Progrès-dimanche, 2 mars 1997, Cahier 4
[" LE CONSEIL REGIONAL DE L'ENVIRONNEMENT DU SAGUENAY - LAC-SAINT-JEAN S \\isf .- y*»**, ¦x.j., r* \"l™ PECIABE dimanche '.^ PROGRES-DIMANCHE / CAHIER SPECIAL, le 2 Mars 1997 - F1 F2 - PROGRES-DIMAN(HE / CAHIER SPKIAL, le 2 Mars 1997 Mot de la présidente Par Marie-Claude Verschelden, CRE Mieux vaut tard que jamais, dirons certains! En effet, le prototype du journal l\u2019Éco paru en 1995 voit enfin une suite .en 1997.Enfin, avec ce nouveau véhicule d\u2019information environnementale que nous réactivons aujourd\u2019hui, le CRE-02 s'engage à vous tenir au courant de ses activités, des activités de ses membres et de tout autre sujet d\u2019intérêt régional en lien avec l\u2019environnement.Comme première parution de l\u2019année, nous avons opté pour une publication spéciale dans le Progrès Dimanche.Le but en est bien simple: accéder au plus large public possible.De plus, quoi de mieux pour attirer votre attention que de traiter du sujet de l\u2019heure: l\u2019eau.Il faut bien le dire, l\u2019eau a fait couler beaucoup d\u2019encre ces derniers temps.Plus encore, dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, l\u2019eau est un élément dominant.Plusieurs activités s\u2019y rattachant méritent que l\u2019on s'y attarde.Comme vous pourrez le remarquer à la lecture de cette édition, le sujet est large et mériterait bien plus qu'un seul numéro.Parce que, bien sûr, il y a eu le déluge, mais il y a beaucoup plus.La politique énergétique qui éclabousse inévitablement les ouvrages hydroélectriques, un sujet chaud je vous dit.Ajoutons à cela diffé- rents projets locaux et régionaux: les rivières patrimoines, la stabilisation des berges, la gestion des neiges usées, la pêche (sur le lac, la glace et autre), la restauration de cours d\u2019eau dans les milieux urbains et péri-urbains, l\u2019arrêt du flottage du bois.Rien de moins, c\u2019est un flot d\u2019information qui vous attend dans ce numéro.Et oui, \u201cl\u2019information, c\u2019est le nerf de la guerre\u201d.Avec cette préoccupation en tête, le conseil d\u2019administration du CRE-02 a comme objectif de rendre le plus accessible possible l\u2019information environnementale qui vous concerne.C\u2019est d\u2019ailleurs pour cette raison que le plan d\u2019action dont nous nous sommes dotés pour l\u2019année vise à faire une meilleure gestion de l\u2019information environnementale.Ainsi, en plus du journal l\u2019Éco, nous avons comme projet d'activer d\u2019avantage notre site sur Internet mais également d\u2019organiser différentes activités de sensibilisation et d\u2019information.Les bases sont lancées, à nous maintenant de vous tenir au courant.Je m\u2019en voudrais bien de ne pas vous mentionner que l\u2019information, ça marche dans les deux sens! N\u2019hésitez donc pas à nous faire part de vos préoccupations, de vos projets, réalisations et autres sujets d\u2019intérêt.Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture et vous donne rendez-vous en avril prochain dans l'Éco.Sommaire Mot de la présidente.p.2 Rivière patrimoine.p.2 Inondations.p.3-4 Les eaux embouteillée.p.5 Neiges usées.p.6 Flottage du bois.p.7 Commentaires.p.8 Gestion de l\u2019eau.p.9 Assainissement des eaux.p.10 Stabilisation des berges.p.11 Ouananiche.p.12 Pêche.p.12 L\u2019ÉCO Journal environnemental du Saguenay-Lac-Saint-Jean Volume 1, numéro 1 Pour toute information relative au contenu de ce journal, veuillez communique avec: Le Conseil régional de l\u2019environnement du Saguenay-Lac-Saint-Jean 540, rue Sacré-Coeur, suite 7 Alma, Ouébec G8B 1M2 Téléphone: (418)662-9347 Télécopieur: (418) 662-2084 Directeur général: Jean Lacroix Communication: Audrée Villeneuve Comité de rédaction: Stéphane Dufour Claude Martel Marie-Claude Verschelden Collaborateur: Alcan André Fortin, UOAC Charles Lessueur Comité de l\u2019environnement de Chicoutimi Corporation LACtivité Pêche au lac Saint-Jean Ministère de l\u2019Environnement et de la Faune du Ouébec MRC Lac-Saint-Est Région laboratoire du développement durable Regroupement pour la protection de l\u2019Ashuapmushuan Riverains 2000 Roberto Stéa, UOAC Société québécoise d\u2019assainissement des eaux Ville de Chicoutimi Zip Alma-Jonquière Zip Saguenay L\u2019Ashuapmushuan, bientôt une rivière du patrimoine Québécois par Jean Paradis, RPA Le Québec marque un virage important en intégrant les principes du développement durable et de la planification intégrée des ressources dans sa nouvelle politique énergétique.En créant un Réseau de rivières du Patrimoine Québécois, le Gouvernement concrétisera cette orientation.Les exceptionnelles valeurs patrimoniales, historiques, fauniques, récréatives et touristiques de la rivière Ashuapmushuan la destinent naturellement pour être désignée rivière du Patrimoine Québécois.Pièce maîtresse du réseau hydrographique du Québec Parmi toutes les grandes rivières du Québec méridional, la rivière Ashuapmushuan constitue une pièce maîtresse du réseau hydrographique.Située près des populations, la rivière a conservé la plus grande partie de son intégrité physique et biologique, lui procurant ainsi une caractéristique la distinguant des autres rivières situées à des latitudes comparables.Peu de régions habitées du Québec peuvent se vanter d\u2019avoir sur leur territoire une rivière de cette importance ayant conservé ses qualités naturelles, historiques et récréatives d\u2019origine.Cettespécificitédel'Ashuap-mushuan accentue sa valeur intrinsèque et suscite l\u2019attachement et la fierté des gens de la région envers cette rivière.Contrairement à d\u2019autres grandes rivières sauvages du Québec, l\u2019Ashuapmushuan se trouve en milieu périurbain, à quelques heures de route des grands centres du Québec.Elle a donc comme particularité d\u2019être accessible.Rivière historique et bien documentée L\u2019Ashuapmushuan est l\u2019une des grandes rivières sauvages du Québec les mieux documentées.De nombreux écrits historiques et des fouilles archéologiques confirment l\u2019intensité de son occupation ancestrale.Le bassin de l\u2019Ashuapmus-huan se trouve en un endroit névralgique puisqu\u2019il permet d\u2019atteindre les bassins du Saint-Maurice et de la Baie James.Cette localisation géographique explique d'ailleurs la vocation historique de cette rivière en tant que trait d\u2019union territorial navigable entre Tadoussac et la mer du Nord (Baie James), ce qui en fait un tronçon majeur de la \"Route des fourrures\u201d.Elle fut qualifiée de \u201cpremière route commerciale du Canada\u201d dès le début du 18e siècle.Rivière majestueuse L'Ashuapmushuan se distingue par la splendeur de ses paysages et par la beauté de plusieurs sites, dont les majestueuses Chutes Chaudières.Son fort débit et la qualité de l\u2019eau de la rivière la placent dans une classe à part.Parmi toutes les caractéristiques naturelles que possède l\u2019Ashuapmushuan, celle de pivot de la reproduction et de la restauration de la ouananiche du lac Saint-Jean en est sûrement sa plus exceptionnelle.L\u2019accessibilité de la rivière Ashuapmushuan et ses attraits ont entraîné le développement de plusieurs activités récréatives: la pêche, la chasse, le camping, le canot-camping et la cueillette.Un potentiel récréotouristique à développer L\u2019Ashuapmushuan et tout son bassin versant offrent assurément la possibilité d\u2019accentuer sa vocation récréotouristique Tout projet de déveloopement récréotouristique devra nécessairement respecter le caractère naturel et sauvage de la rivière Ashuapmushuan.La reconnaissance de la rivière comme élément majeur du Réseau de rivières du Patrimoine Québécois provoquera un achalandage touristique plus grand tout en garantissant une approche de développement prudente et axée essentiellement sur sa conservation INNONDATIONS Table-conseil de la Commission scientifique et technique sur la gestion des barrages Par Louise Landry, RLDD En septembre dernier, la Commission Nicolet confiait à la Région laboratoire du développement durable (RLDD) le mandat de former une table de réflexion et de concertation régionale : la Table-conseil.Les travaux de la Table-conseil se sont appuyés sur le concept de développement durable.De fait, la situation que la région a vécue en juillet 96 a suscité beaucoup de questions quant à la \u201c durabilité \" du développement.La Table-conseil a constaté que dans l\u2019histoire du développement régional, les intérêts économiques ont parfois primé sur d'autres besoins fondamentaux de la population.Il apparaît maintenant essentiel de placer la sécurité des populations au cœur des orientations futures de développement.Des risques inadmissibles La Table-conseil a eu à relever deux défis importants: présenter à la Commission Nicolet un bilan des perceptions régionales quant aux événements de juillet dernier et dégager des recommandations pour l'avenir.La Table a été formée de quinze personnes représentant des organismes à caractère social, économique ou environnemental, avec une diversité de points de vue et de préoccupations, mais toutes désireuses de trouver des solutions concrètes à court et à long terme.Le premier constat qu\u2019ont fait les membres de la Table-conseil a été de conclure que la nature à elle seule aurait provoqué des inondations et des dommages appréciables.Toutefois, on s\u2019est accordé pour dire que plusieurs facteurs humains ont été déterminants dans la tournure des événements.Un des facteurs majeurs est relié à la façon dont les barrages ont été érigés et gérés.D\u2019ailleurs, plusieurs sinistrés en ont eu la conviction pendant le déluge et les conclusions de la Commission Nicolet ont confirmé ces perceptions.Mais en plus des barrages, la Table-conseil a été amenée à se questionner sur d'autres facteurs très importants comme l\u2019aménagement du territoire et la gestion des ressources naturelles sur un même bassin versant.L\u2019ampleur réelle des conséquences écologiques et humaines du déluge ne pourra être évaluée que dans plusieurs années.Chose certaine, la sécurité des populations a été compromise et les risques qu'elles ont encourues apparaissent inadmissibles quelles qu\u2019en soient les justifications.Tant la Commission Nicolet que le gouvernement ont reconnu, à l\u2019instar de la Table-conseil, que la sécurité devait être priorisée.* j* ** DELUGE - Vue nord de la Rivière Chicoutimi depuis l\u2019autoroute 70.vr.?; tV-i Retrouver confiance et tranquillité Les membres de la Table-Conseil ont réfléchi sur ce qu\u2019est la sécurité.Assurer la sécurité, est-ce seulement empêcher la mort?Dans les dictionnaires, on définit la sécurité comme l\u2019état d\u2019esprit confiant et tranquille qui résulte de la croyance qu\u2019on est à l\u2019abri du danger.À plusieurs égards, la population régionale vivait avec un \"faux sentiment de sécurité\".Pour éviter de revivre des événements comme ceux de juillet dernier, pour retrouver confiance et tranquillité d\u2019esprit, les membres de la Table-conseil ont placé le besoin de sécurité au coeur de toutes leurs réflexions.Pour améliorer la sécurité des populations dans une approche de développement durable, les recommandations de la Table-conseil ont visé principalement deux objets : mieux gérer l\u2019eau et mieux gérer les risques.Mieux gérer l\u2019eau L'eau est une ressource collective utilisée à de multiples fins : sanitaires, énergétiques, touristiques, industrielles, etc.De plus, sur un même bassin versant, la ressource hydrique est en interdépendance avec d\u2019autres ressour- ces naturelles.Dans une région comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean qui constitue un immense bassin versant, il est essentiel de gérer cette ressource dans une optique de sécurité, d\u2019efficacité énergétique et de développement durable.Il est également fondamental que cette gestion se fasse de façon concertée et transparente.Enfin, il faut maximiseï les retombées régionales de son exploitation.Pour ce faire, la Table-conseil a proposé la mise en place d'un organisme composé en majorité de représentants de la population, une Agence régio- nale de l\u2019eau.Elle a suggéré que cet organisme soit implanté à titre expérimental dans la région.Mieux gérer l'eau implique également une meilleure gestion des barrages.La Commission Nicolet a d\u2019ailleurs proposé une série de mesures susceptibles de combler les nombreuses lacunes que le sinistre a mis à jour Une meilleure gestion de l'eau a aussi des répercussions sur l'aménagement du territoire.À ce chapitre, la Commission Nicolet a été plus silencieuse que ne l'aurait souhaite la Table-conseil.Elle s\u2019est limitée à son mandat de façon très stricte et il reste à espérer que le gouvernement ira au-delà de la seule question des barrages.Mieux gérer les risques Les événements de juillet ont permis de constater que la perte de vigilance pourrait coûter très cher et qu'on aurait avantage à mieux prévenir.La Table-conseil a donc recommandé que soit mise sur pied une Commission québécoise permanente sur la gestion des risques de toute nature, incluant les barrages, mais avec une préoccupation beaucoup plus large.Cette Commission aurait un rôle quasi judiciaire avec des pouvoirs d'enquête qui lui permettraient.après un sinistre, de procéder immédiatement à des enquêtes indépendantes Elle auraitaussiunrôledmformationet de contrôle sur la gestion de toute forme de risoue.Les conséquences d\u2019un sinistre Il y a beaucoup à faire pour améliorer la gestion des urgences et la gestion des recours faits par les sinistres.LaCommission Nicole! s'est peu attardée à ces différentes questions et ici encore, il faut espérer que le gouvernement examinera de près l'ensemble de ces problèmes et les solutions proposées suite à l\u2019expérience vécue dans la région.Au-delà des considérations scientifiques et techniques.par Roberto Stéa Les inondations qui ont frappées la région en juillet dernier représentent l\u2019une des plus grandes catastrophes environnementales de l'histoire du Québec et du Canada.Avec la publication du rapport de la Commission scientifique et technique sur la gestion des barrages.(Commission Nicolet) nous sommes en mesure de mieux comprendre cette série d\u2019événements qui ont grandement déstabilisé la région tant sur le plan économique, social et environnemental.Le dépôt de ce rapport vient non seulement clore la première phase de cette saga, mais il annonce également l\u2019incontournable débat qu\u2019aura à mener prochainement la région : la gestion de notre ressource hydrique.Le bassin hydrographique du Saguenay-Lac-Saint-Jean draine un vaste territoire de plus de 85 000 km2.Il est le plus important bassin versant du fleuve Saint-Laurent après celui de l\u2019Outaouais.Son exploration est étroitement liée à l\u2019histoire du développement économique et social de notre région.Bien avant le début du siècle, de riches industriels venus d\u2019outre frontière vinrent exploiter les forces hydrauliques du bassin versant de la rivière Saguenay pour apporter richesse, croissance et prospérité économique à nos ancêtres de l\u2019époque.Force est d\u2019admettre qu\u2019après un siècle de fonctionnement d\u2019une économie basée essentiellement sur l\u2019exploitation massive de nos ressources primaires (eau, forêt, agriculture), la région traverse l\u2019une des pires crises de sa courte histoire.Sans aborder les nombreux problèmes sociaux auxquels nous sommes confrontés, mentionnons que nous détenons toujours le triste record du taux de chômage le plus élevé au Canada, et les mots richesse, croissance et prospérité sont, pour plusieurs, choses du passé.Pourtant, les nombreuses déficiences juridiques et le manque de vision en matière de gestion de la ressources hydrique au Québec donnent à de nombreux gestionnaires de barrages le privilège d\u2019exploiter, parfois dangereusement, la principale richesse naturelle de notre territoire : l\u2019eau, une matière à bon marché.Il est très difficile de dresser un juste portrait de la situation actuelle concernant la gestion de la ressource hydrique à l\u2019intérieur du bassin versant régional.Par contre, les travaux de la Commission Nicolet font ressortir clairement que, pour diverses raisons d\u2019ordre juridique, politique ou économique, la façon dont l\u2019eau est gérée en région représente, à certains endroit, une menace pour la sécurité des populations.En effet, concernant le contrôle de la crue de juillet dernier, la Commission conclue que bien peu nombreux sont les propriétai- res/exploitants d\u2019ouvrages de retenues des eaux du territoire d'étude de la Commission qui peuvent prétendre à un satisfecit.Sans les nommer, la Commission mentionne également que les petits exploitants gèrent parfois leurs barrages d\u2019une manière artisanale, voire dangereuse dans certains cas, faute de connaître les rudiments des règles de l\u2019art.Elle poursuit son constat en affirmant que dans certains cas, la gestion des barrages suit la pratique plus ou moins improvisée de l\u2019entreprise exploitant le barrage.L\u2019exploitant est souvent une papetière ou encore un nouvel exploitant de mini-centrale qui ne possède pas une grande expérience en conception et en gestion de barrages ou de culture en matière de sécurité des barrages.Pourtant, la viabilité économique de ces entreprises gestionnaires de barrages dépend largement de la facilité avec laquelle ils peuvent s'approvisionner en eau.Comme nous avons pu le constater cet été, si ces entreprises ne peuvent s\u2019approvisionner en eaux, ce sont des centaines d'emplois qui sont en danger.Voilà l\u2019un des points faibles de notre économie régionale.La région compte plus de 2 000 digues et barrages présents sur son territoire.Suite aux événements de juillet dernier et à la lumière des conclusions du rapport de la Commission Nicolet, la population est en droit de se poser de sérieuses questions.Non seulement sur le danger potentiel que représente la menace d\u2019une autre crue, mais également sur la piètre performance de l\u2019État, et de certains gestionnaires de barrages, en matière de gestion de l\u2019eau.À l\u2019aube du XXlième siècle, nous devrons inévitablement aborder les questions reliées à la vente ou à la taxation de l'eau.Ce principe est déjà largement appliquer dans de nombreux pays où l'eau demeure une ressource de plus en plus rare mais aussi très convoitée.En préconisant une vision globale de gestion de la ressource hydrique basée sur la participation active des citoyens et de la communauté régionale, nous serions probablement en mesure d'éviter, si Dieu le veut, qu\u2019une situation similaire à celle du juillet 96 ne se reproduise.Je demeure convaincu que les réponses aux nombreux problèmes reliés à la gestion de l'eau passe par la prise en charge par le milieu et par une concertation élargie de l\u2019ensemble des utilisateurs de la ressource.En introduisant certaines notions d\u2019éthique, d\u2019équité et de développement soutenable dans le débat actuel, la région sera en mesure non seulement d\u2019assurer sa sécurité face aux prochaines crues, mais aussi d\u2019optimiser les retombées économiques régionales reliées à l\u2019exploitation du réseau hydrographique régional.PROGRES-DIMANCHE / CAHIER SPECIAL, le 2 Mars 1997 - F3 F4 PROGRES-DIMANCHE / CAHIER SPECIAL, le 2 Mars 1997 PUBLICITÉ INNONDATION Recommandations du rapport de la Commission scientifique et technique sur la gestion des barrages La sécurité des populations doit être au coeur de toute action Par André Fortin La sécurité des populations a été identifiée comme le principe de base devant présider à toute mesure en matière de sécurité des barrages.Les recommandations contenues dans le rapport de la Commission scientifique et technique vont dans ce sens.Toutefois, il faudra toute la vigilance de la population pour s\u2019assurer que ces recommandations soient effectivement appliquées.Les recommandations de la Commission scientifiqueettech-mque sur la gestion des barrages (CSTGB) n'ont rien de révolutionnaires.Elles sont déjà en application dans la plupart des pays européens.La sécurité des barrages, a elle seule, doit faire l\u2019objet d'une loi séparée.Les recommandations vont dans le sens suivant : -Tous les barrages, peu importe leur utilisation, doivent être soumis à des règles strictes ; -Cette loi doit être applicable sur l\u2019ensemble du territoire québécois ; -Tous les propriétaires, y compris le gouvernement, ses ministères, ses mandataires, ainsi qu' Hydro-Québec doivent y être soumis ; -Cette loi doit s'appliquer tant aux propriétaires qu\u2019aux exploitants, ce qui signifie qu\u2019un propriétaire ne pourrait se décharger de ses responsabilités en cédant la gestion de ses ouvrages à quelqu\u2019un d\u2019autre ; -Les citoyens doivent être entendus sur tout ce qui touche la sécurité des nouveaux ouvrages ; -Les ouvrages existants doivent être reévalués et modifiés si nécessaire.Des responsabilités à prévoir La CSTGB propose également qu\u2019un organisme indépendant doit être mis en place pour assurer le contrôle de la sécurité de tous les barrages qu\u2019ils soient privés ou publics.Cette autorité responsable de la sécurité des barrages (l\u2019ARSB), exigerait des rapports réguliers de la part des responsables d'ouvrages.Les plans et devis de construction, de modification et de démantèlement des ouvrages ainsi que les plans d\u2019exploitation, d\u2019entretien et de surveillance des barrages devraient être étudiés et approuvés par l'ARSB.Une préoccupation dans l\u2019aménagement du territoire Le nombre de barrages dans le sud du Québec était estimé en 1982 a environ 9600.On doit donc tenir compte de leur exis- KA H m Ville de La Baie tence dans la gestion et la planification et l\u2019aménagement du territoire.Les municipalités et les municipalités régionales de comté (MRC) seraient donc responsables de faire l\u2019inventaire continu des ouvrages et de leurs propriétaires.Cet inventaire devrait être tenu à jour et transmis a l\u2019ARSB.Il devrait d\u2019ailleurs être rendu public ainsi que les plans et devis.Les MRC demeurent responsables de l\u2019établissement de la cartographie des zones inondables \u201c 20 ans \u201c et \u201c 100 ans \u201c.Ces cartes doivent être établies selon les mêmes critères de \u201c cours d\u2019eau naturel \", tant ,l en haut \u201c que \u201c en bas \u201c des barrages, c\u2019est à dire que l\u2019on ne doit pas rétrécir les zones inondables en prétextant que les ouvrages sont là pour régulariser le cours des rivières.Les cartes indiquant les limi- mgénieurs indépendants des propriétaires de l\u2019ouvrage.Les plans de gestion devraient être révisés au 5 ans, alors que les devis hydrologiques devraient être revus au plus tous les vingt 20 ans, en tenant compte des changements dans l\u2019occupation du territoire.Pendant les inondations de juillet, plusieursdiguesautourdu Réservoir Kénogami ont fuit ou ont carrément été débordées parce qu\u2019elles étaient trop basses, ou pas assez étanches.La CSTGB recommande que le noyau étanche de toute digue soit d\u2019au moins 0.5 mètre plus élevé que le niveau maximal extrême des barrages Les recommandations de la CSTGB amènent des propositions en regard de la sécurité des populations et de la gestion des ouvrages.Elles tendent également vers une plus grande responsabilité des citoyens.Qui n\u2019a pas rêver de se construire sur le bord d\u2019une petite rivière tranquille ?La réglementation actuelle interdisant la construction dans la zone d\u2019inondation \" 20 ans \u201c devrait être appliquée sans exception.La construction dans la zone \" 100 ans \u201c ne devrait se faire qu\u2019aux risques des propriétaires, sans possibilité d\u2019indemnisation publique.tes des crues de projets et des crues de rupture de barrages devront être fournies par le propriétaire à l\u2019ARSB, qui devra les vérifier pour ensuite les diffuser aux autorités publiques concernées.La sécurité des ouvrages L'ARSB devrait pouvoir approuver non seulement sur papier, mais aussi avoir accès aux installations en tout temps en cas d\u2019urgence.Elle doit s\u2019assurer que tous les ouvrages soient fonctionnels, ou le redeviennent, qu\u2019ils soient munis des systèmes de télémesure si nécessaire.Si besoin il y a, elle pourra exiger des travaux de réfection aux frais des propriétaires.L\u2019inspection des ouvrages en fonction de la présence des communautés situées \u201c en bas \u201c devrait être réalisée par des Guerre au déluge! 1)\tUne famille de 4 personnes consomme, en moyenne, 1160 litres (255 gallons) d\u2019eau potable par jour.L\u2019eau utilisée doit passer par les stations de traitement.Plusl\u2019eauestsaleau départ, plus il en coûte cher pour la traiter et la rendre potable.2)\tUn peu d\u2019air dans l\u2019eau et des milliers de litres d\u2019eau potable seront économisés chaque année! Il suffit de fixer aux robinets de la maison des aérateurs qui mélangentde l\u2019air à l\u2019eau.Ils permettent des économies d\u2019eau froide et d\u2019eau chaude de 5 000 litres par annee.3)\tVoici 5 usages de l\u2019eau pour lesquels un aérateur de robinet à débit réduit vous permettra de diminuer votre consommation: le brossage des dents, le savonnage des mains, le rasage, le nettoyage des légumes et le rinçage en général.ü fD) a _z M PAPETERIE ALMA La protection de l'environnement et l'utilisation durable de nos ressources font partie de nos priorités quotidiennes.Et c'est toute notre collectivité qui en profite! 343124 L\u2019eau potable : une question de goût par Maude Lecourt, Zip Saguenay Une étude sur la consommation d\u2019eau potable a été effectuée en 1995 auprès de 2009 personnes de la région de Québec.L\u2019étude avait pour but de comparer les attitudes de la population québécoise, ses connaissances en matière de traitement de l\u2019eau et l\u2019évaluation qu\u2019elle fait de la qualité de l\u2019eau.Il s'agissait de voir comment ces faits affectent ou non la décision de boire de l\u2019eau du robinet Résultats : les gens ne boivent pas l\u2019eau du robinet lorsqu\u2019ils ne l\u2019aiment pas.Si le consommateur n'apprécie pas le goût, la couleur oul\u2019odeurdel'eau potable, il se tourne davantage vers l\u2019eau embouteillée ou vers des appareils de traitement domestiques.Une raison de santé ?Malgré le fait que les Québé-coisont relativement confiance en la capacité de leurs usines municipales à leur fournir une eau de bonne qualité, 69% des répondants préfèrent l\u2019eau embouteillée ou traitée pour son goût plus agréable.Pourtant, rien ne prouve qu\u2019il est avantageux, sur le plan de la santé, de boire ces eaux plutôt que celles provenant du réseau de distribution.La qualité de l\u2019eau du robinet fait l\u2019objet d\u2019une évaluation plus sévère et son risque cancérigène s\u2019avère faible en comparaison à l'eau embouteillée.De plus, l\u2019eau en bouteille coûte jusqu\u2019à 3000 fois plus cher que l'eau du robinet, alors que les citoyens paient déjà pour leur approvisionnement par le biais des taxes municipales.Comment améliorer le goût de l\u2019eau ?Plusieurs éléments peuvent ÉNERGIE ET ÉCOIOeICHE LES EAUX EMBOUTEIILEES Les eaux embouteillées Un nombre sans cesse croissant de Québécois et de Québécoise consomme de l\u2019eau embouteillée.Toutefois les contenants constituent une source de pollution importante et leur fabrication entraîne un gaspillage d\u2019énergie.De plus, le transport de ces eaux entraîne également une grande dépense d\u2019énergie.Il y a avantage à acheter l\u2019eau dans de plus gros contenants, le prix est, en général, plua abordable et cela crée moins d\u2019inconvénients pour l\u2019environnement.Source: Hydro-Québec et Environnement Canada ajouter des caractéristiques gustatives à l\u2019eau comme son origine, la matière organique qu elle contient sa méthode de traitement ou son transport dans le réseau de distribution.Les municipalités peuvent améliorer le goût de l\u2019eau en assurant un bon entretien du bassin de drainage.Elles doivent aussi s\u2019assurer de bien doser les produits destinés à désinfecter l\u2019eau comme le chlore ou l\u2019ozone.De plus, le réseau de distribution doit être nettoyé régulièrement afin de le débarrasser des résidus biologiques et des dépôts présents.De son côté, le citoyen peut améliorer le goût de l'eau du robinet en veillant à l\u2019entretien de sa tuyauterie domestique.Une autre solution simple consiste à laisser reposer l\u2019eau au réfrigérateur 24 heures dans un contenant ouvert Ceci va permettre d\u2019éliminer une bonne partie des trihalométhanes volatils (substances chimiques qui sont générées par la réaction du chlore avec la matière organique) ou des résidus de chlore contenus dans l'eau du robinet.Les pichets filtrants munis de filtres à charbon actif s\u2019avèrent également efficaces contre les trihalométhanes.C\u2019est donc davantage une question de goût que de préoccupation pour la santé qui incite les consommateurs à boire ou non l\u2019eau du robinet Bien qu on soit porté à évaluer la qualité de l\u2019eau du robinet selon son goût, son odeur et sa couleur, ces critères sont trompeurs puisque la majorité des modifications aux caractéristiques de l\u2019eau que nous pouvons percevoir sont inoffensives.Par contre, la présence de contaminants chimiques et microbiolo-giques dangereux est inpercepti-ble pour le consommateur.Finalement, le goût ça se discute ! ervac fait partie de la plus importante entreprise de gestion environnementale au Québec, Sani Mobile.Une telle association lui procure un accès immédiat à l'ensemble des ressources humaines, techniques et technologiques dont ses clientèles industrielles et municipales ont besoin.La gamme impressionnante d'équipements déployés au cours de l'été pour venir en aide aux sinistrés et aux industries du Saguenay a fait la preuve qu'en matière de ressources, d'efficacité et de compétence, Servac est véritablement dans une classe à part.Servac JONQUIÈRE Tél.: 695-6590 - Téléc.: 695-1364 ALMA: Tél.: 662-9710 - Téléc.: 662-3986 (Jne compagnie associée à SANI MOBILE « \u201e .v./: / ¦ v-, *«4 .-\u2022£\u2019.< t.*>¦'* f *:/ * - ^il; Sani * \"St\u2019 MOHlLfc \u2022\tNettoyage d'équipements industriels et municipaux \u2022\tGestion intégrée des déchets dangereux liquides ou solides, en barils ou en vrac \u2022\tTransport, traitement et élimination des déchets dangereux \u2022\tNettoyage de lagunes industrielles et d'étangs municipaux \u2022\tTraitement des boues et des eaux contaminées \u2022\tCaractérisation de sites et études environnementales 343141 PROGRES-DIMANCHE / CAHIER SPECIAL, le 2 Mars 1997 - F5 F6 - PROGRES-DIMANCHE / CAHIER SPECIAL, !e 2 Mars 1997 NEIGES USÉES PUBLICITÉ Vers des avenues de solutions //l'/' \u2018fu .Cv^V *\u2022 7 ££;:*>¦ *JSr ' ïCVVv^' gw * par Claude Martel, CEC Depuis maintenant plusieurs années, la question de la gestion des neiges usées anime des débats qui ont éveillés chez des groupes de citoyens, des individus, des artistes (voir photo et vignette) et bien sûr, chez les membres du Comité de l\u2019Environnement de Chicoutimi inc., une conscience plus aiguë de la problématique.Davantage une question de changement de mentalité et de priorité qu\u2019une question de grave pollution (bien que les neiges usées contiennent du carbone, des huiles usées, des résidus et rebuts divers emportés lors des opérations de prélèvements)*, les nouvelles normes gouvernementales exigent tout de même que les pratiques de déversement de neiges usées dans les cours d\u2019eau soient progressivement abolies et ce, sous peine d\u2019amendes.En matière de déversement d\u2019eaux et de neiges usées dans le Saguenay, Ville de Chicoutimi tarde encore à rendre prioritaire la mise en place d\u2019un véritable projet de gestion et de traitement des eaux et des neiges usées comme si les investissements nécessités pour la protection de l\u2019environnement n\u2019étaient encore perçu que comme d\u2019inutiles dépenses.Tout le monde comprend qu\u2019il nous faut des routes, des ponts, du béton, un Club Price, des barrages et un téléphérique mais tous savent aussi que le déversement d\u2019effluents industrielles, d\u2019eaux et de neiges non traités reste et demeure une pratique rétrograde et inadmissible.Bien sûr, des actions significatives ont été entreprises, mais la réalité d\u2019un hiver comme celui de cette année, démontre la réelle difficulté qu\u2019impose au gestionnaire le déblaiement et la disposition des neiges usées.Une autre problématique bien particulière à Chicoutimi, en est une de relief.En effet, le nombre et l\u2019intensité des pentes qui environnent la municipalité amènent nos gestionnaires à s'interroger sur la pertinence de déplacer vers les hauteurs une flotte de camions acheminant ça et là, en direction de divers dépôts, leur contenu de neige; augmentant le trafic, la carburation et les coûts, où sur l\u2019établissement de plans de disposition, d\u2019entretien, de trie et de traitement des neiges qui soient à la fois écologiques et économiquement acceptables.La problématique est complexe et bien réelle, mais elle n\u2019excuse d\u2019aucune façon le fait d\u2019attendre une législation plus sévère avant de s'y attaquer.Des efforts importants sont toutefois entrepris, tardivement selon nous, mais qui sont porteur de promesses.Les idées misent de l\u2019avant à Chicoutimi afin de rationaliser l\u2019utilisation des sels fondants, d\u2019y rechercher des alternatives, de tenter tant bien que mal le prélèvement rapide des premières neiges tombées (moins souillées) et de laisser sur place, lorsque possible, la plus grande quantité de neige blanche s\u2019avèrent être des solutions acceptables et nous promettent des changements d'attidudes.La possibilité de développer un site de traitement des neiges usées sous les emprises du pont Dubuc au sud et d\u2019arrêter complètement le dépôt de neiges usées sur la batture St-Joseph au nord apparaît, au yeux du grand publique, comme une réelle volonté de rechercher des pistes de solutions.Reste maintenant aux élus municipaux à convaincre la population que cette nouvelle gestion fait partie des prioritées, qu\u2019elle est nécessaire et qu'elle initie une mentalité plus respectueuse de l\u2019environnement.Il est de toute façon plus brillant de considérer le Saguenay comme autre chose qu\u2019un dévidoir de neiges, d\u2019eaux et d\u2019effluents non traités.Bien entendu, ce type de projet n\u2019est possible qu\u2019avec la collabora- tion du plus grand nombre de citoyen prêt à contribuer à l\u2019effort de changer l\u2019habitude facile de déverser dans le Saguenay tous nos problèmes de gestion des eaux usées.*En effet des opérations successive de nettoyage des bat-tures du cap St-Joseph (site de dépôt des neiges usées au nord) nous ont révélé l\u2019ampleur des dégâts et déchets que laisse sur place la fonte du printemps qui se poursuit quelque fois jusqu,au début juin.Chicoutimi étudie l\u2019implantation d\u2019une \u201c chute à neige Par Denis Dahl, ville de Chicoutimi La gestion des neiges usées a souvent posé problème à Chicoutimi, principalement en ce qui a trait au déversement dans la rivière Saguenay et aux inconvénients du transport sur les sites de dépôt de neige.Mais voilà qu\u2019une nouvelle technologie pourrait permettre d\u2019envisager une solution à cette question.La technologie Dôgens Le moyen employé pour disposer des neiges usées serait ce qu\u2019on appelle la technologie Dôgens, soit une \u201c chute à neige \u201c développée pour la ville d\u2019Outremont au début de la décennie.Cet équipement est doté d\u2019un broyeur qui fragmente la neige et l\u2019envoie dans un collecteur d\u2019égout pour ensuite l\u2019acheminer vers l\u2019usine d\u2019épuration des eaux usées avant de la rejeter à la rivière.Une solution globale L\u2019application de cette technologie à Chicoutimi permettrait de disposer de la totalité de la neige ramassée dans la ville.Cela signifie que les sites de dépôt terrestres seraient fermés et que le déversement de la neige directement dans le Saguenay serait arrêté.Il s\u2019agit d\u2019une quantité totale moyenne de 770 000 ment.Ce projet permet aussi de réduire considérablement le transport de la neige (30 000 voyages de camion par année) et d\u2019en réduire l\u2019impact dû au bruit et à la pollution.Réglementation du MEF Àcompter de novembre 1997, le ministère de l'Environnement et de la Faune du Québec interdira tout déversement dans le Saguenay.Si Chicoutimi ne pouvait se conformer à ce règlement ou devait prendre plus de temps pour s'y conformer, une amende de 0,57 $ le mètre cube de neige déversée serait exigée.Cela entraînerait un déboursé supplémentaire de 438 000 $ par année.En plus d'éviter cette pénalité, la solution envisagée permettrait à la ville de Chicoutimi d\u2019économiser 250 000 $ annuellement comparativement au coût de la disposition de la neige sur des sites terrestres.La municipalité sauverait l\u2019équivalent de 4 000 heures de transport.Le traitement des neiges usées à l\u2019usine d'épuration répond finalement aux normes environnementales fixées par le gouvernement et permet leur rejet à la rivière.L'impact environnemental global de la disposition des neiges usées serait réduit au minimum.Les coût d'implantation L\u2019implantation d\u2019une telle chute à neige est évaluée à environ 1 200 000 $, somme qui devrait s'inscrire dans le cadre du troisième volet des travaux d'infrastructures financés également par les trois paliers de gouvernement.Une étude de faisabilité est actuellement en cours afin de voir si cette nouvelle tech-nologie québécoise peut être adaptée efficacement à Chicoutimi.On y analyse la question relative au débit des conduites d'égout, celle du contrôle de la température de l\u2019eau, l'aménagement, la construction et les coûts.Le projet pourrait être mis en œuvre dès l\u2019été 1997 et entrer en fonction à l\u2019hiver 1997-1998.AVIS AUX MUNICIPALITÉS TRAITEMENT DES EAUX USÉES ET RÉSEAUX D'INTERCEPTION VOUS AVEZ BESOIN D'EXPERTS POUR: \u2022\tGestion des boues - mesure, échantillonnage, disposition, valorisation.\u2022\tAnalyse de laboratoire \u2022\tAide à l'exploitation \u2022\tFormation de l'opérateur \u2022\tEntente intermunicipale et municipale - industrie \u2022\tProblème particulier d'opération Contacter DORIS GIRARD, ing.à la SOCIETE QUEBECOISE D'ASSAINISSEMENT DES EAUX 30, Racine Est, Chicoutimi, G7H 1P5 Tél.: 698-3625 Fax: 698-3624 341857 / PUBLICITÉ ASSAINISSEMENT DES EAUX Eaux usées municipales: Etat de la situation Saguenay-Lac-Saint-Jean Par Doris Girard, SQAE Afin de redonner aux citoyens l\u2019usage des lacs et des cours d\u2019eau, le gouvernement a mis sur pied, en 1979, le programme d\u2019assainissement des eaux du Québec (PAEQ).En effet, le Québec accusait un retard dans l'épuration des eaux usées.Dans le cadre de ce programme, la Société québécoise d\u2019assainissement des eaux (SQAE) a été mandatée afin d\u2019assurer la gérance et le financement des travaux.A cette même période, sept (7) municipalités du Saguenay-Lac-Saint-Jean seulement pos- sédaient un système d\u2019épuration des eaux usées.Parmi ceux-ci, un seul opérait convenablement.Actuellement, la région compte trente et une (31) municipalités sur cinquante-neuf (59) qui ont réalisé des travaux dans le cadre du PAEQ.De ce nombre, vingt-neuf (29) municipalités opèrent présentement leur système de traitement des eaux usées.Seules les villes de Chicoutimi et d\u2019Alma n\u2019effectuent pas de traitement.En tout, le PAEQ nécessitera un investissement de 270 millions de dollars pour compléter l\u2019ensemble de ces travaux.PourChicoutimi, le début delà Programmes\tNombre de municipalités\tNombre de traitements\tNombre en opération\tCoût actuel (Millions)\tCoût à venir (Millions)\tCoût total (Millions) PAEQ\t31\t31\t29\t231,5\t38,5\t270 PADEM (en étude)\t6\t\t\t\t12\t12 PADEM (pas en étude)\t10\t\t\t\t20\t20 NON INSCRIT\t12\t3\t1\t\t\t TOTAL\t59\t34\t30\t231,5\t70,5\t302 Participation des municipalités aux différents programmes SèSte*' construction de l\u2019usine d épuration est prévu pour 1997, par contre l\u2019installation du réseau est terminé.Tout est en place à la ville d\u2019Alma, mais certains problèmes techniques empêchent l\u2019arrivée d\u2019eau au traitement.Ceux-ci sont en voie d\u2019être réglés et le traitement devrait être remis en fonction à l\u2019été 1997.Depuis 1995, le gouvernement a transféré la responsabilité de la gestion des eaux usées aux municipalités.C\u2019est donc le programme d\u2019assainissement des eaux municipales (PADEM) qui prend la relève pour jouer le rôle du PAEQ.Lesprogrammesencours de réalisation continuent d\u2019être gérés par le biais du PEAQ alors que les nouvelles inscriptions se feront dorénavant sous l\u2019égide duPADEM.Le PADEM compte actuellement 16 inscriptions en région.Les études pour 6 d\u2019entre elles sont avancées et les estimations préliminaires de ces travaux sont de 12 millions.Quant aux dix (10) autres inscrites, les études n\u2019ont pas encore été entreprises mais Usine de filtration l\u2019estimé pour les travaux est de l\u2019ordre de 20 millions.Aucune construction dans le cadre de ce programme n\u2019est actuellement en cours.Des cinquante-neuf (59) municipalités, douze (12) ne sont inscrites à aucun des programmes.Même si plusieurs municipalités ont nettement progressé en ce qui a trait à l\u2019épuration des eaux usées, l\u2019opération et l\u2019entre- tien des équipements devront être pris au sérieux.Dans le cas contraire, la région risque de revenir en arrière avec en plus des équipements non fonctionnels à payer.ç taraE k 80, des Mélèzes Saint*Ambroise (Québec) G7P 2N4 Tél.ï (418) 695-3302 Fax: (418) 695-3303 LA SOLUTION ENVIRONNEMENTALE A l'avant-garde de la technologie dans le secteur de l'environnement Procédé d'oxydation thermique pour le traitement des sols contaminés aux hydrocarbures m P *-> Procédé de désorption thermique C CHAMBRE DE COMBUSTION PRIMAIRE «iv' I - \u2022> & » A\" fNTfttCOMR { p U: IDE ONUrMEMT t UNTTf oe RÉACTIF DE NEUTRALISATION ! lawiwowwf (CHAUX HYDRATÉE) '«h-*- ; BU* UNITÉ DE FILTRATION vtmncATK* comvÉuciLi DCS (MISSIONS CHEMqiÉE i CHAUX USCC «v.^ roussitftcs _nur»Ccs m* -V' LES AVANTAGES Nous avons une solution immédiate et permanente à votre responsabilité environnementale.\u2022\tDestruction totale des contaminants organiques en dessous de la limite de détection.\u2022\tÉmission d'un certificat de destruction totale et de conformité.\u2022\tPrix compétitif à toute autre technologie de traitement ou de confinement.PROGRES-DIMANCHE / CAHIER SPECIAL, le 2 Mars 1997 - F7 F8 - PROGRES-DIMANCHE / CAHIER SPECIAL, le 2 Mars 1997 PUBLICITÉ COMMENTAIRE Développement des rivières : évitons de noyer le poisson par Stéphane Dufour, CRE Lorsqu\u2019il est question de développer nos rivières, force est de constater que les conditions actuelles ne sont pas favorables à la concertation.Pour s\u2019en convaincre, voici une liste non exhaustive des commissions, politiques et démarches qui ne manqueront pas d\u2019influencer sur le mode de développement de nos rivières : la nouvelle politique énergétique ; les recommandations du rapport Nicolet ; la commission d\u2019enquête Doyon sur les mini-centrales ; la nouvelle politique de l\u2019eau ; la classification des rivières / rivières patrimoines.Le problème, c\u2019est qu\u2019il ne semble pas y avoir d\u2019arrimage entre ces différentes instances.Ainsi, ce qui est dit d\u2019un côté peut être facilement contredit de l\u2019autre.À ce jeu de l\u2019indécision, on risque de faire durer un modèle de développement qui est de moins en moins adapté à la réalité de la région.À ne pas douter, la consultation en vase clos n\u2019est pas garante de décisions concertées.Par exemple, que faire avec la position dévolue à la fois au CRCD et aux MRC dans la nouvelle politique énergétique ?D'un côté, ils seraient responsable de la classification des rivières de la région ( rivières patri- moines, à volet touristique ou avec aménagement hydroélectrique) et de l\u2019autre côté, ils seraient susceptibles de se faire courtiser ( lire : redevances) par les promoteurs de centrales hydroélectriques de 50 mégawatts et moins.Position de \u201cjuge et partie \u201c difficilement tenable pour des organismes publics.À vouloir procéder à des consultations en vase clos, on risque de noyer le poisson, c'est-à-dire de faire compliquer avec une réalité toute simple comme l\u2019indique la figure ci-contre.Le nombre et l'ampleur des barrages dans notre région devrait être le point de départ de toute démarche de concertation à l\u2019égard de nos rivières.LE rjOftD-DU SAGUENAV JEAM EST A* 4 Les barrages dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.Une de nos ressources la plus vitale: l\u2019eau par Claude Martel En matière de protection et de respect de l\u2019environnement, puisque ces notions sont directement mises en cause dans tout projet de développement, il importe plus que jamais, de ce doter d\u2019outils et de moyens d\u2019information qui puissent véhiculer, avec justesse et clarté, les positions des groupes et individus qui considèrent comme durable de planifier un développement qui tienne comme prioritaire la sauvegarde et la pérennité des ressources.Nous ne pouvons que saluer avec satisfaction cette initiative prometteuse d\u2019intégrer à notre hebdomadaire local ce cahier spécial dédié à l\u2019une de nos ressources la plus vitale: l\u2019eau.Ainsi, les différents articles regroupés dans ce cahier, permettent-ils de prendre mieux conscience des problèmes que soulèvent la gestion planifiée de cette inestimable ressource.Après dix années, le programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean, malgré tous les efforts entrepris et le taux de satisfaction des populations riveraines, soulève encore des questions.La gestion du niveau en période de crue, le type de matériau stabilisateur et l\u2019érosion des plages par grand vent demeurent des sujets préoccupants que ne cesse de soulever l\u2019association Riverains lac Saint-Jean 2000 inc.Dans le cadre de la nouvelle politique énergétique du Québec, qui contrairement à celle des états américains continu de favoriser largement la filière hydro-électrique, le problème de la caractérisation des rivières nous apparaît menaçant au regard de tout projet visant la conservation de l\u2019aspect naturel de nos grandes rivières.Aussi devons-nous féliciter tous ceux qui ont travaillé avec acharnement et conviction à la protection de la rivière Ashuap-mushuan en espérant qu\u2019elle soit rapidement désignée rivière du Patrimoine Québécois et qu\u2019elle échappe toujours à tout projet d\u2019arnachement et de mini-centrales.La problématique des eaux et neiges usées déversées dans le Saguenay mise en rapport avec une réglementation plus sévère du Ministère de l\u2019environnement et de la faune, exige aujourd'hui, qu\u2019on s\u2019y attarde prioritairement.Autant de dossiers, autant de sujets d'actualités qui méritaient d\u2019être ici traités.Trop longtemps, la défense des environnementalistes au droit inaliénable à la qualité et au respect de nos ressources, fut perçue comme un frein au développement économique de nos régions, alors qu'au contraire, le concept (peut-être trop confortable) de développement durable, auquel adhère du reste notre région, implique explicitement une vision écologique et respectueuse de l\u2019environnement source première de notre développement économique.Considérant aussi le cadre législatif dans lequel s'opère actuellement la restructuration des pouvoirs décisionnels de la région, il importe que les organismes, regroupements et individus, préoccupés par la notion de développement durable, soient régulièrement informés des enjeux environnementaux et des décisions prises par nos planificateurs, si planificateurs il y a ?La question demeure de pleine actualité.Les rôles accrus qu\u2019auront à jouer les municipalités, les Conseils Régionaux de Concertations et de Développements et les Municipalités Régionales de Comptés dans la planification et les orientations auxquelles seront assujettis nos prochains développements, permettent de questionner la capacité qu'auront ces instances de proposer une véritable vision du développement tenant compte tout à la fois de la vitalité économique de micro-pro-jets, d\u2019innovation et de dynamisme local, de méga-projets, comme d\u2019environnement.La tâche est immense et à l\u2019image du potentiel régional, diversifiée et multiple, et ce n'est certes pas dans un esprit de conservatisme qu\u2019elle trouvera le meilleur terrain de son exécution.Qu\u2019il soit question de politique énergétiqueduQuébec, decarac-térisation des rivières, de gestion des déchets, de recommandations de la Commission Nicolet sur la gestion des barrages, de comités locaux de développement, de nouvelles orientations du Ministère de (\u2019environnement et de la faune, d\u2019associations touristiques ou de parcs et de lots intramunici-paux, il apparaît plus que jamais important de profiter du cadre législatif de la politique de décentralisation du gouvernement provincial pour encourager l\u2019ouver- Jonquière v V lnc MOI, en environnement, j\u2019agis aujourd\u2019hui CAR JE TIENS À DEMAIN ! 343757 tare des structures en place afin d\u2019y apporter énergie nouvelle et novation.Ilest inadmissible qu'une région comme la nôtre, pleine de ressources et de potentiel tant faunique, qu\u2019hydrique, qu'institutionnel, que forestière et humaine, soit encore au prise avec l\u2019un des plus haut taux de chômage, un nombre augmentant d'assistés sociaux et de gens appauvris, un exil croissant de ces compétences et de sa jeunesse sans que cela n\u2019éveille, quelques parts en nous, dans le coeur ou l'esprit, un désir d'autonomie et de prise en charge qu'il nous faudra bien, tôt ou tard, admettre et encourager.Pour l'instant, soyez assuré que nous continuerons à prendre et à exiger l\u2019espace qui nous revient afin de promouvoir le droit à la qualité de la vie.à l\u2019équité, au travail, à la culture et à l\u2019environnement naturel.PUISATIERS ïl&H; Çf LLm INC.NOUS DYNAMITONS LE PUITS POUR ENRICHIR LE DÉBIT (si nécessaire) 662-2692 542-0221 LA SEULE ENTREPRISE DU GENRE ENTIÈREMENT RÉGIONALE Une politique globale de la gestion de l\u2019eau par Réjean Langlois, MEF Le domaine de l'environnement et de la faune couvre un éventail très large de préoccupations.En choisissant ses cibles prioritaires, le ministère de l\u2019Environnement et de la Faune veut agir sur les facteurs importants pour la protection de l'environnement et la mise en valeur de la faune et de ses habitats.La conservation d\u2019un patrimoine unique au monde, l\u2019eau, fait partie, comme dossiers prioritaires, des grands chantiers de 1997-98 du Ministère.L\u2019eau est une ressource essentielle à la vie en général, et à l\u2019être humain, en particulier.Mais l\u2019être humain, par ses diverses activités, utilise l'eau et y rejette directement (eaux de surface) ou indirectement (eaux souterraines) toutes sortes de matières qui en altèrent la qualité et qui peuvent détériorer les composantes écologiques avec lesquelles elles entrent en contact.De plus, certaines de ces matières représentent une menace pour la santé humaine si elles ne sont pas retirées de l'eau ou neutralisées avant consommation.La mise en place et l\u2019exploitation des ouvrages de régularisation des eaux (ex: barrages) pour satisfaire divers besoins constitue une autre façon d\u2019agir sur 1 \"','1 m , |______h * -¦\t«f» iiMI I) (HT VIENT L\u2019EAU?Des océans, des lacs et des cours d'eau et celle s'écoulant sous terre?Quelques-uns croient que 1 eau a toujours existé: d\u2019autres, qu'elle a été apportée par des comètes après la formation de la terre.De nombreux scientifiques pensent que lorsque la terre est née, il y a de cela 4,5 milliards d'années, l'atmosphère primitive n'était qu\u2019un amas de substances délétéres parmi lesquelles se trouvaient les éléments constitutifs de l\u2019eau.Avec le temps, la planète refroidit et les forces qui en secouaient l'intérieur créèrent d'énormes masses terrestres et les océans.Les scientifiques croient que la vie est nee dans ces océans avant d\u2019évoluer progressivement pour s'adapter à la vie à l'air libre.cette ressource.L\u2019eau est également la principale composante de l\u2019habitat du poisson et une composante très importante de l\u2019habitat de nombreuses espèces d\u2019oiseaux, de mammifères d\u2019amphibiens qui fréquentent les terres humides.La gestion de l\u2019eau, tant de sa qualité que de sa disponibilité en quantité, conditionne donc la qualité des ressources fauni- ques qui en dépendent.En tant que responsable de la gestion de l\u2019eau, le ministère de l\u2019Environnement et de la Faune poursuit divers objectifs sectoriels à l\u2019égard des diverses facettes de cette ressource.Cependant, seule une gestion globale de l\u2019eau pourrait permettre d\u2019intégrer l\u2019ensemble des aspects de la conservation, de l\u2019utilisation rationnelle et de la qualité de l\u2019eau et des écosystèmes aquatiques.C\u2019est pourquoi le gouvernement du Québec compte adopter une politique globale de gestion de l'eau et le ministère de l\u2019Environnement et de la Faune sera un acteur important dans l\u2019élaboration de cette politique.De plus, il poursuivra l'expérimentation de la gestion intégrée de l eau par le bassin versant et mettra en oeuvre une politique de protection et de conservation des eaux souterraines dans laquelle on proposera des mécanismes de gestion s\u2019appuyant sur la conciliation des usages du territoire et sur la responsabilité des autorités locales et des usagers.Les conséquences des inondations qu'ont connues plusieurs région du Québec durant l\u2019été 1996, particulièrement au Saguenay-Lac-Saint-Jean, posent des défis majeurs sur le plan environnemental.Le Ministère est déjà et sera encore sollicité au cours des prochaines années non seulement parce qu'il y aura encore beaucoup de travaux à autoriser, mais surtout parce qu\u2019il faut planifier la revitalisation des rivières.Cette planification demandera des efforts importants sur le plan de la connaissance, du partenariat et des communications.De plus le Ministère se penchera sur la gestion des zones inondables et du régime des eaux et déterminera les suites à donner aux recommandations du rapport de la Commission scientifique et technique sur la gestion des barrages privés et publics dans les bassins versants touchés par la crue des eaux des 19 et 20 juillet 1996.Source \u201c Les orientations du Ministère de l\u2019Environnement et de la Faune pour 1997-1998 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Travaux légers ou problèmes d'espace (toiture, rénovation, nettoyage, etc ).Capacité de 8 à 10 V3 Voici votre équipe DE TYPE UNIVERSEL Capacité de 20, 30, 40 Vs3 -\tConstruction -\tDémolition -\tNettoyage Verseurs spéciaux exclusifs COMMERCIAL Verseur chargement avant capacité: 2 V3, 4 V3, 6 V3, 8 V3 Pierre Paradis Claude Gagné Nadine Lavoie Superviseur Dir.des ventes Commis comptable ré/549-8074 ce/540-3022 549-7973 Routiers, Chicoutimi - G7H sbi 344724 PROGRES-DIMANCHE / CAHIER SPECIAL, le 2 Mars 1997 - F9 F10 PROGRES-DIMANCHE / CAHIER SPtaAl, le 2 Mars 1997 L\u2019arrêt du flottage au lac Saint-Jean La remise à l\u2019état naturel a débuté à l\u2019été 1996 par Nathalie Audet, MRC de Lac-Saint-Jean-Est L'été 1996 a marqué le coup d\u2019envoi de la restauration de la rivière Péribonka, du lac Saint-Jean et du Parc de la Pointe-Taillon par les compagnies Abitibi-Price et Uniforêt en vue de l\u2019arrêt du flottage du bois.Le31 janvier 1996,àlademan-de des MRC Lac-Saint-Jean-Est et Maria-Chapdelaine, le ministère de l\u2019Environnement et de la Faune procédait à la création d\u2019un comité interministériel \u201c élargi \u201c sur le flottage du bois et la remise à l'état naturel de la rivière Péribonka, auquel comité des représentants d\u2019Abitibi-Price et Uniforêt étaient associés.Lors de cette première rencontre, qualifiée d\u2019historique par plusieurs, le milieu (les MRC) proposait aux intervenants impliqués dans ce dossier, entre autres la compagnie Abitibi-Price, que tout plan de remise à l\u2019état naturel de la rivière Péribonka et du lac Saint-Jean devrait tenir compte d'un programme d\u2019intervention basé sur des critères d\u2019acceptabilité environnemental, social et économique et être basé sur un inventaire précis de la rivière et du lac Saint-Jean afin de mettre en perspective les principaux potentiels et les interventions préconisées.Dans le but de constater visuellement la quantité de bois à ramasser et afin d\u2019établir les modalités de nettoyage, une visite des baies et des rives de la rivière Péribonka a permis aux intervenants de s\u2019entendre sur plusieurs grands principes et d\u2019établir des modalités de restauration et de nettoyage: -\tLe ramassage des billes de bois sur les rives s\u2019arrête au niveau où la végétation devient trop dense (aulnes) afin de ne pas bouleverser l\u2019état naturel des lieux; -\tLe ramassage des billes de bois submergées se fait jusqu\u2019à AVANT - Ce paysage fait maintenant partie du passé les générations futures ne verront le flottage du bois.Nos rivières ont été flottées pendant plus de 60 ans.3r: 4# APRES le flottage du bois ce paysage grandiose et époustouflant qui s'installe.Les montagnes sont immenses et rappellent le fjord.C\u2019est un territoire exceptionnel qu\u2019il faut redonner à la population pour des fins de mise en valeur récréatives et touristiques.une profondeur d\u2019eau de 30 centimètres, comme ce fût le cas lors du nettoyage de la rivière Saint-Maurice en Mauricie.Toutefois, dans certains cas il sera nécessaire d\u2019y aller un peu plus en profondeur; - Les principes de récolte retenus permettront de respecter les échéanciers de remise à l\u2019état naturel des lieux flottés.Un comité interministériel élargi a proposé un plan de remise à l\u2019état naturel de la rivière Péribonka et du lac Saint-Jean.Le programme s\u2019échelonne sur une période de trois (3) ans Le plan de remise à l\u2019état naturel de ces territoires flottés depuis plus de soixante ans a été déposé et approuvé par les quatres MRC (Lac-Saint-Jean-Est, Domaine du Roy, Fjord du Saguenay et Maria-Chapdelaine) et les ministères concernés.Celui-ci s'échelonnera sur trois ans (1996, 1997 et 1998) avec comme finalité l\u2019arrêt complet du flottage du bois.Premiere étape: début des travaux en 1996 Les travaux ont débuté à la mi-août et se sont déroulés jusqu'au mois d\u2019octobre.Deuxphasesont été réalisées conjointement.La première visait à récupérer le bois commercial sur les rives et dans les baies de la rivière Péribonka sur un tronçon de 129 kilomètres, c est-a-dire du secteur Chute-des-Passes jusqu'à la scierie Uniforêt de l Ascension.70 000 mètres cubes de bois ont ainsi été récupérés et acheminés par les voies traditionnelles jusqu\u2019à l\u2019usine Abitibi-Price d\u2019Alma.La seconde partie des travaux pour Tannée 1996 a été effectuée sur le lac Saint-Jean et dans le parc de la Pointe-Taillon, puisque plusieurs habitats fauniques (marais, ruisseaux, baies etc.) ont été nettoyés, restaurés et protégés, entre autres par la pose d\u2019estacades, et ce, jusqu\u2019à l\u2019arrêt complet du flottage.Deuxième étape: poursuite de la restauration en 1997-1998 Les travaux de restauration sur la rivière Péribonka se poursuivront de l\u2019usine Uniforêt à l\u2019Ascension jusqu\u2019à son embouchure.Quelques milliers de mètres cubes de bois devraient être ramassés et envoyés à l\u2019usine Abitibi-Price d Alma: il s\u2019agira des dernières activités de flottage à être effectuées sur le lac Saint-Jean si l\u2019échéancier initial est maintenu.D\u2019autres habitats fauniques seront nettoyés et restaurés cet été et finalement c\u2019est en 1998 que les derniers travaux de nettoyage auront lieu avec la restauration de la rivière Petite-Décharge.Dans le cas de cette rivière, les techniques de restauration qui seront employées restent à être définies avec les représentants du milieu Une préoccupation continue Après avoir complété ce plan de remise à l\u2019état naturel de 3 ans.les compagnies, qui financent entièrement les travaux, se sont engagées à continuer les vérifications périodiques sur le terrain afin de récupérer le bois qui pourrait remonter à la surface ou avoir été oublié.Il s\u2019agissait d\u2019une des préoccupations du monde municipal considérant le potentiel futur de la rivière Péribonka.Aux dires de Monsieur Gérald Scullion, président du comité sur le flottage du bois à la MRC de Lac-Samt-Jean-est.le paysage est grandiose, époustouflant.Les montagnes sont immenses et rappellent ie fjord.C\u2019est un territoire exceptionnel qu il faudra redonner à la population pour des fins de mise en valeur récréatives et touristiques \u201c.L\u2019or bleu du Québec 1) Saviez-vous qu\u2019.il y a environ 1,4 milliards de kilomètres cubes d\u2019eau sur la terre?Cette eau stockée dans les eaux de surface (-océans, fleuves, lacs, neige, glaciers) ÉNERGIE ET ÉCOLOéICHE L'EAU, L'OR BLEU DU QUÉBEC ! 2)\tSaviez-vous qu\u2019il y a trente fois plus d\u2019eau sous la terre qu\u2019il y en a à la surface?3)\tSaviez-vous que.l\u2019eau douce est l'une des principales ressources naturelles de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean?4)\tAu Québec, nous utilisons deuxàtroisfoisplusd\u2019eau.Cegas-pillage nous coûte 125 millions de dollars par année.5)\tRendre Teau potable exige beaucoup d\u2019énergie et exerce une pression sur l'environnement, car il faut notamment la pomper, l'épurer et la traiter.6)\tLe chauffage de Teau représente la deuxième plus importante consommation d\u2019énergie dans une habitation, après le chauffage.Faire des économies dans l'usage de Teau constitue donc un geste concret pour la conservation des ressources.Source Hydro-Québec et Environnement Canada LA PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT EST NOTRE PRÉOCCUPATION PREMIÈRE ET CONSTANTE DANS TOUTES NOS ACTIVITÉS ENTREPRISE lOO % RÉGIONALE Service d'urgence 24 h/ 24 SERVICES OFFERTS: \u2022 Nettoyage de réseaux d'égouts sanitaires et pluviaux, fosses septiques, etc.Nettoyage à la vapeur \u2022 Nettoyage à la haute pression \u2022 Dépoussiéreurs mobiles \u2022 Transport, récupération et disposition des déchets dangereux sous permis du M.E.F.\u2022 Transport d'acides avec camion D.O.T.\u2022 Ensachage de matériaux en vrac \u2022 Transport/déplacement de boites «Roll off».DE LA MACHINERIE A LA FINE POINTE DE LA TECHNOLOGIE Implantation ISO-9002 CAMION ECOLOGIQUE NOUVEAUX SERVICES \u2022\tEXPERTISES EN GESTION ENVIRONNEMENTALE DANS LES DOMAINES SUIVANTS: \u2022\tcontrôle et suivi de la qualité de l'air \u2022\tsupport aux opérations des usines de traitements des eaux \u2022\timplantation de programmes de gestion des résidus ou matières secondaires \u2022\télaboration et préparation de plans de communication environnementale.il.Tél.POMPES SANITAIRES ET INDUSTRIELLES G0DIN & FILS (1982) INC.378, rue Dréan, Chicoutimi Michel Lajoie, DIRECTEUR GÉNÉRAL Expert en gestion environnementale 543-4057 - Cell.: 540-0860 - Téléc.: 543-9783 email: enviro@sympatico.ca 341963 Stabilisation des berges diflac St-Jean PUBLICITÉ Comité de suivi du programme: Composition et mode de fonctionnement par Nathalie Audet, MRC de Lac-Saint-Jean-Est Le gouvernement du Québec adoptait le 20 décembre 1995 le décret no 1662-95 lequel prolongeait pour les dix (10) prochaines années le programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean.Ainsi, les MRC de Domaine-du-Roy, Lac-Saint-Jean-Est et Maria-Chapdelaine ont mis sur pied, en fin d\u2019année 1996, un comité de suivi sur le programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean.L'objectif de ce comité est maintenir le caractère public des usages collectifs du lac Saint-Jean et d\u2019assurer une coordination entre les principaux partenaires.La compagnie Alcan doit collaborer aux travaux de ce comité de suivi tel que stipulé dans le décret.La création de ce comité reconnaît la responsabilité des élus municipaux en matière de gestion et de planification du territoire et reconnaît l'expertise technique que possèdent certains organismes sectoriels.Considérant que la mise sur pied de ce comité de suivi relève de la responsabilité des MRC, cel-les-ci adoptaient, à leurs assem blées publiques du mois du novembre 1996, les paramètres de fonctionnement du comité.Celui-ci sera formé exclusivement de six (6) personnes nommées par les conseils de MRC concernées.Ainsi, chacune de MRC disposerait de deux (2) représentants nommés par résolution.En constituant le comité de suivi de cette façon, les MRC du lac Saint-Jean répondent aux objectifs initiaux et au cadre fixé par le décret en plus de mettre à contribution l\u2019imputabilité des élus et leur capacité d\u2019intégrer à leur réflexion des dimensions parfois divergentes et d\u2019effectuer les arbitrages qui s'imposent.Dans le but d\u2019appuyer le travail du comité de suivi, un comité technique est essentiel pour supporter la réflexion sur les divers aspects qui concernent le mandat général du comité.Le comité technique sera formé d\u2019experts provenant des trois (3) MRC du lac, du Conseil régional de l\u2019environnement, du Conseil régional des loisirs, de la Région laboratoire de développement durable et de la Corporation de LACtivité pêche.Au besoin des experts d\u2019autres organismes ou intervenants du territoire pourront être invités à siéger au comité technique.Dès à présent deux mandats sont dévolus au comité de suivi: d\u2019abord commenter le bilan synthèse des 10 premières années du programme de stabilisation des berges du lac Saint- Jean et de vérifier l\u2019atteinte des objectifs du programme.Ensuite, le mandat est d'analyser le programme de suivi environnemental et faunique actualisé de la compagnie Alcan.La compagnie Alcan de même que le ministère de l\u2019Environnement et de la Faune seront appelés à collaborer aux travaux du comité de suivi aussi souvent que cela sera jugé nécessaire.Le programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean: 10 ans déjà ! Par Réjean Godin ALCAN En 1985, une étude d\u2019impact sur l\u2019environnement et des audiences publiques ont débouchées sur une entente de dix (10) ans entre Alcan et le gouvernement du Québec.Cette entente prévoyait une baisse du niveau du Lac Saint-Jean de même que des travaux de stabilisation pour protéger les berges de l'attaque des vagues.Elle a pris fin en juillet 1996 et a été renouvelée pour une nouvelle période de dix (10) ans (1996-2006).Un suivi de 10 ans démontre l\u2019efficacité des travaux 3** T*; i jXju'Wn r Is.* 7*\t* .Dix (10) ans de travaux, une récolte d\u2019information et des activités de suivi mises en place dès 1986, permettent de faire le point sur l\u2019efficacité des interventions effectuées et qui se sont étalées sur une longueur de 106 806 mètres de berge autour du lac Saint-Jean, sur ses tributaires et son exutoire.Toutes les mesures de protection mises en place ont donc donné les résultats escomptés.C\u2019est ainsi que : Les largeurs de plage ont augmenté en moyenne de 7,2 mètres sur une longueur de 45 km entre 1986 et 1996.Dans les zones protégées par des épis, avec ou sans rechargement de plage, l\u2019accroissement de la largeur de plage varie entre 9 et 20 mètres entre 1986 et 1996.Les brise-lames ont aidé à stabiliser la berge et la largueur des plages protégées à augmenter de 1,6 à 13 mètres.¦ Les épis et les brise-lames ont BERGES - Plage rechargée.Baie Ouellet.St-IIenri-de-Taillon.évité des rechargements de plage de 120 000 tonnes métriques de sable par année.\u2022 Les perrés ont bien réagi et ils assurent une protection adéquate contre l\u2019érosion.¦\tLa perte d\u2019habitat humide associée à l\u2019érosion a été contrée par la mise en place de 5,8 kilomètres de digueou de perré.150 hectares de milieux humides riverains sont ainsi protégés.¦\tLe suivi du rendement des ouvrages réalisés a permis d\u2019acquérir des connaissances sur la stabilisation des berges.De plus, le bilan des dix (10) dernières années démontre que : Le Code d\u2019éthique sur l\u2019environnement, les diverses mesures de contrôle, la formation et la sensibilisation des intervenants ont contribué à minimiser l\u2019impact des travaux lors de leur réalisation.¦\tLes connaissances acquises depuis 1986 ont conduit à une classification des habitats humides riverains et leur potentiel a été réévalué.¦\tLe suivi des poissons fourrages fréquentant les zones de plage a montré que la majorité des espèces rencontrées au lac utilisent ces milieux.Le rendement des pêches et la diversité des communautés de poissons fourrages n\u2019ont pas été modifiés par les travaux de rechargements de plage.\u2022 Les travaux de stabilisation n\u2019ont pas influencé négativement le potentiel faunique du lac Saint-Jean.Les riverains et la population sont satisfaits des travaux de stabilisation Une enquête réalisée en 1996 démontre que les riverains se disaient satisfaits dans une proportion de 77% des travaux effectués chez eux, ce qui représente une augmentation de 5 points par rapport à une enquête identique réalisée en 1991.De plus, une très forte proportion de riverains, soit 88%, considéraient que les travaux sont bien faits ou assez bien faits.En 1991, ils étaient presque aussi nombreux, soit 84%.Le mécanisme de participation du milieu, un mécanisme démocratique Un projetée l\u2019envergure du programme de stabilisation des berges ne pourrait se réaliser sans l\u2019implication et l\u2019engagement de nombreux intervenants.Toutes les personnes ou tous les groupes touchés directement ou indirectement par les travaux de stabilisation ont leur mot à dire.Qu\u2019il s'agisse des riverains, des associations de riverains, des municipalités, des MRC ou des représentants du ministère de l'Environnement et de la Faune (MEF), tous peuvent intervenir à un moment ou à un autre à l\u2019intérieur de la programmation annuelle des travaux.DEVENEZ MEMBRE DU CONSEIL RÉGIONAL DE L'ENVIRONNEMENT DU SAGUENAY - LAC-SAINT-JEAN ET RECEVEZ LE JOURNAL L'ÉCO ,FOf>IHULc n Organismes:______________ Nom:_____________________ (Si le membre est un organisme, mscnre le déleguél Adresse:_________________ Téléphone: (____)_____ Ville: _*_______________Télécopieur: (____) Ci-jointe ma cotisation au montant de:__________$ Signature:______________________________________Date: 540, Sacré-Coeur Ouest Suite 7 - Alma (Québec) G8B 1M2 Conseil régional de l'environnement Tél.: (418) 662-9347 Télécopieur: (418) 662-2084 CRE02@digicom.qc.ca 34355?PROGRES-DIMANCHE / CAHIER SPECIAL, le 2 Mars 1997 - F11 Fl2 PROGRES-DIMANCHE / CAHIER SPECIAL, le 2 Mars 1997 Les poissons du Saguenay: Des ressources renouvelables appréciées des gens d\u2019ici Charles Lesueur - Depuis environ deux décennies, l\u2019intensité de la pêche récréative sur la rivière Saguenay a subi un essor considérable.La popularité de la pêche blanche est maintenant reconnue et la fréquentation de pêche en saison estivale atteint environ 25 000 jours-pêcheurs.Les espèces marines et l'éperlan arc-en-ciel sont principalement exploités en hiver alors que la saison estivale donne lieu à la capture des espèces anadro-mes et d\u2019eau douce comme le saumon, le doré jaune, la truite de mer, l\u2019éperlan et la ouanani-che.Impacts des inondations Les inondations de juillet dernier n\u2019ont pas été sans bouleverser la faune aquatique mais les dommages sont principalement limités aux tributaires.Certaines ressources semblent même avoir été totalement épargnées; la pêche à l\u2019éperlan, qui est concentrée à La Baie et à Saint-Fulgence, n'a subi aucun changement notable.Il semble au contraire que la saison s\u2019annonce particulièrement fructueuse.Les impacts négatifs ont été plus importants pour les espèces anadromes (qui doivent remonter les rivières pour aller frayer).De cette façon, la plupart des tributaires utilisés par la truite de mer ont été fodement touchés.Heureusement, la rivière Sainte-Marguerite, la plus importante rivière pour les salmonidés, a été pratiquement épargnée.Les inondations ont eu un impact majeur sur les rivières à saumons de la région.Les impacts des inondations se traduisent par la diminution des potentiels salmonicoles.Pour cette raison, des travaux de stabilisation et de restauration des habitats sont présentement en cours.Il est important de mentionner que les impacts sur la pêche au saumon dans les rivières de la région devraient être négligeables l\u2019année prochaine.Les premiers impacts négatifs se feront sentir en 1998 alors que plusieurs madeleinaux (saumons de 1 an de mer) devraient manquer à l\u2019appel.Contrairement à la pensée populaire, la qualité de la chair des espèces de poissons n\u2019a été affectée d\u2019aucune façon par les inondations.Recherches biologiques en cours Un suivi scientifique de la pêche hivernale est en place depuis 3 ans et devrait se poursuivre à long terme.Cette étude permettra de connaître l\u2019état des populations exploitées et d\u2019estimer l\u2019effet de l\u2019exploitation sur les ressources.Les espèces exploitées en saison d\u2019eau libre font également l\u2019objet d\u2019investigations.Parmi les résultats, mentionnons la découverte de deux importantes frayères à doré jaune dans le secteur d\u2019Alma.L\u2019existence de l\u2019une d\u2019elle POISSON - Esturgeon noir de 34 kilos capturé à La Baie en janv ier 1980.dépend des eaux de fuites d\u2019un barrage géré par Alcan.Dans ce cas, l\u2019enjeu est d'assurer un débit minimum afin de conserver cette frayère qui contribue à l\u2019existence d\u2019une importante population de doré.gence est un important secteur de reproduction pour l\u2019éperlan mais la localisation exacts des frayères demeure encore inconnue.Toutefois, les recherches avancent bien.Nous avons même observé la présence d\u2019importants bancs de capelans dans ce secteur, une espèce marine que nous croyions limitée à la partie aval du fjord.Nous recueillons également des informations sur des espèces en diminution d\u2019abondance ou en situation vulnérable.C\u2019est le cas notamment de l\u2019esturgeon noir qui était jadis capturé régulièrement dans le Saguenay, du poulamon (communément appelé loche ou poisson des chenaux), de l\u2019anguille qui est retrouvée dans la plupart des tributaires du Saguenay et qu Nous savons que Saint-Ful- fraye dans l\u2019Atlantique Nord La ouananiche au lac Saint-Jean: (près des Bahamas).Patrimoine naturel régional Le Saguenay contient des écosystèmes riches et diversifiés qui abritent une soixantaine d\u2019espèces de poissons.Ces ressources génèrent annuellement d'importantes retombées économiques.Mes nombreuses conversationsavec les pêcheurs m\u2019ont permis de mesurer l\u2019importance que revêt la rivière Saguenay à leurs yeux.Le respect de cet environnement unique, sa meilleure connaissance et le maintien à long terme de ses ressources sont des valeurs largement véhiculées par les pêcheurs et les autres utilisateurs.Sur ces bases, la pêche récréative sur la rivière Saguenay peut continuer à être envisagée avec optimisme.Des choix qui s\u2019imposent par Martin Villeneuve, Corporation LACtivité pêche En 1991, les trois (3) MRC du Lac-Saint-Jean, en collaboration avec le ministère des Loisirs et de la Pêche, débutaient l'étude de faisabilité sur la pêche sportive au Lac-Saint-Jean et ses tributaires.L\u2019étude démontre qu'en 92-93 seule une approche de gestion intégrée offre une garantie acceptable de pérennité de cette ressource pour la région.L'implication d\u2019un maximum d\u2019individus et d\u2019organismes du milieu permettra l\u2019exploitation rationnelle de cette ressource faunique.Consultation populaire Au début de 1994.les trois (3) MRC du Lac-Saint-Jean avec leurs partenaires, procèdent à un vaste processus de consultation sur le développement et la gestion de la pêche sportive.Un consensus se dégage : mettre sur pied une corporation de gestion impliquant municipalités, pêcheurs, villégiateurs, grandes entreprises et commerces profitant de cette activité.Pour atteindre ces objectifs, le scénario d\u2019exploitation envisagé doit rencontrer des critères de faisabilité biologique, financière et sociale.C'est un 1995 après avoir obtenu du MEF des réponses favorables à leurs demandes que les trois (3) L\u2019eau potable Saviez-vous que.sur la planète, 97,5% de la totalité de I eau est salée et 2,5 % constitue de l\u2019eau douce, dont une partie est emmagasinée dans les glaciers?Il n\u2019y a qu\u2019une petite fraction de cette partie, soit 0.01 %, pour satisfaire aux besoins de la population en eau potable.Chaque personne consomme en moyenne au Canada environ 340 litres d\u2019eau par jour, soit plus du double de la consommation des Européens.De petits changements qui rapportent gros Verser quelque chose dans le lavabo, il faut se demander s\u2019il est souhaitable de retrouver cette substance dans l\u2019eau que nous buvons ou dans les aliments, par le biais de la chaîne alimentaire; Gardez une bouteille d\u2019eau potable dans le réfrigérateur plutôt que de laisser couler l\u2019eau jusqu\u2019à ce qu\u2019elle soit froide.Rincez le contenant et changez l\u2019eau tous les deux ou trois jours.Utilisez des produits de lessive biodégradables et à basse teneur en phosphates; Ne jetez jamais d\u2019ordures à l\u2019égout, dans la toilette ou dans égout pluvial; Remplir à pleine capacité le lave-vaisselle avant de le faire fonctionner.Il requiert de 35 à 45 litres d\u2019eau par cycles; Evitez l\u2019installation de broyeurs à déchets grâce auxquels les restes de tables se retrouvent dans les égouts; N\u2019OUBLIEZ PAS QU\u2019UNE UTILISATION JUDICIEUSE DE L\u2019EAU VOUS PERMETTRA D'ÉCONOMISER DE L'ARGENT ET CONTRIBUERA A AMÉLIORER NOTRE ENVIRONNEMENT.Source: Environnement Canada.MRC du Lac-Saint-Jean décident de mettre en place un comité de gestion provisoire.Ce comité prendra en charge la réalisation du plan de mise en œuvre ainsi que la planification des opérations de la nouvelle corporation.La nouvelle corporation Le 6 mai 1996 la Corporation LACtivité pêche au Lac-Saint-Jean est officiellement formée.Son mandat : voir au développement et à la gestion de la pêche sportive au lac Saint-Jean.Le président de la corporation M Jean-Marc Gendron (maire de Mistassini) et le ministre des transports et député du Lac-Saint-Jean M Jacques Brassard ont signé le bail à droits exclusifs de pêche.Pour assurer son bon fonctionnement la corporation a instauré un droit d\u2019accès de pêche sur le territoire touché soit le lac Saint-Jean et ses tributaires incluant le lac à Jim.L'argent des droits d'accès de pêche servira à accroître les efforts de protection, de restauration et de conservation de la ressource halieutique.De plus, les contributions des trois (3) MRC du Lac-Saint-Jean, de la Fondation de la faune du Québec, Alcan, Ministère de l'Environnement et de la Faune, Hydro-Qué-bec et Gouvernement du Canada permettront d'assurer un financement adéquat.Durant la saison 1996, la cor- poration a été présente sur l\u2019ensemble du territoire.Le travail a été basé sur les objectifs de base soit, la restauration, la conservation et la protection de toutes les espèces.Quelques données En 1996, selon lerapportd'acti-vité, 8 268 personnes se sont procurées un droit d\u2019accès et sont devenues automatiquement membres de la Corporation.Par conséquent, la pêche (les prises) a connu une hausse substantielle en raison de la diminution de l\u2019effort de pêche (nombre de pêcheurs) et des ensemencements massifs du début des années 1990.On observe des prises de ouananiche 4 fois supérieures.et de dorés 10 fois supérieurs comparativement aux résultats d une étude réalisée en 1993.En juin 1996.dans le cadre des activités d\u2019ensemencement de ouananiche.216 000 tacons et 3 000 saumoneaux ont été déversés dans les tributaires du lac Saint-Jean.De plus, pour accélérer la restauration des stocks reproducteurs, la Corporation a fait l\u2019installation de deux (2) incubateurs à courant ascendant .un pour la rivière aux saumons (Moulin des Pionniers de La Doré) et l\u2019autre pour la Petite Rivière Péribonka (Vieux Moulin de Ste-Jeanne-d'Arc)."]
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