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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 22 janvier 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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L'autorité, 1916-01-22, Collections de BAnQ.

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[" Vel.Ill \u2014 No 109 AUTORITE 162 ST-DENIS | Abonnement: Tél, Est 893 Par malle .$1.00 par année GASTON MAILLET, directeur REDDE CAESARI QUAE SUNT CAESARIS Montréal, 22 Janvier 1916 Go mn \u2014 PE ES Elections fédérales Le Un véritable Coup de tonnerre prochaines rouvernement sait que les libéraux s\u2019opposeront à la prolongation du terme d\u2019oflice du Parlement A moins que le début sur l'adresse en réponse au discours du trône se prolonge au-delà des prévisions, il «st provuble que uu cours de lu semaine prochaine, l'opposition, « lu Chawbre des Communes, aura fuit connaitre son uttitude sur l'inportunte question de lu prolongation du terime d'office du Parlement, EU pour nous, il ue fait aucun doute que les liberuux vont refuser d'uppuyeor ja demande ou et muintien de lu Constitution.Duns le grand discours qu'il a prouonce celle semaine, l'honvruble M.l'ugsley, aucien gunistre des Truvaux publics daus le cabiuet Luau- Mutiistere reclumer le vier, y a lial une rapide allusion \u201cDans mou upiuion, u-t-il déclaré, c'est, pour cette Chawbre, preudre une lourde respuusubilité que de muwditier lu Constitution de munière à prolonger l'existence de ce Parleuent.las membres de cette ( hambre unt été choisis pour représenter le peuple pendant une période de tess détermivée, et seules de graves raisols Coustitutiontelles que le gouvernement dusru faire connutre pourraient justifier une tesure connie celle qui est maintenant proposée\u201d Ur quelles raisons coustitutionnelles peuvent cire invoquées pour dépouslier le peuple de son droit suuveruin © Evidemment aucune, Notts venous de voir, depuis l'ouverture de la session, les deux partis parfaitement unis en oe qui cynevrne notre participation énergique à la guerre.Îla meront pareillement d'accord sur ce point, udiebunt un appel au peuple, Itieu inreux, au point de vue de lu guerre, use can pague électorsie produicait les plus heureux résultats, purce qu'elle prendrait inévitablement le caractère d'une cumpague patriotique, qui dutitreruit un essor Iberveilleux au recrutement, A ce moment, le ministre propuse de porter l'effectif de nos armées ù SU, OU0, et 11 annonce oi mene trnps quil est opposé à lu conserip- tion.Leln veut dire qu'il faudra enrôler encore près de trois ceut wille volyutaires, el buus doutes que le gouserneuent réussisse à lever un pureil effectif sous proclamer, sous une forme quelconque, le service obligatoire, à mulus qu'il ne s'aide précisément d'une comnpagne Clectorale qui fournira à tous lvs membres du Parlancut occasion de stimuler dans Jeurs cirounscriptions respectives, le seutiment patriotique de ls population, - Nous anvuns de bonne source que le gouvernement est prévenu que le parti libéral va combattre su proposition, et les libéraux n'attendeut que pour cluirenreut définir leur attitude de l'enceinte méme du Purlewent, afin qu'elle ne puisse être par lu suite faussement interprétée.le gouvernement est si bien averti, nous inforaue-lon, qu'il s'uceupe déjà de la préparation des listes électorales, sou intention étant d'aller devant le penple dès que Je parti literai nurs ouvertement munifents son opposition à lu mesure.OBSERVATOR.La conscription du travail Lu catégurique déclaration faite ces jours derniers aux Conumuses por sir Wilfrid Laurier devrait achever de faire s'ésanvitir le spectre de la conscription que certuits démagugues agitent chcore pour effrayus len esprits Limorés.Le service militaire ne saurait deveuir ubligatoire dans votre pass juue plusieurs ruisous dont le chef bbéral n'a mentionne qu'une: c\u2019est que lu consaription, en tarissaut les sources de l'immigration, coumpro- wettrait irrémédiablement Je progrès, le développetent, l'avenir de notre pnys.) Main gue la conscription milituite ne soit ne dispense aucunement tous les citoyens du devoir rigoureux qui leur inculube de contribuer à lu défense nationale.Et sous ce rapport, la couscription du Lravaih que l\u201cAutorité\u201d a prévonisée il y 8 plisicors mois, est toujours recommatnluble, Jlenucoup de jeunes eb vigoureua jeunes gens ne manifestent aueus peuchaut pour le service militaire et vivent depuis le commuencement de lu guerre daus l'oisixcté.Nous ue demandons pus qu'où les incorpore de force dans les arinées.Mais nous demaixious qu'on les envôle pour travuiller à la confection peas dans nos Join, œla ten innuitions et des fournitures de guerre, l'aur la défeuse du Canada et de l'Empire, le pays s'impse de fourds sacrifices.vout verser, nous allons prohablement porter à 1,U0u allions de dollars Outre le sang que des imilhers de nos concitoyens le chiffre de la dette nationale.l\u2019our compenser ces cnormes depenses, c'est le desoir de la nation de redoubler d'énergie pour civer de nouvelles richesses.l'ur suite, nul ue fuit son devoir qui à ce moment passe le Leanps dausx l'oisiveté.l'œur les jeunes gens qui ne sont point tentés d'aller se battre, l'obil- gation reste de travailler, Et nous réclamions que le gouvernement cree pone eax la conserip- tion du travail ! Placie BEAUSET.2 \u2014 M.G.A.Lacombe frappe un grand coup M.Georges A.Lacombe, chef du bureau d'enregistrement d'Hochelafa et Jucques£'artier, n été le pre- Outremont sait reconnaitre le dévouement M.Louis Beaubien n été réélu à une forte majorité maire d'Outre mont.Les citoyena de notre opulente peo- tite voisine ont appréeié le consoil que leur offrait l'autre jour 1™Antoritd\u201d, en ces termen: \u201cSans méconnaître les qualités des nouveaux arrivants sur ln scène municipale, les électeurs d'Outremont prendront apécialement en considération les wervicez de ceux qui ont fuit de leur ville ce qu'elle est maintenant : l'une des plus belles et den mieux uduministrées du Cnnada.\u201cTont bien posé, 1 ne faut pas oublier que #1} est parfois légitime de favoriser les aspirations nouvelles, c'est loujours un devoir nneré que de récompenser les dévonements déjà manifestés envers In chose publique.\u201d M, J.-C, Lamothe était un cundi- dat qualifié À tous points de vw main lee électeurm d'Ontramont ac sut crus liés cnvaru M.Rrauhten ler À entrer en campagne pour le Bureau de Contrôle.Connaissant le prix du temps, M.Lacombe, cn candidat avisé, familier avec nos campagnes politiques et anunicipales, salt les avantages que peut retirer un candidat entré de bonne heure dans l'arène.A Suint-Henri, l'autre jour, ü n porté plusieurs coups directa à l\u2019'administration actuelle, Les auditeurs wu courant des choses municipales ont reconnu tout de auîte que M.Lacomtre n'était prépant de longue maln À résoudre ces problèmes al compliqués, lon nettement démantré que le moyen le plus rationnel de sortir Montréal de l'ornière n'était pas d'imposer de nouvelles charges aux propriftaires, qui n'en peuvent plus, main de réduire les déponnes au ani- nimom M.Lacombe entend poursuivre sa campagne avec Anargle, «+ d'hpeta par une dette de mcounnisan ioe, APROTATOR, son début, \u201cl'Autorité\u201d augure pour lui los meilleures chance» de aucodx.nu gallon, Le correspondant particulier de l\u2019\u201cAutorité\u201d à Ottawa peut jeter furtivement les yeux sur un bill en préparation, ayant pour effet la déportation des sujets des pays alliés en état de porter les armes.(Spécial à l\u2018\u201cAutorité\u201d) Hôtel du gouvernement, Ottawa, 21 janvier.\u2014 Comme je n'ai pas dessein de chercher des amusements a Ottawa, ville ois ils sont si rares que ça me prendrait toute la session pour les trouver, et comme d'autre part je veux gagner jusqu'au dernier centin la grasse prébende que me sert l'\u201cAutorité\u201d, je me suis mis aussitôt a la besogne, ct je suis à paperasses qu'on laisse un peu partout sur les bureaux dans les départements.Je n'ai pas eu besoin de poursuivre longuement mes perquisitions avant de mettre la main sur un document d'une extraordinaire importance.Pour tout mortel tant aux déductions, sans prétendre rivaliser de flair avec Sherlock Holmes, la conclusion qui s'impose est celle-ci: c'est que le gouvernement canadien, de concert avec le gouvernement britannique, entend recourir à tous les moyens propres à achever cette guerre en victoire pour les Alliés.Donc, voici ce dont il s'agit : Récemment le gouvernement français adoptait une loi en vertu de laquelle les sujets des pays alliés résidant en France étaient mis en demeure d'aller chez eux remplir leurs devoirs Sinon, à la demande des représen- | tants autorisés de ces pays, la police française allait elle-méme appréhender les récalcitrants et les extrader comme des criminels.C'est exactement une mesure semblable qui est tombée sous mes yeux à Ottawa, primeur que je m'empresse de communiquer.Sans aucun doute le gouvernement la présentera aux Communes et elle sera adoptée militaires.d'emblée.nombreux dans notre Dominion, quand 250,000, état de choses.loin, compulser les soit peu porté à l'enrôlement Un journal et de poitrines du Nord aux montagnes de la Suisse.Malheur alors aux \u201cembusqués\u201d trop | journal en question protestait contre semblable qui dialoguaient : \u2014Pars-tu avec nous ?\u2014Je ne pars pas, je reste, répondait l'autre.\u2018 \u2014Comment, tu n\u2019en es pas?\u2014Non, je suis bien ici, moil.On comprend que celui qui partait, par délicatesse, ne poussa pas la conversation plus Eh bien! si le gouvernement fédéral propose son projet de loi, les sujets des pays! alliés passibles du service militaire ront plus aussi bien au pays.n'auront qu\u2019à procurer des listes à la police, et : la police se chargera du reste.La présence \u2018\u2019d'embusqués\u201d\u2019 parmi nous ses, rait d'un effet désastreux pour le recrutement, : surtout si le gouvernement doit en venir à la conscription, car en dépit des déclarations contraires de sir R.L.Borden et de sir Wilfrid Laurier, à l'effet que nous pourrons nous procurer autant d'engagés volontaires, des esprits avertis prédisent d'ores et déja qu'il faudra en! venir tôt ou tard, et dans un ecertaine mesure, ne se Leurs consuls forcé pour obtenir les 500,000 hommes promis par sir R.L.Borden.Tout le monde comprendra facilement que les nôtres partiraient avec une certaine répugnance s'ils devaient laisser en arrière des messieurs bien plus tenus qu'eux au service militaire, et qui continucraient de se prélasser.français faisait observer récemment que 170,000 étrangers, dont la plus grande partie appartenaient à des pays neutres, s\u2019amusaient à Paris grâce au rempart de baïonnettes françaises s'étendant de la mer Et le Il demandait des mesures au des nôtres sont rendus sur la ligne de feu ou en : gouvernement, mème contre les neutres.route.en deux temps et trois mouvements.Certes, la mesure est sévère: mais n'est-elle certain teur de ces lignes entendait dans un restaurant, les premiers jours de la guerre, pas justifiée dans un Ils seront coffrés, parqués et expédiés | sens?Laue \u2018toire! deux étrangers Voilà sans,doute ce qui a induit le gouver- \u2018nement du Dominion à en préparer de semblables contre les sujets des pays alliés en état de porter les armes et réfugiés sur notre terri- FLAMBEAU.| | + de ville.Le triomphe de la civilisation sur la barbarie La Législature, nouvelle Judith, fatiguée des frasques municipales, au nom de la justice et dans l'intérêt des citoyens, va couper la tète à l'Holopherne installé en dilapidateur a l'hôtel L\u2019Inconcevable hypocrisie des prohibitionnistes se trouve enfin mise a jour : Le chat sort du sac : ces messieurs veulent tout simplèment ruiner les hoteliers actuels pour les remplacer par de leurs créatures, afin de monopoliser le commerce des liqueurs.La campagne dans Saint-Hyacinthe.\u2014Pourquoi n'avoir pas lu l\u2019évangile des noces de Cana !'\u2014L\u2019exemple de Portland.La profonde hypocrisie de la cams pagne probibitionniste qui se poursuit actuellement Jde par la province sera bientôt démontrée Jde sensationnelle façon.Nous soupçonnions depuis longtemps ces vertueux prohibitionnistes de cacher un chat Jans leur sac, et il était inévitable que le matou vint tôt ou tard à sortir de son cnveloppe de toile IL montre déjà le bout Ju muscau.Le directeur J'un journal farouchement prohibitionniste nous écrit qu'il n'est pas responsable des mô- meries insérées dans sa feuille parce que celle-ci, pour la durée de la campagne, est passée entièrement aux \u2018intérêts prohibitionnistes\u201d.Et nos braves concitoyens qui r'imaginaient jusqu'ici que les prohibitionnistes n'avaient d'autre intérêt que le salut de leurs âmes ! Croirontils que c'est avec des prières qu'on met ainsi la main sur un journal?S'imagineront-ils que In note sera soldée, au bout de la semaine, par des oraisons! ll n'est que de cone naître ce que coûte l'impression d'une feuille pour être convaincu du contraire.\u2014Nous voulons remplacer les hôteliers actuels par d'autres ! proclamait franchement un apôtre de la prohibition, moins hypocrite que ses compagnons d'armes.Et voila le chat! Certains messieurs en sont venus À la conclue sion que les restaurateurs faisaient apparemment des affaires d'or et qu'il serait bien avantageux pour eux de prendre leur place.Une fois que les hôtellers actuels auront été ruinés par la campagne prohibltion- niste, une campagne en sens contraire sera commencée afin d'ouvrir des baru \u201csous meilleur contrôle\u201d.Les aspirants a la succession décrocheront lex licences, et le tour sera joué.O beautés de l'hypocrisie ! Regardez ces médecins et ces phermaciens qui se fant actaciie ment les champlons de la prohibition: quels tartufes ! C'uat qu'ils espèrent, voyez-vous, vendre l'alcool dans l'iniervaille plus ou moins long où Jes licences seront abolies (car aucun doute n'existe là- dessus, il faudra rétablir les licences, ainsi que l'expérience l'a démontré aux ltatseUnis).Citoyens de Saint-Hyacinthe, qui serez appelés à voter, lundi, le 24, sur un règlement de prohibition, prenez en note tous ces faits, ne vous laissez pas leurrer comme ces naifs contribuables de Sorel et des Trois-Rivières, et donnez aux cafards la leçon qu'attend de votre lare geur d'idées tout l'élément éclairé de la province de Québec.Montrez qu'on ne se moque pas de vous im- ; punément, à votre barbe.Les sentiments religieux de \u2018L'Autorité\u201d sont connus.Nous plaisons à reconnaître jusqu'ici, l'impartialité du clergé du diocèse de Montréal en général sur la prohibition, Pourquoi faut-il qu'en en soit autrement ailleurs, et notamment a Saint-Hyacinthe, ainsi que le démontre la lettre qui suit: \u201cSt-Haycinthe, 19 janvier, 1916 \"M, le Directeur de \u201cL\u2019Autorité\u201d, \u201cDimanche dernier, dans les églises catholiques de St-Hyacinthe, on a omis de fhire la lecture habituelle de l'évangile du jour, à la frande surprise, sinon à la grande stupéfaction de Ia population qui semble Roûter toute la profonde sagesse de ce décret de Rome faisant un devoir au clergé catholique du monde entier de familiariser le peuple avec les textes sacrés.\u2018\u201cEtait-ce oubli ou omission délibérée de la part du clergé de St.Hyacinthe.Telle est la question que se posèrent les fidèles les uns par simple curlosité, les autres \u2014 le plus grand nombre \u2014 avec angoisse.\u201cOu sait que la ville de St-Hya- cinthe est depuls trois semaines en pleine effervescence prohibitionniste un vote devant être pris, le 24 cou- tant sue an cegtement de prohibi- tlon, lequel tient fortement au coeur dua autorités religieusce.\u201cOr, l'idée cet venue comme va, xeltes illicites etaient des jeunes | épouvatables.vérifier si l'omission de la lecture de l'évangile de dimanche avait quelque chose à faire avec la campagne actuelle de prohibition.Jugez de la stupéfaction de ce digne citoyen en , constatant que l'évangile de diman- :che, le 10 janvier, traitait précisé.\u201cment de cet épisode fameux de la , Vie de notre Sauseur, alors que le Christ, à la demande de sa divine mère, changea l'eau en vin aux noces de Cana! Tout le monde a ;.compris.\u201cLet incident a jeté le désarroi dans le camp Je prohibitionnistes.\u201d Dans les rangs des prohibition ; nistes, nous ne le contestons pas, il l'est Jes hommes sincères.Nous nous adressons à eux pour leur démontrer que la prohibition n'est pas la tempérance, loin de là ! Qu'on lise plutôt cette description des conditions dans Portland, ville prohis bitionniste, conditions décrites dans d'un saint prétre, 'abbé J.-H.Moman, et intitulée: \u201cLa prohibition est la pire ennemie de la tempérance\u201d; \u201cLes faillites de la prohibition dans la ville de Portland, Maine, de 1800 à 1894 (population 30,438 en 1800), offrent un aspect décourageant.Durant cette période.bien qu'on ne tolérât ni distilleries, ni brasseries dans l'Etat, le commerce de l'alcool n'a pas diminué, le prix même n'en a pas été dérangé: seulement la qualité en devint absolument mauvaise.11 y eniste un grand nombre de buvettes ouvertes et fes pharmacies débitaient de l'ai- cool à la bouteille tant qu'on en voulait.11 naquit même une nouvelle profession, des \u2018pocket-peddlers\u201d, ct en 1803, on estimait luer nombre à près de 200, 11 fut impossible de supprimer leur commerce.En 1804, on trouvait une Jouzaine dc buvettes dans les aicntours de la gare du Grand-Tronc.\u201cCeun qui fréquentalent ces bu.une brochure sortie de Ia plume | \"jons de 12 A 10 ans.Parfois des petites filles faisaient remplir des bouteille: Des filles plus agées buvaient et parlaient avec les hommes.L'iv:ognerie était visible partout et spécialement dans les bas fonds.Toutefois, on trouvait aussi Jes buvettes de luxe pour l'accomodement Jes gens riches et plus raffinés.Plusieurs propriétaires se faisaient ainsi un resenu vonsidérable, corrompaient systématiquement la poliice, - achetaient les consciences ct parves naient à échapper à la doi.lis étaient avertis d'avance dus visites de la police et cela leur pcimettait d'évacuer leurs iocaux à temps.ll Le pardon Je te veux croire encor \u2014-\"Biessure ancienne dont la douleur demeure.Byrondigne de mon Pardon Démon voluptueux, ange de perfidie.Maigré toute l'horreur Malgré Je te veux croire encor ta cruauté, telle un couteau abandon, brandie digne de mon Pardonde ton lâche Nul ne saura jamais mon atroce souffrance, Læs sauglots de mon cœur et les cris de ma chair Depuis le jour infâme où ton indifférence Cloua dans le cercueil mon Rêve le plus cher! Nul ne saura jamais mon atrove souffrance.Car nul n'a jamais su Et immense splende quel etait men amour ir Muminant ma vie Et tes yeux de soleil où je puisais le jour Eties trésors d'espoir que vréait ma foite Car nu n'a jamais su quel était mon amour! Maintenant tout est mort, vrouié dans los ténèbres.Du temple merveilleux qu'avait bâti mon coeur I! ne reste plus que les ruines funèbres Auprès desquelles prie à genoux ma Douleur.Maintenant tout est mer, roule » avait des \u201cKitchen bars\u201d en opération dans les différentes parties Jde la ville, cinq Jes principaux hotels vendaient de alcool à la buvette et en distribuaient dans les chambres et \u2018 On les faisait parfois chan- À table.ter pour des sommes qui attei- Enaient même $100 par mois.Des magasins d'huitre vendaient Je la bière en grande quantité.pharmacies n'existaient que pour ; vendre de l'alcool.Un pouvait obtenir Je l'alcool dans toutes les pharmacies, le dimanche: des établissements d'embouteillage, dont le but avoué était de vendre des caux mie nerales, se faisaient un gros reves nu avec la vente de alcool.tivrait impunément de la bière aux maisons privées, des compagnies { d'express faisaient des afiaires florissantes à transporter des colis de liqueurs.Les clubs à boire se firent plus nombreux et dans tous les de l'alcool.iron 40,006 en 1803, il » avait un endroit pour boire pour chaque 213 habitants ven tout 183).Le shérif du comté de Cumberland disait qu'il 9 A\\Ait que vendeurs d'alcoo! dans Ja ville La manière cyniqu: Jont les acvusés et leurs témoins recouraient su parjure pour se fair: TS | | rer rendait les choses encore plus Le parjure devint à un citoyen de St-llyacinthe de gens, quelques-uns, même, des gare \u2018une affaire lucrative pour des té- infestant des blocs entiers Vingt : On Jégrands clubs on pouvait se procurer En estimant la population à en- Et toi je te pardonne.durs les ténèbres Enfant.avoue enfant.: Toi, dont j'ai si souvent baisé les lourdes tresses.Je plains ton noir Destin, malgré mot triomphant : Aux ignobles marchés \u2014 0 tot je te pardente, Enfant, aveuzle enfant ! va Vendre tes caresses, ' Ernest TREMBLAY, \u2018moins de profession.L'habitude de .boire des vins et des bières à table se généralisa.| Les ouvriers bu- , Vaient de plus en plus; il se ven ; dait partout Jdes liqueurs d'une qua.\u2019 | lité inférieure qui enivraient très ra- \"pidement et très violemment.\u201d Les prohibitionnistes, qui dépen- \u201csent tant d'argent.par le temps qui ; sourt, Qu'on ne sait vraiment pas où Lils le prennent, les prohibitionnistes, ! qui vosagent A grands frais J'un tout à l'autre de la province, louent des salles, Jistribuent Jes circulaires.les probibitionnistes font«ils l tant de frais pour établir chz nous ce bel état Jde choses! Vraiment ! vraiment ! il était temps que le char sortit Ju sac (M ne sera que plus facile Jde lui casser te muscau.À Saint-Hyacinthe l'honneur de porter le premier coup Je Raton! Syhio PICALD Le choix de M.Hector | Garneau «M Hevtar Garneau a été nommé cousersateur de la bibliothèque municipale Cette nomination fait honneur a: Bureau de Contrôle, et particulièrement à MM.Côté et Giroux, qui l'ont proposée.Persontie ne pourra alléquer le fa- tcitisie, car tout le monde recon- nait que M.Hector Garneau était le vandidat le mieux qualifié.Sa nouvelle position lui permettra de continuer œs étiales histariques et d'enrichir In littérature cans- diennes de beaux Hives, à l'instar de M.Telelles, d'Ottawa, et de M.Dionne, de Québec, \"248 guerre, M.Fishel, le trésorier du comité central rapporte que jusqu'ici, près de deux millions ont êté souscrits au fonds de in Autres prêts et ésamptes Courants ailleurs qu'au Canada cui l\u2019intéréêto Ce ee en ee ee ee ee es ee ee DRA Dettes du clivats par lettres ge crédit, sulvant contrat 24 Linmenbles autres gue jen ddifices de la banque te, langue Hoa été pourvu Tia ate ow IHotns quentants desdits 1 st 08 \u201cdoes 71 $e hel nd Th od HE BALE eno ant ah nar à - .brut te mundo Vu ur, pt RAPPORT DES AUDITEURS AUX ACTIONNAIRES DE LV UNION BANK .lu 4 mols + emb * CANADA mo den ousrages délicieux, «rime Le OF CANADA Grand Mogel, De Petit Duc, La pA C'Enformiement aux clatites des sousesections 13 ct 20 de la Yeethon Le de da Mise Helen, La Mascotte, les ce en Lo] des Banques, nous faisons le rapport sutvant aux acffonnaires: de Cornevilie, fox Muusepuetaires au \" bu Noun avons audité le bilan cl-dessus atnes que lex livres et lex pices « Justise vent, Le Jour et ta Nuit, le Coeur \u201cete vatives au Hureau-chef, ainsi que les rapports certifiés des auccnreales Main, La lille du Tambour Mandor Nous avons obtenu toutes les Informations ot explications dont nous avons ete, altrhant avec des opérer Nie brtotn et nous sommes d'avis que lex transactions de la banque qui nous ont été Qrôterie litense, tua Mure 2e souurs, | \u201cPUlnises n'ont pus dépassé lex pouvelrs de lu banque.touche, Jséphine vondue par moe Outre nutre vérification nu 39 novembre, nous avons, durant l'année, vérifié des SN dure de Cladrette, eu : ot de la argent 1 les valeurs représentant les placements de tu banque, À son bureau-chef Mala nous allen en présene notre tA sea principales sUceursules, ot nous Jex avons IToUVÉS conformes aux entrer préférence marquée du public Baar in fatten dans bee litres de ln banque, theatre, cesser de faire relia Tous | Dans notre opinion, le bilan eat dressé de façon A donner une Idée vraie ot allons aborder des pièces, AUAQUE exacte de l'état deu affaires de la banque, sutvant fes meilleures informations et toucher Jusqu'à présent dus artistes, AUX- n'avions pus « cup els néce \u2014Itatent quels le travas 1 d'apérette devait être fa- ! rons et rompus A: i explications qui Jde la banque, nous ont été fournies, et T.HARRY WEBER, E sulvant ec qui apparaît dans les livres { READ © 1 HIESAN tuttiep, des chorurs dèk .Autiteurs ; + eur 1upose, Nour \u20ac .pourun HE Lajourd hal, I ow'y a WERE, READ, HEGAN, CALLINGHAM & 0 vanacten Fra ow faulanc:s qu'il y avait! ; i Comptables Heencies ve \u201clo \u2018Wout, et pour lesquelles le pu- | Winnipes 29 décembre 1915 He weus fat si indulgent et NIN Fe quol, forts de cette on Tater | Un Pabeence du président, M John galt, l'assembiés fut prdstdee jar ROT Mn at Tot or que fous avons Riley, viee-président.oll faut Jusqu'à eV JOUE 4 «emaine du Ÿt Discours du Vice-l'résident notre faveur, et tout trdique que cet La semaine prochaine, r \u2018hes btltes cunt d@ choses durera encore quelque Janvier, nous alone jou J d'André Eu proposant l'adoption du rapport, le temps car fly a encore beaucoup de Michus™, cette Een Acmtémie Nac | Vee-prédent.MIT Riley, dit entre krain de lu récoite de 1916 À ecporter Messager, Directeur de cent une opé- | Butres chones Notre purt des dépenses de Ia #wre tlonale, Opéra de Juris v In comique tb- Le rapport qui vous et soumis au- ne nous est pas encore échue, et (ly est rette dunt le fret unt ent exquis, y JeUrd'hul démontre que la banque est du devoir de touts corporation et de tout trnse, ot 14 musique me des costumes | danse une position très mitisfuisante sl individu d'exercer la plus stricte Econo.Nous l'avons nent 8 avec une inter: , TOUS RORRECEH que nous sommes au beau mle, tant dans la vie publique que dans entièrement nous eau.« i.semaine Soi | milieu d'une Euerre qui n causé une dis- Ia vie privée, afin que quand nous werons prétation très soignée ne primeur poue | focation sans pareille du commerce et des appelés À paver notre part noue ne prêts à dumutite et à courte échéance ne Canada pont de $4,628,000 plus élevées et bm garanties sont excellentes Prêts et escomptes courants \u2014Ies prêt montent à plus de du change- la banque vt lea esconnptesd courants uu \u2018'aliada ont «te réduits de $1,920,000, .Actif total \u2014T'actif total de la banque ts alt int le montant élevé de Ss0,063,p00, contre $M1,\u201c6J,u00 l'an dernier, Une aug mentation de $0,100 000, HRemurguen gendrules,\u20141 ue Hguldation forcée à vu Heu dans tout le Canada durant les steux dernieres anodes, quails fa poussée a êté moins forte qu'en le pre voyait, Cert durern Jusqu'à ce que les choses nient repris leurs cours ordinaire miata l'on envisage Fuvenir aver beaucoup de confiance.ler principaux facteurs qui ont contribus à l'afiègement de no far- deuux pont la atricte économie, la dimf- nution des dépens sur le compte du capital, fe reste des affaires avec la arande- Mretagne \u201ctant en faveur du Canada et Iva révoltés trmanienses Ion résultats encourageants dus récoltes de lu naixen dernière ont permis aux fermiers do lqQulder leurs obllgutions en très grande partie, et tous les encouragements powildes sont offorte par les gou- vernemenls provinciaux dans l'ouest du Canadn pout y permettre la œulture mixte sur une grande échelle, Personnel.\u2014Il scra Intéressant pour nos actlonnaires da savoir que 314 membres de notre personnel sc sont enrôlés pour le rervice d'outre-mer, de ceux-ci nauf ont été tués sur las champs de bataflle, et aux parents de ces «derniers, nous offrons nos plus sincères sympathies: 21 ont êté blesses et 195 acnt encore en service actif.On ne saurait trop louer les 1.47% membres qui restent du personnel, Laquelx templissent = loyulement et on Soyeusement leurs devoirs additionnels et font des heures supplémentaires, tandis Que teurs anclens compagnons de Urevail coantattent pour l'Empire.MBE LL Drewry reconda pour l'adoption du rapport ln mution fut nlors adoptée.Auditeurs: MM.TO Hurry Wstb, E OS Rend, CU.A et M CA.da la malson Webb, Ilead.Callingham and Company, furent r\u2018élux auditeurs.les messieura suivants ont été Sus od recteure pour l'année courante: Sir Wil- Hawn Price, MM.John Galt, MR.OT.Riley, Geo H.Thompson, FE.LL.Drevry,.FL E Kenaston, Wm.Shaw, W.M.Allan, M.Bull, Stephen Tians, Major général John W.\u2018Carson.CO OIL: J.8.Hough, © BR Cronin, lume Make, CH: Metlultoch.A une assemblée reay, Sir Win Price Honotuire M.John NT.Riley et Mvice-présidents.te motion A: subséquents du ba fut élu président anlt, président: Mseorges 11.Thaoampwon, nonça la Scouine en entrant à la nisison à son retour de la Messe.\u2014Le vieux Gendron s'est nayé en passant su la rivière Saint-Louis.I portait les provisions à sa p'tite fille au couvent.La glace n\u2019était pas solide, mais i a voulu avancer quand même et 1 a péri.! mangeait ane pomme lorsqui a enfoncé.La Scouine enleva son manteau et s'approcha du poêle.Deschamps et sa femme figés, attendaient la suite des malheurs annoncés.\u2014l\u2018un des enfants de Charles Marchaterre s'est ébouillanté, Sa mère se préparait à laver et i est tombé dans la cuve.1 a les mains et les bras tout cuits.| a quatre ans cf demi.Enfin, elle ajouta: \u2014lirnest Lecomte est ben malade des fièvres.[| a été administré et i va mourir.| a été recommandé aux prières.\u2014Quand a-1-il reçu l'extrême-onction! demanda Deschamps.\u2014Jeudi, répondit la Scouinelrnest Lecomte était le fils de l'un des voisins, établi depuis cing ans au rang du Quatre où il prospérait.Il était célibataire ct sa soeur Léa tenait sa maison.| \u20141 a des ben belles vaches, remarqua Charlot après un moment de silence.\u2014I auraiît-teut ben moyen d'les avoir à bon compte, fit Deschamps.\u2014Si i est pour mourir, ben sûr que Léa les vendra à n'importe quel prix pour mettre l'argent dans sa poche, déclara la Scouine et, les yeux fuisants de malice, elle regarda tour à tour xon père, sa mère et son frère.Depuis plusieurs années, Ernest Lecomte remportait toujours les premiers prix avec ses bestiaux aux concours agricoles.A une exposition de comté, il avait reçu une très helle offre pour son troupcau, une offre tentante.ll avait consulté son père qui était là.\u2014J'peux avoir huit cents piastres pour mes huit vaches, avait-il dit.J'ai envie de tes faiaser after.\u2014Vendre tes vaches ! Mais c'est par l'orchestre du \u2014Trois mauvaises nouvelles ! an- ' pas à faire.Si tu vend tes vaches, t'auras pas d'fumier, et ane terre sans fumier ça devient pomonique.Et le jeune fermier avait gardé ses bêtes.Urgèle Deschamps flairait un bon marché.ll se présentait là une oc- cCasion comme il n'en rencontrerait pas de sitôt.Aussi, bien que le froid fût très vif, il fit atteler sur la boîte carrée après le diner et, son capuchon sur la tête, sa crémone autour du cou et bien enveloppé dans une robe de buffle, il partit pour le rang du Quatre.Après avoir mis son cheval A l'abri, il entra un moment dans l\u2019êta- ble, jeter un coup d'ocil.Les huit vaches étaient bien là bien grasses, bien propres sur leur litière de poy- sar, devant leur crèche de bon trèfle.De fameuses litières, il le savait, et qui rapportaient gros par année, oui autant que la récolte de cent arpents d'orge.Ah ! il allait faire un effort pour : les avoir \u2014 à moitié prix s'entend.\u2014Ernest est bien mal, il est dans le délire depuis trois jours, répondit Léa lorsque Je vieux Deschamps se fut informé du malade en entrant.\u2014J'ai appris ça A midi, avant! d'manger.Alors, j'me sus dit: Ben faut qu'j'aille voir c'pauve Ernest.Et très intéressé en apparence, il voulut savoir le nom du médecin appelé et se fit raconter par le détail toute In maladie.Finalement, if demanda à Léa si elle avait quelqu\u2019an pour l'aider dans les travaux du dehors.\u2014H y a Alexandre Duquet, un voisin, qui vient faire le train tous tes jours.\u2014Et tu le paies?\u2014Bien sûr.Personne ne travaille pour rien.\u2014Dans ce cas, au lieu de dépenser ton argent, pourquoi nc vends-tu pas tes animaux?= J'l'achèterais peut-être tes vaches si tu me les Inissais pas trop cher.\u2014Oh! Ernest ne veut pas les vendre.\u2014Laisse donc faire.Tu vois bien qu'il est fini.Vends donc, et serre l'argent.l a pas fait d'arrange- \u201c CE FINAUD D'URGELE ments.Alors, quand i s\u2019ra mort, tu n'auras que ta part, tout comme tes frères, ct l'auras travaillé pour rien.Profites-en à c\u2019te heure.\u2014Ernest a fait son testament, répondit fermement Léa, Alors, insinuant, l'air finaud, il lui coula À l'oreille: | \u2014Oui?Mais tu sais, un testament | ça s'attaque, ça se casse, et si j'étais ta place, j'vendrais tout c'que pour- | rais et j'me mettrais un bon magot | de côté.J'te donne trois cents * piastres pour tes huit vaches, trois | cents belles plastres comptant, que tu pourras serrer ct que personne ne i pourra t'Oter, | \u2014Je n'ai rien à vendre, répondit encore plus énergiquement Léa.Si Ernest revient à la santé, venez lui ; faire vos offres.S'il meurt, faites- \u201cles à la famille.Urgèle Deschamps retourna chez {ui bredouille.; Albert LABERGE.i \u2014\u2014 eee LE RAPPORT DE LA UNION BAN OF CANADA Le bilan annuel de la Union Bank of Cauda contichdra d'agréables surf ss ectte année.Sous fous rapports, c'est tle plus favorable puhlié jusqu'iel par cette Banque, On escomptait.bien que la position serait renforcée, mais personne n'ait prévu que, Étant donné les circonstances, il fut passible de faire un gain de profits nets.En ces temps difficiles, un qureil résultat est remarquable ot fait ressortir les bienfaits de la vaste organisation que la Manque Union a étahlie par ses relations universelles, En somme, la Banque démontre dex rains dans tous les services tm- Pportauts; elle à établi un record an point de vue des profits, et a amélioré ses précédents sous le rapport de l'actif Tiquide, des dépôts et des prêts courants.Les profits pour l'année fiscale terminée le 30 novembre 1915, se sont élevés à S659,68S et égalent 132 pee du capital, lan dernier ils étaieuwt de 8712,- 440, mais 11 faut tenir compte que tious Avons Lniversé nue anuée exceptionnelle, L'AUTORITE UNION DANK OF CANADA S5lièmme Assemblée Générale Annuelle, Winnipeg, 12 Janvier 1916 COMPTE DE PROVITS ET PERTES [\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014y LE CONCERT QUE DONNERA Mile MANNY \u2014_\u2014\u2014 Un éminent ténor italien assistera la gracieuse artiste canadienne-française AU MAJESTY°S L'\u201cAutorité est heureuse de pou- : voir annoncer aujourd'hui, wu public, | que Mile Germaine Manny, lu brii- | lute et jeune cantatrice canadienne, ; française, la première de toutes nus compatriotes qui ait été engagée par le Grund Opéra de Paris, à bien voulu consentir à donner an couvert à Montréal, le 7 février prochain, pour les oeuvres qatriotiques.C'est au théâtre \u201cMis Majesty\", rue Guy, que l'éminente artiste se fera entendre.Mile Manuy et, sans contredit à \u2018 lhente uetuelle, d'étoile Ta plus en vue dans notre monde artistique, et Son talent meveilleux a provoqué les éloges les plus enthousiastes de Lous \u2018 les eritiques musicaux qui l'ont en- | \u2026-
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