La voix de l'Est, 15 mai 1990, mardi 15 mai 1990
[" / ^ OP il MÉTEO Ennuagement tôt en matinée.Averses dis persées en après-midi.Demain: généralement ensoleillé et chaud.Max.: 18; Min.: 8 Livraison domicile $2.75 par semaine.Semaine: 50 cents \u2014 Samedi $1.00 MARDI La de Polytechnique: des services d'urgence déficients __ page 2 Le golf de Saint-Césaire Hsfc) (fm I® Taux d\u2019intérêt Intéres- sanîs LINCOLN 1276 Principale, Granby 378*1217 L-04856 ' - ' ' V V s ' ¦ >y ;> o y N s i'f: ' page 3 Le golf municipal de Saint-Césaire rouvre ses portes au- tiques.On voit ici le maire Carol Wagner tentant de loger la jourd'hui après une décennie de batailles juridiques et poli- balle dans la coupe.\tphoto Pierre Beaudin Pour les meilleurs soins de vos fourrures composez 378-8484 Cueillons vos fourrures à domicile, sans frais supplémentaires Nettoyage anti-bactéries-lustrant \u201csanilustre\u201d Assurance valeur à neuf -service de réparation -remodelage GRANBY - SHERBROOKE -MONTREAL 328 Principale, Granby 378-8484 v I LA VOIX DE L'EST \u2014 mardi 15 mai 1990 Lia Levesque MONTREAL Presse Canadienne Aucune des 14 jeunes femmes victimes de la fusillade de l\u2019Ecole polytechnique n\u2019aurait pu survivre, vu la gravité de leurs blessures.C\u2019est ce que conclut le coroner investigateur Teresa Sour our, dans son rapport sur la fusillade du 6 décembre 1989.Sans blâmer clairement qui que ce soit, le coroner mentionne des «déficiences et lacunes».Elle pose de nombreuses questions qui restent sans réponse, surtout concernant les délais d\u2019intervention des policiers et des secours médicaux, le manque de communication et la confusion qui a régné durant de trop longues minutes.Comme Marc Lépine s\u2019est suicidé en laissant 60 balles à ses côtés, le coroner se demande: «Est-ce que toutes les victimes auraient de toute façon été atteintes, même si les forces policières avaient mis à exécution une stratégie rapidement élaborée visant à neutraliser l\u2019agresseur ?» Elle-même répond: «Il n\u2019est pas possible de répondre par l\u2019affirmative à cette dernière question avec certitude.» Une phrase de son rapport pèse lourd: Au moment où Lépine s\u2019est suicidé, avec 60 balles non utilisées à ses côtés, «aucun assaut des forces policières n\u2019était en cours ou en préparation».Mais, «grâce à Dieu, il décide lui-même que c\u2019en est assez.» Autopsies Tout d\u2019abord, les autopsies ont révélé que les victimes n\u2019auraient pu survivre à leurs blessures même si l\u2019intervention avait été plus rapide.Dans tous les cas, la probabilité de décès a été établie à 100 pour cent.L\u2019une des victimes, Sonia Pelletier, a été atteinte de neuf projectiles.La plupart ont été atteintes d\u2019une ou deux balles.Une autre, Maryse Leclair, d\u2019abord atteinte par une balle, a été ensuite frappée de trois coups de couteau.Polytechnique: le coroner pointe du doigts les services d'urgence B0Bl P «W Wmt -, Le coroner Teresa Sourour a remis son rapport sur la fusilla survenue à Polytechnique le 6 décembre 89.Elle s'interroge surtout sur d'intervention des policiers et des secours médicaux, le manque de communication et la confusion qui a régné durant de trop longues minutes.c photo d'archives cunes» dans l\u2019intervention policière d\u2019urgence et dans les soins pré-hospitaliers.Toutefois, elle conseille d\u2019apporter des correctifs \u2014' en répondant à ses questions laissées sans réponses \u2014 «non pas pour y trouver des responsabilités, mais pour assurer une meilleure protection de la vie humaine», précise-t-elle.Le coroner cite entre autres quatre délais subis: un premier dans la transmission de la demande par le centre 911; un deuxième par un employé du Service de police avant qu\u2019il retransmette sur les ondes radio la demande; un troisième parce que les informations fournies aux policiers, notamment sur l\u2019adresse de l\u2019Ecole polytechnique, étaient incomplètes; un quatrième parce que les policiers persistaient à attendre du renfort, alors qu\u2019ils étaient déjà plusieurs sur les lieux, mais ils l\u2019ignoraient.Des conclusions du coroner, il ressort que la confusion et le manque de communication ont régné.Les premières voitures de police se sont rendues par erreur à la résidence des étudiantes, ayant eu l\u2019information par code qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une prise d\u2019otages avec séquestration de 20 filles.A 17hl0, Marc Lépine tient sa carabine; il sépare les garçons et les filles dans une classe.Il commence à tirer sur le groupe de filles.Le premier appel a été effectué à Urgences-Santé de 17hl2 à 17hl5.Les deux premières voitures de police sont arrivées à l\u2019Ecole polytechnique à 17h21 et en informent la centrale à 17h22.D\u2019autres voitures arrivent dans les minutes qui suivent.C\u2019est à 17h24 que l\u2019Escouade tactique a été demandée sur les lieux.Survient alors un problème de communication: plusieurs policiers oublient de confirmer à la centrale qu\u2019ils sont arrivés sur les lieux.Croyant qu\u2019ils ne sont pas suffisamment nombreux, les policiers attendent donc des renforts.A 17h27, écrit le coroner, ils sont pourtant 14 véhicules et 22 policiers sur les lieux, mais ils l\u2019ignorent.Plusieurs policiers prennent aussi la direction des opérations en attendant des officiers.Des vestes pare-balles n\u2019étaient pas disponibles dans les véhicules, note le coroner, ce qui fait qu\u2019un véhicule déjà sur les lieux a été envoyé au poste pour s\u2019en procurer.Marc Lépine s\u2019est suicidé à 17h28, d\u2019après les témoignages, laissant derrière lui 14 jeunes femmes décédées et plusieurs blessés.C\u2019est à 17h35, soit 14 minutes après leur arrivée, que les policiers en ont été informés.C\u2019est à cette heure que les premiers policiers ont pénétré les lieux.Cinq minutes plus tard, les ambulanciers ont la permission d\u2019entrer.L\u2019escouade tactique est arrivée à 17h45.Même les délais de répartition des appels entre Urgences-Santé et le Service de police, soit 3 minutes et quelques secondes sont qualifiés de «nettement trop longs» par le coroner.«Pourquoi Urgence-Santé n\u2019informe-t-elle pas sans délai le SPCUM ?», interroge-t-elle.Elle parle aussi d\u2019un plan de sinistre déficient et mal connu.Le coroner note également que la présence de plusieurs policiers en civil, armés, a causé des inquiétudes chez le personnel de secours, surtout qu\u2019une rumeur voulant qu\u2019il y ait plus d\u2019un tireur a longtemps circulé.Akwesasne: 2 Mohawks accusés, 3 autres libérés Film des événements Cinquante-huit des 130 pages du rapport sont réservées au film des événements, à la répartition des appels, aux délais et au rôle de chacun.Le Dr Sourour indique qu\u2019il y a certes eu «déficiences et la- VALLEYFIELD Presse Canadienne Un opposant aux maisons de jeu sur la réserve indienne de Akwesasne a été accusé, hier, d\u2019homicide involontaire, deux se- maines après la bagarre armée qui a fait deux morts et a obligé la police à investir le territoire.Doug George, 35 ans, a comparu devant la Cour du Québec.Il est gardé en détention.Il s\u2019était livré à la Sûreté du Québec dimanche soir.!m UtLr dertsl 214 8545
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