Le soleil, 6 juin 2009, Arts magazine
[" leSoleil samedi 6 juin 2009 Cahier A magazine df>FannéelG ^eîa Petite-fi erfSlesoleil.com J G ACTE DE NAISSANCE Deux papas et quelques drôles de parrains, le Grand Rire de Québec a été conçu à l\u2019aube du nouveau millénaire, dans le plaisir et en toute innocence \u2014 même pas eu besoin de maman! En août 1999, le jeune Sylvain Parent-Bédard, celui qui deviendra pdg du Grand Rire, dirige Québe-comm, une firme qui organise des événements et des soirées pour de grandes entreprises.11 lance l\u2019idée d\u2019un festival d\u2019humour à Québec et le mandat lui est accordé par la Corporation québécoise des événements spéciaux.Première mission : trouver des fonds.En mars 2000, espoir à l\u2019horizon, Sylvain Parent-Bédard reçoit un appel d\u2019un représentant de Labatt.«Je suis allé le rencontrer à Montréal, il m\u2019a demandé combien d\u2019argent je voulais et je lui ai répondu un chiffre en toute innocence, parce que je n\u2019y connaissais rien!» se rappelle Parent-Bédard, encore étonné d\u2019avoir réussi à bâtir son premier festival en si peu de temps.De la mi-mars au 31 mai, sa jeune équipe et lui n\u2019ont eu que deux mois et demi pour penser une programmation, trouver des scènes et le reste des fonds.Heureusement pour Sylvain Parent-Bédard, il avait déjà des contacts en humour, idem pour Mario Grenier, qui produisait des soirées d\u2019humour depuis plusieurs années déjà et qui allait devenir le directeur artistique du Grand Rire Bleue.Avec les appuis des humoristes François Morency, François Mas-sicotte et Jean-Michel Anetil, tous originaires de la région, la table était mise pour quatre jours de festivités, avec une quinzaine d\u2019artistes qui animeraient les soirées du quartier Saint-Roch.Sauf les trois parrains-vedettes, le festival mise surtout sur l\u2019émergence, mais rêve déjà d\u2019un volet international.«Honnêtement, je ne pensais pas faire carrière dans le rire, se souvient le pdg du Grand Rire, qui avait fondé Québéeomm pour échapper au chômage à son retour d\u2019Europe.Je ne savais pas dans quoi je m\u2019embarquais, j\u2019avais 29 ans et mon équipe était encore plus jeune.On était des trippeux qui aimaient rire.On l\u2019est encore, sauf que ça devient plus sérieux!» LA PETITE ENFANCE Le Grand Rire Bleue double la durée des festivités des sa deuxième année d\u2019existence et reçoit enfin l\u2019appui financier du gouvernement fédéral.La scène extérieure déménage à la place D\u2019Youville.Les nez bleus qui donnent accès aux spectacles en plein air font leur apparition.Doucement, le festival grandit et, à cinq ans, le Grand Rire, comme son grand frère montréalais Juste pour rire, investit dans les spectacles de rue.Puis, il multiplie les galas.Il y en aura jusqu\u2019à huit et la qualité se diluera dans la quantité.Néanmoins, un vent de nouveauté souffle sur le festival, qui en 2004 s\u2019ouvre vers l\u2019ailleurs en présentant trois galas Humour du monde, qui font découvrir des artistes en ascension dans leur pays d\u2019origine, que ce soit l\u2019Australie, la France ou la Belgique.Le Grand Rire ouvre également un bureau à Paris et s\u2019associe avec Grégoire Furrer, du Festival du rire de Montreux, en Suisse.LA MATURITÉ?En 2006, le Grand Rire décide de relever le goût de ses galas : il y en aura quatre plutôt que huit.On misera sur la qualité et sur une plus grande diversité, en ouvrant un volet théâtre.Aussi, c\u2019est le retour de la Ligue nationale d\u2019improvisation à Québec, après 20 ans d\u2019absence, dans un concept unique: un tournoi de huit joueurs en simple élimination.Normand Brathwaite est de la partie pour animer un gala fou, fou, fou.Radio-Canada prend le relais de TQS comme télédiffuseur du Grand Rire, qui étend ses tentacules ailleurs en province, à Gatineau, puis à Sherbrooke a l\u2019année suivante.La straté- ^ gie de déploiement provin- ^ cial a duré jusqu\u2019en 2008.«On a décidé de faire valité entre le Grand Rire et Juste pour rire mène à des querelles.Gilbert Rozon programme un spectacle de l\u2019humoriste français Dieudonné le jour même de l\u2019ouverture du Grand Rire en 2006.Le même été, il pique au festival de Québec son directeur des relations internationales Grégoire Furrer.Ça n\u2019empêchera pas le Grand Rire d\u2019inviter Dieudonné l\u2019année suivante, malgré la colère de Rozon.En 2008 viendra Michel Bou-jenah et, enfin, la présentation tant attendue du film Le cirque, de Charlie Chaplin, avec la musique de l\u2019Orchestre symphonique de Québec et l\u2019animation d\u2019Yvon Deschamps.Mieux encore que les liens avec Montreux en Suisse, le Grand Rire s\u2019associe avec l\u2019événement Paris fait sa comédie pour faire croître son potentiel international.On peut dire qu'en 10 ans, le Grand Rire est entré dans les ligues majeures / .ftirede?fenn Grand DIX ANS Avec Roberto Beni gni en ouverture, la famille Chaplin qui s\u2019en vient pour la présentation de City Lights avec Yvon Deschamps et l\u2019OSQ, avec des vedettes françaises comme Michel Boujenah, Patrick Timsit et le cinéaste Francis Vebcr, avec les Jean-Michel Anetil, François Mas-sicotte, Pierre Lebeau, Martin Petit aux commandes des galas, et puis la visite d\u2019André-Philippe Gagnon et de Daniel Lemire, on peut dire qu\u2019à 10 ans, le Grand Rire est vraiment entré dans les ligues majeures.LA PIRE GAFFE un virage parce qu on désire concentrer J sur Québec nos res- j sources humaines et financières pour faire grandir le festival de la capitale», explique Sylvain Parent-Bédard.\t¦ Au cours de la 1 même période, la ri- \u2019 à «S'être perdu dans la quantité de galas, une erreur parce que nous avons dilué la qualité.La jeunesse des entrepreneurs de mon équipe nous a fait penser qu'à quatre, cinq ans, le festival était arrivé à maturité.Mais les médias et des sages de l'industrie nous ont fait réaliser l'importance de prendre le virage qualité.Aussi, de devenir ce que nous voulons devenir, sans se comparer.» - Sylvain Parent-Bédard Spectacles solos, galas, cinéma, théâtre, improvisation, musique : l\u2019humour se goûtera sous toutes ses formes.«Le stand-up, c\u2019est beau, mais c\u2019est ce qui se fait à l\u2019année et ça nous aurait condamnés à mourir sans la diversification qui nous fait toucher un public plus large», estime Sylvain Parent-Bédard, qui dit avoir appris des erreurs passées.«C\u2019est vraiment important pour nous de livrer un bon 10e.Car le 10e Grand Rire devient un pivot pour les prochaines années», soutient le président.L'AVENIR «On veut que le Grand Rire devienne le plus important festival du rire dans le monde francophone, ce qui exclut la présentation de volets anglophones et les festivités de rue», affirme le pdg du Grand Rire, marquant ici ses distances avec Juste pour rire, avec lequel il ne souhaite plus se comparer, même s\u2019il existe toujours une compétition entre les deux événements.«On a l\u2019ambition d\u2019être le plus grand parce qu\u2019on a la fibre de l\u2019entrepreneur.Ça va aussi dans l\u2019optique du positionnement de la capitale.Le Festival d\u2019été a aussi de grandes ambitions.On entre dans la synergie que Québec veut développer.On veut attirer les touristes et devenir une pierre angulaire de l\u2019humour.» Dans son plan de développement, le Grand Rire sera plus qu\u2019un festival.^ «Il opérera de plus en plus ^ souvent au Québec avec des projets hors festival.On n\u2019est pas seulement un diffuseur.On crée des spectacles et on veut en t faire de plus en plus.On veut développer des productions qu\u2019on pourra exporter.» Le Grand Rire de Québec aura lieu du 10 juin au 15 juillet.Pour connaître la programmation : www.grandrire.com ?.ÿm 'MieàiÛ er,fance lesdeurxS*,vfmPare, f'resont(j-a^ôfütsc°i '8nideven,>^ 50nva lébecetd'avnfeSerite fai^iUeChaniPUSas ^bonin^Jy-O* *ha»lPSÏ!neQUéb* ésenterieciJ>assé'c Cett^éeTf\"» * 6 m! ET - 5^°nZa?J,?*'*ur \u201cnique exc>usivitéS'est uni?'Je nae,.-.','3 Pas meurs» fait lSv®?ifiren» 'Ivainp^ \u201c'\"'à |ei«eursconteédar(1- 3Voi^oZ2^nd UrPrésentersanti0bert0 ^PnsW^acl La croissance des années là 10 De 4 jours à 26 jours de festivités De 2 a 9 sites De 15 a 250 artistes De 0 a 20 heures de télédiffusion De 20 000 à 500 000 spectateurs D'un budget de 400 000 $ à 7 millions $ De 20 à 180 employés à temps plein et partiel Source : Grand Rire A3 leSoleil arts magazine samedi 6 juin 2009 leSoleil arts magasine samedi 6 juin 2009 entracte Nicolas Houle nhoule@lesoleil.com J'irai fouiller dans vos tombes On a réécrit une page de l'histoire du rock cette semaine.Oubliez la thèse selon laquelle Jimi Hendrix serait mort étouffé par son vomi à la suite d'un abus de barbituriques et d'alcool.L'as de la six cordes aurait été assassiné par son gérant Michael Jeffrey.Le motif?Les 2 millions $ d'assurance-vie du musicien.Cette révélation, on la doit à James «Tappy» Wright, qui s'apprête à faire paraître le bouquin Rock Roadie.Celui qui a été assistant d'Hendrix, mais aussi de Tina Turner et des Animais, affirme avoir eu droit aux confidences de Jeffrey en 1971.Craignant d'être remplacé par un autre, l'impresa-rio aurait jugé son protégé plus payant mort que vivant.«Je devais le faire, Tappy.Tu comprends, n'est-ce pas?Je devais le faire.Tu sais très bien de quoi je parle.Nous sommes allés à sa chambre d'hôtel, avons pris une poignée de pilules et lui avons mise dans la bouche.Puis nous lui avons fait descendre quelques bouteilles de vin rouge dans le gosier.» Que de terribles révélations, n'est-ce pas?Le hic, c'est que 39 ans après le décès d'Hendrix au Samarkand Hotel de Londres, Wright peut mettre Michael Jeffrey dans le box des accusés comme bon lui semble : celui-ci est mort dans un écrasement d'avion, en 1973.1111111111111 Des gérants qui ont mis la main sur la prime d'assurance-vie de leur artiste, ça s'est déjà vu - la famille du défunt guitariste Tommy Bolin l'a constaté avec stupéfaction, en 1976.Les théories du complot, dont le public est friand, ça se voit régulièrement aussi.Qui plus est, il semble que les stars décédées prématurément s'éteignent toujours dans une aura de mystère.Est-ce nécessaire de vous rappeler qu'Elvis n'est pas mort et que Marilyn a été assassinée?Comme les fans veulent tout savoir sur les vedettes et refusent que leurs idoles disparaissent d'une façon plus ou moins glorieuse, l'encre de la spéculation devient une autre façon d'imprimer de l'argent.Dès lors, il devient ardu de discerner le vrai du faux, même lorsqu'on adopte la formule des mémoires ou du journal intime.La solution?Réécrire l'histoire.N'est-ce pas, jusqu'à un certain point, ce que fait Wright avec son bouquin?Quatre décennies après les faits, il a, en tout cas, la latitude voulue.Et puis une petite dose de fiction peut rendre la réalité tellement plus passionnante et vendeuse.Parlez-en à Bob Seymore qui, lui, avait décidé de mener une véritable enquête pour faire la lumière sur les derniers jours de Jim Morrison, en France.Il a eu du mal à remplir 80 pages et a signé avec The End un bouquin ronflant.La conclusion?Ben oui, il y a quelques trucs bizarres ici et là, mais Jim Morrison est bel et bien mort.Qu'il repose en paix.i ! 11111111111 Ces théories du complot, fondées ou pas, s'apparentent aux matchs de lutte : on sait que les dés sont pipés, mais on ne peut s'empêcher d'y croire.Kurt Cobain et Michael Hutchence se sont-ils vraiment enlevés la vie?Suffit d'un élément singulier dans leur parcours pour que le doute soit semé.Claude François est-il vraiment mort électrocuté en changeant une ampoule dans sa salle de bain?Encore récemment, un admirateur persuadé que non inondait les médias de ses courriels.Les détracteurs de Clodo, eux, préfèrent entretenir la légende qu'un vibromasseur serait à l'origine du décès.On spécule ferme, donc, et pendant ce temps, les mythes déjà bien portants continuent d'être nourris.Les morts sont gardés vivants et les compagnies de disques bénéficient des retombées.Si vous êtes de ceux qui cherchent malgré tout une cause suprême au décès des vedettes du rock, le site religieux www.biblebelievers.com a trouvé une réponse sans s'empêtrer dans les nuances.«Le salaire du péché est la mort», y indique-t-on, en citant l'Évangile.À l'appui, une longue liste d'artistes disparus.Jimi Hendrix s'y trouve.Pas son gérant.Du moins, pas encore.2020937 «ifWiKW wniwik! WVI1 26 MAI AU INTERNATIONAL DE THEATRE 13 JUIN 2009 VOYAGE, PREMIER EPISODE VU D\u2019ICI Bruxelles, Eve Bonfanti et Yves Hunstad Québec, Chri © Hennan Sorgeloos 2022792 SAVALL «qu&ec Dimanche 12 juillet JORDI* Le maître incontesté de la viole de gambe avec les musiciens du Concert des Nations Au programme : Lully, Biber, Corelli, Avison, de Hita et Boccherini PALAIS M()NTCALM I BANQUE I NATIONALE GROUPE FINANCIER leSoleil VILLE DF.4ÉÎ Québec Réservations : 418 641-6040 \u2022 www.palaismontcalm.ca LES MARCHANDS Paris, Joël Pommerat ©thStfM; h Carccchio LE MEILLEUR DU THÉÂTRE I PLUS DE 300 ARTISTES I SPECTACLES I LABORATOIRES I LECTURES I RENCONTRES Programmation: www.carrefourtheatre.qc.ca les chantiers CONSTRUCTIONS ARTISTIQUES CHANGING ROOM I LES DÉTAILS I JEUX DE PORTES I MACBETH I LE PIPOCA MIRACLE SHOW I LES MURS ONT DES ORTEILS I SIMON A TOUJOURS AIMÉ DANSER I CHARME I SIX HEURES TRENTE I SPEED DATING I L'AFFICHE À PREMIER ACTE 2 | 369, rue de la Couronne, 4e étage Il 418(1 888) 529-1996 «s carrefourtheatre.qc.ca r .\tA.K il (4ItOHUr.U fi lettres Quebec a h - V%»nHr* ii ii üilur oi loumtfuii VILLE « QUÉBEC 1*1 #106,3' rvtWHRt CHxtot leSoleil « Manoik Victoria CARREFOUR INTERNATIONAL OE THÉÂTRE QUEBEC La «Reine du blues» n'est plus La chanteuse américaine noire Koko Taylor, baptisée la «Reine du blues», et qui s'était encore produite sur scène en mai dernier, est décédée mercredi à l'âge de 80 ans.En 1963, le compositeur Willie Dixon la remarque et lui avoue, admiratif : «Je n'ai jamais entendu une femme chanter le blues comme tu chantes le blues.» Le musicien l'aide à signer un contrat avec la maison de disques Chess Records, avec laquelle elle enregistrera l'album qui lui rapportera un million de ventes en 1965, avec le tube Wang Dang Doodle.En 1975, elle rejoint la maison de disques de Chicago Alligator Records, avec laquelle elle enregistre neuf albums supplémentaires, dont le dernier en 2007.Elle s'était encore produite le 7 mai à Memphis, après avoir reçu son 29e Blues Music Award.Elle avait été récompensée en 1984 par un Grammy Award, afp Les Beatles enjeu vidéo Paul McCartney et Ringo Starr se réunissent pour promouvoir un nouveau jeu vidéo intitulé, comme il se doit, The Beatles : Rock Band.Dans le jeu, les amateurs pourront suivre la carrière du groupe depuis ses débuts, en 1963, à Liverpool jusqu'à leur prestation finale.Le disque de jeu offrira 45 chansons des Beatles.Un autre jeu, intitulé All You Need Is Love, sera offert pour la Xbox 360 en téléchargement.Tous les profits iront à l'organisme Médecins sans frontières, ap musique L« 1\t.Tendre l'oreille à Marie-Pierre Arthur * VALÉRIE LESAGE vlesage@lesoleil.com Si vous allez au Festival de la chanson de Tadous-sac, il faudra aller voir Mara Tremblay et Catherine Major, Yann Perreau, Caracol et Andrea Lindsay.Mais il faudra aussi, absolument, tendre l\u2019oreille à la musique de Marie-Pierre Arthur, une petite nouvelle dont le premier album, joyeux et aérien, laisse présager le meilleur sur scène.Née à Grande-Vallée, en Gaspé-sie, Marie-Pierre Fournier, devenue Arthur parce que c\u2019est le prénom de son père et qu\u2019on l\u2019a toujours appelée la Marie-Pierre à Arthur, la jeune artiste a étudié le chant jazz à Montréal.Mais c\u2019est le folk, avec des accents rock et country, qu\u2019elle a choisi pour s\u2019exprimer.«C\u2019est maintenant loin de moi (le chant jazz), mais ça m\u2019a servie à apprendre tout un monde harmonique.Une fois les leçons apprises, tu peux les utiliser autrement.Ça m\u2019a beaucoup aidée comme musicienne accompa- gnatrice», explique l\u2019auteure-compositrice-interprète, que l\u2019on a déjà vu jouer de la basse pour Ariane Molïatt, Mara Tremblay et Stefie Shock.Nouveau métier Maintenant qu\u2019elle passe au-devant de la scène, Marie-Pierre Arthur a l\u2019impression d\u2019apprendre un nouveau métier.Le spectacle qu\u2019elle donnera à Tadoussac avec ses musiciens de tournée (pas les mêmes qu\u2019en studio), elle ne l\u2019a présenté que quatre fois jusqu\u2019ici.«Pour la première fois, je fais partie du processus de création et ça vient avec des questionnements que tu n\u2019as pas comme accompagnatrice.C\u2019est plus prenant, mais c\u2019est plus enivrant quand tu arrives avec un bon résultat», remarque-t-elle.La timidité?Ça va.Car la jeune artiste l\u2019a déjà pas mal mise de côté en accouchant de chacune de ses chansons.«La gêne se transforme en plus d\u2019aplomb à partir du moment où tu les présentes à des gens que tu considères autant artistiquement que personnellement.» Son premier disque (éponyme), qu\u2019elle a composé avec son amoureux François Lafontaine (le cla-viériste de Karkwa) et un petit peu avec Louis-Jean Cormier (Karkwa aussi.), a reçu au début de l\u2019hiver un accueil très enthou- siaste de la part des critiques.«Je ne souhaitais rien de moins, mais je n\u2019étais pas relax! Je n\u2019étais pas convaincue que ça arriverait, même si j\u2019aimais mon disque.Tl y avait quand même un petit stress!» L\u2019univers de Marie-Pierre Arthur en est un de contrastes.Dans les textes, qu\u2019elle a écrits avec Gaële, il y a de la douleur et de la tristesse, souvent.Mais les musiques sont entraînantes, joyeuses, aériennes, douces et d\u2019une sensualité délicate.Alors la sensibilité est imitée, mais jamais la déprime.«Le contraste me représente bien.Je suis quelqu\u2019un de très joyeux et triste aussi.Je ne suis pas maniaco-dépressive, mais je peux aller profondément dans les deux.La musique représente ce que je suis concrètement dans la vie.» De la musique, Marie-Pierre Arthur dit qu\u2019elle l\u2019éloigne de ses préoccupations.«Elle me permet de décrocher, de la même manière qu\u2019il y en a qui prennent des trucs moins bons pour la santé! Un bon disque, une bonne «ride de char», y a pas grand tristesse qui résiste à ça!» La musique avant les mots La jeune artiste écoute de tout.Son chum François est son fournisseur de disques.Ensemble, ils écoutent de la musique classique, de la folk, de vieux albums des années 50 et 60, selon leurs humeurs.Et c\u2019est par la musique, bien avant les mots, que Marie-Pierre Arthur parvient à s\u2019expri- «La gêne se transforme en plus d'aplomb à partir du moment où tu présentes tes chansons à des gens que tu considères autant artistiquement que personnellement» mer.Les mélodies sont sa priorité, tout le reste vient d\u2019elles.«Les mélodies imposent un mood.Je sais par elles si ce sera une chanson triste, nostalgique ou joyeuse.Je sais vers quoi ça ira, mais il n\u2019y a pas une histoire avant la mélodie.C\u2019est la musique qui crée les histoires.C\u2019est comme écouter une musique de film et s\u2019imaginer les images : ça peut être aussi bon que le vrai film.» Souhaitons maintenant que le chant et la musique de Marie-Pierre Arthur soient aussi envoûtants à la scène que sur disque.Recommandé à Tadoussac Marie-Pierre Arthur, les 12-13 juin à 20h, scène Hydro-Québec David Marin sur le rocher de l'Anse à la Barque, 12 juin à 17h Catherine Major, le 13 juin à 19h30, scène Desjardins Yann Perreau, les 12-13 juin à OOh 30, scène Desjardins Mara Tremblay, le 12 juin à 22hl5, scène Desjardins Andrea Lindsay, les 12-13 juin à 23h, salle Marie-Clarisse Caracol, les 12-13 juin à 23h, scène Hydro-Québec VALEURSSÛRES Daniel Bélanger, 12 juin à 19h30, scène Desjardins Coral Egan et Charles Papasoff, 12juinà21h30, salle Marie Clarisse CURIOSITÉS La Patère Rose, Les Fatals Picards, Misteur Valaire, Victoria Tibblin vs Odieu (horaire au www.chansontadoussac.com) AU RAYON DES SOUVENIRS Pagliaro, 13 juin à 22hl5, scène Desjardins AS leSoleil arts magazine samedi 6 juin 2009 télévision TOURNAGE DE CHABOTTE ET FILLE Tout en nuances et en subtilité en o o oo g \u20183 LD T3 CL) £ 01 B N n oo M E M r « 2 ~3 CD 4) UD < CLOUTIER Collaboration spéciale On n\u2019aurait pu souhaiter plus belle journée pour cette visite de plateau, à l\u2019occasion du tournage de Chabotte et fille, la série «faite par et pour Québec» (selon la formule du diffuseur), dont 10 épisodes seront présentés sur les ondes de Télé-Québec dès l\u2019automne.Nous sommes sur la rue Carignan-Sa-lières, dans Limoilou, près de l'hôpital Saint-François d\u2019Assise.Baignant dans la verdure, une maison sur deux étages est assaillie de caméras et bourdonne de monde.À l\u2019avant-plan, une jeune femme jardine.C\u2019est Jeanne.La grande amie de Jean-Jacques Chabotte ressemble trait pour trait à Nathalie Mallette! «Nathalie est la seule comédienne de la distribution à ne pas être originaire et/ou résidente de Québec.En clair : 89 sur 90 rôles parlants.Toute l\u2019équipe technique est également locale», affirme Michel Gauthier, producteur de la série.On n\u2019ira pas vérifier si, tapies dans l\u2019ombre, une exception ou deux confirment la règle.Par son contenu, son approche (et même son financement; on se rappelle que la Ville de Québec avait fourni des fonds pour la série, une première nord-américaine), Chabotte et fille est d\u2019ici.«Ça fait tellement longtemps que je rêve qu\u2019il se passe de quoi dans ce sens-là, pour Québec! dit Jacques Girard, qui incarne Jean-Jacques Chabotte.Je pense que tous les acteurs sont contents de ce projet, même ceux qui n\u2019en font pas partie!» Pour Louise Pelletier, coauteure de la J v> M Un dernier coup de peigne pour Nathalie Mallette, la seule comédienne de 89 rôles parlants de la distribution à ne pas être originaire ou résidante de Québec.- photo le soleil, Laetitia deconinck série avec sa fille, Chloé Cinq-Mars, le désir d\u2019écrire une série qui soit tournée à Québec a des racines profondes.«J\u2019avais des tantes, à Québec.J\u2019y ai eu un amoureux.Cette ville fait partie de ma vie, depuis toujours; j\u2019en ai une vision romantique.Presque comme une ville imaginée.» Du reste, le projet de Chabotte et fille précède de beaucoup sa matérialisation.On semble y retrouver plusieurs thèmes chers à cette auteure, qui a notamment cosigné Blanche, A nous deux et Sauve qui peut,!, l\u2019amitié et l\u2019engagement humanitaire et social entre autres.Les personnages de Chabotte.évoluent à la fois dans les milieux de Injustice et des enquêteurs, sur lesquels elle a déjà écrit.Le ton, tout en nuances et en subtilité, auquel Louise Pelletier nous a habitués, a manifestement gagné Nathalie Mallette.«Jeanne et Jean-Jacques sont comme frère et sœur.Ils se chicanent, se réconcilient, se taquinent.Je trouve vraiment charmants ces échanges, cette spontanéité, la qualité de leur relation.» Sources d'inspiration L\u2019idée du tandem d\u2019écriture mère-fille est venue le plus naturellement du monde aux auteures.«J\u2019étais sa fan n\" 1», dit Chloé Cinq-Mars, qui a déjà signé la scénarisation de courts métrages.Une mère et sa fille écrivant sur un père et sa fille : les intrigues, ou encore, les clivages de génération, s\u2019inspirent-ils parfois de leur expérience?«On prend toujours de soi, de ses expériences, répond Louise Pelletier.Un exemple : la grand-mère de Zoé est ministre.Quand j\u2019étais à Téléfilm Canada, je côtoyais Sheila Copps \u2014 excellente ministre, incidemment! Mais, par ailleurs, le grand-père de Chloé (Gérard Pelletier) a été ministre aussi! Nos sources d\u2019inspiration sont multiples et plus ou moins conscientes.» «J\u2019ai un ami qui va se reconnaître, c\u2019est sûr! dit Chloé Cinq-Mars.En plus, Zoé me ressemble beaucoup!» Zoé a 21 ans.Fille de Jean-Jacques Chabotte, elle mène des études en archéologie et aide son père à résoudre des enquêtes.Elle est méthodique, il est brouillon; elle est analytique, il est instinctif.(Jacques Girard décrit son personnage comme «un bon chien de chasse».) C\u2019est à Claudiane Ruelland qu\u2019on a confié le rôle de Zoé.Finissante en 2008 du Conservatoire d\u2019art dramatique de Québec, elle ne croit pas sa chance, qui l\u2019a menée si tôt à un premier rôle.à Québec, en plus! «Au début du tournage, dit-elle, je ressentais beaucoup de pression.Mon défi était de rendre Zoé sympathique, au-delà de son côté renfermé et d\u2019une certaine inhabileté sociale.» L\u2019après-midi achève.À mon retour, le chauffeur de taxi m\u2019interroge sur l\u2019effervescence de la rue.Je lui donne les grandes lignes.Une comédie dramatique.Québec.Il n\u2019est pas peu fier.ce soir à la télé Réseau\tCâb.\t19K00\t19H30\t20H00\t20H30\t21H00\t|\t21H30\t22H00\t22H30\t23H00 (D SRC\t6\tLES TEMPS CHANGENT (2008)\t\t\t\tLes invincibles\tLe Téléjournal\tÉtats-Humains\tLa chambre no 13/Le rat O TVA\t7\tO8h30) LE SMOKING (2002) avec Jennifer Love Hewitt, Jackie Chan.\t\t\t(20h25) LARA CROFT: TOMB RAIDER (2001) avec lain Glen, Angelina Jolie.\t\t(22H25) Le TVA réseau\t(22h5S) DRAGON: L'HISTOIRE DE BRUCE LEE (1993)\t (T) TQS\t13\tDERRIERE LES LIGNES ENNEMIES (2001 ) avec Gene Hackman, Owen Wilson.\t\t\t\tTERMINATOR 2: LE JUGEMENT DERNIER (1991) avec Linda Hamilton, Arnold Schwarzenegger.\t\t\t OS TQc\t8\tPlanète bleue Partie 1 de 2\t\tCinéma québécois / Hollywood PQ\t\tBelle et Bum / Tricot Machine et Pénélope McQuade.\t\tLE DICTATEUR (1940) Charlie Chaplin.\t O CBC\t12\t(I8h30) Nature of Things Hockey Tonight\t\tLNH Hockey / Penguins de Pittsburgh c.Red Wings de Détroit Séries éliminatoires Final Game 5 (En direct)\t\t\t\tThe Rick Mercer Report\tOLD SCHOOL \u20ac0 CTV\t14\tW-FIVE Presents / Peace Warrior\t\tOld Christine\tOld Christine\tCABLE BEACH (2004) avec Scott Hylands, Chris Kramer.\t\t\tNews m Global\t3\tDoc\t\tThe Unit\t\tDoc\tDoc\t\tNews SD ABC\t22\tLost\t\tWipeout\t\tHere Come Newlyweds / The Butt Grab / Dr.Ruth\tPush Daisies / Fred Williamson et Gina Torres.(N)\t\tBoston Legal CD CBS\t21\tEntertainment Tonight Weekend\t\tOld Christine\tWorst Week (N)\tHarper's Island / Gurgle (N)\t48 Hours Mystery / Lady in the Harbor\t\tNews FOX\t34\tTwo and a Half Men\tTwo and a Half Men\tCops /Coast to Coast\tCops/Coast to Coast (N)\tAmerica's Most Wanted: America Fights Back\tFox 44 News\tFamily Guy\tMad TV (D NBC\t18\tMonk\t\tLNH Hockey / Penguins de Pittsburgh c.Red Wings de Détroit Séries éliminatoires Final Game 5 (En direct)\t\t\t\t\tNews (S! PBS\t42\t(i8hoo) Magic Moments: The Best of 50s Pop Music\t\tRock, Rhythm and Doo Wop - Host Frankie Vallie and more than 200 early rock-and-roll legends reunite.\t\t\t\t\tMy Generation: '60s RDI\t19\tLe journal RDI\tHumanima\tDécouverte / Des chauves-souris et des hommes\t\tLe Téléjournal\tGrands Reportages: Les films Imax / Les dauphins\t\tTout le monde en parlait\tLe Téléjournal ARTV\t31\tPour l'amour du country\t\tTALK RADIO (1988) avec Ellen Greene, Eric Bogosian.\t\t\tGuy Mauffette: L'oiseau de nuit\t\tComme par magie Canal D\t20\tHumour en santé\t\tLe grand rire 2004 / Les Tentations\t\tLe grand rire 2004 / Les Tentations\tImages-chocs / Conducteurs dangereux\t\tLes rescapés Canal Vie\t35\t10 CHOSES QUE JE DETESTE DE TOI (1999) avec Julia Stiles, Heath Ledger.\t\t\t\tDes maisons d'occasionS / Le stagiaire\tBye-Bye Maison\tMa maison\tMariages de rêve Évasion\t23\tSoleil tout inclus / Cayo Santa Maria\t\tDestination / Mexique - Les destinations mexicaines les plus romantiques et séduisantes.\t\t\t\t\tRallye autour du monde Historia\t25\tSi j'avais un char / Tous les deux mon amour.\t\tLes ailes de guerre / La mort de la marine japonaise\t\tNCIS enquêtes spéciales / Piège en sous-sol\tVICTOR/ VICTORIA (1982) avec James Gardner, Julie Andrews.\t\t MusiMax\t32\tCocktail pop en clips\t\tRiches et célèbres\tRiches et célèbres\tEn chute libre!\tj Liaison Dangereuse\tPlus riche que toi\t\tLes 101.Musique Plus\t30\tLa prochaine Top Modèle Américaine\t\tParis un jour, Paris toujours!\t\tDanse ou crève!\tVictoria's Secret Fashion Show\t\tPink: I'm Not Dead Séries +\t24\tLe merveilleux monde d'Alice\t\tBella et ses ex\t\tLes experts / Témoin gênant\tLes experts / Le monstre de la boîte\t\tBorder: surveillance TV5\t15\tMondial d\u2019impro Juste pour rire / Finale\t\tLes années bonheur\t\t\t\tCaméra café\tTVS le journal ZTélé\t26\tLe cobaye\tLe gars d'service\tChasseurs d'ovnis / Objets immergés non identifiés\t\tMélinda, entre deux mondes / Secrets de famille\tBRAINSTORM (1983) avec Natalie Wood, Christopher Walken.\t\t RDS\t33\t(I8h30) Canadien: 100\tAvant-match (En direct)\tLNH Hockey / Penguins de Pittsburgh c.Red Wings de Détroit Séries éliminatoires Finale (En direct)\t\t\t\t\tInfo Sports (En direct) Sportsnet\t38\tLMB Baseball / Rangers du Texas c.Red Sox de Boston (En direct)\t\t\t\t\tPoker\t\tSportsnet Connected TSN\t28\tNASCAR Auto Racing Federated Auto Parts 300 (En direct)\t\t\t\t\t\tSportsCentre\t O T-MAG\t10\tAstro mag\tDirection Plein Air\tTuning Performance\tAMS: édition VR\tPrenez-vous en main Habitat-Mag\tÀ la découverte de.\tParlons affaires\tVélirium 2008 Vox\t9\tLeZarts: Studio\tJeffyPOP\tEn route vers mon premier gala Juste pour rire\t\tCégeps en spectacle\tLes artisans à l'oeuvre\tLes édectiks\tLes ArShitechs du son Télétoon\t36\tBugs Bunny et Tweety\t\tDéfis extrêmes: Action!\t6teen\tLes Simpson\tPunch\tLa Vie est un zoo\tSouth Park\tLes Simpson Vrak-TV\t16\tCAMP ROCK (2008) avec Demi Lovato, Nick Jonas.\t\t\t\tGossip Girl: L'élite de New York\tFrank vs Girard\tFrank vs Girard\tDegrassi, nouvelle disques en vedette PR ' * A R \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022 JAZZ-BLUES Préliminaires IGGYPOP Iggy sur ffle de Houellebecq On nous annonçait un virage jazz et blues pour Iggy Pop.C'est davantage à une incursion en territoire français qu'il nous convie sur Préliminaires.Une reprise, dans la langue de Molière, des Feuilles mortes, une pochette signée Marjane Satrapi (Per-sepolis) et, surtout, le spectre de Michel Houellebecq teintent fortement cet enregistrement.Il semble que la lecture du bouquin La possibilité d'une île ait eu un impact tel sur l'artiste qu'il a senti le besoin de pondre cette nouvelle cuvée de chansons.Ce mariage singulier, mais pas si improbable (Pop avait été approché pour faire la musique d'un documentaire sur le romancier) donne lieu à un album fascinant, où le père d7 Wanna Be Your Doge hante, justement, à propos de chiens.Sa voix de baryton hante un savoureux dixieland (King of the Dogs), défend du rock grinçant {Nice to Be Dead), en plus d'être au service des mots de Houellebecq, collaborateur pour ce projet, dans la magnifique A Machine for Loving.Brillant, inspiré et agréablement déstabilisant.Nicolas Houle ALBUMS PRÉCÉDENTS \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 PUNK-ROCK 2003 Skull Ring Éric Moreault PUNK-ROCK 2001 Beat 'Em Up PUNK-ROCK \u2022 \u2022\u2022«\u2022 1999 Avenue B Le Soleil \u2018't L .sfatt r\\\u2019* mow, 'iGCtPOt.sur les rayons Exceptionnel \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 Excellent \u2022\u2022\u2022\u2022 Bon im Passables* Àéviter\tLisez toutes les critiques de disques au www.cyberpresse.ca/lesoleil MY FIRST BLUES \u2022 \u2022\u20221 leSoleil Juste pour musique [lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Bob Harrisson le survivant DANIEL LEMAY La Presse MONTRÉAL \u2014 Bob Harrisson boit de la légère, fume juste quatre cigarettes par jour et se couche aux alentours de minuit.Et dans sa 60e année, celui qui a déjà été le bluesman le plus bruyant de la ville vient de lancer un disque soulignant ses 50 ans de carrière musicale.«Pas 50 ans de blues, faut pas se tromper.Le blues est venu plus tard», nous disait l\u2019ancien batteur d\u2019Offcnbach lundi au Bistro à Jojo, le quartier général du blues de la rue Saint-Denis, la rue de Montréal qu\u2019il connaît le mieux.Robert Harrisson [les Harrison francophones de la souche gaspésienne ont ajouté un S pour se distinguer de leurs homonymes anglais] vient d\u2019une famille musicienne de Cowansville qui le met «sur le drum» à huit ans.Dix ans plus, le voilà à Toronto, dans des house bunds de bars country; il passera 12 ans en dehors du Québec.Recommandé par Brecn Le-Boeuf qu\u2019il a connu à Toronto, Bob Harrisson se joint à Offenbach après l\u2019album Traversions, qui consacre le groupe auprès du public québécois, et En fusion, enregistré en mars 1979 avec le Vic Vogel Big Band, un des grands moments de l\u2019histoire musicale du Québec.«Au début, Gerry n\u2019était pas sûr, mais ç\u2019a cliqué et je suis devenu son ehum de brosse.» Fallait être fait fort pour être «le chum de brosse» de Gerry Boulet (1946-1990), qui roulait multipistes 24/7 et, malgré ses 110 livres, pouvait être le plus baveux de la place : Bob Harrisson sourit quand on évoque cette grande époque.En 1984, un peu avant l\u2019éclatement du groupe, Harrisson quitte Offenbach.«On avait joué au Forum deux fois, on était allés en France.On ne travaillait plus beaucoup et moi, j\u2019avais la piqûre du blues.» Avec sa guitare et sa grosse voix (de brosse), il commence à donner des spectacles en duo avec Breen LeBoeuf.Plus tard, il monte son propre groupe pour lequel Vic Vogel écrit les arrangements.«Roi du blues» Le personnage du «roi du blues» prend de l\u2019ampleur quand Bob Harrisson \u2014 «avec Labatt Bleue» \u2014 met sur pied les Sessions blues qui, à leur apogée, se tiendront dans 13 bars de la rue Saint-Denis dont le centre nerveux était alors le Grand Café.«Je transportais la bière moi-même.Quand j\u2019arrivais dans un bar, quelqu\u2019un criait : \u201cBob est dans la place\u201d, et j\u2019embarquais pour une toune ou deux avant de continuer ma tournée.» Tournées d\u2019enfer qui dureront 13 ans, avec un voyage des Sessions blues en France (à Saint-Étienne) où Bob Harrisson est accompagné, entre autres, par le pianiste Dan Bigras et les choristes Luce Dufault et Loulou Hugues.À l\u2019époque, l\u2019autre roi du blues s\u2019appelait BB King; ils joueront ensemble au Spectrum, dans les années 80.Aujourd\u2019hui, Bob Harrisson vit encore de la musique.«Minimalement», dira-t-il, mais mieux que jamais dans sa tête parce qu\u2019il est complètement clean depuis trois ans : aucune drogue, ni dure ni douce, pas de «fort», rien! «Je suis un homme nouveau grâce à Suzanne, mon ange.» Discrète, la dame assiste à l\u2019entrevue, pas jalouse du blues pour line cenne.Honoré à Tremblant Faut pas! Surtout à la veille de la saison des festivals.Gros Bob est un habitué du Festival de jazz où il en sera cette année à sa 22° présence.Et dans la série inaugurale de l\u2019Astral, s\u2019il vous plaît! Le «patriarche bleu» retourne aussi au festival de blues de Tremblant qui lui rendait hommage l\u2019été dernier.Ce nouveau CD, Entre nous, est un enregistrement live de la première partie du spectacle où raccompagnait son band régulier : Dan Marsolais à la guitare, Sylvain Bertrand à la basse et Robert Dethier aux percussions.Examen de la vue annuel! LS.V XBR, Z Avec des couleurs vibrantes de réalisme et des scènes d\u2019action fluides et précises, Sony vous permet d'y voir plus clair en matière de haute-définition.Ses séries: L, S, V, XBR et Z, Sony vous en mettront plein la vue, quelles que soient vos exigences.www.audiolight.qc.ca SPÉCIALISTE EN SON ET IMAGE DEPUIS 1965 355, Marie de l\u2019Incarnation, Québec, GIN 3G9 Téléphone; 418 687-9252 (Fermé le dimanche) Festival de théâtre amateur FUSION THEATRE NEUF présente son 25e Festival du 9 au 20 juin 2009 à 20h, à la Salle Multi de Méduse 591, rue de Saint-Vallier Est, Québec Juin 9-10 11 12 13 16 17 18 Troupe de théâtre Nacéo Les Feluettes ou La Répétition d'un drame romantique de Michel Marc Bouchard Scènart Productions La Société des Loisirs de François Archambault Collectif En Marge ! L'homme est bon, le cochon, succulent Adaptation de 'Grand-peur et misère du lllème Reich1 et 'Dialogues d'exilés1 de Bertolt Brecht La Troupe Sismo Les Grandes Chaleurs de Michel Marc Bouchard Les Grands Enfants Point de Non-Retour d'Agatha Christie 19 L'Arrière scène Théâtre Parce Que Théâtre Génération 20 Gala Honoris du 25° À toi, pour toujours, ta Marie-Lou de Michel Tremblay La Maison des Ardennes de Jacques Caron Les Sœurs D\u2019Éden de Daniel Provencher et Caroline Frenette Soirée 25\", Prix, numéros & souvenirs.Tous les anciens sont invités.Renseignements et billetterie : 418 977-9118 \u2022«Equébec\t,\tiiru Arrondlssemenl BAZZARf\treclo-verso\t( PERISCOPE cSoleÜ PHOTO LA PRESSE, ANDRÉ PICHETTE Grand Théâtre leSoleil HTghbti Foule cool Bell SffliMSé »?QW Grand Théâtre de Québec Labo Expérience Les prémices de Mister Mystère 8,9 et 10 juillet eQ» PUBLIC DEBOUT SÜR LA SCÈNE! SALLE LOUIS-FRÉCHETTE 20 h 30 \tgrandtheatre.qc.ca\t \t\t m Onze pièces, qui vont des classiques d\u2019Offenbach (.Ayoye!, Câline de blues) aux standards du R&B, le genre favori de Bob Har-risson.A cela s\u2019ajoutent entre autres Jean Batailleur de Zachary Richard, chantée par De-thier, et une chanson que Plume Latraverse avait écrite pour (et sur) Bob Harrisson : la bien-nommée Un chat dans\u2019gorge.Mais Bob le matou entend toujours Louis Armstrong et Torn Waits : «Avant, je garrochais; maintenant, je chante.» CC Quand j'arrivais dans un bar, quelqu'un criait : \"Bob est dans la place\", et j'embarquais pour une toune ou deux avant de continuer ma tournée 11 yét* «u -y-4- ?cLll ?américain de 1850 à 1950 L\u2019EPOQUE DE LA MATURITE ' T., A u DU 21 MAI AU 7 SEPTEMBRE 2009 L'EXPOSITION EST ORGANISÉE PAR L\u2019AMERICAN FEDERATION OF ARTS.NEW YORK.ET LADDISON GALLERY OF AMERICAN ART.PHILLIPS ACADEMY.ANDOVER.MASSACHUSETTS.Musée national des beaux-arts du Québec Québec S S Québec SET ^Québec OttK* d> Inrtmt d» OuMw «\u2022» ivr TÉLÉVISION leSoleil PARC DES CHAMPS-DE-BATAILLE, QUÉBEC 418 643-2150 / 1 866 220-2150 / WWW.MNBA.QC.CA Childe Hassam, Mai 1917 : le jour commence sur l'avenue (détail), 1917.Huile sur toile.Addison Gallery of American Art.Phillips Academy, Andover, Massachusetts; legs de Candace C.Stimson.Gracieuseté American Federation of Arts.A13 leSoleil arts magazine A14 leSoleil arts magazine samedi 6 juin 2009 rm.ii ii Mac.£mji «DU JAMAIS VU À QUÉBEC: LES DEUX ^ ORCHESTRES SUR SCÈNE, FACE À FACE ! » orchestra Plus de 130 artistes en arts visuels et métiers d'art exposeront sur place Programmation complète sur notre site Internet www.lefestivaldecouvrarts.com Du 5 au 7 juin 2 0 0 9 Au cœur du Vieux-Cap-Rouge samedi et dimanche, de 11 h a 17 h.SPECTACLES GRATUITS Les artistes exposeront au gymnase de l'école Marguerite-D'Youville.sous le chapiteau du stationnement de l\u2019école, dans les centres d'exposition et au site des auvents, rue Saint-Félix.RENSEIGNEMENTS : 418 641-6126 Durant le festival : sous le grand chapiteau et au parc Nautique Navette gratuite Spectacle pour enfants 20 h : PAUL PICHÉ « Le voyage » Dimanche 7 juin 13\th 30 : PATOU Spectacle pour enfants 14\th 30 : CONCERT CLASSIQUE à l'église Saint-Félix de Cap-Rouge - Les tiipleltes à l'opéra - 16 h 30 : GROUPE VOCAL LES LORIOTS DE CAP-ROUGE dag'ogique sur l\u2019enseignement des instruments à cordes.Comme on le découvre dans le film, cette orientation permet d\u2019offrir aux jeunes une éducation de qualité.En plus de développer sa coordination, sa mémoire, sa concentration et son autonomie, l\u2019élève a la chance d\u2019acquérir le sens du mouvement et de l\u2019équilibre, de cultiver son goût et de s\u2019initier tôt au partage et à l\u2019écoute.Il se bâtit très tôt une discipline personnelle.Il fait l\u2019expérience de la solidarité et de l\u2019engagement.Peu importe ce qu\u2019il fera de sa vio, on sent qu\u2019il aura déjà acquis des habiletés spécifiques qui, d\u2019une manière globale, en amélioreront la qualité.Ça, c\u2019est le côté objectif du film de Michel Lam.Mais c\u2019est dans sa subjectivité, c\u2019est-à-dire dans le type de regard que pose le cinéaste sur cet univers, que l\u2019œuvre trouve sa véritable beauté.La résolve et la retenue avec laquelle la caméra s'introduit dans l\u2019école, presque à pas feutrés, avant même l\u2019arrivée des jeunes, donne déjà le ton.L\u2019observateur cherche visiblement à se faire oublier, non seulement par les élèves, mais également par les spectateurs.L\u2019absence de narration contribue à rapprocher les uns et les autres.L\u2019impression d\u2019intimité qui se développe ainsi au fil des témoignages donne au propos sa force, sa tendresse et sa chaleur.Ce souci de la proximité se traduit également dans le cadrage.Les plans, très serrés sur les sujets, captent les réactions les plus subtiles.Apparemment, les acteurs, qu\u2019il s\u2019agisse des élèves ou des enseignants, ont appris très vite à oubber la caméra.Parlons enfin du rythme du film, qu\u2019on dirait inspiré par celui des saisons et qui rappelle beaucoup le mouvement calme et détendu de\\'amiante.Ni trop lent ni trop rapide.Comme le pas des élèves de Sacré-Cœur, qui, sans prcci- L'impression d'intimité qui se développe ainsi au fil des témoignages donne au propos sa force, sa tendresse et sa chaleur.pitation, mais avec mesure et assurance, avancent dans la vie.Le Festival Découverts est une presentation de la Société /fat# Cufiw* de Cap-Rouge Grâce au soutien financier de V.LLEOE\tM PeSiardi,nS /\u2014N, ,£.Dlr^\tCaisse populaire V^Li t- D\tde Cap-Rouge Arrondissement Laurentien Collaboration leSoleil Didier Monssonneau présente Les deux plus prestigieux big bands du monde s\u2019affrontent sur scène dans une bataille historique Les juges du combat seront : SAMEDI 11 JUILLET, 20 h GRAND THÉÂTRE » jÉSNfc,.fiS&ÏÏÊS.DE QUÉBEC\t__ 418.643.8131 -1.877.643.8131\tle château bonne entente\t/^^(DCfTDA www.billetech.com-www.grandtheatre.qc.ca\tICuUlull\tGBC?JrtUKfl au générique Cote : \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 Titre : .et la musique Genre : documentaire Réalisateur : Michel Lam Salle: Cartier Classement : général Durée : lhl4 On aime : la tendresse du regard, la tonalité chaude de l'image, l'absence de narration, l'abandon des élèves devant la caméra On n'aime pas : - .ETLA MUSIQUE Tableaux dune éducation rboisverWlesoleü.corn CRITIQUE Pianiste de formation, le réalisateur Michel Lam est retourné à l\u2019école où, jadis, il a lui-même été initie à la musique.Fl en a ramené un film nuancé, intime et doux qui permet de découvrir le quotidien des élèves, de la journée d\u2019accueil jusqu\u2019au concert de fin d\u2019année.Le documentaire .et la musique a pour cadre l\u2019école Sacré-Cœur de Sherbrooke, une institution du réseau public qui a choisi d\u2019appuyer sa démarche pc- cinema SAM MENDES __ À peine quelques mois après la sortie des Noces rebelles (v.f.de Revolutionary Road), Sam Mendes propose un nouveau film sur le couple.Très différent de ton, Ailleurs nous irons (v.f.de Away M/e Go) se rapproche davantage de la vision personnelle du cinéaste sur le sujet.A17 11111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111 Exceptionnel \u2022 \u2022\u2022\u2022 Excellent >\u2022\u2022\u2022 Bon*** Passable i* À éviter* nous avons vu \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022 .et la musique A14 \u2022 \u20224 Un mariage de rêve A16 Beauté en péril\tMalédition de l'enfer A19\tA18 BEA UTÉ EN PÉRIL PORTRAIT D'UNE FEMME FRAGILE À LA CROISÉE DES CHEMINS A19 A15 leSoleil arts magazine samedi 6 juin 2009 Alb leSoleil arts magazine samedi 6 juin 2009 in ».-n Larita (Jessica Biel) transformera à jamais la vie de la famille anglaise Whittaker, en devenant la femme du fils cadet (Ben Barnes) dans la comédie Un mariage de rêve, de Stephen Elliott.Se remettre en selle SONIA SARFATI La Presse NEW YORK \u2014 Stephen Elliott voulait tourner la page sur Priscilla, folle du désert.Ben Barnes désirait prouver que sa belle tête peut être crédible sur d\u2019autres épaules que celles du charmant prince Caspian.Jessica Biel était en quête d\u2019un succès professionnel.Rencontre avec un trio qui s\u2019est remis en selle pour galoper vers un ailleurs différent.Celui d'Un mariage de rêve (v.f.de Easy Virtue).Pendant des années, Stephen Elliott a détesté Priscilla, folle du désert.Pourtant, c\u2019est le film qui, en 1994, l\u2019a fait naître au septième art.«Mais peu importe ce que j\u2019ai fait par la suite, il y avait toujours ce commentaire : \u201cCe n\u2019est pas Priscilla.\u201d» Le réalisateur australien se souvient comment, il y a 10 ans, excédé par le milieu du cinéma, il en a claqué la porte.Pour s\u2019installer dans les Alpes.Et, presque, y mourir : en 2004, il s\u2019est cassé le dos, le bassin et les jambes dans un accident de ski.«L\u2019accident a eu deux effets sur moi.D\u2019abord, je me suis dit que si j\u2019avais réussi à survivre à ça, je pouvais survivre au monde du cinéma.Ensuite, j\u2019ai réapprivoisé Priscilla.» U a ainsi écrit une comédie musicale inspirée du film.Et il a seéna-risé, avec Sheridan Jobbins, un texte.qui n\u2019était pas pour lui : Easy Virtue, du dramaturge britannique Noël Coward.Un huis clos sis dans l'Angleterre des années 20.La Première Guerre mondiale a laissé ses marques sur les gens et une société où valeurs d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui entrent en collision.«Je pense n\u2019avoir jamais vu jusqu\u2019au bout un film \u201cd\u2019époque\u201d.Et c\u2019est finalement ce qui m\u2019a attiré dans ce projet, poursuit le réalisateur.Le fait de ne pas être le candidat \u201cidéal\u201d.Et le sentiment de rébellion qui transpire du texte.» Moderne Il a ainsi transformé la pièce en un film «de costumes» qui n\u2019en est pas vraiment un.Car Noel Coward, qui n\u2019avait que 23 ans quand il a écrit le texte en 1924, tenait à ce que son œuvre ne soit jamais perçue comme une pièce de musée.Sa dramaturgie s\u2019ancrait dans son temps à lui.«J\u2019ai fait un film moderne, mais en conservant l\u2019époque, pas en travaillant sur des anachronismes, mais sur le ton», explique le réalisateur.Stephen Elliott désirait aussi que sa distribution surprenne.Entrée de Jessica Biel.«J\u2019aurais pu trouver une actrice qui aurait campé Larita les mains dans le dos, mais je voulais quelqu\u2019un qui apporte une fraîcheur au rôle, explique Elliott.Jessica est drôle, et personne n\u2019avait vu ce côté de son talent.» Ça tombait bien, la comédienne cherchait à jouer la carte de la différence.Dans le registre.Et, pourquoi pas, un peu plus?«Stephen m\u2019a demandé ce que je pensais de devenir une blonde platine.Des images de Jean Harlow et de Carole Lombard, ces actrices glamour des Années folles, me sont montées à l\u2019esprit.Et j\u2019ai accepté.» Tout comme, plus tard dans le processus, elle a accepté de chan-ter Mad About the Boy, qu\u2019au départ, Ben Barnes devait interpréter.«Mais Stephen a découvert que dans son testament, Noël Coward a bien insisté pour que jamais un homme ne chante cette chanson qu\u2019il a écrite», continue-t-elle.La compagne de Justin Timberlake a donc poussé la note, réalisant ainsi un de ses rêves d\u2019enfant.Pour ce qui est de Ben Barnes, qui chante aussi dans le film, où se côtoient des pièces d\u2019époque et d\u2019autres contemporaines mais arrangées de manière à faire époque, sa décision d\u2019incarner .John Whittaker n\u2019a pas été spontanée.«Après prince Caspian, j\u2019étais prêt pour tout rôle où je n\u2019aurais pas à manier l\u2019épée, dit-il.Mais j\u2019ai hésité à accepter celui-là : John est faible, dominé par sa mère.Mais en discutant avec Stephen, j\u2019ai vu qu\u2019il était possible de mettre sa naïveté de l\u2019avant\u2014cela lui donne un charme qui relègue à l\u2019arrière-plan sa facette fils à maman.» Les frais cte voyage deœieportage ont été payés par Alliance Vivafilm (Sony Pictures Classics), UN MARIAGE DE RÊVE Vaudeville à l'anglaise NORMAND PROVENCHER nprovencher@Iesoleil.com CRITIQUE Il est plutôt étonnant de retrouver Stephen Elliott, réalisateur du frivole Priscilla, folle du désert (1994), à la barre d'Un mariage de rêve.D\u2019autant plus qu\u2019à l\u2019origine, lui-même ne se considérait pas comme le meilleur choix pour tourner l\u2019adaptation de la pièce Easy Virtue, écrite en 1924 par Noel Coward.Le résultat laisse pour le moins pantois.Pour ne pas dire de glace.Elliott livre une production sage, poseuse, académique jusqu\u2019au bout des ongles, incapable de conjuguer adéquatement son double pari de divertissement et de romance.Un mariage de rêve (v.f.de Easy Virtue) raconte le choc des cultures dans l\u2019Angleterre du début des années 30, alors que la vie de l\u2019aristocrate famille Whittaker sera chamboulée par l\u2019arrivée de Larita, la nouvelle et ravissante épouse américaine (Jessica Biel) du fils cadet (Ben Barnes).Féministe avant l\u2019heure, adepte de course automobile, de peinture cubiste et de livres à l\u2019index, la jeune femme sera immédiatement prise en grippe par sa nouvelle belle-mère (Kristin Scott Thomas), une femme aux valeurs traditionnelles qui en arrache à gérer seule l\u2019immense domaine familial.Son mari (Colin Firth) a démissionné depuis un moment, ruminant dans son atelier ses douloureux souvenirs de la Première Guerre mondiale.Les deux filles du couple (Kimberley Nixon et Katherine Parkinson), elles, passent le plus clair de leur temps à se désespérer de ne pas (re) trouver l\u2019homme de leur vie.Entre vaudeville et drame sentimental Le séjour prolongé de la mystérieuse aventurière yankee chez ces Anglais de bonne famille ne sera pas sans créer quelques étincelles.Malgré toute sa bonne volonté, Larita éprouvera tout le mal du monde à se faire accepter par sa belle-famille, à l\u2019exception du père, pour qui sa présence le poussera à sortir de son état de mort-vivant.Un mariage de rêve \u2014 traduction quelque peu trompeuse, puisque le film ne comporte ni noce ni cérémonie \u2014 flirte sans grande conviction entre le vaudeville et le drame sentimental.Les bourdes et mauvaises influences de Laura (la mort accidentelle du chihuahua de la famille et le french cancan sans petites culottes.) sont amenées avec bien peu de subtilité, à deux doigts de la mauvaise comédie de boulevard.Autre problème, et il est de taille, Elliott ne réussit jamais à insuffler une âme à ses personnages.Jessica Biel (Blade 3, Next) joue avec plus ou moins de conviction la Jane Harlow de service face à un Ben Barnes bien pâle.La toujours surprenante Kristin Scott Thomas fournit au film ses meilleurs moments, avec scs répliques trempées dans un humour so hritish.Quant à Colin Firth, disons qu\u2019on l\u2019a déjà connu dans de meilleures dispositions.au générique Cote : \u2022 \u2022 4 Titre : Un mariage de rêve Genre : comédie sentimentale Réalisateur : Stephen Elliott Acteurs : Jessica Biel, Ben Barnes, Kristin Scott Thomas, Colin Firth, Kimberley Nixon et Katherine Parkinson Salle : Le Clap Classement : général Durée : lh36 On aime : le personnage de Scott Thomas, les chansons d'une autre époque On n'aime pas : le récit qui navigue maladroitement entre vaudeville et romance, les personnages peu inspirés entrevue 5AM MENDES\tTJj-^ Choix de vie rupxle- s-.- « l «Je suis resté très sensible à l'idée d'appartenance qui est évoquée dans cette histoire.Je pouvais aussi m'identifier de façon intime aux questions soulevées par ces futurs parents», explique le réalisateur.roulant à Montréal, où vit.un couple d\u2019amis que Burt et Verona fréquentaient à l\u2019époque de l\u2019université, ont été tournées à Stanford et à New Haven, au Connecticut.Quand on lui fait remarquer que les Montréalais risquent d\u2019être un peu surpris par la façon dont est dépeinte leur ville à l\u2019écran qui n\u2019afliche qu\u2019un visage unilingue anglophone, le cinéaste se montre un peu étonné.«Il s\u2019agit plutôt d\u2019une évocation, fait-il remarquer.Même si nous avons retravaillé le scénario, nous n\u2019en avons pas modifié la structure, ni les endroits auxquels le récit original fait écho.» Autrement dit, les scénaristes auraient certainement été mieux placés pour expliquer leur choix de camper une partie du récit à Montréal, bien que le caractère «spécial» de la ville soit quand même subrepticement évoqué dans le film.Quoi qu\u2019il en soit, Sam Men-des estime qu'Ailleurs nous irons, même s\u2019il diffère, dans sa manière et dans son ton, de ses autres films, s\u2019inscrit dans la continuité d\u2019une réflexion axée sur le sens à donner à la notion de famille.«Le succès d\u2019une vie ne se définit pas par rapport aux critères des autres, mais bien aux siens propres, conclut-il.C\u2019est surtout cela qui importe.» Les frais de voyage ont été payés par Alliance Vivafilm (Focus Features).parcours JOHN KRASINSKI Révélé par la version américaine de The Office, John Krasinski s\u2019impose de plus en plus au cinéma.Bien avant Ailleurs nous irons (v.f.de Away We Go) l\u2019ac-teur avait déjà travaillé sous la direction de Sam Mondes dans Jarhead, où il tenait un petit rôle.«J\u2019avais eu vent du scénario qu\u2019ont écrit Dave Eggers et Ven-dela Vida avant même que Sam ne soit impliqué dans Away We Go, explique-t-il.Quand Sam m\u2019a téléphoné lui-même pour m\u2019annoncer qu\u2019il ne songeait qu\u2019à moi pour le rôle, j\u2019ai cru à une blague! Nous nous connaissions depuis Jarhead, mais là nous avons eu l\u2019occasion de travailler ensemble de façon très étroite.Je dirais que Sam est l\u2019un des meilleurs raconteurs d\u2019histoires que nous ayons.Ce fut un privilège de camper ce personnage, surtout qu\u2019il fait écho à des préoccupations bien réelles.» MAYA RUDOLPH Surtout connue en tant qu\u2019humoriste, Maya Rudolph a fait partie de l\u2019équipe régulière de l\u2019émission culte Saturday Night Live pendant sept ans.Les observateurs s\u2019accordent pour dire que sa performance dans Ailleurs nous irons marque un tournant dans sa carrière, dans la mesure où elle a ainsi l\u2019occasion d\u2019explorer la facette plus dramatique de son talent d\u2019actrice.«Je me suis laissée porter par ce projet, affirme-t-elle.J\u2019étais dans un état d\u2019amour absolu.J\u2019aimais l\u2019histoire, j\u2019aimais le couple qui a écrit cette histoire et j\u2019aimais les gens avec qui je travaillais.Je demeure très humble face à tout cela, car je n\u2019aurais pas pu trouver un projet plus enthousiasmant, ou qui me parle autant.Ce personnage est très près de moi dans la vie.» Marc-André Lussier MARC-ANDRÉ LUSSIER La Presse LOS ANGELES \u2014 Les noces rebelles était un drame douloureux et déchirant.La vision du couple qu\u2019explorait l\u2019auteur Richard Yates dans le roman duquel a été tiré le film de Sam Mendes empruntait les allures d\u2019une véritable mise en abîme.D\u2019une certaine façon, Ailleurs nous irons (Away We Go en version anglaise) en serait le versant plus lumineux.Maya Rudolph et John Krasinski y forment un jeune couple et doivent prendre une décision face aux différents choix de vie qui s\u2019offrent à eux.«Après un film sombre comme Les noces rebelles, j\u2019avais envie de légèreté», expliquait récemment Sam Mendes au cours d\u2019une rencontre de presse tenue à Los Angeles.«Ma philosophie personnelle et ma vision de la vie conjugale se rapprochent davantage de celle qu\u2019on retrouve dans ce nouveau film.En tout cas plus que dans le précédent!» Portant cette fois à l\u2019écran un scénario original, écrit par Dave Eggers et Vendela Vida, le réalisateur de Beauté américaine s\u2019intéresse de nouveau au concept de la famille.Il le fait cette fois à travers les interrogations d\u2019un couple qui, à la veille de la naissance d\u2019un premier enfant, cherche le meilleur endroit en Amérique pour s\u2019enraciner.«Au-delà de l\u2019humour contenu dans cc scénario, j\u2019ai beaucoup ri en le lisant, je suis resté très sensible à l\u2019idée d\u2019appartenance qui est évoquée dans cette histoire, fait remarquer Sam Mendes.Je pouvais aussi m\u2019identifier de façon intime aux questions soulevées par ces futurs parents.» Le projet était en tout cas assez enthousiasmant aux yeux du cinéaste pour que celui-ci entame la production du film avant même que celle des Noces rebelles ne soit complétée.«Je n\u2019ai jamais enchaîné aussi vite! dit-il.Je voisÆî/-leurs nous irons comme un film Ailleurs nous irons s'inscrit dans la continuité d'une réflexion axée sur le sens à donner à la notion de famille complémentaire.À vrai dire, je l\u2019ai fait à cause des Noces rebelles.Peut-être même en réaction.» De facture modeste, Ailleurs nous irons est un film est construit de telle sorte qu\u2019il se divise presque en épisodes distincts.N\u2019ayant plus rien pour les retenir au Colorado, où ils ont grandi, Verona (Rudolph) et Burt (Krasinski) entreprennent en effet un voyage à travers le conti- nent, histoire de visiter parents et amis dispersés un peu partout.Les futurs parents se trouvent ainsi à même d\u2019évaluer chacune des villes où ils se rendent, le but étant de trouver l\u2019endroit le plus indiqué pour s\u2019établir et élever une famille.En passant par Montréal.Ce road movie, modulé en plusieurs étapes, permet notamment à plusieurs pointures de se faire valoir dans des rôles périphériques.Allison Janney, Jeff Daniels, Catherine O\u2019Hara, Maggie Gyllenhaal, Chris Messina et quelques autres s\u2019immiscent ainsi dans cet univers un peu déjanté, où chaque protagoniste affiche ses particularités.Le périple mène le couple de Phoenix à Miami, en passant par Tucson, Madison, et même.Montréal! «Le budget étant plutôt limité, il n\u2019était pas question pour nous d\u2019aller tourner dans chacune de ces villes, explique Mendes.De toute façon, chacun de ces endroits est davantage mis en valeur à cause des gens que rencontrent Verona et Burt et les situations dans lesquelles ils sont plongés plutôt que par leur caractère spécifique.En fait, nous avons plus tenté de faire écho à l\u2019atmosphère de chacune de ces villes plutôt qu\u2019à leur incarnation réelle.» Ainsi, toutes les scènes se dé- A17 leSoleil arts magazine samedi 6 juin 2009 A18 en o o CSJ c 3 o cr> 0) !j£yi Christine Brown (Alison Lohman) prendra les grands moyens, en finale de Malédiction de l'enfer, pour se débarrasser du sortilège jeté par une vieille gitane slave.FAMILIALE DE L\u2019ETE! MAINTENANT A UNE NUIT LA BATAILLE DU SMITHSONIAN |«*nion (lanaim d* Night Ai Th* Mühwil1 Batti* Ot Tha SntMttonitmf) EMBE Hil'lIvM EXCITANTE CE L\u2019ÉTÉ! PLU! GAZ DU DÉBL/T A LA FIN!» « LA COMEDIE LA PLUS ECLATEE DE L'ETE.» vif REALISATEUR DE « VIVE LA (RATER LENDEMAIN DE VEILLE IVenuoo française de The Hangover) |El USES* www HanflovarMoviaxom Al / * |\u2014 j\u2014 ! j\u2014.|\t| ^ | Veuillez consulter le guide horaire des cinémas |\t| r\u201d | V.Il tl ! ou Visitez le v/ww.warnerbroscanada.com Paradoxalement, à l\u2019exception d\u2019une scène, bien peu de sang figure au menu de Malédiction de l\u2019enfer.On a plutôt affaire à toutes sortes de substances peu ragoûtantes.Les bouches des personnages sont mises à profit.Il y rentre et sort des choses pas possibles : des asticots, une mouche, un truc verdâtre et gluant, même un bras jusqu\u2019au coude.Rien de bon pour les amygdales.Une parodie, le film de Raimi?Comment le qualifier autrement, avec une finale se déroulant dans un cimetière, par une nuit d\u2019orage, avec une jeune femme déterrant un cercueil.Dead (.L\u2019opéra de la terreur), devenu rapidement une œuvre culte chez les amateurs de gore.De toute évidence, Raimi et son coscénariste de frère, Ivan, se sont fait plaisir en pondant ce pastiche où l\u2019horreur et un certain humour se côtoient pour satisfaire le fan capable de se mettre les neurones au deuxième ou troisième degré, histoire d\u2019apprécier le spectacle.Ceux qui ont passé leur jeunesse à jouer au Ouijay trouveront peut-être aussi leur compte.L\u2019héroïne de Malédiction de l\u2019enfer se nomme Christine Brown (Alison Lohman), une jeune et effacée employée de banque qui aspire à une promotion.Bien malgré elle, pour avoir refusé un délai hypothécaire à une vieille (et répugnante) cliente, elle tombera sous l\u2019emprise de mystérieuses forces du mal.Des esprits frappeurs (et particulièrement bruyants) tenteront de lui refiler un aller simple pour l\u2019enler.Inutile pour elle d\u2019aller offrir ses excuses à la cliente éconduite, elle a passé l\u2019arme à gauche.Même le sacrifice de son chaton, conseillé par un médium, ne changera rien à l\u2019affaire.C\u2019est Christine Brown que Belzébuth veut amener avec elle, et rien ne le fera changer d\u2019idée.Qu\u2019on se passe donc le mot dans les banques : pensez-y à deux fois avant de dire non à une vieille gitane aux ongles sales et à l\u2019accent slave.Surtout si elle ne se gêne pas pour mettre ses dentiers sur votre bureau.NORMAND PROVENCHER nprovencher@lesoIeil.com CRITIQUE Après un détour par le blockbuster (les trois volets Spider-Man), le drame sportif (Pour l\u2019amour du jeu, avec Kevin Costner) et une association avec les frères Coen (Legrandsaut), le réalisateur Sam Raimi a décidé, à l\u2019aube de ses 50 ans, de se faire plaisir et de revenir à ses premières amours, avec le film d\u2019horreur Malédiction de l\u2019enfer (v.f.de Drag Me to Hell).Pour l\u2019occasion, Raimi retrouve ses potes du début des années 80 qui lui avaient permis de percer dans le métier grâce à un petit film tourné avec deux fois rien, Evil L\u2019AFFICHE! Veuillez consulter le guide horaire des cinemas ou visitez le wvrw.warnerbroscanada corn au générique Cote:««< Titre : Malédiction de l\u2019enfer (Drag Me to Hell) Genre : horreur Réalisateur : Sam Raimi Acteurs : Alison Lohman, Justin Long, Lorna Raver, Dileep Rao, David Paymer et Reggie Lee Salles : Cinéplex Sainte-Foy, Cinéplex Beauport, Place Charest, Des Chutes et Lido Classement : 13 ans Durée : lh39 On aime : le mélange humour-horreur, une réalisation qui ne cède pas toujours à la facilité On n'aime pas : les personnages bien minces, les effets sonores stridents, voir quelqu'un faire une réanimation cardio-respiratoire sur.les jugulaires! MALÉDICTION DE L ENFER Drôle de cadeau pour un cinquantenaire Visitez lesoleil.cyberpresse.ca film de la semaine BEAUTÉ EN PÉRIL Beauté désespérée M\\ ¦ aN m \tTJ Ëi\t CRITIQUE\t\t C\u2019est avec un certain charme et une tendresse affirmée que le réalisateur tchèque Jan Hrebejk aborde dans Beauté en péril la difficulté de refaire sa vie ailleurs, avec une autre personne, surtout lorsqu\u2019on traîne les conséquences de nos choix antérieurs.C\u2019est le cas de Marcela (Anna Geislerova), début quarantaine, mère de deux adolescents, qui en arrache avec un mari qui vient de se faire pincer pour une histoire de vols d\u2019automobiles.Incapable de joindre les deux bouts, surtout après les inondations qui ont ravagé sa maison de Prague, elle décidera de s\u2019installer chez sa mère et son conjoint.Encore là, rien n\u2019ira comme prévu, avec ce beau-père contrôlant, autoritaire et tout ce qu\u2019il y a de plus étrange.C\u2019est alors que le hasard mettra sur la route de Marcela un hom- prisonné pour ses délits, et l\u2019envie d\u2019accepter l\u2019invitation de ce nouvel amoureux à aller habiter avec lui en Italie.Au gré d\u2019un scénario qui distille un certain charme, Beau té en péril trace son sillon avec efficacité dans sa volonté de peindre le portrait d\u2019une femme fragile à la croisée des chemins.Sans forcer la note, Hrebejk accompagne son personnage avec tact dans sa recherche d\u2019une vie meilleure.Son film n\u2019est toutefois pas exempt de défauts.Trop de zones grises subsistent ici et là, particulièrement dans le profil des personnages.On aurait aimé en savoir davantage sur le passé de ce nouvel amant si généreux, voire sur cet étrange beau-père qui occupe une place démesurée.En outre, le film s\u2019étire inutilement dans certaines portions, en route vers une finale qui laisse perplexe sur les sentiments de Marcela pour les deux hommes de sa vie.Si en péril que ça, cette beauté?Marcela (Anna Geislerova) devra prendre une décision cruciale pour elle et ses deux enfants après sa rencontre avec un homme d'affaires prospère et généreux, dans le drame tchèque Beauté en péril.2022798 Premier film oiarr Pour les cinémas et les horaires, veuillez consulter le répertoire des films.LE FILM N0.1 AU CANADA REÇOIT LES MEILLEURES CRITIQUES DE L'ANNEE! PIXAR « LA-HAUT NOUS EXPÉDIE AU SEPTIÈME CIEL » Sonia ScrfaH, LA PR?SSE « LÀ-HAUT, UN PETIT BIJOU DE FILM D'ANIMATION.» Cèdrit'Wtrgt*, LE JOURNAL O?CW&?C.me d\u2019affaires prospère, propriétaire d\u2019un vignoble et d\u2019une villa en Toscane, qui revient à Prague seulement pour régler des histoires immobilières.Ce gentleman bon comme du bon pain, mais beaucoup plus âgé que Marcela, s\u2019immiscera dans sa vie.Plus le temps passera, plus la jeune femme sera tiraillée entre son désir de rester en contact avec le père de ses enfants, em- premier plan Un vignoble en Toscane.Un village.On entend les cloches d'une église sonner.À l'intérieur, un homme allume des cierges.arrêt sur parole «Pourquoi es-tu si gentil avec moi?» au générique Cote:*** Titre : Beauté en péril Genre : drame Réalisateur : Jan Hrebejk Acteurs : Anna Geislerova, Josef Abrham, Jana Brejchova Salle : Cartier (version originale tchèque avec sous-titres français) Classement: 13 ans Durée : lh50 On aime : un scénario qui dégage un certain charme, le personnage d'Anna Geislerova, la bande sonore On n'aime pas : un scénario qui s'égare parfois, des personnages au profil plus ou moins bien défini, la finale floue 2022704 TOTALEMENT CHARMANT ET TERRIBLEMENT ROMANTIQUE! PAPER DRÔLE ET SINCÈRE!\u2019 VOGUE\tH KRASINS*! Ill Version française de Easy Virtue www.easyvirtue.com *EALINc\\ DE BANKOLÉ SWINTON HURT GARCiÂ'BERNAL MURRAY \"DE HAUT CALIBRE!' LES LIMITES DU CONTRÔLE version originate avec sous-titres français do The Limits of Control www.thelimitsofcontrol.com PRESENTEMENT A L'AFFICHE! Itnicn BILL Colin FIRTH Kri.Un SCOTT THOMAS Ben BARNES ?« EXTRÊMEMENT DRÔLE !» « UNE COMÉDIE ÉLÉGANTE ! - SIXTY SECOND PREVIEW\tMARIE CUIRE « COMÉDIE ROMANTIQUE.INTELLIGENTE ET ASTUCIEUSEMENT FAÇONNEE QUI VOUS REMONTERA LE MORAL, C'EST GARANTI ! » NEW YORK OBSERVER «ABSOLUMENT EXTRAORDINAIRE!» ROLLING STONE I \u2014verson française \u2014\t I lu clap ste-foyI\t& «JOHN KRASINSKI ET MAYA RUDOLPH FORMENT UN DUO IDÉAL POUR CETTE COMÉDIE!» E NEW YORK TIMES «UN FILM FORMIDABLE! POIGNANT, PROFOND ET TRÈS DRÔLE!» ACCESS HOLLYWOOD DU RÉALISATEUR SAM MENDES JULLEURS nous BONS Version française québécoise de Away We Go awaywegomovie.com OIMÏfJ.À L'AFFICHE DÈS LE 12 JUIN ! www.vivafilm.com POUR LES HEURES DE REPRÉSENTATIONS MILLËNIUM LE FILM version française HJ\tPRÉSENTEMENT À L'AFFICHE ! LES HOMMES QUI N\u2019AIMAIENT PAS LES FEMMES\" PUBLIÉ AUX ÉDITIONS ACTES SW ?« MILLÉNIUM : DANS LE MILLE.UNE INTRIGUE D'UNE PROFONDEUR INSOUPÇONNÉE.BRILLAMMENT INTERPRÉTÉ PAR NOOMI RAPACE.» VALÉRIE LESAGE.LE SOLEIL «J'AI ÉTÉ COMPLÈTEMENT JETÉE À TERRE PAR [.] CE THRILLER ÉCHEVELÉ QUI M'A TENUE EN HALEINE JUSQU'À LA DERNIÈRE MINUTE.NOOMI RAPACE EST LA RÉVÉLATION DE CE FILM.» SOPHIE DUROCHER.LE JOURNAL DE MONTRÉAL D'APRÈS LE ROMAN DE STIEG LARSSON WWW.MILLENIUM-LEFILM.CA Al 9 leSoleil «LE DIVERSTISSEMENT IDEAL DE CET ETE.» Pete Hammond, HOUYWOOO.COM MliÏÏïïffiï T'^pM HANKS Anges&Demons AngesEtDemons.ca ¦ELATIVITY.'media DECONSEILLE AUX JEUNES ENFANTS W ÜL F E R R GHOST HOUSE RtülW emh La Parisien Télé 7 Jours ta.Fi VINCENT LINDON DIANE KRUGER UN FILM DE FRED CAVAYE ¦on HIM il W taHwann» IKB W( h ü WH MS ¦B oui IM» HAMMOÜ BINA ULWIE ROIffiOUIEH PBIIIIBI uoraniiiwiiiiiLrænoopjii!ii.»eiuiiiw '\u201cfflioow (BEJBiiiiii imiiifriiiotnii mm ni miSm jm^i;iksi«5M1i FIDELITE çm njimi Ka HWW es 13 A VAFFICHE DES LE VENDREDI 12 JUIN! nW PERDUE (V»r*ion f >»n
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