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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Arts magazine
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Le soleil, 2012-03-24, Collections de BAnQ.

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[" PHOTO LA PRESSE ANDRÉ PICHETTE itrestos leSoleil Cahier n arts magazine 79* Avec son neuvième album de chansons originales, Dumas puise dans ses influences pop britannique de la fin des années 90, comme Blur et Oasis, mais aussi dans le rock de la fin des années 60, lorsque The Kinks et The Who régnaient, L'heure et l'endroit, c'est le rendez-vous que l'auteur-compositeur-interprète attendait depuis longtemps entre la musique de son adolescence et la maturité lumineuse et amoureuse de la trentaine, A2 et A3 yijfF DUMAS Rendez-vous CHANSON Corneille renoue sur disque avec ses fans québécois A5 CINEMA Entrevue avec Julia Roberts, la méchante belle-mère de Blanche-Neige dans Miroir, miroir A19 JOSIANNE DESLOGES jdesloges@lesoleil.com PISTE PAR PISTE en couverture DUMAS: L'HEURE ET L'ENDROIT Les accroche Un aller simple «C'est un appel au voyage, au changement à entrer dans le disque», indique Dumas.Une chanson invitante, avec une énergie montante, des ouh ouh ouh à fredonner nonchalamment.L'heure et l'endroit Le rythme accélère, une forte envie de danser nous prend.«Une chanson qui ramasse beaucoup de mes influences, je pense Talking Heads, Joe Jackson, Elvis Costello», souligne l'artiste.surtout les rencontres qu\u2019il y a faites.«À l\u2019époque, j\u2019habitais à Victoriaville, j\u2019étais pompiste, je sortais du cégep, j\u2019avais 19 ans.Marc [Déry] m\u2019a pris sous son aile, m\u2019a amené à Montréal, m\u2019a fait découvrir toute une scène musicale axée sur la liberté, mais aussi sur la discipline», raconte Dumas, qui, encore maintenant et malgré une carrière florissante, ne tient rien pour acquis.Influences «L\u2019heure et l'endroit, c\u2019est un peu l\u2019aboutissement de tout ça, de cet apprentissage-là et de ces ressources-là.Je crois qu\u2019on est arrivé à quelque chose qu\u2019on cherchait depuis plusieurs années, indique-t-il.Je voulais faire un album court, un album pop, un album assez rock aussi, qui rassemble mes influences et mes goûts musicaux.» Adolescent, Blur et Oasis le sortent du grunge, et l\u2019amènent à découvrir les groupes anglais des sixties comme les Kinks, les Beatles, les Who et les Rolling Stones, «qui s\u2019inspiraient beaucoup de la musique Motown et de la musique soul américaine», souligne Dumas.«L\u2019idée que j\u2019avais, quand j\u2019ai commencé à faire de la musique, c\u2019était de faire un disque en français qui rassemblerait toutes ces influences-là.Ça a été long, ça m\u2019a pris 12 ans à le faire, mais j\u2019ai l\u2019impression, avec L\u2019heure et l\u2019endroit, d\u2019être arrivé au rendez-vous», explique-t-il.Il n\u2019y a pas que les mélodies qui sont imprégnées de ses idoles musicales, dont il collectionne les vinyles.Les textes vont droit au but, sans se perdre dans les métaphores.«Je voulais faire vraiment des L'album L'heure et l'endroit de Dumas La pochette Le dessus de la pochette blanche de L'heure et l'endroit montre deux photos, le même plan légèrement décalé, que l'un de ses amis a prises de lui avec un vieux kodak Olympus des années 70, pendant un pèlerinage à la recherche de vinyles à Londres.À l'intérieur, une mosaïque de photographies urbaines, prises à Montréal cette fois, fait un clin d'œil à une affiche du cinéaste Jean-Luc Godart.Le design est signé Beaudin.Oui, je suis un fan de toi, ma jolie, ma jolie», chante Dumas sur un air à la David Bowie.Et lorsqu\u2019il écrit «Je m\u2019éteins, tu t\u2019énerves/Tu me lasses et je bois», il pense à Gainsbourg et à Boris Vian, qui mettraient des mots sur les mélodies des Kinks.Rock, direct, accroche-cœur, son nouvel album L\u2019heure et l\u2019endroit rassemble toutes ses influences musicales anglaises et américaines et raconte le courage qu\u2019il faut pour passer au cycle suivant.Quatre minialbums Aussi discipliné et prolifique soit-il, Dumas peut se targuer de ne jamais être tombé dans la routine ou la redite.En 2008, il s\u2019offre une année de studio où il produit quatre minialbums (Nord, Rouge, Demain et Au bout du inonde).Puis il passe les deux années suivantes sur scène et sur la route.«La dernière année avec un spectacle complètement acoustique, sans équipe technique.On traînait nos amplis, on voyageait dans une Econoline, on faisait juste des petites salles, des églises, des petits bars.Une des plus belles tournées de ma vie», raconte-t-il, encore sous le charme d\u2019une tournée dont les supplémentaires s\u2019étirent ce printemps.«L\u2019album avait déjà commencé à mûrir dans ma tête.Je savais que je voulais aller à l\u2019encontre de ce que j\u2019avais fait pendant mon année de studio, où j\u2019étais allé dans toutes sortes de directions», explique Dumas.Lorsque la tournée acoustique s\u2019est terminée au Petit Champlain l\u2019an dernier, le groupe est reparti à Montréal, a arrêté le camion devant le studio pour y laisser les instruments et a commencé l\u2019enregistrement le lendemain.Simplement, sans détour.Dumas avait en main une vingtaine de maquettes, dont une seule est restée sur l\u2019album de neuf pistes.Pour la réalisation, il retrouve Louis Legault {Traces, Nord.) et Cari Bastien, avec qui il n\u2019avait pas travaillé depuis Ac cours des jours et Fixer le temps, il y a presque 10 ans.«Ce sont des gens qui sont capables de me dire les vraies choses, et de me renvoyer à mes devoirs, réécrire mes chansons», indique Dumas, qui apprécie visiblement que ses réflexes de création soient dérangés.Il peut aussi compter depuis plusieurs années sur le même trio de musiciens : Marc-André Larocque à la batterie, Alexandre Dumas à la basse et Jocelyn Tellier à la guitare et aux percussions.En fait, l\u2019auteur-compositeur-interprète semble toujours avoir fait exactement les albums et les spectacles qu\u2019il voulait faire.«J\u2019ai été chanceux, je pense», dit-il spontanément.Il évoque ses débuts au festival de la chanson de Granby, et «Je suis dans une période très heureuse de ma vie, ça amène un angle positif»» -Dumas > uu LA CRITIQUE DU CD > Al cœur Tes histoires Dumas explique : «Je voulais faire une chanson lumineuse, presque bouddhiste, qui rejoint mes influences britanniques de la fin des années 90, Un texte que je n'aurais pas pu écrire à 20 ans, quand j'étais plus sombre,» À l'écoute, on accroche surtout sur le refrain planant, Souvenir en mitraille Le goût de l'auteur-compositeur-interprète pour le Motown et le soul se révèle, On devine l'idée du côté éphémère et fragile des relations humaines, mais le tout est chanté avec fougue, Une chanson que Dumas voit bleue, comme tout l'album d'ailleurs, Le fleuve gelé «Un des plus longs textes dans ma discographie, écrit au piano», indique Dumas, qui y parle de kilomètres de neige, de fleuve gelé, L'image «d'un long parcours à travers le deuil, la dépression, la désillusion» est apparue alors qu'il joggait sur l'île Sainte-Hélène, Près de toi «Je l'ai écrite vers la fin de l'enregistrement de l'album, Elle est apparue un soir, et j'ai décidé de l'assumer, Elle me faisait penser à une ballade de Blur», raconte Dumas, en soulignant qu'il y a un vieux beat box d'orgue des années 70 que Cari Bastien et lui utilisent dans toutes leurs collaborations, Allez allons nous perdre La chanson à la Bowie : «Une chanson sur le couple, avec plusieurs mouvements, le jour, la nuit, le bien-être onirique, Le début est un clin d'œil à qui j'étais à l'époque du Cours des jours, j'avais un petit appart sur la rue Chambord, au nord de Montréal», nous dit Dumas, Jamais de trêve Une musique à la The Kinks, mais un texte inspiré de la chanson française, «Je pensais à Gainsbourg et à Vian, avec le \"je\" et le \"tu\" en alternance, J'ai hésité à la mettre sur le disque et, finalement, je trouvais qu'elle était importante au pH textes de rock\u2019n\u2019roll.Pendant la tournée acoustique, je m\u2019amusais souvent à traduire des textes de Bowie, des Talking Heads, et je me suis rendu compte que les textes que j\u2019aimais le plus étaient très simples.Il faut que ça sonne.» Pour sonner, ça sonne, et plus intéressant encore, ça résonne ici, aujourd\u2019hui, dans le Québec de 2012.Le mont Royal, le fleuve Saint-Laurent, l\u2019île Sainte-Hélène et même la rue Chambord, où Dumas a habité au début de sa carrière, apparaissent dans les chansons.La force d\u2019un amour assumé et radieux, en plusieurs teintes, traverse l\u2019album, qui n\u2019ont plus le côté arrache-cœur de ses premières compositions.«Mes textes qui parlent d\u2019amour ou de filles étaient souvent dans la rupture, là j\u2019essayais de faire des textes qui vont vers l\u2019avant.Je suis dans une période très heureuse de ma vie, ça amène un angle positif», glisse Dumas, un sourire dans la voix.«La notion de rendez-vous pour moi, c\u2019est aussi d\u2019avoir le courage de passer à une autre vie, de briser le quotidien, de changer sa vie pour aller vers quelque chose de mieux.C\u2019est un album lumineux.» En concert Dumas sera en concert le 26 avril au Centre d\u2019art La Chapelle et le 27 avril au Théâtre Petit Champlain avec son spectacle acoustique Comme un train dans la nuit.Le spectacle L\u2019heure et l\u2019endroit sera présenté en décembre au Grand Théâtre.L'impossible La pièce qui clôt l'album est celle que Dumas a écrite en premier, et la seule qui est restée des 20 démos qu'il avait en entrant en studio, «Je trouvais que ça bouclait bien la boucle», conclut-il, Josianne Desloges de l'album, qu'elle ramenait un souffle à la fin,» ns 05 V) 3 u en u N HI s O (D a [V) 4^ ro o A4 leSoleil arts magazine samedi 24 mars 2012 musique Armée d'une guitare, d'un banjo, d'une batterie, d'un piano et de son franc-parler, Lisa Leblanc a hâte de remonter sur les planches, maintenant qu'elle a son premier album en poche.- photo pascale boislard If LISA LEBLANC Tassez-vous de d là! GENEVIÈVE BOUCHARD gbouchard@lesoleil.com Lisa Leblanc n\u2019est pas de celles qui se confondent dans le décor : des textes qui grafignent, un folk brut qui va droit au but, un accent mordant et des «r» qui roulent joyeusement.L\u2019auteure-compositrice-interprète acadienne débarque mardi avec un premier album éponyme et bonne chance à qui voudra l\u2019arrêter! Depuis sa victoire au Festival de la chanson de Granby en 2010, Lisa Leblanc a fait beaucoup parler d\u2019elle.Qu\u2019on craque ou non pour son langage coloré et son «franc-chanter», la native de Rosaire-ville, au Nouveau-Brunswick, ne laisse personne indifférent.Rares sont les premiers albums qui sont autant attendus.Lisa Leblanc n\u2019a pas peur de le dire, elle est allergique aux chansons de «fifilles».«J\u2019ai pu le goût qu\u2019on m\u2019parle des contes de Disney/Le prince charmant c\u2019t\u2019un cave, pis la princesse c\u2019t\u2019une salope», chante-t-elle sur Aujourd\u2019hui, ma vie c\u2019est d\u2019là marde.Avec une bonne dose d\u2019autodérision, elle exorcise ses déboires ou confesse ses travers.Armée d\u2019une plume sans filtre saupoudrée de chiac, elle décrit son univers et crée des images qui frappent l\u2019imaginaire : «La femme au comptoir a les cheveux crêpés jusqu\u2019au ciel/J\u2019pense que sa hairdo est plus vieille que l\u2019motel.» «11 y a toute une pointe d\u2019humour qu\u2019il faut prendre à la légère.Souvent, je vais bûcher parce que c\u2019est drôle», résume la musicienne, ajoutant que même ses chansons les plus dures doivent être prises avec un grain de sel.C\u2019est le cas de Câlisse-moi là, qui a contribué à la faire connaître et qui prend des airs de défoulement.«Mais le côté libérateur, ça arrive plus tard! Sur le coup, disons que ça ne me tentait pas trop de la chanter.Quand je l\u2019ai écrite, je riais moins.» lance-t-elle en rigolant.Simplicité volontaire La musique de Lisa Leblanc vit de simplicité volontaire : une guitare, un banjo, une batterie, un piano.Pas de flaflas, pas d\u2019arrangements complexes.Pour l\u2019épauler dans ce premier enregistrement, elle a sollicité les services de Louis-Jean Cormier à la réalisation, quitte à surprendre ceux \u2014 et ils sont nombreux! \u2014 qui ne voient pas une grande parenté entre son univers musical et celui du chanteur de Karkwa.«Plusieurs personnes trouvaient ça bizarre qu\u2019on travaille ensemble.Ils disaient : Karkwa et toi, ç\u2019a pas rapport!» Vitrines sur la relève Un mois avant sa prestation solo au Théâtre Petit Champlain, Lisa Leblanc montera sur scène avec ses compatriotes Joseph Edgar et Sébastien Bérubé lors de la Soirée Québec-Acadienne présentée au Palais Montcalm le 25 avril, Ce spectacle, auquel participeront également Karim Ouellet et Tire le Coyote, s'inscrit dans la série Découvertes, animée par Matthieu Dugal, qui offre une vitrine aux auteurs-compositeurs-interprètes de la relève, Carufel, Peyo, Chantal Archambault et Jérôme Charlebois prendront part à la Soirée divertissante du 28 mars, et Claude Vallières partagera les planches avec des artistes émergents de la ville de Québec le 23 mai, Info au www.palaismontcalm.ca, Geneviève Bouchard L'artiste est allergique aux chansons de «fifilles» raconte Fauteure-compositrice-interprète, qui dit avoir trouvé chez Cormier un guide qui lui a donné de bonnes idées.«Mais toujours dans le respect des tounes et de ce que moi, je voulais faire», ajoute la musicienne, qui avait la phobie de trop en mettre.Au bout du fil, la voix de Lisa Leblanc est hyper enjouée.A quelques jours du lancement de son premier album, elle dit avoir passé sa phase stressée.Confiante, la chanteuse de 21 ans a maintenant hâte de passer à autre chose et de retrouver les planches, qu\u2019elle a foulées quelque 200 fois depuis qu\u2019elle exerce son métier.«J\u2019adore la scène, c\u2019est tout ce que je connais, assure-t-elle.J\u2019ai 21 ans, je n\u2019ai pas les responsabilités de quelqu\u2019un de 35 ans.En ce moment, j\u2019ai envie de découvrir des trucs, de voir du pays et de rencontrer des gens.Si je ne faisais pas ça, je serais en voyage de backpack comme le font tellement de jeunes.» Un passage à Québec est à son agenda le 24 mai au Théâtre Petit Champlain, mais d\u2019autres devraient s\u2019ajouter, laisse entendre 1a, musicienne, qui ne veut pas encore trop s\u2019avancer.Une chose est sûre, elle se rendra trois fois en Europe pour faire connaître son matériel.Consciente de son accent, elle se prépare à répéter pour faire comprendre qui elle est et d\u2019où elle vient.Et elle se fiera à ses propres chansons pour le faire.Disons qu\u2019Evangeline et le «folklore acadien», ce n\u2019est pas trop son genre.LA CRITIQUE DU CD EN A 10 vous voulez y aller?QUI: Lisa Leblanc QUAND :1e 24 maià20h OÜ : Théâtre Petit Champlain BILLETS: 27$ TEL.: 418 692-2631 musique CORNEILLE Il nous revient de loin GENEVIEVE BOUCHARD gbouchard@lesoleil.com «Libéré, soulagé.et en même temps un peu anxieux.» À quelques jours du lancement au Québec de son cinquième album, dont la sortie a été retardée par un long litige avec sa précédente compagnie de disques, le chanteur Corneille ressent des émotions contradictoires.D\u2019un côté, il ne pourrait être plus heureux de présenter enfin Les inséparables, son premier album en cinq ans au Québec sur lequel il renoue avec une R&B lumineuse, en plus de s\u2019offrir quelques collaborations avec des vedettes du rap français.De l\u2019autre, il sait qu\u2019après une absence prolongée, il a un certain retard à combler.Entretien avec un artiste qui nous revient de loin et qui savoure son retour.Q Croyez-vous avoir besoin de reconquérir le public québécois?R Je ne sais pas.Ce n'est pas exclu.On ne sait jamais ce à quoi les gens s'attendent.Mais je sais que le public ne m'a pas oublié parce que je reçois des messages d'encouragement.J'en ai reçu énormément pendant tout le temps où je ne pouvais pas sortir de disques.Tout indique que ça va bien se passer, mais on ne sait jamais! C'est un métier dans lequel on sait de moins en moins.Q Les inséparables est paru en France en octobre.Est-ce exactement le même album qui nous arrive mardi?R C'est le même album, à part la pièce Le bar des sentimentalités, qui sera probablement le prochain extrait radio.La version québécoise est plus neuve, plus mise à jour.Q Vos chansons sont toujours teintées de messages positifs, et cet album ne fait pas exception.Qu'est-ce qui vous pousse à toujours suivre cette voie?R C'est une marque de commerce, et les meilleures marques de commerce sont celles qui expriment la vérité des artistes qui les représentent.Dans mon cas, je suis porté par cette lumière-là, par cette idée qui veut que même quand les choses se passent mal, il y a forcément une issue positive.C'est ce qui a porté ma vie, et c'est ce qui porte ma musique.Je ne suis pas du tout attiré par la noirceur, par l'obscurité de la condition humaine.Il me semble que ce qui est obscur et difficile dans le monde nous est tellement évident qu'il ne faut pas beaucoup d'imagination pour le voir et le sentir.On a besoin de plus de créativité pour imaginer des choses plus lumineuses, pour simplement passer la journée ou pour prolonger le petit bonheur qu'on a.Q Votre association avec des rappeurs comme La Fouine, par exemple, a soulevé une certaine controverse en France.Comment l'expliquez-vous et comment l'avez-vous gérée?R En France, tout ce qui touche au hip-hop est susceptible de créer une polémique.Aux yeux d'une certaine couche sociale, le hip-hop représente une autre France qui semble menaçante.Quand on se frotte un peu au hip-hop et qu'on n'est pas associé à cette culture-là de manière générale, on doit l'expliquer.Une fois que les gens ont entendu les chansons, c'a été presque unanime pour dire : «Finalement, ça colle.» Oui, ça colle, parce que c'est ma culture musicale à moi.J'ai grandi avec la musique noire américaine des années 90 : c'était le hip-hop et le R&B, deux genres musicaux qui faisaient partie de la même famille.J'ai grandi avec cette ouverture d'esprit.Q La paternité a pris une grande place dans la création de votre album.On le sent particulièrement sur la pièce Tout ce que tu pourras, qui s'adresse à votre fils.Mais qu'en est-il des autres chansons?R C'a changé mon rapport à la musique.C'a fait en sorte que je débarrasse ma musique de mon ego.La paternité a tellement mis les compteurs à zéro dans ma vie, elle est venue accompagnée de beaucoup d'humilité.C'est peut-être les changements de couche à 6h du matin, ça remet les choses bien en place! Ça m'a fait détruire le personnage qui s'était construit et qui vient forcément avec le succès.J'ai défait tout ça pour retrouver le garçon qui avait fait le premier album sans trop savoir ce qu'était la notoriété.La paternité m'a rebranché avec ce qu'il y a de plus normal et de plus terre à terre et ça, c'a changé ma musique.C'est un fan de musique qui a fait cet album, pas un artiste qui a X années de carrière ou qui a vendu X millions d'albums.Q Est-ce qu'on vous verra à Québec bientôt?Au Festival d'été, peut-être?R Ça se négocie, je suis en train de voir ça.J'ai une tournée en France qui s'étend sur une grosse partie de l'été.Mais j'aimerais beaucoup, beaucoup revenir à Québec pour le Festival d'été.C'est un festival que j'aime.Des Beatles à Robin des bois Entre Liverpool et la forêt de Sherwood, deux projets liés à l'Angleterre sont dans les cartons de Corneille.Il y a d'abord ce disque hommage aux Beatles que lancera bientôt Tandem, sa nouvelle maison de disques.«[Le producteur] Paul Dupont-Hébert m'a appelé pour me dire qu'il voulait que je fasse Let It Be, raconte le chanteur.Ça m'a pris environ deux secondes de réflexion avant de dire oui! Je pense que c'est la première chanson des Beatles que j'ai entendue quand j'étais tout petit au Rwanda.» Dans un tout autre genre, Corneille a été approché par les créateurs de la comédie musicale Robin des Bois, qui prendra l'affiche l'automne prochain à Paris.L'auteur-compositeur a signé la musique d'une chanson du spectacle produit par Roberto Ciurleo et Gilbert Coullier.Le fils de Johnny Hallyday, David, figure aussi au nombre des compositeurs.«De prêter mes talents de compositeur à des projets qui n'ont rien à voir avec ma musique, c'est un exercice que j'aime faire et que j'ai envie de faire de plus en plus, indique Corneille.Ce n'est pas du R&B et je ne sais pas qui va la chanter.J'ai lu le texte et je me suis fié à ça pour faire une musique.Et j'ai tripé!» Geneviève Bouchard Corneille nous présente Les inséparables, son premier album en cinq ans au Québec sur lequel il renoue avec une R&B lumineuse.- PHOTO FIFOU I - ?¦: fj .¦ AS leSoleil arts magazine samedi 24 mars 2012 A6 leSolei musique ou X-1 O OU in i\u2014, CU £ OU TD eu £ eu m Cl c N « U « S e m M fl MICHAEL KUWANIKA La soul à cœur PHILIPPE RENAUD Collaboration spéciale MONTRÉAL \u2014 Vingt-quatre ans seulement, et déjà le inonde qui s\u2019ouvre à sa voix suave.Sans trop de mal : Michael Kuwanika sent le hit à plein nez après le succès mondial de la nouvelle diva soul Adele, pour laquelle il a d\u2019ailleurs assuré la première partie en tournée l\u2019automne dernier.Le jeune chanteur soul britannique était à Montréal cette semaine pour présenter son premier album Home Again.«En janvier 2011, je commençais à enregistrer les pièces de mon premier EP [lancé en avril dernier] et retournais en studio tout de suite après.Mon premier concert en formule duo, avec mon bassiste Peter, c\u2019était il y a exactement un an.Et là, je me promène : l\u2019Allemagne, Austin il y a quelques jours, Montréal aujourd\u2019hui pour la première fois, pour le lancement de mon premier album.Je suis content : les gens semblent bien accueillir mon travail.» Ray-Ban sur le nez par cette journée d\u2019avant-goût d\u2019été, Kuwanika affiche un air tempéré, prend avec un sourire contenu la mesure du chemin accompli depuis un an à peine.«Je joue de la guitare depuis l\u2019âge de 13 ans, compose depuis 16 et me consacre sérieusement à ce métier depuis que j\u2019ai 20 ans.Ça semble faire longtemps, mais j\u2019ai encore à m\u2019y habituer», dit-il.Ce n\u2019est pourtant que le début de ce qui a déjà l\u2019allure d\u2019une grande aventure : nommé l\u2019artiste le plus prometteur de 2012 par des membres du business britannique réunis annuellement par la BBC (comme Adele en 2008), on le verra à l\u2019affiche des grands rendez-vous musicaux de la planète jusqu\u2019à l\u2019automne.Au Festival de jazz, qui aurait été 1\u2019écrin parfait pour ce nouveau joyau de la soul contemporaine?Non, c\u2019est Osheaga qui a mis le grappin dessus.De vous à moi, ça fera changement d\u2019entendre enfin une voix masculine prendre les ondes d\u2019assaut avec du bon vieux soul.Kuwanika est très conscient de l\u2019intérêt renouvelé qu\u2019on porte à la soul depuis l\u2019émergence d\u2019une certaine Amy Winehouse.«C\u2019est une bonne chose de pouvoir Le style et la voix de Kuwanika évoquent Bill Withers C» Michael Kuwanika sentie hit à plein nez après le succès mondial delà nouvelle diva soul Adele.-PHOTO LA PRESSE, ANDRÉ PICHETTE compter sur les collègues, des contemporains qui, comme moi, font un peu la même musique.11 y a une vague, c\u2019est sûr, et je suis heureux de pouvoir en profiter.» La musique afro-américaine, c\u2019est le pain quotidien de ce jeune Britannique, né et élevé dans le nord de Londres, élevé avec son frère dans une famille modeste originaire de l\u2019Ouganda.«Mes parents ne sont pas musiciens, mais ils nous encourageaient à pratiquer la musique en dehors de nos études», dit-il.La soul occupe une place unique dans le cœur des Britanniques depuis plus de 50 ans, depuis que les férus de Blue Eyed Soul, mode ayant pris racine à Manchester, vouaient un véritable culte au son classique des Motown et Stax, jusque dans les années 80.Pas de star black «Mais y\u2019a jamais vraiment eu de star black de la soul britannique, commente Kuwanika.Personne de chez moi dont je pouvais m\u2019inspirer \u2014 pas pour rien que toutes mes idoles sont américaines.Des artistes qui jouent de la guitare et savent chanter la soûl», les Jimi Hendrix, Sly Stone ou encore Bill Withers, la première comparaison qui nous saute aux oreilles en entendant la première fois les chansons douces de Kuwanika.«Aussi, les jeunes musiciens black d\u2019Angleterre jouaient beaucoup d\u2019autres styles musicaux.C\u2019est un peu pour ça que, ado, j\u2019écoutais plutôt la musique américaine des seventies.» Withers, comme son jeune adepte, c\u2019est d\u2019abord un timbre.Mûr, viril même dans ses nuances.Puis, un style de composition qui se fond dans la pop et le folk; Kuwanika a la voix un brin plus souple que celle de Withers, des compositions aussi pop, mais pourvues d\u2019arrangements nettement plus légers et ondulants.«La chanson d\u2019amour est un mal nécessaire en musique.J\u2019en écris, bien sûr, mais je m\u2019efforce d\u2019explorer d\u2019autres thèmes», dit celui qui se destinait d\u2019abord à devenir musicien de session avant d\u2019être repéré par des chasseurs de talents de Communion Records (Mumford&Sons).Le diamant brut Home Again, par exemple, transporte l\u2019auditeur jusque dans les rues de Londres.Ce qu\u2019il n\u2019aura pas l\u2019occasion de faire souvent au courant de la prochaine année, croit-il: «Mes prochains mois seront très occupés, je vais visiter un tas de villes pour la première fois.J\u2019ai hâte.» ce soir à la télé (N) - Nouvelle émission Réseau\tCâb.\t19H00\t19H30\t20H00\t20H30\t21h00\t21H30\t22H00\t22H30\t23H00 m src\t6\tEn direct de l'univers / Yves Pelletier (N)\t\tMAURICE RICHARD (2005) avec Rémy Girard, Roy Dupuis.\t\t\t\t\tLe Téléjournal\t(22h55) Droit au but O TVA\t7\t(ish30) MISSION: IMPOSSIBLE III (2006) avec Philip Seymour Hoffman, Tom Cruise.\t\t\t\t(20h55) LE CHEVALIER NOIR (2008) avec Heath Ledger, Christian Bale.\t\t\t\t (2D V\t13\tLES FEMMES (2008) avec Meg Ryan, Annette Bening.\t\t\t\t\tLA FRATERNITE (2001) avec Treat Williams, Robin Dunne.\t\t\t 3£ TQc\t8\tPlanète bleue Partie 5 de 6\t\tLes francs-tireurs\t\tBelle et Bum (N)\t\t\tLA FEMME INCONNUE (2006) Kseniya Rappoport.\t O CBC\t12\tLNH Hockey / Canadiens de Montréal c.Flyers de Philadelphie (En direct)\t\t\t\t\t\tLNH Hockey / Canucks de Vancouver c.Avalanche du Colorado (En direct)\t\t O CTV\t14\tW5\t\tFlashpoint / Jumping at Shadows\t\tCriminal Minds/ Out of the Light / Jeffrey Meek\t\tMissing/The Hard Drive\t\tCTV National News 20 Global\t3\t16:9 The Bigger Picture\t\tThe Celebrity Apprentice / I'm Going to Mop the Floor With You (N)\t\t\t\tThe Firm / Chapter Eleven (N)\t\tNews Final m ABC\t22\tTMZ\t\tSharkTank\t\tDancing With the Stars\t\t\t\tABC 22 News (3D CBS\t21\t(I8h45) NCAA Basketball Tournoi de Division I West Region Elite Eight (En direct)\t\t\t\tHawaii Five-0 / Vanessa Minnillo et Nick Lachey.\t\t48 Hours Mystery\t\tChannel 3 News FOX\t34\tTwo and a Half Men\tTwo and a Half Men\tQ'Viva! The Chosen (N)\t\t\t\tFox 44 News\tFamily Guy\tAlcatraz (3D NBC\t18\tThe Closer / Waivers of Extradition\t\tFairly Legal/Satisfaction\t\tThe Firm/Chapter Eleven (N)\t\tLaw & Order: Special Victims Unit / Harry Connick Jr.\t\tNews (57) PBS\t42\tRiverdance: Live From Beijing\t\t\t\tCirque du Soleil / Flowers in the Desert\t\t\t\tBonamassa RDI\t19\tRDI en direct\t109/Grandeur nature\tDécouverte\t\tLe Téléjournal\tLes grands report / Gilles Pelletier: Un coeur marin\t\tLa Facture\tLe Téléjournal ARTV\t31\tCountry / Luc De Larochellière et Melanie Grenier.\t\tLa Liste/Sugar Sammy\t\tToi et tes nuages\t\t\t\t(23h20) Entrée des artistes Canal D\t20\tBilly l'exterminateur\tLa guerre des enchères\tLes bûcherons de l'extrême\t\tGrand Rire de Québec / Gala 3\t\tGrand Rire de Québec\t\tLa guerre des enchères Canal Vie\t35\tCésar parle chiens / Cruauté en série\t\tKilos mortels/Chad et Sallie\t\tÉtrange dépendance\tÉtrange dépendance\tJ'ai gagné le gros lot! / Le concierge millionaire\t\tBachelor Évasion\t23\tSoleil tout indus/Espagne\t\tExpédition impossible / De la neige au Maroc?\t\tVoyage en Asie/Vietnam\t\tHell's Kitchen\t\tGuide restes VOIR Historia\t25\tCivilisations / Les mystères des Templiers\t\tLes ailes de guerre / Les 'kamikazes' de la Luftwaffe\t\tJAG / La dame de glace Partie 1 de 2\t\tLE MYSTERE VON BÜL0W (1990) avec Jeremy Irons, Glenn Close.\t\t MusIMax\t32\tSosie de star / Shakira\tRelookingdeStar\tLes années/Mitsou\t\tLa danse des étoiles\t\tMusicographie Québec/ La musique prêt-à-porter\t\tProfession Mannequin Musique Plus\t30\tDanse ou crève!\t\tModèle de beauté\t\tBienvenue à Jersey Shore\t\tRuPaul: Drag Queen\t\tClub des BG Séries +\t24\tHeartland\t\tMalenfant/Le batailleur\t\tCastle / Un feuilleton à rebondissement\t\tDre Hunt: Body of Proof/ Conflit familial\t\tLe Fou de l'hôtel TV5\t15\tRecettes de chefs\tÀ table!\tLes années bonheur\t\t\t\t\tTous les habits du monde\tTVS le journal ZTélé\t26\tChasseurs d'ovnis / Écrasements d'ovnis\t\tLes stupéfiants / Bagarre à la bouteille\t\tDestruction / Casino de Las Vegas\t\tAMITYVILLE, LA MAISON DU DIABLE (1979) James Brolin.\t\t RDS\t33\tLNH Hockey / Canadiens de Montréal c.Flyers de Philadelphie (En direct)\t\t\t\t\t(2ih45) L'antichambre (En direct)\t\tSports 30\tCanadiens express Sportsnet\t38\tC0NCACAF Soccer / Canada c.United States Olympic Qualifying (En direct)\t\t\t\t\tSportsnet Connected\tSportsnet Connected\t\tBoxing TSN\t28\tE:60/Basketball (N)\t\tCurling Championnat mondial Women's Semifinal (En direct)\t\t\t\t\t\t O T-MAG\t10\tAstro-mag\tRegard urbain\tPassion Auto Rétro\tA la découverte./ Extra\tPlaisir Nautique\tHabitat-Mag\tLe Golf à son meilleur\tSpécial Magazine\tVirage Plus Vox\t9\tLe Confident\t\tPlace des Arts\tLes soirées Juste pour rire\tLeZarts / Québec\tLeZarts: Studio\tTout le monde s'en fout\tVoirGRAND.tv\tSans filtre Télétoon\t36\tSPACE JAM (1996) avec Michael Jordan, Wayne Knight.\t\t\t\tLes Simpson\tAmerican Dad\tFamily Guy\tDansl'canyon\tLes Simpson / Homerazzi Vrak-TV\t16\tVie secrète ado / Une nouvelle déconcertante\t\tSmallville/ Les récoltes du mal\t\tTeen Wolf/Pulsations\t\tUne grenade avec ça?\tUne grenade avec ça?\tMDR/Brigitte Lafleur en bref Le club des ex NEW YORK - Les ex-femmes de vedettes hollywoodiennes ont des choses à dire, et cinq d'entre elles auront l'occasion de s'exprimer dans leur propre émission de téléréalité, La chaîne VH1 a annoncé cette semaine le tournage de Hollywood Exes, une série en 10 épisodes qui sera diffusée à l'été, On y verra les ex d'Eddie Murphy, de Prince, de R, Kelly, de Will Smith et dejose Canseco, La chaîne a expliqué que Nicole Murphy, Jessica Canseco, Andrea Kelly, Sheree Fletcher (l'ex de Will Smith) et Mayte Garcia (l'ex de Prince) «veulent prouver au monde qu'elles sont plus qu'un joli visage», La série suivra les cinq femmes, alors qu'elles tentent de faire leur propre vie loin de leur célèbre ex, AP Hollywood s'intéresse à la Chine HONG KONG - Des vétérans de l'industrie du cinéma croient que la croissance économique de la Chine pousse Hollywood à s'intéresser aux films à thématique asiatique, Le scénariste de la série de films KungFu Panda, Glenn Berger, a déclaré mardi que la Chine était le thème de l'heure en ce moment à Hollywood, ce qui permet de raconter des histoires de façon nouvelle et inusitée, Le producteur Tracey Trench abonde dans le même sens, indiquant que les grands studios prêtent davantage attention à ce qui se fait en Asie, et surtout en Chine, Les dirigeants des studios s'intéressent par ailleurs aux possibilités de coproduction avec la Chine, afin de réduire leurs coûts, Trench a ajouté que les studios espèrent aussi que les coproductions permettront de passer outre les quotas imposés en Chine sur les films étrangers, Les recettes au box-office ont augmenté de 30 % en 2011, en Chine, atteignant 2 milliards $US, AP L'origine des Ninja Turtles soulève les passions LOS ANGELES - Michael Bay croit que les fans des Teenage Mutant Ninja Turtles ont besoin de relaxer un peu, Le réalisateur et producteur de 47 ans a causé la grogne chez les adorateurs des célèbres tortues lorsqu'il a révélé, la semaine dernière, que celles-ci feraient partie d'une «race extraterrestre» dans un film qu'il produit, Or, la légende veut que ce soit une mystérieuse substance radioactive qui ait transformé les tortues en superhéros qui combattent le mal, Dans une déclaration publiée sur son site, le réalisateur a demandé aux fans de «prendre une grande respiration et relaxer», ajoutant qu'ils «n'ont pas lu le scénario encore», Les Ninja Turtles sont d'abord apparues en bande dessinée en 1984, avant d'apparaître dans des films, à la télévision et dans des jeux vidéo, Le film de Michael Bay, qui a réalisé les trois derniers films de Transformers, devrait prendre l'affiche l'an prochain, AP Yellow Submarine restauré pour sa sortie en DVD LONDRES - Le film d'animation Yellow Submarine a été minutieusement restauré, image par image, en vue d'une sortie en format DVD cette année, Plutôt que de recourir à des logiciels, 2861088 4 AVRIL 2012 20 H I SALLE OCTAVE-CRÉMAZIE Grand Théâtre de Québec La Capitale Groupe financier PARTENAIREDESAISON NOUVEAU SPECTACLE 1643-8131\t____, \u201e , grandtheatre.qc.ca lîfllMMHil leSoleil MARIE-PIERRE ARTHUR AUX ALENTOURS / PHOTO AP des spécialistes ont travaillé pendant quatre mois pour nettoyer à la main, individuellement, chacune des images de ce film de 1968, Le film (photo ci-dessus), qui présente une version animée des membres des Beatles et des images inspirées de certaines de leurs chansons, inclut quelques-uns des plus grands succès du groupe, dont Lucy in the Sky with Diamonds, Eleanor Rigby et When I'm Sixty-Four.Le DVD sera en magasin à compter du 28 mai, tout comme la bande sonore du film, AP MATCH \\s Vendredi 30 mars Toute une soirée pour 32 $ ! 19\th Conférence : M.Robert M.Lepage «L\u2019art de l\u2019impro, et comment juger une pièce de musique spontanée en jazz» 20\th Match d\u2019Impro Jazz M Stanley Péan 22 h Participez au JAM SESSION *\u201c\u201c*\tApportez votre instrument ! Animateur (\\îck (jarcA- G\u2019ajcynjcuri, ete- 2 &ianun^ 2012 ! Lundi 2 avril, 20h\u201452$ Ce pianiste légendaire offrira une combinaison de compositions originales et de standards de jazz.LE STABAT JVIater SCARLATTI Vendredi 6 avril\u201429$ à 42$ 19 h Conférence, La musique sacrée 20 h Concert Bernard Labadie, chef * ËïïF -*>0 ans et PALAIS 20$ M()NTCALM * /yjOÎSot7 de /a.FAITES VITE! 7ï BILLETS PAR CONCERT.Présenté par 418 641-6040 \u2022 palaismontcalm.ca V,u*,>c4&\t\u2022\u2014J Québec Québec™, BANQUE NATIONALE leSoleil A7 leSoleil arts magazine samedi 24 mars 2012 00 O 00 00 i\u2014I cü £ 00 TD CD £ cü 00 Cl fi IM N fi CUD fi E W Jû o CD 0) 00 < EMILIE LÉVESQUE A la bonne heure Saison 201K2012 Club, musical de Québec 120 ans RECHERCHES ! GRAND PRIX DE 5000^ CKOÈ3B-3 Quatuor VOGLER Ute LEMPER chanteuse Nuits de Berlin / |ours de Paris Au programme\t \tErwin SchulhofF, Edith Piaf, Hanns Eisler, KurtWiell, Astor Piazzolla, Chava Alberstein et |acques Brel (programme détaillé au www.clubmusicaldequebec.com) IL reste encore de très bonnes places Billetterie du Grand Théâtre de Québec www.clubmusîcaldequebec.com 1877 643-8131 COUREZ LA CHANCE DE CHANTER AUX FRANCOFOLIES DE MONTREAL PARTICIPEZ AUX AUDITIONS! QUÉBEC-15 AVRIL COLLÈGE F.-X.-GARNEAU Conseil des arts Québec E lE ¦S\tGrand Théâtre QUÉBEC\tde Québec IhôtelCHÂTEAU 9LAliïSQiJÉBEC leSoleil RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS: FRANCOFOLIES.COM La Tribune SHERBROOKE - D'aussi loin qu'elle se souvienne, Émilie Lévesque a toujours préféré les matins.La brume qui recouvre les vallons ensommeillés du village de Saint-Malo, en Estrie.Le silence qui repousse du revers les premiers craquements.L'attente des «comiques» à la télé.La paix partout.«J\u2019ai toujours été la première levée chez moi.Je suis encore souvent debout à 6h.Mon horloge biologique est réglée ainsi.J\u2019aime cette heure où tout est à faire, où tout est possible.» Pour elle, le goût du bonheur peut ressembler à cette cuillerée d\u2019aube.Elle devrait aimer la saveur des prochains jours.Au matin de sa carrière solo.À ce point où tout est à faire, où tout est possible.Un album rose Après avoir connu les dimanches soir endiablés à Star Académie, où elle a atteint la finale féminine en 2009, voilà que l\u2019Es-trienne chante, trois ans plus tard, la douceur enveloppante des dimanches avant-midi sur son premier album solo, Le goût du bonheur, qui se posera en magasin mardi au réveil.Un album tendre, dans la palette des roses, comme le ciel pastel à l\u2019aurore.Un album acoustique dont la sortie a été maintes fois annoncée, souvent reportée, pour le mieux, selon la jeune interprète.L\u2019Anglicane I nV m\t31, rue Wolfe, Vieux-Lévis Programmation complète au: www.diffusionculturelledelevis.ca BOB WALSH BLUES BAND INSIDE I AM ALL BLUE Vendredi 30 mars LEVENT DU NORD Spectacle Lancement Vendredi 13 avril PIERRE LAPOINTE SEUL AU PIANO Samedi 14 avril QHydro Québec KIND OF BLUE HOMMAGE À MILES DAVIS Vendredi 20 avril Réservation : 418 838-6000 Wbebü ^ LÉVIS Culture, Communications et Condition féminine /^\\\t> i es n Québec sa n ¦JcB Patrimoine Canadian t| canadien Heritage leSoleil > LD «Le temps a été mon plus grand allié.Je partais de loin, de zéro, en fait.Je ne savais même pas exactement qui j\u2019étais.Le processus de création s\u2019est transformé en une vraie thérapie.Cette étape était incontournable pour faire un album qui serait personnel, terre à terre, à mon image, même si je courais le risque que les gens oublient mon nom.» Ces trois années, Émilie l\u2019avoue, elles ont parfois paru interminables, même ponctuées par les tournées des revues musicales Big Bazar et I Love Rock\u2019n\u2019roll.Le temps a surtout décéléré quand un changement de directeur artistique l\u2019a forcée à faire table rase et tout recommencer.«Je ne peux pas dire que je n\u2019ai pas pensé à tout abandonner deux ou trois fois.Il y a de longues semaines où rien ne bougeait.Tu dépends de tellement de gens dans ce métier qu\u2019à un moment donné, c\u2019est difficile à gérer, constate la protégée d\u2019Eduardo Da Costa, aussi gérant de Marie-Chantal Toupin.J\u2019ai été chanceuse de compter sur des gens qui croyaient vraiment en moi.J\u2019ai bien fait de persévérer.La preuve, je l\u2019ai dans mes mains, ce disque.La petite fille de Saint-Malo n\u2019aurait jamais pensé que ça lui arriverait.» Les choses vraies Avec son entourage \u2014 le réalisateur Guy Tourville et l\u2019équipe de Musicor \u2014, la chanteuse a écouté une centaine de chansons pour en retenir 10, celles qui reflétaient le mieux sa personnalité.«J\u2019aurais aimé pouvoir écrire.J\u2019ai pris 45 heures de cours avec Robert Léger pour y arriver, mais je ne me sentais pas prête.J\u2019avais aussi l\u2019impression de ne rien avoir à raconter : je n\u2019ai pas été battue quand j\u2019étais petite, je n\u2019ai pas de blessures saignantes.J\u2019ai trouvé mon filon dans les petits bonheurs, dans la simplicité, dans les choses vraies.» Les choses vraies, c\u2019est d\u2019ailleurs le titre du deuxième extrait, écrit par le Français François Welgryn.Les autres textes viennent notamment du duo Christian Sbrocca-Richard Turcotte, qui en signe deux, de l\u2019ex-participant à Star Académie Marc Angers, de Marc Pinon et de Rebecca Jean Gilles, en plus de la reprise de Tout doucement, de Jean-Paul Dréau, popularisée par Bibie.2859460 CCH y a quelque chose de très beau dans cet esprit de petite communauté, dans le fait de tous se connaître par nos noms, de s'emprunter une tondeuse, de vivre à 45 minutes de l'hôpital et de l'épicerie^ - Emilie Lévesque au sujet de son village natal de Saint-Malo Son plus vif coup de cœur est toutefois venu d\u2019ailleurs.Des mots de l\u2019auteur-compositeur-interprète sherbrookois Alexandre Poulin, sur la pièce Dimanche après-midi, qui parle du traitement que l\u2019on réserve aux aînés.«Guy [Tourville] avait réalisé le premier album d\u2019Alexandre et s\u2019est souvenu d\u2019une chanson qu\u2019il avait jouée en studio, mais écartée.Nous l\u2019avons retrouvée sur un disque dur, et j\u2019ai été touchée par sa sincérité et sa simplicité.J\u2019ai vu ma mère s\u2019occuper de sa mère, décédée d\u2019alzheimer, et nous avons tous quelqu\u2019un qui a pris soin de nous et aura besoin de nous plus tard.C\u2019est la chanson la plus poignante.» Si elle était incertaine sur plusieurs plans, ce dont elle était sûre c\u2019est qu\u2019elle voulait aussi intégrer à son disque un hommage à son patelin natal de 500 âmes.Elle a naturellement demandé à Alexandre Poulin d\u2019écrire à sa place Mon village.«Il y a quelque chose de très beau dans cet esprit de petite communauté, dans le fait de tous se connaître par nos noms, de s\u2019emprunter une tondeuse, de vivre à 45 minutes de l\u2019hôpital et de l\u2019épicerie.Les gens sont tellement tissés serré qu\u2019ils en deviennent une famille.» Émilie Lévesque, qui travaillait comme décoratrice d\u2019intérieur avant d\u2019être aspirée par le tourbillon télé, a choisi de déménager à Saint-Jean-sur-Richelieu il y a deux ans, mais elle revient visiter sa famille presque toutes les semaines.Les matins sont beaux à Saint-Malo.Mais Émilie Lévesque sait que le soleil se lève aussi ailleurs.Même s\u2019il prend parfois son temps.Après, tout est possible. o^ ST si n SI 0Q SI N Ml S ID 00 CD 3 I'D CD r\\j JD r\\j o Avec Bruno Savard QUÉBEC, TOUJOURS A LA UNE! TELEJ QUÉBEC I 18 Radio-Canada, ca/quebec théâtre ¦ m PETIT CHAMPLAIN \u2014g theQtrepetitchomploin.com 418.692.2631 68, rue du Petit-Champlain, Québec SAISON Printemp/ Pré!enté6nmpé4oïdeOuébec Michel Rivard nouveau spectacle acoustique mercredi lô et jeudi 19 avril, 20 h Michel Barrette nouveau spectacle 7 au 9 juin, 20 h Hommage à Brassens\tKaïn Rvec Jérôme Dupro/, ivonhoe Jolicoeur,\tLe vrai monde RoynoldDupra/, RogerGenoi/etfïlartin foucy Jamedi 7 avril, Jeudi 29 mar/, 20 h\t20 h Maurane Fais-moi une fleur Jeudi 12 et vendredi 13 avril, 20 h Société de développement des entreprises culturelles \u2014 ^ I\tE9 19 Quebec o a Ville de Québec l+l Patrimoine canadien Canadian Heritage imiVSISSSl leSoleil leSoleil arts magazine samedi 24 mars 2012 disques en vedette entrevue DUMAS \u2022\u2022\u2022il POP-ROCK L'heure et l'endroit DUMAS Vitaminé Avec L'heure et l'endroit, Dumas fixe un neuvième rendez-vous sur disque à ses fans.Il signe aussi un album qui a tout ce qu'il faut pour devenir la bande sonore du printemps qui débute et de l'été qui s'en vient : ensoleillé, rythmé et dansant à souhait.Le prolifique auteur-compositeur-interprète dit avoir voulu rassembler ses influences musicales.On les entend dans les accents beatlesques qui jalonnent l'album comme dans les clins d'œil à la britpop de diverses époques (Tes histoi-resfait penser au hit Connection d'Elastica!).L'album est parsemé de chœurs mélodiques (dans le premier extrait Souvenirs en mitraille, notamment), de riffs bien sentis, de synthés ludiques.On n'est ni dans la poésie énigmatique ni dans le rock aérien.Dans les pièces plus up-tempo comme dans les ballades (comme la très belle Près de toi, toute en douceur), Dumas a les deux pieds sur terre, dans des références concrètes de la vie quotidienne.Et il fait montre d'une belle sérénité.Geneviève Bouchard ALBUMS PRÉCÉDENTS 2009 (juin) Demain Valérie Lesage ffili 9PI __ Valérie Lesage\tM&ki: 2009 (septembre) Au bout du monde Valérie Lesage ¦ 11 J »'¦ y T-\t2009 \t \t(novembre) fL\tTraces \tValérie Lesage Hit-A iw *T\t ESPERANZA SPALDING Flirt avec la Associated Press Ceux qui ne connaissent pas beaucoup Esperanza Spalding- pourraient être portés à croire que son nouvel album, Radio Music Society, représente une tentative, pour cette artiste de jazz, de passer du côté de la musique populaire.Certains éléments du CD pourraient certes permettre de tirer cette conclusion.Il s\u2019agit de son disque le plus accessible, avec des airs R&B et la collaboration du rappeur Q-Tip.On y trouve même une reprise d\u2019une pièce de Michael Jackson.Mais ceux qui connaissent la chanteuse aussi bien que le batteur de jazz Jack DeJohnette sauront que la bassiste, auteure-compositrice-interprète et productrice ne s\u2019éloigne jamais beaucoup de ses racines et n\u2019est pas du genre à modifier son style pour rentrer dans un format.«On y trouve du jazz, mais c\u2019est plus que ça.Je crois [que l\u2019album] envoie un message voulant que, en jazz comme dans la pop, il est possible de faire plus en ce qui a sur les rayons >VC ¦ \u2022\u2022\u2022il ALTERNATIF The Hunger Games ARTISTES VARIÉS Buffet à volonté.Il y a une époque, pas si lointaine, où chaque film s'accompagnait d'une bande sonore «d'accompagnement» plus ou moins cohérente, mais avec une belle brochette de vedettes, plus ou moins connues, selon le genre, La chose est rare maintenant, assez en tout cas pour que celle de Hunger Games: Songs From District 12andBeyondsoit un cas de figure, Ce n'est pas la musique du film, mais la vision qu'en ont une quinzaine d'artistes, dont Arcade Fire, Neko Case, The Decemberists, Kid Cudi, Taylor Swift, Maroon 5.Et la moyenne est très bonne, Évidemment, en confiant la production de l'album à T-Bone Burnett.Le respecté réalisateur a uni les styles parfois disparates (rock alternatif, country, alt-country, folk, pop-rock.) avec une bonne couche d'americana, tout en misant sur les forces stylistiques de chacun, Outre le fait qu'il s'agit d'une bonne liste de lecture en soi, The Hunger Games permet aux non-initiés de faire de belles découvertes et aux mélomanes avertis d'obtenir des pièces inédites, ËricMoreault \u2022\u2022\u2022Il FOLK-ROCK Usa Leblanc LISA LEBLANC Joyeux défoulement.Il y a quelque chose de libérateur dans ce premier album de Lisa Leblanc, en magasin mardi, Un sans-gêne rafraîchissant, une énergie brute, une voix débridée, une collection d'images parfois crues et souvent drôles, L'auteure-compositrice-interprète acadienne présente un univers personnel et sans compromis, C'est à prendre ou à laisser.Mais on vous suggère fortement de prendre! Parce que la jeune chanteuse - 21 ans seulement - présente une voix féminine forte, voire trash.Parce qu'elle assume son accent comme une richesse et s'amuse - nous amusant par la même occasion - dans une syntaxe qui flirte avec le chiac, Parce qu'elle met de l'avant un folk-rock simple et efficace, ficelée avec le soutien de Louis-Jean Cormier (Karkwa).Et parce qu'au-delà des pièces coup de poing (Câlisse-moilà, Aujourd'hui, ma vie c'estd'Ia marde), elle sait aussi faire preuve de nuances, Les chansons ne sont pas toutes d'égal intérêt, mais on assiste ici à un départ canon pour une fille bourrée de talent, Geneviève Bouchard palmarès FRANCOPHONE 1\tArtistes variés, Star Académie 2012 2\tMes aïeux, À l'aube du printemps 3\tCœur de pirate, Blonde 4\tAngèle DubeauS La Pietà, Silence, on joue! 5\tIngrid St-Pierre, Ma petite Mam'zelle de chemin ANGLOPHONE 1\tOne Direction, Up AllNight 2\tAdele, 21 3\tAriane Moffatt, MA 4\tJason Mraz, WeSingWe Dance We Steal Things 5\tMc Mario, Mixdown 2012 0 PALP^RÈB nielsen SoundScan mm Cliiffi UE iîOÏÎE \\ BHjre kvmi eurent ivre _ te jcit; wSfeKi \u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 CLASSIQUE Debussy - Clair de lune NATALIE DESSAY ET PHILIPPE CASSARD Une voix et des images.Natalie Dessay chante Debussy?Voilà qui suscite curiosité et attente, On n'est pas étonné de découvrir que cet univers coloré et imagé convient à la personnalité inventive de la soprano, Pantomime, Clair de lune et autre Fête galante tirées des cahiers dédiés à la douce Mme Vasnier tiennent leur charmante promesse, L'interprète réalise agréablement les nuances, quelle que soit l'altitude du registre, Apparition dessine sa courbe parfaite sur plus de trois minutes, La délicatesse du pianiste Philippe Cassart se savoure dans la brièveté de L'âme évaporée ou celle des Cloches.Le poème lyrique et mystique La demoiselle élue, en version piano et chœur de voix de femmes, et quelques mélodies gravées pour la première fois s'additionnent à un menu déjà riche, Richard Boisvert ^99999999999 pop trait à la musique, à l\u2019art et à ce qu\u2019on appelle \u201cla prise de risques\u201d», explique DeJohnette, un des invités de Radio Miisic Society.Elargir les horizons, c\u2019est ce que Spalding avait en tête lorsqu\u2019elle a préparé l\u2019album, puisqu\u2019elle croit que la musique en général bénéficie des projecteurs.Il faut dire que les projecteurs se sont braqués sur elle lorsqu\u2019elle a remporté, en 2011, le Grammy de la révélation de l\u2019année devant des personnalités comme Justin Bie-ber et Drake.Sa victoire dans cette catégorie \u2014 une première pour une artiste jazz \u2014 a créé une onde de choc dans l\u2019industrie de la musique, catapultant du même coup Spalding dans l\u2019univers pop.Peu après, elle ne faisait pas que les couvertures de publications comme Jazziz, mais aussi celles de People et de Vogue.Plus tôt cette année, les organisateurs des Oscars lui ont demandé de chanter What a Wonderful World pour un hommage aux grands disparus, donnant à la femme de 27 ans.«Lorsqu\u2019elle a eu l\u2019emploi aux Oscars cette année, encore une fois, elle a pu être vue sous un jour nouveau en s\u2019appropriant une chanson connue, raconte le dirigeant de sa maison de disques, Mark Wexler.Ça nous a donné un autre coup de pouce, à nous, mais aussi à elle, en lui permettant de se faire connaître de plus de gens.» \u2014_ » Esperanza Spalding justifie son incartade pop en disant que la musique en général bénéficie des projecteurs.- photothèque lesoleil 11 i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i Exceptionnel \u2022\u2022\u2022\u2022 Excellent \u2022\u2022\u2022\u2022 Bon»***» Passable\tÀéviter \u2022\u2022\u2022 Lisez toutes les critiques au disques.lesoleil.com extraits à télécharger lmnbch«>* \u2022 \u2022\u2022\u2022 » ALTERNATIF Mr.M LAMBCHOP Drapé de noir.J'avoue, j'avais perdu Lambchop de vue depuis un bout, Mais c'est comme avec un vieil ami - changé, mais pas tant que ça, J'y suis revenu parce que le groupe de Kurt Warner rend hommage, avec Mr, M, au formidable chanteur Vie Chesnutt, décédé en 2009, Unhommage diffus : pas de reprises ni de paroles explicites, Non, plutôt la pudeur du deuil - Warner était un ami très proche, Ce 12e album s'écoute comme une longue complainte, on passe d'une chanson à l'autre sans trop s'en rendre compte, mais sans monotonie ni ennui, Le groupe de Nashville propose son doux rock-country alternatif, avec comme toujours ses tempos languissants et ses quelques accords de piano à l'avant-plan et, cette fois, des arrangements de cordes qui s'immiscent dans les magnifiques mélodies, La voix de Warner tremble parfois de douleur, ce qui rend l'écoute encore plus poignante, quand on s'y plonge, Un disque drapé de noir, mais thérapeutique, ÉricMoreault RFLDID \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 R&B/JAZZ Radio Music Society ESPERANZA SPALDING Excès en tout genre.On était heureux de voir Esperanza Spalding obtenir le Grammy de la révélation de l'année en 2011, D'une part, parce qu'elle l'avait ravi à Justin Bieber, de l'autre parce qu'elle le méritait, C'est qu'elle est douée, la petite chanteuse et contrebassiste, maîtrisant tout autant sa voix agile que son instrument, Or, maintenant que les projecteurs sont rivés sur elle, la musicienne arrive avec un album aussi ambitieux qu'échevelé, Laissant de côté les titres instrumentaux, Spalding s'intéresse au R&B et au funk sans délaisser le jazz, L'approche est pertinente, or elle semble vouloir en mettre plein la vue et, du coup, son matériel devient inutilement chargé et mal développé: les arrangements sont touffus au point d'en être suffocants, tandis que les pièces sont trop souvent complexes à en être froides, Ni la présence du réalisateur Q-Tip, ni celle d'invités de renom, dont Joe Lovano et Jack DeJohnette, ne permettent à ce Radio Music Society de prendre son plein envol, Bieber doit rire dans sa barbe naissante.Nicolas Houle MK t INDIE POP Port of Morrow THE SHINS Retour convaincant.Au nombre des comebacks musicaux, celui des Shins figure parmi ceux qu'attendaient le plus les amateurs d'indie, Pas tant que l'absence ait été interminable : cinq ans se sont écoulés depuis Wincing the Night Away C'est plutôt que durant cette période, le leader James Mercer n'avait pas trouvé le véhicule parfait pour s'exprimer, même si l'aventure Broken Bells, avec Danger Mouse, était digne d'intérêt, C'est donc avec plaisir qu'on renoue avec son chant assuré et ses chansons sculptées avec précision, Si on ne peut s'empêcher de remarquer que The Shins est devenu la formation d'un seul homme, Mercer ayant recruté une nouvelle équipe, force est d'admettre qu'auprès du réalisateur Greg Kurstin (Lily Allen, Foster the People), il a gravé des titres variés et pertinents, Avec ses clins d'œil aux années 80, ses inflexions folk et ses flirts avec les rythmes sud-américains, PortofMorrowv a dans maintes directions, au risque de s'égarer, mais, règle générale, Mercer défend ses choix esthétiques de manière convaincante, Nicolas Houle OLIVIER PARENT oparent@lesoleil.com Collaboration spéciale Niggas in Paris, Katy Perry Katy Perry a récemment visité le live lounge de BBC Radio 1, où la tradition veut que les invités revisitent d'autres artistes de l'heure.La star californienne a fait jaser avec sa reprise de Niggas in Paris, composée par les rappeurs Jay-Z et Kanye West pour leur projet Watch the Throne.Des blogues spécialisés se sont offusqués de voir une chanteuse pop - aux cheveux bleus, en plus! - «profaner» l'hymne hip-hop en évacuant même les gros mots.N'empêche qu'une reprise signifie justement remanier une pièce pour la faire sienne.Et que la version de Perry est loin d'être gênante : http://goo.gl/lEvWp.Biood for Poppies, Garbage Après sept ans d'absence, le groupe Garbage s'est assuré de ne pas rater son retour sous les projecteurs avec une pièce électro-rock au succès radiophonique annoncé.À défaut de nous surprendre, la chanson Blood for Poppies {a télécharger au http://garbage.com) propose des guitares qui groovent, un refrain entraînant et d'efficaces harmonies vocales de la chanteuse Shirley Manson.Avant même la sortie de l'album Not Your Kind of People, le 15 mai, les quatre musiciens entreprendront une tournée mondiale qui s'arrêtera en août à Montréal, au Festival Osheaga.Œil pour œil, Malajube Après avoir confectionné la bande originale du film Le Trotksy, salué par la critique en 2009, le quatuor Malajube a récidivé avec la pièce Œil pour œil du thriller Good Neighbours, toujours réalisé par Jacob Tierney et sorti l'an dernier dans les salles.La chanson, en nomination aux derniers prix Génie, peut désormais être téléchargée sur Hunes.Par ailleurs, Malajube pourrait récolter les honneurs au gala des Juno le 1er avril, cette fois pour son disque La caverne, dans la catégorie Album francophone de l'année.Ail leSoleil arts magazine samedi 24 mars 2012 9999999 en coulisses nostalgie lllllllllllllllllllllllllllll Il y a ans Le 23 mars 1973, le monde musical a changé, Le groupe britannique Pink Floyd, jusqu'ici catégorisé comme une formation de rock psychédélique, offre The Dark Side of the Moon, le fruit d'un an de travail, Ce huitième opus, enregistré en deux temps au studio Abbey Road de Londres, est devenu un succès instantané, Malgré le côté expérimental de l'exercice musical, l'album entre dans la culture populaire et devient un phénomène de masse associé à la société contemporaine, grâce à des thèmes comme la vie, la mort, l'argent et le bonheur, Hissé rapidement au sommet du Billboard 200 américain, l'album y restera pendant 741 semaines, soit l'équivalent de 14 ans, Près de 50 millions de disques ont été vendus dans le monde, propulsant The Dark Side of the Moon au troisième rang des albums les plus vendus sur la planète après Thriller de Michael Jackson et Back in Black d'AC/DC, Encore aujourd'hui, le groupe influence la nouvelle génération de musiciens, et l'image du prisme et du rayon de lumière de la pochette est directement associée au summum de la musique rock, Et c'est bien heureux, car l'album 21 d'Adele vient tout juste de dépasser The Dark Side of the Moon sur la liste des disques les plus vendus au Royaume-Uni, reléguant les rockeurs au deuxième rang, Ce qui, après 39 ans - avouons-le -, est enviable, citation Qui a dit?Je veux des enfants, je veux une équipe de soccer.Et e veux un mari 8D uj0|d-doji un,p aiuçqduiAs ?un ej 9Dqsg 'aasnj.a.1 eias anAa.q.ua,p apueuiap ainoi 'aauuaj.eiarsaj uoisiApipr ej 'arapinaj.eias au [euinof umny 'ajeDisnui aursnpuij ap asned aun puaid apa,nb aauouue issne e eSeq sspq 'ueuieui iiuaAap e uoqeiidse uos ap rafns ne 'Aai j.upv\\ qejdo e eSeq Apeq asna:|.uei\u201ep eq - ./ ' / #;:v < A' Vl '\\S\\ \\\\V .VTwL \u2019 - w J \\\t' I m Si Bouquins d'abord! GRENIERHEROUX Collaboration spéciale sh ero ux@lesoleil.com 1 Après avoir joué les amoureuses de tous genres, Julia Roberts passe du côté obscur (!) en interprétant la belle-mère de Blanche-Neige dans le nouveau film Miroir, miroir.Même si les premières images laissent présager un bon film familial, les plus grands fans de Roberts ne pourront pas voir le résultat final.Et j\u2019ai nommé : ses enfants! L\u2019actrice oscarisée estime que les jumeaux Hazel Patricia et Phinnaeus Walter, 7 ans, ainsi que Henry Daniel, 4 ans et demi, sont trop jeunes pour regarder l\u2019adaptation du conte des frères Grimm.Considérant qu\u2019elle y joue la méchante reine, l\u2019argument est valable.Mais en vain, les trois protégés devront aussi attendre pour visionner les comédies romantiques de leur maman, puisqu\u2019à la maison, il y a très peu de temps pour la télévision.«Nous préférons les livres», explique la pretty woman, ajoutant que les soirées en famille, avec son mari et directeur photo Danny Moder, sont des moments de lecture.Zen, la famille Roberts-Moder?La principale intéressée souligne que sa famille s\u2019intéresse davantage aux contes, à la poésie et aux échanges d\u2019idées qu\u2019à la télévision, mais que l\u2019appareil est parfois ouvert.«Un jour, nous allons montrer notre travail aux enfants, mais ce ne sera pas d\u2019ici deux semaines.» L'eau bout! On ne badine pas avec Gwyneth Paltrow, surtout lorsqu\u2019il est question de son livre de cuisine My Father\u2019s Daughter, paru l\u2019an dernier.Dans un article du quotidien The New York Times, publié cette semaine, la journaliste Julia Moskin s\u2019intéresse aux auteurs fantômes engagés par plusieurs chefs et célébrités qui souhaitent publier un livre, dont Julia Turshen, collaboratrice accréditée du premier ouvrage de Mme Paltrow.Pourquoi l\u2019eau bout?C\u2019est que l\u2019actrice n\u2019a pas du tout apprécié que la couverture de son livre accompagne l\u2019article.«J\u2019aime la section cuisine du @nytimes, mais cette semaine, il y a des faits qui ont besoin d\u2019être vérifiés.Il n\u2019y a eu aucun auteur fantôme pour la rédaction de mon livre de cuisine, j\u2019ai écrit chaque mot moi-même.» S\u2019il est vrai que l\u2019image était un peu tendancieuse et que Mme Turshen n\u2019a jamais affirmé qu\u2019elle avait écrit pour Paltrow, les remerciements à l\u2019intérieur du bouquin, eux, laissent perplexe.«Je n\u2019aurais littéralement jamais pu écrire ce livre sans l\u2019assistance artistique de l\u2019infatigable Julia Turshen, confie-t-elle.«Elle a quantifié, testé et encore testé chaque recette [.].Elle a été mon support intellectuel et émotionnel durant tout le processus.» Croyant son image de mère-épouse-actrice-chanteuse-cuisinière-auteure-animatrice-parfaite remise en question à cause de l\u2019article, la belle a envoyé un tweet explicatif à ses 81100 abonnés.Est-ce qu\u2019on peut appeler ça une tempête dans un verre d\u2019eau?L'infini et plus loin encore Lorsqu\u2019on vit dans une villa d\u2019Hollywood, que les belles filles, l\u2019argent et le succès sont l\u2019apanage du quotidien, il faut parfois s\u2019éloigner pour se reconnecter avec le monde.C\u2019est sûrement ce que s\u2019est dit Ashton Kutcher en acceptant un billet pour.l\u2019espace! L\u2019exmari de Demi Moore sera le 500e passager à voyager dans l\u2019espace.La compagnie Virgin Galactic a annoncé la bonne nouvelle via le blogue du directeur général, Sir Richard Branson.«J\u2019ai téléphoné à Ashton pour le féliciter, a écrit M.Branson.Il est aussi excité que nous le sommes à l\u2019idée de traverser la dernière frontière et d\u2019expérimenter la magie de l\u2019espace.» L\u2019acteur aura comme compagnon de route un camarade de choix côté divertissement : Russel Brand! Son exfemme, Katy Perry (qui attend aussi son tour pour son expérience d\u2019astronaute) lui avait offert un billet en des jours plus heureux.Gageons que les deux hommes, connus pour leurs mauvais tours, sauront bien faire rire l\u2019équipage.À 200 000 $ le voyage, plusieurs célébrités ont ajouté leur nom à la liste d\u2019attente, dont Tom Hanks, Brad Pitt et Angelina Jolie.Jay-Z et Beyonce, quant à eux, espèrent être les premiers artistes à enregistrer leur vidéoclip dans l\u2019espace.Rien de moins! N'est stupide que la stupidité Pas facile d\u2019être Kim Kardashian ces jours-ci.La riche héritière, qui a été traitée de profiteuse en demandant le divorce au joueur de basketball Kris Humphries \u2014 après 72 jours de mariage et une bague de 2 millions $ «qu\u2019elle préfère garder» \u2014 est maintenant traitée «d\u2019idiote» par leMadMen Jon Hamm.En entrevue au magazine ELLE UK, l\u2019acteur se plaint du star-système actuel qui glorifie les vedettes de téléréalité.«Qu\u2019il s\u2019agisse de Paris Hilton ou de Kim Kardashian ou de quiconque, la bêtise est célébrée.Être idiot a de la valeur parce que vous en retirez de l\u2019argent.» Questionné sur ses propos à la télévision américaine, M.Hamm en rajoute : «La téléréalité est une partie de notre culture à laquelle je ne m\u2019identifie pas.Je ne comprends vraiment pas l\u2019attraction que cela dégage autre que la sensibilité d\u2019un accident de voiture.» Ouch! Dans les dents, comme on dit.Sauf que, sous son apparence de femme «botoxée», Mme Kardashian cache un esprit de philosophe! «Je respecte Jon et je crois fermement que tous ont droit à leur opinion, mais que tout le monde ne prend pas la même direction dans la vie.Nous travaillons tous très fort et nous devons nous respecter.» À cela, Jon Hamm a répondu que son commentaire n\u2019était pas personnel et ne visait que le personnage public de Kim Kardashian.Re-ouch! Sources : cnn.com, nytimes.com, people.com, toronto.com, wikipedia.com, usmagazine.com, huffingtonpost.ca, eonline.com, usatoday.com sur le web Tout connaître Vous rencontrez les beaux-parents?Vous avez lOh de route à faire avec des inconnus?Votre nouvelle flamme est une encyclopédie ambulante?La solution au silence gênant et aux «qu'est-ce que je pourrais bien dire?» est désormais accessible à tous.The Amazing Fact Generator propose des faits aussi loufoques qu'intrigants.Des heures de plaisir ou un plaisir coupable quotidien, c'est selon! http://mentalfloss.com/amazingfactgenerator/ Dans le décor Les premiers rayons du printemps pourraient vous donner envie de changement.Que vous ayez un loft, un appartement ou une grande maison, des amateurs de décoration et d'aménagement présentent leur nid et partagent leurs trucs dans ce véritable coffre aux trésors virtuel.Leur dicton : Changer le monde, une pièce à la fois.Attention ! Peut causer des débordements d'imagination et la fonte du portefeuille! http://www.apartmenttherapy.com/categories/tours Les vêtements de Kate Alors quelle promettait amour et fidélité à son prince charmant, la planète mode n'avait de yeux que pour Kate Middleton.En quelques mois, les boutiques ont connu une hausse d'achat pour les robes de la duchesse, ses souliers, ses manteaux ou les copies des habits royaux.Désormais, toutes celles qui veulent adopter le code vestimentaire propret et chic de la nouvelle duchesse peuvent dénicher les dernières tendances sur un site destiné à la garde-robe de la dame.Pour celles qui veulent se transformer en princesse.http:// whatkatewore.com/ - L'actrice Emma Stone à Entertainment, au sujet du meilleur passe-temps de l'équipe lors du tournage de L'extraordinaire Spider-Man.Le réalisateur Marc Webb a ajouté que la demoiselle portait même un déguisement pour ces occasions.Selon Webb, c'était «incroyable».Bref, tout pour alimenter l'imagination des messieurs! citation Je suis une fille qui adore les batailles d'oreillers! Al3 leSoleil arts magazine samedi 24 mars 2012 A14 leSoleil arts lin r MMR VOYEZ MADONNA AVANT TOUT LE MONDE ! DU 12 MARS AU 6 AVRIL Écoutez le 102,9 Souvenirs Garantis 100 diffusions de chansons deA^onnenJration SSXÆK-e.ur.ohancepourtetage du grand prix\t________, ou**0\t.QUÉBEC uvenirsGarantis.ca UNE SOIRÉE AVEC YANMI Club.musical de Québec SAISON 2012-2013 ABONNEZ-VOUS! à Assurez-vous les meilleures places.a 418 643-8131 ou 1 877-643-8131 Billetterie du Grand Théâtre de Québec^ www.clubmusicaldequebec.com Rabais jusqu'à Connu rtsj art* \"\u201cQuébec SS ¦ jfe.VILLE DE Québec Grand Théâtre de Québec Québec nn ¦A.ESPACE\t(Ml) w MUSIQUE\tV 95,3™ TÉLÉVISION RÏIhôtelCHÂTEAU JONAS Kaufmann DENIS Matsuev EMANUEL Ax ENSEMBLE Matheus hœur national -\tdeTaïwan -\tXAVIER de Maistre leSoleil PARIS - STADE DE FRANCE -14 JUILLET Il se déguste des choses succulentes dans Comme un chef, mais le scénario crie famine.Il manque une grosse tasse et quart de subtilité à cette comédie gastronomique réunissant Michaël Youn et Jean Reno.- PHOTO REMSTAR SOUS LES ÉTOILES YANMI V 20 juin L\u2019Agora de Québec À la billetterie du Colisée Pepsi, à tous les comptoirs Billetech, par téléphone au 418-691-7211 / 1-800-900-SHOW ou www.billetech.com / www.evenko.ca * Sortie en magasin le 26 mars COMME UN CHEF Un film qui fait patate NORMAND PROVENCHER nprovencher@lesoleil.com CRITIQUE L\u2019art de marier comédie et haute cuisine n\u2019est pas donné à tout le monde.En ce domaine, Louis de Funès a peut-être fourni les deux meilleurs plats, il y a longtemps, avec Le grand restaurant et L\u2019a ile ou la cuisse.En comparaison, le premier long-métrage de Daniel Cohen, Comme un chef.\\ ressemble à un plat surgelé oublié sur le comptoir depuis deux semaines.Il manque une grosse tasse et quart de subtilité à cette comédie gastronomique réunissant Jean Reno, absent de la comédie depuis un moment, et Michaël Youn, respectivement chef d\u2019un grand resto à la dérive et cuistot de talent appelé à sa rescousse.De peur de voir son établissement perdre une précieuse étoile, le réputé Alexandre Lagarde décidera de jouer son va-tout en faisant équipe avec Jacky Bonnot, un futur père, un peu pâte molle, incapable de garder ses emplois en restauration.L\u2019association entre les deux cuisiniers causera quelques flammèches, évidemment, d\u2019autant plus que chacun doit composer avec une situation personnelle tendue.La fille de Lagarde lui reproche ses absences et son désintérêt pour ses études supérieures; la femme de Bonnot, enceinte jusqu\u2019aux oreilles (Raphaëlle Agogué), rêve du jour où son homme obtiendra un emploi stable.Il se déguste des choses succulentes dans ce film \u2014 rouget aux petits marrons, fromage de brebis aux fruits de saison, poireaux caramélisés à la citronnelle.\u2014, mais le scénario crie famine.Seule la visite du chef espagnol adepte de la cuisine moléculaire apporte un zeste d\u2019humour, avec sa révolutionnaire recette de canard aux coings, coin-coin! Il faut s\u2019envoyer une bonne dose de Pepto-Bismol pour digérer la morale à cinq sous, en finale, au genenque Cote:»» M Titre: Comme un chef Genre: comédie Réalisateur: Daniel Cohen Acteurs: Jean Reno, Michaël Youn, Raphaëlle Agogué, Julien Boisselier et Salomé Stévenin Salles : Cinéplex Beauport et Le Clap Classement: général Durée: lh25 On aime: le générique d'ouverture, la cuisine moléculaire du chef espagnol On n'aime pas : l'intrigue bancale, le jeu artificiel des comédiens, la morale à cinq sous alors que les problèmes de tout un chacun se règlent en moins de temps qu\u2019il n\u2019en faut pour faire un œuf à la coque.Comme une poêle T-Fal, Jean Reno ne colle pas du tout à son personnage, alors que Michaël Youn joue le benêt avec une agaçante bonhomie.Pour être honnête, l\u2019ensemble de la distribution mérite un prix citron, au premier rang Raphëlle Agogué en épouse toujours impeccable qui joue la femme en cloque avec la grâce d\u2019un topinambour.En un mot comme en mille, une comédie qui fait patate.5 AVRIL 2012 20 H | SALLE OCTAVE-CRÉMAZIE BÉATRICE BONIFASSI Grand Théâtre de Québec La Capitale Groupe financier PARTENAIREDESAISON \u2019643-8131 grandtheatre.qc.ca i»iiïiS8S!l leSoleil 29 MARS 2012 20 H I SALLE LOUIS-FRÉCHETTE THE CAT EMPIRE PREMIÈRE PARTIE TINPAN ORANGE Grand Théâtre de Québec La Capitale Groupe financier PARTENAIREDESAISON O .tTNOT l WHAT 1 : ¦t S® JSpkiü tfc 2 MAI 2012 20 H | SALLE LOUIS-FRÉCHETTE THE GLENN MILLER ORCHESTRA Grand Théâtre de Québec LaCapitale Groupe financier PARTENA RE SA SON \u2019643-8131 grandtheatre.qc.ca iaui3H3î! leSoleil DANS6 2011 2012 SVi HIP-HOP ET CAPOEIRA A 19 h\t^ Causerie avec Mourad Merzouki, chorégraphe, animée par Isabelle Guilbeault d\u2019Espace Musique France et Brésil COMPAGNIE KÀFIG 10 avril 2012 \u2022 20 h Salle Louis-Fréchette > Correria + Agwa =643-8131 l:fllGH3!l grandtheatre.qc.ca m .\tgrandtheatre.qc.ca/danse\t_\t, Grand Theatre de Québec TÉLÉVISION leSoleil I ffl IS735T!\tOuébecSÏ Al5 leSoleil arts magazine Visitez lesoleil.com UD t-1 < 30 et 31 MARS 2012 20 H I SALLE LOUIS-FRÉCHETTE RICHARD DESJARDINS L'EXISTOIRE LaCapitale Groupe financier PARTENAIREDESAISON 643-8131 grandtheatre.qc.ca leSoleil Grand Théâtre de Québec PREMIÈRE PARTIE: MARJOLAINE BEAUCHAMP, auteure-pereormeuse Foulecool JOURNEE MONDIALE DU THEATRE 2012 Le théâtre.^beaucoup dément l PORTE-PAROLE t Jean Hazel,\tMarie-Hélène scénographe et\tGendreau, directeur artistique\tcomédienne 27 MARS.Entre 7h et 9 h, des comédiens vous donnent rendez-vous sur les traversiers Québec-Lévis et dans certains autobus Express du RTC pour vous jouer des extraits de pièces de théâtre.Vous dînez dans un restaurant du centre-ville de Québec?Vous pourriez être surpris de recevoir une déclaration d'amour issue du répertoire théâtral directement à votre table! Pour plus d'information sur les activités de la JMT et pour connaître les productions théâtrales de la saison en cours: culture-quebec.qc.ca/jmtheatre Le théâtre à Québec, c'est plus d'une soixantaine de compagnies professionnelles et collectifs, plusieurs centaines d'artistes, artisans et travailleurs culturels, un millier de représentations et plus de 125000 spectateurs chaque année! Une initiative de la table de théâtre du Entente de développement culturel Québec CONSEIL PaeCULTURE RÉGIONS DE QUÉBEC ET DE CHAUDIÈRE-APPALACHES leSoleil Québec qq théâtre MORT SUBITE D'UN HOMME-THÉÂTRE Les meilleurs partent en premier Carmina Burana de Carl Orff avec la soprano Aline Kutan la marimbiste Anne-Julie Caron leSoleil PALAIS M( )NTCALM Samedi 24 mars et dimanche 25 mars 2012, 20h Supplémentaire le dimanche 25 mars 2012, 20h la Maîtrise des Petits Chanteurs de Québec Jean-François Daignault, contre-ténor Dominique Côté, baryton Chœurs, solistes et pianos et percussions sous la direction de David Rompré Billets : 27 $ + taxes 21 $ + taxes (étudiants) Billets en vente au Palais Montcalm palaismontcalm.ca ou dans le réseau Billetech 418 641-6040 ou sans frais au 1 877 641-6040 LES RHAPSODES LE CHŒUR LES RHAPSODES direction musicale et artistique : David Rompré 2011-2012 50e saison >odasX Renseignements et commandes téléphoniques: 418 688-3118 LES GRANDS EXPLORATEURS SORTEZ VOIR LE MONDE 2011.2012 [?CINÉ-CONFÉRENCE AVEC LIONEL ET CYRIL [ ISY-SCHWART L\u2019INDE «AU MILLIARD DE REGARDS» Ç RûK Québec RÉSERVEZ VOS SIÈGES MAINTENANT! Grand Théâtre\tCégep de Lévis-Lauzon 24 et 25 mars\t25 et 26 mars 418 643.8131 billet: 21$ 1 800 558.1002 billet: 19,50$ Groupe Investorsm leSoleil LesGrandsExplorateurs.com Services Financiers Groupe Investors Inc.ÉRIGMOREAULT emoreault@lesoleil.com CRITIQUE Le 12 août 1996, Robert Gravel meurt d\u2019une crise cardiaque, à 51 ans.Ce formidable acteur et épicurien laisse dans le deuil la Ligue nationale d\u2019improvisation (LNI, qu\u2019il fonde en 1977), l\u2019Espace libre et tous les amoureux du théâtre du Québec.Le documentaire Mort subite d\u2019un homme-théâtre, de Jean-Claude Coulbois, retrace avec plus ou moins de bonheur le parcours de cet artiste passionné plus grand que nature.Robert Gravel a profondément marqué le théâtre québécois et ses camarades de jeu par son refus des conventions, son goût de l\u2019audace et du dépassement, sa conception bien particulière de son métier.Son association avec le célèbre metteur en scène Jean-Pierre Ronfard va bouleverser les idées reçues avec la fondation de la compagnie Théâtre expérimental de Montréal (devenu Nouveau Théâtre expérimental) et du théâtre Espace libre.Le portrait est fascinant, mais il reste en surface et manque de contexte factuel Mort subite d\u2019un homme-théâtre est basé sur des entrevues inédites réalisées peu de temps avant sa mort, des entrevues avec ceux qui l\u2019ont côtoyé et des documents d\u2019archives.Les extraits de Vie et mort du roi boiteux, cette légendaire production démesurée et déjantée de Ronfard dans laquelle Gravel triomphe dans le rôle-titre, valent leur pesant d\u2019or.Le portrait est fascinant, mais il reste en surface et manque singulièrement de contexte factuel.Le profane risque de s\u2019y perdre.Et la réalisation de Coulbois est bien académique pour dresser le portrait d\u2019un flyé comme Gravel.Sa folie créatrice ne réussit pas à contaminer le film, qui devient un peu monotone.Et l\u2019émotion est singulièrement absente.Le documentaire de Coulbois nous apprend beaucoup sur le *Mq§ÏP__-U Le comédien et metteur en scène Robert Gravel a profondément marqué le théâtre québécois par sonrefus des conventions, son goût de l'audace et sa conception bien particulière du métier.-PHOTO MARIO VIBOUX cr> o^ ST C\u20acEst-ce que Robert était heureux?Il a cherché le bonheur toute sa vie.» - Le comédien Jacques L'Heureux dramaturge, mais trop peu sur le Montréalais issu d\u2019une famille modeste.Les témoignages de ses amis et collègues permettent de comprendre que, derrière sa désinvolture, l\u2019homme doutait de son talent, certes, mais avait surtout une perception douloureuse du monde.Ceîle-ci nourrissait l\u2019artiste sensible.Vers la fin de sa vie, ses créations à l\u2019humour vitriolique témoignaient toutefois d\u2019un profond désabusement : Dur ocher le m illiardaire (1991), sur le pouvoir et l\u2019argent; L\u2019homme qui n\u2019avait plus d\u2019am is (1991), sur la solitude; Il n\u2019y a plus rien (1992), sur la vieillesse; et Thérèse, Torn et Simon (1996), qu\u2019il laisse inachevée.«Est-ce que Robert était heureux?demande Jacques L\u2019Heureux.Il a cherché le bonheur toute sa vie.» L\u2019acteur et ami répond autrement à sa question quand il raconte les circonstances de la mort de Robert Gravel, dans un (rare) moment d\u2019une grande émotion : «Son cœur a explosé.» au générique Cote:*** K Titre: Mort subite d'un homme-théâtre Genre : documentaire Réalisateur: Jean-Claude Coulbois Acteurs : Robert Gravel, Jean-Pierre Ronfard, Jacques L'Heureux, Paul Savoie, Alexis Martin, Guylaine Tremblay, Pol Pelletier.Salles: Le Gap Classement : général Durée :lh23 On aime : Robert Gravel, les documents d'archives, les témoignages On n'aime pas : la réalisation trop télévisuelle; le manque de contexte; que ce soit trop court orchestre symphonique de québec TIVAL » PRESTIGE LE MAGAZINE DE QUÉBEC Affaires et ZART Le Plan à\u201c frS Groupe CÜf Investors- Sendees R nan ctor» Graïf» Investon Inc.Grand Théâtre de Québec OSQ.ORG 4l8\u20acfc3.\u20ac48 Québec SS Ressources naturelles et Faune «voyagesQuébec\tQuébec oh A VOIR AUSSI ! L\u2019EXPÉRIENCE MOZART 15 AVRIL 2012 CONCERT FAMILLE INDUSTRIELLE ALLIANCE INDUSTRIELLE ALLIANCE ASSURANCE ET SERVICES FINANCIERS INC.Q' Hydro Québec Partenaire de saison leSoleil il arts magazine samedi 24 mars 2012 LE PLUS GRAND FESTIVAL ROCK cinéma nous avons vu \u2022\u2022\u2022< Trente tableaux A20 Quai Blues A25 Un heureux événement A23 21 Jump Street A24 Comme un chef A14 PAULE BAILLARGEON LE PRIX DE LA LIBERTÉ A20 DE L'A RE COTRDU & Exceptionnel Excellent Bon \u2022 Passable Àéviter Oubliez l'ombre à paupières violette et la silhouette à la Dracula que le dessin animé a ancré dans l'imaginaire populaire.Dans le film Miroir, miroir, de Tarsem Singh, la vilaine belle-mère de Blanche-Neige se présente sous les traits de Julia Roberts (photo) et opte pour les couleurs vives.«Miroir, miroir sur le mur, dis-nous qui est la plus méchante!» Rencontre amusante avec une actrice amusée.A21 A19 leSoleil arts magazine samedi 24 mars 2012 leSoleil arts magazine samedi 24 mars 2012 CfLes jeunes filles ne sont pas au courant de ce qui s'est passé avant elles, de leur propre histoire, c'est triste.On a tellement peur du mot féministe.Le féminisme, c'est un humanisme.C'est seulement vouloir l'égalité entre les hommes et les femmes^ -PHOTO LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE y ¦ \u2022 \u2022\u2022 i PAULE BAILLARGEON Le sens d'une Vie PROVENCHER nprovencher@lesoleil.com À mi-chemin de la soixantaine, à titre de cinéaste en résidence à l'Office national du film pendant deux ans, Paule Baillar-geon a eu envie de faire non pas un bilan, corrige-t-elle, mais une sorte de «mise à nu» avec Trente tableaux, un autoportrait où la comédienne, réalisatrice et femme de théâtre ouvre le grand livre de sa vie privée et professionnelle.Attablée au resto du II Theatre*, alors que la place D\u2019Youville baigne dans un printemps aux allures estivales, Paule Baillargeon parle d\u2019abondance de cet essai biographique, mais aussi, à titre d\u2019artiste engagée, de l\u2019évolution du féminisme et de la place des femmes dans le cinéma québécois.À travers Trente tableaux, œuvre intimiste à l\u2019approche originale et tendre, composée de dessins et de films d\u2019archives, Paule Baillargeon balaye plus de six décennies : son enfance en Abitibi, la découverte de la littérature à 10 ans (Yosé Prince Rodolphe à Mayerling), la naissance de sa fille Blanche (qui signe la musique de son film), ses envies suicidaires et ses cris de révolte, le tournage de l\u2019expérimental La cuisine rouge («marqué au fer rouge du féminisme»), la relation difficile avec sa mère et aussi le bonheur maintenant atteint.«J\u2019avais envie de dire des choses que personne ne sait, à la fois sur ma vie privée et artistique qui finissent par se confondre, explique-t-elle au sujet de cet «acte libérateur».«Qu\u2019est-ce qu\u2019un artiste?Comment le devient-on?J\u2019ai écrit ces 30 petits fragments sans penser quel thème allait se dégager.C\u2019est par la suite que ça s\u2019est éclairé.» Sa mère occupe une grande place dans son film.L\u2019artiste fait l\u2019autopsie du passé pour évoquer cette femme mystérieuse, malheureuse d\u2019avoir été confinée dans son rôle de mère et de reine du foyer.Les mots à son endroit sont parfois durs, mais aussi empreints d\u2019une émouvante compréhension.Le mot qui fait peur «Ma mère était une femme de sa génération.Elle avait les mains attachées, elle ne pouvait pas faire autre chose.Elle en souffrait.Elle était très révoltée par sa condition de femme.Lorsqu\u2019elle a découvert le livre de Betty Friedman [La femme mystifiée], elle a vu qu\u2019elle n\u2019était pas seule à vivre sa condition.Quelque part, je crois que j\u2019ai beaucoup porté sa révolte.» De l\u2019état du féminisme actuel, Paule Baillargeon se désole du «manque de transmission» entre les générations, les jeunes filles d\u2019aujourd\u2019hui croyant que toutes les luttes ont été gagnées, que plus rien ne reste à faire.La réticence des jeunes filles à se dire féministes la désole.«Les jeunes filles ne sont pas au courant de ce qui s\u2019est passé avant elles, de leur propre histoire, c\u2019est triste.On a tellement peur du mot féministe.Le féminisme, c\u2019est un humanisme.C\u2019est seulement vouloir l\u2019égalité entre les hommes et les femmes.» Au lieu de cela, déplore-t-elle du même souffle, les pages des magazines féminins sont tapissées d\u2019articles sur les vêtements, le maquillage, le Botox, l\u2019apparence, comme si pour la femme «le regard de l\u2019homme demeurait primordial.[.] Pendant ce temps-là, juste à côté, aux États-Unis, il y a un débat sur le droit à la contraception.C\u2019est la moindre des choses d\u2019être au courant, d\u2019en parler.On ne pourra pas rester longtemps dans l\u2019ignorance, sinon on va payer pour».Un brûlot Au fil de sa carrière en cinéma, «Part de Pimpossible», Paule Baillargeon évoque le tournage de La cuisine rouge, coréalisé avec Frédérique Collin en 1979.Cette œuvre expérimentale sur les relations hommes-femmes avait eu à Pépoque l\u2019effet d\u2019un «brûlot».«Les femmes n\u2019ont rien, ça les rend folles.Les hommes ont tout, ça les rend idiots.Beau couple.» Ce «portrait de société assez virulent» lui avait valu des briques des deux sexes, ainsi qu\u2019une mise en pénitence des institutions financières.«Obtenir de l\u2019argent ensuite [pour mes films], c\u2019était impossible.J\u2019étais étiquetée.» Ce qui ne l\u2019a pas empêchée de rebondir et de tourner Le sexe des étoiles, en 1983, son film le plus connu et représentant canadien à l\u2019Oscar du meilleur film étranger.Dans Trente tableaux, elle dit : «Je tournerai d\u2019autres films, mais je ne ferai plus de cinéma, le mien.» Aurait-elle été un homme, avoue-t-elle, que l\u2019échec de La cuisine rouge ne lui aurait pas collé aussi longtemps à la peau.«Comment se fait-il qu\u2019il y a des hommes qui tournent encore, après toutes ces années, alors que c\u2019est si dur pour les femmes?Dans le documentaire, ça va, on voit ce genre comme un prolongement social du rôle de la femme, mais dans la fiction.Il y a un boy\u2019s club, c\u2019est clair.» L\u2019émergence de jeunes réalisatrices comme Anne Émond et Anaïs Barbeau-Lavalette lui fait chaud au cœur, mais, pour elles, déplore-t-elle, tout risque d\u2019être toujours à recommencer.Trente tableaux est à l\u2019affiche au Clap.Son auteure sera présente au Clap lundi, après la séance de 19h, pour participer à une discussion avec l\u2019auditoire.au générique Cote:*#*4 » Titre: Trente tableaux Genre: essai autobiographique Réalisatrice: Paule Baillargeon Acteurs :-Salle: Le Clap Classement: général Durée: lh21 On aime: la démarche artistique, l'authenticité du propos, la quête de sens On n'aime pas : une narration plus souvent lue que sentie MIROIR, MIROIR Le côté obscur de Julia SONIA SARFATI La Presse LOS ANGELES \u2014 Même en compagnie d\u2019une foule de ses pairs, Julia Roberts devient instantanément le centre d\u2019attention des conférences de presse auxquelles elle participe.Les journalistes apprécient son franc-parler, même si certains y voient une manière de regarder la presse de haut.«La pire chose que j\u2019aie jamais faite?Mentir aux journalistes», a-t-elle ainsi pouffé au début de la rencontre organisée en vue de la sortie de Miroir, miroir de Tarsem Singh (Les immortels), où elle incarne la marâtre d\u2019une Blanche-Neige campée par Lily Collins (oui, la fille de Phil).Disons que, dans le domaine du pire, son personnage fait pire.Triangle amoureux Destiné à un public familial, inspiré du conte de Grimm, pimenté de goût du jour en ce qui concerne les faits et gestes de l\u2019héroïne, réflexion (pas seulement dans le miroir) sur le pouvoir, sur la différence et sur la beauté, Miroir, miroir utilise les jalons de Blanche-Neige (la pomme, les sept nains, le miroir, le prince charmant) et joue avec eux.Principalement en plaçant le prince (Annie Hammer) entre la sorcière et la jouvencelle.En matière d\u2019âge, il convient aux deux.Il y aura donc triangle plus ou moins amoureux.La marâtre le désirant pour son argent.La jeune fille, pour en faire son allié afin de reprendre le pouvoir; l\u2019amour viendra plus tard.«La marâtre ne vit pas en moi.Hais autour de moi, j'ai trouvé plusieurs personnes de qui m'inspirer,,, 11 -Julia Roberts «Le pitch au téléphone \u2014 \u201cC\u2019est une nouvelle version de Blanche-Neige\u201d \u2014 n\u2019a pas attiré mon attention», admet Julia Roberts, qui n\u2019a pas d\u2019attachement spécial à cette histoire.«On n\u2019arrête pas de demander quel est mon conte préféré, j\u2019invente chaque fois, mais là, ça suffit.» C\u2019est parce qu\u2019elle aime le travail de Tarsem Singh, véritable génie dans la conception visuelle de ses films, qu\u2019elle a accepté d\u2019aller manger avec lui.Cv- .\u2022 «NA .k L J Julia Roberts, Lily Collins et le réalisateur Tarsem Singh pendant le tournage de Miroir, miroir.«Elle arrive et, en une seconde, elle prend le contrôle de son personnage et de tout le reste.C'est fascinant à observer», a raconté Lily Collins au sujet de Julia Roberts.-PHOTO ALLIANCE Guerre de Blanche-Neige «Nous avons été mis devant le fait accompli : il y avait un autre projet inspiré de Blanche-Neige.Alors?Nous avons gardé les yeux sur le film que nous étions en train de faire et nous avons fait le film que nous voulions faire», indique le producteur Kevin Misher, lorsqu'il a été interrogé sur la «course» entre Miroir, miroir et Snow White and the Huntsman, avec Kristen Stewart, Chris Hemsworth et Charlize Theron, dont la sortie est prévue le 1er juin, Julia Roberts, qui ne connaît pas Charlize Theron et ne s'est pas interrogée sur son interprétation de la marâtre, ne voit pas là une coïncidence fâcheuse : «Ce sont des choses qui arrivent tout le temps, Ce n'est ni surprenant ni perturbant,» N'empêche, Rencontré à Montréal lors du tournage, le producteur Bernie Gold-mann rappelait que «notre projet a été annoncé avant l'autre, Nous étions les premiers, notre film sera lancé le premier, Nous avons même avancé notre date de sortie pour cela», C'est une des raisons pour lesquelles Tarsem Singh a laissé faire la 3D pour Miroir, miroir, il tenait lui aussi à ce que son film soit le premier à prendre l'affiche, «parce que seul le deuxième peut être blessé», LaPresse «Line heure en sa compagnie, peu importe le résultat, ça ne pouvait pas être une perte de temps.» Julia Roberts a aimé sa vision, elle a aimé le scénario, elle a accepté le rôle.«Même si cela vous surprendra peut-être, la marâtre ne vit pas en moi.Mais autour de moi, j\u2019ai trouvé plusieurs personnes de qui m\u2019inspirer.Plus que je ne le souhaiterais», poursuit celle qui a adoré l\u2019expérience de jouer cette «vilaine» puisque «je n\u2019avais pas à me demander si une vraie personne ferait cela.J\u2019ai trouvé un ton et l\u2019important, pour moi, a été de conserver cette \u201csyntaxe\u201d du début à la fin du film».Mais ce ton, cette syntaxe, elle les laissait tomber dès que s\u2019élevait le «Coupez!» du réalisateur.«C\u2019était hallucinant à voir et à vivre, indique Lily Collins.Nous tournions une scène où, par exemple, elle me bousculait et, dès que c\u2019était fini, elle redevenait elle-même et s\u2019inquiétait à savoir si elle ne m\u2019avait pas fait mal.Julia, c\u2019est avant tout une mère.Pour ses enfants, qui étaient souvent sur le plateau.Mais aussi pour tout le monde.Elle nous traitait, tous les autres acteurs, les figurants, les techniciens, les responsables de la nourriture de la même manière.C\u2019est-à-dire très bien.» La jeune comédienne, aussi rencontrée à Montréal pendant le tournage du film, disait alors combien elle avait été impressionnée par le professionnalisme et le savoir de son aînée : «Elle arrive et, en une seconde, elle prend le contrôle de son personnage et de tout le reste.Elle connaît les angles, la lumière.Elle comprend la scène dans son ensemble.C\u2019est fascinant à observer.» Le poids de l\u2019expérience, quoi.Que Julia Roberts porte avec la grâce.d\u2019une reine.Miroir, miroir prend l\u2019affiche le 30 mars.Les frais de voyage ont été payés par Alliance Vivafilm.A21 leSoleil arts magazine samedi 24 mars 2012 ÏKCC leSoleil arts magazine samedi 24 mars 2012 THIERRY BINISTI Un pont vers l'espoir Le réalisateur d'origine algérienne Thierry Binisti était de passage au Clap, cette semaine, pour présenter son second long-métrage.Une bouteille dans la mer de Gaza.- photo lesoleil, jean-marie villeneuve NORMAND PROVENCHER nprovencher@lesoleil.com Tirs de roquettes sur la bande de Gaza, attentats-suicides à Jérusalem : le conflit israélo-palestinien apporte régulièrement son lot de tragédies.Les Occidentaux se font une image de la réalité à travers les images d\u2019horreur qui ponctuent le quotidien des habitants de cette partie du monde.Or, comme Tal et Naïm, les protagonistes d\u2019Une bouteille dans la mer de Gaza, ils sont nombreux là-bas à rêver d\u2019une cohabitation pacifique entre les deux peuples.«Je voulais offrir au spectateur l\u2019opportunité de découvrir un monde qu\u2019il ne voit qu\u2019à travers des événements médiatiques qui occultent l\u2019aspect humain», explique le réalisateur Thierry Binisti, de passage à Québec cette semaine.Comme son titre l\u2019indique, Une bouteille dans la mer de Gaza (à l\u2019affiche le 30 mars) commence par une bouteille jetée à l\u2019eau.S\u2019éveillant à la dure réalité entre les deux peuples, Tal (Agathe Bonitzer), 17 ans, une étudiante de Jérusalem d\u2019origine française, espère ainsi se faire sa propre opinion sur celui qui découvrira son message, quelqu\u2019un du camp opposé que les discours officiels décrivent inlassablement comme l\u2019ennemi à abattre.Celui qui découvre la bouteille se nomme Naïm (Mahmoud Shalaby), un Palestinien de 20 ans confiné à Gaza.Lui aussi rêve de voir la paix régner entre les deux peuples afin de se bâtir un avenir meilleur.Entre lui et Tal commencera alors un échange de courriels où chacun s\u2019ouvrira à la réalité de l\u2019autre.Deux individus, pas deux peuples «C\u2019est un film sur deux individus, pas sur deux peuples.J\u2019ai voulu montrer les deux réalités, les deux modes de vie, les deux quotidiens.Puisque Tal et Naïm ne se connaissent pas, ils sont libres de tout préjugé.Ils inventent un nouveau langage.Le film ne veut pas dire, celui-ci a raison, celui-là a tort, pas plus qu\u2019il veut donner de leçons ou faire la morale.Grâce à ces deux personnages, le film dit que c\u2019est possible de se parler et de se comprendre, qu\u2019une autre vision est possible.» Internet et les médias sociaux contribuent de plus en plus à ce rapprochement, estime le cinéaste.D\u2019où la métaphore entre la bouteille à la mer, «le moyen de communication le plus archaïque», et les courriels.Dans un monde où «la notion de frontières est inviolable», celles entre Naïm et Tal n\u2019existent plus.Inspiré d'un roman C\u2019est une nièce qui a fait découvrir au cinéaste le roman de Valérie Zenatti dont s\u2019inspire le film.L\u2019envie de l\u2019adapter pour le cinéma s\u2019est imposée immédiatement.Binisti a cru bon de s\u2019adjoindre les services de la romancière dans l\u2019écriture du scénario, pour «sa connaissance intime, poétique et humaine du sujet».Quelques transformations ont été nécessaires pour le passage au grand écran.C\u2019est ainsi que l\u2019action du film a été déplacée de nos jours (plutôt qu\u2019en 2005, après la seconde Intifada), et que le scénario a fait du personnage de Tal une jeune femme parlant français.Dans un monde idéal, le cinéaste aurait aimé tourner à la fois à Jérusalem et dans la bande de Gaza, mais il a dû faire son deuil de l\u2019enclave palestinienne.«Comme les personnages de mon film, je n\u2019ai pu avoir accès à l\u2019autre côté.J\u2019ai filmé les véritables check-point et une partie de Gaza, de loin, depuis le côté israélien.Pour le reste, j\u2019ai reconstitué des décors dans des villes arabes israéliennes.» Même si aucune solution ne semble dessiner à court terme sur la situation au Moyen-Orient, Binisti refuse de céder au pessimisme, prenant en preuve la chute du mur de Berlin, l\u2019élection de Barack Obama ou le printemps arabe, des événements qu\u2019on a cru longtemps relever de l\u2019utopie.«Je ne suis pas du tout désespéré, confie-t-il.C\u2019est pour cette raison que les personnages de mon film sont jeunes et s\u2019autorisent à ne pas accepter le monde tel qu\u2019il est.Je refuse de croire à un monde où tous les schémas sont figés.» Les hommes libres de Ferroukhi NORMAND PROVENCHER nprovencher@lesoleil.com PARIS \u2014Pendant la Seconde Guerre mondiale, dans le Paris occupé, les Allemands avaient à l\u2019œil le recteur de la Grande Mosquée, Si Kaddour ben Ghabrit, soupçonné de protéger les Juifs français et les résistants en leur procurant de faux papiers.Ce pan ignoré de l\u2019histoire est au cœur du long-métrage Les hommes libres dlsmaël Ferroukhi.D\u2019entrée de jeu, à l\u2019occasion d\u2019une entrevue accordée au Soleil en janvier, le cinéaste d\u2019origine marocaine avoue sa surprise d\u2019avoir découvert sur le tard cette histoire étonnante.«Je l\u2019ai appris en lisant un article dans Le Nouvel Obser va teur.Je n\u2019en avais jamais entendu parler, que ce soit à l\u2019école ou dans les films.Comment se fait-il qu\u2019on m\u2019avait caché cela?Tourner un film sur un sujet aussi sensible m\u2019a mis de la pression.» Dans Les hommes libres (à l\u2019affiche le 30 mars), ce sujet méconnu est abordé à travers l\u2019histoire romancée d\u2019un jeune immigré algérien vivant du marché noir, Younes (Tahar Rahim, révélé dans Un prophète), qui accepte d\u2019espionner pour le compte de la police les faits et gestes du recteur de la mosquée de Paris (Michael Lonsdale).Le destin lui fera croiser la route de Salim Halali (Mahmoud Shalaby), un chanteur juif d\u2019origine algérienne.Les deux hommes se lieront d\u2019amitié, un rapprochement qui amènera le jeune Younes à devenir un défenseur de la liberté.Le film de Ferroukhi, son second après Le grand voyage (2004), a beau être une fiction, il s\u2019inspire de témoignages et de personnages ayant réellement existé.À l\u2019époque, en 1939, la dernière grande vague d\u2019immigration venue d\u2019Afrique du Nord déferlait sur la France.La guerre a conduit la plupart à regagner leurs terres, mais des milliers sont restés dans la capitale française, confrontés au chômage et à la pauvreté.Ce n\u2019est pas tout à fait ce que Ferroukhi a appris enfant.«A l\u2019école, on m\u2019expliquait qu\u2019il n\u2019y avait pas eu d\u2019immigration maghrébine en France avant les années 60.C\u2019était le vide.Mes recherches m\u2019ont permis de découvrir qu\u2019il y avait dans le Paris de la Seconde Guerre mondiale toute une communauté orientale, avec ses restaurants, ses cabarets, son hôpital, sa mosquée.» Pour l\u2019interprétation du recteur de la mosquée, Ferroukhi loue le ciel d\u2019avoir pu compter sur Michael Lonsdale, un artiste qui dégage une «grande force spirituelle».Un choix qui allait de soi, estime le cinéaste, d\u2019autant plus que le chevronné acteur a eu dans sa famille une tante très proche du véritable directeur de la mosquée.«Toute sa vie, il en a entendu parler.11 a ainsi pu apporter plein de choses au personnage.» Arrivée en France à l\u2019âge de deux ans, fsmaël Ferroukhi confie ne pas tellement apprécier ce qu\u2019il observe dans le pays.Lui qui a grandi dans un petit village au sud de Valence considère maintenant porter une étiquette péjorative, dans la foulée de stigmatisation de la communauté arabe.11 se désole de cette peur de l\u2019étranger qui fait tranquillement son nid.«Quand j\u2019étais petit, je me considérais Français.Aujourd\u2019hui, je me pose la question, c\u2019est bizarre.On me parle comme si je venais d\u2019arriver.Ça ne vole pas très haut.» Les frais de déplacement et de séjour du SoJeiJàParis, en janvier, ont été payés par uniFrance. film de la semaine > DO UU Filmé avec réalisme et authenticité.Un heureux événement est une comédie douce-amère, qui mélange avec bonheur des scènes cocasses et attendrissantes.- photo Séville UN HEUREUX ÉVÉNEMENT Baby blues NORMAND PROVENCHER nprovencher@lesoleil.com CRITIQUE Avoir un enfant est un geste irréfléchi, purement instinctif.Sinon, sachant ce qui les attend, seuls les couples les plus téméraires se lanceraient dans l\u2019aventure, et l\u2019espèce humaine s\u2019en irait où, on se le demande.Dans Un heureux événement, Barbara (Louise Bourgoin) et Nicolas (Pio Marmaï) ont choisi de faire le grand saut dans le vide.Peu de temps après leur première rencontre, l\u2019homme a eu envie d\u2019un enfant, dans un grand élan de liberté et.d\u2019inconscience.La femme a dit oui.«Quand est-ce qu\u2019une histoire commence?En fait, tout a vraiment commencé là.» Du coup, l\u2019existence paisible et sans histoire du couple ne sera plus jamais la même.Il y a d\u2019abord la grossesse avec toutes les variations d\u2019humeur et autres changements hormonaux de la future parturiente.Le corps qui se transforme, la baisse de libido du futur père (et la hausse de celle de madame.), la poussette à magasiner et tutti quanti.Une fois l\u2019enfant au monde, le véritable parcours du combattant commence.Fatigue, manque de sommeil, problèmes d\u2019allaitement, sentiment d\u2019incompétence, vie sexuelle qui s\u2019étiole, le couple qui s\u2019éloigne, la liste est longue.Le réalisateur Rémi Bezançon (Le premier jour du reste de ta vie) ne met pas de lunettes roses pour aborder les conséquences de l\u2019arrivée d\u2019un enfant sur la vie d\u2019un couple, dans cette adaptation du roman d\u2019Éliette Abécassis.C\u2019est avec beaucoup de réalisme et d\u2019authenticité, en évitant les clichés, que le cinéaste propose une comédie douce-amère, heureux mélange de scènes cocasses et attendrissantes.Le film fait aussi un pont avec la génération précédente.Josiane Balasko, en mère de la nouvelle maman, se glisse à premier plan Le visage de Barbara (Louise Bourgoin).Elle ouvre les yeux, étendue sur un lit.Elle est enceinte.Elle se regarde dans une glace.arrêt sur parole «Regarde-nous, on est totalement irresponsables, comment pourrait-on être responsables de quelqu'un d'autre?» merveille dans son personnage de «survivante» qui dit les choses comme elles le sont.On rigole à son imitation de notre Céline nationale vantant les vertus de l\u2019allaitement.Autre clin d\u2019œil québécois : Gabrielle Lazure dans la peau de l\u2019autre belle-maman, plus psychorigide, celle-là.Le film de Bezançon apportera, sans nécessairement les décourager, son lot de questions existentielles chez les futurs parents.Quant à ceux qui ont déjà donné, ils se diront heureux d\u2019avoir survécu.Car, tout passe, mais ce qui perdure, c\u2019est la vie.au générique Cote:*** >\u2022 Titre : Un heureux événement Genre : comédie dramatique Réalisateur : Rémi Bezançon Acteurs : Louise Bourgoin, Pio Marmaï, josiane Balasko, Thierry Frémont et Gabrielle Lazure Salles : Cineplex Beauport, Le Clap et Lido Classement : général (déconseillé aux jeunes enfants) Durée :lh49 On aime : le réalisme et l'authenticité du récit (surtout la scène d'accouchement), le personnage de Josiane Balasko On n'aime pas : les envolées oniriques K GAGNANT DE L\u2019OSCAR\t\t fll MEILLEUR LILM EN LANGUE ÉTRANGÈRE\t\t JBi\tGAGNANT DU GOLDEN GLOBE* %\t \tMEILLEUR LILM EN LANGUE ÉTRANGÈRE £\t GAGNANT CÉSAR2012 B MEILLEUR LILM EN ACADÉMIE DES ARTS ET B LANGUE ÉTRANGÈRE TECHNIQUES DU CINEMA m\t\tGAGNANT MEILLEUR LILM SPIRIT If INTERNATIONAL AWARDS ** iNGUE ÉTRANGÈRE TECHNIQUES DU CINÉMA m INTERNATIONAL AWARDS f «UN CHEF-D'ŒUVRE!.LE MEILLEUR FILM DE L'ANNEE!» Marc Cassivi, La Presse ?«PRODIGIEUX!» «INCONTOURNABLE!» Manon Dumais, Voir\tKarl Filion, cinoche.com ^ «UN GRAND FILM!» Pierre Foglia, La Presse «BOULEVERSANT!» Annie-Soleil Proteau, Radio-Canada C'est bien meilleur le matin ?«UN FILM D'EXCEPTION SUBLIME!» Marc-André Lussier, La Presse UNE SEPARATION un film de ASGHAR FARHADI\tmétropole g RRÉSEIMTEIVIEIMT A L'AFFICHE! HORAIRES DES CINÉMAS métro polefi lms.com 2860595 « EXTRÊMEMENT RIGOLO ET DIVERTISSANT.» Chef Martin Juneau, Restaurant Newtown « UN FILM TRÈS APPÉTISSANT.EXCELLENT.FAUT VOIR.» Chef PasqualeVari, Institut du tourisme et d\u2019hôtellerie du Québec JEAN YOUN RENO UNE COMÉDIE GASTRONOMIQUE DE DANIEL COHEN remstarfilms.com CRemstcr Q PRÉSENTEMENT À L\u2019AFFICHE WÊm\tVEUILLEZ CONSULTER LES GUIDES-HORAIRES 21 JUMP STREET GAGNANT DE 7 JUTRA - DONT - MEILLEUR FILM MEILLEURE RÉALISATION \u2022 MEILLEUR SCÉNARIO Deux nisauds de flics DES PRODUCTEURS DE INCENDIES ?MONSIEUR LÀZHAR PHILIPPE FALARDEAU\tFELLAG D\u2019APRÈS LA PIÈCE BASHIR LAZHAR D\u2019EVELYNE DE LA CHENELIÈRE IVWW.MONSIEURLAZHAR.COM\tMONSIEURLAZHAR A L\u2019AFFICHE ! itimjink^iiiikuji m- «Vincent Lindon est exceptiônnèl!» Odile Tremblay, le Devoir \u2022/ «Marie^Gil.bouleversé împre justesî W CENT LINDON BESjdps M\\/IPQ UN FILM DE PHILIPPE LIORET métropole ei PRESENTEMENT À L\u2019AFFICHE! [ meïropoTefi Ims.corrD] LE CLAP LE MONDE ENTIER REGARDERA « UN FILM D\u2019ACTION INTELLIGENT, DÉFENDU PAR UNE DISTRIBUTION _ DE HAUTE QUALITÉ.»\" n SONIA SARFATI, LA PRESSE *?\u2022?« ALLEZ VOIR HUNGER GAMES : i ^\t0$ LE FILM, VOUS NE LE REGRETTEREZ PAS.» ^ ?«UN DIVERTISSEMENT INTELLIGENT [.] UNE ŒUVRE RICHE, HALETANTE ET PUISSANTE, D\u2019UN RÉALISME SOUVENT TROUBLANT.» MAXIME DEMERS, LE JOURNAL DE MONTRÉAL /«_EÏF version française québécoise de J The Hunger Games y°N?
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