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Titre :
Le canadien
Éditeur :
  • Québec,1806-1819 ; 1820-1825 ; 1825 ; 1831-1909
Contenu spécifique :
mercredi 17 avril 1822
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le canadien, 1822-04-17, Collections de BAnQ.

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[" lie Canadien.Fiat Justitia mat Cortina.v *i :*.] QUEBEC, MEHCHEDI, 17 AVRIL, \\W.[ N°.13.IMPRIME FT PUIJLIÈ i* a n FLA VIEN V ALLER AND, A TROIS PI A STI» F.S PAR ANNE F., Outre QÜÀTRF SCHFUJ\\CS rOUT ,es frais tie 1.1 P pauvre habit que j\u2019aime 1 Ensemble nous devenons vieux.Dep iis dix ans, je te brosse moi-méme, F.t Socrate n\u2019eût pas fait mieux.Quand le sort, à la mince étoffe Livreroit de nouveaux combats} Imite-moi; légiste en phi'osophe.Mon vieil ami, ne nous séparons pas.Je me souviens, car j\u2019ai bonne mémoire, Du premier jour où je te mis.C'étoit ma fête, et pour comblede gloire, Tu fus chanté par mes amis.Ton indigence qui m\u2019honore, Ne m'a point banni de leurs bras* Tous, ils sont prêts à nous fêter encore.Mon vieil ami, ne nous séparons pas.A ton revers i'admire une reprise : C\u2019est encore un doux souvenir.Feignant, un soir, de fuir la tendre Lite, Je sens sa main me retenir.On te déchire, et cet outrage Auprès d\u2019elle enchaîne mes pas.Lisette a mis deux jours à t ant d\u2019ouvrage, Mon vieil ami.ne nous séparons pas.Fus-je impréirr.é des flots de musc et d ambre Qu\u2019un fat exhale en se mirant ?M\u2019a-t on jamais vu dans une antichambre T\u2019exposer au mépris d\u2019un grand ?Pour des rubans, la France entière Fut en proie a de longs débats ; La fleur des champs brille à ta boutonnière, Mon vieil ami, ne nous séparons pas.Ne crains plus tant ces jours de courses vaincs, Où notre destin fut pareil; Ces jours mêlés de plaisirs et de peines.Mêlés de pluie et de soleil.Je dois bientôt, il me le semble, Mettre p»ur jamais habit bas ! Attends un peu ; nous finirons ensemble, Mon vieil ami, ne nous séparons pas.P.-J.DE 13 EU ANC ER.LE PHILTRE POUR GUERIR L\u2019AMOUR.CHANSON.AlR; Ave: les jeux dans te village.Je vais boire l\u2019onde glacée Qui doit effacer pour toujours De mon cœur et de ma pensée Ix souvenir de mes amours.Enfin je braverai les armes Du cruel enfant de Vénus, Je ne verserai plus de larmes.Mais hélas je n\u2019simerai plu» J Je n'ainvrai plus ! Quoi! sa vue Ne me fera plus tressaillir! Je l'entendrai sans être emoe F.t sans f-issonner de plai il t Quoi mon coeur ne pourra plus mêms Se figurer qu\u2019il me souri', Qu\u2019il est là, qu'il me dit : je t'aime, Que je pleure et qu'il s'attendrit.Je ne pourrai plus sur la rive Les jours entiers l\u2019attendre en vains Le soir m\u2019en retourner pensive.Ft me dire il viendra demain.F.t toi malgré le injusticea.Qu\u2019à ce cœur tu fit essuyer.Perfide, de me* sacrifices Le plus dur est de toubtier.MELANGES.Un grand Seigneur demanded, il y a quelques jours, à Mr.le Baron tie ***, ties nouvelles de la santé de sa femme : celui-rt (qui a le malheur d'être sourd, et qui depuis longtems est aHIigr d\u2019une toux violente) se méprit sur la oueslinn qu\u2019on lui adressoit, et répondit : \u201c Monseigneur, je fais en vain tout re que je puis pour m\u2019en débarrasser, c\u2019est un ennemi avec lequel il me faut vivre, et c\u2019est paiticulièrement la nuit qu\u2019elle me fait souffrir.Un Italien, M.Zamboni, a trouvé le mouvement perpétuel : c\u2019est un balancier léger, qui s\u2019agite continuellement entre deux piles galvaniques, «font l\u2019une est positive et l\u2019autre négative.Depuis trois ans une machine .de cette esjièce marche sans qu\u2019on y touche et sans s'arrêter.On peut placer sur les piles et sur le balancier de petites figures allégoriques : tantôt c\u2019est un papillon qui caresse successivement et sans se lasser un lis et une rose, tantôt enfin un courtisan qui fait sa cour à deux souverains sans rester fidèle à aucun.\u2022\t'j .i\t. \u2022 1! y a des Gascons partout, môme dans la Grande-Bretagne.Un compatriote de Swift, qui n\u2019est venu en France que pour critiquer notre industrie, et saisir quelques procédés de nos manufactures, disoit dernièrement : Le génie des arts a porté les fabriques angloises au plus haut degré rie perfection, et ce qu\u2019on voit à Paris fait pitié; croiriez-vous qua Londres il existe une machine qui vaut, à elle seule, quatre ou cinq manufactures! On y fait entier un beruf; à l\u2019instant l'animal est tué, dépouillé, dépecé; ses cornes sont converties en peignes, son sang en bleu, fie Prusse, ses os en tablettes de bouillon, sa chair préparée, sort d\u2019un côté en bif-steck etenrosbiff, tandis que sa peau tannée, corroyée et façonnée, sort de l\u2019autre en bottes et en souliers étégans, le toutsans qu'aucun ouvrier y mette la main.Voilà pour les anglomanes un sujet d\u2019admiration ! ! ! Mais qu\u2019y a-t-il fie vrai flans cette merveille?C\u2019est qu\u2019à l.ondres on fait,, à l'aide d\u2019une machine, des souliers qui ne sont point cousus, mais dont la semelle est attachée à l'empeigne avec fies clous triangulaires rivés sur une forme fie fer fondu.Ces souliers n\u2019oft\u2019rent Îiu\u2019un seul avantage, c'esl d'être uhriqués promptement; ils sont d\u2019ailleurs lourds et grossiers, et ne peuvent convenir qu\u2019à ces citoyens libres, qui, cédant à la conscription angloise, qu'on appelle presse, n\u2019ont pas le teins, avant de s\u2019embarquer, tie commander leurs souliers de voyagea On demandoit, un jour, à Mr.Arnnuld quel plaisiril|pouvoittiou-ver à la conversation d\u2019une très jolie tVmme, qui parloit beaucoup et qui n\u2019a voit pas l\u2019ombre d\u2019esprit?\u201c Son entretien me plait infiniment, répondit-il ; j\u2019aime à la voir parler.\u201d Vtrs la fin du dix-septième eiè- 98 de, une jeune actrice mourut ; elle étoit célèbre par sa beauté, dont elle avoit fait un usage profane.Son curé déclara qu\u2019il ne l\u2019enterreroit pas en terre sainte.Grand scandale dans la paroisse, On eu fit rapport au prince qui régnoit alors.\u201c A quelle profondeur, demanda-t-il, creuse-t-on ordinairement les fosses destinées aux catholiques?\u2014a trois flieds, sire, lui répondit-on.\u2014Lh »ien ! qu\u2019on en creuse une fie six, et que le curé y place sa paroissienne.\" cette décision sage câlina les esprits, et Madame de M aintenon môme n\u2019en fut pas scandalisée.Journal François.(List à Tlli.us.) Rue Saint Louis, 8 avril 1822.M onsieur, Excusez si je réponds aux avis que vous voulez bien me donner.La délicatesse qui doit être une fies principales vertus de mon sexe, m\u2019obligeroit de me taire ; mais le désir de vous témoigner combien je vous suis obligée, me fait aujourd\u2019hui rompre le silence.Je vous tlirai donc sans crainte, bien assurée que je parle à un ami, quels ont été jusqu'ici mes penchants, ce que j\u2019ai senti, et comment je suis devenue sensible.Pardonnez si je ne suis pas d\u2019accord avec vous sur tons les points ; mon cœur me flit tout le contraire, puis-je récuser le témoignage de mon cœur ?Vous saurez donc, ou plutôt vous savez déjà qu\u2019élevée flans une campagne éloignée, ce ne fut qu\u2019à l\u2019âge fie dix ans que je vins flans cette capitale.Je ne me figurois pas d\u2019y trouver le bonheur, je croyois déjà le posséder.Fille unique d'un homme assez riche, et par conséquent aimée fie mes parents autant qu\u2019on peut 1 ê-tre, et habillée comme les Dames flu meilleur ton; possédant encore les poupées et les hochets qui avoienl amusé mon enftinee et dont la raison ne m\u2019avoit pas encore appris à me passer ; fréquentant deux ou trois compa-* gnes de mon âge avec lesquelles je passois les journées entières presque sans m\u2019en appercevoir, mon imagination enfantine se te-noit renfermée flans le cercle é-troit de mes joujoux et de ma toilette, mon Ame jeune encore, n\u2019a voit rien senti qui put lui faire connoître qu\u2019il existoit un état plu.s heureux ou plus malheureux que celui où j\u2019étois.Tout ce qui m\u2019environnoilotoit pour moi comme n\u2019existant pas, et je ne irais même si je réfléchis alors sur in^ propre existence.Je vécus ainsi trois années ; et ptut-être cette longue inaction île toute mes facultés morales auroit elle fait fie moins la moins réfléchie, et pourtant je l\u2019atone, la plus vaine ties mortelles, sans le triste évènement qtii fut à la fois pour moi le comble fie l\u2019infortune, et le commencement d\u2019une vie toute nouvelle.O Tullus, quanti j\u2019y pense, mon âme est prête à dé-(aillir.Hélas! je vis mon père chéri ravi en moins de quinze jours à ma mère et à moi.Je connus alors la douleur ; mon cœur terrassé de ce coup funeste, sentit la grandeur de la perte qu\u2019il avoit faite ; et mêlant mes larmes à celles d'une mère tendre,, je passois les jours entiers à méditer sur le sort qui m\u2019attendoit moi-même, C'est alors qu\u2019absorbée profondément dans ces ré-th xions, mon âme sortant d\u2019un profond sommeil, acquit une é-nergie qui auparavant lui étoit inconnue.Je pensai alors pour la première fois ; je vis bien que je n'a vois pas été faite pour vivre dans une perpétuelle enfance, je brûlai mes joujoux, je donnai ma poupée ; en un mot, en moins d\u2019un mois je devins raisonnable ; et ma mère étonnée d\u2019un tel changement, se renfe rma seule avec moi, et ne voulut pas d\u2019autre consolatrice.Je pleurai beaucoup avec elle ; je pris cette teinte «le mélancolie que le teins n'a pu m'enlever, et j** m\u2019eu félicite aujourd\u2019hui.Mon sort étoit bien à plaindre, puisque je ne connoissois ce qu«?vaut un bon |>ère, qu\u2019au moment où jt n'en avois plus.Cependant, Tu 11 us, si vous en avez lait l\u2019expérience, vous avouerez que cette Uistesse n\u2019est pas tout-à-lait sans charmes.Klle facilite a 1 âme l'usage de nouveaux ressorts, lui fait connoitre son propre prix, l\u2019élève pour ainsi dire au dessus d elle-même, et la dispose aux douces impressions «te la pitié et de la tendresse envers ses semblables, Cent être est-ce dans ta plus profonde tristesse que I â-me est plus susceptible des grandes passions et des grands sentiments ; car je suis p< rsuasu de sang brançois prononçait devant toi les grands vilains mots de Ood damn, de upon m f soul, Su\u2019d Ee n est |>
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