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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
dimanche 15 avril 1928
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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Références

L'autorité, 1928-04-15, Collections de BAnQ.

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[" SPORTS Vol.XIV \u2014 No 973 COMMENT DEPECHES NOUVELLES Directeur: GILBERT LaRUE.Bureaux: 74, ST-JACQUES rer rein L\u2019HEURE AVANCEE DEVINT HEURE DIABOLIQUE \u201c NNE PRESSE\u201d E AUTRE COULEUVRE QUE LA \u2018BO on ESSAYA VAINEMENT DE NOUS FAIRE AVALER A force de se fourrer un doigt dans l'oeil, la \u201cbonne presse\u201d va finir par s\u2019éborgner.Après avoir raté l'assassinat de la \u2018presse Jaune et du cinéma, elle avait cru se reprendre en s'opposant de toutes ses forces a l'heure avancée.Et l'on sait que la \u201cbonne presse,\u201d quand elle varle au peuple, prétend toujours parler \u201cex cathedra, comme si elle était inspirée d'en haut.Donc, le peuple n\u2019a plus qu\u2019à obéir, à déposer les armes.Or, c\u2019est justement le contraire qui se produit chaque fois, et nos gouvernants, à l'avenir, lorsque la \u201cbonne presse\u201d leur dicter sa loi, quoi s\u2019en tenir.Un referendum allant être tenu à Montréal sur l\u2019avance de l'heure, la \u201cbonne presse\u201d anathématisa d'avance cette mesure.L'une de ses feuilles les plus distinguées \u2014 par son crétinisme \u2014 a posé la question comme suit: \u201cDieu ayant a fixer les heures, a décrété que lorsque le soleil serait au zénith, il serait midi.Le diable, ce singe de Dieu, voulut avoir aussi son heure à lui en essayant de faire décréter qu\u2019il ne serait pas midi, mais une heure de l\u2019après-midi.C\u2019était tout simplement pour faire un pied de nez au Créateur.L'avance de l\u2019heure est donc une mesure diabolique qu\u2019il faut absolument empêcher, etc., ete.\u201d La \u201cbonne presse\u2019, et c\u2019est heureux, n\u2019a aucun droit a l\u2019autorité dont elle se réclame, car le résultat du 2 avril serait affligeant pour les âmes religieuses, dont nous sommes.sauront à essaiera de\u2018 Une pluralité de 15 pour 100 des votants s'est prononcée pour l'avance de l'heure.Comme la métropole a une forte population ouvrière, il était intéressant de savoir comment serait appréciée cette réforme tant discutée.Dans les quartiers ouvriers, Saint-Henri, Papineau, Sainte- Marie, Hochelaga, Maisonneuve, Préfontaine, Rosemont, Villeray, la majorité fut légèrement contre l\u2019heure avancée ou moins forte qu'ailleurs, mais pas assez pour qu\u2019on puisse prétendre que nos classes laboricuses ne sont pas revenues du préjugé qu elles ma nifestaient autrefois contre i cette innovation, Vingt-cinq des quartiers de Montréal ont donné une forte majorité à l'avance de l\u2019heure en été, a donc chan- décisive.La modification de de l\u2019heure en été, a donc chance de rester dans nos moeurs, du moins dans les villes.Conséquemment la \u2018\u2018bonne presse\u201d en devra prendre son parti, comme le clergé devra prendre son parti de la \u201cbonne presse\u201d, s\u2019il ne veut pas que cette fausse dévote confite en tartuferie ne finisse par saper à % base la légitime influence dont il jouit parmi nous.Parlant des types genre Bourassa, un archevêque de Montréal confiait: \u201cCe que nous craignons le plus ne sont pas les anti-cléricaux, les hérétiques ni- les schismatiques, ce sont certains catholiques qui entreprennent de faire la loi à leurs évêques.De ces amis délivrez - nous, Seigneur!\u201d FLAMBEAU.GARE LA PROCHAINE BOMBE! L'attentat de Milan n'est-il qu\u2019un premier avertissement à la dictature ?Ceux qui prétendaient que la réforme parlementaire allait s'accomplir en Italie sans provoquer, même sur le terruin des discussions purement académiques, aucune résistance sérieuse, n'ont pas tardé à être détrompés.l'explosion de cette bombe à Milan, qui tua 23 personnes et en blessa 38, sera\u2019t-elle une réponse inattendue au coup d'Etat de Mussolini?Car au lieu d\u2019une réforme parlementaire, c\u2019est bien de la suppression du régime parlementaire, tel qu\u2019on le conçoit dans les pays démocratiques, qu'il s\u2019agit.A vrai dire, ce régime n'existait plus qu'en principe.Dans la réalité des choses, il n\u2019y a plus de représentation nationale proprement dite, puisque non seulement les élections s'y font sous le contrôle le plus rigoureux du parti fasciste, mais que, de plus, l\u2019opposition a été effectivement exclue du Parlement.Un seul homme s'est levé à la Chambre italienne pour protester, un vieillard de 86 ans, Giolitti.Lorsque cet homme, qui fut tant de fois premier ministre de son pays, rappela que l'art'cle 39 de la constitution prescrit que les membres de la Chambre italienne doivent être élus directement et librement par les collèges électoraux, que le fait de confier au grand conseil fasciste le choix des députés exelunit du Parlement toute opposition de caractère politique et marquait par là le détachement définitif du régime constitutionnel, il a fait entendre la protestation que l'esprit libéral qui fit la grandeur de toute l'évolution moderne de l'Europe a le devoir d'élever contre une réforme consacrant définitivement la dictature comme système de gouvernement.Encore que Mussolini ait imposé s'lenee 4 ses partisans qui voulaient à In Chambre des députés, répondre à la protestation de Giolitti.il semble que celle-ci ait produit une réelle \u2018mpression en Italie.N'a-t-on pas annoncé un temps que le roi Victor- Emmanuel avuit le dessein d\u2019abdiquer?Certains en concluent nujourd'hui que l'attentat de Milan est peut-être l'oeuvre de fascistes surexcités dé- s\u2018reux d\u2019intimer au monarque qu\u2019il Ait à marcher droit.Quelle soit lu résultante d\u2019un complot fnsciste ou monarchiste, la bombe de Milan n'avait pas été mise là pour tuer le roi d'Italie, mais pour servir de tragique avertissement.Nous n\u2019en savons trop songeant à l'avenir, gens qui doivent se \u201cGare la prochaine A qui?rien.Mais en il est bien des dire en Italic: bombe!\u201d SPARTACUS LES FRANCO-AMERICAINS EN APPELLENT A ROME (D1péche spéc.a \u201cI'Autorité Nouvelle\") Rome, 14 \u2014 M.Elphège Daignault, éditeur de la \u2018\u2018Sentinelle\u201d de Woonsocket, laquelle vient d'être mise à l\u2019index, pendant que tous les chefs du mouvement franco-américain contre l'évêque de Providence, Rhode-Isiand, étaient excommuniés, est encore à Rome et a déclaré au représentant de la Presse Associée qu'il en appellerait tout de même au Pape, prétendant que le Saint-Siège avait été faussement avisé dans cette affaire et qu\u2019on aurait dû au préalable envoyer un légat enquérir sur place, une requête à cet effet ayant été signée par 12,000 franco-américains catholiques du diocèse de Providence.-~ \u201cL\u2019INONDATION RECOMMENCE | L'inondation, qui avait presque terminé ses ravages, à Maisonneuve, Longue-Pointe et la partie est de Montréal, a repris de plus belle, tard dans la soirée d'hier.AP \u2014 RR ee MONTREAL, 15 AVRIL 1928 marteau.\u201d NUMERO 5 CENTS \u201cJ\u2019entends grincer la scie et tomber le (Campenon.) 7S Abonnement: $2.50 par année \u2014 SPORTS DEPECHES Beau et Froid re L\u2019ANGE DU FOYER.La femme commence a avoir assez de ce titre désuet Je reçois de mon aimable \u2014 mais trop rare, hélas! correspondante Femina, cette communication que je suis d'autant plus heureux de mettre sous les yeux de mes locteurs et lectrices, en lieu et place de ma chronique ordinaire, qu'ils n\u2019y perdront rien, au contraire! Jugez-en plutôt : Montréal.13 avril Mon cher Mistigris.Depuis la session provinciale.au cours de laquelle le député Bédard (Ephraïm), eut l'occasion de prononcer le beau discours que l\u2019on sait sur les boeufs et les vaches, en croyant parler du féminisme, je n'avais pas encore reçu la visite de mon cousin Romulus, qui \u201cbrasse\u201d beaucoup d'affaires à Québec durant toutes les sessions.\u2014Eh bien, m'a dit Romulus, en prenant un siège que je ne lui offrais qu'à contre-coeur, ce n'est pas encore cette fois-ci que vous voterez! Un petit sourire relevait le coin de sa lèvre.11 était content.très content, si content que j'ai failli me fâcher.Mais il faut savoir se retenir, toute grandeur morale, ne dirait pas Ephraïm, mais un député plus intelligent que lui Gl s'en trouve), consistant a discipliner ses instincts.Donc.je me suis contrainte à sourire, moi aussi, el j'ai dit avec une gaieté affectée: \u2014Non.rassurez-vous.La femme restera encore.Un an au moins, \u2018l'ange du foyer\u201d.H m'a regardée, et j'ai vu qu\u2019il ne comprenait pas ma plaisanterie.\u2014l'ange du foyer, continuai-je.Voyons, ignorez-vous, cousin, que chaque fois qu'il a été question du vote des femmes un homme s'est levé quelque part, à la Chambre, dans un Congrès, même sur un husting.A a dit d'une voix pathétique: \u201cLa femme est l'ange du foyer.Elle doit rester l'ange du foyer\u201d.Et ces éloquents personnages ne parlent que des devoirs que doit accomplir la femme, des souffrances que doit subir la femme.des sacrifices que doit consentir la femme: jamais de ses droits, de ses privilèges, de ses préférences même; car pour eux, il est si bel et si bien entendu que la femme est inférieure à \"homme que cela ne se discute méme pas.\u201cEh bien, mon vieux Romulus, que je continuai et regardant mon cousin dans le blanc des yeux, il faut en preadre votre parti.Regrettez le passé.si vous voulez.Regrettez \u2018âge d'or, le Paradis Terrestere, regrettez meme le moyen-âge.Mais c'est le passé, nous n'y pouvons rien.L'homme qui rentre chez lui ne trouve plus une créature candide et insouciante, qui ignore tout des éveé- nements de la journée, mais dans un nombre de cas qui Va croissant\u2014 et dans la province de Québec, mon cher! \u2014 il trouve une petite femme déterminée qui a raccourci ses cheveux et sa jupe en même temps qu'elle allongeait ses idées.Voila! \u2014En tout cas, elle ferait bien de ne pas se mêler de politique, risqua le moyen-ageux cousin.\u2014JJe sais, Elle peut se mêler de tout, mais non de politique.I! parait que la politique est une science incroyablement difficile.et «i rude que seuls les mâles peuvent cn affronter les redoutables mystères.Un imhé- cile, à condition qu'il porte culottes, donne son avis sur la conduite du pays.Quatre-vingt fois sur cent.il a demandé à sa femme pour qui il deit voler.Néanmoins elle doit se taire, et toute opinion personnelle lui est interdite.Elizabeth d'Angleterre, Catherine de Russie, auxquelles pas un souverain, dans leurs pays respectifs ne saurait être égulé, de pros jours n\u2019aurajent pas accès aux urnes, honneur réservée aux frotteurs de bottes, aux Javeurs de vitres et à MM.les vidangeurs.\u201cMme Alexandre Tascherean ne vote pas au provincial, mais son chauffear votera.Voyons! Avouez que c\u2019est idiot! Ou bien il faut déclarer que toutes les femmes sont des sottes et que tous les hommes sont des sages, ou bien il faut faire voter les uns et les autres.\u201d Mon cousin Romulus ne put en prendre davantage.de ce sirop- la! J partit en claquant la porte et court encore.Votre toute dévouée, FEMINA LE \u201cBREMEN\u201d EST DESCEN A CAUSE DU BROUILLARD LES AVIATEURS ALLEMANDS ET IRLANDAIS TELEGRAPHIENT A QUEBEC.\u2014 ILS NE PEU- REPARTIR AVANT QUELQUES JOURS.SCEPTICISME ET TRIOMPHE EN ALLEMAGNE.\u2014 NUNGESSER ET COLI FURENT-ILS LES VRAIS PIONNIERS?- (Dép.spéc.à \u2018\u201cL\u2019'Autorité Nouvelle\u2019) Québec, 14 \u2014 Une premiere dépéche est arrivée ici, envoyée par les aviateurs du Bremen eux-mémes, vers midi.Ms sont descendus sur l'île Greenely à 5 h.30 vendredi après-midi, désorientés par an épais brouillard qui les enveloppait depuis quatre heures et réalisant qu\u2019ils étaient à quelques centaines de milles au nord de leur course.D\u2019après ce télégramme, trar.nis par le service télégra-l phique du gouvernement du PP ::inion, la descente se fit sur un petit lac situé au centre de t'i'e Greenely.Au premier abord, von Huenfe!d, Koehl et Fitzmaurice crurent que les dommazes subis par leur machine étaient légers et qu'ils pourraient repartir samedi après-midi pour New-York.mais ils constatèrent ensuite que leur hélice et le charriot d'atterrissage avaient subi des avaries graves.Ce n\u2019est pas avant plusieurs jours qu\u2019ils pourraient faire route vers Mitchell Field, Long Island, s\u2019ils en avaient envie.Il ne semble pas que les hardis navigateurs de l'air aient été forcés d\u2019atterrir, faute d\u2019essence,puisqu\u2019ils avaient dessein de s\u2019envoler vers le sud moins de 24 heures après et qu\u2019ils auraient certes été incapables de se procurer de l\u2019essence dans l\u2019île ou aux environs.C\u2019est donc au compte du brouillard et de la neige, si fatals à leurs devanciers, qu\u2019il faut mettre leur mésaventure.Sur l\u2019île Greenely existe un phare de 80 pieds de hau teur, dont le projecteur porte à 15 milles en mer.Sans doute que la lumière de ce phare a contribué à diriger les aviateurs à travers le brouillard: UN AERO PART DE QUEBEC (Dép.spéc.a \u201cL\u2019Autorité Nouvelle\u2019) Québec, 14 \u2014 Un peu avant 11 heures, cet avant-midi, le premier aéroplane de secours envoyé à la rencontre de l\u2019expédition germano-irlandaise, a I'ile Greenely, est parti de la Malbaie, sous la direction du Dr Cuisinier, pilote.La machine s\u2019arrétera a trois places, Sept-lies, Natashquan et Blanc Sablon, devant atteindre dans la soirée ce dernier endroit, situé à 7 milles de l'île Greenely.D'Ottawa est venue la nouvelle que le ministre de la Défense Nationale, l\u2019hon.J.-L.Ralston, après consultation avec ses aviseurs, avait adressé celte dépêche au capitaine Koch], premier pilote du Bremen: \u201cAvez-vous besoin de quelque chose pour continuer votre envolée?Nous serons heureux de coopérer.\u201d Le brise-glace \u201cMontcalm\u201d, qui se trouvait dans les parages, est déja en route vers l'ile Greenely, et si le \u201cBremen\u201d ne peut reprendre son vol, il est probable qu'il le prendra | avec son équipage pour les conduire à Québec.\u2026 ENVOLEE DE BONNE ENTENTE Berlin, 14 \u2014 Toute l\u2019Allemagne est en liesse aujourd'hui.Le baron von Huenfeld étant prussien et le capitaine Koehl bavarois, l\u2019AlJemagne du zud célèbre en buvant de la bière et l'Allemagne du nord en sablant le champagne: Le président von Hinderburg, le chancelier Wirth, le ministre des Affaires étrangères Stresseman et le ministre du Transport Koch ont envoyé des télégrammes de félicitations au capitaine Koehl, pour être en même temps communiqués à ses compagnons Huenfeld et Fitzmaurice.Les gouvernements américain et canadien sont remerciés dans ces télégrammes pour leur sollicitude en ayant offert toute l\u2019aide possible aux aviateurs, et les autorités allemandes considèrent que cettc envolée et les circonstances qui l'ont accompagnée feront beaucoup pour promouvoir la bonne entente entre pays autrefois ennemis sur les champs de bataille.La femme du capitaine Koehl ne se tenait plus de joie lorsqu'elle apprit de bonne heure, ce matin, que le \u2018\u201cBremen\u201d avait atterri sur le sol canadien.Néanmoins, comme dans la soirée on lui avait annoncé que son mari avait atteint Mitchell Field, Long Island, nouvelle aussitôt démentie, elle ne voulut pas répondre au téléphone, lorsqu'elle fut appelée dans la nuit, et ne crut à la bonne nouvelle que lorsque le chancelier Wirth lui-même la lui transmit.Cette femme heureuse, en enveyant un affectueux message à l'île Greenely, rappela à son mari que dimanche, le 15, était le quarantième anniversaire de sa naissance.Frau Koehl est une jeune femme de 25 ans VON HINDENBURG CONFIRME Berlin, 15 \u2014 Les Berlinois ont passé par une suite de ré- Jouissances et de déceptions dans la soirée de vendredi, une agence de nouvelles ayant d\u2019abord lancé le canard que le \u201cBremen\u201d était arrivé à Mitchell Field, ce que les journaux s'empresséèrent de reproduire, pour le nier ensuite.De la sorte les Ber'inois, après une célébration sans égale dans l\u2019histoire de ces dernières années, s'endormirent dans le plus profond désespoir.Cet événement remit en mémoire ce qui s'était passé à Paris lors de I'envolée Nungesser et Coli.Là aussi une agence avait déchainé un enthousiasme factice en donnant comme confirmée une fausse rumeur.Si bien que l'indignation fut intense a Berlin comme elle l\u2019avait été à Paris à la suite de I'envol de ce canard, et que les Berlinois et avec eux tous les Allemands accueillirent ce matin avec le plus grand scepticisme la publication de la première dépêche mentionnant la descente du \u2018\u2018Bremen\u201d\u2019 sur l\u2019île Greenely.Il fallut que le président von Hindenburg lui-même con- firmat la nouvelle pour que le peuple allemand consentit a y croire.ET NUNGESSER ET COLI?Paris, 14 \u2014 Les aviateurs germano-irlandais ont-ils été les premiers à traverser l\u2019Atlantique de l\u2019est à l\u2019ouest ?C'est U PS =X s Cos CB 5 .Notre journal avait annencé qu'une interpellation serait adressée en Chambre à l'hon.Mackenzie Kingpremier ministre.afin de savoir s\u2019il avait bien chargé le sénateur C'as- grain d'adresser aux électeurs libéraux de Montréal un appel en faveur du maire Martin, à la fin des élections municipales.Désireux sans doute de prévenir l'interpella- tien.le premier ministre s\u2019est cm- pressé, dés son retour à Ottawaaprès la vacance de l\u2019âques.de déclarer péremptoirement qu'il ne s'était jamais immiscé dans une élection municipale.pas plus à Montréal qu'ailleurs.Le sénateur Casgrain a done maintenant la parole.Encore \u201cL'Autorité Nouvelle\u201d.toujours \u201cL'Autorité Nouvelle\u201d, offrait comme primeur à ses lecteurs que le maire Camillien Houde avait fait entamer des négociations secretes afin de se porter acquéreur de la propriété de l'ex-maire Martin, rue Logan.Ne serait-ce pas cela qui a inspiré en certains milieux la suggestion que le maire de Montréal ait une demeure officielle, comme te gouverneur general, le lieutenant- gouverneur et le chef du parti libéral à Ottawa?Qui paierait?la ville évidemment.Mais quel échevin prendra l'initiative de cette proposition?* .» Faudrait-il ervire, comme on semble le penser en des cercles superstitieux, que la maison mairiale doive être nécessairement située rue Logan?Le \u201cSoleil\u201d.de Québec.se demande quel bacille particulièrement propice aux candidatures à la mairie de Montréal peut bien exister dans cette rue, et Catherine.dans la \u201cPresse\u201d, s'adressant à Baptistelui \u201crentasse\u201d, dans le style de Ladébauche: \u201cSi tu avais eu l'idée de loger rue Logan, je serais aujour- d'hoi Mme lu mairesse\u201d.Après cela.que la Cité de Montreal fasse diligence en achetant la demeure de ses premiers magistrats.pour y fixer définitivement les fanzux.ou la valeur de la propriété immobilière atteindra de tels sommets rue Levan que les coffres de Concordia ny bonrraient suffire.- .» Cet officier de la Commission des Liqueur- qui annonce que cent-cin- quante \u2018cochons aveugles\u201d (blind pigs) ont fermé non pas leurs veux.déjà fermés à la lumière, mais leurs portes en quelques jours.fait bien de taire son nom, car il ferait rire de lui.Les blind pigs ne sont-ils pas les meilleurs clients de la Commission des Liqueurs?Pourquoi celle-ci.alors, mettrait-elle tant de zèle à tarir ses sources de revenus.D'autant plus que ce zèle serait fort inutile, car pour un blind pig qui ne ferme quelque part, deux s'ouvrent ailleurs.l\u2019arions que cet officier voulait tout simplement consoler les taverniers de n'avoir pas obtenu l'heure supplémentaire qu'ils demandent depuis des années et qu\u2019on leur promet à chaque session sans la leur accorder, VULECAIN Le Notre-Dame Le club de baseball Notre-Dame, qui a fait si belle figure \"an dev- rer, s'organise de nouveau pour cette année.Le gérant Desautels, aura cette suison une équipe encore plus puissante que celle de l\u2019an dernier.C'est donc dire que le Notre- Dame remportera bon nombre de victoires, Le Notre-Dame fera l\u2019ouverture de sa saison dans trois semaines.Il sera prêt à aller rencon- \u2014\u2014\u2014\u2014 CE QUI MIJOTE DANS LA CUISINE DE DAME CONCORDIA Comme nous l'avions prévu, la séance d'inauguration du Conseil municipal n\u2019a présenté aucun intérêt spécial.Toutes les ficelles avaient été tirées dans les couloirs ou en dehors de l\u2019hôtel-de-vifle, et le Conseil n\u2019a fait que ratifier ce qui avait été décidé dans les caucua officie!s ou non officiels.; Nous n'en présentons pas moins nos plus sincères compliments aux membres de l'exécutif réélus, MM.Desroches, O'Connell, Jarry et Généreux, et a M.Angrignon, le rempla- cant de Vex-échevin Bédard.Nos compliments vont aussi à l\u2019échevin Trépanier, réélu leader du Conseil; à l'échevin Legault, qui remplace M: Vaillancourt à la Commission métrc- politaine, et à M.Mercure, le nouveau pro-maire.Un mouvement hostile se dessina d'abord contre quelques-uns des nouveaux élus, mais quand les oppositionnistes virent qu\u2019ils allaient se buter contre un mur de pierre, qu'ile n'avaient pas une chance sur un million de recueillir la me- jorité des suffrages dans aucun cas, ils décidèrent de se rallier, pour le moment du moins, et voilà comment il se fait que toutes ces élections et rééleclions furent unanimes.Ce qui ne signifie nullement que cette unanimité \u2014 tous pour un, un pour tous \u2014 continuera de prédominer, car on s\u2019attend au contraire à des séances orageuses, et la première tempête, s\u2019il n\u2019en surgit pas d'autres au préalables, ne saura:t manquer d'éclater dès que viendra sur l\u2019ordre du jour la troublante question de la Montreal Water and Power.\u201cL'Autorité Nouvelle\u201d en profite pour réitérer qu\u2019elle consacrera une attention spéciale aux affaires de Dame Concordia, puisque décidément elles en vaudront la peine.CIVIS.OU IL EST QUESTION DE FEMINISME ET D\u2019INSTRUCTION le croira-t-on?Les province de Québec femme de sont d'inférioriié.problème féministe, pes sur un pied la assez: Ahordant le bsées pour écouter jusqutau bout an |strement dactualité devant une ai- conférencier qui leur dit que notre|s-mblé: du quelque cent femmes système scolaire n'est pas le meil- | trices sur le vole.le conferencier leur de tour les systèmes et que nos écoles ne sont pas les meilleures écoles dans le meilleur dee monde.Ce fait sans précédent s'est passé à la réunien de l\u2019Alliance pour le vote des femmes du Québu en l'hôtel Windsor, et le conférencier aseuz hardi pour risquer le pilori su Vautodafé # nom M.F.-B.Mathys, auteur d\u2019un volumineux rapp-rt sur les defectuosités de notre enseignements.s'éronna des critiques injustes dizi- #èes conire ce mouvement, qu\u2019 =:- tribue plus aux préjugés qu'à des raisons fortement mürie tn que pets de gens réa sant combien jeu 1 en ce pour tlephoter rime à ues ©: Aroils nUssi éloi,gnes que Sarnia en bénéliciant ; taux du soir, et vous rence- riez service au put he en in- sostänt sur ve pint.\u201d Ce breux , 150101001010 101001101201 * .1 n'est qu'un is nom- cas t'ontrant que nombre de ges ignorent combien les taux du soir ! pour le sarvice à Longue Distance sort peu élevés, Appelez noue gérant et de- : mandez-lui quel est le taux du soir pour téléphoner À un endroit qui vous inté- rest parteul\u2018èrement.Vors awsssi, vous sêres provable- rent surpris.ictime de la marâtre moral pour jeunes et vieux.YOrk 2561-1 Ctrl 0100101111 01010 011151010100 01001600 O 6010 \u2014 te a vs \u2019.1030011010 1010101 01010050) rem remets are \"CARTES D'AFFAIRES RESIDENCE : 92 NOTRE-DAME EST, \u201cLe dimanche neus montions dans Secrétaire de la Pr te lardau de Jeanne Jo Rothschild: Maurice Duras, \u20ac.) chien du vhioqie dintarshe la celèbre syra-: RERCOVITCH.de SOLA 4 > ; i i i Oil et de la British American Oil, : TEER hE rae.AVOCATS am BUREAU ; Main 3760 ARD At, 1159 JOS.B.BER AVOCAT Montréal RODOLPHE BEDARD EXPERT-COMPTABLE Membre de la Société des Comptables Agrees du Canada, C.A.Membre de l'Institut des Comptables et Auditeurs de lu Province de Québec, L.1.C.1014.cue St-Denis, Montréal R ésidence : Walnut 5210 TEL LAncaster 2410, \u201cLYON W.JACOBS, K.C AVOCAT Suite 701-702 Power Building ET SOLLICITEUR 89 Craig Ouest Montréal ELLIOTT & DAVID ~~ leary J.Elliott, CR, Hon, 1.A.David, C.Rpres de Quêbee AVOCATS (°F SOLLICIE han Commissaires pour toutes les pro.vinees, Terre-Neuve et les Etats-Unis, EDIFICE CANADA LIFE Montréal.Cansda.Avocats Procureurs & COHEN Tél.MAin 3100-5101 2560 RUE ST-JACQUES, Montréal Le journal \u201cL'Autorité Nouvelle\u201d taisant affaires sous In raison so.cal \u201cL'Antorité Co\u2019, a ses bureaux < de rédaction et d'administration av No T1, tue Saint-Jacques, Montréal, est imprimé à L'Eclaireur Inc, = 728, rue Saint-Denis, Montréal.CHER OU ANNEES Directeur de funérailles GEO.VANDELAC Service d\u2019ambulance BElair 1203 70 Rachel Est Est 4300 AU PALAIS DES CHAUSSURES Souhaits du Nouvel An AIMÉ DE MONTIGNY Spécialiste en Chaussures 533, rue Ste.Catheri MONTREAL Est LINIMENT FORGEX Enregistré Ne contient ni poison, ni amme- niaque.DECONGESTIONNE LR SYSTEME Fait disparaitre com i plètement fntigue et le mujnise causés par la digestion, lage, la constipation ou le surmenage.Fait revivre le bie dans la jeunesse, se sentir frais, tout temps, Soulage le thumatisme, et toute Hoi ue, douleur, inflammation et Umeur quelconque ninai que le Roitre et la ConstipaNon.Idéa! ; pies, pour affermir et reposer les Redonne aux tissus et A soupless Spéciale e et la n-être ressenti Qui consiste A souple et léger en (hux chairs ermeté.ment recommandé aux Dames No 12407 Loi des Médicaments brevetés ou \u201cPropristary\" Préparé par FORGEX LINIMENT MANUFACTURER En registré 2036, rue Berri A \u2019 MONT n vente chez DUPUIS FRERES vi E.ETHIF 6, ETHIER, Pharmacien _ otre-Dam \u201cL\u2019AUTORITÉ NOUVELLE\u201d jeune sauvage en liberté.Physique- ! ment, c'est une merveille, mon cher! Un Tanagra du New-Jersey.\u2026 Un corps à se mettre à genoux devant.Des veux à damner un veuliste\u2026 Un \u2019 nt à & faire frissonner, petit ucce ; même au wiéphone.\u2014 Bref, tout ce qu'il faut pour em- \"baller un bon gros garçon dans ton genre.\u2014 Mon Dieu oui.Le lendemain du Réveillon j'étais éperdument amoureux et le soir de la Saint-Sylvestre, nous scellions, Billie et moi, l\u2019entente la plus cordiale.\u2014Fh bien, mais cette idylle est dans le goût de Théocrite.De quoi te plains-tu?\u2014 Du caractère de Billie, mon cher Veux-tu une équation algébrique?\u2014Non, merci, pas avant les re- as.° \u2014 Ecoute: coup de tête + extravagance à la troisième puissance + caprice \u2014 Billie.Catte patite, mon cher, est un paquet de nerfs.Et comme, par-dessus le marché, elle prend son premier cocktail avec le café au lait et sa dernière coupe d'extra-dry 3 cinq heures du matin, ju te rends compte ?Quand je lui dis un mot de travers, elle bondit | comme une électrocutée, et quand je lui propose du porto alors qu'elle a envie de madère, celle met son mou- i choir en charpie.\u2014Oh! la douce petite chose! \u2014Attends.Ce n'est rien auprès de ce qui m'est arrivé hier soir.Figure-toi que Billie voulait aller diner au Paon Jaune.Naturellernent je lui déclarai que rien ne pouvait m'être plus agréable que de dîner avec elle au Paon Jaune et je m\u2019empressai de téléphoner pour retenir une bonne table.Billie me donna rendez-vous a 8 k.30 dans cette hostellerie du smart set.Je lus exact.Elle me trouva assis sagement sur ma banquette et elle prit place à côté de moi.Elle portait ce soir-là une robe nouvelle, une sorte de tunique en crêpe de Chine orange avec un ornement en pierre rouge sous le sein gauche, une plaque bizarre qui ressemblait à un crabe.En général Billie s'habille très bien.Cette fois je fus obligé de constater in pet- to qu\u2019elle s\u2019était trompée.A vrai di- dai bien de le lui déclarer crament, mais à su question, je ne pus m'em- pécher de répondre: \u2014Ma foi, darling, je trouve cette robe un peu.osée.\u2014What?.Osée?\u2014Enfin, je veux dire qu'elle n'est pas laide, mais.\u2014 Mais?\u2014 Mais.Mais.\u2014Elle ne vous paraît pas jolie?\u2014Jolie?.Si, elle est jolie.Mais.\u2014Mais quoi?_ \u2014Comprenez-moi bien, Billie chérie.L'étoffe est ravissante.La coupe de haut style.\u2014Alors?\u2014C\u2019est ce gros truc que vous portez sous le sein gauche.\u2014Qu'estce qu'il a mon trouc?\u2014Vous ne le trouves pas un peu \u2026un peu.\u2026.?Je m'arrêtai brusquement.Le regard de Billie m'inquiétait, Elle avait vidé le potit pot d'argent qui contenait les cure-dents.Nos hors- d'oeuvre étaient déjà jonchéa de cure-dents.Aussi, prudemment je précisai: re, sa robe me déplaisait.Je me gar- \u2014Vous savez, chérie, nous autres, \u2014 hommes, nous n\u2019y connaissons rien.Ce machin rouge est probablement très joli.Mais si nous commandions notre diner, voulez-vous, Billie?\u2014Envoyez-moi le chasseur! Je la regardai interdit.Le chasseur parut.Alors, mon vieux, je te le donne en mille.Sais-tu ce que fit Billie?Elle enleva sa robe en un tournemain, la jeta littéralement à la figure du chasseur ahuri et dit: Ile muître d'hôtel fit le menu.Le turbot fut mangé dans un silence de mauvais augure.Je m'efforçais de badiner; mais mes plaisanteries ne portaient pus.Tout à coup, tandis que le garçon enlevait les reste de notre turbot, Billie, d'un geste prompt, décrocha l'agrafe du motif de pierre rouge et le jeta dans la sauce mousseline en urdonnant: \u2014-Portez ga au vestiaire! Tu vois lu scène! Tu t'imagines ma situation, dans ce restaurant plein de clients, à côté de Billie en chemise et en combinaisun\u2026 Remarque qu'elle n'était pas beaucoup plus nue qu\u2019avec sa robe.Mais tout de même! Des gens gloussaient de joie.Jes garçons étonnés se poussaient du coude.Deux respectables Anglaises, un peu plus loin, le face à main sur les feux, prenuient des mines de gallinacés épouvantés.Je ne savais plus où ma fourrer.Je chuchotai : \u2014Billie! Vous ates folles!.Blle me régarda méprisante, les woudes sur la table, ln cigarette aux lèvres, et fit: \u2014Ma robe ne vous plaisait pas Je Vai Otée.Mais le scandnle grossissait.Déjà trois jeunes gportsmen au fond de la salle applaudissaient\u2026 | Une voix cria \u2014Enlever ça! Je voulus arranger les choses, F1- le me regardu avec un calme terrible et répliqua : ., \u2014Mais non, mon cher.Mon troue rouge ne vous plait pas.Je m\u2019en débarrasse.\u2014Oh! Billie.Il ne fallait pas.Le maître d'hôtel servit le poulet bonne femine.Nouvelle tentative de ma part pour tâcher d'égayer ma voisine.Nouveau silence.Je commençais vraiment À être inquiet, Soudain, Billie, qui n'avait même pas touché à son blanc de poulet, demanda au garçon: \u2014Encore! Les sommelic Verser à hoire, bralaient sur le ; Darut enfin \u20ac il SULgéra nv le : T3 en oubliaient de Des trépes Suzette réchaud.Le gérant t se penchant vers moi, ec une politesse glacia- \u2014Si madame il faire ; sieur?a trop chnud, faut- avancer votre voiture, mon- En somme tu le quait à la porte.Sans peine fourrure « vois, on nous flan.Je réussis, non » À draper.Billie dans sa ue la dame dy ve Avait apportée et nous restaurant parmi ments, stiaire sortimes du applaudisse- sifflets et les bn de'commen- maintenant, je mple question : les ' les coups de huées, dans un brouha} taires variés.Et, a te poser une si dis-moi : is moi done, gros malin, ce que tu aurais fait à ma place po une leçon à Billie?\u2014Mon vieux, c\u2019est très simple : j'Aurais onlevé moi aussi mon \u2018smoking, mon gilet ot mon pantalon, et j'aurais fini en culeçon de déguster mon poulet bonne femme! Maurice DEKOBRA mr tr rt re ur donner ~ Vol, XIV \u2014 No 973 L\u2019Autorité Nouvelle, Montréal, 15 Avril 1928 Page Trois \u2014 AU PAYS DU PAPE ; ET DE MUSSOLINI LES RUES AMERICAINES DANS LA VILLE DES CEASARS Les Parisiens qui se plaignent de leur administration édilitaire se montreraient sans doute plus satisfaits de leur sort, s'ils pouvaient voir les Romains circuler duns leurs rues étroites, pavées au petit bonheur et dépourvues de trottoirs.Telle est la via type du centre de la Ville éternelle : puis le temps des caroëses lents et rares.Aujourd'hui, les autos, et même les autobus, heureusement pilotés par des virtuvses, s\u2019y lancent à toute vitesse, frôlant les étalages, les muruilles et à plus forte raison les passants.Au fond, le caractère essentiel des villes ne change guère : les mêmes spectacles s'y retrouvent à travers toutes les transformations, tous les \u201cprogrès\u201d.Ce franciseain barbu et vencru qui s\u2019efface de son mieux auprès d'une borne, pour laisser pas- sor une fulgurante limousine ne fait- it pas penser à vue Viville image ?Reniplinzez l'auto par un carusse et nous voici revenus dans la Rome des des gravures sur et jithographies bois.olle ma pas changé de-| vent maladroits.Tout de même, deux soeurs \u2014 puisque soeurs il y a \u2014 devraient être moins étrangères l'une à l'autre.Et c'est la France qui se montre, non pas, certes, la plus oublicuse, mais la moins ompressée quand il s\u2019agit d'écrire.\u20181 est vrai que, parfois, elle reçoit des lettres bien désugréables auxquelles, non sans raison, elle préfère ne pas répondre.- .*.Vous sivez que la presse italienne est duns ln main du Duce, devenu le rédacteur en chef de tous les journaux : c\u2019est, de tous tlus confrères, colui qui a la plus belle situation, mais aussi la plus délieate .Le ric- iateur 8 sur lu presse une opinion qui ressemble assez à celle qu'il a sur le parlementarisme : les articles, comme les discours, ne lui parnis- sent tolérables que s\u2019ils ne gênent en rien sont action gouvernemencale.Le journaliste doit être, pour lui, un | Servite de l'Etat, et comme l'Etat LE SPORT DU LEVRIER DE COURSES Coursing et courses au lièvre artificiel Tout le monde parle en ce moment de courses de lévriers.Presque personne, d\u2019ailleurs, n\u2019y entend rien, à l'exception d'un très petit noyau d\u2019amateurs qualifiés.On n\u2019a, en général, aucune idée de ce qu\u2019est lu race pure des lévr'ers de courses, on confond le \u201ccoursing\u201d et les courses sur lièvres artificiels; bref, c\u2019est le va- ue et le désordre dans un sport qui, en certuines conditions, peut cepen- dunt être si beau.Seulement, voili: on a entendu dire qu'en Angleterre les courses sur lèvres artificiels avaient rapporté uUXx organisateurs des sommes formidables; aussi s'est-il formé de tou- manifestations sportives en plein air, en plein vent, en plein campagne, le juge en tunique rouge, etc, ont de quoi ravir un peintre, et peut- être un poète, autant que l\u2019amauteur de sport.Ajoutons que la race des \u201cgreyhounds\u201d, sélectionnée et farouchement surveillée depuis des siècles, est certainement lu plus pure qu\u2019il y ait au monde: le \u201cstud-book\u201d des lévriers de coursus est encore plus vé- néruble que celui des chevaux de pur sung, el tenu avec une aussi impitoyable sévérité.Tel est l\u2019udmirable sport du \u201ccoursing\u201d en Angleterre.Aussi d'honorubles chiens de \u201ccoursing\u201d, de race impeceable atteignent facilement à des 25,000 ou 30,000 franes d'argent français ; quant aux meilleurs chiens, n'en parlons même pas: ils ne sont pus i vendre, on ne les donnerait pas pour tout Yor du monde.À côte de ce sport si ancien, si noble et si beau, il y en a un autre, évidemment inférieur: c'est celui qui tes parts, en France, des sociétés qui se proposent également de ramasser des trésors en faisant courir sur un \u2018lièvre électrique n'importe quels chiens, de n'importe quelle façon, IN \u20acst douteux que tous ces essais réus- c'est Mussolini, vous imaginez la si- cuation dus faisears d'articles.La liberté de pensée n\u2019est pus abolie et Mais de tele propos risquent de dee plaire ais luliens modernissimes, Pourquoi ?Le charme de Rome \u2014 que je commence à sentir \u2014 est fait de ces rencontres incessantes avec Un passé qui n'empêche pas du tout le présent d'étre \u201ctrès à la page\u2019.Sous vette madone, dont la est creusée duns un vieux mur et de- sont qui palpite la flamme d'une 1ampe, l'e crit en lettres élrlouissantes.comme partout, Douglas Fairbanks, Mary Pickford, Charlot trionphant\u2026 | Méc, mème au pied de la statue del nseigne d'un cinéma s'ins-; ne peut pis Petre; c'ese la | d'expression qui n'est plus Mais les j'urnaux n'en paraissent pas moins, sont trés lus et le libéralisme Liberte: sisseut, si Pon n'upporte pas un peu l'ordre et de bonne tente en cette ; bataille sportive qui se change en batuille d'intérêts.Nous allons expliquer de mieux ce que fest tres exactement que le sport du lévrier, et quel est otre en fRalie un dieu démodé, peus regretté, tout bien, sauf peut-être [ER voire tirez pour niche | quelques palémistes sans emploi, car\u2019 ith n'y a meme paz de petite presse i frondeuse, comme sous notre Se- (eond Empire.Le régime n'a aucun Ici, Henri Rochefort à redouter puisque, ; nulle Lanterne ne peut y être allu- s'arrange : l\u2019état de la question en France.Le sport du lévrier d'abord.OH yen au un.et un seul qui soit admirable et sérieux en Angleterre: (t'est le \u201ceoursing\u201d, pratiqué chez nos | voisins depuis plus de trois siècles.: On lâche deux lévriers de courses ap- anglais: \u201cgreyhounds® | derrière un lièvre, Cette épreuve a .i peles en i .dp ina fie dans une grande plaine; le lie.Et puis, Rome possede de grandes | Pasquine.| VE guns | | ls Je die rues très américaines où cependant ._ vr ple dubord tout rit huis fait Toes sel es en langue étrangère ., .0 crochets Sur crochets; les deux le- Gs enseignes en Langue i Mais qulimporte 4 la miasse ?a .vr.ers le rejoignent et le poursuivent our elle, il n'est pas de dictature: ta près; l'un d'eux le prend enfin, (que lui importe la liberté des Jour- et Jui casse les reins: lu mort est sunt infiniment moins uombreuses! p qu\u2019à Paris : un impôt spécial les at- .: .D 3 soie .teint, si haut placées qu elles SOIENL,* palistes ot des aveeats parlemen-\u2019 neuf fois sur dix instantanée et lu magnifique Vin Nazionale resté! qaires ?Elle constate que le Duce l\u2019endant ln poursuite, cependant : : x * 1 * 3 » .om .- + « ., ae .ainsi beaucoup plus nationale Qe! s'occupe des intérêts matériels du l'un des deux lévriers na marqué une : .21 notre rue de lu Paix ou notre avenue | < sert bre, promulgué des AL ; (Plus grand nombre, promulg d | supériorité sur l'autre en s'appro- de l'Opéra.lois s'ciales d'une hardiesse qui de- chant le plus près du lièvre et en La plupart des maisons romaines! vrait plaire à nos socinlistes d'Etat le nt iit Fai a es portent des plaques de marbre éVo-jussure aux travailleurs des salaires, ; Un juge à cheval a © ai toute In quant le souvenir de quelque pro-une sécurité qu'ils n\u2019ont jamais con; course ot A cale li ze menton Cas ue à .| , ; Co se, et a caleulé le total des points priétaire ou locataire illustre : des j nus, fait construire, en série, des - chaque chien pend | ombres historiques doivent errer, là! vraie maisons ouvrières, protège a UE chien pen ant a nuit, dans la plupart des escaliers.femme et l'enfant, organise même CYUTSEE direction dicateurs de vazoline et à Co \u201d .Sedan, Î portes, S960 .de dessin à disques der- d'huile, Atles pius larges plus 4e Le o .: îes et à Vis Suns fine tried ee Cou pe {O00 nindes.« .* Volare de direction de (Siège co ld ssimetaet 305 5e Phares de models «,.Dritére de protection cuoutek-ue durei noir conire le vol, de zenre où interi plus) lonia! et lampes luera- to C PCR Dec interleure en tes du tvpe selle electrique, et ehwochements Tous les pris Pa.h Womise, Tuves cr plus Les leur auto à même leurs reve- achete us peuvent pauer nus dus plus bas prix possi.des pour Vinteré*, le fünaner- ment et l'assteranee, cago et les endroits de villégiature de la Colombie Britannique.Le \u201cSoo-l\u2019acitique'* commenevra À circuler Ie 11 Juin et restera on service jusqu'au 8 septembre, offectuant lo trajet d'aller en 73 heures, et celui de retour en 72 heures et 15 minutes, lo second train, le \u201cMountainer™, vireulera du 28 juin av 30 août.Uvs deux trains auront chacun un wagon-observatoire ouvert dans xs Rocheuses, le premier entre Calgary et Kamloops et lo second, vutre Field et Kamloops, Te souci que la Compagnie du Pacitiquo Canadien porte À son ser- vico trauscuntinental est motivé par ls grande vogue dont jouissent les Tégions pittormsques de l\u2019Ouest et par l'extraordinaire expansion du trafic touristique entre l'Est du contiuent et la Côte du Pacifique.Freins nes, trouve sur les autos Jos lencieuse.Portes plus larges.* Li HES AN alee a serie qu'on perieure.- \u2019 Nouveau en Capitonnage on mohair façonné de qualite su- tabRer instruments, fini obène pour les donrts, quelque chose qu'on trouve dans Les autos coîteux.Controle des ; < plus coûteux.Jnr des lumières, LC .i- da corne d'appel, de \u2019 Siège moulant les far, Appel.A lalumage.de la mac + ns mes du corps, a dos- .cs ; artossertie construite , : roite d'udmission sur le sers plus aurves et : en vue de lu rendre si- peus Rese v dant de direvtion, pias hauts.des Gu Nate cavutehoue sur le murche-piad.ESSEX Super-Six LEGARE AUTOMOBILE AND SUPPLY CO.LIMITED SIEGE SOCTAL : SUCCURSALE DE L'OUEST: 806-808, Ste-Catherine Ouest PROVINCIAL MOTOR SALES, 23N.LaFontaine.Maisonneuve VERDUN MOTOR SALES, 3136, Boulevard Lasalle SUCCURSALE DU NORD 4551, Boulevard St-Laurent 385, ONTARIO EST.SUCCURSALE DI\u201d BOULEVARD 6330, rue St-Hubert GARAGE ROSEMONT 2700, rue Masson SUCCURSALE OUTREMONT 15, rue Duncher.Qutremont LINTEAU AUTOMOBILE LTED 14, ree Qamrio Est POSTE DE SERVICE: 373.ONTARIO EST.WESTMOUNT GARAGE 4010, Ste-Catherine Ouest GARAGE BONIN St-Laurent GARAGE BOYER Dorval, Qué L\u2019Autorité Nouvelle, Montréal, 15 Avril 1928 Les Ranger LE MONTREAL A PERDU SA PLUS BELLE PARTIE RANGERS 2 MONTREAL 1! Les Rangers de New-York ont ramporté, hier soir, la coupe Stanley, emblème du championnat mondial du hockey et, pour la première fois dans l'histoire de ce sport, un club professionnel a l'honneur de rapporter aux Etats-Unis le titre de grand champion.Les Maroons, qui avaient la tiche de défendre la coupe, sont tombés au cours d'une partie grandiose, qui est certes la plus belle exhibition qutls ont fourni dans toute teur existence.Par contre les Rangers ont fourni peut-être leur plus piètre exhibition vue à Montréal, se tenant sans cesse sur la défensive et repous sant la rondelle d\u2019un bout à l\u2019autre de la patinoire pour la plupart du Les Rangers se tiennent sur la plus sdricte défense et ne peuvent s\u2019approcher de la zone défensive du Montréal.Mais lès Maroons sont trop confiants et laissent enfin une ouverture à Frank Boucher, qui, à la 1Te minute, arrive seul devant Benediet et le déjoue.Siabert se fait punir aussitôt après et Gerand met ses subetituts sur la glace.La période se termine assez lentument.Cette période au point de vue jeu appartient = incontestablement aux Maroons.par une énorme marge.Il a débordé ses adversaires et le point n'a été compté que sur un \u2018\u201cbreak\u201d, dont a très habilement profité le rusé Boucher.Benediet fit l'ir-nos- sible pour parer le coup, mais Frank n'était qu'a trois pieds de lui et ne manqua pas une si belle chance.Ce point a énormément amélioré le mo- temps.Même à la troïsième période quand le Montréal était déjà blan-, chi par 1 à 0, on ne pouvait croire | que les assauts furiboruis du club lo- \u2018 cal ne pussent leur donner la partie.| Les Rangers jouèrent avec pruden ; ce et circonspection, attendant seulement les \u201cbreaks\u201d et ce eunt les \u201cbreaks\u201d et le bel art de Frank Bou- | cher qui leur ont donné la victoire.Boucher a fait à lui seul les deux points de son club, à des moments où les Maroons, trop à l\u2019attaque, lais- ferent une défense diminuée devant Benedict.| Joe Miller reste le grand héros de | la soirée, ayant arrêté une série de coups qu'aucun autre gardien de buts n\u2019aurait bloqués.I! n joué avec une efficacité conune il ne s\u2019en est pas vu ici cette saison.Johnson, qui a atrappe une pun:- tion majeure pour avoir assommé Nelson Stewart un peu avant la fin a joué durement mais a sauvé son club de ce qui s'annonçait comme une humiliante défaite, tant les Maroons débondaient la défense des Rangers.Bill Phillips, qui a compté le point des Maroons, a remarquablement joué.Tous ses camarades ont aussi brillé du plus vif éclat, donnant un rendement de cent pour cent.Les arbitres ont refusé un point {ral des Rangers qui, aussitôt après ont affiché une plus grande déterini- nation de gugner.DEUXIEME PERIODE \u2014 \u2014 la dernière énergie et, 3 minutes avant FR fin, comptent au cours d'une mêlée, Siebert vient prés de compter encore, puis Dutton est puni pour faire tomber Boucher.Siebert fait des prodiges.mais inutilement et In cloche sonne comme les buts des Rangers sont près de céder.ALIGNEMENT DUS CLUBS Montréal Rangers Benedict - Buts Miller Siebert Défense Johnson Dutt.n Abel Smith Centre Boucher Wand Aile Bill Cook Stewart Bun Cook Substituts du Montréal: Munro, Oatman, Brown, Phillips, Lamb, Walsh.Substituts des Rangers: Gray, Boyd, Murdoch, Bourgeault, Thompson, Callighan.Arbitres: Lou Marsh et Mike Rodden.SOMMAIRE NE LA PARTIE Première période\u2014 1.Rangers, F.Boucher, 17.05.Punitionss = J-hnson, Bill Cook, Siabert, Smith, Bill Cook.Deuxième Période\u2014- Pas de point.Punitions: Siebert, Abel, Thompson, Boyd.Murdoch, Bourgeault et Troisième période\u2014 Bun Cook tire un beau coup de 2\u2014-Rangers\u2014Boucher.16.05 loin, puis Stewart fait deux merveil-!3\u2014 Montréal \u2014 Phillips \u2026.\u2026 \u2026 2.00 leux essais.II n'a jamais si bien} Punitions: Stewart, Johnson, joué.Miller bloque trois autres lan-| Thompson, Johnson, Johnson, Abel, cés successifs de Nelson.Boucher | Siebert.Johnsen, Johnson (majeu- est arrêté en temps par Dutton,|re), Dutton, Abelpuis Siebert vient secouer = Miller] Lumbd'un coup très dur.Il est aussitôt puni pour faire tomber Bun Cook.Àbel est aussitôt puni e: les clubs luttent 4 contre 4, mais sane pouvoir en profiter ni l\u2019un ni l'autre.Les subsuituts des Rangers résistent bien aux attaques des réguliers du Montréal.Thompson sauve un point de Hooley Smith et va à la cloture.Les Maroons augmentent leur pression et Siebert fait une course électrisante.H manque une occasion merveilleuse.Les Rangers n'ont jamais qu'ils ont fournie dans toute leur ex- l'on ne comprend pas comment ils ne croulent pas sous les charges des réguliers et des substituts de Gerard.Miller se montre merveilleux, arreiant des coups mpossibles de Siebert, Lamb, Stewart, Oatman et Phillips.Abel et Johnson sont comme d'imprenables forteresses.On ne compté par le Montréal au début! peut s\u2019imaginer quel travail hercu- de la troisième partie, ce qui déchai-'léen ils ont à faire pour tenir leu» na une manifestation indescriptible, | ligne.Bougeault et Lamb sont pu- des bagarres et un long retard de In nis « les Rangers gardent la rondel- partie.sur un hors-jeu puisque la passe fut donnée par Ward à Dutton de derrière les buts de Miller.Le score indique peu ce que fut ia partie ot le Montréal s'est affirmé de beaucoup le meilleur club, Mais les Rangers n\u2019ont pas déme- rité et il faut les saluer comme de dignes champions.Le fait que la coupe Stanley va a New-York aidera beaucoup aux conditions des joueure et du sport, croyons-nous.1° PREMIERE PERIODE Ie jeu debut i une allure endiablée.Dutton et Stewart tirent les premiers besux coups.Puis c\u2019est Hooley Smith, que Joe Miller bloque à deux reprises.Après une mélée furieuse devant les buts des Rangers, Johnson fait tomber Smith, qui est seul devant Miler, et est puni.Le superbe Miller est blessé légérement à l'oeil et la partie est retardée pendant qu'on l'aide à quitter la pa- tinonre.On n'a vu pareille foule qu'à la dernière partie entre les Canadiens et les Maroons.Le début de la partie qui est tout à l'avantage du Montréal, a rendu l'auditoire enthousiaste et l\u2019on chante gaiement en attendant que ja période soit continuée.Les partisans arborent une grande bannière portant ces mots: Fight, Maroons, Fight!\u201d Pour le peu que la partie a duré, cette recommandation était assurément inutile, car les joueurs locaux ont conduit le bal à une très vive allure.Hooley Smith allait facilement eompler, après avoir percé les deux lignes ennemies, quand JJohnson lui donna le classique croc-en-jambe.; Après 15 minutes d'attente, Miller reprend son poste et Johnson va s\u2019as- éeoïr au banc de punition.Bill Cook et Boucher tuent le temps autour de leurs buts.Wand et Siebert tirent de fort beaux coups et Miller arrête à grand'peine des lancés suc- cesssifs de Dutton ot Stewart.Ce dernier électrise la foule par deux courses de toute beauté, puis par un lancé très dangereux.Smith fait une course pareille, puis c'est encore Stewart, que Johnson empéche de compter en se faisant punir.Le Montréal lance ses substituts, qui font un merveilleux travail, travail plus beau encore lorsque les Rangers sont affaiblis par une punition a Bill Cook.Durant les premières dix minutes, Benadict n\u2019a qu\u2019un coup à arrêter, lancé par Murdoch, Stewart manque par un cheveu, sur une passe parfaite de Ward, puis Munro et Stewart font d\u2019inutiles essais.Ce point n'était sûrement |le et tuent le temps jusqu'au son de lu cloche.Is Maroons ont encore domine ila situation durant touie ceite pé- i riode (empêchés d\u2019égaliser le score.les a Les Rangers se sont tenus éperdument sur la défensive et, s'ils ont subi un bombardement comme on en a rarement vu, Benedict n\u2019a été guère menace.ot seule la malchance TROISIEME PERIODE Stewart est puni e Montreal luttent 4 à 5.Malgré cela les Rangers se tiennent sur la défensive, attendant les \u201cbreaks\u201d.Bill Cook et Boucher font de beaux essais individuels, aprés de vains essais de Smith Wand et Stewart.Quand Ching John on retourne à lu clôture une auire fois, les Maroons criblent encore les buts de Miller.qui joue comme un héros.Quand Lamb et Outman montent sur lu glace, les Rangers leur opposent leurs poids lourds.Aprés la plus furieuse mêlée, Dutton compte eur une passe qui venait de bitre refuse d'accorder le point, qui était bel et bien régulier.La foule, ue, clame et délire de colère.Des milliers de projectiles s'abattent sur la glace et il faut que les balayeurs viennent nettoyer la patinoire.La partie 6e trouve encore retardée de 15 minutes.D
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