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Titre :
L'Action catholique : organe de l'Action sociale catholique
Publié à Québec, L'Action catholique (1915-1962) a longtemps été le quotidien préféré des ruraux, avec ses chroniques touchant tous les sujets de la vie courante. Intitulé L'Action sociale de 1907 à 1915, il paraîtra ensuite sous le titre L'Action (1962-1971), puis L'Action-Québec de 1971 à 1973. [...]
Le journal L'Action catholique tire ses origines du mouvement de l'Action sociale catholique; il a été créé à l'initiative des abbés Stanislas-Alfred Lortie et Paul-Eugène Roy et de l'avocat Adjutor Rivard. L'archevêque de Québec, Mgr Louis-Nazaire Bégin, apporte son soutien au projet, dont l'objectif est à la fois de développer la conscience sociale des catholiques et de rivaliser avec les journaux Le Soleil et L'Événement.

Intitulé L'Action sociale de 1907 à 1915, le quotidien devient L'Action catholique de 1915 à 1962. Il paraîtra ensuite sous le titre L'Action (1962-1971), puis L'Action-Québec de 1971 à 1973.

Diffusé dans la grande région de Québec, L'Action catholique a été longtemps le quotidien préféré des ruraux, avec ses chroniques touchant tous les sujets de la vie courante. Son intérêt pour des sciences (par exemple, l'astronomie) le rend populaire dans le milieu de l'éducation et auprès du grand public.

Avec les années, la situation économique du journal devient précaire. Les revenus sont en baisse constante et la concurrence, très vive. Malgré son réseau d'influence et de pouvoir, le mouvement de l'Action catholique ne réussit pas à freiner le déclin. Repris en 1973 par deux hommes d'affaires de Québec, le journal devient À propos, qui disparaîtra l'année suivante.

Références

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 261-265.

« L'Action ». Dans Bilan du siècle, [Consulté le 28-11-2006]

Marquis, Dominique, « Un nouveau combat pour l'Église : la presse catholique d'information, 1907-1940 », [Consulté le 27-11-2006]

Éditeur :
  • Québec :L'Action sociale limitée,1915-1962
Contenu spécifique :
dimanche 10 janvier 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

L'Action catholique : organe de l'Action sociale catholique, 1943-01-10, Collections de BAnQ.

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[" \u2014 ¦^TüN CATHOtmUE , jjane d« .Socl.leCathoUqu«.c.*dmlnt.r»Uoo i j Boul.( harot.Qurbec.7ol.Ml.uuméro 2 16 PAGES Dimanche, 10 janvier 104J \"Instaurare omnia in Christo **¦»\u2022 -¦'' 'r ?: ¦¦ .>, ¦ .-v, 1 ¦\t¦ v:\ti-\t.¦¦ Y' ¦\t; S /5>'S.V : : ¦ n 'V ^ '>:|v:.'^ yG'^.Ç \u2019.>\u2022'% \u2022 ./» .' - \u2022iSCwHs* .v; vi ''* - «ÆSi* .« ¦ - , \u2022 ¦\ti - i , ¦ ^ V \u2022'«i-\t'\t,, ¦ v ,v: j\u2018t\ti\t^ J .-\tS : .>: f- , Bstai *&**.£'& mm mvM E LAC LOUISE, dans le Pare national de Banff ( Photo C.P R » : ?(Par Murius BARBEAU) OOOOOOx'OOOs'OOOOOOO^ ^V\u2018V*OOVkVkO>0'0,OOOOVOOO^V Quand, autrefois, les traitants du Nord-Ouest arrivaient aux camps des Sauvages réunis pour la traite, ils se revêt issaient de leur bel uniforme de leur chapeau de castor, do leurs jarretières et ceinture fléchées, et de bandoulières brodées \u2014 tout cela par vanité et pour mieux en imposer aux Peaux-rouges dont ils convoitaient les fourrures.Les enfants des bois, se laissant séduire, ne tardèrent pas à imiter leurs visiteurs.11 leur fallut à eux aussi des capots à capuchon rouge, des hauts de forme, des mitasses ou jambières colorées, des sacs brodés, des bandoulières et des ceintures fléchées.C'est ainsi que la mode de porter la ceinture et les jarretières fléchées fut d\u2019abord adoptée par les indigènes, qui la conservèrent ensuite plus fidèlement que les Canadiens qui l'avaient d\u2019abord introduite sur presque tout le continent.La ceinture fléchée est surtout connue sous la forme ordinaire qu\u2019on désigne aussi du nom de ceinture de L\u2019Assomption pour la Compagnie de la Baie d\u2019Hudson et pour les bourgeois de Beaver Hall, à Montréal.Les ceintures de ce nom, aussi loip que la mémoire peut remonter, étaient fabriquées à Saint-Jacques de l'Achi-gan, à Sainte-Marie Salomé et à Saint-Alexis.à huit milles et plus en arrière de L'Assomption, dans la province de Québec, et mèmè jusqu'à Saint-Ambroise de Kildare, dans le comté de Joliette.A peu près toutes les familles d\u2019habitants dans ce district, il y a cinquante ans, fabriquaient des ceintures à la douzaine pour certains commerçants qui les revendaient ensuite à la Compagnie de la Baie d\u2019Hudson, pour son trafic du Nord-Ouest.En hiver, tout le monde y travaillait, femmes et enfants et même les hommes, depuis le matin avant le lever du soleil jusqu\u2019à dix ou onze heures du soir-, et il ne manquait pas de tisseuses qui.avec l\u2019aide de leurs entants, faisaient une ceinture par jour ou, du moins, une demi-ceinture.Il fallait être industrieux, comme on donnait un prix ridiculement minime pour ce travail \u2014 à peu près 30 sous \u2014 et encore on ne payait qu'en marchandi-scs.Le nom des familles qui se sont longtemps adonnées à cette industrie domestique est : Desrosiers, Mirault, Lord, Venue, Melançon, Légaré, Gau-det, Johnson, Bourgeois.Forest Léveil-lé Richard et Lajoie \u2014 la plupart, d\u2019origine acadienne.On dit encore, à St-Jacques: \u2018Tout le monde, il y a cinquante ans, faisait jour et nuit des ceintures\u201d.Toutes les ceintures à Saint-Jacques se tissaient de la même manière; elles étaient d\u2019environ six pouces de largeur.Mais il y avait d\u2019habiles tisseuses qui en faisaient de plus larges, de huit à dix pouces et même jusqu\u2019à douze pouces \u2014 qui étaient de dix ou dou-ze pieds de longueur \u2014 comme Mme Desrosiers, Mme Venne, Mme Odilon Vigneault et Mme Napoléon Lord.A l'exception de Mme Lord, ces excellentes tisseuses ont, depuis, disparu.Mais il reste encore plusieurs personnes âgées à L\u2019Achigan qui pourraient ourdir et tisser des ceintures.Pour fabriquer les ceintures, l\u2019hiver, les tisseuses se réunissaient les unes chez les autres, et travaillaient chacune de leur côté; elles conversaient, contaient des histoires et chantaient môme; ce qui tuait le temps.Par exeme pie, quelques-unes se rassemblaient chez Mme Joseph Blanchard ou chez le voisin et, comme la maison n\u2019était pas grande, toute la place était occupée par la trame des ceintures, attachée d\u2019un côté au mur et de l\u2019autre au plancher, qui s\u2019entrecroisaient presque; de sorte que les hommes, feignant la mauvaise humeur, se plaignaient de ne pouvoir passer de la porte au poêle.Il serait trop long de décrire ici la façon de tisser ces ceintures, qui se faisaient de deux manières, d\u2019un bout à l\u2019autre, ou du centre vers les deux bouts; ou de décrire l\u2019usage du tampié \u2014 une baguette double qui tenait les brins en place dans toute la largeur.Le procédé, à qui l\u2019apprend aujourd'hui, n\u2019est pas facile, mais les femmes de L\u2019A-chigan y étaient tellement habituées \u2014 2 \u2014 Vol.VII, No 2 tr # Feu Charles Marchand.le fameux chanteur canadien-français.portant le costume des \"troubadours de Bytown\u201d.A remarquer la ceinture fléchée qui complète ce costume.qu\u2019elles pouvaient faire une ceinture \"les yeux fermés\u2019\u2019; et les petites filles dès sept ans commençaient à apprendre à en tisser, ou du moins, à démêler les brins croisés derrière leur mère.Le dessin et les couleurs de ces ceintures.très jolis et compliqués, se répétaient semblables d'une ceinture à l\u2019autre; comme on travaillait vite et à bon marché pour le commerce, il n\u2019y avait pas lieu de rechercher la variété.La laine, que les commerçants faisaient venir toute teinte de Montréal, était de première qualité; ensuite retordue au rouet, elle était remise par le commerçant local, Dugas, aux ourdis-seuses, qui montaient les brins doubles \u2014 en tout quelques centaines \u2014 < t les remettaient ensuite, prêtes à tisser, aux ouvrières du voisinage.Le dessin consistait en un coeur rouge au centre qui est une bande fléchée, et en plusieurs rangées de zigzags ou de flèches nettes de chaque côté, dont les couleurs anciennes et jolies étaient d\u2019ordinaire : rouge vif, petit bleu, gros bleu (foncé), jaune et vert.On se souvient encore que Dugus, marchand à L'Achigan, recevait chaque hiver de grosses commandes de Montreal et qu'il se hâtait d\u2019y pourvoir; d autres s\u2019adonnaient aussi à ce commerce, comme Dorais, Trudeau, Salomon Boulanger, vers 1850, et, plus tard, Hudon, Pilon et Bélanger, de Montréal.Mais les tisseuses se plaignaient de travailler pour si peu et de ruiner leur santé, tant qu\u2019à la fin, il y a environ trente uns, elles firent part de leur grief au curé d\u2019alors, M.Tancrèdc Vigt r, qui leur conseilla d\u2019exiger de l\u2019argent en paiement ou de se refuser à la tache.Ce qu\u2019elles firent.Le curé leur procura des moulins à coudre de Montréal et de la couture.Mais peu après, l\u2019entreprise échoua, et les ouvrières se trouvèrent sans ouvrage et en dettes.Ce qui marque la dernière étape de la ceinture fléchée faite à domicile.La Compagnie de la Baie d\u2019Hudson fait, depuis, manufacturer des ceintures de laine à Leicester, Angleterre; et les acheteurs d aujourd'hui ne connaissent pas la différence.Les vraies ceintures se vendaient naguère $15 à $20; et les ceintures manufacturées, aujourd'hui, pour S3.25.Le prix d\u2019une belle ceinture de l'Assomption, lorsqu\u2019on trouve un acheteur, peut aujourd\u2019hui monter à $50.00 $100.00 et même atidelà.Un seul collectionneur à Chicago, M.Roy Robinson, en a environ 300 pièces varices.On ne peut dire à quelle date commença la ceinture fléchée ordinaire.L'industrie qu\u2019elle représenté est probablement due à des employés de la Compagnie du Nord-Ouest qui se reti-règjnt à l\u2019Assomption après leur service et qui y placèrent de grosses com-msrides pour leur ccmpn2nlf> Les ceintures antérieures à 1820 dînèrent de la ceinture ordinaire, dont le modèle s'est fixé un peu après cette date.On trouve d\u2019ailleurs, dans les anciennes factures, que la Compagnie achetait déjà, vers 1800.à Lachine et à Montréal, un grand nombre de ceintures pour son commerce.Les vieilles tisseuses de l\u2019Achigan elles-mêmes rapportent que, à leur connaissance, il s'en est toujours fait.Mais une d\u2019elles croit que, à ce qu\u2019on dûait naguère, des sauvages du Ruisseau-du-Nord, aux environs, avaient d\u2019abord montré aux gens à faire la ceinture.Ce qui est fort possible.Mais ces sauvages eux-mêmes avaient dû l\u2019apprendre d\u2019autres Peaux-Rouges ou de Canadiens.La grande ceinture provient de la jarretière fléchée de 15, 20 ou 30 brins t|u\u2019on sait encore faire dans les comtés de Charlevoix et de Chicoutimi et qu'on u déjà connue sur presque tout le par- m cours du Saint-Laurent.Car certain» « * » vintun s - tent en plusieurs jarretière# fléchées cousues eu jointes ensemble.Les tisseuses de jarretières peuvent aussi faire des ceintures, tout simplement en augmentant le nombi' de brins et leur longueur.Depuis longtemps, il te faisait dans diver.\"et parties de Québec et ama chez ia plupart des tribus sauvages de notre continent des ceinturas tissées la main dont les modèles sont fort v.»-r*és; il ic trouve même des ceintures, de jarretières et des bandeaux de cette espèce dans l\u2019ancienne collection dite du Dauphin de France, à Versailles, .»u temps de la Révolution français» et maintenant conservée dans deux mu-eéea d' France.Mais les dessins èt les particularité^ changent à mesure qu\u2019on remonte au-de à de 1820.A tout considérer, on p« .crt ire que les Canadiennes apprirer' d abord des sauvages la manière de tisser au doigt, rien de plus, puis que, servant de laine, ils améliorèrent le ti rage, augmentèrent le nombre de bru cousurent ou relièrent ensemble d» s jarretières au point d\u2019en faire de large# ceintures.Enfin la traite des fourrures et le commerce firent de la ceinture, à 1 Assomption, ce que nous en .» rmaissons.Toute# les tribus d\u2019Amérique pendant longtemps se la procurèrent pour s\u2019en orner, ou encore, ell» continuèrent d\u2019en faire d\u2019après les anciens modèles.Quand, il y a environ quarante ans, )tf ouvrières de l\u2019Assomption abandonnèrent le tissage de la ceinture, on craignit que le secret s\u2019en soit à la veille de se pei dre.Aussi la Canadian Handicrafts Guild exposa à Montréal, en JMU7, un petit nombre de ceintures et lit venir Mme François Venne, de î\u2019Achigan pour quelle travaillât à um ceinture dans une salle d\u2019exposition.M.Massicotte, archiviste à Montréal, \u2018et depuis, intéressé à la conservation *t à l\u2019étude de la ceinture.A nos Veillées du Bon Vieux Temps, en 1918, il en exposa quelques-unes, et, peu après, il publia à la Société royale une intéressante étude.Puis il s\u2019entendit avec Mme Lord, do l\u2019Achigan, qui vint à Montréal enseigner son art à de ix Soeurs de la Providence.C\u2019est ainsi qu\u2019on voulut s'assurer de la préservation de ce tissage unique.Depuis, il s\u2019est fait de grands progrès en ce sens.Aux Festivals de la Chanson et des Arts manuels au Château Frontenac, à Québec, en 1927 et 1928.j'engageai trois tisseuses de l'Assomption et de Joliette, et l\u2019Ecole des Arts domestique de Québec, l'année suivante, emboîtait le pas et s'assurait à son tour les services de Mme Lord pour qu\u2019elle enseignât à quelques institutrices.L\u2019école, depuis ce temps, a disséminé cette connaissance dans toute la province, à tel point que, aujourd\u2019hui, il n'y a plus à craindre qu\u2019on oublie jamais l\u2019art de fabriquer le plus beau tissu manuel qui se soit jamais fait en Amérique et dans aucune partie du monde.\u2022 Madame Napoléon Ia>rd, de L\u2019Assomption, faisant une ceinture fléchée.L'Action Catholique \u2014 Québec Dimanche, 10 janvier 1943 La vie catholique H « tt g V Ditki.r qui tient une place Importante dans l\u2019ac-tuallté depuis une couple d\u2019années est le point de l\u2019Afrique le plus rapproché de la côte sud-américaine.Il est aussi l\u2019un des deux centres principaux de la vie catholique au Sénégal, l\u2019autre étant St-L/Ouls situé un peu plus au nord, mais aussi le long du littoral.Mgr Auguste Orimault, c.s.sp., vicaire apostolique de Dakar est en même temps adminis-tr; leur de la préfecture apostolique de St-I/niis.Il réside à Dakar.La vie catholique dans cette partie de l\u2019Afrique commença dans la dernière moitié du seizième siècle lorsque les Jésuites, sous la protection de Philippe III, roi d'Espagne et du Portugal, s'établirent tux iles du Cap Vert et tentèrent d'évangéliser les peuplades de la côte.Les Jésuites espagno's furent suivis par les Jésuites français, puis par les Capucins espagnols dans la première moitié du dix-sep-tème siècle, enfin par les Franciscains portugais, les Dominicuins français et même quelques prêtres séculiers à la fin de ce même siècle.Ils convertirent un certain nombre d'infidèles, y compris quelques chefs indigènes, mais au commencement du XIXième siècle, il ne restait guère de traces de ces premiers efforts d'évangélisation.Ce n'est pas la première fois que cette zone de l'Afrique subit les contre-coups de la guerre européenne.En 1637, la Sacrée Congrégation de la Propagation de la Foi, récemment fondée, avait envoyé les Capucins de Normandie dans la \u201cvieille Guinée\u201d, mais les Hollandais empoisonnèrent un des missionnaires français et en chassèrent les autres.La guerre se déclara entre la France et la Hol-lindc en 1672.Lorsque l\u2019amiral d\u2019Estrécs s\u2019empara de tous les postes de commerce hollandais sur la côte du Sénégal, les Dominicains entrèrent dans cett.» contrée sous la protection des Français et fu-ent suivis par les Franciscains en 1636.Mais en 1758, St-Louis et Pile de Corée tombèrent aux mains Anglais et seule Corée fut rendue par le traité de Paris en 1763, l\u2019année où la préfecture apostolique du Sr .égal fut établie par le Saint-Siège.En dépit des promesses faites par le gouvernement anglais, les catholiques de St-Louis eurent la liberté d\u2019as-semblée, mais il ne leur fut pas permis d\u2019avoir de chapelle ni de prêtre.Le Père Bertout, de la congrégation du St-Es-prit, en compagnie d'un confrère, le Père de Gli-court, fit naufrage le long de la côte sénégalaise en avril 1778.Le gouverneur britannique de St-Louis se trouva dans un dilemme, lorsque les Maures se présentèrent avec deux prêtres français et lui demandèrent une rançon.En dépit de son attitude vis-à-vis les Français et les catholiques, il se vit contraint de payer la rançon demandée.Pendant quelque temps, ces prêtres travaillèrent avec zèle et avec succès parmi la population catholique de St-Louis, mais ils furent déportés à Corée et rentrèrent en France peu apres.Le Père Bertout, à qui devait revenir le mérite de rétablir sa congrégation en France après la révolution, réussit également à présenter au ministère de la Marine une requête s ir la condition de la population catholique à St-Louis.Une flotte française y fut envoyée sur le commandement du comte de Vaudreuil et.le 28 janvier 1779.le protectorat redevenait français et le Père de Glicourt retournait dans la préfecture apostolique du Sénégal.En 1895, Dakar devint le siège officiel du gouvernement français dans l'Afrique occidentale.Quelques années plus tôt, en 1863, le vicariat apostolique de SencgambU (aujourd\u2019hui Dakar! avait été séparé du vicariat des deux Guinées, et Mgr Kobes, le coadjuteur de celui-ci, devint le premier vicaire aposto'ique de ce qui est maintenant le vicariat apostolique de Dakar.Une de ses premières initiatives fut d'augmenter les maisons des Soeurs de St-Joseph de Cluny qui s\u2019étaient établies dans le voisinage depuis 1819, et d\u2019inviter les soeur* de l\u2019immaculée Conception à venir s\u2019installer à Dakar.Avec son encouragement, le Père Barbier fonda le 24 mai 1858 pour les femmes sénégalaises les Filles du Saint-Coeur de Marie.Un séminaire pour la préparation du clergé indigène fut ouvert et il .¦» 'i.*** » AU mMMi jumy \u2022 Son Em.le cardinal Jean VER-DIKU, archevêque de Paris de I '!29 à 1940.fut légat pontifical à la consécration de la cathédrale de Dakar, en 1936.continue de s'épanouir, mais les efforts de Mgr Kobes pour établir l\u2019industrie du coton parmi les naturels furent vains à la suite d'une série de fléaux de sauterelles.Un naufrage fut responsable du rétablissement de l\u2019Eglise au Sénégal; un autre naufrage, en 1920, fut cause d\u2019une grande tristesse à Dakar.Mgr Hyacinthe Jalabert, vicaire apostolique de Dakar revenait de France avec 17 missionnaires, lorsque le \u201cS.S.Afrique\u201d fit naufrage le 11 janvier.Tout fut perdu.Mgr Jalabert avait été fait chevalier de la Légion d\u2019honneur par le gouvernement français en reconnaissance de son dévouement durant l\u2019épidémie de fièvre jaune qui avait ravagé le Sénégal en 1901.La première guerre mondiale a retardé le progrès de l\u2019Eglise à Dakar.Les Sénégalais de Dakar sont c:toyens-électeurs; c'est-à-dire qu\u2019ils votaient et qu\u2019ils étaient représentés au parlement de Paris avant la fin de la Troisième République.En conséquence, en 1915, ils furent mobilisés.Quelque trois cents soldats sénégalais furent tués à l\u2019action, mais en outre, des milliers de Noirs qui furent incorporés dans les tirailleurs tombèrent sur les champs de bataille.De plus, tous les missionnaires qui n'avaient pas atteint la limite d\u2019âge et qui n\u2019étaient physiquement aptes au service, furent enrôlés comme chapelains ou infirmiers en France ou au Cameroun.Deux reçurent la croix de la Légion d\u2019honneur; un la médaille militaire; et la majorité des autres, la Croix de Guerre.Le chapelain des tirailleurs sénégalais, le Père Sonko-Saue, fut tué en Champagne en avril 1917.Le travail des Pères du St-Esprit et des religieuses qm les aident a été récompensé par deux grands événements au cours des dernières années.Mgr Joseph Paye, membre sénégalais de la Congrégation du St-Esprit a été nommé préfet de la nouvelle préfecture apostolique de Ziguinchor établie en 1939: un légat papa! fit une visite officielle à Dakar.C\u2019était la première fois que cola se produisait dans l'histoire de l\u2019Afrique.Ce légat fut le cardinal Verdier, archevêque de P.iris, qui vint à Dakar en janvier 1936 en qualité de représentant du Pape Pie XI et dans le but de consactet la cathédrale de Dakar.11 était accompagné du- général Gouraud alors gouverneur militaire de Paris, qui a joué un rôle important dans la pacification de l\u2019Afrique.La cathédrale que le cardinal Verdier consacra en présence de douze évêques en janvier 1936 avait été ouverte le dimanche de Pâques 1929 par Mgr Grimault.La seconde messe célébrée après sa dédicace le fut pour le repos de l'âme du maréchal Ferdinand Foch.L\u2019édifice, un des plus beaux de toute l\u2019Afrique, fut construit de façon à s\u2019harmoniser avec son entourage et répondait aux exigences du climat équatorial.11 était de style soudanais moderne avec des murs, des tours jumelles et une large coupole de béton rouge.Le Père Jacob Libermann, un juif converti au catholicisme, qui devint une des principales personnalités religieuses de la France et dont la cause de béatification s\u2019institue présentement à Rome, envoya un jour le message suivant au roi Elimar de Dakar : \u201cJésus-Christ, fils de Dieu, Dieu des chrétiens.Dieu de tout l\u2019univers, aime tous les hommes également, mais il m'inspire un amour plus vivant et plus tendre pour ses chefs frères les noirs\u201d.Quatre-vingts ans plus tard, le Père des fidèles, Pie XI, par l\u2019intermédiaire de son délégué, le cardinal Verdier, devait faire une visite souveraine à Dakar, devenu un centre de vie spirituelle.De jour en jour, dans celle terre lointaine, longtemps considérée comme inhabitable par les civilisés, le nombre des chrétiens s\u2019augmente, et, grâce à l'Eglise et à ses missionnaires zélés, les nègres autretois dé\u2019aissés, livrés en esclavage, considérés comme des bêtes de somme, ne sont plus traités dans la grande famille humaine comme des fils méprisés.Ils sont mieux compris et ils reçoivent plus de respect et d\u2019amitié de leurs frères fortunés.Il fait bon, tout en méditant un peu sur les besoins missionnaires de cette partie d\u2019Afrique, de penser que, dans ces régions lointaines, se sont écrites quelques-unes des pages émouvantes de l\u2019histoire de l\u2019Eglise.André ROY.N.B.\u2014 Les notes qui ont servi à la rédaction de cette article nous ont été fournies par le service d'information du National Catholic Welfare Conference.\u2022 Vue d\u2019une partie de la ville et du port de Dakar, la capitale du Sénégal français.» \u2022 < x < r \u2022 * ' 'H * * K jrsx r * U* / Dimanche, 10 janvier 1943 L'Action Catholique \u2014 Québec Vol.VII, No 2 \u20143 $ La Famille O chrétienne ET LA OaINTE FAMILLE '\u2019La famille sans autorité, la famille sans amour, la famille sans berceau, la famille sans Dieu, voilà le mal principal, originel de notre société contemporaine.\"Travailler à la rendre ce que Dieu l\u2019a faite, aussi conforme que possible au type sacré, qui, pendant trente ans.fut montré à la terre, dans l\u2019humbl et sainte demeure tie Nazareth : voilà, certes, une oeuvre digne d\u2019unir, dans im immense et patriotique effort, les chefs des peuples *-t les pasteurs des âmes, les hommes de foi et les hommes de corttr, tous ceux qui par l\u2019autorité, par la parole, l\u2019action et la prière, ont une influence sur le mouvement de sidées et la direction des moeurs publiques.\"De là dépendent le bonheur de votre vie.l'honneur île votre sang, le salut de vos âmes .la grandeur de la patrie française, la paix et la prospérité de l'F.-l'hse\", écrivait Mgr Bonnet, évêque de Viviers, dans un mandement de 1897.La même année.Son Em.le cardinal P.rraud, vêque d'Autun, écrivait ce qui sui : \u2019\u2019Si les familles se forment en dehors de la loi de Dieu, ou vivent dans un mépris habituel de ses commandement*, l\u2019état s )cial subira le contre-coup immédiat de cette funeste indiscipline.I^es enfants qui auront grandi dans cette atmosphère d i crédulité positive ou île passive indif-férence, deviendront presque nécessairement des citoyens, pour lesquels Dieu sera.sinon un ennemi, à tout le moins un etranger, dont ils ne tiendront nul compte dans la conduite de la vie.C\u2019est ainsi q je par l'abandon de la prière et ries autre » devoirs enveis Dieu, de la part des familles irréligieuses ou indifférentes, une nation peut arriver à devenir pratiquement athée \u2014 en proie à l\u2019anarchie.\u201cQuant aux dangers qui menacent parmi nous, la famille chrétienne, la loi «lu divorte s\u2019attaque au principe même du contrat \u2014 sacrement qui le constitue.\u201cLa propagande sectaire de la franc-maçonnerio tend à exclure outrageusement Dieu de la bénédiction nuptiale et du berceau des nouveaux nés.\u201cLe système scolaire patronné par l\u2019Etat.creuse, entre l\u2019instruction pédagogique et l\u2019éducation religieuse de l'enfance, un abîme, que l\u2019insouciance coupable de beaucoup de parents ne se préoccupe nullement de combler\u201d.Aux yeux de ces éminents prélats, la famille chrétienne tend de nos jours, à se séculariser, à devenir une société toute païenne.A un mal si profond, il faut appliquer un remède efficace.Aussi, est-il indispensable d\u2019instruire les fidèles sur la nature du mariage chrétien, sur la sainteté de ce sacrement et sur les graves devoirs qu\u2019il impose.Ecoutons là-dessus le catéchisme du Concile de Trente : \"Les pasteurs doivent se proposer de diriger les fidèles dans la voie de la perfection ot du bonheur, et désirer pour eux ce que l\u2019Apôtre désirait pour les Corinthiens lorsqu\u2019il leur écrivait ces mots : .le voudrais que tous les hommes fussent comme mol.c\u2019est-à-dire qu\u2019ils vécussent dans la continence: car il n\u2019y a pas de bonheur plus grand en ce monde, que d\u2019avoir l\u2019esprit tranquille, dégagé des s «in de la terre, en paix du côté de la concupiscence et des passions, uniquement occupé de la piété et de la méditation des choses saintes.Mais, dit le même Apôtre, chacun a reçu de Dieu, un don particulier, l'un d'une manière, l'autre d'une autre, et le Ciel a attaché de grands biens au mariage, qui est devenu l\u2019un des sept sacrements de l'Eglise catholique.\"Notrc-Seigneur lui-même a voulu honorer de sa présence la solennité des noces.Tout cela prouve assez qu\u2019on doit instruire les fidèles sur cette matière, vu surtout que saint Paul et le prince des Apôtres nous parlent, dans plusieurs endroits de leurs épitres, de la dignité et des devoirs particuliers du mariage.Inspirés par l\u2019Esprit-Saint, ils sentaient parfaitement combien il était utile à la so-ciété chrétienne que les fidèles connussent la sainteté du mariage et n'y portassent aucune atteinte.Ils savaient combien l\u2019ignorance à cet égard et les fautes qui er, sont la suite, devaient attirer de calamité sur l\u2019Eglise\u201d.Dans les foyers vraiment chrétiens, les esprits s\u2019éclairent à la lumière des vérités catholiques: les coeurs sont soumis au doux mepire de la vertu.Dieu y régne en souverain; tous lui obéissent, le père, la mère, les enfants, les serviteurs; ils sont heureux de \\ ivre dans l\u2019ordre, la dépendance et la paix.Mais, dans ces maisons bénies, le bonheur ne depend pus seulement de la prospérité matérielle, de la considérations humaines, des jouissances qu\u2019offre la vie terrestre.Il est aussi dans une parfaite soumission «à la volonté divine et dans l\u2019espérance d\u2019une vie meilleure après la tombe.En vain, la mort frappe, ébranle, démolit l\u2019édifice de ce foyer domestique, Dieu en réunira un jour les membres épars dans la patrie céleste, selon les voeux de tous.\\ O La Sainte-Famille L'idéal céleste du mariage chrétien, de son unité, de sa sainteté, de son indissolubilité, brille dans la société adorable îles trois personnes divines.Son idéal terrestre se trouva dans la trinité d\u2019ici-b.'is, la Sainte Famille de Jésus, Marie, Joseph.Promis souvent aux patriarches, annoncé par les prophètes, attendu de tous les peuples, le Messie devait naître comme nous, d'une rnère, l\u2019auguste Vierge Marie, et s'appeler avec complaisance le Fils de l\u2019homme.Mais la glorieuse Vierge, prédestinée à devenir la Mere de son Dieu, ne pouvait Los familles païennes de notre époque affectent, au contraire, de mépriser les sages lois du Créateur; elles n\u2019ont que faire de la grâce et de la doctrine de Jésus-Christ.Elles se forment et se gouvernent en dehors de son influence.L\u2019esprit du monde, les caprices de la sensualité, les conseils de l\u2019égoïsme leur servent de guide et d\u2019appui.Il y a donc l\u2019idée chrétienne du mariage et l\u2019idée païenne, l\u2019idée de Dieu et de l\u2019Eglise, et l\u2019idée du monde îles théâtres, des auteurs du roman sceptique et immoral.On parle de refaire la société et de tout restaurer en Jésus-Christ.Commençons par la base qui est la famille.seule remplir sa mission de gardienne et de protectrice de l\u2019Enfant-Jéstis.Aussi, sous le voile du mariage, saint Joseph lui est-il donné pour sauver l'honneur de lu Mère, protéger l\u2019Enfant, leur offrir, à l\u2019un à l'autre, le pain de chaque jour.Multiplier le genre humain, les enfants de Dieu et de l'Eglise, les élus du ciel, elle est la noble mission du foyer domestique.\u2014 L\u2019union sublime de Nazareth se forme sous l\u2019empire de la grâce et l\u2019inspiration du Saint-Esprit.Jamais une Vierge plus pure n\u2019a été confiée a un coeur plus chaste ni plus fidèle.Ces deux anges terrestres sont, dans le mariage, les gardiens mutuel sde leur pureté virginale.Ils donnent un bel e\\.emplo de mépris des plaisirs terrestre* .t d\u2019héroïque sacrifice.\u2014 Cependant cet intérieur béni offre à toutes les familles chrétiennes, des \\ir.tus plus faciles à pratiquer.Ainsi Dieu y est connu, aimé, ser \u2022! comme le premier maître de la maisou.Saint Joseph se regarde comme son délégué et son représentant.Avec quel respect, il traite ses subordonnés; avec quel dévouement il les sert, les protège et so sacrifie pour leur bonheur ! L\u2019humble Vierge se cache, se tait, travaille dans sa pauvre demeure.Elle pr e, elle obéti à saint Joseph; elle écoute ft regarde Jésus; elle aime et pratique U' u ses devoirs.L\u2019Enfant-Jésus se prépare à remplir ra mission de Sauveur des âmes : il s'entretient avec son divin Père; il obéit à .su parents; il gagne son pain, à la sueur .le son front; il vit pauvre, mortifié et inconnu.Jeunes gens, où trouverez-voi i un plus beau modèle ?La premiere famille humaine Remontons au berceau de la société do-mestique; écoutons le Créateur nous osi l\u2019os de mes os.la chair de ma chair .Aussi l\u2019homme quittera son père et sa mère, il s\u2019attachera a sa femme et Ils seront deux dans une même chair .\u201d \u2014 \u201cQue l\u2019homme ne sépare donc pas ce que Du-ii a joint !\u201d Il est permît de conclure : Union pr; -pétuelle d\u2019un seul homme et d\u2019une seule femme, contractée sous le regard de Dieu.Voilà l\u2019institution primitive du mariage faite par le Créateur.Ici donc sont condamnés la polygamie et le divorce comme contraires à l\u2019unité, à l\u2019indissolubilité de la société domestique.Du reste, cette unité, cette indissolubilité sont tout à fait conformes aux voeux de la nature régénérée.Tout noble coeur veut jouir seul et pour toujours de l\u2019objet aimé.Un amour limité, un amour qui finit, n\u2019est |>oint capable de satisfaire le* aspirations de Lâme humaine.Dans l\u2019in*titution du mariage Dieu nou« révèle ains: sa sagesse non moins que sa bonté.\u2014 Mais quelle est la fin principale du mariage ?Son Auteur va nous l\u2019apprendre.Il dit à nos premiers parents : \u201cCroisse* et nml-tiplirr.-vons remplissez la terre.\u201d Ce précepte est général il s\u2019adresse à ceux qui fondent une famille et deviennent par là les coopératcurs du Tout-Puissant dans la multiplication du genre humain.Vouloir éluder cette première fin du mariage tout en usant des droits qu\u2019il confère.c\u2019est violer gravement la loi de Dieu, commettre une grande faute, souvent punie dès ce monde, tant la justice divine se hâte de châtier ce crime odieux.\u2014 Nos premiers parents ont-ils toujours vécu en bonne harmonie av«*c If Créateur ?Malheureusement non.Victime des ruses de Satan, Eve osa porter la main sur le fruit défendu; elle entraîna Adam, chef de la race humaine, dans sa révolte eontre Dieu; elle attira sur se* fils la mort du corps et celle de l\u2019âine.Son châtiment fut d\u2019enfanter dans la douleur et de vivre sous le joug de l\u2019homme.D\u2019ailleurs, la mort tragique du juste Abel vint révéler à cette mère coupable, toute la profondeur de sa chute.Premier et terrible exemple de cette grande ldi «le solidarité providentielle, qui punit dans les enfants les prévarications des chefs de famille.Ainsi la femme qui ne craint pas Dieu, doit redouter d\u2019attirer sur elle et sur les siens la colère du Très-Haut et les maledictions divines.IJre I» suite en pare 7 éf.æ ' W k,\t%\t' jeà*; ' ffi» ¦ - - «Vu *!t sur sa selle, dépassant de toute sa tête le colonel que la nature n\u2019avait pas gratifié d'une taille même moyenne.Les femmes laissaient flotter leurs jupes sur le flanc des chevaux et au loin, dans le camp en rumeur, les fanfares, su cédant aux appels des clairons, scandaient des marches.Tout ce passé ou presque était mort.Le colonel dormait sous les cyprès.Je me rappelle, lorsque j'étais bambin, l'avoir vu passer, sur un affût de canon c.vert d\u2019un grand drapeau.Des fanfares l'accompagnaient en jouant des airs triâtes.11 y avait beaucoup de cavaliers à l'accompagner dans cette dernière parade.Lui mort, l'incendie avait détruit les casernes et .es soldats n'étaient plus revenus dans mon village.Seul le chirurgien-major Théodule restait de ce passe et quelques murs que le temps, chaque année, délabrait.Or un soir que ma mère m\u2019avait envoyé chercher chez le docteur un certain sirop dont il était le seul à posséder la merveilleuse recette, le chirurgien recevait un télégramme ainsi conçu : \u201cArrive du b\u2019ed\u201d.GUSTAVE Ce Gustave, je l\u2019avais connu au \\ :llu-ge.C'était, a ce que je croyais, un illuminé.11 ne jurait que par la Fiance.11 g était enrôlé au début de la guerre et on n'en avait plus entendu parler.\u2022 Arrive du bled \u201d.Il aurait pu écrire \u201cAfrique\u2019\u2019 au lieu d»; \u2022'oled'\u2019 et j\u2019aurais saisi tout de suite la signification du té\u2019égramme que le docteur Théodule me braqua sous le nez comme si j\u2019avais été de la famille .\u2014Il arrive du bled, ce satané Gustave Et sans plus se soucier du sirop que Je lui avais demandé, le vieillard se leva, très droit, et vint chercher sa médaille dans l\u2019écrin de la cheminée.Il me demanda de la lui épingler sur la poitrine.J\u2019étais fort gêné.Le docteur Théodule, à mes yeux, était le personnage le plus considérable de mon village et il me semblait que j'accomplissais un rite dont je n\u2019étais pas digne.La médaille était ternie et le ruban de soie brochée, qui la soutenait, était fané, sans couleur, tout comme le vieux chirurgien-major de la reine.Comme je m\u2019apprêtais à partir, le docteur Théodule me retint : \u2014Ne pars pas, petit.Tu vas voir Gustave qui arrive du bled, il ne doit pas tarder.11 y avait un grand branle-bas dans la __ 6 \u2014 Vol.VII, No 2 maison, il pouvait être cinq heures du soir.Bientôt nous vîmes sur la route ensoleillée le charretier qui amenait Gustave, le revenant du bled.Il n'avait pas changé, sauf qu'il avait une moustache.C\u2019était un type très volubile, très expansif.Tout le monde le salua et le docteur Théodule qui me tenait par la main, par je ne sais quel hasard, m'entraîna à sa suite dans la salle à manger où ou avait dressé le couvert.On me fit une place et je pensais à ma mère et à la bouteille de sirop qu'elle m'avait chargé de lui apporter.Je ne pouvais me dérober.\u2014Tu prends du potage, petit ?\u2014Mais oui, il en prend, répondit pour moi le docteur.Ça fifit des poitrines comme celle de Gustave et des muscles et de la barbe ! Déjà le revenunt du bled racontait ses aventures : \u2014Pays de chien, terrible chaleur, dunes que le simoun soulève.11 était intarissable.\u2014 Et l\u2019ennemi, mon oncle (il s'adressait bu docteur Théodule), il est multiple et enragé.Il a toutes ies ruses.\u2014Mais, nom de \u2014 (ici le chirurgicn-major lâcha une bordée de jurons, vestige de la vie de camp qu\u2019il avait menée autrefois) êtes-vous des poules mouillées, ne ripostez-vous pas ?\u2014Nos troupes sont magnifiques, mon oncle, et nous faisons des trouées terribles dans ce désert où nos chars d\u2019assaut avancent sans jamais reculer.J\u2019étais à Mogadichou quand nous reçûmes l'ordre de franchir des contreforts qu\u2019on disait occupés par les Italiens.Il fait très chaud à l\u2019intérieur de nos chars, * nous sommes constamment aveuglés par les sueurs, et la machine qui nous transporte devient brûlante en peu d'instants.Et puis, l'odeur des gaz se dégageant des moteurs et de Thuile brûlée, c\u2019est autrement pire que les parfums de votre officine.oncle Théodule.Le vieux chirurgien-major plissa le front.D'officine, il n\u2019avait plus guère que le sirop que ma mère m\u2019avait envoyé quérir et qui m'avait amené à la table du docteur.\u2014Cantinue.Gustave, revient aux contreforts brûlés de soleil et infestés d\u2019\u201cItaliens\u201d.\u2014Dans ces contreforts, il n'y avait rien que le sable les envahissant et que l'atroce chaleur de four qui nous cuisait la chair et le coeur.Au delà des dernières brousses, des colonnes italiennes ravagées par le bombardement incessant de nos avions plongeurs défilaient, lourdement protégées par des tanks légers et quelques avions peureux.Elles serpentaient paresseuse- ment comme des serpents sur un sol brûlé, se dirigeant vers une forteresse perdue dans la Somalie italienne.\u2014Lu Somalie, mais ce n\u2019est pas le bled, dit vivement le docteur.Gustave reprit doucement : \u2014Pour nous Canadien, oncle Théodule, le bled c'est toute l'Afrique trakresse.C'est un bled qui n'est plus africain, c\u2019est un bled qui n'est plus arabe : c\u2019est un bled italien, allemand, c'est un bled innommable.Et qu\u2019est-ce que je comprenais de tout cela, moi qui étais venu pour du sirop rhumal ?On apporta sur la table un deuxième service plantureux.Le docteur Théodule me servit lui-même et ne s\u2019oublia point.Puis Gustave continua : \u2014Nous nous savions protégés, protégés par des vaisseaux de guerre dans le golfe d'Aclen et des centaines d'avions qui rôdaient au-dessus de nous et qui allaient par intervalles arroser de mitraille les colonnes italiennes que nous poursuivions.La nuit vint et avec elle un peu de fraîcheur.Nous nous arrêtâmes à l'abri de dunes et laissâmes nos monstres se ravitailler d'essence et d'huile.\u2014Et vous ?demanda le docteur Théodule.\u2014Nos inséparables boites de Trey Bcntos furent ouvertes comme d habitude et nous arrosâmes ce boeuf des Pampas de jus de citron.Puis nous repartîmes dans le desert plein d\u2019ombre et de calme, suivis pur des camions bruyants et quelquefois survolés par des vautours de fer.Pour moi, c\u2019était du rêve que cette histoire fantastique d'oiseaux de fer rasant des dunes si effroyablement chaudes que Gustave, dont la soif était restée inextinguible, n\u2019achevait plus de boire du vin blanc dont on remplissait des carafes sur un dressoir.Ah ! si ma mère m\u2019avait vu à côté du docteur Théodule si fier dans sa redingote noire avec au revers la médaille de la Reine ! la pauvre femme aurait compris pourquoi je ne lui rapportais pas son sirop.Quand je lui raconterais, me croirait-elle ?Je la connaissais, ma pauvre mère, incrédule par nature et j'entrevoyais une bonne correction : \u201cQuoi ?1» docteur Théodule t'a gardé à souper ! Voyez-vous ça d\u2019ici, ce bon petit gars à côté du respectable vieillard ! Tiens, tiens, tiens! et les claques encore et les reproches qui pleuvraient ! Sans compter qu\u2019au cartel de la salle à manger, six heures sonnaient comme un glas à mon oreille attentive.Et moi qui devais ramener les vaches du bois ! Elles ne descendaient jamais seule et je ne sais quelle aberration les retenait à l'ombre des noyers jusqu'au moment où elles me voyaient app.i , .tve a\\ec le chien.$i je tardais, elles e figeaient béatement dans une atw v inexplicable.Et ce Gustave qui n'en finisj-dt i us.11 parlait encore de cette Somalie et de ses traitrises, de son climat de fe i des soldats de l\u2019arnvée impériale su t au soleil; puis il devenait lyiique a pensee des nuits du désert avec le si bas qu\u2019il semble qu'on puisse eut les étoiles.Puis les services succédaient aux < -vices.L\u2019appétit du docteur Théod, e était proverbial au village et je me ic -dais compte que le chirurgien-majoi c\u2018 la Heine avait des cavités insoupçonm t Malgré la hantise de ma mère, j'i ' un peu de bonheur i la vue des tarn qu\u2019on apportait sur la table.C'est bête, mais dans ma cervelle d \u2022 ¦ fant, je pensais qu\u2019il ne devait pus y avoir de tartes dans le pays terrible ci- i parlait Gustave.\u2014C\u2019est pour mon pays, oncle Th< -dule, que je me suis battu en Libye et en Somalie.Puis, je quittai l\u2019hospitalière mai1 n avec assez d\u2019inquiétude à cause de mère que je savais intransigeante.11 était six heure' et demie.Quaod j'eus dépassé l'allée des les qui borde la rivière, instinctiyeme je regardai vers le bois pour voir si its vaches, par quelque hasard providn -ne!, n'étaient pas descendue* vers maison.Hélas ! elles étaient toutes c< -chées au soleil, attendant ma venue.Au-dessus de notre maison, un m nee filet do fumée montait dans le ca soir.Ce que ma mère de\\ ait rager e me voir absent si longtemps! Je ne voyais rien.Tout semblait mort a;it< des bâtiments de ferme, le chien même ne paraissait pas.Enfin, le coeur appréhensif, je r décidai d\u2019approcher du bas-côté où 'e savais que ma famille était attablée.\u2014Arrive, mon fin, fit ma mère en e voyant, et elle m\u2019embrassa.Un baiser au lieu de la volée imn \u2022 -ritée qui m\u2019attendait ! Vraiment, que -que chose d\u2019inusité se passait.\u2014Approche, viens manger ! \u2014J\u2019ai soupe chez le docteur Théod i e.\u2014En quel honneur ?\u2014Gustave est revenu de la gue; e, dis-je.\u2014Et Pierre aussi ! fit ma mere.Je regardai tout autour de la table, je ne le vis pas.mais soudain il me cri \u2014Jacques, petit Jacques ! LIRE LA SUITE EN PAGE SEP I \u2022 Sur la rivière Jao-ques-Cartier dans le parc National des Lau-reutides.\u2014 \u201cD\u2019imposantes montagnes bordent à l'est cette belle rivière poissonneuse dans son cours supérieur.Admirons les belles falaises boisées qui ne dépareraient pas le voisinage du Cap Eternité.sur le Saguenay \u2014 (Photo fournie par le Service du Parc des Laurenlidcs.) > i\tfri\tAi, .J-0' à*\tL L'Action Catholique \u2014 Québec Dimanche, 10 janvier 1943 LE COIN DE ¦¦ ¦¦ Question.\u2014 J\u2019ai envoyé une plante chez .m jardinier; il l\u2019a gardée pendant ;>lusieurs mois (j\u2019ai payé pour ses us), mais elie ne m\u2019est pas reve-t ic iilus belle.Croyez-vous qu\u2019il y ut eu négligence ou si, vraiment, iprès plusieurs mois de bons soins ne plante chétive ne peut revenir pleine vigueui?\u2014S.M., deSilery.Képonse.\u2014 Il me fait plaisir de répon-d.¦ * cette question, car je suis un de 4 ¦ k qui ont pris soin de votre plante, j \u2022 ' grotte que votre plante ne soit yas .nue plus belle.Mais, croyez-moi, on avertit que votre plante est presque .i te, qu\u2019il vaut souvent beaucoup mieux en acheter une autre que de payer pour I soigner ces?plantes.Nous en rece-\\,»n, qui sont pleines d\u2019insectes et dont l.i i .icine est dans un état de décomposi-tion avancé.Il est alors impossible, mê-i \u2022 a .ce les meilleurs traitements, de fai-icvivre les morts, même pour un jardi-ni.-r.Le mieux que vous avez à faire, ai de telles circonstances, est de faire ex i iner votre plante et de vous sou-ncitre aux conseils qu\u2019on vous donnera.t\u2019V t encore ce qui est le plus sage, et le moins coûteux.Question.\u2014 Je vous envoie une feuille de plante dont la fleur ressemble quelque peu à un dahlia pompon.Pouvez-vous me donner le nom de cette plante et peut-on la cultiver à l\u2019extérieur ?\u2014 P.E.S., Québec.Réponse.\u2014 Vous avez parfaitement r >n; c\u2019est une variété de chrysanthème |)n Cathoi.que\u201d, 3, Boulevard Cha- rest.Québec.DIEU LUI-MEME i.ic une charmante légende que con- i ' \u2022 :it tous les petits Luxembourgeois: I.bn Dieu se promenait, quand il un homme qui, assis sur un talus, r ait à chaudes larmes.Pourquoi pleures-tu ?demanda le bon Dieu.\u2014 Pourquoi je pleure ?.Parce que je suis Prussien.Alois le bon Dieu s\u2019assit sur le talus a àté dp l\u2019homme.\u2014 et il se mit à pleurer aussi.Le «-vous.?On trouvera les réponses en page 8 I\u2022\u2014Uonvient-U d\u2019insister sur les >la tes dans renseignement \u20acle l\u2019histoire nationale?\u2019*\u2022\u2014Les punaises peuvent-elles Çuérlr les morsures de serpents?\u2014Que pensez-vous de la locution: \"dormir comme un plomb\u2019\u2019?I.\u2014Lorsque les missionnaires tirent défaut chez les Durons se trouva-t-il des' apôtres laïcs pour continuer leur travail?*\u2019\u2022\u2014A quelle famille célèbre au ( tiuda Montcalm s\u2019allia-t-ii par >ou mariage?6.-\u2014Les Anglais s\u2019intéressèrent-1 - i la fondation d\u2019industries au t a tu da après ia cessionf LA FORMATION DE LA FAMILLE - fsuite de la page 4) La faiblesse du premier homme eut aussi son châtiment.Adam perdit pour lui et pour toute su race, l\u2019amitié de Dieu et toutes les richesses, les privileges de la vie surnaturelle.Esclave du démon, il fut encore condamné au travail, à la douleur, à la mort.Dieu punit de la sorte la lâcheté du père.qui ne s'oppose pas au mépris de la loi divine dans sa propre maison qui ne fait pas régner Dieu dans tous les membres de sa famille.\u2014 Mais, en exerçant sa justice.Dieu s\u2019est souvenu de sa miséricorde.Il a fait briller aux yeux des coupables un signe d\u2019espérance et de salut; il leur a montré dans le lointain des âges, Jésus et Marie, le nouvel Adam et la nouvelle Eve, choisis pour réparer la faute des deux premiers pécheurs.Dans la suite, ceux-ci ont pleuré leur révolte contre Dieu; ils ont cru au Messie promis et obtenu le pardon de leur péché.Toutefois, si Dieu a oublié leur prévarication personnelle, il les punit encore dans leurs fils, qu\u2019il soumet à un travail pénible, à de cruelles souffrances et à une mort inévitable.Parents, souvenez-vous du respect que vous devez à votre descendance; il y a des péchés de famille qui pèsent sur toute une suite de générations humaines, comme celui de la sté-rélité criminelle au foyer domestique, plaie honteuse de notre temps.Le Fils de Dieu s'est servi du châtiment qui atteint tous les hommes, pour réparer les ruines du péché originel et nous rendre l\u2019amitié divine.L\u2019auguste Vierge Marie, immaculée dans sa Conception, a sanctifié la mort qu\u2019elle n\u2019avait pas mérité.Saint Joseph l\u2019a accepté avec patience et résignation, imitant ainsi le Rédempteur.La famille avant Jésus-Christ La famille, constituée par Dieu dans l'Eden, a subi de graves altérations sous le paganisme et même chez le peuple juif.L\u2019oubli du vrai Dieu l'a conduite aux plus grands désordres.A Sparte, l\u2019Etat découronne le père de son autorité, s\u2019empare des enfants: il les laisse vivre ou les fait mourir selon ses caprices.A Rome, le père a droit de vie ou de mort sur ses fils.Les Juifs, il est vrai, ignorent cette double tyrannie exercée sur l\u2019enfant, qu\u2019ils respectent comme pouvant transmettre son sang au Rédempteur.Comme l'enfant, la femme a été aussi sacrifiée ù la fureur des passions humaines.Les Grecs et les Romains, les païens en géénral, ont porté atteinte iï l\u2019unité, à la perpétuité, à la sainteté du lien conju-galû la femme a longtemps gémi sous le joug honteux et tyrannique de la polygamie et du divorce.Le peuple juif avait obtenu de Dieu des concessions qui atteignaient, dans une certaine mesure, l\u2019unité et l\u2019indissolubilité du mariage.La perfection de la société domestique ne devait venir que du Sauveur des hommes.Une troisième plaie de la famille païenne prenait sa source dans le service domestique.A Athènes, à Rome, le serviteur était esclave, c'est-à-dire une chose vile et méprisable; un instrument de travail.un être que parfois le maître immolait à son gré ou qu\u2019il jetait dans les viviers pour engraisser les poissons.Toutefois, chez les Hébreux, le serviteur n\u2019arrosait pas le champ du maître de son sang ni de ses larmes: il était traité avec honneur et respect; il prenait part à toutes les fêtes religieuses, nationales et domestiques.\u2014 Los trois faiblesses immolées par le paganisme : l\u2019enfant, la femme, le serviteur, le foyer chrétien les respecte.L\u2019enfant y est aimé; la femme respectée; la mère y est reconnue comme la reine de ce petit Etat.Le serviteur lui-même est traité comme un membre de la famille.L\u2019impiété moderne voudrait séculariser le mariage, ramener parmi nous le paganisme, faire revivre dans la famille, les hontes, les cruautés, qui ont déshonoré le foyer antique.Il appartient aux familles régénérées par Jésus-Christ de réagir contre des tendances diaboliques, en conservant avec une fidelité inébranlable, l\u2019intégrité des croyances et des traditions chrétiennes.(Extraits de \"La famille chrétienne et la Sainte Famille\u201d, du Père V.Vieille, S.J.) ?\u2022 \"STEVIE\"\t(Photo II.-D.Bancroft, Québec.) a,- U: m {i ?VEUFS TOUS LES DEUX ! Un paysan laboure tranquillement son champ.Le garde-champêtre passe et l\u2019interpelle : \u2014Sais-tu, Pierre, que ta tante vient de mourir ?\u2014Ah ! la pauvre tante, quel malheur ! \u2014Et ton oncle aussi ! Pierre désolé : \u2014Ce pauvre oncle, cette pauvre tante ! Les voilà veufs tous les deux.DILATATION L'examinateur.\u2014 La chaleur dilate les corps, et cette dilatation est proportionnelle a l\u2019accroissement de la température.Donnez un exemple de ce phénomène ?Le candidat.\u2014 Les jours.L\u2019examinateur.\u2014 ?.I^e candidat.\u2014 Ils sont plus longs en été.Dimanche, 10 janvier 1943 L'Action Catholique \u2014 Québec La santé de vos dents DE LA FORMATION DES DENTS « PERMANENTES Pour bien prendre soin de scs dents, il faut connaître les éléments qui entrent dans leur composition.La première dentition de l\u2019enfant comprend vingt dents : dix dents dan> chaque mâchoire.La seconde dentition en comprend trente-deux, dont ving'* remplacent les vingt dents de lait, et douze sont les molaires qui poussent en arrière des dents de lait.La calcification des premières dents permanentes commence dès la naissance, ou peu après, quoiqu\u2019elles ne sortent des gencives que vers la sixième année.La calcification ou durcissement, de la couronne d'une dent permanente prend généralement six ans.Lu dent perce quand la couronne est complètement formée; mais les racines d\u2019une dent permanente ne sont entièrement calcifiées que trois ou quatre ans après la percée de la dent.Ce sont les aliments que nous prenons qui forment nos dents : elles sont principalement composées de minéraux, surtout de chaux et de phosphore.Il est donc important que la diète d\u2019un enfant à l\u2019àge de la croissance comporte une quantité suffisante de nourriture contenant les éléments suivants : le lait, les légumes, les fruits, la viande, les oeufs et les céréales à grains entiers.Même lorsque les dents sont formées, ces aliments devraient figurer dans la diète, pour conserver les dents saines.En se développant dans la mâchoine, les dents permanentes appuient sur les racines des dents de lait.Cette pression fait se dissoudre et disparaître ccs racines.Quand une dent permanente perce, presque toute la racine de la dent do lait a disparu, et il n'en reste que la couronne, qui s'enlève aisément, la percée de la dent permanente est ainsi facilitée.Les premières dents permanentes Sun! les molaires de la sixième année, qui poussent en arrière des premières molaires, une de chaque côie des deux mâchoires.Les deux incisives centrales du haut percent à peu près en même temps que les premières molaires.Les incisives latérales permanentes poussent entre 7 et 9 ans, et les prémolaires remplacent les molaires de lait entre 9 et 11 ans.Les secondes molaires percent à 12 ans, les canines permanentes entre 11 et 13 ans et les troisièmes molaires, ou dents de sagesse, percent entre 17 et 2^ ans.I>es deux mâchoires, durant les vingt et une premières années de la vie, sont le centre de développements de 52 dents en tout.Vingt pour la première dentition.et trente-deux pour la seconde.La Commission d\u2019hygiène dentaire du collège «les chirurgiens-dentistes de la province «le Québec, 3632, avenue du Parc, à Montréal, sera heureuse de répondre à touh's les questions qui lui scrqpt pesées re'atives à cet article.Le retour de deux Impériaux m (suite de la page 6) J\u2019étais dans les bras de mon grand frère qui me pressait contre sa poitrine.\u2014Tu as grandi, petit Jacques.\u2014Et toi, Pierre, tu es revenu, la guerre est-elle finie ?\u2014Non, mon Jacques, elle n\u2019est pas finie, mais l\u2019avenir de nos armes est maintenant assuré, nous vaincrons.\u2014Et tu reviens de Somalie, toi aussi: de ce pays de sable et de soleil ?\u2014Qui te l\u2019a dit ?\u2014C\u2019est Gustave ! Et pendant que mon frère Pierre racontait à mes parents son odyssée dans les terres inhospitalières d\u2019Afrique, où pendant toute une année il avait souffert pour assurer notre survivance.Je m\u2019endormis profondément dans les bras de ma mère.Vol.VII, No 2 \u20147 \u2014 707538 I^k 5-VOIIS.?Réponses aux questions posées en page 7 1.\t\u2014 Il convient d'insister avec mesure s>ir les dates dans t\u2019ensei- ment de l\u2019histuire nationale, la\u2019.)it tellement, on appuie trop, en lasse, sur les dites, les listes de ;ouvi meurs, \u2022ThisUtiae-bataille\u201d, es synoptifiues, les questions de \u2022evue.Parfv is on se borne à cela.On doit plutôt appuyer sur les \u2022tits propres à éveiPer la fierté nn-ionr l -, à partir .le nos évangélisa-eurs, tie nrs soldats, de nos héros jolitiqnes.jusqu'aux défricheurs.Montrer la noblesse de nos origi-tes.En profiter pour rappeler no-rr mission providentielle.Faire ressoitir la grandeur mn-\u2022ale de rtos héros, leurs intentions naguanimes.Ne pas s\u2019en ten;r seti-emcnt au résultat brutal des ar-nes.Fa : re coniprendre que les com->ats heureux n'ont qu\u2019une action econdaiie 'ur la forrntstitm d\u2019un icuple.que cvlL-ci est plutôt le ésultat d'un tissu d'actes rorn-n tis.d\u2019habitudes contractées an \u2022On^s rie rér.\u2019ités jouranlières.Fn un m t.une leçon d'histoire loit mettre en lumière un nrinci->e d\u2019action sociale on nationale.2.\t\u2014En Annum, depuis longer ups.les punaises desséchées, .ivalévs avec une gorgée d'eau, st>nt ronsi.iértes comme le meilleur re-nède contre la morsure les sérié its venimeux.A défaut de pu-jai.t ies échées, la victime d'une nors ire de serpent pourrait uti-iser les puna;-es récemment tuées iar écrasement.La dose normale \u2022st de trois punaises.Le traite-nent.jusqu'il y a peu de temps, \u2022ta;t considéré comme faisant parue de la pharmacopée magique.1 is une communication récente lu de-te r Lu on g, correspondant le la Société me dico-chirurgicale d\u2019Indochine, a élevé d\u2019un grade cette curieuse thérapeutique: il a >ignalé, par une observât on médicale présentant tous les caractères de rigueur scientifique, un cas Je morsure du pied par un serpent venimeux, où l'absorption de six punaises avait amené, en moins d\u2019une jo irnée.la guérison des troubles locaux et la cessation des douleurs.3.\t\u2014L'expression tout à fait correcte e^t: \"dormir d'un sommeil de plomb\".4.\t\u2014On mentionne plusieurs Huions qui.eur l'absence du missionnaire, continuaient à prêcher l\u2019Evangile, h instruire leurs frères et mérne convertir ceux qui jusque-la s'étalent montrés rebelles à la grâce.Parmi les plus fervents ic ces prédicateurs, il faut noter Etienne Totiri et son frère.Ils prêchaient tellement et poursuivaient un tel travail auprès de.-> âmes qu'ils prenaient à peine trois ou quatre heures de repos chaque nuit.Ces Indiens accomplissaient \u2019.eur travail, au dire des missionnaires, \"peut-être avec plus de r iccès pour le présent que nous n\u2019eussions fait par nous-mêmes.\u201d 5.\t\u2014L\u2019époque la plus heureuse dans la vie rie Montcalm fut celle de son mariage et des quelques années qui suivirent alors qu\u2019il éleva une belle famille de dix enfants.dont six devaient lui rester.Il épousa la petite nièce de Jean Talon, le plus célèbre et le plus caoable des intendants de la Nou-veTe-France.C'est bien par hasard qu\u2019il avait accompli ce manage qui lui donna de si grandes consolations avant de gravir son calvaire.Ou plutôt ce fut la Providence qui le permit et servit de ON BROUILLE LES EMISSIONS DE LA RADIO VATICANE Deux fois au cours de ce mois, alors que Radio-Vatican avait des messages importants à lancer, ses émissions ont été brouillées.L/?brouillage venait d\u2019Europe centrale, région sous la domination de l\u2019Axe.Petites notes A propos lie TIMBRES NORVEGE Le gouvernement norvégien en exil vient de publier, avec 1 assentiment du gouvernement anglais, une série de timbres qui pourront être utilisés dans les camps militaires norvégiens en Angleterre et à bord des navires norvégiens.Le Canada, dit-on.permettra l\u2019utilisation de ces timbres au camp de la \u201cPetite Norvège\u201d.ce moyen pour l\u2019attirer vers le Canada qui n'avait rien d\u2019attirant à , l\u2019époque, non pas tant par son climat et ses autres attributs physiques, mais surtout par les hommes qui avaient enti épris de le ruiner par leurs vols et leurs concussions.6.\u2014Marriott, dans un rapport fort intéressant, pouvait déclarer en 1774 qu\u2019une fonderie avait été établie, mais il s\u2019agissait des forges Saint-Maurice fondées sous le régime français.Il ajoutait qu\u2019on avait construit des entrepôts et qu'une distillerie, à elle seule, avait coûté 500 louis.Il révélait, de plus, que plusieurs hommes d\u2019affaires anglais avaient acheté les propriétés des Canadiens, notamment les seigneuries.\u201cSans compter les troupes, affirmait-il, il y a actuellement dans la colonie deux qu trois mille colons nés sujets britanniques\u201d._ COMMENT LES NAZIS APPLIQUENT LE TRAVAIL OBLIGATOIRE .ce de nouvelles allemande Transocéan rapporte que tous , les Juifs de Norvège doivent st rapporter pour être mis aux travaux les plus rudes.On commen-ce par les hommes de 18 a 27 ans.Comme il y a peu d\u2019Israélites en Norvège, les Nazis ne se montrent pas dif ' Aies.Ils déclarent qift* toute personne ayant deux arriè- j rc-grands-parcnts de sang juif | sont considérés comme étant Juifs ) eux-méme, qu\u2019ils soient ou non de r V'rion chrétienne.LA MANIERE FASCISTE Des soldais italiens captures en ' Lioye, ont déclaré qu\u2019ils en ont as- i 1 sez du fascisme, et qu\u2019il y en a j ocs milliers partageant leurs sentiments en Italie.Ils sont particulièrement indignés des faveurs tient jouissent les hommes du parti : fasciste dans l\u2019année italienne.Les ¦ simples soldats du roi, comme ceux qui viennent d\u2019ètre pris, doivent se battre sans aucune chance d\u2019avancement.jusqu'à ce qu\u2019ils soient capturés ou tués.' Au contraire, les fascistes obtiennent un an de congé en Italie pour chaque année passée au front.VOILA LE DUCE DANS LA RUE! Le Duce a reçu sa récompense cette semaine.En effet, la radio de Rome annonce fièrement qu\u2019une rue d Augabourg, en Allemagne, qui s\u2019appelait auparavant Kaiser-pk»*z.se nommera désormais Benito Mussolininlatz.LES PRETRES TCHEQUES CACHERAIENT NOS AGENTS SECRETS Le journal nazifié \u2018Brucn .Tagblatt\", de la ville de Brno, accuse les prêtres tenèques de i.cher dans Ifllus presbytères «t leurs caves les parachutistes u : Nations Unies qui vont leur ri< \u2022 mander asile.Le jourool aj< \"C\u2019est comme cela dans tout U* 1 protectorat de Tchécosla vaqua Pourquoi ce* agent* vont' ! por à la porte des prêtres ?Ci tJ ; évidemment parce qu\u2019ils sum i; 1 d\u2019avance qu\u2019ils y trouveront protection\u201d.LFS CAPTIFS ALLEMAND» PORTENT TOUTE SORTE D\u2019UNIFORME La radio russe dit qu'au fn t central autour de la ville uc Rzhev) on constate que les cadavres d\u2019Allemands portent les u -formes les plus variés et nulli -ment réglementaires, ce qui indique que les Nazis manquent ., Mlquette?é\u2019nl rro qne ' < 'était un chevreuil.Très bien!.Renne chance* De* piste* fraîches.Cafard!.On ferait micujt de se séparer.C'est un peu ma faute.\u201e J\u2019aiirais dft tourner mon honnit, tu aurais vu U doublure rouge.K&v'StLh&r Cétiil encore toi.Je croyais pourtant tirer sur un orignal / Donne-moi re fusil.Je vais oter te* balles, cor il arrivera un malheur.^Regarde!.Je vais attacher mon foulard i mon bonnet.Ainsi, tu \\ me verra* certaine* v\tment.La# U est heureux qu'il ait en levé les balles.car Je l'aurais en.celte fol*.Je serai peut-é ' tre en stireté comme cela.Tiens!.Si tu >\tpeux tuer nn I\trhevrenll a- '\tvec cela, tant mieux! N> Copf.1943, W*U Duney Productkmh Dùtrihuted by King Trjuott* Svnot«te, Inc.Wqdd Right* Reserved Dimanche, 10 janvier 1943 L'Action Catholique \u2014 Québec Vol.VII, No 2 \u2014 9 i t i \u2022 i i i i i J ?CHRONIQUE DES CERCLES DE JEUNES NATURALISTES ) i ^ -x \u2022 ¦«a \u2022 v s
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