explique-t-on, il est possible de répertorier les entreprises qui font preuve d\u2019une meilleure gestion des risques en choisissant de prio-riser les volets ESC de leurs activités.Et ce n\u2019est pas tout.S\u2019ajoute à cela une autre couche, que le Mouvement Desjardins appelle «l\u2019actionnariat engagé», qui prône le dialogue avec les entreprises, précise Rosalie Vendette.«En fait, on souhaite intervenir auprès des entreprises où on a dénoté gj L3es|ardins t diwf du Mori.AUCOEL .1 MuuMaiiiaSmHH ¦¦\u2022¦¦¦Il ¦\"¦IHf si8:8»888::::s:;iB8:8 @ Desjardini MiiiMraiBaaMHa HMisnMuflnâBI JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019investissement financier socialement responsable est une partie intégrante des activités du Mouvement Desjardins.une possibilité de progression et au sein desquelles on intervient par l\u2019entremise de ce qu\u2019on appelle l\u2019actionnariat engagé, qui est, dans les faits, une combinaison de votes et de dialogues afin d\u2019influencer positivement les entreprises [ciblées].» Une approche qui n\u2019est pas étrangère aux deux secteurs qui composent la majeure partie des investissements du volet ISR chez Desjardins.Ces secteurs sont les industries pétrolière et minière.«Il faut que le client connaisse le produit dans lequel il investit afin d\u2019éviter toute mauvaise surprise, raconte Rosalie Vendette.Et, quand on leur explique, il y a une bonne proportion des gens qui comprennent notre démarche prônant le dialogue avec les entreprises.Cela dit, il y a une petite partie des gens qui ne voudront pas être accolés à ce type d\u2019activité [pétrole et mines].Il y a des gens qui sont réticents à y investir.Il faut donc leur trou- ver une autre solution de placement, mais les choix sont restreints.Vous savez, j\u2019estime qu\u2019on s\u2019en sortira mieux si on travaille avec ces entreprises-là pour faire en sorte qu\u2019elles soient meilleures.Donc, non seulement cela permettra d\u2019obtenir un rendement appréciable de notre produit [financier], mais aussi un meilleur bénéfice pour l\u2019entreprise en question, en plus de l\u2019influence qu\u2019elle peut avoir au sein même de son secteur.» Sur le plan des produits financiers offerts par le Mouvement Desjardins en ISR, quatre portefeuilles sont disponibles sous le chapeau appelé SociéTerre qui sont conçus pour répondre à divers objectifs de placement.Ils sont composés du Fonds Desjardins environnement et d\u2019une sélection de Fonds éthiques.Les actifs gérés cumulés de ces portefeuilles totalisent plus de 700 millions de dollars.«Si on situe ce chiffre à l\u2019échelle canadienne, on est parmi les chefs de file dans ce domaine», résulte M\u201c® Vendette.A l\u2019échelle de la clientèle, une étude démontre que la clientèle de ces produits financiers est principalement composée de femmes, de jeunes et de personnes ayant fait des études supérieures.Mais un préjugé persiste sur le plan des investissements en ISR, rappelle Rosalie Vendette.«En fait, on se bat contre deux obstacles.D\u2019abord, les gens ne connaissent pas l\u2019ISR, il est peu connu.De plus, les gens ont l\u2019impression que l\u2019ISR rapporte moins.Ils ont l\u2019impression de sacrifier une partie du rendement financier, ce qui n\u2019est pas le cas.» Et à quoi ressemblera l\u2019ISR demain?«Ce qu\u2019on voit venir, ce sont des produits [financiers] à caractère thématique.Pensons, par exemple, à des fonds qui seraient uniquement dédiés à l\u2019eau, à sa préservation, à son traitement, à la réduction de sa consommation, etc.On commence d\u2019ailleurs à voir émerger ce type de produit.» Collaborateur Le Devoir UNIVERSITE CONCORDIA Et si la crise économique de 2008 avait aussi du bon.L\u2019École de gestion John-Molson de l\u2019Université Concordia forme depuis peu une nouvelle génération de jeunes entrepreneurs et investisseurs.Ces futurs gens d\u2019affaires se considèrent comme avant tout responsables à l\u2019égard des enjeux écologiques, sociaux et éthiques.CLAUDE LAELEUR J y ai complété mes études de MBA il y a cinq ans et ce genre de préoccupation n\u2019apparaissait pas sur le radar!, lance David Lank, assistant de recherche au Centre d\u2019études David-0,\u2019Brien sur la durabilité des entreprises de l\u2019École de gestion John-Molson.Il y avait bien un cours sur l\u2019éthique et la gouvernance, poursuit-il, mais il n\u2019y avait rien concernant la durabilité des entreprises.Or nous avons aujourd\u2019hui affaire à une génération d\u2019étudiants qui se préoccupent non seulement de faire des profits, mais aussi de s\u2019y prendre de la bonne façon.C\u2019est là un important changement que nous voyons poindre.» La durabilité des entreprises est le fait que, de nos jours, pour croître et prospérer, les entreprises doivent de plus en plus se préoccuper des conditions dans lesquelles elles sont actives, notamment leurs impacts écologiques et sociaux, ainsi que le bien-être de leurs employés.David Lank rapporte que diverses recherches réalisées un peu partout, à propos des facteurs de réussite pour les entreprises, montrent que plus celles-ci font preuve de responsabilité à l\u2019égard des enjeux écologiques et sociaux, meilleur est leur rendement sur les marchés boursiers.C\u2019est pourquoi, en 2009, l\u2019école de gestion de l\u2019Université Concordia a créé le Centre d\u2019études David-O\u2019Brien sur la durabilité des entreprises.Au cours des années 2000, relate M.Lank, «nous avons vu se développer un intérêt pour les questions de durabilité des entreprises.Nos étudiants désirent acquérir davantage d\u2019habileté, de connaissances et de formation en ce domaine.On assiste donc à un changement, à un changement de génération dans la façon de faire des affaires et des profits.Il s\u2019agit maintenant pour eux de se montrer responsables envers l\u2019environnement et la société.» Tout se passe donc comme si, après les abus auxquels a mené la recherche du profit coûte que coûte durant les années 2000, une nouvelle façon de faire des affaires \u2014 plus rentable à long terme \u2014 est en train d\u2019émerger.«Et on ne parle pas seulement de se préoccuper de l\u2019environnement, poursuit David Lank.Bien sûr, les entreprises cherchent à réduire leur empreinte écologique, à utiliser moins d\u2019énergie et de matières, à recycler, etc.\u2014 ce qui réduit leurs coûts \u2014 mais elles se doivent également de se préoccuper des enjeux sociaux et éthiques.Elles se doivent de considérer leurs impacts sur Une nouvelle façon de faire des affaires, alliant durabilité et rentabilité à long terme, est en train d\u2019émerger la collectivité où elles œuvrent, de même que de se soucier de la santé, de la sécurité et du bien-être de leurs employés.» «C\u2019est ainsi que nous observons que, pour obtenir de véritables résultats, il faut générer un lien affectif, poursuit-il.Et l\u2019un des bons moyens de créer ce lien, c\u2019est de passer par l\u2019art.» Il peut s\u2019agir, par exemple, d\u2019installer des œuvres d\u2019art dans l\u2019entreprise puisque, dans un bel environnement, on devient plus sensible à ce qui nous entoure.De même, un bel immeuble stimule la productivité des employés.Un MBA en durabilité des entreprises ?A titre de responsable de la recherche au centre O\u2019Brien, David Lank s\u2019occupe à la fois d\u2019organiser la recherche universitaire et de développer de nouveaux programmes de formation.Ces derniers s\u2019adressent autant aux étudiants réguliers qu\u2019aux gens d\u2019affaires et investisseurs qui viennent y suivre une formation spécialisée.«Nous offrons déjà des programmes en gestion de l\u2019environnement et affaires durables, dit-il.Ainsi, l\u2019an dernier, nous avons amorcé un programme de certification professionnelle en investissement durable qui s\u2019adresse aux conseillers en investissement, aux gestionnaires de portefeuille, aux professionnels qui s\u2019intéressent aux investissements rentables tout en étant respectueux de l\u2019environnement.Nous développons actuellement un programme s\u2019adressant aux professionnels de l\u2019immobilier.On peut ainsi penser que des immeubles conçus en fonction de l\u2019environnement, bien implantés dans leur collectivité, esthétiques et agréables pour ceux qui y travaillent, etc., devraient être de bons investissements.» «Par ailleurs, nous constatons que de plus en plus de gens qui œuvrent dans l\u2019industrie minière désirent transformer leur secteur en une activité plus durable, poursuit David Lank.En collaboration avec eux, nous sommes en voie de développer une formation de gestion durable de l\u2019industrie minière.Nous observons que de plus en plus de gens œuvrant dans différents secteurs viennent nous voir afin qu\u2019on assemble pour eux des formations sur la durabilité de leur secteur.» Le centre O\u2019Brien cherche en outre à sensibiliser davantage la communauté des affaires de Montréal à l\u2019importance de prendre en compte les facteurs de durabilité dans la poursuite de leurs activités.Et qui, sait, poursuit-il, peut-être un jour prochain l\u2019École John-Molson offrira-t-elle des diplômes en durabilité des entreprises ?« C\u2019est quelque chose que nous examinons, rapporte-fil.Il y a déjà des écoles de gestion au Canada qui offrent de tels diplômes.C\u2019est une tendance qui devient de plus en plus présente, et nous, au centre O\u2019Brien, nous participons à l\u2019aventure ! » Collaborateur Le Devoir PRI FÉRIQUE est signataire des Principes pour i'investissement Responsabie, une initiative du Secrétaire générai des Nations Unies, mise en piace par ie programme des Nations Unies pour i'Environnement initiative Financière (UNEP Fi) et ie Pacte Mondiai des Nations Unies, ii s'agit d'un ensembie de six principes généraux de bonne conduite tournés vers i'investissement responsabie.« UNE FORCE DE CHANGEMENT COLLECTIVE POUR RENDRE LE MONDE MEILLEUR.UNE AUTRE BONNE RAISON D'INVESTIR DANS LES FONDS FÉRIQUE! Les Fonds FÉRIQUE sont gouvernés par une Politique d'investissement responsable régissant l'exercice des droits de vote, ce qui leur permet d\u2019inciter activement les entreprises à mettre à niveau leurs codes de conduite en matière d\u2019environnement, de responsabilité sociale et de gouvernance.Chaque dollar investi dans nos Fonds sert donc un double objectif: encourager les entreprises à adopter un comportement responsable, et protéger votre avoir à long terme.www.ferique.com/video Les Fonds FÉRIQUE sont offerts aux ingénieurs et diplômés en génie, à leurs familles et à leurs entreprises.FERIQUE Les Fonds FERIQUE: il y a un peu de génie là-dedans.1-800-291-0337 Note : un placement dans un organisme de placement collectif peut donner lieu à des courtages, des commissions de suivi, des frais de gestion et d\u2019autres frais.Les ratios de frais de gestion varient d\u2019une année à l\u2019autre.Veuillez lire le prospectus avant d\u2019effectuer un placement.Les organismes de placement collectif ne sont pas garantis, leur valeur fluctue souvent et leur rendement passé n\u2019est pas indicatif de leur rendement futur.Les Fonds FÉRIQUE sont distribués par Placements Banque Nationale inc, à titre de Placeur principal, et par Services d\u2019investissement FÉRIQUE. G 6 LE DEVOIR LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 OCTOBRE 2012 FINANCE PRINCIPES POUR L\u2019INVESTISSEMENT RESPONSABLE Bâtirente a souscrit dès 2006 au projet onusien Et 1200 institutions ont à ce jour posé le même geste que l\u2019investisseur institutionnel Bâtirente, le système de retraite des syndicats affiliés à la CSN, est associé depuis leur création aux Principes pour l\u2019in-vestissement responsable (PRI).L\u2019ONU est à l\u2019origine de cette initiative, qui a vu le jour à New York au printemps 2006 et qui a pour raison d\u2019être la place croissante qu\u2019occupent les questions écologiques, sociales et de gouvernance (ESG) dans les pratiques d\u2019investissement.REGINALD HARVEY Le coordonnateur général de Bâtirente, Daniel Simard, siège au conseil d\u2019administration du PRI, cet organisme à caractère international, pour un troisième mandat depuis sa fondation.De retour d\u2019une séance du conseil à Copenhague, il laisse savoir comment il s\u2019est retrouvé à remplir cette fonction: «On avait déjà entrepris depuis quelques années une réflexion, qui nous a conduits, en décembre 2005, à adopter notre politique d\u2019investissement responsable ; par le biais d\u2019Internet, on a appris que les PRI allaient être lapcés au mois d\u2019avril suivant.» A ce moment-là se déroulait la phase de recrutement.Il a donc été décidé de souscrire à cette organisation pour la raison suivante : «Les grands principes de l\u2019ONU pour l\u2019investissement et notre politique à nous se rejoignaient; on pouvait s\u2019identifier spontanément à ce qui venait d\u2019être élaboré par les grands joueurs de ces marchés.» Le président de Bâtirente a donné son aval à l\u2019adhésion aux PRI: «A sa demande, je me suis rendu aux Etats-Unis pour le lancement, où on a fait partie des 25 premiers signataires qui se joignaient au mouvement.» Comme il était issu d\u2019un fonds de taille relativement petite dans un univers d\u2019investisseurs majeurs, M.Simard a été par la suite désigné pour représenter ce segment du marché au sein du conseil d\u2019administration.Depuis 2006, les PRI ont connu une véritable explosion, comme le démontrent ses propos: «Au départ, on était une vingtaine de signataires de la déclaration qui étaient présents; une semaine plus tard, une cérémonie semblable se tenait à Paris qui réunissait un autre contingent du même nombre de personnes.Aujourd\u2019hui,^ on est rendu à 1200 institutions de tous les continents qui se sont engagées pour ces grands principes quefappelle \u201cdirectionnels\u201d.» Il s\u2019explique: «On dit, on déclare et on s\u2019engage à aller dans cette voie-là sans qu\u2019il y ait de contraintes au bout du compte.Il n\u2019y a pas une recette ou une seule façon de faire ce qu\u2019il convient d\u2019appeler de l\u2019investissement responsable; celui-ci repose sur les trois premiers grands principes de la déclaration: primo, on doit se comporter comme un détenteur actif qui s\u2019intéresse à ce que font les entreprises en faisant preuve d\u2019engagement actionnarial, ce sur quoi Bâtirente a beaucoup misé depuis son engagement dans cette voie; deuxièmement, dans le processus de construction d\u2019un portefeuille d\u2019investissements, on doit aspirer à incorporer l\u2019analyse extrafinancière qui s\u2019intéresse aux enjeux écologiques, sociaux et de gouvernance; finalement, on doit réclamer, auprès des émetteurs de titres financiers, de la transparence et la publication d\u2019informations significatives au sujet de leurs performances extrafinancières.» Mesures incitatives Il revient au conseil d\u2019administration d\u2019assurer la diffusion et le rayonnement des principes retenus: «On doit faire monter la marée, faire augmenter qualitativement et quantitativement le degré d\u2019intérêt et d\u2019engagement des signataires dans la voie de l\u2019investissement responsable, tout en s\u2019assurant de répandre de meilleures pratiques.» Il donne un exemple des points inscrits à l\u2019ordre du jour des réunions: «Comme nous ne sommes pas normatifs, les moyens qu\u2019on déploie dans notre action, c\u2019est d\u2019encourager les gens à produire un rapport à l\u2019intérieur duquel ils exposent leur façon d\u2019incorporer ou de mettre en oeuvre ces principes-là; on les invite aussi à publier annuellement une espèce de revue de ce qui se fait, pour mieux être en mesure d\u2019en mesurer la progression et pour disposer d\u2019un instrument de mesure de leurs interventions par rapport aux autres.En réalité, c\u2019est le moyen dont on se sert pour mettre un peu de pression sur les signataires afin qu\u2019ils joignent le geste à la parole.» Après avoir dressé un rapide inventaire des participants du mouvement au Québec, Daniel Simard livre les dernières nouvelles de ce qui se passe ici: «Longtemps, on a été seulement trois signa- taires, mais, depuis deux ou trois ans, on peut dire que la courbe de progression a commencé à grimper significativement.On est en train de se former un regroupement parce qu\u2019on a eu du succès à convaincre nos gestionnaires de portefeuilles de s\u2019engager; on monte un réseau local qui est reconnu par le secrétariat de l\u2019organisation.» Il donne des détails : «Pour l\u2019instant, on a une activité qui est relativement privée, mais on est en train d\u2019organiser un événement public pour le mois de février durant lequel on aura l\u2019occasion de manifester collectivement notre engagement, même si chacun est déjà passablement explicite par rapport à ce dernier; parmi les messages qu\u2019on veut passer de la sorte, il y a celui-ci: si vous décidez de vous engager dans la voie de l\u2019investissement responsable comme institution, vous allez obtenir notre appui, parce qu\u2019on a un collectif qui va vous expliquer comment y arriver; si vous êtes un participant à une caisse de retraite, sachez que votre fonds pourrait développer de telles pratiques d\u2019investissement, ce qui ne se fera pas en vase clos, parce qu\u2019on dispose d\u2019un regroupement qui pousse dans ce sens-là.» 25 000 participants Du côté de Bâtirente, qui est une fédération de régimes de retraite faisant affaires avec quelque 350 groupes ou syndicats affiliés et avec plus de 25000 participants, il se manifeste un éveil à la notion d\u2019investissement responsable: «On s\u2019adresse surtout à nos responsables syndicaux qui se réunissent de temps à autre; on leur parle du discours qu\u2019on tient aux entreprises et je pense qu\u2019il y a de plus en plus de fierté qui est ressentie à cet égard.» Il y va d\u2019une remarque qui s\u2019inscrit dans le même ordre d\u2019idées : « C\u2019est un peu dans la génétique d\u2019une organisation comme la nôtre que cet engagement; étant donné qu\u2019on est issu d\u2019une centrale syndicale, il est certain qu\u2019on doit construire une légitimité autour du fait qu\u2019on représente les intérêts des travailleurs en procédant à un investissement dans les entreprises.Il y a pour nous comme une pulsion de faire en sorte que nos activités financières ne soient pas nuisibles aux intérêts de nos membres.» Collaborateur Le Devoir MICHEL GIROUX Daniel Simard est le coordonnateur général de Bâtirente, le système de retraite des membres de la CSN, % Fonds Desjardins 7,43 % RENDEMENT ANNUEL MOYEN DEPUIS SA CRÉATION2 PROFITABLE POUR VOUS.PROFITABLE POUR LA PLANETE Certains investissements sont plus payants que d'autres.Les portefeuilles SociéTerre^ sont socialement responsables et offrent un potentiel de rendement intéressant.Ces portefeuilles représentent un investissement dans des entreprises tournées vers le développement durable.Parlez-en à votre conseiller dès aujourd'hui et faites votre part pour la planète.\t\t\t\t Portefeuille SociéTerre Équilibré\t7,60%\t4,25%\tS/O\t7,43% LES PORTEFEUILLES SOCIETERRE 1 800 CAISSES fondsdesjardins.com/societerre Desjardins Coopérer pour créer l'avenir (1) Les Fonds Desjaidins sont offerts pai Desjaidins Cabinet de services financiers inc., un courtier en épargne collective appartenant au Mouvement Desjardins.Les Fonds Desjardins ne sont pas garantis, leur valeur fluctue fréquemment et leur rendement passé n'est pas indicatif de leur rendement futur.Les taux de rendement indiqués sont les taux de rendement total annuel composé historiques en date du 28 septembre 2012 qui tiennent compte des fluctuations de la valeur des titres et du réinvestissement de tous les montants distribués mais non des commissions d'achat et de rachat, des frais de placement, des frais optionnels ou de l'impôt sur le revenu payables par le porteur, lesquels auraient réduit le rendement.Un placement dans un organisme de placement collectif peut donner lieu à des frais de courtage, des commissions de suivi, des frais de gestion et d'autres frais.Veuillez lire le prospectus simplifié avant d'investir.(2) 15 janvier 2009."]
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