Le Colon, 20 avril 1933, jeudi 20 avril 1933
[" Vol.XVII ROBERVAL 20 AVRIL IB33 NO 8 TARIF DES \u201cPETITES ANNONCES\u201d Deux sous le niot: minimum de 50 sous.Quatre insertions pour le prix de trois.Annonces classifiées en 10 pts La ligne 12 centins.Fondé le 1er mars 1917 ORGANE REGIONAL PARAISSANT TOUS LES JEUDIS KECEVEZ LE JOURNAL DE CHEZ VOUS Abonnement $1.50 par année payable d\u2019avance.Les Imprimeurs de Roberval Liée., Edit.-Prop.Organe des Comtés Roberval et Lac St-Jean Rédigé an Collaboration.Nos Unités Sanitaires Les Missionnaires Canadien Par une législation que le Conseil Législatif vient .de sanctionner, à l'unanimité de ses membres, après que j ' cette loi ait eu reçu sa sanction de l\u2019Assemblée Législati-1 ve, nos Unités Sanitaires de comté deviennent permanentes et obligatoires par toute la province.C\u2019est assurer, par cette loi, l\u2019une des oeuvres les plus utiles et les plus nécessaires que le parti libéral ait établie pour le bien-être de nos populations.L\u2019Opposition provinciale ne s\u2019est pas opposée au principe de cette loi.M.Duplessis, dont il nous fait plaisir de reconnaître la largeur de vue et la sincérité, a admis les bienfaits de cette organisation sanitaire, sa nécessité, a simplement critiqué le mode employé et il aurait préféré que les comtés dans lesquels les Unités Sanitaires seront établies par le gouvernement, aient eu la liberté de les accepter ou de les refuser.En pratique, c\u2019est ce qui va arriver, et jamais le gouvernement, à moins de circonstances exceptionnelles, ira imposer une Unité Sanitaire dans un comté qui n\u2019en voudra pas ou qui n\u2019en aura pas fait la demande.Il ne faut pas oublier que la contribution des comtés, réduite à une cent et demie dans le cent piastres, est bien minime et que le gouvernement est guère porté à dépenser des argents dans des comtés qui refusent une telle faveur.Grâce aux Unités Sanitaires, on a pu diminuer la mortalité infantile de 142 par mille naissances à 93 seulement.On a inoculé le sérum contre la diphtérie à Les journaux quotidiens ont fait écho récemment à un article que vient de publier le \u201cBulletin de l\u2019Union Missionnaire\u201d, édité au Séminaire des Mission.-, Etrangères de Pont-Viau, près de Montréal.Nous venons à notre tour renseigner nos lecteurs sur le nombre des missionnaires que le Canada compte dans les territoires d\u2019évangélisation des cinq parties du monde.A ce sujet, on relève une erreur vraiment inexplicable des statistiques officielles de la \u201cPropagande\u201d pour l\u2019année 1930.A la suite de ce rapport venant de si haut lieu, la \u201cRevue des Missions\u201d de juin 1930, et \u201cLa Croix\u201d de Paris, du 26 août de la même année, estimaient à CENT VINGT TROIS le total des missionnaires canadiens, soit 27 en Asie, 50 en Afrique, 45 en Amérique, et 1 en Océanie.Le numéro d\u2019avril 1933 du \u201cBulletin\u201d de Pont-Viau nous donne une statistique assez complète,\u2014il lui a manqué quelques réponses à son enquête\u2014, d\u2019où il suit que, dans les territoires qui relèvent de la \u201cPropagande\u201d le Canada compte 340 missionnaires prêtres, 180 Frères et scolastiques et 722 religieuses, soit un total de 1242.Si on roIIsse- -\t-\t\u2022\t-\t-\t-\tLe cortege était sous la dircc- ajoute le chiffre des missionnaires établis dans les territoires relevant de la Consistoriale, 90 prêtres, 41 Frères et scolastiques, 222 religieuses, en tout 353, il se trouve que le Canada peut se glorifier d\u2019une équipe de 1595 missionnaires.Voilà une grave erreur rectifiée.150,000 enfants, et on a diminué de 50 pour cent les rava- ,, ^a!s e Droit du 4 avril vient d ajoutei a ces chif ges de cette maladie contagieuse.Les morts par tubercu-! ,Hquelques considerations que nous croyons devoir citei lose ont décru de 122 à 92 par 100,000 habitants.On a ! t°> tuellement, en pourchassé toutes les contagions, répandu dans tous les foyers accessibles les principes d\u2019hygiène qui préviennent et font vivre, bref, on a fait à l\u2019oeuvre de conservation vitale, en quelques années, plus de progrès que durant tout le siècle précédent.La statistique de la mortalité infantile, à elle seule, suffirait à justifier la dernière loi.En effet, les unités sanitaires ont sauvé à la race environ 50 enfants de 0 à un an par mille naissances.Or, il naît à peu près 80,000 nourrissons par année dans notre province.On sauverait donc annuellement 4,000 nouveaux-nés.Des résultats coin me ceux-là valent bien les quelques milliers de dollars que les comtés versent à l\u2019oeuvre de sauvetage.Mais n\u2019allons pas croire que le gouvernement impose, par là, des obligations plus lourdes à la population.Il les diminue au contraire.La part des comtés sera d\u2019environ 50 pour cent moins élevée.La contribution de la propriété ne sera que de l1/» centin p.c., de l\u2019évaluation.Le propriétaire possesseur d\u2019un bien de $1,000 n\u2019aura que 15 centins à débourser.C\u2019est relativement peu.Le gouvernement fera le reste.Nul doute que cette mesure très avancée sera favorablement accueillie partout.Il faut se montrer fier d\u2019avoir, en si peu de temps, dépassé même les Etats-Unis en législation sanitaire.Les étrangers, experts en hygiène ou autres, qui nous visitent, admi .ent le système québécois des unités de comtés.Que diront-ils, maintenant que le parlement, par une décision courageuse, vient d\u2019en assurer la permanence?\u2022aison de leur importance: \u201cNous aurions aimé, cependant, qu\u2019il (l\u2019auteur de la statistique du \u201cBulletin\u201d) fît le partage du personnel mis sit nnaire, selon la langue.Ce travail, de préparation facile, nous eût doublement servis: il répondrait à un besoin de connaître la part légitime que chaque race peut revendiquer dans l\u2019apostolat catholique, et pourrait, parfois, eclairer quelques myopes.\u201cOn nous a dit quelque chose de grave, il y a quelques mois.De retour d\u2019Europe, des étudiants catholiques rapportaient que, en certains milieux du monde ecclésiastique, les Canadiens français passaient pour répondre mollement à l\u2019appel du Pontife missionnaire.Cette calomnie, nous l\u2019avions déjà entendue de ce côté-ci de l\u2019Atlantique.Brassard, IHî- électricien, aussi Rien ne pouvait en justifier la moindre parççJle, mais elle vou.
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