L'autorité, 23 juillet 1938, samedi 23 juillet 1938
[" REDIGEE EN COLLABORATION 25e ANNEE \u2014 No 1287 mer Ve CES ns MONTREAL, 23 JUILLET 1938 _ (Campenon) PRAUTORITE \u201cJ\u2019entends grincer la scie et tomber le marteau.\u201d BUREAU: 3954 PARC LA FONTAINE \u2014 TEL: FRONTENAC 1233 PE CENTS Abonnement : $2.50 par année Farouche duel Duplessis-Leduc LA VENTE À L\u2019ENCHÈRE DE NOS VEAUX MUNICIPAUX Le prix aurait atteint 53,000 dans l\u2019affaire du marché Bonsecours.\u2014 Confiance des \u201cschemeurs\u201d dans le leader Goyette.\u2014 Jamais pareil scandale ne me- naca Concordia.Après avoir raté le \u201cscheme\u201d de l'île Sainte-Hélène, cette juteuse affaire de \u201cpeanuts\u2019\u2019; aprés avoir raté le \u201cscheme\u201d de l\u2019épuration des eaux d\u2019égoûts à la rivière des Prairies, très malodorant; après d\u2019autres \u2018\u2018ratages\u201d encore qui n\u2019empestaient pas moins, la majorité \u2018\u2018raynaultiste\u201d du Comité exécutif veut ramener pour la sixième fois devant le Conseil municipal, à la séance de mercredi, le 27, le puant \u201cscheme\u201d du marché Bonsecours.Pour un vrai \u2018\u2018scheme\u2019\u2019 de bête puante, c\u2019est un \u201cscheme\u201d de bête puante que celui-là.Et le plus odieux de l'affaire, c\u2019est que ses partisans se flattent d\u2019emporter le morceau parce que le leader A.-E.Goyette, retenu depuis longtemps hors de l'hôtel-de-ville par la maladie reprendrait son poste pour voter en faveur de cette cochonnerie.C'est ce que les cyniques partisans des expropriations au coût de trois quarts de million de dollars près du marché Bonsecours assurent du moins, car pour nous, nous ne pouvons croire que cet homme prudent, déjà si cruellement frappé, se lancera dans la mêlée au risque d'être plongé dans l'un de ses cercueils de verre, qui l\u2019ont rendu fameux à plus d\u2019un titre dans le passé, Quand le dernier vote fut pris sur ce projet fantastique, il fut de 18 voix contre 13.Un vote de 19 étant nécessaire, il ne fut donc pas adopté, mais l\u2019on espère, avec l'appoint du leader, emporter le morceau.Les observateurs au courant des saloperies municipales sont unanimes à reconnaître qu\u2019il s\u2019agit là-dedans de quelques échevins intéressés, achetant un groupe de leurs confrères, qui se vendent comme autant de veaux, afin d'amasser un pécule en vue des prochaines élections municipales.Les tractations se sont faites dans l\u2019ombre, particulièrement dans les bureaux du maire Raynault, bien que nous n'\u2019entendions pas prouver que celui-ci y a pris une part active.Il se trouve du reste dans une position particulière, s\u2019étant maintes fois déclaré en faveur d\u2019un grand marché central dans l\u2019Est, plus accessible à la population.Les gens ni vendus ni à vendre s\u2019accordent sur ce point : que le marché Bonsecours devrait être réparé, embellj, modernisé, sans étre agrandi, puisque dans dix années il ne sera plus nécessaire, par suite de modifications inévitables dans ce district.awe Alors que viennent faire ces expropriations, sinon enrichir quelques privilégiées, propriétaires ou détenteurs d\u2019option sur les immeubles, et satisfaire la goinffrerie d\u2019une escouade d\u2019échevins à quatre pattes comme des veaux dans l\u2019auge municipale.QUÉBEC AURA-T-IL L\u2019ATROCE - INQUISITION ESPAGNOLE?» L\u2019inhumaine expulsion d\u2019une femme et de ses enfants.\u2014 La loi du cadenas remplie de piéges grossiers.Ceux qui se figurait que la loi du cadenas était inoffensive, un épouvantail pour les moineaux, doivent déchanter depuis l'affaire qui s\u2019est produite à Québec.Si la police provinciale peut s\u2019introduire dans les maisons privées, en chasser la femme et les enfants, profitant de l'absence du mari, c\u2019est à se demander où nous conduit le régime Duplessis.A l\u2019atroce Inquisition d\u2019Espagne sous Philippe II ?Nous n\u2019avons pas plus de sympathie qu\u2019il ne faut à l\u2019égard de ce monsieur F.-X.Lessard, du quartier Saint-Sau- veur, dans la vieille capitale.Apparemment, c\u2019est un communiste qui se vante de l'être.Mais personne ne s'était imaginé jusqu'ici que la loi du cadenas permettait de jeter les familles à la rue, non plus que d\u2019arréter les gens sur la voie publique et de les fouiller, comme la chose s'est faite récemment à Montréal.Aussi longtemps que cette loi arbitraire fut sujette au désaveu du gouvernement fédéral, notre premier ministre et procureur général se tint coi.Il attendait son heure.Si la loi eut été désavouée, son intention manifeste était d\u2019en appeler aussitôt au peuple, se servant de l\u2019autonomie provinciale comme tremplin.L\u2019hon.Ernest Lapointe, ministre de la Justice, au lieu de tomber dans ce panneau, a voulu laisser à M.Duplessis l\u2019odieux de toutes les mesures vexatoires que tenterait notre Mussolini au petit pied.Lorsque celui-ci invite ses victimes à en appeler de la constitutionnalité de sa législation devant les tribunaux, se figure-t-il vraiment qu\u2019un simple citoyen comme Lessard va porter sa cause jusqu'au Conseil Privé ?Un chef ouvrier nous confiait récemment : \u201cJe ne sais ce que cela veut dire, mais je trouve fréquemment à ma porte des paquets de copies du journal communiste \u2018\u201c\u2018Clarté\u2019\u2019 sans que je les ai demandées.Je me garde bien de les ramasser, car j'imagine que des espions cachés dans les alentours s\u2019empresseraient aussitôt de me suivre à l\u2019intérieur pour tout mettre sans-dessus-dessous dans ma maison\u201d.Sommes-nous à la merci d\u2019agents provocateurs ?Nous assistions l\u2019autre soir à la représentation du film \u201cOld Chicago\u2019.Comme on était en pleine campagne municipale, l\u2019un des partis tenait une assemblée dans une salle publique.Le parti au pouvoir, qui contrôlait la police, trouva très malin d'aposter une escouade d'agents autour de la salle et d\u2019introduire à l\u2019intérieur des messieurs en civil avec mission de dé- clancher une bagarre.Puis les agents de faire irruption à leur tour et de s'emparer des organisateurs du meeting, lesquels passèrent le reste de la nuit et la journée du lendemain sous les verrous pendant que le peuple était convoqué aux urnes.dans \u201cOld Chicago\".Qui nous assure que les nazistes provinciaux n\u2019auront pas recours aux mémes tactiques contre les libéraux ou autres oppositionnistes, le cas échéant ?Avant que la cause ait pu être portée devant les tribunaux, notre Führer aura eu tout le temps de s\u2019assurer un mandat pour un prochain terme, et le tour, sera joué ! Faudra-t-il recommencer 1837-38, contre des tyranneaux \u2018\u2018canayens\u2019\u2019 cette fois ?D'ARTAGNAN.4 4 LES DEUX ADVERSAIRES RESTENT SUR LEURS POSITIONS.- LA VOIRIE DU QUEBEC S\u2019ENLISE DANS UN MARAS.\u2014 EFFROYABLE SITUATION DUE A IGNORANCE CRANE.D'après les indications recueillies ces derniers jours, ce pauvre Maurice Duplessis s\u2019ingénue à trouver des scandales contre son ancien ministre de la Voirie F.-J.Leduc, auquel il se plaisait à décerner, un mois plus tôt, ce titre : \u201cle plus grand ministre de la Voirie depuis la Confédération\u201d.Or, chacun sait que le farceur trifluvien s\u2019est plu à décerner semblable mention à ses collaborateurs : \u201cWilliam Tremblay, le ples grand minitre du Travail depuis la découverte du Canada par Jacques Cartier.Henri Lemaitrebo Auger, le plus grand ministre de la Colonisation depuis la « fondation de Québec par Samuel de Champlain.Bona Dus-! ; sault, le plus grand ministre de l'Agriculture depuis la fon- | dation de Montréal par Maisonneuve en 1641.Joseph Bilo- | deau, le plus grand ministre des Affaires Municipales depuis | la mort de Dollard des Ormeaux au Long-Sault en 1660, etc, \u2018etc.\u2019\u201d\u2019\u201d.Bref, jamais pince-sans-rire des Trois-Rivières n\u2019a été | aussi grotesque, tout en croyant se moquer des autres, car | notre population n\u2019est pas aussi bête, aussi stupide que le croit ce primaire dont le cours classique paraît s'être résumé : | a annoncer des déclinaisons latines.Il parait que M.Leduc, au cas ou le Mauricien voudrait | ! le serrer de trop près, lui lancera cette flèche du Parthe : | \u2014 Chaque fois que vous m\u2019avez demandé ma démission | de ministre de la Voirie, vous ne paraissiez pas d\u2019être dans votre assiette.Pourquoi n\u2019aurais-je pas attendu que vous | repreniez votre équilibre ?.i Que répondra à ceci l'enfant de la Mauricie ?Nous | croyons bien qu\u2019il ne répondra pas grand\u2019chose, car à l'heure ! actuelle il paraît en avoir plein les mains.: | VOIRIE QUI DEVIENT UN MARECAGE Avrait-il nommé l\u2019honorable J.Bourque, déjà ministre des Travaux Publics, ministre des Terres et Forêts que cela : n\u2019améliorerait guère la situation.Influencé par son ami | Adrien Arand, le petit \u201cFouhreur\u201d du Québec, notre grand \u201cFouhreur\u201d avait cru que, comme Mussolini, il pouvait ab-: sorber quatre ou cinq portefeuilles ministériels et méme plus.Lui, avocat de troisième ordre, il avait pensé qu'il pouvait être ingénieur de premier ordre en absorbant la Voirie.Résultats : les chemins défonces deviennent de véritables ornières où les automobiles subissent chaque jour des dommages se chiffrant à des centaines de dollars; les touristes, \u2018\u2018au lieu de naviguer sur un volcan\u201d, se sauvent de la province de Québec à grande vitesse et s\u2019en vont porter ailleurs les millions qu\u2019ils rous destinaient; les entrepreneurs déjà nantis de travaux à même les 50 millions votés à la dernière session, arrétés soudain dans l\u2019exécution de leurs contrats, se demandent s'ils ne seront pas ruinés à cause du matériel engagé et de la main-d'oeuvre qu\u2019ils sont obligés d'entretenir tout de même; enfin, notre province, par suite des caprices ' d\u2019un gamin incontrôlable, ressemble aujourd\u2019hui à une république sud-américaine du temps que ces contrées, dominées par des Indiens ou des Métis, étaient en perpétuelles révolutions.6 RAFFINEMENT DANS LA TRAITRISE On imagineræzit difficilement une duplicité telle \u2018que celle du Trifluvien.Ça ressemble à celle de Pizarre, conquérant du Pérou, divisant une hostie avec Almagro qu\u2019il révait d\u2019assassiner.Le ministre Leduc fut congédié le 7 juillet.Or le lendemain 8 courant, la Canadian Good Raads Association adressait à ses membres, sous la forme d\u2019une brochure de 12 pages, le programme du congrès qu\u2019elle tiendra en septembre à Lake-of-Bays, en Ontario.En sixième page, le programme donne les noms des orateurs de la première séance, parmi les quels se trouve \u201cl\u2019hon\u2019 Maurice Duplessis, premier : ministre et ministre de la Voirie, province de Québec\u2019.Comme ce programme avait été imprimé de toute évidence une semainey auparavant, il s\u2019ensuit que le congédiement de M.Leduc avait été prémédité.D'ailleurs, c\u2019est un secret de polichinelle qu\u2019ils étaient depuis longtemps ennemis jurés, Maurice trouvant Françis trop intelligent pour appartenir à son cabinet.Le \u201cstandard\u201d a raconté qu'une bataille à coups de poing avait eu lieu récemment entre le premier ministre et son collègue, et que le Trifluvien n'avait pas eu le dessus.Nous avons déjà fait allusion à une scène semblable, mais datant de loin.Maurice, au cours d\u2019une altercation avec François, aurait gratifié celui-ci du doux terme \u2019\u2018d\u2018enfant de chienne\u201d ou de \u2018maudit cochon\u2019, et François lui aurait rendu \u2018\u2018trébuchant\u2019\u2019 l\u2019agressif Mauricien.\u2018Mais cela, c\u2019est tout de même de la grisaille dont nous attendons l\u2019éclaire la semaine prochaine, alors que toutes closes seront, paraît-il déballées sous les yeux du public, OBSERVATOR.LE JAPON EN FUITE AVEC LA GUERRE ENTRE LES JANBES (Dépêche spéciale à \u2018\u2018L\u2019Autorité\u2019\u2019) Tokyo, 23.\u2014 La réponse cavalière du ministre soviétique des Affaires Etrangères Litvinoff, à l'ambassadeur nippon, qui menaçait au nom de son pays, de faire évacuer par la force un petit poste russe en Mandchourie, a causé une sensation mondiale.Jamais le Japon qui, depuis qu'il se prétend un Etat civilisé, ne cesse d'employer le bluff, n\u2019a essuyé une rebuffade semblable, et l\u2019on souligne le fait, même à Tokyo, qu'il digére cet affront sans mot dire.D\u2019ou l'on en peut conclure que la Russie des Soviets n'est pas a un aussi bas niveau que \u2018bien vivante.i \u201cqui se nomme Eliane Saint- \u201cbile siault n'a pas été tuée pour la d\u2019aucuns le prétendent.Ti T.D.BOUCHARD EST Son 5 » ||! FEET | i st Hi RÉELU PAR ACCLAMATION | onde, TE Sy = J 5S.pote It voté ji Hart MAIRE DE ST-HYACINTHE FALLAIT LE FAIRE BATTRE / HENRI FISSIAULT.ET E SAINT-PIERRE Ces deux mystérieuses disparitions seront un jour éclaircies, en dépit de la police qui déclare que l\u2019affaire est \u201cclassée\u2019.Comme la mode est aux anniversaires, rappelons qu'il y \u201ca maintenant un an que Fissiault est mort.Questionné re- cemment au sujet de cette affaire, M.Armand Brodeur, chef de la Sûreté municipale, a répondu : \u2014Elle est classée depuis longtemps.Pas pour \u201cL'Autorité\u201d en tout cas, qui a toujours mis en doute le suicide du présimé assassin d\u2019une jeune fille bel ct Cette jeune fille Pierre, employée à la Pharmacie de Montréal, et nièce de M.Armand Brodeur, disparue mystérieusement au cours d\u2019une randonnée en automo- avee Henri-Emile Fisbonne raison qu'elle se serait actuellement réfugiée en Eu- \u2018rope, loin des regards indiscrets, Et pour cause! Quant au macabre suicidé, loin de se mettre la corde au cou, il aurait été supprimé par - 1 des gens qui s'occupent de drogue et désiraient à tout prix son silence.Des rumeurs courir par toute la ville et nombre de gens s'intéressent encore à cette anyoissante et troublante énigme.Un criminaliste très distingué disait qu'il y a toujours 999 chances sur 1,000 pour retrouve un cadavre si bien caché soit-il.Enfin, des médecins bien connus de Montréal affirment dans le plus grand secret qu\u2019ils n'ont jamais rien compris à la supposée destruction volontaire de Fissiault.Nous avons done raison de croire que tant la lumière la.plus complète ne sera pas faite sur ce double drame qui a ému et émeut encore Montréal, nous aurons continuent le droit de demander une cons.tinuation de l'enquête et de savoir au juste où la police en est.L'affaire Eliane Saint-Pier- re-Fissiault n\u2019est pas une affaire classée.\u201cL'Autorité\u201d reviendra encore à la charge sur ce sujet et promet à ses lecteurs des révélations sensationnelles.Nous les avons déjà en stocks.KNOCKS.a\u2019 cré le moindre petit mot à la visite du roi George VI a Paris.De sorte que par ordre supérieur les fascistes n'apprendront pas que le souverain | { anglais a traversé la Manche.En | plein 20e siècle, peut-on trouver sem- | blable exemple de stupidité?Peutêtre.Au récent concours aéronauti- | Que de Berlin, les deux premiers ar- ; |rivants furent des aviateurs sovié- : tiques.Quelle tape pour les nazis, | qui prétendent que l'aviation sovié-, LE PNEU ET LA BOUTEILLE Les deux s\u2019affrontent sur la \u2018iaue, ça n'existe pas! La presse al- ;lemande tourna la difficulté en gardant un silence absolu sur Vévéneroute.\u2014 Une prise de sang à l\u2019areille droite fait discer- .ner le sobre de l'ivrogne.ment, et Îlitler oublia de féliciter les vainqueurs, pas plus qu'il nen.voya de félicitations, du reste, à Jue Lottis, après que le boxeur nègre eût \u2018 envoyé le pur Arven Max Schmeling au pays des rêves en moins d'une ronde.Au moment où, la belle raison bat.| tant son plein, les automobilistes jonchent nos routes de morts et de blessés, il nous a paru opportun de donner un aperçu de la lui allemande : jsur la circulation.Si beaucoup de: De petites feuilles locales à sensa- j choses sont blamables dans le THlème | tion nous annonceront bientôt, : ! Reich, il ne s'ensuit pas qu'elles le suyons-en sûrs, que le roi «t la reine , soient toutes, * *%* x | d'Angleterre ne sont pas allés à Paris, mais y ont envoyé des sosies, si grande était la crainte qu'ils ne fussent assassinés par des partisans fascistes ou nazistes, l'assassinat du roi Alexandre de Yougoslavie et du ministre des Affaires étrangères ; - Barthou à Marseille ne date pas de, si loin.Et chacun se rappelle que le principal conjuré s'étant enfui en Italie, Mussolini rejeta cyniquement : La foi qui soumet les perturba- ; teurs de In circulation à la prise de | sang obligatoire, afin de discerner +5}, oui ou non.ils ge trouvaient sous (l'empire de l'alcool au moment d'un j accrochage, fonctionne en effet, maintenant, avec toutes les garanties | scientifiques nécessaires.La méthode employée fut instau- i | | rée, voici déjà quelque temps par le la demande d'extradition que lui ; savant suédois Widmarks.Voici en adressa le gouvernement francais.\u2019 \u201cquoi clle consiste : Les mains déjà teintées du sang de\u2019 Matteoti, le Duce craignait-il d'être impliqué duns un nouveau meurtre politique?ll en a déjà plusieurs à son actif .* Le délinquant est amené au poste de police le plus proche.On pique.sans explications superfiues, le lobe de son oreille droite et on en extrait ; trois cents milligrammes de sang frais qui sont soumis à un minutieux examen micre-chimique.Quant à déterminer ce que représentent trois cents milligrammes du rouge liquide, je laisse aux lecteurs de faire ce - calcul.l\u2019as moyen, semble-t-il, même pour :un professionnel du volant, de rou- ! \u201cler les experts.Comme dit une ré \u2018clame célèbre : chaque goutte comp- * * D'après le \u201cSoleil\u201d, le Congres Eucharistique de Québec n'a pus ele.marqué seulement par des démonstrations pieuses.Encore une fois ja été confirmé le dicton: *Si l'esprit est fort, In chair est faible\u201d.Un jeune homme et une jeune fille étaient : allés assister à l'une des cérémonies solennelles.Survint un autre jeune homme qui ne trouva pas cela de son : goût, ayant lui aussi des vues sur, cette Juliette.Résultat : le compagnon de l'objet de ces deux convoitises £ut rossé par son rival en mar-' ge de la cérémonie.La chose est rendue en correctionnelle.où le ros.! seur devra expliquer ce qu'il y avait.- Votre milieu sanguin se trouve-t- sil alcoolisé à Z pour 1000: vous avez absorbé au choix, trois litres de hié- °re où deux bouteilles de vin à 12%.Le docte professeur Sachsenberg, de : Berlin, a du reste établi qu'à partir ide 1,3 pour mille, ce qui représente ; déjà un nombre de bocks, Ja majori.\u2018té des conducteurs examines n'ont déjà plus la lucidité nécessaire.On \u2018ne poursuit toutefois, vraîment, qu'à i 1.5 pour mille.Deux flacons de vin :du Rhin suffisent à provoquer cette | proportion délictuvuse et velle-ci i marque aujourd'hui, définitivement, ila limite officiclle au delà de Inquelle, d'inoffensif chauffeur, on devient jun vulgaire \u201cchauffard\u201d désigné à Ha vindicte publique, { Reste à savoir si l'obligation d'être june manière d'ascète ne Va pas inciter, au pays d'Hitler, les nouveaux chevaliers du carburateur à éviter vertueusement les auberges accueillantes, dans la crainte de céder à une tentation qui pourrait ter cher.D'aucuns, n\u2019en doutons pas, ba-: zarderont sans regret leur conduite! intérieure, afin de pouvoir mener, à | pied, celle qui conviendra le mieux à | leur tempérament.Quant aux au-! tres, ma foi, È leur coil.ils étancheront leur! soif d'idéal routier en buvant les ob- | stacles, tout comme le pneu Dunlop.; Dans cette lutte sans merci de la : bouteille et du pneu, on verra bien | qui, le premier, se dégonflera.; Les paris sont ouverts! MISTIGRIS.\u2018vant La presse italienne na pas consa- .tion à la cheville.(Reproduction d\u2019\u2018\u2018En Avant\u201d) de mal de la part du rossé à assister \u2018à une cérémonie religieuse en compagnie de cette jeune vierge.* x * Le Duce a voulu mettre ses ministres à l'épreuve.Il les juge non pas d'après leurs capacités intellectuelles mais d'après leur courage de- le danger et leurs prouesses acrobatiques.1} les a donc fait danser à la corde, passer à travers un cerceau enf'ammé et courir.Résultat : deux de ses ministres sont à l'hôpital avec de graves brûlures et un troisième souffre d'une luxua- La fol dangereuse de Mussolini va certainement influencer celle de not\u2019 premier ministre.Celui-ci, rand admirateur et imitateur du dictateur italiin va vouloir faire la mème chose.Nous proposons les exercices suivants pour ses ministres et pour lui-même puisqu'il détient quasiment tous les portefeuilles : s2 tinir en équilibre sur un fil d'araignée, monter aux \u2018arbres et jouer à saute-moutuns.* * * H va falloir bientôt une nouvelle police à Montréal afin de maintenir la discipline dans la police actuelle.Si les gens ont le malheur d'arrêter dans une rue un tant soi peu some bre, il se font arrêter peur vagabon- .dage,.Stevenosky et Parachiz, deux braves Russes de l'Ahord-à-Flouffe s'en souviendront toute leur vie.Si un homme est pressé.se met à courir et n'a pas l'heur de plaire à un policier, celui-ci l'arréte et le con- uit au poste prétendant qu'il a fait un mauvais coup.Le jeune Douglas de Montréal, en tout cas, Wa pas dù trouver l'histoire très drôle.Souvenons-nous que le Conseil municipal avait voté le couvre-feu et fut désavoué par ce radical Dup'essis.VULCAIN.PRIS AU PIÈCE Sur le quai de la pare.un deuxie- me classe joufflu et malicieux attend le train qui l'empérteru vers ia bonne joie de In permiss:vn.Le train est en retard, Le nnlitai- re s'ennuie, et, comme le bonheur le rend bavard.il s'adresse à un voyageur en attente, qui tortille sa moustache d'impatience.\u2014- Lo train est en retard -\u2014 Oui, dit l'homme au melon.\u2014 Vous savez, ça m'est ezal qu'il soit en retard.Je parc pour quinze \u2018jours, je me suis fait une faurse permission.Il faut se débrouiller à la ciserne.Le civil sourit.\u2014 D'ailleurs, enchaîne \u201cl\u2019ancien\u201d, avec volubilité, j'ai des combines à la cuisines je m'envoie les meilleurs morceaux et.le reste.je l'envoie au mess des officiers.C'est toujours assez bon pour eux.\u2014 Vous ne vous êtes jamais fait prendre?\u2014 Pensez-vous, petit père! Ft pour ce qui est du magasin d\u2019habillement .Chacun se débrouille, n'est-ce A propos, qu'est-ce que vous vous, dans le militaire?pas.faisiez, Alors, le petit homme tortille sa moustache et, tandis que le train entre en gare: \u2014 Moi?Je suis colonel.+ gras ve \u201cpr Fo par po Bh rg Apt Page deux Lo L\u2019AVENIR SUR L'ATLANTIQUE- NORD, D\u2019APRES PAUL CODOS \u201cEst a I'aéronef rapide capable de se poser sur l\u2019eau\u201d\u2019.\u2014 Au paquebot le confort, à l\u2019avion la vitesse.\u2014 Des altitudes de 25,000 pieds.A Tpussus, on travaille ferme autour des gros avions en construction.Les hommes en cotte bleue vont et viennent.Les coups de marteau retentissent sous la voûte de tôle ondulée.Au centre du hangar, assis sur des tréteaux, un gros avion, plus imposant que les autres, apparaît entouré d\u2019hommes à la mine grave.Sans ailes, sans roues, énorme corps allongé, l\u2019appareil d'essai repose : insecte géant privé d\u2019ailes et de pattes.Assis au poste de pilotage, entouré des ingénieurs, Codos, 1.grand Codos, le pionnier de l\u2019Atlantique-Nord, traits dur- eis, visage volontaire, regard aigu, se familiarise avec son appareil : l'avion avec lequel il va de nouveau franchir l\u2019Atlantique, de la France aux Etats-Unis.Ses mains habiles manipulent les manettes et les leviers; sa voix interroge, nette et précise : \u2014 Alors, le compas sera ici 2.Je voudrais plus de course dans le manche.Les commandes des hélices sont trop loin.Pourquoi la planche de bord est-elle si basse ?Il faudra remonter ça\u2026 Et l'alkan ?A-t-on prévu un al- kan ?J'en voudrais.Je suis pour le principe de deux instruments, pour le cas où l\u2019un des deux vous raconte des histoires\u2026 Et le conservateur de i + ge aussi à construire des appareils de grande vitesse, donc de grande altitude.\u2014 Logiquement, tout vous porte donc à rechercher les zones calmes, les zones élevées au-dessus des nuages\u2026 \u2014 Cela me semble la seule méthode permettant d'envisager des voyages réguliers par n\u2019importe quel temps, en n\u2019importe quelle saison.Alors, j'essaie de résoudre ce problème des vols à haute altitude dans des régions de 8,000 mètres.\u2014 Quelle durée maximum de trajet ?.\u2014 Vingt-quatre heures.Au delà ce n'est plus intéressant.Les bateaux ont pour eux le confort : nous devons obtenir la vitesse.\u2014 On a tout récemment, aux Açores ?\u2014 C'est une tout autre question.\u201cJe vous ai montré une partie du problème, mais en fait, il y a le problème d'aujour- d\u2019hui et celui de demain.\u2019 \u201cAujourd\u2019hui nous avons le Lieutenant-de-Vaisseau - l\u2019aris, qui doit faire quelques voyages d'études sur l'Irlande, Ter- re-Neuve, les Bermudes et la côte américaine.D'autre part, avec le 2230, que vous venez de voir, je serai obligé de faire la route directe par Terre- Neuve.\u201cDemain, nous aurons sans parlé, I'escale beaucoup de cap ?Il n'est pas très visible.| doute les appareils de soixan- Autour de Codos, les ingénieurs s'affairent, répondent, expliquent.te tonnes.\u201d \u2014 Etes-vous uptimiste ?\u2014 J'ai assisté dernièrement \u2014 Bien sûr, on vous le met-'aux essais de la maquette vo- tra, votre alkan.\u2014 Et puis, je veux un pha-!sultats lante du Cams 161.Les ré- sont encourageants.re qui se commande à la main.! Comme c'est la première fois [qu'une maquette parfaitement \u2014 Entendu.Ainsi, pendant plusieurs\u2019 homologuée a été réalisée, heures, Codos observe le moin-| nous donnant par là même une dre détail de \u2018\u2018son\u201d\u2019 appareil.avance dans le progrès, nous Accablés par cette chaleur{|devons en profiter et comman- accumulée sous le toit de tôle, les hommes sortent.Codos détendu redevient instantanément le jovial Codos au bon visage.Il s\u2019éponge le front et s\u2019écrie : \u2014- Dire qu\u2019on veut y mettre le chauffage et que j\u2019y aurai si froid.Puis, s'adressant à moi : Allons, venez je vais vous parler de mon avion.Il en fait le tour une dernière fois, comme s\u2019il ne pou- der tout de suite trois exem- rat plaires du 161, ce qui nous permettrait de rejoindre nos concurrents étrangers dans un délai de deux ans.-\u2014 Revenons à votre appareil.\u2014 Je ferui des essais en altitude pour démontrer que, par elle, on peut résoudre le problème sur le continent d\u2019abord, au-dessus de l\u2019eau ensuite.\u2014 Mais le facteur dépense vait s\u2019en séparer.Il le regar-\\n'entre-t-il pas également en de presque tendrement.\u2014 Vous voyez, il flottera grâce à tous les réservoirs ligne de compte ?\u2014 Oui, je sais, il a été écrit que nous avons mieux à faire d'essence placés sous la coque ; que d'entreprendre de nouvel- et qui, une fois vides, peuvent les lignes transatlantiques.Je servir de flotteurs.crois au contraire que si l\u2019on \u2014 Vous parliez tout à l'heu- consacre quelque crédit à créer re de cabine étanchée.Mais oui, l'appareil est basé sur le principe de la cabine étanchée, c'est-à-dire alimentée en oxygène par un poste fixe, mais ayant la pression ambiante.\u2014 Quel en est l\u2019avantage ?| 1 appareils 4 longue distance en \u2014 Permettre a I'équipage de naviguer sans étre obligé de porter un masque respiratoi- des hydravions de haute mer, (ils seront toujours utilisables :en cas de conflit.| \u201cDes appareils qui compren- | nent un grand tonnage et des | places pour les passagers, que ; vouloir de plus ?| \u201cEt puis, du point de vue \u201cNous aurons les meilleurs \u2018allant au-devant du progrès.re\u2026 Des masques portatifs de\u2018 pavillon français, il est tout ide même intéressant de faire Codos devient silencieux, sa ! quelque chose de bien sur l\u2019Atsecours sont seuls prévus.pensée s\u2019évade\u2026 Il n'est plus dans le hangar de Toussus-le- Noble.Il est déjà au-dessus de l'Océan, seul avec son avion.Il explique, soudain, rieur : \u2014 Je me suis consacré à l\u2019idée de cette traversée, d\u2019abord parce qu\u2019il faut bien avoir une activité.Et soudain plus grave : \u2014\u2026 Et puis parce que c\u2019est la solution de l'avenir.\u2014 A quel problème vous at- taquerez-vous d\u2019abord ?\u2014 La traversée de l\u2019Atlantique pose \u2014 outre les difficultés matérielles et météorologiques \u2014 deux grandes questions: le verglas et les grands vents.: \u2014 Sans compter le brouillard et le P.S.V.?\u2014 Cela n'est plus gênant pour nous.\u2014 Y a-til du verglas en toute saison sur l\u2019Atlantique- Nord ?\u2014 II parait.Lindbergh en a rencontré.Quant aux au- \u2018tres, ceux qui ne sont pas revenus, on ne sait pas exactement comment ça s\u2019est passé.En.tout cas, à Terre-Neuve, dites-vous bien que la tempé- \u2018rature moyenne annuelle est :d\u2019environ 0°.\u2014 Que pouvez-vous imagi- \u201cmer pour lutter là-contre ?v= Quand on a devant soi unjennemi trop fort, on ne lut- \u2018te-pas, on l\u2019évite.\u2014 Comment ?\u201c \u2014 Nous n'avons qu\u2019un -moyen, l'altitude.seule formule \u201cÎème grand\u2019 inconvénient .\u2014 les/grands vents \u2014 nous obli-: C\u2019est la uisque le deux- | ' lantique-Nord.\u201cSans compter l'aspect purement marchand.L'avantage est nettement à l\u2019hydravion en face du bateau.voire même un \u2018gros bateau comme Normandie.\u201d Codos s\u2019interrompt.\u2014 Cette démonstration nous entrainerait trop loin.\u201cJe vous expose tout simplement le résumé de ma pensée.L\u2019avenir sur l\u2019Atlantique- Nord est à l\u2019aéronef rapide se posant sur l\u2019eau, utilisant un mode auxiliaire de lancement et capable de voler au-dessus des nuages.\u201cEn attendant, serrons de près le progrès, n'hésitons pas à commander du matériel sous prétexte que l\u2019on peut faire mieux : c\u2019est le moyen de ne Jamais rien avoir.\u201d Monique-H.BERGER LA JUSTICE Anciennement, les criminels d'Etat appartenant à d'illustres far:lles étaient jugés dans la Chambre ardente.Cette chambre fut ainsi appelée à cause de sa décoration: elle était tendue de drap noir et éclairée par des flambeaux, ce qui lui donnait un aspect funèbre.Sous François IT, nous rapporte Mézeray, les protestants étaient également jugés dans des Chambres ardentes.Sous Louis XIV, en 1680, après l'affaire de la marquise de Brinvilliers, on établit une chambre de justice qui prit aussi ce nom et où comparais- saïent ceux qui étuient accusés d\u2019avoir administré du poison.A l'époque de la Régence, les commissions extraordinaires qui procédaient contre les fermiers des revenus publics furent dénommées Chambres arden- 4 ten, ICI AVEC LES COMPLIMENTS D'UN AMI Les bien faiteu L\u2019hon.Fernand Rinfret, secrét L'AUTORITE, MONTREAL, 23 JUILLET 1938 rs du Aire d'Etat, représentant de la division Saint-Jacques aux Communes et du district de Montréal dans le cabinet Mackenzie King.Afin d\u2019alléger le fardeau du chômage dans la métropole, l\u2019hon Fernand Rinfret consacre toute son activité à obtenir le plus qu\u2019il peut de travaux publics pour notre district.oe THE SICILY ASPHALTUM PAVING COMPANY LTD.150 EST.RUE ST-VIATEUR MONTREAL ° Quebec ICI AVEC LES COMPLIMENTS D'UN AMI FRANCE MÉRE-PATRIE \u201cDES ÉTATS-UNIS?Un rêve possible en 1755, impossibile en 1761.\u2014 C\u2019est William Pitt qui lui donna le coup de grâce.Dans son \u201cHistoire d'Angleterre, M.André Maurois, qui vient d\u2019èêtre élu membre de l'Académie française, accorde une grande attention à cette phase qui va de 1755 à 1761, et au cours de laquelle la France perdit deux grands empires : aux Indes\u2018 et en Amérique.William Pitt, le plus grand homme d'Etat que l'Angleterre ait connu, était aux affaires quand, en mai 1756, la guerre fut déclarée, elle commença mal pour l'Angleterre.Minorque, base navale en Méditerranée, fut prise par le Maréchal de Richelieu.L\u2019Amiral Byng, bouc-émissaire, devait un peu plus tard être injustement fusillé pour n\u2019avoir pas fait tout ce qui était humainement possible pour sauver l\u2019île.Aux Indes, Calcutta tombait.En Europe, la France, l\u2019Autriche, la Russie et la Suède s\u2019unisaient contre la Prusse et imposaient aux An- glo-Hanovriens la capitulation de Closterseven.En Amérique les indigènes indiens se joignaient aux Français.De tant de désastres Pitt accusait les Whigs.A coup sûr Newcastle savait acheter des \u201cbourgs\u2019\u201d\u2019, mais ce n\u2019était pas par la corruption que l\u2019on vaincrait les Français.Le peuple exigeait Pitt et celui-ci était prêt à prendre le pouvoir.\u201cJe sais, disait-il, que je puis sauver ce pays et que personne d\u2019autre ne le peut.\u201d Et encore : \u201cQuand on voit un enfant conduire vers un précipice une petite voiture qui contient un vieux roi et la famille de celui-ci, on a le devoir de prendre les chênes.\u201d L'enfant, pendant quelques semaines, disputa les rênes au sauveur.Enfin Pitt eut les mains libres.Chaque nation, en temps de crise, évoque un mythe national et l\u2019image traditionnelle d'un sauveur.Clemenceau, en 1918 rassura les Français parce qu'il agissait et parlait comme les grands Jacobins.William Pitt demeure le modèle de l\u2019homme d'Etat par lequel l'Angleterre souhaite, en temps de guerre, être gouvernée.Tendre le moral de \u2018la nation, employer sans compter hommes et argent pour atteindre le but, mettre fin, tant que dure la lutte extérieure, aux rivalités des partis, telle fut sa méthode.Quant au but, c'était le maintient et l\u2019accroissement de l'Empire par la maîtrise de la mer.Pitt, pendant quatre ans, put conduire la guerre en despote, parce qu\u2019il avait l\u2019opinion publique avec lui, mais \u201cnul ne le quitta jamais sans se sentir plus brave\u201d.Ses ordres furent clairs, ses choix excellents, sa volonté indomptable.MAITRISE DES MERS Il n\u2019hésita pas a prodiguer, pour vaincre, toutes les richesses anglaises.\u201cNous devons lever, disait-il, des tas et des tas de millions.\u201d En 1758, il fit Voter dix millions de livres; en 1759, douze millions; en 1760, quinze millions.M animait à la fois les Communes, \u2018\u2019les soldats qui traînaient le canons sur les collines de Québec, les marins qui risquaient leurs bateaux sur les rochers de la Bretagne.À tous il semblait communiquer sa propre impétuosité et sa volonté de vaincre\u201d.Ei Pitt \u2018était resté au pouvoir, il eût imposé à la France une paix très dure.\u201cAucun nouveau traité d\u2019Utrecht ne tachera, disait-il, notre histoire\u201d.Mais George II mourut en 1760 et fut remplacé (le! Prince de Galles, Frédéric, étant mort en 1751) par son petit-fils George III, garçon de vingt-deux ans.George III hostile aux aventures extérieures parce qu\u2019il voulait faire une nouvelle politique intérieure et rétablir, le pouvoir|donnée lui permettait de per- personnel du Roi, souhaita dès son avènement la tin de la guerre et toléra mal l\u2019omnipotence de Pittprêt, en 1761, à déclarer la guerre à l'Espagne, qui venait de conclure avec la France un traité d'assistance mutuelle; ii Celui-ci était i (Saire, enseignerait non seulement à l'Espagne, mais à l\u2019Europe, quelle dangeureuse présomption c'était que de vouloir dicter des conditions à la Grande-Bretagne.\u2018\u2018Avec cent cinquante vaisseaux de ligne à flot dans un monde où n\u2019existait aucune autre grande marine, Pitt se sentait prêt à réclamer le monopole des colonies.Mais le Conseil tremblait, le Roi ne soutenait pas Pitt, et le pays commençait à ipenser que, si l\u2019Angleterre accaparait trop de territoires, elle ferait bientôt contre elle la coalition du Continent.Les collègues de Pitt refusèrent de le soutenir en ses nouveaux projets belliqueux.Quand il menaça de donner sa démission, l\u2019un d\u2019eux répondit \u201cqu'ils n\u2019auraient aucun chagrin si le Gentleman les quittait, car autrement ce serait eux qui le devraient quitter\u201d.LE NERF DE LA GUERRE Le cas de Pitt est un de ceux ou il semble que la fermeté d\u2019un seul homme ait détourné le cours de l\u2019histoire.Que fut-il arrivé sans lui?Un historien anglais imagine Dupleix consolidant aux Indes l\u2019empire de la France, Montcalm étendant le contrôle de celle-ci jusqu\u2019à la vallée du Mississippi, la France devenant la mère-patrie des Etats- Unis.En 1755 ces événements paraissaient possibles ; dès 1761, ils étaient devenus inconcevables; Pitt avait passé par là.Mais l'oeuvre des grands hommes n'est durable que dans\u2018la mesure où ils ont tenu compte des grands courants.Or Pitt avait eu raison de penser que l'Angleterre avait, au dix-huitième siècle, plus de chances qu\u2019aucun autre pays d'obtenir l\u2019empire des mers : a) parce que, puissance insulaire, et dispensée par ses barrières liquides d\u2019entretenir des armées, elle pouvait \u2018dépenser pour sa marine plus que les puissances continentales; b) parce que la forme de gouvernement qu'elle s'était \u2018cevoir, sur les classes riches et influentes, les taxes les plus lourdes.Tandis que les Parlements anglais.votaient sans murmurer les subsides deman- | dés par Pitt, les Parlements français (Parlements non élus) refusaient de lever l\u2019im- disait qu\u2019il fallait en finir munité fiscale des classes pri- avec la Maison de Bourbon et vilégiées; c) enfin les marque l'Espagne était un adver- chands de Londres, qui sa- saire inoffensif, car ses res- vaient la valeur pour eux de sources lui venaient de ses co- l'Inde et des colonies, soute- lonies dont elle serait coupée naient de leur argent, de leurs par la flotte anglaise.\u201cCette votes, de leur admiration pas- attitude hardie, mais néces- que les intérêts commerciaux avaient peu de prix aux yeux des noblesses continentales.Ces causes générales qui eussent, tôt ou tard, produit leurs effets amurèrent les victoires de Pitt.L'Europe avait connu une période de domination espagnole, puis une période de domination française.Avec la guerre de Sept Ans commence une période de domination anglaise.Mais enivrés de leurs victoires, les Anglais deviennent alors plus orgueilleux que jamais.Ils ne craignent pas de s\u2019aliéner à la fois la France, l'Espagne et l\u2019Autriche.Cependant la France dépouillée demeure une grande puissance.Peut-être un jour vou- dra-t-elle sa revanche sur ceux que Choiseul nomme \u2018les tyrans de la mer\u201d.Elle l\u2019obtint partiellement dans la guerre de l'Indépendance, en épousant la cause des Américains révoltés contre la mère-patrie.CONSEILS DES PORTS NATIONAUX PORT DE SAINT JOHN Avis aux entrepreneurs 2 Des soumissions cachetées, adr au souasigné, et marquées \u2018Soumission pour la confection d'une chaussée aux moulila- gus 5, 9 10 et 11, Port de Saint John,\u201d seront reçues au bureau du necrétaire exécutif, Cunsoil des forts Nationaux, edifice de l'Ouest, Ottawa, Jusqu'à midi (K.D.S.T.) mercredi, le 27 juillet 1938, alora que les noumissions reçues aeront ouvertes publiquement par le Cunsoil.A compter de la date do publication de cet avis, on pourra voir, soit au bu- resu chef du Consell des Ports Natlonaux, à Ottawa, soit au bureuu du Conveil des Ports Nationaux, À Québec, lan plans, devis, forinules de soumiuslon, con- ditiona du travail, ains! que la formule du contrat qui devru être aignê.On peut obtenir des copies des plans, Jevis, formules de soumission, conditions du LrAvail et de In formule du contrat, à aucun des bureaux ci-haut mentionnés.sur versement d'un dépôt de $50.00.Ce dépôt sera remis aux soumissionnaires de bonne foi s'ils nous retournent les documents susdits en bon état duns la mois qui suivra in date fixée pour }n réception des soumissions.SI ces documents ne sont pas retournés dans ce délai, le dépôt nera cunfisqué.11 faut joindre & chaque soumission un châque visé par uno banque À charte ca- nadisnne, fait payable à l'ordre du Conseil des Ports Nationaux et égal A pus moins de (10%) dix pour cent du montant total de la woumission de .l'entrepreneur.On peut joindre À la sournission, au lieu dudit chèque visé ou conjointement avec icelul, des bons du Duorminion du Canada.ou des bons de la Cle du Chemin de fer National.Canadien qui sont garantis par le Dominion du Cansdn.Par ordre, F.W.RIDDBLL, Secrétaire Exécutif, Consel) des Ports Nationaux.Ottawa, Ontario, le 12 Juiitet 103%.Le journal \u201cL\u2019Auforité\u201d, faisant affaires sous lu raison sociale de \u201cL\u2019Autorité Enreglatrée\u201d, a zes bureaux de rédaction et d'administration au no 8954 Parc Lafontaine, Montréal.Il est imprimé à \u201cL\u2019Eclai- ~ sionnée, Wolfe et Clive, tandis reur de Montréal Limitée\u201d, 1726, rue Saint-Denis.\u2014Rebelle au suicide, il C\u2019est l\u2019un des plus émouvants épisodes de la Révolution de 1848, qui mit Louis- Philippe dehors et proclama la deuxième République dont l'existence devait être brève.Un des plus écoeurants épisodes aussi.Il vient d\u2019y avoir quatre-vingt-dix ans, se déroulait le dernier chapitre de l\u2019aventure.Prenons en texte pour le résumer rapidement d\u2019après les travaux de G.Lenotre (Lucien de La Hodde), de Galtier-Boissière (Histoire de la police secrète) et d\u2019Alexandre Zévaès (Le mouchard de La Hodde), Lorsque, le 24 février 1848, s\u2019effondra la monarchie louis- philipparde, ce fut si brusquement que les précautions qu\u2019auraient pu prendre certains intéressés ne purent l'être: chacun ne songea qu\u2019à fuir ou à se rallier en hâte au parti vainqueur.Combien furent républicains le 25 qui ne s'en doutaient nullement le 23! C'est l\u2019éternelle histoire des révolutions ou des coups d\u2019Etat.Du moins, le nouveau préfet de Police, Caussidière, n\u2019était-il pas de ces ralliés de la première heure.Il militait depuis des années dans les rangs des libéraux; il était, comme on dit, \u201csûr\u201d.Aussi fut-il mis à la place de choix qu\u2019est au lendemain d\u2019un grand bouleversement politique la préfecture, l\u2019endroit où convergent un jour-ou l'autre tous les secrets de Paris.Caussidière eut lui-même le souci de s\u2019entourer de camarades dont il pouvait répondre, et comment l\u2019aurait-on blâmé de prendre toutes précautions, utiles à ce sujet?Il les prit en effet \u2014 et ce furent les précautions inutiles.11 fut dupé.I] avait notamment confié la direction d\u2019un de ses plus importants bureaux à un certain Lucien de La Hodde, qui était, ou paraissait être, cent pour cent révolutionnaire.Ce ne fut pas, chose curieuse, sans un malaise visible que La Hodde vint s\u2019installer dans les beaux salons de l\u2019ancien hôte] des Premiers Présidents, rue de Jérusalem, et y prendre possession de ses nouvelles fonctions.Tout le monde remarqua sa pâleur, son trouble de tous les instants, la rapidité aussi avec laquelle il se fit apporter les dossiers concernant les menées républicaines depuis quelques années, et tous papiers ayant trait aux indicateurs du préfet dégommé.Il fureta pendant des jours et des nuits dans tous les cartons, se faisant ouvrir les coffres où étaient gardées les pièces les plus secrètes, compulsant fébrilement les chemises rouges, fouillant tous les tiroirs.Il n\u2019y eut guère qu\u2019un petit meuble fermé d\u2019une serrure secrète et placé dans le bureau personnel du préfet de Police qu\u2019il ne parvint pas à se faire ouvrir.Caussidière quittait rarement son bureau, et lorsqu'il s\u2019éloignait, pour si peu de temps que ce fût, il y installait deux ou trois hommes d'une petite garde personnelle, à lui entièrement dévouée, et que l\u2019on appelait les mousquetaires de Caussidière, tous recrutés parmi \u2014 LE mintstére des Travaux publics recevra Jusqu'à midi (heure avancée), le mar- liorution du parc de la Confédération et t'élargisserment de la atructuro du pont, Pluce Connaught, Ottawa, lesquelles sou- minsions devront être cuchotées, adrosstes au sounsigné, et porter eur l'enveloppe, en aus de l'adrense, lex miote : \u2018\u2019Bourminsion pour améliorations au parc de Ia Confédération et élargissement du pont, Place Cunnaught, Ottawa, Ont.\" On peut consulter les plans et Jo devis, et me procurer la formule de soumission aux bureaux de l'architecte on chef du minlatère den Travaux publics, Ottawn, de l'architecte surveillant, 36 ent, rue Adetaïde, Toronto, Ont.\u2026 et du surintendant, 150 ouest, ruv Saint-Paul, Montréal, 1°.Q.On ne tiendra compte que des soumis- alons faitex sur la formule fournis par le ministère, conformémont aux conditions contenues dans ladite formule.Un chèque égal à 10 pour 106 du montant de la soumission, fait à l'ordre du ministre des Travaux publics et visé pur une banque À charte, au Canada, devra accompagner chaque soumission.On ac- coptera ausal comme garantie des bons au porteur du Dominion du Cunkda où de la Compagnie des chemin» de fer Nationaux du Canada ot de ses compagnies constituantes, garantin sane côndition par Je Dominion du Canada, quant au Capital ot à l'intérêt, ou las bons auvdlitæ et.n'1l y a lou, un chèque visé pour compléter le montant.\\ REMARQUE.\u2014 Le minintôre fournira, par l'entremise de la division de l'archi- tecto en chef, Jen blous +t le davix de l'ou- vroge sur réception d'un dépôt au montant de 526.00, sous forme d\u2019un chèque de banque visé, fait payable À l'ordre du ministre den Travaux publics.Ce dépôt sera remis au déposant dès que Jnadits bleus et devis meront retournés nu miolatère, puur- vu que 1a chose sult falte pas.plus tard qu'un mois après la date fixée pour Ia réception dos waumisvlons, Si lon bleus et fe devis ne sont pa remis au ministère dana ce délai, lo dépôt era confioué.Pur ordre, J.M.BOMERVILLE, Secrétaire.di 2 noût 1988, des noumnissions pour l'amé- L 25e ANNEE \u2014 No 1287 COMMENT ON PUNISSAIT EN FRANCE, AUX JOURS D\u2019ANTAN, LES SALES ESPIONS POLITIQUES L\u2019indicateur La Hodde.\u2014 Un f aux républicain de 1848.est couvert de quinze crachats.\u2014 Alors, il se fait pamphlétaire.d'anciens combattants des barricades de février.Impossible d'entrer dans le cabinet, Plus impossible encore d\u2019ouvrir le meuble et d\u2019en examiner le contenu.Les jours passèrent.La fièvre de La Hodde ne se calmait pas .Un soir de mai, en s\u2019en allant diner, Caussidiére fit appeler La Hodde et l\u2019invita à venir avec lui jusqu\u2019au Luxembourg où siégenit le gouvernement provisoire.Dans le palais, qui est aujourd\u2019hui le Sénat, le préfet fit entrer son compagnon dans une petite salle où, autour d\u2019une table sur Jaquelle étaient étalés cing ou six cents feuillets, siégeaient une quinzaine de purs entre les purs, tous révolutionnaires authentiques, et pardessus le marché, fort braves gens, d\u2019une droiture inattaquable, d\u2019un désintéressement maintes fois reconnu.La Hodde devint livide.Il avait compris, Les feuilles qui recouvraient la petite table étaient toutes signées d'un prénom: Pierre.Et toutes, elles étaient de son écriture, nullement déguisée.Caussidière, en quelques mots, procéda à l\u2019exécution.\u2014Voila dix ans que ce mouchard, dit-il, nous trahit.Pierre, cest La Hodde.Voici la lettre dans laquelle il demande à prendre du service parmi les indicateurs de la police royale.TI touchait trois cent francs par mois.Vert de peur, La Hodde eut la force d\u2019implorer la pitié de ses juges.Il n\u2019avait pourtant qu\u2019à les considérer un instant pour être fixé sur le verdict qu'ils rendraient.\u2014 II te reste à te brûler la cervelle, fit l\u2019honnête et candide Bocquet en tendant un pistolet à l\u2019indicateur, qui le repoussa en tremblant.\u2014 Préfères-tu du poison?fit Caussidière en ricanant.Et il lui tendit une poudre blanche.Tout avait été prévu.La Hodde repoussa le verre comme le pistolet.\u2014 Tant pis pour toi! reprit le préfet.Nous allons voter.A l'unanimité.le mouchard fut condamné à mort.\u2014 Bois donc, fit Albert, autre juge, écoeuré de la lâcheté de son ancien ami.\u2014 Jamais.Albert se leva, alla cracher au visage du traître, et sortit indigné.Le «este provoqua quatorze gestes identiques.Restaient en face La Hodde et Caussidière.Celui-ci haussa les épaules, appela des gardes, leur remit le misérable suant d\u2019angoisse et le fit conduire à la Conciergerie où il fut mis au secret.Un mois après, Caussidière démissionnait, et La Hodde était remis en liberté.Il passa en Belgique, de là en Angleterre où il eut encore le courage de publier des pamphlets contre ceux qu\u2019il avait mouchardés pendant dix ans.Il rentra en France sous l\u2019Empire qui le prit dans la police, officiellement cette fois.Il paraît qu\u2019il s\u2019y rendit utile.I! mourut à Bruxelles, peu avant 1870, après y avoir épousé une femme très riche.Tout le monde avait oublié sa vieille histoire, et peut-être lui-même.Léon TREICH.KE ministère des Travaux publice recevra Jusqu'à mldl (heure avancée), le mer- vredh 87 Julllet 1038, des soumissions pour In reconstruction du vieux qual de la Cunadian Steamship Lines et du vieux qual Luvallée, À Sorel, comté de Richelleu, P.Q., lenquelles souminsions devront être cacae- tées adressées nu poussigné, et porter sur laur enveloppe, en sus) de l'adresse, lea mots: \u2018\u201cYourmission pour reconstruction de quuin, Sorel, 1*,Q.\"*.On peut consulter les plans.la forinule de contrat et le dovis, et se procurer ln forinule de soumission aux bureaux de l'In- Nénieur en chef du ministôre des Travaux Publics, à Ottawa, de l'ingénieur régional, stutlon postale \u201cH°, Montréal, P.Q.ainsi \u2018lu'au barenu de poste de Forel, P.Q.On ne tlendra compte que den soumia- slons qui scront faites sur Ja formule fournie par le minintêre et en conformité des conditions qui y sont atipuléen.Un chèque égnl à 10 pour 100 du montant de la soumission, fait À l'ordre du mi- nistro des Travaux publics ot viné par une banque À chnrte ennadiente devra necom- nagner chaque soumlssion.On acoeptern aussi comme garantie des bons nu porteur du Dominion du Canada ou de in Compnnie du chamnin de fer Canudlen National et de nes compngnios conatituantes, Karantis gans condition par le Dominion du Cnnada, quant au capital et À l'Intérét.ou les bons pusdita et, a°ll y n leu.un chèque viré pour comptétor le montant, REMARQUE.\u2014 Le ministère fournira len bleus et le dovia de l'ouvrage sur ré- caption d'un dépôt au montant de 520.00, sous forme d'un châque de banque vies, (ait payublo A l'ordre da ministre des Travaux publics.Co dépOl vern remia au déposant dês que loudits blous el Qeviw aoe ront retdurné» au ministère, pourvu que Ja chose soit faite pas plus tard qu'un mols après ia date fixé» pour Ia réception des soumismions.SI lex hieun pt le devis ne ont pas romis au minlatére dane ce délal, le dépôt sern contiaqué.l\u2019ar ordre, J.M.SOMERVILLE, Secrétaire.Ministére dep.Travaux publics, \u201cOttaya, le 32 Julllet 1938.\" Ministère den Travaux publics, Ottawu, le 3% fulllat 1938. SBERSyEL 2 MAO SOUL = 25e ANNEE \u2014 No 1287 NUIT BROLANTE CHEZ \u201cFRISCO\u201d | Frisco est un nègre qui épate les blancs .a Paris.\u2014 Ce que c\u2019est qu\u2019une boîte de nuit trés modern-style.\u2014 La Ville-Lumière \u201céclairée\u201d par Londres.Paris, juillet.Ce soir-là j'avais dîné divinement, vue François-ler, au \u201cBuffet 48\u201d, buffet que dirige la femme de Georges, le sympathique chasseur de chez \u201cCarpentier\u201d !.Minuit sonnait, et personne ne le savait exactement, car il n\u2019existait pus de montre aux environs.Muis minuit, heure du \u2018\u201cpousse - au - crime\u201d, infailliblement se sent et retentit toujours dans la tééte des chevaliers- noctambules !.On s'éveille réellement, on se débarrasse d\u2019une glante hy- pose inconsciente et on piaffe de fringale, d\u2019ardeur! Dehors, les lumières luisent, plus tendues, tentantes !.Pour les \u201cnuiteux\u201d, d\u2019un seul coup, la vie reprend son vrai, son seul sens.Ils jugent, les \u201cnuiteux\u201d, les choses, les êtres, sous un nouvel angle, sous un angle normal pour eux, précis et fort I.Minuit! Les silhouettes qui flânent sur les trottoirs se flairent, s'apprécient, se reconnaissent, s\u2019estiment!\u2026 Elles évoluent heureuses, solidaires des secrets, des fan- tomes !.Et, c'est parce que j'avais tourné le bouton invisible de mon *\u201c\u2018cerveau-T.S.F.\u201d, parce qu'une béatitude saine, suns nuance, sans \u201cchiqué\u201d m'envahissait, parce que ma poitrine se dilatait, parce que, sans raison apparente, une folle envie de m'agiter, de rire, de jouir me tourmentait, que je savais qu\u2019il était mi- awit 1.J'ai done baisé la main de Paulette, la patronne, el comme depuis la veille je trainais sur moi une invita- tion-a-cuite, je bondis tout guilleret rue Notre-Dame-de- Lorette, chez mon vieil ami jeune : Frisco !.+ Frisco est un \u201ccolored man\u201d qui connaît par coeur le Bottin Mondain ou Le Livre d\u2019or des salons\u2019.Il surgit, jadis, subitement, à Montmartre, comme tant d\u2019autres gentlemen de sa race.Puis, lentement, sa personnalité cloiwnes- que s\u2019affirma : avec sa bonne jace ronde, ses gros yeux blunes de mannequin-Loxeur- de-Luna-Park, son rire perpétuel, ses contorsions, sa voix de camelot, ses réparties en petit nègre, mi-français, mi- russe, mi-italien, mi-améri- cain, il tapa bientôt sur le ventre des pcrsonnages les plus \u201csnobs\u201d du monde et du demi! À cette époque lointaine, Frisco chantait ct rechantait, chez \u201cFlorence\u201d, la Paloma en espagnol.Soudain.un beau jour, Frisco, qui, par parenthèse, adorait les hippodromes, se volatilisa !.On ne le rencontra plus nulle part et on se désintoxiqua de force, avec un léger soupir de soulagement, de sa rengaine.Pendant quatre ans, personne n\u2019eut de nourel- les, en France, de Frisco.Et, v'lan I tout à coup, voilà qu\u2019il me priait de prendre un verre \u201cchez lui\u201d! Aventure biscornue et inattendue.Aussi me trouvais-je fort ému lorsque je descendis de mon taxi- moteur à la porte de l'ancien \u201cCapitole\u201d, établissement bourré de souvenirs, mais d\u2019un \u201cCapitole\u201d \u2018transformé et décoré par Frisco himself !.+ .La salle du rez-de-chaussée, celle où l\u2019on soupait, vers sept heures du matin, parmi les bagarres, était fermée! Un somptueux escalier rouge, cerné par des murs immaculés, me mena jusqu'à l'ancienne salle de cabaret, au premier étage, salle où dorénavant Frisco tréne !.\u2014 Rini! cria-t-il en m'\u2019étreignant.\u2014 Frisco ! haletai-je, affalé sur sa large poitrine.D'où sors-tu ?\u2014 De Londres !.Je débarque ici juste avant Leurs Majestés, fit-il fièrement, comme s'il s\u2019estimait en \u201cservice commandé\".Ebloui, je contemplais Frisco ! \u2014 Oui, mes affaires marchent bien en Grande-Breta- gne& m'expliqua-t-il.Mais toi, venez voir, ajouta-l-il en m'en- trainant autour de sa \u201cboîte\u201d.Elle me parut charmante, su boîte! Un fond crème, une rotonde rouge et noire, un bar en forme de soupente également rouge noir, des bouquets de rubans-drapeaux et d'innombrables photos de George VI et de sa femme ornaient noblement la pièce.Un remarquable jazz noir, éclairé par des ampoules discrètes el tamisées.jouait tendrement des mélodies symcopées.Quant a Frisco, 1 était sublime.Tout satisfait, les dents de la couleur de sa cravate d'habit, un oeillet grenat à la boutonnière, ainsi qu'il sied, il errait, bon enfant, de table, chantant, dansant, se décarcassant, ri- yolant, créant à lui seul une ambiance pleine de rythme, de blague, de gaîté !.Il y avait foule dans cet endroit, et cette foule de dandies se dandinait d'aise, entraînée par des réminiscences douces !\u2026.Vraiment, ce public devait avoir, en écoutant Frisco débiter ses plaisanteries, la même impression de rajeunissement que moi-même !\u2026.Devant cet homme-jouvence, toujours aussi vif qu\u2019autrefois, on croyait arracher au temps \u2018une parcelle d'une époque où l'existence paraissait facile, où l'argent ne bondait pas, où on le dépensait allégrement au lieu de le conserver duns des coffres-forts improductifs et où, à Barcelone, les multiples massacres des femmes, des enfants, des villes puisibles, par des bombes d'avion, wéle- vaient pas perpétucllement leur spectre yâcheur de plaisirs à l\u2019arrière-plan de la pensée, comme un remords.Ainsi, les minutes passèrent, dans un délicieux état de légèreté.Louise et Jimmy, deux acrobates café au lait, exécutérent une grisante \u201ctap dance\u2019.Le Patron \u2014 principale attraction \u2014 n'arréta pas de discuter ,de tonitruer, de s\u2019agiter.Et, grâce à lui, grâce à sa verve, grâce à sa présence puérile de revenant, lu Butte entière s\u2019ébrouait, s\u2019étirait, dédaignuait st torpeur morbide, tremblait d'espoir l\u2019imitait !.\u2014 Ah! comme je souis content\u2026, me dit, au moment où je partais, Frisco enthousiasmé de humer l'odeur de \u201csa\u2019* capitale.Comme je souis content !.+ Et c'était parce que, de toute son âme, il ne s'inspirait que de sa vérité; parce qu'il attirait la joie par sa joie; parce qu'il défiuit le pessimisme amer de 1938, avec son cs- prit ingénu de 1925, que de cet homme s\u2019échappait un fluide d'hystérie collective et de bon sens, qui obligeait ses clients à refouler leur mélancolie inutile.Je sortis sur la chaussée rose.Déja, le satanique soleil enflammait horizon.Je fis demi-tour.Et, immédiatement, je revins, décidé à rester le plus longtemps possible chez ce garçon au nom\u2014- courants-d\u2019air: chez \u201cFrisco\u201d\u2026 René GUETT A.\u201cMarianne\u201d.CREDIT Un homme pauvrement vêtu, client intermittent, que ses maigres ressources contraignaient vis-à-vis des cafés à Adopter une politique de soutien à éclipse, entre dans un bistro ct commande un apéritif.\u2014 Marquez-moi cela sur mon compte, dit-il au patron avec superbe.\u2014Je ne vous le marquerai pas, répond l'autre qui n\u2019a qu\u2019une confiance limitée dans la politique du crédit.Alors l\u2019apprenti clochard : \u2014 Ah ! ça, vous ne Vous en faites pas, vous.Vous voulez donc que ce soit moi qui le marque ?° NST RYE WHISKIES Distillé dupuis 1857 Lb Produits de Joxeph E.Scagram & Sons Limited, Waterloo, Ont.LA 4 .COMPLAISANTE ; a Ura MORENE 7 PONT FIST \u201cJeu Kid a nie, HARRY BAUR.À Yes HOMMES NOUVEAUX \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 L\u2019AUTORITE, MONTREAL, 23 JUILLET 1938 L.O.GRÔTHE, \u2014 + DE L'HEURE LIMITÉE, ENTREPRISE FAMILIALE ET INDÉPENDANTE REE \u201cRaining coat .\u201d Paris, juillet.Nuit fécrique! Muis un tantinet à la détrempe.Au début, le parapluie cham- piynonnait à l'infini, sans discrétion ni tact.En voilà un qui n\u2019a pas le triomphe modeste\u2026 Et ce n\u2019était de tous côtés, sous des lumières dignes de meilleures répliques, tremblotants et glauques reflets d\u2019aquariums.Habit\u201d, disaient tons de pesage.Mais le ciel avait restifié : \u2014 Raining coat.Et les malheureux qui n\u2019avaient point entendu la voix d'en haut se sentaient ridicules jusqu\u2019à l'os, surtout les femmes.Mais elles \u201cerd- naient\u201d, du bout de leurs sourires crème ct citron : \u2014 Si j'avais su, je serais venue en maillot de bain.\u2014 Et moi, en \u201cscaphandriè- rs les carre Eternelle exagération des filles d\u2019'Eve !.Il ne pleuvait tout de même pas à seaux.I ne pleuvait même pas ussez pour qu\u2019on pût capituler sans déshonneur et rentrer chez soi sans remords.Et puis, ça pouvail cesser.Mais il pleuvait suffisam- bes, délustrer les coiffures ct raviner les muquillages.It lu voila bien, la chose terrible, lu chose effroyable !.Seule, Madeleine Carrol allait et venait, indifférente aux gouttes et gouttelettes, les épaules offertes dans l'échancrure préméditée des fourru- Tes\u2014 Pas malin, crissait*la grussouillette Oléo, clle se fait émailler au four.Menterie.Affreuse menterie.La blonde star n\u2019en est pus pour tout à fuit à l'âge des vernis de théâtres.Elle possède encore des joues de pêche, et elle sait que rien n\u2019est plus joli, sur une pêche, qu'un peu de tendre rosée.Même vespérale.* Des lumières roses et bleues transformaient toutes choses et faisaient de ce cadre, l\u2019un des plus beaux du monde, un de.Les bosquets étaient sem- ses à des peluches ct les tribunes à des écrins\u2026 Dans le fond, irréel de légèreté dans son halo de ver luisant, le moulin faisait songer à quel que mirage d'Aladin ou de Walt Disney.Et le Tout-Paris-Ruout était au pesage, de Tout-Fou-Fou- quières en tête, qui mangeait des nourritures de buffet de gare, sous des tentes, dans une atmosphère de kermesse de charité.Et le Tout-Paris-Mu- tuel était à la pelouse, qui mordait alternativement dans des quartiers de pain \u2018et de cervelas.Mais chut !.Ne nous attendrissons pus.Accompagné de Mme la Présidente \u2014 robe lamée argent, cape d'hermine et diadème d\u2019autruche mauve \u2014 M.le Président, très en forme, fit son entrée à l'instant précis où Vesper enleva la quatrième course.\u2014 Vesper! Voilà de l'à- propos, fit-il.\u2026Prouvant ainsi, fort à propos, qu'il sait lui-même avoir de l\u2019à-propos à propos de l\u2019à- propos.* Sous les hauts projecteurs, dans le gigantesque .anneau de lumière crue, les courses ont quelque chose de fantomatique.(\u2014 On croirait à des chevauchées de revenants, disait, l'an dernier, Mlle Cécile Sorel, qui doit s\u2019y connaître.) Mais on s'attriste en songeant aux pauvres bêtes qui auront travaillé \u201cde nuit\u201d et qui ne toucheront même pas, de ce fail, le moindre petit tant pur sany supplémentaire.Pesage.Pelouse.Ici, ce sont les grandes élégances traditionnelles, plus coûteuses peut-être que raffi- ment pour détériorer les ro- pourtour de rêve et de légen-! GRANDE NUIT A LONGCHAMP Parapluies et gabardines.\u2014 tons de pesage.\u2014 Mais le ciel avait rectifié : \u201cHabit\u201d, disaient les car- nées, mais garanties sur factures.La, c'est la yrosse joie bruyante, moins raffinée sans doute qu\u2019éclatante, mais ga- rantic bonne franquette.Ici, les femmes sont somptucuses, emperlousées et dédaignardes.Beaucoup sont lasses et dolentes.Pour elles, c'est une nuit comme bien d'autres nuils.Seul a changé le cadre.Et après ?.\u2026 Longchamp au lieu de Montmartre.Tangos en plein air, ou presque, au licu de rumbas en vase clus, N'est- ce pas tout un ?.Il fallait ve- niv.C\u2019est l'usage, Elles sont venues, bonnes petites fonctionnaires de la vie mondaine.Et c\u2019est en se plaignant de quelque chose ou de quelqu'un seurs \u2014 qu\u2019elles regagneront sins de Roll's ou de Packard.Mais là, à la pelouse, les femmes sont ardentes, fiévreuses.Leurs yeux s'agrandissent sans mesure, pour tout voir et pour tout emporter.Deux phrases reviennent incessamment, qu'on entend sans fin, où qu\u2019on aille, à droite et à gauche, devant el derrière, jetées par de frétillantes midinuttes : | \u2014 Oh ! regarde !.: \u2014 Hé ! dis donc, t'as vu ?Elles ne dédaignent rien, celles-la.Ah! mais non! Pas plus le sandwich au foie gras de fantaisie, avalé au bar des toiles, cirées dans une odeur de choucroute, que le spectu- cle des équilibristes quéteurs.\u2014 Allons, messieurs-dames, plus que dix sous! Un bon mouvement ! \u2014 suivi à jarrets tendus, sur la pointe des pieds, dans la houle des puara- pluies.Ah ! les parapluies !\u2026 \u2014 Fermez ça, Madame ! Fermez ça! \u2014 Je wai rien dit, Mousieur !.\u2026 \u2014 C\u2019est pas de Lafovuillage qu'on vous cause ! C'est de \u201cpébroque\u201d!\u2026 Tout cela \u201ccharrie\u201d sans malice, plaisante, bouscule, piaille et rit de tout ct de rien, y compris d\u2019une main qui s'égare.\u2014 Dis donc, Jeannette, t\u2019as eu le petit brun, là derrière ?Ça fait dix minutes qu'il te | photographie les jambes ! Sar lets !.\u2014 C'est bien ma rein ! Moi qui n\u2019en pince que pour les blonds.\u2014 T'en fais pas.On lui dira de se teindre\u2026 Tout à l'heure, en rentrant & pieds sous les arbres d'où tomberont des gouttes attardées \u2014 elles diront : des cacas d'oiseaux \u2014 elles échungc- ront déjà des souvenirs de cette nuit qui, pour elles, restera une grande nuit! Et c'est peut-être pour cela que leur lot est meilleur que celui des belles madames emperlousées et _migraineuses, qu'elles auront admirées de loin ct dont les voitures les dépasseront.en crissant sur le sol humide.dans la longue allée qui revient sur Paris.TABARIN.SOUMISSIONS Poul UN CABLE- CHAINE AUN CHANTIERS MARITIMES CANADIENS DE SA MAJESTE, A ESQUIMALT, C.-B.ES nouniissions cachetées portant suscription \u2018soumission pour un cà- ble-chaine', et adressées au Directeur des Contrats, ministère do la Défense natlo- nale, À Ottawa, Ont.seront reques Jusqu'à midi (heure avancée) le 5 août 1935.Les soumiasions ne saront prises en considération que si elles sont faites nur les formules fournies par le ministère et conformément aux conditions qui y ront sti- puilos, Ces formules, ninai que les plans et devis, peuvent être obtenues aur demande, du Directeur des Contrats.minis- toro de la Défense nationals, A Ottawa, ou de l'officier du matériel naval, aux chantiers maritimes cnnndlens do Sa Majentd, à Erquimait, C.-B.Chaque soumission doit être accompagnée d'un chèque visé d'une banque cana- dlenne À charte, fait À l'ordre de l'honorable tulniatre de la Défense nationale, et représentant dix pour cent (10%) du montant de la woutminsion.Le chèque de I'adiudicatnire worn confis- Qué s'il refuac.où ne trouve dans l\u2018Imporsibilité, nu can od le contrat lul serait adjugé ot après qu'il l'aura accepts, de ta remplir conformément aux plans et devin, Le ministère ne s'engage À avcopter ni la plus baste ni aucune des noutulssions.\\ 1.lt.LAFLECRHRE, .Sour-miniatre Ministêre de la Défense nationale.Ottawa, Ont, le 11 Sulllet 1935.on \u2014 du champagne ou des dan- leurs demeures sur des cous-, LA COLONIE BELGEDE MONTRÉAL EN LIESSE Le 21 juillet étant le jour de la fète nationale des Belges, ceux-ci or- anisèrent un grand banquet au Club Saint-Denis.Parmi les personnalités les plus marquantes de la colonie belge citons la présence du chargé d'affaires M.Maurice Hayne et de M, Henry Laureys, directeur des Hautes Etudes Commerciales.Aussitôt après le banquet, celui-ci prit la parole et montra comment les Belges ont le droit d\u2019être fiers de leur petite patrie, \u201cgrande comme un mouchoir de poche\u201d, qui fait vivre une population presque aussi nombreuse que celle du Canada et pos- cède, dans le monde industriel, commercial et intellectuel, une importan- eu bien au-dessus de sa superficie géographique.Enfin, il souligna l'honneur dont vient d'être l\u2019objet le capitaine J.J.Goulet, un Belge de Montréal, qui partira bientôt pour sa patrie d'ori- ; wine ufin d'y diriger une oeuvre musicale de sa composition, au dévoilement d\u2019un monument au roi Albert.M.Maurice Hayne exprima également son désir de voir l'amitié bel- o-canadienne devenir de plus un plus ferme et sincère.M, Laureys donna ensuite lecture d'un câblogramme de souhaits de la colonie belge de Montréal à S.M.le roi des Belges.Pour clore la soirée, un vin d'honneur fut donné à l'Union Belge où {il y eut du chant.de la danse de la | musique vt de nouveaux speeches, J.ANTOONS.L\u2019OPÉRA FRANÇAIS la Société de l'Opéra Français !de New York et de Montréal a débuté le mois dernier devant un au- lditoire d'élite avec une représenta- ition si intéressante de l'\u201cOrphéon\u201d, de Gluck, \u2014 et soulignée par la critique, \u2014 que l\u2019on peut être assuré que cette société s'est fixé un idéal si haut placé qu'elle cherche- |ra à le dépasser avec les représentations de \u201cCarmen\u201d, de Bizet, qu'elle donnera le 15 septembre prochain, au Victoria Hall, et le 25 octobre à New York.M.Victor Brault, l'animateur de cette nouvelle organisation veut { prouver qu'on peut donner à Montlréal, tout comme à New York, de l'opéra selan les grandes traditions, grâce aux divers concours des meilleurs artisans du théâtre.La direction de In scène a été confiée à IMM.Cecil West et Louis Mulligan | du Montreal Repertory Theatre; à M.Roland Leduc et ses musiciens pour l'accompasnement d'orchestre, à Mile Norma Darling pour le \u2018vorps de ballet.La distribution ;comprend Mmes Cédia Brault, Gahrielle Parrot, Cécile Caron et Ger- | i \u2018 i blables à des dômes, les pelou-j qu'il en pince pour tes mol-\u2018tyude Dussault; MM.Pierre Vidor, | Arthur Messier, Paul de Meulles, ! Auriel Barrette, Laurent d\u2019Albenas, Conrad Desjardins, Maurice Décarie et Antoine Ladouceur.Le ! choeur est formé des élèves de la | classe de chant que dirige M.Vietor Brault au Conservatoire de l'Université McGill.Tous ceux qui s'intéressent à l'opéra pourront se permettre d'entendre le chef-d'oeuvre de Bizet, à des prix populaires.On peut réserver, dès maintenant, le nombre de fauteuils qu'on désire, en s'inscrivant chez M.Victor Brault, 4046 rue Tupper, Westmount, Montréal.CONSEILS DES PORTS NATIONAUS PORT DE SAINT JOHN Avis aux entrepreneurs Des soumissions cachetées.adressées au »oussigné, et marquées \u201cSoumission pour mettre À l'épreuve de la gelée du hangar numéro 13.Port de Saint John\u201d, seront reçues au bureau «du secrétaire exécutif, Conseil des l'orts Nationaux, edifice de l'Ouest, Ottawn, Jusqu'à inldl (E.D.K T.) mercredi, le 27 Juillet 1938, alors que log soutnissions reque»s acront ouvertes pu- ghquement par le Conseil.A compter de ia date de publication de cot avis, on pourra voir, soit au bureau chef du Consell des Portu Nationaux, À Ottawa, soit au bureau du Conwell des Vorta Nationaux, & Québec, los plann, devis, formules de soumission, con- Allions du travail, a.usf que la formule du contrat qui devra être signé.On peut obtenir des copies des plans, tevis, formules du soumlission, conditions du travail ot de la formule du contrat, A aucun des bureaux cl-haut mentionnés.sur versement d'un dépôt de $50.00.Ce dépôt sera remis auX soumiasionnaires de bonne fol s'ils nous retournent les documents suaditx en bon état dans le mois qui nuivra la date fixée pour la réception des soutnixsions, SL vez documents ne sont Pas retournés duns ce délat, le dépôt sera confiaqué.11 faut suindre À chaque souniission un «chèque visd par une banque À charte canadienne, fait payable À l'ordre du Consell des l'orts Nationaux et égal À pas moins de (10% 9 dix pour vent du montant total de lu soumission de l'entrepreneur.On peut joindre à la soumiasion.au lieu dudit chèque visé où conjuintetment nvec Icelul, dos bons du Dominfon du Canada ou dos bons de la Clu du Chemtn de fet National- Canadien qui sont xarantis pur le Dominion du Canada.Par ordre, F.W.RIDDELL, Nocrétaire Exécutif, Conseil des Ports Natiunaux.Uttawa, Ontario, te 13 juillet 1938 AU SAINT-DENIS L'une des premières qualités d\u2019un bon artiste doit être la versatilité.Comblen d'artistes sont admirables dans leur genre mais ne peuvent rien faire de bien dès qu\u2019ils sortent de leur rôle habituel, On ne saurait faire ce reproche à Victor Francen, Dans le film \u201cHamara la complaisante\u201d qui prend l'affiche aujour- d\u2019hui samedi au théâtre Saint-Denis, Victor Francen nous apparaîtra sous un nouvel aspect.L'action du film se déroule dans les steppes russes où les hommes sont durs et les moeurs farouches.Le grand Francen a une partenaire digne de Jui, Véra Korène.Cette très belle femme, russe par ces ancè- tres était tout indiquée pour jouer le rôle principal de ce film, Jean Marie Laurent, Colette Darfeuil sont de la distribution.On remarquera Régine Poncet, Le second film à l'affiche est \u201cLes Hommes Nouveaux\u201d, avec Harry Baur.\u201cLES FILLES DU RHÔNE\u201d \u201cLes Filles du Rhône\u201d actuellement à l\u2019affiche du Cinéma de Paris n'est pas un film de formule courante.On nous y présente la belle nature du Sud de la France, le Rhône majestueux et tourmenté, les plaines de la Camargue et les marais du Vaccares, Dans ce cadre se déroule une belle histoire d'amour qui oppose les deux soeurs.Lutte de tendresse et d'amour car la plus jeune sacrifiera son bonheur probable à celui de sa soeur.Ce dévouement aura sa récompense dans la satisfaction d\u2019avoir rempli son devoir jusqu\u2019au bout, Annie Ducaux, Denise Bose, Da- ;niel LeCourtois, Maurice Rémy, Es.; coffier, Larquey, Arnaudy défendent \u2018cette production avec infiniment de { conscience professionnelle et font de ce film quelque chose qu'il faut avoir : vu, surtout si l\u2019on aime au cinéma, des aperçus nouveaux «t mon pas l\u2019éternelle routine.AU PALACE Enfin, on pourra voir dans un film américain la populaire actrice française Danielle Darrieux.Le titre du film est \u201cThe Rage of Paris\u201d, qui est à l\u2019affiche du Palace à compter de cette semaine.Avec Mlle Darrieux, on pourra remarquer plusieurs acteurs connus comme Douglas Fairbanks, fils, Helen Broderick, Misha Auer et louis Hayward.L'intrigue du film est des plus amusantes.Elle raconte avec originalité les aventures d\u2019une petite parisienne qui cherche un emploi dans la métropole américaine, Enfin, après plusieurs tentatives, elle en trouve un.Mais, jouant de malheur, elle se trompe d'adresse et arrive chez un peintre publiciste.II s\u2019ensuit une série d'incidents, tous plus comiques \u2018les uns que les autres et qui ne manquent pas de provoquer l'hilarité générale chez les spectateurs.| AU CAPITOL Wallace Beery est lu vedette prin- \"cipale du film \u201cThe Port of Seven's Sens\u2019 qui est à l\u2019affiche du Capital à compter de cette semaine.Frank Morgan, Maureen O'Sullivan, John Page trois Wr rrr
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