L'autorité, 9 octobre 1920, samedi 9 octobre 1920
[" ; LE NUMERO SOUS CABLE: FLAMBO REDDE CAESA RE QUAE SUNT CAESARIS IT \u2018REDIGEE EN COLLABORATION Abonnement: Tél.Est §93 SOUS Pur nialie, $2.50 par année Vol.VII\u2014No 352 MONTREAL, SAMEDI 9 OCTOBRE 1920 Syndicats vs Syndicats \u2018\u2019Isolé, l'ouvwier est conune lu poussière que le vent ba- laje; elle tourbillonne, puis «ile est foulée aux pieds.Syndiqué, l'ouwvrier sent à ses côtés les coudes des camarades qui Yappuient.L'union, c\u2019est le ciment qui groupe les poussières el leur donne la solidité du roc.\u201d En lisant ces belles phrases dans un tract distribué par milliers d'exemplaires à l'heure actuelle, nous ne pouvions nous enypêcher de nous livrer, comme tout homme qui pense en à le droit, à quelques réflexions \u2014 bientôt entichées d'a- mertaimme.Ce tract est issu du secrétariat des Syndicats catholiques et nationaux, dont le but avoué est de battre en brèche les unions internationales, qui comptent 80,000 udhérents à Montréal.Si les unions internationales étaient anti-religicuses, naus conviendrions certes de l'opportunité d\u2019éever comme autant de remparts de la foi ces syndicats catholiques.Mais nous rappellerons que la Fête du Travail, à chaque premier lundi de septembre, commence par une grand'messe à Notre- Dame.On ne saurait done suspecter les unions internationales d'anti-catholicisme.Nous reconmaissons d'autre part que, si toutes les unions canadiennes, de l'Atlantique au Pacifique, étaient fondues en une grande fédération nationale, les sommes énormes versées chaque mois en cotisations par nos ouvriers resteraient au Pays, au dieu de passer pour bes trois-quarts aux Etats-Unis, d'après les règlements de la Fédération américaine.Bien sûr, la majeure partie de cet argent ne revient pas ici et aide plus les Américains que les Canadiens.Ce n'est pas toutefois par la fondation de syndicats rattachés à telle ou telle dénomimation religieuse qu\u2019on parera à si grave inconvénient.Imaginez un peu quelle tour de Babel deviendrait le syndicalisme au Canada, si les ouvrlers s'émiettaient en unions catholiques, cailvinistes.presbytériennes, méthodstes, anglicanes, boudihstes et musulmanes.Le tract des Syndicats catholiques et nationaux cite l\u2019admirable encyclique de Léon NIH sur la solidarité qui doit exister entre le capital et le travail, mais nulle part le grand pontife ne prêche l'embrigadement des ouvriers selon leurs croyances religieuses.L'épanpitlement de l'armée des travailleurs nous condui- radt sûrement à l'état de choses ainsi décrit par Léon X1I : \u201cCe qui est honteux et inhumain, c'est d\u2019user de l'homme comme d'un vil instrument de Iucre et de ne l\u2019estiner qu'en proportion de la vigueur de ses bras.\u201d Les nouveaux syndicats voudraient tuer le mouvement ouvrier au profit du capital qu'ils n'agiraïent pas autrement qu'ils le font.LABOR.Le triangle universitaire Par une coïncidence assurément digne de remarque, les trois universités de la province de Québec auront duns l'année fait appel à la générosité du public.L'Université de Montréal fut la première à se lancer de l'avant; l'Université Laval de Québec recueille actuellement des souscriptions, et l'Université MeGill entrera bientôt dans l'arène, d'la recherche de $6.000.000.' \u201d Puissent les appels presque simultanés de deux universités canadiennes-françaises et d'une université anglaise ne pas donner lieu à des comparaisons trop défavorables pour notre nationalité.Nous cn sommes ehicore à nous demander où en est l'Uni-! versité de Montréal avec sa sonscription.est diablement long à venir.Pas étonnant done que lus piu.SUNprenantes l'UMeEUFrs aient cours, On chuchuteé un peu partout que les solMniez versées jus-! qu\u2019à date n'alteiguent pas eicore le demi-mition: coup de preudo-rouseri tears n'ont eu ets vie que Ia réclame qu'ils pouvaient tirer de l'insertion de eur nom dans les journaux: que les frais d'organisation, formidables, out mand en grande partie le montant pereu: que c'est Un concours de souque à la corde it qui tirera l'Université de son bord.eutrs le clan de Maisonneuce elle Glan de Notre-Dame de Grâces : qu'en fin de compte, il se pourrait que l'Universidté de Montréal stationnat encore longtemps rue Saint-Denis, dans l'ancien immieuble entièrement reconstruit.Neste à savoir si d'Université Laval de Québec obtiendra un plus grand succès que l'Université de Montréal.Deux échecs successifs produiraient un effet désastreux, au cas surtout que l\u2019Université McGill répéterait ses triomphes du passé.Ce sorait la condamnation \u2014 inévitable.quoiqu'on fasse \u2014 de notre système de multiplier les universités, les hôpitaux, les écoles, etc, en proportion des nationalités et des religions qui pullulent dans notre pays.C\u2019est une vérité de M.de la Palisse (ue de dire que plus nous disperserons nos efforts, moins ils seron1 effectifs.EDUCATOR.\u2014 Des influences françaises Nous avons reçu trop tard dans la semaine un exemplaire du nouvel ouvrage de M.Jean Charbonneau: \u201cDes Influences françaises au Canada\u201d, tôme troisième, pour en essayer une analyse quelque peu détaillée.Ce volume sort des ateliers de la maison Beauchemin, dont le gérant, M.Emilien Daoust, a réalisé un rêve qui lui était particulièrement cher: lancer des éditions capables de rivaliser en tout et partout avec les éditions françaises.Ceux qui ont lu les doux premiers volumes de M.Jean Charbonneau n\u2019ont pas besoin d'autre incitation à lire le troi- ne.L'auteur passe en revue, dans son dernier volume, la guerre de Sept ans, le régime militaire d'après 1763, l'Acte de 1774, le régime constitutionne! de cette méme année, 'insurrection de 1837-38, l'Acte d\u2019Univi ue 1840, L'Acte d'Unton amène M.Charbonneau à exprimer quelques réflexions sur le mépris du droit des gens, le mépris du droit de représentation, le favoritisme, et sur les divers gouverneurs au Canaad de 1840 à 1867.Il analyse ensuite les conséquences de l\u2019Aote d\u2019Union.Dans \u2018la dernière partie, l\u2019auteur démontre comment fut compris le fédéralisme par les inspirateurs de la Confédération canadienne, et il traite de la responsabilité des Canadiens-français au XXème siècle.Jetant un regard sur la grande guerre qui vient de finir, M.Charbonneau voit dans le rôle qu\u2019y joua la france le triomphe de la volonté de conservation.Pour lui, l'Angleterre doit collaboner au triomphe de l\u2019idée latine dans le monde et dans l'Amérique.\u2018La langue française, dit-il, est une force indestructible comme la race à laquelle elle appartient.\u201d PE SF EEE DECEPTION A BERLIN Berlin, 8.\u2014Les résullats de la conférence d'Aix-les-Bains.tels qu\u2019ils ont été résumés dans de communiqué frango-italien, ont provoqué un gros désappointement en Allemagne.Le gouvernement de Berlin est d'autant plus inquiet de d'évolution qui se prépare dans les rapports entre la France et lItalie, qu\u2019il n'a jamals cessé, dans toutes ses manifestations de propagande, d'affirmer que le gouvernement romain soutenait l'Allemagne contre la France et même contre la Grande-Bre- tagne.les milieux parlementaires re dissimulent pas non plus leur anxiété en face d\u2019un avenir que l\u2019on voit si sombre, après s'être habitués à l\u2019idée agnéable que le traité de Versailes serait certainement remanié dans un laps de temps très dapproché.Le rapport promis! que beat-: Après Caruso _et Creatore Quel nouveau cirque nous réservent MM.les impresarn » M.le directeur de \u201cL'Atorité\u201d, Monsieur, , Je ne saurais trop vous re- Mercier de la bienveillante hospitalité que vous ne cessez d'offrir à vos correspondants.Je signais \u2018Auditeur\u201d, la semaine dernière, une lettre contenant mes impressions sur le concert Caruso.J'y racon- Luis comment j'avais été presque réduit en chair à pâté dans la sauvage mélée de l\u2019entrée, et quel effet ce me fut d'entendre le prestigieux ténor lançant ses triles du haut d\u2019une estrade qui avait été le théâtre accoutumé.jusqu'à date, des exploits plus brutaux qu'artistiques des lutteurs et des boxeurs.Vous avez été assez bon de me communiquer les lettres de nombreux lecteurs confirmant toules la mienne.Le public se fatiguera vite, à ce que je crois, de verser des $5, G el $T7 pour assister à des concerts harnumesques.D'autant plus que le concert la demi-semaine d'opéra de lo: troupe Creatore au sSainut-De-! nis.Quel journal comparuit les tore à des chiens ssvants?Jeg ine me souviens plus.mais ce | iournal avait diantiement raison! Payer ces quatre dollars du { siege pour entendre des soprani qui Failtite - * Pa a \u2019 .NY Lv ; taxi pour revenir des visites qu'elle | femme: De Vi = © | \u201cdirectives\u201d de la toilette de demain | SUITE 710 \u2014 MONTREAL ; faisait à Madame X, à la comtesse Z, \u2014Va-t'en! Fais tes malles.ét ve a cu i oe or he Qui a ordonné ou supprimé la ertno- TRUST BLDG.+ ï ! 11H | ses amies de pension, qui hatitaient \u2014Flles sont faites depuis ce ma-, Étranters sont unanimes sublr \u201d Ds: Une\u201d Qui à prescrit les robes cour.11, Place d'Armes.Tél.Main 4895 le quartier de l'Etoile.Ah! elle avait | tin.Te savent aus Pt ce qui est très cu; Lex?On ne sait pas.On sait quelles! F 1 08 trés bien Keven, et sf son pare ne| \u2014Emporte-ies: Je ne veux plus FeUX C'est qu'à y à chez eux des! [070 On ne fait pas, On sadt quielles | \u2014\u2014= .\u201c 11 = - Lees lo l'infiniment de go .ferent courtes encore l'an prochain.: l'Autorité\u201d est publiéo et éditée s'était pus sottement ruiné, quel ma-|te voir, va-t'en! ; Hommes danfiniment de guût, qui ne Et puis, un beau jour, ell \u201cho.par \u201cL'Autorité* Co.La Cie d'I } .riage elle aurait pu faire! Pendant D la poussait aux épanles.Quand: demanderalent qu'à être d'3lustres ; °° Pa eau Jour, elles Lou esd ; A Rovale 162 S D a m- + LE : ies fiancai¥es, M.Jérome bénisuiil | elle fut sortie, i ouvrit le secrétaire, COulurfiers dans leur pays, Ms ne, rent er: e utes a ia fois; \u2014 on ne Primerie Maya e, 162 St-Denis, en est PO cette ruine qui lui avait permis Inlenfourna La linsse dans su poche, Peuvent pas, Pour se rédiser CU LE PE ie ke comment cela! p .AGE pu conquête d'Yvonne, Aujouni'hui, :! | traversa le vestibule, posa sur eu Mêmeés, 11 faut qu'ils viennent chez ia coutarière © CO rier ul mime oi y | \u2014 ° it 1 ; nait.hte un .ous.Cn re \u2014 Lv fols es © .F2 = ne savait plus, il pensait: \u201cEvidem- | nuque le chapeau démodé, prit Ja fens .: serviteurs \u2014 s'inclineront ALBAN GERMAIN, CR.| NN ER 3 ment, Je ne Jui donne pas le Juxe|ecanne à pommeau d'argent.descen- J'ai besoin, me dit l'un d'eux.* ce 92 Notre-D Est NNN Fd BBA; H t qu'eûle mérite.Et il balssnit la tête [dit quatre à quatre les eseaifers, pour blen penser À ce que Jo feral, et\u201d is sineti .eo oo ; d= Notre-Dame Est 3 i} Bn L+ : 4 aire je sat RON nireui | = + sine ° iris hh ine : 3 : RE ; quand ole lut raprochait Aprement|courut jusqu'à la banque, fit jouer Pour Ge faire, de remirer cet air-cl PNINCHREIAnL @vco plaisir.Car: 90 ins.16 s.Tél.Main 901 iil] ik Hl H .| ls savent bien tance d i de n'avoir Jamais profité de sa placelies verrous de ln caisse, les leviers Ft mes concurrents (rançais eux [PS # jen firmportunce de leur\u2019 a à # area = LS A chez les Schreiner, Malan et Traub, [Jy coffre-fart, remit les ving: -cing Mêmes, x s'éloignent de cette ville, Tôte.le prestige de leur art et que, = \u2018 Tt Er eee PEI } pour s'enrichir en jouant à la Bour- mille francs dans le partefeuille aux =onl obbigés 4'y revetir de temps en parmi tant de sujo's de dispute, les ) ) ty! [NG re.sa temps.C'est pour cela que certidnes | $US ordres que pas un de nos en- 1 = \\ HH Erreur dossus l'épaule.droits À la retraite, Il saupoudra de; Une remarque s'offre d'ailleurs à! ANS la province de Q bec, ncatio us- Elle était profondément déque.A j«able sa ferme (writure et s\u2019en alla! l'esprit: c\u2019est que cette suprématie | siècles, tant de dévouements et de - p ué la fabi b n des cha l'époque de sea fiancailles, ele avalt | f'Aner, comme 1! faisait À son ordi-| mystérieuse n'a Jamais rien Une que ' progrès; et l'université Laval surgit | \u201che a, tout temps, été une industne nationale.annoncé à ses amies qu'elle épousalt {naire en sortant de ln banque.La de son propre fonds.L'artiste, le| La campagne qui se poursuit en, sur le promontoiro de Québec, mlei- Depuis la signature du Traité de Paris, en 1763, de nombe ami) Je fondé de pouvoirs des Schreliner.| vieille marchande de fleurs l'arrêta: \u2018commerçant, l'industriel, l'ingénieur, | co moment parmi nous, pour offrir | ne d'espérances et de promesses.: do i ed .1 » de P euses f les un garçon modeste, mais qu'elle se \u2014Qu'aviez-vous, tout A d'heure le médecin, le pédagogue ant besoin; à notre université Laval une dota-! Sotxante-huit ans me sont &cou- ennes se sont adonnées à à Cor onnerie, de génération en génération rhargeait de mettre en valeur.Or,| mansieur Jérome?Vous voilà main-{ dé \u201csortir de chez eux\u201d, d'aller, à l'é- {tion digne Cimon oeuvre, OAL Unjley depuis cetto date mémorable une bien des cas, les Propri\u20aclires de i) ances pri Je cha elle n'avait épousé qu'un hORNBLe | em ven wae bonne mine.| ranger.so comparer, verifier dor ; évenement d'importance nationale.| dans l'histoire de l'enseignement ca.sures sont des fils d'humbles cordonniers qui, lorsqu'ils travaillaient \u201cau .\u2018 l'idges, wv CIS ws, le E \"à » \u2018es * > ., .; 1 iétai x homme, dont tout l'orgue était 1x; yy bonne mine?demanda-teil] ined cheher des exemples Le EL 1 y à deu d'expérer qu'elle serai nadien.L'oeuvre de l'université La- petit banc,\u201d révaient de devenir propriétaires d'une fabrique.confiance que ses patrons lui témoi- | d'un vaix navrée.|B a ç = redl-n- , art ac \u2018couronnée d'un éclatant succès.val, durant cette période, «st sous ; Enalons.Qualquefois, en rlunt, di- j cemté, réaiuné par tout l'univers, le peuple canadien-français ne! nos veux.L'univeraité a formé des : : : : sait: \u201cBi je voulais.Je pourrais pren- Mais quand À rentra chez luf, tard | d'habiller la Femme \u2014 n\u2019a besoin nl saurait trop faire pour cette grande! maîtees éminents; elle a élevé Je ni- Cen précisément le fait que notre province comptait tant d'hommes dre des centaines de mille francs, \u2014 | dans la soirée.HI sperçut, bien en, de conseils, ni de vérifications Institution, Née d'une pensée rell-! veau des professions: elle a fait ayant appris le métier de cordonnier qui a assuré chez elle le succès de En pion prends-les! consuitlats | S408 (nes, ane fettre pannes fox I Ha nn ere gieuxe ot patrlotique, l'univeratté { réaliser d'immenses progrès aux étu- l'industrie de la chaussure.En effet, nos cordonniers canadiens- français \u2019vonna Joue, et tu les rendras.\u2014 : : xe \u20ac srnelie.11 na so] de: Laval est venue son heure comme, des théologiques, juridiques et me- 2 1 1 a * ° 2 C'est une idée, une bonne idée!\u201d ap- \u201cComment as-tu pu croire?Ce Paris, et continuera de jaitiir, À tout le couronnement de l'oeuvre intel- | dicales; cle à donne, au moyen ae es le déjà comment faire de bonnes chaussures; de n'ont aud appli prouvait-3, en riant à perdre l'âAme., n\u2019est pas vrai! Je m'enferme parce; jamais, de cette source-là, aussi na- \u201clectuelle ascomplie parmi nous pat ses cours libres et de ses conféren- ues leurs connaissances à la E.ction mécanique, pour fabriquer B n'avait pas ri longtemps.Insen- ! que j'ai peur de toi, mais demain, tu turallement et nécessiulrement Qut : une longue suito de bienfaiteurs pu-j ces un vif essor aux recherches his- ssures dont la qualité est st haute qu on ne saurait la surpasser.siblement, la vie était devenue laide.; me demanderas pardon.Tu n'avais les eaux de la Bourboule, du Mont- billes dont les noms brillent dans toriques, scientifiques ot littéraires: C'est dur, de voir souffrir une fem- ; mème pas de chagrin.\u201d ! Dore ou de Hoyat Jalllissent du sol i notre histoire.En tête de cette élite\" par res musées de peinture, d'histoi.Aussi l'industrie de la chaussure a-t-elle pro- me: que l'on aime, et c'est plus cruel! 1 n'eut aucune Joie Tout alain du Puy-de-Lême.nous apparaît l\u2019'Ilustre évêque de; re naturelle, de numismatique, elle n essé int dat yourd hui incipal encore quand on n'est pas jeune et\u2018 continuer, Ce qu'il avait fait.1 Atai .! Laval, qui a marqué de sa forte em-1 dévelappé le guût du beau et stimulé .gr au poin te, aujourd fui, notre principale que la femme est trop jolie, et Cost.dune capalle de te faire.de qu'éle | \\uxei tes voici tous: les amis, tes! PTÉIMt6 nos institutions natssantes, | in noble passion du savoir: enfin industrie et celle qui paie le plus fort montant un vrai dramo quand elle souffre n'avait pas fait, ae le ferait un alles, les neutres, les ennemis d'hier et dent l'un des plus beaux titres #4 pour tout r*aumer d'un mot, elie est en salaires de toutes les industiies de la province.d'une médiocrité d'existence que soi- Jour.appuya les coudus sur lu ta- aitgnés sur leurs chaises, \u2014 im od nom du vère de Ja patrie est la fon-; parmi nous un foyer de selence chré- \u2019 même, on n'avait pas encore Consta- his et sanglots comme un enfant.vents de voir wt d'obéir.- FI idation du sénrinaire de Québec.tienne, et quatre mille prêtres, reil- Lee.et qui, tout À coup, vous de-, BINET-VALMER.| Tiequins sent JA: une porte s'est où vaut Vieux séminaire: Notre pensée\u2019 gleux, légistes, médecins, et nutres Achetez donc en toute confiance des chaus- .vient insupportable.\u201cverte.Elles entrent, l'évoque Jerésistiblement en présen- | diplômés de ses diverses fncultés, sures de fabrication canadienne.Prix pour prix _ | Et Je \u2018es regarde défiler douce.°$ dé# Rénéreuses manifestations qui| après être venus y Adairer leur es- elles sont de meilleures qualité que kes articles : mant, une A une, dans le salon qu'é- oC succident sous ox yeux.Nous! prit et réchauffer leur âme, forment importés et elles vous donneront satisfac- , ; Glatre, par les fenêtres ouvertes, ce, V7US réportuns À cette heure sombre! à cette hicnfalsanta Alma Mater une tion quant au style, au confort et à l'élégance, ce _ \u201cJoif solell de matin d'hoût.L'autre] \u201c* FaRique 00 notre anclen régune, auréole d'impérismiste honneur, : : .\u2019 \u2018jour, Mme Foaure-Favier nous à pit-! venait de s'effondrer dans un san-; C'est donc nvec raison que nous o ae .ë /, ¢ ! n torasquement décrit icd leur cortège.| giant cataciysme, 00 nos ennamis! paluons en le l'une des forces vi- Association des Fabricants de Chaussures du Canada Wh 4 \"5, .Mais l'opulence des fourrures, la ri- d'hier étaient devenus nos gouver-| ves de notre nationalité, Comme le d i On pouvait le voir se promener | bonheur.(était, l'après-midi, dans vhesse des tissus, l'incroyable varté- | A, ear mort, AA Tl A Hninence D: ; .rite , ! | .he, «| le ca xin, le e d\u2019une unt- 3 dans uant Us chics, [UN parc désert d'un brau quartier.! É.d'originalité si spirituelle dos | ; ., .; ee an or d'une Les maisons étaiont toutes closes of | COMbinaksons de Hgnes et de tons, une douloureuse à - rn dune verve ans Jos destinées d'un pays ; jaquette qui, ma foi, 1ui donnait l'air | leurs habitants en villégiature quel-| 409 \u201ctrouvailles\u201d do détail qui font! pion était effrayante hous étions Baise: ous ceux Peut ont étudié : \u2019 D ; ° ; \u2018en chacune de ces apparitions, il N * * \u2019 : > > ° se rendant au meeting; | Ue part.Et il était doux et triste de | TU'en ch ire mn - , .> : an a oon frippé retombait | voir tomber les premières feuilles | ¥ 8 dueque chose qui \u201cne ressomble entr les ina Tors conan Mote on py me store went aun Ton ons ~ ] \u201csur des vicilles chaussures crotifes: | Jeunes devant la brique rouge des | À rien\u201d, tout cela n\u2019est qu'une parte! fus menaçant de tous était thatique ges toivent À l'univers.° de 3a poussière de tous Jus chemins | Milsons vides.Sur un banc était as-; de ce quill faut admirer\u2019 au passage être le naufra ge d notre \u2018 lgaoe tre ae \" in orm, mation, le = par of il vaguait du matin au soir et, | ¥l¥e Une petite servunte, robe noire, | 4\u20ac Ces femmes.Ce qui sst admirable | nent publt Ce 1763, fn ye it un AR i bad naw Ie Vo 4 om ta A Ie pv petite coiffe Lianche, très gentille| Mussk, C'est elles.Sana doutes on n su, m wp oe ® ft ve eu i un) prestige et linfluence qui les ont Tue.yo \u2014 A ps?CR vos , l avec son visage délicat, sa petite | tout d'abord, les aider un peu à être tom ° «cs Canadlens- rançais fait trlompher des sectes et leur ont F ; CE R allait au hasard, d'un pas vif ox | bouche triste et ses yeux intelligents, | CXAUlHes.Une patronne, un patron, F dem tion co dat Co ro a ae Dr a Me onan ment eat : To nait auras , a regard Elle regardait nu Join, dans Jo vague, | PrUétes et malins, ont su choisir les gueation secon tire ouverte a es rance dans le gouvernement de leur Curif qu'ont les hommes Anquiets.11{ mélanculique et ennuyée.Quelle Ima- | têtes ot les tailles, placer sous cha- 5 des Tematte avait dor ner es patrio § semblait chercher quelque chose, que | K© de l'automne que cotte exquiso pe.| \u201cUne de ces robes et sous chacun de] 5 A a ans il Cependant, nous ne remplirlons + AS H jamais ÿ n vrouvait puisqu'il mar- | lite femme exilée dans ce pare, enj C© Manteaux le mannequin qui de- portes: pendant près do dix ans ll Y|mas tout notre devoir ei nous nous a chast t ujours Parfois, un do sœs| septembre, sous les grands arbres | Yait le mieux los porter; c'est-dire| Ut UNE solution de continuité dans] bornions à constater l\u2019importance de + .it.to ., accorder I \u201cesprit® de ln totiotte| (© Études, et une génération pres-| oeuvre accompHe par l'université amis lui prenait ie bras, larréiait ; mais aussitôt, comme pnessé, Il re- - pactait.Cet \u2018homme ee cherchait et ne æ trouvait pas, \u2018M:s'appeolait Evariste Castonguay.JR n'avait jamais évé comme ies au- dres-et ses parents.morts jeunes \u2018ailleurs et avant de lo voir mai \u201c tourner, n'avaient pu lui faire suivre des études sérieuses.Une petite for- Lune, qu'il dépensait sou à sou, bien \u201cqui ses heures 11 ft prodigue, lui \u201csûffisait.Il ne travalilait pas et 1 Passalt ses\u2019 journées à rêver, par les rues, marchant fiévreusament, \u2018Jui arrivait de prendre goût su- ses-amis, 1] déponsailt eans compter .et,\u2019vraimert fo\", !1 s\u2019étourdissait de \u2018vin, de fêtes, de petites femmes ro- \u2018wes qui tourbfllonnent dans les fleurs, ous les lumières.Et brusquement Cela cessait, comme s'évanouit un rêve, commo 4e da fumée.De tout ela, il ne dui restait qu'un vague bloulssement, une br@ure aux yeux.Ui:semblait avoir dormi dans une chambre trop éclairée.\u2018Jours plus frippé, qui retombait sur es chaussures encore plus crottées.\u2018H prenait son haut de forme et, de \u2018nouveau, dans les rues monotonos, # \u2018Se promenalt.flévreusement,.cherchant quelque chose qu'il.ne trouvalt \u2018Pourtant 11 n'éalt pas fou: II n%- taitque différent des autres.J! n'a- vat: pu shabituer & 3a vie vulgaire Go tous Jes hommes et ce que nous appelons bonheur, plaisir, jouissance, ii trouvelt cela fade.T1 cherchaît de- Jon enfänce son.bonheur, ea \"ca $ e.I1'ne ch : \"Lene ee comps laure d'élaient-dis Jamais comprisf qui, au solell pâle, laissaiont tomber une à une et, parfois, en tourbillon, les feuilles d'or sur la vasque froide ou sur le gazon vert.Evarlste, qui allait au hasard, s'arrêta, touché.1} savoura le spectacle, puls, lentement, le dos courbé, tout à son rêve, 1) pae- tit Ie lendemain, eVe était assise sur lo méme banc.Evariste so décida à Jui parler.S'approchant delle lentement, tenant À la main son chapeau d'une façon bien ridicule [mats puis- qu'il n'était pas comme les autres\u2026 }, il la questionna, mettant dans sa voix toute sa tendresse: \u2014Mademolselle, vous êtes triste, biffa d'abord et rougit.Puis, devant le respect des yeux et de toute l\u2019attitude de ce grand diable falot, elle ga- paiza et répondit: \u2014Je n'attends rien, je jongle.D la regarda, puis doucement lus prêt Je bras.Tls allèrent par de pare, so contant deurs peines, Paulette, un pou sunprise de la bizarrerie de son compagnon, s'abandonnait à Ja douceur de dire ses tristesses À un ami trèa tendre dans un parc où 9es feutl- qu'il cherchait.Is se virent ainsi bien souvent et, tout l'automne, lle se promenérent chaque jour dans le parc de plus en plus défouillé.* x x ; Quand fa douceur des premiers aveux ot des consolations so fut émouseée, Ms Teconnurent qu'ils Etalent tout À fait étrangers d'un \u2018a l'autre, qu\u2019ils ne se connalssaient pes Ils marchaient ensemble, 3e disaient les.mote accoutumés, mais leurs yeux surpris, furtivement, s'Interrogeaien aient plüé.(EX d'au Rai EE maintenant qu'il ne ue trouverait pas, avec le dessin de corpa et l'expression do visage qui nous ia feront: trouver ravissante.Us ont enselgné à ces morvelQleuses poupées l'art de se coiffer, de marcher, de se mouvoir ; car cet art-là aussi a sa grammaire Mais 11 y a Jes petits secrets du style qu'aucune grammaire no révéle, Ft comme cles ont vito fait de pos- sider ces secrets-là! Elles ont l'Air, en se promenant le long de nos chaises, d'être là par ha- surd, de ne rien faire ot de ne penser À rion.Divine comédie! Bilas Alone Evariste, sentant que le beau Ce n'avait été pour oe que le bonheur d\u2019être choyée pour la première fois de sa vie.Maintenant, blasée, malgré ses paroles tendres, elle no voyait plus en son ami qu'un homme bizarre -\u2014 \u201cun homme pas comme Jos autres\u201d.Et quand un t'est pas pareil aux autres.Un soir, pendant deur promenade habitueïNe, dis se regnrdèrent et, ta.citemont, 1ls Jugèrent que tout était \u2018bien doux À we consoler l'un l'autre, Us soûtèrent flévreusement toutes les minutes de leur dernière rencontre.Ft Us se quittèrent.Le lendemain, Evariste Onstonguay, dégriaé, un pou lus las que de coutume, conservant dans son coeur le souvenir d\u2019un \u2018bonheur très grand \u2018mais bien court, recommença sen marches fiévreuses.On le vit encore, par toutes les rucs de fa ville, aller d'un pas vif, dans sa jaquetté an- Blaise, regarder partout.I se cherchait toujours, mais il savait \"Berthelot BRUNET; que entière xe trouva jetée dans lu vie active sane formation intellectuelle.Encure un peu de temps, ot nous étions frappés d'une irrémédiable déchéance, et nous aboutissions À l'ilotisme politique et social, Mais Dieu veillait sur notre race.Le coeur et Ia pensée de Mgr de Laval habitalent toujours la sainte malson qu'il avait tant akmée.Il y avait à des apôtres ot des patrioles; encore entourés de rulnos, ils entreprirent In tâche de nous réédifier un avenir.Le séminaire de Québ&e | inaugurn son cours d'études en 1765, En 1773, Jes Messieurs de Saint-Sulpice fondèrent leur collège de Montréal.Et qui savajent écrire, qui savaient parler, qui pouvaient défendre victorieusement nos droits.Les Punot, los PRdard, les Papinonu, les Taschoreau, les Blanchet étalent armée pour la Jutte et commençaient la longue campagne qui devait aboutir à ir conquête de nos libertéa.Avec los années d'autres miisune d'enseignement secondaire furent fondées sur différents points de no- Ice Québec aprés la cession.Nommons entre autres Nicolet, Saint-Hyacin- the, Sainte-Thérèse, Sainte-Anne, CAssomption, Joliette, Puls un jour vint où l'instruction classique étant plus répandue, notre population étant plus nombreuse, le champ des professions IUbéralos devenant plus vaste, il faïlait agrandir noe horl- zona, cet gravir de nouveaux sommets, pour se mettre en état de satisfaire les homoina de l'époque nouvelle.En un mot H fallut créer le haut ensoignement univergéitaire.A ce moment, tous les regards se tour- nérent envore vers in vieille maison evalent reyo! dopiia - deux faval.Nous devons nous demander si un accroissement de ressources ne donnerait pas À cette oeuvre un plus compet &panouissement et un plus vif éclat.Poser da question c\u2019est la résoudre.Les hommes éminents qui dirigent notre université Kémlissent tous les Jours sur l'impuissance où fs sont do réaliser tel progrès, de donner plus d'extension À telle faculté, d'élargir le cadre de tel programme, do Tutter A armes &égolos sur tous las terrains avec leurs émules anglais et protestants.Que-d'innovations fécondes {18 entree voient dans leurs généreuses ambitions! Créer un enseignement nor- chercher une plus parfaite formation littéraire et scientifique: fonder de nouvelles chaires médicales, de nouveaux laboratoires; compléter la faculté dos arts par un ou plusieurs cours de sciences appliquées où 1a pratique Éclairerait la théorie: ce sont là autant de desiderata qui ne peuvent être satisfaits qu'au prix de sommes considérables, Or, lo aé- minairo de Québec, n fait déjà den sacrifices énormes, et assumé des institution nationale d'enseignement supérieur demeurer slationnaire, à la voir paralyste, frappée d'une sté- ritité relative, et \u2018distancée \u2018de très loin par ses concurrentes mieux rentées?Non sans doute.Eh bien, sortons des voeux platoniques et entrons dans l'action, La parole est A la province de.Québec, à la natto- nafîité \u2018ennadienne-française.Si nous ne voulons pas être vaincus dans d'arêne du progrès intellectuel par tes racos qui nous entourent, si nous voulons garder notre rang et notre influence, 11 nous faut seconder les efforts do noe éducateurs En cee pament richesse.nos concitoyens d'origine nous ont donné de nobles exemples.L'université McGill, après avoir été fondée par un millionnaire gent, à dQ son mervellileux dévelop- aux dotations Qu'ilie «à reçues d'hommes sir Donald Smith, sir William Macdonali et beaucoup d'autres, est de même aux Etats-Unis.ar.courez les annales de leurs plus c&- i&bres Institutions d'éducation, vous y rencontrerez À chaque noms de donateurs ilJustres qui ont voulu pouvoir dira vrai à moi-même dans les généra- dons d'esprits qui voudront bolre A longs traits la vie Intalectuelle aux sources purcs que mon or aura fait Jutlsir.\u201d Sans doute des sont pas nombreux parmi nous; les épreuve nationales que nous avons traversées nous ont rendu plus difficile et ius fente l'acquisition de In Mais depuis quarante ans ou l\u2019industrie.Pourquoi donc ont-ils été si rares jusqu'ic{ ceux qui songé à immortaliser leur nom en devenant ainsl les blenfaiteurs teur race?Dieu merci nous comprenons que l'heure de la munificence a sonné pour nous.N'Avons-nous pas applaudi récemment À un mngnifi- que élan pour doter magnifiquement d'université catholique de Montréal?Puisge lo mouvement saluons avec joie en ce moment être le point do départ d'une ère nou- velie! Pulsso la générosité -canadienne-française apprendre .le chemin millionnaires anglaise intolli- princlères comme It en page les en expirant ne ont de César lui-même.Turcque nous ticle.des grandes fondations universitaires: l\u2019uissent enfin les appels partis de si haut attirer vers Lnval un courant d'émulation généreuse, de dotations fécondes, qui lui permettent d'élever son vol et d'entraîner À sa suite l'esprit vers les régions les plus hautes progrès scientifique et littéraire, THOMAS CHAPAIS l'université national du MUSULMAN FAROUCHE musulmans l\u2019emplit de fureur et i} a juré do garder à l'Isinm neuro et quolque chose en plus, Toutefois, sl les versets du Corun tapissent low murs do son cabinet, ct si le croixsang blanc so détache dr- riere on bureau sur le fond rouxke Vv NOM ee sereessessssacasssocossasocoadl Rue.Éecces sec ces ee ie] Vile Leia: Pravinee oa, vies 20 Soir Tour ALLE , VRS SOUMISSIONS CACHETEES, adressées nu Ministre dés Pustos, setor.t Tegues à Octawa, Jusqu'à midi, mardi be 12 auvembre 1920, pour ou fratspoort des Miles de Si Mujes- Les d'eniditions d'un Contrat terme de quatre années, \u20ac tois juif =inafse, sur li route rurale sus NS de STE-ELISABETH, à com- Meier a Ten quausir du Ministre de Postes.Des avis Imprimés contenant des retscignements plus détaillés au su- der des cenditdons du Contrat projeté peuvent être vus aux Bureaux de Poste de Ste-Elisabeth ot au bu- teuit de TIuspecteur des Postes où l'en pourra aussi se procurer des for- mu s de scttmission, BUREAU DE = TANSPECTEUR DES PusTES, Montréd, le ler \u2018ot- tobre, 1920, VICTOR GAUDET, luspesvteur des Postes.916-285 Place aux Jeunes! s'éerle-t-on.Oui, mais 4 la condition qu'on m'accorde que co sant parfois les vieux qui sert les Jeuties ui les jeunes qui cieux.(fauul Brulat) Sunt Dee AS Que vos dents soient éclatants comme le soleil Venez les faire examiner par nos spécialistes, vu qu'it ne vous en coûte En venant le rien.matin à 9 heures, nous pouvons vous livrer vos dentiers le méme soir, grâce à nos merveilleux perfectionnements électriques.30 salons dentaires absolument privés.d'une propreté éclatante.Dentistes diplômés seulement des plus grandes universités des Etats-Unis et du Canada L'INSTITUT DENTAIRE Franco-Américain 162 St-Denis Heures de bureau: 9 um.à 9 pm. |.à Paris.L'administration nous en a avertis, ce sport est plus oo LE SIEGE DE RATAPOLIS Paris, 8.\u2014 Taiaut! taiaut! La chasse au rats est ouverte qu\u2019un plaisir, c'est un devoir, un devoir d\u2019hygière qui s'impose À bous puisque aussi bien, nos savants estiment que le rat est \u201cun pelé, un galeux\u201d d\u2019où nous vient, sinon tout le mal, du moins un fraiïd nombre des maux humains.Ce fut d'ailleurs plutôt une guerre qu'un délassement cynégétique.Les hostilités commencèrent aux premières lueurs du jour.En vérité, 11 y avait disproportion entre le nombre des .combattants des deux armées: la gent ratière pullule, chacun le sait.Mais les hommes n\u2019avaient à leur apposer que des effectifs extrâmement réduits.Il y eut pourtant des intrépides.Armés de pièges astucieux, brandisant d'homicides bidons de pétrole, ou bien excitant de la voix et du geste des chiens de toutes races et de toutes dimensions, ils fouillèrent les caves, les ruisseaux, ies talus des fortifications, soulevèrent les grilles des arbres, guottèrent d\u2019improbables sorties en masse des rats aux bouches des égouts.L] y eut des luttes homériques.Des chiens furent blessés à Ia gueule, des chasseurs le furent dans leur amour-propre.Caimes, impavides au haut de leur camion automobile, les chefs boueurs comptalent les prisonniers et remettaient aux chasseurs victorieux la prime de 0 fr.25 par bête qui leur était due.11 en fut de même aux soixante-dix-huit \u2018\u2018postes d'appel\u201d de Ia rive droite et aux trente-six postes de la rive gauche.A chacun de ces postes, le nombre de cadavres recueillis oscillait entre 50 et 100 .Certains chasseurs appor- talent une vingtaine de rats.Près de la porte Champerret.un vieux monsieur, grâce à ses trois chiens, en recuelllit dix-sept eù vingt minutes.H est sans doute le recordman de cette journée d'ouverture.Lin lutte se poursuivit hier.Espérons, pour la salubrité de Paris, qu'elle cera ardente, sans merci, L\u2019AMERIQUE EN AUTO L'AMERIQUE EN AUTO\u2014L'Autorité.A-v Paris, S\u2014Les Américains ne vont plus à pied, sans doute parce que ce sont des gens pressés et puis encore parce que leur pays est vraiment trop grand pour permettre le \u2018footing\u2019 tenace, I! serait difficile de faire son tour d'Amérique avec Ja mème paire de jambes.C'est sans doute pour cela que les Etats-Unis marchent vers le progrès en automobile.Les voilà parvenus à l\u2019âge pétaradant du moteur.Et tout, dans leur vie quotidienne.n\u2019est pas Join d'être résolu en HP, en bougies ou en carburateur.ait millions d'autos circulent dans a libre Améria \u201cvo près un véhicule par 14 personnes.Enepre, vur< évuins laws, compte-t-on deux voitures pour ll pers anes.ot (el quatre-vingticme et sombre « \u201cGrenoble, 8.\u2014 Le comité départemental du blé, constitué par d'Office agricole de l'Isère et que préside M.Plissonnier, s'est activement préoccupé d'intensifier la culture des \u201cCéréales et d'en augmenter les rendement par Ja vulgarisation dès méthodes scientifiques.11 a depuis deux ans, procuré à des conditions avanta- .geuses du blé de semence acheté dans les régions du Nord, et ce procédé d'amélioration de la culture n'a pas manqué de r d'excellents résultats.- Mais son attention a été surtout appelée sur un procédé de culture appliqué dans ses terres par M, Pion-Gaud, Côte-Saint-André.Celui-ci prépare le grain dans un li- &pécial fertilisant, auquel il a donné le nom de \u201cgermi- LC \u201cnateur\u201d.Les grains semés dans un terrain à peine préparé ou germent et poussent avec une vigueur particulière et rodu plants remarquables par leur rigidité, avec des is nemplis de grains uniformément gros.2\" M.Plon-Gaud livrerait prochainement son procédé au \u2018* Ein attendant, le directeur des services agricoles de l'Isère et-une délégation de l'Office agricole départemental, qui ont Yiaité des champs de blé de M.Plon-Gaud, n'ont pu s'empêcher \u2019en constater Ja vigoureuse végétation.Le'comité départemental du blé a décidé de faire dans les quarante-cing cantons du département des expériences sur le \u2018germinateur-Pion-Gaud.: Il déclare que, si les résultats de ce Sp dé étaient tels qu\u2019on les fait espérer, ce serait une véri- HRDL HT emfwyp shrdlorr : VENAIENT LIBERER.Dans un précédent numéro \u201cL\\Autorité\u201d a raconté\u2014d\u2019après l'ouvrage de M.Gaston Maugras: \u201cLa Fin d\u2019un Société: le Duc de Lauzon et la Cour de Marie-Antoinette\u201d \u2014 les misères essuyées en mer par l'expédition de 5,000 hom- tes envoyés en Amérique sous le comte de Rochambeau.Nous allons aujourd'hui voir comment, une fois débarqués à terre, les Français furent re- gus par ces Américains qu\u2019ils venaient secourir dans leur révolte contre l'Angleterre.Aprés une traversée de 72 jours, le 11 juillet au soir, la flotte mouilla enfin dans la rade de Newport, Rhode-Island.LU n\u2019y avait plus 4 bord ni ean ini vivres.lades était cinsidéruble.Mais surtout on était à bout de forces.L'annui et le découragement avaient fini raison des plus vaillants.Au moins ces sauveurs de la jeu- no république = américaine étaient-its rendus au bout de leurs misères avant d'arriver sur la ligne de feu\u201d Ecoutons un peu: + = = ! Si M, Rochimmnbeau et ses reompagnons d'armes s'atten- [daient à un accueil enthou- isiaste, ils furent asez vite dé- ;sabusés.! À peine l\u2019escadre cut-elle je- {té l'ancre devant Newport que ile général descendit à terre, suivi de son état-mmajor.Il ne iUOUViL personen pour Je rece- | voir; les rues étaient désertes.; pas un visage aux fenêtres; lus \u2018quelques habitants que Von \u2018rencontra avaient l'air morne \u2018et consterné.Rochambeau et sa suite dûrent aller loger à { hotel.| Cet accueil.si peu conforme |& celui qu'ils attendaient, replongea tous les Français dans \u2018un profond découragement.cnfin, le lendemain, Ro- \u201cchambeau put voir le gouver- eur de la ville et les prinei- paux habitants, I! leur expliqua que sa petite troupe ne \u2018formait que l'avant-garde d'u- \u2018ne armée plus considerable.ique le Roi était décidé à les soutenir de toute sa puissance, et qu'avec son \u201cde leur cause était certain.Peu à peu les têtes s'échauffèrent et les habitants se décidèrent à manifester leur satisfaction \u2018par queiques réjouissances.Le soir, les maisons, les rues, les clochers furent illuminés et l\u2019on tira miême un feu d'artifice en l'honneur des Français.| D'accord avée le gouver- ineur.l'emplacement d'un camp fat désigné hors de la ville, de ! | {ble les habitants; le lende- rmain, les troupes commencé- rent à débarquer.Les malades furent transportés à l'hôpital: ide Newport, et les troupes va-.\u2018Jides s'établirent dans le camp.oùû elles élevèrent des baraquements.Mais il ne s'agissait pas seulement d'établir un camp.Il failait encore le mettre en état de défense.Une attaque des Anglais était à chaque instant 1a redouter.et pendant les premiers jours elle eût infaillib'e- plus de quatre mille hommes en état de porter les armes, et encore beaucoup d'entre eux étaient-ils dans un triste état de santé.11 fallait done travail'er sans relâche à construire des redoutes et à fortifier l'île, si l'on ne voulait s'exposer aux plus graves mésaventures.Le 21 juillet, une flotte anglaise de vingt-et-un vaisseaux parut au large; nous n'étions pas encore en mesure de résister, et l'on vécut pendant quelques jours dans de cruelles appréhensions.Heureusement, l\u2019amiraî anglais, Arbuthnotattendit, pour nous attaquer.d'être soutenu par des troupes de terre, et quand il se décida à prendre l'offensive, il était trop tard; nous avions fait élever des fortifications et des batteries en si grand nombre et si bien disposées qu'elles nous mettaient parfaitement à l'abri.Mais, si nous étions en état de nous défendre, nous nous gardions fort mal, et J'anecdote suivante en est la preuve.Le 9 août arriva dans un canot un officier pariemen- taire anglais pour proposer un échange de prisonniers.Il parvint jusqu\u2019à bord du \u201cDue de Bourgogne\u201d sans rencontrer un seul bateau de garde et sans que sa présence fût même signalée.M.de Rochambeau, en prévision d\u2019une agression probable, avait demandé d'urgence à Washington, quelques milices pour l'aider à soutenir la lutte; le général américan lui avait envoyé quatre mille hommes.\u2018Ce sont des hommes superbes et qi ont la meilleure volonté, écrit Laujzum.11 y a des postes entiers de négres ; les sentinelles avancées de cette couleur, avec des chemises blanches comme ils en portent dans ce pays-ci, ressemblent absolument à Arlequin nègre dans la en=3:¥nt, _ Rhode-Island, malgré les désastres de la guerre, ses maisons détruites et presque tous COMMENT LES COMPAGNONS DE R RENT ACCUEILLIS PAR LES AMERICAINS QU'ILS le nombre des ma-.par avoir | aide le succes\u201d ifaçon & géner le moins possi-! ment réussi: NOUS n\u2018avions pas.bois abattus élait.enoñre ROCHAMBEAU FU- un pays charmant; le seigle, le mais, tous Jes différents grains y venalent à merveille, et les arbres portaient à peu près les mêmes fruits qu\u2019en France.Tout Je monde se réjouissait d'abord de vivre dans un parell Eden.mais les chaleurs furent excessives pendant le mois d'août, et nos soldats, peu habitués à de pareilles températures, en souffraient cruellement.La ville de Newport, la seule de l'île, n'avait que deux rues considérables; elle était assez ijolle et très commerçante \u2018avant la guerre.Les trois ; quarts des maisons se compo- isaient de petites fermes du \u2018plus charmant aspect.Entre Newport et le continent, la bale avait une bonne jlicue de large et la traversce \u201cn\u2019était pas toujours sûre.On passait les chevaux au moyen (de larges bateaux plats, * Le camp choisi pour l'ar- \u2018mée franaicse était sain et bien retranché.Les troupes y :observalent une exacte disci- \u201cpline, qui faisait l\u2019'étonnement «et la joie des habitants, habi- itués au piflage des Anglais et :de leurs propres soldats.Tout \u2018Ce que d'on prenait était payé jexactemient et en urgent.Mde Rochambeau était un homme ferme et droit, très ami de la discipline, ot son exemple, aust blen que son autorité, forçait tout le monde à respecter scrupuleusement les droits, les propriétés, les usages et les moeurs de nos alliés.\u201cLa discipline était telle que les pou- iets et les cochons se promenaient au milieu des tentes sans qu'on les dérangeät et qu'il y avait dans le camp un champ de mais dont on n\u2019avait pas touché une seule feuil le.\u201d La conduit des troupes et leur exacte discipline étaient l'autant plus méritoires qu'el- \u2018les n'étaient pas heureuses, ; qu'elles nmanquaient des cho- ises les plus essentielles et \u201cqu\u2019on lex nourrissait fort mal.On se fait difficilement l'idée de l'incurie qui présidait déjà AUX préparatifs de nos expédi- (tions lointaines, M.de Ternay écrit an ministre de la marine pour deman- \u2018der du vin et de l'eau-de-vie : \u2018\u2018\u2019Les bariques qui ont été ein- barquées sur les navires marchands n'étant point cerclées jen fer, presque tout a coulé.\u201d I! réclame des matelas, des couvertures, des habillements ! Ipour les matelots et les soldats, dans le régiment de Picardia, la plupart d'entre eux n\u2019ont pas de culottes, point d'habit, seulement de vieux manteaux.| M.de Rochambeau avait ap- iporté, de la part du Roi.des \u2018présents pour les sauvages et les habits pour les Américaîins: mais, malheureuse- donner.devraient se faire un devoir DIMANCHE PIMANCHE DIMANCHE DIMANCHE DIMANCHE LUNDI, LE 11 OCTOBRE TROISIEME DU PLUS GRAND SUCCES DE LA SAISON THEATRALE \u201cLES ESCLAVES BLANCHES DRAME EN 4 ACTES ET 9 TABLEAUX DE M.PAUL GURY Au delà de 20,000 personnes ont défà assisté aux représentations de cette pièce éminemment morale, et que tous d'aller entendre.UN PANTALON MM.Castel, Deleroix, THEATRE NATIONAL FRANÇAIS LuxCPM2ENSANT RE Reservez vos Billets POUR Comédie d\u2019Emile Durafour.UNE MAUVAISE NUIT Comédie de Louis Forest.Derbil, Mmes Devoyod, Harmant, Renout, \u2014 \u2014 SEMAI mp \u2014 DEUX MARY Harmant, \u2018avancez \u201cBUBBLES\u201d Grand drame en \u2018 HAROLD LLU \u201cHunted Spooks\u201d LIBERATEURS MAL RECUS| commerce ==> NE ANDERSON DANS iles.ANS LE CANAUIEN-FRANGAIS NE SURVIVRA Que si l'on moderne son éducation, qui est d'un autre âge.M.le Directeur, \u201cL'Autorité\u201d, Montréal.Monsieur le Directeur, Je voyais dans votre édition de samedi 1e 25 soptembre un petit article (Resterons-nous des bâtards?) qui touchait la vraie corde, comme on dit ordinairement.Certes, les Canadiens-français, grâce au sang qui coule dans leurs veines, portent en eux de riches germes qui ne demandent qu'à être bien \u2018\u2018soignés\u201d pour produire de très bons fruits; mais, malheureusement, 1'¢- ducation que l\u2019on donne aux enfants de ce pays n\u2019est pas celle que l\u2019on devrait Jeur Quoique Français d'origine, je connais bien le Canada, v avoir longtenups demeurer.Cette éducation, plus ou moins fausse, au lieu de développer les qualités originelles des Canadiens - l\u2018rançais, ne sert souvent qu'à détruire ce qu'ils avaient de bon.On accoutume les enfants à agir comme des polichinelles, et on néglige de leur apprendre à se servir de leur volonté.Tout le monde connaît le proverbe \u201cQui veut peut\u2019, et.cependant, bien rares sont ceux qui le mettent en pratique (lorsqu'il s\u2019agit de bonnes choses du moins).H ne'suffit pas pour former un peuple sage et éclairé de lui apprendre simplement à faire Ja courbette devant Pier- ! re ou Jacques.à accepter de bon gré n'importe quel sot règlement, en un mot à se ment, les ballots avaient été \u2019nal faits dans la presse de; (Tembarquement ot tout était | \u2018égaré.La misère était grande dans! le pays: l'Île avait été dévas-! tée et par les Anglais, qui \u201c| avaient passé trois ans, et: aussi par les troupes américai- | \u2018nes, Le papier-monnaie per-: Jait soixante pour cent.Ro-| chambeau payait tout.même da location du camp.Il n avait pas d'argent et était oblige d'emprunter, car on ne Mi faisait aucun crédit.Fersen dit des: habitants \u201cIls sont d'une cupidité sans Agace, l'argent est leur dieu; la vertu, l'honneur, tout cela n'est rien pour eux auprès de ce précieux métal.Dans tous les marchés que nous avons conclus avec eux, ils nous ont traités plutôt comme ennemis que comme amis.Ils vendent des vivres aux Anglais, qui les payent cher\u2019.Cette rapacité n\u2019était pas de nature à rendre la situation de Rochambeau moins critique.Cependant, la seconde division de l'armée, de 2,500 hommes, qu\u2019on attendait impa- tilemment pour commencer les opérations, n'arrivait pas, et rien ne faisait prévoir qu'elle fat en route.Rochambeau ct ses soldats se trouvaient complètement abandonnés à eux-mêmes; depuis leur départ de Brest, ils étaient sans nouvelles d'aucune sorte.Le général, qui se rendait compte des insurmontables difficultés de la situation, se refusait à rien entreprendre avant l'arrivée de la seconde division.Mais l'ennui commençait à s'emparer de tous, et f'inaction faisait faire les plus tristes réflexions.Les officiers se demandaient si c\u2019était bien la peine de quitter la France pour établir un camp de plaisance à Newport.Ils étaient venus en Amérique pour cueillir des lauriers, et non pas s'étioler dans une inutile garnison.Fersen se faisait l\u2019écho de leurs doléances quand il écrivait à son père ces lignes charmantes: \u201cVous connaissez assez les Français, mon cher père, et ce qu\u2019on appelle les gens de la cour, pour juger du désespoir où sont tous nos jeunes gens de cette classe, qui se voient :0bligés de .paser leur hiver tranquillement dans Newport, loin de leurs maltreses et des Bs \u2018 Ba ene ie 1 i ! ! j RE A Lg id M.GEORORÉ LEVGUES, premier ministre de France, qui déclare que l'alliance avec l'Angleterre doit demeurer.\u2014\u2014\u2014\u2014 pe ES plaisirs de Paris: point de soupers, point de spectacles, point de bals; ils sont au désespoir; il ne faut qu\u2019un ordre de marcher à l\u2019enemi pour 1es consoler\u201d.Le découragement gagnait tout le monde.En attendant, la saison avançait, et il allait bientôt être trop tard pour rien entreprendre.On com- mencçait à croire que l\u2019on passerait l'hiver à Newport, et cette idée paraissait à tous le pire destin.Du reste, la situation de l\u2019armée devenait de plus en plus précaire.Les maladies augmentaient chaque jour; on les attribuait aux brumes qui arrétaient la transpiration et occasionnaient des fluxions de poitrine.M.de Rochambeau, qui voyait avec douleur l'ennui, la démoralisation, les maladies envahir sa petite armée, cherchait, par tous les moyens, à amuser ses hommes et à relever les courages abattus; malheureusement, les distrac- k éclairé, i! ne se laissera considérablement + ètre engloutis dans étrangers.F1 est du devoir de: ! em rs re ee EE laisser mener à la baguette: au contraire, il faut 'habituer it raisonner, il faut lui apprendre à connaître les qualités qu'il peut poséder en germes et lui enseigner à les développer, afin de'n tirer le meilleur parti possible.1} faut lui donner la confiance en lui-même (sans cependant le faire tomber dans une présomption ridicule).Il va sans dire que pour former ainsi un peuple, il faut commencer par former les individus.Croit-on dirigeants que si tant de (parlementaires, municipaux, etc.) d'aujour- d'hui avaient été favorisés d'une éducution saine et éclairée, ils seraient devenus les nullités, ou plutôt les êtres dangereux, les spoliateurs du peuple, qui\u2019ls sont actuellement.\u2014 Ces hommes, grâce à leur ignorance, à leurs connaissances superficielles, à leurs idées fausses et -perverses, conduisent \u2018le pays à Ja ruine et sont cause que les Ca- nadiens-Français, qui comptent cependant à leur actif tant d'éléments de succès {étant donnés leur origine et leur entourage) \u2014 que les Canadiens-lrançais, dis-je qui devraient aller de l\u2019avant, se font couper \u201cl'herbe sous le pied\u201d dans leur propre terri- tole, se font supplanter dans tous les domaines, pour ainsi dire, par des gens de nationalité étrangère.En veut-on une preuve?Que l\u2019on aille voir l'enregistrement de presque toutes les fabriques portant un nom canadien-français, et l'on pourra constater que ces établissements n\u2019ont souvent de français que le nom.Cela est pénible à constater, sans doute.mais, ce la est un fait accompli.Pour remédier à ce malheur, une réforme importante s'impose: il faut refaire l'éducation du peuple, il faut l'instruire.il faut Jui ouvrir les yeux.Quand le peuple sera suffisamment plus berner pur des dirigeants indi- gues et il aura se donner dos mandataires capables de remplir leur mandat.Dans en en la génération qui uivra vivra \"sous Une meilleurs Atoll que celle de la génération 2-tuelle.; Que d'on chargee où amende programme des maisons °C taeation., que l'on établi-< partoat des êcoles populaires.si les Cana- diens-Francais ve veulent pue les flots Canasliens-lPrancais de se tuet- tre à la hauteur de la situation H faut qu'ils soient les maître- chez eux et qu'ils insnirent le respect ailleurs.Ils doivent prouver qui'l ont dans les veines le sang de Ja vieille France et aussi qu'ils sont en contact journalier avec des peuples industriels et commerçants.Certes, les Canadiens-Fran- çais ne manquent ni de coeur ni d'intelligence, mais.malheureusement, ils manquent d\u2019entrainement; ils ne sont pas bien outiflés pour le \u201cstruggle-for-life\u2019\u201d\u201d.Ils ont pour la plupart (car il y a d\u2019heureuses exceptions) des idées fausses sur presque toutes les questions sérieuses, \u2014 ils sont à la merci de quiconque veut les exploiter, \u2014 de tous les ignorants qui parviennent à mettre la main sur les rênes du pouvoir; ils sont les esclaves de lois ridicules et victimes de cuisantes injustices.Enfin, il n\u2019y a pas à se le dissimuler, le peuple canadien s'enlise dans de déplorables routines.S'il veut prendre la place qu'il devrait avoir au soleil, il est temps qui\u2019) réagisse.Vite! que l\u2019on se mette à l'oeuvre, que l\u2019on Tefasse l'éducation des Canadiens-français, et nous entreront dans une ère nouvelle et mellleure.C\u2019est ja grâce que je souhal- te à tous.H.TRUCHASSON.336, rue Rachel Est.S'abandonner À Ia colère, c'est souvent venger aur soi la faute d\u2019un autre.[Swift].Il est des Joies comme des chagrins sans cause, ou dont la cause échappe À l'analyse.(Paul Brulat) Les secrots des femmes sont.autant de désillusions dont: elles veu- tions étaient rares.Ld lont bien nous préservar.THEATRE CANADIEN-FRANÇAIS MM.Fred.Lombard et Chs, Sehauten, direct.\u2026-props.M.CHS.SCHAUTEN [Maurice Orland] M.Pl.DURAND [Rantz] SEMAINE DU 11 OCTOBRE 192% Première fois à Montréal, \u201cL'enfant de l\u2019Amour\u201d Pièce en 4 actes par Henri Bataille Mmes Mado Ditza, Liane Salvor, Marthe Thiéry, Em.Dhelbe, G.Norac; MM.J.Varennes, P.Jacmin, C, Dauriac, H.Miral, A, Godeau, Guimond, Nouveaux décors de M.Hector Delangis.\u2014 Mme GERMAINE VHERY {Liane Orland} Mile J.MAX [Aline) (Matinée) 1 acte de François Coppée.Mile Marthe Thiéry, Lombard, Varennes, Jacmin, LE LEVIER DUMONDE La Banque d'Epargne reconnait vertu do l'annonce.On a souvent dit que si Archimède revenait sur terre, il trouverait le levier du monde dans l\u2019annonce.Pas une institution.pas une entreprise qui échappe de nos jours à cette loi inéluctable : le recours à l'annonce.Mais il y a annonce et annonce, comme du temps de Molière il y avait fagot et fagot.Parmi les institutions dont \u2018es anmonces sont le plus heur«usement conques, NOUS avons le plaisir de citer particulièrement la Banque d'Epargne.Chacune de ses anmonces, Sous \u201cingpiration de M.A.-P.Les- \u2018\u2019rance.gérant général, est | | souvent odieuses; ils sont les ! v7Ivre artistique.Aussi Nice Ia Bavane d'Epargne de- Ce eu partie son éton- ois i l'excelente qua- HA de su réclame que nous \u201c1 rerions pas autrement ones, THEATRE CANADIEN FRANÇAIS L'ENFANT DE L'AMOUR Pièce en 4 actes par Henry Bataille \u2014\u2014 DIMANCHE 10 OCTOBRE SPECTACLE DOUBLE \u201cLE LUTHIER DE CREMONE\" MM, Ditza, MM.H.Miral, G.Dau- riac.Intermède: Mme Elisa GARE AU, mezzo soprano.\u2014 Vues animées, M.Henry Bataille est un auteur qui aime les grands sujets, avec lui on est sûr d'avoir des émotions, car HN est le poste do in souffrance humaine.L pense qu'elle porte en elle une noblesse assez souveraine pour qu'il ne soit point utile do la transformer à l'aide d'artifices qui ont fait leur temps.Cette souffrance, il ne choisit point l\u2019endruit pour la rencontrer, il la trouve, il s'en émeut, quel que soit le décor où elle palpité, quels que solent les personnu- Res qui l'éprouvent.Amotreuses vivilties, adolescents sans mentor, jeunes files abandonnées at déchues, au'importe.Leur douleur, leur repentir les purifie, Nous trouvons naturelles dans leur bouche, des phrases profondes et poignantes, Jaillie! de l'immense pitié de l'auteur.Et son oeuvre d'art n'est que In cristalllisation de cette pitié.Existe-t-il do pièces plus profondément émouvantes que \u201cRésurrection\u201d, que \u201cLa Femme Nuo\u201d, que \"La Marche Nuptiale\u201d, que \u201cLe Scandale* pour ne citer que celles que nous avons vues, Comme l'auteur connaît le genre humain, comme 1! l'analyse, comme il le disloque! Personne mieux que lui n'a su rendre avec nus de vérité les passions du coeur.La pièce de M.ii.Bataille, que nous verrons pour la première fois À Montréal la semaine prochaine, au Canadien, aborde un de ces thèmes profondément pénibles.1] nous montre un enfant que sa naissance jetto en marge de Ia société, Jl nous en montre les déceptions, les souffrances.Il nous en traduit l\u2019agonie morale Et cependant, cet enfant n'est pas un révolté, 11 n bon coeur, 11 vou- dmait être reconnalssant à ceux à qui 11 doit In vie, et chaque fois qu\u2019il manifeste sa bonté, 11 se heurte aux barrières aociales.Alors, désespéré.11 s'expatrie, là-bas, tout là-bas.Cette oeuvre si Vêcue aura nu Canadien une intenprétation de pre- miler ordre avec MM, Charles Schauten, P.Durand, Jacques Varennes, H.Mira}, P.Jacmin, A.Godeau, G.Dauriac.Guimond, etc.et Mesdames G.Thiéry, Jane Max, Mado Ditza, Liane Salvor, Marthe Thiéry, Em.Dhelve, G.Norac.: La mise en acène sera soignés et coplée sur celle faite A Paris, lorsque l'éminente:artiste Madame Réjane a 1920 (Soirée) \u201cDEPUIS SIX MOIS\u201d 1 acte de Max Maurey.Mmes Em.Dhelbe, Mado \\ \\ \\ à \\ \\ \\ A cn Lai 2 < mé en Las Notre ambition est de vous faire bénéficier de notre longue expérience faisant ainei donner à votre argent le maximum de rendement, Demandez notre \u201cNote Américaine\u201d adressée gratis chaque jour.FAIRBANKS, GOSSELIN & CO, Agents de change à Bourse do Montréal.103 OUEST RUE NOTRE-DAME Teléphone: Main 3083-340.4525 FOTO IIIT ITOOIN æ.CA Notre service d'informa- RECITES.one md votre entiere \\ TION créé !a pièce, Dimanche prochain, 10 octobrn, grand programme double.Deux pièces à l'affiche.D'abord le chef- d'oeuvre de Francois Coppée, \"Lu Luthier de Crémone\u201d, avec MM.Lombard, Varennes, Jacmin et Mu- demoiseWe Marthe Thiéry.Un joli interméde par Madame Elisa Gareau, un mezzo soprano dont Ja rê- putation n'est plus A faire, enfin une délicieuse comédie fine, désopillante, de Max Maurey, \u201cDepuis six mols\", nvee comme interprétes MM.Mira), Dauriac et mesdames Dhelus et Mado Ditza.Ajoutons À cela une série de vues animées des plus choisies, ce sera vralmont un spectacle de ænla.THEATRE NATIONAL FRANÇAIS Au dela de 20,000 perronnes ont assisté déjà aux représentations de \u201cLes Esclaves Blanches\u201d, drame en 4 nctes et 10 tableaux de M, Paul Gury.Pius de 10,000 personnes n\u2019ont pu se procurer do billots et In direction se voit forvée do maintenir cette pièce À l'affiche pour une 3ième semaine à commencer de lundi, te 11 octobre.Les billots continuent À s\u2018enlever rapidement?et ceux qul ne veulent pas être désappointés feraient bien do retenir lurs plues d'i«- vance, Nous avons déjà dit beaucoup de choses sur la nouvelle création do M.Paul Gury et nous pourrions en dire encore davantage, mais devant le succès toujours grandissant qu\u2019obtient cette pidce ot qui est sans pré- cédent, ici à Montréal, nous croyons pouvoir nous dispenser de tout com- .montaire; nous dirons tout simplement quo c'est un triompho ot pour l'auteur ct pour la direction du Nae tional Français.+ Pour demain, dimanche, M.Castel nous donnern deux charmantes comédies intituléos \u201cUn opantae ion pour deux\u201d d'Emile Durafous et \u201cUne mauvaise nuit\u201d do Louis Forest; on y applaudira MM, Castel, Delacroix, Derbyl, Harmant, Mmes Devoyod, Harmant, Rinsult et Breveull.M.Maurice Castel nous don- nora quelques chansons de son amue sant répertoire.Le programme don Vues animées comprendra un grand drame de 0 parties avec Mary Anderson dans le rôle principal et Intitulé: \u201cBubbles\u201d.Harold Loyd nous fera rire à souhait dans une de ses plus récentes comé- dies: \u201cHaunted : Spooks\u201d, "]
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