Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

La tribune, 1945-01-02, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" QalUesi JuAÀosûcjfUe.A/a \u2018 ;¦ ¦ Company, Limited SHERBROOKE, QUE.MANUFACTURIERS DE * BALANCES FAIRBANKS .\u2022VALVES FAIRBANKS \u2022 FOYERS MECANIQUES FAIRBANKS \u2022 WAGONNET FAIRBANKS \u2022 POELES DE CAMP \"ADAM HALL\u201d \u2022 TRAVAUX INDIVIDUELS ETABLIE A SHERBROOKE DEPUIS 1908 Anafe 1945\tCahier Historique dee Cantons de l'Est \u2014 No 2\tPave 3' » \u2022< - '%< .\u2014-^ ^ MX* Pboio illustrant U devanture de l\u2019Important magasin Arthur BLOUIN.I-imitée, sur la rue Wellington-Nord, non loin de la rue King.On y vend meubles de toutes sortes.Instruments ds musique et musique en feuilles.RENE BLOUIN Gérant des ventes > ' ^ Feu ARTHUR BLOUIN Fondateur 1909-1945 DEPUIS 36 ANS UN SYMBOLE DE QUALITÉ / ROBERT BI/OUIN Gérant des achats ÿçÿy;-(||ji(ÿ^ÿ[l^' y.; ET SERVICE la maison Arthur Blouin fut fondée en 1909, s'occupant d'abord du commerce d'instruments de musique et de musique en feuilles.Ce fut la seule maison canadienne-française d'alors dans ce corn* merce.Elle a suivi un développement progressif et continue, sous la direction habile de son iondateur.Monsieur Arthur Blouin, puis de ses deux fils.Messieurs René et Robert Blouin.A son commerce initial, on a ajouté la vente des meubles et mobiliers de toutes sortes.Aujourd'hui, cette maison qui compte parmi les plus anciennes de Sherbrooke, peut rivaliser par le choix de sa marchandise et l'excellence de son service avec n'importe quel établissement semblable au pays.Depuis 1909, à peu prés tout a changé dans le monde, sauf la politique de la maison Arthur Blouin Ltée, d'assurer le maximum de qualité.Cette politique a assuré le progrès de cette maison.NOUS VENDONS t MEUBLES de toutes sortes REFRIGERATEURS LAVEUSES RADIOS INSTRUMENTS DE MUSIQUE ARTHUR RLQUIN limitée LA PREMIERE MAISON CANADIENNE-FRANÇAISE DU GENRE DANS LES CANTONS DE L\u2019EST RUE WELLINGTON-SUD\tSHERBROOKE | 30* Pag® 6 Cahter HMeHqm i» IMS Cahier Historique des Cbnfons de l'Est L\u2019administration de la justice dans le district St-François On a assisté à de nombreux changements dans le système judiciaire depuis l\u2019établissement des premières Cours de Justice à Sherbrooke voici cent vingt ans et quinze juges se sont succédés sur le banc, dans ce district, depuis l\u2019honorable John Fletcher, dont l\u2019on rapporte maints traits humoristiques, qui présida aux délibérations du district \u201cinférieur\u201d de Saint-François de 1823 à 1844.Rien que le district inférieur de Saint-François ait été créé en 1823, toutes les affaires légales se transigèrent à Trois-Rivières jusqu\u2019en 1828, et à cause de cette situation les résidents de notre région n\u2019avaient que très rarement recours aux tribunaux, vu les lourdes dépenses qu\u2019impliquait le voyage à Trois-Rivières où leurs causes devaient être entendues.L\u2019on aura une idée de ces dépenses extraordinaires, qui amenaient les gens à régler leurs différends au moyen d\u2019un procédé d\u2019arbitrage ou autrement, en se remémorant l\u2019incident à là* suite duquel une action de dix shillings (environ $2.50) intentée à un défendeur du comté de Compton coûta $14.00 pour le seul service de signification ce qui ne tenait évidemment, aucun compte du coût des procédures proprement dites.Sherbrooke, qui venait pratiquement d\u2019ètre fondée, était une bien petite localité au moment où fut créé le District inférieur de Saint-François, ayant juridiction à la Cour Provinciale dans les causes où une somme n\u2019excédant pas 20 louis était en jeu.Ce district couvrait une distance de 50 milles de l\u2019est à l\u2019ouest et de plus de 100 milles du nord au sud.C\u2019est en 1833 que fut formé le district de St-François alors qu\u2019on établit une Cour du Banc du Roi pour remplacer la Cour Provinciale.Des tribunaux du même genre existaient alors à Québec, à Montréal et à Trois-Rivières.Des Cours de Circuit avaient été créées dans les districts de Québec, Montréal et Trois-Rivières en 1839, avec juridiction dans toutes les causes autrefois 'jugées par la Cour des Commissaires.Ces Cours de Commissaires, datant de 1821, continuèrent toutefois de fonctionner dans notre district jusqu\u2019à ces d°rnières années.Avant 1823 alors que fut créé le District Inférieur, le bureau du régistrateur de notre district é-tait lui aus«i situé à Trois-Rivières et ne fut transféré à Sherbrooke qu\u2019en 1830.Le premier acte fut enregistré le f> juillet de cette même année.lo bureau du registrateur de Richmond fut ouvert en 1856 et celui de Cook-sbire, pour b» comté de Comnton, treize ans plus tard.11 ne fait nuedn doute que Sherbrooke avait son Palais de Justice et sa prison plusieurs années auparavant mais le premier site connu du Palais fut la place oc-curéo de nos jours par le manège militaire du 53ème bataillon et quant û la orison, ce fut l\u2019endroit où s\u2019élève aujourd\u2019hui l\u2019édifice du MacKinnon Memorial.Ce Palais de Justice servit jusqu\u2019en 1906 alors que fut complétée la construction du Palais actuel, tandis qu\u2019on remplaçait la prison par la bâtisse de la rue Winter qui existait encore en 1875.Le premier homme qui fut exécuté à Sherbrooke, fut, croit-on.un nommé Gray.Il fut pendu dans la cour de la prison alors située où s\u2019élève aujourd\u2019hui l\u2019édifice MacKinnon Memorial.En décembre 1889 William-Wallace Blanchard fut exécuté pour le meurtre de Charles A.Calkins et en décembre 1890 Rémi Lamontagne était pendu pour le meurtre de Napoléon Michel.Il s\u2019est ensuite écoulé une longue période au cours de laquelle aucune peine capitale ne fut décrétée.En 1930 Antonio Poliquin paya de sa vie le meurtre de sa femme; une couple d\u2019années plus tard Albert Vincent, de Roxton Pond, fut pendu pour le meurtre de Edmond Trudeau ; Pierre, alias Albert St-Pierre, fut pendu pour avoir a-battu d\u2019une balle René Malloy à East Hereford.La Cour du Banc du Roi a vu se dérouler de nombreux autres procès pour meurtres ou autres crimes sérieux.Un cas de meurtre lui a été soumis au terme de 1944-1945 alors qu\u2019Ar-mand Boucher fut trouvé coupable du meurtre de Georges Williams de Randboro.Il attend actuellement sa pendaison à Montréal.Le Juge Fletcher L\u2019honorable John Fletcher, venu en Canada en 1810 après avoir pratiqué le droit en Angleterre durant quelques années, fut le premier juge nommé pour le District de St-François.Le juge Fletcher fut nommé à la présidence de la Cour Provinciale du District Inférieur de St-François, le 1er mai 1823, poste qu\u2019il détint jusqu\u2019à sa mort survenue en 1844.M.le juge Fletcher naquit à Rochester, dans le comtés de Kent en Angleterre en 1787 et fut admis au barreau du Bas-Canada le 10 décembre 1810.Il comptait nombre d\u2019amis influents dans le pays et le 16 mai 1814, il fut nommé Coroner pour le district de Québec.L\u2019année suivante il fut nommé au nombre des surveillants chargés de voir à l\u2019exécution des réparations au Palais de Justice de la ville de Québec.Il fut nommé juge de la Cour des Sessions de la Paix à Québec, le 22 novembre 1816, et devenait l\u2019année suivante juge de paix pour les territoires du Nord-ouest, en même temps que l\u2019un des nombreux enquêteurs chargés de régler les différends qui existaient à ce moment entre la compagnie de la Baie d\u2019Hudson et la compagnie du Nord-Ouest.Au cours de la session de 1831, 1# juge Fletcher fut accusé devant la Chambre, qui demandait son renvoi, mais le gouverneur Aylmer intervint e lui permit de conserver ses fonctions- de juge.L'enquête n\u2019avait révélé aucune malhonnêteté de la part du juge Fletcher.1 Le juge Gairdner Robert Hunter Gairdner, un E-cossais, succéda au juge Fletcher en 1844 après la mort de ce dernier, et fut élevé au Banc du district St-François.Il fut nommé Juge de la Cour Supérieure le 1er janvier 1850.Le juge Gairdner naquit en Ecosse le 23 mai, 1808.Il était le fils de Robert Gairdner, avocat, et de Ann Steel.Venu au Canada vers 1825, il é-tudia à Québec et fut admis au barreau de cette ville le 24 décembre 1829.Il mou?ut à Sherbrooke le 16 octobre, 1852, alors qu\u2019il n\u2019avait pris sa retraite qu\u2019un mois auparavant.Le juge Short L\u2019honorable juge Edward Short succéda au juge Gairdner à la Cour Supérieure du district St-François.Estimé et respecté par tous les membres du barreau, honnête et sage -dans ses décisions.il était reconnu comme un ami du pauvre.Né à Bristol, Angleterre, le 10 juin 1806, il était le fils de John Quirk Short.Il dispensa la justice dans ce district jusqu\u2019au moment de sa mort survenue à Sherbrooke le 5 juin 1871.Avant d\u2019être nommé juge, l\u2019honorable Short avait pratiqué le droit à Sherbrooke avec Me R.Peck, et plus tard avec son frère, Me John Short.Le juge Sanborn Elevé au banc de la Cour Supérieure pour succéder au Juge Short, John Sewell Sanborn fut nommé à ce poste le 12 octobre 1872.Deux ans après il devait présider la Cour du Banc de la Reine.f ' \u2019 i r t ' î i ' Né dam le New-Hanpehire la 1er janvier, 1819, le juge Sanborn vint en Canada en 1846 et ftit quelques années après nommé principal de l\u2019Académie de Sherbrooke.Il fut admis au barreau le 13 janvier 1847 et pratiqua le droit à Sherbrooke, où on l\u2019a connu comme un bon et brillant avocat.Il prit une part active à la politique et représenta la division Wellington au Conseil législatif de 1863 à 1867, et fut membre du Sénat de 1867 à 1872, alors qu\u2019il fut nommé juge.A sa mort, survenue à Montréal en 1877, l\u2019on déclara que l\u2019exemple fourni par le juge Sanborn dans sa vie privée, dans sa vie publique, comme avocat, législateur et juge, valait certainement d'être imité.Le juge Doherty L\u2019honorable Marcus Doherty fut nommé Jpge du district de St-François à la mort du juge Sanborn.Il avait été le premier jugn du nouveau district d\u2019Arthabaska et fut transféré au district St-François le 9 avril, 1874.Né près de Dungiven, dans le comté de Derry en Irlande, le 20 mars, 1820, il était le fils de Thomas Doherty et de Bridget McCloskey.Il vint au Canada alors qu\u2019il n\u2019était encore qu\u2019un garçonnet et il étudia au séminaire St-Hyacin-tre puis à l\u2019Université de Burlington, dans le Vermont.Alors qu\u2019il préparait son examen du barreau, il enseigna la classe à Frost Village.Il devint avocat en 1848 et pratiqua le droit à Montréal.H fut élevé à la Cour Supérieure le 22 septembre, 1873, et présida les sessions du district St-François jusqu\u2019au 2 novembre 1882, date de son transfert au district de Montréal.H mourut dans cette dernière ville le 4 juillet, 1903, Le juge Brooks Le juge Edward Towle Brooks, qui succéda au juge Doherty, naquit à Lennoxville le 6 juillet 1830.Il était le fils de Samuel Brooks et d\u2019Elizabeth Towle.Il étudia le droit sous la direction du juge Sanborn, de Sherbrooke, et d\u2019Andrew Robertson, de Montréal, et passa ses examens avec succès en 1854 alors qu\u2019il fut admis au barreau.Il fut de 1872 à 1882 député de Sherbrooke à la Chambre des commu-(A suivre en page 26) L1JL U .-K\"\t' i La première usine Mec trique de Sherbrooke.Ce fut le 5 mai 1888 que Sherbrooke fut Mairie à lélectrieité pour la première fois.Cette usine était érifée sur le site actuel de la centrale d\u2019énergie de Sherbrooke, mu bas du pont Wolf».A noter le pont de bois typique de l'époqm «t d\u2019anciennes industries, rue Frontenac, Cfnatoaa de YEat No 2 Page ?PAPIER DE MÉTAL.pour une plus grande protection! Composition \u2014 Etain - Aluminium Nos artisans experts produisent aujourd'hui du papier de métal, d'une exceptionnelle qualité, tel que celui que l'on emploie pour l'empaqueta-qe des cigarettes.Vos cigarettes, quelle que soit la marque, vous sont maintenant vendues dcms toute leur iraîcheur.pleinement protégées par du papier de métaL Notre Département des Recherches wit aussi en pleine activité afin de pourvoir aux besoins de 0 l\u2019après-guerre.Nous espérons que les firmes canadiennes 0 se prévaudront, à l\u2019occasion, de l\u2019akle de ce service spécialisé LAMINATED PAPERS LIMITED 941.rue Des Inspecteurs \u2022 Téléphone MArquette 4121\t\u2022 Montréal.Canada Trust Général du Canada Conseil d'administration ' L\u2019hon.Donat Raymond, président Boaudry Leman, vice président L.J.Adjutor Amyot, vice président L'impôt sur le revenu et les droits successoraux, fédéraux et provinciaux, obèrent lourdement les \" successions, t Joseph Beaubien L.E.Beaulieu, c.r.Geo.Belleau Emile Corbeil J.-T.Donohue Oscar Hamel, n.p.Ch.Laurendeau, c.r.Bené Morin, n.p.L\u2019hon.J.Nicol, c.r.Alfred H.Paradis L\u2019hon.J.E.Perrault, c.r.Léo G.Byan L\u2019hon.Geo.Simard C.E.Taschereau, n.p.Arthur Terreux Si ces impôts ne peuvent être évités, ils varient cependant assez sensiblement suivant la nature des dispositions d'un testament.Un testament doit donc être rédigé ou révisé en tenant compte de l'incidence de ces impôts.Le TRUST GENERAL DU CANADA ayant à surveiller constamment l'application de ces diverses lois peut vous donner d'utiles conseils en ces matières.CONSULTEZ-LE.! RENE MORIN, Bornéo Bertrand, Trésorier Di recteiur général EUGENE THERIEN, jean Caograin, Secrétaire Gérant, Service des Immeubles MAURICE DEST, Gérant de la Succursale 112 ouest, nie St-Jacques, MONTREAL 71.rue St-Pierre.QUEBEC No 2 Paidia le droit à l\u2019Université McGill de Montréal et fut admis au barreau en 1874, après quoi il pratiqua durant quelque» années à Montréal.En 1879 il devint professeur à l\u2019Université McGill et finalement, en 1904, après avoir fait sa marque dans le domaine de la politique il était élevé à la présidence de la Cour Supérieure dans notre district.Il prit sa retraite en octobre 1920 et fut remplacé par l\u2019honorable Charles D.W\u2019hite, qui occupe encore ce poste.I.e juge Demers L\u2019honorable juge Louis-Philippe Demers naquit à Henryville.dans le comté d\u2019Iberville, le 16 septembre 1863, du mariage d\u2019Alexis Louis Demers et de Marie Goyette Demers.Il fut admis au barreau le 14 iuillet 1886, et a-près une splendide carrière comme avocat, fut nommé juge de la Cour Supérieure pour le district de St-François.le 31 août, 1906.Il fut transféré à Montréal en 1910 alors qu\u2019Arthur Globensky fut élevé sur le banc et lui succéda.Le juge Globensky Arthur Globensky, qui était le fils du lieutenant Hubert Globensky et de Fanny Havs Globensky, naquit à Saint-Eustache des Deux-Montagnes, le 28 octobre 1850.Il fut admis au barreau le 11 juillet 1874 et pratiqua le droit à Montréal durant trente-six ans.A sa mort survenue à Sherbrooke le 4 septembre 1925.l\u2019honorable Joseph Archambault fut choisi pour lui succéder à la présidence de la Cour Supérieure.Le juge Archambault L\u2019honorable juge Joseph Archambault, qui emplaça le juge Globensky, représenta l\u2019élément de langue française du district St-Francois à la Cour Supérieure jusqu\u2019au 2 février 1933, alors qu\u2019il fut assigné au tribunal du district de Montréal.Le juge Archambault est né à Montréal et y fit ses études.II fut élevé sur le banc, le 5 septembre 1925.Le juge C.D.White La Cour Supérieure est à l\u2019heure actuelle présidée par deux hommes d\u2019une grande expérience dans les choses légales \u2014 l\u2019honorable juge Charles D.White et l\u2019honorable juge Dalma Landry.La sphère d\u2019activités du juge White a dépassé les cadres de l\u2019administration de la justice; en fait elle a embrassé nombre de phases du progrès de la ville.i.e juge C.D.WHITE Le juge White est un des descendants des vieilles familles dont le nom a été intimement lié à celui de la croissance de Sherbrooke depuis sa fondation.Il a toujours les traditions établies par son père et ses grands-pères.Fils de feu l\u2019honorable juge William T.White et de Mary Cowan Dickinson, Charles Dickinson W'hite naquit à Sherbrooke le 6 septembre 1871.Il fréquenta d\u2019abord le High School de Sherbroo- jknnte 1945 ke et continua ses études à l\u2019Université du Bishop\u2019s College, et à l\u2019Université McGill où il obtint son baccalauréat en droit en 1896.Il fut admis au barrêau de la province de Québec la même année et commença à pratiquer à Sherbrooke dans l\u2019étude légale Cate, Wrells and White.Il fut échevin au conseil municipal en 1910-1911-1912.Il sa retira de la politique municipale active en 1912 et fut créé conseil du Roi durant la même année.Six ans plus tard, il devenait le premier magistrat de Sherbrooke.Alors qu\u2019il n\u2019était encore qu\u2019un jeune avocat, le juge White fut bâtonnier du Barreau de St-François et détint aussi les postes de syndic et de secrétaire durant plusieurs termes.Au nombre des principaux cas dont il s\u2019est occupés avec succès, on cite le cas Crandall, un vétéran de la première grande guerre qui fut trouvé coupable d\u2019une accusation de meurtre en 1918.Depuis son élévation à la Cour Supérieure en 1920, le juge W'hite a présidé plusieurs causes criminelles et civiles d\u2019importance.En 1903, le juge White épousa Elizabeth Qram Woods, fille de feu Alexander Woods, de Québec.Deux enfants sont nés de cette union: Mme Graeme Taylor et Me Charles W\u2019hite Jr, admis au barreau en 1933.Le juge White est le seul survivant de sa famille.Son seul frère.Frank W\u2019hite mourut voici une vingtaine d\u2019années et ses deux soeurs.Isabelle et Eva sont aussi décédées.En dépit du fait que les devoirs de sa fonction prennent beaucoup de son temps, le juge White s\u2019intéresse encore activement aux cho- (A suivre en page 28) ARTICLES DE QUALITÉ POUR LE SPORT \u2022\tSkia \u2022\tPatins Accesaoirea et équipement Bicyclettes Service d\u2019experts pour U réparation.Æ \u2022 IV s\u201d HAROLD MUNKIHRICK 19, rue Belvédère Sud Téléphone 574 W.L\u2019un des plus beaux hôtels de Sherbrooke ! Y:y ¦¦¦: mf-m ; *$$8 n y a quelques années, le Château Frontenac a été complètement rénové, à toi point qu\u2019il est maintenant l\u2019un des plus invitants de toute la région des Cantons de l\u2019Est.Les salles, les chambres, les salons ont subi une transformation agréable et reposante.Salle spacieuse pour banquets, réunions, conventions, etc.Etes-vous déjà entré au \u2018SALON ROSE*\u2019 de l\u2019hôtel Château Frontenac?C'est l\u2019un des endroits les plus reposants et les plus jolis que vous puissiez trouver.L\u2019hôtel Château Frontenac a été.depuis un grand nombre d\u2019années, le rendez-vous préiféré des voyageurs et des touristes.Faites-en votre rendez-vous préféré!\t> Hôtel Château Frontenac FRED CONWAY, PROP.COIN WELLINGTON et ABERDEEN\u2014TEL.41\u2014SHERBROOKE Am*e IMS Cahier Historique dee Cantons de l'Est No 2 ¦ Page T0 -eut lui apprendre à compte*, à imiter des cris divers et même à l^rononeer certains mots.Vivant en société, avec ses .semblables, elle se nourrit d\u2019insectes et de petits rongeur».Autres espèce* de notre régie* Certaines espèces, encore, connaissent nos climats.Mn votsi les principales : le hoard à tète noire «t au grand bec, surnommé \u201cla torpille emplumée\u201d, oar il peut plonger jusqu\u2019à cinquante pieds sens l\u2019eau.On compte plus de 36 espèces de canards sauvages dont les plus connus sont le harle ou bes-scie.A l\u2019automne et au printemps, on voit toujours, en bandes organisées, de grands oiseaux sillonner les nues.Ces oiseaux s\u2019appellent les outardes à la chair savoureuse.On trouve aussi le héron au long bee, le butor à voix forte et retentissante, la maubèehe tachetée.Les alouettes, petits oiseaux des champs, à plumage gris, forment une espèce très commune.La perdrix de savane ou celle des bois francs se voit assez fréquemment.Parmi nos oiseaux nocturnes, on remarque la chouette ou le hibou.Le martin-pêcheur parcourt presque tous nos cours d\u2019eau.Mentionnons, e« outre, les pics-bois, les martinets des cheminées appelés \u201cramoneurs\u201d, le colibri ou oiseau-mouche, et les engoulevanfcs d\u2019Amérique, qui déposent leurs oeufs sur les toits plats garnis de gravier.Les passereaux constituent une classe de 120 espèces dont 16 à 20 dans nos environs, soit le corbeau, la corneille, le go-glu, les pinsons, etc.; des 23 variétés de fauvettes, on remarque le chardonneret à plumage magnifique et l'hirondelle de 5 sortes.A-joutons, enfin, la pie-grièche, le roitelet et le merle.M.Claude Mélançon a raison de désigner tous ces oiseaux sous le nom de \u201ccharmants voisins\u201d, car en plus de nous plaire par leurs chants, ils nous rendent de très grands services.Nous devons les aimer et surtout apprendre à lee connaître.C\u2019est alors que nous les aimerons davantage.Lts dt visions cmIomJos Les Cantons (townships), au point de vue de la concession des terres, sont des blocs de territoire de la province d\u2019une étendue variable suivant les lieux où ils sont créés.(Définition moderne).De 1768 à 1840, ils furent créée par lettres {latentes ]>ar les autorités du temps et comptaient 10 milles carrés.Sous la Constitution de 1840 et à venir jusqu\u2019en 1867, date de la Confédération, les township» étaient créés on vertu de l\u2019Acte d'Union.Depuis la Confédération, ils sont créés e« vertu de l\u2019article 144 de l\u2019Acte de l\u2019Amérique britannique du Nord.Au point de vue municipal ces divisions ter-ritorieles servent encore à la formation des municipalités rurales: Tout territoire érigé en oaMon et ayant une population d\u2019au moins 300 âmes forme par lui-même une municipalité de canton (article 35 du code municipal).Les muniripa-lités créées sous le régime seigneurial o»t des désignations différentes.La tenure en \u201cfranc et commun joeeagc\" caractérise les contons.U Ritap's .L\u2019Université anglicane de Len-noxville fut fondée en 1845, sept ans avant l\u2019Université Laval qui remonte à 1852, et 29 ans après l\u2019Université McGill fondée en 1821.Elle possédait d\u2019abord exclusivement les facultés de théologie et d\u2019arts et sciences.Aujourd\u2019hui, ses cours sent beaucoup plus nombreux.Les cours de sotr autrefois Bien avant que l\u2019école ne devint obligatoire, les gens de Sherbrooke et de la région s\u2019efforcaient de s\u2019instruire.On donnait des cours du soir dans la plupart des villes et ces cours étaient suivis, comme l\u2019indiquent les chiffres suivants: Sherbrooke, 5 cours, 214 élèves; Disraeli, 1 cours, 38 élèves; Plea-sisville, 1 cours, 30 élèves; Black Lake, 1 cours, 38 élèves; Victoria-ville, 1 cours, 46 élèves .Il y a-vait à part cela, les cours des écoles des arts et manufactures (aujourd\u2019hui: arts et métiers), dont les leçons de dessin d\u2019architecture et de mécanique étaient suivis, en 1914, par 122 élèves.-Wvw.;g V V.«Si- \u2022\tHARNAIS \u2022\tSACOCHES \u2022\tVALISES \u2022\tARTICLES BN CUIR \u2022\tARTICLES DE SPORT (tennis, basebeH, e+O , ARTICLES POUR EQUITATION, HARNAIS DR COURSE, ACCESSOIRES, t,.CTC.J.N.Boisvert 1.RUE KWG-OUEST Sfeerbrook* Annie 1945 CoMer Historique ries Contons de !*&* No 2 Page %' Sherbrooke Auto Electric Inc.82, m WeNMgtM-M\t\u2014\t\u2014\tSherbrstke, Que.EQUIPEMENT OFFICIEL POUR EUCTEZCSTE D *AUTOMOBILE, BATTERIES ET CARBURATEURS POUR VEHICULES AORICOLE&, INDUSTRIELS, INB LA MARINE, DE L\u2019ARMEE ET DE L\u2019AVIATION.BATTEUSE Bl'ROBSS HVfLeS Ql'AKKR STATE AMOK TK S£ VUS \u2014 MAGNETOS \"FAUtaANiLS-MPOKSCr' DI8TRI«iITMTHe BN GROS : TBL.\tSBRVfCE SPECIALISE : TBL.494 N.T.HUNTER, gérant\tMembre de T ^Automotive Electric Association\".Airfo-wns AMPOULES MAOBA WHJUARD PRODUCTS LES PRODUITS A.C.T K I C O PNEUS DOMINION CARTER COURROIES, DOUBLURES DE peoducts i FREINS \"JVONTEX SCftVtCt TENTES ET TARPAULINS À LOUER Servie* et réparations cTcmventr i E.T.Tent & Awing Co.A, R U E L .Prop.44, rue Court\tTék 3042 SHERBROOKE Une industrie de Sherbrooke, qui, à ses débuts, contribue pour beaucoup au de notre ville.Manufacturiers de Tissus à gants et jerseys Tricotex Company United 138, rue Laurier\tSherbrooke i Service inégalé \u2022 ?La fondation de cette maison remonte à près de soixante ans, et depuis les seize dernières années, nous avons eu le privilège d'être parmi vous, à Sherbrooke.H nous e»t particulièrement agréable de profiter de l\u2019occasion qui s\u2019offre à nous, pour remercier très cordialement notre clientèle de Sherbrooke et de la région de son encouragement, ainsi que de la confiance qu\u2019elle n\u2019a cessé de témoigner à l'endroit de notre maison.Aussi est-ce avec reconnaissance et fierté que nous lui disons: \"Notre service inégalé se maintiendra et s\u2019améliorera encore si possible !\" La pré tente édition de La Tribune constitue un document historique précieux à tom let points de Vue.Vous, comme citoyens, vous avez lieu d'être fiers du progrès réalisé, parte que le progrès de votre ville repose sut l'effort imdividuel de chaque citoyen.Fraser Bros,, LIMITED S.A VniEBERG.GMfont SKINNER FRERES 44, vue Wellington-Nord ^ \u2014 Sherbrooke \u2022\tDiamants \u201cBlue River\u2019* #\tMontres Bulova et Tavasee # Articles pour photographie \u2022\tSkrvicee à dîner \u201cSpode\u201d e Argenterie \u201cCommunity Plate\u201d \u2022 Verrerie et Articles en Verre \u2022\tPlumes Réservoirs Shaeffer, Waterman, Parker \u2022\tArticles en cuir \u2014 Sacoches # Nouveautés pour cadeaux REPARATIONS DE MONTRES ET HORLOGES PAR DES EXPERTS BIJOUTIERS DE PERE EN FILS DEPUIS 1859 La bijouterie Skinner est l\u2019une des plus anciennes, non seulement de Sherbrooke, mais du Canada tout entier! C\u2019est en 1859, en effet, que feu Carlos Skinner débutait dans ce genre de commerce, à Waterloo.En 1878, il vint s\u2019installer à Sherbrooke, dans l\u2019édifice actuellement voisin de celui de La Tribune, sur la rue Marquette.Cet édifice était alors en majeure partie occupée par H.C.Wilson, marchand de musique.En 1898, son fils, Albert C.Skinner remplaça son père à la tête de l\u2019établissement qui fut transporté au coin des rues Wellington et Marquette, à l\u2019endroit actuellement occupé par le fleuriste Stevenson.Fait digne de mention, feu M.Carlos Skinner fut le fondateur de la Compagnie de Téléphone des Cantons de l\u2019Est dont M.Albert C.Skinner est encore le président.La bijouterie Skinner fut transportée à l\u2019endroit actuel, 44, rue Wellington-Nord, sous le nom de A.C.Skinner Limited.En 1925, un incendie ravagea la bijouterie Skinner et l'édifice fut construit à neuf.En 1938, Monsieur Albert C.Skinner, qui avait été éche-vin durant neuf ans et maire de Sherbrooke durant un terme, ae retira du commerce de la bijouterie, laissant le tout k deux de ses fila, Cari C.et Neil A.Skinner, qui formèrent une nouvelle société, sors k raison social de Skinner Frères. Cahier Historique des Cantons de l'Est Année 1945 Page ^ Nb 2 Les permis de construction ont totalisé $21,358,970 en 25 ans Les chiffres rendus publics par M.J.-O.Chartier, inspecteur municipal de la construction, démontrent qu\u2019au cours des dernières vingt-cinq années la Cité de Sherbrooke a émis des permis de construction pour une valeur de $21,-358,970.00 et que l\u2019année 1920 a vu s\u2019établier un palier qui n\u2019a jamais été dépassé soit $3,265,538.La période la plus creuse fut celle qui s\u2019est écoulée dans les douze mois de l\u2019année 1934 au cours desquels on n\u2019a émis que pour $126,- $64,000.Les autres projets de construction comprenaient entra autres l\u2019édification d\u2019un garage da $22,000.par la British America» Oil Company, sur la rue Abenakia et un autre établissement similaire sur la rue Minto, qui coûta $23,500.M.Télesphore Daigle érigea une maison à appartement» de seize logements sur la rue Galt, pour une somme de $25,000.En 1930, l\u2019Académie St-Louis coûta $73,000.Deux résidences privées bâties cette même annéa \u2022Xw.iy., ?i » » ¦ /.-.».A l\u2019époque où les gens étaient moins empressés, des tramways donnaient un bon service à Sherbrooke! En voici un photographié devant l\u2019entrée des terrains de l\u2019Exposition.060.de permis de construction et., coûtèrent $60,000 et $30,000.res- de réparations.Dans l'ensemble, au cours du dernier quart de siècle, la construction fut très active à Sherbrooke, surtout dans le domaine des édifices industriels et commerciaux ainsi que des maisons de rapport.On n\u2019a comparativement eonstrutt que peu de logements Îttrtnculiers.Les principaux pro-ets de construction menés à bien durant la période qui nous occupe sont les suivants: pectivement.La construction de l\u2019église do l\u2019immaculée Conception au coût de $263,000.constitua le plus important projet de l\u2019année 1931 au cours de laquelle on n\u2019a noté qu\u2019une seule autre construction d\u2019importance; celle de l\u2019édifice du \u201cSherbrooke Trust Company\u201d dont le coût s\u2019éleva à $90,000.Un entrepôt fut construit par la \u201cNational Breweries Limited\u201d en 1932, rue Wellington pour $35,000.En 1924, la Congrégation de No- tandis que le couvent des Soeurs da tre-Dame érigeait un couvent sur la rue Ontario, au coût de $300,-000; M.Amédée Cloutier, 11 rue Alexander, construisit quatre magasins et neuf logements au prix de $28,900., tandis qu\u2019on érigeait un presbytère pour l\u2019église St-Jean-Baptiste, rue du Conseil, pour une somme de $24,000.L\u2019année suivante la compagnie Julius Kayser construisit une usine rue Frontenac et la Canadian Silk Products en construisit une autre.Elles coûtaient $54,500 et $44,000.respectivement, M.A.-C.Skinner érigea un édifice commercial sur la rue Wellington nord, au coût de $59,500.et M.William Desruisseaux bâtit un hôtel qui coûta $45,000.En 1926, MM.Ledoux et Pelletier construisirent un édifice commercial au numéro 117 de la rue King ouest, au coût de $28,000, tandis qu\u2019un autre magasin était érigé oar les frères Coombs, à 285 rue King-ouest.Ce dernier édifice coûta $29,000.La Commission des Ecoles Catholiques érigea une é-cole sur la rue Victoria au coût de $82,000.et un couvent de $150.000 fut construit par MM.Bonin.Gen-dron et Poudrier.La compagnie de construction Newton-Dakin érigea Une centrale électrique de $15,000 ainsi qu\u2019un barrage de béton évalué à $55,000.M.J.-O.Gagné, 14 rue Minto, construisit un hôtel de $45,000.en 1927, année au cours de laquelle la \u201cPanther Rubber Company\u201d érigea sa manufacture de $100,000.Le cinéma Granada coûta en 1928 $210,000.à la \u201cUnited Amusement Corporation\u201d de Montréal alors que vers le même temps la \u201cCanadian Silk Products\u201d et la \u201cJulius Kayser Company\u201d construisirent respectivement chacune une nouvelle usine au coût respectif de $37,000.et de $104,000.L\u2019Hôpital civique fut érigé par la ville au coût de $19,000.et les Soeurs du Sacré-Cœur construisirent un couvent de $175,000.M.Dorais Panneton érigea pour une scwnme de $35,000.les Appartements Bellevue tandis que M.Ross-Keeler bâtissait un édifice commercial de $32,000, rue Frontenac.Un poste d'essence bâti par la compagnie Imperial Oil sur la iHie Belvédère, coûta à cette dernière $12,680.00.En 1929 l\u2019Association agricole des Cantons de l\u2019Est (E.T.A.A.) construisit l\u2019Aréna qui coûta $70,-000.Cette même année, le \u201cMacKinnon Memorial\u201d fut aussi érigé sur la rue Montréal au coût de seul projet mérita une mention spéciale: celui de l\u2019élection d\u2019une école par la Commission des E- 1930\t812,150 1931\t676,350 1932\t229,300 1933\t186,400 1934\t126,060 1935\t314,450 1936\t276,100 1937\t836,740 1938\t750,690 1939\t1,211,950 1940\t1,589,500 1941\t1,656,950 1942\t533,850 1943\t643,524 1944\t1,219,750 On peut noter une augmenta-\t tfon de plus d\u2019un demi-million de coles Catholiques sur la 1ère A- * dollars sur ^ 1 année précédente venue, au coût de $63,000.Au cours des trois années qui suivirent on n\u2019a signalé aucune construction importante, mais dès 1937 la prospérité s\u2019annonçait de nouveau et se manifestait par la construction d\u2019une annexe de $100,000.à l\u2019usine de la \u201cPaton Manufacturing Company\u201d.La \u201cSheer Silk Company\u201d érigea elle aussi une usine au coût d\u2019environ $22,700.sur la rue Abénaquis.On vit de plus s\u2019ériger une maison de rapport qui coûta $42,000.me Gordon.L\u2019académie Ste-Marie fut construite en 1938 et coûta $62,000.Deux autres édifices commeiv ciaux furent érigés cette même année rue Wellington: l\u2019un au coût de $45,000 et l\u2019autre, Kédi-fice Têtu, évalué à $70,000.L\u2019église St-Sacrement fut édtr fiée en 1939 au coût de $35,000.tandis que le couvent des Soeur du Sacré-Coeur, sur la rue Monk, exigeait une dépense de $213,000.L* séminaire St-Charles, cette même année coûta $130,000.C\u2019est aussi en 1939 que le gouvernement provincial dépensait une somme de $100,000 pour la construction du stade de baseball de l\u2019Avenue Park, tandis que la fabrique de lait évaporé Carnation était construite sur la rue Wellington-sud pour une somme de $88,000.L\u2019Hôtel-Dieu, construit en 1940, coûta $800,000.Les autres constructions importantes comprenaient, cette année-là l\u2019érection de l\u2019église du Christ-Roi, $54,000; de l\u2019église Ste-Jeanne d\u2019Arc, $70,500; une chapelle pour le séminaire St-Charles, $66,000.En 1941 la Canadian Ingersoll Rand, construisit trois bâtisses qui coûtèrent $40,000.Durant les deux années qui suivirent la construction semble avoir été de peu d\u2019importance; la seule méritant d\u2019être signalée coûta $47,000 et ce fut l\u2019érection de l\u2019église Ste:Fa-mille sur la rue King-est.Voici maintenant les chiffre* annuels des permis de construe- dans les chiffres compilés et rendus publics par M.Chartier, sur la valeur des permis de construction.M.Chartier a révélé que le mois de septembre 1944 fut le plus important de toute cette période de douze mois alors que la valeur des permis de construction s\u2019établissait à $224,450 à comparer a-vee $44,750 pour la période correspondante de l'année 1943.La valeur des permis pour décembre 1944 fut de $32,800, ee qui représentait une augmentation de $650 sur la période cor- respondante de l\u2019année précédante.On a surtout construit des bâtisses résidentielles en 1944 et c\u2019est ce qui a accentué ce renouveau qu\u2019on a noté sur l\u2019année 1948, en même temps qu\u2019un intense programme d\u2019amélioration, de rénovation et de conversion en plusieurs logements et plain-pieds de résidences à un seul logement.En dépit de cette augmentation on déplore encore à Sherbrooke une sérieuse pénurie de l\u2019habitation et les estimés démontrent qu\u2019il faudrait environ cent autres logements pour combler les besoin» actuels.Voici la valeur des permis de construction accordés en 1944 pMt rapport à l\u2019année précédente: \t1944\t1943 Janvier\t% 10,675\t$ 26,850 Février\t17,125\t23,150 Mars j\t101,540\t28,350 Avril\t139,140\t34,380 Mai\t145,615\t86,538 Juin\t63,525\t135,125 Juillet\t96,050\t41,375 Août\t207,230\t48,440 Septembre\t224,450\t44,570 Octobre\t45,300\t89,350 Novembre\t136,300\t53,200 Décembre\t32,800\t.32,150 Dans l\u2019affliction Vous avez besoin de personnes qui sauront prévoir et prévenir pour vous tous les détails inhérents à ce culte que nous devons à nos chers disparus.Les Frais Funéraires Talbert Enrg.sauront s'acquitter de ce devoir de façon digne et correcte.Leur personnel spécialisé, leur organisation moderne et efficiente, vous rendront d'inappréciables services.depuis\t25 ans: 1920\t$3,265,538 1921\t752,900 1922\t712,000 1923\t732,100 1924\t534,925 1925\t1,037,110 1926\t714,250 1927\t689,930 1928\t1,101.233 1929-\t755,240 Us Frais Funéraires Jalbert Enrg.^ GERARD MOUFETTE.^ Dmuc salons mnrtsrrtrss à Shwbtoohw 20, rue Windsor \u2014 13, rue Bowen-Sud h St-Adolphs da Dfdswsfl, Waadon.Rodas *t La Situation Financière de la Cité de SHERBROOKE Fait l'Orgueil de sa Population et l'Admiration du Pays / BILAN COMBINÉ /Insièté le 31 décemùte 1944 ACTIF CAISSE Fonds en caisse et en Banque Fonds en fiducie Fonds d\u2019amortissement Fonds disponibles\tRèglements d\u2019Emprunt\t22,895.76 1,409.81 68,794.22 221,418.42\t314,518.21 PLACEMENTS Fonds d\u2019amortissement Fonds généraux Fonds en fiducie\t987,000.00 41,000.00 22,900.00\t1,050,900.00 COMPTES A RECEVOIR: Taxes\t\t Electricité, gaz et eau Travaux permanents Logements ouvriers Divers \t\t90,812.76 90,544.50 179,749.83 19,572.53 101,949.73\t482,629.35 Propriétés détenues pour 'a vente\t\t5,462.19 ACTIF GENERAL, IMMOBILISE Terrains, bâtisses, rues, ponts, trottoirs, murs, égoûts, marché, parcs, nsta'lation, outillage\t\t Electricité et gaz, réseau de transmission et distribution, etc \t Aqueduc, usine de pompage, réseau de distribution, etc\t\t6,309,023.97 4,686,584.84 1,418,015.53\t Moins: Réserves pour dépréciation\t12,413,624.34 1,512,452.81\t10,901,171.53 AUTRES ACTIFSï Inventaires Escomptes non amortis\t134,103.47 20,283.93\t154,387.40 $12,909,068.68 PASSIF Découverts en banque Emprunt temporaire\t\t93,239.86 60,000.00 COMPTES A PAYER Divers Obligations et coupons échus\t35,807.43 12,592.22\t48,399.65 DETTE OBLIGATAIRE Pourvue d\u2019un Fonds d\u2019amortissement Rachetable par séries\t1,341,000.00 4,089,500.00\t5,430,500.00 DU A AUTRES FONDS Ecoles \u2014 Catholiques et Protestantes \t\t Taxes 1945\u2014Perçues en 1944\t139,219.67 25,268.00\t164,487.67 AUTRES PASSIFS: Dépôts des consommateurs Sherbrooke Housing (Conditionnel) \t Ecoles Protestantes \u2014 Hypothèque à payer\t40,710.18 23,960.20 55,000.00\t119,670.38 RESERVES POUR Soldes au Fonds de fiducie Remboursement d\u2019obligations avec Fonds d\u2019amortissement\t24,309.81 874,607.28\t898,917.09 6,815,214.65 SURPLUS\t6,093,854.03 $12,909,068.68 Lo Trésorier de la Cité, H.MAURICE CORMIER.Sources des revenus de la Cité Taxes, etc.\t587,807.97\t34.29% Electricité\t861,904.43\t50.29% Gaz\t115,157.63\t6.72% Aqueduc\t149,079.80\t8.70% \t$1,713,949.83\t100.00% Répartitions des dépenses de la\t\tCité FINANCE:\t\t Administration\t123,592.90\t7.32% Incendies et Police\t162,288.66\t9.62% Hygiène\t55,957.14\t3.32% Bien-Etre Public\t77,710.21\t4.61% Travaux Publics\t227,938.63\t13.52% Services Communaux et de\t\t Récréation\t52,050.71\t3.09% Service de la Dette\t401,271.14\t23.79% Dépréciation\t5,000.00\t.30% \t1,105,809.39\t65.57% Electricité\t\t\t418,425.51\t24.81% Gaz\t101,242.35\t6.00% Aqueduc\t61,102.54\t3.62% \t$1,686,579.79\t100.00% NOTES INTERESSANTES CONCERNANT LA MUNICIPALITE Valeur réelle approximative de toute la propriété immobilière dans la Cité (évaluation de 19431\t$48,733,670.00 TAUX DE LA TAXE Taxe foncière\t\u2014 Général\t$1.05 par\t$100.00 Egouts\t.05 par\t$100.00 Taxe scolaire\t\u2014 Général\t$0.70 par\t$100.00 (Sur les trois catégories, catholique, protestante et neutre.) Spécial\t$0.30 par\t$100.00 (Sur catégorie protestante seulement.) ETATS DES FONDS D\u2019AMORTISSEMENT Liquide en mains\t1,041,794.22 Exigences actuarielles\t874,607.28 Surplus.167,186.94 Dette Obligataire .5,430,500.00 Moins fonds d\u2019amortissement Liquides\ten mains\t1,041,794.22 Dette obligataire nette .$4,388,705.78 Dette per capita (Population 38,942)\t105.42 Pouvoir d'emprunt de la Cité\t$5,682,213.93 (1 Geo.VI \u2014 1937 \u2014 Chapitre 105, Art.(93). £3r,i*> -U mm* **SSs^| m ,****\u201e.\u2022*£ i^^ji ':«%;isi sli »-* ?>\u2022>\u2022», \u2022 '> »o«i.:;:ji ^ttjj|^-'-.v:- 'W »8nPiK Usj.vmrn fïri'irnfOtf'ifff S- \u2022 - , a éiamïï* éfâÿjk?««a iVdles Ho^\u2019Ç Richmond 14 ttfuÿt \"WMm Horm\" à RkhmQnd. Aimée 1945 Cahier Historique des Cernions de l'Est No 2 Page 30 *¦¦ -y - \\ & arv- *S;gte : f*.T \"î- rJi Bureaux et filatures de la Paton Manufacturing Co., Limited, Sherbrooke, Que.Cette industrie est l\u2019une des plus anciennes de Sherbooke et les tissus de lai ne qui y sont fabiqués ont acquis une renommée enviable dans tout le Canada et à l\u2019étranger.Depuis les débuts de la guerre, la Paton Manufacturing Co^ Limited ptouuil des tissus pour la confection d\u2019uniformes pour les forces armées.SA VEZ- VOUS Que,., Que.Que.La Compagnie Pafon compte un grand nombre d'employés servant actuellement dans les forces armées de Sa Majesté.Les machineries et le personnel de la Compagnie Paton travaillent à pleine capacité pour la production de tissus pour uniformes et pour autres fins variées de l'effort de guerre.* Les employés de la Compagnie Paton achètent régulièrement des timbres d'épargne de guerre et sou»* clivent généreusement aux appels lancés en faveur de l'effort de guerre* IL NE FAUT PAS QUE DES BRAVES MEURENT : PAR NOTRE FAUTE! Paton Manufacturing Co.Filature : Sherbrooke: Qué.LIMITED Sureau-chef des ventes: 607, rue St-Jacques-O., Montréal, Qué.Succursales at Toronto, Winnipeg.Vancouver Cahier Historique des Cantons de l'EsI No 2 flnn&e 194^ Page 40 Les Cantons de l\u2019Est par CHARLES-ÉMILE BÉLAAGER, C.A.(Suite de la page 38) peut dire que ce sont les chemins de fer qui ont provoqué le progrès des Cantons de l\u2019Est.En 1836, une première ligne se construisit entre Saint-Jean sur le Richelieu et Laprairie.Mais dans les Cantons, la première voie ferrée est celle de la Compagnie Saint - Lawrence and Megantic Railway.La compagnie obtient sa charte en 1845 pour la ligne de Montréal, Sherbrooke et Lac Frontière.En 1852, on termine la première partie, jusqu\u2019à Sherbrooke.Le service s\u2019inaugure aussitôt.De 1850 à 1855, on construisit la ligne principale du Grand-Tronc (Grand Trunk) de Montréal à Portland.Elle traverse la région de l\u2019ouest à l\u2019est; on ajouta par la suite un embranchement parallèle à la route Craig, de Richmond & Lévis.Vers 1880, on termina la ligne du Québec Central Railway de Sherbrooke à Lévis.Elle traverse presque la moitié de son parcours.Depuis cette époque le Pacifique Canadien a étendu son réseau à travers la région.La Compagnie Lotbinière et Mégantic relie ensuite l\u2019embranchement du Grand-Tronc à Saint-Jean-Deschaillons, sur le fleuve Saint-Laurent, et une troisième ligne entre Sherbrooke et Québec vint compléter le réseau.Il s\u2019établit une autre ligne locale (celle de la Compagnie Stans-tead, Shefford et Chambly) de Saint-Jean à Waterloo.Elle fut continuée en 1870 par la Compagnie Waterloo, Magog Railway, sur le réseau Waterloo-Sherbrooke.Un an après, la Compagnie Megantic and International Railway reprit la construction de la voie de Sherbrooke-est à Mégantic.Ces différentes compagnies ont aussi construit des embranchements et de nombreuses voies d\u2019évitement pour répondre aux exigences des industries minières et du commerce dont l\u2019expansion s\u2019affirmait de jour en jour.Toutes ces lignes de chemin de fer furent construites par des citoyens des Cantons de l\u2019Est.Elles furent plus tard absorbées par le Pacifique Canadien et le Canadien National.Le Québec Central, propriété du Canadien Pacifique, reste la seule à conserver son identité.En somme, les Cantons de l\u2019Est sont traversés par des voies ferrées de l\u2019est à l\u2019ouest, du nord au sud, avec direction sur Montréal d\u2019un côté et sur les ports canadiens et américains à l\u2019est.Tous les trains venant de la Nouvelle-Angleterre à destination de Montréal, traversent ce territoire de même que certains convois de la ligne Montréal-New-York.Bien que les Cantons de l\u2019Est soient en général bien desservis, il se trouve, cependant une région qui pourrait peut-être bénéficier de plus grandes communications par chemin de fer: nous voulons parler de la région Artha-baska, Drummond, Mégantic et Wolfe , Agriculture Les Cantons de l\u2019Éjst se distinguent par la diversité de leurs cultures.La glaise, Targile et la terre grasse dominent.Les rendements sont remarquables, voire même extraordinaires.Ainsi, sur quelques fermes, on a récolté du foin de première qualité et cela durant 25 ans, sans remuer le sol.Sans doute, c\u2019est un fait exceptionnel; et on ne saurait en recommander la pratique.L\u2019assolement y a produit les meilleurs résultats.La fertilité du sol s\u2019est accrue, grâce à la rotation des cultures, à la culture des légumineuses, à la pratique toujours grandissante de bonnes méthodes d\u2019ameublissement, comme l\u2019emploi du fumier de ferme et des engrais chimiques.Nous pouvons même ajouter l\u2019apport des précipitations pluvieuses qui entraînent toujours avec elles une certaine quantité d\u2019azote et de soufre.Dans la partie sud des Cantons de l\u2019Est (comté de Missisquoi, Brome, Stanstead et Shefford), s\u2019étend une région de terre montagneuse, assez légère et de nature généralement graveleuse, mais privilégiée sous le rapport du climat, du sol et des marchés.Un peu au nord, s\u2019ouvre un territoire vallonneux avec des collines boisées: ce sont les comtés de Richmond, Sherbrooke et Compton.On remarque quantité d\u2019alluvions le long des rivières.Le sol est aussi graveleux, avec des petites étendues de terre franche au pied des collines et quelques taches d\u2019argile.Dans cette vaste et importante région, le terrain semble un peu épuisé; aussi requiert-il une forte application d\u2019engrais chimiques et de chaux, avec un recours constant au fumier de ferme.Le territoire des comtés d\u2019Ar-thabaska, Drummond, Mégantic et Wolfe est également vallonneux, mais la terre y est plutôt médiocre et caillouteuse, excepté au pied des collines où elle s\u2019affirme franche et plus fertile.On signale quelques taches d\u2019argile dans Ar-thabaska.Saint-Eugène.Saint-Cyrille, Drummondville.Pour obtenir un meilleur rendement, il faudrait recourir à la chaux et aux engrais chimiques.La région de Frontenac possède un sol assez pauvre, sauf dans la vallée de la rivière Chaudière où la terre, grâce aux alluvions, est plus fertile.Le reste du territoire, par contre, est caillouteux et pauvre.\t* La période de défrichement dans les Cantons de l\u2019Est a paru assez longue et il s\u2019est écoulé plusieurs années avant que les premiers colons pussent cultiver la terre avec avantage.Les régions où le sol est plus propre à la culture, ont connu un développement plus rapide, l\u2019industrie et le commerce y ont progressé plus vite qu\u2019ailleurs.Comme nous l\u2019avons fait remarquer plus haut, les Cantons de l\u2019Est se caractérisent par la diversité de leurs cultures.Dans certaines parties, la culture mixte est plus en faveur, en d\u2019autres, les cultivateurs s\u2019en tiennent à la production du foin ou du trèfle pour l\u2019élevage du bétail laitier ou de boucherie.La culture du foin a connu une période fort lucrative._ Aussi, les Cultivateurs en ont-ils profite pour une large part.Les statistiques du marché de foin en décembre 1931 accusaient cependant une baisse considérable.Cette baisse des prix a été fortement influencée par la surabondance des fourrages de toutes catégories.^ de même par l\u2019invasion du camion-automobile et du tracteur.Les chevaux ne sont plus employés dans les divers travaux où ils étaient naguère indispensables.Les débouchés manquent.Le marché intérieur n\u2019absorbe pas toute la production.Au contraire, la demande locale diminue.Il paraît urgent de réglementer cette culture et de faire voir aux producteurs les grands risques qu\u2019elle comporte.La culture maraîchère est un peu répandue.Cependant, elle est organisée autour de Sherbrooke où elle trouve un bon débouché.La culture des légumes est d\u2019autant plus rémunératrice que l\u2019agriculteur peut écouler facilement ses produits.Le public comprend mieux aujourd\u2019hui l\u2019avantage d\u2019un régime végétarien.Il apprécie la valeur indéniable des légumes au point de vue des vitamines et de la qualité digestive.La technique de cette culture s\u2019acquiert facilement avec un peu d\u2019étude.D\u2019après un ouvrage récent, sur l\u2019avenir de la culture maraîchère dans Québec, la région de Compton, Richmond, Sherbrooke, Shefford offrait un sol fort propre à cette culture.Les producteurs, à proximité des centres, y trouveraient des débouchés pour leurs produits.La mise en conserves leur assurerait encore une autre source de revenus.Les tomates, les fèves, les pois, les citrouilles, les choux-fleurs, les betteraves, les carottes, etc .se mettent facilement en conserves.L\u2019expérienee, près de Sherbrooke, a donné de bons résultats.Dans toute la région, la pratique se généralise et on la trouve des plus rémunératrices.Industrie laitière L\u2019industrie laitière tient la première place comme source de revenus du cultivateur des Cantons de l\u2019Est.Son importance s\u2019est accrue considérablement depuis 1900, et tout laissait prévoir vers 1910 on développement encore plus accentué.En Ontario et quelques région* de Québec, l\u2019industrie laitière s* résumait, il y a quelque vingt ans, dans la production du fromage, mais dans les Cantons de l\u2019Est, l\u2019on s\u2019est principalement appliqué à la production du beurre.Le beurre des Cantons de l\u2019Est prime par sa qualité, reconnue dans tout le Dominion.Cette réputation dont il jouissait à l\u2019époque où le beurre se fabriquait à la ferme s\u2019est maintenue depuis l\u2019apparition des beurreries.Les bons pâturages et l\u2019excellence de l\u2019eau des sources, bien connus de cette région, sont deux facteurs importants dans l\u2019industrie laitière.Il y a probablement aucune autre région du Canada plus favorisée à ce point de vue.I^s Cantons de l\u2019Est forment un des centres pionniers de l\u2019industrie laitière au Canada.Les premiers habitants de la région faisaient eux-mêmes le beurre et le fromage.En 1864.une première fromagerie s\u2019établit à Dunham, dans le comté de Missisquoi.Depuis lors des crémeries se sont organisées ici et là; de sorte que chaque cultivateur se trouve à proximité de l\u2019une d\u2019elles.Il s\u2019est opéré d\u2019ailleurs dans la région une amélioration sensible du troupeau laitier depuis les vingt dernières années.Des associations se formèrent pour le contrôle laitier qui recrutèrent nombre de membres; mais 7 à 8 p.c.seulement persévérèrent.Sans doute, le succès de l\u2019industrie laitière dépend en grande partie de la rigueur du contrôle laitier.Ce contrôle consiste a (A suivre en naee 42) TOUJOURS.À VOTRE SERVICE ! Depuis un quart de siècle que la maison Gagné existe, elle assura toujours à sa nombreuse clientèle un service empressé et courtois.Venez et constatez par vous-même.Chez Gagné vous trouverez un assortiment des plus complets dans les lignes suivantes; \u2022 FERRONNERIE \u2022\tPAPIERS-TENTURES \u2022\tPEINTURES \u2022\tVAISSELLE \u2022\tVERRERIE \u2022\tARTICLES DE SPORT \u2022\tJOUETS \u2022\tETC., ETC.J.GAGNÉ & CIE Ltée Quincaillerie 154.HUE ONG-OUEST \u2014 TELS 356 SSfit ^m^ÊflmSIKÊk Armée 1945 CdS» H«R5l!3iPa8Bt3fl«WB8 3e fE^T No 2 Page 41 y Emploi constant, sécurité et Stan3ar3 3e vie élevé, voilà' le but essentiel que le Canada doit chercher à atteindre do rant les années d'après-guerre.La Banque Royale du Co nada, pour sa part, se dispose à prendre les mesures voo lues pour atteindre ce but Nous voulons \u2014- par l'intermédiaire 3e prêts aux entreprises sérieuses, grandes et petites aider à accélérer ou à simplifier le changement des opérations de guerre à celles de paix ., .que vous retourniez à votre genre d'affaires d'autrefois ou que vous vous engagiez dans de nouvelles entreprises.De tels prêts contribueront à maintenir l'embauchage durant la période de transition.Huit succursales dans la région de Sherbrooke Nos deux succursales de Sherbrooke, de même que les six autres que nous possédons dans le district environnant, peuvent vous aider à résoudre vos problèmes d'ordre financier, grâce à la connaissance quelles ont des conditions et besoins locaux.Elles vous assurent un service de banque complet, appuyé par les ressources et l'expérience d'une institution qui compte plus de 600 succursales, tant au Canada qu'à l'étranger.\u2022\tCOATICOOK\t\u2022 INVERNESS\tq LENNOXVILLE \u2022\tROCK.ISLAND\t\u2022 ST-GEORGES DE BEAUCE\t\u2022 THETFORD MINES LA BANQUE ROYALE DU CANADA Deux succursales à Sherbrooke 67>\tWellington-Nord H.L.Gagnon, gérant\t.Haute-Ville\tN.L.Amirault, gérant Page 42 Cahier HistoriqÔe des Cantons de l'Est No T Année 1945 Les Cantons de l\u2019Est par CHARLES-ÉMILE BÉLANGER, C.A.(Suite de la page 40) peser le lait chaque jour et par là à s\u2019assurer du rendement de chaque vache en particulier.On fournit des échantillons à l\u2019analyse pour savoir la quantité de gras contenue dans le lait.On détermine ainsi la qualité de son troupeau, et son rendement.L\u2019éleveur adoptera alors la méthode propre à son troupeau.En général, la production laitière s\u2019affirme bonne dans les Cantons de l\u2019Est; pourtant, elle souffre du fait que ki période de lactation est trop courte et l\u2019alimentation des vaches et des veaux insuffisante.La fabrication du beurre au point de vue de l\u2019initiative particulière, n\u2019est plus ce qu\u2019elle était.En effet, les coopératives, établies depuis plusieurs années, englobent la production du lait et de la crème en vue de la fabrication du beurre et du fromage.Le cultivateur reçoit un bon prix pour ses produits et il n\u2019a que le souci de les livrer.C\u2019est donc dire que l\u2019industrie du beurre à la ferme a beaucoup diminué.On s\u2019oriente plutôt d\u2019un autre côté.H semble que les coopératives devraient s\u2019appliquer davantage à se répandre; elles atteindraient les différents marchés du Canada et même des Etats-Unis.Pour y parvenir, il s\u2019agirait d\u2019offrir un produit de qualité uniforme.Nous donnons comme exemple le Danemark qui remporte un si grand succès sur le marfhé anglais: son beurre est toujours de même qualité.On sait les difficultés sans nombre qu\u2019éprouvent les pays à l\u2019heure actuelle.On a haussé les tarifs douaniers.Quant à la production du beurre, surtout dans notre région, nous croyons sincèrement qu\u2019il y aurait avantage pour les fermiers à la développer en s\u2019appliquant à l\u2019élevage du bétail lai- tier.Ainsi, on augmenterait la production laitière.Les grands centres de consommation seraient faciles à atteindre.Elevage L\u2019importance de l\u2019élevage dans les Cantons de l\u2019Est s\u2019accroît.La localisation des spécialités reste bien déterminée.Ainsi, dans les Cantons du nord, se rencontre d\u2019abord l\u2019élevage laitier, tandis que dans ceux du sud prédomine l\u2019élevage du bétail.La qualité du sol et l\u2019excellence de l\u2019eau expliquent cette délimitation marquée.L\u2019élevage du bétail croisé offre autant d\u2019avantages que celui du bétail pur sang.Ce dernier se pratique surtout dans la région de Sherbrooke, Compton, Stanstead et Richmond.Dans Compton, cet usage date de 1922, et a eu une répercussion importante par tout le Canada.Le mouvement est parti de Sherbrooke.On ne reconnaît pas partout les avantages du reproducteur pur sang.Par contre, le travail des agronomes n\u2019est pas si vain, puisque des éleveurs, sur leurs conseils et avec des méthodes rationnelles, ont obtenu des résultats satisfaisants.L\u2019élevage le plus en faveur porte sur les Aprshires, les Guerne-seys et les Holsteins.La vache \u201ccanadienne-française\u201d se rencontre plus fréquemment, la Shorthorn, de-ci de-là.Ces races se sont croisées et les résultats furent plus ou moins heureux.Cependant, il y a une tendance à adopter une race préférable à une autre, toujours dans l\u2019espoir d\u2019un meilleur rendement.Les Cantons de l\u2019Est, en certaine période, voyaient paître les plus Beaux troupeaux de Shorthorns et de Herefords au Canada.L\u2019élevage du taureau n\u2019est pas négligé; et bien qu\u2019on ne puisse l\u2019adapter au croît du troupeau laitier, on rencontre cependant certaines exceptions.En effet, dans les Cantons de l\u2019Est, nous constatons ces phénomènes, non seulement chez ceux qui élèvent exclusivement les Shorthorns à lait, mais aussi chez ceux qui se servent de boeufs de cette race avec des vaches \u201cwith a large mixture of daily blood\u201d.Ils sont alors en mesure de produire des espèces pour la boucherie et la laiterie.Ils évitent ainsi l\u2019entretien de bétail non rémunérateur et la nécessité de sacrifier les mâles à un âge trop avancé.La haute qualité de son élevage fait la renommée des Cantons de l\u2019Est.Il y a cinquante ans.on se livrait surtout à l\u2019élevage du mouton et du bétail en général.L\u2019accroissement de la population rurale a amené le développement de l\u2019industrie laitière.L\u2019industrie animale des Cantons de l\u2019Est offre de grandes possibilités d\u2019expansion.Le sol d\u2019abord est propre aux pâturages, assez fertiles.Cependant, pour obtenir un meilleur rendement, il serait peut-être à propos de fertiliser et d\u2019augmenter les cultures à cette fin, ainsi que les troupeaux.Dans la région du sud, c\u2019est-à-dire Sherbrooke et ses environs, les pâturages demeurent à la base de \u2019industrie animale.Aussi, devrait-on pratiquer un meilleur égouttement du sol et y ajouter de la chaux.Quant au bétail, il s\u2019agit de vulgariser l\u2019emploi du reproducteur pur sang.Ceux qui emploieront les meilleures méthodes, obtiendront assurément les meilleurs résultats.Les éleveurs de Holsteins, en particulier, commencent à exporter, et en quantité appréciable, leur bétail.Il est temps d\u2019agrandir ce marché, aujourd\u2019hui surtout que les pays étrangers tournent les yeux vers le Canada.Aussi, est-il opportun pour les Cantons de l\u2019Est de se spécialiser dans cette branche.On peut se constituer dès à présent les meilleurs trcjupeaux, au meilleur compte.Cinq pays déjà parmi notre clientèle, et les commissaires du commerce ne manqueront pas l\u2019occasion de faire prévaloir nos produits.Sucre d\u2019érable De jour en jour, l\u2019érable canadien prend une place plus considérable dans l\u2019industrie nationale.Arbre d\u2019ornement dont les plants sont cultivés et vendus par plusieurs péninières.il fournit encore un bois d\u2019usage très répandu dans la construction et l\u2019ébénisterie.L\u2019érablière, avec le sirop et le sucre qu\u2019elle produit, est également une source de revenus appréciable pour le cultivateur.L\u2019industrie du sucre et du sirop d\u2019érable date de 1700.Ses progrès ont été très lents.En effet, elle n\u2019a pas suivi le développement général de la province et de la région.Car à vrai dire, l\u2019industrie du sucre et du sirop d\u2019érable, organisée sur une base commerciale et rémunératrice, ne date que de 1925.alors que fut formée la Société des Producteurs de Sucre d\u2019Erable de Québec.Avant cette date, il faut avouer tout de même, qu£ le cultivateur exploitait l\u2019érable.L\u2019initiative individuelle se limitait là, et maintes fois elle laissait à désirer; souvent, on ajoutait des ingrédients étrangers pour gagner en quantité ou corriger le goût.Evidemment, on ne peut blâmer le cultivateur de n\u2019avoir pas voulu assumer les frais d\u2019expérience coûteuse afin de développer l\u2019industrie sur une base commerciale moderne.La production du sucre d\u2019érable accuse une baisse depuis 1890.On peut l\u2019expliquer par l\u2019existence à cette époque d\u2019exploitations plus rémunératrices.Plus tard, la concurrence déloyale se mit de la partie.Aujourd\u2019hui, il y a une tendance marquée à couper les érables pour en faire du combustible ou du bois de construction.Avec l\u2019organisation puissante de la Société des Producteurs du Sucre d\u2019Erable à Plessisville, l\u2019industrie érablière reçut une autre o-rientation.La Compagnie y fabrique toute une série de produits.(A suivre en page 44) ' .» V :*Y i ¦:v MM'* Y\t*' « :+> .fjp ftrmitr des Cantons £ [\u2019Est au ira oaiL Annie 1945 Cahier Historique dee Cantons de l'Est \u2014 No 2 Page m CODÊRE C\u2019EST PLUS QU\u2019UN NOM .C\u2019EST UNE NORME DE SATISFACTION DEPUIS 1875! Les directeurs actuels de la maison Codère, Limitée, représentent la troisième et la quatrième génération de la famille Codère, dont le fondateur fut M.François Codère.Le premier établissement remonte à l'année 1875.C'était une entreprise plutôt modeste.De sa fondation à 1891, le progrès fut constant.Cette adhée-là, le fondateur s'associa ses deux fils: MM.L.J.Codère et Eugène Codère, qui s'occupèrent activement du commerce jusqu'en 1927.date de leur retraite.\t\u201e Le fondateur décédé en 1899 et ses fils continuèrent l'entreprise sous la même raison sociale, jusqu'en 1908, alors que MM.Charles Codère, Louis Codère et Joseph-Henri Codère, représentant la troisième génération, furent associés à la maison, qui prit le nom de Codère & Fils, Inc.Enfin, en 1935, M.Hector Codère devenait directeur à son tour de Codère, Limitée, représentant la quatrième génération.Depuis, M.Jean-Moïse Codère a aussi été associé à l'établissement.Le commerce de la maison Codère, Limitée, occupe quatre étages et la cave de l'immeuble, 18, rue Wellington-Nord.Cet immeuble mesure 50 pieds de largeur sur 135 pieds de profondeur.En plus de cet immeuble, la compagnie possède des entrepôts, rue Wellington et rue des Grandes Fourches, occupant une superficie de 70,000 pieds carrés.it\\ .¦w*M DANS L\u2019INTIMITE DU FOYER.Lee corsetièree professionnelles NU-BONE possèdent des connaissances parfaites de la mode et elles sont entraînées de façon à interpréter les lignes de votre taille afin de faire ressortir à son tneux votre charme.Grâce à l'analyse individuelle, elles vous ont précisément bénéficier des dessins NU-BONE et de la baleine tissée, si vitale cru point de vue de l'élégance, du confort et de la santé.Elles se feront un plaisir d ciller faire l'analyse de votre taille privément, chez vous.Vous serez sûrement intéressées de ce cyi'elles vous révéleront.Dans chaque localité, une ou plusieurs représentantes sont à votre entière disposition.DESSINS DE TOUS GENRES : \u2014 Corset* medie&iut.orthopédkiues; «-einture» de maternité; corset* de toilette traîne* do sot»; MMitieo-coree, et*.JEANNE G AlipeAU GERANTE DE DISTRICT 85a, rue Wellington N., Api.104 \u2014 Telephone 2396ft SHEBBftOOU TÉLÉPHONE 467 POUR IMPRESSIONS DE TOUTES SORTES.ECRIVEZ.TELEPHONEZ OU VENEZ A NOS BUREAUX.RUE ALBERT.NOTRE RAYON DE PAPETERIE CONTIENT LES ITEMS NECESSAIRES A LA CORRES POND ANGE PARTICULIERE ET A LA ROUTINE DES BUREAUX.NOTRE ATELIER DE CARTONNAGE.RUE MINTO.EST POURVU DE L'OUTILLAGE LE PLUS MODERNE POUR LA FABRICATION DE BOITES DE TOUTES SORTES.PAGE-SANGSTER PRINTING COMPANY, LIMITED RUE ALBERT \u2014\t\u2014 SHERBROOKE Cahier Historique des Cardons de l\u2019Esf Ifo 2 TtnnSe IMS Pagre 52 EPHEMERIDES SUR LA VIE ET LE DÉVELOPPEMENT DE SHERBROOKE DE 17*4 À 1*34 PERIODE DE FONDATION 1791 Gilbert Hyatt, loyaliste américain, quitte Arlington, Vermont, pour s\u2019établir au poste Abénaquis des Grandes Fourches, au confluent des rivières Magog et St-François; il est le premier à utiliser la force motrice de la chute de la çivière Magog pour actionner un moulin à farine.Le nom de Grandes Fourche s\u2019est alors changé en celui de Hyatt's Mill.Sherbrooke n\u2019est alors qu\u2019un poste de traite où les tribus indiennes des environs viennent échanger leurs fourrures pour des denrées.1800 Erection du premier bâtiment dans les limites de ce qui est aujourd'hui Sherbrooke.1803-1805 Organisation des cantons d\u2019Ascot et d\u2019Orford dont sera détaché le territoire de la ville actuelle.1817 Sir John Coape Sherbrooke, gouverneur général du Canada, visite notre ville et lui donne son nom.1820 Sherbrooke ne compte que 7 à 8 maisons en bois rond.1822 Formation du district judiciaire St-François.L\u2019honorable Fletcher en est le premier juge.1823 Construction de la première Cour de Justice sur une partie du terrain occupé aujourd\u2019hui par le Séminaire; une partie de la bâtisse servira de prison jusqu\u2019en 1825.Fondation de l\u2019église anglicane St-Pierre de Sherbrooke.Le gouvernement du Bas-Canada désigne Sherbrooke comme centre de l\u2019administration de la justice dans les Cantons de l\u2019Est.182fi Construction de la première prison.1830 Ouverture d\u2019un bureau d\u2019enregistrement à Sherbrooke.1833 Erection de la première église catholique.Farmers\u2019 Mechanic Advocate, plus tard la Sherbrooke Gazette, est fondé.1834 Organisation de la British Ame-récun Land Company.1835 Etablissement de la Congregational Church.Fondation de la Stanstead & Sherbrooke Mutual Fire Insurance.1837 23 septembre: première transaction immobilière ; la British A-merican Land Co.annonce qu\u2019elle donnera du terrain à tout manufacturier désireux de s\u2019établir à Sherbrooke.A partir de ce moment, plusieurs scieries, menûise-ries et carderies s\u2019établirent sur les boitls de la rivière Magog.C\u2019est là la naissance industrielle de Sherbrooke.Incorporation en municipalité.1842 Etablissement de la première fabrique de laine à Sherbrooke, par Adam Lomas & Son.1845 et 1846 Le duc de Portland visite le Canada et Sherbrooke donne son nom à un parc dont elle a fait l\u2019acquisition apparemment par prescription.Période de développements La période qui commence avec l\u2019octroi d\u2019une charte de village à Sherbrooke et l\u2019apparition du premier chemin de fer dans ce village est celle des premiers développements.On y voit se former un réseau de chemins de fer et naître les premières industries, notamment la Paton, première filature de laine du Canada.1832 Sherbrooke reçoit sa charte de village le 28 juin, par proclamation de Son Excellence le Gouverneur général du Canada.Cette première charte détachait une partie des cantons d\u2019Orford et d\u2019As-cot et établit les limites du village là où elles sont aujourd\u2019hui, sans compter toutefois le territoire annexé en 1942.Premier maire: G.-F.Bowen, qui fut 40 ans shérif et organisa le 53e régiment.Le développement industriel de la ville nouvelle prend un essor considérable, le Grand Tronc ayant décidé de prolonger ses voies de St-Hyacinthe jusqu\u2019à Sherbrooke.Il n\u2019existe aucun procès-verbal des délibérations du Conseil de 1852 à 1871; un incendie aurait détruit ces procès-verbaux vers 1870.Toutefois une partie des aiv chives fut sauvée car il est resté un livre de règlements municipaux de 1852 dont un exigeait que les propriétaires aient deux échelles sur leurs bâtisses en cas de feu.Ces échelles devaient être munies de crochets à un bout et être assez longues pour atteindre le toit.Toute infraction à ce règlement était passible d\u2019une amende de 20 chelins.La même amende était imposée aux propriétaires n\u2019ayant pas sur leurs bâtisses deux seaux de trois gallons chacun.En cas de feu la première personne qui r».liait le boyau à la pompe à bras recevait une récompense de 5 chelins; la même récompense était accordée au premier citoyen arrivé sur les lieux avec un baril d\u2019eau.Un peu plus tard un règlement d\u2019hygiène fut voté pour défendre le transports de \u201crésidus privés\u201d à travers les rues de la ville, à une vitesse de plus de trois milles à l\u2019heure, ce qui indique qu\u2019il n\u2019y avait pas encore de système d\u2019égouts dans ce temps-là.1853 L\u2019Univresité Bishop, à Lennox-ville, reçoit sa charte royale.1854 J.-G.Robertson succède à Bowen comme maire.Il fut trésorier provincial et occupa le poste de président du Sherbrooke, Eastern Townships & Kennedy Railway.1855 L\u2019Exposition Provinciale se tient à Sherbrooke.\t__ 1856\ti A.-P.Bail devient maire.1857 Robertson est maire de nouveau.\u20191858 La ligne Passumpsic, plus tard appelée \u201cBoston and Maine\u201d, et maintenant le Québec Central, qui allait jusqu\u2019à Newport est étendue jusqu\u2019à Sherbrooke.1859 La Banque des Cantons de l\u2019Est est fondée.1860 Visite du prince Edouard, plus tard Edouard VIL J.-B.Forsyth donne à la ville un terrain devenu le parc Forsyth, en face de l\u2019église St-Jean-Baptiste.1864 Les premières recherches pour de l\u2019or et du cuivre sur ce tenii toire sont entreprises par le géné* ral Adams.1866 Andrew Paton fonde la Paton Mfg Co., première filature de laine au Canada et peut-être encore la plus considérable.1867 Les manufacturiers de Sherbrooke emploient 300 hommes et la population est de 3,500 âmeOb Les citoyens de Sherbrooke se groupent pour discuter l\u2019établissement d\u2019un chemin de fer.1868 R.-W.Heneker, gérant de la B.A.Land Co.est élu maire.1869\t1 Incorporation de la Cie de transport de Sherbrooke, Eastern Townships & Kennebec Railway.L\u2019hon, Robertson est maire pour la 3e fois.Le 1er avril la B.A.Land Co.cède à Sherbrooke un terrain pour l\u2019entraînement militaire et athlétique (Champ de Mars).1871 I,a Massawippi Valley Ry, plus tard le Boston & Maine et maintenant le Québec Central, se rend jusqu\u2019à Sherbrooke; l\u2019Eastern Townships & Kennebec Railway, maintenant le Québec Central, commence à établir ses voies de Sherbrooke et la St.Francis & Megan-tic International Railroad, maintenant le C.P.R., commence la construction de son chemin de fer de Sherbrooke à Lac Mégantic.En juin, le conseil accorde à la Montreal Telegraph Co.l\u2019usage gratuit d\u2019une chambre près de la salle du conseil pour établir le pre-mier bureau de télégraphie à Sherbrooke.La population de Sherbrooke est de 5,500 âmes.1872 Maire: l\u2019Honorable John-G.Robertson ; conseillers : H.-R.Beckett, John Campbell, G.-H.Borlase, R.-D.Morkill, J.-A.Archambault^ John Griffith.1873 La population est de 6,438 âmes.Le premier département des Incendies s\u2019organise à Sherbrooke &-vec J.-C.Waterhouse comme chef.Maire: R.-D.Morkill; nombre de conseillers: 6 dont deux de langue française; pourcentage des Canadiens français: 20%.Conseiller»; H.-R.Backett, G.-H.Borlase, J.-A.Archambault, John Griffith, Q, Cameron, A.Paton.(A suivre en page 54) WM Ml SSSw i* .x * .K il * * V.C ?JL* Wf# II oi{le de Sberbeook* mm .2*3 & M Wk Va \u2022\tf \u2019 - Vr, \u2022 \u2018V: Vï - ' ¦¦ ¦^rïssiw Annie 1945 Cailler Hisforîcju^ ^ milles pour raccorder l\u2019usine de Rock-Forest à celle de Sherbrooke.Le conseil décide de paver la rue Wellington mais sa décision est renversée par les contribuables à une assemblée publique tenue le 5 juin.Le 15 mai, le conseil impose la vaccination obligatoire pour tous les citoyens.La première exposition annuelle, sous les auspices de la Sherbrooke Poultry Association, a lieu le 25 janvier.La Banque Canadienne de Commerce s\u2019incorpore la \u201cE.T.Banks\u201d.Année 1912 Le Conseil inaugure une politique d\u2019aide financière et d\u2019exemption de taxes aux industries nouvelles; le 12 juin il adopte trois règlements en faveur de compagnies: le premier autorise un prêt de $100,000.00 à la Jenckes Machinery pour l\u2019aider à ériger son usine près du marché Lansdowne et une exemption de taxes pour 10 ans; le second offre un terrain à la Canadian Brakeshoe, rue Belvédère, avec exemption de taxes pour 10 ans; le troisième offre également un terrain rue Belvédère à la Sherbrooke Iron Works (Superheater) et une exemption de taxes pour 10 ans.Ces faveurs contribuèrent fortement au développement de ces industries par la suite et avaient été deman-» dées par la Chambre de Commerce de Sherbrooke.Le 7 mai le Conseil adopte un règlement délimitant les cinq quartiers de la ville.Un règlement d\u2019emprunt de $350,000.00 pour le pavage des principales artères de la ville \u2014 Wellington, King, Marquette et Dépôt est adopté par le conseil le 24 juillet mais essuie une écrasante défaite de la part des contribuables.La ville obtient de la législature une charte lui donnant des pouvoirs spéciaux adoptés aux conditions locales.L\u2019Association des citoyens de Sherbrooke est formée le 9 janvier.MM.G.-A.LeBaron et F.R.Darche en sont les présidents conjoints.La Canadian Connecticut Cotton Mills s'établit ici.Maire: F.H.Hébert; conseillers: Wm Brault, Dolor Rousseau, R.E.Ewing, McManamy, L.H.Olivier, White, Ledoux, Simoneau, Jenckes, Thompson et C.F.Obvier.Année 1913 Dans le bût de protéger la santé des citoyens le Conseil décide de ne permettre la vente du lait et de la crème dans Sherbrooke qu\u2019aux laitiers et producteurs a-yant obtenu un permis du greffier de la ville; ce permis n\u2019est accordé que si l\u2019on se conforme aux règlements d\u2019hygiène de la province de Québec.Deux autres industries venant des Etats-Unis, la Canadian Connecticut Cotton Mills et la Panther Rubber Company, obtiennent du terrain et une exemption de taxes pour 10 ans.Harry K.Thaw est arrêté à Sherbrooke le 20 août.Son Excellence Mgr Stagni, délégué apostolique, visite la ville, le 4 octobre.L\u2019historique pin solitaire, dans la rivière St-François, tombe au cours d\u2019un gros orage, le 23 no-bre.Conseillers : Jenckes, Brault, Ewing, F.R.Darche, Thompson, A J.Genest, Denault, Ludger Forest, Constant Prunier, Simoneau, Jos.Massé (décédé dans l\u2019année).Année 1914 Création d\u2019une Cour du Recorder au poste No 1, selon les lois des villes de la province.Le 6 mai adoption d\u2019un règlement établissant un service d\u2019inspection des bâtiments, vu le nombre grandissant des constructions nouvelles à Sherbrooke.La population de Sherbrooke est alors de 20,000 âmes dont l\u2019évaluation foncière est de $10.256,545.00.La Ville améliore sqn sendee d\u2019électricité en faisant construire des lignes de transmission de son pouvoir dé Rock Forest à son usine de distribution sur une distaa-, (A suivre en page 60) * *' * - ¦¦¦ - -»¦ vu\"\"\"\" rA*f K f* ïc BU x-S y tir ' 1* pte Pelletier i l arrière 4g Manège de l§ rue Mvédèrt. Annie 1945 gghief mrtâijw a» cahfo^rairiai^ Ho 2 Page 59 Pour plus de sécurité sur la route» exiges LES DOUBLURES DE FREINS (BRASS Lunso); IlittcbeAteti MAUFACTUREES A SHERBROOKE PAR Autobestos Manufacturing Co., Limited RUE LANSDOWNE SHERBROOKE, QUE.Cinquante-deux ans.au service du public et des Cantons de l'Est M.Ernest Bélanger, qui s\u2019occupait à cette époque de rembourrage de meubles, ouvrit son premier établissement de commerce en 1893, c\u2019est-à-dire, il 7 a plus d\u2019un demi-siècle.\u2018ILes Ateliers Bélanger\u201d connaissent aujourd\u2019hui une renommée enviable dans toute la région.Nos spécialités Les employés, sous l'habile direction de MM.Bélanger, travaillent continuellement à la décoration intérieure des foyers de la région, se spécialisant dans les agencements de styles \u201cpériodiques\u2019 \u2019et \u201cmodernes\u201d; ainsi que dans le rembourrage de meubles de tous styles, la vente de draperies, de rideaux, de riches tissus et matériels décoratifs etc.Ci-contre un aperçu de l'intérieur de \u201cLes Ateliers Bélanger\u201d, à 55, rue Wellington-Nord, Sherbrooke.On notera l\u2019assortiment considérable de draperies, rideaux, tissus à housses et à meubles et matériels décoratifs de toutes sortes.L\u2019atelier est complètement séparé du magasin de montre.VART DECORATIF APPLIQUE A L'EMBELLISSEMENT DU FOYER MODERNE Il y a huit ans, cette entreprise était établie sur une base'nouvelle et le nom \u201cLes Ateliers Bélanger\u201d fut désormais popularisé.L\u2019animateur de cet établissement qui se spécialisa dans la décoration intérieure fut M.Joseph-Henri Bélanger, fils du fondateur, qui en devint le gérant.M Joseph-Henri Bélanger avait acquis une précieuse expérience dans ce domaine de la décoration intérieure ayant été au service de la maison Henry Morgan & Co.de Montréal pendant plusieurs années.Depuis huit ans.l\u2019entreprise a connu une ère de prospérité intense tant dans la décoration que dans le rembourrage de meubles sur une plus haute échelle.\u2022 Les Ateliers Bélanger 55, me Wellingon-nord ERNEST BELANGER & FILS Tél : 706 Sherbrooke, Qué. Page 60 Cahier Historique des Cernions de l'Est Tftmte Ntt \u2014 No I EPHEMERIDES sur la vie et le développement de Sherbrooke.De 1794 à 1934.(Suite de la page 58) ce de 7 milles; l\u2019installation de deux nouvelles turbines d\u2019une capacité de 1,500 chevaux vapeur.Le nouvel édifice de la ligne du Québec Central est ouvert au public le 3 janvier.Le duc et la duchesse de Connaught visitent Sherbrooke le 18 juin.La Grande Guerre est déclarée le 4 août.Les premières unités de Sherbrooke partent pour Val-cartier le 18 août et le premier contingent de Sherbrooke part pour la France le 24 août.Maire: Jas.MacKinnon; conseiller: J.H.Edwards succède à Jos.Simoneau.Année 1915 Le conseil adopte des mesures de prévention contre les incendies, entre autres l\u2019installation de gicleurs automatiques dans les établissements industriels et d\u2019extincteurs chimiques dans les édifices publics, magasins et restaurants.Le 1er mars le conseil décide que la construction des trottoirs sera défrayée par la Ville et les contribuables intéressés dans une égale proportion; délai de dix ans aux propriétaires pour acquitter leur part par versements annuels à intérêt de 5%.La taxe foncière est fixée à douze millins; taxe d\u2019affaires de $20.par année imposée aux professionnels.Le 17 mai le conseil accorde une exemption de taxes à la Canadian Box Shook Mills pour 10 ans afin de lui permettre d\u2019ériger une usine à Sherbrooke.Les contribuables approuvent un règlement d\u2019emprunt de $25,-Oflf) pour l\u2019installation d\u2019égouts dans les rues King, Brooks, Galt, Montréal, St-Edouard et Peel.Le 19 juillet la Ville accorde un octroi de $.\u2018},800.à l\u2019Exposition de Sherbrooke.10,000\tpersonnes se rassemblent à Sherbrooke de toutes les parties des Cantons de l\u2019Est pour dire adieu au \u201c5th Canadian Mounted Rifles\u201d.Ouverture, à Sherbrooke, de la manufacture Julius Kayser.Conseillers : Jenckes, Brault, Ewing, Denault, Genest, Forest, Prunier, Fortier, P.Gauvin, J.K.Edwards, J.S.Tétrault (partie de l\u2019année).Année 1916 Construction d\u2019une nouvelle u-sine à gaz comprenant deux installations de machines à gaz d\u2019eau de 5 pieds, deux épurateurs et deux réservoirs d\u2019une capacité de 30,000\tet 200,000 pieds cubes respectivement.Adoption d\u2019un règlement d'emprunt de $300,000, le 10 avril, pour la construction d\u2019une usine électrique à Westbury.Nomination d\u2019un inspecteur des arbres pour en surveiller la plantation et l\u2019entretien dans les rues et les parcs.Le conseil impose une taxe de 1 pour cent sur tous les salaires de plus de $1,000 gagnés dans la ville de Sherbrooke.A-doption d\u2019un règlement, le 20 novembre, pour la fermeture des théâtres, des salles de spectacle et des lieux d\u2019amusement le dimanche.(Ce règlement fut annulé en septembre 1918 par le juge Globensky.de la Cour Supérieure, district* St-Francois.) Adoption le 18 avril d\u2019un règlement pour la construction d\u2019un trottoir des deux côtés de la rue King depuis le pont Aylmer jusqu\u2019à la rue Belvédère; par une particularité étrange on stipula que le trottoir serait de 12 pieds de largeur devant les établie sè- ment s commerciaux et de 8 pieds devant les maisons privées.Présentation des couleurs au 117ème Bataillon des Cantons de l\u2019Est, le 29 mars.Maire: Ernest Sylvestre; les conseillers Ewing et Denault sont remplacés par J.Parkes et J.-O.Darche.La population est de 20,-470 âmes dont 70 p.c.de Canadiens français.Année 1917 L\u2019usine de la rue Frontenac est remodelé au coût de $150,000: on y construit un nouveau barrage en béton qui relève la tête de la chute de 30 à 38 pieds; on y installe de nouvelles turbines et génératrices portant la capacité de l\u2019usine à 2,000 K.V.A.\u2014 Acquisition de l\u2019usine de Weedon, sur la rivière St-François, comprenant une usine, une turbine et une génératrice de 750 K.V.A.; le produit de l\u2019usine est vendu à la compagnie hydraulique Saint-François, Disraéli.Emprunt de $375,000 pour l\u2019achat de l\u2019usine Weedon.Le 2 janvier, le conseil adopte un règlement régissant la vente du pain et exigeant l\u2019inspection des lieux et un permis.Exemption de taxes de 10 ans à la Beckwith Box Toe.Règlements sur les cochers et les charretiers.Le marché Lansdowme n\u2019est ouvert que le samedi.La campagne patriotique de la Victoire pour $150,000.commence à Sherbrooke, le 5 mars.La fameuse actrice Sarah Bernhardt reçoit une pompeuse réception au théâtre His Majesty\u2019s, le 12 juillet.Conseillers: Brault, Genest, Fortier, J.K.Edwards, G.-E.Delorme, Parkes, (partie de l\u2019année) Forest, Gauvin, Tétrault, A.C.Skinner et J.P.Wells, partie de l\u2019année.Population 23,210 â-mes.Année 1918 Installation d\u2019une nouvelle pompe de 4,000,000 de gallons et d\u2019une turbine à l\u2019usine de l\u2019aqueduc.Nouveaux taux de l\u2019électricité: 6 cents le kw-h.; escompte de 10 pour cent; taux des industries \u2014 1 cent le kw-h.ou $21 par année par cheval-vapeur.Gaz, $1.50 le 1,000\tpieds cubes.L\u2019impôt foncier est réduit à 10 millins.Travaux d\u2019agrandissement au mar- ché Lansdowne au eoât de $10,-000.Souscription de $7,500 au fonds patriotique et de $2,500 à la Croix-Rouge britannique et à l\u2019Ordre de St-Jean de Jérusalem.La ville est subdivisée en 32 bureaux de scrutin pour fins d\u2019élections provinciales.On vote $10,000 pour le système d\u2019éclairage des rues.Adoption le 15 avril d\u2019un règlement de $20,000.pour le pavage de la rue du Dépôt, entre les rues King et Aberdeen, du côté ouest de la voie des tramways; c\u2019est le premier pavage de Sherbrooke.Achat d\u2019un terrain de la Fairbanks (partie du parc Dufresne, nommé en l\u2019honneur du premier curé de la paroisse St-Michel, l\u2019ab» bé A.-E.Dufresne 1853-1891).Maire: C.D.White.Développement de la voirie Avec l\u2019année 1919 commence une période de développement de a voirie à Sherbrooke.L\u2019opposition aux travaux de pavage a fini par être brisée et les autorités lancent un vaste programme de plus d\u2019un demi-million de dollars tout d\u2019abord, programme qui sera repris et continué quelques années plus tard.Année 1919 La taxe foncière monte à 13 millins pour parer aux frais d\u2019entretien des rues, trottoirs et é-gouts ainsi qu\u2019aux charges d\u2019administration et au paiement des intérêts sur la dette.La ville inaugure son premier programme de voirie en adoptant, le 24 mars, un règlement d\u2019emprunt de $542,500.Le Conseil profite de la loi provinciale des logements ouvriers pour demander, le 17 avril, l\u2019autorisation d\u2019emprunter la somme de $500,000.00 dans ce but.La Canadian Connecticut Cotton Mills obtient une nouvelle exemption de taxes de 10 ans sur sa nouvelle usine de $1,500,000.00, à condition qu\u2019elle emploie à l\u2019année 600 ouvriers.La Julius Kayser reçoit le même privilège pour son aile en voie de construction.Pose de 9,000 pds.d\u2019aqueduc de 20 pouces; installation d\u2019une pompe refoulante rue Prospect.Année 1920 Construction d\u2019un barrage en béton et d\u2019une usine électrique à Weedon ; la machinerie électrique est renouvelée par l\u2019installation de turbines, de génératrices et d\u2019un tableau de distribution portant la capacité de l\u2019usine h 2.rnr> kw.Construction d\u2019une station de distribution, rue Galt, et d\u2019une ligne de transmission de 30 milles reliant l\u2019usine de Weedon à le sous-station de Sherbrooke.Amélioration de l\u2019éclairage des rues; construction de nouvelles conduites d\u2019eau.Un montent de $577,000 est affecté à toutes ces dépenses.Règlement de construction pour l\u2019alignement des immeubles rues King et Wellington.Règlement de police très élaboré énumérant les causes de désordre et les infractions aux lois.Le 13 septembre, achat d\u2019un terrain dans le quartier sud pour l\u2019Ecole Technique de Sherbrooke; emprunt de $30,000 à cette fin.L\u2019impôt foncier est porté à 16 millins et le gaz à $1.75 le 1,000 pieds cubes.Les permis de construction atteignent le record, insurpassé depuis, de $3,265,538, dont $1.000,-000 pour la nouvelle usine de la Canadian Connect! tut Cotton Mills.Population de 23,493 âmes; évaluation de $16,096,724.Maire: Denault; Alex.Trudeau succède à P.Gauvin comme conseiller.Année 1921 La Cie \u201cRegai Tire and Rubber\u201d reçoit une exemption de taxes municipales pour une période de 10 années, pour ériger une usine rue Wellington-sud.Le premier règlement d\u2019autos-taxis est adopté le 25 avril, les prix étant de .75 et $1.00 par voyage et de $4.00 de l\u2019heure.Le Conseil poursuit l\u2019exécution de son programme de pavage, d\u2019égouts et de trottoirs, de façon à servir toutes les artères importantes de la ^jjlle.La ville garantit un emprunt de $50,000.de l\u2019Association de l\u2019Exposition de Sherbrooke.Le 27 décembre, le conseil refuse d\u2019accorder un permis de vendre de la bière aux tavernes ; seuls les hôtels jouiront de ce privilège.Le duc et la duchesse de Devonshire et Lady Anne Cavendish visitent Sherbrooke, le 16 mars.Maire: Denault; conseillers; Brault, J.K.Edwards, Tétreault, Forest, R.Langis, Skinner, Delorme, S.R.Newton, J.D.Tremblay et Trudeau.Année 1922 Un réservoir de 6,00,000 de gallons est construit près de celui de la rue Fairmount.Reconstruction du pont Dufferin, sur la rivière Magog, au coût de $55,000.Installation de tuyaux d\u2019égout en grès dans le centre, le nord et l\u2019ouest, au coût de $115,000.La taxe fon-(A suivre en page 62) ¦ \\lp du nient du Clftb bSH0l.«Ml W * £ n mM Wmà iéfJiS ?\" I I»*, > : : AnnSe 1945 Cahier ffistwfque des Cornions de l'Est No 2 Page 61 Voici l\u2019imposant édifice où est situé le grand magasin à rayons J.M.NAULT, Limitée, suc la rue King-Ouest, près de la rue Wellington, \t «w^KS* f L.-A.GAUDREAU Vice-président Président LOUIS-F.OODCaiE Secrétaire-trésorier A.L.STRINGER PHILIBERT LAGUEUX J.-KDGAR-M.GENEST A.W.SYKES Gérant-rénéraL Directeur Directeur Directeur yv., FAITS A SHERBROOKE / Vendus par tout le pays \u2022 La Sheer Silk Hosiery Mills, Limited, est une industrie qui ne compte que huit années d'existence et déjà, elle est au nombre des plus importantes de Sherbrooke I Elle fut organisée par un groupe d'hommes d'affaires de Sherbrooke et elle connut des débuts modestes, avec un personnel de seulement 20 employés et un nombre restreint de machines à tricoter les bas.Aujourd'hui, elle donne un travail régulier à 100 employés.Les bas de soie confectionnés à Sherbrooke par la Sheer Silk Hosiery Mills, Limited, ont vite conquis la préférence de la dame soucieuse de son élégance.Les employés, tous de Sherbrooke, la machinerie moderne, les produits de qualité qui y sont employés, ont concouru à produire un bas de la plus haute qualité, dont la demande s'accentue de jour en jour;.Ces bas sont vendus à travers le pays tout entier, répandant ainsi, d'un océan à l'autre la bonne renommée de Sherbrooke.Sheer Silk Hosiery Mills RUE ABENAKIS\t, LIMITED\tSHERBROOKE \u201cF5® PoKje 72 Cahter Hlstorkfu® dea Centals & l'Est No 2 Année 1945 Le pouvoir électrique est un actif pour la ville de Sherbrooke (Suite de la page 70) Centrale de Westbury Ce fut aussi en 1927 que la ville de Sherbrke entreprit de harnacher Te St-François à Westbjiry.Les travaux commencèrent le 5 décembre 1927 et l\u2019énergie électrique de la nouvelle usine fut reçue pour la première fois à Sherbrooke le 24 juillet 1929.Le barra-gt* est construit en béton et mesure 300 pieds de longueur, y compris l\u2019usine et le cloisonnage.I>e site du barrage est idéal, les deux rives ainsi que le lit de la rivière se composant de roc à cet endroit.La capacité de l\u2019usine était alors de 5,000 K.c.A.Pour recevoir une partie de l\u2019énergie électrique de l\u2019usine de Westbury, une station de distribution a été bâtie près de l\u2019usine à gaz, à Sherbrooke.Voici un tableau indiquant l\u2019extension de la capacité- génératrice de 1882 & 1929: Année\tCapacité 1888\t50 K.V.A.1890\t100 K.V.A.1&95\t160 K.V.A.1900\t480 K.V.A.1905\t840 K.V.A.1910\t1,750 K.V.A.1915\t3,750 K.V.A.1920\t4,000 K.V.A.1925\t6.600 K.V.A.1929\t13,505 K.V.A.1939\t13,805 K.V.A.L\u2019éclairage des\trues est contrôlé de l\u2019usine de* la rue Frontenac et de la sous-station de la rue Galt, à la station de distribution de la r*ie Wellington, et est arrangé de telle sorte que, dans les rues principales, si l\u2019un des circuits vient à manquer, la rue soit quand même éclairée d\u2019un côté.I.igue VVestbury-Sherbrooke En 1933-34, le département de l\u2019électricité construisait la ligne de transmission Westbury-Sher-brooke.En 1930, il faisait l\u2019ouverture du camp de Two Miles Falls pour y faire la coupe du bois.L\u2019aménagement de Two Miles Falls augmenterait la production d\u2019au moins 10.000 c.v.On estimait naguère que la construction d\u2019un barrage et d\u2019une centrale à Two Miles Falls coûterait approximativement $1.000,000.La réalisation de ce projet a été différée à cause de la guerre.En 1939, la ville de Sherbrooke faisait l\u2019acquisition du barrage et de la centrale électrique d\u2019Eustis, appartenant à la Consolidated Sulphur and Copper Company.La centrale a une capacité de 500 c.v.La Ville obtint cette propriété pour $30,000.En 1939 également, la ville passait avec la compagnie Shawinigan un contrat pour l'achat d\u2019énergie électrique jusqu\u2019à concurrence de 5,000 c.v.Le personnel du service de l\u2019électricité et du gaz est de 75 employés.Depuis la municipalisation de l\u2019électricité, les surintendants du département ont été MM.J.-R.McGregor, C.-J.Desbaillets, H.-E.Pawson, J.-R.McGregor et Gaston Massé.Le surintendant actuel, M.Massé, occupe ce poste depuis le mois de septembre 1939, et il a pour adjoint M.Wilfrid Noël.Les propriétés du département de l\u2019électricité et du gaz, centrales, barrages, lignes de transmission, etc., sont évaluées à $4,650,000.Le service de l\u2019électricité s\u2019est développé d\u2019une façon constante.Quand la ville de Sherbrooke devint propriétaire des usines électriques, en 1908, la charge maximum était de 2,300 c.v.et il y avait 3,000 clients.En 1928, la charge maximum était portée à 11,000 c.v.et le nombre des clients à 7,500.Aujourd\u2019hui, la charge maximum s\u2019élève à 15,000 K.W.et le nombre des clients s\u2019établit à 11,200 dont 693 en dehors des limites de la ville.Ces derniers sont desservis par 54 milles de lignes rurales.Le 10 août 1941, les bombardements détruisaient l\u2019édifice du journal catholique chinois Yi Shih Pao, à Tchoungking.dont s\u2019occupe particulièrement Mgr Paul Yu-Pin.vicaire apostolique du Kiating.Ce journaL en dépit de difficultés sans nombre, vient de reprendre ses activités.Amsterdam, avant* la guerre, était un centre important pour le marché des fruits et des légumes.Son Marché Central donnait un rendement de plus de SI 1.000,000.par année.Le circuit des unions ouvrières de l\u2019Office national du Film présente chaque mois des spectacles cinématographiques à plus de 300 kxaux d\u2019unions ouvrières.i A Rotterdam actuellement.400 personnes meurent de faim tous les jours.En 1910, l'on était fier de montrer m hagnole.aoec ses cuivres et ses nombreux bibelots, tel que U fait voir cette photographie prise à Sherbrooke à cette époque., ¦ V « \u2018-z*r ÂW C.*s mmi M Regrets et consolations On se plaint, par les temps qui courent, que la vie est chère.C'est vrai, mais il y eut pire dans le passé .et il y eut mieux aussi Le tableau ci-dessous emprunté pour le passé aux Annuaires Statistiques de Québec des années 1915 et 1921 et pour le présent à l\u2019état des prix courants en octobre dernier, s\u2019applique aux prix de détail pour la moyenne de l'année.\t\t1914\t1920\t1944 Boeuf, filet, 1b\t\t\t20c\t32c\t30c Boeuf à rôti, 1b\t\t\t16c\t20c\t20c Veau, quartier de devant, 1b .\t\t16c\t18c\t25c Mouton, quartier d\u2019arrière, 1b.\t\t18c\t29c\t36c Porc frais à rôti, 1b\t\t\t18c\t34c\t*j\u2018oC Lard salé, 1b \t\t\t\t\t\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022\t18c\t33c\t17c Bacon, le meilleur, Ib.\t\t\t24c\t56c\t34c Saindoux, 1b \t\t\t\t\t\t m\t20c\t76c\t18c Oeufs frais, douz.\t\t\t\t35c\t74c\t48c Lait, pinte \t\t\t7c\t13c\t9c Beurre de ferme, 1b\t\t\t28c\t58c\t37c Fromage canadien, 1b \t\t\t20c\t40c\t25c Pain, 1b \t\t\t5c\t9c\t8C Farine de famille, 1b\t\t\t4c\t9c\t3c Farine d\u2019avoine, 1b \t\t\t\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\t5c\t10c\t6c Riz de choix, 1b\t\t\t6c\t17c\t12c Fèves blanches, 1b \t\t\t7c\t13c\t6c Sucre blanc, 1b\t\t\t\t\t\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022«\t6c\t18c\t8c Thé noir ou vert, 1b\t\t\t\t\t\t40c\t78c\t59c Café, 1b \t\t\t40c\t60c\t35c Pommes de terre, 15 Ibs\t\t\t15c\t90c\t29c Et maintenant, le grand problème du chauffage tel qu\u2019il fut résolu à diverses époques :\t1914\t1920\t1944 Anthracite (charbon dur), tonne.\t.\t$7.75\t$15.25\t$17.00 Bois franc, 4 pieds, corde \t\t.\t7.00\t14.75\t14.75 Bois mou, 4 pieds, corde\t\t5.00\t10.50\t10.75 A présent, le prix moyen d\u2019un logis de\t\tsix pièces dans\tun quar- tier ouvrier \t\t.\t$13.50\t$18.50\t$25.00 En prenant l\u2019année 1913 comme base, les prix s\u2019élevèrent de 100 à 217, puis redescendirent aux environs de 150 pour s\u2019y maintenir jusqu\u2019à la grande dépression de 1930.Ils remontèrent depuis graduellement à leur niveau actuel.On se sert de l\u2019année 1936 comme base dans les computations ordinaires et de ceux de 1939-1940 pour établir 1s boni de vie chèr« ïî, lil: fe' \u2019 *$***?,.\t?i r Au service., s DES CITOYENS DU QUARTIER OUEST et de toute la population de Sherbrooke.LA QUINCAILLERIE Alcide Trudeau 130, rue Alexandre 4 \u2022\tPEINTURE \u2022\tPAPIERS-TENTURES \u2022\tVAISSELLE I Téléphone 3072 ARTICLES DE SPORT JOUETS ETC- ETC./ Cahier Historique ries Cantons rie l'Est \u2018 9ümSe 1945 \u2014 Vo 2 UN RAPPORT A NOS 4386 DEPOSANTS .n-F~~-T\u2014'\u2014 r , - j ,¦ i, - i\tf- ,\t\u2014I ; rjjjjpL ! *\u2014- \t\t \"T\u2014 î S F H ' Afin que chaque déposant puisse connaître la situation exacte de cette Compagnie, nous publions ce rapport à la fois simple et succinct qui se résume d\u2019une façon complète dans ces trois questions et réponses.1.\t\u2014QUE DOIT LA COMPAGNIE ET A QUI LE DOIT-ELLE ! REPONSE :.$1r985f559.44 De cette somme, $1,964,783.31 est dû aux dépositaires et il y a une réserve de $20,776.13 pour taxes sur le revenu et sur l\u2019excédent de profit pour dividendes et pour dépenses accrues.Il n\u2019y a aucune autre obliagtion.2.\t\u2014QUE POSSEDE LA COMPAGNIE ! REPONSE :.$2,604,140.87 Ce montant est formé comme suit: Argent en caisse .$ 219,288 63 Obligations gouvernementales .1,108,957.78 Prêts sur hypothèques .1,063,582.74 Prêts à demande.58,024.84 Avances sur immeubles .33,946.74 Edifice et bureaux .112.379.64 Actifs divers .7,960 50 3.\t\u2014QUEL EST L'EXCEDENT DE CE QUE CETTE COMPAGNIE POSSEDE SUR CE QUELLE DOIT! REPONSE:.$618,581.43 Réparti comme suit: Capital .Réserve et Surplus $300,000.00 318,581.43 Sherbrooke Trust Company Fondé en 1874 * UIMBB ElBElAS ébéniste Hotre eatreprifte n beaucoup contrl« bné à In modernisation de* devan* lure* et IntériotirN «le quantité d« muftUHln* de Sherbrooke et «le* t'nn-t«»n* de rrc*t.'Votre répntntion **e*t répandue nu Canadn tout entier »crA« ce A «le* e -\t\u2022\u2022\t\u2022r^p' k-.v; Frf li8r- ô\u2018 y liow^a^iiffi i îif ii'fiiiiitiiiiifltf .TOUS TRAVAUX DE PLOMBERIE, CHAUFFAGE ou COUVERTURE .GRANDS ou PETITS, REÇOIVENT UNE ATTENTION EXPERTE ! Un atelier des mieux équipés, un personnel de grande expérience et le souci d'assurer toujours entière satisfaction nous ont valu des contrats de grande envergure dans toutes les parties de la province.Voici une liste de quelques établissements où nous avons fait l'installation do plomberie, chauffage, ventilation ou couverture:- - Ecole du Centre, Sherbrooke; Collège Sacré-Cœur, Vktoriaville; Scolastkaf des Filles du Sacré-Cœur, Sherbrooke; « ' JOSEPH LABKEÜQUE.prop.Prés, de l\u2019Association des Plombiers de Sherbrooke.Directeur des Maîtres-Plombiers et Entrepreneurs en Chauffage du Canada.Camp Militaire de Mont-Joli; aéroport de Gaspé; Les Aéroports de Windsor-Mills, St-Jean; Rimouski et Darmouth; Ancienne Loretfe, P.Q.Hôpital Hôtel-Dieu, Sherbrooke; Séminaire St-Charles-Borromée, Sherbrooke; Julius Kayser and Co.Ltd., Sherbrooke; Carnation Milk Co., Sherbrooke; Séminaire des Sts-Apôtres, Sherbrooke; Hospke de Magog; Ecole Ste-Marguerite, Magog; Edifice du Dépt.des Recherches et Pêcheries, Grande-Rivière, Gaspé; Edifice Parent, rue Gordon, Sherbrooke; Le nouvel Edifice de l'impérial Oil Co., Sherbrooke; ARMAND DESCHENES, Asst.Joseph Labrecque \u2022PLOMBERIE \u2022CHAUFFAGE \u2022VENTILATION «COUVERTURE \u2022TRAVAIL DES MÉTAUX EN FEUILLES 128.RUE CONSEIL\tSHERBROOKE\tTEL 1596 François LABRECQUE, comptable Page 86 Cahier Historique 3es CbriVSns He ITs! No 2 Année 1945 La Julius Kayser & Company .un facteur de progrès à Sherbrooke L\u2019usine sherbrookoise de Julius Kayser V Co.Limited qui produit à l\u2019heure actuelle environ 10,000 douzaines de paires de bas par semaine est de beaucoup la plus importante usine manufacturière de bas pour dames au pays.Comme question de fait elle n'a pas son égale dans tout l'empire britannique.Bien que les modes de fabrication aient considérablement changé par suite des conditions de guerre et de la main-mise gouvernementale sur tous les stocks de soie, il n'en demeure pas moins que cette industrie, en temps de guerre comme en temps de paix, demeure l une des plus stables et des plus nécessaires dans l'économie canadienne.La Julius Kayser Co.Limited avec ses 1,226 employés constitue un faeteur de progrès et de stabilité dans la ville de Sherbrooke dont les industries sont si heureusement diversifiées.Ï1 a fallu près d\u2019un an à l'usine de la rue Frontenac pour s\u2019adapter aux conditions nouvelles imposées par les dures restrictions de guerre.C'est au printemps de 1941 que le gouvernement a mis le ban sur toutes les importations de soie naturelle et a réquisitionné tous les approvisionnements pour des fins de guerre.Il faut dire cependant que le décret gouvernemental permettait toutefois aux producteurs d utiliser une certaine proportion de leurs approvisionnements pour fins d'expérimentation pour leur permettre de supporter la dure période de transition entre les modes de fabrication d\u2019avant-guerre et la production actuelle.Les expériences se sont poursuivies durant rie longs mois à la Julius Kayser et finalement avec un succès tel que la production n'a pas été entravée alors que graduellement les bas de soie disparaissaient du marché pour être remplacés par les succédanés actuels.Le matériel dont sont fabriqués les bas pour dames provient aujourd'hui d Angleterre et du Canada.Une certaine proportion de la production utilise le ''bemberg\" anglais, tandis que bon nombre de bas sont fails de \u201cviscose\" canadienne produite à Cornwall ou de \u201ccelanese\" de Drummond ville.Rappelons que l'usine canadienne de Julius Kayser £f Co.Limited fut établie dans notre ville en 1915 sur la rue Frontenac près de l'usine électrique de la ville.Plus tard, elle déménagea à l'édifice actuel qui fut agrandi plusieurs fois.En 1940 la compagnie acquit l'édifice qu elle occupe encore à l'heure actuelle sur la rue Wellington et où elle fabrique des sous-vétements et des gants pour dames.Les journaux annonçaient, voici quelques semaines qu'une autre usine de Julius Kayser Ô Co.Limited serait établie sous peu à Rock Island.On sait que* Julius Kayser, compagnie américaine, n'a qu'une seule succursale au pays actuellement et quelle contribue depuis plusieurs années au progrès économique de Sherbrooke.M.G H.Carr.vice-président et gérant général de Julius Kaser Co.Limited réside à Sherbrooke depuis près de huit ans.M.Carr est aussi président de la Chambre de Commer-re de Sherbrooke.11 s'est gracieusement prêté à la requête de notre journal et a voulu faciliter à nos représentants une visite complète de l'usine afin de les familiariser avec l'ensemble des pro- cédés de fabrication.M.Howard Peterson, l\u2019un des chefs de départements, crargé de ce soin par M.Carr, fut notre cicerone dans les divers départements de l\u2019usine de h rue Frontenac et nous a pilotés depuis la salle où arrive le matériel brut jusqu\u2019à celle où le produit fini est prêt pour la livraison.\tA.* .Voyons un peu maintenant quelles sont les diverses phases de fabrication et les transformations graduelles que l\u2019on fait subir aux fils de \u201cbemberg\u2019\u2019, de \u201cviscose\u2019\u2019 ou de \u201ccelanese\" avant qu\u2019ils ne deviennent ces élégants bas si indispensables au chic féminin.L'on comprendra qu\u2019il ne s\u2019agit pas ici de donner des explications d'ordre technique sur la fabrication des bas, vu que cela dépasserait considérablement les cadres de cet article.Nous nous contenterons plutôt d'en esquisser brièvement les phases principales.\t_\t, La fabrication det bas Dans la phase initiale, ou préparatoire si l'on veut, le matériel utilisé pour la fabrication du bas, un fil très ténu de \"bemberg\u2019\u2019, de \u201cviscose\" ou de \u201ccelanese\" est d\u2019abord plongé dans deux solutions différentes.afin de protéger les filaments du matériel, de les lubrifier pour que la friction soit réduite au minimum, de les rendre plus souples pour faciliter le tricot.Cette solution dans laquelle on fait tremper les fils est colorée.soit en bleu, en jaune, en vert, etc .afin que dans chacune des phases qui suivront on puisse facilement savoir de quel matériel il s'agit et à quelle fabrication particulière il doit servir.Une fois que le bas est terminé et avant qu'il ne passe au département de la teinture, la couleur artificielle qu'on a donnée au fil est facilement dissoute.Avant d'être dirigé vers les bobineuses.le fil passe par une phase intermédiaire et il est mis à sécher dans une salle spécialement affectée à cet effet.Lorsqu il arrive dans la salle des bobineuses, le fil est encore en éche-veaux.Le travail des jeunes filles de ce département consiste à l'enrouler sur des bobines et à voir à ce que ces bobines soient bien appropriées aux diverses machines qui feront ensuite la mise en fuseaux.La mise en fuseaux Les diverses expériences poursuivies régulièrement à la Julius Kayser Co.Limited, et plus particulièrement au cours de la phase d\u2019adaptation aux conditions de guerre, ont permis aux fabricants de mettre au point des machines à filer particulièrement aptes à conférer aux divers matériels employés dans la fabrication des bas une plus grande force et une meilleure élasticité.L'une de ces machines, la 5B.enroule le fil dans cent fuseaux à la fois en unissant l'un à l\u2019autre deux filaments.Une autre, la filcuse à double pont, qui fonctionne à une très grande vitesse, enroule un seul fil à la fois sur chacun de ses deux cents fuseaux.Vient ensuite la mise en cônes.Lorsque le fil est mis en fuseaux, il ne loi reste plus qu'à être enroulé sur des cônes avant que nous n\u2019assistions à l\u2019importante phase du tricot.L\u2019on enroule ainsi sur les cônes, avant k tricot, I «e livre de fil.N'oublions pas que rhaque différente sorte de fil est enc' re indiquée par les colorations diverses dont nous avons parlées dans la phase initiale.Le tricot U lu Dans chacun des stages préparatoires précédents, soit la mise en bobines, en fuseaux puis en cônes, le travail est confié en grande partie à des jeunes filles, particulièrement aptes à surveiller ces diverses phases de la transformation du fil, mais lorsque nous arrivons au tricot proprement dit, le travail particulièrement délicat requiert la surveillance d\u2019hommes expérimentés.Dans les six grandes salles affectées spécialement au tricot ce sont des hommes de plusieurs années d\u2019expérience qui voient à la fabrication des bas entièrement façonnés.Dans ce departement, de beaucoup le plus important de toute l\u2019usine, les hommes travaillent jusqu\u2019à cinquante-cinq heures par semaine à deux quarts.L\u2019on tricote les bas jour et nuit, alors que dans les autres départements on ne travaille que de jour.Dans une section de ce département l'on fabrique des bas entiers tandis que dans une autre on ne tricote que la jambe pour ensuite y adapter le pied.Certaine* des machines à tricoter fonctionnent presqu'entière-ment automatiquement.Une fois que la jambe est tricotée des jeunes filles adaptent le tricot sur un dispositif spécial qui s'ajuste ensuite sûr la machine à tricoter le pied qui est ensuite façonné avec une continuité parfaite.Les tricots de chacun de ces bas sont plus ou moins serrés en raison du nombre d'aiguilles employées.Les tricots plus ou moins lâches ou serrés contribuent à déterminer la qualité du produit fini, au même titre que le matériel utilisé pour sa fabrication.Notons ici que les machines à tricoter donnent automatiquement sa forme au bas et qu'à intervalles donnés elles rétrécissent ou allongent le tricot de façon à ce que le produit fini ait la forme de la jambe.Une fois tricoté, le bas passe à la salle de couture où l\u2019on procède aux dernières opérations avant la teinture.Le bas est cousu en quelques secondes seulement.C\u2019est dans cette salle qu\u2019il est soigneusement examiné par des jeunes filles qui les disposent sur une forme magnifiée afin d\u2019eei pouvoir déceler les moindres imperfections.Teinture Il s\u2019agit ki évidemment de l\u2019un des stages importants de la fabrication des bas.Disons d'abord que par suite des restrictions de guerre du gouvernement, les douze ou quinze nuances offertes au public avant la guerre sont aujourd\u2019hui du domaine du souvenir et qu\u2019à part les bas blancs et noirs, l'on ne produit plus que quelques couleurs régulières.Ces teintures sont apprêtées par des hommes d\u2019expérience et il n\u2019existe à vrai dire aucune formule définie pour arriver à donner la nuance exacte, la teinture agissant différamment sur chacun des tissus servant à la fabrication des bas.C\u2019est l\u2019expérience qui guide les préparateurs de teintures et les chimistes qui agencent les solutions.Les bas sont placés dans de grands sacs que l'on dépose ensuite dans les baquets servant à la teinture.Après ce stage, les bas sont ensuite pressés.De froissés et chiffonnés qu\u2019ils étaient ils sortent du pressoir prêts à être portés.On les déposent sur des formes plates en métal et ces formes entrent ensuite dans un compartiment chauffé, puis, lorsqu\u2019elles en sortent déposent les bas automatiquement en piles d\u2019une douzaine.Puis vient ensuite la mise en paire.Des jeunes filles mettent les bas deux par deux en ayant soin de vérifier que la couleur en est exactement la même, que la longueur est absolument semblable, que le tissu est de même nature, etc .Au cours de ce travail les bas dans lesquels on découvre la moindre imperfection sont impitoyablement mis de côté.La mise en boîte se fait dans la même salle, et selon les mêmes spécifications que la mise en paire.On a soin là aussi de ne mettre dans la même boîte que des bas de même longueur, de même nuance, de la même pointure.Les bas sont estampillés avant la mise en boîte avec la marque de commerce \u201cKayser\" et les boîtes sont à leur tour estampillées de façon à indiquer le style, la nuance et la pointure des bas.Les boîtes sont finalement dirigée» à la salle d\u2019entreposage où ils attendront la livraison aux magasins du pays entier, qui les distribueront ensuite à nos jolies Canadiennes.Un message.Une suite de circonstances défavorables et incontrôlables, ajoutées aux restrictions de guerre, nous empêche depuis un certain temps de manufacturer de la brique.D'ici très peu de temps, nous serons de nouveau en opération et la BRIQUE ASCOT améliorée sera sur le marché.Brique Ascot F.-X.Darche, gérant R\tCO.La ASCOT CORN Cahier Historique des Cariions do l*Esf Année 1945 Page 87 y.**.« V' :,¦: Zg-y.'e* ]* \u2022,'i \u2022 - \u2022 ¦¦ ¦ de l'Erf .«*» Wo g +\u2022\u2022¦ >.-.^ ^ ^ t -m 'ym\u2018\u2019\u2019\"\"\"1JW» JJ«W tm*» ; jMl jt ji*ji a ^ j «3 »: W ' l V- {'*-'\t; , *6 * -y .,j * H- f !».J , a» 3 '< \\ n - nmmmL / - ; .v.,^:ÿ ; Ç- photo-montage illustre bien quelques-unes des opérations à ta Julius Kaytet and Co.Limited, de Sherbrooke, manufacturiers de bat pour dames.Photo No.I \u2014 le rayon est mis en fils dont la grosseur varie selon les besoins.Photo No 2: le fil est roulé sur des cones-ou fuseaux qui serviront au tricotage des bas.Photo No J: l une des nombreuses machines à tricoter les bas.Photo No 4: opération consistant au transfert de la jambe du bas à la machine servant à faire le pied du bas.Photo No 5: c\u2019est ici que l\u2019on fait la couture de Varriéré du bas.Photo No 6: chaque bas manufacturé est l\u2019objet d\u2019un examen minutieux.Photo No 7: ces employés assèchent les bas et leur donnent leur forme finale, tels quils sont présentés sur U marché,\t{Photos Tribune)._ 'ÀnnSe 1945 t Cahier HislorlquS 3tes Cüfefs» cfe reè Hb » racav * v '\u2022( Page 89 weilers *i- > ¦ V.\u2022: \u2022\u2022¦ \u2022' \u2022 M - &' ASSORTIMENT DES PLUS VARIES DE: \u2022\tMontres\t\u2022Bagues à diamants \u2022\tColliers\t\u2022Boucles d\u2019oreilles \u2022Pendantifs\t\u2022Etc., Etc.Réparations de montres de toutes marques.Michaud & Fils BIJOUTIERS Voisin du Laura Secord \u2019 52b.rue Wellington-Nord\tTeL 4667 CHAUSSURES.i>üi im«i M \u2022- , :f| i»«#n POUR TOUTE LA FAMILLE Nous avons toujours un excellent assortiment de chaussures pour tout/ Its membres de la famille.Nos experts vous chausseront con-* venablement en vous donnant le maximum de confort et d\u2019élégance.Venez comparez nos prix.J.-L.Gilbert 138, rue King Ouest\tTéléphone 1785 SHERBROOKE, QUE.fA 9?'Service.Coartoisie.Dignité Vous garderez un souvenir toujours vivace du service préparé pour une personne bien-aimée.Notre personnel, sous la direction de M.Arthur Bélisle, qui a plusieurs années d\u2019expérience dans la direction de funérailles et l\u2019embaumement, se fera un devoir de vous assister et considérera chacun de vos besoins en ce temps d\u2019épreuves, d\u2019ennuis et de formalités.La seule maison du genre, en ville, ayant à son emploi une garde-malade graduée, garde Joncas, pour Vensevellissement des dames.HAMEL & FRÈRE ENRG.M.E.ST-JACQUES, président\tM.J.-E.LECOURS, secrétaire.M.ARTHUR BELISLE, directeur-gérant 118, RUE GALT TEL.1S \u2022>>f* j\t- ''frage go Cahier Historique dee Calif on S de l'Est \" \u2022\u2014 No 2 Année 1949 Le fer tordu, troué, sectionné converti en solides charpentes \"Nous travaillons le fer aujourd\u2019hui avec amant de facilité que le bois\u201d déclarait M.J.-O.Dubuc, I.C., ingénieur contractant de la \"MacKinnon Steel Corporation Ltd.\u201d, au cours d\u2019une entrevue qu\u2019il accordait récemment aux représentants de notre journal.Une rapide visite de l\u2019usine nous a permis de constater jusqu\u2019à quel point cette assertion était justifiée.On aurait peine à s\u2019imaginer avec quelle apparente facilité et dans les bonnes années un personnel de 75 ouvriers spécialisés dan* l\u2019usine proprement dite ainsi qu\u2019une équipe de 20 à 25 hommes pour les travaux extérieurs, tels que l\u2019érection de structures, de ponts, etc ., Ces chiffres ne comprennent pas le personnel du bureau, qui outre le gérant, le secrétaire, sténographe, elc.est composé surtout de dessinateurs.L\u2019usine est équipée pour façonner l\u2019acier à froid pour en fabriquer à peu près tout ce qui peut '***\t\u2022\tv.v .y*,:.***'- - W\t' \u2022>\u2022: -v- «s&asœ < .\t.\t.\u2022>.:: ¦¦ f :::.- Cette énorme masse d\u2019acier et nombre d\u2019autres pièces analogues fabriquées par les ouvriers de la \u201cMacKinnon Steel Corporation Ltd\u201d, serviront à abriter les canons des corvettes de la Marine Royale du Canada.C\u2019est là l\u2019une des contributions de cette compagnie à la production de guerre du pays.[Photo La Tribune).Cette saisissante photographie montre, à l\u2019oeuvre, un ouvrier expert de la \u201cMacKinnon Steel Corporation Ltd\u201d, au moment où il unit l\u2019une à l\u2019autre deux lourdes pièces d\u2019acier.L\u2019introduction de la soudure autogène à l\u2019électricité a amené des changements radicaux dans l\u2019art d\u2019assembler entre elles les poutres et les feuilles d\u2019acier.Ce métier requiert une grande habileté et une expérience consommée.avec quel art consommé les formidables pièces d\u2019acier de 12,000 livres et même plus, d\u2019une longueur de 70 pieds, sont transportées de la cour d\u2019entreposage à l\u2019usine où elles sont coupées, tailladées, percées, agencées, assemblées avec précision et célérité.C\u2019est en 1909 que M.George D.MacKinnon fonda la compagnie à laquelle il donna son nom.Il s\u2019agissait au début d\u2019une entreprise familiale à laquelle M.MacKinnon associa bientôt M.Holmes.La MacKinnon Steel devint une corporation limitée deux ans avant que son fondateur ne cédât ses intérêts dans la compagnie.Il en était encore, à ce moment, le vice-président.G.-D.MacKinnon mourut en 1940.Il avait édifié une entreprise viable qui continuera de perpétuer sa mémoire, et dont le siège social est situé dans la ville même de Sherbrooke.Fait à signaler, cette compagnie au capital autorisé de $500,000.00 appartient en grande partie à ses propres employés qui pour la plupart mît acheté une ou plusieurs actions.Le bureau de direction est aujourd'hui composé des personnages suivants: MM.D.H.McDougall, président, J.L.McSweeney, vice-président, J.-R.Woodyatt, John Irwin, IL H.Welsh, T.M.Hutchison, et J.C.H.Dussault, C.R.MM.McDougall et McSweenep sont respectivement président et vice-président du bureau exécutif tandis que M.H.W.Welsh occupe le poste de gérant-général et M.J.G.Scorer celui de secrétaire-trésorier.L* MacKinnon Steel emploie.se bâtir en acier.On y travaille surtout au perçage, au découpage et à l\u2019assemblage de pièces des diverses dimensions, d\u2019épaisseurs variant de 1 ligne à 5 pouces environ pour la construction de ponts, de bâtisses industrielles, de réservoirs à eau, de réservoirs pour moulins de papier, etc .et une variété infinie d\u2019autres travaux.Le perfectionnement des modes de soudure autogène à l\u2019électricité a déterminé une amélioration parallèle dans nombre de lignes.C\u2019est ainsi que diverses pièces entrant dans la construction de ponts et de bouilloires sont aujourd\u2019hui soudées les unes aux autres au lieu d\u2019être assemblées au moyen de rivets comme autrefois.\u2022 On aura une idée de l\u2019importance des travaux exécutés par la MacKinnon Steel Corporation quand on saura que ses ouvriers, lorsque les affaires vont normalement bien, travaillent à la fabrication de produits dont la pesanteur s\u2019élève mensuellement à 5 ou 600 tonnes, soit jusqu\u2019à 1,200,000 livres ! Cet acier provient en grande partie de la Pennsylvanie, E.-U.Les grandes fonderies de la Beth-leem Steel Corp.demeurent les principaux fournisseurs de la MacKinnon Steel.Depuis la guerre, la production a quelque peu fléchi, en volume surtout, la compagnie exécutant moins de gros travaux.Elle a du moins mené à bien de nombreux sous-contrats pour le compte du gouvernement fédéral, et notamment Un groupe de plus de 75 abris pour canons de corvettes.L\u2019on se rendra compte de la perfection de ce travail en jetant un coup d\u2019oeil sur les photos qui illustrent cet article.A l\u2019heure actuelle cependant, la production de la MacKinnon Steel Corporation est bien près d\u2019atteindre les plus hauts paliers enregistrés à date et d\u2019importants contrats viennent de lui être confiés.Notons plus particulièrement l\u2019édification de la charpente d\u2019une nouvelle usine de la Canadian Industries Ltd.à Shawinigan, ainsi que la construction de la charpente d\u2019un immense hangar pour l\u2019entreposage de minerais, pour le compte de l\u2019Asbestos Corporation à Thetford-Mines.Pour la seule compagnie C.I.L.à Shawinigan, la MacKinnon Steel a, depuis le (A suivre en page 92) v i ïflSiR Une vue de la cour d\u2019entreposage de la MacKinnon Steel Corporation Ltd, où se font tous les arrivages de l\u2019acier que l\u2019on traite dans l\u2019usine puissante grue mécanique se meut d\u2019un bout à des pièces de métal.C\u2019est aussi dans la cour qu moment de la livraison.L\u2019acier actuellement pesanteur totale d\u2019environ deux mille tonnes, déclarait-on à notre représentant, au cours d\u2019une liiKJïl oirtrt\tpviuiiun\t* kjui «ismo dont on aperçoit une partie à Varrière-plan.La l\u2019autre de la cour et soulève avec facilité les lour-on entrepose les produits finis en>^attendant le entreposé à la MacKinnon Steel représente une mais il a déjà été beaucoup plus considérable, entrevue. ¦¦¦ k .\t-'ll.I .IMS Cahier HMortqu* dM Cantona 9» rU -*¦ Not w SSr.¦\t.Lift.-d l- ¦ ¦¦ ¦'\t>-V V.* .»\tA :v \t'\"\u2018'i ,v.f\tyV|\t1m .».\thut- ¦ ¦ '' ' ^ \"î\"'\t' .\t< *«îti - '*a Ville-Reine a droit de s\u2019enorgueillir de cette dernière fleur éclose dont la beauté et la renommée ont.depuis longtemps déjà, franchi les murs de pierre qui entourent cette riche propriété, devenue le bcrqeau de la Société de Réhabilitation.Cette résidence fut achetée en juin 194o, de me Vve Gordon Hume, et est sise à 35 rue Melbourne.La Société de Réhabilitation, voulue par Son Excellence Mgr Desranleau, fut incorporée le 28 avril 1943, et le 30 avril, M.l\u2019abbé Simon Perreault était nommé aumônier-directeur de l\u2019oeuvre.Les directeurs de la Corporation, en plus de M.l\u2019abbé Perreault, sont: M.l\u2019abbé Origène Vel, curé de Ste-Marguerite-Marie de Magog, MM.Hector Lanctôt, marchand de Sherbrooke, J.L.Emile Blais, président de Thompson & Alix, de Sherbrooke, et Rouville Beaudry, marchand de Magog.La bénédiction solennelle de l\u2019immeuble fut faite par Son Excellence Mgr Philippe Desranleau, évêque de Sherbrooke, en présence de l\u2019hon.Victor Doré, surintendant de l\u2019Instruction Publique, de M.le Dr J.A.Deschênes, représentant le Ministère de la Santé, de M.Roland Deschamps, représentant du Ministère des Terres et Forêts, de M.le pro-maire Alphonse Trudeau, de' M.Maurice Gingues, député au fédéral, de M.Chs.Mignault, représentant du député au provincial, de MM.les Commissaires d\u2019écoles, de MM.les curés de la Ville et d\u2019un grand nombre d\u2019autres personnes dont les noms sont conservés au registre des visiteurs.Depuis le 17 octobre 1943, à date, 7,600 personnes y ont aussi inscrit leurs noms.BCTS DE L\u2019OEUVRE : Par les lettres patentes, en date du 19 mai 1943, les buts multiples de la Société de Réhabilitation s\u2019énuméraient ainsi: A\u2014\u201cOrganiser, favoriser et aider par tous les moyens possibles la réhabilitation des tuberculeux pendant leur séjour au Sanatorium et après leur sortie, et la prévention de la tuberculose chez les jeunes\u201d.Pour réaliser ce premier but.une diplômée en psychologie appliquée qui a suivi des cours sur la tuberculosq, à l\u2019Université de Montréal, fait le classement des tuberculeux que lui présente le directeur médical du Sana, et organise un service de réadaptation sanatoriale.Pour prévenir la tuberculose chez les jeunes, des camps d\u2019été furent organisés pour les élèves de l\u2019école des infirmes, l\u2019un au Mont Orford , pour les fillettes, l\u2019autre au Petit Lac Magog.pour les garçons.Les enfants y continuent de façon mitigée leurs études, afin de ne pas oublier ce qu\u2019ils ont appris durant l\u2019année scolaire, et s'appliquent encore à faire de la botanique, du secourisme, du scoutisme et leurs pratiques d\u2019atelier pour se perfectionner dans leurs métiers.Si nous ajourons à cela le bain, le grand air, la nourriture abondante et raisonnée, il est facile de comprendre tout le bien physique et moral que retirent ces enfants de cette organisation de prévention- Une campagne anti-tuberculeuse fut aussi organisée sous les auspices du Ministère de la Santé et de la Société.Les principales paroisses de chaque comté du diocèse bénéficièrent des conférences données par les médecins des Unités Sanitaires, et des représentations cinématographiques sur le fléau de la tuberculose et sur les moyens de l\u2019enrayer.B\u2014\u201cOrganiser, favoriser et ai- der par tous les moyens possibles et surveiller l\u2019établissement des orphelins après leur sortie des orphelinats\u201d.Ce deuxième but est atteint par l\u2019adoption, le placement familial, l\u2019enseignement des métiers.C\u2014\u201cFavoriser l\u2019adoption et le placement des orphelins, bébés et enfants abandonnés ou sans parents connus, ou enfants de parents déficients\u201d.Le bureau de placement de la Société établit le point de contact entre la crèche et la famille.Il y a tant de foyers déserts \u2014 5000 environ dans le diocèse \u2014 où l\u2019enfant adoptif serait le chaud rayon de soleil.La Société s\u2019efforce do trouver des familles chrétiennes, charitables, offrant toutes les garanties nécessaires au point de vue matériel, physique, intellectuel et moral d\u2019un enfant adoptif.Ce n\u2019est encore que la minorité des enfants qui est adoptée.Leur long séjour dans les crèches et les orphelinats a souvent des résultats néfastes.Eduqués en un milieu clos, ils deviennent des arriérés physiques et mentaux, malgré tout le zèle et le dévouement de celles qui en ont la charge.\u201cSans mésestimer d'aucune façon la splendide travail accompli par l\u2019initiative privée, par les crèches, les orphelinats, les sanatoria et par l\u2019assistancç publique en général, écrivait le R.P.Louis Lachance, o.p., il faut reconnaître qu\u2019il n\u2019a eu, la plupart du temps, que le caractère palliatif ou d\u2019un secours mitigé, et non pas celui d\u2019une satisfaction réelle et complète à des besoins impérieux et prolongés.\u201d En décongestionnant les crèches et les orphelinats par le placement familial et l\u2019adoption, la Société de Réhabilitation rend un immense service à ces pauvres enfants, en faisant l\u2019impossible pour leur fournir un foyer et un milieu, qui non seulement adoucissent leur vie, mais leur assure un développement normal.A la pouponnière de la Société, dans une vingtaine de bassinettes, s\u2019agitent les beaux bébés roses qui attendent des parents adoptifs, des coeurs généreux qui leur donneront un nom, un foyer, et qui leur prodigueront les caresses dont ils ont tant besoin pour s\u2019épanouir librement.Le nombre considérable d\u2019adoptions faites au cours de l\u2019année 1944 \u2014 soit 378 \u2014 est une preuve tangible de l\u2019intérêt du public à cette question de l\u2019adoption.Des coeurs charitables ont entendu l\u2019appel angoissant de ces enfants abandonnés, de ces âmes à sauver, se rappelant la .consolante parole du Christ: \u201cCelui-là qui reçoit l\u2019un de ceux-là, c\u2019est Moi-même qu'il reçoit\u201d.Cet organisme de la Société facilite le noble geste de l\u2019adoption, en évitant aux parents les démarches (A suivre en page 96) n e m o De nos jours, un bon corset est encore plus essentiel que jamais auparavant.Il vous donne plus de confort \u2014 il assure votre résistance pour vos nombreuses activités \u2014 il maintient votre moral et votre physique.Voilà ce que peut faire pour vous un corset \"Nemo\u201d.Quelle que soit votre taille, petite, moyenne ou \u201cpas trop mince\u201d \u2014 nos nombreuses années dexpérience sont à votre service pour vous guider sur le choix du corset qui vous convient.La Corsetterie Gendron Lingerie \u2014 Bas \u2014 Mouchoir» 72, rue Wellington-Nord Tel.643. V .Annie 1945 ;\t»\t.J» \u2022 .» * -\t^\t*\t¦.Jt U \u2022 ' Cahier Hislorique des Canfons de ITsl \u2022 No 2 Page 95 .¦ V)V* '\t' ; \u2022 ¦ > Magog ville prospère et attrayante Les notes de B.-F.Hubbard sur les forêts et le défrichement, notes qui furent pulpes en 1874, donnent la description suivante des débuts de Magog et de ses environs immédiats.Dans ces débuts, la ville actuelle portait le nom de \u201cDébouché\u201d.\u201cLe territoire qui constitue actuellement le canton de Magog fut délimité en 1847, par une loi du parlement provincial, comme s\u2019étendant de la partie est de Bolton à la partie ouest de Hatley, et fut organisé en municipalité en 1855.Plus d\u2019un demi siècle s\u2019est écoulé depuis et un village florissant a surgi.Le village de Magog, dont la partie nord appartenait auparavant au canton de Bolton, est construit en grande partie sur la rue qui traverse la rivière et sur une autre rue qui croise la première et court le long du côté nord de la rivière.A l\u2019endroit où elle traverse le village, la rivière est d\u2019environ 15 verges de large et, un demi-mille après être sortie du lac, elle forme une chute d\u2019environ 25 pieds qui fournit une force hydraulique suffisante pour faire fonctionner à plein rendement les moulins et les usines.\u201cDes moulins et des manufactures pour la fabrication des tissus de laine furent bientôt construits dans le \u201cdébouché\u201d qui devint une place importante surtout dans le commerce du bois et l\u2019industrie de la laine et du fer, en plus de compter d\u2019autres manufactures.Le village continue de prospérer et l\u2019on compte parmi ses habitants plusieurs citoyens riches et entreprenants.\u201cLe village actuel de Magog comprend environ une centaine d\u2019édifices, dont deux églises, une académie, cinq magasins et deux hôtels.Il y a en plus deux nouveaux moulins avec scies circulaires, un moulin à farine à trois dalots, une manufacture de portes et châssis, une manufacture de manches de faux et de râteaux, deux menuiseries, une boutique pour la fabrication de voitures, de traîneaux, de laveuses et de barattes, deux forges, une manufacture pour le cardage et le fila -ge de la laine, trois cordonneries, des tailleurs, des bijoutiers et des modistes.\u201cDurant les quelques dernières années le paysage naturel des abords du village et de la rive est du lac a été embelli par des familles riches venant des villes qui se sont acheté des résidences d\u2019été et qui se sont fort occupés de construction des maisons élégantes et d\u2019orner ces terrains de repos.\u201d Ralph Merry C\u2019est en 1798 que M.Ralph Merry s\u2019établit à l\u2019endroit qui est actuellement Magog.Il était connu comme Ralph Merry le troisième et il était originaire de Lynn, Mass.Il était le fils de Ralph Merry le deuxième dont le père, le premier Ralph Merry, était parti de Londres, Angleterre, pour s\u2019établir au Massachusetts, à la fin du XVIIe siècle.Ralph Merry le troisième construisit le pfemier (A suivre en page 112) J.-Alphonse LAVALLEE Propriétaire Cultivateurs de la région Pour assurer un meilleur rendement à Dos Volailles, porcs, Vaches laitières, etc., employez les rations balancées de la marque \u201cORFORD\u201d parce quelles assurent supériorité, Valeur et résultats.Si votre marchand ne vend pas les rations balancées \u201cORFORD\" Signalez MAGOG 6-6-2 ______199 Rations Balancées \u201cOrford 124.rue StJPatrice.(J.-A.Lavallée.Manufacturier) MAGOG. AnnSe 1945 Pckj# 109 Cahier Historique des Cantons de l'Erfr\tNo 2 ( i-dessus rétablissement Qui renferme à l'extrême gauche une épicerie bien garnie, tandis qu\u2019à l\u2019extrême droite, se trouve, une boucherie modèle.Les habitués de ce quartier trouvent tout sous un même toit.tt\u2014sr mm &X+ » imm L-P.BERGERON\tR.LONGPRE Epicerie \u2014 Fruits et légumes\tVUnde, de ehoix-Spéc.Boeuf de l\u2019Oueet.121, rue St-Patrice \u2014 Téléphone 2452\t\u2014 Magog MOLLETTE & FRÈRE IL- .¦ Voici un établissement qui a un record de 25 années, au service de la population de Magog et des environs.-n£Ç' «\"si Une industrie du bois qui a progressé avec la ville de Magog.On achète chaque année des cultivateurs de la région, des milliers de pieds de bois qu\u2019on transforme en des millions de petits articles, pour être enfin distribués sur tout le continent .meme pour fin d\u2019exportation.SPECIALITE Tournage sur bois.MOLLETTE tic FRÈRE Usine à\tTél: Bureau: 424 34, rue Principale Tél: Résidence: 391 MAGOG Nous reproduisons ici la façade du magasin de confections pour Messieurs, W.W.Levesque, l\u2019endroit où on trouve toujours ce qu\u2019il y a de plus nouveau.\u2014 C\u2019est le rendez-vous de l\u2019homme chic.L\u2019intérieur récemment terminé, en fait un des établissements de vêtements les plus modernes de la province de Québec.Le personnel courtois et expérimenté est toujours sur la brèche pour assurer satisfaction à la clientèle.W.W.LEVESQUE Confections pour hommes \u2014 Vêtements de sports.106, rue Principale\tTél.552\tMagog .Wr:' L\u2019INSTALLATION MODERNE DE LA LAITERIE MAGOG O Lait au chocolat \u201cMAGO\u201d \u2014 Lait et crème pasteurisés U excellence d\u2019une qualité renommée depute ea fondation, LAITERIE HABDB Enrg.12-A.rue ST-JÉRÔME\tTÉL.367\tMAGOG No 2 « Poge 110 Cahier Historique des Cantons 3e ITsi \u2014 Annie 1949 r4nr'\t~ v\t\u2022 v^->: '4 > « En 1921, un groupe de citoyens de Ma~ gog faisait ériger un monument en l'honneur des héros de cette ville, tombés au champ d'honneur durant la première grande guerre.Ces photos ont été prises à l'occasion du dévoilement de ce superbe monument qui fait aujourd\u2019hui l'orgueil de la ville de Magog.Photo du haut: un groupe de militaires et de citoyens éminents de Magog: ci-contre, l'aspect que présentait la place, juste avant la cérémonie du dévoilement.Le monument aux héros de la grande guerre à Magog (Stanstead) Le monunitm (figé par quelques citoyens de Magog et des environs à la mémoire des soldats qui donnèrent leur vie au cours de la première Grande Guerre fut complété vers la fin de l'année 1921.Le Comité du Moitomcnt en fit alors l'inspection, le jugea satisfaisant et construit selon les données du contrat.Le monument est l'oeuvre du sculpteur Geo.W.Hill, de Mont-réai.et reflète le génie de ce grand artiste.11 a environ 1 5 pieds de haut.La base est en granit de Stanstead.La face principale du monument porte l\u2019inscription suivante; THEIR GLORY SHALL NEVER FADE IN MEMORIAM OUR BOYS 1914-1918 NOS FILS LEUR GLOIRE DEMEURERA En arrière sont inscrits les noms des batailles où tombèrent ks gars de Magog: YPRES SOMME VIMY RIDGE PASSCHENDALE CAMBRAY MONS Sur la face est.une plaqne donne tes noms d\u2019une partie des fils de Magog tués dans la Grande Guerre: A.L.STONE W.SANDELL A.FORTIER A.HINDLE J.HOPKINS A.FULLER E.LARAMEE L.ROLLINS E.HAWLEY C.SANDELL P.W.PROWSE G.G.SANSON 1 M.F.BULLARD P.MARTINEAU C.F.FRANKLIN A.L.SYLVESTER W.M.BROWLEY A.ROUTLEDGE E.G.PENNY J.A.L.LEPINE La plaque de la face onest donne le nom des autres: H.WELLS E.BATES A.GERMY C.NADEN J.F.KING H.COX J.H.WHITE E.F.KING C.M.JONES P.C.CLERK L.N.KEET A.ROY L.W.H.TARRANT L.W.WHITEHEAD W.W.SHEDRICK K.DO.HUSBAND P.O.PERRIER A.GOSSELIN N.TURCOTTE J.DOLPHIN Le soldat, fait de bronze, est nn magnifique specimen du soldat cana> dien, qui, le fusil sur l\u2019épaule, se pré' pare à lancer une grenade.Les traits et le physique en général sont ceux d'un soldat mi-écossais, mi-canadien et la reproduction ne peut vraiment être critiquée car elle touche à la perfection.La statue fut coulée en Belgique et est une tentative des plus réalistes de reproduction d'un être vivant.Le monument fut recouvert d une toile durant la saison d'hiver avec l\u2019intention évidente d'en faire le dévoilement au début de l'été.Le dévoilement eut lieu le 1 5 juin 1922.Lors de la cérémonie un programme fut publié, en français et en anglais.donnant au complet la liste des activités pour l'après-midi.L< voici : XA suivît eu page 112/ ntt Armée 1945 Cahier Historique des Cantons de l'Est \u2014 Mo 2 Page HT Non* von* Invitons à venir vl* si ter notre assortiment complet de mobiliers.\u2022CHESTERFIELDS \u2022MOBILIERS DE CHAMBRE A COUCHER \u2022\tMOBILIERS DE CUISINES \u2022\tLITERIE SIMMONS \u2022POELES GURNEY \u2022TAPIS \u2022PRELARTS \u2022ETC Noos reproduisons ici Is facade du pins srand magasin de meuble de la réel on, les Meubles Pouliot Earr.\u2022 MEILLEURE QUALITE \u2022MEILLEUR SERVICE Now sommes détaillanU des produits d\u2019amiante.JOHN'S MANVILLE \u2022Bardeaux d'amiante \u2022\tPapiers à couverture \u2022Flexboard en amiante \u2022Planches bolantes \u2022\tOuate mnérale \u2022Etc.\u2022PEINTURES de Maw et ^ * Lambert \u2022 PLUS BAS PRIX MEUBLES POULIOT FURNITURE 163, rue Principale.Tel: 2555.MAGO \\ ¦ Cette photo représente le plus grand magasin de confections pour dames ,à Magog, \u201cChez Jeanne\u201d, reconnu comme le centre de modes féminines le plus recherché des élégantes.NOUS VOUS INVITONS A VENIR VOIR LES TOUTES DERNIERES CREATIONS DE LA SAISON.\u2022\tROBES \u2022MANTEAUX \u2022FOURRURES \u2022\tMANTEAUX POUR FILLETTES \u2022\tLINGERIE, BAS \u2022\tCHANDAILS\t* \u2022\tVETEMENTS DE SPORT CHEZ JEANNE\u201d 117-119, RUE PRINCIPALE TEL.682 MAGOG, QUE.0 L\u2019Université Bishop à Lennoxville.Le centenaire de niniversité Bishop\u2019s de Lennoxville L\u2019ouverture de l\u2019Université Bishop\u2019s date de 1845.Le 1er octobre de cette année-là, elle ouvrait ses portes et depuis, elle a contribué pour beaucoup au prestige intellectuel de notre région.Elle portait alors le nom de \"Bishop\u2019s College\u201d tout court, comme d\u2019ailleurs le \"McGill College\u201d, fondé en 1826.Elle est la seule université des Cantons de l'Est: nous avons raison d\u2019être fiers de cette institution qui, à tout point de vue, nous honore.Le Bishop\u2019s College fut élevé au rang d\u2019université le 2?t janvier 1853.Construite sur un site splendide, dans la jolie petite ville de Lennoxville.important centre ferroviaire, l\u2019Université Bishop devint rapidement un foyer éducationnel important pour tous les Cantons.Sa charte royale lui donnait le droit de conférer les diplômes en arts, théologie, droit et médecine.Elle possédait les deux premières facultés à Lennoxville et avait sa faculté Je droit à Sherbrooke et sa faculté de médecine à Montréal, deux facultés plus tard absorbées par l\u2019Université McGill.C\u2019est à l\u2019Université Bishop qu\u2019une foule de nos anciens citoyens distingués de Sherbrooke et des Cantons firent leurs études.L\u2019Université Bishop est un précieux actif pour nos Cantons.Il est digne de mentionner également le \"Bishop\u2019s College School\u201d, où tant de nos anciens concitoyens firent également leurs études.Cette école pour garçons fut financée par J.-K.-L.Ross, et c\u2019est à cette institution qu\u2019en 1918 le commandant Ross, de Montréal donna l\u2019une des plus belles écoles modernes de la province, érigée au coût d\u2019un million et demi de dollars.Les salaires à Sherbrooke, il y a 45 ans On trouvera ailleurs, dans la présente édition, un article sur les salaires en 1899 et en 1909.Voici quelques autres chiffres sur les salaires raisonnables décrétés par le gouvernement fédéral sur les travaux exécutés à son compte dans notre région: journaliers $1.75, maçons $4.50, briquetiers $5.40, menuisiers $3.50, électriciens $3, peintres $3 par jour de 10 heures.ETABLIE EN 1913 Three Villages Building Association, Limited MOULIN A SCIE BOIS OUVRE MATERIAUX DE CONSTRUCTION MANUFACTURIERS DR PORTES et CHASSIS TELEPHONE 160 ROCK ISLAND, QUE.Mowlin » TomifobU, C*.SUnstrad.Première banque et premier bureau de poste à Sherbrooke La première banque de Sherbrooke était la succursale de la \"City Bank of Montreal\u201d (banque disparue), construite sur le site actuel de l\u2019édifice de la Y.M.C.A., rue Dufferin.Le gérant, un Ecos- sais, parfait gentilhomme, descendait tous les jours, chaudière au bras, traire sa vache dans le pâturage où se trouvé aujourd\u2019hui le marché Lansdowne, rue King.(Note de M.F.Campbell).Le premier bureau de poste était dans l\u2019édifice Brooks, sise en face du présent bureau de poste.Sur le site du bureau de poste actuel, se trouvait la première banque \"Eastern Townships\u201d.LA BOULANGERIE DE STANSTEAD GOUDREAU & FRERE, PROP.PAIN \u2014 PATISSERIES \u2014 BISCUITS \u2014 BRIOCHES DESSERVANT : BEEBE \u2014 ROCK ISLAND \u2014 AYER\u2019S CLIFF \u2014 STANSTEAD TEL: 326 \u2014 STANSTEAD Martin & Frère LE MAGASIN GENERAL LE RLUS COMPLET DE STANSTEAD KPTCKVUR VAIMNKLLK PKK RO N N KIM 19 BKMKDKS BKKVETRS UH \\I*S PKINTVRKft - VERNIS LIXf.KRIK CHM «*t'RK* ETC.TEL: 324 STANSTEAD H.-A.GODBOUT LE MAGASIN GENERAL LE PLUS COMPLET DE BEEBE EPICERIE \u2014 FERRONNERIE VAISSELLE \u2014 REMEDES BREVETES PEINTURES \u2014 VERNIS GRAINS \u2014 MOULEES LINGERIE \u2014 CHAUSSURES BEEBE, QUE.TÉL.XS1 Année 1945 Cahier Historique des Cantons 3e l'Est No 1 Page 131 S'habille bien qui s'habille chez BETHEL\u2019S REG\u2019D Vendeur autorisé des Vêtements Fashion-Craft Rock-Island Qué.Notre motto : Service courtois et rapide.Notre spécialité ; \u2022\tNettoyage à seo \u2022\tPressages \u2022\tRéparations \u2022\tLavages de famille \u2022\tLavages humides et secs.ROCK ISLAND STEAM LAUNDRY Rock-Island G.Laugh rea, prop.Qué.Nous travaillons À Mains Gantées pour l\u2019effort de guerre du Canada.Notre tâche consiste à protéger les mains des travailleurs canadiens qui travaillent jour et nuit afin de protéger les foyers canadiens.Unis dans une cause commune, ayant en vue un idéal commun, nous ne serons jamais satisfaits tant que la dernière bataille ne sera pas gagnée et que nous ayions mérité la Victoire et la liberté.Afin d\u2019y parvenir, le plus que nous pouvons faire n\u2019est pas encore assez.Alors, travaillons un peu plus fort encore aujourd\u2019hui.Nos employés souscrivent 100% au plan d\u2019épargne de guerre.GANTS DE TRAVAIL Sacs en coton, pour envois par malle.Connus pour leur qualité par tout le Canada.THE B.B.GLOVE Manufacturing Co.Limited AYER\u2019S CLIFF\tQUEBEC Sur la route 50 de Magog à Newport, Vt., à un mille de la route 5 de Sherbrooke-Stanstead sur la rive sud du beau lac Massawippi se trouve un Hôtel confortable avec chambres spacieuses BIÈRES et VINS Cuisine excellente.NEW CUFF HOUSE (Stiffy) R.J.Stafford, prop.AYER'S CLIFF \u2014 TEL: 26\t\u2014 QUE.Depuis plus de 25 années Rugg-Ball Labels Reg\u2019d expédie par tout l\u2019Empire.Manufacturiers d\u2019étiquettes en bois pour expédition d\u2019arbres, de plantes, etc.Le plus important manufacturier de râteaux à foin au Canada.il) Etiquettes unies \u2014 Peintes et imprimées.Rugg-Ball Labels Reg\u2019d IL L McFADDEN, Prop.AYER'S CLIFF,\tQUE.UN NOM QUI A FAIT SA MARQUE DANS L'INDUSTRIE CANADIENNE .ET DONT LES PRODUITS SONT AUJOURD'HUI MOBILISES POUR LA VICTOIRE! Des milliers d'usines au Canada travaillent à plein rendement, jour et nuit, pour produire nos engins de guerre.Ell^s constituent la véritable ossature de notre effort de guerre .le Canada industriel mobilisé pour la guerre.Dans ce groupe figurent, et en bonne place, la compagnie Carey ainsi que les produits Carey.YmS produits Carey épargnent des tonnes d\u2019acier .diminuent l\u2019utilisation de l\u2019huile, 132 Cahter Nlttoriqjfto 3m Oemlffil He ITbV \\ QUELQUES EDIFICES IMPORTANTS DE LA VILLE DE LENNOXVILLE STeSP- ^=s Au centre, VUmoerùtt Bishop, à gauche, l\u2019mine de la Philip Carey Company Limited et à droite, l\u2019usine de la Compagnie Union Screen Plate otÀ Canada Limited 'si V- \u2022 - m » - M.Gabriel Caron, pionnier de Lennoxville Nos premières voies de communication Durant la période primitive du développement des Cantons de (\u2019Est, les communications se faisaient par la rivière Saint-François et autres rivières, la route du gouverneur Craig et d\u2019autres routes.Avant l\u2019avènement des chemins de fer, on voyageaient par diligences, tirées par deux ou quatre chevaux, qui arrivaient à Sherbrooke tous les jours, de Magog, Bury, Cookshire et Melbourne, Le \u201cGrand Trunk Railway\u201d connu auparavant sous le nom de \u201cSt.Lawrence and Atlantic Railway\u201d, fut le premier chemin de fer à contribuer puissamment au développement de Sherbrooke.En 1851, ce réseau fut complété jusqu\u2019à Richmond, et le 11 septembre 1852, son ouverture jusqu\u2019à Sherbrooke fut dignement célébrée.En 1853, ce réseau continuait ses voies jusu\u2019à Island Pond.En 1858, le réseau \u201cPassump-8ic\u201d, plus tard appelé le \u201cBoston and Maine\u201d, et maintenant le \u2018Quebec Central\u2019 qui allait jusqu\u2019à Newport, fut étendu jusqu\u2019à Sherbrooke.En 1870, fut incorporé le réseau \u201cSt.Francis and Megan-tic\u201d, qui fait partie du Canadien Pacifique.De 1871 à 1879, eut lieu la construction du réseau \u201cInternational\u201d de Sherbrooke à Mégantic, relié au Canadien Pacifique.En 1875, le réseau du Quebec Central fut complété jusqu\u2019à Lévis.Il y eut également le Central Vermont, reliant Sherbrooke au district de Bedford.Comme on le voit, depuis plus d\u2019un demi-siècle, Sherbrooke était pourvu d\u2019excellentes communications par rail avec les principales localités du Canada et des Etats-Unis.Ces divers réseaux sont maintenant fusionnés en trois : Chemin de Fer Canadien National, Pacifique Canadien et Québec Central, M.Gabriel Caron était, dès 1871, l\u2019un des plus anciens cana-diens-français de cette ville.Il était l\u2019un de nos cultivateurs les plus riches et les plus respectables.Sa belle fortune, il la devait à son énergie, à son courage et à sa grande probité.Aussi, ce brave citoyen jouissait-il du respect et de l\u2019estime de tous ceux qui le connaissaient.C\u2019est en ces termes que \u201cLe pionnier de Sherbrooke\u201d rendait hommage à M.Gabriel Caron, lors d\u2019une fête organisée à l\u2019occasion de son soixante-troisième anniversaire de naissance, en 1871.L\u2019article se continuait ainai: \u201cU y a près de quarante ans, croyons-nous, (soit en 1831) qu\u2019il est venu s\u2019établir dans le Canton d\u2019Ascot, à l\u2019endroit où se trouve aujourd\u2019hui le florissant village de Lennoxville.Il était alors âgé d\u2019une vingtaine d\u2019années.Par son industrie, sa sage économie, et son application au travail, pendant qu\u2019il exerçàit son humble mais honorable métier, il sut se faire des épargnes, qui l\u2019aidèrent pljjs tard à s\u2019acquérir des propriétés.\u201cAujourd\u2019hui, il est le possesseur heureux, paisible et indépendant de l\u2019une des plus belles fermes des Cantons de l\u2019Est, à environ trois milles de cette ville.Sa fortune se compte par des milliers de piastres.Il est le père d\u2019une nombreuse et respectable famille, dont l\u2019un des membres a si bien représenté cette partie de la province, dans la vaillante et noble armée pontificale, nous voulons dire M.Charles Caron, ècclésiastique au Séminaire de St-Hyacinthe.Enfin, dans notre humble opinion, ce respectable concitoyen est le type du vrai colon canadien-français, dont la carrière a été couronnée du plus grand ffbccès et bénie de la Providence.Son histoire doit encourager ceux qui prennent maintenant la route de nos Cantons, de même que par ses belles qualités il peut leur servir de modèle.\u201cM.Caron est comparativement jeune encore.Dans la seconde partie du mois dernier (décembre 1870) il célébrait le soixante et troisième anniversaire de sa naissance.C\u2019est à cette occasion qu\u2019a eu lieu la belle petite fête dont nous voulons parler.Ses amis de cette ville, se prévalant d\u2019une bonne vieille coutume et désireux de lui témoigner leur estime d\u2019une manière tangible, avaient choisi cette circonstance pour lui offrir \u201cun bouquet\u201d.Le cadeau consistait en une magnifique horloge de salon, recouverte d\u2019un bocal de verre et fort artistiquement travaillée.Elle avait été expressément choisie, à Montréal, par nos habiles bijoutiers et horlogers, les MM.Dupuy, de cette ville.Dans la soirée de ce jour marquant pour notre concitoyen, les heureux porteurs du \u2018\u2018bouquet\u201d se rendirent à sa spacieuse résidence pour le lui présenter, en même temps que leurs félicitations.M.H.C.Cabana, se faisant leur interprète, lut à M.Caron une charmante petite adresse, à laquelle celui-ci répondit en termes fort heureux.Il leur assura, en terminant, que cette horloge \u201cmarquait\u201d cet anniversaire d\u2019une manière tellement agréable pour lui, qu\u2019il n\u2019oublierait jamais ceux qui la lui présentaient, et qu\u2019il était bien sûr qu\u2019elle \u201csonnerait\u201d toujours leurs noms dans sa famille.\u201d Des plus belles maisons en 1890 En 1890, un voyageur est émerveillé de la beauté de certaines résidences d\u2019une ville qui ne comptait alors que 10,000 habitants.Après avoir décrit les pelouses, les admirables jardins et les arbres de toutes sdrtes qui ornaient Sherbrooke, il donne une liste des plus remarquables : \u201cFailawn\u201d, résidence de R.-N.Hall, député de Sherbrooke; \u201cMountfield\u201d, résidence de l\u2019hon.Juge E.- T.Brooks; \u201cRockmount\u201d, résidence de Andrew Baton, directeur de !a \u201cBaton Mfg.Co.\u201d et président de la Chambre de Commerce; \u201cBros-pect House\u201d, propriété du Colonel Brown, avec une vue magnifique sur le Saint-François; et un grand nombre d\u2019autres.Les citoyens de Lennoxville savent que pour obtenir de la viande de qualité à des prix raisonnables tout en bénéficiant d\u2019un excellent service de livraison qu\u2019ils peuvent compter sur l\u2019établissement de boucherie WHARRAM RROS.LENNOXVILLE \u2014 TEL: 2\t\u2014 QUE.ETABLI EN 1913 32 années au service des cultivateurs de la région.Grains - Moulées - Charbon - Ciment CLARKE «c SONS LTD LENNOXVILLE \u2014 TELEPHONE 39\t\u2014 QUEBEC ÇU CB - ' y - ]pP I # Année 1945 -1'.{ Cahier Historique des Canlons de l'Est \u2014 No 2 Page 133 Si «a vient de chez BOWN\u2014 vous pouvez être assurés que c\u2019est BON l\" SPECIALITE: Travaux de menuiserie et charpenterie \u2014 Faits suivant vos plans et devis.NOUS PREPARONS LES SORTES DE BOIS SUIVANTS: EPINETTE \u2014 PRUCHE \u2014 MERISIER \u2014 ERABLE PEUPLIER \u2014 PIN DE COLOMBIE \u2014 CEDRE BRUT OU OUVRE Moulures \u2014 Gyproc \u2014 Planches murales \u2014 Papiers à couverture \u2014 Panneaux \u2014 Portes \u2014 Masonite \u2014 Bardeaux de cèdre.WA.BOWN Bois et Matériaux de construction.LENNOXVILLE \u2014 TEL: 11\t\u2014\tQUE.Un marché à viandes où la qualité domine et la satisfaction est assurée.\u2022 BOEUF \u2022 LARD \u2022 AGNEAU \u2022 VEAU \u2022 VOLAILLES \u2022 ETC.John Nichol & Sons Registered LENNOXVILLE \u2014 TEL: 310 \u2014 QUE.Des en-têtes de lettre choisies., améliorent le rendement Quelle sorte de \u201cpremière impression\u201d votre entête de lettre produit-elle sur votre client \u2019 Lui suggère-t-elle cette réflexion: \u201cVoici une maison dont il doit valoir la peine de s\u2019occuper?\u201d Nous sommes experts dons l'art de préparer une en-tête de lettre qui rencontrera exactement vos besoins.Venez nous consulter aujourd\u2019hui pour tout ce qui concerne vos problèmes d\u2019impressions commerciales.\t» Beck Press Reg\u2019d LENNOXVILLE \u2014 TEL: 133\t\u2014 QUE.Une industrie des Cantons de l\u2019Est qui vend d\u2019un océan à l\u2019autre et qui joue un rôle important dans l\u2019effort de guerre.MANUFACTURIERS DE Cordes de coton tressées ordinaires et de * fantaisie, de qualité supérieure, pour fenêtres, auvents, etc.Cordes à linge.C.N.Bolduc Mfg.Co.LENNOXVILLE QUEBEC Nous payons Les plus hauts prix POUR SUCRE ET SIROP D\u2019ÉRABLE Téléphonez Lennoxville 249 OU ÉCRIVEZ A f Quebec Maple Products LIMITED LENNOXVILLE, QUÉ. Page 134 Cahier Historique Ses Cantons de l'Es! No 2 Année 1945 Le bureau de porte de Lennoxville.\t\t ¦ , \u201d, I mM ! | mMÊÈm H.*' - f» \u2022 Mgas?\u2014 ri-y-vi.-.>**t*>^ < La Colonie du Rapatriement Histoire de Chartierville, Notre Dame-des-Bois et 4a Patrie Par M.l\u2019abbé C.-Edmond Chartier (1914).Les fondateurs de la colonie, en consacrant leur oeuvre à la plus grande gloire de Dieu et de la France, lui assignèrent pour objet la civilisation d\u2019abord, la colonisation ensuite.Il n\u2019est pas étonnant qu\u2019une terre pourvue d\u2019une pareille destinée soit devenue le théâtre du \u201cmiracle canadien\u201d.Avec quelle ténacité la race française a accompli la première partie de sa mission! Le concours de l\u2019Etat permit à la religion de pénétrer de son influence lei?nations barbares de l\u2019Amérique du Nord.Chez nous comme à Rome, les chrétiens ont germé dans le rang des martyrs.De la seconde partie, la race s\u2019est aussi acquittée dans une large mesure.Peut-être eût-elle complété son oeuvre en ce sens, si la Providence n'eût voulu que le succès fût trempé dans l\u2019épreuve.L\u2019Anglais mit obstacle, pour un temps, à cette marche précipitée vers le but à atteindre.Mais la foi du peuple et son attachement au clergé sauvèrent la colonie.Le colon français, un instant abattu, se redresse de toute sa hauteur.Il dépose le fusil pour reprendre la charrue et la hache.Il attaque la forêt comme il l\u2019avait fait avec l\u2019ennemi : le pin et le bouleau, l'érable et le hêtre cèdent la place à l\u2019épi jaune, à la grappe blonde.La terre reçoit dans ses flancs le grain qu\u2019elle multiplie avec une étonnante fécondité.Sous les toits de chaume ou d\u2019écorce, le frère succède au frère et la soeur à la soeur.A cette époque, si la guerre a décimé le peuple, la paix le décuple.Nous voulons attester la fidélité de notre race à exécuter cette part de sa mission, en montrant qu\u2019elle sut être agricole avant tout.C\u2019est là sa gloire, cueillie à l\u2019ombre des bois, dans le rude labeur et l'âpre souffrance.Cette gloire, une foule de faits particuliers la proclament.Nous voulons dégager seulement l\u2019un d\u2019eux: le défrichement opéré dans trois cantons (Difrton, Chesham, Emberton) de J\u2019est de la province de Québec.1\u2014Concession et partage des trois cantons Lors du traité de Paris en 1763, toute la partie orientale du Québec actuel, depuis les seigneuries jusqu\u2019à la frontière, n\u2019était qu\u2019u-Be vaste forêt où le sauvage vi- vait encore en liberté.Pour fournir un refuge aux immigrants d\u2019Angleterre et aux loyalistes venus des Etats-Unis, les gouverneurs anglais firent délimiter, par des arpenteurs officiels, cette région encore vierge.La manière, toutefois, dont ils concédèrent d\u2019abord ce domaine mit plutôt obstacle à la colonisation.Les cartes des arpenteurs comportent des sections trop vastes, d\u2019environ dix milles carrés.Chacune devait former un canton ou township qui recevrait de l\u2019Exécutif un nom pour commémorer une famille ou une localité d\u2019Angleterre.Après l\u2019adoption de l\u2019Ai_u.constitutionnel (26 décembre 1791), on établit un système quelque peu régulier de colonisation.Le gouvernement octroyait bien un canton entier, mais à une société composée généralement de quarante membres et dirigée par un chef.Si l\u2019on ne sollicitait qu\u2019une partie d\u2019un canton, le nombre des associés pouvait être proportionnellement moindre.Toutefois, il ne fut jamais concédé, tant que dura ce régime, moins du quart d\u2019un canton.Pour obtenir l\u2019octroi, on alléguait surtout les services rendus pendant la guerre.Si l\u2019Exécutif agréait la supplique, on partageait en lots la partie demandée.L\u2019arpenteur en réservait un septième pour la Couronne (domaine public), un autre septième pour le soutien des ministres protestants (réserve du clergé).Le reste, la société en devenait propriétaire.Elle acquérait insi de 200 à 1200 acres de terre pour chacun de ses membres.Le chef se chargeait de défrayer les dépenses d'arpentage, de construction des routes, d\u2019érection des moulins.En retour, les associés lui faisaient remise de la majeure partie de leur part d\u2019octroi et ne gardaient qu'un lot sur lequel ils étaient tenus de s\u2019établir.Ces conditions, excessives en apparence.avaient pour but d\u2019indemniser le chef pour ses frais et démarches.Malgré ces remboursements, dans la plupart des cas les chefs se ruinèrent et furent contraints de vendre leurs terres à vil prix, vu les difficultés exceptionnelles qu\u2019offrait alors l\u2019exploitation d\u2019on canton.Comme exemple, pour illustrer le fonctionnement de ce régime, nous pourrions rappeler les origines de chacun des trois cantons mentionnés plus haut.Contentons-nous, à titre d\u2019échantillon, de marquer celles de l\u2019un d\u2019eux, le canton de Ditton.Le premier mai 1802, pendant l\u2019administration de Milnes, un ordre de l\u2019Exécutif enjoignait à l\u2019arpenteur Samuel Holland de procéder au partage du quart sud-ouest de ce canton.Le bénéficiaire devait être une société présidée par Minard Harris Yeomans et composée de seize autres membres: Stephen Bigelow, Anson et David Bradley, Christopher Babi-ty, Alexander Brimmer, William Chamberlain, Ebenezer Eastman, Andrew Henry, Obadiah Jones, Edmund Lamb, Joseph Lorett, Charles Lewis, David Marrow.Reuben Ross, Thomas Shadaric et Ziba Tuttle.L\u2019ordre fut exécuté cette année même: \u201cRapport ayant été fait a Son Excellence le Lieutenant-Gouverneur, ce dernier fit émettre, le 13 mai 1803, des lettres patentes érigeant le canton de Ditton comme étant borné au nord par l\u2019étendue de terre inculte communément appelée le canton de Hampden, au sud par l'étendue de terre inculte communément appelée le canton d\u2019Emberton, à l\u2019est par l\u2019étendue de terre inculte communément appelée le canton de Chesham et à Touest par le canton de Newport\u201d.On ignore quelle raison motiva le choix de ces noms.Ditton est celui d\u2019un écrivain mort à Londres en 1715; Chesham désigne une commurie du Birming-hamshire.Quant à Emberton, ce serait peut-être une corruption du nom de Pemberton, homme célèbre de la Grande-Bretagne.Ainsi semble l\u2019indiquer M.Stanislas Drapeau: \u201cSur la même ligne que Newport se trouve le canton de Ditton, borné par Chesham à l\u2019est, Hampden au nord et par Pemberton au sud\u201d.La concession comprenait, outre le domaine public et la partie réservée au clergé.55 lots.Chacun mesurait 73 chaînes et 5 mailles en longueur (733 mètres environ), 28 chaînes et 75 mailles en largeur, soit un« superficie de 200 acres en sus de l\u2019espace ménagé pour l\u2019ouverture des routes.L\u2019ensemble des 55 lots couvrait une étendue de 15,400 acres.La part de la Couronne fut de 11 lots, soit 2,200 acres ; de même, celle du clergé.Ni le chef ni les associés ne s\u2019occupèrent de coloniser leurs domaines.Divers capitalistes les ac- quirent soit des représentants des concessionnaires soit du conseil de comté après qu\u2019ils eurent été adjugés pour recouvrement de taxes municipales.Le plus important de ces capitalistes fut la Compagnie des Terres de l\u2019Amérique Britannique, l\u2019un des plus grands obstacles, au dire des industriels, qu\u2019ait jamais rencontrés le développement de l\u2019industrie dans les Cantons d el\u2019Est.Elle obtint en plus, par lettres patentes du 4 janvier 1847, ce que la Couronne possédait encore dans le quart sud-ouest, du canton de Ditton.Les trois autres quarts de ce canton contenaient 500,000 acres.Vers 1835, la même Compagie se porta acquéreur de ce domaine, avec 85,000 acres en plus, qu\u2019elle acheta également ; il prit le nom de Territoire de Saint-François.Mais le 5 juillet 1841, fut conclue, entre le gouverneur Sydenham et John Fraser, fondé de pouvoirs de la Compagnie, la rétrocession des 500,000 acres.Pour ouvrir ce territoire à la colonisation, le gouvernement fit tracer le Chemin Hampden et Rivière Arnold et, le 2 juin 1862, le bureau des Terres de la Couronne le faisait partager en lots.Ainsi délimité, le canton de Ditton, comme les deux autres d\u2019ailleurs, se trouvait coupé par des rangs au bord desquels le colon érigeait d\u2019ordinaire sa maison et les dépendances.A ces rangs aboutissaient les différents lots.Pour acquérir ceux-ci, il fallait s\u2019adresser d\u2019abord au représentant de la Compagnie des Terres de l\u2019Amérique Britannique, soit à l\u2019agent des Terres de la Couronne (domaine public).En 1871, l\u2019administration de ce domaine dans les Cantons de l\u2019Est était confiée à quatre agences, celles de Magog, Arthabaska, Chaudière et Saint-François.Celle-ci, la plus importante, disposait des cantons de Whitton, Marston, Hampden, Ditton, Emberton, Chesham, Woburn, Clinton, Ditch-field et Spalding.Chaque lot de 100 acres coûtait soixante piastres, payables en cinq ans par annuités de douze piastres.Les conditions d\u2019établissement n\u2019étaient guère plus onéreuses.Six mois après l\u2019achat, l\u2019acquéreur devait s\u2019installer lui-même ou envoyer un substitut pour deux ans.Il avait quatre années pour défricher dix acres sur chaque lot acheté et y construire une habitation d\u2019au moins seize pieds par vingt.Ces conditions remplies et les cinq versements effectués, le colon obtenait des lettres patentes qui le reconnaissaient comme seul propriétaire et maître chez lui.L\u2019acquisition des lots de la Compagnie des Terres était plus difficile.Les capitalistes anglais qui la constituaient avaient acquis ces terrains avec l\u2019intention de les revendre à profit; aussi le prix en était-il copiparativement plus élevé.Le taux variait avec la nature du sol et la proximité des chemins de fer ou des centres.Les conditions de paiement étaient à peu près les mêmes que pour les lots du domaine public.Pourvu que le premier versement fût fait au comptant et que l\u2019on s\u2019engageât à payer un intérêt annuel do 6% sur la balance du prix, le délai était indéfini.\t, Il y avait enfin des domaines entiers accaparés par de grands propriétaires.Sur ceux-là plusieurs colons se fixèrent de bonne foi; ils y firent même des amélioration.Mais un grand nombre, découragés par les réprimandes parfois brutales de leuft» maîtres, abandonnèrent la tâche et s\u2019enfuirent, ruinés, au delà de la frontière.Cette conduite des maîtres, à laquelle on connaît de nobles exceptions, fut l\u2019une des principales causes qui retardèrent si long-___\t,(A suivre en page 136) J.ih_ -Èm Annifo 1945 Cahier Historique des Cantons de ITsf No 2 Page TS5 UNION SCREEN PLATE COMPANY OF CANADA LIMITED LSHKOXV/LLf O U E H t L Vf vv L\u2019habilité technique des ingénieurs de la Cie \u201cUNION des méthodes progressives à l\u2019usine de la Cie \u201cUNION ONT AMELIORE LES PROCEDES DE U FABRICATION DES PLAQUES INDUSTRIELLES, APPORTANT AINSI UNE CONTRIBUTION GENEREUSE A L'EFFORT DE GUERRE La Compagnie \u201cUnion Screen Plate of Uanada Limited\", de Lennoxville, exploite le plus grand atelier de plaques industrielles au Canada.Elle fabrique des plaques de n\u2019importe quel métal \u2014 chrome, cuivre, nickel \u2014 à l\u2019usine moderne de Lennoxville et aussi à Montréal, où la Compagnie vient d\u2019ouvrir un atelier, afin de remplir^les commandes de placage venant des industries de guerre.Le placage industriel ne s\u2019est pas attiré une publicité intense; ce n\u2019est pas un travail spectaculaire, mais il contribue dans une très large mesure à l\u2019effort de guerre du pays.Le placage approprié de certaines parties des engins de guerre augmente de plusieurs fois leur durée et leur efficacité.Les restrictions militaires nous empêchent d\u2019énumérer toutes les parties ainsi plaquées, mais la liste serait assurément très longue.Une autre fonction essentielle du placage industriel, c\u2019est de corriger de l\u2019équipement trouve défectueux après production.Quantité de ce matériel peut recevoir une surface neuve si l\u2019on emploie le placage approprié et cette surface plaquée peut être réduite aux dimensions exactes.Ceci permet l\u2019emploi de quantité de matériaux et de parties qui, sans ce placage, auraient été mis de côté et refondus.De plus, le placage des parties vitales de l\u2019équipement industriel en augmente la durée jusqu\u2019à trois ou quatre fois.Ce service est très utile aux usines employées à des travaux de guerre, puisqu\u2019il élimine les retards causés par les réparations ou le remplacement des parties, causes de ralentissement dans la production.Plusieurs des procédés de placage employés ont été développés à Lennoxville par les ingénieurs de la Cie \u201cUNION\u2019\u2019, afin de satisfaire à l\u2019urgence de la production de guerre.Ces procédés sont entièrement canadiens et s\u2019ajoutent à la liste déjà longue des perfectionnements apportés à l\u2019industrie canadienne durant le conflit actuel.\"\t^-\u2014- - 1 \\ itf: ' ^ \u2022 \u2022< 'ÿ - : v S - SSfcw |£\tT i .1\t'\t-¦ ¦ ¦ UNION SCREEN PLATE CO.OF CANADA LIMITED Barcaa-chef \u2014 Leanoxrillr.Usa.Usines à Lennoxville et à Montréal. Pcge 136 Cahier Historique des Cernions de l'Est\tNo 2 Année 1945 La Colonie du Rapatriement Histoire de ChartierviNe, Nofre-Dame des Boh et La Patrie Par M.l\u2019abbé C.-Edmond Chartier (1914).(Suite de la page 134) temps la colonisation de certaines parties de nos cantons.Ceux qui n\u2019émigrèrent pas furent maintenus au poste par l\u2019influence toute puissante de la religion.C\u2019est elle qui fit acceptw comme un devoir national leur pénible labeur aux colons de Ditton, Chesham et Emberton.L\u2019action du gouvernement fut efficace aussi.C\u2019est à l\u2019honneur de nos hommes publics du dernier demi-siècle d\u2019avoir attiré sur ces terres nouvelles le trop-plein de na preuve de ce rôle colonisa- «u.»iiu\ti.\t-siiifn.\tmh «h rriHrrro a\tC\u2019est ce même M.Blanchard qui,\t^ l\u2019oeuvre,\til\ts\u2019éleva\tcomme près-\tle 3 mai 1875\u2019 vint ^ une me3se\taeUr\t?u.Pret,:e.ajoute\tà\tson\trôle que tou ours en pa^iï cas une vi- solenne'le inaugurer l\u2019oeuvre du missionnaire elle se dégagé n p\ti cas, une vi\trapatriement) en même temps\td une lettre\tqu écrivait\ta\tMgr Ra- qu\u2019il assistait au baptême du villa-\tcme,\tle 21\tseptembre\t1875,\t1 as- ge de La Patrie.Pour la premiè- slstant du ministre de l\u2019agriculture re fois, le 27 du même mois, avaient lieu les cérémonies de la Fête-Dieu.Quatre cents personnes assistèrent à la procession.Au cours de la messe, l\u2019on distribua un pain bénit, don du ministre de l\u2019agriculture, l\u2019honorable Garneau.\u201cIl y avait, dit le rapport officiel de la fête, assez de castors et de feuilles d\u2019érables en pain bénit que tdiacun des assis- aprè3 aVoir entendu mes observa- crépi n\u2019est pas posé;, il le posera \u2018\tUn OUuUne\u2019 qu 1\ttiens, a partagé ma manière de l\u2019été prochain et sa maison sera en apporta pour chacun des mem-\tet u décidé de nommer sur ye opposition.Le site actuel, désigné par M.Gendreau, ne plaisait pas a tous: les colons de Ditton Ouest, qui en étaient éloignés de trois milles, trouvaient la distance trop grande ; quelques-uns de ceux qu avaient établi la Société de Bagot désiraient former une paroisse détachée, prise à même le canton situé à l'est de la rivière au Saumon et une partie de Chesham, et dont l\u2019église occuperait le lot 52 du rang V.Des paroles acerbes furent même prononcées.Quand le missionnaire tint l\u2019assemblée pour décider du site, il invoqua en sa faveur l\u2019autorité de l\u2019évêque des Trois-Rivières.Une espèce de champion des prétendus droits populaires, homme instruit mais à l\u2019esprit faux, alla jusqu\u2019à s\u2019écrier: \u201cMgr l\u2019évêque n\u2019est pas maître icite: c\u2019est aux habitants de marquer la place de l\u2019église\u201d! Le «piflit dura jusqu\u2019en 1873, alors qru\u2019on accepta provisoirement l\u2019endroit désigné par le missionnaire.L'on commença en septembre, sur le lot 27 du rang IV,\tles travaux d\u2019érection.La première église catholique des trois cantons avoisinait les murs inachevés de ce temple protestant dont nous avons parlé plus haut.La terre qui l\u2019entourait, dite terre de la Fabrique, avait 56 arpents et avait coûté $100.Les souscriptions des protestants, dont plusieurs figurent sur les listes, ne furent pas les moins élevées.L\u2019opération alla si rondement que, le 8 octobre de la même année, le missionnaire célébrait dans la chapelle même, encore inachevée il est vraie, les funérailles de l\u2019épouse d\u2019Eugène Brégier, un colon venu de France.En même temps, M.Gendreau inaugurait le cimetière, dont le terrain, occupant le lot 27 du rang V,\tavait été donné par Louis Ran-court.Deux fois depuis, on en a changé l\u2019endroit, au milieu de quelles difficultés, chacun l\u2019imagi- M.Siméon Lesage.Les colons nouvellement arrivés pour acquérir des lots, qui souffraient des absences forcées de M.Chicoyne, s\u2019étaient plaints à lui.Il mandait jdonc à l\u2019évêque du diocèse: \u201cEn visitant notre colonie de Ditton et.Chesham, je me suis convaincu que notre agent, M.Chicoyne, ne pouvait suffire à la besogne.L\u2019hon.commissaire, M.Garneau, rait aussi de temps à autre faire la visite des constructions et défrichements des colons et en faire rapport à l\u2019agent pour le paiement de l\u2019avance de $140.\u201d Comme on s\u2019en rend compte, si cette pétition fournissait au nouveau curé un moyen efficace de contribuer davantage au bien matériel, et même spirituel, des colons, elle n\u2019allait pas sans lui imposer un lourd supplément de travail.C\u2019est le diocèse de Saint-Hyacinthe qui fournit le prêtre dont on avait besoin pour tous ces emplois.Le 5 décembre 1875, l\u2019abbé Victor Chartier, alors vicaire à Saint-Simon de Bagot, venait compléter l\u2019édifice dont son frère, le curé de Coaticook, avait, le 16 juin 1870, posé la première pierre.Toute la paroisse accourut à sa rencontre, comme si l\u2019arrivée d\u2019un curé résidant lui eût fait entrevoir une ère toute nouvelle de progrès.De son côté, le missionnaire y apportait une cloche de 350 livres dont les fidèles de Saint-Simon lui avaient fait cadeau à son départ.Mgr Racine, qui ne cessait de stimuler ses envoyés de sa sympathie, de ses conseils, de ses ordres même, eut vite fait d\u2019assigner à l\u2019arrivant sa première tâche.Dieu avait sa maison; son ministre n\u2019avait pas encore la sienne.L\u2019évêque autorisait, le 6 avril 1876, l\u2019achat d\u2019un terrain où s\u2019élèverait le presbytère.Le 6 novembre suivant, il écrivait au curé: \u201cFaites tout votre possible.Faites votre plan et donnez à chacun de vos cultivateurs la part de travail et de matériaux qui doit lui revenir.Pendant l\u2019hiver, il faut faire vos portes et vos châssis, préparer le bardeau.En un mot, fait des prodiges si vous le pouvez\u201d.Le 2 novembre, l\u2019évêque insistait et fournissait à son missionnaire un exemple de rapidité^ \u201cLe 29 septembre est une date trop éloignée; il faut faire en sorte que vous puissiez y entrer le 1er mai prochain.M.Poulin, de Magôg, est depuis quinze jours dans son presbytère qu\u2019il a commencé le 1er septembre.Le bres de sa famille.De plus, en en envoya à tous et à chacun des colons établis dans Chesham et Emberton, et il restait encore les gros pains qui furent distribués aux pauvres\u201d.On le voit, ce ne fut pas seulement la fête de La Patrie, mais celle des trois cantons.Cette fête n\u2019était pourtant que le préambule d\u2019une solennité plus grandiose encore.L\u2019année précédente, un décret pontifical avait érigé en évêché Sherbrooke, dont La Patrie se trouvait ainsi à relever.Personne ne pouvait être mieux accueilli que le nouveau ti- les lieux un assistant à M.Chi-eoyne, afin que son bureau ne reste pas fermé lorsqu\u2019il est forcé de s'absenter.Un traitement de plus chaude\u20191 Cette tâche achevée, le missionnaire dut se mettre à construire de même églises et presbytères dans les deux cantons de Chesham $250 sera accordé cette année», et d\u2019Emberton, à établir des so- pour cet assistant.\u2014 Comme un emploi de ce genre requiert une personne sûre et bien au fait des affaires de la colonie, l\u2019hon.commissaire a pensé pouvoir l\u2019offrir au missionnaire que Votre Grandeur se propose de placer à La Patrie pour la désserte des missions de Saint-Pierre de La Patrie et de Notre-Dame de Lourdes de Ches- ciétés de tempérance, des cercles agricoles et autres oeuvres sociales.La surveillance des défrichements et le service des missions absorba le reste de son temps.Il n\u2019avait plus qu\u2019à terminer, à la fin de 1880, la deuxième églisé de 70 x 40 pieds qui devait, à La Patrie même, remplacer le temple érigé par l\u2019abbé Gendreau en 1873.Le 3 décembre 1880, Mgr L.-Z.Moreau le rappelait au diocèse de ham.\u2014 Les services que nous ai tendions de l\u2019assistant de M.Chi tulaire, Mgr Antoine Racine.Long- coyne ne seraient aucunement in- Saint-Hyacinthe.Il y devenait temps il avait servi de mission- compatibles avec les fonctions du curé de Sainte-Marie-Madeleine à naire dans les Bois-Francs et, en missionnaire de colonisation, et la place de son frère, l\u2019ancien curé 1851, il avait lancé dans le public, l\u2019honorable commissaire se flatte de Coaticook, qui entrait comme .que Votre Grandeur verrait la -*\u2014Mi- chose d\u2019un bon oeil, attendu que cet emploi n\u2019implique aucune responsabilité pécuniaire.Il s\u2019agi- pour revendiquer les droits des colons, un manifeste mémorable dont le résultat fut d\u2019ouvrir à la colonisation une ère nouvelle dans les Cantons de l\u2019Est.Le 4 juin 1875, le premier prince de l\u2019Eglise qui ait foulé la terre du rapatriement venait à La Patrie en visite pastorale et prenait solennellement possession du territoire enlevé par la colonisation canâdienne française à l\u2019impuissance anglo-protestante.Le long de la route, sur les murs de la chapelle, devant les résidences, des décorations de verdure des inscriptions et des drapeaux accla- procureur au Séminaire de la ville épiscopale.Il avait dépensé, au service des colons des trois can-(A suivre en page 144) H.LABRECQUE RESTAURANT CIGARETTES \u2014 TABACS \u2014 BONBONS TELEPHONE 8 SAWYER VILLE Annie 1945 Cahier Historique 'des Cantons He ITst Page 143 \u2014 Ho 2 CORDIALE BIENVENUE CHEZ\tTEL.9 ZÉPHIRIN ROUSSEAU BARBIER \u2014 ASSURANCES GENERALES * ENCANTEUR LICENCIE SAWYER VILLE QUEBEC 1935-1945 Restaurant Griffin\u2019s Repas à toutes heures.Cigarettes \u2014 Tabacs \u2014 Magazines SAWYERVILLE\tQUEBEC Etablie en 1930 La Crémerie Sawyerville est une des plus importantes, quant à son volume de production.Elle expédie ses produits sur les marchés locaux et étrangers.Spécialités: \u2022 BEURRE PASTEURISE \u2022 LAIT EN POUDRE Crémerie Sawyerville GEORGES BELHUMEUR, prop.SAWYERVILLE\tQUE.Une industrie qui a contribué pour beaucoup au progrès de Sawlerville est sans contredit la Sawyerville Manufacturing Company, LTD Manufacturiers de Portes et Châssis et Bois de Construction.SAWYERVILLE QUE.mmmm S1IKSS U par excellence Cuisine parfaite Ci-dessus, une vignette du populaire rendez-vous Hôtel Sawyerville House Mrs.M.E.Mullins, prop.SAWYERVILLE QUE.Madame B.Campeau MAGASIN GENERAL BOUCHERIE MODERNE EPICERIE MARCHANDISES SECHES FERRONNERIE GRAIN ET FARINE CHAUSSURES PEINTURES \u2014 EMAUX \u2014 VERNIS TELEPHONE 15 SAWYERVILLE QUE.Sawyerville Undertaking Parlors THOMAS C.FRENCH, prop.Service de Funérailles Salon Mortuaire Gratuit \u2014 Service d'Ambulance SAWYERVILLE\tTEL.34-S-3\tQUE.Le plus ancien et le plus important magasin général de Sawyerville \u2022\tEpiceries de choix \u2022\tFruits et légumes \u2022\tVêtements de travail \u2022\tArticles de toilette Au département des marchandises sèches, vous trouverez z *\tChapeaux 9 Chemises *\tSalopettes *\tChaussures variées Ustensiles de cuisine Accessoires de pêche Peintures et vernis Matériaux de construction, etc.TEL.2.Jï A.Lowry Marchand Général SAWYERVILLE QUE. Pcrqre 144 Cahier Hisfortcrue des Cantons de l'Est AnnSe 1945 No 2 La Colonie du Rapatriement Histoire de Chartierville, Notre-Dame-des-Bois et La Patrie Par M.l\u2019abbé C.-Edmond Chartier (1914).(Suite de la page 142) tons, tant d\u2019énergie et porté allègrement avec eux tant de sacrifices qu\u2019aujourd\u2019hui encore, après 24 ans de séparation, les anciens de la région ont les larmes aux yeux quand ils évoquent le souvenir de leur premier curé régulier.La tempérance M.l\u2019abbé F.-X.Desrosiers, qui remplaça l\u2019abbé Victor Chartier, avait pour mission de parachever l\u2019oeuvre si bien commencée.Homme de sacrifice, comme son prédécesseur, il ne craignit les souffrances ni physiques ni morales.Le presbytère fut terminé, l\u2019organisation des oeuvres sociales, jxjus-sée activement.Abritées sous l\u2019égide de l\u2019église, soutenues par un prêtre ardent au bien-être même temporel de ses ouailles, ces oeuvres devaient résister à tous les obstacles.Ils ne tardèrent pas à se dresser.Quand M.l\u2019abbé A.-N.Gariépy succéda en 1891 à M.Desrosiers, la tempérance établie par ses prédécesseurs subissait déjà un rude assaut.Un débitant de boissons enivrantes prétendait avoir obtenu de l\u2019autorité diocésaine le permis de les vendres, en raison du nombre considérable des voyageurs et des colons qui visitaient les cantons de Ditton, de Ches-ham et d\u2019Emberton, pour acquérir des terres et s\u2019y fixer.Ce motif n\u2019existait plus en 1891: la buvette devait disparaître.Avec l\u2019entière approbation de son évêque, M.Gariépy entreprit la lutte.Quinze années durant, toujours appuyé par son Ordinaire, il la soutint sans trêve, par tous les moyens qu\u2019inspirent une ardeur fébri le et une clairvoyante intelligence.Il assista enfin à la disparition du dernier débit de liqueurs dans les limites de la municipalité de Ditton.L\u2019on comprendra l\u2019importance d\u2019un succès pareil si l\u2019on s\u2019en rapporte, pour apprécier la grandeur des maux causés chez nous par l\u2019alcoolisme, à tout ce qu\u2019en ont écrit le Père Hugolin et tous les apôtres canadiens de la tempérance.Le succès fut complété en 1907, le jour où par un amendement à la loi des Licences, on fit adopter un règlement de prohibition par voie de plébiscite.Au sujet de ce triomphe religieux, économique et social, l\u2019apôtre nous écrivait, le 28 janvier dernier: \u201cJe ne saurais dire tout le bien et les avantages qui ont résulté de cette prohibition.Il faut avoir vécu dans La Patrie à l\u2019époque où l\u2019on y vendait les boissons enivrantes, et y vivre à présent, pour comprendre le changement radical qui s\u2019est opéré tant dans le domaine religieux que dans le domaine économique de la paroisse.L\u2019ouverture des chantiers, l\u2019hiver, leur clôture, au printemps, donnaient lieu à des désordres que nous ne pouvons nous rappeler sans une émotion intense .Les fêtes de Noël et du Jour de l\u2019An, les moindres circonstances donnant lieu à des réunions quelconques, étaient des jours d\u2019orgie.Les élections municipales se faisaient exclusivement sur le terrain de la \u201clicence\u201d, sans autre considératition relative à la valeur du candidat.Etait-il pour ou contre la licence?On votait pour ou contre lui.Aujourd\u2019hui, le conseil municipal, entièrement dégagé de ce boulet de forçat, est composé d\u2019hommes honnêtes et soucieux des meilleurs intérêts de la paroisse.\u201d La suite de la lettre montre à quelle source, toute de devoir et de charité, se puisent l\u2019énergie et la ténacité; elle montre aussi jusqu\u2019où nos prêtres colonisateurs poussent l\u2019amour des colons.\u201cIl convient, continue l\u2019auteur, de reconnaître combien j\u2019ai été soutenu dans la lutte contre la licence par Sa Grandeur Mgr.P.Larocque, évêque de Sherbrooke.Presque chaque année, il m\u2019honorait d\u2019une lettre pressante, approuvant ma ligne de conduite et m\u2019encourageant à combattre, jusqu\u2019à la mort pour la sainte cause de la tempérance.C\u2019est dire que j\u2019ai été un instrument dans les mains de la divine Providence et de mon évêque, pour obtenir le résultat connu.\u201d Une autre récompense, outre ce succès, attendait M.Gariépy de la part de ses paroissiens mêmes.La deuxième église, construite en 1875, ne suffisait plus à contenir les fidèles, dont le nombre'\u2019avait doublé.Il fallut songer à renouveler l\u2019édifice.Comme la tempérance avait favorisé l\u2019économie, et l\u2019économie le bien-être, à peine se manifesta-t-il quelque résistance.La construction fut décrétée, et le 17 septembre 1908, Sa Grandeur Mgr Larocque en faisait la bénédiction.C\u2019était le fruit des sacrifices tant du curé que des paroissiens qui avaient secondé son oeuvre de moralisation.La Patrie se voyait ainsi dotée, à cette troisième phase, d\u2019un temple superbe, en granit, d\u2019une valeur d $50,000.L\u2019ancienne église fut transformée en un couvent-école, évalué à $5,000 et placé sous la direction des Révérendes Soeurs de Jésus et Marie de Montréal.Des trois cantons, les enfants viennent ici puiser cette éducation foncièrement chrétienne que seules des religieuses, de par leur vocation même, savent procurer.L\u2019article suivant démontre que cette communauté n\u2019était pas la première à se fixer à La Patrie.VII\u2014Etablissement monastique \u2022 \"Voyant dans la Nouvelle-France l\u2019agriculture encore à son début et d\u2019immenses terrains, qui ne demandaient pour produire que des mains habiles et persévérantes à les remuer et à les rendre fertiles, il (M.Rousselot, p.s.s.) conçut, ou plutôt Dieu lui inspira, l'idée d\u2019y implanter une colonie de Cisterciens qui, par leur expérience et leurs connaissances pratiques, ne contribueraient pas moins au progrès de l\u2019agriculture que, par leur vie austère et laborieuse, au développement encore plus nécessaire de l\u2019esprit de prière et de sacrifice.\u201d Ainsi s\u2019explique la fofndation de la Trappe d\u2019Oka.On regrette que l\u2019auteur de ces lignes ait omis une page intéressante de l\u2019établissement des Trappistes au Canada.Nous la retraçons pour combler cette lacune et pour prouver jusqu\u2019où religieux comme séculiers, ont travaillé au développement de la Colonie du Repatriement.Vertume Péloquin, devenu le Père Jérôme, né à Saint-Judes, comté de Saint-Hyacinthe, en 1842, avait fait ses études au séminaire diocésain.Au cours de sa philosophie, en 1865, il entrait chez les Trappistes, établis récemment à Sainte-Justine, dans le canton Langevin.Jugeant que cette maison ne serait pas maintenue, il se rendit, vrs 1869, à la Trappe de Gethsémani.dans le Kentucky, une fondation de l\u2019abbaye de Meilleray (France).Le climat brûlant, joint à un tempérament sanguin, l\u2019empêchant d\u2019y observer la règle dans toute sa rigueur, l\u2019année suivante il revint à Sainte-Justine.L\u2019établissement fut bientôt dissous.Pour ne pas quiter l\u2019ordre, le Frère Jérôme se transporta, en 1871, dans une abbaye d\u2019Angleterre, où il demeura deux ans et devint prêtre.De là, il se rendit à Meilleray, à douze lieues de Nantes, où il demeura jusqu\u2019en 1880.Les Trappistes, à cette date, étaient menacés d\u2019expulsion en vertu de la loi Ferry.Sur les instances de M.J.-A.Chicoyne, un ami intime du Père Jérôme, Dom Antoine délégua celui-ci au Canada avec mission de chercher un pied à terre pour la communauté et de parer ainsi aux éventualités.Le 2 novembre 1880, le Père arrivait à La Patrie en compagnie de son ami qui venait d\u2019organiser à Nantes la Compagnie des Moulins Nantais, dans l\u2019intérêt de la nouvelle colonie.Ici commence la deuxième page de l\u2019histoire canadienne des Cister-cins.Nous regrettons encore une fois de ne pas la trouver dans la brochure publiée à l\u2019occasion du 25e anniversaire de la fondation de Notre-Dame-du-Lac.Pour exécuter sa mission, le Père Jérôme acquit sans retard les lots 585, 586, 587 du rang VIII, et le lot 605 du rang IX de Ditton (ce dernier aujourd\u2019hui enclavé dans Emberton), soit un total de 648 acres.Le sol, des plus fertiles, inclinait en pente douce.Il était si propre à la culture qu\u2019une année on récolta 80 tonnes de foin sur 100 acres.De 1880 à 1882, le Père Jérôme y vécut seul et travailla sans relâche à faire une trouée dans cette forêt épaisse.Il transforma en un monastère primitif l\u2019ancienne ^hapelle, qu\u2019il fit transporter sur son domaine, et y ajouta un étage.Le nouvel établissement prit le nom de Bethléem.Un communiqué adressé au Pionnier de Sherbrooke, le 8 avril 1881, disait: \u201cVendredi dernier, le premier avril, le révérend Père Jérôme a célébré une première messe à la Trappe de Bethléem.Presque tous les colons de la paroisse y assistaient.Le Révérend Messire Desrosiers, notre digne et zélé curé, fit un sermon approprié à la circonstance.Les assistants n\u2019oublieront jamais le bonheur qu\u2019ils ont eu d\u2019assister à la naissance de cet établissement qui, avec le secours de la Providence, ne peut manquer de grandir et de prospérer.Le nom de Bethléem est bien choisi: c\u2019est d\u2019un bon augure.\u201d Le même journal, le 3 juin suivant, faisait l\u2019éloge des Pères Trappistes et précisait la tâche accomplie par eux.\u201cIl est un coin de terre, dans les Cantons de l\u2019Est, qui est assez béni pour mériter de porter le nom de Bethléem.Déjà, plus de dix acres de cette forêt sont en abattis, et le feu, qui doit réduire en cendres les arbres tombés pour une si belle cause, a respecté jusqu\u2019ici l\u2019humble sanctuaire, bien qu\u2019il se trouvât au milieu de l\u2019élément destructeur .\u201d Le 16 septembre, le Pionnier reproduisait un article de l\u2019Observateur de Nantes, où il est fait un bref historique de l\u2019Ordre de Ci-teaux.Il rappelait ensuite les origines de l\u2019entreprise: \u201cAu mois d\u2019octobre de l\u2019an dernier (1880), le sous-prieur de la Meilleray, un Canadien, que des circonstances vraiment providentielles avaient guidé vers ce cloître à une époque où les relations entre le Canada et la France étaient presque nul-les, profitait du passage d\u2019un de ses compatriotes (M.J.-A.Chicoyne), engagé dans les oeuvres (A suivre en page 150) Garage Morrison REPARATIONS GENERALES VULCANISATION DE PNEUS ET DE CHAMBRES A AIR ACCESSOIRES D'AUTOS\tHUILE, GAZOUNE, BATTERIES CHARGEES\tGRAISSAGE, SOUDURE NOTRE SPECIALITE : BANDES DE FREINS SCOTSTOWN, Qué.r** ?P** PB Hôtel Scotstown Mme J.-A.DUMOULIN, prop.CHAMBRES CONFORTABLES, AVEC BAIN ET DOUCHE CUISINE EXCELLENTE .UN VRAI CHEZ-SOI ENDROIT IDEAL POUR CHASSE ET PECHE LE RENDEZ-VOUS DES VOYAGEURS TELEPHONE 45\tSCOTSTOWN Année 1945 Cahier Historique des Cernions 'de l'Est .** No 2 Page 145 F.LIZOTTE FARINES \u2014 GRAINS \u2014 MOULEES Matériaux de Construction Briques \u2014 Ciment \u2014 Toitures SCOTSTOWN\tTEL.29\tQUE.R.WALLACE & SONS MANUFACTURING COMPANY COOKSHIRE QUEBEC \u2014 CANADA MANUFACTURIERS DE: \u2022\tUSTENSILES DE CUISINE EN PLAQUE ARGENT OU NICKEL \u2022\tSPECIALITES POUR LA CUISINE COTATIONS FOURNIES SUR DEMANDE HOTEL \u201cOSGOOD HOUSE\u201d A.PRATTE, PROP.50 CHAMBRES \u2014 EXCELLENTE CUISINE GRILL \u2014 TAVERNE COOKSHIRE\tQUEBEC P.D.LAVIGUEUR EPICERIE-BOUCHERIE \u2022\tFRUITS ET LEGUMES \u2022\tARTICLES DE TOILETTE \u2022\tREMEDES BREVETES TELEPHONE 88 COOKSHIRE, QUÉ. Pago 140 Cahier Historique des Car' as de l'Est No 2 Année 1945 Lac Mégantic Dans la préface de**son livre \u201cHistoire du Lac Mégantic\u201d, M.l\u2019abbé Gravel nous rappelle que cette ville appartient à la grande histoire, à l\u2019histoire générale de notre pays et pour trois raisons \u201cparce que, dit-il, à plusieurs reprises, le lac Mégantic fut le lieu de passage des premiers Pères missionnaires qui vers 1640 s\u2019aventurèrent dans la pleine forêt à la conquête des âmes pour le Christ.En second lieu, le lac Mégantic fut pendant huit années, de 1700 à 1708, le site d\u2019une bourgade de ces sauvages Abénaquis toujours fidèles aux Français.Enfin, en 1775, lors de l\u2019invasion du Canada par les troupes américaines, le lac Mégantic resta célèbre par les campements qu\u2019y fit l\u2019armée d\u2019Arnold.\u201d Certaines notes, prises çà et là, dans le livre de M.l\u2019abbé Gravel nous permettent de résumer très sommairement l\u2019histoire de Mégantic dont le nom est d\u2019origine abénaquise.Sur la carte du Canada, le mot s\u2019écrivait Mégantik qui vient de Namseokanjik, lieu où se tiennent les poissons.\u201cLes premiers hommes qui foulèrent de leurs pieds le sol de Lac-Mégantic furent les sauvages A-bénaquis.Le Père Biard les visita une première fois.Plus tard, le 29 août 1646, le Père Gabriel Drouillettes quittait Sillery avec des Abénaquis.Embarqués darfs des canots d\u2019écorce, ils remontèrent le fleuve sur une distance de deux lieux et s\u2019engagèrent dans la Chaudière.Le groupe traversa le lac Mégantic: le Père Drouillettes fut donc le deuxième et son histoire européen à naviguer sur les eaux de ce lac si on se rappelle le voyage d\u2019un explorateur anglais en 1640.Le missionnaire donna le nom de l\u2019Assomption à la nouvelle mission, une tribu de 3,000 guerriers.\u201cCette mission se trouvait à la tête du lac, en cet endroit connu plus tard sous le nom de Lourdes.Elle fut\u2018ensuite desservie par le Père Rasles pendant 8 ans.\u201cLe second fait qui mérite une attention spéciale fut le passage d\u2019Arnold, à Lac Mégantic, en 1775.Partie de Cambridge, près de Boston, le 13 septembre 1775, son armée comptait 1,100 hommes.Montée sur 200 canots, elle suivit la rivière Kénébec jusqu\u2019au confluent de la rivière Dead.Et le 29 octobre, une partie de l\u2019armée campait au lac des Araignées.Le deuxième campement sur le site de la ville actuelle s\u2019établit le soir du 31 octobre 1775.D\u2019aucuns prétendent aussi u\u2019il y a eu un magasin de provisions à la tête du lac Mégantic ou au lac des Araignées.En somme, l\u2019expédition du colonel Arnold est restée célèbre et les campements à lac Mégantic demeurent un fait historique.Les pionniers \u201cLe territoire de Lac Mégantic fut ouvert vers 1850 par de courageux colons venant de Lewis ou de Dundee, Ecosse.Du point de vue civil, Mégantic fut un poste, un coin de Whitton-sud qui prit en très peu de temps beaucoup d\u2019essor, grâce aux eaux du lac.Du point de vue religieux,\u2019 Mégantic est une filiale de Pio-polis.Les origines de la mission à Mégantic datent de 1875.Parmi les pionniers, on remarque M.J.D.Morin: on ouvrit un bureau ie poste sur sa propriété.On y donne le nom de Morinville.M.Morin s\u2019établit plus tard à Garth-byy, où vers 1889, il avait un bon commerce de bois.En mai 1878, Malcolm Matheson bâtira sur la rive nord du lac une bonne maison.En août de la même année, 1878, Télesphore Legendre et Frères bâtiront un moulin de 60 pieds par 40, lequel sera cédé à la Montague Paper Co.A l\u2019automne, Alexander Ross et Jerry Ham construiront l\u2019hôtel connu sous le nom de Prince de Galles.D\u2019autres pionniers, Napoléon Lemieux, Télesphore Lemay, Antoine Roy, James Kelly, etc., figurent parmi les fondateurs.\u201cCe développement considérable des années 1877 et 1878 s\u2019attribue à la construction du chemin de fer International.La compagnie Nantaise, aussi, a son grand mérite : elle avait comme directeurs M.Molat, le notaire Pommier et Alphonse Bécigneul.En 1881, cette compagnie bâtit un moulin au centre même du vilage de Mégantic.La compagnie de Pulpe du Bac Mégantic, établie n 1893, fit progresser l'endroit.Ensuite, Mégantic se détache de la Corporation du Canton de Whit-ton en 1885 et le conseil siège le 26 janvier.Le lieutenant-colonel M.B.Macaulay a été choisi comme maire et les conseillers sont: MM.A.-B.Gendreau.M.J.Smith, Auguste Duquette, Murdo McLeod, Ferd.Legendre.Le notaire J.N.Thibodeau agira comme secrétaire-trésorier pendant plusieurs années.Jusqu\u2019en 1896, les maires de Mégantic se succèdent dans l\u2019ordre suivant: M.B.Macaulay, J.A.\tChicoyne, A.B.Gendreau, M.B.\tMacaulay, D.Graham, F.Chartier, Nap.Lemieux, Dr.J.- A.Milette, J.-A.Fournier, Nap.Lemieux, A.Bécigneul, A.-B.Gendreau, Nap.Lemieux, et G.- M.Stearns.\u201cEn 1890, Mégantic a déjà 169 famules dont 146 dans le village et 23 dans les rangs, en tout 891 âmes dont 538 communiants: elle a une 'seule église anglicane, la station de chemin de fer, le bureau de poste, 2 bureaux de télégraphie, 12 magasins, 5 boucheries, 3 boulangeries, 3 boutiques de tailleur, 2 boutiques de forge, une scierie importante, une manufacture de pulpe et 4 hôtels.Le recensement de 1891 donne les statistiques suivantes: population: 1173 dont 976 Canadiens français et 197 d\u2019autre# nationalités.Une banque, la People\u2019s Bank d\u2019Halifax, vient d\u2019ouvrir une succursale et la station de Mégantic devient un point de jonction avec les convois du Québec Central, en l\u2019année 1895.\u201cLa première église de Lac Mégantic fut construite au cours de l\u2019année 1883 et les registres paroissiaux s\u2019ouvrent en janvier 1884.Pendant deux années, M.Cousineau, curé de Piopolis dessert la population de Mégantic; mais devant le nombre toujours croissant/des catholiques au lac, il vaut mieux intervenir l\u2019ordre établi.Le 23 août 1886, M.Cousineau est nommé premier curé de Mégantic et Piopolis sera au nombre des missions avec Saint-Léon de Marston, Saint-Charles de Spaulding et Saint-Paul de Scots-own.M.le vicaire D.Bellemare se transporte en même temps que (A suivre en page 148) 'j UNE INDUSTRIE PROGRESSIVE :ï;,\" mm wmm DES CANTONS DE L\u2019EST t La Crémerie de La Patrie, tout en assurant un débouché aux cultivateurs de la région, met sur le marché les produits les plus purs, fabriqués dans des conditions hygiéniques de tout premier ordre.Une installation moderne, l\u2019expérience d\u2019un personnel entraîné, sous la direction du propriétaire, M.Valère Turcotte, assurent des produits de la toute première qualité: lait entier, lait écrémé, en poudre, etc.Les prix payés aux producteurs défient toute concurrence.Cette industrie est en opération jour et nuit, avec un personnel de 12 employés.\u2022\tCREME ET BEURRE PASTEURISES ' \u2022\tLAIT EN POUDRE Cet appareil tout à fait moderne est installé à la Crémerie de La Patrie at sert à assécher le lait et à la mettre en pondre.\t- - - \u2022 CREMERIE LA PATRIE VALERE TURCOTTE, PROP.TEL: 18 ENRG.LA PATRIE.QUE. Année 1945 Cahier Hisforique ides Cantons de ITil\t\u2014\u2022\tNo 2 Paqe 147 Vonâ trouverez à notre magasin : \u2022\tMobiliers de chambres à coucher \u2022\tAmeublements de divans-studios \u2022\tCarpettes \u2022\tPrélarts Henri Latulippe Meubles neufs et usagés.DETAILLANT des peintures \"JAP-A-LAC\" Rue Frontenac \u2014 Lac Mégantic LAKE MEGANTIC PULP CO.MANUFACTURIERS DE PLANCHE A CLAQUET \u2014 BABDEAUX \u2014 LATTE BOIS DE PULPE MOULU EPINETTE ET BOULEAU LAC-MÉGANTIC, QUÉ.AU SERVICE DE LA CUISINIERE DE \"LAC MEGANTIC\" Epiceries de choix Fruits et légumes toujours frais Bière et porter Remèdes brevetés Service prompt et courtois.Epicerie Frontenac Enrg.JULES VALLEE, prop.RUE LAVAL \u2014 TEL: 91 \u2014 LAC MEGANTIC Ne remettez pas à demain, faites réparer maintenant vos bâtiments.__NOUS POSSEDONS UNE RELUE VARIETE DE MATERIAUX DE CONSTRUCTION Articles de sports Equipements de pêche Accessoires, etc.TEL: 33 JOS.DION % FERRONNERIE PUE FRONTENAC \u2014 LAC MEGANTIC MLe rendez-vous des voyageurs et des touristes.Hôtel Queen\u2019s l'endroit idéal \u2022\tpour vos vacances O pour une fin de semaino \u2022\tmagnifique Cocktail Lounge, etc.fT\u2014 JT EL un vrai \u201cchez soi\u201d O cuisine excellente O 40 \u201cchambres \u2022\tchambres avec bai» \u2022\tplage privée \u2022\tyacht ARMAND LANGLOIS, prop.JLAC MEGANTIC Tel.S3 QUE.' #\t.A.yendeur exclusif des vêtements préférés \u201cSavoy\u201d \u2022\tCOMPLETS \u2022\tPALETOTS \u2022\tCHAPEAUX \u2022\tCHEMISES \u201cChez Raymond ff Raymond Royer, prop.86, rue Laval \u2014 Tél.190-J\t\u2014 Lac Mégantic J.-E.MARCEAU FERRONNERIE GENERALE MATERIAUX DE CONSTRUCTION # PEINTURE ET VERNIS MATERIAUX ELECTRIQUES MATERIAUX POUR PLOMBERIE TELEPHONE 17 LAC-MËGANTIC, QUÉ.-t*\" - ÉLODIEN DUCLOS Manufacturier Manches à balais Fonds de sièges, Etc.\u2022 Scierie Bois de dimension Bois franc\u2014Bois mou Sciage au détail LAC MEGANTIC Qué. 'V Page 14Ô Cahier Historique des Cantons de l'Est No 2 Année IMS / Vue du Lac Mégantic.Lac Mégantic et son histoire (Suite de la page 146) M.Cousineau à Lac Mégantic.\u201cLa première commission scolaire existait en 1883 avec M.Tél.Lemay comme président et M.Ferd.Legendre comme secrétaire.Une école ne tarda pas à s\u2019élever dans Agnès et au village de Mégantic on louait des maisons à cette fin.Dès 1888, des religieuses de Ste-Croix de Vannes et Brieux, Bretagne, avaient offert leurs services.On leur prépare une maison; deux étages, en briques, environ le tiers du couvent actuel.Les quatre premières religieuses arrivent à Mégantic le 12 novembre 1895.Les classes s\u2019ouvrent avec 192 élèves, filles et garçons.i\tLes progrès Monsieur l\u2019abbé Gravel continue l\u2019histoire de Lac Mégantic et nous explique les progrès immenses que la petite ville fait en quelques années.Nous empruntons encore et soulignons les passages qui semblent les plus intéressants et les plus instructifs: \u201cDu point de^ vue matériel, disons un mot de la Compagnie de Pulpe.Celle-ci ne cesse d\u2019agrandir son champ d\u2019opération.Le 10 mars 1899, elle s\u2019adresse de nouveau à la Législature de Québec demandant une extension de pouvoirs.Il s\u2019agit de bâtir des lignes de chemin de fer donnant accès aux différents établissements de la compagnie, de jeter des ponts sur la rivière Chaudière avec écluses pour l\u2019approvisionnement des eaux et augmenter ainsi le pouvoir de la manufacture.Ces désirs sont réalisés peu à peu.\u201cEn l\u2019année 1900 fut bâtie la ;Lake Megantik Furniture Co., dont les principaux actionnaires étaient M.B.Macaulay, A.B.Gendreau, H.Van.Cette manufacture occupait un vaste terrain au nord de la ville.Elle avait des proportions considérables et un outillage complet pour la fabrication des meubles de goût.C\u2019est chez elle que furent fabriqués les bancs du sousbassement, transportés maintenant dans l\u2019église actuelle.La Lake Mégantik Furniture Co.fut incendiée en 1915.\u201cVers le même temps le nord possédait aussi un escierie importante, propriété de M.Tél.Lemay.Comme beaucoup d\u2019autres, celle-ci fut incendiée après quelques années d\u2019opération.Plus au sud et près de la ligne du chemin de fer, M.Elzéar Dion construisait en 1907 une scierie modèle.Cette construction fut élevée a-vec le bois et les matériaux provenant de la chapelle Agnès.\u201cEn 1913 le village d\u2019Agnès s\u2019enrichira de deux établissements importants.La ferronnerie des Frères Mercier fera retentir les échos d\u2019alentour du bruit de ses enclumes.A ces messieurs revient l\u2019honneur d\u2019avoir forgé des machineries propres à la confection des épingles à linge et dont nous chercherions en vain le modèle ailleurs.Vers ce même temps, 1913, la Megantik Broom Mfg.avait un petit établissement de 30 x 40 et tout à côté de la Ferronnerie Mercier.S\u2019adonnant d\u2019abord exclusivement à la fabrication des manches à balai, dans les années 1915 et suivantes, on y ajoutera des lignes nouvelle^ telles que épingles à linge et boîtes à fromage ou à beurre.\u201cOn verra naître ensuite un aqueduc alimenté à des sources du llème rang de Whitton.M.A.B.Gendreau fait l\u2019acquisition de ces premiers matériaux, y en ajoute au point qu\u2019en très peu de temps il est en état de fournir l\u2019eau dans les deux villages de Mégantic et d\u2019Agnès.Le tout fut revendu à la ville en 1910.Le premier courant électrique à passer dans la ville est dû à l\u2019ingéniosité de M.le curé Choquette.Celui-ci trouva un moyen de créer au bord du lac une installation assez puissante pour fournir la lumière à toute la population.Ce pouvoir fut acquis par la ville en 1918.\u201cLa People\u2019s Bank, établie en 1895, devient la Banque de Montréal en 1905 et persiste ainsi jusqu\u2019à nos jours.En 1904, la Eastern Township Bank ouvre ses portes à Mégantic.C\u2019est, depuis 1912, la Banque de Commerce, dont M.G.McKenzie Thompson fut le gérant pendant 27 ans.Une Chambre de Commerce fut créée en 1909, avec M.Eus.Huard comme premier président et M.Jos.Roy comme premier scrétaire.Dans la liste des membres fondateurs nous relevons les noms de MM.C.Smith, A.B.Gendreau, J.N.Thibodeau, H.W.Albro, J.-E.Letellier, Ls.Bécigneul.\u201cDans cette période de 1896 à 1917, voici les maires qui.ont présidé sagement aux destinées de la ville: Nap.Lemieux, A.-N.Thibodeau, Nap.Lemieux, A.-N.Thibodeau, Eus.Huard, A.-B.Gendreau, Eus.Huard, Tél.Lemay, J.-A.Milette, A.-B.Gendreau, Cy.Fortier.Les secrétaires et greffiers furent A.Bécigneul, F.-X.Marceau, J.-A.Gaudet, J.-N.Thibodeau, Jos.Roy, et J.-N.Thibodeau.\u201cL\u2019érection canonique de la paroisse se fit au 30 janvier 1903 et l\u2019érection civile au 15 juin de la même année.Le 25 août suivant, les francs-tenanciers élisent leur premier corps de marguilliers composé de MM.A.-B.Gendreau, P.Villeneuve et Joseph Roy.En 1910 s\u2019agite la question de construire l\u2019église sur le soubassement.La bénédiction solennelle sera faite par le délégué apostoli-ue, Mgr Stagni, le 9 octobre 1913.Industries récentes \"Dans la décade qui couvre les années 1918 à 1928, nous assistons au développement des industries anciennes et à la naissance de quelques nouvelles ; la compagnie de Pulpe poursuit toujours ses opérations avec la construction de quelques boutiques attenantes à ses moulins; la Lake Megantik Broom prend un essor considérable et devient la Lake Megantik Manufacturing.En 1924, la compagnie s\u2019organise sur le lac pour le transport des billots par bateaux ou pour la retention de ces billots par digues.L\u2019année 1922 voit naître une industrie nouvelle dans Agnès.MM.Brulot-te Frères et Fils en sont les propriétaires.\u201cDepuis 1895 les deux compagnies de chemin de fer Pacifique Canadien et Québec Central n\u2019ont cessé de donner de l\u2019importance à la station locale devenue point divisionanire entre Farnham et Brownville, en construisant des usines de réparations sur un territoire de vaste étendue au bord de la rivière.Les employés à ces usines sont nombreux et la fumée qui s\u2019en échappe sans cesse dénote une grande activité à l\u2019intérieur.\u201cPendant ce laps de temps de 1918 à 1928, les maires qui président aux destinés de la ville sont: MM.Dr.G.-E.Grégoire, A.Lavoie, J.-E.Letellier, G.Fournier, E.-E.Legendre, J.-H.Nadeau, M.D.-L.Lippé est greffier.\u201cDans le domaine religieux, M.l\u2019abbé J.-N.Bernier devient le troisième curé de Sainte-Agnès.En l\u2019année 1926, on s\u2019attaque à des travaux considérables, portiques en béton, piazza, réparation à la toiture de l\u2019église, restauration de la voûte et de tout l\u2019intérieur, achat d\u2019un orgue, etc .\u2022 Les marguilliers qui aidèrent M.le curé Bemier dans l\u2019exécution de tous ces travaux furent: MM.J.-D.Réné, Cy.Fortier, Gédéon Lessard, E.Legendre, C.Roy, Alp.Gagnon, D.-L.Lippé, J.-Z.Roy, Jos.Grondin, Art.Vallée Alp.Cauchon, Eug.Huard et Théo.Turmelle.\u201cM.le curé Bernier meurt en mars 1929 après une longue maladie et M.l\u2019abbé Joseph-Arthur Bonin lui succède.\u201d Celui-ci voit aux destinées de cette grande paroisse jusqu\u2019en 1944 alors que sa santé l\u2019oblige à abandonner sa tâche.M.le curé Bonin laisse un souvenir impérissable: chacun se souvient de sa bonté et de sa grande charité.Le curé actuel est M.l\u2019abbé Eustache Breault.Chez Adrienne \"Le Rendez-Vous de l'Elégonte\" r NOUVEAUTES POUR DAMES Lac Mégantic, Qué.* _____________________ v AnnSe 1945 CaOet HlsforT^uï Catena 3* IT*! Pag* 149 ftoS Tmixr HMC-WtHt ¦ ' ÿ*.s**»»' A.BEDARD FERRONNERIE ET QUINCAILLERIE ACCESSOIRES ELECTRIQUES MATERIAUX DE PLOMBERIE, DE CHARBON ET DE FORGERON ENCADREMENT GROS ET\t\tCASIER POSTAL DETAIL\tt TELEPHONE 88\t248 LAC\tMÉGANTIC,\tQué.L\u2019intérieur de la salle de quilles \u201cCHEZ ALBERT\u201d qui se trouve dans le sous-sol du palais des sports de Lac Mégantic.\t* Sfe».iw » ; i- \u2022T'» ' Au rez-de-chaussée, se trouve la plus grande salle de billards de la région, où peuvent se récréer sainement les jeunes dç cette ville.V Au comptoir du restaurant on trouvera: liqueurs douces, tabacs, cigarettes, etc.JOURNAUX ET MAGAZINES DE TOUTES SORTES ALBERT BLAIS, ^ Dépositaire de \u201cLa Tribune\u201d.Voisin de l\u2019Hôtel Queen.RUE FRONTENAC\tLAC MEGANTIC lya.,\t.-THr I ¦\tT1\"1TTIT\" ir Tl Avec les hommages de Megantic Mfg.Co.MANUFACTURIERS de PANNEAUX DE PLAQUAGE et de la PLANCHE MURALE EN PULPE de la marque \"MEGANTIC\u201d \u201cENCOURAGEONS NOS INDUSTRIES RÉGIONALES\u201d Lac Megantic\tQué.c Page 150 Cahier Historique 'des Cantons 3e l'Est No 3 * tt ?t » i AnnSe 194?La Colonie du Rapatriement Histoire de Chartierville, Notre-Dame-des-Bois et La Patrie Par M.l\u2019abbé C.-Edmond Chartier (1914).(Suite de la page 144) de colonisation au pays natal, jKJiir aller y choisir, de l\u2019agrément de son vénérable abbé, le site d\u2019une nouvelle fondation.Après avoir visité et étudié, après avoir consulté la volonté divine et l\u2019expérience des hommes, il choisit une vallée solitaire au sein de la forêt vierge des Cantons de l\u2019Est.C\u2019est là que, sur un domaine de 400 hectares acquis par la maison de Meilleray, il s\u2019occupa depuis à jeter les bases d\u2019un établissement appelé à rendre d\u2019éminents services à cette région tant sous le rapport matériel que sous le rapport spirituel.\u2014 Deux autres religieux du couvent de Meilleray sont allés le rejoindre dernièrement.Avec ce contingent et les vocations qui ne manqueront pas d\u2019affluer, en ce pays si rempli de foi, la Trappe de Bethléem, nom heureusement donné à la nouvelle fondation, ne pourra manquer de prospérer et de contribuer à la gloire, à la consolation de l\u2019illustre maison dont elle est issue.\u201d Avec le secours de ces deux recrues, le Père Jérôme réussit à défricher 100 acres.Le moulin de M.J.-A.Chicoyne lui fournit les planches nécessaires pour ériger une grange qui servirait à abriter la récolte.Enfin, le Père se construisit lui-même un moulin, au bord d\u2019un cours d\u2019eau qui traversait la propriété.Il en était là de ses travaux quand, au mois d\u2019avril 1882, survint le Père Abbé.A cet époque de l\u2019année, les routes étaient im- Les malheuruex étaient prêts cependant à supporter leur détresse.Comme toujours, la religion avait consacré les prémices de l\u2019établissement; r\u201chôtel\u201d n\u2019avait pas tardé à devenir chapelle.Le soir du jour où l\u2019on avait mis la dernière main aux travaux d\u2019érection, pendant que les hommes faisaient \u201cla veillée au village\u201d, ils virent tout à coup, à leur joyeuse surprise, tomber au milieu d\u2019eux l\u2019abbé Alfred Desnoyers, l\u2019un des directeurs de la Société de Bagot.Le lendemain matin 17 juin, après un e nuit qui évoquait celle dont nous avons rappelé le souvenir à propos d\u2019Emberton, sur un rocher transformé en autel, le missionnaire célébrait la première messe dite dans le canton et en prenait ainsi possession au nom de Dieu et de la foi.Pour marquer davantage cette prise de possession, l\u2019on résolut de dédier la desserte nouvelle à l\u2019Immaculéc-Conception et d\u2019éle- ver à celle-ci, sur le rocher, un» statue à frais communs.M.Desnoyers n\u2019eut pas la peine de continuer la souscription commencée.Neuf ans plus tôt.M.J.-A.Chicoyne avait fait voeu d\u2019organiser un pèlerinage en l\u2019honneur de la Sainte-Vierge, si elle lui obtenait une grâce.Il profita de cette occasion pour remercier sa Reine de la faveur concédée.La statue qu\u2019il offrit fut solennellement installée, le 15 juin 1876, par l\u2019abbé Victor Chartier, alors curé de La Patrie.La Madone fut décorée du titre de Notre-Dame des Bois et le nom passa à tout le village de Chesham.Celui-ci devint un lieu de pèlerinage annuel pour toute la Colonie du Rapatriement.Jusqu\u2019à la date de 1877 où nous sommes arrivés, l\u2019\u201chôtel\u201d avait servi de chapelle provisoire.Maintenant les colons possèdent presque tous leur chaumière rangée autour de \u201cla maison\u201d.Il était temps de transformer le premier abri en une chapelle permanente, tous les pionniers s\u2019y employèrent par corvées, c\u2019est-à-dire gratuitement.Seuls les plus pauvres reçurent leur subsistance en échange de leur labeur.Moins le sanctuaire, tout, balustrade, plancher, y fut l\u2019oeuvre du dévouement.Les bancs, dont la première vente eut lieu en juillet 1877, furent confiés à un entrepreneur.Le deuxième temple se trouvait ainsi construit dans la colonie.Le 4 décembre 1878, Mgr Antoine Racine transforma la desserte en paroisse, sous le vocable de Notre-Dame des Bois de Chesham.Il décida en même temps d\u2019y établir un prêtre pour remplacer l\u2019abbé Victor Chartier, curé de La Patrie, qui jusque-là avait simultanément fait la mission à Emberton et à Chesham.Ici comme à Ditton, ce missionnaire avait conduit son oeuvre à bonne fin.Relevant avec persévérance le courage souvent abattu des colons, il avait travaillé au développement de l\u2019entreprise par des relations étroites avec le gouvernement et la Société de Bagot.Dans leurs épreuves surtout, les colons avaient trouvé en lui un véritable soutien.Ainsi, lorsque, dans l\u2019automne de 1877, un ouragan terrible eut ébranlé le ^ toit et brisé les portes de l\u2019\u201chôtel transformé, le brave curé se mit à la tête d\u2019une escouade qui construisit un vestibule pour protéger celles-ci et dressa des colonnes J.ALPHONSE DUSSAULT Directeur de funérailles SERVICE\tI \u2019 Tél.j\tSALON1 D'AMBULANCE 1623, I\tMORTUAIRE Equipement des plus modernes.129 rue Johnson\tThetford-Mines pour supporter l\u2019autre.Le 15 juin 1878, il accomplissait à Chesham un dernier acte.Venu en pèlerinage avec ses paroissiens de La Pa-tri.e il bénissait la statue qu\u2019il y avait installée deux ans auparavant, le 15 juin 1876.La tache du premier missionnaire était terminée dès le premier mars de cette même année.Mgr Racine lui avait écrit, ce jour-là:\t\u201cL\u2019arrivée immédiate d\u2019un curé résidant pour Chesham vous permettra de vous dépenser davantage pour votre paroisse et la mission d\u2019Emberton.Chesham y gagnera d\u2019avoir un prêtre résidant pour encourager les colons qui y sont déjà et en attirer de nouveaux\u201d.Et, la semaine suivante, l\u2019abbé Georges Talbot venait s\u2019y installer.Il s\u2019occupa surtout de l\u2019organisation scolaire.Le 18 juillet 1878, la Gazette Officielle publiait la demande, faite au gouverneur de la province et à ses conseillers, d\u2019ériger le territoire de la paroisse en une circonscription scolaire distincte de Ditton et d\u2019Emberton.Le 26 octobre suivant, on y lisait l\u2019arrêté ainsi conçu: \u201cIl a plu à Son Excellence le Lieutenant-Gouverneur, par un ordre en Conseil en date du 21 octobre courant et en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés, de - faire les nominations suivantes, savoir: Compton, Notre-Dame des Bois, municipalité nouvelle.Commissaires d\u2019école: MM.Eusèbe Charbonneau, Cyrille St-Cyr, Pierre Robert, Damase Goulet et Joseph Turcotte.\u201d .L\u2019oeuvre fut continuée avec activité pendant l\u2019administration des successeurs du curé Talbot, les abbés E.Dussault (1878-79), Ferdinand Corrivault (1878-87), J^Denis Bellemare (1887-1898).et J.-A.Rousseau, curé actuel.C\u2019est sous la direction de ce dernier qu\u2019en 1906 la chapelle de 1875, devenue trop étroite, fut remplacée par la superbe église rurale (dont nous reproduisons la photographie).Elle a coûté $25.-000.Combien l\u2019oeuvre avait pris d\u2019ampleur depuis l\u2019époque où les Sociétés de colonisation s\u2019y é« talent implantées.En 1875, la population comptait six habitants originaires du Québec et un rapatrié des Etats-Unis.Le 31 octobre 1876, le recensement indiquait 636 colons, dont 320 du Québec, 289 rapatriés et 27 Européens, soit, pour une année et demie, une augmentation de 629.En 1908, le nombre s\u2019était accru à 801 âmes; en 1914, il s\u2019élève à 959.Dans ce centre tout prospère à la fois, l\u2019agriculture, le commerce du bois, l\u2019industrie l\u2019aitière.Que la foi n\u2019y ait pas diminué appert à l\u2019évidence par le fait de la construction du nouveau temple, par la double restauration de la statue de Notre-Dame des Bois et par l\u2019érection d\u2019une chapelle en l\u2019honneur de Saint-Joseph sur 1» flanc de la montagne.La bonne entente du pasteur et du troupeau, la fidélité de celui-ci à ses croyances ont fait à Chesham ce qu\u2019elles avaient produit à Ditton.Décidément, ce sont là, pour nos compatriotes qui se livrent à la colonisation, les deux gages les plus certains de la persévérance et du succès.MAGASIN METROPOLITAN ÉÉiiÜ y' Z* frf y-yv.y' ^\t||.4 VETEMENTS POUR HOMMES ET POUR DAMES SPECIALITE: FOURRURES Le magasin le plus moderne à Thetford Mines vous offrant toujours le choix le plus varié et l\u2019assortiment le plus nouveau .le magasin où vous obtenez le plus pour votre argent! Une visite vous convam-cra de nos valeurs et de nos bas prix.Notre mot toi QUALITE \u2014 SERVICE \u2014 SATISFACTION 246, rue NOTRE-DAME \u2014 TELEPHONE: 434 THETFORD-MINES r^rug\u2014arr*\u2014~\t= Jinnée 1945 Rb 2 Page 1SJ Ctflfcr HWbrlque dm Cankms de ffirt WÉBEJRT TEL PMVÉ TEL.PUBLIC A.CLCxmeBr^O TMETfOWO DINES ^ Le rendez-vous des voyageurs, des membres du «dub \u201cROTARY\u201d, et te site de toutes les activités sociales.\u2022\tCuisine insurpassable* \u2022\tConfort du chez-soL Hôtel \u201cManoir Hébert\u201d Albert Cloutier, prop.THETFORD-MINES\tQUE.Le moulage d\u2019acier, manganèse ET alliage d\u2019acier c'est notre travail 1 Lynn MneLeod Metallurgy Limited 'i HETFORD-MINES\tQUE.frxj'\"- r 'v: L\u2019intérieur du plus considérable magasin à rayons situé entre \u201cSherbrooke et Québec\u201d.1909-1945 Trente-six années au service du publie.Malgré les hausses et les baisses inhérentes à toute entreprise commerciale, le magasin A.SETLAKWE, FILS, ENRG.a joui d\u2019une progression continue, grâce à l\u2019excellence de son service et à la qualité des marchandises offertes au public.A.Setlakwe, Fils, Enrg.250.rue Notre-Dame \u2014 Thetford-Mines \u2014\u2014 Nous coopérons à l\u2019effort de guerre en fournissant aux industries de THETFORD MINES et de la région, un grand nombre de produits et de matériaux dont ils ont besoin pour maintenir leur production accélérée en ce temps de guerre.Ferronnerie et Quincaillerie Outils pour mécaniciens, charpentier, plombiers et bûcherons.Argenterie.Verrerie.Porcelaine.\u2022 Peintures et vernis \u2022 Papier à toitures \u2022 Bardeaux d\u2019asphalte \u2022 Planche isolante, etc.Magasin - Tél: 329\tBureau - Tél: 8 La Ferronnerie Demers Limitée 303 NOTRE-DAME \u2014 THETFORD-MINES Wtjm ¦ r-K Le plus grand magasin spécialisé dans la vente de vêtements pour hommes et jeunes gens dans toute la région.J.A.BÉLIVEAU Marchand de Nouveautés pour hommes et jeunes gens.327.rue Notre-Dame \u2014 Thetford-Mines MMMMMMNNMN Pag© 152 Cahier Historique 'dee Canfofts de l'Esf ~ - No t Annie NO Les routes de Kénébec et de Pénobscot C\u2019est jjar le lac Mé^antic que débute l\u2019histoire des Cantons de l\u2019Est, sous le réprime français.C\u2019est par là aussi que l\u2019histoire de notre région se relie à la grande histoire du pays.Il est impossible, aux débuts, de parler d\u2019histoire du Canada sans parler d\u2019histoire de l\u2019Acadie.Or, la seule voie de communication entre les deux pays, avant 1670, était la route de la Chaudière par le lac Mégantic, la rivière Arnold \u2014\u2022 connue sous ce nom après 1775 \u2014-le Kénébec et le Pénobscot.La route de la Chaudière était familière aux Abénaquis; ceux-ci, déjà visités par le Biard en 1611, la suivirent pour se rendre à Sillery et y réclamer un Père en 1646.Le Père Drouillettes remonta donc la Chaudière avec eux pour aller fonder la mission de l\u2019Assomption au pays de Kénébec.En 1667, par le traité de Rys-wick, l\u2019Acadie était remise à la France.Trois années après, le chevalier de Grandfontaine est chargé d\u2019aller prendre possession de l\u2019Acadie au nom de Louis XIV.Accompagné du baron de Saint-Castin qui devait s\u2019immortaliser en Acadie, il passe par la Chaudière et le lac Mégantic.Leur premier objectif est le fort de Pantagoet, d\u2019importance notable pour les Anglais et pour les Français.Voici ce qu\u2019écrit Rameau de Saint-Père à ce sujet dans son ouvrage: Une colonie féodale au Canada, page 126: \u201cLe fort Pen-tagoet était précieux pour l\u2019une et l\u2019autre nation, qui se le disputaient avec un certain acharnement ; mais il était particulièrement utile aux Français, parce qu\u2019il formait une tête de chemin entre le Canada et l\u2019Acadie; le bassin du Pénobscot communiquait en effet dans l\u2019intériteur avec celui du Kénébec par le portage de Kidiscuit, et, en remontant la rivière Kénébec et un de ses affluents (ajourd\u2019hui Moose River), on parvenait jusqu'à la hauteur du bassin supérieur de la rivière Chaudière \u2014 Le lac Mégantic qui prend ce nom avec la bourgade abénaquise de 1700 à 1708 \u2014 que l\u2019on gagnait par un nouveau portage, et par laquelle \u2022\u2014 la Chaudière \u2014 on descendait jusque dans le fleuve Saint-Laurent, à peu de distance de Québec.Cet ensemble de voies de communication était connu sous le nom de Chemin de Kénébec.\u201d Ailleurs, Rameau de Saint-Père ajoute que \u201cdu haut des plates-formes du fort de Pantagoet, on pouvait suivre pendant longtemps le cours de Pénobsdot jusqu\u2019au point où il quittait la forêt sauvage qui l\u2019ombrage en avant des montagnes; ce chemin de Kénébec, dont le Pénobscot formait la première étape, était un chemin malaisé et plein de périls qui n\u2019était généralement pratiqué que par les Trappeurs et par les Sauvages\u201d.Rameau de Saint-Père a pris sa documentation dans les lettres mêmes de M.de Grandfontaine, 4 .Trou du DiabU\" à Lime Ridge, conservées aux archives de Paris.Il ajoute encore ceci: \u201cLes Fran-ais tenaient extrêmement au chemin de Kénébec ; on considérait alors au Canada Pentagoet comme la clef de l\u2019Acadie et on n\u2019aurait pas été éloigné d\u2019y fixer le chef-lieu de la province.M.de Grandfontaine avait reçu des instructions spéciales sur les travaux à effectuer dans le sportages et pour les fortifications du fort.\u201d Ces instructions venaient ckx ministre Colbert et pour les donner il a du étudier la topographie des lieux.Qui aurait jamais pensé que le grand ministre du Roi-Soleil se soit penché un jour sur la carte du lac Mégarftic?C\u2019eet pourtant vraisemblable.Et de plus, remarquons-le bien, la route par la mer était alors inconnue.C\u2019est M.de Grandfontaine qui la recommandera en interrompant les travaux de portage, commencés sur le chemin de Kénébec et d\u2019après les ordres reçus.Même après 1670, le chemin de Kénébec gardera son importance.C\u2019est par là que les Abénaquis, premiers habitants de notre région, s\u2019introduiront en 1680; c\u2019est par la Chaudière et le lac Mégantic que M.de Portneuf passera en 1690 pour aller détruire Casco, rejoint par François Hertel, qui était passé par le Saint-François pour fondre sur Salmon Falls.\u201cO notre Histoire, écrin de perles ignorées.\u201d Comme Fréchette avait raison! Il en reste encore à découvrir.Albert GRAVEL, pire Voici l\u2019intérieur du Cinéma \u201cBey\u201d de Thetford Mines.Alors qu\u2019il portait le nom d\u2019Elite en 1915, M.A.Bey l\u2019acheta et y installa les meilleurs appareils du temps du film muet.Comme la clientèle augmentait sans cesse, il fallut agrandir, et M.Bey fit construire la salle actuelle dont voici l\u2019intérieur.Salle moderne de 538 sièges, elle est décorée sobrement.Appareil* de mb lee plM moderne*.Vlaites le restaurant le pin* moderne de In région, le \u201cRESTAURANT BEY\u201d On j sert rafraîchissement* et repu succulent*.SBS VICK DE FONTAINE Voleta dn cinéma \"Ber\" S 7* té me de ventlIatMi à air 11 CINEMA BEY\u201d Un des plus beat» cinémas de la provine^.THETFORD-MINES \u201c\tQUE.K JM** .1.J Année 1945 Cahier Historique des Cantons 'de l'Est ' No 8 Page 153 ENliftl MONTEZ AU DEUXIEME .ET ÉCONOMISEZ / Le magasin exclusif de HAUTES NOUVEAUTES POUR DAMES CHEZ Weinstein V 279, rue NOTRE-DAME, EN HAUT THETFORD-MINES J.L.MONFETTE Embouteilleur autorisé Nous desservons les centres suivants: THETFORD-MINES \u2014 BLACK LAKE \u2014 DISRAELI GARTH BY \u2014 WEEDON \u2014 ST-FERDIN AND PLESSISVILLE \u2014 LYSTER \u2014r EAST-BROUGHTON \u2014 TRING JONCTION ST-PATRICE \u2014 LEEDS \u2014 STE-AGATHE\u2014ST-SYLVESTRE 71, rue D\u2019AUTEUIL \u2014 THETFORD-MINES l-'Tï:'!' ¦\t¦\t.\t¦ ' > -\tt\t; .\t- '\t\u2022 ï-'Vf?' -, \u2022\u2022 .y S.'\t*** '\t- ^\t^ + ' X ['A ji j|s - '* '\t' Vue générale de lutine de \"The S.N.Bishop Casket Company'', à Bishopton, Que.* * THE S.N.BISHOP CASKET COMPANY MANUFACTURIERS\tBISHOPTON (Co.Wolfe) QUE.\tIMPORTATEURS DE\t_ \t\t\tD\u2019ACCESSOIRES «OBIS\tCette entreprise fut fondée en 1919 et connue un progrès toujours grandissant, à tel point qu\u2019aujourd\u2019hui ses pro-\t \t\tFUNERAIRES DE TOUTES SORTES\tduits sont répandus dans tout le pays.En plus d\u2019une usine spacieuse et moderne, cette compagnie exploite ses pro-\t \t\tVendeurs en gros \tpres moulins, donnant ainsi à Bishopton et dans la région,\t Cercueils en bois, en »«ier me en j\tv- .\t^ \u2022\tdu travail permanent à un grand nombre d\u2019employés.\tDu spécialités funéraires en «éUI.recouverts de tissus, etc.\tSalie d\u2019étalace à Montréal\tquincaillerie \tS.N.BISHOP, président et gérant général «\t Page 154 Cahier Historique ides Cantons de TEs! No 2 Année 1943 Lés origines de Bishopton et sa marche vers le progrès Notes historiques sur East-Angus (Par J.R.Andrews) Vers l'année 1875 le chemin de fer \u201cQuebec Central\u201d une voie de raccordement à la jonction de sa voie ferrée et de la route Dudswell-Bury, sur la propriété de feu John Jackson Bishop, un descendant direct du premier John Bishop, et durant un bon nombre d'années, cette voie d\u2019évitement fut connue sous le nom de \u201cJack's Crossing\u201d.Ernest Bishop, son frère, érigea par la suite une maisonnette au milieu des broussailles qui parsemaient le terrain et il y ouvrit un magasin primitif qu\u2019il vendit quelques années après à M.Wells B.Bishop, de Marbléton, qui mit peu de temps à agrandir cette bâtisse et y ouvrit le premier bureau de poste auquel on donna le nom de Bishopton.Ce nom devait être change quelcyue temps après pour celui de \u201cBishc'p\u2019s Crossing\" ou croisée Bishop, nom que la place garda durant des années alors que d'un peu partout arrivaient de nouvelles gens qui venaient s'y établir et qu'elle prenait graduellement l'aspect d un village.\u201cBishop's Crossing\u201d devint un centre très actif pour l'achat ci.l'expédition de produits variés du bois qui abondait dans la région.avoisinante.M.Wells B.Bishop vendit ensuite sa propriété à MM.W.M.et W.S.Bishop, de Marbléton, qui gardèrent le bureau de poste durant quelques années après quoi ils convertirent la maison en hôtel.Ce dernier brûla quelque temps après.M.John McFadden Sr, s'établit à Bishopton aux environs de 1877 et y construisit un magasin général qu'il dirigea avec succès durant nombre d\u2019années avant sa mort et dont son fils J.R.McFadden, actuellement dede East-Angus prit charge par la suite.Ce magasin général fut vendu par la suite a M.F.L.Gilbert qui le vendit quelques années après à M.Joseph St-Hilaire, lequel le revendit à son propriétaire actuel M.Guérin.Au cours des années qui se sont écoulées plusieurs personnes se sont illustrées à Bishopton grâce aux nombreux services dont ils firent bénéficier leurs concitoyens.Notons entre autres feu I.C.Lasell, un commerçant de bois célèbre sous le vocable de \u201cRoi du bois du Québec Centrai\u201d, ainsi que le fils de celui-ci T.D.Lasell, un cultivateur des plus prospères.On mentionne aussi les noms de J.W.Bishop, marchand dont la renommée s\u2019est étendue au loin comme important acheteur et exportateur de gomme d\u2019épinette; de Newll M.Bishop, qui devint le conseiller et l\u2019aviseur légal de la place et qui possédait la plus remarquable et la plus complète collection de volumes de loi dans tout le district.Ses avis sur des questions légales étaient toujours gratuits et d'une grande utilité pour ses amis et ses voisins.D s\u2019est lancé dans la fabrication de cercueils et devint directeur funéraire pour une vaste région du district durant de nombreuses années avant sa mort.On le considérait comme l'un des citoyens ayant rendu les plus grands services à sa localité.Son fils, M.S.N.Bishop, notre maire actuel, est un directeur funéraire bien qualifié et il dirige en même temps une manlfacture de tombes et d'accessoires funéraires où travaillent environ sortante ouvriers.Les produits de cette manufacture se vendent dans presque tout le pays.M.Bishop est de plus à la tête d'un moulin à scie grâce auquel il prépare le bois brut qu\u2019il achète pour pouvoir l\u2019utiliser à sa manufacture.Les autres entreprises de la municipalité comprennent le moulin â scie de Bishop Brothers, une cordon- nerie.une boutique de barbier, une forge, une banque, une modiste, un bureau de poste qui dessert deux importantes routes rurales, une ferme d\u2019élevage de renards, une salle municipale très bien équipée pour les spectacles et les danses, trois églises, deux écoles et trois magasins généraux qui fournissent une grande partie des résidents des alentours.Le taux de la taxe est très peu élevé, et le bilan financier démontre un surplus, grâce â l\u2019administration compétente du conseil chargé d\u2019administrer les fonds de la municipalité.A un point situé près de l\u2019endroit où la route provinciale croise la principale route de Bishopton, sur un triangle de gazon, s'élève un superbe monument fabriqué en granit de Dudswell, et sur lequel on peut lire cette inscription: \"Pour commémorer la fondation de Dudswell par John Bishop, et ses compagnons, en 1800.Erigé en l'an 1900.\u201d A quelques verges plus loin, sur le bord de la route, durant plus de cent ans, un magnifique saule a fleuri régulièrement.L\u2019on raconte que cet arbre a pris racine à cet endroit quand le premier John Bishop, arrivant dans la place après une longue randonnée entreprise au Vermont, planta sa #canne dans la terre pour marquer son point d\u2019arrivée.La canne était de bois de saule et elle prit racine en sorte qu elle ne marqua pas seulement une étape mais devint l'arbre-père de tous les saules qui poussèrent par la suite dans cette région où ils étaient auparavant totalement inconnus.Le canton de Dudswell a été donné à John Bishop, il est vrai, mais qui était ce John Bishop?Ses ancêtres étaient originaires de Hollande et s'établirent dans la colonie hollandaise de la Nouvelle-Amsterdam, connue maintenant sous le nom d'état de New-York.Son nom s'écrivait \u201cBis-choppe\u201d.John Bishop sympathisait avec le parti révolutionnaire des colonies anglaises l\u2019Amérique, et enrôlé dans ses rangs, il avait été créé capitaine.Il fut au nombre des prisonniers capturés par les Anglais et fut incarcéré à Québec où on l\u2019a détenu jusqu'à la fin de la guerre.Durant son emprisonnement il étudia les conditions qui réglementaient l\u2019octroi de terres et lorsqu'il fut relâché il formula sa demande pour l'obtention d'uA canton aux fins de le coloniser et on lui accorda le canton de Dudswell, John Bishop vint s'établir ici en compagnie de quelques loyalistes au nombre desquels on comptait feu Trueman Andrews.C'est la soeur de celui-ci qu'épousa John Bishop au début de la lutte pour la vie qu'il devait bientôt entreprendre dans une partie du Québec non encore déboisée, absolument sans communications et où n\u2019avaient résidé et régné jusqu'alors que des Peaux-Rouges.M.Bishop mourut avant d\u2019avoir pu remplir toutes les conditions prevues au contrat d'octroi de terres en sorte que ses héritiers ne reçurent que les deux-tiers du canton.Ses restes mortels reposent dans le cimetière Lakeside à Bishopton.Sherbrooke possède deux bibliothèques publiques: une anglaise et l\u2019autre française.Sherbrooke jouit des avantages que peuvent lui apporter les édifices du Y.M.C.A.et du Y.W.C.A.ainsi que l'édifice du MacKinnon Memorial dirigé par le Y.W.C.A La paroisse de Saint-Louis-de-Westbury ne compte pas encore soixante-dix années d\u2019existence, puisque le premier prêtre qui eut la charge de la mission ne commença la desserte régulière du petit groupe de colons catholiques qu\u2019en 1884.Ce prêtre, auquel on garde un souvenir reconnaissant, c\u2019était Mgr Philémon Brassard, alors curé de Weedon,.d\u2019où il venait porter les secours de la religion aux quelques familles attirés par l\u2019établissement d\u2019une pulperie sur la rivière Saint-François et aux rares défricheurs disséminés dans la forêt vierge.Avant cela, il fallait aller à Cookshire, et recourir au ministère tout paternel de celui qui les accueillait comme ses enfants, Mgr Amédée Dufresne.La première messe que les colons de Saint-Louis-de-Westbury eurent la consolation d\u2019entendre chez eux y fut dite, le 28 janvier 1884, dans la maison de M.Joseph Binette, par M.l\u2019abbé McMena-min, vicaire à Weedon.A l\u2019automne de cette même année, Mgr Brassard y bénit une première chapelle, bien humble encore \u2014 \u201c40 pieds par 30\u201d \u2014 mais élevée au prix de vrais sacrifices.Ce jour-là, comme celui de l\u2019érection canonique de la paroisse, le 15 février 1890, devait marquer pour ce groupement de colons le commencement d\u2019une ère nouvelle.En effet, le Canadien français \u2014 on s\u2019est plu à le proclamer souvent \u2014 est le plus naturellement du monde un colonisateur, mais il ne l\u2019est, dans la pleine acceptation du mot, qu\u2019à une condition: c\u2019est que la colonisation marche avec la religion.Il en a été ainsi pour tous les centres de colonisation, et plus particulièrement dans les Cantons de l\u2019Est.En 1882, dix ans après les premières ouvertures faites aux conseillers de Westbury pour la construction d\u2019un chemin de fer, leur généreuse participation fut bien récompensée, car encouragé par une visite qu\u2019il fit dans cette région encore boisée,' M.William Angus, riche industriel de Montréal, résolut d\u2019y bâtir une manufacture pour la fabrication de la pulpe.Autour de l\u2019usine se forma l\u2019humble village qui s\u2019appela de son nom: East-Angus.En 1887, les Canadiens français sont assez nombreux pour appeler au milieu d\u2019eux un prêtre, et c\u2019est M.l\u2019abbé Boudreau, leur premier curé résidant.Pendant dix ans, ils trouvent en cet excellent prêtre le conseiller, l\u2019ami dont ils ont besoin dans les heures parfois dif^ciles qu\u2019il leur faut traverser, et sous son administration ils bâtissent, en 1895, la seconde chapelle qui, devenue aujourd\u2019hui salle paroissiale, reste debout comme le témoin fidèle d\u2019un autre âge.L\u2019abbé Boudreau fut remplacé en 1897 par l\u2019abbé Rodrigue Plamondon.L\u2019église de Saint-Louis-de-Westbury Le 2 juillet 1924, eut lieu la bénédiction solennelle de l\u2019église nouvellement construite à East-Angus: cinq évêques, de hauts dignitaires ecclésiastiques, les prêtres des paroisses avoisinantes et plusieurs autres de diocèses étrangers, s\u2019étaient unis dans une même pensée de reconnaissance envers Dieu qui avait daigné bénir et couronner les efforts généreux de ces fidèles, dont le temple magnifique disait bien haut la foi admirable et la sainte prodigalité.Le plan de cette église, comme celui des monuments religieux de l\u2019architecture gothique en général, présente la forme d\u2019une croix latine, et ne se fait remarquer que par une plus grande sobriété, laquelle n\u2019exclut pas pourtant l\u2019élégance.La couverture du transept, se relevant à angle droit sur la toiture de l\u2019étlifice, est surmontée d\u2019une croix, et au-dessous s\u2019étale une magnifique rosace à six rayons qui en forme le principal ornement.Le long des murs s\u2019alignent les contreforts qui reçoivent la poussée des voûtes, et dont le dernier, aux deux angles de la façade principale, se dégagent en saillie, constitue le portail, flanqué de deux tourelles couronnées de clochetons.Dominant la porte d\u2019entrée, quatre petites fenêtres à rectangle étroit préparent la transition entre l\u2019arc brisé de la porte et la grande rosace centrale, au-dessus de laquelle se termine én ogive un encadrement de pierre \u2022piquée, creusé en gorge, qui fait ressortir magnifiquement l\u2019ensemble.A.la k386 du clocher, court une petite galerie ajourée où se dresse une statue du Sacré-Coèur, rayonnante sous son auréole de lumière, et penchée vers la terre dans un geste de bénédiction, pendant que tout en haut ce profile sur le ciel l\u2019élégante flèche gothique que couronne la croix, à 210 pieds de hauteur.Telle est, dans son ensemble, l\u2019architecture extérieure de cette église due au talent de M.Louis Audet, de Sherbrooke, qui a conçu les plans, et à l\u2019habileté des entrepreneurs qui en ont dirigé l\u2019exécution.HOTEL ALOUETTE s MAURICE GAMACHE, prop.-gérant \u201cLe rende* vous des voyageurs et des touristes\u201d AUSSI : GARAGE ET RESTAURANT AUX QUATRE CHEMINS\tWEEDON, QUE. Année 1945 Cahier Historique des Cernions de l'Est \u2014 No 2 Page 155 AUTOMOBILISTES! ! Faites durer votre auto, faites-la i- lubrifier souvent, changer l\u2019huile de votre moteur régulièrement.SERVICE DE : LAVAGE, BATTERIE, PNEUS POSTE DE SERVICE \u201cCHAMPLAIN\u201d J.F.LEMAY, prop.RUE ANGUS\tEAST ANGUS Commandez votre charbon à bonne heure Attention! MAGASIN LAFAYETTE EAST ANGUS \u2014 TEL.86\t\u2014 QUE La population d\u2019East Angus sait tous les avantages qu\u2019il y a d\u2019acheter au magasin de F.\t& CIE Epiceries de choix Fruits et légumes Chaussures O.BERGERON EASTANGUS\tQl Vendeur autorisé des vêtements \u2018PROGRESS BRAND\u2019 Estimés fournis sur demande M.L.ST-CYR, gérant \u2022Matériaux de cons* truction \u2022\tFournaises et poêles \u2022\tPeintures et vernis \u2022\tTapisserie \u2022\tVaisselle \u2022\tArticles de sport \u2022\tMatériaux pour plomberie et chauffage Siotre magasin a été complètement modernisé et U est maintenant l\u2019un des plug attrayants des Cantons de l\u2019Est.Toujours les toutes der-.\t.\tChoix consid meres nouveautés pour tissus à la dames et messieurs, en de lirigerie \u2019\td'unes.montre à notre magasin.Téléphone jg UNE VISITE EST SOLLICITEE Achetez vos nécessités domestiques à la ferronnerie modèle d\u2019East-Angus.St-Jacques, East-Angus, Qué.La norme de comparaison dans l\u2019industrie du sac en papier est \u201cPYRAMID\u201d Combinaison imbattable! \u2014 Sacs \u201cPYRAMID\u201d fabriqués avec du papier Brompton *_ Pyramid Paper Products Limited Manufacturiers \u201cLes sacs en papier qui ont une réputation 99 Agents de vente : McGREGOR PAPER & BAG CO\u201e INC., 451, rue Saint-Sulpice, Montréal, Qué.East-Angus, Qué.Représentant pour les Cantons de l\u2019Est A.A.LEGER, 264, rue Victoria, Sherbrooke, Qué.Montréal, Qué.A8$A Page 156 Jahler Hisforlque des Cantons de ITst No 2 Année 1945 La visite du roi et de la reine a laissé ici un souvenir ineffaçable L on s est parfois demandé en certains milieux ce qui pouvait bien, motiver l\u2019enthousiaste participation du Canada français à la gigantesque lutte pour la liberté, participation qui s\u2019est manifestée dans tous les domaines: enrôlements volontaires nombreux dans nos trois forces armées, production industrielle accrue, achats constants d\u2019obligations de la victoire.Quelques esprits grincheux et à courte-vue ont vu dans ces gestes spontanés une capitulation devant la majorité anglaise du pays.Mais l\u2019enthousiasme collectif qui anime depuis le début du conflit tout notre petit peuple leur donne un continuel démenti.Le loyalisme du Canada français se manifeste une fois de plus, voilà tout.Fiers de nos origines françaises, de notre sang latin, nous demeurons profondément attachés à notre roi, à notre pays, à nos libertés britanniques.Déjà, à maintes reprises nous les avions défendus avec succès et deux fois notamment contre les Américains.Cette affection et ce loyalisme envers la Couronne se sont manifestés de façon éclatante en juin 1939 lors de la visite au pays de leurs gracieuses majestés le roi Sïeorge VI et la reine Elizabeth.Alors que nos armes sont enfin sur le point de triompher sur les sanglants champs de bataille d\u2019Europe, après cinq ans et demi d\u2019horribles massacrés, et qu\u2019une fois de plus les champions de la liberté l\u2019emporteront sur les forces de l\u2019ostracisme, il intéressera tout particulièrement les lecteurs de faire une rétrospective qui les reportera aux jours heureux de l\u2019été 1939.Les nuages s\u2019amoncelaient déjà sur un monde en folie, mais la fureur des éléments déchaînés ne s\u2019était pas encore abattue sur l\u2019univers.Personne n\u2019avait été tenu de témoigner par le sacrifice de sa vie de loyauté envers le roi.A Sherbrooke, la visite royale demeurera dans nos annales comme une manifestation délirante d\u2019indéfectible attachement à nos souverains comme une triomphale affirmation de loyauté envers la Couronne britannique.On se souvient que Son Exc.Mgr Philippe Desranleau alors évêque-coadjuteur avait dans une proclamation demandé à tous les curés du diocèse de célébrer la messe à l\u2019intention de Leurs Majestés, le 12 juin, jour de la visite royale, et demandé à tous les fidèles, adultes et enfants d\u2019unir leurs prières pour demander au ciel de les conserver.Partout l\u2019on se prépara dans une atmosphère de joie, à célébrer cet événement historique.De somptueuses décorations ornaient do nombreux édifices et notamment le manège militaire des Fusiliers de Sherbrooke, la Banque Canadienne de Commerce, la \u201cCanadian Silk Products\u201d, l\u2019édifice du Québec Central, le Palais de Justice, l\u2019Hôtel de Ville, etc.situés sur le parcours de la parade.Soixante mille visiteurs avaient envahi notre ville cette journée-là, et plus de dix mille venaient des Etats de la Nouvelle-Angleterre.La foule s\u2019était massée, sur tout le long du parcours de trois milles de la parade.Les Canadiens français et les descendants des loyalistes firent au roi et à la reine une réception dont le souvenir demeurera inoubliable dans les joeurs de nos gens.La Tribune du mardi, 13 juin 1939 relatait en ces termes la visite de nos souverains: \u201cLa Heine des Cantons de l\u2019Est a vécu, hier, une heure mémorable.Moins bruyante que les manifestations délirantes de Québec, Montréal, Washington et New-York, la réception de Sherbrooke à Leurs Majestés le roi George VI et la reine Elizabeth, qui revenaient au Canada après une visite triomphale de quatre jours aux Etats-Unis, n\u2019en a pas moins été vibrante, spontanée.De midi 50, alors que le train royal bleu et argent entra en gare, jusqu\u2019à 1 h.50, alors que les souverains remontèrent dans leur palais roulant, il s\u2019éleva de la foule de 100,-000 personnes une clameur ininterrompue, unanime: \u201cVive le Roi! Vive la Reine!\u201d Accueil international % Les compatriotes des pionniers de Sherbrooke, des Gilbert Hyatt, des Mgr Racine, des McManamy et des Renault, unis dans la vie quotidienne à travers heurs et malheurs, témoins les plus authentiques de la bonne entente entre les deux races étaient unis, hier pour manifester publiquement leur allégeance à Leurs Majestés.Tous les Cantons de l\u2019Est, province au sein d\u2019une province, étaient représentés à cette grandiose réception qui avait un caractère international par suite de \u2019affluence de dix milliers d\u2019Américains venus des états de la Nouvelle-Angleterre.Il faisait un temps frais, nuageux, lorsque la locomotive décorée aux armoiries royales passa devant l\u2019estrade d\u2019honneur.\u2014 A chaque fenêtre de la ville, à perte de vue, des drapeaux français, des \u201cUnion Jacks\u201d, Dans les rues, un grouillement extraordinaire et coloré, un choeur confus duquel jaillissaient par instants des cris joyeux et des éclats de voix.Au moment où le roi du Canada et des autres nations du Commonwealth britannique, accompagné de sa gracieuse épouse, descendit de la plate-forme du dernier wagon, la première ovation éclata, venue de la foule qu\u2019un cordon de policiers retint difficilement.Elle s\u2019amplifie de proche en proche.Les mêmes mots sont lancés par toutes les bouches.Salve de coups de canon C\u2019est le signal d\u2019une symphonie grandiose.Pendant que Leurs.Majestés descendent du wagon et que le premier ministre du Canada le Très Hon.W.-L.Mackenzie King, le maire Armitage, Mlle Margaret Armitage, Son Exc.Mgr Philippe Desranleau, évêque-coadjuteur du diocèse et les autres notables qui seront présentés dans quelques instants se tiennent en rangs au débarcadère, 21 coups de canon donnent le salut royal.Les mains qui s\u2019agitent, les vivats qui fusent complètent l\u2019impression d\u2019allégresse.Selon l\u2019expression même du roi, l\u2019accueil de Sfcerbrooke a été un des plus \u201cfamiliers\u2019\u2019 de toute la tournée nord-américaine.Avant le départ du train, la foule, dont les acclamations augmentent de seconde en seconde, romp les barrages et envahit la place.C\u2019est à grande peine que les souverains, le premier ministre et les membres de la suite royale se frayent lin chemin jusqu\u2019au convoi.Quand le roi et la reine apparaissent, debout sur la plate-forme du dernier wagon, saluant de la main et souriant, les scènes d'enthousiasme dépassent encore les précédentes en intensité.Par centaines, hommes, femmes et enfants s\u2019infiltrent à travers les cordons de policiers, crient leur joie et leur fidélité.\u201cRevenez\u201d, \u201cCome back\u201d, telles sont quelques-unes des clameurs qui montent de la foule.Par leur simplicité toute démocratique, par leur dignité affable, nos souverains ont conquis Sherbrooke comme ils se sont gagné tous les ceurs depuis le début de leur historique v»yage, le 17 mai, lorsqu\u2019ils descendirent de l\u2019Em-press\u201d à Québec.Deux heures avant l\u2019arrivée du train royal, les estrades érigées un peu partout le long du parcours de 3 milles et quart étaient presque remplies à capacité, et une foule compacte se pressait à toutes les intersections, notamment au bout de la rue Minto.Juchés me sur des amoncellements de sur des chaises de fortune et mê-madriers, pourvus de lorgnettes, de périscopes, ils devisaient gaiement en attendant le passage du cortège royal.Lorsque démarra la magnifique automobile marron dans laquelle avaient pris place Leurs Majestés, 15 minutes après le début des présentations, les trottoirs étaient littéralement noirs de monde.C\u2019est à la gare, en face de l\u2019hôtel Royal, à l\u2019intersection des rues King et Wellington et rue Queen que la foule était le plus dense.Au Champ de Mars, 10,000 é-coliers de Sherbrooke et de tous les coins des Cantons de l\u2019Est, entonnèrent \u201cO Canada\u201d et \u201cGod Save The King\u201d, juste\u2019à l\u2019arrivée de Leurs Majestés.On pouvait en- tendre c^une longue distance le chant de cette immense chorale.Au passage du couple royal, les écoliers, vêtus du coctume scou-tiste, de la blouse blanche ou de la robe noire des couventines, firent une ovation aussi bruyante qu\u2019indescriptible, criant, faisant cliqueter des milliers de petits drapeaux.Déploiement militair* Sur le parcours royal, formant une haie humaine, on remarquait plusieurs centaines de miliciens sous le commandement du colonel Sam Echenberg, commandant de la lOème brigade d\u2019infanterie, du col.Emile Levesque et du col.Lee Watson, plus d\u2019un millier d\u2019anciens combattants portant leurs médailles militaires et coiffés d\u2019un bérêt bleu, 750 scouts catholiques et protestants, les corps de cadets du Séminaire St-Charles, du Bishop\u2019s College, de, l\u2019Académie LaRocque, de l\u2019Académie de Bromptonville et de l\u2019Académie St-Patrice, des Chevaliers de Colomb, des membres de l\u2019Association des clubs de raquettes, de la Y.M.C.A., des Odd Fellows, des Syndicats catholiques, de la J.O.C., de la J.E.C., etc.Parmi les groupements de l\u2019extérieur, une mention spéciale doit être faite pour les E-claireurs, les Filles de Jeanne d\u2019Arc et les Filles d\u2019Isabelle, tous de Drummondville.On remarquait encore les Cadets d\u2019Asbestos, et la Garde féminine de Domrémy, de Lowell, Mass.Tous ces corps avaient gracieusement prêté leur concours aux agents de la Sûreté locale dont les rangs étaient grossis par 500 policiers volontaires, des contingents de la région ainsi que de Mont-(A suivre en page 158) J.-ALPHONSE ROBERGE Successeur de Moore & Roberge, Enrg.EPICERIES DE CHOIX FRUITS ET LEGUMES 6, rue Saint-Jacques \u2014 Téléphone 37 \u2014 East-Anqus PINARD & FRERE BOUCHERS POISSON FRAIS \u2014 FRUITS ET LEGUMES- Tél.28-52 6, rue Saint-Jacques Fruits et Légumes EAST-ANGUS Lucien Gendron MARCHAND DE MEUBLES Spécialités: POELES et FOURNAISES Marques \u201cBélanger\u201d et \u201cSpencer\u201d MOBILIERS DE TOUS GENRES COUVRE-PLANCHERS EAST - ANGUS, Que. Année 1945 Cahier Historique des Canlons de l'Est \u2014 Mo 2 Page 157 57ctMu> q.M' Le6 rtCrÜiai jbe hoftarfC 1?our yvouà \u2022 \u2022 Le papier à journal remplit une mission d*importance primordiale A travers le fracas de la mitraille, au milieu de la désolation sans précédent que connaît le monde, une grande voix s\u2019élève, qui guide, dirige, raffermit les esprits, reforme les rangs, retrempe les courages .et c\u2019est la voix*des journaux quotidiens du Canada qui informent ceux du front domestique de la marche des événements, qui leur prescrivent les sacrifices qu\u2019ils auront à s\u2019imposer pour assurer le triomphe de nos aimes, qui leur fait part du courage indomptable de nos soldats, de nos marins, de nos aviateurs, de leurs exploits .L\u2019industrie du papier à journal joue un rôle de premier plan en ces heures graves que traverse notre pays.Une Industrie des Cantons de l'Est L\u2019industrie du papier est l\u2019une des plus importantes dans la Province de Québec.La Bromp-ton Pulp & Paper Company fabrique, pour sa part, une quantité importante de papier à journal et de papier d\u2019emballage.Elle fournit régulièrement le papier à un grand nombre des plus importants journaux, non seulement du Canada mais aussi des Etats-Unis.Toutes ces commandes sont remplies aux usines d\u2019East-Angus et de Bromptonville.Manufacturiers de: \u2022\tPapier à journal \u2022\tPâte de Pulpe \u2022\tCarton à Boîtes \u2022\tCarton Gaufré \u2022\tPapier à base de Sulphite \u2022\tPapiers \u201cKraft\u201d pour emballage et fins diverses.Im rr^ % \\ BROMPTON PULP & PAPER COMPANY LIMITED EAST-ANGUS BROMPTONVILLE Page 158 Cahier Historique 3m Cardons 3e l'Est No 2 Mnnée IMS Windsor-Mills et ses moulins à papier A J4 milles au nord de la ville de Sherbrooke, se trouve une ville relativement petite mais importante au point de vue historique et économique, Windsor - Mills.C\u2019est cet endroit que MM.Logan et William-Angus choisirent en 1864 pour établir le second moulin à pulpe traité à la soude, en Amérique du Nord.Depuis ce temps, Windsor-Mills garde son rang dans \u2019histoire de l\u2019industrie canadienne Ju papier.En 1864, MM.Angus et Logan ronstruisirent à Windsor-Mills un moulin à papier qui fonctionna avec succès sous le nom de Angus Logan and Company jusqu\u2019en 1873 alors que fut incorporée la Canada Paper Company qui lui succéda.Depuis ce temps, plusieurs changements ont été faits dans la direction et la production, et chaque changement a fait grandir ¦rette compagnie.En 1878, la compagnie construisit le moulin Springvale sur la rivière Watapeka et deux ans plus tard, elle fournissait le papier à la Kilgours où l\u2019on commença à fabriquer des sacs en papier à la machine.Après dix ans de production le moulin fut détruit par le feu mais fut rebâti.En 1898, M.John MoFarlane, président de la compagnie, ouvrit le moulin Saint-François pour la fabrication du papier-journal.Mais ce moulin brida également, trois ans plus tard, et on dut le reconstruire.Puis ce furent 10 années de \u2022migres, sous la présidence de Sir Montagu Allan et la direction efficace du gérant général.M.F-J.Campbell.En 1908, M.Joseph Kil-mour de Toronto prit la direction et plusieurs changements furent effectués.Le moulin Snringvale fut démoli et l\u2019on améliora les moulins de Windsor-Mills et Saint-François où l\u2019on installa un moulin pour le papier à chiffons.C\u2019est le commencement de l\u2019ère moderne dans le développement de la compagnie, car biefl que l\u2019on continua à fabriouer du panier-journal jusqu\u2019en 1929.sa production fut finalement établie sur une base de napier blanchi et papier non blanchi.A ce moment le prix du papier-ournal diminuait continuellement et l\u2019on décida de discontinuer la production de cette qualité de papier car, à part sur les machines es plus grosses et les plus rapides, elle n\u2019était évidemment pas économique.On s\u2019organisait pour \"emplacer le papier-journal par une autre sorte de nanier quand la Howard Smith Mills prit en mains la direction et décida de ne fabriquer que des papiers de chiffons.Conformément à cette noli-tique.les moulins furent modifiés et modernisés et le rendement du moulin à papier de chiffons fut augmenté de 100 pour cent.La Canada Paper Company ioue un rôle important dans le développement et l\u2019enrichissement de la ville de Windsor-Mills et du district de Sherbrooke en général, car, tandis que les produits manufacturés à ses moulins sont le -ésultat d\u2019une industrie locale bien rémunérée, les argents de leur vente viennent de tout le pays au profit de la localité.On peut juger de cette contribution au district quand on sait que de 1929 à 1938, la Canada Paper Company a payé en gages et salaires un montant de $5,393,-792; plus de $350.000 en taxes aux divers gouvernements; plus de $2 ,500,000 en dépense de capital principalement dans les districts avoisinants; quelque $2.350,000 de fret aux chemins de fer et aux compagnies de transport.De plus, 300,000 cordes de bois de pulpe du Québec ont été consommées, ce qui a fourni de l\u2019emploi à des centaines d\u2019hommes.La visite du roi et de la reine a laissé un souvenir ineffaçable (Suite de la page 156) réal et de Verdun, des agents de la Gendarmerie royale, de la Sûreté provinciale et de Scotland Yard.Tenue démocratique Mais toute cette protection paraissait superflue tant le roi et la reine s\u2019étaient rapidement gagné la sympathie de la foule.Sa Majesté Georges VI avait dédaigné les costumes d\u2019apparat pour revêtir un complet de gentleman en vacances, un costume gris rayé un col mou à la \u201cduc de Kept\u201d, une cravate rouge et des \u201cbrogues\u201d anglais.Il était nu-tête.La reine, l\u2019oeil bleu-gris souriant, é-tait vêtue d\u2019un ensemble ïbse cendré, d\u2019un chapeau de banou, d\u2019un renard et de souliers de même teinte.Un collier de perles ornait sa gorge.Affluence de visiteurs Les plaques d\u2019automobiles révélaient l\u2019affluence d\u2019un grand nombre d\u2019Américains: il y en a-vait de tous les Etats de la Nouvelle-Angleterre et de New-York.Ce contingent était dirigé par le gouverneur du Vermont, M.George D.Alken, et un sénateur du Massachusetts, M.Joseph Mont-miny, de Lowell.II y avait encore plusieurs voitures d\u2019Ontario et même de la Colombie Anglaise.Des trains spéciaux et des autobus venus de Montréal et des diverses municipalités de la région contribuèrent largement à tripler la population normale de cette ville.Tous, Canadiens de langue française et de langue anglaise comme Américains, firent un tel accueil aux souverains que ceux-ci, qui avaient prolongé de 12 minutes leur séjour à St-Jean, restèrent une heure ici au lieu des 40 minutes prévues par l\u2019itinéraire.Toutes les décorations étaient en place et les drapeaux claquaient au vent, comme si une tempête d\u2019une extrême violence ne s\u2019était pas abattue dimanche soir sur Sherbrooke et la région.Les visiteurs avaient commencé à arriver samedi et dimanche soir et tous les hôtels et les maisons de pension étaient remplis.Il est évident que les hôteliers et les restaurateurs n\u2019avaient pas prévu une affluence aussi considérable, car.dès deux heures et demie, hier après-midi, il était ittéralement impossible d\u2019acheter un sandwich, un \u201chot-dog\u201d ou un beigne.A plusieurs points de la rue Wellington, on se serait cru à Madrid pendant la guerre civile, car il y avait oueue à la porte des restaurants.Plusieurs restaurateurs s\u2019avisèrent même de fermer à clef les nortes de leurs établissements afin d\u2019empêcher que la place ne soit prise d'assaut.Comme pendant à l\u2019inoubliable manifestation d\u2019hier, les autorités avaient préparé un vaste programme qui se déroula durant tout \u2019après-midi et la soirée, comportant joutes de balle au camp, ralliement de Scouts, attractions diverses aux terrains de l\u2019Exposition.numéros de gymnastioue par les élèves du Séminaire à l\u2019aré-na et danse dans les rues et bal Notes Historiques sur Ste-Praxède de Toutes nos paroisses ont leur histoire, plus ou moins touchante.Qui racontera les commencements du grand arbre qu\u2019est aujourd\u2019hui le diocèse de Sherbrooke?Quand on lit l\u2019histoire de l\u2019une d\u2019entre elles, on lit probablement celle de toutes les autres.Et l\u2019on est porté à admirer l\u2019esprit d'initiative des premiers paroissiens, mais surtout leur esprit de foi.Les débuts sont ordinairement modestes en toutes choses et l\u2019organisation de nos paroisses n\u2019a pas fait exception à la règle générale.Et si la foi sans les oeuvres est une foi morte, celle des fidèles du diocèse de Sherbrooke n\u2019a jamais été en danger, à en juger par les cent et quelques clochers qui font couronne autour de l\u2019église-mère Saint-Michel.¦ o- Pour le moment, il s\u2019agit de parler d\u2019une \u201cbonne voisine\u201d, Ste-Praxède de Bromptonville.Il faut remonter à 1797 pour retracer les premiers défrichements faits dans cette paroisse.Les premiers colons, comme ce fut le cas pour presque tous les coins de notre petite patrie, se recrutaient parmi les loyalistes, mais déjà, vers 1800, de nos compatriotes commençaient à arriver et douze ans plus tard, les Canadiens s\u2019affichent définitivement en nombre.Les \u201craft* men\u201d ont fait le village de Bromptonville, car de fait, celui-ci est né de l\u2019exploitation de chantiers qui ont appartenu successivement à la \u201cBritish American Land\u201d, à C.-S.Clarke, dès 1854, et à la \u201cRoyal Mills\u201d en 1882.Aux environs de 1860, on commença à parler de bâtir une chapelle.Après des tracas de toutes sortes qui faillirent faire passer le terrain entre les mains des ministres protestants, celui-ci fut ueoiJauiy qei}i.ig\u201e «j ap nua^qo Land\u201d au prix nominal d\u2019un dollar.Il «e composait de deux acres et on y bâtit une chapelle au coût de $400.Le 6 juin 1864, la chaoelle était consacrée au culte sous le vocable de Sainte-Praxède de Bromptonville et, la même année, on bénissait une cloche pavée $118.et pesant 256 livres.Une autre cloche fut installée en 1889; ellç pesait 1,200 livres et fut payée $240.- Le premier presbytère fut bâti en 1872; le coût de la construction s\u2019éleva à $169.et les matériaux furent fournis par Clarke.Lee paroissiens se montrèrent aussi généreux qu\u2019ils l\u2019avaient fait pour la construction de la chapelle.En effet, celle-ci avait été érigée avec des aumônes qui variaient entre 20 sous et $25.L\u2019église qui s\u2019élève actuellement à Ste-Praxède fut bénite le 26 octobre 1905 par Mgr Paul La- militaire au manège de la rue William.Le convoi royal, qui avait ralenti sa marche à une vitesse d\u2019une huitaine de milles à l\u2019heure, à Delson, Adamsville, Foster, Magog, a fait de même à East-An-gus, Thetford les Mines.Tring Jonction, etc.Le premier arrêt officiel après Sherbrooke, fut Lévis, à 6 heures 05 et ensuite Rivière du Loup à 9 h.25 pour un arrêt de 25 minutes.Les souverains ont pris ensuite la direction des provinces maritimes d\u2019où ils firent leurs adieux au Canada à a suite d\u2019une tournée triomphale.Bromptonville Rocque et deux cloches pesant respectivement 2,100 et 1,550 livres, furent installées dans le clocher au coût de $1,050.Le 7 août 1910, on hissait sur 1* haut de la corniche entre la tMir et les cloches, la statue de la patronne de la paroisse.Cette statue de bois avait coûté $300.Un autre événement important fut la bénédiction en 1920 par Monseigneur Tanguay, du nouvel orgue.En résumé, la paroisse Ste-Praxède, avait été érigée canoniquement en 1885, mais dès 1868, il y avait un curé résident en la personne de M.l\u2019abbé J.-B.Ponton.Jusque là, c\u2019était une mission desservie par les prêtres de la Cathédrale de Sherbrooke et le premier curé résident eut comme successeurs.MM.les abbés J.-F.Michaud, J.-L.Levesque, Joseph Laporte, M.le chanoine J.-S.La-Rocque.Iæ curé actuel est M.l\u2019abbé Philibert Ledoux.En 1905, le nombre des familles catholiques était de 350.La tâche de l\u2019enseignement est partagée depuis quarante ans par les RR.FF.du Sacré-Coeur et les Dames de la Congrégation qui y ont un pensionnat et un externat.Lorsque M.le chanoine J.-S.La-Rocque, ancien curé, maintenant à sa retraite et âgé de 68 ans, parle de la paroisse de Ste-Praxède, il aime à associer le nom de E.-W.Tobin au progrès de cette paisible localité, mais principalement au développement de la paroisse.M.le chanoine LaRocque n'hésite pas à dire que le regretté sénateur fut constamment son bras droit au cours de l\u2019organisa* tion de cette paroisse.M.le chanoine LaRocque associe encore les noms des familles Lambert, Au-ger-Bourassa, Daignault et Pelletier.Mais par son influence et son prestige comme député, M.Tobin a été à même de prêter main-forte à son curé pendant les temps difficiles et on sait qu\u2019à Bromptonville, la mémoire du sénateur Tebin n\u2019est pas près de s\u2019éteindre.Le 6 octobre 1920, une Inoubliable manifestation avait eu lieu à Bromptonville en l\u2019honneur de \u2019hon.Tobin et de son épouse qui arrivaient d\u2019Europe.Les orateurs à cette fête, outre le héros, avaient été M.le curé LaRocque, Mgr Tanguay, du Séminaire, l\u2019hon.Walter Mitchell, trésorier provincial, M.J.-H.Lemay, alors député de Sherbrooke et M.Oscar Gladu, député de Yamaska.Trois ans avant ces événements, ¦a population avait fêté son curé à l\u2019occasion de trois anniversaires de M.l\u2019abbé LaRocque: son 50e de naissance, son 25e de prêtrise et son 15e comme curé à Bromptonville.NN.SS.LaRocque et Chalifoux assistaient à la fête et le sermon de circonstance avait été prononcé par M.l\u2019abbé J.-A.Ijefebvre et des adresses avaient été lues par MM.E.-W.Tobin et Jos Giroux.Sherbrooke possède l'un des plus beaux terrains d\u2019exposition de toute la province de Québec, \u2022\u2022 l\u2019on compte parmi les événements les plus remarquables de l\u2019année l\u2019exposition annuelle ainsi que la foire d\u2019animaux gras.Cette exposition s\u2019est tenue à Sherbrooke sous les auspices de l\u2019Association Agricole des Cantons de l\u2019Est (E.T.A.A.) tous les ans depuis la fondation de l\u2019association en 1885. Sgjj£j94S\tCahier^ Historique ries Cantons opuIation de langue anglaise.Il y a une église catholique, et pour les protestants, des églises presbytérienne, anglicane, et une église Unie du Canada.Richmond est le centre d'une région agricole très productive et les cultivateurs dans tout ce district, se sont spécialisés dans la production laitière depuis de nombreuses années; en réalité, ils ont approvisionné le marché de Montréal de lait depuis plus de 50 ans.Le transport du lait à la gare, en hiver, au moyen de chevaux et de traîneaux avant l\u2019ère des automobiles et des bonnes routes, était une besogne qui mettait à l\u2019épreuve, l\u2019endurance des humains et des bêtes; mais il y a des cultivateurs à 4 ou 5 milles de la gare, qui peuvent se vanter de n\u2019avoir jamais manqué un train.Les trains ne pouvaient pas toujours circuler, mais les cultivateurs étaient à la gare.La population de Richmond participe activement à tous les mouvements locaux et sociaux, soit religieux, fraternels, ou d\u2019un caractère social.Un Conseil du Commerce très actif collabore étroitement avec le conseil municipal dans toutes les questions concernant la prospérité et le progrès de la ville et du district.L\u2019une des caractéristiques est la foire locale du comté qui a été tenue annuellement, sous les auspices de la Société Agricole.Le district offre des moyens insurpassables de divertissement et de saine récréation.Il serait difficile aux automobilistes de trouver des panoramas plus beaux et plus grandioses que ceux qui s\u2019offrent à la vue.des collines environnantes surplombant la ville nichée dans la vallée, avec 1% ri.vière qui serpente à travers la campagne.Ces collines recouvertes de neige en hiver, présentent aux habiles skieurs, de merveilleuses occasions de démontrer leur adresse, alors que dans la ville, on a le patinage et le gouret.En été, il y a la pèche à la truite et à l\u2019achigan dans les eaux environnantes, ainsi que la natation, le tennis, la balle au camp et un terrain de golf à neuf trous, perché sur les pentes de la colline du côté de Melbourne, de la rivière, d\u2019où les membres qui ne jouent pas, peuvent jouir d\u2019une merveilleuse vue de la ville, ou regarder leurs collègues de club moins heureux, luttant sans espoir contre le dur \u201cPar\u201d.Le refuge Wales, qui est probablement l\u2019une des plus belles institutions pour gens âgés, au Canada, est situé sur l\u2019ancienne ferme Wales à peu de distance hors de Richmond.Il est placé sur la pente d\u2019une colline, face au sud, se compose d\u2019un édifice moderne et d\u2019un récent agrandissement, qui procurent du logement Historique de la ville de Richmond Richmond pour les hommes et les femmes, ainsi que pour les couples âgés; il possède des solariums abrités, est entouré de pelouses, de jardins, etc., qui procurent des occasions de jardinage à ceux que ce passe-temps ou autre activité intéressent.Au point de vue industriel, Richmond a débuté plutôt tardivement et lentement ; mais au cours de ces dernières années, avec l\u2019active collaboration de ses citoyens, du Conseil du Commerce, du Conseil et de la compagnie électrique, plusieurs industries assez importantes se sont établies dans la ville.La Diva Shoe Company s\u2019y établit il y a plusieurs années et elle est devenue une industrie prospère qui procure du travail à un nombre appréciable de jeunes hommes et de jeunes femmes de la ville.La National Hosiery Mills de Hamilton, Ontario, construisit le premier édifice moderne de manufacture, entièrement en briques, à Richmond, où elle monta de coûteuses machines à tricoter pour la bonnetrie entièrement façonnée et elle fabrique la marque bien connue de bonnetrie \u201cPhantom\u201d, pour dames.Subséquemment, La Duchesse Shoe Co.Ltd.construisit aussi une usine moderne pour la fabrication de chaussures pour dames.Le plus récent établissement d\u2019une industrie est une usine succursale de la York Knitting Company de Toronto, qui a loué un local anciennement utilisé pour le tricotage, où elle continue une partie de ses opérations.Quoique cette usine se soit développée constamment, diverses exigences de la guerre et les lois restrein-gnant l\u2019utilisation de la main-d\u2019oeuvre ont quelque peu entravé toutes les activités industrielles; cependant, quand cet état de choses cessera, notre population sera heureuse de revenir travailler dans sa propre ville et son propre district.Les affaires municipales ont été administrées sagement et économiquement par des maires et des conseils non payés, élus parmi les citoyens locaux, et le Dr C.E.Manning, qui était maire, il y a quelques années, remplit de nouveau ces fonctions.Un autre citoyen en vue, qui a bien et longtemps servi ses concitoyens, a plusieurs postes, est M.S.E.Desmarais, député provincial.Descendant d\u2019anciens colons, né à South Durham, il a réussi en affaires et il s\u2019intéresse encore activement à la prospérité de sa ville, comme membre de l\u2019assemblée législative à Québec.Richmond a encore l\u2019ambition He développer ses industries ; elle possède d\u2019excellents terrains pour sites industriels, bien placés, prèa des réseaux ferroviaires et après la guerre, elle pourra offrir aux manufacturiers, quelques endroits très attrayants pour de nouvelle# usines.L\u2019Arena de Sherbrooke compte parmi les plus modernes avec sa glace artificielle et les autorités municipales maintiennent des patinoires publiques dans toutes les parties de la ville.\u2014 o \u2014 Il y a huit beaux parcs publics dans la ville de Sherbrooke, y compris les terrains de parade, où sont disputées les joutes de football, et un autre vaste parc est actuellement en construction le long des rives de la rivière Magog.Ce qui n\u2019était qu\u2019un humble établissement de colons connu sous le nom de \u201cVillage du devant de Shipton\u201d (Front Village of Ship-ton) est aujourd\u2019hui la moderne petite ville qui porte le nom illustre du duc de Richmond.Cette ville a tenu longtemps la position enviable de centre pour les chemins de fer et pour l\u2019éducation.Richmond a prpgressé non sans épreuves et sans tribulations.Un peu d\u2019histoire C\u2019est en 1862 que fut incorporée la ville de Richmond, chef-lieu du comté de Richmond.Aujourd\u2019hui, elle peut être fière de son passé.La chance a favorisé cette prospère petite ville.Son histoire n\u2019a pas toujours été ensoleillée.Comme toute autre ville, elle a eu ses hausses et ses baisses.Elle a eu ses jours clairs et ses moments difficiles.Elle s\u2019enorgueillit aujourd\u2019hui d\u2019un glorieux nom.Lorsqu\u2019on 1819 fut construite la grande route appelé \u201cCraig\u2019s Road\u201d, entre Montréal et le \u201cVillage du devant de Shipton\u201d, ce nom fut changé en celui de Richmond, en l\u2019honneur du Duc de Richmond alors Lieutenant-Gouverneur de la province.Richmond est située à la jonction des lignes de chemin de fer Québec et Portland, Maine, de la compagnie \u201cCanadian National Railways\u201d, autrefois du Grand-Tronc.Le nom de Richmond a été longtemps associé avec les chemins de fer et en a été un centre important.Au point de vue de l\u2019éducation, Richmond est aussi célèbre.Elle est le siège d\u2019une maison d\u2019enseignement renommée, le collège St-François.Plusieurs hommes publics éminents de la province se réclament de cette institution.Ce collège, en effet, fut ouvert en 1855.Aujourd\u2019hui encore, il continue de rendre fidèlement service à la société.et se charge de l\u2019éducation des enfants protestants de cette ville.Belles institutions Richmond possède encore deux belles écoles pour les enfants ca-tholiues : Le \u201cMount St-Patrick , pensionnat pour jeunes filles, et pour les garçons, un collège dont la direction est confiée aux Frères du Sacré-Cœur.L\u2019humMe chapelle catholique, érigée en 1842, fut le premier temple religieux construit à Richmond.Elle fut remplacée plus tard par la spacieuse et élégante église actuelle.Une chapelle anglicane fut construite de 1929 à 1930.Sept ans plus tard, dans le charmant village de Melbourne, en face de Richmond, les Congrégationalistes érigèrent une église.Et en 1839, les Presbytériens eurent aussi leur temple, à Melbourne, également.Un pont d\u2019acier de 750 pieds de longueur réunit les deux endroits, Richmond et Melbourne,' construits de chaque côté du St-François.A cause de cela ces deux municipalités n\u2019en font qu\u2019une lorsque les intérêts communs sont en cause.Aussi la vie sociale de ces deux villes est-elle des plus agréables._Notes historique# Autrefois le Canton de Shipton comprenait cette région devenue aujourd\u2019hui le canton de Cleveland, et s\u2019étendait de la ligne Tingwick dans le comté d\u2019Artha-baska, au nord-est, à la rivière St-François, au sud-ouest.Shipton fut érigé en canton en 1801.Il comprenait d\u2019abord cinquante rangs.Mais en 1855, sept rangs de la partie sud-ouest du canton furent incorporés en une municipalité séparée qui prit le nom de Cleveland.Sherbrooke possède deux terrain» de golf, l\u2019un à neuf trous et l'autre à dix-huit trous.Une grue énorme dépote dans un camion U minerai d\u2019amiante, à la mina Nicolet Asbestos Mines.r*v: L\u2019église Sainte-Famille de Richmond * %*** Année 1945 Cahier Historique des Cantons de ITst No 2 Page 167 MACHINISTES \u2014 PLAQUEURS manufacturiers de OUTILS \u2014 POINÇONS \u2014 PRODUITS EN METAL \u2014 iNuUâf'ÏÏAL* S* #- FOURNISSEURS de quincaillerie aux commerces de meubles et de literie.Nous fournissons le commerce de gros de broquettes en boîtes de 30 et de 100, de marque \"Excelle\" ainsi que d\u2019anneaux d\u2019acier.INDUSTRIAL FOURNISSEURS de rondelles recouvertes de cuivre pour les compagnies de caoutchouc.ESTAMPILLAGES de toutes sortes sur divers métaux et produits variés.\u2022 PLAQUAGES sur cuivre.Bronze, nickel - cadjum.\u2022 Estimés fournis gracieusement sur demande.STAMPINGS LIMITED BROMPTONVILLE, Que.¦¦¦I J.-A.SIMONEAU MARQUND DE MEUBLES NEUFS ET UCAGES Nous nous spécialisons dans les mobiliers de: CHAMBRE A COUCHER CUISINE SALLE A MANGER VIVOIR POELE! FOURNAISES 'TAPIS PRELARTS LITERIE DE TOUTES SORTES -AUSSI- Agence des machines à coudre \u201cWHITE\u201d Réparations sur machines de toutes sortes.GARANTIE DE SIX MOIS Pour informations, s\u2019adresser à M.G.-M.Moreau CASIER POSTAL 200 \u2014 RICHMOND \u2014 TELEPHONE 236 VISITEZ NOTRE NOUVEAU MAGASIN Près du Bureau de Poste \u2014 Téléphone 236\t\u2014 Richmond D.J.BOURBEAU RESTAURANT Crème glacée \u2014 Bonbons \u2014 Tabacs \u2014 Sigares Cigarettes \u2014 Articles de toilette \u2014 Papeterie TELEPHONE 282 Rue Principale\tRichmond GIRARD ENRG.H.-G.GIRARD, prop.EPICIERS EN GROS TABACS et CIGARETTES Téléphone 154-52\tRichmond, Qué.\u2022\t50 CHAMBRES \u2022\tA L\u2019EPREUVE DU FEU \u2022\tCOCKTAIL LOUNGE \u2022\tGRILL \u2022\tEXCELLENTE CUISI||E l/endroit recherché de.touri.ie.ef des voraffCDr* .c'eut tujoar.l\u2019Hôtel NEW BRUNSWICK / J.A.Desrochers, prop.A.Côté, gérant Téléphone 45 En face de la gare RICHMOND, Qué.RICHMOND / ___.\u2018 Québec OFFRE PLUSIEURS MAGNIFIQUES SITES INDUSTRIELS Située dans la magnifique vallée de la rivière Saint-FVaneols, au centre d\u2019une grande région agricole.la ville de Richmond offre de nombreux avantages aux manufacturiers intéressés.On y trouve une main-d'œuvre expérimentée, hommes ou femmes.\u2022 EAU EN QUANTITE \u2022 POUVOIR ELECTRIQUE \u2022 POINT DE JONCTION DU C.N.R.Permettant des expéditions directes et rapides Pour Montreal, Québec et Portland, Me.\u2022 .Richmond est situé à vingt-quatre milles de Sherbrooke et à soixante-quatorze milles de Montréal \u2014 Entente satisfaisante an sujet des taxes.Dans le domaine des amusements.Richmond offre toutes les attractions des grandes villes: théâtre, terrains de Jeux, Colisée, etc.Les personnes intéressées sont priées du communiquer avec le Maire, le Secrétaire-Trésorier on avec la Chambre de Commerce Alfred GEOFFROY, moire G.Marveau ALEXANDER, secrétaire-trésorier.Gaston Desmarais, prés.\tL.P.Girard.Bec.-Tréo.Chambre de Commerce de Richmond Page 168 Cahier Historique des Cantons 3e l'Est No 2 Annie 1945 ¦ TTÎil \u2022 Xi -rfi\u2019 au, t*P; ' Vue génécule de l'usine de la Dominion Paper Company, à Kingsey Falls.L\u2019AMIANTE Un minéral que l'on trouve en abondance dans les Cantons de l'BsU Les autorités sur le sujet ne s\u2019accordent pas sur l\u2019origine de l'amiante.La Commission géologique poursuit actuellement des recherches qui, on l'espère, jetteront plus de lumière suc ce sujet à controverse.Les deux principales théories sont, pour quelques-uns.que l\u2019amiante est un produit d'altération des roches ignées en profondeur et.pour d\u2019autres, qu'il s\u2019est formé dans des fentes au sein de la serpentine.Les partisans de cette seconde théorie diffèrent encore d opinion sur un point, a savoir, si les fibres se sont allongées vers le centre de la fissure à partir de la roche, ou du centre de la veine vers la roche.Il reste à démontrer si l\u2019une ou l\u2019autre de ces hypothèses peut expliquer la formation de tous les gisements.La solution de ce problème aidera grandement à la prospection des gites.ainsi qu\u2019à leur exploitation sur une base industrielle.Parmi les gites d'amiante chrysoti-1c qui diffèrent, mais dont la fibre est de même origine, se trouvent: 1.\t\u2014 La fibre filonienne de Thet-ford-Black-Lake accompagnée de fibre plate.2.\t\u2014 Celle des lots Pennington et Tanguay où des zones de fibre filonienne traversent la bande de fibre plate.3.\t\u2014 Celle de Coleraine où tout en se détachant facilement de la serpentine encaissante sur un côté de la veine, la fibre s'enfonce ou fait saillie hors de la roche.4.\t\u2014 L\u2019amiante de l\u2019Arizona, qui se présente dans des bandes de serpentine ressemble à ceHe de l'Arizona caire.5.\t\u2014 La fibre de Templeton et de Buckingham, dans laquelle la serpentine ressemble à celle de l'Arizono mais dont le calcaire associé est cristallin.6.\t\u2014 Celle du canton de Deloro, Ontario, où elle se présente dans des zones qui ressemblent à celles qui sont exploitées dans l\u2019Arizona, mais dont la majeure partie de la roche, cependant, est de la serpentine.Certains articles sur ce sujet, trop étendus pour qu\u2019on y réfère ici en détail, sont donnés sous le titre \u201cBibliographie\".Profondeur des gilet d\u2019amiante A Thetford.l\u2019amiante est extrait actuellement à 400 pieds de profon- deur.La qualité des specimens obtenus à 500 pieds et de carottes de forages prises à 1,700 pieds, est la même que celle de l'amiante extrait plus près de la surface.Les forages au diamant qu\u2019exécute présentement l\u2019Asbestos Corporation, Limited, fourniront de plus amples renseignements sur ce point.On peut dire que jamais, dans l'histoire d'une exploitation de la province de Québec, on a pu découper du minerai en massifs sur lesquels on eut pu baser les travaux.Tant que l\u2019exploitant rencontrait de la fibre dans le front d\u2019attaque, il en poursuivit l\u2019extraction et lorsqu\u2019il avait atteint, la roche encaissante, il dirigeait ses efforts ailleurs.Du fait qu\u2019une excavation dans la principale zone renferme une roche exploitable à une profondeur donnée, il ne s\u2019ensuit pas toujours qu'on puisse continuer l'extraction indéfiniment en profondeur, car la zone qui renferme les fibres peut s\u2019incliner avec la roche sus-jacente comme dans le district de Broughton.La profondeur de l\u2019exploitation est aussi limitée par les dimensions qui ne compromettent pas fa sécurité.Avant de dresser le plan d'une exploitation souterraine ou à ciel ouvert.il importe de bien explorer le terrain par des sondages au diamant, afin d\u2019établir l\u2019étendue et l\u2019emplacement du minerai.On n\u2019a pas encore rencontré d'indice qui puisse laisser supposer que la fibre, ou que la quantité de fibre contenue dans la roche.subisse quelques changements dans lés limites d\u2019une exploitation souterraine économique et sûrement pas dans les limites de profondeur d\u2019une exploitation à ciel ouvert.La profondeur jusqu\u2019où peut être portée l\u2019extraction est limitée par la largeur de la zone.Les parois d\u2019une carrière doivent être maintenues à un angle de sécurité, et d\u2019après la largeur connue d\u2019une zone à Thetford, elles seraient trop rapprochées à une profondeur de 500 à 600 pieds, et ne laisseraient pas un fond suffisant oour l\u2019abatage.Il est évident qu\u2019à cette profondeur on trouvera de la fibre de bonne qualité .Si l'on désire poursuivre l\u2019extraction à une plus grande profondeur, il faudra avoir recours aux métrodes d'exploitation souterraine et, comme dans tous les ouvrages souterrains, il faudra s'assurer que la réserve de minerai est suffisante pour justifier les dépenses que comportent l\u2019outillage et le développement d\u2019une mine.John-A.Dresser émet l\u2019opinion suivante sur la profondeur des dépôts d\u2019amiante.\u201cLa solution du problème de la profondeur des gîtes amiantifères dans les cantons de l\u2019Est dépend, dans une large mesure, de la forme que prennent les roches éruptives desquelles la serpentine tire son origine.Ce point n\u2019a pas encore été déterminé de façon satisfaisante.Cette forme peut avoir été une nappe ou un laco-lithc injecté entre des couches de roche {flus ancienne.Dans ce cas, la position de la couche se rapprocherait plus ou moins de l\u2019horizontale et n\u2019aurait atteint la surface qu\u2019après avoir été mise à découvert par l\u2019érosion des couches sus-jacentes.\u201cCe peut être aussi un amas intrusif amené à la surface et-dont les parties supérieures ont disparu depuis par érosion.\u201cDans le premier cas, la profondeur des gites d\u2019amiante serait nécessairement limitée par l\u2019épaisseur de la couche envahir, mais dans le second, la serpentine et conséquent-ment l\u2019amiante, pourraient persister à une profondeur indéfinie.Les autres agents nécessaires à la présence de l\u2019amiante sont la ségrégation de l\u2019olivine dans la roche originelle et la transformation de l\u2019oli-vine en serpentine.On peut dire du premier, que l\u2019olivine est ün minéral caractéristique des plus grandes profondeurs connues de la croûte terrestre; du second, que la serpentine est un processus de transformation qui se produit en profondeur, et qui, contrairement à l\u2019intempérisme, ne dépend pas de l\u2019atmosphère.Par conséquent, à part la possibilité qu\u2019il y a d\u2019atteindre le fond d'une couche, il semble sage de conclure que les gîtes amiantifères des cantons de l\u2019Est persisteront à d\u2019aussi grande# profondeurs qu\u2019on pourra les exploiter avec profit.\" Fibre filonienne et fibre plate On désigne sous le nom de \u201cfibre filonienne\u201d l\u2019amiante qui se présente sous forme de veines dont les fibres sont perpendiculaires aux épontes.La largeur des veines varie de celle d\u2019un cheveu à 4 ou 5 pouces et rarement plus.Presque tout le rendement des mines de Black-Lake, de Thetford et de Danville consiste, en fibres de ce genre.Parfois les veines se divisent en plusieurs plus petites ou se réunissent en formant une grosse veine.Dans les excavations Vimy-Ridge et Imperial, de l\u2019Asbestos Corporation, Limited, elles affectent une structure rubanée et se présentent sous forme de bandes, ce qui leur donne un aspect stratifié.Dans plusieurs cas les veines de longues fibres sont divisées au centre où près d\u2019un des bords par une couche de serpentine renfermant de la magnetite.Règle générale, dans presque toutes les excavations, l'amiante peut être facilement séparé de la roche, sauf quelques dépôts de fibre rubanée.Bien que dans ce cas la fibre se sépare facilement de la roche d\u2019un côté de la veine, de l\u2019autre côté elle paraît s\u2019enfoncer dans la roche, ou faire saillie rors de celle-ci.Le cassage nécessaire pour dégager la fibre de la roche lui est dommageable.La fibre ainsi \u201cgelée\" dans la roche encaissante est ordinairement grossière et cassante et de ce fait plus facile à endommager par un traitement violent.La majeure partie des veines d\u2019amiante susceptible d\u2019être mis*dans le commerce sont flanquées par des plans de séparation de serpentine en forme de couches de 3 à 6 pouces de large, les veines étant généralement parallèles aux plans de la salbande.Ce trait est caractéristique à la région dt (A suivre en page 172).£\u2022*« 9*&tk 4i ttyêBi 4e.k K*9tet Athettqa Hum Lunuea, g# Année 1945 Cahier Historique des Cantons de l\u2019Esf No 2 Page 169 HÔTEL CARTIER \u2022\tCHAMBRES CONFORTABLES \u2022\tEAU CHAUDE ET EAU FROIDE \u2022\tEXCELLENTE CUISINE CANADIENNE \u2022\tLICENCE FOUR BIERES ET VINS *\t\u2022 C.O.LABBE, prop.TEL.99 \u201cUn vrai chez-soi*\u2019 DANVILLE - QUÉ.WEBB & HILL MAGASIN GENERAL EPICERIES - VETEMENTS - FERRONNERIE - PEINTURES SPECIALITES : PEINTURES LUXOR LITERIE SIMMONS i CHESTERFIELD KROEHLER COUVERTURES KENWOOD TEL: 30\tDANVILLE.QUE.Sur la route No.5 Portland-Québec se trouve un hôtel confortable où vous bénéficierez de toutes les accomodations: \u2022\tChambres bien éclairéer \u2022\tSalle, à dîner moderne \u2022\tService de taverne \u2022\tLicence bière et vin l Un véritable chez-soi! L\u2019HÔTEL DANVILLE W.S.HAMILTON, prop.DANVILLE \u2014 TELEPHONE 34\t\u2014 QUEBEC Nous sommes fiers de l\u2019effort de guerre fourni par les citoyens de Danville.\"NOS GARS FONT UN TRAVAIL GIGANTESQUE OUTRE - MER Que leur courage ne faillisse pas à la tâcheN Danville possède plusieurs avantages: \u2022\tMagnifiques sites pour manufactures \u2022\tCommunications de chemin de fer sur la ligne Montréal-Richmond-Québec \u2022\tSur la grand\u2019route No 5 de Portland à Québec \u2022\tElectricité Municipalité Je Danville O.M.J.INGALLS, maire H.GOODENOUGH, secrétaire.DANVILLE\tQUEBEC DANVILLE FURNITURE COMPANY LIMITED J.-E.TURCOTTE, président et gérant-général MANUFACTURIERS DEï CHAISES ET TABLES DE TOUTES SORTES SPECIALITES: ENSEMBLES DE GARDERIE MEUBLES POUR ENFANTS DANVILLE \u2014 QUÉ.Etablissements à ^ DANVILLE ET ST-AGAPIT, QUE.Travaillant à l\u2019effort de guerre.Manufacturiers de- \u2022\tLait en poudre \u2022\tCaséine \u2022\tBeurre Nos produits servent les forces armées des Nations-Unies.* Laiterie de Danville Enrg.GEO.VERMETTE, prop.DANVILLE \u2014 TELEPHONE 85\t\u2014 QUEBEC LOTBINIERE PULP & PAPER COMPANY LIMITED MANUFACTURIERS DE PÂTE À PAPIER MOULIN A NICOLET FALLS, Qué.BUREAUX A DANVILLE, Qué.TELEPHONE 42 S2 » .c Pave 170 Cahier Historique dee Cardons de l'Est No 2 Année 1042 Asbestos est une jolie petite ville du comté de Richmond dans la province de Québec.Elle appartient au diocèse de Sherbrooke et forme un centre important dans les Cantons de l\u2019Est.Sise dans le canton de Shipton, elle touche aux Bois-Francs par le canton de Tingwick qui fait partie du diocèse de Nicolet.Sommaire \u2014 Sainte-Bibiane-de-Richmond \u2014 M.le curé P.Quinn \u2014\tSainte-Anne-de-Danville \u2014 M.le curé L.A.Masson \u2014 Découverte de la pierre d\u2019amiante: 1879 \u2014 Première exploitation par Jeffrey \u2014\tTravaux primitifs, insuccès \u2014 Première classe ouverte: 1881 \u2014 Premier bureau de poste sous le nom d\u2019Asbestos: 1884.\u2014 :o :0 :o :\u2014 A l\u2019arrivée de Mpr Antoine Racine à Sherbrooke en 1874, le nouveau diocèse compte 30,000 catholiques.Il y a 27 paroisses érigées canoniquement.(1) Deux nous intéressent particulièrement aux cantons de Cleveland et de Shipton: ce sont Sainte-Bibiane-de-Richmond et Sainte-Anne-de-Danville.L\u2019abbé Patrick Quinn est curé de Richmond depuis dix ans.C\u2019est un Irlandais échapoé au typhus de 1847 et recueilli en même temps que son frère, l\u2019abbé Thomas, par la famille Georges Bourque, de Nicolet.Irlandais d\u2019origine, mais Canadien français de coeur, il est estimé de tous ses paroissiens.La population catholique de Sainte-Bibiane est alors de 1500 âmes.Suivant l\u2019enseignement charitable de leur curé, Canadiens-français et Irlandais catholiques s\u2019entendent à merveille.Les sociétés Saint-Patrice et Saint-Jean-Baptiste célèbrent chaque année leur fête nationale en commun et tous les membres ds deux sociétés sont Irlandais le 17 mars et Canadiens français le 24 juin.(2) A Sainte-Anne-de-Danville, la population est mixte; pour 1200 catholiques, il y a 1700 non catholiques.Le curé actuel, qui est aussi le premier curé arrivé en 1865, est l\u2019abbé Louis-Aimé Masson.Né à Saint-Joseph-de-Maski-nongé, il a fait ses études au séminaire de Nicolet et ne l\u2019a jamais oublié.Sa grande joie au milieu des travaux du ministère et des courses vers Kingsey et Tingwick, est de rencontrer un ami nicolétain.Homme de devoir il n\u2019a peut-être pas manqué une seule fois de donner le prone du dimanche en français et en anglais.(3) Sa population s\u2019étend jusqu\u2019aux limites de Wotton où l\u2019abbé C.Hamelin dirige la paroisse de Saint-Hyppolite.De ce côté, il n\u2019y a que des familles aux noms anglais comme les Perkins, les Giffords, les Tayylor, les Flack, les Morrill, les Webb, les Lyon et autres, dont Ed.Lee et Pat.Campbell, Robert Barr, William Church, J.-E.Harvey, Henry Karr et Ned.Harvey.Des Canadiens français s\u2019y introduisirent avec Modeste Côté et Thomas Jutras.\u2014:o:0:o:\u2014 Mais un événement important va bientôt grouper dans l\u2019endroit de nouvelles familles françaises et catholiques.Un jour de l\u2019année 1879, des enfants nommés Joseph Côté, fils de Vincent et Néri Allie, fils de Joseph, sont montés sur la colline de Charles Webb et ont rapporté de là une pierre curieuse qui s\u2019est facilement détachée de la crevasse d\u2019un rocher.Les pa- rents examinent la pierre puis retournent à l\u2019endroit avec des outils de travail.Il n\u2019y a pas de doute, cette pierre est semblable à celle que l\u2019on exploite à Thet-ford.Elle est bleuâtre et traversée par un petit filet blanc.Du bout de l\u2019ongle on peut en détacher des fibres plus douces au toucher que la soie.C'est de l\u2019amiante.Que faire?Une fortune attend Charles Webb?Celui-ci n'y croit guère.Volontiers il consent à louer le terrain à son ami, Jeffrey, qui l\u2019exploitera sur une grande échelle, selon les projets qu\u2019il a en tête (4) Seulement, les capitaux sont d\u2019une première importance en cette affaire.Tout de même on se met au travail.Muni de perforeuses, on fend la pierre qui est scheidée à la main; les fibres sont mises en sacs et expédiées à Danville.La vente n\u2019est pas active et le marché est toujours stationnaire.Il faudrait plus d'activité à l'extérieur et à l\u2019intérieur.On ne peut vraiment pas ouvrir un bureau de vente dans une grande ville; mais sur les lieux, U est possible d\u2019attirer davantage l\u2019attention en remplaçant les perforeuses à main par des grues à chevaux, en construisant une maison de pension pour les ouvriers.Ceux-ci recevaient un salaire de 80cta, par jour, payé en bons échangeables à Danville, chez M.Bourgeois, marchand de l\u2019endroit.M.Jeffrey n\u2019a vraiment pas de succès.Il doit maintenant payer un droit à Charles Webb pour chaque tonne d\u2019amiante sortie du puits.Homme obstiné dans ses idées, il n\u2019aurait pas voulu introduire un partenaire dans son affaire et les ouvriers sont de méchante humeur, parce que mal payés.Néanmoins, l\u2019entreprise a pour effet de grouper en l'endroit un bon nombre de familles françaises et catholiques comme nous l\u2019avons dit.Ces familles originaires de la Baie-du-Faivre où de Saint-Zé-phirin-de-Courval, achetèrent des terrains des Anglais et s\u2019y établirent, luttant pendant de nombreuses années pour les fins scolaires ou municipales.C\u2019étaient Joseph Manseau, François Ger-vais,.Alfred Senneville, Prudent Laprise, Hubert Laprise, Alfred Boisclair, Noel Jutras, Bélonie Boudreau, Joseph Bédard, David Côté.Mathias Péloquin et Narcisse Pelletier, ce dernier mort accidentellement à la mine.Quelques-uns de ces premiers arrivés travaillaient à l\u2019occasion à la scierie de Pat Campbell, située, vers 1884, sur le ruisseau près du chemin de fer entre Asbestos et Danville.Ces familles se rendent à la messe à Danville, c\u2019est leur seul plaisir de la semaine; mais elles ne sont guère bien accueillies.Les gens de In mine, comme on les appelle, n\u2019ont pas de bancs à l\u2019église ; ils peuvent entendre la messe en marge des allées et lorsqu\u2019ils veulent communier, ce n\u2019est souvent qu\u2019après la messe qu\u2019ils peuvent le faire.La distance les met nécessairement en retard.Tout de même, foncièrement chrétiens, les chefs de famille à la mine ne veulent pas voir grandir leurs enfants sans instruction ni éducation.Une classe est ouverte en 1881 chez Alfred Senneville, .dans le rez-de-chaussée de la maison.C\u2019est le professeur Deneri Allie qui y enseigne les éléments de la grammaire et surtout le catéchisme préparatoire à la Communion Solennelle.Mademoiselle Ernestine Fectau lui succède plus- tard, au même poste.yoici quelqm pièècet it monntit de* ptyt it F Afrique.ElUt tant certet trig rtret ici \u2022\u2022: :v\t\u2022 ¦ \u2022\u2022 Srry.'-.& Wz*à.jLîlA»! |P ^ - : T ' V U.Jl à - ï: A&fr 'te*- r & » Wife % Vteyy*,-.- m m mM cm* :\t> :\ti; .Le gymnote d\u2019Asbettoe, Les origines d*Asbestos l'abbé Albert Gravel Année 1945 Cahier Historique 'des Cantons de l'Est » No 2 Page 17F Située sur les bords de La Pins Grande Mine d\u2019Âmiante au Monde ! * Population: 6,000 âmes NOUS SOMMES FIERS À JUSTE TITRE.DE: \u2022\tU CANADIAN JOHNS-MANVILLE CO.\u2022\tNOS SOLDATS EN SERVICE \u2022\tDU SPLENDIDE EFFORT DE GUERRE ACCOMPU PAR NOS CONCITOYENS JOSEPH ISABELLE, Maire \u2022 \u2022 Echevins: Félix Boutin\tAlbert Goudreau\tJoseph Véronneau Fidèle Lavi&ne\tAlfred Laflamme Philias Carignan J.-H.-L.Olivier, Sec.Très.- Tél.116-S-2 RECORDER: Me Jean-Marc LALIBERTÉ p Asbestos possède tous les services publics modernes des grandes villes: Un service d'aqueduc et d'égoûts.Eau provenant de sources naturelles.Service de taxis, de téléphones.Hôtellerie, service excellent Hôpital muni de toutes les améliorations mo- «H»\t\u2022 \u2022\tExcellent service de protection contre le ieu.\u2022\tElectricité pour éclairage et force motrice.\u2022\tUn marché public moderne.\u2022\tUn grand centre récréatif.\u2022\tMaisons d'éducation de premier ordre.CORDIALE BIENVENUE À TOUS W Pag© 172 Cahier Historique des Cantons 3\u201c ITs- -*¦ No 2 Année 194S L\u2019AMIANTE Un minéral que l\u2019on trouve en abondance dans les Cantons de l\u2019Bs^ (Suite de la page 168) Thctford-Black-Lake.Lorsque fraîchement extraite ce plans de séparation qui se détachent facilement de la roche adjacente peuvent à peine être aperçus; mais lorsqu'ils ont été exposés à l'air durant quelque temps ils prennent une teinte blanche bleuâtre et se distinguent facilement de la roche environnante.La couleur de la fibre filonienne, après le dépouillement, est blanche, bien que, \u201cin situ\u2019\u2019, elle prenne quelquefois toutes les teintes de vert, depuis jaune pâle, dans le canton de Thetford, à bleu, vert foncé, à Black-Lake.Les principales propriétés de l\u2019amiante canadien sont sa grande flexibilité, sa nature soyeuse et sa résistance à la traction.L\u2019uniforme de ces qualités dans une étendue considérable a fait choisir la fibre \u201ccanadienne\u2019\u2019 comme standard, en comparaison de laquelle est adjugée la valeur de l'amiante venant d'autres endroits.En certains endroits le chrysotile se présente parallèlement à des plans de glissement dans la serpentine massive, et alors, les fibres au lieu d\u2019être transversales sont parallèles à la fissure; ce chrysotile, dit \u201cfibre plate\u201d, n\u2019a généralement pas autant de valeur que la fibre filonienne, bien qu\u2019il en diffère assez peu dans ses caractères principaux.Par suite du mode de gisement, ces fibres peuvent paraître très longues, plus ou moins parallèlement.Cette variété ne se rencontre pas aussi fréquemment dans la région de Thetford-Black-Lake que plus au nord-est dans East-Broughton, où elle constitue le principal produit des carrières.La fibre plate \u201cin situ\u201d est de vert pâle à blanc et lorsque rendue duveteuse prend une belle couleur blanche.Pour certains usages la fibre plate devrait être aussi utile que la fibre fi- ionienne.A cause de son mode de gisement, toutefois, et du traitement violent nécessaire pour la dégager de la roche, le produit qui en résulte est plus duveteux que la fibre filonienne, et, de ce fait, se prête moins bien à la fabrication de certains articles.La fibre plate se limite surtout à la partie de la zone de serpentine qui va du rang 111 dans le canton de Broughton, au lot 17, rang IV, dans le canton de Thetford, soit une distance de 14 milles.Dans l\u2019excavation Pennington, on rencontre de la fibre filonienne et de la fibre plate, et de cet endroit en allant vers l'ouest, la première domine.Dans toutes les excavations de fibre filonienne se présentent certaines é-tendues de fibre plate qui sont exploitées.La bordure septentrionale de la partie principale de Thetford consiste en grande partie de fibre plate tandis qu\u2019à la mine Consolidated sur le bord du méridional de la zone minéralisée, se présente une étendue considérable de serpentine à faces de glissement ou en \u201cécailles de poisson\u201d, ne renfermant presque pas de fibre commerciale.\u201cCaiadiai Indastries Liaited\" exploite de vastes Msiaos dans la province de Québec (Suite ne la page 166) fusil, de la cordite sans éclair, de U poudre sans fumée, de la carbamide, de l\u2019héxachloréthane et autres produits chimiques, des munitions pour armes portatives, cartouches à balles et balles traceuses .303, munitions de 9 mm\u201e fusées de 20 mm.Elle a rempli des obus, des grenades sous-marines, des bombes, des mines antichars, des cartouches de 20 mm., des détonateurs.L\u2019embauchage a touché un sommet à la D.I.L.en mars 1943, alors que l\u2019on y employait 32,300 hommes et femmes recrutés dans toutes les parties du pays.Le personnel a diminué depuis par suite d\u2019une compression des budgets de production militaire.La Canadian Industries Limited a institué des plans de sécurité sociale fort avantageux pour ses employés: plan coopératif d\u2019épargne, de vacances, de rémunération durant incapacité, d\u2019assurance-santé, de pensions, de bénéfices au décès de l\u2019employé.^ '\u201c¦* '¦* \u2022
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.