L'ami du peuple, de l'ordre et des lois, 14 juillet 1838, samedi 14 juillet 1838
[" Foi.© MELANGES.\u2014\u2014 cr = 2eme mt am \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 SNAW.Un vent g'aciu! descendu avec la nun du sommet des Alpes gémissait dans le conduit de ma cheminée, où brillant la lamms pé- tllante du sapin.Co roir là, j'étais rentré plus tard qu'a l\u2019ordinaire, fatigué par une longue partie de chasse.Snaw reposait à ses pieds, tout fier doses exploits de la journée.[mmobite et le cou nonchalanunent alongs sur ses pattes, il promenait autour dela chambre an regard satisfait.De temps eu temps, lorsque tn main appesantie se veposuit sur lui, ses veux semblaient chercher les micus, comme pour me remercier, tandis que le rapide invuvement de sa queuc témoignait du plaisie quelui cau- valent nes caresses, Peu à peu Snaw vessa du me regarder, et son corps ne frissonna plus sous ma main.Une agitation extraordinaire ec manilesta dans tous ges membres ; sus nouvemens devenaient convul- vifs, sa paitrine, soulevée par sa respiration entrecoupée, fit place à de sourds uboie- wens\u2026 Evidemment Snaw rêvait \u2026 Qui |.pourrait dire ce qui se passait aloes dans ce je ne sais quoi qui n'a pas de nom dans Ja science et qui fuit, en dépit de notre orgueil, que l\u2019unimal sent, pense et ve souvient 1.A force de meditations ereuses sur ces matières abstraites, je finis par ne plus penser moi-même, perdu à lavers les mille détours do ce labyristhe philosophique.\u2026.\u2026.\u2014Parbieu ! mon cher,dit Edouarl en ou- veant brusque hen a ports le tondiwsimio matin, il fait déjà grand jour.Le soleil \"dort encore dans ea courhe brumeuse, le vont souffle legérement du nord, et le nez exurcé de mes chiens semble y démêler un enivrant faimet de chevreuil.Ju mo levai et le suivis tout alourdi par le roimsneil.Le ciel, d'un gris foncé, re voiluit çà ot [A de nuages dont les contours coumençaient à éclairer des premiers rayons du œv'eil Laterre était humide et Pair tout charge des vapeurs du matin 5 nos chiens, tapatiens, le cou tendu et les nasce nux ouvert-,uspiraient avec urdeur les caprits apmortls pur ja briga.Nous cheminions dans une étroite vallée, ayant devant nous les sommets neigeux que tous devions atteindre ; nous nous cufon- Câuics peu à peu dane une gorge profonde, tt nos chiens, libres enfin, s\u2019élancèrent à travers les détours de la montagne, reparaise sant do temps en temps sur le revers ou sur lu cime des rochers.Après quelques heures \"une marche pénible, un de nos guides accourut et nous annonga qu'il avait découvert les traces de la bête.Nous le suivimes avec précaution,et nous aperçûmes en effet, à quelques pas de là, l\u2019empreinte de larges pattes sur le bord d'un ravis profond.Le guide s'agenoui!la, examinant attentivement les traces laissées sue la neige, puisil y passa plusieurs fois la langue, étudia attentivement la saveur dont elle étaitimprégnée et se relevant avec Paplomb d'un homme wûr de son fuit : -\u2014 La journée seru rude, dit-il d\u2019un air d'importance, et nous ne farderons pas à à nous trouver nez À nez avec un vieil er- mie dont j'ui promis depuis long-temps la dépouille à Jeanne pour sz parure d'hiver.Après avoir indiqué à chacun la direction qu'il devait prendre : \u2014 Vous, me dit-il, je vous destie lu meilleure place : en restant ici parfaitement immobile, vous ne corderez pas à recevoir la visite du vieux montagnard; ri surtout vous tenez à embrasser ce soir votre femme et vos enfans,quand vous le verrez s'approcher,ne vous dérangez pas et laissez-le venir flairer, le plus près possible, le bout du canon de votro fuail ; alors.vous comprenez.Je ne coin prenals que trop bien et goûtais fort peu lu préférence dont j'étaie l\u2019objet, Néanmoins je m'efforçai de sourire en ro- merclant mon guide de cette attention flatteuse, et je m\u2019assis en silence, Vail fixé dons la direction qui m'avait été indi- juée.Je periie bientôt de vue successivement ting les chasseurs.Quand le dernier eut sisparu que j'eus cessé d'entendre le bruit 4b la neige durcie craquant sous ses pas, je Mowenai avec effroi les yeux autour de moi.Tout était mome et silencieux ; de tem en temps aculement le souffle léger de la brise détachait ça et là quelques mas:es blanches qui formaient en tombant un bruit sourd et monotone.L'inpreesion pénible dont je DR \u201cl'arme échappée de mes mains ; je accouai ila neige de ma casquette et de mes habits,et \u2014\u2014 nan ot SR cher ee n'avais pu me défendre finit cependant par se dissiper, et je tonbai peu à peu dans une profonde réverie qui t\u2019enleva totalement le sentiment de ma position.Ma pensée, s\u2019en- volaut de ces tristes lieux, me ramena bien- après avoir flairé quelque temps autour de Jui, il 'élançau avec une vitesse incroyable duns un étroit défilé.J'héditais à my en- 'gager & su suite, lorsque je le vis revenir \u2018hondirsant et caracojant en signe d\u2019ailégres- 10t sous le toit fortuné que je me reprochais| se.Je me lnissai conduire par lui, sanz ôser d'avoir quitté ; je songeai à ma femme, àlpourtant me livrer à Un espoir déjà une fois mon petit Paul.Mais, le dirais-je ?ce:|déçu.À peins avions-nous fait quelques que je regretlais surtout dans un pareil mo-j|pas que je ine trouvai à un détour du che- ment, c'était mou chien, mon brave et fi-[min, en face d\u2019une cabane qui se détachait dèle Snaw.Je me rappelais toutes les oc-jtoute noire et silencieuse sous les rayons de casions où j'avais vu briller ron couraga etflalune.Je frappai à la porte à coups re- sa force, l'eut-être, me disais-je, est-il{|doublés et n'obtinu d\u2019abord, pour toute ré- maintenant aux prises avec ce nouvel etponse, que les sboiemens furieux d\u2019un ehien redoutable ennemi Peut-être a-t-il Sui-|lqui semblait, de son côté, vouloir renverser combé dans vette lutte inégale.En Cejsu cabane pour s\u2019élancer sur moi.moment un choc violent, accompagné d'un Enfin la voix d\u2019un home sc fit enten- sourd grognement, me préeipita lu facelidre, et la porte s'ouvrit.Je, reculai de eur- contre terre.Deux lourZes pattes se posé-||prise en reconnaissant le montagnard à la reatsur mon dus, el je sentis courir sur maf{mine rébarbative, dont j'avais refusé 1hos- joue un soullle lumide etchaud.Je tour-Mpitalité quelques inetans p'us tôt.11 sourit naila tête cn tremblant\u2026 c'était Snaw,{linvolontairement en remarquant l\u2019étonne- mon cher Shaw, dont l'empressement et les|iment mêlé de terreur doni je n'avais pu me druzques démonstrations de Joie avaient falli!|défendre, et m'invita à entrer sans crainte, me faivg'mourir dz peur.En dépit des exhor-il tandis qu'il retenuit von enorme chien qui tations de mon guide.je rendis a Snaw toutes{{paraissait symoathiser aussi peu avec le ses caresses, et joyeux d'avoir retrouvé mon|| mien que moi avec sun maître.Mon hôte dévoué compagnon,je ramassaipromptement]|s\u2019empressa de ranimer quelques tisons qui fumnaient encore dane l\u2019Atre d\u2019une étroite vheminée, et m\u2019engigea à tie débarraseer de mon fusil et de mon couteau de chasse, ce que je refusai le plus poliment possible.I! nllumu ensuite une petite lampe en fer £Exée à la muraille, et je pus alors distinguer parfaitement sa figure.C'était un homme d\u2019une cinquantaine d\u2019unnées, maigre et de taille moyenne.Ca qui me fearnn d'abard dans sa physionomie, c'était quelque chose de plus sain et de plus indie, en quelque sorte, que la ruse grossière et la fausse bonhomie qui se lisent ordinairement eur la figure des gens de la campagne.La vivacité de son regard contrastait d'ailleurs avec les suivis sans plus tarder le chemin que mon chien semblait ninviter à choisir.Je pensai qu'il me conduirait vers quelqu\u2019un de mes compagnons nuque) je parviendrais ficile- ment & fuire prendre le change sur la cause de wa désertion, au moyen de ces innocens mensonges QU\u2019UN Chasseur troiïve toujours, faute de mieux,dans le fond de sa gibecière Cet espoir me fortifia quelque temps contre los fatigues d'une marche qui n\u2019était pas sans périls.Mais à l\u2019approche de la nuit, je ne pus n\u2019empêcher de concevoir quelques in auiétules sur le résultatde mun voyage.Snaw lui-même seubiait avoir perdu lal|cheveux gris qui cuuvraicat son front.Une confiance qu'il avait montrée jusque là ; il autre observation qui m'avait échappé dans allait et venait autour de moi, v\u2019arrêtant della surprise et le trouble où m'avait jeté notre temps en temps comme pour me consuiter.\\première rencontre, c'est que cet homme Mon anxièté croissait avec les ténèbres.Ajjn\u2018avait de paysan que son costume ; son fa fin, je n'y tins plus 3 la frayeur sempara:llangage et ses manières, sunz Être dune de moi : je commençai à siffler, à crier ct à:| C'égance remarquable, sentaient les habitu- uppeler, \u20ac: Sans, me considérant d'un air||des et les mœurs des villes, Cette décou- consterné, ve init à abayer à l'unisson.verte, loin de calmer ma frayeur, fortifiait Jo ne pus me défendre de rire en son-jimez soupçons.Epuisé par la futigne, et, geant qu'il y avait de quoi faire fuir tous|ije dois le dire, par les émotions de la jour- les ours de la montagne.Quelqu'un néan- [\\nte, je me Inissai tomber sur un escabean, moins accourut à ce bruit ; c'etait un hurnettandis que lui-même s\u2019ossit sur wn lit de me vêtu d\u2019un sarreau bleu retenu par une/|paille où so voyait encore lu place qu\u2019il ve- ceinture roug:, eclon la mode du pays, et lainait de quitter.Aprés que j'eus réparé mes tête couverte d\u2019un bonnet de laine de même] forces au moyen de provisions tirées de 1non couleur.Il tenait à lu main un long bâtoul{hnvresae, mon hôte n'engagea & prendre ferré et était accompagné d\u2019un énorme ch\u2018enfjquelque repos, en m'offrant généreusement des Alpes, Son extérieuret ea physionoraielile moitié de son lit, Je répondis que je préfé- w'inspiraient peu de confiance.Snaw eelrais attendre lo jour auprès du feu.Nouvelle rapprocha de moi en grommelant, et lui au-flexhortation de sa part à quitter mes armes, rait fuit apparemment un mauvais accueil,jjet nouveau refus de ln mienne.Une lutte s'il n\u2019eût été contenu par l\u2019aspect formidableflavec cet homme n'avait pour moi rien de son compagnon.L'étranger s'avança et||d\u2019effragant ; mais j'avais tout à cruindre woffrit un asile dans su cubane juaqu'aul{d\u2019une surprise, et je ne pouvais montrer trop lendemain matin.LL.de vigilance.\u2014 Indiquez-moi plutôt, lui dieje (pourll Jo suivais attentivement ees tnoindrez lui faire comprendre que je n'étais pas seul) touvomens, tout en oléctant une certoine de quel côté je retrouverai les chasseurslingouciance.li w'aperçut néonmoins de que j'ai perdus de vue il n\u2019y a qu\u2019un ins-[[mon inquiétude et essoya de détruire les tant.préventions fâcheuses dont il es crut l\u2019ob- \u2014 Je n\u2019ai pas rencontré aujourd'hui, ré-[jjet.pondit-il, l'ombre d\u2019un charseur.Quant à vos compagnons, il est probable qu\u2019à cette heure ils zont tous de retour daus la vallée, et je ne vous conseille pas de vousaventurer seul a leur suite.Dans tous les cay, sj c\u2019est à Co ivet que vous allez, voilà le che-|lrable Labitation devaient le faire supposer.min qu\u2019il faut prendre.Maie, puisque vous ne paraissez pas disposé En disant cela, it mo tourna le dos.Je jeu sommeil, je vous expliquerai, si vous le ne savais, en vérité, lequel valait le mieux|Ipermettez, cette singulière contradiction.pour moi, d\u2019être débarrassé d'une société]! \u2014 Volontiers, répondis-je, un pen rassu- nussi vuspecto on d'errer scui dans la mon=|fré par ces paroles ; car je ne vous dissimue \u2014 Je conçois, me dit-il en cherchant à donner à sa physionomie l'apparence de Ja naïveté, que vous soyez étouné de trouver dans ces lieux sauvoges un homme un peu moins grossier que cos habits et cette misé- ! Je ue suis point aussi vieux que je le parois, ! Cescheveux gris sont ceux d'un pendu dont je vous dirai l\u2019histoire, et cetle barbe de même couleur à décoré long-temps le mens ton d'un vénérable pasteur do Zurich, qui s'égara un jour dans Ja muntagne et dont je trouvai par hasard le corps le lende- \u2018main matin.Je me levai avec un cri de surprise.J'avais devant moi un homme de quarante ans au plus, mulgré ce que sa Calvitie, évidemment factice, pouvait sjouter en apparence à sun âge réel.Mon hôte paraissait o'a- mnuser beaucoup de ma stupéfaction.\u2014 Vous conviendrez, me dit-il, que je ne mets pas de coquetterie dans mes traves- EE ce ee Svontreal, Samed 14 Yudllot 1838 lissernens.Quant au motif de ce déguise- tent, mon histoire vous le fera connaître.Je suis rit dans le Tyrol, et j'oi fait mes êtudes à Inspruck.Mon père, qui avait un frère dans les ordres, n'ambitionnait rien tant que de me voir (covailler, dans la même carrière, tout à la fois à mon valut et à ma fortune.Mes maîtres prétendaient que j'avais de grandes dispositions ; mais je savnis, uioi, que je n\u2019en avais nullement pour le célibu:.Je me résignai pourtant, et j'endossai la soutane par respect filial.Nommé à la cure d'un village non loin d'Inspruck, je aus m\u2019altirer, par l\u2019avetérité du tma vio ct tres vertus évangéliquer, la confiance et l\u2019amour de mes ounilles.Un jour je fus op- pelé auprès, d\u2019une vieilio et respectable | dame àa arficulo morlis, et je demandai à! ila mort.Jugez vous-même de la douleur\u201d res temporelles de ma pénitente, qu\u2019elle! avait laissé tout son bien (qui était considés rable) à ves héritiers légitimes, oubliant totalement notre sainte mère l\u2019Eglise dans oes diepositions testamentaires.C\u2019étaitun vrai scandale que jo ne devais pas permetire, et je reprochoi vivement à la malade ce cous pable oulili qui cumpromettait gravement son galut éternel.Toucbée de mes exhortations, elle m'indiqua, dons une cassette dontelle me remit la clé, l'indigne testo.ment gue je me hätni de jeter au feu.J'oh- tins facilement ensuite qu'il fût remplacé par une donation en faveur de l\u2019église et des pauvres de la paroime, dont j'étaie, je vous ussure,le plus nécessitoux, Quand la bonne dame eut été bien confessée, administrée et édifiée, jo rortis emportant la cassette avec quelques joyaux qui \"y trouvaient per hasard.Le croiriez-vousl les hérétiques qui devaient recueillir cette belle succession osèrent trmnver mauvais que l\u2019église eût pris leur place ! Lo testament fut attaquô comme entaché de frauds et de captntion.Acceblé moi-mé- me sous le poils d\u2019une infime accusation d\u2019escroquerie, je crus prudent de ne pas attendre l'arrêt, toujours Încertain, de la justice humaine, et je pris la faite sous un déguisement mondain.Le malheur voulut qu\u2019un des héritiers, qui s'était mis à ma potirsuite et que je rencoutrai dans une auberge de la frontière, mourut subitement la nuit même où je quitta le eol inhospialer du Tyrol.Je voyogeui quelque temps ne- 9:2 commodément, grâce à un bon nombre de ducats trouvés au fond de la précieuse cassette.Après avoir visité ainsi les principales villes de l\u2019Allemagne, force me fut de me diriger en toute hâte sue le Vurteme Lery où j'avais un parent.Mais j\u2019appris à mon arrivée qu\u2019il était parti depuis plus de eix mois pour l\u2019antre monde, ct comme mon dernier kreutzer avait servi, en redescendant de la diligence, à payer au cocher son dernier pour boire, il arriva que je n\u2019avais plus de quoi manger.Au lieu donc de togne.Mais déjà il n\u2019était plus temps delllerai pas.revenir eur ma détermination, car l\u2019étrangeri| \u2014 Bien, bien ; je comprends parfaite= avait disparu subitement, et il ne me reslait{iment que toutes les suppotitions sont possi- plus qua eulvro le chemin qu'il m'avait in- [bles en parcille circonstanee\u2026 Mais aupa- diqué.Je faisais, tout en marchant, d'assezfiravant, ajouta-teil en avangant la main avec vristes réflexions sur la position dans laquelle[jun geste familier, veuillez mo faire passer je me trouvais, et je songenia avec effroillcette gourde où je vuus ai vu boire tout à que je venais peut-être de faire la rencontrel[l\u2019heure outre chose, je pense, que de l'eau d\u2019un malfaiteur qui m'avait à dessein indi-[[de la montogne.Si j'ai bonne mémoiré, je QUË une autre FOUfé\u2026\u2026.\u2026.100000\u2026000000s00000s 00000] |Me GOUFIENS d\u2019avoir appris au Collége que Cetto idée mie frappa tellement que jellles anciens, beaucoup plus religieux que changeai aussitôt de direction.Heureuse-[|nous,sanctiGaient toujours, par des libations, ment pour moi, le ciel était pur et la lune|{chaque action importante de leur vie, et je brillait d\u2019un vif éclat.Je marchais depuis||eais pertinemmer:t que la messe commence environ deux heures, pensant que je nel{par les buretten.Je bois done aux dieux pouvais être fort éloigné d'atteindre le piedllisres, mon cher hôte, et à l'hospitalité.de la montagne.Le chemin était devenui| En disant cela, il avala d'un trait le resis plue facile.Tout à coup Snaw s'arrêta, sefidu vin laissé dans ma gourde.mit à fuveter aves une nouvelle ardeur, et\u201d \u2014 Et d'abord, continuaet-il, eacbez que bonne que belle, Aussi, je puis le dire, je me diriger vers la maison des héritiers de mon parent, je m'acheminai bravement vers celle du gouverneur de la place, et à Ja faveur d\u2019un enrôlement sous les drapeaux de | na majesté Wurteibergeoise, ju fus asau- ré de diner pendant six ane, Mais vous devez être fotigué.Un peu de sommeil.\u2014 Merci, merci ; je sus tout=à-fait re- posb et voire intéressante histoire.\u2014 Comme il vous plaira ; je continue: La discipline militaire convenait peu à mon caractère indépendant ; mais en revanche, l\u2019élégant conume de hussard m\u2019allait à ravir, 9'ii faut en croire ce que me dit un soir une brune et charmante fille qui semblait prendre quelque plaisir à me voir passer sous ea fenêtre.Pauvre Lisbeth! sjou- ta mon hôte avec un soupir, elle était aussi rester seul*aves elle pour mieux la préparer ; 9t le genre d'industrie que j'exerçais ici.Un os je Yezentis e apprenant, au moyen da, cou quelques questions ue Ja situation des affai- if ensemble au bonl d\u2019un ravin profond, le à L'ORDRE ET DES LOIS.0 dre rt ms +8 ara\u201d \u2014 ee No 108 ne we repens pas de tout ce quo j'ai fait pour elle, D'abord, ofin d'être tout entier à mon amour, je m\u2019aflranchis, en quittant brusquement le régiment, des devoirs importuns de la profession des armes.L\u2019amour, cependant, ne tn'avait pue aveuglé jusqu\u2019à m'empêcher d\u2019aviser au moyen d'assurer notre bonheur mutuel.J'avais eu soin de puisor dans la caisse du régiment de quoi pourvoir à nos premiers besoins.C\u2019est ainsi que nous arrivêimes eur le sol libro de la Suisse.Nous habitâmes tour à tour Genève, Bâle, Constance.Malheureusement, le rapide épuisement de nos finances nous força bientôt à renoncer à ces b:1les résidences, pour venir chercher dans ces montagnes une existence ignorée et moins dispendieuse.Le produit de ma chusse et les of- feandes généreuses des voyageurs que j'ai le bonheur de diriger dans les chemins inconnus où je vous ni rencontré hier au soir, euflisaient à notre subsistance.Mais le ciel ine réservoil uno plus rude épreuve en mo punissant dans ma pozsion criminelle.Lisbeth, naturclemem faible et délicnie, ne pouvait soutenir la vie\u2019 dure et luboricuse qu'elle n'avait pay eraint d'embrasser pour me suivre.Sa santé s'en allait depétissant visiblement, et sa bonne humeur semblant l\u2019abandonner en même temps, elle était devenue triste et morose, et parfois memo il lui arrivait de trouver peu honorable ln manière dont j'avais quitté mon régiment, ces monumens témoignent de l'imagination; hardio et poétique de leurs fondateurs, On étudie sous les mystérieux arceaux de ces basiliques l\u2019histoire du christianisime, on la lit dans les toiles qui servent de tapisseries à leurs vastes murailles.La, les félicités du ciel sont retracées avec lu plus suave harmonie ; ici, les tourmens de l\u2019enfer so traduisent eous des formes terribles ; ailleurs, les vierges cont belles do toute tu beauté céleste ; plus loin, Dicu se montre dans toute ea grandeur L.,.Clest ninsi que la peinture rendait palpables les vérités des écritures: l\u2019Evangile à la main, elle en matérialisait les divincs paraboles.Cet urt pouvait seul donner à ln purole suinte tonte l\u2019énergie, toute l'intelligence qu\u2019elle renfer- mo en elie.Où trouver de plus puissuns traducteurs de Moise, d'lsale, que Michel Auge où Raphaël ! .L'examen des peintures qui décorent les églives de Cologne ramène la penstéo vers des temps où toutes les idées germuient sous l'influence du catholiciame, où l'art ne tra- vaillnit que pour la foi, où le peintre et Parchitecte payaient à Dieu en chefs-d\u2019œuvro ce qu\u2019ils en avaient reçu en genie.Les ta- Vleaux devenaient à la fois un ressort politique et religieux qui imprimoit une direction à l\u2019esprit des peuples, et ces vestiges sacrés, qui eurent une si grande port à leurs destinées, étonnent aujourd'hui notre foi expirante.Mais suivez-moi dans In métropole gothique qui, restéo inachevée, est d\u2019une grandeur incommensurable.Elle eemble avoir 610 willto et ciselée par des mains mirnen- leuses, Si le plan primitif ct reçu sou ex écution, cet édifice géant eût surpassé tous ceux do lu terre.C'est le chef-d'œuvro de l\u2019ancienne architecture teutonique.Après avoir admiré longuement l\u2019agive ct le cintre qui découpent le vieux portail, on pénètre dans l\u2019intérieur du temple.Les rieusement ea physionomie où semblaient | oiles de la bosilique sont portées par un passer ropidement les diverses pentées qui || double rang de colonnes massives ; leurs l\u2019agitaient intérieurement.Jo ne pouvais|| chapiteaux sont brodéa de fleurs diversifiées plus ms le dissimuler, j'étais en face etl] d Vinfini.La voute est soutenue par des peut-être au pouvoir d\u2019un misérable couvert || arceaux linmenses: on voit qu\u2019ils furent de crimes et qui parafssait avoit voulu m\u2019in- || élevés pour laisser passer Dieu !.timider où s'amuser de mes naïves terreure || La chapelle qui donne aile à la châsse Je promenni sutout de moi des regards|| dee Trois-Moges rivaliso avec celle do inquiete, tenant involontairoment la main || Saint-Chorles Horromée, à Milan ; ello ent sur le manche de mon couteau, Mon hôte, || peinte, dorbe, mystérieuse ; c'est un des de son côté, souriant nvec ironie, fixeit eur || précicux trésors du monde chrétien.mol eon wil scrutateur.Les proportions immenses de ce temple == Permetiez, repriteil comme par ré- || ei colosenl, si magnifique, frappent do rur- flexion, qu\u2019on vous débarrasse.prise.C\u2019est time montogno de pierres taillées Et il étendit la main pour seisir mon fu- {4 facettoset à Jour, c'est l'œuvre des plus ofl.Mais je reculai en me mottant sur la [| hardies conceptions de l\u2019homme, c\u2019est ln ré- défensive.alisotion d\u2019une pensée gigantesque ct cesen- \u2014 Ah! ah! je comprends, sjouta-t.il || tiellement religieuse qui embrasso l'infini !.en rlant ; vous voulez m\u2019épargner ce soin, (| Fci tout est imposant, tout n pris sous la mais vous ne refiiserez pos sans doute de [| main et la couleur du temps un ospeet vé- remettre votre bogoge et vos armes à mes nérable.On d'égaro dans le templo au domestiques.En disant celo, Il frappa du | milien do la solitude ct du silence, on #y poing sur une \u2018table placée près de son lit, || proméne devant les statucs des sniute qui et au même instant une porte que je n'avais || Vous regardent, et votre pensée n\u2019élôve À point remarquée s\u2019ouvrit pour livrer parsage || Dieu.4 trols homes armés qui se jetdront sur} Le peuple de Cologne croit trés sérieure- moi.J\u2019emayal vninement de fuir, la ter-!} ment à ce qu'il raconte.It considère enn reue m'avait paralysé, et un cri de détresse || pays comme le séjour privilégié des mainte, expira snr mes ldvres, Je renversai, on || Leterre sur laquelle il marche est, selon lui, me débattant, la lampe qui s'éteignit, et,|| une terre sacrée.Chaque église n sa lb- étendant la main dans l\u2019obecurité, je frappai || gende.Je no raconterai que la plus euri- au hasard deux coupe désespérés, .euse, celle justement qui ee rattache à la Deux gémissemene plaintife se firent en- || métropole dont je viens de vous dire quel.tendre.Uno vive clarté illumina tout à || ques mots.coup les objets.Le noleïl, déjà élevéll Si ent édifice ont resté inachevé, ce n\u2019est sur l\u2019horison, dardait ses rayons sur mes pes la faute des hommes, mais du diable, jeux éblouis, .Pétais tomb de mon | jontle pied fourchu a laissé plus d\u2019une siége auprès de ma cheminée où ecintile trace eur le 80) de la Germanie.Inient les dernières étincel!es d\u2019une branche L'archevêque Conrad de Hochsienten de eapin.s.À côté de moi, Snavr, sgoni-|! voulait faire bâtir une métropole qui surpassant et percé de deux larges blessureny 1é~ [| gay en grandeur et en magnificence tou'es les chait encore ma main sanglante, en fixant églises de France etd'Allemagne.De tou- sur moi un regard que je n'oublierai jamais.|| tes les parties de l\u2019Europe, des plans de cas Aucusre pe Lacroix.|| ihédrale avaient été envoyés au chapitre de Cologne, mais pas un ne réaliseit la COLOGNE.sainte mbition du prélat : i les pet Los ologne fut long-tempe enpelée la Romel| | Cette décision mortifia tellement un jeune de FAT: Chon à l'importance de ses [| architects dela ville, qui avait dipensh ae édifices ct à la puissance de son sénat qu\u2019-|| 025 de ternpo à tracer ogives et orcs pour elle dut cette dénomination.On la nom- || ®Yoir cru faire un chef-d'œuvre, qu'il ma ausei la ville sainte, à cauve de la beau- [| lUt de mettre Ba à ea vie.Sur l'heure mé- té do vos temples et de in quantité prodigio [| M0, 8 ee rendia vers les borde du Rhin.LA, eus de reliques qu'ils possddent.Elle || près du fleuve qui allait terminer ses rêves pout toujours prétendre à ce dernier titre, ©, il voulut, ane fois encore, emayer et quoiqu'elle ait à regretter quelques égligre || 99 crayon.Asie our une pierre, il troçait et force couvens, elle doit encere va || rayait, puis recommençait tous « haut rang parmi les cités où lo estholiciome || Closhetons ; mais, désespér - ent le plus en honneur.réslienr 0e pensée, it froiseait son panier, le Les églises, par leurs coloweles proporti- déchivait, lorsqu uns éclat de rire bi ft four ons et par leur gothique et précieuse srebi [| Per la tête.I! vit derrière lui la fgure tecture, sont des merveilles de l\u2019art.Tous verdonique d'en vieilierd._ jour que nous avions assez longuement eur ce sujet, comme nous passions pied glissa a Lisbeth, et la malheureuse ella se briser sur la pointe d'un rocher.11 ent vrai qu'elle était devenue pour moi un grand sujet d\u2019embarraset d\u2019ennui.Mon hôte s'arrêta comme en proie à de tristes réflexions, tandis que j'exeminais cu- \u201c - ets - _ \u2014 iar | FAs de Peuple.= \u2014== = \u2014\u2014 ERIE EE Ss = eT a * \u2014Enfant, lui dit l\u2019incoenu, tu te désou- li: style de Jules Romain, \"il accourut en || \u20ac08 expressions, nous aurions fait supposer [| Le Populuire a reproduit los rivolutions |} sévères au sujet de la navigation par ls vapeur.pères pour chose bien légère, car ton œu- wre est facile.\u2014Vraiment, reprit le jeune homme, je æoudrais vous y voir.\u2014J'nccepte le défi, répondit le vicillurd.Tiens, regarde, incrédule!.\u2026 ' Et de zou bâton il traçait sur Je sable une flèche d\u2019une merveilleuve légèreté.\u2014Qui êtes-vous donc ?s\u2019écrin l\u2019archi - tecte tout tremlilunt, vous qui faites plus que les hommes auraient Osé concevoir Î \u2014Rien qu\u2019un pauvre vieillard qui oublie vite les dédains de lu jeunesse, car si lu veax inettre ton nou nu bas de ce parche- win, jo te donnerai ma cathodnle.+ Relire-toi, Satan, murmura Paitiste d\u2019une voix étoullée par la peur, car, à celte proposition, il avait deviné le diable.Mais Satan (car c'était bien lui), vicil expert de la faiblesse humaine, ne s'en alla pas.=\u2014-Fou quo tu cs, lui dit-il, tu as peur des manquer ton salut quand it s'agit d\u2019une immortalité glorieuse.| Celte merveilleuse cathédrale que je te bâtituis vaudrait les âmes de tout le chapitre de Cologne, et je no demando que la tienne, à toi, pauvre hèro L.Au mêmo instant s'élevaient, dans un cercle magique, des tours lumineuses avec leurs rosaces ciseléca, leurs trèlles décuu- pis, leurs statuettes pendantes ot leurs rampes à jour.ll y avait là de quoi faire damimner les plus habiles nrehitectes, et le nôtre, perdant la raison, lait se donner au diable,quand l\u2019idée fui vint de jouer au plus fin avec l'esprit «> malice, \u2014 Satan, lui dit-il, tu me promets la gloire, mais pour y arriver, if faut que mon plan soit adopté par archevêque ; remete- moi le dessin, et demain, à cette place.je reviendrai.Sila construction de la cathe- drale m'est confiée, mon ding Cappartiendra.\u2014 Enfant, reprit te diable, n'eypère pas me tromper : ta signature d\u2019abord, In cath: deale ensuite.À demain, je te lasses [a nuit porte conseil.Et Satan disparut.L'architecte alla incontinent razonter i l'archevêque Papparition du diable et la merveilleuse égliso qu\u2019il lui avait fait voir en vision ; sur quoi l'archevêque, grandement sucprig assembla le chapitre, afin qu\u2019il fit avisé aux moyens d'arracher la cathédrale aux griffes de Penter.IL fut décidé que l\u2019arcluteete irait au rendez-vous promis, inaie p otégé d'u v reliquare de sainte Ursule, quil présenterait au malin esprit, après en avoir reçu le plan si pieusemont convoité, Le lendemain, l'artiste se renlit à la place où, la veille, l'esprit dea ténèbres lui était apparu.Cette fois, le viciilard n\u2019y était plus, mais l\u2019ange déchu aux niles fauves, au sombre regard.= Signe, itil 4 Partiste, qui n'en pouvait de frayour, et voici ln cathèdraie.A cet instant, s\u2019armant de fout son courage, cclui-ci saisit d\u2019une main convulsive le plan magique que lui présentait le diable; et, le frappant an front du rcliquaire béni : \u2014lletire-toi, Satan, s'écria-t-i!, relire- toi L.L'esprit des ténèbres resta un moment imur obile : \u2014Un prêtre l\u2019a conseillé, dit-il furieux, Flandre, où'en méro \u2018éthit expifunte.\u2018Il arriva trop tard ; elloT\u2019étoit plus L.Il so jeta alors dans les'solitudes.de l\u2019abbaye de Saint«Michel etne demanda do consolu- tions qu\u2019à lu naturo et à ses pinceñux ! Mats
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