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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Arts magazine
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 2013-12-14, Collections de BAnQ.

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[" CAHIER A (Z) ts cd magazine leSoleil SAMEDI 14 DÉCEMBRE 2013 RÉGAL ET RESTOS NOËL À LA PLANCHE A34ETA35 VOYAGES BLANCHE ÉVASION V5ÀV7 fl Le Hobbit, Mandela et les autres films du temps des Fêtes A2À A5 ETA22À A26 iigiglg wrt mm ^¦x> SHEN YUN ~r 2014 ACHETEZ VOS BILLETS DÈS MAINTENANT ! Donna Karan, créatrice de DKNY ^DÜ*27«9DECEMBRE2013 SS; ,3SSSS GRAND THEATRE DE QUEBEC | SALLE LOUIS-FRÉCHETTE\tOrganisateur : 581 997-7436 Présenté par l\u2019Association du Falun Data de Québec\tgrandtheatre.qc.ca\tShenYun.com m «Ce fut inspirant et éducatif; j\u2019encourage tout le monde à voir ce spectacle qui nous apprend beaucoup.» A2 CINEMA SAMEDI 14 DÉCEMBRE 2013 leSoleil E NOËL DU CÎNÉPHÎLE ÉRIC MOREAULT emoreault@lesoleil.com C\u2019est (presque) devenu une tradition du temps des Fêtes : le détour par le cinéma pour faire un peu de rattrapage, pour se mettre dans l\u2019ambiance ou pour profiter des grosses sorties qui se positionnent pour la course aux Oscars.Petit tour d\u2019horizon de ce qui vaudra le détour au rayon des nouveautés.H Sauvons M.Banks [Saving Mr.Banks) De : John Lee Hancock {L'éveil d'un champion) Au générique : Tom Hanks, Emma Thompson L\u2019histoire : une visite dans les coulisses du projet d\u2019adaptation cinématographique du conte Mary Poppins au début des années 60.Coulisses : l\u2019auteure britannique P.L.Travers (Thompson) n\u2019a jamais pardonné à Walt Disney (Hanks) son adaptation de Mary Poppins, qu\u2019elle jugeait vulgaire et peu respectueuse de son œuvre.Date de sortie : 20 décembre EV Présentateur vedette 2 : \u201c la légende se poursuit [Anchorman 2 : The Legend Continues) De : Adam McKay (.Hansel et Gretel : chasseurs de sorcières) Au générique : Will Ferrell, Christina Applegate, Paul Rudd L\u2019histoire : le lecteur de nouvelles Ron Burgundy reprend du service à New York dans la première chaîne d\u2019information continue.Coulisses : Ferrell et le réalisateur McKay ont de nouveau coscéna-risé la nouvelle aventure du chef d\u2019antenne moustachu.Jennifer Fawrence a quitté la production en raison d\u2019un conflit d\u2019horaire.Date de sortie : 20 décembre H Mandela : un long chemin vers la liberté [Mandela : Long Walk to Freedom) De : Justin Chadwick {Le plus vieil écolier du monde) Au générique : Idris Elba, Naomie Harris, Terry Pheto L\u2019histoire : la vie de Nelson Mandela, de son enfance en milieu rural jusqu\u2019à la présidence de l\u2019Afrique du Sud, en passant par ses années de lutte contre l\u2019apartheid et d\u2019emprisonnement.Coulisses : le film est basé sur le récit autobiographique de Nelson Mandela, décédé le 5 décembre.Ses deux filles, Zindzi et Zenani, assistaient à F avant-première londonienne lorsque la nouvelle de sa mort est sortie.Le producteur Harvey Weinstein jure qu\u2019il ne profitera pas de ces malheureuses circonstances.Date de sortie : 25 décembre ?Le loup de Wall Street [The Wolf of Wall Street) De : Martin Scorsese {Les affranchis) Au générique : Leonardo DiCaprio, Jonah Hill, Matthew McConaughey et Jean Dujardin L\u2019histoire : l\u2019ascension puis la chute d\u2019un courtier qui vole ses investisseurs tout en menant un train de vie luxueux et décadent.Coulisses : le film est basé sur l\u2019autobiographie de Jordan Belfort, un courtier condamné à 22 mois de prison pour fraude et blanchiment d\u2019argent en 1998 après avoir spolié ses investisseurs de 200 millions $.Le film devait être livré pour le 15 novembre.Des problèmes de montage ont retardé sa sortie.Date de sortie : 25 décembre V9 Arnaque américaine [American Hustle) De : David O.Russell {Le bon côté des choses) Le Hobbit : la désolation de Smaug [The Hobbit : The Desolation of Smaug) De : Peter Jackson {Le Seigneur des anneaux) Au générique : Martin Freeman, Hugo Weaving, Elijah Wood, Cate Blanchett L\u2019histoire : Bilbon, Gandalf et la troupe de Nains cherchent toujours à récupérer le trésor des Nains, gardé par le dragon Smaug.Coulisses : Tauriel, jouée par Evangeline Lilly {Perdus), est une création de la production.Il s\u2019agit de la suite du Hobbit : un voyage inattendu, succès aux guichets mais reçu assez froidement par la critique.Date de sortie : 13 décembre O ¦-jp:?t s ¦ ,s- 2S** Æ 4 leSoleil samedi m décembre 2013 CINEMA A3 Autres sorties 47Ronin, de Cari Rinsch\tRessac, de Pascale Ferland\tFanny, de Daniel Auteuil\tSur la terre des dinosaures, 25 décembre\t20 décembre\t20 décembre\tde Barry Cook et Neil Nightingale Combat revanche, de Peter Sega\tMarius, de Daniel Auteuil\tUn château en Italie,\t20 décembre 25 décembre\t13 décembre\tde Valeria Bruni Tedeschi 20 décembre\t20 ans d\u2019écart, deDavidMoreau 25 décembre Believe Justin Bieber, de Jon M.Chu 25 décembre Activité paranormale : l\u2019empreinte du démon, 3janvier ^ vU - ^ -Êjx * -\u2022\u2022\u2022 ¦ u-js; SC ., - - t.s.t.¦ C* m * * iti À ijr*'\u2022 1Æ à 5» ^ O c O o co T ai \u2014\u2019 cn O O CL ai a> =5 a- (j) =5 â-2 w (/) QJ Qj -QJ \"O g1 C C C QJ O CO co ÿ ô al _Q a o si o (0 c o _ BAiiiE'hainesd'amaham ¦BTO-Onu\t'\u2014 leSoleil 1*1 Québec! leSoleil samedi m décembre 2013 A18 LE CADEAU DI EN SUPPLÉMENTAIRES I 3 600 NOUVE EN VENT] Grand Théâtre de Québec Québec :: Mise en scène: Benoit PELLETIER & Alain CHICOINE Script-édition: François AVARD 2010 2011 2012 IJUI\u2014 CE SAMEDI 14 DÉCEMBRE UNIQUEMENT leSoleil samedi m décembre 2013 A19 E NOEL IDEAL ,ES 27 ET 28 FÉVRIER 2015 AUX BILLETS E CE MIDI 6, 7 et 8 NOVEMBRE 2014 27,28 FÉVRIER 2015 418 643-8131 ou 1 877 643-8131 www.billetech.com Intégrale des capsules des Morissette sur lesmorissette.com ssette ïectacle Consultez lesmorissette.com pour tous les détails de la tournée I Grand Théâtre de Québec Québeci Mercure c'est' tous vos p souvenirs leSoleil te \u2022 MEDIA ACHETEZ VOS BILLETS POUR LE SPECTACLE LES MORISSETTE AU GRAND THEATRE DE QUÉBEC ET OBTENEZ LE COFFRET DVD BYE-BYE 2010-2011-2012* * Nouveaux achats effectués en personne aux guichets du Grand Théâtre de Québec le 14 décembre 2013 uniquement.Promotion non disponible par Internet ou partéléphone.Quantités limitées.Jusqu'à épuisement des stocks.Un coffret partransaction.Achat minimum de deux billets. A20 ARTS VISUELS SAMEDI 14 DÉCEMBRE 2013 leSoleil Ci-contre, l\u2019herbier de Jacques Thisdel, soulignant les 20 ans d\u2019expositions de Linda Verge, fait de cartons d\u2019invitation.À droite, la toile Lagaleriste, que Joseph-Richard Veilleuxafaite en hommage à Linda Verge en 1985 -PHOTOS LE SOLEIL, ERIK LABBÉ ip+Vi 53 ^\tofl / G\u2014.J J i ^1 .1 t H, orchestre \u2018 .\t.symphtüîigue \u2022 \u2022 dequébec* V.OFFREZ LA MUSIQUE POUR NOËL CRÉEZ VOTRE DUO OU VOTRE TRIO PARMI CES CINQ CONCERTS.\t\t5 FÉVRIER 2014 HAMELIN JOUE BRAHMS ¦\t\t28 FÉVRIER 2014 ALAIN LEFÈVRE ET LA RELÈVE\tRioTintoAlcan \t\t12 MARS 2014 BOLÉRO DE RAVEL ©Desjardins \t\t9 AVRIL 2014 AU THÉÂTRE AVEC SHAKESPEARE ET L\u2019OSQ \t\t25 AVRIL 2014 BREL EN CHANSON \t\t\t\t H\t\t\t\tH H\t\t\t\tH \t\t\t\t \t\t\t\t üsV \u2018 X - - ' h m&m < C\u2019est ma collection, il n\u2019y a rien à vendre.Je rends hommage aux artistes.Il y a beaucoup d\u2019éléments de gratuité et de générosité en art dont on ne parle pas.» \u2014 Linda Verge Chez Linda Verge célèbre ses 30 ans d'expositions en présentant sa collection personnelle JOSIANNE DESLOGES jdesloges@lesoleil.com Collaboration spéciale Linda Verge signe encore tous ses cartons d\u2019invitation pour les vernissages à la main, et lorsqu\u2019on s\u2019arrête à sa galerie de la rue des Érables, on peut facilement passer une heure à butiner d\u2019un tableau à l\u2019autre et à discuter d\u2019art.Chez la galeriste de Montcalm, qui cumule 30 ans de métier cette année, les relations humaines passent toujours avant les profits, et l\u2019approche a fait ses preuves.Elle a réfléchi toute Tannée à la meilleure manière de célébrer sa trentaine professionnelle, pour finalement décider de partager des pièces de sa collection personnelle dans une exposition spéciale.«Il n\u2019y a rien à vendre, indique Mme Verge.Je rends hommage aux artistes.Il y a beaucoup d\u2019éléments de gratuité et de générosité en art dont on ne parle pas.» Chaque œuvre porte une histoire, une amitié.Il y en a 60, de 39 artistes différents.Parmi ses complices de longue date, la galeriste nomme 3385535 Il reste encore de très bon Club.musical de Québec ^r2014 a tali le ESSAY et Philippe CASSARD Pianiste rrano colorature Le mercredi 5 mars 2014, 20 h Grand Théâtre de Québec Programme 100% classique Schumann \u2022 Brahms \u2022 Duparc \u2022 Strauss \u2022 Poulenc \u2022 Fauré \u2022 Debussy Programme détaillé surwww.clubmusicaldequebec.com 418 643-8131 ou 1 877-643-8131 Billetterie du Grand Théâtre de Québec HfiftSERTC Conseil des arts at des lettres Québec an E3 E3 Québec Grand Théâtre de Québec Québec;::; HhôtelCHÂTEAU LAURIERquébec leSoleil leSoleil samedi m décembre 2013 ARTS VISUELS A21 madame la galeriste «Les relations humaines, pour moi, c\u2019est l\u2019essentiel, dit Linda Verge.Je voulais faire le pont entre les artistes et le public», raconte-t-elle au sujet de son choix de carrière.- photos le soleil, erick labbé Jacques Ste-Marie, Jean Gaudet, Roger Cantin, Léonard Parent Basque, Simon Carmichael, Yves Poulin, Johanne Cullen, Sergio Kokis, ainsi que Gisèle Leclerc et Raymonde Duchesne, qui sont décédées cette année.et bien d\u2019autres encore.Au haut de l\u2019escalier, la toile La galeriste, que Joseph-Richard Veilleux a faite dans les années 80 en hommage à Linda Verge, nous invite gaiement à descendre découvrir les autres souvenirs cristallisés en œuvres d\u2019art.On rencontre Alexandra, la fille aînée de la famille, dans la toile Les pointes neuves, de Philippe DuBerger, et la mère de Linda Verge \u2014 qui n\u2019a pas manqué un seul vernissage de la galerie \u2014 dans un tableau d\u2019Yves Poulin.Dans la salle du fond, on s\u2019amuse de l\u2019ingéniosité de Jacques Thisdel, qui pour les 20 ans d\u2019exposition de son amie avait créé un herbier.Chaque fleur inventée, faite avec un carton d\u2019invitation pour une exposition, porte le nom d\u2019un artiste.DEUX PASSIONS RÉUNIES Assise dans son lumineux coin bureau, au milieu d\u2019une mosaïque d\u2019œuvres variées, Linda Verge raconte qu\u2019elle a hésité entre psychologie et histoire de l\u2019art lorsque, jeune mariée, elle a eu l\u2019occasion de poursuivre ses études à Ottawa.Elle constate maintenant que le métier de galeriste lui a permis de rassembler ses deuxpassions.«Les relations humaines, pour moi, c\u2019est l\u2019essentiel.Je voulais faire le pont entre les artistes et le public», dira-t-elle souvent au cours de notre conversation.Elle aurait pu décider de devenir médiatrice dans un musée ou un organisme culturel, mais le désir de rester très près de ses enfants l\u2019a incitée à ouvrir sa propre galerie.Ses filles ont grandi en même temps que leur goût pour l\u2019art.Alexandra est devenue peintre et sculpteure alors que Sandrine joue et écrit pour le théâtre.Pendant 15 ans, Linda Verge a eu pignon sur rue au coin de Bour-lamaque et de Grande Allée, juste en face du Musée national des beaux-arts du Québec.Contrainte de déménager, elle a hésité entre lutin I S ~L- Les pointes neuves, de Philippe DuBerger, un portrait de la fille aînée de Linda Verge, peint en 1987 Une toile d\u2019Yves Poulin en hommage à la mère de Linda Verge Montcalm et le secteur du port, où le marché de l\u2019art se développait.«Mais je ne voulais pas que la porte ouvre à tout moment, je voulais me garder une qualité de travail.Ici, quand les gens entrent, on peut passer deux heures ensemble», explique Linda Verge, pour qui l\u2019acquisition d\u2019une œuvre doit être liée à un coup de cœur et chaque vente est une fête.«Lorsque je vends, c\u2019est automatique, j\u2019appelle l\u2019artiste.C\u2019est la partie la plus intéressante, c\u2019est un bonheur!» indique la galeriste, qui tient mordicus à monter des expositions, qui permettent de s\u2019imprégner de l\u2019univers d\u2019un créateur.Il n\u2019y a pas de contrat chez Linda Verge.«C\u2019est une entente mutuelle, où chacun s\u2019investit librement.» Et pas un artiste ne ressemble à l\u2019autre dans son cercle.«Un client qui entre voit quelque chose qui le sécurise, puis il est capable de poser des questions sur tout le reste», explique-t-elle.Au début, elle prenait tous les artistes qui se présentaient, puis elle s\u2019est mise à recevoir une dizaine de propositions par semaine.Aujourd\u2019hui, avec Internet, elle ne compte plus.Pour choisir, elle se fie à une condition essentielle : la création, pour l\u2019artiste qui aspire à entrer chez elle, doit être vitale.Pour expliquer, Linda Verge cite André Gide : «L\u2019art commence là où vivre ne suffit plus à exprimer la vie.» ACTE DE FOI Le répertoire des galeries, dont Linda Verge est le pilier, insiste pour que le musée et les galeries parallèles y soient.Comme elle-même ne vit que de sa galerie, elle comprend très bien la passion et la persévérance que demande le travail artistique, et les incertitudes qui l\u2019accompagnent.«C\u2019est un acte de foi tous les jours.Mais un jour à la fois, je m\u2019aperçois que je suis encore là après 30 ans, et que je vais probablement être encore là pendant 30 ans.» En faisant chaque année Le répertoire des galeries, qui regroupe les galeries privées, les espaces d\u2019exposition parallèles et les musées, Linda Verge est une figure rassem-bleuse du milieu de l\u2019art à Québec.«Je pense que je ne suis pas une menace pour personne, ils se disaient que je ne passerais pas au travers et que je ne serais pas capable d\u2019avoir ma galerie ben, ben longtemps.» Elle a royalement prouvé le contraire.L\u2019exposition spéciale pour les 30 ans est en cours jusqu\u2019au 22 décembre au 1049, avenue des Érables, Québec.Info : 418 525-8393 QUE DE LA MUSIQUE DE NOEL 24H SUR 24H tous vos jr souvenirs La radio du père Noël A22 SAMEDI 14 DÉCEMBRE 2013 leSoleil cd NOUS AVONS VU ?l4 Au cœur du brasier A27 ?Le Hobbit \u2014 La désolation de Smaug A22 ?Big Sur A30 ?Vz Marius A25 Exceptionnel ?Excellent ?Bon ?Passable ?À éviter ?Tauriel a été un des rôles les plus exigeants pour Evangeline Lilly, habituée aux rôles de «filles dures, en jeans, avec des queues-de-cheval».- photo warner .^ m < rzm v r LA D SCORDE L\u2019ELFE DE Evangeline Lilly incarne un nouveau personnage dans Le Hobbit \u2014 La désolation de Smaug JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE La Presse TORONTO \u2014 Jennifer Lawrence n\u2019est pas la seule actrice à savoir se servir d\u2019un arc.Dans le deuxième volet des aventures du Hobbit, Evangeline Lilly tient le rôle d\u2019une Elfe guerrière nommée Tauriel.Un personnage qui ne fait pas l\u2019unanimité auprès des fans de Tolkien.Evangeline Lilly avait juré de prendre une pause.Après six ans à jouer Kate dans la série Perdus et deux rôles mineurs au cinéma, l\u2019actrice d\u2019origine canadienne espérait se consacrer à son nouveau bébé et à sa vie de famille.Mais quand on lui a proposé un rôle dans le nouveau film du Hobbit, elle ne pouvait tout simplement pas dire non.«Je suis une fan de Bilbon depuis toujours», lance la femme de 35 ans, rencontrée la semaine dernière dans un hôtel de Toronto.«C\u2019est une offre que je ne pouvais pas refuser, même si je venais à peine d\u2019accoucher.» Dans La désolation de Smaug, Evangeline Lilly tient le rôle de Tauriel, un personnage créé de toutes pièces par les scénaristes, qui voulaient ajouter une touche de féminité à cette histoire très masculine.Cette jeune guerrière elfique (elle n\u2019a que 600 ans!) est chef de la garde rapprochée du roi Thranduil, père d\u2019un certain Legolas.Poussée par son idéalisme, elle va toutefois défier les ordres de son souverain pour aider Bilbon et les Nains dans leur périple vers la montagne Solitaire où dort Smaug le dragon.Elle sera accompagnée dans cet acte de dissidence par le fils de Thranduil.pour qui elle semble avoir un petit faible.DIFFICILE L\u2019actrice n\u2019hésite pas à dire que Tauriel a été un de ses rôles les plus exigeants.En plus de porter une encombrante perruque rousse, elle 3388958\t \t2 «UNE FABLE GORGÉE DE SOLEIL!» «ESTIVAL, FRAIS ET LÉGER!» PRÉSENTEMENT À L\u2019AFFICHE AU CINÉMA LE 20 DÉCEMBRE E y You® DEUX FILMS de DANIEL AUTEUIL d'après l'œuvre de MARCEL PAGNOL métropole leSoleil samedi m décembre 2013 CINÉMA A23 - -, ¦ 1 m- \u201c* Les nouveaux personnages Beorn (Mikael Persbrandt) Parfois homme, parfois ours, ce personnage taciturne est le dernier survivant de la race des Change-peau.Parce qu\u2019il déteste les Orques, il aidera les Nains à rejoindre la Forêt de Grand\u2019Peur.Mais peut-on vraiment lui faire confiance?Le rôle est tenu par l\u2019acteursuédois Mikael Persbrandt, vu dans Revenge, Oscar du meilleur film étranger en 2011.Thranduil (Lee Pace) Être cupide et arrogant, Thrandruil est le roi des Elfes de la Forêt de Grand\u2019Peur.Le monde extérieur l\u2019intéresse peu, si ce n\u2019est pour le trésor du dragon Smaug.Alors que laTerre du Milieu s\u2019assombrit, il choisit de se replier sur son royaume.Tout le contraire de son fils Legolas (Orlando Bloom), un jeune elfe idéaliste qui partira avec Tauriel à la rescousse de Bilbo et des Nains.Bard (Luke Evans) Flabitant la cité lacustre de Bourg-du-Lac, dernière halte avant la montagne Solitaire, «L\u2019archer» est un mercenaire de la trempe d\u2019Aragorn.Descendant (déchu) des anciens seigneurs du Val, il craint que l\u2019expédition des nains ne déchaîne la furie le dragon Smaug.Malgré ses mauvais côtés, cet homme foncièrement bon finira parjouer un rôle crucial.Il est interprété par l\u2019acteur gallois Luke Evans (Le choc des Titans).Smaug (Benedict Cumberbatch) Dans le premiervolet, on ne voyait que son oeil reptilien.Dans le deuxième, on voit la bibitte au complet.Immense etterri-fiant, Smaug le dragon est entièrement conçu en images de synthèse.Mais c\u2019est l\u2019acteur Benedict Cumberbatch (Sherlock) quiluiadonnévie.Une performance directement inspirée de son paternel (I\u2019acteurTimothy Carlton), qui lui lisait jadis Bilbon de façon particulièrement expressive.LA PRESSE a dû apprendre le maniement de l\u2019arc et de la dague, ainsi que les rudiments de la langue elfique et le langage corporel de ce peuple mythologique.«Je joue habituellement des filles dures, en jeans, avec des queues-de-cheval, alors que les Elfes sont plutôt élégants et gracieux.Ils ont de la prestance et maîtrisent tout ce qu\u2019ils font avec exactitude.Tout le contraire de moi, qui suis plutôt intuitive.» L\u2019autre défi était d\u2019incarner un être fantastique, qui n\u2019a d\u2019humanoïde que l\u2019apparence.«Comment savoir si tu es juste quand tu joues un être aussi surnaturel?Après chaque scène, il fallait que j\u2019aille voir la prise dans les moniteurs, pour être sûre que j\u2019étais sur la bonne voie.Peter [Jackson] me laissait expérimenter.Dès que je tenais le bon filon, il m\u2019encourageait dans cette voie.» Incarner un personnage jusqu\u2019ici inexistant lui a certes facilité la vie.Contrairement aux autres héros du film, Tauriel n\u2019avait pas de comptes à rendre au livre culte de J.R.R.Tolkien, ce qui lui a laissé une plus grande marge de manœuvre.Mais cette liberté n\u2019a pas que de bons côtés.Car Tauriel est loin de faire Tunanimité auprès des fans purs et durs de Tolkien, qui voient dans cette invention un véritable crime de lèse-majesté.Elle-même fan du livre, Evangeline Lilly se dit sensible aux critiques.Elle a d\u2019ailleurs été la première à remettre son rôle en question.«J\u2019ai eu un mouvement de recul quand j\u2019ai su que mon personnage n\u2019était pas dans le livre.J\u2019ai eu de longs débats avec Peter et les scénaristes.On s\u2019est demandé comment faire vivre Tauriel tout en respectant l\u2019œuvre de Tolkien.Peter a fini par me convaincre.S\u2019il a pu me faire changer d\u2019idée, les sceptiques changeront peut-être d\u2019idée eux aussi.» L\u2019actrice sait que ça barde actuellement sur les forums de Evangeline Lilly à la première du Hobbit à Hollywood - photo afp discussions, mais espère que ces discussions vont enrichir le débat.«Au fond, ça ne me dérange pas d\u2019être au centre d\u2019une controverse.Mieux vaut cela que de jouer un personnage marginal dont personne ne parle.Nous sommes des artistes, après tout, on se doit parfois de remuer la poussière.» PROJETS DE LIVRES Plutôt discret dans La désolation de Smaug, le personnage de Tauriel devrait gagner en importance dans le troisième et dernier épisode de la série (déjà tourné), dont la sortie est prévue l\u2019an prochain.D\u2019ici là, Evangeline Lilly poursuivra ses ambitions littéraires.Elle vient d\u2019écrire un scénario de film et est actuellement en discussion pour publier le premier d\u2019une série de 18 livres pour enfants intitulée The Squickerwonkers.Peut-être pourra-t-elle alors prendre ses distances du cinéma, qu\u2019elle considère comme son deuxième amour après la littérature.«Je me verrais bien faire un film par an et passer le reste de l\u2019année à écrire des livres, dit-elle.Je ne pense pas que mon apparition dans Le Hobbit me fera dévier de cette trajectoire.J\u2019ai la tête dure.Pour moi, la gloire n\u2019est pas vraiment importante.» Un dragon d\u2019or ERIC MOREAULT emoreault@lesoleil.com CRITIQUE Ce qui valait pour Un voyage inattendu vaut aussi pour La désolation de Smaug.Autant ce deuxième tome du Hobbit est une fête pour les yeux, avec des décors fabuleux, des effets spéciaux époustouflants et des mouvements de caméra vertigineux, autant ce feu d\u2019artifice visuel masque mal qu\u2019il s\u2019avère aussi un film grandiloquent qui abuse de ses effets de manche pour dissimuler une certaine vacuité dans le propos.Peter Jackson a vraiment trop étiré la sauce, mais il a réussi à la pimenter un peu avec son Elfe féminine et son dragon.Le périple de Bilbon Sacquet (Martin Freeman), du magicien Gan-dalf (Ian McKellen) et de la compagnie de 13 Nains guidés par Thorin Ecu-de-Chêne (Richard Armitage) vers la montagne Solitaire se poursuit.Ils doivent traverser la forêt noire habitée par des araignées géantes et des Elfes.Et le faire rapidement, car ils ont des Orques aux trousses et doivent arriver à temps à la montagne pour trouver la porte secrète qui les mènera au trésor des Nains, gardé par Smaug (Benedict Cumberbatch).La troupe bénéficiera au passage d\u2019un coup de main de Legolas (Orlando Bloom) et de Thauriel (Evangeline Lilly).L\u2019Elfe ne fait pas partie de l\u2019univers de J.R.Tolkien, c\u2019est une création de la production \u2014 fort pertinente.La rouquine rebelle offre une touche féminine forte dans cet univers hyper masculin.Fallait-il absolument en faire une machine à tuer?Quant à Smaug, il ne faut pas réveiller le terrifiant dragon qui dort sur son tas d\u2019or, comme l\u2019apprendra rapidement Bilbon.Le flamboyant saurien en impose.Sauf que l\u2019affrontement entre la bande et Smaug est interminable.Peter Jackson et ses scénaristes ont aussi voulu que Le Hobbit serve de véritable mise en place au Seigneur des anneaux, multipliant les références à la montée du Mal.Mettons.Mais les aventures de Bilbon étaient à l\u2019origine un (petit) conte merveilleux à l\u2019humour bon enfant, pas une débauche d\u2019actes violents.Vrai que le spectateur est plongé au cœur de l\u2019action, avec de remarquables trucages et images de synthèse.Mais Jackson finit par en faire trop.Vraiment trop.Il y a un abus d\u2019esthétique léchée, de musique pompeuse, de montage frénétique et d\u2019exagération.Le scénario est parfois tellement arrangé avec le gars des vues que le spectateur même le plus crédule va décrocher.La bande accumule les malchances à un rythme qui défie l\u2019entendement, mais s\u2019en sort toujours miraculeusement.Tous les superhéros peuvent aller se rhabiller.Pousse, mais pousse égal.Le film offre tout de même quelques séquences d\u2019anthologie, dont la spectaculaire descente de la rivière en tonneaux, alors que la bande est poursuivie par les Orques.D\u2019ailleurs, l\u2019ensemble est plus vivant que le premier et il y a plus d\u2019interactions entre les personnages.Mais pas de miracle : le film souffre de son enflure.Ce n\u2019est pas tant la durée du film (2h41!) qui dérange d\u2019ailleurs, que ses scènes qui n\u2019en finissent plus de finir.Leur accumulation est lassante.D\u2019autant que les dialogues sonnent souvent creux.Bref, la production sacrifie l\u2019efficacité à l\u2019esbroufe.Désolé pour les (nombreux) amateurs du genre, mais trop, c\u2019est comme pas assez.Au générique Cote : ?Titre : Le Hobbit - La désolation de Smaug Genre: fantastique Réalisateur : Peter Jackson Acteurs : Martin Freeman, Ian McKellen, Richard Armitage, Evangeline Lilly Salles : Alouette (Saint-Raymond), Beauport, Clap, Des Chutes (Saint-Nicolas), IMAX Galeries de la Capitale, Lido (Lévis) et Sainte-Foy Classement : général Durée :2h41 On aime : l\u2019aspect visuel, la présence de Thauriel, Smaug, la descente de tonneaux On n\u2019aime pas : l\u2019abus de violence et d\u2019effets spéciaux, les scènes qui s\u2019étirent Même si l\u2019Elfe féminine et le dragon pimentent les choses, Peter Jackson a vraiment étiré la sauce A 24 CINÉMA SAMEDI 14 DÉCEMBRE 2013 leSoleil pas du leader sud-amcain.observé et écouté.Il a posé '\t^\tC '*s MANDELA : UN LONG CHEMIN VERS LA LIBERTÉ LHOMME DERRIÈRE LA LÉGENDE Il aura fallu 17 ans d\u2019efforts pour que le projet de film basé sur l\u2019autobiographie de Nelson Mandela se concrétise et arrive au grand écran.Cela se produira le 25 décembre, 20 jours après la disparition du leader sud-africain, héros de la lutte contre l\u2019apartheid.Mandela : un long chemin vers la liberté, de Justin Chadwick, en trace un portrait, celui de l\u2019homme derrière l\u2019icône.Le choix d\u2019ldris Elba pour incarner Nelson Mandelaa surpris un peu, puisque l\u2019acteur ne ressemblait pas nécessairement au leader sud-africain.«Je voulais quelqu\u2019un de qui il émanerait le même genre d\u2019énergie, le même charisme, la même force tranquille.Idris possède tout cela», dit le réalisateur Justin Chadwick.- photo séville Le calvaire de Winnie Aux côtés d\u2019ldris Elba, le réalisateur Justin Chadwick a placé Naomie Harris (Skyfall), qu\u2019il avait dirigée dans The First Grader et qu\u2019il imaginait aisément incarner Winnie Madikizela, cette Winnie, controversée, haïe ou adulée.«Je l\u2019ai rencontrée à plusieurs reprises, et il y avait toujours des enfants autour d\u2019elle.Je pouvais sentir son amour pour eux, raconte le cinéaste.Or, quand elle était jeune, cette femme qui adore les petits était arrêtée à répétition, enlevée à ses filles qui, elle le savait, n\u2019auraient personne pour s\u2019occuper d\u2019elles pendantsadétention.Elles rentraient de l\u2019école et la maison était vide.Elles ignoraient quand et si elles reverraient leur mère un jour.» Un cauchemar psychologique qui s\u2019ajoutait aux tourments physiques.«J\u2019ai regardé beaucoup de documents d\u2019archives et j\u2019ai vu ces images de Winnie après son incarcération de 16 mois en isolement total.J\u2019ai vu cette femme brisée, agressée.Les conditions de détention étaient terribles pour les hommes sur Robben Island, mais ils pouvaient compter les uns sur les autres.C\u2019est ce qu\u2019ils m\u2019ont dit, c\u2019est comme cela qu\u2019ils ont survécu.Winnie, elle, était non seulement seule, mais quand elle sortait de prison, elle vivait à Soweto et elle côtoyait le racisme, le chaos, les atrocités.» Justin Chadwick n\u2019a aucun doute que cela a contribué à modeler cette femme controversée dont Nelson Mandela a divorcé en 1996.Leurs longs chemins vers la liberté avaient pris des directions différentes.LA PRESSE questions.Il a rencontré la famille de Mandela, ses proches, ses compagnons de détention sur Robben Island (File où Mandela a passé 18 de ses 27 années d\u2019emprisonnement), ses geôliers.Et, un jour, le tête-à-tête ultime.«J\u2019ai eu la chance de rencontrer Nelson Mandela en personne juste avant le début du tournage, un peu avant son 94e anniversaire.Nous avons pris le thé.Je n\u2019ai pas les mots pour dire l\u2019électricité qui émanait de lui.Je comprends pourquoi tout le monde me disait qu\u2019en entrant dans une pièce, il devenait le centre de l\u2019attention.En même temps, il était chaleureux et relax.Nous avons regardé des photos.Il savait qui était qui, où et quand.Il me racontait ces images, ses yeux dans les miens.Il était très vif, alerte.» À travers ces recherches, au-delà de l\u2019aura et de l\u2019histoire, l\u2019homme a émergé de la légende.«Il est devenu une icône politique, mais cela s\u2019est fait à un coût.Un coût qu\u2019a payé le mari, le père, le grand-père.Le film que je voulais faire parlerait donc de politique, bien sûr, mais aussi de ce coût.D\u2019humanité.D\u2019amour et de pardon.» Pour porter tout cela, le réalisateur avait un acteur en tête.Un acteur qui n\u2019était pas alors une vedette.Idris Elba.L\u2019intense Stringer Bell de la série The Wire.Le public l\u2019a découvert dans Thor, Prometheus et autres Rives du Pacifique, mais à l\u2019époque, le choix a surpris les producteurs.«Ils s\u2019attendaient à ce que je propose une star du grand écran.Quand j\u2019ai évoqué Idris, ils m\u2019ont répondu : \u201cQui?\u201d Et en voyant des photos, ils m\u2019ont dit : \u201cMais il ne ressemble pas à Mandela!\u201d» C\u2019est un fait, mais ce n\u2019était pas ce que recherchait le réalisateur.«Je voulais quelqu\u2019un de qui il émanerait le même genre d\u2019énergie, le même charisme, la même force tranquille.Idris possède tout cela.Il a non seulement accepté immédiatement, mais dès qu\u2019il a eu le rôle, il a voulu m\u2019accompagner en Afrique du Sud, lire, parler aux témoins de l\u2019histoire de Mandela.» N.D.L.R.: L\u2019entrevue a été réalisée à la mi-novembre, avant la mort de Nelson Mandela.Les frais de voyage ont été payés par Les Films Séville.SONIA SARFATI La Presse LOS ANGELES \u2014 Nelson Mandela a eu une influence sur des millions de personnes.Parmi elles, Justin Chadwick : lors d\u2019une entrevue à la mi-novembre, le réalisateur britannique se disait changé à jamais par l\u2019expérience qu\u2019il a vécue au fil de ce long fleuve pas tranquille qu\u2019a été la création de Mandela : un long chemin vers la liberté (version française de Mandela: Long Walk to Freedom).Une épopée qui a duré 17 ans et qui arrivera à bon port le 25 décembre, alors que le film prendra finalement l\u2019affiche.Le producteur sud-africain Anant Singh est à l\u2019origine de cet imposant film biographique qui suit Nelson Mandela de son enfance à son élection à la présidence de l\u2019Afrique du Sud.C\u2019est à lui, parce qu\u2019il le connaissait et le respectait, que le champion de la lutte contre l\u2019apartheid a cédé les droits de son autobiographie.Parue en 1994, Un long chemin vers la liberté est une somme d\u2019informations.Un point de départ riche.«Plusieurs films pouvaient en être tirés», indique Justin Chadwick, qui a choisi un point de vue : «Raconter l\u2019homme derrière le héros, le leader politique, le fantastique orateur, l\u2019avocat brillant.L\u2019homme qui aimait les femmes, les belles voitures, les vêtements.L\u2019homme qui pratiquait la boxe et était dans une forme physique formidable.» C\u2019est au scénariste William Nicholson (Les misérables) qu\u2019est revenue la mission d\u2019extraire cet «homme» du livre.Un travail de débroussaillage, puis d\u2019architecture.Un peu comme une carte qui a servi au réalisateur lors de sa propre quête.Parce que porter Nelson Mandela à l\u2019écran exigeait plus que des mots sur le papier.TÊTE-À-TÊTE AVEC MANDELA En guise de préparation, Justin Chadwick a passé une année en Afrique du Sud.Il a marché dans les leSoleil samedi m décembre 2013 CINÉMA A25 MARIUS La gloire de son père ÉRICMOREAULT emoreault@lesoleil.com CRITIQUE Daniel Auteuil s\u2019est fait la main derrière la caméra et avec Pagnol en tournant La fille du puisatier (2011).Il s\u2019est attaqué ensuite à la trilogie marseillaise du grand dramaturge dont le premier volet, Marius, vient de prendre l\u2019affiche.Il est proprement fascinant de voir à quel point le texte n\u2019a rien perdu de sa verve et de son acuité.Malheureusement, la réalisation terne et le décor de studio brisent l\u2019enchantement.La trilogie de Pagnol tourne autour de la relation contrariée de Marius (Raphaël Personnaz) et de Fanny (Victoire Belezy).Marius travaille au Bar de la marine de son père César (Auteuil).Il rêve du large et des îles sous le vent, mais cède à l\u2019amour de Fanny.Malgré le fait que le jeune homme a une maîtresse \u2014 la mer \u2014 et un irrépressible besoin de la chevaucher.La jeune femme est toutefois prête à se sacrifier, car elle sait qu\u2019il sera malheureux s\u2019il reste auprès d\u2019elle.Il est toujours périlleux d\u2019être des deux côtés de la caméra, surtout si on est un apprenti réalisateur.Auteuil a choisi une réalisation très convenue, qui multiplie les plans poitrine des acteurs lorsqu\u2019ils déclament leurs lignes «avé Fassent» chantant du Sud.C\u2019est plus facile à diriger quand il a ses scènes dans la peau de César.Les mots de Pagnol sont toujours aussi truculents et n\u2019ont rien perdu de leur acuité malgré les années Mais ça renforce l'impression qu\u2019il s\u2019agit de téléthéâtre, statique et découpé en fonction des scènes.Une impression renforcée par le décor du bar \u2014 il n\u2019y a que quelques scènes en extérieur alors que Marseille est si belle, c\u2019est un comble! Résultat : Marins dégage un parfum suranné très vieille France.Au mieux, on peut supposer qu\u2019Auteuil n\u2019a pas voulu que sa réalisation interfère avec le texte.Les dialogues de Pagnol sont toujours aussi truculents.Et pertinents.Il réserve d\u2019ailleurs ses plus beaux moments non pas à la passion des tourtereaux, mais à démontrer l\u2019immense profondeur et la pudeur de l\u2019amour paternel de César.Ce qui explique qu\u2019il n\u2019est pas dupe des entour-loupettes de son fils concernant Fanny, mais étrangement aveugle au désir de Marius de partir.Daniel Auteuil incarne César avec brio et gouaille, mais sans en imposer à ses jeunes partenaires de jeu.Raphaël Personnaz (Trois mondes) s\u2019en sort plutôt bien, mais Victoire Belezy, dans son premier rôle au cinéma, a tendance à surjouer les moments dramatiques.À M ajm- mm À la fois acteur et réalisateur, Daniel Auteuil incarne César avec brio, sans en imposer à ses jeunes partenaires, dont Raphaël Personnaz, qui s\u2019en sort plutôt bien en Marius.-PHOTO MÉTROPOLE Au générique Cote: ?1/2 Titre : Marius Genre : mélodrame Réalisateur : Daniel Auteuil Acteurs : Raphaël Personnaz, Victoire Belezy, Daniel Auteuil et Jean-Pierre Darroussin Salle: Clap Classement : général Durée :lh34 On aime : les dialogues savoureux, la présence forte d\u2019Auteuil On n\u2019aime pas : la réalisation convenue, l\u2019aspect studio Les amateurs du genre ne seront pas déçus de la production, qui respecte à la lettre la pièce de Pagnol, dont la fameuse partie de cartes, bien expédiée.Fanny, le second volet, prend l\u2019affiche le 20 décembre.La sortie de César, qui clôt la trilogie, est prévue pour 2014.3 NOMINATIONS AUX GOLDEN GLOBES\" f* MEILLEUR FILM MEILLEURE ACTRICE (DRAME) JUDI DENCH MEILLEUR SCÉNARIO JEFF POPE & STEVE COOGAN - NOMMEE AUX SCREEN ACTORS GUILD AWARD S - MEILLEURE ACTRICE judi dench ?[seville | CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS phTLomena INSPIRÉ D\u2019UNE INCROYABLE HISTOIRE VRAIE La nouvelle comédie acclamée par la critique\t_ du réalisateur Stephen Frears M\u2019AFFICHE E^Youfü) LesFilmsSeville 3389708 Gl PRESENTEMENT A L'AFFICHE CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS «Un film qui PLAIRA BEAUCOUP aux FAIMS DES BOYS.» PATRICIA TADROS, PREMIÈRE HEURE, ICI RADIO-CANADA PREMIÈRE «Le CHARME OPERE.Un FEEL GOOD movie.» MAXIME DEMERS, LE JOURNAL DE MONTRÉAL «Un film MAGIQUE!» MARIE-CHRISTINE PROULX, TVA SALUT BONJOUR ! LæM'.RICHARD GOUDREAT RÉMY GIRARD MARC MESSIER PIERRE LEBEAU YVAN PONTON ^Hirou/e # y».®s< B^youOŒS LesFilmsSeville BESOIN D\u2019UN CADEAU DE DERNIÈRE MINUTE?LEU*5 ICI ET D\u2019AILLEURS o-'cv E \u2022 CINÉMA D'ICI AILLEURS H CL\tà v \u2019\t¦\ti 1 0' U *! : \tUtiiV ! ¦\t.T; L o Li PHOTOS LESOLEIL, YAN DOUBLET fy *¦\" :W
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