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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 25 novembre 1939
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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L'autorité, 1939-11-25, Collections de BAnQ.

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[" prete sa re re re CENTS REDIGEE EN COLLABORATION H 25e ANNEE\u2014No 1343 LA GUER L'Allemagne ne reconnaîtra bientôt ni loi divine ni humai- ) ne.\u2014 Recul de la civilisation de trois siècles.\u2014 Les mines \u201cmagnétiques\u201d.\u2014 Les gaz asphyxiants.\u2014 Massacres en masse.Ceux qui se sernient figurés que l\u2019Allemagne reculerait devant quoi que ce soit d\u2019ici la fin de la guerre, doivent déchanter.La dissémination de mines flottantes près des côtes anglaises, en dépit de la convention de La Haye, est une réponse terrible donnée à cet optimisme et d\u2019autres aussi terribles suivront bientôt.IL y a belle lurette que des vagues d\u2019avions auraient bombardé Londres et Paris, si Hitler n\u2019eusse pas craint de représailles.Le peuple allemand reste persuadé qu\u2019après avoir conquis la Pologne sans coup férir le Führer viendra à bout des Alliés de la même façon, sans doute grâce à cette invention mystérieuse dont il a déjà parlé et qui serait une mine \u201cmagnétique\u201d capable de couler tous les navires approchant les côtes de l\u2019Angleterre.En plus des mines, il y a encore les gas que les Hitlériens emploieront sûrement un jour avant de déposer les armes.Comme les Alliés, dans ce cas, y auront recours eux aussi, on imagine un peu les horreurs qui vont suivre.Faudra-t-il, pour vaincre la Germanie, faire reculer la civilisation de trois siècles?Les Allemands ne songent pas plus à enfoncer la ligne Maginot que les Français la ligne Siegfried.Pour les Boches, essayer de passer par la Belgique et la Hollande ne ferait pas mieux leur affaire, vu que les troupes belges et hollandaises iraient grossir celles de Pennemi.; Donc, pour les Alliés, la meilleure perspective de victoire est d\u2019affamer PAllemagne et pour celle-ci, la meilleure} perspective est celle de \u201cgaser\u201d ses adversaires.Perspectives peu réjouissantes, on l\u2019avouera, pour un côté comme pour l\u2019autre.Si nous voulons avoir une idée plus exacte de la situation, il nous faut lire les journaux américains ou européens, car les nôtres en sont réduits (censure ou ignorance?) à un véritable bourrage de crânes.A les lire, on croirait que France et Angleterre sont sur un lit de roses et que P Allemagne songe chaque jour à déposer les armes, quant au contraire, la situation est extrêmement critique et qu\u2019il serait encore bien téméraire de parier sur les chances de Pune ou Pautre des parties en présence.Qui sait si la Russie ne se rangera pas pour tout de bon, un de ces jours du côté de l\u2019Allemagne.Qui sait si Pltalie ne fera pas de méme?En France, on ne se cache pus de dire que Mussolini penchera du même côté que semblera pencher la victoire.| Ici, au Canada, nous ne pouvons faire plus que nous ne faisons, sans doutez; mais au moins, que les journaux et la - radio cessent de nous remplir les yeux et les oreilles de sornettes bonnes pour les enfants au berceau.FLAMBEAU LES \u201cDUPLESSISTES\u201d VEULENT FAIRE MENTIR LES CHIFFRES -iCe n\u2019est pas 47 pour 100 de l'électorat qui a voté pour 2: M.Duplessis, mais 40 pour 100 seulement.\u2014 Les campagnes comme les villes ont répudié les candidats de l\u2019Union Nationale.Tout ce qu\u2019il reste à faire aux partisans irréductibles de - M.Duplessis, c\u2019est de s\u2019amuser à dresser des statistiques pour essayer de démontrer que celui-ci, en somme, n°a pas été bat- fu aussi complètement qu\u2019un vain peuple le pense.En compi- \u2018Sant les chiffres du dernier scrutin un statisticien amateur, * dont la compétence en calculs laisse évidemment à désirer, en arrive à la conclusion que l\u2019honorable Adélard Godbout et \u2018ses 68 députés n\u2019ont obtenu aux urnes qu\u2019une pluralité de \u201830,000 voix.Pour en arriver à ce résultats équivoque, le sta- -'isticien en question a compté dans la colonne adverse tous \u201cles auffrages donnés à, d\u2019autres concurrents que les candidats \u201csofficicls du parti libéral.Or parmi ces derniers il y avait M.Houde, maire de Montréal, qui, sans se donner comme libéral, se pronçait catégoriquement pour M.Godbout contre M.Duplessis; il y avait également des candidats libéraux ayant refusé d\u2019accep- {ter le choix des conventions régulières de leur parti; il y avait \u201cenfin des candidats indépendants qui s\u2019étaient engagés à col- - laborer avec M.Godhout.En somme, si éclatante que soit la victoire de M.Godbout, la réprobation personnellement infligée à M.Duplessis paraît encore plus complète.Le pour- \u2018tentage des votes accordés au vainqueur est bien de 53 pour +100; mais si nous additionnons tous les votes donnés contre .Padminisiration duplessiste, nous arrivons à 60 pour 100.l\u2019our corriger partiellement les erreurs grossières de cet -amaleur en statistique, il faudrait reprendre tous ses calculs, premièrement, pour établir l'énorme pluralité des votes li- -béraux sur les votes obtenus par le parti battu, et, deuxièmement, pour dissocier de l\u2019ancien parti ministériel les candi- * dats de groupes qui lui étaient hostiles, donnant à chacun le pombre et le pourcentage des suffrages obtenus.On constate- 1 + ait alors que, dans l\u2019île de Montréal, 14 députés libéraux et ] député favorable à M.Godbout ont obtenu ensemble près de 90,000 votes, contre les 37,000 donnés aux 15 candidats ttus de M.Duplessis.Après avoir enregistré ce premier, ré- bultat, qui est le principal, l\u2019attention serait attirée sur le fait que les candidats du tiers-parti de M.Gouin ont recucilli \u201cmoins de 8,000 suffrages, et les candidats excentriques, une Yportion congrue de moins de 6,000 voix, à répartir sous di- Werses étiquettes d'occasion.8 En procédant de la même façon, on constaterait ensuite que le district urbain de Québec, comme chaque région ru- \u2018Fale, la Guspésie, les comtés du bas du flouve, ceux du Sa- \u2018guenay, des Bois Francs, des Cantons de l\u2019Eat, des vallées du int-Laurent et de l\u2019Outaouais (à l\u2019exception du district du Be-Maurice) ont donné une majorité absolue au parti libé- I.C'est ainsi que se démolit la petite imposture que \u201cLe Derl?voudrait accréditer, à savoir que l'électorat urbain a dé un vote prépondérant à l'honorable Adélard Godbout, \u2019électorat rural n\u2019a pas suivi co mouvement.RASTIGNAC.OUPS S ; .ps | ART x Sur la recommandation des censeurs de In presse, le Secrétaire d'Etat a prohibé la publication du journal communiste \u201cClarion\u201d, édité à Toronto.La disparition de \u201cClarion\u201d suit de près celle de \u201cClarté\u201d.Si M.Duplessis était encore au pouvoir, #1 devrait être le premier à regretter la mort de ces deux feuilles staliniennes.N'est-ce pas sa police provinciale qui faisait imprimer des milliers de copies de \u201cClarté\u201d afin de les saisir dans le Québec, ce qui procurait au \u201cboss\u201d l'avantage de poser à l'ennemi juré du communisme?N'est-ce pas son organisation qui pour faire battre Camillien Houde aux dernières élections municipales, faisait insérer un article d\u2019une page dans le \u201cClarion\u201d, aussitôt traduit et reproduit dans 1\u201cL\u2019Ellustration Nouvelle\u201d, demandant aux communistes montréalais de voter pour Camillien Houde, ce qui était la meilleure manière de faire battre celui- ci?Mais à vouloir être trop \u201cfinaud\u201d, on finit par se casser Je ner\u2026 * * On n'entend plus guére parler de cette société Jacques-Cartier qui, dans l'esprit de ses fondateurs, devait remplacer chez les Canadiensfrançais la Chevalerie de Colomb.Nos compatriotes estimaient que les Chevaliers de Colomb canadien- français faisaient tout simplement sans le savoir le jeu des Irlandais, auxquels ils versaient leurs sous sans rien recevoir en retour.C'est peu après l'avènement du régime \u201cdu- plessiste\u201d que la Jacques-Cartier fit son apparition.De nombreux députés, sous l'égido de l\u2019honorable-pour- rire Bona Dussault, s'enrégimente- rent aussitôt.L'Achat Chez-Nous, la guerre aux Juifs, la haine au libéralisme, tels étaient ses trois principaux points.A la suite d\u2019une cer-; taine conférence prononcée dans l'une de ses succursales, laquelle conférence entraina une poursuite | judiciaire, on n'a pas plus entendu parler de Ia Jacques-Cartier que si elle était morte.Ce que les Irlandais doivent rire dans leur barbe! ° * La censure cinématographique n'est pas encore parfaite aujour- d'hui, bien que supéricure à ce qu'elle était avant le 25 octobre, surtout sous Îe régime du sieur Laramée, organisateur de retraites fermées et devenu magistrat pour enfants.II fallait être aussi \u201cfinaud\u201d que le singe des Trois-Rivières pour nommer censeur ce pauvre homme qui n\u2019avait jamais mis les pieds dans une salle de vues animées, Par contre, il avait dû mettre les pieds dans les plais plus souvent qu'à son tour, et c'est ce qu'il continua de faire avec une telle virtuosité qu\u2019il fallut le déplacer, et en vitesse, car après avoir estropié la moitié des films, il avait excommunié le reste, de sorte que nos cinémas étaient menacés de n'avoir pas de films du tout.Entre la fermeture des théa- tres à Québec ct la disette des pellicules à Montréal, y avait-il connivence crétinisante?On ne saurait en douter.Depuis la démission de M.Cyrille- F.Delage comme surintendant de l\u2019Instruction Publique, on lui dési- Ene plusieurs successeurs.On parle de M.Edouard Montpetit, de M.Victor Doré, de M.Antonio Perrault, de M.Ilector Perrier, ct que sais-je?On parle même de M.C.- J Magnan, apôtre de la magnan\u2026 cul.ture et l'auteur d'un volume indigeste intitulé \u201cHonneur à la province de Québec\u201d.Cet ouvrage, écrit il y a un quart de siècle, mettait notre province à la tête de la Confédération dans le domaine éducationnel.| Alors nous avions au moins 65 pour cent d\u2019illettrés.En a-t-il du culot, ce Magnan qui, l'autre jour, alla jusqu'à prétendre que l'agneau de la Saint-Jean-Baptiste devait être apparenté à l'agneau divin! Notre Commission Scolaire tremble dans ses bottes.Elle a peur d'être abolle, la \u201cpôvre\u201d! Ce serait le moindre mal qui puisse lui arriver, car telle qu'elle cst organisée a l'heure présente.c'est une bien vilaine institution.M n'y a pas longtemps encore, elle faisait figure de corporation fasciste et elle l'est restée dans une certaine mesure.Estce que l\u2019un de ses principaux fonc- tlonnaires n'est pas allé à Nuremberg rencontrer Hitler?Est-ce qu'un autre ne cessalt d\u2019exalter à la radio tes vertus du Fuhrer?Encore au- Jourd'hui, dans plusieurs de ses écoles, les enfants font le salut fasciste.Décidément, la commère doit dispa- mitre et au plus tôt Ça presse! comme diralt Camillion.VULOAIN L\u2019AUTORITE, MONTREAL, 25 NOVEMBRE 1939 Cette affaire de canalisation L'étrange attitude de honorable M.Hepburn.\u2014 Qui donc inspire cette campagne d\u2019un quotidien mont- réalais?\u2014 Un projet de la plus haute importance et qu'il faut suivre de pres.Nous voulons revenir, celle semaine, sur un certain aspect de cette fameuse question de la canalisation du St-Lar- rent qui, aux yeux de nos amis de l\u201c\u201cHlustration Nouvelle\u201d, semble être un terrible épouvantail, un danger national pire que la guerre, si les Alliés, par hasard, étaient vaincus.On semble croire, à la rédaction de ce journal, que cette entreprise est chose décidée, alors qu\u2019elle n\u2019est encore qu\u2019à l\u2019état de projet et que les autorités fédérales, de concert avec nos gouvernements de POntario et du Québec, y verront à deux fois avant de solutionner Paffaire dans l\u2019affirmative.Dans notre dernier numéro, nous n\u2019hésitions pas a déclarer qu\u2019il y a des raisons importantes qui militent en faveur de ce projet de canalisation et qu\u2019il offre d\u2019immenses avantages au Canada tout entier.D\u2019un autre côté, en ce qui concerne Montréal et notre province, il se peut que nous ayions à souffrir dans notre économie et qu\u2019avant de donner son entière coopération, le gouvernement de Québec devra prendre les précautions nécessaires pour protéger nos intérêts particuliers.L\u2019honorable M.Godbout et ceux de ses collègues qui l\u2019accompagnaient à Otterca, lors de lentrevue qu\u2019ils ont eue avec Phonorable M.King, au début de la semaine, ont certainement dû toucher le projet et nous avons l\u2019assurance que rien ne sera fait au détriment de la province et de la ville de | \u201cPopol\u201d Bouchard candidat Montréal.D\u2019ailleurs, peut-en raisonnablement prétendre que le gouvernement fédéral sacrifierait les droits et les intérêts du Canada pour faire plaisir à nos voisins les Américains?Ce serait folie que d\u2019entretenir une, telle prétention et d\u2019essayer de monter la population du Québec avant de bien connaître toutes les conditions de Paffaire.Mais il est un fait qui nous rend perplexe: c\u2019est la volte- face aussi rapide qu\u2019incompréhensible de \u2019honorable M.Hepburn, premier ministre de l'Ontario, depuis la chute de son: comparse et ami, M.Duplessis.Lorsque M.Duplessis détenait les rênes du pouvoir, à Québec, M.Hepburn avait uni ses efforts a ceux de Pex-premier ministre trifluvien pour combattre avec le plus vif acharnement la réalisation du projet.Comment en un plomb vil l\u2019or pur s\u2019est-il changé?Aujourd\u2019hui, M.Hepburn trouve que Phenorable M.King ne va pas assez vite et qu\u2019il devrait bâcler Paffaire sans retard.Tout est beau, tout est bon, maintenant que ce cher Maurice a fait le plongeon que lon sait.Et quel plongeon! Quelle puissance occulte, quel manitou serait donc intervenu pour que le \u201cMitch\u201d si aimé de Maurice ait ainsi changé son fusil d\u2019épaule et qu\u2019il faille maintenant entreprendre sans plus tarder l\u2019exécution d\u2019une si vaste entreprise?Mystère qui s\u2019éclaircira bientôt et qui ne sera pas sans causer de vives surprises.Et cette campagne poursuivie par notre confrère de U\u201cllustration Nouvelle\u201d avec une ardeur, une persévérance à nulle autre pareille, et une documentation qui ne sort certainement pas des cartons du sieur Arcand n\u2019est pas, non plus, sans éveiller la curiosité publique qui se demande quelle serait donc la source de cette inspiration?Evidemment, de gros intérêts sont en jeu et il sera bon d\u2019avoir Poeil ouvert.L'*\u201cAutorité\u201d se propose de ne rien épargner pour suivre attentivement les développements de ce projet qui intéresse le Canada tout entier et dont exécution devrait avoir des conséquences si importantes pour l\u2019avenir économique de notre pays.E.F.QUEBEC UNE FOIS DE PLUS SAIT ENCORE FAIRE SA PART La campagne de la Croix-Rouge, avec objectif de $800,- 000 pour la province, est amplement dépassé, bien qu\u2019on eût craint sa réussite un temps.\u2014 Les Canadiens-français ont largement répondu à l'appel.Encore une fois.le Québec vient de démontrer qu\u2019il ne comptait plus se désintéresser des choses d'intérêt national et c'est avec un beau mouvement d'ensemble qu'il vient de damer le pion.pour ainsi dire, aux autres provinces du Dominion, en non seulement atteignant l\u2019objectif qui lui avait été assigné dans la campagne de la Croix-Rouge.mais en le dépassant dans une large mesure, donnant même plus de 375.000 qu'on ne sy attendait.T1 se peut même que l\u2019objectif fixé a $800,000 atteigne Ia somme de 8900,000.C'est un succès des plus remarquables à tous les points de vue.La presse quotidienne a publié régulièrement tous les jours la liste de ceux qui y allaient des grosses contributions de $1,000 et plus, voire même à partir de $100.et on a pu peut-être en déduire, vu que la majeure partie de ces dons importants étaient en provenance de nos concitoyens de langue anglaise, que les Canadiens-français s\u2019étuient totalement désintéressés de l\u2019affaire.C'est probablement ce qu'il y a de plus trompeur.Si l'on prend l'ensemble des petites souscriptions recueillies de porte en porte, chez les partieu- liers, et ailleurs, où les Canadiens-français forment la plus grande majorité, on verra que nous n\u2019y sommes pus allés de main-morte.En somme, nous avons fait notre part et c'est ce qui importait.La campagne pour le Québec était sous la pré sidence conjointe de MM.J.-Henri Labelle et R.-P.Jellen, deux concitoyens éminents de notre vifte.L'AUTOR \u201cJ'entends grincer la scie et tomber le marteau\u201d.(Campenon) RE ET SA SERIE D'HOR | CENTS Administration: Suite 415-416, Edifice Canada Cement, Tél.: Lan.9841 Abonnement: $2.50 par année \u2014\u2014\u2014 ee, REURS LE PARTI DE LA BETE A DEUX TETES PRE U OF ADL TOURNEE , GNAND PHENOMENE fu ans = Ye 4 « MAURICE LE GOULET A POPOL GOUIN.\u2014 Ecoute, Popol, cette fois-ci, j'suis sincère.Pus de cochonneries contre toé! Y faut se remettre ensemble, comme en 1935, pour faire une grande tournée provinciale avce not\u2019 bête à deux \u2018têtes.Finie mon Union Nationale! Finice ton Action Libérale Nationale! Finie les vieux conservateurs! Le peuple ne veut pas de ces machines-là.Si tu peux avoir encore confiance en moé, nous allons fonder le parti conservationiste .Le Dr Lafortune i quitte la prison de Montréal Nous apprenons de source absolument autorisée que le Dr Sylrio Lafortune, quuverneur de la prison de Montréal, a êté invité par la nouvelle administration provinciale à prendre sa retraite.Le Dr Lafortune fut nommé à ce poste peu après l\u2019arrivée de M.Duplessis au pouvoir et il succédait à l\u2019hon.Napoléon Seguin.On ne sait pas encore si celui-ci reprendra son ancien poste ou si un homme nouveau sera nomme.L\u2019Unité Libérale Si l'élection du Nouveau-Bruns- wick tend à consolider l'unité canadienne, fl est légitime d'ajouter qu\u2019elle complète presque l'unité li- bérale du Canada.Le \u2018\u201cToronto Star\u201d remarque, en cffet, que le parti conservateur est totalement exclu de tout gouvernement en Canada, que la seule province non libérale est la créditiste Alberta et que dans l'ensemble du pays il n'y a que 117 députés conservateurs contre 485 libéraux.Le quotidien to- rontonien s'est en offet donné la peine de faire la petite compilation suivante: L'élection du Nouvcau-Brunswick laisse les conservateurs, comme précédemment, sans un seul ministère provincial ou fédéral, en Canada.Huit gouvernements provinciaux sont libéraux (en comptant l\u2019admi- nationaleux\u2019 dans SAINT-JACQUES Îl aurait l\u2019appui de M.Paul Gouin, M.Bourassa ayant refusé le sien.\u2014 Candidats libéraux: MM.Gagnon, G.Fauteux et C.-A.Bertrand.Parmi les nombreuses candidatures libérales dont il rst question dans Saint-Jacques, il n\u2019en est que trois qui paraissent sérieuses: celles de l\u2019hon.Wilfrid Gagnon, ancien ministre dans le cabinet Godbout de 1936; de l\u2019hon.Charles-Auguste Bertrand, ancien ministre dans le même cabinet, et du Dr Gaspard Fauteux, qui représenta la division Sainte-Marie à la Législature de 1931 a 1935, après avoir défait M.Camillien Houde, alors chef de l'Opposition.Comme la nomination aura lieu le 11 décembre, et la votation le 18, les libéraux auront tout le temps nécessaire de s'entendre sur le choix de leur candidat.En tout cas, on peut être sur que le candidat choisi, s\u2019il y a ballottage, ralliera à lui tous ses concurrents.L'élection se fera-t-elle par acclamation?Cela, par exemple, n'est pas du tout sûr.On parle couramment de la candidature d'un « nationaleux », qui ne serait autre que < Popol » Bouchard, de Québec, lequel « Popol > se fit si splendidement rosser par l\u2019hon.J-N.Francoeur, dans Lotbinière, en 1937.Popol Bouchard aurait fait appel à M.Henri Bourassa, afin que celui-ci lui prête son concours, et M.Bourassa, qui est actuellement à rédiger ses « mémoires >, comme un Metternich ou un Guizot, a répondu qu'il ne fallait pas compter sur lui, 1 ne reste plus a Popul Bouchard que de s'adresser à son ho- menyme Popol Gouin.Ils ont parlé sur les mêmes tréteaux avant la déclaration de guerre, allant jusqu\u2019à précher la sédition.Ils sont dune faits pour s\u2019enlendre.Plas que cela, Popol Gouin ne vient-il pas de decider de continuer la lutte qui a si malencontreusement tourne contre lui le 25 octobre.I l'entendre, 25,000 personnes ont voté pour son parti, quand les statistiques officielles ne lui en dunnent pas 10,000.Où preud-il le reste?Dans sa cabuche en cbullition sans doute.«Suite & la page 2) tistration libérale-progressiste du Manitoba) et une province s'est donné un gouvernement de crédit-so- cial.Et les libéraux ont une majorité écrasante à Ottawa, Dans l'ensemble des parlements fédéral et frovinciaux, il y x 455 libéraux et: 117 conservateurs.Deux assemblées | législatives ne comptent pas un seul) conservateur, quatre autres en ont moins de dix.La position des partis est à peu près la suivante: L C.C.C.F.Aut.I.Pr.-Edouard 26 4 0 0 N.-Ecosse 25 5 0 0 N.-Brunswick 27 21 0 0 Quebec 69 0 0 17 Ontario 66 23 0 1 Manitoba 24 15 6 9 ! Saskatchewan 37 0 11 + Alberta 5 2 0 56 C.-Britannique 31 8 3 1 Provinces 311 73 24 88 Confédération 134 39 7 18 Total 485 117 31 106 | l'ensemble du pays d'après le \u2018\u2019To- Telle est 1a position des partis dans routo Star\u201d.Après un tel relevé, on peut se demander avec quelle sorte de lunettes le \u201cDroit\u201d a bien pu voir une vague conservatrice dans l'élection du Nouveau-Brunswick qui maintient un gouvernement libéral yeux de socur Anne?.AVENTURE D'UN ANGLAIS DE PARIS RETOUR DE LONDRES Victime du fonctionnarisme.\u2014 Trois seinaines pour obtenir son visa.\u2014 Jalousie d\u2019une femme contre un mari fidèle.Paris, novembre Je puis dire, sans cragération, qu'il y avait plus d'un siécle que {pe de cinquante ans.Entre nous, Je n'avais tu mon ricil ami Jim-lil ne s'appelle pas Jimmy Brownmy Brown, puisque nous nous é- mais, ne résistant pas à Uenvie tions quittés l\u2019avant-veille de la|de rous conter la très authentique guerre.au bar du casino de Deau- | aventure qui fut la sienne, ces ville.jjours derniers, je ne puis évidem- Il était tard.ou plus cracte-\\ment vous le présenter que sous ment tôt, Ce n'est pus par géné,lun nom d'emprunt.mais par souci de la vérité que je | Done, cette nuit-là, tout en bum'abstiens de vous dire que qua- lun le der des ders, nous evo- tre heures (du matin) sonnaicnê : quions avec une tronic mélancoli- pourrait les conduire à la sagesse.Jimmy Brown est un brave ty- à l'horloge du casino.Vous saves [que la der des ders.fort bien que les casinos ne pos- | sédent pas d'horloge.Par princi- [my Broxs, ie se veus pas en di- au pouvoir.f'eat-etre est-ce avec les, Pc: 14 ne sicd pas de rappeler fes ire trop de mal, de cette joueurs au sens de la réalité: il \u2014\u2014Pour ma part, me dit Jimautre Suite à la page.3) Page 2 LES CAPITAINES D\u2019ENERGIE Feu I\u2019hon.Louis Létourneau, consciller législutif, en fut un,\u2014 Benjamin Sulte, l'écrivain aux flèches barbelées qui ne tiraient pas.(Le Canadien est un être constamment à la recherche d\u2019un autre pour l\u2019aider.) Benjamin SULTE «C'est un paradoxe, purement tt simplement.À l'unisson, crions haro sur le baudet, persiflons l\u2019insulteur, comme il sied, en patou- fles, avec fougue, d'un seul élan.Clouons-le au pilori, qu\u2019on l\u2019ostracise à tout jamais, il lui faut un châtiment égal à Ia flétrissure, une leçon dont il se souviendra.lui.ce détracteur au coeur fielleux, ln vipère faite homme.>» Voilà, dans un stvle haché, ce qu'on appelle, en français, pour parler net: une raillerie salée, une catilinaire à la Cicéron, un argument ad hominem, qui fige et qui désarçonne, qui écrase, taille en pièces, en un mot, qui déboulonne une réputation, la noircit jusqu'au cercucil.Parcille diatribe, quand elle reflète le sentiment unanime et que la mesure est comble, ne peut être ni refrénée, ni prohibée, sauf sous les régimes dictatoriaux où, au dire des dépêches, la censure régente à la spartiate, se plie aveuglement aux ordres, aux moindres caprices du Maître, fussent-ils ridicules à en pouffer de rire.« En ce monde, l'esprit est un nom étranger ».\u2014 Papa Hugo, ce géant des lettres françaises, pensa juste.fut inspiré à souhait, lorsqu'il découvrit que la faculté par laquelle il s'illustra, ne hantait pas notre planète, qu'elle brillait par son absence.Le « défunt » Sulte \u2014 l'index d'incipit en fait foi, était indigent d'esprit pour vider de la sorte son carquois.pour décocher une flèche de Parthe aussi aiguë à la face des siens.« De l'esprit, s'exelamerait Edmond Rostand, vous n'en eûtes jamais un grain, 6 lache, pas une parcelle, pas même l'ombre d'un atome >».Arrétons-nous ici un instant, ct considérons la théorie d'offensés qui, le coeur pincé par la « bou- tude > de Benjamin, ont tenn cet tiendront le boniment précité.langage acerbe.facilement sarcastique, que nous avons guillemeté à dessein, avec l'intention d\u2019examiner À la lumière de la réalité, le bien-fondé de leur algarade.T'ou- te médaille a son revers: un bon ct un mauvais côté; tont axe, deux pôles: l\u2019un positif, l'autre négatif.Si vous n'y voyez pas d'objection, nous graviterons d'abord vers le pôle négatif sur lequel plane le « noyau >» de Canadiens qui.issus de parents modestes ct n'ayant reçu, souventes fois, qu'une instruction primaire, sont parvenus au faite des honneurs, du « SUCCÈS >.sans autre « soutien » que la confiance en soi, sans autre «stimulant > que l'ambition, que la volonté de percer à tout prix, sans autre «actif» que la passion du travail.Servis par une provision d'opiniâtreté que rien ne rebutait, ils agrippèrent les opportunités susceptibles = d'améliorer leur condition et, afin d'asseoir leur avenir sur un pivot solide, recourrurent à cet outil « sine qua non > auquel se rattache l\u2019un des fabricants du bon- beur: PEpargne.Quand on se munit, comme viatique, d'aliments qui émanent de « l\u2019économie >, le lendemain ne nous effraie point, le pèlerinage terrestre se poursuit paisiblement en compagnie du sourire, de lu joie de vivre, des douceurs de l\u2019existence, et l'initiative, clef de voûte de toute réussite, clef cependant peu utilisée dans la « bourgade >» québecoise, peut dès lors déployer ses ailes et accomplir des prodiges qui susciteront l'admiration, l'estime d'un peuple entier, \u201c LA TRISTE MORT DE NATOLE CARIGNAN (Suite de la page 4) Va sans dire que le clergé de la paroisse des Saints-Anges a formellement démenti cette atroce rumeur.Bien plus, dans les Académies Piché et Savaria, des prières publiques ont aussitôt été faites par les enfants, afin que le Ciel, au lieu de châtier les coupables, les propagateurs de ces infamies, leur permet-il de reconnaître leur erreur, au lieu de les laisser sombrer dans l\u2019impénitence finale.Quant à « Natole », il est tellement bien mort que comme pour « Monsieu Malbrouck », il ne reste plus qu\u2019à le porter en terre.Comme de juste, il n'est plus question de lui à la mairie de Lachine, et parmi les nombreux candidats à za succession, MM.Edgar Leduc, Fyon, Meloche, Massey, ete, le premier, l'ex-échevin Edgar Leduc, semble être celui qui a le plus de périence municipale et de son intégrité reconnue.ALEXANDRE Or, parani la poignée de preux, de « self made men > qui, au pays de Maria Chapdelaine.se sont construit « eux-mêmes > un nom.il en est un qui nous fut cher à plus d'un titre et dont nous .vénérons pieusement la mémoire, nous faisons allusion à feu l'honorable M.Louis Létourneau, membre du Conseil législatif et, pendant vingt ans, député du comté de Québec-Est à la Législnture, comté que représenta Sir Wilfrid Laurier et que représente aujourd'hui, non moins dignement, le Très Honorable M.Ernest Lapointe.Pour ne pas être taxé de jactance, de snobisme, il convient que nous dédions la parole à quelqu'un qui l'a connu.qui l'a vu à l\u2019ocuvre; nussi sans plus tarder nous enchassons la citation que faisait à son sujet le rédacteur en chef du Soleil, organe fort prisé de la vieille capitale.Lege, quaeso, « Dans l'in- lussable Jutteur que la mort vient d'abattre, ce n'est pas tant le partisan politique, si dévoué fut-il, que nous voulons louer, mais le apitaine d'énergie qui, dans des circonstances souvent adverses.a doté Québec d'une industrie longtemps prospère.Louis Létourneau était tout jeune, sans autre instruction qu'un cours élémentaire, sans fortune ct sans influence, lorsqu'il quitta son village de l'Ile d'Orléans pour venir gagner sa vie à Québec.Dans le cours des trente années qu'il a données à la vie publique, son parti n\u2019a jamais connu la défaite dans lu division dont il était l'organisateur électoral.L'honorable Louis Létourneau laisse un nom dans les annales de Québec, un excellent souvenir à la légion de ses amis, et un bel exemple d'énergique labeur à sus fils et à ses compatriotes.» Voici un témoignage palpitant d'éloquence, une preuve concrète, irréfutable, qu'aucun ue récusera, et qui démontre hors de tout doute que le Canadien d'origine française.cffrontément calomnié par Bulte.«\u20ac u'est pus constamment à la recherche d'un autre pour l'aider.» Ceux-là.ceux-là même qui, comme Louis Létourncau, Joseph Simard.de Sorel, comme le docteur L[Louis-P.Hébert, consul du Guatémala, feu Georges - Elie Aimnyot, se sont hissés au sommet, ont réussi quoi, s'attendaient.un certain automne, à une protestation en règle dirigée contre ces quelconques individus en mal de réclame, mais ils n'auraient pu prévoir.à moins que nous nous abusions, que le dénonciateur.fils et petit-fils d'industriels qui se firent tout seuls, eux aussi.serait une \u20ac jeunesse > animée de sentiments nobles, éprise d'idéal, et avide de s'élever par ses propres forces, par ses propres ressources, à la manière des anciens, de ses vaillants.« Les illusions, décidait Armand Charpentier, sont des fleurs que fane le soleil de la réalité.» Se bercer d'illusions a toujours été l'une des friandises favorites de la jeunesse.Appartenant encore à celle-ci, il va de soi que nous ayions ses goûts, ses aspirations.que nous échafaudions des chateaux en Espagne, et que nous | grillions d'imiter ces hommes courageux.audacieux, empanachés d'indépendance et remuants jusqu'au merveilleux à qui l\u2019on pourrait appliquer la réflexion de George Bernard Shaw, puis- qu'elle les gante à ravir: « La vie est à ceux qui se lèvent de bonne jheure.» D'accord.Toutefois, on aura beau être mmalinal, s'armer de « pep », cuirasser son ame contre les défaillances possibles, et vi- {brer d'enthousiasme à l'idée que jl'univers est à nous, à nos pieds.\u2018on réagit vite, très vite, à mesure que l'esprit se livre au caleul chances, à cause de sa longue ex- de l'Ouestde supputer les chances qui nous permettent d'atteindre au succès, seul, sans le secours intellectuel ou financier de nos semblables.A moins d'être nés coiffés, à moins d'un gentil coup de pouce de la destinée, il est indéniable qu'en cette vallée de larmes, de misère, qu'en cet asile où l'envie, ce démon vigilant, déchire à belles dents, les héritiers d'Adam et d'Eme, pour arriver, doivent sept fois sur dix solliciter l'appui, ou de leur père ct mère, de leurs voi- sius, où emprunter d'un mien copain, d\u2019un oncle cussu, ou s'agenouiller devant les notables, les puissants du jour.Reste la visite des amis.Ah! les amis! Sommes-nous dans la gene, dans affliction, sur la pente du gouffre.à deux doigts de la faillite, qu'aussitot, comme le lièvre, ils prennent la poudre d'escampette.A la mort, par exemple.vous les apercevrez, ils sont là, duns le oertège, l'air contrit, \u2018anonisant à mi-voux celui qu\u2019hier ils abandonnaient.Pourquoi maquiller le vuérité, autant l'exposer toute nue.d'ailleurs depuis Hérode, les choses se passent ainsi; on ne changera pas l'humanité, pas plus que l'on nous empéchera de vouloir limiter l'influence des incapables, et de prétendre, d'affirmer après tant d'autres, après vous peut-être, qu'il y a beaucoup de vrai dans la saillie plutôt terne de notre héros, du camarade Sulte.Que vous en semble; Au- \\rions-nous par hasard une pensée jumelle, opincriez-vous du bonnet?Afin de liquider le point en litige.nous suggérons ce plan-ci: interroger ex abrupte les sommités en cause.Cela vous agrée! Alors procédons: « Vous qui trônez dans les salons, qui paonnez a la clinique, qui pérorez au prétoire, vous qui gérez un gros commerce, qui roulez carosse, vous enfin qui vous qui.oui, qui vous a fait?Une parade de recucillement.Allonsêtes-vous muet?Une seconde pause.Puis vlan! l'aveu « C'est le sieur un te tout.absolument tout: mes débuts dans la carrière, mes promotions, ma clientèle.mon crédit, ma réputation.> Et dans un hoquet de soulagement, la confession prend fin.Nous rectifions, car l'énumération, à notre sens, est boîteuse.« Pardon, senor, vous commettez un oubli, une injustice en ne meu- tionnant pas l'essentiel: le substantif remerciement.Ah! l\u2019on vous juge à ce trait, on a votre photographie murale.» Il est manifeste que ces oiseaux ont fréquenté madame de Sévigné, elle qui dé crétait que « l'ingratitude est la porle par où sortent la plupart de ceux que lu reconnaissance embarrasse.» Yous vous rappelez l\u2019épigramme, n'est-ce pas?Uu haussement d'épaules en guise de réponse.Vous me comprenez, je vous comprends; il suffit.À chacun maintenant de tirer ses conclusions.Quant à moi, ce pronom détestable, j'en infère qu'il vaut rieux me taire, car si la conversation languit, vous allez me planter là, tout bonnement.Or, une conjonction qui a son poids, comme je suis un ètre constamment # la recherche de Jecteurs «pour me lire », il ne faut pas que je les indispose.Au revoir donc, et .sans rancuue, Lucien DUCHAINE Aventure d\u2019un Anglais de Paris retour de Londres (Suite de la première page) Guerre.Je me suis engagé; j'ai fait mon petit bout de travail comme n'importe quel tommy.et la France m\u2019a tellement plu que je m'y œuis fixé après avoir épousé, vous le savez, une blonde Parisienne.\u2014Et vous êtes devenu un gros commerçant, membre reapecté de la colonie britannique.Vous jouez \u2018 gueilleusement Vous voyez donc que je suis presque dez vôtres.C'est égal, je che qu la au golf.\u2014Et à la belote! clama -or- Jimmy Brown.Ce ne pensais pas revoir cela.Hitler, quel.La langue anglaise est plus ri: nôtre en invectives.Je a targuez d'être de l'élite, dites-nous : L\u2019AUTORITE, MONTREAL, 25 AVIONS BRITANNIQUES EN FRANCE renonce à traduire celles dont usa à cet instant Jimmy Brown à l'égard de l\u2019ami de nos communistes.x x x J'ai trouvé le sympathique Jimmy Brown, vendredi soir, dans un restaurant.Sa bonne mine, son robuste appétit, témoignaient qu\u2019il tenait magnifiquement.Pourtant, avrès les premières effusions, il me dit qu\u2019il était terriblement ennuyé, et cela pour deux raisons précises.\u2014J'abord, me dit-il, M.Hore Belisha ne veut pas de moi.Je veux dire ses services.lls prétendent que je suis trop vieux | pour recommencer ce que j'ai fait dans l'autre guerre.Pourtant, je pourrais bien faire encore un petit bout de travail.Et puis, l'autre embétement, c\u2019est avec ma femme.Fous la connaissez.Vraiment, je crois que je n\u2019aurais jamais osé rêver que je rencontrerais dans la vie une compagne aussi adorable.Il y a diz- neuf ans que nous sommes mariés.Jamais le plus léger nuage n'est venu trrnir le ciel bleu de notre conjungo.Il a fallu cette guerre pour que.Jimmy Brown s'interrompit pour soupirer: \u2014(\"est très embétart, très em- bétant, en vérité.A un Français, j'aurais sans * doute dit: \u2014Mon racontez-moi donc cela.Les Anglais ont horreur dès questions d\u2019ordre personnel et je n'aurais rien su de l\u2019aventure de Jimmy Brown si, une demi-heure plus tard, la chaleur communicative de ce diner de guerre aidant, il ne s'était écrié soudain: \u2014Eh bien, voici: je veux vous prendre à témoin, mon cher, que ma femme a tort de se forger dans l'esprit quelque doute sur ma fidélité.Il m\u2019expliqua alors qu'il y a un mois, la nature des affaires qu'il dirige à Paris l\u2019empéchant vieux, part: |.Je lui dois {se rendit à Londres pour régler de continuer leur exploitation, il certaines questions urgentes avec ses correspondants, Jimmy Brown.\u2014 J'ai dit à ma femme: «\u20ac Mon absence ne sera pas longue; dans quarante- huit heures, je serai de retour.» !Quarante-huit heures! Quel fou J'étais de prévoir cela.D'abord, il m'a fallu vingt-troix heures pour arriver à Londres.Je me dia: \u20ac Je vais me dépécher et j'arriverai bien à repartir après- demain.» Non sans mal, je termine tout en une journée, J'arrive à la gare de V'ictoria juste à l'instant où le train démarrait.Je fredonnai Home, sweet home, en songeant que Paris, le soir, est lumineux quand on le compare à Londres.Seulement, voila, au port d'embarquement on me fait faire demi-tour parce que j'avais omis d'obtenir le visa français.Jimmy Brown m'explique ensuite que dès son retour forcé à Londres, il écrivit un petit mot à sa femme pour lui annoncer que son rapatriement était légèrement retardé.Jimmy Brown.Légèrement.Je n\u2019exagérais pas! Le lendemain matin je me précipite au consulat de France, à Bedford Square.On me reçoit d'une manière charmante.Mais avant de pouvoir apprécier la gentillesse de cet accueil, je dois faire queue derrière cinq cents person- ues.zh! l'attrait de la France, il est irrésistible, malgré la | Guerre! Que sera-ce après la victoire, hein?Je suis reçu par un monsieur très gentil.Je lui dis: « Vous saves, je suis très pressé de retrouver ma femme.Une Française! > Il sourit et me répond que cela ira très vite.Une petite semaine! J'étais désespéré.J'insistais.Il paraît que c'était impossible d\u2019abréger.ce délai.Je m'en suis d'ailleurs aperçu, puisque ce n\u2019est qu\u2019au bout de dix-sept jours que mon passeport s'est orné du visa tant désiré.\u2014\u2014Et qu'avez-vous fait pendant ces dix-sept jours?-\u2014J'allais voir, chaque matin, si mon visa était prêt, Et puis j'achetais du linge, car j'étais évidemment parti avec um bagage très léger.Pour quarante-huit heures! Mais le plus douloureux Quelques-uns des 260 avions britanniques qui viennent d'arriver en France pour entrer en service sur le front Ces avions de combat, du type le plus moderne, sont reconnus comme les plus perfectionnés, les plus modernes et les plus rapides qui existent au monde.SR RENE pour moi, cela a été le coup du téléphone.\u2014Le coup du Qu'est-ce que c'est?téléphone?Jimmy Brown me répond: -\u2014Eh bien, vieux aarçon, vous pensez bien qu\u2019en débarquant en France mon premier soin a été de téléphoner à ma femme pour lui \u201cAnnoncer mon arrivée.À la aare, on me dit: \u20ac On ne télénhone pas.Pour les ca< urnente.il faut nller au bureau de poste ct nbtenir Pantorisation du contrôleur militaire.» Je nrende un tasi.j'arrive ru hnreau de nogte, On me conduit au contrôleur militaire qui était un rieur civil.« « Je raconte mon histoire.Le rieur monsienr ne la trouve nas assez dramatiane pour inelifier un coun de télénhone: \u20ac Oh! vous à Paris ce soir.on demain matin.Rirn ne nres- se.Fatre femme sait bien que rous n'êtes pas mort.» arriveres \u20ac Je rénonds que iustmeent ie nr suis pas très sur aucelle nnis- « me croire encore en mie.Fnfin, rons le savez, rieur aarenn.lex Analais sont des = entétés.Pembéte tellement le vieux contrôleur militaire en civil au\u2019il me tend l'amnareil téléphonique en rnroammelant: « Trois minutes.nas plus! » Trois minutes!.C'était peu pour ce que ma femme avait à me dire ct s'était promis de me dire à la première nccasion.À peine eut-elle entendu le son de ma voir qu\u2019elle se mit à s'exprimer à mon éaard d\u2019une manière dont je n\u2019aurais jamais pu supposer ane sa doucr bouche puisse se prêter à un tel langage.J'étais un joli coco! Trois semaines sans un mot (j'allais, naturellement, anprendre, par la suite, aur ma lettre ne lui était pas encore parvenue ).Je devais avoir mene a Tondres, une existence de Sardanapale avec des créatures éhontées qu\u2019on rencontre la nuit (moi qui n'avais jamais mis le nez dehors après diner, à cause du blackout).J avaeis beau lui crier: « Chérie, écoute-moi.» Elle me répondait: « T'aisez-vous, je ne suis pas votre chérie.» En dé- zespoir, je lui criais: \u20ac Nous n\u2019avons droit qu\u2019à trois minutes, ne m'eng.pas comme cela.» < En revivant cette scène, Jimmy Brown a chaud, il s'éponge le front.\u2014~Ce qui m'a le plus veré, me dit-il, c'est la réflexion du contrôleur militaire en civil qui, naturellement, écoutait notre conversation, un récepteur en main.Il m'a dit doucement: « Au fond, vous auriez pu attendre jusqu\u2019à notre arrivée à Paris.» 28 « Je dois dire qu\u2019à Paris ma femme m'a reçu très gentiment.On la sentait heureuse de me voir.Elle m'a dit: « Tiens, ne parlons plus de cela, je te pardonne.» « \u2014 Mais je te jure que je n\u2019ai rien à me faire pardonner.C\u2019est mon visa qui est cause de tout.« Elle m'a répondu: « H avad sans duote de beaux yeux, ton visa! > Geo.LONDON.A BATONS ROMPUS (Suite de ia page 4) politaine de Montréal a contribué plus de $650,000 au fonds de la Croix-Rouge.C'est magnifique, c\u2019est consolant, c'est émouvant.Ajoutons qu\u2019en ces temps de crise ct de misères publiques, les appels à la charité individuelle ne font pas défaut.À ce point que les affaires en souffrent quelque peu et bien des maisons sont for- céca de réduire certains budgets, autrefois largement ouverts aux solliciteurs, pour répondre aux demandes qui leur sont faites.Il faut capérer qu'on n\u2019abusera pas de la générosité de nos concitoyens et que certaines institutions de bienfaisance et d'hospitalisation verront à rencontrer leurs 0- bligations sans avoir recours à NOVEMBRE 1939 devenir un abus et tuer la poule aux oeufs d\u2019or, x kx Cette affaire de croque-mort de la cité de Montréal qui vient de refuser d'inhumer le cadavre d'un nouveau-né parce que le père de l'enfant était dans l\u2019impossibilité de payer d'avance le coût entier de l'enterrement et qui, après l'avoir gardé pendant plus d'un mois, en attendant le paiement minime de la somme de $+.- 32, renvoya le cadavre aux parents, enveloppé dans du papier, a soulevé l'opinion publique.C'est faire preuve de bien peu d'humanité et nous nous demandions si vraiment, dans notre population wvi-disant catholique et chrétienne, il n'y a que l'argent qui commande et qui soit (\"unique loi.Combien plus charitable a été le geste de l'entrepreneur Landry qui a assumé gratuitement les charges de Uinhumation du petit cadavre et donné, par la, un exemple de belle et remarquable phi- lantropie.S'il fallait que l\u2019argent soit le seul mobile qui puisse faire agir les hommes ici-Lbas, ce serait désespérer de la vie et croire que le matérialisme qui a envahi le monde, depuis.un demi-siècle, a conquis toutes les intelligences et tous les coeurs et que le christianisme est appelé à disparaitre de la surface de la terre.Heureusement que nous avons la parole du Maitre et que le Christ est immortel.» x + # Il jaut féliciter le gouvernement libéral de Québec de songer à faire des économies considérables dans l'administration des af- jaires de la province.La chose était rendue nécessaire après les excès du régime duplessiste.Une enquête préliminaire est à se faire sur l'état de nos finances provinciales.Nous saurons, dans une dizaine de jours, à quoi nous en fenir sur la situation du trésor et quelles sont les obligations auxquelles la nouvelle administration aura à faire face.De nombreuses commissions seront fusionnées, permettant ainsi une é- cunomie d'environ un million de dollars.D'autres coupures seront faites dans le service civil, dans l\u2019octroi de certains contrats, comme dans certains achats el autres dépenses jugées inutiles où superflues.Il est également question de fusionner le service du tourisme ot de l'hôtellerie.Ces deur grandes industries se complètent l'une et l\u2019autre et, sous une direction unique, 1 elles seraient mieux coordonnées.On appellerait, à la tête de ce service, un homme d'expérience choisi chez les meilleurs hôteliers de la province.On peut donc s'attendre, d'ici quelques mois, à de nom- breur changements dans le système administratif de la province, le tout dans les meilleurs intérêts dez finances du Québecx\u201c *% Le cardinal Filleneuve, en voyage aur Etats-Unis, a profité de l\u2019occasion qui lui était offerte pour faire certaines déclarations et définir la portée exacte de la dernière élection provinciale dans Québec.Nous cn parlons dans une autre colonne de l'e Autorité > et il nous fait plaisir de féliciter respeclueusement Son Eminence d\u2019avoir servi avec autant de tact que de vérité les intérêts de son pays.Dans notre province, on comprend difficilement qu'il soit nécessaire de faire de telles mises au point, parce que les choses apparaissent telles qu\u2019elles sont.I n\u2019en va pas ainsi à l'étranger.L'expérience enseigne que les faits ne sont souvent plus reconnaissables quand ils ont franchi les limites dez pays, pas deux.La preuve?Voici: divers spécialistes.dant \u2014Quoi?Muis c\u2019est fou!\u2026 \u2014Voyez done Dautry.~\u2014Trois mois.Hein?On ne dit plus: \u2014Mais c\u2019est fou! On pense: \u2014C'est un fou! \u2014Venez, lui dit-on.* * En voici une autre: * Un technicien?Oui: de l\u2019intelligence\u2026 de réaliser.ration rigolarde.souhaiter.sans jamais sac lasser.Sachons gré au cardinal Villeneuve d\u2019avoir éclairé ses auditeurs et le peuple américain d'une manière générale, sur deux points importants de la politique québécoise.Et il est fort à souhaiter que cer- des provinces, des villes où ils se E ministère des Travaux publics recevra jusqu'à midi, le vendredi ler décembre 1939, des soumissions pour l'installation et le parachévement d'un systé- me de chauffage dans l'annexe du Laboratoire national de recherche, à Ottawa, Ont, lesquelles soumissions doivent être cachetées, ndrpssées ou soussigné, et por- \u201cter sur l'uaveloppe, en aus de l'adresse, les mots: \u2018\u2019Bourmission pour système de chauffage, annexe du Laboratoire national de recherche, Ottawa\".On peut prendre connaissance des plans et du devis, et se procurer la formule de soumission aux bureaux de l'architecte en chef du ministère des Travaux publics, Ottawa, de j'arehitecte survelllant, 150 ouest, rue Saint-Paul, Montréal, P, Q., et de l'architecte survelllant, 36 est, rue Adélalde, Toronto, Ont.On ne uendra compte que des sousmis- sions qui seront faites sur la formule fournie par le ministere et en conformité aes Cunaitions qui y sont stipulées.Un chéque égal à 10 pour 100 du montant de In soumission, fait à l'ordre du ministre des Trvaaux publice et visé par une banque à charte canadienne, doit accompagner chaque soumission.Ou uccep- tern aussi comme cautionnement des bons au porteur du Domimon du Canndu ou de is Cie de chemin de fer Canadien-Na- onal et de ses compagnies constituan- «es, garantis, sans condition par le Dominion du Canada quant au principal et à l'intérêt, ou les bons suadits pour une partie du cautionnement et un chèque visé pour la balance.REMARQUE.\u2014 Le ministére fournira, par l'entremise de in division de l\u2019architecte en chef, jes bleus et le devis de l'ouvrage sur réception d'un dépôt au montant do $35.00, sous forme d'un chèque de banque visé, {alt payable à l'ordre du ministre des Travaux publics.Ce dépôt sera remis au déposant dés que lesdits bleus et devis seront retournés au ministère, pourvu que la chose soit fuite pas plus tard qu'un mois après in date fixée pour la réception des soumissions.Bi Jes bieus et lo devis ne sont pas remis au mi- nistére duns ce délai, le dépôt sera con- 11aqué.Par ordre, tains groupes canadiens se soient sont produits.Il faut les rétablir \u2014 MISSION POUR LA CONSTRUCTION ONE CHEMINEE A HAUTE TEMPERATURE, COMPLETE AVEC CONDUIT DE PUMEE ET BASE, ARSENAL DU DOMINION, PONDERIE ET USINE DE LAMINAGE, SAINT-MALO.P.Q.E président de la Commission des sppro- vionnements de guerre, Ottawa, Ont., recvera jusqu'a midi, le inardi 28 novembre 1939, des soumissions pour la construe- ton d\u2019une cheminée à haute température.complète nvec conduit de fumée et base.Arsenal du Dominion, Fouderie et usine de lamtnage, Saint-Malo, P.Q.lesquelles soumissions doivent être cachetées et adressées nu soussigné et porter sur l\u2019enveloppe, en sus de l'adresse, les mots \u2018\u2019Soumission No 1300 \u2014 Construction d'une cheminée à haute température, complète avec conduit de fumée et base.Arsenal du Dominion, Fonderie et usine de laminage.Batnt-Malo, P.Q.On ne tiendra compte que des soumls- sluns qui seront faites sur les formules fournies par ia Commission et en conformité des conditions qui y sont stipulées.On peut obtenir ces formules, ainsi que les plans et devis, en en faisant la demande au président, Commission des approvisionnements de guerre, Ottawa, Ontou au commandant, district militaire No 5, Edifice du Bureau de poste, rue du Port, Québec, P.Q.Toutefois, un dépôt au montant de $35.00, sous forme d'un chèque visé, fait payable & l'ordre du Receveur général du Canada, doit nccompagner la demande de plans et devis.Ce dépôt sera remis au déposant dès que les plans et devis seront retournés à In Commission en bon état, Un chèque égal à dix pour cent (10 p.100) du montant de la soumission, fait payable au Recnvour général du Onnada et visé par une banque À charte Catudlenne.ou des bons au porteur, tels que apécifiés dans la formule de soumission, doivent accompagner chaque soumlasion.Le chèque ou les bons de l'adjudicataire acront contisqués a'll refuse do conclure un contrat pour les travaux à exécuter ou si après avoir accepté le contrat, Il ne réussit pas A exécuter les travaux conformément aux plans ot devis.La Commission ne s'engage A accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.W.R.OAMPBELL, Président.Commiasion des npprovisionnements J.M.SOMERVILLE, Secrétaire.ces \u2018appelo réitérés qui peuvent \u2018Ministère des \u2018Travaux publics.-Ouews, je 18 novembre 1810.de guerte.\u2018Ottawa, le 16 novembre 1830.\u201cSoumission No 139.Cent jours plus tard \u2014 cent, pas un de à Foch la voie par où passera la victoires\u2019écoulent.À nouveau, on le convoque au G.Q.| 25e ANNEE-\u2014No 1343 Raoul Dautry Il à la passion de construire.Il a le génie de réaliser.\u2014 C'est un Lyautey, a-t-on dit.\u2014 Et vous verrez qu\u2019il fera de son ministère un maréchalat.par Le FURET Un homme exceptionnel.Un homme comme il n\u2019y en a En 1918, par exemple.La question se pose de construire une ligne stratégique indispensable, et de la construire dans un temps record.Le haut commandement convoque ombien vous faut-il de mois pour faire ça?\u2014Heu\u2026.En mettant les choses au mieux et en ne per- pas une minute, dix-huit mois.Et de renoncer, lorsque quelqu\u2019un dit à Foch: Dautry arrive.On lui soumet le projet.\u2014Alors, combien de temps?dus \u2014 il livre Quelques jours On le met en voiture, On le conduit au front, quelque part où il y a du canon et du poilu.Clemenceau est là.\u2014Garde à vous!\u2026.Ouvrez le banc!l.Et c\u2019est Clemenceau lui-même qui le décore.* Cette preuve ne suffit-elle pas?C\u2019est en 1919.La guerre est terminée.Reste à relever les ruines.Pour sa petite part, et en sa qualité de directeur général du réseau du Nord, il a deux mille trois cents kilomètres de voies à reconstruire, une douzaine de grands viaducs, quelque mille ponts, cinq tunnels et trois cent cinquante gares en chiffres ronds.Et hop! C\u2019est enlevé en dix mois.Avec, par-dessus le marché, quelques séries de cités ouvrières qui, après vingl ans, demeurent encore des modèles d'urbanisme moderne.Vous pouvez aller voir, a Ternier, à Lille ou à Lens.Rien n\u2019y manque.Même pas les niches, aux fenêtres.pour placer des pots de fleurs.* * Et puis, comme il le dit lui-même: \u2014J'ai un true, n'est-ce pas leurs.Travailler.Mois travailler douze, quinze, heures par jour.Travailler autant qu\u2019il le faut, avec une idée fixe: aboutir, aboutir, aboutir.Ainsi a-t-il réussi partout où il est passé, du réseau du Nord à celui de l\u2019Ouest-Etat, qu'il a relevé, de l\u2019Aéropostale à la Compagnie Générale Transatlantique, du Conseil National Economique au Comité Central de Coordination du Rail et de la Route.1} a la passion de construire.11 a le génie 2 sees H tient en un mot, d\u2019ail- dix-huit \u2014C\u2019cst un Lyautey, a-t-on dil.CL ; Et vous verrez qu\u2019il fera de son ministère un marécha- \u201cPopol\u201d Bouchard candidat \u201cnationaleux\u201d dans Saint-Jacques (Suite de la page 1) À l'entendre encore, s'il avait mis des candidats dans 86 comtés, au lieu de 56, il aurait obtenu un vote formidable.Veut-il dire qu'il a mal choisi les 56 comtés où ses candidats ont perdu leurs dé- pots et que s'il avait choisi les 30 autres au lieu de ceux-là, tous ses candidats auraient été élus?On le croirait vraiment à lire sa décla- 8i Popol Gouin a une telle confiance dans les dispositions de I\u2019électorat a son égard, il ne saurait refuser sun appui à Popol Bouchard, qui s'en vient, de Québec enseigner aux Montréalais comment il faut vivre en temps de guerre.Assurément, le Popol québecois, soutenu par le Popol montréalais, ne pourrait faire autrement que perdre son dépôt.Alors peut-être serions-nous à jamais débarras- séx des deux Popols el c\u2019est la grâce que le Québec peut le mieux se SCARAMOUCHE EEE EEE SES EEE EEE EEE EEE Irouvés à écouter ses paroles.Cela les aidera à mieux comprendre, cur aussi, E.F.AVIS D'APPLICATION POUR DIVORCE Avis est par les présentes donné que Nancy Patricia Lytle Rowat, de la cité de Lachine, comté d'Hochelaga, Province de Québec, épouse de John Pozer Rowat, de la cité de Westmount, s\u2019adressera au parlement du Canada, à sa prochaine session, afin d\u2019obtenir un bill de divorce d\u2019avee son mari, John Pozer Rowat, Notaire, de la dite cité de Westmount, pour cause d\u2019adultère.Montréal, Novembre le 9, 1939.- GORDON M.WEBSTER, Procureur du requérant, 507 Place d\u2019Armes, MONTREAL.\u2014\u2014\u2014\u2014 ee .AVIS D'APPLICATION POUR DIVORCE Avis cst par les présentes donné que Filomena Greco, de la ville et du district de Montréal, dans la province de Québec, s\u2019adressera au Parlement du Canada, à sa prochaine session, afin d\u2019obtenir un bill de divorce d'avec son mari, Antonio Sauro, cultivateur, demeurant autrefois dans la Cité et le district de Montréal, province de Québec, et mainte: nant de lieux inconnus, pour cause d\u2019adultère et de désertion.Daté à Montréal, province de Québec, ce 16ième jour de novembre, 1939.: LYON JACOBS, C.R., ! Procureur du requérant. 25e ANNEE\u2014No 1343 LES CANADIENS A L'HONNEUR L'équipe locale de hockey, sous la direction de son nouvel en- traineur, Pit Lépine, vient de remporter quelques victoires retentissantes notamment sur les champions du monde les Bruins de Boston, qui les placent au premier rang de leur division et les classent premiers de la première série des joutes de hockey.Nos félicitations.L'équipe de cette année, fort bien balancée, composée de jeunes jouurs et de quelques vétérans, encore jeunes, a fait excellente figure récemment ct il ext a espérer qu\u2019elle continura dans la bonne voie où elle est partie.Il était à peu près temps cependant que notre équipe où figu- L\u2019AUTORITE, MONTREAL, 25 NOVEMBRE 1939 Théâtre er Page U JEAN MURAT AU SAINT-DENIS Sport.- Sse tinnitus.\u2014 | Au Forum Au Princess C'est un film enchanteur et plein Au Capitol C'est avec justice que le film \u201cUrent le plus grand nombre des nôtres, nous fasse regagner l'appellation de « Flying Frenchmen », qui lui avait été accolée du temps des Pitre, Morens, Lépine, Aurèle Joliat et autres joueurs célèbres, On | \u2018 iN 5 | 26 remarque celle année un bel caprit de cohésion et l'esprit de corps qui est le gage du succès dans le sport comme ailleurs.La première infirmière militaire Au soir des combats, dans la souffrance ct dans la fièvre, les soldats blessés voient passer une blanche apparition.Ce n'est pas le gracieux fantôme d'une femme aimée, ce n'est pas une fée née de leur délire: non, c\u2019est une infir- mitre, Il n\u2019y a pas cent ans qu'une telle chose a eu lieu pour la première fois, qu'une présence féminine a été udmise dans les hôpitaux ct ambulances militaires.Et c\u2019est naturellement à une femme qu'on le doit, à une femme d'une ténacité et d'une abnégation exceptionnelles, dont la vocation était de servir.Pourtant, toutes les fées avaient comblé de leurs dons ectte petite fille; elle était belle, clie était riche, ouverte à toutes les joies de l'art et de la culture, promise aux fêtes de l'amour.Pour clle, les pares anglais, les palais italiens, les réceptions parisiennes, un cénucle d'artistes et d'écrivains, de jeunes lords aux yeux pleins de passion.Tout cela lui appartient; elle n'a qu\u2019un mot a dire pour charmer, pour réguer, Mais de tout cela elle ne veut pas.Elle est passionnément attirée par la souffrance; elle désire \u201cENTENTE CORDIALE\u201d au St-Denis, le 27 novembre DISCOBOLE.de toute son âme la souluger.Et quelle souffrance est plus grande que celle qui embrase la chair, le pauvre corps, souffrance des malades et des blessés que ln fièvre torture?Es Après bien des luttes familiales, cette jeune fille, cette Anglaise de la haute société qui porte les noms d'une ville de beauté ct de l'oiseau le plus poétique: Florence Nightingale (c'est-à-dire: rossignol) obtient enfin de suivre sa vocation: soigner.Elle étudie les problèmes posés à la médecine ct à la chirurgie de son époque (vers 1840); elle se préoceupe de l\u2019organisation des \u2018hôpitaux, \u2014 ou plutôt de leur « jnorgunisation ».film \u201cLa Chanson de l'Adieu\u201d.lontés forcément désordonné.Il faudrait une tête, et une tête solide.pour centraliser et distribuer tout cela.C'est alors que sir Sidney Herbert, sous-secrétaire d'Etat à la Guerre, a une inspiraiton de génie et un mot historique, 11 fait appel à Florence Nightingale et lui dit: « Vous seule.en Angleterre, pouvez mener tout cela à Et rapidement elle devieut une | 1\" bien.» femme de premier plan.En 1853, on lui confie la direction d'une maison de santé à Londres, événement alors unique; elle en fait une organisation incomparable.Son destin eut pu s'arrêter là et le nom de Florence Nightingale scrait probablement demeuré inconnu.Mais la guerre de Crimée éclate ct détermine en Angleterre de vastes élans charitables.C\u2019est un afflux de dons et de bonnes vo- \u2018Tout celu, c'était une tâche colossale: les vcitimes de la guerre étaient décimées a Scutari par la peste et le choléra; les services hospitaliers étaient à peu près inexistants.Quand Florence arriva à Sceutari, elle fut pénétrée d'horreur.Les blessés mouraient presque à même le sol, livrant leur dernier souffle une lutte contre les rats.Tout manquait: le linge, les pansements, les médicaments, La saleté était indescriptible.Florence Nightingale entreprit ide nettoyer ces écuries d'Augias.Mais elle avait posé une condition Le bel artiste Jean Murat et Lisette Lanvin dans \u201cLe Capitaine Benoit\u201d aujourd'hui au Saint-Denis en programme double avec le fameux d'allant qui sera présenté au Princess sous Je titre \u201cDancing Co-Ed\u201d.On y verar Artie Shaw, très populaire parmi les amateurs de \u2018\u2018jitterbug\u201d, débuter sur l'écran: c'est Ja première fois que cela lui arrive au cours de sa carrière de spécialiste du \u201cswing\u201d.Outre cet artiste, on verra encore dans ce spectacle Lana Turner et Richard Carlson.Boat 20\" sera pour une seconde semaine à l'affiche du Capitol.C'est ministrer une vraie dégelée pour Lu lutte qui avait umené, au Forum, mardi soir, une foule d\u2019a- | mateurs de plus de trois mille personnes à été tout spécialement intéressante.Elle nous n fait voir quel excellent lutteur est notre | cunadicn-français.Léo Lefebvre, que ce film passionne le public qui ne peut manquer, en voyant ce fllm de guerre, de songer aux circonstances actuelles dans lesquelles nous vivons et qui cherche à se représenter comment se déroulent ces hasti- Îités sur mer dont nous suivons chaque jour Tévolution.Un des per- Le titre de ce film dit assez qu\u2019on assistera aux plus belles réallsa- tions de la danse et aussi aux plus hardies.C'est un speotacle toujours très aimé.Le second film de ce spectacle a pour titre \u201cThey All Come Out\u201d, avec Rita Johnson et Tom Deal.C'est un film réalisé avec l'autorisation du gouvernement américain.te 7 3 qui a su tenir tête avec un admirable brio à l'ancien champion américain, Lou Thez, ct cette magnifique résistance nous laisse espérer que Lefebvre sera, demain, un futur champion.Il faut aussi mentionner l'amusante et excitante rencontre de Fimer Smith con- sonnages principaux de cette pièce n'est autre que Conrad Veldt qui interprétera le rôle de commandant du sous-marin.Celui-ci va se heurter sans s\u2019en douter aux puissants services de contre-espionnage britannique et en sera la victime.Le second film au programme est intitulé \u201cFive Little Peppers and lui expliquer qu'il voulait bien lutter contre Elmer Smith mais non pas contre deux adversaires à lu fois: car il devenait évident que chaque fois que Smith allait chercher une idée dans le coin de Rossi, en un clin d'oeil.il passait à travers les mains et les meilleures prises de Riley.Contortionniste de grands mérites, Smith glissait comme par uagic entre les mains de son adversaire.Riley finit par s'irriter de ce manège et tout à coup tomba à brus raccour- tre l\u2019Ange.Elmer (The Great) Smith est How They Grew\u201d avec la charmante artiste Edith Fellows.ei sur Rossi.Mal lui en prit car il resta en bas de l'arène plus jusqu'à | Et elle parvint au but qu'elle s'étuit si passionnément fixé: diminuer la souffrance humaine.En deux mois, elle fit diminuer la mortalité, à l'hôpital de Scutari, dans des proportions considéra- | bles.des quatre cinquièmes environ, Devant ces résultats, le corps j médical dut s'incliner, + Les malades, les blessés n'avaient pas attendu si longtemps pour vouer à Florence Nightingale une sorte de culte où entraient la gratitude, l'admiration et ce sentiment plus tendre qui unira bien souvent l\u2019homme = diminué à la femme qui le soigne.In nuit, Florence faisait sa ronde: elle passait entre les lits ct la lampe qu'elle tenait projetait son ombre agrandie sur Jes murs; alors ceux qui ne pouvaient saisir le bas de sa robe se soulevaient sur leur couche et « embrassaient son ombre ».De telles oeuvres sont puissantes pour disparaître avre les occasions qui les ont fait naître.Florence Nightingale avait absolue à son concours: elle voulait les pleins pouvoirs! Sir Sidney Herber lui avait, avant son départ.donné carte blanche.Et Florence s'était embarquée avec quelques femmes choisies par elle ct des quantités de matériel.fait comprendre à l'Angleterre | que panser des plaies.cela ne peut pas se faire seulement par | un élan du coeur; il y faut une préparation spéciale.Et, de retour à Londres, eHle fonde l'Ecole des nurses.La carrière d'infirmière était née.Elle travailla Devant elles à la saleté, le l'hostilité des médecins ! Une femme se mélait de critiquer leur trop! 9 ou À l'Impérial L'Impérial présentera un film de très grande actualité \u201cThunder Afloat\u201d.Il fera revivre sous nos yeux cette lutte acharnée que l'ennemi mène sur les mers pour atteindre et détruire la fameuse flotte britannique qui demeure toujours invincible au cours de l'histoire.Il y a dans ce film des scènes inoubliables et qui témoignent de la plus grande audace technique.Cette piè- c est interprétée par des artistes du plus grand talent comme Wallace Beery, Chester Morris et Virginia Grey.Le second film inscrit à ce programme est \u201cHawaian Nights\u201d, avec les artistes John Downes, Constance Moore.On nous raconte dans cette histoire les aventures d'un jeune et élégant chef d'orchestre dans une Île paradisiaque de la mer du Sud.On y verra encore Mary Carlis:e et Eddie Quillan\u2014\u2014\u2014\u2014e\u2014\u2014 Gilberte Martin, pianiste de marque Cette pianiste s'était révélée bien avant le mardi, 19 novembre.Aus- | , si, y avait-il tout un auditoire de: Au Loew's musiciens et de dilettantes pour ve- i - nir entendre un programme très C'est Bette Davis e: Errol Flynn lourd d'auteurs exclusivement clas-_ qui seront les deux vedettes du film siques et une transcription de Bach ; \u201cThe Private Lives of Elizabeth and pour plano, que l'on savait prépa- | Essex\u201d qui sera présenté à partir de rée par l'artiste dans une véritable ; vendredi au Loew's.Ce film en cou- réclusion de trois mois.leurs est considéré par les critiques Dès ln sonate en la mineur de\u2018 comme un des meilleurs qui alt été : présen:té À l'écran.Mozart rendue fort impeccablement .p ec Au Palace C'est un film formidable qui sera présenté par la direction du Palace à partir du vendredi ler décembre.\u201cThe Lion Has Wings\" est le récit passionnant des exploits sensationnels accomplis par 14 Royal Air Force, c'est l\u2019histoire de ces milliers d'hommes qui sont formés et entral- nés pour créer à l'Angleterre une formidable puissance aérienne.Le film au début raconte les événe- ments qui ont marqué les étapes de la guerre des nerfs en Europe jusqu'à la déclaration de guerre de la Grande-Bretagne à l'Allemagne.Ce film nous montre encore les mouvements de l'armée aérienne britannique.On y voit la Air Force en action au Canal de Kiel quand les fameux bombardiers anglais ont coulé un navire de guerre allemand; les services de contre-espionnage sont montrés en action.Une des scènes les plus intéressantes est certainement celle où est montrée la Chambre centrale de contrôle d'où sont dirigées les manoeuvres des avions.On aura également une vue d'ensemble des usines de munitions et d'annements aériens.ms ES Le titre dit assez le thème de ce un type assez rare dans le monde [longtemps que le temps des dix de la lutte, Il agit comme un ro- secondes que comptait Vofficiel et bot, ne fait un geste ou une ma-;il fut disqualifié en plus de se nocuvre que sur les ordres et si-|voir imposer une amende de #25.gnes de sou gérant le comte Rossi, Elmer The Great fut proclamé l'homme au monocle.Mardi soir, vainqueur mais il n'avait pas fait au Forum, en présence d\u2019une foule grand chose pour défendre son gé- de 3.000 amateurs cuviron, Don |rant.Luis Thesz rencontrait Leo Le-! febvre et le battait en prenant! deux chutes sur trois.les deux dernières de l'engagement mais la grande vedette de la soirée, celle qui épata les spectateurs en les amusant à la fois.ce fut Elmer (The Great).H fut aidé puissamment en cela par son gérant, le comte Rossi, qui devint même une figure pittoresque et pitoyable à la fin du mateh.L'Ange qui rencontrait Elmer The Great fi- uit par se lasser de voir son ad- Une attraction amusante Cet homme imposant avait atti- !ré l'attention des amateurs lors de \u2018son entrée daus l'arène.M portait sou monucle.ses longs cheveux noirs et sa barbe effilée en pointe.H expliaua après le match que le cas de Smith était tout à fait particulier parce qu'Elmer The Great est sourd et qu'il lui faut communiquer ainsi avec lui.Il le fait sur signaux mais ces signaux versaire, un contortionniste averti.sont | singulièrement = effectifs.lui passer entre les mains comme [C'est Rossi.a vrai dire, qui fait le une anguille chaque fois qu'il sui- {match par l'entremise d'un hom- vait les instructions données par me qui ne paraît être qu'un man- signes du coin de Rossi.The An- nequin mécanique.gel fondit soudain sur le comte} Thesz a vaincu howe fort de et cc fut une mélée.\u2018la lutte.Léo Lefebvre.en pre Les spectateurs furent vite de- | pant sur lui deux chutes après bout.Ils voulaient mieux voir.:avoir perdu la première.Le comte Rossi, l'homme au mo-.{1 concéda la première chute en nocle, fut tiré par les cheveux.:15 minutes et +3 secondes lorsque L'Ange était en train de Jui ad-! Lefebvre le renversa et prit sur - lui un derasement général.Pans cet effort, Lefebvre rabattit son adversaire au tapis avee une telle {force que l'arene en fut presque ébranlée.Au Princess Lana Turner est une des figures principales du film \u201cDancing Co- Ed\u201d qui est présenté actuellement au ' Princess.Cette jeune artiste a eu- Casey l'emporte Seutari, elle , également à la création d'une Etrouva non seulement le désordre.cole de médecine militaire.choléra, mais aussi d\u2019ailleurs l'on eut le plaisir d'entendre ce Prélude et Fugue en sol majeur, pour orgue, dont l'arrangement est d'un véritable Maitre.D'après l'avis des musiciens les plus dif- Son expérience de Seutari lui avait appris la nécessité d'une 1 film: {! s'agit du grand amour de la! des débuts de carrière théâtraie as- fameuse reine Elizabeth d'Angleter- {re.Bette Davis avait toutes les qualités pour personnifier cette person- seur professionnel et mourut alors que Lana n\u2019était qu'un enfant.Elle sez curieux.Son père était un dan- | | semi finale Le gros Steve Casey a renpor- une victoire peu populaire en alors qu'il a défait Cette rencontre te vin: avec sa mére 4 Hollywood.Un.Mayes McLain.jour cette enfant aux beaux yeux fut dure mais Ia raison qui porta clairs se trouvait, alors qu'elle avait |, quelque 3.300 spectateurs à quatorze ans, chez un marchand de anifester contre l'Irlandais fut crème glacée.Un monsieur l'aborda | MANIIESSer contre DIT andals et Jui dit qu'il ne sangeait pas à lui qu'à chaque fois que Melain por- faire la cour mais lui demandait de tait une prise, Casey se hätait de se rendre dès le lendemain dans un se trainer sous les sibles pour le studio d Hollywood.Une heure aprés ; forcer à abandonner sa prise.en compagnie de sa mêre elle ré- ae sus ; lé à pondit à l'invitation.Mervyn Leroy Casey appliqua un bras roulc \u201c cherchait à ce moment une jeune.McLain qui le fit considérable- interprète du rôle de Mary Clay ment souffrir.mais ce dernier ! nalité.Comme l'ont dit certains critiques: cette artiste est reine jusqu'à la moindre fibre de son corps.discipline, d'un enseignement et Du haut de leurs parchemins, ils de règles au devaient dépasser les conmdamnèrent cette profane et : frontières d'un pays pour rejoins'ingénièrent à le décourager.; dre celles de la Souffrance au 0 ; i elle.Wa pas de patrie.C'est de Mais ils ne savaient pas à qui \u2018cette conception que devait naître, ils avaient affaire.Si les Anglai- \u2018quelques années plus tard, ses sont les plus tenaces des fem- | Croix-Rouge internationale.mes.celle-ci était Anglaise cent pour cent.Elle s'attela à la besogne, si dure, si répugnante qu'el- | ficiles, cette transcription est du: meilleur Listz, bien supérieure même | aux Variations sur Wienen de cet, A côté d'elle nous verrons E 1, auteur, écrites sur un motif de Bach.! Flynn interpré:ant le rôle de Lord L'on savait bien que Gilberte Mar- | Essex.Cet Irlandais de la plus gran- , tin avait eu une \u2018formation complète ! de distinction pouvait le mieux per- au pays par Arthur Letondal et en | sonnifier Essex, ce filer et vaillant France avec Alfred Cortot, Yves | soldat, victorieux alors même qu'il Bascouret de Gueraldi, Lazare Le- [subit ln Géfaite, irrésistible dans roi, Maurice Amour, et surtout, qu'il | toutes les aventures du coeur, un y avait atavisme chez elle, puisque | héros universellement populaire.son père et sa mère et sa tante\u2019 système, de modifier la routine! Quelques instanis avant de mourir, la Reine Victoria (Gaby Morlay) con- Ia sellle 3 son fils, le futur Edouard VII (Victor Francen) de s'efforcer de toujours garder l'amour de son peuple.Cette belle scène est tirée du film \u201cEntente Cordiale\u201d qui sera présenté en grand première canadienne au Théâtre St-Denis, le lundi 27 novembre au profit des La foi qu'elle apporta à remplir la mission qu'elle avait élue .a + \u2014\u2014 oo .+ - + 8 rue sit À qe .; « li r oeuvres de la Ligue de la Jeunesse féminine.le fût.(Sui* Mlle Boisveri contribuérent à son | dans le faim They Won't Forget\u201d.réussit à en sortir pour applique | Sui:e à Ia page 4) éducation musicale, enfin quelle: .Elle fut agréée ez commença dès | à son tour une solide prise de = était issue d'une lignée de musl-| Au Saint-Denis lors sa carrière artistique.jambe.Plus tard.MeLain faillit ciens .Ce tour de force de transcrire Bach fut admiré sans réserve par feeder devant un arrachement de I bras.mais réussit finalement à en isortir.Lorsque Casey le saisit ce- \u201cLe Capitaine Benoit\u201d reprend du service.Sous ce titre le public a de- \u2014 l'auditoire qui comprit le travail cote.Elle fut applaudie chaleureuse- lossal qu'avait dù s'imposer l'artis- viné une nouvelle création de Jean Murat et nul doute que le Saint- | Denis, dès samedi verra de grandes | Au Cinéma de Paris \u2018pendant dans ses bras musclés et se mit 4 l'écraser au matelas, la T: faut s'incliner devant le grand | ment pour cette oeuvre qui devrait vécessairement, pour sa valeur, être éditée et dans le domaine public.Georges-Emile Tanguay, organiste et compositeur réputé de cette ville, son maitre d'harmonie, dut être fier de ce travail clair et très pianistique.Si le Chopin nous parut un peu lourd et dépourvu de romantisme dans l'interprétation, par contre l'artiste eut toute l'autorité, l'intelligence musicale, la technique formidable pour la Rhapsodie de Brahms et les Variations de Listz qui terminaient brilamment un programme de Titan du piano.FRANCINE des MURA1 Mi AL foules pour suivre ies péripéties des nouvelles aventures du célèbre agent du Deuxième Bureau.Cette fois Murat a pour adversaire art de Charles Boyer.Dans le film fin fut apparemment prochaine.\u2018Orage\u201d qui poursuit une belle car-! En effet, à la troisième reprise, rière au Cinéma de Parts.l'artiste \\felain demeura étendu et Casey a trouvé le rôle parfait.Errit par) \"ut qu'à se coucher sur lui pou: la très belle Mireille Balin.Bien en- , Bernstein, le très célèbre dramatur- |\" TUE AU A 52 cou ver sur fut pour tendu nous n'allons pas révéler vous | re.le texte dont Boyer rend toutes | prendre Ia chute en 27.30.les détails du film mais qu'il nous les nuances est d\u2019une rare qualité\u2019 suffise de dire que Murat a la partie Huéraire en plus de constituer une dure et qu'il ne la gagne que grâce à ; très profonde étude de la jalousie.vor Kalle Le Sa , Ison astuce, son flair et son courage, | Chaque mot pèse.chaque phrase| l'st Kelly.le solide lutteur amé Amour et aventures, Voilà les ba- | Porte et Bover sait d'un seul mot Ficain, a remporté une belle victoi- ses du film \u201cLe Capitaine Benoit\u201d et | Parfois expliquer les réactions les ; re alors qu'il a défait le populai- les deux éléments sont utilisés avec ! Plus mystérieuses et les plus éton- tre Hal Rumherg dans le premier beaucoup d'habileté afin de doser | ITE a.Hoe PE hat M l'intérêt et de ménager très souve: eux belles artistes, Michele Mora} ivnrs minutes de .of inté des * climax\u201d qui on tenir les spec: | gan et Lisette Lanvin donnent In ré- wlettrs minutes de lutte or inte- tateurs en suspens., plique A Charles Boyer.Un trio ressanite.umoerg prit avanta- Le second film à l'uffiche sera : Parfait.Trois artistes sincères qui | Ze alors qu'il porta une série de \u201cLa Chanson de l'Adieu\u201d.Depuis: NOUS donnent une lecon de jeu et | coups de bélier qu'il transforma cinq ans, tous les jours on recevait ; AUI Jamais ne dépassent les limites ensuite ca coups d'arpin pour fi- | des demandes de reprise de ce fitm, dU Naturel pour émouvoir.| Pat Kelly l'emporte combat de la soirée.Après plu- nalement éeraser son adversaire pur chef-d'oeuvre de musique et de; Un second film \u201cLa Nuit Sien-| nu matelas ct s'assurer la chute cinéma.La vie de Frédéric Chopin.cleuse .ciné reportage sur \u201ces aveu | au bout de 20 37 minutes | magistralement incarné par Jean | Fes sourds-muets est d'une vérité NE Cr | Servais, avait laissé une telle im- qui va jusqu'au fond du coeur de | Lou Thesz bat Lefebvre.deux i pression sur le public que ce film ! \u2018OUS les spectateurs.chutes de trois (Lefebvre, 15.43: est devenu de beaucoup le plus \"These, 12.15, 5.02).j Brand succès de la production fran-| Il est universellement admis !_ Steve Casey bat Mayes Me- :çaise.On l'offre donc au public à Senne ps Lain.une chute.27.32 minutes | nouveau et cette fois en hommage que la pomme canadienne est le \u2018 ! à la Pologne mariyre ot & son musi- | fruit par excellence.le fruit par\u2019 Elmer « The Great > bat Fan- BEN Jl | cien de génie qui fut le chantre de |fait, à tous les points de vue.Les SC.par disqualification.11.29 \u2018sa dramatique destinée.pommes sont maintenant dans leur | Minutes.= HOMMAGE n fom | Janine Crispin.Luclenne Lemar- meilleur état la ç | Pat Kelly bat Hal Rumbe \u2018 R .mars, cur état pour la consomma- a clly bat Hal Ruwberg.CHÉROÏQUE POLOGNE MARTY, EL | chand (Georges Sand) et Marcel yi.20.37 minutes.oa BE ANSON\" | Bit fr.oe Hi n à 4 J sweet caporal {A et revue par tous les mélomanes.PRL ed S| ® Tout le monde aime les Sweet Capa Ce sont les cigarettes les plus recherchées au Canadai Leur popularité ne connaît pas de déclin, tant elles sont douces et agréables sous tout rapport.\u2014\u2014; ?Au Loew's \u201cThe Private Lives of Elizabeth and Essex\u201d, qui sera présenté à partir de demain au Locw's nous re- » trace l'histoire de la reine vierge : d'Angleterre et le roman d'amour de sa vie.C'est Bette Davis qui interprète le rôle de cette reine avec une distinction et une grandeur d'aliure remarquable.Elle a pour interpréter ce rôle cette hauteur et cette dureté qui marquèrent la personna- té de la reine d'Angleterre.Et cependant dans sa vie privée Bette Davis est une personne particulièrement attachante qui aime l'intimité du home comme elle le dit clle-mème.Le home, dit-elle, c'est :à où je puis vivre dans mon confort, où je puis vivre dans l'intimité, où je puis travailler dans mon Jardin et passer des heures étendue dans mon fauteuil.On pourra une fois encore admirer cette artiste qui interpréters le grand 8c & Bhzadbeth aux côtes d'Errol Flynn.=.LADIEU- ou RCOURE (OPIN) CINEMAX PARIS 7 Be nc MUTT SILENGIEUSE\u201d seen = \u2014 \u2014 \u201cLa forme la plus pure sous laquelle le ta5ac peut être fumé™. Page 4 L'AUTORITE, MONTREAL, 25 NOVEMBRE 1939 25e ANNEE\u2014No 1343 MAURICE D mn rt Ribbentrop le c L'homme qui disait: \u201cJe considère comme la tâche de ma vie de contribuer à réaliser une collaboration étroite entre l'Angleterre, la France et l\u2019Allemagne, collaboration dans laquelle les autres Etats pourraient entrer.\u201d \u2014 Et c\u2019est lui qui fut ensuite Partisan du pacte germano-russe! C\u2019est un aventurier.Et ce fut au coin d\u2019une route, dans la nuit noire, qu\u2019il rencontra la fortune .Il est né a Wessel, sur les bords du Rhin.Mais c\u2019est au lycée de Metz qu\u2019il termina ses premières classes.Ensuite, il s'inscrivit à la Faculté de Lettres de Grenoble.Puis, il passa en Angleterre, toujours en qualité détudiant .Des diplé- mes?Des titres?Aucun.Son affaire n\u2019était guère que de courir les bars, les tavernes et les tripots.Les tripots surtout\u2026 Toujours il eut de singulières dispositions à empaumer Pas d\u2019atout et à jurer que c\u2019était le bon Dieu qui avait fait le coup.Que se passa-t-il alors?On ne sait.Toujours est-il qu\u2019il dut prendre le large et qu\u2019on le retrouva au Canada, manoeuvre en un chantier du port de Québec.Survint la guerre, qui lui permit de regagner l\u2019Alemagne et, là, de se faire adopter par l\u2019un de ses oncles, vieux général sans progéniture qui se morfondait de n\u2019avoir personne pour porter son nom aux armées.Il était né roturier.Ainsi devinteil noble, par récupération.Sa fraîche particule lui valut d\u2019entrer à la garde impériale, mais ne le retint pas, un beau jour, de disparaître assez désagréablement.Une enquête fut ouverte contre lui, pour désertion.On ne le revit qu'à la jin des hostilités, et bizarrement: en uniforme.On ne rencontrait que lui, luisant et verni des bottes à la visière, dans les fameux salons Berndorff.I était la coqueluche de ses dames et ne risquait rien, sauf l\u2019amour et l\u2019amnistie.Les révolutions effacent tout.Et puis, il y a le coup du jury d\u2019honneur.Il le fit.Cependant il flirtait avec les gens de gauche, tâtant les vents d\u2019un doigt mouillé.H réussit à se faire attacher aux Affaires étrangères, avec Paniek.Mais il y eut un accroc.Il dut s\u2019en aller.Et c\u2019est alors qu\u2019il devint courtier\u2026 ; La \u201ccélèbre\u201d fabrique de champagne Henckel cherchait un représentant \u201cbien introduit\u201d, H s\u2019affrit, disant qu il ferait graver sa couronne sur ses cartes.On l\u2019agréa et il plaça tout de suite pas mal de piquette.Très habile à séduire les clients, il ne le fut pas moins à séduire la fille du patron.Bientôt il l\u2019épousait, marque, usine et entrepols compris.Il était lancé.Le vent le poussait à la nuque et c\u2019est en ces temps-là, en 1923, par une n:it d'automne noire à ne pas voir ses mains, qu\u2019un homme arrêta sa voiture sur la route de Munich: \u2014 Ne pourriez-vous me prendre avec vous?Je tigué et l\u2019on m'attend.\u2014 Ma foi.L\u2019homme portait une gabardine graisseuse et un chapeau sans forme.Mais c'était Hitler, avec toute sa fougue persuasive et tout son délire contagieux.Ribbentrop flaira-t-il le Führer sous l'agitateur crasseux?Sans doute, car il lui offrit, en méme temps que son amitié, appui des milieux où son mariage avait introduit.Grâce à lui, le futur chancelier du Reich entra en rapports avec les magnats de l\u2019industrie allemande, lesquels, bien chapitrés, lui ouvrirent leurs âmes et leurs coffres.Hitler \u2014 notons la chose, elle est charmante \u2014 ne fut du reste pas un ingrat, même sur le plan commercial.Etant devenu ce qu\u2019il est, il tint à honneur de régler la petite commission d\u2019usage.H prit un décret spécial \u2014 très spécial \u2014 et, d\u2019un jet de plume, exonéra les cha pagnes allemands\u201d de toutes taxes et de tous impôts.\u2019 même temps, sans frémir, il ordonnait à sa presse d\u2019imprimer que \u201cc'était afin de rendre au pays s« saine gaité de jadis\u201d.Entre missions toutes plus secrètes les unes c\u2019est ici que nous touchons au fond de ce do \u20198 multiples images se chevauchent étrangement.Ses lignes s\u2019entrecroisent jusqu\u2019à donner un malaise con fus, celui qu\u2019on éprouve en présence de l\u2019occulte.En un mot comme en cent, et c\u2019est ce mot-là qu\u2019il faut reprendre, il est le prototype de Pagent \u201csecret\u201d.Il a le sens des mines et des sapes.Sa capacité d\u2019intrigue est infinie.Et avec lui, il y a toujours quelque chose de plus que ce qu\u2019il y a.i.Quelque chose d\u2019inquiétant, de préférence.suis fa- temps, von Ribbentrop s\u2019est vu chargé de vingt que les autres.Et personnage dont les I avait conduit Hitler en 1923.Il le conduit encore au- jourd\u2019 hui.Vers quoi?Vers Paccident, ; h ouverts.Il fut d\u2019accord pour la dénoncis litaires du traité de Versailles, \u201c Jue d nt de Locarno, pour l'Anschluss démembrement de in Tchécoslovaquie.Il fut d\u2019accord?Pas seulement: il fut artisan aussi.Plus que von Papen, par exemple, il contribua à circonvenir Schusschnigg et à l\u2019attirer dans le guet-apens de Berchtesgaden.Et tout le reste à Pavenant.Son rôle auprès de Hitler est un rôle démentiel.Le monde entier en conviendra: le maître du Reich aurait plutôt besoin qu\u2019on l\u2019apaise.Lui il Pexcite.Il s\u2019est fait l\u2019apôtre de la ruée, du tout-va et du banco.oo Mais il n\u2019a pas empaumé las d\u2019atout, cette Jo \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 EE os o po on consiste non à faire couler les La premiere infirmière ronsis larmes, mais à les essuyer.ET Bitar Marcelle LALMET.militaire (suite de la page 3) (« Le JOURNAL DE LA des infirmières.Le nom de Flo- FEMME », Paris).rea esse A CRI emer: I tabac rence Nightingale reste attaché a la plus haute distinction que cel- La culture du les-ci peuvent recevoir.Et les pe- car il conduit en chauffard, à tombeaux ation des clauses mi- accord pour l\u2019enter- de iciaux du pays, a besoin du cun- m- (cours de loutes les législatures.En Par exemple, lorsque le cabinet de l\u2019Autriche, pour le; Le but principal que se propose tits écoliers d'Angleterre la pla- la Division des tabacs des fermes cent parmi les dix noms Jes plus glorieux de l'Histoire.Gloire pacifique, la plus belle, la seule que nous, femmes, nous revendiquions bien haut et qui TE L\u2019HOTEL WINDSOR posséd.une atmosphère de distinction très recherchée et est visité par des voyageurs de renom venant de toutes les parties du monde.Il est renommé pour ses chambres modernes et confortables, son excellente cuisine et son service courtois.| Windsor Jom canst DOMNGON .-f! gs MU RE De expérimentales fédérales est rendre la culture du tabac plus lucrative au Canada.La produe- tion de nouvelles variétés est l'objet d'une attention toute spéciale, de même que l'essai et l\u2019introdue- tion de lignées d'avenir venant d\u2019autres pays, les sols, les engrais, les modes de culture, la cueillette, le séchage, l'emmagasinage, la lutte contre les malu- dies et les insectes, les assolements, les effets des récoltes précédentes et les plantes-abri.Les cinq stations expérimentales associées à la Division des tabacs pour l'exécution de ce programme sont établies à des points bien choisis dans les principaux districts de culture du tabac commercial au Canada, à Harrow ct Delhi en Ontario, à l'Assomption et Farnham dans Je Québec et à Summerlind\u201d én: Colombie-Britannique.hauffard \u2014 A batons rompus Il! se fait de nombreuses nominations, à Québec, pour remplacer certains hauts fonctionnaires qui viennent de donner leur démission.Nous nous plaisons à souligner celle de M.Louis-Philippe Roy, directeur de l\u2019Ecole de Laiterie, de St-Hyacinthe, qui vient d\u2019être appelé par son chef, l\u2019honorable M.Godbout, au poste de sous-ministre du ministère de l'Agriculture.M.Roy, que nous connaissons depuis de longues années et avec lequel nous avons eu de nombreuses relations d'affaires lorsqu'il dirigeait les services de l\u2019Agriculture, à Québec, est un technicien de grande expérience.Non seulement il est qualifié comme agronome accompli, mais pas une branche du service agricole, au Parlement, lui est inconnue.Sa belle distinction, son exquise politesse et sa connaissance des hommes et des choses en font un fonctionnaire qui saura diriger les destinées de l\u2019agriculture, en cette province, avec une maîtrise et une prudence à toute épreuve.Nous félicitons l\u2019hunorable pre- miez-ministre du choix qu\u2019il vient de faire de M.Roy, reconnaissant ainsi les mérites d\u2019un expert dunt les connaissances et les talents seront si utiles a la classe agricole et à la province toute entière.[nutile d'ajouter que toutes nus félicitations vont également au nouveau sous-ministre que nous avons l'avantage de compter au nmobre de nos meilleurs amis.* * * des récentes élections provinciales qui ont ramené au pouvoir le parti libéral, au Nouveau- Brunswick, marque un pas de \u2014us dans la voie de l'unité canadienne.C\u2019est d'ailleurs l\u2019opinion exprimée par les principaux quotidiens du pays et le « Soleil », de Québec, exprime le même avis dans le paragraphe suivant: Bien que cette campagne ait porté exclusivement sur des questions provinciales et locales, le succès de M.Dysart est heureux pour l'unité nationale, en ce qu\u2019il facilitera les relations avec le gouvernement fédéral, au moment où celui-ci, tant pour les fins de guerre que les Lesoins so- King-Lapointe proposera une loi d'assurance-chômage, il pourra compter sur la coopération de toutes les administrations provinciales, élément indispensable, de par la constitution, a cette mesure de progrès.À ce point de vue, l\u2019opinion canadienne se réjouira de l'issue de cette épreuve électorale.* x # M.Armand Dupuis, président de la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal, vient d'annoncer qu\u2019à partir du ter décembre, deux fois par mois, des films éducationnels seront projetés et commentés dans les cours complémentaires de la Commission.L\u2019enseignement par l'écran est déjà établi dans certaines classes supérieures et l\u2019on nous dit que cette méthode a donné les meilleurs résultats.Il est incontestable que l'image, si elle cst bien présentée et commentée avec expérience, est le moyen le plus effectif pour frapper l'imagination de l\u2019enfant.Les yeux sont encore le meilleur véhicule pour atteindre l\u2019intelligence ct imprimer dans la mémoire de l'élève les leçons qui s\u2019en dégagent.Cette méthode de l\u2019enseignement par fj'image devrait être répandue dans toutes les écoles de la prvoince, dans nos écoles d'enseignement secondaire, collèges, couvents, écoles normales et dans nos académies.Plus fard, quelques pellicules pourraient être montrées dans les écoles primaires sur des notions générales de géographie, de sciences vulgarisées en matières agricole, etc.On constaterait alors un relèvement du niveau éducationnel et nos enfants sortiraient de nos écoles mieux outillés pour continuer leurs études ou entrer dans la vie active, * Xx * La Croix Rouge vient de terminer sa campagne de souscription à Montréal & à travers toute la province avec un remarquable succès.Dans ce domaine, comme dans beaucoup d\u2019autres, Qué- Lec a tracé la voie aux autres Province et tenu la tête.La population de la ville et de la région de Montréal a la réputation d'être secourable: elle le démontre chaque année en répondant aux appels de nos diverses fédérations de charité.La campagne qui- vient de se terminer l\u2019a trouvée fidèle à sa longue tradition de générosité: la région métro- (Guite à la page 22.UPLESSIS L Comment il trafiquait à sa manière de l'influence religieuse, en se servant du nom du cardinal Villeneuve.\u2014 Deux vigoureux soufflets décochés coup sur coup au tartuffe de la Mauricie par son Eminence.\u2014 La fausse broncho-pneumonie d'un premier ministre passé à tabac.\u2014 Le Mauricien a- bandonnera-t-il Trois-Rivières pour devenir mont- réalais?\u2014 Le banquet de Shawinigan.\u2014 La faillite du tourisme.(Dépêche spéciale à \u201cL\u2019Autorité\u201d) _, Québec.24.\u2014 Depuis que M.Duplessis a quitté le contrôle de l\u2019administration provinciale, ses actes sont naturellement passés au crible, et le Mauricien ne sort pas grandi de cel examen rétrospectif.I est formellement accusé de simonie.Qu\u2019est-ce que la simonie?Tout simplement le trafic des choses saintes.Pas besoin d\u2019échange d\u2019argent pour cela.Ainsi M.Duplessis se servait à tout propos de Pautorité incontestée et incontestable de Son Eminence le cardinal Villeneuve.À Pentendre, c\u2019était surtout à celui-ci et au clergé qu\u2019il devait sa victoire de 1936.Il se vantait de soumettre à Parchevêché tous ses bills avant leur adoption, et il déclarait à la Législature que sa loi du cadenas avait été demandée par Son Eminence.Cette fois, le cardinal jugea que le simoniaque avait été trop loin et lui infligea un démenti public dans un discours retentissant prononcé à Sherbrooke.C\u2019est pourquoi, dans les milieux ecclésiastiques, on ne cache pas la satisfaction éprouvée de la défaite de l\u2019Union Nationale et de la rebuffade infligée à son chef.Celui-ci n\u2019avait pas craint, inconsciemment sans doute, car c'était un primaire, d\u2019exposer le cardinal au ridicule en lui présentant une bague qui devait remplacer, dans son cerveau fumeux, Panneau pastoral offert à Mgr Villeneuve lorsqu\u2019il devint évêque de Gravelbourg.Le Trifluvien était sans doute sous l\u2019impression qu\u2019un prélat peut changer d\u2019anneau comme lui change de principes politiques.Bref, ce fut là Pun des formidables impairs, dun premier ministre qui en compte tant à son actif.Parlant à Washington, devant des sommités américaines comme M.James Farley, secrétaire des postes et M.Summer Welles, sous-secrétaire d\u2019Etat, le cardinal ne s\u2019est pas géné de désigner la victoire libérale du 25 octobre comme celle de Punité canadienne.Après le soufflet de Sherbrooke, c\u2019est le plus fort qu\u2019ait eu à encaisser M.Duplessis de la part du cardinal, dont il se prétendait Phomme lige.Son principal organe, \u201cLe Devoir\u201d, continue tout de même à prétendre que l\u2019unité canadienne n\u2019a rien eu à faire avec ce verdict.Que pensera le cardinal du pieux organe?LA FAUSSE BRONCHO-PNEUMONIE La fausse broncho-pneumonie de M.Duplessis, entre sa défaite aux urnes et la démission de son cabinet, continue à faire le sujet des spéculations dans la Vieille Capitale.Qu\u2019il ait reçu une torgnole et une vraie, le fait est admis et confirmé.Seulement, la rumeur circule que ce n\u2019est pas le \u201cRougeaud\u201d de Maisonneuve qui lui aurait passé, selon Pexpression populaire, \u201cun oeil au beurre noir\u201d.Ce serait M.J.-Léo Duguay, ex-député du Lac Saint-Jean, Pun des nombreux vaincus aux dernières élections.M.Duguay avait de nombreux motifs de mécontentement contre le Mauricien, et il lui avait promis qu\u2019un de ces jours il lui ferait son affaire.Le désastre du 25 octobre, attribué à une tempête cérébrale du Grand Chef, lui aurait fourni le motif qu\u2019il cherchait depuis longtemps.Dentiste de son métier, M.Duguay n\u2019a pas limité ses exercices physiques à l'extraction sans douleur des molaires et des incisires des citoyens et citoyennes de la région du Saguenay.De haute taille, c\u2019est un athlète pas du tout à dédaigner.Aussi bien, ayant rejoint le Mauricien dans ses appartements du Château Frontenac, après lui avoir dit en blanc et en noir ce qu\u2019il pensait de lui, c\u2019est-à-dire rien de trés avantageux, il lui aurait décoché un de ces uppercuts qui font voir à un premier ministre en déconfiture trente-six chan- Duguay lui-même en vit une bonne douzaine, mais Pavantage tit pas de ses appartements, prétextant sa désormais fameuse broncho-pneumonie.En tout cas, que ce soit par la faute du \u201cboucher par les deux-bouts\u201d William Tremblay ou de Parracheur de dents Duguay, M.Duplessis conservera un pénible souvenir de son dernier stage au Frontenac pendant son stage si court au pouvoir.M.DUPLESSIS DEVIENDRAIT MONTREALAIS Parti de Québec dans la honte et la douleur, M.Duplessis n\u2019a pas trouvé aux Trois-Rivières la sympathie a laquelle il sattendait.Depuis des années et des annécs, il se posait devant les Trifluviens en véritable surhomme.Ceuxci n\u2019étaient pas loin de le croire lorsqu\u2019il lui vint la malheu: reuse idée, en septembre dernier, de consulter Pélectorat.Depuis su dégringolade, il ne peut plus se promener dans les rues de au ville natale sans que ses concitoyens éclatent de rire à son long nez.Ce n\u2019est plus \u201cnotre grand Maurice\u201d, mais \u201cnotre imbécile de Maurice\u201d.Bref, l\u2019ancien premier ministre aurait dessein de quitter Trois-Rivières pour aller s\u2019éte- blir à Montréal.Là, perdu dans le masse d\u2019un million d\u2019êtres plus humains, il espérerait faire oublier sa malheureuse existence entre des amis éproutés, comme sen organisuieur Hortensius Béique et son sous-organisaleur, Arsène Ménard.Il n\u2019est pas question d\u2019Edouard Masson qui lui fut imposé comme co-organisateur par l\u2019hon.Anatole Carignan, le peu glorieux vaineu de Jacques-Cartier.A Montréal même, il trouvera de bien peu glorieux souvenirs de son règne éphémère.Dans les cercles financiers et industriels, on na pas oublié la faillite à laquelle il avait ae- culé la province, non plus que la façon ignoble dont il se conduisit envers M.Julian-C.Smith, président de la Shawinigan Water & Power Co.et directeur de plusieurs autres compu- gnies.On se rappelle que M.Duplessis, étant Pinvite d honneur au banquet offert par M.Smith a Shawinigan, commen- rder les convives avec des boules de mie de pain, s'attaquant à M.Smith lui-même, il ne lui aurait pas décoché de la mie de pain, mais un coup de poing en pleine figure, ce qui aurait causé à M.Smith, souffrant de mauvaise santé, une syncope qui dura plusieurs minules, et fut peut-être la cause indirecte de son décès quelques mois plus tard .Autre chose qui pourrait rendre le séjour du Mauricien moins gai qu\u2019il ne l\u2019espère, dans la métropole, c\u2019est que celle- ci n\u2019a eu guère à se louer de lui, dans le domaine du tourisme à tout le moins.Alors qu\u2019au cours de Pété, nos hôtels, nos restaurants, nos magasins se plaignaient d\u2019une véritable disette de touristes, Office spécialement en charge de cette industrie, à Québec, proclamait que jamais les touristes n'avaient été aussi nombreux et aussi dépensiers.Or le même office vient d\u2019être forcé de déclarer que la régression en 1939, comparativement à 1938, fut de 20 à 25 .5 qu\u2019elle a été bien plus forte encore, bien qu\u2019on le cache.st il vrai que M.Duplessis, craignant Paméricanisation des \u201cCanayens\u2019, avait fait tout en son pouvoir, par des lois stupides, afin de canaliser le tourisme vers Ontario?Bref, les Montréalais regarderont plutôt leur nouveau concitoyen, Pex-Mauricien, coñme'une bête très curieuse.ça par bomba et qu\u2019ensuite, 4 \u2019 Le soma À Las L ann ety TrlLT Ls ALT 2 ROBUR os delles et plus.On assure que M.Duplessis riposta et que Mlui resta et pendant quatre ou cing jours le Mauricien ne sor- | Inutile de dire | De l\u2019art, pas de bigoterie Rétablissement désirable de l\u2019Heure Provinciale.\u2014 Ce qui se pussait sous l\u2019ère de la tartuferie.Maintenant que la période électorale est finie, nous avons dessein de consacrer nos colonnes à beaucoup d'affaires temporairement négligées, et c\u2019est pourquoi nous sommes heureux d'offrir l'hospitalité à cette lettre traitant du mouvement artistique.Montréal, le 23 novembre 1939 Monsieur le directeur, Il est question de rétablir à la radio tL\u2019Heure Provinciale ».Ce loufoque dénommé Duplessis l\u2019avait abolie sous prétexte que la censure ayant été établie en temps de guerre, L'Heure Provinciale n'avait plus raison d'exister.Pour alléguer une raison pareille, il fallait nécessairement être le maboule des Trois-Rivières.Si M.Duplessis avait convenu que sa nouvelle Heure Provinciale, depuis qu\u2019il avait remplacé aux programmes M.Henri Letondal, qui connaissait quelque chose, par un dénommé Mignault, qui ne connaissait rien, était devenue une « pouillerie » provinciale, il aurait certes eu raison de l\u2019abolir.Un haut dignitaire de notre Société Saint-Jean-Baptiste avait déclaré: « V\u2019ous savez, il ne peut y avoir de succès pour un artiste, s'il n\u2019est profondément catholique.» C'est un dénommé Larochelle, dit de la Rochelle, qui a prononcé cette parole.Aussi bien, comme l\u2019ère duplessiste é tait à base d\u2019hypocrisie, on n\u2019employait à l\u2019Heure Provinciale que des artistes de douzième ordre, pourvu qu\u2019ils fissent profession d\u2019un grand zèle religieux, à l\u2019exemple de leurs maîtres à tous, les grands organisateurs Hortensius Béique et Edouard Masson.Comme saints personnages, parlez-moi de cette paire! Les artistes montréalais de l\u2019Heure Provinciale « duplessis- te >, depuis le mois d'avril 1938, ne valaient pas cher, mais les artistes québecuis valaient encore moins.M.Letondal, doué d'une culture supérieure, connaissant bien le théâtre et la musique, n\u2019avait malheureusement pas un budget capable de répondre a srs goûts el c'est pourquoi sans doute il fut si âAprement critiqué dans les derniers temps, avant son départ, en avril 1938, bien qu\u2019il n\u2019y eût ! pas de sa faute.Ainsi, on lui in- y fligeait des artistes dont il ne voulait pas, comme cette chanteuse qui s\u2019attaquait à « L\u2019Air des Bijoux > dans Faust, tout en n\u2019étant pas en mesure d'exécuter la moindre trille.Je me rappelle que lorsque j'ai chanté pour lui, tout ce qu\u2019il m\u2019a demandé, c'était de présenter un programme de bonne- tenue.Il n'a pas exigé que je fusse une dévote, ni une saint-jean-baptisante, mais il a exigé par contre que je fusse en état d'exécuter ce programme.Pourquoi Emiliano Renaud, que j'ai bien connu et que j'aimais beaucoup, n\u2019est-il pas jugé digne de figurer parmi les plus grands compositeurs canadiens- français?Si j'en crois ce que j'ai entendu dirc, c\u2019est qu'il n\u2019est pas jugé assez crétin pour nos prétendus sauveurs de langue et de religion.Pourquoi tant de restrictions en, musique, si cé n\u2019est une simple hypocrisie pour mettre de côté ceux dont on ne veut pas?Le gouvernement provincial, parait-il, va se mettre en communication avec le gouvernement fédéral, afin de ressusciter celle Heure Provinciale qui manque tant dans les programmes radiophoniques.Comme l'administration Godbout entend procéder avec la plus stricte économie dans tous les domaines, espérons que le gouvernement fédéral lui viendra en aide dans le but de propager l\u2019amour de la belle musique en pays québecois.Qu\u2019un chausson comme le boy des T'rois-Riviéres ait jugé opportun de rayer l\u2019art de son progarm- me électoral, cela est tout naturel; qu\u2019un homme de haute culture comme M.Godbout ou comme M.Groulx, le nouveau Secrétaire provincial, juge à propos de redonner à l\u2019art la place qu'il mérite, c'est encore tout naturel et c\u2019est pourquoi j'espère que nous pourrons encore goûter de beaux programmes musicaux à la radio.Votre bien dévouée, ELIANE.IMPRIMATUR Le journal \u2018L\u2019Autorité\u2019, faisant affaires seus In raiuon sociale de \u201cL'Autoriié Enregistrée\u201d, à nes bureaux, Chambres 416- 416, Edifice Conads Cement, Montréal.5 est imprimé à \u2018La Parole\u201d Limitée, Drummondville, P, Q.| 4 4 E SIMONIAQ La triste mort de \u201cNatole\u201d Carignan Comme \u201cMonsieu Malbrouck\u201d, il ne reste plus qu\u2019à le porter en terre.\u2014 La douleur de \u201cLa Plaque\u201d, \u201cPitoune\u201d, \u201cArena\u201d, \u201cBéric\u201d et autres est déchirante.\u2014 Cette épidémie de \u201cratatinement\u201d.(Chronique spéciale à « L\u2019Autorité ») Lachine.24.\u2014 À tous ceux qui voudraient voir quelque chose de triste, nous recommandons d'aller à Lachine afin de prendre contact avec+ces « bleus » qui regrettent encore assez la perte du patronage pour pleurer sur le sort du défunt « Natole ».Bien que « Natole » eut été ministre de la Voirie pendant dix mois, les « të- leux > de son parti n'avaient pas encore eu le temps de « téter » la caisse à leur goût.Aussi, quelle tristesse le soir du 25 octobre, lorsqu\u2019ils apprirent qu\u2019il leur faudrait cesser le « tétage » et se remettre à travailler comme tout le monde! La défaite, ou plutôt la tripotée qu\u2019a reçue « Natole » de la part du Dr Charles-Aimé Kirkland, a eu une répercussion terrible dans Lachine.Songez donc! Pas longtemps avant le 25 octobre, nos écoles avaient donné un congé « ministériel > à leurs élèves, afin d\u2019aider au triomphe « du plus grand ministre de la Voirie qu'ait eu la province de Québec, et de beaucoup, depuis la Confédération » .Des prières furent récitées dans les mêmes écoles « pour la bonne cause ».On sait quelle était cette cause .cAussitôt qu\u2019il devint évident, le soir du 25, que « Natole » perdrait son dépot, l'herbe cessa de pousser dans les limites de Lachine, et les lumières, d'habitude si brillantes en face dé la maison de not\u2019maire, cessèrent de fonctionner, pour ne plus laisser qu\u2019une petite veilleuse dans la cuisine du moribond.Là se trouvaient, pour l\u2019assister dans ses derniers moments: l\u2019ex-maire Wilfrid « La Plaque » Ranger, l'architecte « Signe de Piastre > Beauchamp, « Maisdort» Boyer, « Béric > Brunet, « Pitoune» Gagnon, « Arenas T'héoret, « Sandwich > Tony, « Surplus » Laberge, « Doc» Vasseur, el autres qui s\u2019étaient rendus là pour s\u2019abreuver de coca-cola gratuitement.UNE CRISE DE « RATATINEMENT » Une fois que « Natole\u2026 fut mort, enterré sous une avalanche de 4,000 voix de majorité au Dr Kirkland, les assistants décidèrent de prendre tout de suite le grand deuil.« Signe de Piastre » Beauchamp se demanda en pleurant comment il pourrait bien arriver à se faire payer sa réclamation de $45,000 qu\u2019il avait contre le gouvernement provincial.« Béric> Brunet avait la figure verte comme un poireau, tandis que « Pitounc.» Gagnon braillait la marche funé- bre de Chopin et qu'« Arena » T'héoret l'accompagnait avec ses pieds.Le contrôleur « Surplus » Laberge chiffrait et rechiffrait mais malgré toute sa sorcellerie à trouver des surplus municipaux, :l était bien obligé d\u2019admettre que « Natole » était en déficit et que ce déficit étant de 4,000 voix, il n\u2019y avait pas de remède.Même le vétérinaire Vasseur, avec toute sa science, n'aurait pu le sortir de là.Tout à coup, l'ex-maire « La Plaque » Ranger, expert en automobilisme, cria qu'il sentait quelque chose qui lui « crakait >» dans le ventre.« Ça me brûle », disait-il, et l\u2019on eut beau faire venir le pompier Lefebvre, il ne put noyer cet incendie.Toujours dogmatique, le vétérinaire Vasseur diagnostiqua que l\u2019ex-maire souffrait d\u2019une maladie connue sous le nom de « ratatinement », dans ses gros livres de vétérinairerie, et l\u2019on décida de conduire la pauvre « Plaque » chez elle et de la mettre au lit pour quatre jours.Depuis, on ne cesse d\u2019ergoter à Lachine sur cette maladie du < Ratatinement » qui ne s'est pas attaquée à l\u2019ex-maire « La Plaque > Ranger seulement, mais à une douzaine au moins des organisateurs du défunt « Natole ».Plus un homme était gros vendeur de plaques d'automobiles ou de n'importe quoi, au gouvernement, avant le 25 octobre, plus le « ratatinement > l\u2019affecte.Ses bajoues tombantes, ses babines pendantes, ses oreilles croulantes en font un objet d'horreur.Son front ressemble à un terrain labouré, son cou devient celui d\u2019une girafle, sa panse n'est plus qu'en souvenir, ses mains et ses picds sont des amas d'ussclets, enfin, le « ratatinement >» est pire que la grosse picote ou la peste noire.Etrangers, ne venez pas à Lachine, si vous ne voulez pas voir les lépreux du « ratatinement >» ! EFFROYABLE ET INFAMANTE RUMEUR Une effroyable rumeur s\u2019est répandue à Lachine, toujours après le 25 octobre.Des méchants ne se contentaient pas de dire que certains hauts fonctionnaires municipaux louaient des camions aux contremaîtres du boulevard Métropolitain, mais que le curé et les vicaires de la paroisse des Saints-Anges faisaient de même en se servant d'autres noms que les leurs.À en croire ces suppôts de Satan, les argents payés étaient remis par l'intermédiaire d'un important entrepreneur au charroyage.(suite à la page 2) Fur ER MANGER ez FAIRE CUIRE Voici le temps de commander votre provision de ces délicicuses pommies canadiennes, mûrics au verger même! Elles constituent Ja crème de notre récolte et clles sont à leur mieux \u2014 pour la table et la cuisson! Servez souvent ces pommes canadiennes.Elles feront les délices de toute la famille \u2014 aux repas et entre les repas.Elles sont faciles à apprêter, faciles à servir, et si appétissantes! Tout le monde en redemandera! Commandez vos pommes canadiennes aujourd\u2019hui même.Achetez-les en toute confiance, en précisant la catégorie.\u201cMe 1\", Pommea fermen, cuelllies une À una, cnlorie parfait, oninen, pus vers, of aans tache, la taille variant avlon Ia va \u201cDOMESTIQUE\"\u201d.Pommes fermes cuelllies une & une, coloria presque parfait, À peu près aninea, nans tache et fmmpeocables.La taille varia selon Ia variété.Service des marchés MINISTÈRE FÉDÉRAL DE L'AGRICULTURE, OTTAWA Honorable James ©.Gardiner, ministre.RTL LITE) LE) RL i | I "]
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