Le devoir, 28 novembre 2012, Cahier A
[" Marc Garneau se lance dans la course à la chefferie du PLC Page A 3 Salaire du DG du Bloc : Gilles Duceppe blanchi Page A 3 www.ledevoir.corn Le Devoir Vol.C I I I N\u201c 2 7 2 LE DEVOIR, LE MERCREDI 28 NOVEMBRE 2012 1,09 $ + TAXES = 1,25 A L RENT -5000sq/ft 12 ft ceilings loading dock - 5000 sq/ft 12 ft ceilings loading dock JACQUES NADEAU LE DEVOIR Selon l\u2019Office québécois de la langue française, le bilinguisme est devenu «une pratique courante dans le quotidien des travailleurs», surtout à Montréal.La langue de travail au Québec Le bilinguisme prend le pas sur le français GUILLAUME BOURGAULT-COTE Hello, bonjour: dans le monde du travail québécois, le bilinguisme prend une place de plus en plus importante au quotidien.Une étude de l\u2019Office québécois de la langue française (OQLF) dévoilée mardi indique ainsi que 63% des travailleurs ont recours à l\u2019anglais, alors que l\u2019usage prédominant du français recule légèrement.C\u2019est maintenant «une minorité des Québécois qui travaille exclusivement en français», constate la présidente de l\u2019OQLF, Louise Marchand.Le bilinguisme est devenu dans la foulée «une pratique courante dans le quotidien des travailleurs», au point que 82% des travailleurs montréalais utilisent minimalement un peu d\u2019anglais dans leurs tâches professionnelles.Cet usage de l\u2019anglais n\u2019empêche toutefois pas 89% des travailleurs québécois d\u2019utiliser princi- palement le français (soit de 50 à 100% du temps).Ce taux est stable depuis 2007, mais il était de 91 % en 1989.En comparant différentes études sur la question réalisées depuis 1971, rOQLF remarque d\u2019ailleurs qu\u2019il y a eu une progression de l\u2019usage du français entre 1971 et 1989, mais une légère diminution depuis.L\u2019effet est plus marqué dans la région de Montréal, où l\u2019usage du français comme principale langue de travail était l\u2019affaire de 69% de la population en 1971 et de 85% en 1989: il est maintenant de 80% (en baisse de trois points en cinq ans).La baisse touche tant les francophones que les anglophones (94% des francophones parlaient surtout français au travail en 1989; ils sont 87% aujourd\u2019hui).La proportion d\u2019allophones qui travaillent surtout en français ne cesse quant à elle d\u2019augmenter (de 42% en 1971 à 68% en 2010 \u2014 date de collecte d\u2019une partie des données dévoilées mardi).Il y a cinq ans, le taux était de 63%.D\u2019autres indicateurs tirés d\u2019une analyse du recensement de 2006 situent plutôt à 82% la proportion de Québécois qui utilisent «principalement le français » au travail.Sur l\u2019île de Montréal, ce taux est de 65%.Plus d\u2019une personne sur quatre (26%) parle principalement anglais au travail sur l\u2019île, alors que 55% disent parler français et anglais.La langue maternelle influence la langue de travail, montre aussi l\u2019étude de L\u2019OQLF Dans la VOIR PAGE A 10 : BILINGUISME Lire aussi > L\u2019éditoriai d\u2019Antoine Robitaiiie: Bilinguisation forcée.Page A 8 T\\ Consuitez ie texte intégrai de i\u2019étude de D l\u2019Office de la langue française sur la langue de travail, ledevoir.com Commission Charbonneau Catania au centre de rencontres secrètes Une liste de 118 noms, dont deux libéraux, déposée en preuve KATHLEEN LEVESQUE Pendant que des entrepreneurs en construction et ingénieurs rencontraient régulièrement, dans le luxe et la confidentialité totale du club privé Le 357C, le président du comité exécutif et de hauts fonctionnaires de la Ville de Montréal ainsi que le responsable du financement du parti Union Montréal, le projet immobilier du Faubourg Contrecoeur prenait forme.Ces proximités ont été étalées mardi devant la commission Charbonneau grâce â la présentation de la première page d\u2019une liste des rencontres tenues au 357C, un club sélect du Vieux-Montréal, en 2005 et 2006.C\u2019est au cours de cette période que la Ville de Montréal et la Société d\u2019habitation et de développement de Montréal (SHDM) mettaient en place les balises pour confier â Construction F Catania la création du Faubourg Contrecoeur.Les firmes Dessau et Groupe SM y seront notamment associées.Or, ce sont les dirigeants de ces entreprises, Paola Catania, Pasquale Fedele, André Fortin, Martin Daoust (Construction F.Catania), Rosaire Sauriol (Dessau), Daniel Gauthier (Pla-nia, une filiale de Dessau) et Bernard Poulin (Groupe SM), qui ont été pointés mardi par un çnquêteur de la commission Charbonneau, Erick Roy.S\u2019ajoutent Frank Zampino, l\u2019ex-prési-dent du comité exécutif, Bernard Trépanier, exresponsable du financement au parti de l\u2019ancien maire Gérald Tremblay, surnommé Mon- VOIR PAGE A 10 : CATANIA Aujourd\u2019hui Economie > Bombardier reçoit une commande record de 7,8 milliards pour la construction de jets d\u2019affaires.Page B1 Actualités > Des Irrégularités dans l\u2019octroi des contrats soulèvent des questions sur le projet de minicentrale de Val-Jalbert.Page A 7 Le Monde > La place Tahrir prise d\u2019assaut par des milliers de manifestants hostiles au président égyptien Mohamed Morsi.Page B 7 Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.SudoRu .B6 A6 A7 A7 A6 A4 Entretien avec Hélène Blanchet Relancer la diffusion du cinéma d\u2019auteur Il y a un an jour pour jour, Ex-centris rouvrait ses portes dans sa configuration d\u2019origine de trois salles, après presque trois années de combat pour redonner à Montréal son vaisseau amiral du cinéma d\u2019auteur.Afin de marquer cet anniversaire, la directrice générale de la Corporation du Cinéma Parallèle, Hélène Blanchet, partage avec Le Devoir ses inquiétudes présentes et ses projets d\u2019avenir.MARTIN BILODEAU Quand Excentris a rouvert ses trois salles au public, tout le monde a cru la partie gagnée.Après un an d\u2019activité, il faut reconnaître que l\u2019institution culturelle du boulevard Saint-Laurent a besoin d\u2019oxygène.Vrai, le public est â reconquérir.Vrai aussi, le cinéma d\u2019auteur est en crise.Mais la renaissance du lieu aurait dû produire l\u2019effet d\u2019un appel d\u2019air.Non?La semaine dernière, â l\u2019occasion d\u2019un événement-bénéfice, premier du genre, qui a ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Hélène Blanchet, directrice générale de la Corporation du Cinéma Parallèle, à Montréal rapporté 125 000 dollars, la directrice générale d\u2019Excentris, Hélène Blanchet, lançait un appel aux distributeurs afin qu\u2019ils soumettent des films porteurs, récupérés durant l\u2019hiatus « ex-centrissien» par d\u2019autres écrans.De même qu\u2019une petite librairie ne peut survivre sans best-sellers, le lieu de diffusion qu\u2019elle codirige avec Ca- roline Masse a besoin de films oxygénants, sur le plan économique, afin de pouvoir poursuivre sa mission art et essai.«Ne pas obtenir les films les plus porteurs dans le créneau du cinéma d\u2019auteur, c\u2019est pour nous une surprise totale.Nous avions tout prévu sauf ça», explique la sympathique direc- VOIR PAGE AlO : CINÉMA Le Barreau du Québec affroute Ottawa Le projet de loi C-10 sur la justice criminelle est contesté devant les tribunaux HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa La rumeur grondait et elle se matérialise finalement: le Barreau du Québec conteste la constitutionnalité de la pièce législative maîtresse du gouvernement conservateur, soit son projet de loi omnibus C-10 resserrant la justice criminelle.Le Barreau estime que la flopée de peines minimales instaurées est incompatible avec la nécessité d\u2019adapter une peine aux circonstances particulières d\u2019un crime.Il demande â la Cour supérieure d\u2019en invalider plusieurs articles.«Le Barreau du Québec demande aux tribunaux de statuer sur la constitutionnalité des dispositions qui portent sur les peines minimales en matière criminelle parce qu\u2019il estime que celles-ci ne contribuent pas à protéger les citoyens, et qu\u2019elles portent atteinte à l\u2019indépendance des tribunaux et aux principes fondamentaux du système de justice criminelle canadien», écrit le Barreau dans son communiqué de presse.«En raison de sa mission de protection du public et parce qu\u2019il lui importe de défendre la primauté du droit, le Barreau estime qu\u2019il est justifié et voir PAGE A 10 : BARREAU 77831302831748 A 2 LE DEVOIR LE MERCREDI 28 NOVEMBRE 2012 ACTUALITES Partielles fédérales : les partis défendent leurs résultats Les verts d\u2019Elizabeth May auront causé la surprise MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa \\ A l\u2019issue des élections partielles fédérales qui se sont soldées par le statu quo au terme d\u2019une soirée électorale néanmoins en dents de scie, c\u2019est la chef du Parti vert qui s\u2019est proclamée grande gagnante.«Les deux sièges étaient présumés sûrs [à Victoria et à Calgary-Centre].Et dans les deux cas ces partis s\u2019en sont tirés avec une courte victoire, et le Parti vert a posé une part importante des défis.Alors cela vous indique que nous ne sommes pas [un parti] régional», s\u2019est réjouie mardi Elizabeth May, dont le parti a réalisé de grands gains dans ces deux circonscriptions de l\u2019Ouest Pour en arriver à ce que Victoria, Calgary-Centre et Durham, en Ontario, demeurent de couleur inchangée, il a fallu patienter longtemps lundi soir.Dans la capitale de la province de l\u2019Ouest, le candidat d\u2019Elizabeth May, Donald Galloway, était à égalité avec le néodémocrate Murray Rankin, chacun dépassant l\u2019autre tour à tour, parfois avec une poignée de votes.M.Rankin l\u2019a finalement emporté à 1 h passée, heure de l\u2019Est, avec 14519 voix (37,2%) contre 13368 voix (34,3%) pour les verts, tandis que le conservateur Dal Gann a récolté 14,4% des voix et le libéral Paul Summerville, 13,1%.En mai 2011, la néodémocrate Denise Savoie avait gagné l\u2019élection avec 50,8% des voix et 16400 votes de plus que le conservateur, arrivé second.Le Nouveau Parti démocratique a aussi perdu du terrain à Calgary-Centre, circonscription devenue vacante à la suite du départ du conservateur Lee Richardson.L\u2019échiquier y semblait chamboulé : les verts ont causé la surprise en se classant troisième tandis que les libéraux ont mené une chaude lutte au Parti conservateur.La conservatrice Joan Crockatt a récolté 10201 votes (36,9%), le libéral Harvey Locke 9034 votes (32,7%), mais cette marge ne s\u2019est élargie qu\u2019en fin de soirée.Le vert Chris Turner a obtenu 25,6% des voix, tandis que le néodémocrate Dan Meades est arrivé loin derrière avec 3,8% des voix.Reculs néodémocrates Confrontés à ces reculs, les néodémocrates ont refusé d\u2019y voir un contrecoup à la venue du nouveau chef Thomas Mulcair ou à ses propos sur le «syndrome hollandais», voulant que l\u2019exploitation des sables bitumineux gonfle artificiellement la valeur du dollar canadien, ce qui nuit au secteur manufacturier ontarien et québécois.«Je ne peux pas expliquer Calgary, mais nous allons continuer d\u2019y travailler», a répliqué le député Peter Julian, en assurant toutefois ne pas avoir eu d\u2019échos négatifs sur le terrain quant au discours de M.Mulcair.M.Julian a plutôt insisté sur les résultats du parti \u2014 plus positifs \u2014 dans les deux autres comtés.Le NPD est arrivé deuxième dans Durham, avec 26,3 % des voix, suivi du Parti libéral à 17,3% et du candidat vert à 4,1%.Le conservateur Erin O\u2019Toole a aisément conservé la circonscription \u2014 laissée vacante par le départ de la ministre Bev Oda \u2014, avec 17 281 votes (50,7%).Le chef libéral par intérim s\u2019est avoué déçu de n\u2019avoir emporté aucun siège, mais il a noté que le taux d\u2019appui à ses troupes avait néanmoins augmenté et qu\u2019il avait même failli l\u2019emporter en Alberta.«Il y a deux mois, il n\u2019y a personne ici, personne, qui aurait prédit [ce résultat] », a-t-il affirmé.Du côté du bureau du premier ministre Stephen Harper, on a noté les deux victoires.Quant à Calgary-Centre, «nous avions été bien clairs pendant les partielles que ce n\u2019est jamais un exercice qui favorise les gouvernements majoritaires en place», a déclaré un porte-parole.Le Devoir Semaine de L'EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE du 24 au 30 NOVEMBRE 2012 Parce que pour moi comme pour vous, L'EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ÇA COMPTE! Posez des gestes concrets, réalisez des économies et découvrez des trucs et programmes pour économiser de l'énergie.EFFICACITEENERGETIQUE.GOUV.QC.CA UN , QUEBEC POUR TOUS Québec ^ ^ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les automobiles contribuent de façon marquée aux émissions de gaz à effet de serre.AUTOMOBILE Ottawa fait siennes les nonnes d\u2019émissions américaines HEATHER SCOEEIELD à Ottawa \\ A la veille des discussions à Doha sur les changements climatiques, qui vaudront aux politiques canadiennes une attention renouvelée, Ottawa a dévoilé mardi de nouvelles normes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) des voitures et des camions légers.Le ministre fédéral de l\u2019Environnement, Peter Kent, a indiqué qu\u2019il imite les normes américaines d\u2019émissions pour les modèles qui seront construits entre 2017 et 2025.11 a expliqué qu\u2019à la fin de cette période, les voitures produiront 50% moins de gaz à ef fet de serre qu\u2019en 2008 et qu\u2019elles ne consommeront que la moitié du carburant.En fait, les véhicules construits pendant cette période devront réduire leurs émissions de 5 % par année en moyenne.Ces réductions devraient se traduire, selon M.Kent, par des économies de 900$ par véhicule par année, en comparaison des niveaux actuels de consommation.Les véhicules utilitaires légers n\u2019auront pas à se conformer à ces normes aussi rapidement que les automobiles, car les fabricants auront besoin de plus de temps pour s\u2019assurer qu\u2019ils parviendront à effectuer le travail que leur demandent les agriculteurs et les travailleurs de la construction qui les conduisent, note Environnement Canada dans un document explicatif Contrairement aux annonces d\u2019autres recommandations qui ont placé l\u2019industrie contre les écologistes, ces nouvelles règles ne devraient pas rencontrer beaucoup de résistance.Les néodémocrates fédéraux ont critiqué les mesures en les qualifiant de «fécupération» des règles des Etats-Unis.Toutefois, les fabricants ont accueilli la dé-\\ A terme, les voitures produiront 50% moins de gaz à effet de serre qu\u2019en 2008 cision de M.Kent de manière favorable, enchantés qu\u2019ils sont de sa vision de l\u2019Amérique du Nord comme un seul marché et de l\u2019annonce de mesures claires pour la prochaine décennie.«C\u2019est une bonne nouvelle que le Canada continue de suivre l\u2019exemple de l\u2019administration américaine en matière d\u2019efficacité énergétique», a déclaré P J.Partingdon, analyste des politiques sur les changements climatiques à l\u2019Institut canadien Pembina.« C\u2019est bien pour les automobilistes, ils économiseront beaucoup d\u2019argent sur l\u2019essence.» L\u2019annonce est faite plus d\u2019un an après le dévoilement de la politique américaine, et ce n\u2019est pas une coïncidence.M.Kent est à Doha cette semaine pour participer aux discussions des Nations unies sur les changements climatiques, et ce genre de rencontres le place habituellement sur la défensive.«Nous voulions faire l\u2019annonce aujourd\u2019hui mardi, avant Doha, parce que ces mesures sont un nouvel exemple de la manière canadienne de gérer les émissions, en y allant secteur par secteur», a-t-il déclaré.Le gouvernement Harper défend bec et ongles sa politique et il a attaqué les approches différentes visant à contrôler les émissions de gaz à effet de serre.En revanche, l\u2019approche «secteur par secteur» du Canada a suscité le mépris non seulement chez les écologistes, mais également dans les autres pays.M.Kent entend défendre la position canadienne à Doha, où il espère déboulonner les mythes qui entourent la performance environnementale canadienne.Maintenant que le protocole de Kyoto tire à sa fin, les discussions de Doha visent à jeter les fondations d\u2019un nouveau traité international contraignant pour réduire les émissions polluantes.Le Canada a déjà indiqué qu\u2019il ne s\u2019engagerait pas dans une telle entente.La Presse canadienne Loi budgétaire : en route vers un autre marathon mammouth Le Parti vert déposera 80 amendements au projet de loi C-45 HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa La chef du Parti vert, Elizabeth May, remet ça.Elle déposera environ 80 amendements au projet de loi budgétaire mammouth C-45 afin de stopper la réforme de la Loi sur la protection des eaux navigables.Elle prévoit encore une fois un marathon de votes d\u2019une journée et même une contestation judiciaire si elle ne parvient pas à faire reculer Stephen Harper.«Ceci n\u2019est pas politique.Ceci n\u2019est pas personnel.C\u2019est seulement une tentative d\u2019empécher Stephen Harper de briser tout ce que j\u2019aime!», a lancé M\u201c® May en matinée mardi.M\u201c® May assure vouloir déposer ses amendements «non pas pour faire de l\u2019obstruction, mais dans l\u2019espoir que le gouvernement fléchira, acceptera certains de [ses] amendements pour que le projet de loi soit amélioré».Le projet de loi C-45, présenté comme un projet de mise en œuvre budgétaire, transforme complètement factuelle Loi sur la protection des eaux navigables.Cette loi garantissait aux Canadiens le droit de naviguer sur les cours d\u2019eau du pays sans entrave.Elle faisait donc en sorte qu\u2019il fallait, avant de construire un ouvrage (pont, quai, etc.), obtenir une ap-prpbation fédérale.A plusieurs reprises, municipalités et entreprises se sont plaintes du trop long processus d\u2019obtention de ces permis.Désormais, avec C-45, le processus est inversé.Seuls 97 lacs et 62 rivières seront protégés.Pour les millions d\u2019autres cours d\u2019eau du Canada, il n\u2019y aura plus d\u2019obligation d\u2019obtenir un permis préalable Elizabeth May «On passe d\u2019une loi proactive où, avant qu\u2019un projet aille de l\u2019avant, le public a l\u2019occasion de consulter et d\u2019améliorer le projet, a expliqué la chanteuse Sarah Harmer, qui accompagnait M\u201c® May.Si les changements vont de l\u2019avant, il n\u2019y aura pas de consultation publique, vous ne saurez même pas qu\u2019un projet est construit.Ça deviendra réactif Votre seule chance de changer les choses sur 99 % de nos cours d\u2019eau sera d\u2019aller devant les tribunaux.Il nous reviendra, à vous et à moi, de payer la facture et de nous adresser aux tribunaux après que le projet aura été construit.» Les amendements du Parti vert restaureraient la protection de tous les cours d\u2019eau canadiens.M\u201c® May a indiqué que si le gouvernement ne modifie pas C-45, elle envisage de s\u2019adresser aux tribunaux.Car, rappelle-t-elle, la protection des eaux navigables est une compétence constitutionnelle du fédéral que les provinces ne peuvent relever.Comme M\u201c® May ne siège pas au comité parlementaire ayant étudié C-45, elle aura le droit de déposer ses amendements directement à la Chambre des communes jeudi, lors du troisième et dernier vote.Ceux-ci, à raison d\u2019une quinzaine de minutes chacun, pourraient générer jusqu\u2019à 20 heures de vote consécutives, un peu comme cela s\u2019était produit au printemps pour contester l\u2019autre loi budgétaire mammouth contenant des réformes environnementales, le C-38.Rappelons que le Parti libéral avait déposé 3000 amendements à C-45, mais ceux-ci ont été votés \u2014 des heures durant \u2014 en comité parlementaire la semaine dernière, attirant peu l\u2019attention.Le Devoir LE DEVOIR, LE MERCREDI 28 NOVEMBRE 2012 A 3 ACTUALITES Et Harper est presque heureux kV\tK» Manon CORNELLIER à Ottawa Les trois élections partielles de lundi ont laissé l\u2019échiquier politique inchangé, du moins lorsqu\u2019il est question du nombre de sièges détenus par chaque parti à la Chambre des communes.Les résultats donnent toutefois matière à réflexion.Et pour tous les partis.Les conservateurs sont sûrement les moins inquiets.Ils ont vu l\u2019ordre des choses respecté dans Durham, une circonscription qu\u2019ils contrôlent depuis que l\u2019Alliance canadienne et le Parti progressiste-conservateur ont uni leurs forces.Ils ont cependant eu chaud dans Cal-gary-Centre (où, malgré tout le bruit, le taux de participation n\u2019a été que de 29,4%).Il faut dire qu\u2019ils avaient choisi une candidate, Joan CrockatL plus proche idéologiquement du Wildrose Party que des conservateurs albertains d\u2019Alison Redford, alors que la circonscription est plus près de la mouvance progressiste.Crockatt a boudé la presque totalité des débats.Face à des candidats solides, elle a perdu du terrain, l\u2019emportant avec seulement 1167 voix d\u2019avance sur le libéral Harvey Locke (qui doit encore se demander si les déclarations malheureuses des députés David McGuinty et Justin Trudeau l\u2019ont empêché de gagner).Rien n\u2019indique que les mêmes conditions seront réunies en 2015.En fait, si un parti doit être préoccupé aujourd\u2019hui, c\u2019est le Nouveau Parti démocratique.Il a sauvé de justesse son siège de Victoria, son candidat Murray Rankin devançant par seulement 1151 voix le candidat vert Donald Galloway.(Le taux de participation était de 43,9%.) On est loin des avances de 10000 à 16000 voix qu\u2019affichait la députée sortante Denise Savoie.Dans Calgary-Centre, le NPD a fini quatrième, très loin derrière le Parti vert.Il a obtenu seulement 3,8% des voix et le PV, 25,6%.Il y a bien sûr la deuxième place dans Durham, mais le parti y a glané deux fois moins de votes que le PC.Il n\u2019est pas sur le point de le déloger.Les résultats de ces partielles et des élections de 2011 permettent de comprendre la complexité de la tâche du chef néodémocrate.Pour faire des gains, il doit conserver et même accroître les appuis ravis aux libéraux et aux verts.La donne a toutefois changé sur ces deux fronts depuis 2011.La chef du Parti verp Elizabeth May, est aux Communes, dormant une crédibilité et une visibilité accrues à son parti.Les libéraux, de leiu côté, amorcent leiu coiuse à la direction du parti et aiuont un nouveau chef en avril prochain.(Au Québec, le portrait est différeup mais là encore, le NPD doit se battre siu deux fronts: contre les libéraux et le Bloc québécois.Un rebond de l\u2019un ou l\u2019autre de ces partis se ferait inévitablement à ses dépens.) Pour sa part, le Parti vert a raison de pavoiser.Il est vrai qu\u2019il a toujours été fort dans l\u2019Ouest, en particulier en Colombie-Britannique, et que la circonscription de Victoria est voisine de celle de M\u201c® May.Mais les résultats dans Calgary-Centre démontrent qu\u2019Elizabeth May a vu juste en 2011 quand elle a concentré ses efforts à se faire élire à la Chambre des communes.Elle était persuadée que sa présence ferait une différence pour son parti et c\u2019est le cas.Il fallait évidemment qu\u2019elle offre une performance solide et qui attire l\u2019attention, ce qu\u2019elle a fait.Elle en récolte maintenant les fruits.M\u201c® May parlait de «victoire» lundi soir.On comprend qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une victoire morale, mais qui a l\u2019effet d\u2019un coup de fouet siu ses troupes.Le bilan libéral, lui, est plus mitigé.D\u2019une part, les libéraux ont vu qu\u2019ils peuvent talonner les conservateurs lorsqu\u2019ils ont le bon candidat et qu\u2019ils savent tirer profit des circonstances.Mais ils ont aussi tout misé sur Calgary-Centre et profité de l\u2019opération charme que mènent en Alberta depuis des mois la direction du parti et la plupart des candidats à la direction.Ailleurs, le PLC a piétiné.Lui qui détenait Victoria jusqu\u2019en 2006 est arrivé quatrième, derrière les conservateurs, qui sont pourtant très impopulaires en Colombie-Britannique en ce moment.Le cas de Durham est différent, les bbéraux n\u2019ayant occupé ce siège qu\u2019au moment de la division de la droite.Mais il n\u2019y a même pas améboré son score.En faif il a perdu quelques dixièmes de points.Or, c\u2019est en Ontario, avec ses 121 sièges, que se jouera la prochaine élection.Au bout du compte, le parti qui doit être le plus ravi est celui de Stephen Harper.Les conservateurs sont un peu dans la même position où se trouvaient les libéraux de Jean (Chrétien au début des années 2000.Le pouvoir reste à leur portée, malgré leur faible avance dans les sondages, parce qu\u2019ils peuvent compter sur la division du vote d\u2019opposition.N\u2019eût été celle-ci, ils auraient perdu Calgary-Centre.Pour leurs adversaires, ces résultats sont un avertissement et une invitation à la coopération.Thomas Mulcair y est froid, lui qui persiste à dire qu\u2019il veut rallier les électeurs progressistes derrière sa bannière.Elizabeth May répète aujourd\u2019hui y être ouverte, mais disait lundi soir que les résultats des élections partielles «envoient un message clair: les verts seront de toutes les courses».Il reste maintenant à voir ce qu\u2019en diront les candidats à la direction du PLC.Mais qu\u2019ils le veuillent ou non, ils ne pourront pas éviter la question, car la candidate Joyce Miuray a fait de la coopération ponctuelle entre partis, au moment des élections de 2015, un cheval de bataille.mcornellier@ledevoir.corn ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Marc Garneau devient le dixième candidat à briguer la chefferie libérale et le deuxième Québécois, après Justin Trudeau.CHEFFERIE DU PLC Marc Garneau tentera de décrocher Fétoile libérale HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le député de Westmount-Ville-Marie et exastronaute Marc Garneau annoncera ce mercredi matin qu\u2019il se lance dans la course à la direction du Parti libéral du Canada.Il axera sa campagne sur l\u2019importance de favoriser l\u2019économie du savoir par opposition à la seule exploitation des ressources naturelles.«Bien sûr, le gouvernement veut développer nos ressources naturelles et c\u2019est une bonne chose, mais il faut faire beaucoup plus que ça.C\u2019est l\u2019économie du savoir qui est importante si on veut s\u2019assurer que les gens ont de bons emplois et de la sécurité dans la vieillesse», explique-t-il en entrevue avec Le Devoir.Marc Garneau, qui annoncera ses intentions ce matin à Montréal puis en après-midi à Ottawa, croit que cette économie du savoir passe par Ottawa, justement.«Ça passe par l\u2019implantation de politiques fédérales.On peut faire beaucoup pour attirer l\u2019investissement vers les jeunes entreprises et créer des emplois pour les jeunes.[.]// faut le faire de façon vraiment musclée et à long terme.» Il ne veut pas s\u2019avancer davantage, sinon pour dire que, «pendant [sa] campagne qui s\u2019étalera sur les quatre prochains mois \u2014 [s\u2019il] décide de [se] lancer dans la course \u2014 [il annoncera] des politiques qui vont encourager les investissements dans les jeunes entreprises, modifier notre système de taxes et fournir des incitatijs pour que les compagnies embauchent des jeunes ».M.Garneau se garde bien de partir en guerre contre l\u2019industrie des sables bitumineux de l\u2019ouest du pays.« On est très chanceux d\u2019avoir des ressources naturelles et il faut bien sûr les développer de façon responsable, mais c\u2019est seulement une partie de l\u2019équation.L\u2019autre partie est celle qui est importante, car le prix des ressources naturelles varie», insiste-t-il.M.Garneau rappelle que la mise à jour économique du ministre des Finances, Jim Fla-hçrty, a fait état d\u2019une baisse des revenus de l\u2019État inattendue de près de 7 milliards de dollars liée à la diminution du prix mondial des ressources premières.«Alors, il ne faut pas être «C\u2019est l\u2019économie du savoir qui est importante si on veut s\u2019assurer que les gens ont de bons emplois» dépendant de cette ressource.Il faut développer l\u2019économie du savoir pour avoir une économie plus diversifiée», dit-il.Il ne s\u2019oppose pas non plus à la construction de pipelines au pays poiu peu qu\u2019ils soient approuvés par les instances scientifiques faisant l\u2019étude des projets.Il s\u2019oppose catégoriquement à ce que le gouvernement s\u2019arroge le droit de passer outre les recommandations de ces instances.Son adversaire Justin Trudeau s\u2019est pour sa part déjà déclaré en faveiu des oléoducs en général, mais contre la construction du pipeline Northern Gateway en particulier, parce qu\u2019il traverserait des zones trop sensibles sur le plan de l\u2019environnement en allant vers l\u2019ouest du pays.Martha Hall Findlay, autre candidate connue de la course, est restée évasive sur la question, indiquant seulement que, si les promoteurs de ces projets se montraient dès le départ sensibles aux préoccupations citoyennes, les projets seraient acceptés plus rapidement.En se lançant, M.Garneau deviendra le dixième candidat à briguer la chefferie bbérale et le deuxième Québécois.Mais de Justin Trudeau, il ne veut pas parler beaucoup, ni même lui faire reproche de certaines de ses déclarations sur l\u2019omniprésence des Albertains au gouvernement.Il préfère parler de ce qu\u2019il estime être ses propres atouts : l\u2019expérience, le leadership et les idées.Il rappelle qu\u2019il a dirigé l\u2019Agence spatiale canadienne, son budget annuel de 300 millions de dollars et ses 700 employés.«J\u2019ai démontré que j\u2019ai ce qu\u2019il faut pour être d\u2019abord un leader, quelqu\u2019un qui est reconnu pour ses principes et son intégrité.» Quand on lui demande si le charisme n\u2019est pas aussi une qualité importante dans cette course et qu\u2019à ce chapitre, M.Trudeau a une lon^eur d\u2019avance, il se fait diplomate.«Le 14 avril, les gens [mibtants bbéraux] vont se baser sur des critères extrêmement importants pour l\u2019avenir de notre pays, c\u2019est-à-dire les compétences de la personne, ses qualités de leadership et ses idées présentées.Je crois que les libéraux sont sérieux de ce côté-là et que leur décision sera basée sur cela.» Le Devoir Gilles Duceppe SALAIRE DU DG DU BLOC Gilles Duceppe est blanchi Aucune règle n\u2019a été transgressée, dit le Bureau de la Régie GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Il y a eu interprétation élastique d\u2019un règlement, mais aucun geste illégal nécessitant des sanctions.Le Bureau de la régie interne de la Chambre des communes a blanchi mardi Gilles Duceppe, qui était soupçonné d\u2019avoir contourné les règles régissant l\u2019utilisation des fonds parlementaires.Dans un communiqué envoyé en après-midi, le Bureau indique «que l\u2019utilisation qu\u2019a faite M.Duceppe des ressources mises à sa disposition par la Chambre n\u2019était pas appropriée».Mais il reconnaît qu\u2019elle n\u2019était pas interdite pour autant.«Compte tenu des circonstances à l\u2019époque, le Bureau estime qu\u2019il lui est impossible de prendre des mesures disciplinaires.» Ainsi se termine donc sans blâme une histoire qui avait forcé l\u2019ancien chef du Bloc québécois à renoncer à un saut en politique provinciale, en janvier 2012.La Presse avait alors révélé que M.Duceppe avait payé pendant sept ans (2004-2011) le salaire du directeur général du Bloc québécois à même un «budget supplémentaire » octroyé par la Chambre aux chefs de parti.Les trois partis officiels à Ottawa avaient vertement dénoncé le geste de M.Duceppe, estimant qu\u2019il ne pouvait utibser des fonds parlementaires pour payer un employé faisant surtout un travail partisan.Le ministre Maxime Bernier avait notamment qualifié l\u2019affaire 6j«odieuse».Sauf que les règles en vigueur n\u2019interdisaient pas cette pratique, comme l\u2019avait révélé Le Devoir quelques joius plus tard \u2014 et comme l\u2019a confirmé mardi le Bureau de la régie interne.«Le libellé d\u2019un règlement administratif important régissant l\u2019utilisation des ressources de la Chambre n\u2019était pas formulé clairement Cela a ouvert la porte à différentes interprétations», mentionne le Biueau.C\u2019est que le budget supplémentaue accordé aux chefs était destiné à «remplir des fonctions parlementaires additionnelles», à la discrétion du chef.Or, ces activités parlementaues étaient définies comme « les obligations et activités qui se rattachent à la fonction de député, oû qu\u2019elles soient exécutées, y compris les affaires publiques ou officielles et les questions partisanes ».Le Bureau dit qu\u2019ü n\u2019a «jamais été dans son intention de permettre l\u2019utilisation des ressources de la Chambre pour appuyer les activités d\u2019un parti politique ou les employés d\u2019un parti».Mais la chose n\u2019était pas expbcitement écrite, le bbellé du règlement citant au contraue les activités partisanes comme faisant partie du travail parlementaire.Le règlement a depuis été modifié et clarifié.Jouit en fin de journée, M.Duceppe s\u2019est dit «soulagé» et «bien content de la décision».«C\u2019est malheureux, ce qui s\u2019est passé.Habituellement, ça ne se passe pas comme ça à la Régie.Il y a eu plusieurs cas oû on disait: \u2018Tel règlement permet ça, est-ce qu\u2019on est d\u2019accord ?\u201dEt parfois on disait non et on changeait le règlement sans accuser personne d\u2019illégalité.Et ça ne faisait pas les manchettes des journaux.» M.Duceppe refuse de parler de «vendetta» contre lui.«Je n\u2019ai jamais voulu chercher à savoir qui [avait coulé l\u2019information] parce que f aurais pu avoir des doutes sur une vingtaine de personnes et me tromper sur 19 d\u2019entre elles», dit-il.L\u2019ancien chef dit n\u2019avoir strictement rien à se reprocher, puisque la seule question qui se posait était de savou si c\u2019était « légal ou illégal.Il n\u2019y a pas d\u2019entre-deux».Sa réputation lavée, M.Duceppe pourrait-ü être à nouveau bitéressé par la pobtique active?«Si on me le demandait, je ne pourrais plus utiliser cet argument» pour repousser l\u2019bivitation, répond-ü.Le Devoir IN Lire aussi > La note du Bureau de la régie \" interne de la Chambre des communes.Sur ledevoir.eom Compressions à Ottawa : il n\u2019y aura plus de bibliothèque française à Pêches et Océans MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Prochaine victime des compressions fédérales : l\u2019unique bibliothèque de Pêches et Océans au Québec.Une fermeture vivement critiquée par les documentalistes de la région, de même que par les partis d\u2019opposition à Ottawa, qui s\u2019inquiètent que la documentation scientifique s\u2019en trouve menacée, surtout en français.La bibliothèque de l\u2019Institut Maurice-I^mon-tagne (IML), un centre de recherche en sciences de la mer situé à Mont-Job, dans le Bas-Saint-Lau-renf doit fermer ses portes l\u2019automne prochain.Deux postes seront supprimés.«Mais l\u2019impact est beaucoup plus grand, compte tenu du fait que ces personnes-là permettaient l\u2019accès aux connaissances», a soubgné le député de la région, le blo-quiste Jean-François Fortin.«Cette fermeture ne sera pas sans conséquence.[.] Les chercheurs et les scientifiques québécois en sciences de la mer n\u2019auront plus directement accès à des ressources et à des services de qualité dans leur province.Il s\u2019agit d\u2019une menace à l\u2019accessibilité et au transfert des savoirs scientifiques en français», plaident à leur tour les 39 signataires d\u2019une lettre ouverte rassemblant bibbothécaires et techniciens en documentation du Bas-Samt-Laurent.Car si le fédéral promet que les 71000 documents seront numérisés et accessibles aux chercheurs et fonctionnaues du rpinistère via celle de Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, les signataires en doutent.D\u2019abord, puisqu\u2019on raison des compressions dans l\u2019ensemble du mbiistère, il y aura moins d\u2019employés, et donc moins de ressources pour assurer le transferf lequel «pourrait durer des mois, voire des années, pendant lesquelles les ouvrages scientifiques seront difficilement accessibles».De plus, en raison des droits d\u2019auteur, «la plus grande partie de la collection» ne pourra être numérisée, préviennent-ils.M.Fortin et son collègue néodémocrate Guy Caron (Rimouski) se désolent par ailleurs que Pêches et Océans ne comptera plus de bibliothèque francophone au pays, ce qui risque de compromettre grandement l\u2019accès à un service en français.Celle de Moncton, au Nouveau-Brunswick, fait aussi les frais des compressions d\u2019Ottawa.Le commissaire aux langues officiebes Graham Fraser a ouvert une enquête, à la demande de M.Fortbi.La ministre Gail Shea a rétorqué aux Communes que son gouvernement «élimine le gaspillage et la duplication.Les usagers de bibliothèques demandent de l\u2019information numérique, alors il est simplement logique que Pêches et Océans réponde à cette demande».Les services seront toujours disponibles dans les deux langues, a-t-elle promis.Au total, une soixantabie de postes sont supprimés à riML.La communauté scientifique crabit une perte de l\u2019expertise en matière de sciences de la mer, notamment du gobe du Sabit-Laïuent.Le Devoir IN Lire aussi > Une bibiiothèque en périi.Une \" lettre ouverte des opposants à la fermeture de la bibliothèque de l\u2019Institut Maurice-Lamontagne.Page A 8 A 4 LE DEVOIR LE MERCREDI 28 NOVEMBRE 2012 ACTUALITES Dépenses électorales : Drainville et l\u2019opposition en discussion «active» ALEXANDRE ROBILLARD à Québec Le ministre des Institutions démocratiques, Bernard Drainville, a déclaré mardi que des discussions actives sont en cours avec l\u2019opposition concernant un plafonnement des dépenses électorales.Le Parti libéral du Québec (PLQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ) avaient réclamé que cet aspect soit ajouté à un projet de loi à l\u2019étude qui porte sur les dons aux formations politiques.En présentant le projet de loi 2, M.Drainville avait promis d\u2019aborder la question des dépenses électorales «après Noël», mais mardi, le ministre a affirmé que les discussions sont en cours.Lors d\u2019un point de presse devant la salle où une commission parlementaire étudie le projet de loi 2, le ministre a répété que son objectif est de faire adopter d\u2019ici l\u2019ajournement de décembre le projet de loi, qui plafonnerait les contributions électorales à 100$.Mais M.Drainville a cependant donné des signes d\u2019ouver- JACQUES BOISSINOT PC Bernard Drainville ture envers un plafonnement des dépenses.«Ce que je vous dis présentement, c\u2019est qu\u2019on tient toujours plus que jamais à ce que le projet de loi 2 soit adopté avant Noël, parce qu\u2019on veut que l\u2019abolition des crédits d\u2019impôt soit mise en oeuvre pour le N janvier, a-t-il déclaré.[Cela dit], il y a des discussions sur la question du plafond, et sur d\u2019autres sujets également » M.Drainville, dont le gouvernement est minoritaire, a affirmé que des discussions sont en cours avec les représentants du PLQ, de la CAQ et de Québec solidaire.«Ce qu\u2019on a dit, c\u2019est qu\u2019on était ouverts à regarder la question des dépenses, et on la regarde, a-t-il dit.On la regarde activement » Le PLQ a estimé que le plafond des dépenses électorales devrait passer de 11,5 millions $ à 7,5 millions $, tandis que la CAQ réclame un abaissement à 4 millions $.Le porte-parole de la CAQ en matière d\u2019institutions démocratiques, le député Gérard Deltell, a confirmé que les pourparlers sont en cours.« Ça jase, ça jase, a-t-il dit.Ça va bien et on le souhaite, mais il n\u2019y a rien d\u2019acquis pour personne au moment où on se parle.Mais on a bon espoir.» M.Deltell a répété qu\u2019il voudrait que cette question soit intégrée au projet de loi 2.«On souhaite que ce soit réglé avant Noël, a-t-il Ôit.Jusqu\u2019à présent, M.Drainville n\u2019est pas là, mais il nous reste encore deux semaines.» Les péquistes ont déjà émis des doutes concernant le plafonnement à 4 millions $ proposé par la CAQ, jugeant le montant insuffisant pour faire une campagne à l\u2019échelle du Québec.La Presse eanadienne Véronique Hivon de retour La députée de Joliette, Véronique Hivon, a repris ses activités normales et sera de retour à l\u2019Assemblée nationale dans quelques jours, a confirmé le cabinet de la première ministre, Pauline Ma-rois.Le 18 octobre dernier, Véronique Hivon avait dû quitter ses fonctions de ministre déléguée à la Santé publique et à la Protection de la jeunesse sur ordre de son médecin.Enceinte à 42 ans, la ministre avait appris que sa grossesse présentait des risques qui se sont malheureusement concrétisés.Pauline Marois devrait annoncer sous peu si Véronique Hivon reprendra le même poste au sein du conseil des ministres.Le Devoir Place Bell: Québécor s\u2019estime lésé Québécor Média entend recourir aux tribunaux afin de pouvoir soumissionner à nouveau pour le projet d\u2019amphithéâtre de 10 000 places à Laval.Le géant des médias s\u2019est dit lésé, mardi, par l\u2019administration lavalloise, qui a modifié l\u2019emplacement de la future Place Bell pour le rapprocher du métro après que le processus d\u2019appel de propositions eut été terminé.Qr Québécor estime que le déplacement de l\u2019amphithéâtre constitue «une modification fondamentale du projet», et il a envoyé une mise en demeure à la Ville de Laval le 2 novembre dernier pour lui enjoindre de reprendre le processus d\u2019appel d\u2019offres.La Presse eanadienne Sudoku par Fabien Savary 2\t\t\t3\t\t7\t\t\t 8\t\t5\t\t2\t4\t\t\t6 \t7\t\t\t1\t\t\t\t2 \t\t\t2\t\t\t\t\t 6\t\t8\t\t\t3\t7\t\t 1\t4\t9\t\t\t\t5\t\t \t\t\t\t5\t\t\t3\t \t\t3\t7\t\t\t1\t9\t 9\t6\t\t\t\t\t\t\t Niveau de difficulté : MOYEN 2237 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 8\t5\t7\t4\t3\t9\t6\t1\t2 2\t1\t6\t8\t5\t7\t4\t9\t3 4\t9\t3\t1\t2\t6\t7\t8\t5 5\t8\t1\t6\t4\t3\t2\t7\t9 9\t3\t4\t7\t8\t2\t1\t5\t6 6\t7\t2\tS\t9\t1\tfi\tfi\t4 1\t4\t9\t2\t7\t5\t3\t6\t8 7\t2\t5\t3\t6\t8\t9\t4\t1 JL\t.2.\t.a.\t.a.\tL\t\t.5.\t.2.\tJL.2236 m i» ¦\t~ - ¦ éT' JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Le député libéral Jean D\u2019Amour propose son propre projet de loi sur les mines.Le gouvernement péquiste prévoit déposer le sien d\u2019ici le printemps prochain.PROJET DE LOI SUR LES MINES D\u2019Amour fait volte-face La transformation du minerai figure dans le nouveau projet de loi du député libéral présenté en Chambre mardi JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Jean D\u2019Amour fait volte-face et inclut désormais la transformation du minerai dans son nouveau projet de loi numéro 197 sur les mines, présenté en Chambre mardi.Le député libéral Jean D\u2019Amour revient ainsi sur les positions tenues par son parti, qui refusait mordicus de faire du «protectionnisme» en enchâssant de telles contraintes dans une Loi sur les mines.C\u2019était il y a un an.Le gouvernement libéral avait déposé le projet de loi numéro 14 sur les mines et les députés débattaient de la question de la transformation du minerai, une condition que Martine Quellet, alors dans l\u2019opposition, réclamait à grands cris.Elle avait proposé un amendement pour l\u2019y inclure, amendement qui avait été rejeté à l\u2019unanimité par les libéraux, y compris Jean D\u2019Amour qui se targue aujourd\u2019hui de faire de la transformation une pièce maîtresse de son nouveau projet de loi.Dans ce contexte, les libéraux soutenaient qu\u2019un projet de loi sur les mines n\u2019était «pas la bonne place » pour discuter de transformation, qu\u2019il fallait plutôt se référer au ministère du Développement économique.Serge Simard, alors ministre délégué aux Ressources naturelles, dénonçait l\u2019idée «d\u2019imposer des contraintes» aux entreprises et parlait même d\u2019une forme de «protectionnisme» qui ne pourrait que «créer de la pauvreté chez nous».Un an plus tard, la transformation fait partie intégrante du nouveau projet de loi de Jean D\u2019Amour, intitulé Loi sur la création d\u2019emploi et de richesse par le développement durable de l\u2019activité minière.Il reprend les grands éléments du projet de loi numéro 14, mort au feuilleton.Ouellet cinglante Mais Jean D\u2019Amour nie avoir changé d\u2019idée.«Ça n\u2019a jamais été une mauvaise idée, a-t-il répondu en point de presse.Ce qu\u2019on dit aujourd\u2019hui, bien trop fort, ne casse pas.Ajoutons-le dans le projet de loi, on a une belle occasion, on a un nouveau projet de loi.On l\u2019ajoute.» Il dit vouloir ainsi «tendre la main au PQ [pour] travailler ensemble sur un des éléments moteurs de [leurs] préoccupations d\u2019il y a quelques mois».Son projet de loi ne compte toutefois aucune disposition pour augmenter les redevances.Interpellée par le député Jean D\u2019Amour pendant la période de questions en Chambre mardi, la ministre des Ressources naturelles, Martine Quellet, s\u2019est montrée plutôt cinglante : «En termes de projet de loi sur les mines, je pense que les gens d\u2019en face n\u2019ont pas vraiment de leçons à nous donner [.] Le gouvernement libéral a été au pouvoir pendant neuf ans; il n\u2019a même pas été capable d\u2019aboutir à adopter une nouvelle Loi sur les mines.» La députée de Vachon se dit ouverte à regarder les propositions de l\u2019opposition, mais elle garde le cap sur son propre projet de loi, qu\u2019elle présentera à la session prochaine, après un forum avec les minières et autres spécialistes de la question des redevances.Le Devoir Hébert sermonne les sociétés d\u2019État Le ministre dénonce Hydro-Québec et Loto-Québec qui envoient leurs cadres effectuer leur bilan de santé au privé JEANNE CORRIVEAU Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, menace de seprer la vis aux sociétés d\u2019Etat si elles continuent d\u2019envoyer leurs cadres dans des cliniques privées pour leurs bilans de santé.«Je pense que les sociétés d\u2019Etat, éthiquement, devraient orienter leurs cadres et leurs employés dans le système public pour les bilans de santé», a expliqué le ministre lors d\u2019un point de presse, mardi.Il réagissait alors aux articles de l\u2019agence QMI, qui révélait qu\u2019Hydro-Québec et Loto-Qué- bec offraient à leurs cadres le remboursement des frais liés au bilan de santé annuel effectué en cliniques privées.Cette pratique est susceptible d\u2019inciter davantage de médecins à délaisser le système public pour pratiquer au privé, ce qui aura pour effet de réduire l\u2019accès aux soins dans le réseau public, estime M.Hébert: «Il faut couper ce cercle vicieux là.Il y a des cliniques qui offrent des bilans de santé, qui sont à la marge de la légalité.Il y en a où c\u2019est tout à fait illégal, a dit le ministre.Il faut cesser cette pratique qui a cours actuellement et pour laquelle le gouvernement SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 précédent s\u2019est mis la tête dans le sable en refusant de voir qu\u2019il y a un problème.» Réjean Hçbert juge que les sociétés d\u2019Etat doivent corriger la situation.«Si le cadre réglementaire et législatif actuel n\u2019est pas suffisant, il va falloir le changer», a-t-il prévenu.La Régie de l\u2019assurance-ma-ladie du Québec (RAMQ) mène d\u2019ailleurs des enquêtes sur certaines cliniques privées qui factureraient des frais liés à l\u2019accès à un médecin, soit Plexo et Medisys.L\u2019enquête concernant la conciergerie pédiatrique 123 de Medisys devrait être complétée dans les prochaines semaines.En échange d\u2019un paiement de 975$ par enfant, cette clinique offre l\u2019accès à des services tels que des visites de routine couvertes par la RAMQ, des consultations d\u2019urgence et une assistance téléphonique sept jours par semaine.«Nous devons vérifier si [ces pratiques] respectent la Loi sur l\u2019assurance maladie, car l\u2019accès à un médecin ne doit pas être conditionnel au paiement d\u2019une somme d\u2019argent», a expliqué Marc Lortie, porte-parole de la RAMQ.Avec Robert Dutrisac Le Devoir OPTIMISATION DES SOINS A DOMICILE Un succès pour les uns, un échec jour es autres JEANNE CORRIVEAU Les projets d\u2019optimisation des soins à domicile donnent des «résultats extraordinaires», estiment les CSSS qui ont eu recours à la firme privée Proaction au cours des deux dernières années.Statistiques à l\u2019appui, les gestionnaires d\u2019établissements de santé ont fait valoir, mardi, que les méthodes visant à augmenter la productivité ont permis de réduire les listes d\u2019attente et d\u2019augmenter le nombre de visites chez les patients.Désireuse de répliquer aux récriminations des syndicats qui dénoncent depuis des mois l\u2019incursion de Proaction dans l\u2019organisation du travail, l\u2019Association québécoise d\u2019établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) avait convoqué les médias, mardi, pour faire le point sur les projets d\u2019optimisation des soins à domicile.Accompagnée de trois directeurs généraux de Centres de santé et de services sociaux (CSSS) de l\u2019île de Montréal, la directrice générale de l\u2019AQESSS, Lise Denis, a fait valoir que les nouvelles méthodes de travail implantées avec l\u2019aide de Proaction avaient amélioré l\u2019offre de services tout en permettant de réaliser des économies.\u201e Au CSSS Pointe-de-l\u2019île, le nombre de patients en attente de services est passé de 1292, en 2011, à 788 cette année, a indiqué le d.g.de ce CSSS, André Gagnière.Comme ailleurs, les professionnels qui interviennent auprès des usagers ont été libérés de certaines tâches administratives afin de pouvoir consacrer plus de temps aux soins directs aux patients, a-t-il expliqué.Le CSSS Cavendish, qui a lui aussi eu recours aux services de Proaction plus tôt cette année, a observé une augmentation du nombre de patients visités variant de 6 à 17 %, selon la profession des intervenants.Même constat du côté du CSSS du Sud-Quest-Verdun, où le nombre d\u2019interventions directes est passé de 159000 à 278000 en un an.\\ A bout de souffle Malgré ces bilans optimistes, les syndicats n\u2019en démordent pas.Les méthodes de travail implantées par Proaction exercent une pression indue sur les professionnels et les paramètres utilisés pour calculer la rentabilité de ces projets font abstraction de la qualité des services, estiment les syndicats qui représentent les travailleurs sociaux, ergothérapeutes, physiothérapeutes et infirmières (PSS-CSN,PIQ etAPTS).«Les directions sont complètement déconnectées du terrain, croit Johanne McGurrin, première vice-présidente à l\u2019AFTS.Les employés sont à bout de souffle.Il y en a qui sont en détresse psychologique et qui parlent de quitter le réseau.» Le minutage des interventions exaspère aussi les syndicats, qui y voient une menace à la qualité des soins.«Quand un patient est en crise et que l\u2019intervenant doit rester 15 minutes de plus, il doit justifier ces 15 minutes auprès du gestionnaire», dénonce Mme McGiurin.Proaction est la principale firme visée par les critiques des syndicats.Depuis 2010, cette firme a obtenu 16 contrats totalisant 7,3 millions $ dans le réseau de la santé québécois.Sept de ces contrats ont été octroyés sans appels d\u2019offres.Les CSSS ont invoqué l\u2019urgence et la garantie offerte par Proaction d\u2019un retour sur l\u2019investissement à courte échéance pour justifier ces ententes de gré à gré.Le 15 novembre dernier, le ministre de la Santé, Réjean Hébert, avait d\u2019ailleius demandé aux gestionnaires de cesser d\u2019octroyer des contrats sans appels d\u2019offres.Le Devoir V u V*\t^\t\u2019 n^is:;4Éî >' Explorez lirmmeilles riaturéllëS du Canada à bord du meilleur train au monde -i- r f* \u2022 yv\t14\tF-' :)'.'.r 1\t' .\tI\t^ .,F fcëî-éfeîw^\" ,.'! PîA'vî.'5 'AVVi '¦' -V ¦ , .\u2022- ¦ '^' s '¦ ¦ : ' ^Vv-, ; >v.> .\t'.' '.V'-;, 'V'^r\u2019v\t¦Virl'vv' »\u2022 »«f J *\t*> ''1^ 3.i» s.\tV' k.>r.': \u2022»¦ : yj'i A 'V Proclamé par National Geographic un des meilleurs voyages au monde » ?NATIONAL GEOGRAPHIC V;)4Wjt;-Y»\" Lauréat de sept prix aux World Travel Awards Cî-*''\u2022\u2019\" ¦ Prime Réserve-tôt 1500 $ par couple en valeur ajoutée Forfaits admissibles à partir de 1 549 $.Autres forfaits à partir de 999 $.Go/dleaf Gasti-onomiedu^ei-Wee Découvrez la beauté de la Colombie-Britannique et des Rocheuses canadiennes à bord du luxueux train primé Rocky Mountaineer, véritable trésor canadien.Ce voyage à la clarté du jour permet aux voyageurs d'admirer des panoramas saisissants tout en profitant d'un service impeccable, d'une cuisine délicieuse et de l'occasion de rencontrer de nouveaux amis venus de partout.NOUVEAU EN 2013 \u2014Rocky Mountaineer inaugure l'itinéraire Coastal Passage.Cette expérience unique en train relie impeccablement les villes cosmopolites de Seattle, Washington et de Vancouver, Colombie-Britannique, aux Rocheuses canadiennes.PRIME RÉSERVE-TÔT -Réservez simplement l'un des forfaits 2013 admissibles au départ de Seattle, de Vancouver ou des Rocheuses canadiennes.Ensuite, utilisez votre prime jusqu'à concurrence de 1 500 $* par couple en valeur ajoutée pour bonifier vos vacances.RÉSERVEZ MAINTENANT, LES PLACES SONT LIMITÉES! 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service GoldLeaf et sous reserve de disponibilité Les prix des forfaits sont par adulte en occupation double et n incluent pas les taxes ni le tarif aerien A 6 LE DEVOIR, LE MERCREDI 28 NOVEMBRE 2012 ACTUALITES Le maire de Toronto serait inéligible à sa succession COLIN PERKEL à Toronto Le maire déchu de Toronto, Rob Ford, a présenté mardi des excuses à la population pour avoir violé les lois provinciales en matière de conflits d\u2019intérêts dans les municipalités.Disant respecter la décision de la Cour supérieure et du juge Charles Hackland, qui Ta destitué lundi, M.Ford a cependant dit qu\u2019il se battrait pour conserver son poste, puisqu\u2019il estime qu\u2019il a encore beaucoup à faire pour les contribuables.Son appel du jugement ne doit pas être considéré comme une critique de la Cour, a-t-il soutenu dans une brève déclaration à la presse.Selon lui, il n\u2019a jamais considéré qu\u2019il s\u2019était placé en situation de conflit d\u2019intérêts puisqu\u2019il ne tirait pas d\u2019avantages personnels de cette situation et que la Ville ne perdait rien.Un tribunal ontarien devrait par ailleurs entendre la se- maine prochaine la requête en sursis de M.Ford, qui désire faire suspendre sa destitution le temps d\u2019en appeler de la décision de la Cour supérieure.De son côté, la procureure de la Ville a estimé que M.Ford ne serait pas éligible lors d\u2019un scrutin complémentaire qui pourrait être tenu afin de choisir son successeur.Anna Kinas-towski a expliqué que la décision du juge de destituer M.Ford de son poste «pour le mandat actuel» l\u2019empêche de se présenter à sa propre succession lors d\u2019une élection complémentaire.Elle a précisé que, selon elle, le mot «mandat» fait référence à la période allant de 2010 à 2014.M.Ford était accusé de ne pas avoir prévenu qu\u2019il était en conflit d\u2019intérêts lors d\u2019un vote du conseil municipal au sujet du remboursement de 3150$ en dons qu\u2019il avait obtenus pour sa fondation privée de football.La Presse canadienne VIE PRIVEE Facebook s\u2019expose devant un condté FABIEN DEGLISE Transparent, mais pas totalement.Tout en vantant la limpidité de la politique de protection de la vie privée de Facebook, un représentant de la multinationale est resté toutefois sibyllin mardi devant un comité de la Chambre des communes à Ottawa sur la durée de conservation, mais également sur le réel usage fait des renseignements personnels laissés par les usagers sur ce réseau.Qui plus est, devant les inquiétudes expri-mées par certains parlementaires, il a rappelé que la diffusion de ces renseignements relevait avant tout du choix de l\u2019abonné de le faire ou non.«Les gens doivent prendre la décision sur Vinformation qu\u2019ils acceptent de diffuser, a souligné Robert Sherman, porte-parole de Facebook dans le cadre du Comité permanent de l\u2019accès à l\u2019information, de la protection des renseignements personnels et de l\u2019éthique, de- JOERG KOCH ASSOCIATED PRESS Facebook est sous la loupe du comité des Communes.vaut lequel il avait été invité à témoigner.Nous offrons d\u2019ailleurs l\u2019ensemble des leviers de contrôle [sur ces renseignements] pour permettre aux utilisateurs de prendre des décisions éclairées.» Devant ce comité qui ausculte depuis plusieurs semaines la question de la vie privée au temps de la numérisation des rapports sociaux, M.Sherman a reconnu que la mission première de sa compagnie était bel et bien d\u2019offrir un service de communication gratuit «en échange de l\u2019affichage de publicité», pub ciblée selon notre position géographique, nos amitiés, nos intérêts, le contenu de nos conversations.Il a par ailleurs assuré que les renseignements fournis aux annonceurs ne permettaient pas d\u2019identifier des personnes en particulier.mais plutôt des groupes d\u2019individus partageant des intérêts ou caractéristiques communs, de manière anonyme.L\u2019activité repose par ailleurs sur la collecte de renseignements personnels et sur le stockage de ceux-ci, pour lesquels Facebook n\u2019a pas réussi à indiquer mardi la période de conservation.«Ces renseignements sont conservés pendant un certain délai», a-t-il indiqué, avouant même qu\u2019une fois un compte effacé à la demande de son propriétaire, les renseignements peuvent malgré tout être conservés par Facebook, mais après avoir été «anonymisés».Jusqu\u2019à maintenant, plusieurs représentants des mondes numériques ont défilé devant ce comité pour parler de leur conception de la vie privée et des outils développés pour en assurer la protection au temps du 2.0.Seul Twitter n\u2019a pas répondu favorablement à l\u2019appel.Le Devoir LES PETITES AffNOKCES AVIS DE DECES PROPRIETES A VENDRE PROPRIETES A VENDRE 24 MAISONS EN CONSTRUCTION PROPRIETES A VENDRE I '¦ 'fiiv PROPRIETES A VENDRE ŒUVRES D'ART WHITLOCK WEST Un projet intégré dans la nature, à Hudson.Appelez-nous (450) 458-5688 'www.whitlockwest.com CANDIAC Maison de villégiaturé, directement sur le fleuve 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neveux et nieces et autres parents et amis.Elle fut anesthésiste à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal où elle seconda son mari pendant près de 35 ans La famille recevra les condoléances au salon Alfred Dallaîre MEMORIA 1111, ave Laurier O., Outremont www.memoria.ca 514 277.7778 (service de voiturier) le vendredi 30 novembre de 14 h à 22 h et le samedi 1®^ décembre dès 9 h Les funérailles auront heu le samedi 1er décembre à 11 h, en l\u2019église St-Germain d\u2019Outremont, 28, Ave Vincent-d\u2019Indy OuldAbderrahmane, Mazouz Né en 1941 à Mostaganem, Algérie Fils de Kheira Bensekouma et de Mohamed OuldAbderrahmane, il est décédé le 24 novembre 2012, à Montréal Il laisse dans le deuil son épouse Sylvie Melançon, ses enfants Baptiste Melançon (Mane-Pier Gaudreault) et Magali OuldAbderrahmane (Patrick Naud), son petit-fils Chad Melançon, ses soeurs Hadja et Fatiha, son frère Smain, sa belle-mère Kira OuldAbderrahmane, sa belle-sœur Élisabeth Melançon (Yves Dion), ses neveux Maximilien Dion (Laity Ndeye Ndiaye) et Rosalie Dion, ainsi que de nombreux neveux et nièces en Algérie.Une cérémonie du souvenir aura heu au Complexe Funéraire Mont-Royal 1297 Chemin de la Forêt V\tOutremont le vendredi 30 novembre à 13 heures Contactez LE MÉMORIE pour publier un ou des : AVIS DE DECES FAIRE-PART REMERCIEMENTS CONDOLÉANCES ANNIVERSAIRES HOMMAGE IN MEMORIAM Téléphone: 514 525-1149 necrologie@leitiemoriel.com NOTRE ADRESSE : 107- 1855 du Havre, Montréal H2K2X4 LE DEVOIR LE MERCREDI 28 NOVEMBRE 2012 A 7 ACTUALITES Minicentrale de VaWalbert : des irrégularités dans l\u2019octroi de contrats ?JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Accusée par ses opposants d\u2019avoir contourné la loi municipale dans l\u2019octroi de contrats pour le projet de minicentrale hydroélectrique de Val-Jalbert, évalué à 53 millions de dollars, la MRC du Domaine-du-Roy avoue qu\u2019il y a peut-être eu des irrégularités dans l\u2019octroi de contrats, mais que tout est désormais conforme.«Ça fait longtemps, cette his-toire-là», lance d\u2019emblée Denis Taillon, directeur général de la MRC et président du conseil d\u2019administration de la Société de l\u2019énergie communautaire du Lac-Saint-Jean (SECLSJ), en entrevue au Devoir.Questionné sur les plaintes qui ont été déposées par la Fondation Rivières au ministère des Affaires municipales au printemps dernier, Denis Taillon a répondu être «très à l\u2019aise» avec la façon dont la Société et ses partenaires municipaux ont procédé pour attribuer des contrats sans appel d\u2019offres avec des fonds pubbcs.«Une faut pas perdre de vue un certain nombre de choses.C\u2019est sûr qu\u2019on a peut-être, sur certains aspects, je ne dis pas contrevenu, mais appliqué des règles qui étaient peut-être différentes de celles qu\u2019on devait respecter.Mais regardez ce qui se passe à Montréal et à Laval.Je vous dirais que tous ces contratsdà ont été faits, en termes d\u2019attribution, dans les règles, et on voit bien que derrière l\u2019attribution, des fois, quand les gens sont malhonnêtes, ça donne de drôles de résultats.» «Mais dans notre cas, ce n\u2019était pas du tout ça.Il n\u2019y a pas de collusion, il n\u2019y a rien de cela.Ce n\u2019était pas fait pour privilégier des entreprises au détriment d\u2019autres, c\u2019est simplement que nous, on avait peut-être des préoccupations de développement régional qui étaient un petit peu plus fortes.» Le contrat sans appel d\u2019offres qui a été passé avec la firme DPI, une société en commandite dont l\u2019unique commanditaire est le Conseil des Montagnais, a attiré l\u2019attention de l\u2019avocat du ministère des Affaires municipales (MAMROT) qui s\u2019est penché sur le dossier pour l\u2019approbation du règlement d\u2019emprunt.La SECLSJ a dû fournir une liste exhaustive de tous les contrats octroyés et des justificatifs pour les appels d\u2019offres.Au terme de cette vérification, le MAMROT a obligé les trois MRC qui financent le projet à parts égales à faire adopter une résolution pour que la so- m JEAN-YVES NADEAU / EONDATION RIVIERES Une pétition pour ia sauvegarde de ia chute Ouiatchouan de Vai-Jaibert a été déposée à i\u2019Assembiée nationaie.ciété en commandite soit soumise aux mêmes règles d\u2019appel d\u2019offres que les municipalités.Cette résolution a été adoptée en février 20f f.«On s\u2019est fait dire par le ministère: c\u2019est pas tout à fait comme cela que vous devez fonctionner, concède le directeur général de la MRC du Domaine-du-Roy.Et depuis ce tempsdà, on s\u2019y conforme.» Mais les contrats accordés sans appel d\u2019offres ont néanmoins été maintenus, de même que les devis qui contiennent de nombreuses clauses qui occasionneront «l\u2019ajout d\u2019honoraires supplémentaires importants», selon la Fondation Rivières, qui a déposé deux plaintes for- «On s\u2019est fait dire par le ministère: c\u2019est pas tout à fait comme cela que vous devez fonctionner [.].Et depuis ce temps-là, on s\u2019y conforme melles auprès du Bureau du commissaire aux plaintes du mi-nistère des Affaires municipales, de même qu\u2019auprès des enquêteurs de la commission Charbonneau, qui ne lui ont toutefois pas donné suite.«C\u2019est un véritable «bar ouvert» pour les honoraires d\u2019ingénieurs et autres professionnels», soutient Alain Saladzius, vice-président de la Fondation Rivières.11 dénonce l\u2019attribution d\u2019un contrat de plus de 800000$ au consortium BPR/Harvey-Tremblay pour la conception des plans et devis, qui prévoit à la fois des services sur une base forfaitaire et des services supplémentaires à taux ho- raire pour des activités pourtant facilement prévisibles, comme la surveillance des travaux.«Nous nous demandons si en fait l\u2019association [du consortium BPR/Harvey-Tremblay] n\u2019aurait pas uniquement permis l\u2019obtention de points supplémentaires [pour favoriser la proximité des firmes dans la région] », affirme Alain Saladzius.11 se pose également des questions sur les nombreuses transactions qui ont été menées par la MRC du Domaine-du-Roy dans le but de financer et de réaliser ce projet.La MRC a d\u2019abord racheté les parts de la SEPAQ dans la Corporation SEPAQ-Val-Jalbert.Selon Denis Taillon, la présence de la SEPAQ dans le projet était «une contrainte majeure au financement».Elle a ensuite créé le parc Val-Jalbert pour prendre en charge les opérations avant de s\u2019associer aux MRC voisines pour créer la Société de l\u2019énergie communautaire du Lac-Saint-Jean.Dans l\u2019une de ses plaintes au ministère, la Fondation Rivières dénonce le fait que des représentants de compagnies ayant obtenu des contrats de la SECLJS se retrouvent au conseil d\u2019administration de cette même SECLJS et que ces derniers partagent la même adresse.Pour les opposants, tous ces éléments qui s\u2019ajoutent aux arguments écologiques, patrimoniaux et économiques \u2014 la Fondation Rivières estime que les pertes pour Hydro-Québec s\u2019élèvent à près de 40 milbons pour 20 ans \u2014 sont suffisants pour que Québec abandonne le projet.Cette position est partagée par le député de Québec solidaire, Amir Khadir, qui a déjà dénoncé les contrats obtenus par la firme Axor dans d\u2019autres projets de minicentrales à la suite de la levée du moratoire décrété en 2006 par le gouvernement Charest.La semaine dernière, il a déposé à l\u2019Assemblée nationale une péddon pour la sauvegarde de la chute Quiatchouan de Val-Jalbert.«Dans un environnement où le gouvernement lui-même vient de mettre au jour des milliards de dollars de projets en infrastructures pour lesquels il y a des surcoûts pour l\u2019Etat et que l\u2019on veut réexaminer tout cela, nous disons: commençons par cela», a soutenu Amir Khadir en entrevue au Devoir.Le projet de Val-Jalbert a reçu l\u2019aval du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) alors qu\u2019il était dirigé par l\u2019ancien président Pierre Fortin, que le Parti québécois a limogé le mois dernier.Ne manque plus que l\u2019autorisation du ministre de l\u2019Environnement, Daniel Breton, pour que le projet s\u2019enclenche.Au cabinet de Daniel Breton, on affirme que le ministre étudie le dossier.Le Devoir T\\ Lire aussi > Marois, \" M.Breton, inspirez-vous de M.Landry.Une lettre cosignée par la Fondation Rivières et Nature Québec.Page A 9 ETUDE Les radiofréquences sont à des niveaux acceptables AMELIE DAOUST-BOISVERT Les niveaux de radiofréquence auxquels les Québécois sont exposés à la maison, au travail et dans les lieux pubbcs sont nettement en deçà des normes canadiennes, et même des normes internationales les plus sévères, selon une étude conjobite dq magazbie Protégez-vous et de l\u2019Ecole poljûechnique.En moyenne, les maisons hébergent un niveau d\u2019ondes fOOOO fois plus faible que la norme canadienne.Wi-Fi, téléphones sans fil, ondes en provenance des tours cebulaires ou de télévision et de radio y contribuent.C\u2019est au sommet du mont Royal que les appareils ont relevé la mesure la plus forte : à 25 mètres de l\u2019antenne de base de la radio FM, la mesure bidique des niveaux f 6 fois plus faibles que la norme canadienne.« On a parfois l\u2019impression que les normes canadiennes sont permissives, mais elles sont semblables à celles d\u2019autres pays.La Grèce et l\u2019Italie sont plus sévères, mais les niveaux d\u2019exposition que nous avons trouvés ne les dépassent pas non plus», dit Clémence Lamarche, qui est chargée de projet chez Protégez-vous.Six étudiants de Polytechnique, supervisés par le chargé de cours et journaliste scientifique Thomas Gervais, ont visité 23 demeures et 34 lieux publics.Les compteurs intelligents d\u2019Hydro-Québec et divers appareils de tous les jours sont aussi passés sous leur loupe.Ils ont utilisé un appareil spécialement conçu à cette fin, dûment calibré.Ils ont été financés par la Fondation familiale Trottier.C\u2019est l\u2019équipe de Protégez-vous qui a analysé les résultats, sans financement externe.Les émissions des compteurs de nouvelle génération d\u2019Hydro-Québec sont 430000 fois en deçà de la norme, avec des «pointes» 2500 fois plus faibles.Dans les domiciles, ce sont les fours à micro-ondes en marche qui émettent le plus d\u2019ondes.Cette étude ne sera pas publiée dans une revue scientifique, son échantillonnage de lieux étant plutôt faible.De plus, elle n\u2019apporte rien de neuf au débat scientifique en tant que tel, selon M\u201c® Lamarche, puisque «c\u2019est quelque chose d\u2019assez connu, et les résultats ne sont pas très nouveaux par rapport à ce qui a été mesuré dans d\u2019autres villes».L\u2019idée était plutôt de répondre aux préoccupations du public québécois, dit M\u201c® Lamarche.Le Devoir Sept-Mes 21-1.Baie-Comeau -1/-7 Saguenay Quebec 9/ 11 Trois-Rivieres _ 0/-11 Val d\u2019Or -3/-15 SIterbrooke ^-12 Montreal Gatineau Lever du soleil: 7h11 Coucher du soleil: 16h14 Canada Edmonton Moncton Saint-Jean Toronto Vancouver Winnipeg Montréal Aujourd-h^ Quelquesto-*^ cons, pdp 70%.Québec Aujourd-huL -2 Quelques fio-^ cons, pdp 40% Gatineau AuJourdJ Quelques flocons, pdp 70%.Auj.Nei Sol Var Nei Plu Var Demain -14/-17 Nei 1/-5 1/-7 3/-3 9/7 -8/-17 Var Var Var Plu Nei -15/-16 1/-9 -1/-9 4/-4 10/8 -12/-14 Tokyo Le Monde Londres Los Angeles Mexico New York Paris ©MétéoMédia 2012 Demain Passages®^ nuageux.\t\t-2/-10 \u2019Mm Quelques cons, pdp 60%.Ce soir\t\tDemain Quelque^ËÏ cons, pdp 40%.\t\t-6/-12 Quelques cons, pdp 40%.Ce soir .A\t\tDemain y.,.¦9 Passages nuageux.\t\t-3/-13 Quelques ffi)-* cons, pdp 70%.Vendre! -5/-7 Ciel van Vendredi Samedi 1/-1 Quelques 1 cons, pdp 80%.6/-10 Générale ensoleillé Vendredi Samedi -3/-5 Quelques cons, pdp 40%.Samedi -5/-8 Ciel VI Averses neige, pdp 80% Soyez au courant du temps qu'il fera dans 14 jours.Consultez la tendance 14 jours.Météo Média Un système d\u2019ozonation est nécessaire pour guérir un fleuve surmédicamenté PAULINE GRAVEL La seule et unique station d\u2019épuration des eaux usées de Montréal ne retient pas les substances médicamenteuses qui sont présentes dans les eaux d\u2019égout.Seul un système d\u2019ozonation permettrait d\u2019en rédube les concentrations.En 2008, la Ville de Montréal annonçait qu\u2019elle équiperait sa station d\u2019épuration d\u2019un tel système de désinfection d\u2019ici 2045.En attendant, les médicaments continuent de s\u2019accumuler dans le Saint-Laurent et d\u2019en affecter la faune.Mardi, la Fondation David Suzuki invitait les médias à assister à la conférence donnée par Sébastien Sauvé, professeur de chimie environnementale à l\u2019Université de Montréal, sur les bnpacts des médicaments dans l\u2019environnement.M.Sauvé a d\u2019abord rappelé que son équipe a mesuré des concentrations non négligeables d\u2019antibiotiques, d\u2019antidépresseurs, d\u2019hormones féminisantes, d\u2019anti-inflammatoires, d\u2019antiépileptiques, de médicaments anticancéreux et de caféine dans les eaux usées sortant de la station d\u2019épuration de Montréal.11 a aussi indiqué que ces concentrations étaient sensiblement les mêmes que celles observées dans les eaux d\u2019égout qui entrent dans la station d\u2019épuration, soubgnant du coup l\u2019inefficacité de la station montréalaise à retirer ces substances médicamenteuses.L\u2019équipe de M.Sauvé a ainsi relevé que la concentration totale de tous les antibiotiques qui se retrouvent dans les eaux usées était suffisante pour induire une résistance des bactéries \u2014 présentes dans les cours d\u2019eau \u2014 aux antibiotiques.Que les concentrations d\u2019antidépresseurs retrouvées dans le foie et le cerveau des truites étaient particulièrement élevées et entraînaient des ralentissements dans l\u2019activité sy-naptique des neurones cérébraux.Que les concentrations de divers perturbateurs endocriniens (anovulants, hormones de remplacement pour la ménopause, pesticides orga-nochlorés, plastifiants, phy- Un système d\u2019ozonation permettrait d\u2019éliminer 95% des molécules de médicaments toœstrogènes sous forme de soya) induisaient des troubles de la reproduction, voire une féminisation des poissons et des moules, et participaient vraisemblablement à la survenue de plus en plus précoce de la puberté chez les jeunes filles, ainsi qu\u2019à la baisse de la fertilité chez les hommes.M.Sauvé a également soubgné les possibles risques découlant d\u2019une «exposition chronique» à ces différents médicaments qui pourraient «interagir entre eux en synergie».Sébastien Sauvé et ses collègues ont également détecté des traces de plusieurs de ces mêmes médicaments dans l\u2019eau potable, mais à des concentrations minimes qui ne présentent heureusement aucun «risque démontré pour la santé humaine».Par exemple, la concentration de l\u2019herbicide atrazine qu\u2019ils ont mesurée s\u2019élevait à environ 390 nanogrammes (ng) par litre dans le pire des cas, alors que la norme à ne pas dépasser pour l\u2019eau potable est de 4 pg par titre (ou 4000 ng/1) au Quebec.En Europe, la norme est toutefois beaucoup plus stricte, puisqu\u2019on n\u2019y tolère que des concentrations inférieures à fOO ng/1.Selon M.Sauvé, un système d\u2019ozonation permettrait d\u2019éliminer 95% des molécules médicamenteuses qui polluent actuellement les eaux usées du Saint-Laurent.En janvier 2008, la Ville de Montréal annonçait opter pour la mise en place d\u2019un système d\u2019ozonation à sa station d\u2019épuration et signait un protocole de financement avec Québec pour la réalisation du projet d\u2019ici 2045.«Le projet avance bien et respecte l\u2019échéancier que l\u2019on s\u2019était fixé.Comme il s\u2019agit de la plus grande station d\u2019épuration du monde à implanter un système d\u2019ozonation, le projet nécessite différents essais et calibrations qui ont été effectués.Nous rédigeons actuellement les documents pour procéder à un appel d\u2019offres qui sera lancé en 2013», a précisé au Devoir Philippe Sabourin, relation-niste à la Ville de Montréal.Le Devoir MOTS CROISÉS 1\t23456789 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1.\tPetit gâteau rond -Crispé.2.\tAbrite plus d'un tiers de la population du globe - Entraînées.3.\tEn désaccord -Chiffonné.4.\tSavoir-faire - Rapport de ressembiance.5.\tObtiennent -Champignons charnus.6.\tA 9 côtés.7.\tExprime un bruit violent - Nom gaélique de l'Irlande.8.\tRévolté - Lac célèbre.9.\tUtile au jardinier -Grande voiie trianguiaire.10.\tAu-dessous - Ce qui résuite d'une activité.11.\tIntègre - Filet de pêche.12.\tPatrie de Georges Brassens - Dévotes.VERTICALEMENT 1.Titre féminin - Lieu de détente.2.Consommer un produit - Ceiiuie nerveuse.Fils - Groupe d'entreprises.Incendie - Perturbée.Relatives à la naissance.Le bonsaï i'est -Gaiiium - Le Venezueia en fait partie.Rendre meiiieur.Antiadhésif - Viiie du sud de i'Inde.Recrutées - Fourni.10.\tEau congelée -Aboutissements.11.\tCauser du chagrin à -Comprend.12.\tBanaies - Esquivés.1 23456789 101112 3.4.5.6.7.8.9.SOLUTION DU DERNIER A 8 LE DEVOIR LE MERCREDI 28 NOVEMBRE 2012 EDITORIAL LANGUE DE TRAVAIL Bilinguisation forcée Les ministres péquistes n\u2019ont pas été très loquaces au sujet des études sur la langue de travail dévoilées mardi par l\u2019Office québécois de la langue française.Et pour cause : ils doivent livrer une nouvelle loi 101 dans un temps record, «avant les fêtes».Si les chiffres ne cessent de leur indiquer qu\u2019un tel renforcement est nécessaire, ils se savent minoritaires.à plus d\u2019un égard.L V * ^ «R f fjfc Antoine ROBIiaiLLE e ministre responsable de la métropole, Jean-François Lisée, s\u2019abstenant de commenter les chiffres de l\u2019OQLF, a déclaré: «Nous allons laisser parler le rapport.» Les mauvaises langues s\u2019en sont amusées, étant donné le caractère prolixe de l\u2019homme.Le communiqué de la ministre responsable de la Charte de la langue française, Diane De Courcy, était empreint de la même extrême prudence et coiffé d\u2019un titre en forme de citation: «Ces études confirment ce qu\u2019on dit les travailleurs et travailleuses que nous avons rencontrés sur le terrain.» Tout au plus faisait-elle remarquer que les études sur la langue du travail de l\u2019OQLF indiquent que rutilisation du français «a diminué au cours des dernières années».Dans le couloir, à l\u2019entrée du caucus péquiste, ^\t- elle s\u2019est abstenue de tout commentaire chargé de sens.L\u2019attitude des ministres s\u2019explique : la première ministre Pauline Marois a promis de livrer «avant les Fêtes» (selon les termes utili-y T 7 sés dans le communiqué de De Courcy) une nouvelle mouture de la Charte de la langue française.Or, le programme du Parti québécois était clair : il promettait d\u2019étendre «graduellement les dispositions déjà existantes appliquées aux entreprises de plus de 49 employés aux entreprises comptant de 11 à 49 employés».Entre autres.Mais le gouvernement élu le 4 septembre a un statut minoritaire et n\u2019a pas toute la marge de manœuvre pour faire ce qu\u2019il souhaite.Pourtant, les chiffres dévoilés par l\u2019OQLF mardi ont de quoi inquiéter et font comprendre qu\u2019on ne pourra éternellement repousser la refonte et le renforcement de la loi 101.Comme toujours en ces matières, le portrait comporte des teintes de gris.Et quelques aspects encourageants.Une progression nette de rutilisation du français au travail par les allophones, par exemple.Le pourcentage est passé de 42% en 1971 à 63% en 1989.Ce bond, on le doit à la première loi 101.Pour l\u2019autre période étudiée par l\u2019organisme, de 1989 à 2010, la progression est bien plus modeste, passant de 63% en 1989 à 68% en 2010.Au reste, le bilinguisme est «très présent», notamment dans la région de Montréal.Chez les francophones de la région métropolitaine de Montréal travaillant dans le secteur privé, rutilisation principale du français avait beaucoup augmenté de 1971 à 1989, passant de 88% à 93%.Mais en 2010, l\u2019Office constate un retour à une proportion comparable à celle de 1971, 87%.Ces chiffres confirment au fond ce que l\u2019on constate quotidiennement dans la région de Montréal.Il y a des services en français, certes, mais il s\u2019agit souvent d\u2019une langue de devanture.Derrière le comptoir, on échange en anglais, on travaille en anglais.L\u2019Etat québécois lui-même a été surpris, ces dernières années, à offrir systématiquement des services bilingues.L\u2019exemple vient de haut: lors de moments forts et publics comme la démission des maires de Montréal et de Laval, on trouva tout à fait normal que tous les discours soient symétriquement et absolument bilingues.On en vient parfois à douter que la seule langue officielle du Québec soit encore le français.arobitaiUe@ledevoir.corn MUNICIPALITÉS Une vision nouvelle D TS.Bernard Descôteaux ar ces temps de commission Charbonneau qui les met sur la sellette presque chaque jour, les élus municipaux sont regardés par leurs concitoyens avec suspicion.Le premier réflexe serait surtout de ne pas leur confier de nouveaux pouvoirs et de nouveaux revenus avant de connaître le fin mot des histoires de collusion et de corruption.Pourtant, c\u2019est tout le contraire que semble prêt à faire le ministre péquiste des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault.Et, disons-le, il a bien raison.Les problèmes de gouvernance et d\u2019éthique dans les municipalités ne doivent pas occulter les autres problèmes auxquels celles-ci sont confrontées.Devant faire face à de nouveaux enjeux sur les plans tant économique et social qu\u2019environnemental et culturel, les 1000 villes et villages du Québec manquent de moyens pour agir.Des moyens ___\tsous forme de pouvoirs et de sources de reve- ~ nus additionnelles que depuis des années ils ré-.\t' clament sans jamais être véritablement enten- rdus.Qr, ce qui est nouveau avec Sylvain Gau-dreault, c\u2019est que ce nouveau ministre, au contraire de ses prédécesseurs libéraux et péquistes, semble disposé à les entendre.Ce que veulent les municipalités, c\u2019est d\u2019être considérées enfin par Québec comme un «gouvernement de première ligne», avec les pouvoirs et les ressources financières adéquats pour rendre les services à leurs citoyens.Essentiellement, elles veulent qu\u2019on leur fasse confiance.En vertu de la Constitution, elles ne sont que des « créatures » des provinces, dépendantes de «Dieu le père qui est à Québec», comme le veut l\u2019expression populaire.En ce début du XXE siècle, il serait plus que temps de revoir le cadre dans lequel les municipalités québécoises évoluent.D\u2019autres provinces l\u2019ont fait, l\u2019Alberta et la Colombie-Britannique, notamment.Il n\u2019est pas nécessaire pour cela de modifier la Constitution.Il suffirait de reconnaître les municipalités comme formant un gouvernement local qui rend les services de proximité.Dans un livre blanc soumis au ministre Gaudreault, l\u2019Union des municipalités propose la rédaction d\u2019une Charte des municipalités qui jetterait les bases d\u2019un pacte Québec-muncipa-lités basé sur le principe de la subsidiarité de pouvoirs confiés par le gouvernement à ses villes et ses villages.Arriver à cela demandera un effort.Qbsédé par son désir d\u2019autonomie face au gouvernement fédéral, le gouvernement québécois a toujours craint que les municipalités, surtout les villes de grande taille, ne deviennent des gouvernements concurrents qui l\u2019affaiblissent.Si le ministre Gaudreault est prêt à surmonter ce préjugé, peut-être sera-t-il possible de faire une petite révolution tranquille dans le monde municipal.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCOTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO J\t \t LETTRES La parité au musée ?En consultant la pro^ammation du club IMAX du Musée des civilisations de Gatineau, je me suis aperçu que la programmation avait changé.En effet, jusqu\u2019il y a encore quelques semaines, il y avait autant de séances en français qu\u2019en anglais, peu importe le film.Qr dorénavant, pour certains films, notamment ceux de la fin de semaine, il reste seulement une séance en français (à 12 h 55) alors qu\u2019il y en a quatre en anglais.Après avoir contacté une représentante du musée, elle m\u2019explique que cette situation découle du fait que les séances en anglais sont plus populaires et plus achalandées que celles en français.Je me pose alors la question suivante.Le musée a-t-il pour principal objectif de remplir ses salles à tout prix, ou a-t-il encore pom mission d\u2019être un témoin de la culture dans les deux langues officielles?J\u2019ai mentionné à cette représentante que je suis vraiment révolté de cette décision et que je ne renouvellerai plus mon abonnement au club IMAX tant qu\u2019il n\u2019y aura pas parité entre les deux langues.Romain Vanhooren Gatineau, le 23 novembre 2012 Une Grande-Bretagne séparatiste ?Londres s\u2019apprêterait à quitter l\u2019Union européenne.Le gouvernement britan- nique a, en effet, de plus en plus de mal à accepter les décisions politiques et économiques de ce groupe de 27 pays.C\u2019est ce que nous rapportait Le Devoir de samedi dernier.Alors quoi, la Grande-Bretagne serait donc devenue séparatiste?Quelle horreur ! En ce début de XXE siècle, l\u2019Union européenne, c\u2019est un peu comme le Canada.C\u2019est une formule politique et économique des plus acceptables, diraient nos amis fédéralistes.Mais voilà que le Parti conservateur de Grande-Bretagne voudrait qu\u2019on tienne un référendum pour s\u2019en séparer! Quelle honte! Un référendum ! A-t-on besoin de ça en ces temps si difficiles où ce qui compte avant tout, c\u2019est de refaire l\u2019économie ?Parlez-en à François Legault! II va falloir que nos politiciens à Qt-tawa et aussi à Québec, anciens comme nouveaux, partent en campagne contre ce mouvement indigne.Que les Harper, Mulcair, Trudeau Üustin), Chrétien, Charest, Bachand, Couillard, Legault et autres fédéralistes se lèvent.Qu\u2019ils dénoncent cette intention insensée des Britanniques et forment à nouveau le camp du Non! Et si ce n\u2019est pas suffisant, qu\u2019on suggère à tous les autres pays de l\u2019Union européenne d\u2019envoyer leurs citoyens à Londres pour y tenir une gigantesque manifestation.Qu\u2019ils aillent dire aux Anglais : «Restez avec nous ! On vous aime ! » Gilles Léveillé Montréal, le 26 novembre 2012 Des propos déplacés Lors du match de football de la Coupe Vanier à Toronto qui a couronné le Rouge et Qr de l\u2019Université Laval champion du football universitaire au Canada, il y avait sur le terrain, lors des présentations protocolaires, Adam van Koeverden, kayakiste quadruple médaillé oljunpique et deux fois porte-drapeau.Pour les besoins de l\u2019histoire, il est diplômé de l\u2019Université McMaster, dont l\u2019équipe de football a perdu 37 à 14 face au Rouge et Qr.Saisi d\u2019une profonde frustration face au pointage du match, une crampe au cerveau lui fait perdre toute fierté canadienne, dans un pays qui compte deux cultures et deux langues qu\u2019il a fièrement soutenues comme porte-drapeau aux J.Q.Il s\u2019empresse d\u2019émettre des propos délétères sur les réseaux sociaux, message empreint d\u2019une haine peu commune.[.] Après ce message, Marcel Aubut, président du Comité olympique canadien, contacte aussitôt Adam van Koeverden pom s\u2019enquérir des raisons qui l\u2019ont porté à écrire de telles stupidités alors qu\u2019il est un athlète connu.Koeverden explique à Aubut qu\u2019il a agi sur le coup de l\u2019émotion, qu\u2019il regrette son message et présente ses excuses.Marcel Aubut accepte ces excuses vides ainsi que les regrets plus vides encore de Koeverden.Malhemeusement, Aubut a avalé la très grosse pilule à effet placebo et manque le bateau en ne sanctionnant pas sévèrement ce pauvre kayakiste.[.] Michel Beaumont Québec, le 25 novembre 2012 LIBRE OPINION Une bibliothèque en péril COLLECTIF D\u2019AUTEURS Nous, bibliothécaires, techniciens en documentation et défenseurs de la libre circulation de l\u2019information scientifique, nous opposons conjointement et solidairement à la fermeture de la bibliothèque de l\u2019Institut Maurice-Lamontagne.L\u2019Institut Maurice-Lamontagne est un centre de recherches en sciences de la mer situé à Mont-Joli, une ville située aux limites du Bas-Saint-Laurent et aux portes de la Gaspésie.Sa mission est de fournir d\u2019importantes données scientifiques au gouvernement afin de l\u2019aider à préserver différentes espèces marines, dont celles ciblées par les pêches, de protéger l\u2019environnement marin et d\u2019assurer une navigation sécuritaire sur le Saint-Laurent.La bibliothèque de l\u2019Institut vient soutenir cette mission grâce à ses 61000 monographies scientifiques et 1100 titres de périodiques, dont 294 abonnements actifs.Son personnel qualifié assiste les chercheurs de l\u2019Institut et répond à de nombreuses requêtes telles que des questions de référence, des prêts entre bibliothèques et de l\u2019assistance technique.D\u2019avril 2011 à mars 2012, le personnel de la bibliothèque a répondu à près de 2000 demandes provenant des scientifiques de Pêches et Océans Canada, de la Garde côtière, de la Gestion des pêches et de clients externes.II s\u2019agit d\u2019une bibliothèque de pointe, hautement spécialisée, qui permet la circulation et le rayonne- ment de l\u2019information scientifique en français.La documentation qui y est conservée est utile aux partenaires de la technopole maritime mise en place à Rimouski, constituée de l\u2019Université du Québec à Rimouski, de l\u2019Institut des sciences de la mer et de l\u2019Institut maritime du Québec.Dans la foulée des compressions budgétaires annoncées par votre gouvernement pour «assainir les finances de l\u2019État», vous avez décidé de fermer sept des onze bibliothèques affiliées aux centres de recherches de Pêches et Océans Canada.La bibliothèque de l\u2019Institut Maurice-Lamontagne en fait partie.Nous sommes extrêmement choqués par cette décision, d\u2019autant qu\u2019il s\u2019agit de la seule bibliothèque francophone du ministère des Pêches et des Océans au Canada.Cette fermeture ne sera pas sans conséquence.Deux postes seront supprimés, soit ceux de bibliothécaire et de technicien en documentation.Les chercheurs et les scientifiques québécois en sciences de la mer n\u2019auront plus directement accès à des ressources et à des services de qualité dans leur province.II s\u2019agit d\u2019une menace à l\u2019accessibilité et au transfert des savoirs scientifiques en français.Afin d\u2019adoucir la nouvelle, vous avez promis d\u2019envoyer les ressources documentaires de l\u2019Institut Maurice-Lamontagne dans une bibliothèque située à Dartmouth, en Nouvelle-Ecosse.Cette décision nous semble insensée : pourquoi envoyer des documents concernant des enjeux régionaux dans une autre province alors qu\u2019ils pourraient être utiles aux chercheurs travaillant ici, à Mont-Joli?Ce transfert pose aussi un autre problème : avec toutes les compressions effectuées dans les ressources humaines à Pêches et Qcéans Canada, il n\u2019est pas réaliste de penser que les employés de la bibliothèque de Dartmouth auront le temps d\u2019intégrer des milliers de nouveaux documents à leur collection actuelle.[.] Vous avez aussi promis de faire numériser les documents de la bibliothèque afin que les chercheurs puissent y avoir accès en ligne.Cependant, en raison de la loi sur le droit d\u2019auteur, la plus grande partie de la collection de l\u2019Institut Maurice-Lamontagne ne pourra pas être numérisée.[.] Nous sommes préoccupés par la décision de votre gouvernement.La fermeture d\u2019une bibliothèque est toujours déplorable, mais dans le contexte actuel, la disparition de la bibliothèque de l\u2019Institut Maurice-Lamontagne serait dramatique.Nous vous demandons de revenir sur votre décision et de permettre à la bibliothèque de poursuivre sa mission de préservation et de rayonnement des connaissances scientifiques.Les auteurs sont de l\u2019UQAR, du cégep de Matane, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie et des îles-de-la-Madeleine.La liste complète des signataires peut être consultée sur ledevoir.com. LE DEVOIR, LE MERCREDI 28 NOVEMBRE 2012 A 9 IDEES Maintenir la recherche d\u2019équilibre au cœur du modèle québécois Des acteurs puissants voudraient donner libre cours au néolibéralisme et instaurer le « tout-au-marché » aux dépens de nos politiques sociales, faussement accusées de freiner la croissance.GERARD BOUCHARD Université du Québec à Chicoutimi omme la plupart des Québécois, je suis abasourdi devant l\u2019ampleur de la corruption qui sévit au Québec.Je le suis d\u2019autant plus qu\u2019on la dirait ancrée dans une culture et une innocence indécrottables.Je pense au nouveau maire de Laval, qui, dans sa première conférence de presse, s\u2019est livré à un éloge de l\u2019exmaire Vaillancourt, son «mentor», qui lui a enseigné «comment assainir les finances publiques».Je songe aussi à cet aumônier non moins surréaliste qui, récemment, dans son éloge funèbre d\u2019un présumé chef de la mafia, vantait «l\u2019homme de cœur» et «l\u2019homme d\u2019honneur».Qn reste pantois; on voudrait, comme le disait un ami, émigrer en Quzbé-kistan.Ce qui rassure, c\u2019est la rage qui court dans la population et la détermination à pourchasser la corruption.Mais il faudra du temps pour effacer le cynisme qui s\u2019installe et la crise de confiance envers nos institutions.Qu\u2019on le veuille ou non, la réputation de l\u2019ensemble des gestionnaires publics et privés est altérée, car il est improbable qu\u2019une telle gangrène ait pu s\u2019installer aussi durablement sans une sorte de complaisance, sans une complicité au moins tacite de divers responsables qui ont choisi de fermer les yeux alors que le système devait bien se donner à voir ou à entrevoir.Notre moral n\u2019était déjà pas au mieux depuis quelques années, nous nous serions bien passés de la présente infamie qui nous fait douter de nous-mêmes collectivement et nous enfonce dans la déprime.Un autre visage des Québécois Pour contrer ces sentiments, le moment est bien choisi de nous livrer à des rappels plus réjouissants, à savoir des réalisations absolument remarquables dont les Québécois ont été les auteurs au cours des dernières décennies et qui, malheureusement, semblent échapper à l\u2019opinion.Je songe à la façon dont, depuis la décennie 1970 jusqu\u2019aux années récentes, notre société a su se défendre contre les aspects les plus nocifs de la vague néolibérale qui a pris le monde d\u2019assaut.Alors que d\u2019autres sociétés se laissaient déstructurer sur les plans social et même économique, le Québec a su réagir énergiquement pour sauvegarder ses idéaux.Je m\u2019appuie sur une recherche détaillée qu\u2019il me faut toqtefois résumer ici.Durant la période visée, l\u2019Etat a conservé toutes ses responsabilités, il est demeuré un acteur économique et social de premier plan (la part des dépenses publiques est restée plutôt stable) et la privatisation n\u2019est pas allée bien loin.La part du salaire moyen des salariés dans le PIB n\u2019a pas diminué et celle du revenu des patrons n\u2019a pas augmenté (sur ces deux points, la corn- i GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE Le moment est bien choisi de nous livrer à des rappels plus réjouissants, à savoir des réalisations absolument remarquables dont les Québécois ont été les auteurs au cours des dernières décennies.paraison avec les États-Unis montre l\u2019ampleur du contraste).Le degré de syndicalisation a peu varié tandis que la pauvreté et les inégalités ont été substantiellement réduites, plaçant le Québec aux premiers rangs des sociétés nord-américaines.En outre, l\u2019accès à l\u2019éducation supérieure a triplé, un nombre accru de femmes a intégré le marché du travail et l\u2019écart salarial entre hommes et femmes s\u2019est beaucoup réduit.Enfin, la part de l\u2019économie possédée ou contrôlée par des francophones a continué de croître.Ces avancées collectives spectaculaires ont découlé de choix de société poursuivis sur quelques décennies par les gouvernements aussi bien libéraux (parfois contre leur volonté) que péquistes, sous la poussée d\u2019acteurs sociaux déterminés provenant du «troisième secteur» (économie sociale, organismes communautaires, mouvement coopératif) auxquels se sont joints les syndicats, le mouvement féministe et plusieurs politiciens.Elles montrent aussi que, contrairement à une perception répandue, l,e Québec a su préserver et même étendre l\u2019État-providence.Une recherche d\u2019équilibre Dans une autre direction, le Québec a su également intégrer des éléments importants du néolibéralisme et en tirer profit.Ainsi, il a appuyé le libre-échange et la déréglementation des marchés, ce qui, entre 1988 et 2001, lui a permis de tripler ses exportations vers les États-Unis et de doubler ses exportations mondiales.Ces ouvertures se sont traduites par un afflux de richesse dont toute la société a profité grâce à notre système fiscal plus progressif qu\u2019ailleurs.Elles ont contribué à faire baisser le chômage, elles ont renforcé le secteur proprement capitaliste (donnant naissance à quelques multinationales), elles ont stimulé l\u2019entrepre-neuriat et favorisé de nombreuses carrières aux plus hauts niveaux.Grâce à des réaménagements créatifs, grâce à une gouvernance intelligente et sage, notre société a su concilier les nouvelles formes de l\u2019économie mondiale avec ses valeurs et ses institutions ; elle a su combiner croissance et redistribution.Cette recherche d\u2019équilibre, qui fut au coeur du modèle québécois, me semble bien refléter notre manière d\u2019avancer sur plusieurs fronts importants.Qn aura compris que le survol qui précède ne se veut pas un portrait complet du Québec, toujours aux prises avec bien des ratés, ni une invitation à s\u2019asseoir sur ses lauriers \u2014 il reste trop à faire.Simplement, dans la conjoncture présente, il me semble utile de rappeler ces réalisations spectaculaires qui sont de vrais motifs de fierté dont notre conscience collective ne s\u2019imprégne pas assez.En d\u2019autres mots, l\u2019Quz-békistan peut attendre.Le Québec à la croisée des chemins 11 est urgent de rebâtir une confiance et une estime de soi qui nous font cruellement défaut et sans lesquelles nous risquons de sombrer dans une apathie dangereuse.Car depuis quelques années, l\u2019esprit d\u2019équilibre qui a si bien servi notre société est mis en péril par des critiques de plus en plus vives émanant d\u2019acteurs puissants qui voudraient donner libre cours au néolibéralisme et instaurer le «tout-au-marché» aux dépens de nos politiques sociales, faussement accusées de freiner la croissance.Nos valeurs de justice et d\u2019égalité, tout comme les formules d\u2019action mariant initiatives individuelles et collectives, sont désormais présentées comme dépassées, comme des obstacles à éliminer.Les Québécois devront se montrer vigilants et se méfier de thèses apparemment évidentes mais dont la démonstration fait généralement défaut.En somme, il nous faut dévoiler sans répit la corruption, bien sûr, mais aussi nous efforcer de voir au-delà.Pour combattre la déprime et retrouver l\u2019estime de soi, il est bon de nous appuyer sur ce que nous avons su faire de remarquable au cours des dernières décennies.Val-Jalbert : Marois, M.Breton, inspirez-vous de M.Landry ROY DUPUIS Président Fondation Rivières MICHEL BÉLANGER Président Nature Québec 1 y a 10 ans, le 26 novembre 2002, le gouvernement dirigé par Bernard Landry annonçait la Politique nationale de l\u2019eau pour assurer la pérennité de cette précieuse ressource au bénéfice de tous.Du coup, il décrétait l\u2019arrêt de toute construction de petites centrales hydroélectriques sur nos rivières, sur des sites souvent majestueux que notre ami Paul Piché désigna comme nos «cathédrales d\u2019eau», faisant allusion aux nombreux sites patrimoniaux que les touristes visitent partout dans le monde.Monsieur Landry a écouté la voix des citoyens et pris une décision politique saluée par tous pour son courage.La population entière s\u2019est réjouie.Dix ans plus tard, nous constatons que c\u2019était beaucoup et bien peu.11 y a encore du chemin à parcourir pour protéger et valoriser cette précieuse richesse dont nos enfants hériteront.Malheureusement, le gouvernement libéral de Jean Charest a préparé dans le cadre de sa stratégie énergétique un nouveau programme d\u2019achat d\u2019électricité par Hydro-Québec: un bloc de 150 MW provenant de 13 petites centrales.Une goutte d\u2019eau dans un océan de surplus énergétiques considérables ! Qr, Hy-dro-Québec perd déjà des centaines de millions de dollars pour acheter de l\u2019électricité dont elle n\u2019a pas besoin et qu\u2019elle ne peut revendre à profit.Les conditions du marché ont grandement changé depuis 2009 et il vous appartient de mettre un terme à ce gouffre financier.Ce programme s\u2019est révélé être un véritable gâchis tant sur les plans environnemental qu\u2019économique et patrimonial.Et il est maintenant sous la loupe de plusieurs enquêtes.Ce programme sème la discorde dans les petites communautés (Val-Jalbert, Shannon, Saint-Joachim, Sainte-Ursule) où subsistent les derniers joyaux accessibles à la population.L\u2019absence de transparence dans la gestion des contrats aux firmes, pour ne mentionner que ce problème particulier, a mené à des affrontements avec les élus régionaux.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le comédien et militant Roy Dupuis Aujourd\u2019hui, nous croyons fermement que la majorité des Québécois rejette ce type de développement destructeur dont les coûts nous sont refilés dans nos factures d\u2019électricité.Le conseil des ministres devra décider s\u2019il autorise une centrale hydroélectrique au Village historique de Val-Jalbert, au Lac-Saint-Jean.Val-Jal-bert est classé site patrimonial d\u2019intérêt national en vertu de la Loi sur les biens culturels.Sa chute naturelle de 72 mètres, similaire à celle de Niagara, et son village reconstitué attirent près de 100000 touristes par an.11 vient de bénéficier d\u2019investissements de 19 millions des gouvernements.Qr le projet détruira l\u2019essentiel de ce cachet unique.Toutes ces conséquences ont été mises en lumière lors des récentes audiences publiques sur l\u2019environnement.La plupart des mémoires déposés se sont prononcés contre.Le BAPE a produit un rapport complaisant en faveur du promoteur sans même se pronon- cer sur plusieurs enjeux soulevés en audiences.Les citoyens se sont sentis profondément trahis.Ces gens fiers de leur emblème régional ne veulent pas d\u2019une chute fantôme durant tout l\u2019hiver, alors que la chute sera asséchée, et d\u2019une chute artificielle « à piton » au débit fixe pour leurrer les touristes l\u2019été.Qui continuerait de payer 24 $ pour voir ce spectacle désolant?Pas une fois le BAPE n\u2019a traité des conséquences d\u2019une telle artificialisation du site, ni montré l\u2019impact de l\u2019assèchement d\u2019un kilomètre de rivière, ni rectifié les faits concernant les calculs erronés sur le rendement économique du projet, ni éclairci les circonstances entourant l\u2019attribution de contrats sans appel d\u2019offres, etc.Une mobilisation citoyenne régionale, intergénérationnelle et interculturelle (appui des Innus de Mashteuiatsh) sans précédent bat maintenant son plein, refusant ce saccage.Ée Conseil du patrimoine a été rencontré pour que la chute Quiatchouan soit désignée «paysage culturel patrimonial ».Une pétition de 1500 noms a été présentée à vos ministres et une autre est en ligne sur le site de l\u2019As- semblée nationale.Des plaintes ont été acheminées au ministère des Affaires municipales, au Commissaire au développement durable, à la commission Charbonneau et à l\u2019Qrdre des ingénieurs.Deux marches populaires ont été organisées devant les barrières cadenassées du site.Une solution de rechange, soit un projet de développement écologique et touristique, a été présentée.Un recueil de témoignages de la population assemblé.Madame la Première Ministre, voici donc une occasion unique de poser un geste qui distinguerait votre gouvernement du gouvernement précédent: assurer la protection, pour toujours, du site historique de Val-Jalbert.Ce site est un symbole d\u2019appartenance et de fierté de la région.Nous faisons appel à une vision moderne du développement durable et au respect de la volonté populaire qui s\u2019est manifestée concrètement.Naguère, le premier ministre Landry n\u2019a pas hésité à annuler le projet de Trois-Pistoles, qui, lui, était pourtant déjà autorisé.Trois-Pistoles accueille maintenant de nombreuses familles qui peuvent jouir d\u2019une rivière libre.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Bélair-Cirino (general), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quehec)Y?i}oiexv T)egX\\se(societe), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), Lisa-Marie Gervais (education), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amélie Daoust-Boisvert(s«wteJ , information politique Michel T)2Nr\\&(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires a Quebec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) , information culturelle Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinema), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) , informationéconomique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins, Eric Desrosiers et Alexandre Shields (reporters'), Gérald Dallaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editonale et cahier Perspectives) , Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Emilie Eolie-Boivin (pupitre) , Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) , Andréanne Bédard, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) , Benoît Munger, Philippe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Marie-Pier Erappier et Geneviève Trembly (commis internet) , Amélie Gaudreau (secretaire a la redaction), Karl Rettino-Parazelli et Sophy Lambert-Racine (commis a la redaction) DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montreal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBLICITÉ , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Elimam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M Motta, Claire Paquet, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eilion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur UèW,Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxim-Olivier Leclerc (responsable par intérim service a la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Eilion, Marie-Lune Houde-Brisebois , Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Euroy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau A 10 LE DEVOIR LE MERCREDI 28 NOVEMBRE 2012 ACTUALITES CATANIA Québec 1 LISTE DES ÉVÉNEMENTS D'INTÉRÊT AYANT EU LIEU AU CLUB PRIVÉ LE 3S7c* (357c, rue De La Commune Ouest à Montréal) SUITE DE LA PAGE 1 sieur 3% pour la cote qu\u2019il aurait réclamée sur les contrats municipaux, et Martial Fillion, l\u2019ex-directeur général de la SHDM.MM.Catania, Fedele, Fortin, Daoust, Gauthier, Zampino, Trépanier et Fillion ont été arrêtés et accusés en mai dernier dans l\u2019affaire du l^aubourg Contrecoeur.Erick Roy, un ancien policier de l\u2019escouade Marteau, a décrit les allées et venues de ces hommes au 357C.M.Roy et quatre autres enquêteurs de la commission se sont rendus au club privé le 26 octobre dernier.Cela faisait suite aux déclarations d\u2019Elio Pagliarulo, un ancien ami intime de l\u2019entrepreneur Paolo Catania.M.Pagliarulo a décrit le club 357C comme un lieu où se faisaient des livraisons d\u2019argent comptant (notamment 100000$ à Frank Zampino).M.Roy a précisé que ce n\u2019est pas tout le monde qui avait accès au 357C; seuls les membres et leurs invités peuvent s\u2019y rendre.Le policier a également présenté des rencontres impliquant les ingénieurs Michel Lalonde et René Séguin, du Groupe Séguin (aujourd\u2019hui Génius), et Yves Théberge, de ClMA-i-.Les fonctionnaires Robert Marcil, ex-directeur de la voirie à Montréal (repêché par la suite par le Groupe SM), et l\u2019ex-ingénieur municipal Luc Leclerc ont également profité d\u2019une invitation d\u2019un membre du 357C.Sur cette liste, il y a aussi l\u2019ancien maire de l\u2019arrondissement d\u2019Ou-tremont, Stéphane Harbour, et l\u2019entrepreneur de Garnier Construction Joe Borsellino.Au total, la liste comporte 118 noms de personnes toutes liées aux travaux de la commission Charbonneau.Parmi ces personnes se trouvent deux libéraux, dont un élu.Ce fait a forcé la suspension du témoignage de M.Roy, car le Parti libéral du Québec a tenté d\u2019obtenir une ordonnance de non-publica- Alerte à la bombe Une alerte à la bombe a ciblé ime luxueuse résidence de Mascouche, dans Lanaudière, mardi soir.Elle appartiendrait à l\u2019entrepreneur Piero Di lorio, qui a témoigné lundi et mardi devant la commission Charbonneau.L\u2019homme d\u2019affaires a vainement tenté de faire son chemin au sein du cercle fermé des entrepreneurs à Montréal.Selon la pobce de Mascouche, un périmètre de sécurité a été érigé autour de l\u2019immeuble de la place de Cheverny et des artificiers ont procédé à des vérifications qui se sont avérées négatives.D apres La Presse canadienne \t\t\t\t\t ZOOS-01-14\tBhlS-lOhOO\t\tCstâma, Paolo\t2\tPoulin, Bernard 2005-02-lS\t12h00 14hOÛ\t\tCatania, Paolo\t2\tThéberge, Yves 2005-04-05\t12hl5-14hl5\t\tCatania, Paolo\t2\tLalonde, Michel 2Û05-04-14\t12h30-14h30\t\tPoulin, âernard\t2\tFillion, Martial 2005-05-12\t12hOO-14hOa\t\tPoulin, Bernard\t4\tTrépanier, Bernard \t\t\t\t\tZampino, Frank \t\t\t\t\t 2005-05-25\t12hl5-14h30\t\tCatania, Paolo\t2\tPoulin, Bernard 2005-08-17\tX2hlS-14hl5\t\tCatania, Paolo\t2\tPoulin, Bernard 2005-10-12\t12hl5-14hl5\t\tCatania, Paolo\t3\tfedele, Pasquale \t\t\t\t\tMarcil, Robert 2005-11-15\t12hOO-14hOO\t\tCatania, Paolo\t2\tPoulin, Bernard 2005 11-29\t12h00-14h00\t\tCatania, Paolo\t4\tCatania, Frank \t\t\t\t\tLalonde, Michel \t\t\t\t\tSéguin, René 2005-12-06\t12hl5-14blS\t\tCatania, Paolo\t2\tSauriol, 2005-12-20\t12h00-14h0Û\t\tCatania, Paolo\t2\tFouquet, Guv 2006-01-23\t12hOO-14hOO\t\tCatania, Paolo\t2\tLalonde, Michel 2006-05-18\tIlh45-13h45\t\tCatania, Paolo\t2\tZampino, Frank 2006-06-09\t12hOO-14hOO\t\tCatania, Paolo\t2\tSauriol, Rosaire 2006-06-26\t12h00-14h00\t\tPoulin, Bernard\t2\tCatania, Paolo 2006-0B-14\tIZhOO-WhOO\t\tFedele, Pasquale\t2\tleclerc, Luc 2006-09-20\tllhOD-lBhOO\tRéunion et déjeuner\tFedele, Pasquale\t3\tleclerc, Luc \t\t\t\t\t 2006-09-21\t12hl5-14hl5\t\tFedele.Pasquale\t2\tMardi, Robert 2006-10-03\tah30-10h30\t\tCatania, Paolo\t2\tZampino, Frank JACQUES NADEAU LE DEVOIR La première page de la liste de noms déposée en preuve hier à la commission Charbonneau.tion pour lui donner le temps de contacter les deux personnes concernées.La juge France Charbonneau a alors haussé le ton, sermonnant M® Michel Décary pour ne pas avoir été attentif lorsque la liste a été déposée le matin même, d\u2019autant qu\u2019une avocate représentant le PLQ est assise en permanence dans la salle d\u2019audience.M® Décary, qui a justifié son ab- sence, a qualifié à\u2019«injustes» les propos de la présidente de la commission d\u2019enquête.Une solution mitoyenne a été trouvée, ce qui a permis la présentation de la première page de la liste mardi, alors que le reste suivra à compter de mercredi matin.Le Devoir Le 357C, un simple lieu de rendez-vous Le club privé Le 357C, situé rue de la Commune dans le Vieux-Montréal, a offert sa pleine collaboration à la commission Charbonneau.11 a donné accès à l\u2019ensemble de sa banque de données, constituée du nom de chacun de ses membres et de leurs invités, soit 6000 personnes, depuis 2004.La commission Charbonneau s\u2019est intéressée à seulement 118 d\u2019entre elles, soit celles qui ont un lien avec le mandat de la commission.Le procureur en chef adjoint, M® Denis Gallant, a beaucoup insisté sur le fait que le 357C n\u2019était absolument pas visé par les enquêtes de la commission et n\u2019était qu\u2019un lieu de rendez-vous.Le 357C a publié un communiqué de presse.«Il serait malheureux et inacceptable que les actions d\u2019une très petite minorité des clients du 357C aient un impact négatif sur l\u2019image du club et de ses membres», in- JACQUES NADEAU LE DEVOIR dique-t-on.Le club privé souligne que ses règlements précisent qu\u2019il «collaborera entièrement avec tout corps judiciaire légitime s\u2019il y a enquête sur un des membres».BILINGUISME SUITE DE LA PAGE 1 région de Montréal, 90% des natifs et 78% des immigrants de langue française parlent principalement français au travail, alors que 69% des natifs et 75% des immigrants ayant l\u2019anglais comme langue maternelle parlent surtout cette langue au travail, selon les données du recensement.Les résultats d\u2019un sondage mené en 2010 sont légèrement différents, mais indiquent la même adéquation entre langue d\u2019usage à la maison et langue de travail.S\u2019inquiéter ou pas ?Quelles conclusions tirer ?Louise Marchand fait valoir que «le français demeure clairement la langue principale de travail de la majorité des Québécois » \u2014 façon de dire qu\u2019il n\u2019y a pas né- cessairement péril en la demeure.Mais la montée du travail en mode bilingue met l\u2019QQLF devant le «défi de trouver le juste équilibre entre le droit de travailler en français, garanti par la Charte de la langue française, et les besoins spécifiques et véritables des entreprises en matière de bilinguisme».Sauf que les données publiées mardi sont «quantitatives, et non qualitatives».L\u2019QQLF ne peut donc actuellement juger si la présence de plus en plus importante de l\u2019anglais au côté du français est justifiée ou pas.11 n\u2019est «pas exclu» que l\u2019organisme fasse plus tard une étude sur cette question, a dit M\u201c® Marchand.La présidente a pour le moment rappelé que la « Charte interdit à un employeur d\u2019exiger une autre langue que le français, à moins de démontrer éventuellement que cette exigence est véritablement requise».Et elle a promis que l\u2019Qffice sera «vigilant» à cet égard.Le Mouvement Québec français retient pour sa part que le français recule en tant que langue de travail, situation qu\u2019il attribue «aux affaiblissements qu\u2019a subis la loi 101 au cours des 30 dernières années».L\u2019organisme estime qu\u2019il est «temps de renforcer et de mettre à jour» la loi- A l\u2019inverse, le Conseil du patronat a souligné un «portrait relativement stable et encourageant de la francisation des entreprises au Québec».La progression du bilinguisme s\u2019explique d\u2019après lui par «plusieurs facteurs circonstanciels», notamment le contexte de «mondialisation crois-san;te» où le bilinguisme est un «atout».À Québec, la ministre responsable du dossier, Diane De Courcy, a pris acte des données de l\u2019QQLF et répété qu\u2019elle déposerait «avant Noël» son projet de réforme de la Charte.«Il est très clair que la question de la langue de travail sera touchée», a-t-elle dit.Le Devoir CINEMA SUITE DE LA PAGE 1 trice, rencontrée lundi dans un hall d\u2019Excentris.«Nous avons besoin de quatre ou cinq titres porteurs de plus dans une année.Ce n\u2019est pas grand-chope, quand on y pense.» À défaut de quoi, «nous sommes en mode survie, et j\u2019ai peur qu\u2019on manque de temps», dit l\u2019avocate spécialisée dans le développement des affaires pour les organismes à but non lucratif.Celle-ci s\u2019est jointe à l\u2019équipe en 2009, à titre de consultante, à l\u2019étape du défunt projet de cinéma multisalle piloté par le Parallèle dans le Quartier des spectacles.Que se passera-t-il si absolument rien ne bouge à Excentris ?Hélène Blanche! répond : « On parle de mois.» Vous avez bien lu.Mais du même souffle, elle se fait rassurante.Le taux de fréquentation de l\u2019institution s\u2019élève à 12%, ce qui correspond à la moyenne nationale (11,7%).«Mais compte tenu de notre mission culturelle et du fait que nous n\u2019avons que trois salles, nous sommes condamnés à faire beaucoup mieux que la moyenne nationale», souligne celle qui évoque, sans pouvoir les préciser, quelques pistes de solution à court terme, pour dénouer l\u2019impasse.«Mais à moyen terme, il nous faudra récupérer les films d\u2019auteur porteurs, sinon il nous faudra complètement revoir le modèle.» Durant sa première année d\u2019exploitation sous sa nouvelle gouvernance, Excentris a présenté 161 titres, tous formats et genres confondus.dont 56 % québécois.Projetés en exclusivité, 113 de ces titres ont rapporté un maigre 16 % des revenus de la billetterie.Ça n\u2019aurait rien d\u2019anormal ou d\u2019alarmant si d\u2019autres films plus «payants» rétablissaient l\u2019équilibre.«Excentris est une entreprise d\u2019économie sociale, rappelle Hélène Blanche!.Sous Daniel Langlois, elle était déficitaire.Chaque année, il renflouait les cofjres.Notre situation est différente.Nous ne pouvions pas présenter au gouvernement et à nos institutions une opération déficitaire.» Excentris a ainsi diversifié ses sources de revenus, avec sa location aux entreprises (35 % du chiffre d\u2019affaires), son comptoir alimentaire (10 %), ses subventions et sa collecte de fonds (5 %).Tous ces objectifs sont atteints, dit Hélène Blanche!, à l\u2019exception de la billetterie, qui devrait apporter au moubn 50% de ses revenus.Projet de salle virtuelle Rappelons que le rachat de l\u2019espace cinéma du complexe de Daniel Langlois par la Corporation du Cinéma Parallèle s\u2019accompagnait d\u2019un projet de construction de deux salles supplémentaires, qui aurait permis d\u2019accroître les revenus du cinéma et de mieux accorder ses impératifs de programmation avec les besoins ponctuels de salles des différents festivals qui se déploient sous son chapiteau.Mais ce projet, confirme Hélène Blanche!, a été remisé.Celui d\u2019un complexe semblable à Excentris dans le quartier Saint-Roch, à Québec, a également été mis sur la glace.Au diable, les bulldozers, l\u2019équipe élabore présentement un projet de salle virtuelle, qui permettrait à l\u2019établissement de diffuser hors ses murs et à tout le Québec des films d\u2019auteur, par le truchement d\u2019une plateforme Web de type VSD (vidéo sur demande).«J\u2019aimerais qu\u2019on donne aux 60% de films présentés exclusivement à Excentris une visibilité beaucoup plus large, sur tout le Québec.Il y a urgence pour qu\u2019on aille à la rencontre du public de chacun de ces films.» Deux à trois ans seront nécessaires pour financer ce projet, pense-t-elle, et relever les différents défis économiques, technologiques et juridiques qu\u2019il représente.D\u2019ici là, Excentris doit retrouver la santé et Hélène Blanche! pense que celle-ci passe par le privé.«Il y a une culture du mécénat culturel qui commence à prendre forme au Québec», dit-elle.À son avis, Excentris possède moins de traits en commun avec un exploitant de salles commerciales qu\u2019avec un diffuseur culturel comme un théâtre ou une salle de concert, par exemple.Par conséquent, les modèles d\u2019affaires de ces derniers, fondés en bonne partie sur le mécénat et le partenariat avec la grande entreprise, représentent pour elle une source d\u2019inspiration, peut-être même une planche de salut.« Jusqu\u2019ici, nous avons beaucoup sollicité le milieu du cinéma, parce que nos réseaux sont là.Dans la prochaine année, nous allons sortir du milieu du cinéma pour nous tourner vers le milieu des affaires, vers ceux qui donnent aux causes culturelles.Nous sommes rendus là.» Collaborateur Le Devoir BARREAU Le Barreau du Québec estime que les dispositions du projet de loi C-10 attaquées « obligeraient les juges à prononcer des peines qui pourraient ne pas être proportionnelles à la gravité de l\u2019infraction et au degré de responsabilité du délinquant ».SUITE DE LA PAGE 1 nécessaire de recourir aux tribunaux pour contester ces dispositions.» Rappelons que le projet de loi C-10 regroupait une multitude d\u2019anciens projets de loi en matière de justice que les conservateurs n\u2019avaient pas réussi à faire adopter alors qu\u2019ils étaient minoritaires à la Chambre des communes.Ils avaient tous été regroupés après l\u2019élection de 2011 avec promesse de faire voter l\u2019ensemble en 100 jours.Le C-10 a finalement reçu la sanction royale en mars de cette année.Si le Barreau a attendu pour déposer sa cause, c\u2019est que certaines des dispositions contestées n\u2019étaient pas entrées en vigueur: les articles portant sur les infractions d\u2019ordre sexuel impliquant un mineur sont entrés en vigueur en août, ceux resserrant la justice pénale pour adolescents, en octobre et ceux sur les drogues, le 6 novembre dernier.Le Barreau s\u2019attaque à la constitutionnalité des peines minimales instaurées pour trois types de crimes: les agressions sexuelles, ceux relatifs à la sexualité impliquant un mineur et ceux relatifs à la drogue.Dans ce dernier cas, une des innovations conservatrices a consisté à rendre obligatoire l\u2019emprisonnement de six mois pour toute personne surprise avec plus de cinq plants de marijuana.Dans son argumentaire déposé à la Cour supérieure vendredi dernier, le Barreau expose que «les dispositions attaquées obligeraient les juges à prononcer des peines qui pourraient ne pas être proportionnelles à la gravité de l\u2019infraction et au degré de responsabilité du délinquant».Du coup, ces dispositions enfreignent le principe de «proportionnalité » garanti par la Charte des droits et libertés et pourraient donc équivaloir à des «peines cruelles et inusitées», ce qui est aussi contraire à la Charte.L\u2019indépendance judiciaire en péril Le Barreau rappelle une multitude d\u2019exemples qui commandent un tel discernement judiciaire, notamment l\u2019inceste.Le gouvernement conservateur a imposé une peine minimale de cinq ans.Qr, l\u2019inceste inclut aussi les attouchements entre frères et soeurs.Aussi le Barreau rappelle-t-il ce cas où un frère de 21 ans avait eu des relations sexuelles avec sa demi-sœur de 15 ans par ailleurs consentante.H avait écopé d\u2019une peine avec sursis de 18 mois.Avec la loi conservatrice, il aurait été envoyé en prison.Bref, le discernement accordé aux juges lors de l\u2019imposition des peines est encore nécessaire pour prendre acte de la «gradation de la culpabilité du délinquant».En limitant ce pouvoir de discernement, plaide le Barreau, le gouvernement met en péril l\u2019indépendance judiciaire.Le Barreau fera valoir avec cette cause que le taux de criminalité est en baisse constante au Canada depuis 20 ans, que l\u2019indice de gravité des crimes recule et qu\u2019il n\u2019existe aucune corrélation scientifique entre la sévérité des peines imposées et la réduction de la criminalité.Bref que l\u2019instauration de ces peines minimales a été menée «sans justification tangible et sans fondement rationnel».Le bureau du ministre de la Justice, Rob Nicholson, a faire savoir que le «gouvernement croit fermement qu\u2019une période minimale d\u2019incarcération est justifiée » et qu\u2019il continuerait à «prendre des mesures pour protéger les Canadiens et améliorer la confiance envers notre système de justice ».H rappelle que les peines minimales obligatoires existent «depuis longtemps» au Canada et que les gouvernements tant libéraux que conservateurs en ont instauré.La critique du NPD en matière de justice, Françoise Boivin, a salué l\u2019initiative du Barreau.«Je trouve ça de bon aloi que le Barreau s\u2019implique au nom de tous ses membres pour essayer de faire établir, et rétablir, le droit là-dessus.» 11 y a deux semaines, le président du Service des procureurs de la Couronne, Rick Woodburn, s\u2019était déclaré inquiet de l\u2019entrée en vigueur de nouvelles peines minimales pour les infractions liées à la drogue, car cela aurait pour effet d\u2019augmenter le nombre de procès.Les gens, sachant qu\u2019ils écoperont d\u2019une peine minimale, seraient moins susceptibles de plaider coupables.Notons que d\u2019autres peines minimales instaurées par d\u2019autres projets de loi conservateurs ont été invalidées par divers tribunaux.L\u2019an dernier, un juge québécois a invalidé la peine minimale pour les cas de conduite dangereuse causant la mort.En février, ce fut le tour de la peine minimale de trois ans pour possession d\u2019arme à feu chargée et, en juillet, de celle de trois ans pour trafic d\u2019armes.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone\t514\t985-3344 Par courriel\tavisdev@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514\t985-3322 Par télécopieur\t514\t985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 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publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt legal.Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007."]
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