L'Avant-garde, 24 octobre 1908, samedi 24 octobre 1908
[" 4 DEUX SOUS LE NUMÉRO RÉDIGÉ EN COLLABORATION Le Ministre SAMEDI, 24 OCTOBRE 1908 L'AVANT-GARDE \u201cINDEPENDANCE ET PATRIOTISME \u201d EDMOND CHASSÉ, Directeur-Propriétaire Lemieux et L\u2019Avant=(Garde \u2014\u2014 ey L'honorable Rodolphe Lemieux, ministre des Postes, a cru devoir s'occuper de nous.H a consacré une de ses périodes aussi ronflantes que vides à notre petit journal, \u201cAvant-Garde\u201d, C'est dans le comte de Charlevoix, devant une assemblée composée de 1200 électeurs de M.Forgct, 200 électeurs de M.Pouliot cet 200 braillards payés et venus de Québec, que M.Lemieux, l'épais et énorme ministre du distriet québecquois, a parlé de nous.Il nous a d\u2019abord appelé \u201cfeuille de choux\u201d, croyant que les électeurs l\u2019applaudiraient.Ça n\u2019a pas pris, Pouvons-nous dire tout d\u2019abord à M.Lemieux que \u201cI' Avant-Garde\u201d n\u2019est pas une feuille de choux et la prouve, nous la trouvons dans les colonnes du journal où il écrit lui-même des articles vantant son encombrante personne et ses qualités de ministre libéral, nous la trou- | vons, disons-nous, dans le \u201cCanada\u201d, or- ganc de son parti.Voici ce que le \u201cCanada\u201d disait de nous, lundi fe 12 octobre : \u201cL'Avant-Garde\u201d, ce - \u201cIndépendance et patriotisme\u201d, voilà le programme, en deux mots, adopté par la dernière recrue du journalisme militant : \u201cL\u2019Avant-Garde\u201d.De taille plutôt minuscule, Je jeune soldat est équipé comme un vieux troupier ct son premier coup de feu porte la marque du franc-tireur.C'est M.Edmond Chassé qui cst le directeur de cette nouvelle publication.\u201d M.Lemieux avait donc mauvaise grâce de dire que nous n\u2019étions que des menteurs et calomniateurs, Voyons d\u2019ailleurs si ces accusations sont fondées.: Nous avons dit et nous répétons que son père est employé du gouvernement: c\u2019est vrai.Quand à l\u2019honorabilité de M.Lemieux, père, nous ne l\u2019avons jamais attaquée, mais le fils, parce qu\u2019il est ministre, n'avait pas d'affaire à parler de son père, qui cst connu de tout le monde.Un journal, que M Lemieux connaît, a déjà attaqué Tillustre auteur de ses beaux jours, très violemment et s\u2019il veut que nous publions ici son dossier, il n\u2019a qu'à nous traiter de feuille de choux encore une fois.Nous avons dit et nous répétons que M.Lemieux a placé plusieurs membres de sa famille.V1 a imposé Joseph aux électeurs de Gas- H0$ ADVERSAIRES Plusieurs journaux que l'esprit de parti aveugle nous attaquent violemment, cn di- sant que nous avons loué nos colonnes à telques candidats, C\u2019est faux.Nous sommes indépendants et nous le resterons apres la lutte comme avant, _ Ceux à qui mon absence forcée a permis des attaques trop sévères ou très injustes, ne glerdent rien pour attendre.Je leur pro dé, ça fait un; il a imposé Auguste deux fois aux électeurs d'Ottawa, ils n\u2019en ont pas voulu, mais Sir Wilfrid Laurier se présente là pour lui préparer la candidatu- ve, ça fait deux.Quant à Alphonse ct Gustave, l'un est dentiste, mais il fait quelques sous avec Îles gouvernements, l'autre est employé quelque part et partout, ct c\u2019est Rodolphe qui l'a placé, M.Lemieux ne Peut pas nier non plus que c\u2019est lui qui a trouvé un siège de juge pour son beau- père que nous n'avons pu engraisser après douze années que nous l'avons payé $1o,- C00 par an.M.Lemieux, vous avez cru nous atteindre avec vos phrases creuses, à la Baie St-Paul, laissez-nous vous dire que nous savions ce que valaient vos accusations et que nous n'avons pas été surpris de voir tomber vos Paroles à vos pieds plats, Nous n'avons pas un grand journal, Nous ne sommes pas riches comme vous, qui avez $200,000 en banque, que vous avez Eagnées depuis 4'ats que vous êtes ministre, avec un salaire de $7,000 par an, mais notre journal est assez grand pour que sous y trouvions la place -de vous dire que vous n\u2019êtes qu'un orgueilleux, qu\u2019un envieux, qu\u2019un poseur et qu'un \u201cenflé\u201d et que mous ne vous goberons jamais.plus que les électeurs de St-Hyacinthe qui vous ont sifflé, quand vous êtes allé combattre M.Bourassa.M.Brodeur, dont vous étes jaloux dans votre orgueil de parvenu, vient d\u2019être élu par acclamation, mais vous, les conservateurs auraient pu trouver 25 candidats pour vous empêcher d'arriver dans Gaspé.Si vous êtes élu, ça n\u2019est pas parce que votne nom, est Rodolphe Lemieux, mais parce que n'importe quelle espèce de ministériel y serait élu.Vous êtes encore jeune, dites-vous, souvent?Oui, M.Lemieux, c'est Vrai, vous marcherez encore mais, pour nous servir d\u2019un cliché de vos interminables discours, Vous nous rencontrerez peut-être au tournant de la route.Nous savons ce qu\u2019il faut à votre insignifiante personne pour s'effriter d\u2019une manière bien ridicule, et nous vous promettons des émotions.) Au revoir, M.Lemieux.EDMOND CHASSE.cts ce que leur conduite à mon égard mérite et ils peuvent s'attendre à de jolies réponses.fe n'ai pas plus peur d'un adversaire que j'ai peur d'un ami, ct dès ma rentrée à Montréal, ces messieurs peuvent s\u2019attendre 1 une intéressante polémique s'ils veulent n'attaquer.Mon journal est indépendant, Je com- hattrai mes adversaires loyalement, je le répète, mais avec sévérité.Au revoir! E.CHASSE, VOL.I, No 8 LES FUTURS DEPUTES \u2014 \u201cL\u2019Avant-Garde\u201d a le droit comme tous les autres journaux de donner des pronostics qui sont basés sur des faits.Nous n\u2019en donnerons pas, mais nous dirons que nous souhaitons ardemment de voir MM.Flynn, Pelletier, Ouimet, Forget, Bickerdike, Renaud, etc, élus dans les comtés où ils sont candidats.Nous avons besoin de bons députés dans le Parlement du Canada.Nous comptons sur le bon esprit qui a semblé animer les mA électeurs pendant la lutte pour avoir lundi soir une représentation digne- des Canadiens-français.Electeurs, si vous voulez avoir des bons députés, ne manquez donc pas de ous rappeler qu'il n\u2019en dépend que de vous.Votez pour, ceux que vous croyez dignes et non pour ceux que vos, chefs ou votre esprit de parti vous commandent d\u2019approuver.E.C.L\u2019INDEPENDANCE DES JOURNAUX réellement certain quels sont les véritables journaux indépendants.Dans notre pays, l'indépendance des journaux est une petite affaire, A Montréal, nous avons la \u201cPatrie\u201d, qui s'intitule On ne sera jamais journal indépendant et qui l'est réellement, un peu, mais pas assez.Nous voudrions que la \u201cPatrie\u201d soit aussi indépendante dans ses colonnes éditoriales que dans ses colonnes de nouvelles.Ce serait un rêve réalisé.Il y a bien longtemps que l'on songe à la satisfaction que le public aurait de pouvoir lire un journal qui le renseignerait non seulement en donnant des nouvelles exactes mais en l'instruisant sur les questions politiques, économiques ct sociales, à la lumière de la justice, de l\u2019indépendance et du patriotisme.Et pourtant, on ne s\u2019est jamais décidé à satisfaire le publicet on continue à lui faire gober les plus affreuses choses.Nous avons des journaux dont l\u2019œuvre est désastreuse .et anti-nationale et cependant leurs directeurs sc tout comme s'ils œendaient à leurs concitoyens des services inappréciables Ces journaux-là empoisonnent l'opinion publique et le jour où ils disparaîtront, seraient-ils la cause de la déconfiture financière de leurs propriétaires, que nous nous réjouirions tout comme de la mort d\u2019une bête à sept têtes moderne.-BRUTUS.MRE GA Unu homme qui nous épate, c\u2019est l'honorable M.Pugsley.Il demande des affidavits à tous ceux qui sont intéressés dans son affaire de scandale, anais il ne fait pas arrêter celui qui l'accuse si violemment.Les accusations pleuvent.Mayes dit que Pugsley s\u2019est fait payer ce montant malhonnêtement, le ministre répond que Mayes lui a donné de d'argent à titre d'honoraires d'avocat.Il n\u2019y a pas à dire, il y en a un des deux qui ment et qui ment effrontément.Si Mayes est un menteur et un calomniateur, pourquoi Pugslecy ne le fait-il pas arrêter, si d\u2019un autre côté, le ministre des chemins de fer ne dit pas la vérité et n\u2019est qu\u2019un \u201cboodler\u201d, il faut qu'il disparaisse.Le ca- oinet fédéral n'est pas un rendez-vous d'escrocs ct nous croyons que M.Laurier aurait dû déjà ordonner une enquête très sérieuse, là-dessus, C\u2019est bien beau d'avoir conhance en ses ministres, mais M.Emmerson et M.Hyman cet plusieurs autres ont longtemps été des archanges aux yeux de M.Laurier.Ils ont pourtant été obligés de sc retirer pour des raisons graves qui ont justifié les accusations portees contre eux, À Le peuple pourait bien condamner les ministres comme M.'Pugsley avant que M.Laurier jette la lumière sur les acousa- tions.E.C.CHARLEVOIX M.Rodolphe Forget sera élu dans Charlevoix par une majorité variant de 250 à 300 voix.Un ami de la Malbaie nous communique ce qu\u2019il croit être les majorités probables des deux candidats dans le comté.Nous devons dire que c'est un libéral.Voici ses chiffres : Petite Rivière .10 Ile aux Coudres .eee ee 80 Baie St-Paul .150 St-Urbain .23 St-Hilarion .65 Ste-Agnés .75 St-Irénée ., 6 La Malbaie .25 Les Eboulements .M 40 St-Fidéle .10 St-Siméon .0414202198 410 145 145 Majorité pour M.Forget: 265 promènent-à- travers.:le-monde L\u2019AVANT-GARDE \u2014 1 réalisation des promesses qui lui ont ; TROIS HEURES, ET JE ME DE- | particulièrement rapide lorsqu'on boît à Les Ecoles du été faites.Le grand point serait d\u2019avoir \u2018 MANDE S'IL Y A DES ECOLES OU |jeun de l\u2019eau-de-vie ou de l\u2019absinthe une histoire d'Angleterre faite au point | ON L'ENSEIGNE.* NEANMOINS, | même à petites doses.Le parti libéral fait actuellement grand bruit avec les lettres de M.l\u2019abbé Bérubé, récemment arrivé dans l\u2019Ouest.M.l'abbé Bérubé est évidemment un ami du gouvernement.Voici la lettre de Mgr Langevin, en réponse: Hôtel-Dieu de Montréal, 29 avril 1908, A M.Homer Héroux, de \u201cl\u2019Action Sociale.\u201d Cher M.Héroux, Je suis heureux que vous ayez si bien répondu dans votre article \u201cEn marge\u201d à la lettre de M.l'abbé Bérubé, en date du 21 avril courant.La situation réelle est que, dans le plus grand nombre des écoles séparées ou publiques frèquentées par les enfants catholiques, la demi-heure d\u2019instruction religieuse concédée par la loi à 3.30 heures est un fiasco déplorable, et tous mes curés constatent que le catéchisme est très peu appris par les élèves.Ce que M.l\u2019abbé Bérubé nous révèle de la possibilité de ne commencer la classe qu'à 9.30 heures, et de donner de 9 heures à 9.20 heures l\u2019instruction religieuse est très bien; mais pratiquement ceci ne se fait pas encore, \u201c au moins dans les écoles de mon diocèse où se trouve Regina, la capitale de la Saskatchewan.Tout en louant beaucoup cette pratique et en désirant qu\u2019elle s\u2019introduise partout, je doute fort qu\u2019elle soit pratique ailleurs que dans les couvents et encore, il faudra avoir tous les enfants, même les plus éloignés, dès 9 heures, ce qui est souvent difficile.Quoiqu\u2019il en soit, avec des livres neu- tres\u2014à l'exception des deux premiers livres de lectures de Montpetit qui sont assez incolores, et que l'on trouve dans peu d'écoles\u2014et selon [es programmes qu\u2019il faut suivre à moins de s\u2019exposer à l'amende, l'école, même avec des religieuses, a plus forte raison avec des maîtresses séculières, reste malheureusement \u201cneutre,\u201d sans \u2018\u2018atmosphère\u201d\u2019 catholique comme dans Québec, et je me demande sur quoi M.l\u2019abbé Bérubé appuie son assertion si catégorique au sujet de l'enseignement des matières de classe de 9.30 heures; à 3.30, dont il écrit: \u201cle tout dans un esprit chrétien et catholique.\u201d Quelles écoles le bon abbé a-t-il donc inspectées, soit dans le diocèse de Prince-Albert, soit dans celui de St-Boniface?Ce que le méme brave abbé dit des règlements vexatoires sur les livres d\u2019école est parfaitement vrai; mais ce qu\u2019il ajoute: \u201cBien plus il est entendu que tout livre qui prête à objection est immédiatement retiré et remplacé par un autre convenable,\u201d est, je regrette de le dire, C\u2019est la première nouvelle que j'apprends du bon vouloir du gouvernement de Regina sur ce point depuis I3 ans.Il y a plus de 16 ans que les ctholi- ques demandent le changement de la détestable histoire d\u2019Angleterre de Buckley et Robertson, qui insulte les catholiques (voir la brochure du R.P.Leduc, O.M.I., V.G., intitulée \u201cHostilité démasquée\u201d) et nous n\u2019avons pas encore réussi.i Si M.l'abbé Bérubé a obtenu un meilleur résultat, il a droit à notre reconnaissance, mais il faut attendre la \u201ccomplètement inexact.\u201d de vue catholique.La situation n\u2019a donc pas changée depuis 1905 et ce que vous dites est très e xact.Ceux qui écrivent dans la province de Québec, après s'être renseignés aux vraies sources ct sans autre préoccupation que celle de servir la cause catholique, sont donc plus en mesure de dire la vérité que ceux qui viennent d'arriver dans l\u2019Ouest et qui ! sont encore peu au courant de notre situation.Je suis obligé de contredire l'assertion de M.l\u2019abbé Bérubé que \u201cdans les écoles publiques absolument où les catholiques sont en majorité, l'école est catholique,\u201d Si le bon abbé avait du l\u2019encyclique \u201cAffari vos\u201d dla page 14, il n\u2019aurait pas\u2019 x osé faire une assertion contraire à celle de son métropolitain de St-Boniface dans la circulaire du 8 septembre 1905 Nous n'avons \u201cni livres de lectures ni livres d'enseignement approuvés par les évé- ques (*).\u201d en vainque vous avez citée vous-même.J'en ai moi-même demandé Nos religieuses, elles-mêmes, à Régina, ont en main des manuels rédigés par des non-catholiques.nous n\u2019avons pas, comme le demande le Pape, \u201cla liberté d'organiser l'école de façon que l\u2019enseignement y soit en plein accord avec la foi catholique.\u201d Et dire que nous avions droit à des écoles séparées catholiques, comme dans Québec, d\u2019après la constitution de notre pays et de l'aveu des membres les plus éminents du cabinet fédéral à Ottawa, en 1905.\u201d (Voir les discours de Sir Wilfrid Laurier et de l\u2019hon.Fitzpatrick) e: que ce droit nous a été enlevé à cause des réclamations des fanatiques.Et je me demande, au nom de qui Ml\u2019abbé Bérubé, arrivé depuis peu dans l'Ouest, et curé-missionnaire de 20 familles à Wonda, prend la liberté de parler et de dire dans sa lettre sur l\u2019enseignement du français, qui est si négligé: \u201cNous sommes satisfaits du présent.\u201d CERTAINEMENT, LE BRAVE ABBE NE PARLE PAS AU NOM DE SON EVEQUE, MGR.PASCAL, ABSENT EN EUROPE ET QUI N'APPROUVERAIT PAS SES LETTRES, ET IL PARLE ENCORE MOINS EN MON NOM ET AU NOM DES CATHOLIQUES BIEN PENSANTS QUI SONT AU PAYS DEPUIS PLUSIEURS ANNEES.11 est vraiment étrange que l\u2019hon.M.Calder soit si bien disposé à l\u2019égard de M.l\u2019abbé Bérubé, alors qu\u2019il a donné si peu de satisfaction au Rév.Père Bruno Darfier, Prieur des Bénédictins et à la tête de plus de 15 paroisses allemandes catholiques et à plusieurs dignitaires ec- Cependant, ment de Régina sait ce qu\u2019il doit aux catholiques et nous croyons encore au clésiastiques.le gouverne- bon vouloir de M.Scott, premier ministre.L'optimisme n\u2019a jamais remédié à une situation pénible, la vérité seule peut nous sauver.Nous voulons bien donner crédit à M.l\u2019abbé Bérubé pour ses bonnes intentions, ses talents ect son zèle pour la colonisation catholique et française, mais il est regrettable de voir ses lettres servid une mauvaise cause.IL A TORT DE DIRE QUE LES CATHOLIQUES SONT SATISFAITS ALORS QUE L\u2019EPISCOPAT TIENT.UN AUTRE LANGAGE.COMME CATHOLIQUE SOUMIS AU PAPE ET COMME PATRIOTES SOUCIEUX DU FRANÇAIS, NOUS NE POUVONS PAS NOUS DIRE SATISFAITS.UN REGLEMENT ARBITRAIRE RELEGUE L'ENSEIGNEMENT DU FRANÇAIS A De plus, | RIEN N\u2019EST PERDU, NOUS AVONS TOUT LIEU D'ESPERER DANS L'AVENIR, ET NOS COMPATRIOTES PEUVENT VENIR SANS CRAINTE POUR LEUR FOI ET LEUR LANGUE, PARCE QUE, S'ILS SUIVENT LA DIRECTION DE LEUR CLERGE ET S'ILS SONT UNIS ENTRE EUX SANS SOUCIS DES PARTIS POLITIQUES, ILS NOUS AIDERONT A RECONQUE- RIR NOS DROITS.Je regrette que la maladie me retienne à l'Hôtel-Dieu, dans un état de fatigue et loin de tous mes documents, mais j'espère que cette lettre éclaircira le public sérieux et rassurera ceux qui à nous en dehors de tout intérêt politique ou autre.Je vous prie de croire, cher M.Héroux, à \u2018tous mes s\u2019intéressent remerciements et mon entier dévouement en N.S.et en M.I.ADELARD, O.M.I, Archevéque de St-Boniface.(*) Paroles de l\u2019encyclique \u201cAffari vos\u201d où le Pape définit les conditions de l\u2019école catholique.Notre Journal Québec, 23 octobre, 1908.L'absence de notre directeur nous oblige à offrir à nos lecteurs un journal rédigé an peu moins intéressant que d'habitude.Notre chronique théâtrale, notre critique littéraire et plusieurs autres articles intéressants qu\u2019il nous a envoyés sont arrivés trop tard, malheureusement, pour être pu- hliés.Ça n\u2019est qu\u2019un petit contre-temps, nos lecteurs n\u2019en seront que mieux servis la semaine prochaine.Nous savions que le \u201cSoleil\u201d ne pouvait nous être sympathique si nous étions indépendant.Il rapporte les paroles du gros et épais M.Lemieux, à la vaie Saint-Paul, au sujet de notre attitude dans Charlevoix.Nous n'avons pas le temps de nous occuper du nommé d'Hellencourt ct de ses valets payés.Nous connaissons l'auteur de l'article en question, C\u2019est un irresponsable.Nous parlerons de lui encore ct avant longtemps.E.C.7-0: Ce Qu\u2019est i.Alcoolisme une maladie qui, l'intelligence L'alcoolisme est progressivement, diminue et la volonté; détruit les forces et l\u2019ha- biteté manuelle; tue finalement l'indivi- \u2018du par des lésions qui lui sont spéciales ou par d\u2019autres graves maladies auxquelles elles le prédisposent.On devient lentement alcoolique en buvant, tous les jours, une quantité relativement faible d\u2019eau-de-vie ou de liqueurs (un ou deux petits verres).L\u2019empoisonnement se fait alors petit à pc- tit, sourdement, sans signes extérieurs au début.On devient rapidement alcoolique en beaucoup d'eau- de-vie ou de diqueurs (absinthe, apéritifs) ou une trop grande quantité de vins \u2018\u2019vrognerie.) ; 1 L'ivresse est lintoxication temporaire par l'alcoql; l'homme ivre perd toute raison, tout sentiment de dignité.L\u2019empoisonnement par l'alcool est buvant fréquemment DE GALTIER-BUSSIERE, 0 POUR M.\u201d BICKERDIKE Que M.Bickerdike ait été pour la troisième fois choisi pour leur candidat par les libéraux de la division St-Laurent, et qu'il reçoive l\u2019appui loyal et enthousiaste de tant de citoyens éminents, qui travaillent pour lui pendant son absence prolongée en Angleterre, causée par la maladie d\u2019un membre de sa famille, le candidat libéral ne peut manquer d\u2019en être tout réconforté., M.Bickerdike est un serviteur éprouvé du pays ct de la cité.Il a pris ses devoirs de député au sérieux, il les a remplis consciencieusement e* avec beaucoup d'habileté et la meilleure preuve que les électeurs libéraux l\u2019apprécient, c\u2019est qu\u2019ils l'ont choisi pour la troisième fois pour leur représentant à Ottawa.Les intérêts maritimes réal apprécient grands services de Montunanimement les rendus par M.Bickerdike au port de Montréal et à l\u2019expansion commerciale de notre ville; et beaucoup d\u2019autres les apprécient également.Pendant les huit années que M.Bickerdike a été député, une expansion remarquable s\u2019est produite dans notre cominerce et de grandes industries se sont fondées ou élargies parmi nous.Et dans tout cela, M.Bickerdike a été du côté du progrès.Il a été bon pour notre ville d\u2019avoir un tel homme à Ottawa pendant ces années d'expansion.:0: MOURIR COMME UN BOURGEOIS Un officier gascon tomba dangereusement malade à Paris, le curé de sa paroisse en fut averti; il alla le voir pour le disposer à mourir en bon chrétien.\u201cJaime à faire mon devoir, M.le curé, lui dit-il; je veux ce que Dieu veut, ct vous serez content.Mais avouez-moi qu\u2019il est bien triste pour moi de faire une pareille fin.Tous mes camarades meurent en héros sur lz champ de bataille, et je suis réduit à mourir dans mon lit, comme un simple bourgeois.\u201d :0: LE GASCON ET LE CHEVAL Un Gascon vint à Paris pour entrer dans les mousquetaires.On le | reçut dans la première compagnie.M ne fut plus question que d\u2019avoir un cheval gris, à longue queue; ii eut de la peine à en trouver, Un capitaine de cavalerie de son pays et de connaissance, lui en vendit un quarante louis Dès que ses camarades virent ce cheval, ils lui dirent tous qu\u2019il ne valait pas trente pistoles.Le jeune mousquetzire retourne chez le capitaine: \u201cMonsieur, lui dit-il, d'aussi loin qu'il le vit, on dit que votre cheval ne vaut pas trente pistoles\u2014On dit! s\u2019écria le capitaine; et qui sont à - eu près ceux qui le disent?Est-ce pas, par hasard, messieurs vos compères de l'hôtel?Je m\u2019y connais mieux qu\u2019eux; je suis enfant de la cavalerie, et je vous dis qu\u2019à quarante louis d'or le cheval est donné.Allez, allez, continua-t-il, laissez dire ces gaillards, si vous les écoutez, ils vous feront croire que le cheval de bronze est devenu poussif.\u201d .- B'AVANT-GARDE .3 \u2018 - F ARCE DE B ASOCHIEN la rue, passant au travers des vitres de I NFI U EN( \u2019 E FR AN( AISE la devanture, laissait apercevoir, au - fond, une jeune fille immobile derrière \u2018 Dire que j'avais mal diné serait men- le comptoir, .tir! Au contraire, je dois \u2018à la vérité de Vous ai-je dit que j'aimais Mlle Ca- Voici une intéressante correspondance à | | Voyons maintenant notre rep résentation | déclarer que j'avais bien diné.trop lamistrade?En tout cas, je n\u2019avais ja- ce sujet.Nous la trouvons publiée dans le | dans la magistrature, Cette représentation bien, méme!.Peut-être avais-je bu mais osé le lui dire à elle.Mais cet \u201cMoniteur\u201d, organe indépendant des Cana- | dépend ettièrement du gouvernement.M.\u2018 j it, de cet excel- abus de l'autorité paternelle me révol- » Org .un peu trop de vin cuit, c à diens-français d\u2019Ontario.Elle est de nature | Laurier aurait-il pu'faire quelque chose lent petit vin cuit qu\u2019on fabrique chez ta, ma timidité ordinaire s'évanouit, à ouvrir bien les yeux, chez tous ceux qui | pour nous et l'a-t-il fait?.| nous.C\u2019est si bon, le petit vin cuit!.\u2014Je me charge de la ramener au ne sont pas volontairement aveugles, sur Nos 250,000 Canadiens-français sont re- Et dame! quand on a vingt ans comme bal, fis-je en serrant la main avec éner- AA: ne + .+ : MS Lt .le crédit que nous donne et le bénéfice que présentés par des juges de comté.Dans la moi, qu\u2019on possède des habitures de so- Sie au clerc d\u2019huissier qui me quitta nous rapporte la présence du Canadien- haute magistrature les catholiques de l\u2019On- briété qui en remontreraient à celles aussitôt sous prétexte d\u2019aller détourner français (de nom) Wilfrid Laurier, à la tario sont représentés par des Irlandais.| dont les zoologistes se plaisent à gra- les soupçons!.Le misérable! On ne tête du gouvernement canadien.C'est à | Le dernier que M.Laurier a nommé est | tifier le.\u2018navire du désert\u201d et que peut pas se figurer combien c\u2019est .mal- lire et à méditer.-M.Latchford, ex-représentant des Irlan- | par extraordinaire, on boit un verre de faisant, un clerc d'huissier!.Mais Les Canadiens-français du comté de | dais catholiques dans le cabinet Ross, .vi neuit en trop.dame! dame! vous m'anticipons past.Je crois vous avoir - .4 .; PE 82 Russell Lorsque le j O'Bri .Co.comprenez.(avec dignité.) Oh! je dit que j'étais un peu.n'insistons .: e le juge rien .oo.bi Les d He , dm connaissait n'étais pas.non! à peine une petite pas.Bref, j'avais du courage.Je tour- sn ; \u2018 ; : ien deus iré, L - ., .Le J'ai dit que je démontrerais que non = = eux langues, s'est retiré, les Ca pointe.un soupçon de folichonnerie, nai résolument le bec de canne de da seulement M.Laurier n\u2019a pas le droit, mais | Nadiens-français de Prescott et Russell ont une gaieté un peu exubérante, un.porte et j'entrai\u2014\u201cMademoiselle Calaqu\u2019il n\u2019a aucun titre à notre considération | demandé à M.Laurier de le remplacer par (changeant de ton.) Ah! et puis d\u2019ail- \u201cmistrade!\u201d appelai-je à voix basse.pour nous imposer son Irlandais catholi- | M- Danis magistrat à Cornwall, avocat leurs, il me semble que je me suis assez Pas de réponse! Je répétai plus haut: que, parce qu\u2019il n'a pas fait ce qu\u2019il aurait parfaitement bilingue et hautement qualifié excusé! Je sortais du repas de noces dt.\u201cMademoiselle Calamistrade!\u201d Même pu et dû faire pour donner aux 250,000 ef la position.M.Laurier a cru devoir cousin Boulabène, voilà tout! Que ceux silence \u2014\u201cEcoutez-moi bien, je vous Canadiens-français de l'Ontario leur part | © nu notre demande et nommer M.qui n'ont jamais été à lanoce d\u2019un cou- \u201cprie, mademoiselle Calamistrade, veuil- , .ohnson as le ais .; ; légitime de représentation, d'influence et = Pi, ut ne comprend pas le français.sin Boulabène, en plein cœur de Pro- \u201clez accepter mon bras, nous rentre- .n aurait dû au moins .\u201c ie de prestige.h ili # moins nous donner un vence, me jettent la première pierre! rons ensemble au bal et je vous jure , .omme bilingue.RO : \u201c & La valeur et le prestige des Canadiens- ¢ 5 Donc, après le repas, j'étais sorti Que votre pire ne vous fera pas de .CO rr\u201d H 1.à te français de l\u2019Ontario, se mesurent, comme Lorsque mourait le juge Mosgrove, les pour.Après tout, ça ne vous regarde reproches.\u201d Rien Toujours le si -peuple, d'après leur représentation dans | Canadiens-français de Prescott et Russell | pas.J'étais sorti parce que j'avais lence du tombeaul.Mlle an ETE , ., PR : .: | it à n as répondre.Lt l\u2019Egliscopat, dans la magistrature, dans \u2018le | se joignirent à ceux d'Ottawa pour de- envie de.sortir, tout simplementl.de ee a ne A Pp \", : : : : , .e était là!.Je la voyais parlement, et non par le nombre de ceux | mander à M.Laurier un juge pour repré- | Ft aussi pour machiner quelque bonne pourtant, ¢ ; is d J Ja né y .; .evant moi, j'apercevais dans la pénom- qui travaillent dans les chantiers, ou dans | senter dans la magistratureles 250,000 Ca- | farce à jouer aux gens de la noce.; vant moi, ) aperc i à pe | : oo : .: : : : .re, sa gracieuse silhouette derrière Je les immenses scieries qui appartiennent nadiens-français de la capitale, L'occasion Je suis clerc d\u2019avoué ct vous savez que > g | | eue A sai nie 12032 ; 8 _ oir, sa luxuriante chevelure encore aux Anglais.était belle, da demande était légitime, M.dans la basoche, nous avons la réputa compo! , = i .24 2 4 .ra: ique- arée de fleurs.Si nous exceptons les Canadiens-fran- | Laurier aurait parait-il, laissé la question tion d\u2019être assez facétieux.(Lyrique \u2019 Al l\u2019idé int awell .; .ue sas à ors l\u2019idée mc vint qu\u2019elle ne pou- cals qui sont les ouailles de Mgr l\u2019Arche- | entre les mains de M.Belcourt, qui était | ment.) Phebus avait disparu derrière it rénond ul leurait .: .Le .eo gx © azes vait répondre parce qu\u2019elle = pleurait, vêque d'Ottawa, dont la majeure partie de | alors le député de la capitale, Selon la ru- les collines; la nuit développait déjà les » PA ; A Calamistrade! con flied ; ; : ; .auvre demoiselle Calamistrade - son archidiocèse cest dans la province de | meur qui a eu cours alors, et qui a paru pans de son manteau.(vois naturel d 2, \u2018 .derrière un ., ; : ; .so sti amnée à rester assise \u20ac Québec, les autres n'ont pas de représen- | vraie ensuite, M.Belcourt aurait fait un le.) Nous sommes aussi très poétiques |, voi dant es compagnes ; ; , .comptoir pendant que s tant dans l'épiscopat.compromis avec les Irlandais à qui il a | dans la basoche.(reprenant ) Ft de | pt a\u201d ° : en pleurait! Et .as a 6 , ., , ; ; dansaient!.Oui \u20ac lL.Je sais que la politique n'a rien à voir | donné un Juge pour se faire nommer pré- | la salle de bal s\u2019échappaïent en ondes ot c, dé out eversa, m'attendrit .: : .cette idée me db : dans cette question, mais Je veux prouver | sident de la Chambre, harmonicuses par les fenêtres ouvertes ; , | ; J'avais envie de ,.- .toe jusqu'aux larmes.a \u2019 é, c\u2019est-à-di - os .ivi rds du piston conjugues \u20ac¢ que jai avancé, c'est-à-dire, que les Ir Dernièrement le gouvernemen.d\u2019Ontario | les divins acco élévi > s de la clari pleurer, moi aussi.\u2014\u201cMademoiselle J ; : intérêts iden- ; LL a qua à elegiaques de | 7 fandais catholiques ont des intérêts iden a formé un nouveau district judiciaire dans avec les notes g a Is tête, cher Calamistrade.vous plenrez?\u201d II me tique 5 : à : .ne creusais la tête, cher- : tiques aux nôtres ct se trouvent par là le nouvel Ontario, où nos compatriotes | \"ette.\u2026 1e i Maisanterie bien sembla qu\u2019un sanglot étouffé me népon- ê i \u20ac.di ivi .onne aisa .être nos rivaux.Ils ont des vertus civiques | forment le groupe le plus nombreux, je chant quelle | F dait.Alors, je n'y tins plus!\u2026 que nous n'avons pas.Ils se liguent, se Lo.drôle je pourrais faire.Je ne trou- = .fees se .puis dire le plus important.Nous nous ; fey Fut-ce l'obscurité qui\u2019 m\u2019enhardit ou soutiennent, pétitionnent, s\u2019agitent ct finis- .cu vais rien.\u2018chose extraordinaire! par- .2075 ; sommes mis de nouveau à l\u2019œuvre, ct avec + ; ; bien l'odeur de la pommade?.Tousent par obtenir la nomination d'un des .ce que j'ai beaucoup d'esprit naturei.\u2026 LE ; .| NOS compatriotes du Nouvel-Ontario, nous .\u2018ob jours cst-il que je me jetai à genoux leurs, lorsque comme catholiques-français , .; quand je m\u2019entendis appeler dans l\u2019obs- Lo .avons demandé qu'un Canadien-français Sal?(Vita au milieu du magasin, éperdu, les mains mous la demandons humblement et croyons + .curité: \u201cPsst! psst! Tancrède!\u201d C'était .; Co Co fut nommé juge du nouveau district, Cette .lui jointes, en larmoyant : \u201c\u2014Mademoiselle avoir droit à cette nomination.Lors de la \u2018 , .le clerc de lhuissier\u2014de la basoche, lui .; Lo : ,, | fois on à semblé favorable à notre deman- nw Calamistrade, ne pleurez plus, je vous formation du diocèse de Sault-Ste-Marie, , : aussi-\u2014qui m\u2019aborda aussitôt\u2014\"\u201cEcoute, ; .; de, et on nous fit entncdre qu\u2019un des nôtres on .=, en conjure!.Vous me fendez le il y avait dans le nouveau diocèse 27,000 .A .Tancrède, me dit-il, j'en sais une bien .; serait nommé.On parlait ouvertement de ; \u2019 A 220 A.cœur.Car je vous aime, mademoi- catholiques dont ., bonne à leur faire\u201d Si je l'écoutai, je > M.J.8.Caron ct de M.Danis.Après que - «Tai selle Calamistrade, je vous (bélant) 21,000 DE LANGUE FRANCAISE ; Ly vous lc laisse a penser!.\u2014\"\u201cJ'ai chez 4 .M.Caron fut élu député d'Ottawa, nous ; .ul ai.aime!\u201d et 6,000 composés d'Italiens sde Syriens, | pe .moi, continua-t-il, une boîte de pilules i ; , sn , .etions sous impression que M.Danis se- Lt ; - 5 De formidables éclats de rire retend\u2019Allemands, d'Anglais, d\u2019Ecossais et d'Ir- ., , .à l'huile dpe ricin.si tu veux, nou A : .ea A.Taït nommé, I! y a quelques semaines l:s ir et tirent derrière moi.Et en me retour- landais.Les cinq-sixièmes du clergé étaient | .Le allons les mettre dans un drageoir LC Lo.LL Journaux annonçaient la nomination de M., ; en nant, effaré, je vis une bande de gens des missionnaires et des prêtres séculiers .: nous les offrirons aux danseuses ° 5 ; , Kehoe, irlandais catholique comme Ia cho- l'effet de ces de la noce qui se tenaient les côtes, Canadiens-français.C'est sans.doute en guise de bonbons.Comme l'effe A ; 20 .\\ .se la plus naturelle du monde.\u201d (avec une l'infernal clerc d\u2019huissier en tête.La säappuyant sur des raisons comme celles pilules est immanquable.\u201d (avec ; \u201cHunt .\u2018 allégués par un Irlandais catholique, mem- Lorsque lon a demandé au député de moue de dégoût.) Je repoussai avec boutique si aile ct wo pi Ne - : ; ; on ; so : .alamistra bre du cabinet Laurier, et publiée par \u201cLe | Prescott, M.Proulx, pourquoi M.Danis horreur une proposition aussi grossie la voix gouailleuse de alamistrade Nationaliste\u201d que les Irlandais ont réussi à | T\u2019avait pas été nommé selon que lui M.L.| et.Ces clercs d\u2019huissier\u2026 bien que clamait : 1 ! .Le nî \u2014\u201cViädaz i 11 je crois que tu honorer de ln pourpre un des leurs.Et cet | J.Labrosse ct autres nous l\u2019avaient laissé de la basoche.manquent vraiment Viädaze, pitchour > > q : , .Lt OA .- ai à ma poupée?.Irlandais se sert de son influence et de | entendre, il a répondu: \u201cBien, c'était diffi- d'usage!.Il parut vexé par mon re (ais la cour Co ?a ! Ce n\u2019était ! : : ; \u201d fit-i i evine, hélas! Ce n\u2019étai son prestige d'evêque pour faire nommer | cile.M.Kehoe a beaucoup fait pour le fus.\u2014\u201cJ'en connais une autre,\u201d fit-il Vous he Cal \u2019 d a.ie ios \\ , i a as a Mlle alamistrade que j\u2019avais toujours au détriment des Canadiens-fran- | parti.\u201d Clest inique.au bout d'un moment.Java di oy 8 cet ti e al déclaration , .AT) Ô \u2018air adresse cette sentimentale , i i s Ir ai ; .éfier, car il sourit d\u2019un drôle d'ai çais, des inspecteurs Irlandais ne savant Pourvu que les Irlandais catholiques me méfier, | c'était à la poupée de cire qui ornaît .; , a.; sénarne .i cela.pas le français, dans les écoles séparées de prennent des moyens honnêtes, je ne sau- | ©\" sant ta que Calamistra- d'habitude l\u2019étalage du coiffeur et que diocè : e-tiers .Le ., il me raconta { son diocese, dans lesquelles les deux ters, | rais les blâmer, Jatiribue plutôt cet état Alors, i i était de la noce, ce soir-là, il avait posée sur le comp- is- | is : , .iffeur, qui = éta ' les trois-quarts, ect quelquefois, tous les de choses que je déplore à l\u2019apathie des | de le co \u201c : oe aprés le diner et toir pour 1\u2019épousseter!!.a iens- i .à i nvoyé sa fille : élèves sont des canadiens-français.A tel nôtres.Je fais connaître ces faits 4 mes | avait renvoy ; it Le pis, c\u2019est que maintenant, Mlle Capoint que Jorsque M.Aubin, le vaillant dé- .cae que la pauvre demoiselle ne pourrai pis, A : , ace compatriotes de Russell pour les induire à à faire à lamistrade ne peut plus me regarder A Titel FEN .danser Un bon tour a faire a puté du Nipissing, refusait Waccepter un.a ; pas danser.) ne pas etre assez stupides, assez peu pa- it d'aller chercher sans rire.inspecteur Irlandais ne sachant pas le .- Calamistrade, ce sera Lo ; PI ; triotes pour donner par leurs suffrages, du fille et de la ramener au bal; Cala- Quant au clerc d'huissier, vous pen- français et insistait pour faire mommer un ; » A ; sa a .: .| 4 ., | Prestige et de d'influence à un homme qui mistrade m\u2019oserait pas se fâcher\u2014 sez bien que je ne le fréquente plus! ei ge, thon.M ey = s'en servira pour ostraciser la langue fran- \u201cMais, objectai-je à mon collègue de On ne se fait pas de plaisanteries com- é it: * vill have to fight your : .| gees , .répondit You will have ent y aise dans d'Ontario, Peut-être a-t-il déjà la basoche, j'ai encore vu Mlle Cala- me celles-là, dans la basoche!.\u2026.own bishop.commencé son œuvre en signant la péti- mistrade tout à l\u2019heure\u201d\u2014\u201cÇa ne m'é- so: Dans certain milieu irlandais, on ne se tion des irlandais catholiques qui deman- tonne pas, dit-il, c'est à l'instant que .AUGUSTE ¢ ] ù i s r .i te à ; gêne nullement pour dire que le uccesseu daient Pabolition du français à l\u2019Univer- son père vient de la renvoyer pour de Mgr Duhamel devra être un Irlandais, sité d'Ottawa.\u2018C\u2019est ce que nous saurons bouti D'ailleurs, si tu \u2014 ., .garder sa boutique, , .si non on demandera la séparation de l'ar- | .sa andidat .1 Comme deux jeunes sénateurs se que- cre A .| sil persiste à être notre c \u2019 veux t'en assurer, viens avec moi.\u201d I llaient devant Auguste, en plein sé.chidiocèse et l\u2019évêque Canadien-français .Lo .rellaien guste, plex A me conduisit devant la boutique de Ca- nat: \u201cEcoutez, jeunes gens, dit-il, un devra s\u2019en aller à Hull.JUSTIN.A es ae se ; .\u201cx : Np\" : ent lamistrade.Le magasin n\u2019était pas vieillard que les vieillards écoutaient Voilà pour la représentation dans Pépis- gem om \u201c d il était j \u201d copat.\u201cLe Canadien\u201d ~~ éclairé, mais la lueur des quinquets de quand il était jeune. 4 L\u2019'AVANT-GARDE - : LES ECOLES DU MANITOBA La question des Ecoles du Manitoba est-elle réglée?Voilà une grande question.\u201cL\u2019Action Sociale,\u201d de Québec, blie, a ce sujet, ce qui suit: \u201cNous avons reçu, le 14, une nouvelle dépêche de l\u2019archevêque de St-Boniface.Comme le télégraphiste d\u2019avait transcrite d\u2019une manière ambigue, nous avons cru devoir prier Mgr Langevin de nous en expliquer certains passages avant de la rendre \u2018publique.Monseigneur avait alors quitté Winnipeg et ce n'est qu\u2019à Kenora que notre demande teindre.pua pu l'at- Voici la dépêche, telle que reconstituée après les explications reçues: \u201cKenora, Ontario, 16 octobre, 1908.\u201cM.Jules Dorion, \u201cL\u2019Action Sociale,\u201d Québec.\u201cJe proteste contre l'affirmation faite par Sir Wilfrid Laurier, à l'assemblée de St-Roch, le 53 octobre, que les libéraux ont réglé la question des écoles en trois mois.La question n\u2019est pas encore ré- Jée parce que justice n\u2019a pas été ren-.Bg Pp due.\u201cDans les écoles libres de Winnipeg ct dans celles des centres catholiques, ce sont-des livres catholiques qui sont utilisés On ne se sert ae quelques livres des écoles publiques que pour les élèves qui veulent obtenir leurs diplômes et qui ne le pourraient cela.\u201cL\u2019ARCHEVEQUE DE ST-BONIFA- CE.\u201d \u2019 Aprés la lettre de Mgr PArchevéque, il semble que la chose est bien claire.La question n\u2019est pas réglée.Qui la règlera?C\u2019est au peuple à se choisir ur gouvernement qui ne fera pas comme tous les autres: se moquer de tout le monde et de l'électorat de la province de Québec surtout.pas sans Sus Aux Empoisonneurs ! (De \u201cL'Action Aujourd'hui s'ouvre Sociale\u201d) des luttes Jes plus ardues, et avec elle la période trop souvent marquée par des scènes Déjà, quelques paroisses, l'alcool a fait son apparition, et le liquide maudit ne parait pas trop mal accueilli.Hier encore, dans un des comtés de ce district, la semaine d'intempérance.dans nous avons pu constater que les cabaleurs d'élection, gens sur-\" gissant on ne sait d\u2019où dans ces temps d'effervescence, apparition.Nous en avons vu distribuer l\u2019al- ont fait leur cool à grands verres, des voitures servaient de comptoirs; l\u2019empressement et des hommes d'âge mür accouraient de toute avec lequel des jeunes gens part, prouve l'attraction produite par ce genre d\u2019appât, surtout lorsqu'il est gratuit.Nous avons entendu un père de famille, presqu'un vieillard, se promettre de ne pas dégriser de la semaine.Le malheureux était déjà lancé; au lieu de se mêler à la foule paisible et attentive qui écoutait les orateurs pour peser leurs raisonnements opinion, il courait les coins avec des individus de son espèce pour récolter d\u2019autres doses de la drogue malsaine.C'est la répétition des scènes d'antan.Pourtant ce qui s\u2019est passé lors des et se former une dernières élections provinciales nous permettait d'espérer la disparition de ces scènes dégoûtantes.Alors, dans plusieurs comtés, des adversaires se son® entendus pour bannir Valcool de leurs moyens d'action, et des résultats ont été superbes: assemblées paisibles, discussion courtoise, lutte de gentilshommés et de chrétiens.Quelle différence, déjà, avec ce qui se passait jadis! Dans un comté de notre district, lors d'une élection qui ne date pas de très loin, des comptes de boisson au montant de trois mille piastres restaient en souffrance au lendemain de la votation, et cela pour un seul des candidats et en sus des liquides déjà payés au cours de la campagne.L'adversaire, de son côté, n'avait pas manqué de désaltérer ses partisans, de sorte que, dans un comté qui ne compte pas quatre mille voteurs, on avait dépensé pour plus de six mille piastres de boisson.N\u2019est-ce pas horrible! Et quand on songe aux dangers que l'on fait courir à de pauvres diables, qui se sont enrôlés dans les sociétés de tempérance et qui ont besoin de tout leur courage pour ne point succomber aux occasions ordinaires! Comment voulez-vous qu\u2019ils restent fidèles à leurs promesses, qu\u2019ils persévèrent dans leurs bonnes résolutions au contact de tels personnages et devant de pareilles occasions?Nous connaissons des histoires navrantes de malheureux dont les foyers avaient vu renaître l'aisance et la joie avec des habitudes de sobriété, ct qui sont retombés plus bas qu\u2019auparavant pour avoir cédé aux sollicitations d\u2019un vil cabaleur.Ces misérables ne songent même pas aux conséquences de leur mauvaise action.Ils sont payés pour cette sale besogne; ils sont payés pour ravaler et abrutir, et ils mettent à accomplir leur tâche une ardeur diabolique.Les électeurs honnêtes, des électeurs tempérants,\u2014et ils sont l'immense majorité,\u2014devraient s\u2019unir pour courir sus à ces empoisonneurs.La moindre organisation suffirait pour ldéfendre les paroisses et couper court à l'invasion alcoolique.Aux dernières élections provinciales on a pu constater ce que vaut l\u2019effort, s'il est énergique et combiné.I! ne faut pas perdre le terrain gagné.Que les forts s\u2019organisent pour défendre la dignité et aussi la diberté de leurs voisins plus faibles.Sus aux ravaleurs de la dignité humaine! Sus aux endormeurs de conscience, aux escamoteurs de liberté! Sus aux empoisonneurs! 0: À OR WILFRID LAURIER \u201cL'Evènement\u201d publiait lundi dernier un article qui est très intéressant.Nous le donnons ici: \u201cSir Wilfrid, nous\u2018 vous saluons!!!\u201d \u201cVous avez été le protecteur zélé de notre langue en laissant abolir dans l'Ouest l\u2019usage de la langue française, c\u2019est pourquoi, nous Canadiens-français, nous saluons en vous le champion de notre nationalité! \u201cVous vous êtes montré très catholique et vraiment Canadien-français Jorsqu\u2019en 1896, après avoir assuré au peuple qui vous avait porté au pinâcle, que vcus défendriez les droits menacés de vos frères de l\u2019Ouest, vous les abandon- ®.| laisser entre niez lâchement, en faussant toutes vos promesses, à la rapacité et à la fureur francophobe de Greenway.Sir Wilfrid, vous avez forfait à votre parole, mais vive Laurier quand mêmel \u201cQuelques années après, par un de ces mouvements auxquels vous ne nous aviez pas habitués, vous présentiez à la chambre un \u201cbill\u201d relatif à la création de nouvelles provinces a qui vous donniez les écoles séparées.Sifton, que vous aviez appelé dans votre cabinet pour le récompenser des misères qu\u2019il avait faites aux catholiques du Manitoba, etFielding qui déclarait \u201cqu\u2019une minorité n\u2019avait de droits que ceux que la majorité voulait bien lui accorder,\u201d s'opposèrent à cet acte de justice qui donnait à des catholiques, des écoles selon leur foi.Vous avez eu peur que le siège de premier ministre sur lequel vous étiez assis, ne vint à tomber si Sifton et Fielding qui le supportaient, s'en allaient, et pour une seconde fois en refusant aux catholiques des écoles auxquelles ils avaient droit, la justice fut foulée aux pieds! Sir Wilfrid, la galette a toujours passé avant tout chez vous, mais vous êtes grand quand grand par la fourberie et la couardise! meme, \u201cEn ne nous disant pas pourquoi Hyman, Emmerson et Sifton quittèrent le cabinet, et en faisant étouffer par un misérable vote de parti l\u2019enquête qui nous aurait fait connaître Jes ministres accusés de péculat, d\u2019orgies et de débauches, vous avez bien mérité du peuple qui a droit de savoir comment se conduisent ses mandataires au Parlement, et le peuple est content de votre conduite, et vous félicite de votre fran- chose! : à votre.sage politique, l\u2019Europe déverse dans notre ouest canadien, toute l\u2019'écume de ses bas-fonds, à tel point que la plus grande revue de Paris, a pu dire: \u201cSous peu le Canada deviendra la sentine du vieux monde.\u201d Cela aura pour résultat de noyer sous un flot fétide la race française au Canada, et c\u2019est vous, Ô notre compatriote, Sir Wilfrid, qui aurez accompli cette belle oeuvre chère aux Sifton, aux Fielding, aux Oliver! \u201cLes forçats tels que Philip Wagner et les voleurs d\u2019élection tels que Leach, trouvent leur récompense dans la libérale protection que votre coeur de père, accorde à ceux qui ont contribué à vous les mains, l'assiette au beurre.Sir Wilfridè nous des contribuables, nous vous'remércions des bons mouvements de votre coeur et vous félicitons d\u2019engraisser cette fripouille a nos dépens! \u201cA tous les ans, grâce \u201cIl y a un an, une gigantesque entreprise, le \u201cPont de Québec,\u201d que le gouvernement aurait dû surveiller, mais qu\u2019il confia plutôt à une compagnie insolvable, s\u2019écroulait et s\u2019enfonçait dans le St- Laurent, pendant qu\u2019une clameur terrible d\u2019épouvante se faisait entendre par tout Je pays: c\u2019était le cri d\u2019agonie des quatre-vingts victimes de votre négligence.7 Sir Wilfrid, quatre-vingts veuves cet un plus grand nombre d'orphelins, à qui on ne donné rien tandis qu'on gorgeait Parent, prient Dieu pour que le 26 octobre prochain, le peuple vous remette en place afin de vous voir continuer \u201cvotre oeuvre?.Ces femmes et ces enfants vous bénissent!!!! Le peuple vous déclare grand entre les grands, pour avoir su porter les ia- xes de $5.46 qu'elles étaient sous les conservateurs, à $11.70 qu\u2019elles sont maintenant! La population canadienne est fière quand on lui dit.que le.Trés Honorable Sir Wilfrid Laurier lui a mis sur les épaules une dette de $283,000,000, bien qu'il ait augmenté les taxes de $229, 000,000! Les ouvriers voient leurs salaires baisser pendant que \u2018le prix des aliments et du combustible augmente; les banques ferment leurs portes -étouffées qu\u2019elles sont par la crise; les bandits de tous les points du globe se sont donnés rendez-vous en notre pays pour assassiner les gens, et, Sir Wilfrid, ces ouvriers qui meurent dla peine pour pouvoir attacher les deux bouts: les déposants qui voient sombrer leurs économies dans une faillite de banque, et des victimes des apaches importés d\u2019Europe, vous chantent, Jes ycux vmbués de larmes reconnaissantes, un can- tiqut de gratitude pour la prospérité dont vous avez doté ie Canada ! Vous avez encore tout récemment, stigmatisé en termes \u201cchoisis\u201d ce parti conservateur qui ose trouver à redire à l\u2019œu- vre admirable que.vous avez accompli.Sir Wilfrid, nous étions habitués à cette hardiesse chevaleresque qui vous caractérise, et c\u2019est l'âme enthousiasmée que nous écoutions les belles envolées de votre langue d'argent, qui restait muctte aux propositions d'un sénateur quelconque qui voulait, futilité, ma foi, vous prouver qu\u2019un de vos ministres, menace d\u2019un procès pour séduction, faisait vivre aux dépens du peuple, les victimes de sa débauche.C'en est assez; électeurs de Québec, lisez ct jugez! Pour nous, Sir Wilfrid, c\u2019est plein d'espoir en une victoire que vous verrez s'échapper de vos mains, que nous vous saluons en attendant, le soir du 26 octobre 1908, Nocturne M.Paul Morin, étudiant en droit a l\u2019Université Laval, a publié dans le \u201cNationaliste\u201d de dimanche dernier un joti sonnet que nous sommes heureux de reproduire dans l\u2019espoir qu'il nous favoriser a bientôt de son aimable collaboration: \u201cEt voici que le spleen, le spleen lunaire monte.\u201d Albert SAMAIN, \u2014Au Jardin de-l'Infante.Clair de lune \u2014Sommeil\u2014La douce nuit alterne De son voile innombrable aux merveilleux reflets Les saphirs clairs avec les obscurs violets, Le bleu du soir avec le gris d'une aube terne.Dans un carrefour, Vor bléme d\u2019une lanterne Tremble devant un saint extatique.Volets Clos, un poète rime odes et triolets.Tiède, la lune dort sur l\u2019eau d\u2019une citerne.Taciturne, hargneux, roi rogue du silence, Un veilleur passe, avec d\u2019une lance; En un jardin fermé, des chiens hurlent d\u2019ennui.le heurt bref Spleen gothique.On entend de nostalgiques bardes, La grave et lente voix des tours clamant Minuit, Le pas rythmé du \u2018guet, hallebardes.PAUL MORIN.Montréal, octobre 1908.le choc des marre res core rer rar EE Toute communication à \u201cl\u2019Avant- Garde\u201d doit être adressée au No 105-109, .Ontario Est.Montréal."]
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