L'autorité, 20 décembre 1914, dimanche 20 décembre 1914
[" >.a\" sy & 4 x ; y Æ: ' p .des innocents, trains de rapine.f on n'en dit pas plus.\u201cl'année des grandes Tous Jeu vétré et.Xx modis sprés-midis.Pa LE DIMANCHE: 1 - ii - 4, \u201cde Aambeaux On avait pu jusqu'ici espérer, pour l'honneur de la pensée humaine, que dans l\u2019utroce guerre déchaînée sur le monde par ls barbarie prussienne l'Allemagne, qui se réclame de Goethe, de Beethoven et de Kant, emboitait le pus sans enthousiasme.Certes, on suvait que cette bourgeoisie et ce peuple, étourdis du gros vin pun-germaniste, se ruaient guillardement à ce qu\u2019ils croyaient être la curée de la France.Déjà leurs atlas vantards n\u2019avraient-ils pus dépecé Ia proie: l'ombre de la Champagne ?Oui, ces lourds buveurs de bière, ces mûchoires épuisses dont saucisses et cochonnaille sont les \u201cdélicatessen* \u2014 nous les connaissions, par avance, assoiffés de mégalo- munie furieuse, affamés d'insutiables appétits.Nous savions aussi, \u2014 exception faite pour quelques-uns, en qui.le virus Deutschland über alles n'a pas Steint toute lueur d'ûme, \u2014 nous suvions que pour marcher dans le crime à pas de géant les fils n'avaient qu'à chausser Jes sanglants souliers de leurs pères.1914, c'est 1870, revu et amplifié, Buzeilles et son odeur d\u2018oignons brûlés\u201d douce aux narines de Bismarck, les maires et les paysans fusillés sans cause, le déménage- -ment_des:pendules, ces exemples d'hier nous avaient préparé à Ja lecon d'aujourd'hui: feux de joie des villages et des villes, Jgnoble.massacre Les porteurs Ainsi ces déprédations et\u2019 cen- meurtres, cette .: Pa aw -s - tu - ~ l'acier su + * > » we - a \u2019 oh > : - la chair ° ! \u201cA un siècle de distance, if est intéressant de noter comme les évé-.nements, se ressemblent.La situation actuelle en Europe nous ramène aux jours de 1813, alors que Napoléon, retour de sa désastreuse campagne de Russie, se trouvait.à avoir les bras la plus grande partie de l\u2019Europe.; =: Comme les stratégistes allemands d'aujourd'hui,) qui ne sont que ses plies imitateurs, il avait pour principe \u2018qu\u2019il faut faire la guerre sur le territoire ennemi\u201d.Nl concentra denc ses troupes en plein coeur de l'Allemagne, entre la Prusse et l'Autriche.1 avait au début 400,000 hommes à \\ opposer aux 600,600 hommes de'la Coalition; mais les Bavarois, les: Wurtembergeois et les Saxons, ses, alliés, devaient bientôt le trabir.: Tout comme les, Austro-Alle- mands d'aujourd'hui, \u2018qui se battent em Pologne, en\u2018 Serbie et en Beltique, les Français avaient alors à faire face sur trois fronts.Au nord, l'armée de Bernadotte, ramassis de Suédois, : d'Angiais, de Prussiens ct d'autres nationalités.A l\u2019ent, l\u2019armée de'Blucher, formée.de Prussiens S&L de Russes./ warzemberg, compos£e d'Autrichiens, de Russes et de Prussiens.- Quand -Napoléon,: avec I= gros de ses forces, fonçait.sur l'une de ces trois armées, elle\u2019 se dérobait, ou bien, si-elle Hivrait-bataille, il remportait un succès qui n\u2019était qu'apparent, puisqu'il était compensé par échecs qu'éprouvaient ses lien tenants ailleurs devant des forces Sispérieures.Ainsi l\u2019Empereur fut Beauzen .et e, alors qu: Ney, Oudinot- et Macdonald _n'éprouvalent - ailleurs 9 ema\u201d \u2014\u2014 que des rovers.© De tous les amendements\u2019 dont le le Conseil municipal veut Pinsertion dans la Charte de Montréal, le plus important, et de beaucoup, est celui-ci, rédigé par l'échevin [L-A.Tnpointe : \u201cLa cité de Montréal aura le pouvoir et le droit d'amender sa Charte, de rédiger et d'adopter une nouvelle Charte, et d'édicter toutes les lois et ordonnances relativement à ses affaires municipales, le tout sujet à la constitution et aux lois générales du Parlement fédéral et de la Jégislature provincinle.\u201d Ce qui veut dire en langage ordinaire que sir Lomer Gouin sera poliment.prié de remplir le premier article du programme énoncé par lui aux électeurs de la métropole pendant les élections de 1911: \u201cAutonomie de Montréal\u201d.M est bon que sir Lomer soit pour une fois appelé à remplir un article de son programme, car il pourrait se figurer, à l\u2019instar d'un autre Kaiser, qu'il gouverne la province de droit divin, tout comme Guillaume croit tenir de Dieu lui- même le sceptre de l\u2019Empire allemand, En songeant, tout à coup qu\u2019il doit ce qu\u2019il est aux électeurs, sir Lomer deviendra pour ceux-ci plus clément.\u2014Je voux ai promis votre autonomie, la voilà ! diru-t-i1 gentiment aux Montréalais épatés, avec ce joli sourire dont il a le secret.\u2014Nous dirons à la Législature, dé- Au sud, V'ar- | bie) i Puis quand les Allits virent Napoléon épuisé par des courses à tiles et des combats stériles, ils ac complirent un mouvement concem- triqu: vers Leipsig, où grâce à une écrasante supériorité numérique \u2014 320,000 hommes contre 180,000 \u2014 | ils anéantirent la puissance na léonienne dans une bataille de tro jours qui coûta 80,000 combattan à chacun: des armées en présence.Les armées de Guillaume et di François-Joseph s'easoufflent A cow rir d'un tout à l'autre de l'Europe.Quand elles eppulent sur les Anglo- Français, ellss remportent uns: victoire de Lutzen.Quand elles se lancent contre les Ruases, elles parviennent, au prix d'efforts inouïs.â les pousser hors de leurs tranchées, comme Napoléon y parvint.à Beautzen.Puis, lorsqu'elles st.ruent sur les Serbes, elles rempor-_ tent un: victoire de Dresde, avec le; même lendemain que l\u2019autre.(Après Dresde, le français Vandamn: et tout- son corps.d'ar 40, 2 hommes, furent pris ou dispersés- Kulm, et il.vient.d'arriver presque Ja,même chcsz au général autrichieh Potiorek, après son avance en Sarr Maintenant, il nz reste plus à àt\" tendre que Leipsig, c'est-à-dire lé: croulement du: despotisme de Quil- | laume, plus Icurd encor: qu: le des- | potisme napoléonien.Leipsig vicn- dra, soyez sûrs, et d'après nous la bataille décisive de Ia campagn: sera livrée non par les Russes, mais par les Français, les Anglais et 2s Belg:s.; : Les Russ:s ont pour eux le nom.kre, mais les Allemands et les Autrichiens placés sous Hinderberg.2,000,000 d'hommes environ contrs Une fois que Guillaume aura perdu sa supério- - rité temporaire dans les armements, ll sera écrasé comme Napoléon à Leipsiglourde et de leurs mitrailleuses.I ne faut pas outlizr que dans les armées modern2s Ia science et l\u2019arme- .Mais pour porter tant de monde rcontre les Russes, l'état-major alls- mand a pris beaucoup des soldats de.première lign: qu'il avait.en- veyés contre Is France et les a dirigés en Pologne.1 tes .a rempla- cês par des réservistes qui ne valent certes pas les premiers.De sorte que la barrière allemande allant a: - tuellement de Mulhouse à Ostende compté, d'après les derniers calculs, 2,000,000 d'hommes con*re 2,800,- 000 Alliés.Les Allemands se fient, pour résister, sur le perfectionnes ment de leurs machines.Beaucoup d\u2019entre ceux sont actuellement pourvus de fusils faisant l'offics de véritables mitrailleuses.Avec cette arme, un soldat pcut accomplir en un>, Minute la besogns de -200 hommes munis du fusil ordinaire.Au milieu d'octobre, lorsqu: commença cette espèce de Liocus, les Allemands avaient un: énorme supériorité sous I= rapport de I'armc- men.On calcule que fes Alliés sont aujourd'hui leurs égaux sous \u2018ce rapport.Et comme ils ont I'argent et les matériaux nécessaires pour la fabrication, et qu'ils achètent de par 1: mende toutes lor armes utilisatlzs qu'ils peuven\u2018 trouver, on comprend qu'ils accu r- ront peu à pou un: sup\u2018riorité Écrasante.Alors trcis millions surgiront de leurs tranchées, et dans une bataille non plus de trois jours, mais de trols s>main:s, ils écraseront l'Hydre du militarisme, qui après sa défaite au commencement du dixe n-uvièm: s'ècle, a voulu relsver Ja \u20183,000,000, compensent cet avantage par la'supériorité ce leur artileriz vet amendement, seulement celui-lä, et noux sommes prêts à nous passer de tous les autres, Bien entendu, si la TAgistatore ne- corde l\u2019autonomie, l'autonomie tant réclamée, l'autonomie tant promise, pas n'est Desoin pour le Conseil -d\u2019in- siter à Quétee afin d'obtenir des pouvoirs additionnels qui balunce- ront ceux du Bureau de Contrôle.Les députés des régions avoisinant le Labrador et l\u2019Ungava n'auront pus à statuer s'il vaut mieux d'un vote de In majorité absolue du Conseil municipal de Montréal pour amender un rapport du Bureau de Contrôle, ou bien sil est.préférable de maintenir le vote des deux tiers, Tel reprisentant du peuple qui an- rait à peu près la même mine.sil venait à Montréal, que le l\u2019aysan du Danube arrivant à Rome, ne se tron- vera pus entre les cornes de cet épouvantable dilemne: Faut-il entever le \u201cnext meeting\u201d?Faut-il maintenir le \u201cnext meeting\u201d ?Nos -avtorités municipales s\u2019adresseront tout simplement aux Montréalais, seuls bons juges dans levers propres affaires :et par referendum les électeurs décideront : S'il faut abolir le Burenu de Contrôle où le maintenir en place: si Te Conseil doit obtenir des pouvoirs | additionnels où se contenter de ceux qu'il a: si la Montreal Water & Power doit être expropriée où s'il vaut mieux laisser là cette ferraille tête au vingtième 1 .- .SPARTACUS.4 Oem ae L'autonomie de Montréal : C'est tout ce qu'il faut! Sir Lomer Gouin aura l'occasion de remplir le \u201c- premier article de son programme Et la Charte scraît.amendée selon que le peuple en aurait.décidé.On w'auvait, pas l'affiigeant spectacle d'une bataille en règle à la Législeture entre los partisans du Conseil et les partisans du Bureau de Contrôle.Les contrôleurs ne peuvent même pas reprocher aux échevins de porter la question sur ce terrain, attendu que cest l'Assneïlntion des Citoyens, marraine de l\u2019ancien Burean, qui s'est rendue In première À Québee afin de parer ses protégés d'alors des plumes qu'elle enlevait an Conseil, Débarrassé des affaires montrén- laises, sir Lomer Gouin pourra consacrer plus de temps à sa province, Supposons, un instant.qu\u2019il améne- raît parmi nous 1.000,000 de Belges: qu'il développernit nos régions de colonisation; qu'il contribuerait au progrès de l'instruction publique - eh bien! en vaudrait In peine de le réélire dans la division Saint-Jne- aues, d'où il fut chassé par M.Pourassa en 1008, advenant In nominn- tion de M.Clément Robillard ar Conseil législatif, Des gens prétendent que sir Lomer Gouin a la rancune si tenace qu'il n\u2019a pas encore pu digérer D\u2019affront de 1908 et qu'il tient depnir ce temps Montréal en exécrefion, Jnmunis réconeflintion ne serait plre belle que celle de cette grande mc.tropole et de ce gros premier ministre ! Max TWIN clare M.Lapointe: Donnez-nous M.Bourassa à Ottawa Une scène disgracicuse pour ne pas dire dégoñtante, s'est passée eentte semaine, i Ottawa, alors que le chef nationaliste a tenté de faire une conférence au Russell devan: deux mille personnes.On a sali le drapeau britannique.On n'a pas le droit de jouer avec on si bel étendard et le voyou qui le promenait sous le nez du tribun, voulant le forcer à l'agiter (r_acc the flag) devrait être arrêté.Nos sentiments 3 VAwtorité sont connus.Nous avons été les premiers A lancer le cri: Canadiens-Français.enrôlons-nous ! Notre bonne foi ne peut être sumpectée, et puisqu\u2019un ministre de la Couronne, l\u2019hon.Sam Hughes, avait déclaré qu\u2019il fallait laisser parler M.Bourassa, on n\u2019a- pas le droit d\u2019être plus royaliste que le roi.Une enquête devrait être instituée et on devrait punir les coupables.a - Pourquoi auss IZM.Bourassa a l'instar des chefs de partis de France, d'Angleterre et de Belgique, ne met-il par de côté, pour le moment, sen idées personnelles, pour les reprendre après la guerre.Nous croyons qu'il serait plus ange de marcher la main dans la main avec Sir R.L.Borden et Sir Wilfrid Laurier.Celui-ci a donné le plus grand exemple de patriotisme.Il a enterré, pour la durée des hostilités, plutôt que de la payer $8,000,000.LA GRECE VA-T-ELLE TOMBER SUR LES TURCS ?Athènes, 19.\u2014 Il se peut que d'ici vingt-quatre heures la guerre ait été déclarée entre Is Grèce et la Turquie.M.Venizelos, chez du cabin:t, à convoqué ses collègues en session spéciale, ect après-midi.1! s\u2019agit, comme bien l'on pense, de cette exécution d'en officier grec A laquelle veulent procéder les Turcs.L'Allemagne fait tout en son pes- sible pour éviter cette déclaration de guerre.PETROGRADE RIDICULISE LA VICTOIRE TEUTONNE Pétrograde, 19.\u2014 Le ministère de la Guerre me se contente pas de wier, mais ridiculise cette nouvelle être unis.Qu'ont fait les Van der Velde, les Hymans en Belgique, les Sembat, les Hervé en France, et en Angleterre.M.Bonar Law, M.Redmond et les chefs du parti ouvrier.Hs se sont donné la main.Pour- la hache de guerre.M.Bourassa devrait l'imiter.Lea coeurs doivent donc pes ?quoi M.Fourassa ne les imite-t-1} LA GUERRE (Dernière heure) lancés dans toute I'Allemagn: qu: les Russes avaient subi en Pologne une écrasante défaite : \u201cL'objet de ces ccups de fanfare.dit le communiqué, est d'influznc:e les nations neutres; mais celles-ci savent à quoi s\u2019en tenir sur les vantardises de Berlin.La vérité.c'est que Îcs Russes reprennent l\u2019offensive et qu\u2019ils ont remporté un succès signalé au nord de la Pologn:.LES PERTES ALLEMANDES DEPASSENT LE MILLION \u2014 Genève, 19.~\u2014 Les journaux suisses et allemands, em publiant au- jourd'hwi les nouvelles listes des pertes subies par les troupes du kaiser, fent remarquer que celles-ci atteignent maintenant 1,200,000 cn tués, bless!s et prisonniers.Le kaiser at-il dessein de remplacer les hommes tués au front par des écoliers ?Mais dans toutes les écoles de Berlin, les garçons capables de porter un fusil sont sous mis à un entrainement militaire! vi goureux, et l'on estime qu'il s\u2019en trouve actuellement 13,000 qui sui- vent les Instructions d'efficiers trop vieux pour aller à la guerre.JOURNAL: OU-DIMANCHE mcat valent mieux que le nambes.; Ÿ SIR LOMER : - | Be ro ei Ah ! qu'il: alt Mime Lon Qu'il fait à on Dormir à\u201d l'aise,\u2018 Au coin de sen feu, .Loin de ces gu:ux, Car je m'fich' d'eux.© le Cee, \u201c51 [I DE \u201cN Ee MN \u2018 8 fohc be » Mais moi, past - 102 rue St-Denis.se macabre / Dormir un peu.11! Ai ss fa .ê oid Assurance : + me * ; Edifice Guardian 160, RUE ST-JACQUES Main 1763 Bureau du soir 74 8 Se=Louis 1870 * £89 Rachel! Est i (Nive \u201cAh?quilt fuit Cone bon evcillie a fraise !° Le \u201cBijou perdu®, d'Adotphe Adan, Fi! d'l'immigraiirn D'l'immigration Belge et française ; C'eat ben malheureux ! J'aim® mieux (Dn expo) \u201cL\u2019Autorité\u201d+ L\u201c\u201cAutorité\u2019\u201d paraît aujourd'hui à | slx.phges.Nous romplétons, aves.lz présent numéro, notre première année.Et dimanche prochain, nous fercns coïncider avec notre anniversaire, notre numéro de Noël pour lequ:1 nous réservons des sur prises.Nous avcens cru devoir signaler 12 fait qu: nous publions à 6 pages afin d'attirer l'attention de nas l:ce leurs sur le volume croissant de nos annonces.Comme il ne faut sas que l'annonceur empiète sur Île lecteur, nous avons dû agrandir le format.La preuve n\u2019un cst pas moins faite que les annonceurs accordent dc plus en plus leur patro- nag2 aux journaux hebdomadaires, qui grâce à leur rédaction soignée, sont lus d\u2019un bout à l'autre, tandis qu'on n'en saurait pas dire auian\u2019 les quotidiens.Quant à notre numéro de Noël, 1 renfermera de piquants articles Vactualité, des contes à faire rire, l'auires à faire pleurer, etc.etc.Nos lecteurs seront zervis a souhait.Qu'on se le dise ! M.Albert Sévigny Les journaux nous ont appris que M.Albert.Sévigny, députS de Dorchester, &uit désigné comme le vice- \u201crésident de ln Chambre des Communes à la prochaine session, Cet honneur, réservé par le tradition, pour le parlement netuel, à l'an \u2018e nos compatriotes, échenit.certai- sement à Pun des plus brilants dé.vutés ministériels que notre race compte à Ottawn.Car M.Sévigny, tout jeune en- \u201core, s'est révélé depuis quelques nées un orateur sympathiq mime que doué des plus précieuses qualités de l'homme public.Son expérience de la machine pare \u2018ementaire, sans remonter aux non- \u201cYreuses décades d'un Dr Sproule, 6 Pen Sir Wilfrid, a tout.de_ même nequis beaucoup de poids price à \u201cne intelligence admirahlement, servie par un jugement sûr ef aviss, Et il nous fait, plaisir de reconnaître en M, Albert Sévigny, qui est pour nous un compatrioie avant d'être un adversaire politique, les nombreuses qualités qui lui ont vale honneur auquel ses chefs veulent \u201csen l'appeler.Que nos félicitations empresséer lui expriment notre souhait de vois \u2018oujours en lui lex qualités de jux- t'es et d'intégrité que riclnmeront ses nouvelles foneftons, Sylvie PICAUD \u2014\u2014emtme rte nee ENTHOUSIASNE FEMININ On raconte qu\u2019à Ottawa, lors de l'incident.Mourussa de l'autre jour, mme femme mécontente des termes dont.s\u2019est servi un journaliste nn- glais de la Capitale à l'endroit du vhef nationaliste, aurait franchi les bureaux de rédaction armée d'un fouet.et l\u2019aurait fait claquer sur l'échine du pauvre rédacteur, nouveau Calmette.Madame Caillaux aurait done une \u2018mule LA ROUTE EDOUARD VII A ce cher boulevard, hélas! ina- chers, et qu\u2019un linceul tardif et bienfaisant vient de recouvrir comme un cadavre longtemps sans sé- palture, nous adressons notre modeste adieu, notre humble souvenir, et l'hommage ému de nos regrets les plus vifs.Au printemps, alors que Borée au- NÉ PEa co rnt sac 0 \u201cEn tot eas le projet vaut lu peine qu'en en fasse l'essai C'est Par een mots que xe terminait vu Vigoureux article de fhon, M, Duvid, paru il y a quelques jours dans \u2018e Canada, en faveur de ln colonisu- tion, et dans lequel if faisait des suggestions jrstes, raksounahles el serlout, patriotes, Saït-11, M.Dasid, ce qu'on n dû dive dans les hautes sphères de son parti, qu'il a pourtant servi assez longtemps avec dévoucimeut el.gvie honneur: \u201c11 vient de suettre les piesls duus les platst*?Son article a dû tomber conne Un bittor dans cine mire aux gree.nouilles, Parce qu'après fo 0 lhis- torien des l'atriotes de 37-48 donne une fière leçon au premier ministre tte Québec, M.Dusid a raison sur toute In ligne.DE frappe juste quand dit: \u201cNy oa-til pos des centaines d'individus sans druvnil.des Conndiens, qui seraient heureux de pus- ser d'hiver à faire des travaux de défrichenient ef des ehemins de eu lonisation dans lu lrovinee de Québee, nves d'intention de desenir de vrais colons.55 on leur faisait cer- tuines avances en argent ou en provisions, suffisantes pour lene pees mettre de vivre prodant quelque temps.\u201d Nous allons plus loin, nous disons: Sir Janner trahit les intérêts de sn Province d'abord en faisant lettre norte des suggeestions da hon sénu- teur, et ensuite, quand il fait perdre l'anique chance, l'unique opportanl- té offerte dans notre jeune histoire de doudler.de tripler mème, In po polation de cette province dans l'es pee de cing années nu ples, C'est le temps où jamais de frap per un grand coup.Sept million: memeber \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Sm p\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 L'hommage rendu jewdi dernier i notre grand compatriote de ln Nou- velle-Angleterre, Sou Excellence le Gouvernsur du Bhode-Istand, fait plus pour promouvoir l'homogénéit: le In race canadienne-francaise \u201cque toutes les \u201cSaint-Jeun-Baptiste\u201d des lernières années, Cette soirée de famille, empreinte de ta plus chaude sympathie.vine nissant en un même sentiment dd.miration lex représeniants des «di vêrses souches de nos compatriote d'Amérique, suscite plus de frater nité, et d'esprit.d'union, que touts vitre manifestation nationale.A du veille de l'année nouvelle ne telle fête prend le caraetère fn nilinl et le enchet particulièrement lélieat.d'une réunion de jour de l\u2019An.où parents et intimes se rap arochent et éprouvent tant de pind sir, à perpétuer la tradition ancez trale, Oni, nous nous sommes retrouvée des frères éloignés, épars, dans cett ra soufflé loin vers le nord Je neiges, et les glaces, In route nov réapparaîtra dans son vêtement gle rieux de dévastation.montrant u échelonnement de débris, de voitures embourbé£es, de roues débandées, et de véhicules abandonnés: un avant- goût.quoi! des champs de bn- taille de la Marne après le départ des Teutons.ENTRE VIEUX BEAUX $ \u2014Moi, disait Sir Lomer, mon parfum favori, c'ent l\u2019Extrait de Parot, \u2014Tiens.?2?\u20140\u2014 = om colonisation de Teles sont duns le moment on exil, Daus le Nord de ln France existe aussi ln plus triste désolation.Combien de beaux colons, de henux fermiers, jardiniers, cte, ote, De pourrait-on pus couluire, amener taux ln province de Québee, C'est ça, M, Gouin, donnez le temps vux Etats-Unis el aux autres pro- vincex de s'organiser of woes en vers vez bientôt venir par milliers de cvs exilés, car Îls vont venir quan même à pleins paquehots, Pearcoup passeront pur Québre, mais ce sera provi ous PHKNCE sons te nez, oui, ors le nez, nue pied do Cap Dinmaool, poar xe diriger ensuite vers l'Ontario, vers l'Ouest.C'est en, Ne files rien.Unissez tout dans lu viellle routine.Vous nvez une oc- cusion de doubler, tripler dans cing uns de revenn de tn Provinee, Ne dites ' Dormer, faites le mort.En envoyant vingt agents en Bu- Pope, vous ne risquez rien.Si, oui, voux risquez de rétssirs et cinq millions de population, cest doubler In fortune ce nos marehands de cnm- pagne, des mnrelunds de gros des villes, C'est doubler les affaires et ln prospérité de teus, Montréal né- went.affeindrn son million mi, d'immeuble qui est duns ensoleillés, Ce mouvement, de Ja part du fron- vernement serait aussi important, pour le moins, dans les cireonstan- CLR, que de mouvenent de ces fa- Mmerses bonnes routes qui s'effritent À mesure qu'elles sont construites, Mais comme dit.hon, M.David: \u201cLe projet saut bien ln peine qu'on en fasse l'essai\u201d Et, pour M, Gouin, essayer.c'est bien der.COLONISATEUR.ERR Une fête nationale en fin décembre \u2014 vaste Amdrigee, no's nots sommes rencontrés, nozs avens échangé nos protestations de fidélité à notre langue el à notre foi, \u201cDu fond des Etats-Unis, disait le \u201cDevoir\u201d vendredi, le h3ros de le fête, chef politique d'un vieil Etat puritain, nous apportait un appel à ln fidélit3 francaise et enthotique ; un ministre de l'Alberta lui donnait tn répliqe: nême ton, avec ferseur, su nom des grou- wes francais répandus des grands lues aux Montagnes Rocheuses.Le représentant.du peuple nendien, du Deuple-martye, attestait In miraculeuse sursisance de sa nationalité, tandis que l'interprète de ceux qui subissent.aujourd'hui ln pire des persécutions affirmait tranquillement leur résolution de lutter jis.qu\u2019au triomphe final.Sur toutes les lèvres se retrou- \u201cajent, les mêmes accents, la même fidélité, Ja même volänts de vivre.Sans vaine déclamation, sans illusion surtout sur nos faiblesses pas- Ces et sur les luttes nécessaires, W'est-il point permis de dire, que cette survivance de l'élément \u2018Francais en terre d'Am-rique est l\u2019unes grands phénomènes de la vie cantemnoraine enn % Nous n'avons ype fort de dire en toute sincérité, en :tôêfe bonne foi, que le succès sans: précédent, parce qu'il est l'oeuvré.de tous dans vne idée commune, -\u2014 de la.manifestation en l'honneur de \u2018Fhon.Aram J.Pothier, jeudi voir.est une\u201cvéritable fête nationale que la cireons- tance inattendue d'une visite n.tort spontanément, et avec quel bonheur, extorquée au traditionnel 24 juin.\u2019 ~C'est si bon pour bien dormir.[Ac omoNoucauEL | le marasnie reviendrait aux jours - \"= cite pas tar +4 pan ame ald Iw Le sou du pauvre M.le Rédacteur, Les \u201cgrands journaux\u201d mous apprennent que les hôpitaux sont danse * ja dèche et pour peu que cela continue ils se verront dans la triste nécessité de fermer leurs salles pu- ques auv pauvres malades Plusieurs projets avaient été proposés pour solutionner Ia question: Certains de noz édiles favorisaient do prélèvement d'une taxe spéciule de un dixième de un pour cent sur\u2019 la propriété, D'autres parlaient de taxer les biens-meubles.D'autres encore voulaient qu'on imposiit une taxe sur les propriétaires qui n\u2019ont jamais été taxées jusqu'ici.Cette dernière prétention est restée lettre- morte, car, comme i la Jégislature, personne à d'Hôtel-de-Ville n'aurait voulu y toucher, vu qu'il est des choses dont on ne doit pas parler pas plus que de corde dans da maison d'un pendu.Depuis quelques jours on était tout bouleversé chez Concordin.Les Commissaires se voyaient en fuce d\u2019un problême difficile à résoudre.Pour rendre justice à tout le monde il fallait trouver un moyen par lequel toute la population, propriétaires et locataires, pourraient apporter leur obole à cette oeuvre, si digne de maintenir nos hôpitaux.L'échevin L.A.Lapointe l'a compris tout le premier et s'est empressé de mettre une fois de plus son expérience au service de la ville.M.Lapointe suggère donc une taxe de un sou sur tous les billets de théâtres, et, par théâtre, il entend les vues animées, le vaudeville et toutes los autres salles où il se donne des représentations continues.Je ne puis qu'applaudir chaleureusement à cette idée superbe du représentant du quartier Est.Ses collègues ont tout de suite compris le bien fondé d'une telle innovation et de seconderont auprès de la législe- ture À la prochaine session afin que la charte soit-amendée dans ce sens.Le règlement projeté aura pour but de mettre tout le monde sur le même bed.} .! Personne, j'en suis certain n'osera récriminer contre cette action de notre conseil municipal.Sans y penser et tout en se récréant, on soulagera les pauvres qui souffrent et qui agonisent dans nos hôpitaux.Riches conune pauvres apporteront leur obo- Je au soutien de ces institutions et, sans y songer peut-être, M.Lapointe aura mis du coeur au ventre de certains coureurs de théâtres qui n\u2019ont jamais donné un sou pour les pauvres malades qui se tordent sur Jit d'hôpital.Je nui pus Loujours concouru dans les idées et les projets de M.Lapointe, je l'ai même déjà combattu assez durement, mais loyalement, aussi suis- je heureux d'applaudir de toutes mes forces quand il émet une idée comme celle-ci, M.L, A.Tapointe aura mérité beau- connp de In reconnaissance de ses concitoyens.Un Electeur du Quartier Est N.de la I1\u2014Notre correspondant à raison, mais il n\u2019insiste pas assez sur la taxe de un dixième de un pour cent.Cette taxe serait juste et légitime, La taxe sur des théâtres et les lieux d\u2019amusement ne rapportera pas suf- fisnmment.D'ailleurs il serait fort raisonnable, nous semble-t-il, que de propriétaire qui possède 45,000 de propriétés puisse sacrifier cinq dol- Jars à la charité générale, aux grands hôpitaux, que celui qui vant deux mille dollars en donne deux et que celui qui en vaut mille y aille de sa modeste piastre?Le Dr Boucher Le Dr Boucher, le médecin en chef de 1a Ville.arrive d'une longue promenade dans le sud des Etats-Unis ou il a été encore plus de quinze jours absent.N'oublions pas que le protégé du Dr Lachapelle (du scandale du Boulevard St Joseph) avait accompagné pendant trois semaines la délégation chargée d'étudier le système des abattoirs américains, fl n'y a pas très longtemps.11 nous semble que dans ces moments de crise, de pénurie, les employés civiqués aux salaires de cinq à six mille plastres par année de- 007 DE REDUCTION POUR par les i \u2018vauTomiTe Dans la division St-Jacques Lettre ouverte Montréal, 15 décembre 1014 M.Gaston Malllet, Montréal, P.Q.Mon cher Guston, Je lis dans \u201cLa Patrie\u201d que vous avez l'intention de briguer les suffrages des électeurs de la division Suint-Jucques.Votre candidature est-elle officielle ou cette nouvelle est-elle tout simplement un canard?de n'en suis rien, mais cette nouvelle m'a rendu songeur.Comment?Vous osez, vous, Guston Maillet, affronter une élection?Quelle lutte gigantesque vous entreprenez, mon cher ami.Loin de moi In pensée que vous m'étes pas qualifié.\u2018Pout au contraire, je vous crois trop l'homme de da circonstance pour douter du succès, mals, grands dieux, quelle somme de couruge vous avez?Vous êtes un homme d'action, entreprenant; vous avez des idées, de l'enthousiasme, du patriotisme.Vous voudriez, si vous étiez député, avo- casser des réformes, relever le niveau de nos concitoyens, en faire des hommes, quoi.Combien, et d'aussi valllants que vous, ont abandonné ln lutte, une lutte stérile.Ne croyez-vous que vous vous heur- vraient se tenir à leurs bureaux.Il est inconcevable qu'on laisse s\u2019absenter le chef de l\u2019Hygiène publique d\u2019une ville comme Montréal, aussi souvent.Le Dr Lachapelle a fait un fiasco de l\u2019Hygiène provinciale dont il est le président.Le Dr Boucher entend- fl marcher sur les traces de son protecteur, de celui qui l\u2019a casé à l'Hotel de Ville?Entend-il lui aussi ne travailler qu'à ses heures de lunch?Il est bon qu'on le sache une fois pour toutes.On peu mal paver une rue, mal construire un trottoir, faire une mauvaise expropriation, mais l'hygiène publique, l'hygiène de nos enfants, il est temps qu'on s'en occupe sérieusement.Le service d'Hygiène sous la direction du Dr Boucher n'a jamais été si mauvais.Si l\u2019on veut des preuves,.nous en donnerons.INSPECTEUR terez à .bien des obstacles si vous lêtes élu?Vous voulez pénétrer duns \u201cl'empire\u201d des préjugés, de la petitesse d'esprit, du chauvinisme?Vous serez seul avec peut-être quinze autres, à faire la dutte, en butte à toutes sortes de tracasseries, d'embuches de coups de jarnuc.Et, malgré votre talent votre esprit d'initiative, votre combativité, je me demande si vous révssiriez à réveiller nos \u201cmaîtres\u201d À Québec?Je suis un vieux libéral comme vous.Je voudrais voir mu Province belle, riche, administrée pour et J: peuple et non pour le bénéfice d\u2019un groupe contre qui il a && impossible, jusqu'aujourd\u2018hui de lutter.Songez à notre ami Godfroy.Voilà un homme de valeur et d'idées, s\u2019il en fut jamais, Et, pourtant, il a vécu, \u2014 en politique j'entends, \u2014 ce que vivent les roses.Lui aussi, malgré son grand talent, sa plume alerte, a dû se retirer de la lutte, fatigué, dégoûté.TI est nujourd'hui expatrié quelque part où son activité, sa soif de progrès et de réformes, ne seront Plus un obstacle à l'inactivité et l'in- suffisunce de ceux qui nous gouvernent À Québec.: Tout de même, mon cher Gaston, si vous décidez de faire da lutte, je compte que votre programme sera ce- dui d'un libéral, non seulement d'un dibéral de nom, mais d'un vrai libéral, d'un rouge.Soyez un Tibérat de l\u2019école de Préfontaine, Benusoleil, Geoffrion, Déchesne, Turgeon.Robidoux.Et vous pouvez compter d'avance sur fe concours de toutes les bonnes volontés, de tous ceux qui veulent avoir comme représentant à Québee, non des machines à voter mais des hommes libres dans un parlement libre.Tout à vous, Jean POIRIER, Note .de lu Rédaction\u2014N'ayez crainte, cher colaborateur, M.Maîllet était l\u2019ami Intime du regretté M.Préfontaine qui l\u2019appréciait à sa juste valeur, Si l\u2019ancien ministre de la marine vivait il y a longtemps que de futur député de St-Jacques serait nu l\u2019arlement.M.Maillet, s'il entre dans la législature, entend ne pas voter rouge ou bleu, 11 votera pour Us bonnes mesures et contre les mauvaises, d\u2019où qu\u2019elles viennent.Qu'on se le tienne pour dit.et ça nous suffit, ! Cadeaux de Noces, Cadeaux de Féte, Présentation d'amis, Cadeaux du Jour de l'An Nous vendons d\u2019ici au Ier janvier prochain SANS RESERVE plas de $6,000 de Marbres de Florence Oowmpronant Bustes, Statues, Groupez, etc., exécutés meilleurs maîtres P édestaux de tous genres en marbre et des Terres cuites originales, etc.EUROPEAN ART CO.162, rue St-Denis MONTREAL ol Conselllers Québee, 19.\u2014 Le député de St- Jacques, M.Clément obillard, sera nommé conseiller législatif.La chose paraît décidée, mais la nomination ne se fers pas avant l'ouverture de la session.D'après une indiscrétion, le maire Martin, dont l\u2019'innombrable quantité de signatures parvenues à Québec disent la grande popularité, serait aussi nommé.Voilà d'après les dernières nouvelles des trois messieurs qui décro- cheruient lu timbale.M.Robillard emplacerait L.1°.Bérard, M.le Maire Martin prendrait le siége d\u2019Achille Bergevin et Je regretté Dr Lanctôt aurait comme successeur M.Trefflé Bastien, un de nos millionnaires ca- nadiens-français les plus avantageusement connus.Les messieurs ci-lessus sont les préférés de Sir Lomer et de son gou- vérnement.Cupendant, dans certains cercles libéraux de Ja vieille capitale on mentionne favorablement les noms de MM, Olivier Faucher, Lawrence A.Wilson, F.X.St-Charles, le Maire Michaud, de Maîsonneuve, l'échevin Georges Mayrand, le Dr Desaulniers.On a aussi mentionné les noms de MM.Wenceslas Lévesque et Séverin Kétourneau.Mais on assure que le promier refuseraît carrément, ayant les velléités d'urriver comme ministre.Quant au deuxième, il dé- élinerait l\u2019honneur, préférant consu- crer, dit-on, son temps précieux à l'étude des Lills privés et passeraît «olontiers toutes ses chances à son associé M.Beaulieu, qui en retour, complèterait à la Chambre Ifaute les tudes si bien commencées à la Chambre Basse par le député d'siochelaga.St ROCH \u2014 remet creme} Au Palais de Justice Tous les petits employés du Palais de Justice, ceux qui ont des salaires de famine, ceux qui crèvent, devront cette année passer la Noël et le jour de l'an à se sucer les pouces.Plusieurs s'attendaient que Santa Claus Gouin aurait pu enfin se décider à mettre quelque chose dans leur bas Législatifs | bd Ne i FLEURISTE , Reses, Mugusts ot Peis de contours, ie spécialité 108, rue Ste-Catherine Est TéL Bell Est, 1878 ot 3241 Prix speciaux pour Clubs et Sociétés ainsi que pour bouquets de mariés.La Biere Salvador de REINHARDT Encore la bonne vieille marque que vous avez toujours aimée.\u201c Ses qualltés de finesse et de pureté lui ont assuré le préférence des spo en\u201d.Son goût est toujours le méme délieat, doux et frais.BUVEZ= LA SALVADOR EN VENTE PARTOUT Original Salvador Company Ltd.178a, RUE ST-DENIS Tèl.Est 1293 de laine.Mais non, ils devront se consoler en pensant aux pauvres soldats qui sont dans les tranchées, là- as.Depuis combien de temps batail- lons-nous pour ces pauvres employés du palais?Nous ne cesserons, Sir Lomer, que le jour ou justice leur sera rendue.Le coût des loyers, des vivres a monté considérablement depuis quelques années.Nous connaissons une foule de nos employés publics qui travaillent le soir comme commis, qui font de la traduction: plusieurs servent derrière les comptoirs d'épiceries, d\u2019autres servent comme messagers afin de joindre les deux bouts et faire vivre leurs familles sans trop s\u2019endetter.Vous avez envoyé des millions de livres de fromage en Angleterre Nous parions que si le jour de l'an au matin, les employés du Palais de Justice, pas les gros, mais les petits, trouvaient chacun, sur leur pupl- tre, à côté de l\u2019encrier, seulement ne petite meule de fromage, une petite, Ils s\u2019écriraient joyeux: \u201cCh n\u2019est pas gros, mais, tout de même le procureur général a pensé à nous.\u201d JOB \u2014.La Banque Roya'e -du Canada C'est sans doute à cause de la guerre que toutes nos grandes institutions ont pris dès le début, les moyens susceptibles de renforcer leurs positions, et de se mettre en état de faire face À toutes éventualités.En ugissant ainsi, elles ont contribué ü maintenir la confiante du public et elles ont bien servi les intérêts généraux du pays.C'est ainsi que la Banque Royale, au 30 novembre, date de clôture de son exercice, avait une en- cuisse de $27,683,855, laquelle ressortait & 17.93 p.c.de ses dépôts.A In fin du précédent exercice cette somme ne ressortait qu\u2019à 13.83 p.\u20ac, soit pour l'année qui se termine, une augmentation de plus de $6,000.L'actif liquide duns lequel est compris l\u2019encaisse s'élève à $71,244,677, ce qui est équivalent à 46.16 p.c.des dépôts.Les valeurs que l'on trouve sous ce titre se répartissent comume suit: obligations de chemins de fer, obligations et actions, dont ln valeur courante, aux cours actuels de la Bourse, s\u2019élève à $13,557,741; obligations municipales canadiennes et autres, $2,185,- 062; chèques d'autres banques, $5,- 752,485, créances sur d'autres banques $3,144,502, Ces valeurs sont comme on voit de tout premier ordre et permettent de juger da prudence et la sagesse de ceux\u2019 qui ont la responsabilité d'administrer cette grande et belle institution financière, dont le développement et la solidité sont un juste objet d'orgueil pour le Canada.La banque de Québec Les profits nets se chiffrent à $296,679 Des profits nets au taux de 7.34 pour cent sur la moyenne du capital payé, sont indiqués par le rapport annuel de da Banque de Québec, pour d'année se terminant le 31 octobre, 1914.Les profits nets pour l'année se chiffrent i $296,659 contre $309,200 pour l'année 1913.Quelques autres comparaisons démontrent que la crise ressentie par la plupart des autres Lanquiers ne l'a été que faiblement à da Banque de Québec.La circulation des billets s\u2019est chiffrée i $2,400,000 coutre $2,800,000 pour l'année précédente.Le total des dépits a atteint la somme de $12,900,000 comparé à #14,500,000 ; les prêts sur demande à $3,079,000 contre $3,446- 000, des prêts courants à $10,594,000 contre $11,537,000.Les recettes to- talea se sont élevées à 420,178,000 comparé à $21,048,000.Pour contrebalancer ces transaction ordinaires qui sont dues à la dépression, il y a eu une augmentation dans la capital et dans le compte de réserve, pendant que la proportion des valeurs réalisables à demande est de 47 pour cent, ce qui indique une attention minuticuse dans les opérations de la née le 31 octobre dernier.Vu la grande dépression qui s\u2019est produite universellement, la position forte maintenue par la banque de Québec, doit être considérée comme hautement satisfaisante par les actionnaires de cette institution financière.banque pour l'année qui s\u2019est termi- ; Serins \u201cHarty Mountain\u201d | $1.95 >, .; Nous venons de recevoir une nouvelle consignation de jolis serins chanteurs, à la voix sonore et aux trilles roulants.Y u-t-il quelque chose de plus agréable à offrir et plus aceep- table qu\u2019un de ces oiseaux ?Nous en avons reçu quatre cents, et | NOUS Vous donnons In suggestion de venir aussitôt que possible afin de faire votre choix, car il y a toujours un choix à faire pour des oiseaux, le prix ordinaire est de $3.50.Prix spécial lundi et les jours suivants .1.12 20 20 20 4500 .e ev re se we TOUS LES OISEAUX SONT GARANTIS BONS CHANTEURS.48 |DOMINION 478 Ste-Catherine BIRD Ste-Catherine Ouest IMPORTERS Ouest Occasion Exceptionnelle d'acheter vos » « CADEAUX DE NOEL et du JOUR DE L\u2019AN CHEZ H.SCOTT Le plus Grand Bijoutier de l'Est 479, STE-CATHERINE EST $2 5 0,0 0 O DE BIJOUTERIE A VOTRE CHOIX Assortiment considérable de Diamants, Bijouterie, Horloges, Verre Taillé, Bronzes, Statuettes en Marbre, Argenterlie, Coutellerie, Bracelets-montre, Montres en or et filled ease pour dames et messieurs, ainsi qu\u2019an grand nombre d\u2019autres articles appropriés 20% D'ESCOMPTE Q 292 d'ICI AU ler Janvier Suggestions de bon goût pour cadeaux de Noël et du Jour de l\u2018An pour Dames et Messieurs © YRase nase Notre distinguée clientèle trouyera un assortiment atissi varié qus considérable de cadeaux, de meilleur goût.Voici quelques articles qui ne manqueront pas d'être hautement appréciés : Nécessaires de toilette, Bourses de dames, Sacs de voyages, Porte-musique, Bourses de poche, Boites pour Collete, Suit-Cases.Et tout co que l'art et l'habileté peuvent accomplir avec les cuirs les plus recherchés, à des prix convenant À toutes les bourses, au BAZAR DU VOYAGE 45%, RUE STE-CATHERINE EST Tél.BELL EST 2670 VIS-A-VIS DUPUIS FRERES son.Dimanche 20 decembre 1914 Nouveaux 0 ED.GERNAEY Cartes professionnelles GORDIEN MÉNARD AVOCAT co Tél Mala 6507.16, RUE ST-JACQUES ROBERT MAILLET AVOCAT 72, NOTRE-DAME EST Tél.Muln 3082 Bureau du soir: 1699, rue Ste-Catherine E.\u2018Tél.Bell Lasalle 1886 Bureau: Main 6362 Résidence: Ni-louls 1328 Résidence: Ave Bastien, Abuntsie J.A.E.GRAVEL AVOCAT POWER BUILDING £3 CRAIG OUEST.Montréal, DESSAULLES, GARNEAU & VANIER AVOCATS 86, RUE NOTRE-DAME OUEST Tél.Muin 4116, HEURES DE BUREAU: 148 5 pm 8 4 10 p.m.T6.St-Louls 1209 Dr ZENON MALO Médecine générale Spéelalité duns les maludies de ta rinaires.peau ot des voles u 130 BLVD ST-JOSEPH EST, MONTREAL Dr J.-W.ROCHETTE Coln Moat-toysl et Chambord Meatréal CHIRURGIEN-DKNTISTE Heures de bureau: 8 su.à 9 pm.Tél.St-Louls 3732 Normandin & Des Rosiers COURTIERS EN ASSURANOKS 233, rue Balnt-Jacques, Montréal Toi.Main 2983 Dr L.NOLIN TRUDEAU 889, RUE SAINT-DENIS Tél.Bell, Est 3616 DENTISTE Leçons de Violon Prof.A.SALVETTI 711 rue ST-DENIS Diplônié au Conservatoire de Turin, Italle Leçons de théuvrie et volfège; 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maîis visiblement, il manque d'expérience.Le factionaire qui garde l'entrée sourit de ses vains efforts.\u2014Veux-tu que jé t'aide?Sans attendre la réponse, le voilà sous l'auto, et, en un tour de main, la réparation est faite.\u2014Qu'\u2019est-ce que vous faisiez donc dans le civil?interroge le colonel, étonné.\u2014Moi?dit le factionnaire; j'étais chef d'atelier dans une maison d\u2019'automobiles.\u2014Ah!.Et pourquoi ne vous a-t- on pas pris pour conduire les autos?\u2014Mon colonel, répond le factfonai- re toujours souriant, c\u2019est moi qui me permets de vous le demander.Sur ce, le colonel se retourne vers son chauffeur: \u2014Et vous mon garçon, qu'est-ce que vous faisiez avant la guerre?Le \u201cgarçon\u201d dut avouer modestement que les rentes paternelles lui permettaient de ne rien faire.\u2014Ah!.dit encore le colonel.Et il est reparti rêveur.Autre histoire: Un soldat est désigné pour porter de la viande à l\u2019infirmerie.Il la remet assez maladroitement à l\u2019infirmier, qui, lui aussi pose la question: \u2014Qu'\u2019est-ce qué tu fais donc dans le civil?ofr\" suis interne des hôpitaux.Et \u2014Moi, dit l\u2019infirmier, je suis boucher.Il fut un temps où ces choses-là nous semblaient très comiques.Mais je crois bien mé souvenir que c'était en temps de paix.UN DRAPEAU BIEN DEFENDU.\u2014Un journaliste chalonnais qui se trouve à l\u2019armée des Vosges a signa- 16 à son journal comment le drapeau de son régiment avait été crânement et vaillamment défendu.C'était au cours de ces combats sanglants qui eurent lieu en Alsace.régiment d\u2019infanterie se trouvait en toute première ligne et avait dû subir un terrible assaut des inas- ses teutonnes.Au cours dé l\u2019action, le porte-drapeau fut blessé.L\u2019emblème de la patrie fut repris par un autre oficier, qui fut atteint égale- mént.On sentait que les Boches voulaient prendre nos trois couleurs, mais ils n'avaient pas compté sur le sang-froid de nos braves fantassins, qui s'emparèrent de l\u2019étoffe sacrée, et, pour qu\u2019elle puisse échapper aux barbares,\u2018#ls se jetèrent dans la rivière voisine et immergèrent le drapeau sous des pierres.Le régiment se retira ensuite sur une position plus sûre.Au cours de la nuit quélques hommes se dirigèrent vers la rivière en rampant.Après avoir franchi 3 kilomètres de la sorte, ils arrivèrent à l'endroit où le drapeau était immergé.Ils le sortirent de l\u2019eau ét, heureux et fiers, regagnèrent les lignes françaises en faisant flotter no strois couleurs.L'EXPLOIT DU CAPORAL PHILIP.Le caporal François Philip, du 24e colonial, blessé dans un récecnt engagement, est actuellement soigné à l'hôpital de Perpignan.II vient d\u2019ê- tre décoré de la médaille militaire, et le fait qui lui à valu cette distinction est rapporté en ces termes par 1¢ Temps: Un jour, le colonel C.ayant besoin d\u2019être renseigné sur les forces ennemies, fait appeler Philip.\u2014Je te sais brave ét courageux, lui dit-il c\u2019est pourquoi je vais te charger d'une mission extrêmement périlleuse.\u2014 La nuit venue, tu prendras vingt-cinq hommes et tu fras sur cette crête où l'on voit des soldats allemands faire une tranchée.\u2014 Tu tâcheras de rester la jusqu'au matin, en te dissimulant, toi et tes hommes, puis tu viendras me rendre compte de ce que tu auras vu.\u2014C'est bien, mon colonel, j'irai, dit Philip sans hésitation.\u2014Sais-tu que tu risques ta vie et celle de tes compagnons?\u2014Je lè sais, mon colonel, mais je n'ai pas peur de la mort: c\u2019est pour la France! A ces mots, le colonel, ému.embrasse Philip, qui, très ferme, recrute vingt-cinq volontaires auss.bien trempés que lui.La petite troupe part.Les autres coloniaux la suivent des yeux; puis, la nuit s\u2019épaississant, elle disparaît dans l\u2019ombre.Arrivé près de la crête, Philip aperçoit des soldats du génie allemand créusant une tranchée, pendant qu\u2019une sentinelle fait les cent pas et monte la garde près d'eux.Philip fait dissimuler ses hommes dans un petit bois, avec défense de bouger et de crier, quoi qu'ils entendent.FI emmène avec lui un camarade et lui dit: \u2014Quand nous serons près dé la sentinelle allemande, et que celle-ci criera: \u201cWer da! (Qui va AY)\u201d, tu te tiendras à l'écart de moi, sur la gauche, et tu feras du bruit avec ta baïonnette, de façon à faire retourner la sentinelle vers toi.Quoi que fasse le Boche, quoi que jé fasse, ne dis rien, couche-toi sur le sol et attends mes ordres.Les deux hommes avancent sans bruit; {ls ne sont qu\u2019à déux pas de In sentinelle allemande qui se promène en fredonnant un air du pays.Philip prend à droite, et en marchant petit bruit.A ce moment, l\u2019autre colonial, exé- cutaht la consigne, remue la baïon- n dans le fourreau.La sentinelle se urne vers la gauche.C'est ce qu'attendait Philip, qui, posté à droite, dit sur l'Allemand, lui plante par (deux fois sa baïonnette dans la poitrine et saisit son fusil.Le sen- tinell\\e's'écroule sans pousser un cri.Prestement, Philip, sans être vu des soldats qui travaillaient à vingt-cinq m .plus loin à faire la tranchée, prend) ;le manteau, le casque et le fusil la sentinelle et se met à monter la garde à sa place; de temps à autfe il fait rouler le cadavre du Boché-pour le dissimuler le plus pos- | dans le lac.sible.! \\ \\ .\u2019 tôt, la tranchée étant - 1des soldats allemands partent ar pour rejoindre le gros des troupes, noma sans adresser un salut amical à la sentinelle, qui, à leur grand étonnement, continue sa promenade sans leur répondre.Quand ils ont disparu.Philip jette son' casque et son manteau allemands, court dans le bois chercher ses camarades, et les vingt-six coloniaux s'installent dans la tranchée allemande.Au petit jour, une compagnie bavaroise arrive pour prendre possesgfon de la tranchée préparée par le génie.Elle avance sans méfiance, les soldats de- tisant et plaisantant entre cux.Quand ils ne sont plus qu'à quelques pas, Philip et ses vingt-cinq camarades tirent sur eux sans répit.Un grand nombre d'Allemands tombent ; les autres veulent prendre la tranchée d'assaut; un feu meurtrier décime les téméraires et met les autres en fuite, sauf dix-huit qui lèvent les bras et se rendent.temps le 24e colonial, éntendant la fusillade, s'avance au pas-de charge, le coloncl en tête Philiploobet vers luf et lui dit: \u2014Mon colonel, j'ai le plaisir de vous offrir cette tranchée: elle est sur la crête; vous pourrez vous rendre compte d'ici, mieux que moi, de la position des forces allemandes.Le colonel, les larmes aux yeux, félicite Philip que le régiment tout entier acclame avec frénésie.Devunt toutes les troupes, la médaille militaire est remise au caporal Philip sur le théâtre de ses exploits.EUX ET NOUS Réfutant dans leFigaro, le dange- rux sophisme qui consiste à distinguer l'Allemagne du parti militaire de l'Allemagne des penseurs, celle du kronprinz et celle de Wagner, M.Alfred Capus répudie hautement toute affinité avéc tout ce qui est allemand.Wagner, évoqué aujourd'hui et loué, en manière de défi, c'est le froid qui passe, c\u2019est une glace soudaine dans une conversation entre Francais.11 peut y avoir de beaux paysages qui nous rappelent des désastres de notre vie, des séparations, des deuils.Oui, ils sont beaux, et pourtant nous en avons horreur; nous ne les visiterons plus sans frémir.Hélas! il y a aussi des noms allemands qui, si hauts qu\u2019ils soient dans la philosophie, dans la science, dans l\u2019art, remueront longtemps en nous des ferments de vengeance et de colère.Nous sommes là dans les profondeurs mystérieuses de la conscience aux sources de l'instinct où se forme l\u2019idée de patrie.Et à ces profondeurs, la rhétorique et le sophisme ne pénètrent pas.Non, non! Wagner, malgré son génie, est désormais sans commune mesure -avec la sensibilité française, bouleversée et retrempée dans cette guerre, et revenue par un glorieux chemin a se smodes anciens.Et toute cette culture allemande, dont je ne nie pas d'aileurs la place dans la civilisation moderné est désormais séparée de nous comme par un cata- cysme géologique.Avant de longues années, elle ne se mélera plus à la nôtre, qu\u2019elle avait commencé d\u2019assimiler et de corrompre.UNE RECONNAISSANCE PAR LES CHIENS BELGES.Le 14 novembre, aux environs de Dixmudé, les AMemands avaient pris le bois de Boesinghen, d'où 11 s\u2019agissait de les déloger.Pour reconnaître leurs forces, on ne pouvait utliiser ni les aéroplanes, nf la cavalerie; lieurcusement, ou avait sous la main cinq chiens de guerre belges, avec leur dresseur, qui est caporal.Un correspondant du Radical de Marsellle raconte comment on les employa: Dès leur arrivée, les cinq chiens se placérént en demi-cercle autour de leur caporal, s'assirent sur leur séant, et, le regard fixe sur lui, attendirent en remuant légèrement la queue.Leur maître leur présenta des bérets et des casquettes allemandes qu\u2019ils flairèrent.Puis, d\u2019un geste, il leur indiqua le bois et leur dit: \u201cPas aflléurs.\u201d On leur mit à chacun un manteau fait de fougères et de fines branches d'arbres.La tête elle-même était recouverte de verdure.La mâchoire et les yeux seuls étalent libres.Quand l\u2019un d'eux se déplaçait, o naurait dit un petit buisson roulant la pente.Le mot: \u201cAllez!\u201d fut prononcé.Pell partit le premier, Podge le second, puis vinrent Nurth, Bac et Riff.A la sortie du camp, on les vit d\u2019un bond gagner la verdure, puis là, éparpillés, avancer lentement, tellement qu'il fallait ne pas les quitter des yeux pour les suivre.Si un instant on les perdait dé vue, on ne les retrouvait plus.Pour éviter le canal, ils gagnèrent le bois en suivant la vole ferrée.Podge passa aux pieds d'une sentinelle qui ne le vit pas.Puis 1ls dis Une demi-heure après Bac revint avec une casquette de fantassin portant le numéro du régiment.Riff rapporta le képt d'un colonel, Nurth revint avec un képl d'artilleur et Podge avec un képi de fantasson, Quant à Pell il revint avec un kégi français ensanglanté.Ils se rangèrent.Leur maître traduisit ainsi le résultat des observations: Il y a un régiment entier d\u2019infanterie dans le bois, etil n'y en a qu\u2019un, car voici le képi de celui qui les commande; ce chien là, Riff, rapporte toujours le képi le plus galonné.Il n'y a guère que des fantassins, car Podre rapporte toujours la coifure d'un des soldats dont l'arme est la plus nombreuse.Il n\u2019y a que très peu d'artilleurs, car je n'ai qu'un ké- pl.Enfin un soldat francas est blessé dans le bois, voisi son képi, Pell ¥ conduira le service de santé.En une heure le bois fut purgé d'enemis, les seize mitrailleuses et l\u2019unique canon de 77 qui défendaient le bois furent pris, et ce qui divertit fortement nos troupiers, ce fut la vue d'un officier allemand gros, la figure rouge, qui semblait désemparé et qui sans cesse portait la main sur son crâne dénudé, c'était le colonel dont un des bons toutous belges avait ravi la coiffure.En sul- vant, on retrouva, à la lisière du bois, un petit fantassin ayant été blessé à la tête.On le pansa et on se rendit compte que la blessure .ne.mettait pas ses jours en danger.EN RUSSIE C'était dans ces engagements de Mazurie \u2018où l\u2019armée russe, menacée d'être coupée, dut céder le terrain conquis.Un détachement de cavale- cie se retirait quand, soudain, il ze trouva pris entre deux feux: celui d'un batterie, celui d\u2019un régiment d'infanterie allemands.Toute issue était enlevée, les cavaliers ayant derrière eux une falaise abrupte, au bas de laquelle s'étendait un lac.Le chef du détachement, lieutenant Smirnoff, était résolu à ne pas tomber entre les mains de l\u2019ennemi: la résistance!\u201d était impossible, I fit avancer ses hommes jusqu'au bord de l'abime, puis, après un commandement, #5.précipita, suivi de ses hommes: sans mot dire, l\u2019escadron entier.disparut ant Pendant cel ene ems pp ev + C'était le lundi 2 aolit.Je décret de mobilisation générale avait été affiché la veille, dès le matin ; la guerre maintenant apparaissait certaine, inévitable, et le docteur Legris, agré- fé d'histologie à la Faculté de méêde- cine de Paris, s'étonnu lui-même en s'apercevant qu'après avoir lu les journaux si fièëvreusement, à l'ombre du seul maronnier dont les vastes branchages suffisaient à couvrir tout son petit jardin, dont le mur touche au Val-de-Grâce, il avait mis son chapeau, gagné le boulevard Saint-Mi- chel et se trouvait maintenant devant la porte de son laboratoire, rue Dupuytren : tout cela sans même s'en douter.1 admira l\u2019irrésistible puis- sunce de l\u2019habitude: voilà qu\u2019il aHait se remettre À sa coutumière besogne, comme malgré lui, alors que tout le long du chemin il n'avait pus songé un instant à ses travaux ordinaires, aux études qui formaient Ja trame de sa vie.11 n'avait songé qu'à lu guerre, à l'événement effrayant, imprévu, d'où ln France devait sortir écrusée, ou- bien libérée pour toujours de ce cauchemar qui s'appetle la paix armée et durant depuis un demi-siècle; 11 n'avait fait que regarder les passants, les boutiques debout sur le qxis de leur porte, jusqu'aux-marchandes des quatre-sai- suns qui négligenient le soin de leur humble négoce pour dire à leurs eli- entes: \u201cEh bieu, on va donc en finir avec ces sales Joches !\u201d Et c'était cela qui le surpremait davantage, cet hé- roisme subit du penple, cet universel optimisme, cette conviction générale que, puisque c'était la guerre, c'était aussi la victoire.; Puis il réfléchit: \u201cC\u2019est tout naturel: nos malades, nos opérés ne sont pas autrement au cours de la maladie, avant l'opération.Le vivant n\u2019a que des pensées de .vivant, il ne peut croire qu'à la vie, par conséquent à la santé, par conséquent à la guérison, au succès.Et il est bon qu'il en soit ainsi: il n'y a que nous, des chirurgiens, pour avoir conscience que toutes les.opérations ne sont pas heureuses; il n'y a que les chefs militaires pour savoir que toutes les batailles ne sont pas des victoires.Et c'est notre commun devoir, À eux et à nous, de faire comme si nous n'en savions rien.- Allons, tout est pour de mieux!\u201d T1 pénétra dans la \u2018salle de dissection, qui précédait son laboratoire, et flu vue de tous ces cadavres froids, grisûtres, quelques-uns déjà réduits À d'état d'innommables débris, Jui inspira pour la première fois de son existence un grand frisson : il voyait les autres, les cadavres sans nombre qu'on allait faire.tout ce que l\u2019imagination de Ja foule, par bonheur, ne concevait pas encore.\u201cAllons, se dit-il, reprenant son valilons! C'est l'animal d'habitude qui avait raison contre le raisonneur:.faire mon anétier, en attendant que j'en fasse un autre, dans les ambulances des champs de dLataille : c'est non seulement le devoir, mais une cure-pour mes nerfs\u201d.Emile, le vieux garçon d'amphithé- tre, qui Je sérvait depuis déjà dix- neuf ans, était à son poste, lui aussi.Par principe, le docteur ne dit pas la catastrophe qui allait bouleverser le monde.Emile connaissait sn tâche du jour: pratiquer dans un fragment de cartilage tyroide des sections très fines qui pussent être introduites dans le microscope.Et il suivit le travail d'un oeil attentif.Mais le vieux garçon d\u2019amphithé- ûtre était singulièrement distrait.Il avait comme des absences et demeurant les bras bLallants.Puis il se remettait à l'oeuvre, par sursauts; el alors da main qui tenait la petite dame d\u2019acier tremblait.\u2014Emile, dui dit Je docteur Legris avec impatience, vous n'êtes pas à votre affaire, voyons! Vous avez bu hier, n'est-ce pas?.T1] ajouta plus doucement : \u2014C'est sans doute que vous avez accompagné des camarades mobilisés à la gare?; -Mais Emile jeta l'instrument sur Ja table\u2019 à disséquer.- Il regardait ses doigts frémissants comme pour les accuser, il avouait son trouble.Et pourtant'il! protestait : \u2014Non, monsieur le professeur, non, je n'ai pas bu.Et je n'ai accompagné personne hier; je n'ai pas fait d'excès.Sculement ce que jai vu.Ah! ce que j'ai vu! \u2014Ca n'était pourtant pas encore une bataille de cent mille hommes! fit Legris, essayant de réagir.Non! Mais tout de même, monsieur le professeur, tout de même !.I! faut vous dire que je ne suis pas seulement garçon d'amphithéâtre jci ; j'ai du: temps de reste, je suis aussi employé chez un boyaudier, près des abattoirs : travailler dana la tripe du porc ou de mouton, ou bien dans le macchabée, c'est pareil, n'est-ce pas?une métier mène à l'autre.Alors, j'habite le quartier de la Villette, comme de juste, près de mon ou- 10° 20\" ; Tov i ; 20° De Lachine.so\u201d _ 10\" , 20\" 10\" 20\" Du Bureau de Porte, De St-Denis à In Saint-Vincent.30\" .Char pour St-Vincent .De S-tViacent & le 15\" rue St-Denls so .16\" 20\" 30\" Char de Henderson à la Char de St-Vincent à la De Saswdea dct.De Cartierille.20\" 40° 20° 40\u201d 20\" 20\" 10\u201d so\u201d a 20\" 15\" z0\" 1e\u201d ga\u201d 15\" 30\u201d 60\u201d sang-froid à force de volonté, tra- un mot de ce grand événement, de) Dernier char extra À 12,50 am.SAULT AU RECOLLET ET ST-VINCENT DE PAUL Char pour Henderson seulement .BOUT DE L' = vrage.Voila qu\u2019hier, je me prome- nails rue d'Allemagne.11 y avait déjà des\u2019 territoriaux tout le long de la vole, sur le chemin de fer de l'Est, et des régiments qui passaient, pour s'embarquer à la gare de Noisyde- See ou de Pantin, et des gosses qui défilaient, drapeau en tête, en chantant la Marscillaise.Et moi je chantais avec, sans le vouloir.J'avais le coeur chaud, plein, gonflé, la tête un peu brûlante, mais je n'était pas centré une seule fois chez un marchand de vin, je vous le jure, Cn n\u2019est pas mon genre.\u2018Je ne pensais donc qu'à ça, À le guerre, au plaisir de flanquer un pile aux Boches, À ce que je serais bien parti comme les autres, si j'avais seulement dix ans de moins.\u2018\u2019Fout à coup, voilà que j'aperçois mon putron, le patron de la boyauderie, sur de pont Soissons\u201d.La figure d'Emile avait pris une subit expression d'épouvante.\u2014Eh bien?demanda le docteur Legris, sans comprendre.\u2014Mou patron, mousieur le professeur, Cest un Allemand.Mais voilà vingt ans qu\u2019il est à Paris; personne me se méfiait de lui.Je crois même qu'il était naturalisé.Oui, À était naturalisé, Il votait, je mue rappelle j! votait aux élections! Et pourtant, je ne suis pas bourgeois, ça me fiche un coup de Je voir 1à: d'autant plus qu'il avait un blouse blanche \u2014 je ne J'avais jamais vu en blouse blanche \u2014et qu'il allait et venait sur de pont, comme une âme en peine, en regardant de côté.\u2018Plus haut, de long de la voie, il y avait un officier de garde.Je m'approche de Ini et je lui dis: \u201c\u2014Mon licutenant, vous voyez cet homme Jù, sur de pont, habillé comme un maçon?Eh bien, c\u2019est pas un maçon, c'est mon patron, un boyaudier.Et je Tat jamais vu en blouse; c\u2019est un commerçant, un notable commer- cant; j'l'ai jamais vu qu'en veston ou en redingote.Alors quoi c'est qu\u2019il fait là conmne ca?\u201cL'officier ne fait ni une ni deux, il s'approche du type et lui demande: \u201c\u2014Qu'est-ce que vous attendez sur ce pont, mon brave homme?\u201cEt d'autre répond poliment : \u2014\u201cVçous voyez je me promène, mon lieutenant.\u201c\u2014Vous vous promenez d'une drôle de manière.Voulez-vous enlever votre blouse?\u201cMais d'autre proteste ; it dit qu'il u bien le droit d'êtée habillé comme il lui plaît, qu'il n\u2019enlèvera rien du tout.L'officier fait signe à deux ter- ritorinux qui surveilnient ln voie au- dessous du pont.Les deux territoriaux grimpent le talus, prennent l'homme aux épaules, lui arrachent sa blouse.el il portait deux sdu- cissons de dynamite attachés par une icelle, sous le bras ! \u201cJe m'approche de lui.I flageo lait un peu sur ses jambes, et sn figure était tirée, tirée.Je voyais de grosses gouttes de sueur sur son front, mais il avait les yeux claîrs, iluminés: il avait d'air de faire une prière en se vantant au bon Dien.Je Jui dis:.- \u2019 \u201c\u2014C\u2019est vons, monsieur Pforgheim, c'est vous! Pourquoi avez-vous.fait on?\u2019 \u201cMais il garda les yeux levés en murmurant quelque chose que je ne compris pas, en allemand, ia langue tremblotante, et pourtant d'une voix qu'il voulait fière\u201d.«\u2014T'Aflemagne, interrompit le docteur Legris, l'Allemagne an
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