Le soleil, 30 juillet 2012, lundi 30 juillet 2012
[" LUNDI\tQUÉBEC MÉTRO 0,75 ;-lT.'.CXJCv .¦ U,.;,/jv ï:y% .\u2018lî&Cài \u2022 v., iv-,\u2018\t, -wm * mm m®, ïiïÈS «i 'ï\u2019VÎif'îtMW ÏSÏrâi'M: ¦ft® kfifr- üffl SatiBi! ftîiafcS: Des terres hautement convoitées Claudette Samson csamson@lesoleil.com 2e de 3 Il n'y a pas si longtemps, Québec était une grosse bourgade entourée de champs et de forêts.Mais la ville s'étend et gruge tous les espaces verts.Y a-t-il encore un avenir pour l'agriculture dans la cité?Développement oblige, les terres agricoles enclavées dans le milieu urbain suscitent la convoitise.Le Soleil fait le point sur les deux secteurs chauds de la ville de Québec.Les dernières terres agricoles de la ville de Québec suscitent la convoitise des promoteurs, au point où certains ont investi des millions de dollars ces dernières années dans l\u2019espoir qu\u2019elles soient un jour ouvertes au développement.La carte interactive de la ville de Québec et le Registre foncier du Québec révèlent que d\u2019importantes transactions ont eu lieu ces dernières années dans le secteur entourant l\u2019ancienne ferme SMA, à Beauport.A partir de 2006, mais surtout de 2009 à 2011, plusieurs terres privées ont été acquises par une compagnie à numéro.Inscrite comme société de portefeuille sur le Registre des entreprises, cette compagnie appartient au constructeur Marco Poulin, des Constructions du sous-bois, et à Jean-François Castonguay, de la compagnie de gestion de portefeuille Gestion J.F.Castonguay, Inc.Le Soleil a calculé que la compagnie a acquis au moins 254 hectares* de terres pour un montant de près de 15,5 millions $.Selon le registre foncier de la Ville de Québec, c\u2019est plus de 15 fois la valeur foncière municipale globale de ces terrains, qui s\u2019élève à 913 600 $.La superficie totale de ces terres, qui ne sont pas toutes contiguës, dépasse désormais en importance celle des Sœurs de la Charité, l\u2019autre gros propriétaire dans ce secteur, qui est d\u2019environ 200 hectares.La plus importante acquisition s\u2019est conclue en 2009 avec le Séminaire de Québec et s\u2019est élevée à un peu plus de 9 millions $.Elle comprenait deux importantes parcelles à l\u2019est de la rue Bourg-Royal et au nord de Clémenceau, et une troisième située presque à l\u2019extrémité de la rue du Vignoble, côté sud.Le Séminaire a aussi vendu en décembre 2011 à M.Poulin une autre parcelle au coût de 375 000 $, située celle-là à l\u2019ouest de Bourg-Royal et au sud de la rue du Vignoble.Cette petite terre est coincée entre la voie publique et le domaine des Sœurs de la Charité.Les religieuses ont elles aussi cédé du terrain à M.Poulin.Un lot d\u2019un peu plus de six hectares situé entre les deux parcelles vendues en 2009 par le Séminaire, à l\u2019est de Bourg-Royal, a été vendu en juillet 2010 pour la somme de 1,6 million $.Signe de l\u2019importante activité économique qui agite cette zone, une autre terre vendue par les religieuses à des particuliers, sur la rue du Vignoble, en 2004, au coût de 75 000 $, a été revendue à la compagnie des deux hommes d\u2019affaires en février 2011 pour presque 1,2 million $.Les autres lots achetés par la compagnie à numéro sont tous situés sur la rue du Vignoble et l\u2019ont été auprès de particuliers, ou, dans un cas, d\u2019une entreprise.Plusieurs ont été payés au-delà du million de dollars.* Un hectare est une surface carrée de 100 mètres de côté.lesoleil.com ^ACTUALITÉS Suivez les informations de l\u2019heure dans la région de Québec \u2014 et à Londres pendant les Olympiques \u2014 sur notre site Internet.lesoleil.com 7L: (*' ; 4 NOS BLOGUES SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX Que vous préfériez Facebook ou Twitter, les manchettes du So/e/V sont accessibles partout et en tout temps sur vos portables : twitter.com/cyblesoleil facebook.com/lesoleildequebec LE BLOGUE DES ARTS Regards sur la scène culturelle L\u2019équipe des arts du Soleil vous informe de ce qui bouge sur la scène culturelle à Québec et ailleurs.arts.lesoleil.com SOMMAIRE | NOUS JOINDRE | MÉTÉO arts et spectacles\t22\tloteries\t17\tVous avez une nouvelle?auto\t24\tmonde\t16\tnouvelles@lesoleil.com cinéma\t22\topinion\t15\tRédaction\t418 686-3394 décès\t33\tpetites annonces\t30\tAppel sans frais 1 866 686-3394 divertissements\t23\tsports\t33\tRenseignements 418 686-3233 horoscope\t30\ttélévision\t20\tPublicité\t418 686-3435 Abonnements 418 686-3344 Appel sans frais 1 866 686-3344 abonnements@lesoleil.com Petites annonces 418 686-3311 Appel sans frais 1 866 686-3311 petitesannonces@lesoleil.com ; Max.29 s « , MÉTÉO : min.16\t-()- EN DÉTAIL ¦ Ensoleillé\t\"^31 : Accumulation de pluie en mm : (avant hier) j Ce mois-ci : 93,8 L'an dernier : 130,8 : Cet été: 394,8 L\u2019été dernier : 347,9 * Le Soleil, une division de 3834310 Canada Inc., est publié et édité par Le Soleil, 410, bout Charest Est, ; case postale 1547, succursale Terminus, Québec (Québec) G1K 7J6.Le Soleil est imprimé au 5000, rue ; Hugues-Randin, bureau 4, àQuébec (Québec) G2C 2B4, par Transcontinental de la Capitale, une filiale de ; Transcontinental Inc., 1, place Ville-Marie, bureau 3315, Montréal (Québec) M3B 3N2.Envoi de publication ! \u2014 Numéro de convention 40065022.Seule La Presse Canadienne est autorisée à utiliser et à diffuser les ! informations publiées dans Le Soleil.ISSN 0319-0730.Merci de recycler ce journal. leSoleil lundi 30 juillet 2012 Actualités 5 Derrière la Maison généralice des Sœurs de la Charité et ses champs en culture, la ville entière se profile.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, ERICK LABBÉ 500 femmes et un champ Visible à des kilomètres, la Maison généralice des Sœurs de la Charité surplombe fièrement la ville qui s\u2019étend au loin.Les 500 femmes qui y vivent sont les dernières héritières de cette terre qui les a nourries pendant plus de 100 ans.Achetée vers la fin du XIXe siècle pour subvenir aux besoins des patients de l\u2019hôpital psychiatrique Saint-Michel-Archange (d\u2019où le nom de ferme SMA), l\u2019entreprise agricole a été liquidée en 2006, mais les terres continuent d\u2019être cultivées.Elles sont louées à la compagnie de culture de céréales Semican, de Plessisville, qui «fait un très bon travail», selon la supérieure de la communauté, sœur Cannelle Landry.Du côté ouest de l\u2019avenue du Bourg-Royal, la propriété prend son départ à l\u2019arrière de l\u2019ancien Mont D\u2019Youville \u2014 aujourd\u2019hui le centre jeunesse de Québec \u2014, rue Rhéaume, et s\u2019étend vers le nord jusqu\u2019à la rue du Vignoble, qu\u2019elle enjambe pour se poursuivre de l\u2019autre côté jusqu\u2019au boulevard Louis-XIV.La valeur (non imposable) de cette superficie de 178 hectares s\u2019élève à 1,14 million $, selon le registre foncier de la Ville de Québec.Les religieuses possèdent encore également dans le secteur une petite parcelle de 11 hectares le long du boulevard Louis-XIV.Au sud de l\u2019autoroute de la Capitale, une petite partie de propriété a été «dézonée» en 2010 et vendue à la Ville de Québec.Ce terrain de 22 hectares devait accueillir un centre de recherche sur le cerveau, un ambitieux projet qui n\u2019a finalement pas vu le jour.Le groupe Valorisons SMA aimerait bien qu\u2019une partie soit consacrée à un parc-jardin, mais les espoirs semblent minces de ce côté.Il est toujours prévu que ce terrain, dont la valeur non imposable est de 4,7 millions $, devienne un parc de haute technologie, confirmait récemment une porte-parole de la Ville.DÉCISION DE LACPTAQ En avril dernier, la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) a rendu une décision sur une partie de la terre principale des religieuses, celle qui est bornée au sud par la rue du Vignoble et au nord par le boulevard Louis-XIV.L\u2019organisme a autorisé la communauté à séparer cette parcelle de 34 hectares du reste de la propriété, pour pouvoir la vendre à un «éventuel acquéreur».Pour l\u2019instant, il n\u2019est pas question de dézonage.La CPTAQ précise en effet dans sa décision que «le morcellement constituera deux unités foncières, dont l\u2019une d\u2019une superficie restreinte de 34,87 hectares qu\u2019elle considère suffisante dans ce milieu urbain à forte densité de population pour y pratiquer l\u2019agriculture».Pour la congrégation, il s\u2019agit surtout de préparer l\u2019avenir, mentionnait sœur Cannelle Landry lors d\u2019un entretien téléphonique.Les religieuses vieillissent, et leurs besoins changent.La supérieure se dit consciente de l\u2019intérêt que suscite cette propriété, mais elle assure qu\u2019il n\u2019y a aucune transaction en vue pour l\u2019instant.Il reviendra au conseil général de la congrégation de prendre des décisions en temps opportun, dit-elle.Pour l\u2019instant, sœur Landry se réjouit du fait que la vocation agricole continue d\u2019être honorée.Martin Godbout, de la compagnie Semican, confiait récemment au Soleil qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une «très bonne terre».Croit-il qu\u2019elle devrait continuer d\u2019être cultivée?«C\u2019est sûr.Déjà qu\u2019en bas, avec la serre et la fromagerie qui ont disparu, ça fait déjà beaucoup de patrimoine parti.» Il juge que la proximité de la vile ne nuit aucunement à l\u2019agriculture.«C\u2019est sûr qu\u2019ils nous ont demandé de ne pas étendre de fumier et qu\u2019il faut faire attention avec les herbicides.Il faut travailler avec notre tête, il y a des produits sans danger.» Claudette Samson La «vision» d un développement if \u2022\t.A IUP- Jr\t¦ '.'VL' .i A ¦ .\t?\t.! - ,\t; v;- '¦ v \u2019 ' ftfoVcCSiV\t- .Ufe ÜÉM .Ai Les foins sont toujours coupés le long de la route de l\u2019Aéroport, sur une partie des terres achetées par le Croupe Dallaire.\u2014 photo le soleil, pascal ratthé Pas de dézonage en vue Le secteur agricole entourant l\u2019ancienne ferme SMA, dans l\u2019arrondissement de Beauport, n\u2019est pas le seul à intéresser les promoteurs.Beaucoup plus à l\u2019ouest, près de l\u2019aéroport, le Groupe Dallaire a acquis plusieurs terres ces dernières années.Parmi toutes les propriétés que la compagnie possède dans ce secteur, un quadrilatère est situé dans la zone agricole protégée par la loi.Celui-ci est borné au nord par la route Sainte-Geneviève, au sud par le boulevard Chauveau Ouest, à l\u2019ouest par la route de l\u2019Aéroport et à l\u2019est par le boulevard Henri-IV.Avec une telle proximité du développement urbain et des grands axes de circulation, il n\u2019est pas étonnant que les promoteurs aient lorgné de ce côté.La plupart des transactions ont été réalisées par le Groupe Dallaire sous son ancien nom de Corporation Alpha et par l\u2019entremise de quelques sociétés à numéros, entre 2006 et 2010.Selon les registres fonciers, la compagnie a mis la main sur au moins 380 hectares de la zone verte pour la somme de 8,4 millions $, alors que ces terres sont évaluées présentement à 3,6 millions $.On y trouve encore une tourbière (les Gazons Mainguy) et un terrain de golf.Un cultivateur coupe les foins dans un secteur, mais plusieurs lots semblent aussi en friche.DE BONNES RAISONS Selon un professionnel consulté par Le Soleil, les promoteurs qui se risquent à d\u2019aussi importants investissements en milieu agricole ont généralement de bonnes raisons de croire que la Ville y a des visées de développement.Or, à Québec, rien de tel, selon Marie-Christine Magnan, du service des communications.Si l\u2019ad-ministration a effectivement «une vision à long terme» pour le secteur Beauport, la zone située à l\u2019ouest d\u2019Henri-IV va demeurer aguicole, assure-t-elle, en mentionnant que «pour nous, c\u2019est permanent».Faut-il en déduire que le Groupe Dallaire est «pris» avec les terres qu\u2019il a acquises?Louis Aubé, vice-président immobilier au sein du Groupe Dallaire, répond avec prudence à cette question.D\u2019abord surpris par l\u2019appel du Soleil, il finit par admettre qu\u2019«effectivement, il n\u2019y a pas de projets qui sont possibles dans l\u2019immédiat».Il reconnaît qu\u2019un développement futur «n\u2019est pas nécessairement acquis», mais semble résigné à la patience.«On va suivre la ville», dit-il laconiquement.Claudette Samson Marco Poulin, l\u2019actionnaire majoritaire derrière la société à numéros ayant acquis plusieurs terres aguicoles dans le secteur de Beauport, a bon espoir de pouvoir y construire un ensemble résidentiel d\u2019ici cinq ans.En entrevue téléphonique, celui qui est aussi président des Constructions du sous-bois s\u2019est dit conscient du fait que ces terres sont toujours dans la zone agricole permanente, et qu\u2019il faudra l\u2019accord de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) pour pouvoir changer leur vocation.«Mais je suis aussi conscient que ce sont des terres enclavées et j\u2019espère qu\u2019elles vont être appelées à disparaître du secteur agricole», dit-il.Bien que lui et son partenaire Jean-François Castonguay, de la société de gestion d\u2019actifs Gestion J.F.Castonguay, Inc., soient les seuls investisseurs actifs dans ce secteur, il affirme n\u2019avoir reçu aucune information privilégiée quant aux intentions de la Ville avant de commencer à y investir.Ce n\u2019est qu\u2019après avoir approché l\u2019administration pour une demande de «dézonage» il y a six ou sept mois, assure-t-il, qu\u2019il a appris que l\u2019administration Labeaume avait une «vision» de développement urbain pour ce secteur.«On a peut-être été cow-boy un petit peu», dit celui dont la compagnie a investi plus de 15 millions $ à ce jour, sans garantie que la CPTAQ donnera son accord.«Au début, on passait pour des fous, mais aujourd\u2019hui on passe pour des brillants», avance-t-il cependant avec confiance.Tout a débuté avec l\u2019achat d\u2019une première propriété il y a quelques années.«Je me disais que j\u2019aurais une terre en ville.Puis, tout a débloqué, et j\u2019ai pratiquement tout acheté», raconte-t-il.Tout acheté ce qui était à vendre, s\u2019entend, puisque certains propriétaires n\u2019ont toujours pas cédé à «l\u2019appât du gain».À LONG TERME MM.Poulin et Castonguay ne sont pas les seuls à rêver d\u2019un développement urbain pour le secteur vert de Beauport.«La Ville a une vision à moyen ou à long terme», confirmait il y a quelques semaines l\u2019agente d\u2019information Marie-Christine Magnan.Il n\u2019y a pour l\u2019instant aucun projet précis, et la Commission de protection du territoire agTicole n\u2019a pas été approchée.Seul le projet de parc technologique, qui devrait prendre place au sud de l\u2019autoroute sur l\u2019ancien terrain des Sœurs de la Charité, «dézoné» en 2010, a été formulé.Claudette Samson À LIRE Hier VESTIGES D'UNE EPOQUE Aujourd\u2019hui DES TERRES CONVOITÉES Demain UN TERRITOIRE MAL PROTÉGÉ 6 Actualités leSoleil lundi 30 juillet 2012 urn mmm wmm V-1' ¦ ¦/; âËSgs iilig ::rs^4:4& \u2018WaMSk^A Lieux de mystère et d\u2019errance imaginaire, les caves, souterrains, tunnels et autres cryptes sont objets de curiosité, certes, mais révèlent également nos racines, témoignent de notre histoire \u2014 parfois peu glorieuse.Québec, capitale, vient de souffler ses officielles 404 bougies.Assez d\u2019années pour que ses habitants l\u2019aient transformée, façonnée, creusée.Offrons-nous donc une descente sous les rues, sous les bâtiments, sous la ville pour y découvrir, ou y redécouvrir, des espaces mythiques, souvent peu connus.Et utilisons ces visites comme prétexte pour nous raconter.Troisième étape de notre pèlerinage estival dans le sous-sol de la capitale.HPliÉl 'ÎSvgf™ V-'\"\u2019 mm ^ - - l-$ -V.%-AV WR* ' c^Uy^Üiîri rO-csSi -, \u2018sm LE TUNNEL DU TRAIN SOUS LA VILLE Paradis du tagueur anonyme Baptiste Ricard-Châtelain bricard@lesoleil.com QUÉBEC SOUTERRAIN La déco est moderniste : les murs très, très colorés sont habillés d\u2019une multitude de pictogrammes, de symboles diffus, de personnages échappés d\u2019une bande dessinée.Une bombonne de peinture jonche le sol.Un peu plus loin, un objet difforme qui a sûrement déjà eu l\u2019apparence d\u2019un chandail, des restants d\u2019un pique-nique, même les cendres d\u2019un petit feu.On se croirait dans une chambre d\u2019ado! Le ménage n\u2019est pas fait souvent dans le coin.Force est de constater que le site privé, où il est fermement interdit de circuler.est très populaire auprès des tagueurs, probablement aussi auprès de quelques promeneurs solitaires et autres bohèmes à la recherche d\u2019un abri nocturne.L\u2019endroit n\u2019est pourtant pas paré de très beaux atours : vapeurs de produits pétroliers, souillures, odeurs qui harponnent parfois l\u2019odorat.L\u2019attrait est ailleurs, dans l\u2019obscurité, la transgression, la confidentialité, voire l\u2019anonymat.Nous sommes dans le parc industriel Saint-Malo de la basse ville de Québec.Au-dessus de notre tête, les véhicules passent à la vitesse de l\u2019éclair sur le boulevard Charest sans même se douter que sous le bitume s\u2019amorce une percée de 1,6 kilomètre à travers le roc de la fondation de la capitale.Ici, le rail est avalé par la noirceur du tunnel qui, en suivant le tracé de l\u2019avenue Belvédère, retrouvera la lumière sous le boulevard Champlain, sous la piste cyclable du Corridor du Littoral, face au fleuve Saint-Laurent.Les cyclistes pédalant dans ce secteur peuvent d\u2019ailleurs très bien voir l\u2019autre extrémité de l\u2019ouvrage, au pied de la côte Gilmour.Nous sommes à l\u2019Anse-au-Foulon, en 1930.Le Canadien Pacifique (CP) y possède un débarcadère pour les navires de marchandises.Mais l\u2019entreprise se diversifie et elle veut y faire accoster ses transatlantiques.«Le CP avait de grands paquebots à l\u2019époque qu\u2019on appelait les Empress», remémore l\u2019historien-auteur Jean-Marie Lebel, professeur à l\u2019Université du troisième âge de l\u2019Université Laval.«Le plus célèbre, YEmpress of Ireland, a coulé.» UNE VOIE VERS LA MÉTROPOLE À cette époque, même durant les années 1960, beaucoup de voyageurs voguaient.Et ils accostaient au quai de l\u2019empire ferroviaire, à l\u2019Anse-au-Foulon, un peu loin du centre-ville, surtout bien loin de Montréal, la destination finale de plusieurs \u2014 certains étaient même en route pour Vancouver! Car ces navires trop hauts ne pouvaient circuler sous le pont Jacques-Cartier de la métropole.Ils étaient donc vidés de leurs passagers dans la capitale.Ceux-ci sautaient dans les wagons directement au port, puis les locomotives complétaient le voyage.Le CP cherchait donc un tracé pour ses trains devant mener ces clients à bon port.La route était toutefois bloquée à droite comme à gauche : «Ils ne pouvaient pas passer les voies ferrées à place Royale!» observe M.Lebel.«Et ils ne pouvaient pas passer de l\u2019autre côté, vers les ponts, parce que ça appartenait au Canadien National [la compagnie rivale].» Ne restait qu\u2019une solution : traverser la falaise de part en part! Printemps 1930, le tracé est autorisé.Le géant du transport ferroviaire peut donc lancer les travaux.Il faudra faire vite, car le premier navire, YEmpress of Britain, arrivera un an plus tard, relate un article diffusé en 2008 dans le Canadian Rail, une publication de l\u2019Association canadienne d\u2019histoire ferroviaire, qui a enfanté le Musée ferroviaire canadien.Le contrat prévoyait un échéancier de 11 mois.On comprend le défi à la vue des photos montrant des chevaux tirant les charrues pleines de boue excavée.«Trois jours après avoir obtenu le contrat, H.F.McLean Limited installe une petite armée sur le site», raconte le Canadian Rail.«L\u2019équipe de 600 hommes était logée dans des voitures-voyageurs et nourrie dans des voitures-restaurants placées près des berges du Saint-Laurent.» Les ouvriers s\u2019attaquent à la besogne par les deux extrémités en même temps.«Des détonations suivant l\u2019explosion de plusieurs livres de dynamite marquaient le début des quarts de 12 heures et En chiffres LONGUEUR : 1,6 kilomètre HAUTEUR : un peu moins de 7 mètres LARGEUR : environ 5 mètres PROFONDEUR : 100 mètres de la surface leSoleil lundi 30 juillet 2012 Actualités 7 ïSgpîïi 'Ç/Æié' 'ÿîÇffrU |g%P .- -:'¦\u2022\u2022 ¦ SËÉP mm / -* i wSttMtsia /f Vtf '&!*.¦ : !« < - '* \u2022» ir-^âis - :s*ë|£r -\u2022-\u2022: ¦ ,:.; rÇ 5«ss|5i»s£ ®ÿ8l '\ty AV, '?t -2- '.P ¦.-¦ ; JJT' \u2022 > ¦?.- .A- - / Ç V : K\t\u2022/: - / tdfesÿ&îs .\u2022'\u2022 -\u2022' I- -c :¦ ; &&Ë9 \"P: .:¦ ¦: S®3É 'ÆSÿ le projet avançait de 16 pieds par jour», toujours selon le récit de la publication spécialisée du Musée ferroviaire canadien.Au fur et à mesure que le rail progressait, les hommes purent se servir de petits wagons pour évacuer la terre.En février, le forage est complété, mais pas les travaux de finition.11 faut solidifier, bétonner.Et voilà qu\u2019on annonce que YEmpress of Britain aura un mois d\u2019avance! «A la fin de mars, on exigea que les travailleurs augmentent la cadence.» «Le premier train circula dans le tunnel le 26 mai», raconte le Canadian Rail.«L\u2019ouverture officielle eut lieu le 1er juin 1931 avec l\u2019arrivée au quai de YEmpress of Britain, devant plus de 100 000 personnes.» DÉCLIN DANS LES ANNÉES 50 L\u2019Anse-au-Foulon était alors équipée de toutes les infrastructures nécessaires pour accueillir les voyageurs.«Le nouveau terminal [avant, cela se faisait au Vieux-Port] abritait un hangar à deux étages longeant le bord du fleuve, l\u2019étage supérieur étant relié par une passerelle surélevée à un second édifice où se trouvaient les Un raccourci dangereux Le propriétaire du tunnel ferroviaire transperçant le sous-sol de la haute ville de Québec préférerait que le souterrain reste dans le noir.Plusieurs aventuriers imprudents y jouent avec le destin.«C'est un beau raccourci pour aller du port à la ville», convient Jean-Marc Montigny, le vice-président exploitation des Chemins de fer Québec-Gatineau.La filiale de l'américaine Genesee and Wyoming a hérité du tunnel en 1997, lorsqu'elle a acquis des actifs du Canadien Pacifique (CP).Il s'agitd'une belle route pourgagnerdu temps.mais une route dangereuse : des trains circulent toujours sur ce rail! «Il est utilisé régulièrement, trois, quatre fois par semaine», indique M.Montigny.«Les trains ne vont pas vite.Mais c'est gros et ça n'arrête pas comme une auto.» Ses employés nettoient périodiquement les détritus, les débris abandonnés devant les issues du tunnel par les visiteurs indésirables.Il craint cependant que les plus téméraires s'arment de leur courage pour entamer la grande traversée.«Le tunnel n'est pas très large.Ça pourrait être problématique.Il n'y a pas de place pour se ranger.» Surtout si l'explorateur enfourche un vélo, une moto ou une motoquad.Du déjà-vu, semble-t-il.Baptiste Ricard-Châtelain bureaux et les installations pour j les passagers.» D\u2019autres compa- j gnies maritimes utiliseront ces j installations «modernes».Québec perdra toutefois son titre j de port de débarquement des pas- j sagers des transatlantiques au j cours des décennies suivantes, j Durant les années 1950, les navi- j res sont construits moins haut afin j de pouvoir naviguer jusqu\u2019à Mon- j tréal, nouveau pôle d\u2019attraction.A partir de 1964, le CP utilisera j essentiellement le quai de l\u2019Anse- j au-Foulon pour le débarquement j des conteneurs en provenance de j l\u2019Europe.La plupart des navires j de passagers se rendent main- j tenant jusqu\u2019à la métropole.Et j l\u2019avion prend son envol, souligne j l\u2019article du Canadian Bail.Dix j années plus tard, même les conte- j neurs partent pour Montréal.Il y aura de moins en moins de j trains dans le tunnel.Si bien qu\u2019en j 1980, le maire de Sillery, Charles- j H.Blais, tente de mettre la main j dessus, retracent les archives j du Soleil.L\u2019élu aimerait que la j côte Gilmour voisine soit ouverte j durant l\u2019hiver.Les camions, trop j lourds pour la pente abrupte, j seraient alors détournés dans j le souterrain.Le ministère des j Transports rejette la requête.Depuis la fin des années 1990, j quelques fois par semaine, des j trains chargés de vrac circulent i toujours dans le tunnel.Ils viennent j de l\u2019ouest, en passant par Trois- j Rivières.Plusieurs arrivent de | Montréal, certains des Etats-Unis, i Un cheval, une voiture et un journaliste S\u2019il pouvait parler, le tunnel octogénaire nous raconterait bien des anecdotes.A commencer par cette journée des années 1960 durant laquelle les employés ont oublié d\u2019ouvrir les grandes portes qui bouchaient autrefois les issues, empêchant la neige d\u2019obstruer le passage : «La locomotive a défoncé les portes, qui n\u2019ont jamais été reconstruites», témoigne le magazine Canadian Ba il.Il y a aussi ces nombreuses initiations de recrues : «On les amenait à une extrémité du tunnel avec leur lunch et une paire de pinces, et on leur demandait de s\u2019assurer que tous les boulons des joints des voies étaient adéquatement vissés d\u2019un bout à l\u2019autre du tunnel.On allait les chercher en fin de journée à l\u2019autre bout [.].Le nouvel employé passait la journée seul dans le tunnel, avec les rats et les chauves-souris.» Les archives du Soleil mentionnent également que les conducteurs de locomotive ont déjà croisé une fille à cheval dans le souterrain! A une autre occasion, ils ont buté sur une voiture abandonnée.Une équipe du Soleil a même été au cœur d\u2019une enquête du Canadien Pacifique en 1979; un journaliste et un photographe avaient illégalement sillonné le rail en camion.Baptiste Ricard-Châtelain 1\tUne percée de 1,6 kilomètre traverse le roc de la capitale du quartier Saint-Sauveur jusqu\u2019au boulevard Champlain.\u2014 ARCHIVES LE SOLEIL 2\tLe site privé est très populaire.Plusieurs déchets jonchent le sol, signe de la présence des tagueurs, des promeneurs et autres bohèmes à la recherche d\u2019un abri nocturne.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, PASCAL RATTHÉ 3\tLes cyclistes qui empruntent le Corridor du Littoral peuvent voir l\u2019autre extrémité du tunnel au pied de la côte Gilmour.\u2014photo le soleil, pascal ratthé 4\tEn 1979, un journaliste et un photographe du Soleil avaient sillonné le rail en camion.On indiquait à l\u2019époque que le véhicule pouvait facilement circuler à l\u2019intérieur du tunnel.\u2014 ARCHIVES LE SOLEIL 8 Transat Québec-Saint-Malo leSoleil lundi 30 juillet 2012 L\u2019équipage du EDF Énergies nouvelles s\u2019affairait à récupérer le grand spi déchiré de haut en bas qu\u2019il faudra envoyer à l\u2019atelier, \u2014 photo lesoleil, simon boivin X' JET.j fr\\ ~~.r ' r.' ,ÿ«îdHP \"r Garçon?Pour le café, attendez un peu.LE SOLEIL DANS LA COURSE karnmJj Simon Boivin sboivin@lesoleil.com uch! La catastrophe.Comment une journée qui avait si bien commencé peut-elle se gangrener de la sorte?Aussi vite.Au petit matin, le skipper du EDF Énergies nouvelles, David Augeix, s\u2019est délecté du dernier bulletin météo.«Avec ce temps, on est presque sûrs d\u2019être à Saint-Malo le 4 août à 8h.On pourrait quasiment se commander des cafés au bistro du port.» Engoncé dans son sac de couchage, le second, Rémi Fermin, regardait de loin les mêmes informations.«Super.Plus que deux empannages [changements de direction] et on arrive.» Il s\u2019est remis les écouteurs de son iPod dans les oreilles et a plongé au pays des rêves.Cette météo annonçait du vent favorable, et très peu de manoeuvres en perspective.Quelques heures plus tard, ce même Rémi, à la barre cette fois, hurle : «David! David!» Tous sur le pont.La corde qui hisse le spinnaker, la voile à la superficie la plus large, au haut du mât a cédé.Paf.Du coup, la précieuse voile se retrouve à l\u2019eau.Avec le risque de passer sous le bateau, et d\u2019être réduite en lambeaux par les safrans (gouvernails).Tout le monde se précipite.La voile est récupérée saine et sauve.Le petit spinnaker est mis en attendant qu\u2019une autre drisse permette de hisser à nouveau le grand.Question de ne pas perdre trop de vitesse entretemps.Lorsque tout est revenu en place, le skipper Augeix a dû l\u2019admettre : «Le café, ce sera peut-être plus pour 9h».Un équipage a droit à huit voiles différentes pour la Transat.Chacune a ses particularités qui la rendent plus performante selon la force et la direction du vent du moment.Le grand spi est parfait pour ce qu\u2019on a eu hier et qu\u2019on aura aujourd\u2019hui.Peut-être 45 minutes plus tard, alors que tout semblait revenu à la normale, c\u2019est au Soleil de sonner l\u2019alarme.«Le spi est à l\u2019eau!» Tous sur le pont, encore.Mais là, le constat est beaucoup plus grave.Il est déchiré.De haut en bas.On le remonte péniblement.Rien à faire.Faudra l\u2019envoyer à l\u2019atelier.On a perdu notre grand spi.Foutu.Ça fait physiquement mal.Il est à peine 8h du matin.Insérez votre juron préféré.«On rentre à Saint-Malo.La course est terminée.» Il a dit ça, le skipper Augeix.Deux fois plutôt qu\u2019une.«La course est terminée.» DUR COUP De lourdes minutes de silence se sont installées une fois rapaillé le grand spi et mis à sa place le petit.On veillait le mort.Dur coup.Le premier vrai.«C\u2019est sûr que ça pénalise», a constaté Ferlin.Pendant que les autres tirent le maximum du vent, nous sommes handicapés de deux ou trois noeuds à l\u2019heure pendant deux jours.Puis, l\u2019Américain Jeffrey Mac-farlane, un marin compétent et volontaire, suggère qu\u2019on lève aussi la trinquette, la plus petite voile à bord, en plus du petit spi.«Ça peut aider un peu», note-t-il.Le skipper s\u2019est gratté la barbe de sept jours quelques secondes.Et jugé l\u2019idée bonne.Deux voiles sont hissées à l\u2019avant de YEDF, plus la grande voile.Et, dans 48 heures, il était de toute façon prévu de passer au petit spi.Les autres voiliers ont peut-être aussi quelques pépins que nous ignorons.Puis, Augeix a passé du temps à vérifier des trucs à gauche à droite pour «pas qu\u2019il nous arrive d\u2019autres conneries».Jusqu\u2019à finalement avouer qu\u2019il mitonne une stratégie pour grappiller quelques rangs au classement.Battre des bateaux plus performants aurait été satisfaisant.Mais, dans les circonstances, tâchons de finir en tête des six bateaux vintage de la Class40.Non, la course n\u2019est pas terminée.Un golfeur peut perdre son bois numéro un et faire tout de même une belle partie.Un joueur d\u2019échec ne s\u2019avoue pas vaincu parce que sa reine est tombée.La course n\u2019est pas terminée.Mais pour les cafés, garçon, vous pouvez attendre un peu?Toujours une chaude lutte Plus la Transat Québec-Saint-Malo avance, plus elle se ressemble.Le trimaran FenêtréA Cardinal dominait toujours largement la classe Open, hier, alors que la Class40 offrait toujours une chaude lutte au cœur de l'océan Atlantique.Lors de la dernière mise à jour du site Internet de la Transat, hier, en fin d'après-midi, FenêtréA Cardinal, du skipper Erwan Leroux, profitait d'une avance de 541 milles nautiques sur son plus proche rival, l'embarcation Vers un monde sans sida, du skipper Erik Nigon.Il ne restait plus à l'équipe de Leroux que 777 milles nautiques à parcourir avant de retrouver la terre ferme à Saint-Malo, soit moins que la distance qui la séparait du voilier en queue de peloton, Océan Phénix.Celui-ci se trouvait à près de 859 milles nautiques du meneur.Du côté de la Class40, les voiliers continuaient de se disputer une chaude lutte pour arracher la position de tête.Seuls 11 milles nautiques détachaient les meneurs (Campagne de France) de leurs adversaires en deuxième position (Eole Generation - GDF SUEZ).G ED F Énergies Nouvelles, à bord duquel se trouve notre journaliste Simon Boivin, occupait pour sa part la 14e place.Poursuivre la Transat sur le Web : transat.korem.com/course.Olivier Parent leSoleil lundi 30 juillet 2012 9 GAGNANT (MEILLEUR ACHAT 2012 > DE CONSUMERS DIGEST Mi Ram 1500 Longhorn à cabir d\u2019équipe 4X4 2012 montré\u2019 www.camionram.ca siriusH RADIO SATELLITE 12 MOIS GRATUITS D'ABONNEMENT Les mues lliiïi! sa?ts-lsf il s i J Isilllliïi sîll£l!!Î| ïi«!?=jl llîpsill _ iiiaim ïilf\"11 IPils-iis HHiliüi lïlîliii iiliîî ilÜÎÜH* ni 1 Si iiillïfîil IIlIslîHî IliltUilf ï I!;î?!§ï illilîlUî II1IIU1I1 psllsüll SCANNER ICI POUR PLUS D'OFFRES \t \u2022JSJ S3 il lis JD ÏSJSJUSJ333 ILa u sj j»üLS ssryjisssfyjy \t RAM 1500 OUTDOORSMAN V8 QUAD CAB 4X4 2012 Puissance du moteur V8 HEMIMD avec économie d\u2019essence du V6° Transmission automatique 6 vitesses Rapport de pont de 3,92 avec différentiel arrière autobloquant Roues de 17 po en aluminium Attelage de remorque Classe IV Sièges baquets avec console \u2022\tCrochets de remorquage \u2022\tTélédéverrouillage \u2022\tRadio par satellite SIRIUSMD (inclut un an d'abonnement) \u2022\tAffichage de la température et des points cardinaux \u2022\tConsole au pavillon \u2022\tGlace arrière coulissante OBTENEZ UN TAUX DE 4,99 JUSQU\u2019À 96 MOIS4 FmNnMIÇF7 1500$ EN frais de transport t W I il 1*11 ^ t\tSUR UNE QUANTITÉ LIMITÉE DE 200 MODÈLES OUTDOORSMAN SÉLECTIONNÉS' -!)U £ljJUJ£JJ£îfj52 RAM 1500 SXT V8 QUAD CAB 4X4 2012 « LA GAMME DE PICK-UP LA PLUS DURABLE AU PAYS» -R L Polk*** \u2019nmSmwm X X X X X \"Ci?' Challenge A PARTIR DE: 24 995* LE PRIX INCLUT 9 750$° DE REMISE AU COMPTANT, LES FRAIS DE TRANSPORT ET LA TAXE SUR LA CLIMATISATION.GAGNANT DU PRIX 2012 COTE DE SECURITE 5 ETOILES DE LA NHTSA AUX ESSAIS DE COLLISION LATÉRALE1 73* K SUR FRAIS DE TRANSPORT ETTAXE SUR LA CLIMATISATION INCLUS PAR SEMAINE POUR 96 MOIS FAITS SAILLANTS SUR LE RAM \u2022 De plus en plus de propriétaires de camion léger optent pour un Ram 1500* \u2022 Rangement de caisse RamBoxMC disponible - exclusif dans sa catégorie4 Le camion Ram le plus récompensé Le moteur HEMIMD a gagné 6 fois la mention « 10 meilleurs moteurs» de Ward\u2019s La technologie du système écoénergétique MDS transforme le puissant moteur HEMIMD V8 en un quatre cylindres économique en carburant Bacs de rangement dans le plancher disponibles - exclusifs dans sa catégorie4 Garantie Groupe motopropulseur de 5 ans/100 000 km Le camion léger de plus en plus choisi au pays\" PASSEZ CHEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE CHRYSLER \u2022 JEEP, DODGE \u2022 RAM DU QUEBEC http://ramtruck.ca/mobile/fr/specialOffer.php 10 Donnez des ailes à votre téléphone intelligent.NOUVEAU SUPER FORFAIT 6 Go leSoleil lundi 30 juillet 2012 O ROGERS\" concessionnaire autorisé O ROGERS' 0 QUÉBEC Place Fleur-de-Lys 2700, rue Jean-Perrin, bur.101 Galeries de la Capitale 398, boul.Charest Est ALMA 705, avenue du Pont Nord BEAUPORT Les Promenades Beauport CHICOUTIMI 1021, boul.de l'Université LÉVIS Les Galeries Chagnon SAMSUNG facebook O IL Que pouvez-vous faire avec 6 Go* ?Télécharger 1 493 chansons.Envoyer ou recevoir 19980 courriels.Visionner 100 heures de vidéos YouTubeMC.Mettre à jour votre statut 1148 fois chaque jour.Bref, avec 6 Go par mois, vous pouvez faire pratiquement tout ce que vous voulez où vous le voulez, quand vous le voulez.6 Go de données Appels Mon TOP 10 ILLIMITÉS partout au pays1 Messages texte, photo et vidéo ILLIMITÉS\" Appels les soirs à partir de 18 h et week-ends ILLIMITÉS\" 200 minutes de jour4 Inclut tous les frais mensuels* par mois SAINTE-FOY Place Ste-Foy Place Laurier Carrefour Quatre-Bourgeois SAINT-JEAN-CHRYSOSTOME 722D-1, rue Commerciale VICTORIAVILLE La Grande Place Numériser pour trouver le magasin le plus près Faites vite et obtenez les tout derniers supertéléphones avec le nouveau super forfait 6 Go.rogers.com/superforfait j^viGUERa m i stexterpremieRh 5 s 1 a b I ePARLERLU J/JCLAVARDER A l\\ A IÇ *£cnïïpartagerAIV r\\UVIILr\\£iur|ADI CmusiqueZim.s ;\t:Sf * issf&ï ¦BfSSilIs! itlBfi - - ¦ wm ¦ o Le silence est d'or Paul-Robert\tJ Raymond\t1 Collaboration spéciale\t, \u2014 praymond@lesoleil.com\t:\t/t S\u2019il y a une principale qualité qu\u2019on peut attribuer à la Buick Verano, c\u2019est le silence.En effet, General Motors (GM) a intégré divers procédés, composants et systèmes faisant partie de sa technologie QuietTuning.Elle a été conçue pour bloquer et absorber le bruit et pour amortir et supprimer les vibrations.À ce chapitre, on peut affirmer sans hésiter que GM tient ses promesses.Le conducteur est enveloppé dans ce silence une fois sur la route.Ajoutez à cela une douceur de roulement et une souplesse qui font oublier les vieux modèles de GM de la même taille.Ça prend cela quand on veut se frotter contre des berlines nippones de luxe, telles les Acura TSX ou Lexus IS250.Dans l\u2019habitacle de cette Chevrolet Cruze habillée à la façon Buick, on se sent bien entouré.La sellerie s\u2019est révélée confortable.La finition du tableau de bord est bien exécutée.S\u2019il y a des plastiques, ils ne choquent pas au coup d\u2019œil.Certains peuvent être agacés par les panneaux en simili-bois.Si c\u2019est fait avec un certain goût, pourquoi pas?On démarre cette Verano à l\u2019aide d\u2019un bouton-poussoir.Le hic, c\u2019est que la première fois qu\u2019on est entré à bord, on l\u2019a cherché ce bouton de démarrage.Assez discret merci, et placé à un endroit inhabituel! Il se trouve juste en dessous de l\u2019écran du système de divertissement.Un petit rectangle d\u2019à peine un pouce et demi sur un pouce que le fils de 11 ans a trouvé en premier.Honte à l\u2019auteur! Toutefois, on est loin du bouton rond d\u2019au moins deux pouces, vu dans la plupart des modèles concurrents.COMPORTEMENT ROUTIER Sur la route, la Verano se tire très bien d\u2019affaire.Le moteur à quatre cylindres Ecotec de 2,4 litres fait bien le travail et offre de bonnes reprises.Les 180 chevaux produits par ce moteur propulsent correctement ce véhicule de presque 1500 kilogrammes.Par contre, si GM veut vraiment faire face à la concurrence, il faudra un peu plus de puissance.D\u2019ailleurs, une version équipée d\u2019un moteur turbocompressé de 2,0 litres est prévue pour Tannée-modèle 2013.GM prévoit que cette version aura une puissance de 220 chevaux.Si le constructeur a choisi la plate-forme de la Chevrolet Cruze pour faire la Verano, c\u2019est pour être en mesure d\u2019offrir une berline compacte pour la marque Buick.Oubliez les tentatives passées de produire des petites berlines de luxe.Comme la Cadillac Cimarron Données techniques Fourchette de prix : de 22 595$ à 27 620$ Prix du modèle essayé : 27 620 $ Frais de transport : 1495 $ Garantie de base : 48 mois ou 80 000 km Moteur : L4 DACT 2,4 litres Couple : 171 Ib-pi à 4900 tr/min Poids : 1497 kg Rapport poids-puissance : 8,3 kg/ch Mode : traction Transmission de série : automatique à six rapports Direction : crémaillère Diamètre de braquage :11m Freins (av.-arr.) : disque-disque Pneus :225/55R17 (235/45R18 sur le modèle essayé) Capacité du réservoir : 59 litres Essence recommandée : ordinaire Consommation (1/100 km, ville/route/combinée), selon GM : 9,9/6,2/8,3 Consommation obtenue lors de l\u2019essai : 9,4 1/100 km Pour en savoir plus : www.gm.ca \u2014\tproduite à partir de la plateforme J des Chevrolet Cavalier et Pontiac J2000 des années 80 \u2014\tou plus récemment, la Buick Skylark.Force est de constater que GM peut dire : «Mission accomplie!» avec la Verano.Le tout est bien fait et le produit remplit ses promesses.Il restera à voir par contre la fiabilité de l\u2019ensemble.Denis Arcand La Presse MONTRÉAL \u2014 Le conducteur anglais risque d\u2019avoir une quinzaine difficile : alors que commencent à peine les bouchons liés aux Jeux olympiques, il est tout sauf flegmatique.En fait, il est déjà au bord de la crise de nerfs.Un sondage fait auprès de 2000 répondants au mois de juin, avant même les pointes de circulation inhabituelles engendrées par les vacances et le jubilé royal d\u2019Éliza-beth II, a révélé qu\u2019un automobiliste anglais sur deux n\u2019éprouve plus de plaisir au volant, notamment à cause du risque de rage routière.Avec les dizaines de milliers de visiteurs attendus pour les Jeux olympiques (132 000 arrivées juste la fin de semaine dernière) et les restrictions routières dues à la sécurité, la patience du conducteur britannique moyen risque d\u2019être mise encore plus à mal.Les Anglais ont raison de s\u2019inquiéter de la rage routière : le sondage commandé par le fabricant de pneus Continental a révélé que 15 % des conducteurs (cinq millions de personnes) avouent être déjà sortis de leurs véhicules pour aller confronter un autre conducteur et que plus de deux conducteurs sur cinq (41 %) admettent qu\u2019ils peuvent avoir des comportements agressifs au volant.Sans que cela aille aussi loin que la rage routière, un conducteur sur trois «s\u2019attend» à être la cible ou le témoin de comportements routiers agressifs ou intimidants de la part des autres conducteurs.Sept répondants sur 10 ont indiqué se sentir plus agressifs au volant que dans toute autre situation.Par ailleurs, lorsque victimes de rage routière, 40 % des conducteurs ont dit ressentir «de la colère», 28 % ont dit se sentir «ébranlés» et 22 % ont dit avoir envie de «rendre la pareille».«DONNÉES RENVERSANTES» Continental a diffusé les résultats de sa recherche dans le cadre de VMm/M, Avec les dizaines de milliers de visiteurs attendus pour les Jeux olympiques et les restrictions routières attribuables à la sécurité, la patience du conducteur britannique risque d\u2019être mise à rude épreuve, \u2014 photos ap sa «campagne de courtoisie», un blitz publicitaire censé encourager la conduite civilisée et courtoise.L\u2019étude cite Tim Bailey, présenté comme expert en sécurité routière pour Continental : «Ces données sont renversantes.La sécurité routière est d\u2019importance suprême, mais si les automobilistes sont en colère ou se sentent intimidés, leur concentration baisse et le danger augmente pour les autres.Inutile de dire ce que ça fait au plaisir de conduire.» Selon M.Bailey, la courtoisie au volant fait plus qu\u2019améliorer la sécurité routière et l\u2019expérience de conduire de tous.Elle atténue la congestion et réduit les retards.Les agressions routières les plus fréquentes, signalées dans le sondage, sont se faire klaxonner, se faire suivre de trop près et voir la voiture devant soi freiner brusquement.Les signes de rage routière les plus souvent signalés sont se faire dépasser par le mauvais côté (à gauche, en Grande-Bretagne), se faire envoyer des appels de phares pour vous inciter à vous tasser et être la cible de gestes insultants faits avec les doigts ou la main. 30 Petites annonces leSoleil lundi 30 juillet 2012 PETITES ANNONCES H 418 686-3311 cvendlT Le site des petites annonces leSoleil INDEX des RUBRIQUES IMMOBILIER Visites libres.98 Maisons à vendre.100 à 140 Condominiums.145 à 147 Immeubles à revenus à vendre.150 à\t189 Autres propriétés.200 à 214 Propriétés commerciales et industrielles.230 à\t246 Logements à louer.250 à\t288 Maisons à louer.282 Chambres à louer.300 à\t338 Amélioration et entretien des propriétés.370 à\t386 BAZAR Marchandises\t diverses\t\t397 à 459 1 oisirs\t461 à 468 SERVICES\t Emplois\t\t471 à 489 Finance\t\t491 à 496 Divers.501\tà\t544 Avis.603\tà\t627 SUPERMARCHÉ DE L\u2019AUTO Véhicules.948\tà\t967 Véhicules récréatifs et autres.969\tà\t989 Veuillez lire attentivement votre annonce.En cas d\u2019erreur, veuillez nous aviser le plus tôt possible, car notre responsabilité se limite à 24 heures, soit à la période comprise entre la première parution erronée et le premier jour ouvrable suivant cette parution.Nous ne sommes responsables que du montant facturé pour la période précitée.POUR NOUS JOINDRE du lundi au vendredi Télécopieur.418 686-3322 de 8h à 17h30 .418 686-3311 SUR PLACE du lundi au jeudi de 8h30 à 17h Sans frais .1 866 686-3311 et vendredi de 8h30 à 16h30 MAISONS SEULES ÀVENDRE 110 Loretteville Neufchatel Avoir! 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