L'Aurore, 3 juillet 1819, samedi 3 juillet 1819
[" VOL.1V.] / - o L\u2019'AURORE, JOURNAL de Littérature, de Politique et de Commerce.« « >» \u2026\u2026.\u2026.DEPELLUNT AURORÆ LUMINA NOCTEM.Quid, Metam.lib.VII.M ontreal, Samedi, 3 J uillet, 1 8 19.Publié et rédigé par M.Biaup,\u2014et imprimé par J.V.DeLorME, ce gp CONDITIONS.Le prix de la Souscription est de 20s.ar Année, payables de six mois en six mois et d'avance, outre les frais de la poste, lorsque le Fournai est envoyé par celle vole.Les personnes qui voudraient discontinuer de souscrire, som oblicées d'en préve- mir au moins une: semaine avant l'échéance de leur terme, autrement elles seraient censées continuer.On s'abonne au Bureau du Fournal, Ruc St.François Xavier, No.V7, à cette Imgrimerie, et chez Messrs.les Agens.PRIX DES AVERTINSEMENTS, \u2014 Six lignes et au dessous, 1Ire.insertion, 25.6d, et 71d.chaque suivante.Dix lignes ct au dessous, 1re.insertion, 3s.44.et 104, chaque suivante.Au dessus de dix lignes, 1re.insertion, 4d.par ligne, et 1d.chaque suivante.AGENS POUR L\u2019AURORE.\u2014i\u2014 Erv.BounreaurT, fer, « « « = - = = Québec.Mn.F.X.Boivin, - - - - - - \u2018Trois-Rivières.Mu.JS.l'Eunier, = = « = = = Riviere du Loup, | Mz.G.HoMERY, = = c eo =a ac = @ Berthier.Ls.R-yMoNp, Ecr.- - - - = = - l\u2019Assomption.Mr.Erx, DELORME, - = = « = = - Terrebonne.Mu.J.B.Laviorerre, - - - Riviere du Chéne, Mu.J.Funeur Lactoix, - - - - - Laprairie.Mu.LL.G.LAnidiE, « = « « = = = « Verchères.Frs.Xav.St.Onaz, Ecr.= - « «= = = St.Ours, B.Cucuanien, Fer.- - - = - - - = = St, Denis, Jos.Uantiru, cr.= - « = - - St.Hyacinthe.J.Bresse, Fer.- - - = - - - - - - - Chambly.Mn.J.WiT1en Lavorx, - - - - - Les Cèdres.EARS CR : I E Soussigné à l'honneur de prévenir A le public qu'il continue à donner des Lecons de Grammaire et de Littérature Française, Grammaire Latine, Géographie, Murhématiques, ec.Les jeunes gens qui désireraient acquérir une certaine éducation, ou achever un cours d'écudes incomplet, trouveront les moyens de lefaire en s'adressant au Soussigné.65 Ll traduit aussi de I Anglais en Fran- \"gus, des livres, pamphlets, annonces, et autres écrits quelconques, à des prix raisonnables, M.BIBAUD.Montréal, 24 Avril 1819.Le luuffig.ré offie en vente les Marchandises suivantes reques par les derniers arrivages, favoir :\u2014 Papier de mufique rayé, Mufique composée pour différents INSTRUMENTS, Clarinettes, Flûtes, Ocraves, C.Flutes, \\ Flagcolets, ; Violons fins, doubles et communs.De plus, Vis, Touches, Portes-Cordes et Chevalers détachés des violons.Aussi, Billes pour Billards et Jeux de bagatelle, Cordes de Violons en gros et en détail, Livres Anglais ct Français avec des Estampes à l\u2019usage des enfants, Boîtes à Ouvrage, Oùvrages en écorces, &c.&c.&c.Un Affortiment bien choisi de toutes fortesde Marchandises, dont l\u2019énumération serait trop longue.M.FOURNIER.Montréal, 15 Mai, 1819 (jco.) Pee \u2014\u2014 Avertissement.N jeune homme qui entend le Commerce de Dérail, et qui parle le Flançais et l'Anglais, désirerait se placer dans un Magazin comme Commis, foit à la ville ou à la campagne.\u2014 S'adresser à l\u2019Editeur.Montréal, 5 Juis, 1819, jco i - | - [N° 48.Rue St.Lambertee eee) Anué: affective, Conduite pour la Pentecôte, pour l\u2019Aveat, Imitation de Jésus.Christ, Devoir du Cluético, Cathéchisme de Surin, 0e.2 vols.Epitres et Evaupiles, Amour de Jésus.Christ, Année Chrétienne, @ vols.A bregé de ia Vie des Pères, 4 vols.Exercices ct Prières, i Histoire de l\u2019Eglise, \"Commentaire sur l\u2019amour de Dicu, Origine du l\u2019aganitme, 2 vols.Traité de l'Amour de Dicu, 2 vols Meutor Chrétien, Paroissien Romain, Pensées Théologiques, Fervent Ecclésiastique, Select 6 Profanis, Ecole du Jardin Putager, 2 vols, Pensées de Pascal, 2 voh.Neuvaine St.l\u2018rançois Javier .inférieur au premier, parc qu\u2019il est moius pur et qu\u2019il s\u2019y trouve des insectes écrasés.Celle subse tance dissoute dans l\u2019eau et mêlée avec du vinaigre fait une boisson rafraichissante nommée OxYMEL.Le micl entre dans plusieurs médicamens dont il prend le nom.Tel est le mtEL nosat.On le mau- ge sur du pain.Combiné avec la farine d'orge et celle de seigle ; il fait le pain p\u2019erice.Ou le substitue au sucre, et l\u2019ou en retire une matière absolument semblable.Ll passe ala fermentation spiritueuse, et dans cet état on le nomme HYDROMEL.Quaud les rayons ont été égouttés, pressés et lavés, on les fond et Pon passe la cine i travers un linge pourla débarrasser de tous les corps étrangers.Ou la fait tomber dans l\u2019eau : elle gurnage eu lames minces que l\u2019on sèche sur des toiles À la rosée qui lu blanchit.Cette opération de lu fonte «t du blau- chiment de la cire se répète trois fois, etelle a acquis alors toute la blancheur dont elle est susceptible.Lorsqu\u2019on fait fondre la cire, on y ajoute du cristal de tartre pour lu clarifier et la rendre plus blanche et plus lustrée.La cire nLancHEe sert à faire les plus belles pou- Si, Antuine de Padoue, Cantiques des Missions, Petits Cathechismes, DE PLUS, L'alphobet Français, Dictionuaire Anglais et Français, par Nugent, Abvrepée de la Géoygraphiv de la croix, Grammaire de L.homoud, Almanack de Cabinet, pour 1819, Spelling Book, by Dilworth, | AUSSI.Etrennes Intéressantes DES QUATRE PARTIES DU MONDE, Contenant la Population de PUuivers, les Ephemérides, les Puissances de l\u2019Europe, ct toutes les Autorités civiles et militaires du Royaume, Pour l\u2019Aunée 1819, DE PLUS, Le Manuscrit de Ste.Heélèncqui se trpuve aussi à Québec, chez Ftieune Doudreault, Ecr.Prix, 1s.& 3d.AUSSI L\u2019ARITHMETIQUE EN QUATRE PARTIES, SAVOIR : L\u2019Arilhmétique Vulgaire, L\u2019 Arithmétique Marchande, L\u2019Arithmétique Scientifique, A L'Arithmétique Curieuse, Suivie d'un Précis sur la Tenue des Livres de Comptes PAR M.BIBAUD.| La Géographie en Miniature, Où l'on voit d\u2019un seul coup d\u2019œil les, divers Empires, Rovaumes,R épubliques, Etats, Provinces, Colonics et Îles principales, rangés par ordre alphabtique, avec leur ficuation et leur Etendue en lieues la Population, la Latitude, et la Longitude de leurs Capitales, du Méridien de Greewich : les principales Villes, les qua lités du Climat et du Sol,les Productions, le Commerce, le Gouvernement, les Foices, les Mœurs et la Réligion de cha que pays ; avec une courte Defcription de la Terre, Par le même.ON aura aussi constamment a vendre, des Plumes à écrire de l4 meilleure qualité, Canifs, Cire à cacheter rouge e: noire, Oublies, Cachrts de lettre, Ardoises de différentes praudeurs, Portefeuilles, Boîtes & feu, Livres Blancs rayés, Papier à écrire, Gravures, Crayons, Poudre d'Evcre, &c sess.Le tout à un Prix modéré, GIEs 3 elle sert dans la parfumerie et dans la pharmacie pour la préparation des pommades, des on- guens, des emplitres, des cérats.La CIRE JAUNE sert à cCirer les appartemens ct à faire des bougies grossières.On colorc la blauche en ls mêlant avec de Uauile, ct en labroyant avec des couleurs.La poix grasse la conserve dans uu état de mollesse qui la rend utile pour l\u2019apposition des scellés.La cire mélée avec le sucre caudi forme une pâte propre à prendre l\u2019empreinte des pierres gravées.Ou modèle des statues en cire ; où en enduit des étoftes de soie et des toiles pour les rendre impénétrables\u201d à l\u2018eau, mais il faut y ajouter de l\u2019huile pour que cet enduit ne soit pas cussant.Le vun A soiE à été appelé de ce nom, parce- que de toutes les chenilles connues, c\u2019est celle qui donne la plus belle soie.I a été apporté de la Chine son pays natal, ainsi que l\u2019art de retirer la soie de sa coque.J Les vuRs a soir sont très-bien naturalisés dans plusieurs pays de l\u2019Europe, où ils ont été multipliés au point que la soiv qu\u2019ils-donnent est l\u2019objet d'une des plus belles parties du commerce : mais la soie de la Chine est encore la plus parfaite.La so1E est un extrait des alimens dont le vir a soir se nourrit.Lorsqu'elle sort du corps de l\u2019insecte par la filière, c'est une gomme souple, ductile, élastique ; elle se sèche du moment qu\u2019elle prend l\u2018air; rais elle nc se sèche qu\u2019autant qu\u2019il convient, pour que les fils se collent légèrement l\u2019un sur l\u2019autre, sans nous priver des moyens de les déticher et de les dévider.Le fil de soie qui peut se dévider de dessus une coque est ordinairement de sept à neuf cents pieds, et d'une telle finesse que l\u2018orcANSIN où soie torse qui a passé deux fois par le moulin, et qu'on emploic 4 faire des tafe.\u2018tas et dew gazes les plus tines, est au moins Come posé de quatre ou cinq brins ct ordivairement de supt à huit.I! faut pour fairé une livre de soie dix livres de cocoxs, ou coquts de vers à soie, c\u2019est à dire, deux mille cing cens ou trois mille.Le cocox a'pour base une suie grossière, que l\u2019un nomme-rixvuET.Ou lacarde, on la file, et elle prend le tom de FILOSELLE.On en fuit des bas, des gants, &c., On distingue plusieurs espèces et qualités de soic relativemént:aux différents apprèts qu\u2019elles peuvent recevoir.Ou donne le nom de soiE oncor À la soie telle qu\u2019elle est tirée de dessus les cocons avant d\u2019avoir été filée ct d\u2019avoir reçu aucun apprôt.Ou nomme soif CRUE, Celle que l\u2019on dévide sans la faire bouillir, éomme on nomine SOLE CUITE celle qu'on a fait bouillir pour la filer et la dévider plus facilement.La suie cuite est la plus tine de toutes les soies qu\u2019on emploie dans les manufactures.On en fabrique les beaux ouvrages de rubanuvrie, ct les plus belles étotes, telles que les velours, les danias, les lampus, les satting, les tafletas, des tricots, soit à la main, soit au métier.L'étoupe ou filasse soycuse qui recouvre Îcs COCONS, ainsi que les bouts de soic cassés, étaut cardés ensemble, font une bourre acyvuse dont on fait de petites étoffes chaudes et légères, que l\u2019on homme PELUÈHE ou MOLLETON bE sore.Ou a aussi trouvé lc moyen de feutrer cette bourre et d\u2019en faire de trés-beaux chapeaux.Quand on ne la retire pas de dessus les cocONS, on peut les teindre en différentes couleurs, et ils servent alors à fnire des fleurs artiülie cielles qui sont très-agréables.La soie fournit à la médecine un remède d\u2019une grande efficacité, Ce sont ces gouttes que l\u2019on appelle couTTes D\u2019ANGLETERRE, qui ue sont autre chose qu'un \u2018extrait de la soir.On attribue des propriétés médicinales à la so1R ORUE, teinte en crasnoisi.A ConTINUER, nh JR roms reçu, et à vendre à cette TABLEAU Henri IV sur le Pont- Neuf.Linprimerie, un petit choix de a Histo Nat I \u2014\u2014 , .histoire alureile.Ain, de Ninon chez Mme.de Sévigné.Livres de Piété, Boi tc vais dos nfin je vais donc reparaître SAVOIR : Sur le Pont-Neuf que j'ai bâti ! L'AME sur le calvaire, CONTINUATION.Quelques uns des p fans peut-être affermie, © My verront d-un œil attendri, embrasée, , ; .Généreux, loyal et fincère, éclairée, .Te mer est d'une couleur jaunâtre, a Une con- Mon \u2018me fe peint dans mes traits ; élevée a Dienysese2 vols, sistance de sirop et exhale une odeur aromatique ; Enfans, c\u2018eft l\u2018âûme d\u2018un bon père : \u2014 fiudelle pour 1 obtenir, _ou pose les rayons sur des claies d\u2019o- Je fuis Français, oui, très Français, contemplative sier, et il en découle un beau miel bieu pur qui se ça \u2019 Sas, \u2014 intéricure \u2019 durcit ; c\u2019est Ce que l\u2019on nonune MEL DE GOUTTE, Vous qui réparant mon ouvrage; religieuse \u2019 OU MIEL VIERGE.On exprime cnsuite les rayons Me reciacez fur mon cheval BCs sanctifiée, sous la presse, mais le miel qui en sort est toujours Deun inutile et vain hommag e Ne chargez pas mon piedestal.Neallez pas en langue étrangère Retracer encor mes hauts faitz ; Parlez bon français pour me plaire : Je fuis Français, oui, très Franc ais.Quand j\u2018avais à combattre en France Les fanatiques, les ligueurs, Mon âme était dans la fouffrance ; Mes lauriers me cor:taient des pleurs: Pourquoi citer telle victoire Dont le premier je g-miffais ?J\u2018ai d\u2018autres titres à la gloire : Je fuis Français, oui, très Français.De l\u2018Efpagne étouffer la brigue, Au joug falutaire des lois Soumettre l\u2018audace et l\u2018intrigue, Ce font là mes plus beaux exploits, Je fus au comble de la jrloire, Dans les cœurs quand j\u2018eùs mis la paix; Voili ma plus douce victoire : Je fuis Français, oui, très Français, Puisqu'on relève mon image, Je fuis toujours le Roi ehèri ; Inscrivez donc pour tout hommage Le nom fi connu de Henri.Ce nom fcul, j\u2018en ai !saffurance, Appellera lœcil fur mes traits ; Où y lira : Bonté, Vaillance : Je fuis Français, oui, très Français.Mais fi vous aviez pour fyftéme Dec me célébrer longuement, Gravez de ces mots qu\u2018à moi-même Dictait jadis le fentirnent.Mon peuple y reverra sans ceffe A quel point je le chériffais ; Toujours fon destin méiritérelle : Je fuis Français, oui, très Français: Surtout qu'on épargne à ma vue Les quatre cfclaves décharnés, A la bafe de ma statue Par de vils flatteurs enchainés.Emblème d\u2018une faute gloire, Pour les tyrans vous êtes faits.Le pauvre a béni ma m\u201c moire, Je fuis Français, oui, très Françaispt \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014- \u2014Connaiffez-vous le Comte Albert de Fondet Alpenhorn, Baron de Strachan et autres lieux ?C'eft un Seigneur Allemand à qui l\u2018amour fit oublier les honueurs de fon arbre généalogique et l\u2018antique orgueil de fon château flanqué de quatre tours crénelées.Voici le fait :\u2014Le Comte Alhert, agé de vingt deux ans, fongeait à per= pétuer lsilluftre racé des Fonñder Alpenhorn, dont il était unique heritier ; mais il ne voulait affocier à cette œuvre méritoire qu'une per- fonne munie au moins de trente-deux quartiers de nobleffe.\u2014 Lout rempli de cette grande pen- fée, i} le décide à quitter le vieux chateau, où il donnait fes audierices dans une faille nommée la falle des dieux, ll part, accompagné de fon gouveineur, dans un vénérable carofle dent les panneaux font couverts d'& fes armoiries, ct environné d\u2019une fuite nombreufe compofée de laquais, de palfrenicres, de piqueurs, de chevaux de felle et de chiens de chaffe.Creft avec ce cortège qu'il va à la quête d\u2018une compagne digne de fièger à fes côtés dans la fulle des Aïeux.En traverfant un petit village, le Comte ap- perçoit un grand raffemblemeut, et veut en fa- voir la caufe.On lai répond que c\u2018eft un enfant trouvé qu\u2018on vend à la criée, comme il eft dsufage en certains cantons d\u2018Allemagne.Le Cotime achète l\u2018enfant pour en faire un dec fes vafliux, et lui impofe 1e nom de //#//-Budo.Cette anquifiion faite, il continue fa route et vifite diffi rens_chiiteaux; mais en vain chaque mère pare fa fiile des plus beaux atours, aucune ne peut fixer le choix du Comte Albert: car il voudrait que la beauté accompagnat les trente deux quartiers, ce qui eft autl rareen Allemagne que partout ailleurs.Fatigué de recherches inutiles, notre baron \u2018 4 or \u2018 + fe pr\u2018parait à ropron-lre la route de fn Manoit, _derfqu'il easend parler avec enthoufafmu dtune \u2018afcenfion aéroftatique gni devait avoir livu.inte(- amment: \u2018\u2019Aibert qui penle quiun Haron Ahemaid ne faurait trop lélever, propofe à l'A -0- ronaute de la fuïvre dans \u2018es airs.8a propofi.tion ett acceptic, il {¢ lance dans la nacelle, et + , a .9 \u2018après une heureufe navigation aérisnpe, il de.fvend % bonpait patteur., _ Ce paîteur avait une jolie fille, nommé Awelie.Cecte jeune perfonne brulait d'envie d'entreprendre un voyage aérien.Lu Comte fooffie À Jui fervir de piiote : il elt-aecepré, et le ballon .\u201csepart, esnportant avec lui les deflinées de la Maifon de Fonder Alpenhorn._C-iftau milieu des nuages que Jamour artendait Je Comte Albert.11.eft bleff> d'un trait mortel, 2 ne vuit qu'Amélie, il ne foupir- que pour elle, ii la prefère mème à fon arbre géutalogique, et finit par l\u2018époufer.Nous ne raconterans paint les aventures des enfans, illus de ce mariage, ni lus traits de gé- n.\u2018rofité de l\u2018enfamt trouve Yelf-Budo'; il faut les lire dans le roinan d'Auguit: [afontaine, dans Isquel-nou- avons puifé les details qu\u2018on vient de lire.I ettintitulé : #e/-&us.ou les déronautes.On en doit l\u2018légante tracluc- tion à Mme.Elife V**, qui a traduit avec fuc- près di l'humblz demeure d\u2018un cés les Avœux au Tombeau, Ouvrage du mime: auteur., e \u2014Dinis le temps des refug de facremens, qui occupèrent fi long-temps la cour, la magistre- ture et le public, le Scigneur d un Village des envirods de Paris \u201ctant tombé malade dans fa terre, fon curé, qui avait entendu La confellion, lui anonça qu\u2019il ne pouvsit absolument pas lui donner la conmuniv:, s'il n\u2019adhérait à la buile Unigenitts et an Formulaire qui en était la fuite.Ce féigueur ayant déclaré formellement fon op- pofition à certe demande, et la maladie devenant plus grave, fans que le pasteur, qu\u2019on connais- fait pour entété, f.6 revenu dans la maison, la famille, après beaucoup d\u2019instances inutiles, chargea enfin un huitfier, felon l\u2019usage alors fuivi, de le fommer juridiquement de remplir fes devoirs en apportant ie vistique au malade.L'huilier crut fe conformer exactement aux ordres qui lui avaient ête donnes,eu inscrant dans fon exploit qu\u2019à défaut par le dit ficur Curé d'apporter cu facremient, la présente fommation tiendrait lieu de Viatique,\u2014 \u2014 Un employé eft obligé de penfer comme le miniftre, depuis neuf heures du matin jufqu\u2019à quatre heures du foir 3 cleft la rigle ; mais en quittant le bureav, il lui ef permis de fFuppar- tenir et (\u2018avoir une opinion à lui le refte de Ljournce.Cette liberté de penfer pendant trois ou quatre heures a exist, pour les co mis, sous tous les gouvernemens.On connait la ré- punfe d'un chanfonnier à un adminiitrateur, dans les bureaux «luquel il occupait un emploi On menarait le poete le lui ôter fa place, fil -continuait à écrire des chanfons satyriques.\u201d J'en faifais dix pour m\u2018amufer, répondit-il, j'en ferai vingt pour vivre.\u2018\u2019 L\u2018employé conferva sa place.\u2014 \u2014-À une époque où le fyftême des épurations Ouvrait les portes de tous les emplois aux uns pour sortir, aux autres pour entrer, un homme fe préfente chez un miniftre.Il venait demander une place ; ct tait le refrein général, Elle n\u2018eft point vacante, lui répond fon Excellence.\u2018\u201c \u2014Comument donc, monfeigneur, il y a plus ¢ \u2018un mois que j'ai dénoncs le ritulaire | Nous avons fu depuis que ce folliciteur défap- pointé avait fait une brochure fur les dangers que courait la France par suite de l\u2018urdonnance du s.Septembre.\u2014 \u2014Ce n\u2018était pas affez des pateaus à vapeur pour braver les rivières et triompher des courans, une autre invention fe prefente : c\u2018eft la canne à naviguer de Mr.\u2018Lemaitre.Muni de cet appa- teil très-portatif on pourra voyager en ligne directe, fans être obligé de se d.ranger de fon chemin pour che:cher les ponts ou !es bacs.Grices à l\u2018invention de Mr.Lemaitre, les chaifeurs, les commerçans, les guerriers, pourront traver- fer les fleuves, les lacs, les bras de mer, le chapeau fous ie bras ct la canne à la main :\u2014 \u2014Uue dame, plus remarquable par fon élégance que par fa beaute et'fa jeuncife, condui- fait un léger boguct attel& d\u2018un cheval des plus vifs : cile renverie, près du Palais-Royal, «deux malheureux piétons.\u2018Traduite devint le Magiftrat de Police, celui-ci lui fait obferver qu\u2018au terme des réglemens, les dames nu doivent point conduire elles-mêmes.Cependant celles qui pourraient donner des gages de raifon et de maturité, juftifier, par exemple, qu'elles ont uarante ans accomplis, dit M.le magistrat de olice, pourraient être l'objet dtune exception.La dame répondit auilitôt qu'elle était trop' loin de l\u2018époque fixée pour conduire un cabriolet.On affure que, depuis ce jour, On n\u2018a plus vu de guides ni de fouets dans les mains d'aucune femme, et que toutes celles de Paris font réfi- gnécs à fe lailfer conduire par leurs maris.Journal au Commerces - RENEE Maximes et Pensées Morales.Les livres font les confeillers véridiques qui doivent beaucoup plaire aux princes, parce que la crainte ni l\u2018efpérance ne Jes empichent pas de leur dirc la vérité.= + La clémence \u2018et ja modération ne font pas mins des vertus politiques que des vertus mo- sales.La clémence appartient au pouvoir ; la perfidie et la cruauté font les attributs de la faibles- fe ambiticufe, + 1 Instruiscz ics hommes, pourquiil {vic fages, pour qu'ils foient heureux, pour qu'ils aiment leur.toi et lcur pays.Les guerres juftes font les plus terribles malheurs des peuples, et les guerres injultes font les plus grands crimes des rois.Deux ou trois traits d'humanité et de bien- failance valent mieux que vingt victoires.Ne dédaignons pas trop la gloire ; rien n\u2018eft lus beau qu'elle, fice n'eft la vertu.Le com- Fie du bonheur ferait de réunir lune à l'autre dans cette vie.Oh ! que les despotes font miférables au milieu de leur bonheur, Faibles au milieu de leur puiflance ! Qu'ils font à plaindre de faire couleur les pleurs de tant d'hommes, fans être sûrs eux-mêmes de n\u2018en jamais 1épandre, fans pouvoir jouir du fommeil dont iis privent linfor- tune ! Terribles quand on les craint, ics méchans trembient quaud on les brave.Les méchans font à craindre, mais têt ou tard ils pernifent miïcradlement, Il eft rate quéun riche d extraction ne fit pas orgucilleex 5 mais il eft plus rare gucore qu'un nouveau riche ne foit pas mfoicat, Une des idées qui penveñt confoler le pauvre dans fes privadions, cot que plus on elt riche, et plus on a de befvins.H stait bien fage et fans doute bien heureux celui qui, après avoir vu les précieux dont ils étaient décores, ftécris : * Que de choses dont je puis me paîer ! « L'homme qui vit tranquille, dans une obseu- | Tite mediocre, cit plus heureux que l'homme | opulent, dont le faite excité autour de lui les Se vanter de fes a'eux, c\u2018eft aller chercher dans les racines les fruits que lon doit\u201d trouver fur les arbres.° Nos maladies accommodent les médecins, et notre folie les gens de jultice.I faut honorer les gens de lettres, fi l'on veut en avoir d'cftimables.Le commencement et la fin de l\u2018amour ref- femolent aux deux verres de la lunette d\u2018approche ; l\u2018en grolfit les objets, l\u2018autre les diminue.Léhonneur d\u2018ur.e femine eft une fic ur cé te ; le moindre foufile de la médifance ou de la calomnie futfit pour la fétrir : donner matière aux foupçons, c\u2018eft être déjà coupable à moitié.Sexe aimable et fenfible, qu\u2018on calomnie fou- vent avec taur d'iudécence, recevez de ma part l'hommage que.méritent vos vertus.Vous nous devez les vices et les travers qu'on vous reproche ; mais vos vertus font à vous, et elles font le bonheur et le charme du monde.C'eft vous furtout qui, fidèles à la nature, confervez le feu facré du fentiment dans les familles dont vous Êtes le doux lien, en nous donnant les plus tou- chans exemples d\u2018amour inaternel et de tendreff: filiale.: * On peut trouver des femines qui n\u2018ont jamais eu de galanterie ; mais il eft rare d\u2018en trouver qui n\u2018en aient jamais eu qu\u2018une, Il faut qu\u2018une femme foit coiffée et vêtue fimplement : quand elle et jolie pour avoir plus de grâces, et quand cllc cit laide pour paraitre moins laide.Il n'y a point de créatures plus méchantes ni plus dangercufes, que les mauvais écrivains et les femmes laides.La raifon de cette vérité, | eft que les uns et les autres portent envie aux avauiages qui leur manquent et quéiis voient dans autrui ; cette funcite pailion diftile fon poi- fou fur toutes leurs idees, fur tous leurs pen- chans, et les difpofe : entreprendre les chofes les plus repréhentibles.Etrennes Mignannes.18990 Ur AFIS Seu) ll y a quelques jours, l\u2018Ambaffideur Perfan étant prefent à un debat dans la Chambre des Députés, un monfieur qui lsy avait accompagné, obferva que les progrès de fa Perfe étaient beaucoup eudellous des lumières du fiecie.\u2014Son Excellence répartit : ¢ Mon maitre eft coufin germain du foliel ct oncle de la lune 3 il cft content de la lumière de £u famille.\u2018 : Papier Frangais.Le Newburyport Herald informe quel fieft forme une Socicté en Angleterre, pour mettre les Unitaires à l'abri dus peines et pénalités auxquelles ils font aflujétis pour nier la doctrine de la Trinité.Pajier Américain.Brutaliié.LeéHansover Gardian du 26 Mai, dit que déux hommes de Dauphin: County, dans la Penfylvanie, fe font battus à coups de poings pendant trois quarts-déheure : l\u2018un acu le crine fracaifé et l\\\u2018autre, les côtes enfoncées et rem- pues.ls font tous deux morts de leurs bleffures.Trenton T.diner.Dans la Chambre des Lords, le 11 de Mui, le Marquis de Landsdown-demanda queil fat pré- fenté des copies de toute la correfpoudance qu'il y avait eu eutre le gouvernement Britannique et celui des lêcats-Unis, touchant la - conduite de l\u2018armée Américaine dane I Floride, et plus par- iiculicrement concernant le procès ct l\u2018exécution de deux sujets Anglais par ordre du générai Americain Jackfon.Lord Liverpool dit en reponfe, que la ceffion de, la Floride par l\u2018Efpagne, était un fujet dont le gouvernement anglais n'avait point À fe mé- ler ; que l\u2018Efpagne avait le droit de cuder ce qu'il, lui plaifait de {cs polfuilions,.fans qu\u2018aucun gou.a -~ :Jackfon, ces\u2018iudividus n'avaient pas doit à la beaux appartemengs d'un riche, et les meubles | ge pour devenir partie ct instrument dans tous tes ., : ¢ ; fertue pour bdtir de belles muisons, prendre les de- cris des envieux ou le zèle hypocrite des flatteurs.| v:rnenient étranger ÿ p°t trouver à rede, Quid tégard de Isaffaire dé A rbutiimot ct d\u2018Ambrister, bien qu'il defapprouvit la conduite de général protection de leur gouvernenient, fils ft.taient volontairement embarqués dans une guerre contre un état avec lequel leur\u201d gouvernement était en paix.La motion fut negativée fans divi- lion.(Papier de N.Ferage Du Village Recerder- Penfées d'un Compagnard, un jour de pluie Quand je passe devant la maîson d\u2019un Cultivateur, et que je vois les bardesux s'envoler du toit, les fenêtres bouchées avec des torc: ons, et les animaux maigres et crevant de faim, il y a Li, me dis-je en moi-même, Une femme au corps desséché et au coeur nave, des enfans abandonnées À enx-mètes, et vu disciple ruiné et abruti de maître Richard le Rum.Quanel j'entends un médecin vanter à tout bout de champ sa pratique, et noter les praticiens ses voisins de chartatanisme ; je gagerais dix contre un, ue dis-je en moi mème, que cet honnne est luismè- we un charlatan, Quand je vois un arpenteur tirer continuellement des lignes pour accommoder ses employans, cet homme-là, me dis-je en moi-: ème, n'aime pas tant la justice que l'argent.Bt La dessus il me sourtent du tieux proverbe qui dit : de neuf tils, il en ferait des avocats, et du dixièrue un acpenteur.Quand je vois un magistrat toujours fivoriser le riche et se montrer toujours sévère à l\u2019égard du pauvre, descendre des fonctions sacrées de sa char- | dumdlés du voisinage, je ve sais, me dis-je ea moi- n ême, jusqu'à quel point il est magistiat, sais à coup
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