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L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 10 février 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
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Références

L'autorité, 1940-02-10, Collections de BAnQ.

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[" ee a REDIGEE EN COLLABORATION 25e ANNEE \u2014 No 1354 bb 9, = $ wy x3 > Sul PA PES Fausses rumeurs à l\u2019effet que le gouvernement fédéral préparerait la conscription par la préparation des listes électorales.\u2014 Les \u201cduplessistes\u201d seraient- ils les auteurs de ces gaz asphyxiants et de beaucoup d\u2019autres manoeuvres aussi perfides?\u2014 La formation d\u2019un pseudo-cabinet national sous M.Manion, qui ne serait réellement qu\u2019un cabinet d'union, c\u2019est-à-dire impérialiste et conscription- niste, sous M.Bennett.(Dépêche spéciale à \u201cL\u2019Autorité\u201d) Québec, 9.\u2014 L'électorat serait à peu près fixé sur les programmes respectifs des deux grands partis, s\u2019il fallait s\u2019en fixer à tous les politiciens.MM.Mackenzie King et Manion sont tous deux contre la conscription et pour la participation à la guerre, à cette exception près que M.King est en Javeur d\u2019une participation modérée et M.Manion d\u2019une participation 100 pour 100.Seulement.après le 26 mars, advenant une victoire tory, on à tout lieu de croire que M.Manion ne serait plus le chef de son parti.I} a promis qu\u2019il fermerait un cabinet dit \u201cnational\u201d, ce qu'il faut traduire par un cabinet dMPunion.Or, chacun sait qu\u2019un cabinet d'union est exactement le contraire d'un cabinet national, en ce qu\u2019il ne représente même pas un parti politique, mais une petite clique impérialisante qui reçoit ses directives non plus du pays mais de Londres, ainsi qu\u2019on Pa vu on 1917-18 sous le cabinet Borden.M.McCullah, du \u201cGlobe &- Mail\u201d, et autres impérialistes, ne cachent pas d'ailleurs leur intention d'appeler M.Bennett à la rescousse et d'en faire le chef de l'unionisme.On n déjà vu des gouvernements amenés par les circonstan- cos à faire exactement le contraire de ce qu'ils avaient promis à Pélectorat.Ainsi Woodrow Wilson se fit réélire président des Etats-Unis, en 1916, en alléguant qu'il avait tenu POncle Sam en dehors du conflit, et, peu de semaines après, les Américains étaient déjà en guerre.Les mémoires de son secrétaire d'Etat Lansing ne viennent-ils pas de révéler que Pintervention yankee se préparait plusieurs mois avant le saut final.A qui fera-t-on croire qu'un \u201cArb?\u2019 Bennett, de venu le maître de nos destinées, daignerait respecter la parole d\u2019un Manion, envers lequel il n\u2019a jamais eu, du reste, la moindre considération, ainsi qu\u2019il le fit bien voir par son attitude franchement hostile et méprisante lors de la convention conservatrice qui choisit ce dernier comme chef \u201ctem- porairc*, c\u2019est bien le cas de le dire.LES LANCEURS DE \u201cSOUFFLES DE MORT\u201d Une campagne machiarélique s'amorce déjà à Québec, dont nous avons été à même de saisir les fils souterrains, et il est rraisemblable qu\u2019elle s'étendra bientôt à Montréal et au reste de la province.Cest à Paide de fausses rumeurs inai- dieusement disséminées que l'on veut surprendre la bonne foi de nos gens.Les propagateurs de ces \u201csouffles de mort\u201d cachent soigneusement leur jeu, mais il est déjà facile de deviner la source de cette propagande.Ainsi la rumeur court de bouche en bouche, tant dans la Haute-Ville que dans Saint- Roch et Saint-Sauveur, que les autorités fédérales ont donné instruction aux officiers-rapporteurs de communiquer a Ottatca tous les noms des jeunes qui s'inscrivent sur les nou- velies listes, ot nous apprenons qu\u2019il en est de même dans J.-A.Fortin, Dir.-Gérant.' .; demande Le plus ancien hebdomadaire français de Montréal.Les organisateurs des fetes du Ilème centenaire de la fondation de Montréal jettent un cri d'alarme.Ils appréhendent fort que les autorités municipales, cn raison de la pénurie financière qui règne à l'hôtel-de-ville, ne puissent leur offrir autre chose que leur appui moral.On nous a parlé de deux centres civiques au lieu d'un et d'une foule d'autres entreprises avant cel événement.Autant de châteaux en Espagne, sinon dans la lune: Estce à die que nous n'avons pas d'autres attraits à offrir aux mil- llons de visiteurs attendus?Prenez notre Jardin Zoclogique du Parc Lafontaine.N'est-ce pas une institution admirable?On n'y trouve plus guère, en fait d'animaux, que des singes; mais les singes, il n'y aurait qu'à les multiplier en faisant appel à diverses sociétés secrètes comme les Chevaliers de Jacques- Cartier, les Chouans de Ville-Ma- rie.les Jeunes Laurentiens et autres singeries du même genre.Quelqu'un « suggéré de transformer, tous les terrains vacants en parterres, ce qui serait une façon très ingénieuse de cacher notre détresse civique sous un amas de fleurs.+ 3 Notre subtil archiviste, M.E.-Z.Massicotie.n découvert que nous avions adopté les armoiries de la famille Bigault de Maisonneuve et! non celles de Ia famille Chomedey | :de Maisonneuve.comme il se devait | {M n'y aurait peut-être pas de mal ;à cela si les armoiries des Bigauit \u2018de Maisenneuve, au lieu de repré- | senter trois flambeaux, ne représentaient pas trois moutons.Est-ce un \u2018amour inconsidéré du mouton qui a \u2018fait commettre cette erreur?Parions lqu'il y a du saint-jean-baptisme Jà- ! dessous et qu'un pro-mouton invé- ;téré a remplacé les flambeaux des Chomedey par les moutons des Bigauit.Personne wignore que les '\u201cpro-mouton\u201d de notre société na- L\u2019AUTORITE, MONTREAL, 10 FEVRIER 1940 Le troisième centenaire mp ES Les inquiétudes de M.Léon Trépanier.\u2014 Ce qu'il y a de fait et ce qu'il nous manque.\u2014 Ce serait une catastrophe si Montréal ratait cet événement ca- .pital.La déclaration faite à la « Presse ».de Montréal, que le succes de la célébration du troisième centenaire de Montréal serait gravement compromis si la ville ne peut disposer, en 1942, d'une salle de congrès convenable, d'un auditorium ct d'une vaste arène pour qu'y soient tenus les Jeux de l'Empire, a fortement ému l'opinion publique.M.Trépanier a même ajouté qu'il faudrait que des voies de dégagement modernes soient construites afin de garantir une meilleure circulation et la sécurité du public.li y a lieu de s'étonner et de jeter les hauts eris quand on songe que homme 2 qui l'on a confié le soin de préparer ces grandes fêtes ne sache pas lui-même à quoi s'en tenir et désespére du succès.Nous tenons a publier ici le texte meme des déclarations faites par M.Trépanier afin de rapporter exactement sa pensée.+ Le programme des fêtes de 19-42, dit M.Trôpanier, tel que nous voulons l'exécuter, sera presque entièrement composé d'événe- ments qui se paicront d'eux-mêmes ct il sera attrayant à ce point qu'il pourra attirer à Montréal au moins dix millions de curieux, ce qui veut dire qu'il circulera dans notre ville une centaine de millions de dollars de plus qu'à l'ordinaire.« Nous poursuivons I'étude de ce programme comme s'il devait être exécuté à la lettre.et nous verrons l'an prochain s'il y a lieu d'en supprimer une partie considérable et se contenter.pour cxalter les trois cents années d'histoire de la métropole canadienne, d'un banquet ct de quelques discours.» « J'ai averti l'autre jour le Montreal Tourist and Convention Burcau que j'avais conclu des arrangements avec une quinzaine d\u2019associations importantes.dont plusieurs de caractère international, pour la tenue de leur congrès aunuel, à Montréal, mais il me faudra peut-être l'an prochain contremander ces ententes dans la plupart des cas si je ne suis pas alors eff mesure de promettre à ces associn- tions un lieu convenable pour la tenue de leur congres.« C'est précisément le cas des Jeux de l'Empire, qui doiveut avoir lieu a Montréal en 1942, mais dont nous devrens forcément nous passer si le Centre sportif n'est pas achevé, ou du moins partielie- ment réalisé.On sait pourtant ce qu\u2019il nous a fallu de pourparlers, de correspondance, de prières depuis huit mois.pour obtenir du co- mit: des Jeux de l'Euxpire que ce déploiement sportif ait lieu ici en 1942.Le comité s'est rendu à notre requête.Allons-nous maintenant subir l'hunsiliation d'avoir à contremander notre invitation?Ce sera inévitable si nous ne disposons pas de l'arène requise et d'une piscine convenable, avec suffisumment de gradins pour secommodur les multitudes qui voudrent assister à ces concours d'athlétisme.| ticnate vont tenter une sauvage of- | fensive contre tes \u201canti-mouton\u201d à la prochaine convention de cette so- { ciété.afin de replacer le quadru- + pède dans Ja parade du 24 juin.Ad- ! venant que celle-ci ait lieu, on se si les Gardes Dollard, i Champlain et les Zouaves y figu- (reront.Souvenons-nous qu'au cours de la dernière guerre des paradeurs \"belliqueux firent sauter leurs plu- \u201cmets, cachérent leurs sabres, leurs : Montréal ne dispose pas d'une salle de congrès convenable.Sans désiguet ni critiquer veux qui sont responsables de cet état > L'AUION he \u2014 \u2014 CENTS \u2014_\u2014\u2014 mms Administration: Suite 415-416, Edifice Canada Cement, Tél.: Lan.9841 Gilbert La Rue, Rédacteur en chef.\u2014 \u2014\u2014 de homhardement.NI.le magistrat Rod.De Serres Les autorités provinciales ont fait depuis quelque temps des nominations qui ont rencontré l'approbation unanime.mais avec celle de M.Rodolphe de Serres, avocat éminent de Montreal, c'e- de choses, M.\u2018Frépanier fait toutefois observer que « depuis nombre d'années des congrès importants sont tenus à Toronto parce que Au reste.notre ville ne pourrait pas tenir les nombreuses ct importantes expositions qui se tiennent chaque année dans les grandes villes | \\ tait la première que faisait le :aouvernement Godbout dans la magistrature, ce dont nous devons féliciter tant le nouveau titulaire que les autorités de Qué- Les massacreurs En Espagne, le dictateur Franco en fit ses principales victimes, comme on le voit ici.Finlande, c'est son émule.le sanguinaire Staline.qui dirige surtout contre eux ses avions américaines où à \u2018Toronte pour la simple mais humiliante raison jhee, qui ont eu la main on ne peut qu'elle ue possède pas d'immeuble assez vaste ni assez bien aména- | plus heureuse dans leur choix gé pour la tenue de ces expositions | Les eminentes qualités de ju- centre du lovalisine au Canada, | ristes de M.de desi- « \u2018Toronto, qui passe pour le Nerres le los divisions Saint-Jacques et Sainte-Marie, à Montréal.Des uniformes galonnés.et disparurent ; .J ., énumérateurs vont jusqu\u2019à chuchoter: \u201cVous saves, C\u2019est pour {comme par enchantement, Or, sans la conscription .\u201d De sorte que le mot d'ordre, si les pro- darts oly de a o .a y P - y y p - pagandistes atteignent leur bus, sera bientor: \u201cNe nous en- G0 digne de ce nom?registrons pas du tout, on colons en bloc contre le gouver- - + ne va pas madérer sa propagande est en guerre; loin de la.Elle va «Site à touristique parce que le Canada | ynaieat tout particulièrement à profiter du la déclaration du pre- [l'exercice des fonctions de la ma- la page 3» l gistrature, poste où il faut du \u2014\u2014 eee | doigté, de l\u2019habileté.en même Abonnement: $2.50 par année mébec d'enfants En Une assurance indiscutable Elle ne nous vient pas d\u2019un ministre canadien-français, mais d\u2019un ministre anglo-canadien, lan MacKenzie.NOUS N\u2019AURONS PAS LA CONSCRIPTION De passage à Montréal, il y a deux semaines, Fun des chefs Tes plus autorisés du parti libéral fédéral.honorable lan MacKenzie.ancien ministre de la milice et actuellement ministre des pensions et de la santé nationale.a déclaré ou- rertetitent que jamais, tant que le gonvernement libéral dirigerait les destinées du Canada et les affaires de la guerre, la conscription ne serait établie en terre canadienne, Cette déclaration, cet engagement solennel [ait taire les insinuations malicienses des adversaires du gouvernement qui insinuent que le spectre de la conscription est suspendu sur nos têtes.: Pour maintenir l'unité du Canada, a déclaré Uhon.M.\u201cMacKenzie, le premier ministre, de trés honorable M.King, a \u2018rejeté le principe méme de la conscription.Il n\u2019en est at- cunement question et il n'en sera jamais question.L'unité cde notre pays est en effet le premier bien à protéger.1 Pour la guerre énergique vous connaissez, dit M.lan \u201c MacKenzic.toutes les mesures qui ont été prises, vous saves \u2018aussi l'approbation que cette politique vient de rencontrer nement King, traître à sa parole\u201d.| Le retour de M.Duplessis est attendu avec anxiété dans la Vieille Capitale, non pas tant pour ce qu\u2019il pourrait tenter! contre le gouvernement Godbout que contre le gouvernement King.Ou sait qu'il est parti pour la Californie ou .le Mexique.En passant par Vancouver à bord de son avion de chasse, il a déclaré qu\u2019il se rendait à San Francisco.On I'an- rait vu, peu après, errer dans les rues de Hollywood.À qui fera-t-on croire que ce puritain est allé là pour épouser une star de cinéma, lui dont on connaît la haine inextinguible envers la femme, source éternelle de perdition, à laquelle il a obstinément refusé d\u2019accorder même le suffrage.Comme \u201cPéléphant blanc\u201d de Mark Twain, il aurait aussi signalé son passage en divers autres endroits, poussant même sa randonnée jusqu\u2019au pays des senoritas.Dec toute fuçon, cette course reste bien mystérieuse, comme toutes les actions du prestigi- ateur des Trois-Rivières.LES IMPULSIONS D'UN IMPULSIF Furieux d\u2019avoir été déconfit par King et Lapointe, qu\u2019il avait promis a son ami \u201cMitch\u201d Hepburn de coller au matelas, notre ex-Premier ne respire que vengeance el abomination.Ml serait prêt, pour arriver à ses fina, à sacrifier jusqu\u2019au dernier de ces Canayens qu\u2019il faisait profession de tant aimer.Cet orgueilleux, émule de Lucifer, qui se croyait autrefois un Hitler ou un Mussolini, se croit encore létoffe d\u2019un véritable dictateur, alors qu\u2019il n\u2019est qu\u2019une immonde vessie, à l\u2019inatar de Staline.Ses anciens partisans de PUnion Nationale, trop longtemps tenus en laisse, ne cachent plus aujourdhui ce qu\u2019ils pensent de lui ct ne se génent pas de rapporter certains faits peu à son honneur.Ainsi, lorsqu\u2019il alla demander à Phonorable M.Patenaude, licutenant-gouverneur de la pravince, de sanctionner la dissolution de l\u2019Assemblée Législative, celui-ci, le voyant sous l'empire d\u2019une excitation pour le moins exagérée, lui aurait conseillé: \u201cAttendez donc un pou, réfléchisses, mon ami, et si demain, vous êtes encore dans les mêmes dispositions, revenez me voir\u201d.Le lendemain, le Mauricion s'amena de nonveau, et toujours sous Pimpulsion de, son tempérament incontrôlable, exigea plus qu'il ne demanda cette dissolution.Alors M.Patenaude dut s\u2019exécuter.Nl avait sauvé l\u2019hon.Onésime Gagnon d'une expulsion du cabinet, semblable à celle de l\u2019hon.F.-J.Leduc, en mettant en garde le Mauricien contre lui-même.Cette fois, il ne put empêcher celui-ci de courir à sa porte, quitte à sen laver les mains.L'ex-d'remier est.bion mal venu aujourd'hui de vouloir trahir ses compatriotes au profite d\u2019un Bennett, d\u2019un Mep- «Suite A la page 4) Les membres de la section saint- ' jean-baptisante Côme = Cherrier n'ont qu'à se bien tenir.D'après une lettre virulente que nous avons reçue, 11 y a parmi eux des membres de diverses sociétés secrètes dont les principales seraient la Chevalerie de Colomb ct la Franc-Ma- connerie, qu'un profane est quelque peu étonné de voir accolées ensemble.Selon l'expression de notre correspondant, ces Côme-Cherrieristes ent quelque chose de satanique, car les flammes de l'enfer \u201csemblent leur sortir de la bouche\u201d.L'indignation du protestataire provient du fait que la section ridiculise le mouton et ne veut plus de lui, même sur les drapcaux de la Saint-Jean- Baptiste.Au contraire, ils ont fait préparer une superbe caricature, représentant un solide bélier lequel, d'un vigoureux coup de corne, envoie dans les airs un patibulaire vieillard qui représente l'ancien esprit saint-jean-baptisant, celui qui mit en honneur l'Ilustre Jason Perrault, * » + Le premier lutteur à introduire sur le matelas les farces que nous voyous aujourd'hui fut Strangler Lewis et fl en fut bien récompensé, puisqu'il s'est retiré du ring à peu prés millionnaire.Comme Lewis luttait depuis plus de vingt ans et que son tour préféré, l'étranglement.commençait à devenir monotone, il se dit qu'un lutteur doublé d\u2019un acteur Jouirait doublement des faveurs du public.Au lieu de prises savantes, {1 imaginn toutes sortes de clowneries dont la principale était de feindre d'éprouver, si le public, dont il avalt soupçonné la secrète cruauté, de tomber dans le panneau.C'est pourquoi vous entendez si souvent, pendant Jes luttes au Fofrum, lorsque les antagonistes rivalisent de grimaces, le cri répété \u201cFnis-lé souffère .le crisse\u201d, .+ * * » Il nous semblait que les bingos (avalent été défendus ct par les autorités laïques et ecclésiastiques.| Nous Avions cru comprendre que + tous ley chefs de police avaient reçu «l'ordre, avec l'approbation des au- torités religieuses, de le proscrire d'un bout à tauue de la province.Car on aura beau dire: le bingo ost ! | | tout simplement un jen de hauid, ; Quelle que soit la fin enviaagée par! Suite à la page 2) Lachine sagitefermeùà | l'approche des élections ï Un banquet aux \u201cbeans\u201d comme plat d'entrée.\u2014 M.Elphége Marier se méfiera de personnages officieux | qui aujourd'hui crient trés fort: \u201cEn avant!\u201d apres! avoir crié: \u201cEn arrière!\u201d (Correspondance particulière à « L'Autorité ») Lachine, 9.\u2014 L'événement de la dernière semaine à Lachine fut sans conteste le banquet de cing cents couverts que les chômeurs s'offrirent à eux-mêmes, moyennant le prix modique de 18 centins par personne, \u2018On comprend qu'à ce prix le menu ne pouvait être frès compliqué.Néanmoins, la plus franche gaieté ne cessa de ré- ner au cours de ces agapes, où les fèves au lard occupaient la place d'honneur, assaisonnées de cet humour propre aur réunions cana- diennes-françaises, H est malheureux qu'elles aient donné lieu à des malentendus et à des polémiques qui n'avaient pas du tout leur raison d'être.Mieux aurait valu que tout commença?ct finit par des chansons.L'approche de la campagne fédérale se fait déjà sentir daus notre ville.Des délégations se sont présentées afin d'offrir la candidature libérale à M.Elphège Marier, député sortant, dont le nom est le seul mix de l'avant par les libéraux.Avec M.Durocher, député de Saint-Jacques, M.Marier partage le sort peu enviable de n'avoir siégé que quatre heures aux Communes, C'est pourquoi les électeurs en général du comté de Jacques-Cartier estiment que M.Marier pos- sede des droits acquis & une rédection par acclamation, n'ayant nulle envie de se dédire en l'espace de deur mois, le candidat tory fut-il M.Carignan, ex-maire et cex-député, et méme le notaire Gearges-P.Laurin, lui aussi ex-député ct maire actuel de Ville Saint-Laurent.Un citoyen de Lachine nous communique cette réflexion: « H a observé que l'un des plus zdés en faveur de la candidature de M.Marier a lungtemps oscellé entre le parti libéral et le parti conservateur, du temps que nous avions un représentant libéral à Ottawa et un député tory à Québec.C'est le même qui voulait de l'ex-maire W°-E.Ranger, de Lachine.comme candidat libéral en octobre dernier, an lien du Dr Kirkland, Cette combinaisan aurait pu mal tour ner, car l'ex-maire Ranger \u2014- dont la santé politique est très faible { | ] t [temps qu'une compréhension trés| dans le succès de Uemprunt.La guerre actuelle cst une vé- ; prête à aâder la Croix Rouge annette des alcas de la vie humaine.| ritable entreprise industrielle qui doit être conduite avec cal- M, de Serres possède ces qualifi- i me et maîtrise.Une s'agit pas comme en 191-t de moure- cations à un haut degré ct, encore | ment de masses d'hommes.Il faut tout d'abord donner aux une fois, nous de félicitons de sa |alliés an concours économique absolu tout en ne désorgani- nomination.i sant pas notre propre économie.Chaque décision de M.King \"est marquée de cette empreinte.Les élections ne sont pas un événement tellement inat- \u201ctendu a dit M.MacKenzio, il devait y en avoir régulièrement lau cours de l'année 19-40, aussi contenait-il de choisir le moment où l'activité militaire en Europe serait le plus calme.D'autre part depuis le début de la guerre M.Mackenzie King \u2018a accompli un merveilleux effors totalement approuté par \"Londres et en un moment où des critiques injustifiées et in- eRe Philippe Beaubi ; considérées s'élèvent contre lui n°œt-il pas le droit de faire lien appel au véritable tribunal démocratique qu\u2019est le peuple ?.: Car ce qu'a fait le premier ministre c'est l'essence même de Cest avec regret que nous la démocratie.Dans les circonstances présentes le peuple est avons appris la mort de Mme | \u2018ep intéressé aux événements pour qu\u2019on ne l'interroge pas.Philippe de Gaspé Beaubien.| D\u2019aucuns ont dit que le premier ministre avait agi com- épouse de notre distingué con.| me un dictateur.Cette accusation se réfute d'elle-même puis- citoyen et ami.décédée après | due M.King est précisément prêt à s'incliner devant le ver- une hréve maladie.à l'âge de dict du peuple.36 ans.| Mais le peuple est trop claivoyant et trop judicieux.H Nous sympathisons vive : Comprend toute la sagesse de l\u2019action du gouvernement.Cement avee M.Beaubien dans lui-ci en effet a voulu réaliser deux choses: sauvegarder l\u2019uni- Ua douleur cruelle qui vient de | \u2018é intérieure du Canada et mener la guerre avec ciqueur et 'ubattre sur lui et tenons à ; \u201cécision.- l'assurer de nos plus vincères | L'AUTORITE - \u2014P © »>\u2014-\u2014\u2014 condoléances, de même que la famille.i ! R.Dse re GC rra es masara ne.La Suisse canadienne Le Canadien National organise us voyage à forfait pour les skieurs de Montréal es de Toronto, qui désiren: se rendre 10 jours dans le parc national de Jasper &t v pratiquer le ski.Le train qui quittera Montréal le ler mars sera composé de voitu- \u201cts Colanistes et touristes.Les repas sont urcius dans æ prix du bille: Ls sant servis dans Je wagon res- \u2018aurant.Une fois rendus à Jasperles skieurs ont le Choix entre la région du lac Maligne et celle du Mesit Histler.Dans Stanstead | Une information téléphonique re- Îque à wos bureaux nous apprend j que le docteur Raoul Laurence, den- ! tiste, de Coaticook, sera candidat Mi.Notre Croix Rouge au béral a la (Convention qui Se te- ° nue le 14 février courant, à Ayer's service des Anglais | Cure.pour le comté de Stanstead.Le docteur Laurence habite Coa- | teook depuis environ vingt ans 11 : og , ly a livré les luttes du parti libé- cr oa canadienne oe Ps ral et tl est bien connu dans tous de prendre soin des blessés et des les Cantons de l'Est pour sa fidéli- malades cans s.; té et son dévouement aux idées U- > Adien est également | pérales Excellent orateur, bilingue « parfait, bien au courant des proble- plaise.si l'urgence venait À SCN ans politiques de sa région, le doc- \u2014 aurait aussi bien pu se désister entre la nomination et l'élection, M.Carignan recucillant sur election ovatuste, an Mek de perdec sun dépôt aux mains du Dre C-A, Kirkland.Mais il est des gens très | officieux qui pensent qu'il leur enffira de ecrit.s Lu acscall > pour; faire oublier qu'ils ont déjà crié: « En arrière! > Ï THEOPHILE | wa.un citoyen de leur nationalité faire sendr e J sendr en France, déclarait tel: our Taurence jouit de l'estime ot! turte deieguuvn a porté son hier le TR Reuter de la consderation de tous les elec de Toronto, commissaire natlonal.iC * AT AL \u201c[ehoix sur le docteur Laurence qui teurs du comté de Stanstead.offre lm mriirues gataudes Je Le Dr Routley à passé la journée : Te als ÊtE dedsique du vapeur | Manstead est habile par une mas | succes pour faire triompher les idées \u201cWashingion\u201d.en revenant d'un Jorité des deux tiers française.le, du parti liberal dans ce comté.voyage de plusieurs semawes en ! comté senible désirer avoir, pour | Nous lui souhaitons le plus entier Angleterre.en France et en Suisse.; le representer au Partement d'Otta- succès Page 2 Une nuit sur la Manche Lettre d'un soldat anglais.\u2014 Une fausse alerte.\u2014 Dernière vision des côtes anglaises.\u2014 Premier coup d'oeil sur les côtes françaises.\u2014 L'accueil de la population.La presse a justement mis en valeur cette délicate ct continuelle opération qu'est le transport des troupes britanniques d'Angleterre en France, réalisé en collaboration par les deur marines.Des envoyés spéciaux ont été embarqués sur les escorteurs fran- sais qui vont à la rencontre des convois relever les cscorteurs britanniques.Voici le premier récit relatant une traversée complète d'un de ces convois.C'est le fragment d'une simple lettre de soldat anglais, Dans sa simpli- une lectrice rt amie anglaise de Je Suis Partout.Dans sa simplicité, elle nous parait présenter un réel intérél documentaire.[ 4 * + Nous nous sommes embarqués pour la France le.novembre, A.{1) où nous sommes restés casernés unc journée.Nous avons pris le chemin du port dans l'après- midi ct, sur le parcours, nous avons été salués par la population avec un grand enthousiasme.Notre contingent a été réparti en trois bateaux, trois paquebots neufs réquisitionnés, dont deux grands ct un plus petit.Les hom- | mes ont voyagé sur le pont et en troisième classe, les sous-offi- tiers en seconde et les officiers en première; mais, pratiquement, tout le monde a passé sur le pont la plus grande partic du voyage.| Nos trois navires étaient escortés par deux torpilleurs et par des avious.Notre convoi a apparcillé à huit heures du soir.Toutes les lumières du port étaient éteintes, et nous avons entendu les saluts et les cris d'adieu de la population sans Voir ceux qui étaient venus assister à notre départ.Leurs voix nous accompagnèrent un mo- inent, puis nous ne les entendi- mes plus.Cependant, dans cette obsourité, notre convoi trouvait sa route entre les navires amarrés le long des quais.Peu après, nous surtimes dus jetées et, juste à cet instant, la lune se leva.Le ciel était clair.La mer, sans être vraiment très inauvaise, se soulevait en vagues courtes, et un bon went sonfflait.J'observai qu'aucun des phares de la côte n\u2019était allumé, du moins dans cette partic que je pouvais voir.Dès l'appareillage, nous avions reçu l'ordre de revêtir nos ccin- tures de sauvetage.Je me tenais, comme presque tout le monde, sur le pont-prowenade inféricur, les échelles conduisant au pont supérieur se trouvant consignées.La lune éclairait très bien la côte, dont nous nous éloignions rapide- nent.Le bateau à bord duquel je me trouvais était le premier du coa- voi.Juste devant lui, se tenait le torpilleur-guide.J'apercevais, vers l'arrière, les deux bateaux suivants, et l'autre torpilleur qui fermait la marche.Auprès des paquebots, les torpilleurs paraissaient petits comme des jouets.Tout cet ensemble avangait fort tranquillement sur la mer.I était difficile d'imaginer qu'un ennemi, qu'un danger quelconque pût nous guetter dans cette calme navigation.J'observai attentivement le torpilleur qui nous précédait pour tenter d'y découvrir des indices de vigilance ou d'activité, mais je ne pus réussir à y uper- vevoir @me qui vive.Il semblait inhabité.Il avançait en roulant légèrement et en faisant entendre un son continu très doux, unc sorte de ronronnement ou, plus exactement, de souffle prolongé.Quand je cessai de l'observer pour me retourner vers la terre, celle-ci avait disparu.Nous pe avions changé de direction, et la lune ne l'éclairait plus favorable- suent, Ta plupart de ceux qui se trouvaient là avaient allumé des cigarettes ct, de temps es temps, un coup de vent rabattait toute cette odeur de tabac vers le navire.Je pense que tous partageaient la méme impression de sécurité que j'éprouvais, en dépit (ou peut- être à cause) de la ceinture de sauvetage fieclée autour de cha- oun.Pour moi, Jessica, je pensais que c'était là une bien curieuse manière de revenir vers cette France que nous avions traversée trois fois ensemble pour aller en Corse.« Voilà enfin une occasion de la parcourir moins rapidement >, telle était la réflexion que je me faisais.Réfléchir me donne rapidement somancil, et je l'observai même en ces circonstances exceptionnelles, Cependant, sur le pont, des groupes s'étaient formes, et nul ne semblait décidé à aller dormir.Cela ne m'arrêta point ct je descendis m'étendre \u2018sur ma couchette.Je fus réveillé par quelqu'un qui me secouait, tandis que j'en- jtendais une voix qui répétait dans \u2018la coursive: « En haut, tout le L\u2019AUTORITE, MONTREAL, 10 FEVRIER 1940 Coeurs jaloux Pourquoi, dame Nature, as-tu commis l\u2019erreur D\u2019enfanter un défaut m\u2019inspirant de l\u2019horreur?Souffre que je te dise en une langue nette Que ton fils est haï sur toute la planète.Il existe un endroit qui se nomme Québec, Province où l\u2019on apprend le latin et le grec, Où l\u2019art d\u2019être valet prime l\u2019art d\u2019être maître, Où l\u2019on a du dégoût pour le verbe connaîtres Province où le talent, ce joyau des petite, Ne peut point contenter hélas! ses appétits; Sanctuaire français qu'ennoblit la soutane Dans lequel, au grand jour, l\u2019incompétence plane, Duns lequel, constamment, en vertu du dicton, Le pieux Canadien suit, suit comme un mouton.Ce peuple réputé que je flatte avec joie, Que je veux écarter d\u2019une mauvaise voie, Accomplissant ainsi un devoir fraternel, Aurait-il par hasard promis à l\u2019Eternel De ne jamais bannir du tréfonds de son âme Ce tyran inbumain que le Bonheur enflamme, Cet inique bourreau, qui s'applique à salir, A blesser sans répit, à toujours démolir, Ne pouvant supporter les succès d\u2019un confrère, Médisant du voisin ei celui-ci prospère, Usant de calomnie en toute occasion Afin de provoquer mieux la division, Et qui, lorsqu\u2018un rival s'engage duns la gloire, S'efforce de l'ôter de ce haut promontoire.Est-il, dites-le moi, homme plus vicirex, Plus corrompu, plus vil que le type envieux?Le rôle qu\u2019il remplit mérite l\u2019anathème, Un serpent comme lui ne siffle pas: je t'aime.Ce besoin de flétrir quiconque veut monter, De jeter son venin, de vivre pour gâter, Procure aux coeurs jaloux et grimaçant de haine Des instants de plaisir ignorés par Duchaine.Pareille passion se faufile partout; Qu'importe le milieu, elle se tient là, debout.Dès le moment venu, on l\u2019aperçoil, pensive, Puis, la mine hypocrite, elle vole à l\u2019effensive.Ah! s'il était possible en ce pays chrétien, Pays dont Jean-Baptiste est le zélé gardien, (monde en haut! >, continuellement, mais sur un ton calme, sans aucune trace d'affolement.Je me, Jevai et gagnai la coursive.; Le pont était couvert de monde.Je regardaÿ nussitôt la mer et je ne reconnus rien du calme spectacle que j'avais vu avant de me coucher.Le torpilleur guide n'était plus devant nous.Chacun ,des trois paquehots était en train {de décrire une grande courbe vers la droite.chacun pour son compte.Notre torpilleur arrière nous De suspendre le cours de cette maladie, Synonyme chez nous du terme perfidie, La race de Laurier qu\u2019un tel chanche mord, Goûterait aussitôt, demain, un meilleur sort.Quand nous déciderons d\u2019effacer cette tache Qui enluidit et qui ternit notre panache, Nous, les piteux laquais, nous.les inférieurs, Nous brillerons alors aux rangs supérieurs.L'amitié, dans Québec, aura son domicile Et l'Amour deviendra parole d\u2019évangile.LUCIEN DUCHAINE dépassait ct arrivait à grande vitesse sur notre gauche: j'entendais son ronflement et je respirais son odeur de mazout, Tout cela se déroulait dans une étonnante lumière diffuse qui était celle de la lune dans les nuages.Il faisait très frais.J'eus soudain conscience que j'entendais depuis un moment un bruit d'avion dans le ciel.Regardant dans place du guide, et les trois navi- la direction de ce bruit, je ne vis {res du convoi reprenaient leur rien en l'air, mais, sur la mer, | formation en ligne droite.Je d'aperçus, assez loin, notre second n'aurais su dire si nous avions re- torpilleur, qui s'éloignait de nous.pris notre ancienne dircetion ou Il était très visible.on pouvait si nous rebroussions chemin, au- mème le voir s'incliner dans un cun repère n'existant pour moi virage qu'il prenait sans doute à sur cette étendue de la mer ol toute vitesse.Tout à coup.une chacun s'agitait.Un peu plus «lameur s\u2019éleva du pont de notre tard, en réfléchissant, je compris navire: à quelque distance de l'ar- d'après la position où se couchait ricre du torpilleur, une gerbe la lune que nous étions revenus à d'eau s'élevait.Je pensai immé- notre route primitive.Une atta- diatement qu'il était bombardé que de sous-marin, voilà à quoi par l'avion.Le bruit de celui-ci nous venions vraisemblablement semblait maintenant se rappro- (d'échapper.C'est ce que tous se cher de nous, de plus en plus.!répétaient autour de moi: si le Tout le monde serutait le ciel.Je [torpilleur-guide avait quitté son pense que tous étaient aussi sur- poste pour aller lâcher des gre- pris que moi-méme: depuis le dé- |nades dans ls mer, c'était, évi- part, je n'avais imaginé, comme |demment.parce qu'il avait vu attaque possible, que celle d'un [quelque chose.sous-marin, et voilà que le danger| Nous, nous ne voyions déjà venait d'en haut ! plus les avions.Quant au torpilleur grenadeur, il s\u2019éloignait en tournant à notre gauche, maintenant assez loin, trop loin pour que nous puissions voir si de nouvelles gerbes s'élevaient ou non lant plus bas que je n'avais imaginé d'après leur son.On ne distinguait pas leurs cocardes, Ils al- humèrent leurs feux juste en passant au dessus de nous et croisèrent notre route.Le torpilleur arrière avait maintenant pris la \u2014Regardez le torpilleur cris unie voix.Sur l'arrière de celui-ci, une nouvelle gerbe venait maintenant de s'élever.suivie presque aussitôt l'une troisième.Or, le bruit de [derrière lui.moteur arrivait maintenant pres-| La lune s'était couchée.La for- que au-dessus de nous.Comme (ce du vent avait augmenté, la mer nous restions assez stupéfaits, en-!se creusait.Le mal de mer fai- core ahuris d'assister à tous ces , Suit des victimes.Un mouvement évinements si rapides, à peine ti-sse produisit entre les rangs des rés du sommeil.un ordre crié au : hommes pressés dans la demi-obs- porte-voix tomba de la passerelle: | urité lorsque apparurent les dis- \u2014Que chacun reste à son pos- ,tributeurs de thé.Du thé bien te.Le torpilleur a simplement chaud, avec les biscuits que nous lâché des grenades.Les avions #vions.sont anglais.Et maintenant, Ja terre de Et les avions nous apparurent France était en vue: à l'horizon, Photo C.P.R.\" SUR LES COTES DE LA CITADELLE.Québec offre à ses amateurs de ski, aux visiteurs qui lui viennent durant la saison d'hiver, toute une variété de pentes bien enneigées où ils peuvent pratiquer .\"le slalom et la descente sans avoir à s'imposer de longs déplacements.Les côtes de ia Citadelle, à Quelques minutes à peine du Château Frontenac, offrent sous ce rapport des avantages dont les skieurs - Ro manquent pas de profiter.descentes d'envergure, à Montréal.Mais pour les excursions de fin de semaine, le cross-country et les la région du lac Beauport est à Ja vieille capitale ce que les Laurentides sont en même temps; ils étaient deux, encore extrémement lointaine, la assez gros, me sembia-t-il, et vo- lueur d\u2019un phare sans doute allumé pour nous.Nous regardions tous vers elle, Quelque part dans les airs, le ronronnement des moteurs d'avions invisibles continuait.Je m'aperçus peu après que notre second torpilleur nous avait rejuint et qu'il avait pris le poste arrière.Avait-il atteint le sous-marin en plongée avec scs grenades ® C'est la une chose dont nous ne filmes jamais informés.La guerre est pleine de ces silences.Les navires de guerre français venus nous accueillir se présentèrent alors qu'il faisait encore nuit.L'arrivée du premier me fit croire que j'upercevais un second phare à éclats irréguliers.C'était ce bateau qui faîsait des signaux, suns doute pour se faire reconnaître, avec un petit projecteur.Il était déjà très près.Les signaux ne durérent que quelques secondes.Notre torpilleur guide inclina ensuite sa route vers la gauche et s'éloigna.Dans l'obscurité, je distinguai à sa place le navire français, dont la forme était différente et rappelait celle d'un petit cargo.Celui-ci se soulevait à la lame avec légèreté, glissait, remontait, presque sans rouler.Lorsque le jour se leva, le phare que nous avions aperçu s\u2019éteignit.Dans la brume grise, nous découvrimes alors que nos cscorteurs avaient été tous deux relevés par des navires français.Celui qui se trouvait en tête du convoi était un aviso, Deux avions passèrent un peu plus tard au-dessus de nous, français également.En somme, nous étions en France.Voilà l\u2019histoire de notre voyage, Jessica.Rien de bien mouvementé, en somme; ou plutôt, tous ces mouvements ont lieu sans que le soldat puisse en prendre grande conscience.Nous avions été guidés, protégés, passés d'une protection à une autre, attaqués entre temps; ct tout ce que nous avons pu voir a été quelques mouvements de navires pour nous plus vu moins inexplicables.Il est vrai que je ne suis pas un marin.La cote de France nous apparut dans le brouillard ct dans la bruine, J'avais laissé, en vous quittant, une Angleterre ensoleil- ice, et je trouvais en arrivant en France notre pluie si familière.Notre convoi aborda la côte obliquement, piqua vers elle, obliqua de nouveau, comme s'il\u2019 suivait sur la mer un chemin connu de \u2018ui seul.J'imagine qu'il naviguait entre des champs de mines défensifs, dont il savait la position.La terre s'éleva, devint tout pro- she, s\u2019ouvrit.Nous aperçûmes des cabanes, des maisons; enfin, bien protégé au fond de-la rade, le port avec des navires de guerre.Nous étions arrivés.Quand Je navire fut amarré ct que nous descendimes vers le quai, un derrière l'autre, par l'étroite passerelle, il me fallut faire un effort pour me persuader que la mer nous séparait, I} me semblait au contraire que j'allais vous retrouver au bout de ce quai bumide, que vous series une de ces femmes que déjà on aper- revait, vêtues de cirés transparents comme celui que vous por: aux fing de semaine, tez si souvent.N'cussent été les enseignes des petits cafés, ce port était vrahnent un port de chez nous.De grands bâtiments étaient occupés par nos troupes, leur porte.Les camions qui nous attendaient pour nous conduire à nos cascrnements, étaient des camions de l'armée anglaise.Mais nous traversames la ville ct la quantité de marins français que illusion.Nous sommes restés jours À .Je me mettrais en peine de vous décrire cette ville si vous ignoriez ce qu'est un grand port maritime, avec des navires de guerre, un arsenal, des rues pleines de matelots.La population nous a manifesté une sympathie indiscutable, mais point de curiosité.J'ai l'impression que les premiers Anglais qui ont débarqué ici ont dû ttre plus remarqués que nous ne l'avons été: ils étaient la nouveauté, nous étions déjà l'habitude.Quand je dis « la population >», je veux évidemment surtout parler des femmes, puis- qu'elles sont maintenant partout la\u2019majorité.Nous nvions déjà remarqué ensemble qu\u2019elles s hahit- lent mieux dans ce pays que chez nous: la guerre n'a pas changé cela.Le vin est toujours aussi bon marché.Le tabac français, toujours auss.mauvais.Vous voyez, ma chère Jessica, que si bref qu\u2019ait été 1uon séjour a.j'y ai goûté à tous les plus dangereux plaisirs.John D.(1) Un pert de la côte Sud d'Angleterre.avec un de nos fonctionnaires al nous vimes suffit à dissiper mon! LE SKI AU LAC BEAUPORT.La région du lac Beauport, à quelques milles À pelno au nord de Québec.jouit auprès des skieurs de cette ville d'une popularité bien méritée.C'est une contrée pittoresque, très accidentée, dont les pentes magnifiques se prêtent mervetlleusement à la pratique du ski sous toutes ses formes.La région du lac Beauport est visitée chaque biver par un grand nombre de touristes américains, en plus des skieurs de Québec et des environs qui s'y donnent rendez-vous C'est pourtant vrai ! Que le colon jouit de nom- | breux avantages en Abitibi.De bores gens qui ne sont ja- mals sorties d» leur paroisse, qui, bien ou\u2019agriculteurs, ne connaissent | rien du défrichement des t:rres se | font une mon tragédie sanglante survenue en 18il.L'année précédente, en 1810, John Jacob Astor.le célèbre milllardaire américain doat les descendants continuent de nos jours d\u2019élaler le luxe de leur héritage, avait envoyé un navire baptisé le Tonquin, de New- York.en passant par le cap Horn au sid des Amériques, à destination de l\u2018imbouchure de la rivière Columbia sur la côte du Pacifique.En cet endroit, Astor possédait un poste pour la traite des pelleteries, appelé Astoria, devenu pa: la sui.e :> fort George quand cette partie du pays passa aux maina des Anglais.En 1811, le Tonquin piqua vers le nord Jusqu'à Nootka.Son capital- ne, un certain Thorn, renommé pour sa brutalité, dépassa les bornes quand (1 insulta gravement un chef Indien.Les Indiens résolurent de venger l'honneur de leur chef et de leur tribu d'une façon terrible.Ils grimpèrent à bord du Tonquin, et {ls massacrérent tous les marins, à l'exception de cinq d'entre eux qui s'étaient dissimulés au fond de la cale.Quatre de ces derniers s'en- fulren! ea chaloupe et périrent à quique distance de là.Le cinquiè- ma, demeuré À bord, mit le feu au poudre et rédulsit le Tonquin en pièces auand il vit un second groupe d2z 400 à 500 Indiens revenir à l'assaut du navire.Tell fut le fin du Tonquin, mals son nom a s'é conservé dans le parc national de Jasper par les coureurs des bois qui traversalent les Rocheuses par les passes d'Athabaska, après la chute d'Astoria.I y a ausei une rivién> Astoria dans le parc Jasper.No .Cw hard Cosh Photo C.P.Rmême une aide considérable pour bâtir sa propre maison, parfois pour £e procurer des animaux.En retour, celui qui bénôficle de tous ces avantages n\u2019est tenu que ©: travailler censciencieusument et pour lui-même.Tandis que dans les vieilles paroisses, sur des fermu:s souvent aux trois quarts ruinées, celui qui achè tt: une ferme pour y établir un de 9:s fils doit tout payer à prix d'ar- | gent.Mrs fautes nos 4-08, hier à eu Beaucoup de ceux qui n'ont aucu- |lPu A cérémonts de l'imnas-tHan des ne conflance dans l'opportunité de -erdres oui rannelle avx Onrétiens l'ouverture des terres nouvelles, \u2018tr oreins of leur destinée terres- pour le bénéfice de notre popula-; tr.Trimnosition margrs arssi l'ou- tion rurale changeraient d'idée si; verturs du Carême, des quarante saulement lis allaient visiter le pays; fmirs de nénitence exigée ner l'E- Les cendres abitébien.elise catholique de ses fidè'rs en J.-E.LAFORCE, { nrésaration de la grande fête de Agent général, | Pâques.PS res ss : Coups de marteau (Suite de la lère page) les organisateurs.Alors, commènt se fait-il que ceux-ci, non contents de continuer, comme par le passé, annoncent même dans les journaux ; ment, avides de tenter fortane, né- zlirent de payer le boucher et l'é- vicler afin de s'adonner à leur passion favorite.Pourguol la police, si | sévère contre les raris aux courses est-elle si indulrente envers Je les bingos à venir?On rapporte que ' morose ?Mystère, profond dans certains quartiers de Mont- | °° : 1éal, les femmes plus particnliére- | VULCAN t A A bâtons rompus (Suite de la page 4) | de la neige semble gréver.outre mesure, le budget municipal, que nous semblons enterrer sous les amas d'une neige \u2014 fictive.TI faut bien employer notre argent quelque part ! le trésor municipal est en si bon état, Francheren(, nous nous demandons si, en certains quartiers, on prend le contribuable pour un nigaud.On dit que plus de S200,000 ont été dépensées actuellement pour l'enlèvement de la neige, dans nos rues Mais, quelle neige ?Nous n'en avons pas vu, dans la grande métropole.C'est à croire que l'on vit au pays des rêves.L'influence de \u201cBlanche Neige\u201d anrait-elle tourné la tête de nos dirigeants municipaux ?Que serait-ce i s'll avait véritablement neigé! z z z Le peuvle finlandais, qui lutte si noblement pour son Indépendance, est soulenu par la force d'âmes des femmes.En tenue de ski, en tenue d'infirmière, ou dans l'uniforme gris des \u201cLottas\u201d.elles remplissent vaillamment leur devoir au service du pays.Le service est obligatoire en Finlande pour toutes les femmes de vingt à soixante ans, et toutes l'acceptent avec enthousiasnie pour la défense de leur valeureux pays.Bel exemple de patriotisme à donner aux femmes des autres pays et comène il console de bien des défaillances.E.F\u2014 \u2014 - \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 fe mmm \u2014- ma = mu .\u2014 St\u2014\u2014 \u2014 vie tempérante La plupart des gens vivent une existence calme et régulière.Leurs goûts, en général, sont simples; leurs habitudes, modérées.C\u2019est pourquoi un si grand nombre d\u2019entre eux préfèrent la bière.En effet, quel est le breuvage stimulant qui, mieux que la bière, se conforme aux exigences d\u2019une et modérée?EVE er Arn dé ssatate \"mortier à ont} M de dort Ibe EL RANE te 25e ANNEE \u2014 No 1354 Le général Réquin, grand chef militaire français Au cours du conflit de 1914- 18, un officier français de grande distinction visita Montréal ct prononça même un discours au Canadian Club.Il s'appelait alors le colonel Réquin.I! est devenu Je général Réquin, du conseil supérieur de la guerre.Voici le portrait qui vient d'en être tracé: Le 10 septembre 1914, le lendemain de notre victoire de la Marne, j'accompagnais le général Humbert, commandant la division du Maroc, dont j'étais l'of- dicier d'ordonnance, dans une visite rapide du château de Mondement, que nos troupes, après trois assauts successifs, venaient de réoccuper la veille, Ce fut un des plus beaux, un : des plus glorieux épisodes de cette bataille.Il vient d'être raconté avec les détails les plus précis ct les plus saisissants par M.Elie Chamard, dans un petit livre: La Bataille de Mondement, pour lequel le général Weygand a écrit une préface.Le château, où nous avions passé la nuit, trois jours auparavant, auprès duquel se dresse aujour- d'hui la colonne monumentale commémorant notre victoire, était dans un affreux état.Tout indiquait l'intensité, lu violence de la lutte qui s'était poursuivie en ce lieu, où la bravoure et la ténacité françaises finirent par avoir raison de notre formidable adversaire.Le trait frappant de ce magnifique épisode illustrant à merveille l\u2019inumense bataille tout entière, de Paris à Nancy, c'est la vonfiance inébranlable qu'avaient l'un dans l'autre tous les exécu- tauts, l'appui reciproque qu'ils se donnèrent, leur esprit d'abnégation sans limite.Hs n\u2019éclatèrent nulle part avee plus de force qu'à Mondement, le centre du dispositif français.C\u2019est pourquoi nul endroit ne pouvait être mieux choisi pour y placer le symbole de untre victoire.Des grands chofs jusqu'aux plus humbles soldats, chacun, attelé à une tâche commune, tirait à plein collier pour faire avancer le char, très souvent embourbé.\u2018 L'armée de Foch, vivement refoulée sur sa droite, se trouve dans unc position de plus en plus eritique.Franchet d'Espèrey, commandant, avec un extruordi- naire brio, l'armée voisine, lui prête immédiatement toute l'aide qu'on attend de lui.La division Grussetti, dont il se démunit, tun- dis qu\u2019elle exécute son fameux inouvement de rocade vers Fère- Champenoise, donne à Humbert un rude coup de main.Elle met à sa disposition une partie de son artilleric, qui déclenche un tir d'une extraordinaire intensité sur le château, avant l'assaut final.Le colonel Boichut la commande, un merveilleux artilleur, le virtuose du 75.Il dirige Iui-meme, pareil au dieu du tonnerre, la wwi- se en batterie de ses pieces, qui font dans les rangs ennemis d'effroyables ravages, interdisant absolument aux Allemands, par un barrage meurtrier, tout envoi de renforts aux défenseurs de Mondement.Je pus contempler moi- même, le lendemnin, des groupes de sept ou huit feldgrau, clouds sur place, fauchés par nos rafales.Si nos généraux de 1870 avaient manifesté In même volonté de collaboration, même dans une faible proportion, la face de l'Europe ct le cours de l'histoire auraient été changés.Tandis que le général Humbert donnait ses ordres pour activer le plus possible la poursuite de l'ennemi, je vis venir vers nous un tout jeune capitaine, envoyé en liaison par l'état-major de l'armée.C'était le futur général Réquin.\u2014Mon général, disait-il à Humbert, je n'ai pas qualité pour vous l'annoncer officicllement, mais je puis vous direc que le général Foch est extrêmement sutisfait de la manière dont vous avez conduit votre division pendant la bataille.Vous ne tarderez pas, sans doute, a l'apprendre dec sa bouche.Commencer la guerre dans l'entourage même de Foch, c'était, certes, pour le capitaine Réquin, une très heureuse fortune: la fortune, toutefois, nc sert que ceux qui savent vraiment la mériter.Lieutenant-colonel au moment 13 oz $1.40 3 25 oz 52.60 40 = 34.15 » et embouteilié par Distifiers Corporation Limited, Mentréel G-LR ide l'armistice, il occupa successivement les postes les plus difficiles: commission militaire pour les négociants du traité de paix, commandement d'un régiment d'infanteric, état-major de l'ar- méec du Rhin, Société des nations, chef de cabinet Je quatre ministres de la Guerre, commandement d'une division à Nancy, d'un corps d'armée à Bordeaux, puis retour à Nancy à la tête du 20ème corps.Ses séjours répétés dans la capitale lorraine font du général Réquin l'homme qui connaît le mieux la ligne Maginot, Il a assisté sur place à su construction, à son aménagement.Il a eu l'occasion de la montrer à d'illustres visiteurs, \u2018entre autres M.Hore Belisha, ministre de lu Guerre britannique.C'est grüce à des chefs comme lui que tout ce qui concerne l\u2019installation de cette ligne, les ef- \"forts réalisés pour le bien-être matériel et moral des soldats ont été si intelligemment, si judicieusement poursuivis.\u2018Fous ceux, Français ct Angluis, qui ont pu la voir ne cachent pas leur admiration ct même leur émerveillement.| Ayant eu la chance de rencon- itrer, ces temps-ci, le général que {je n'avais pas revu depuis long- (temps, Je Pai trouvé aussi jeune, \u2018aussi alerte, aussi actif que lors- ique je l\u2019aperçus pour la première {fois sur le champ de bataille, l'oil vif, le geste net, lu parole précise, J'ai, plus d\u2019une fois, d'ailleurs, éprouvé la même impression à propos des grands chefs militaires, leur profession, l'alacrité physique, intellectuelle, résultant d'un parfait équilibre entre l'esprit et le corps.Appelé, l'année dernière, au Conscil supérieur de la guerre, ors de ln grave tension qui s'est produite en septembre, le général vient d'être nommé à un poste dont l'iurportance n\u2019a pas besoin d'être soulignée: In direction du ventre des hautes études de la Défense nationale, I! existe depuis Jongtemps, on le sait, un centre des hautes études militaires, ce qu'on appelle {l'Ecole des maréchaux.Créé par Joffre avant lu guerre \u2014 ce fut, avce beaucoup d'autres, une de ses idées les plus originales et les plus fécondes \u2014 ce centre réunit un certain nombre d'officiers, colonels ou généraux.qui sont initiés par des maîtres éminents aux plus Qautes questions stratégiques.Weygand cn Joffre commença à le distinguer.on a décidé, il y a trois ans, de fonder un autre groupe vù, à côté d'une majorité d'officiers, seraient appelés quelques hauts fonctionnaires, appartenant à toutes les administrations qui tou- vhent, directement ou indirecte- went.In défense nationale: nances, diplomatie, bliecs, intérieur, ete.Il ne s'agit plus seulement ici de la science militaire propre- went dite, une science comme les autres, avant ses secrets, ses règles, ses lois, mais aussi de ce qui concerne la guerre, mettant en jeu à l'heure actuelle toutes les forces quelles qu'elles soient, toutes les ressources de la nation.En plus de l'armée, quantité d'autres facteurs interviennent, faute desquels l'élément combattant serait incapable d'obtenir son plein rendement.Le pays tout entier concourt a ln défense nationale.L'arrière et l'avant ue font qu'un.II est de plus en plus indis- peusable, dans ces conditions, qu'il s'opère dans tous les domaines une coordination aussi pous- séc que possible.; C'est à l'établir, à l'assurer que vise cette nouvelle organisation, Il s\u2019agit d'accoutumer les uns ct les autres à travailler ensemble, à penser en commun.Après l'amiral Castex, qui a pendant trois ans dirigé cette école, le général Réquin va, dès cet hiver, poursuivre le même objet.Son intelligence et son activité, l'étendue de ses connaissances, son esprit très largement ouvert lui permettront de rendre à cet égard les services les plus précieux.travaux pu- (Suite à la page 4) LE WHISKY \u201cet PIERRE RICHARD-WILLM Pierre Richard-Willim est un jeune premier à la mode.On ke demande dans tous les films à la fois.Ce succès Plerre Richard-Willm le mérite.C'est un travailleur et, en mé- me temps, c'est un homme modeste qui ne veut pas faire parler de soi en dehons du labeur qu'il fournit.{ Peut-être que cette sort?de pudeur qu'il conserve dans la vie lui vient de son éducation première.Fils d'un ingénieur de Bayonne, on le destinait, comme ses frères, à un emploi dans une usine, mais 11 refusa.Il ne s'intéressait qu'à la musique el A la sculpture, et il voulait être un artiste, ce qui causait une grande inquiétude à sa famille.Au cours de.vacances, 1] assista A une représentation du théâtre de plein air à Bussang, théâtre dirigé par le grand poète Pottecher; {1 s'enthousiasma pour ce théâtre de la nature gui exigeait de ses interpré- tes de solides\u2019 poumons, de belles silhouettes.M y fit ses débuts de décorateurs et de costumier.Cela devait le conduire fata'ement à in- terpré:er un rôle.Il joua les utilités mais 1] s\u2019y distingua =t il enthousiasma par son jeu, par sa diction, le public de connaisseurs qui ss trouvait M.Il fut remarqué par Ida Rub/nsteiln, la grande danseuse, et devint son partenajre dans la \u201cDame aux Camélias\u201d.Ce fut là son véritable début.Dès lors.il néma.IN est difficile d'énumérer partagea entre le théâtre et le cl-; L\u2019AUTORITÉ, MONTREAL, 10 FEVRIER 1940 ee EE ROMANTIQUE SOLITAIRE ou écrire ou inventer sur aol en dehors des rôles que j'ai interprétés.C'est un travail suffisamment ardu, ingrat et souvent décourageant, pour aue le public se contente de cette part déjà si grande et aussi, je peux l'assurer, si intime de notre vie.Je ne peux pas me résoudre à parler de moi; on m'a offert très ailmablement de m'aider à retracer la route de ma vie, mais j'aime mieux la laisser où et comme elle est.snus l'herbe des souvenirs et \u2018de l'oubli.| Cependant, 11 ne faut pas croire que Pierm Rirhard - Willim soit un sauvace décidé à vivre à l'écart de ses contemporains.\u2014J'ai le culte de l'amitié, dit-il, car je ne suis pas un ingrat, et je lui dois beaucoup.J'aime aussi, de tout mon coeur, mon blen gros chien qui me le rend bien et que \u2018Je sens vigilant.silen:leux, plein d'in\u2018elltrence à mes côtés.J: ne parviendrai jamais sans doute à m'adapter tout à fait au rythme moderne qui me désoriente.Je n'aime pas que l'Art, mais aussi la nature.Avez-vous remarqué qu'il m'arrive toujours d'interpréter des rôles pleins d'action et parfois même violents?Mol, le ré- veur par excellence ! Eh bien! pour Jes interpréter d'une manière | satisfaisante, f'ai inventé à mon usage personnel un petit jeu de l'esprit aul est le suivant.J'imagine que je suis vraimen: le personnage du rô'e, je m'intéresse à son métier, à tous les détails qui composent sa petite vie quotidienne.Je me donne à moi-même l'illusion, destinée aux sportateurs, ae la meilleure fol du monde.Le souvenir des débuts Rien n'entretient, autant que fit partic avant 1914, C'est la que En dehors de cette institution, fi- ! On aurait tort de s'imaginer le plus romantique dzs jeunes premiers se livrant à des facéties dans \u2018e studic ! L- solitaire qui démonte coupe le fil de son téléphone, qui fuit avec une égale persévérance les boîtes de nuit et les réceptions mondaines, est.par définition.tout le contraire d'un homme sociable ou même jovial ! Néanmoins, lorsque son métier l'appelle au studio, il ne fait pas bande a part, il ne jote pas les beaux ténsbreux: 1! est simple, affable, accueillant, 11 est gai.Avec réserve, mais il est gal.I rit, de ce rire qui lui est propre et cui l'a rendu particulièrement cher aux adolescentes : un rire court, presque silencieux, qui montre largement ses dents blanches entre des lèvres très dessinées.\u2014Ah ! mait, attention ! Je n'ai jamais accepté \u201cun film pour faire un film\".Vous savez que je suis une sorte de maniaque, d\u2019ailleurs inoffensif: avant de sizner un en- gagemen:, je demande a lire le | scénario.Jaime mieux dire \u201cnon\u201d A quelqu'un qui lui avait deman- | ayant lu que, saas lire, dire \u201coul\u201d.ds ses mémoires, 11 répondit : | On a moins de regrets avec mon \u2014Je ne peux surmonter mon ap- système.préhension pour ce qu'on peut dire\u2019 tous ses rôles.Il obtint un succès considérable et 11 devint à la mode.Les journalistes assaililrent sa porte; 1l Se cabra assez rudement.\u2014 Qu'on s'intéresse à moi comme artiste, dit-il, J'y suis très sensible.mais je n'al pas à répondre sur les questions qui concernent ma vie passé», présente et future.Personne n\u2019a rien à voir dans ma vie où je veux pouvoir satisfaire mon désir de pailx, «de tranquillité relative, tout au moins en toute indépendan- ve.La vie privée d'un artiste \u201cLA FIN DU JOUR\u201d \u2019 + Marny (Victor Francen), l'acleur qui avait du talent mais qui na goûté ni dans sa vie privée ni dans le métier est le seul à comprendre vraiment la souffrance de la petite bonne Jeannette (Madeleine Ozeray).Cette belle scene est tirée du film \u201cLa Fin du jour\u201d, le dernier succès du prodigieux Julien Duvivier, d'auteur de \u2018Golgotha\u201d et 4'\u201cUn Carnet de Bal\u201d.Le troisième centenaire serait-il un fiasco?(Suite de la 1ère page) mier ministre canadien, le très honorable M, King, invitant les Américains à venir au Canada en plus grand nombre, pour donner encore plus d'ampleur à son exposition et multiplier les manifestations récréatives de toutes sortes.» Voilà done où en sont rendues les choses et il est temps que les autorités municipales, que nos corps publics, que tous ceux, enfin, qui sont responsables de la conduite de nos affaires civiques s'at- tèlent à la tâche.Nous n'hésitons pas à déclarer que ce serait, non sculement une catastrophe, an point de vue affaires, mais également une humiliation comme jamais nous n\u2019en aurions connue s\u2019il fallait rater ces fêtes du troisième centenaire.Il est vrai que les finances municipales ne sont pas en excellent état, à l'heure actuelle, mais la construction des immeubles demandés serait un actif produtif pour la ville et donnerait du travail à nos chômeurs, tout en attirant, chez nous, des centaines de milliers de visiteurs, chaque année.Ce scrait autant de millions drainés vers notre ville et dont profiteraient nos hôtels, nos restaurants, notre commerce, tous ceux enfin qui vivent du tourisme étranger.Et, au-dessus de ces considérations matérielles et pécuniaires, il y a la bonne réputation de la ville qui est en jeu.Montréal, la métropole du Canada, la seconde ville française du monde, laisse passer ce grand événement du troisième centenaire de sa fondation.annoncé à grands renforts de publicité, ou ne se contente que d\u2019un banquet, d'une procession de la St-Jean-Baptiste et de quelques discours au thème recuit.Qu'on se souvienne du faste retentissant avec lequel Québec a célébré son troisième centenaire, en 1908.Et pourtant, la vicille cité de Champlain était loin de posséder ni la population, ni les ressources ni les moyens d'action que possède aujour- d'hui Montréal.Nous ne voulons jeter de blime sur personne, mais nous joi- guons notre voix à celle de M.Trépanier pour jeter le cri d'alarme et dire qu'il est plus que temps de se mettre à l'oeuvre.Qu'un comité soit immédiatement formé afin de lancer ce projet de construction d'un centre civique, de salles requises pour recevoir les milliers de conventionnistes et d'un centre sportif pour le moins particllement terminé.Qu'on nous épargne la honte d'un lamentable fiasco.Ce serait trop triste et trop humiliant pour notre ville et scs habitants.E.Fla sonnette de son appartement, qui Au Capitol La belle Marlene Dietrich va nous revenir sur l'écran du Capitol dans la production \u201cDoastry Rides Again\u201d, film dont ele partage la vixdietie avec James Stewart et qui marque son retour au premier rang des étoi- es cinématographiques américains comme étant le fin dont la belle Mar:en2 avait besoin pour retrouver sa popularité.L'action se passe dans l'Ouest américain au temps des colons et de leurs rudes mél:zs avec les premiers orcupants sans foi nl loi.\u201cDestry Rides Again\u201d est un film plein d'action qui nous présents Marlene dans une composition tout à fait différente de ses précédentes.Scn partenaire, James Stewart, se surpasse également pour assurer à ce flun un véritable succès.La distribution de \u201cDestry Rides Again\u201d comprend encore Mischa Aucr, Charles Winninger et Brian Don:evy.Au Loew's L'adaptation d'une oeuvre célèbre de Rudyard Kipling, \u2018The Light That Failed\u201d prend l'affiche au cinéma Loew's.On y verra un groupe d'artistes de premier ordre.Ronald Colman incarne l'aventu- ric: el reporter de guerre sans peur, Dick Helder.Le cdle de Torpen- Page 3 Théâtre.Sport.d'une esplonme allemande travaillant pour le compte du gouvernement ang'ais et, en même t:mps, d'une espionne anglaise travaillant pour l'Allemagne.Quant à Karloff, il interprète le rôle de l'esplon No 1 de l'ALemagne.\u2018British Intelligence\u201d a été mis en scène par Terry Morse.La photographie est de Sid Hickox.La distribution compte Maris Wrixon, Bruce Lester, Homes Eerbert, Stuart Holmes et Lester Matthews.\u201cGrandy Get Your Gun\u201d sera le secand film au programme.\u2014\u2014 etl - Georges Rigaud Saviez-vous que Georges Rigaud | était l'actèur parisien le mieux ha- 1 billé?Le plus éégant?Paris vient d'imiter Hollywood en l instituant un concours pour dicou- \u2018vrir chez les jeunes premiers fran- gals des qualités distinctives.Un jury d'honneur composé de person- 'nalités les plus éminentes a pris sa tâzhe très au cérieux afin d2 décerner des prix à qui de droit et faire preuve de la p:us stricte im- : LA LUTTE AU FORUM Robert triomphe de Thesz et sarde son championnat Jamais la scène du Forum n\u2019a donné lieu à une telle sensation que, mardi soir, alors que des lions de l'arène sc sont mesurés dans des combats d'une excessive violence.Ce fut un spectacle inoubliable et qu'il sera difficile de renouveler.Yvon Robert a conservé son titre de champion lutteur en prenant lu mesure de l\u2019aspirant Don Luis Thesz.Une foule d'environ 3,000 amateurs a assisté au triomphe de Robert.Il n'a pris que trente-sept minutes et 40 secondes pour réussir l'unique chute du match et c\u2019est avec son ciscau japonais de bras qu'il se l'est assurée.Lorsqu'il eut fait tourner son rival vingt-huit fois en l'air, These demanda grâce et dans l'intermission, s'étant fait examiner le bras, il décida de ne plus revenir dans l'arène pour continuer le combat.Thesz avait eu le bras presque arraché de l'épaule sous la pression terrible du ciscau japonais.ll n\u2019en pouvait plus .Ainsi done s\u2019est terminé la dispute entre Robert et Thesz pour { Partialité.Eh! bien ces (massieurs et ces dames \u2014 car le comilé étant mixte, | après avoir hésité longtemps, en sont venus à la conclusion que Gears:s Rigaud était l'acteur le mieux vêtu de Paris.Or, jamais jury n'aura vu plus juse et n'aura nendu une decision : how, le soxilat de fortune et cor- | plus équitable.Lorsque Georges Ri-espondant de guerre qui fit de gaud fut engagé, il y a quelques Heldar la coqueluche des femmes, -nnées & Holywood, les vedettes at ai sensation od: Londres, est |amérivaines elles-mêmes ne purent Joué par Walter Huston.La jolie retenir leur admiration devant le Ida Lupino incarne la gamine Bes-{beau grand et solide gaillard qui sie.tandis qu'une nouvelle venue.Muriel Angeius, joue le rôle de Mais'e, \u201cThe Light That Falled\u201d couvre \u2018oute une époque d2 la vie anglaise prend la brillante campagne du vant.~ Au Palace La writable Rosalind Russell nous est pré-entée dans le film \u201cHis Girl Friday\u201d, version cinématographique d'une c&èdre histoire de journalistes de Ben Hecht et Charles MacArthur, qui prend l'affiche au Palace.On y verra outre Rcsalind Russell, les populaires Cary Grant et Ralph Bellamy.L'oeuvre de Hecht et MacArthur a été légèrement transformée par le metteur en scène Howard Hawksimposante distribution comprend Gene Lockhart, Helen Mack, John Qua:en, Brnest Truex.Roscoe Karns, Regis Toomey et Cliff Edwads, L'excellente Rosalind Russell donne dans cette production l'une de ses mellleures compositions.C'es: du moins l'opinion de Hawks.\u201cE: fe dis que son rôle dans mon film nous la présente telle qu'elle est parce qu'elle s'entend vraiment bien avec un groupe d'hommes qui, coni- me œux qu'elle rencontre dans \u201cHis Girl Friday\u201d, sont avant tout peu enclins au sentiment\u201d.À l\u2019Impérial périal présente à ses habitués la production \u201cWe Are Not Alone\u201d, avec Paul Muni.Ce film est tiré d'un soénario de James Hilton et a été mis en scène par le brillant Edmund Goulding.qui nous donnait récemment \u2018\u2019Dark Victory\u201d et \u2018The Od Maid\u201d.Outre Muni, Ia remarquable distribution de \u201cWe Are Not Alone\u201d cemprend la jolie June Bryan et la vedette anglaise Flora Robson.Comme attraction supplémentaire à son programme de fin de semaine, l'Impérial présentera \u201cThe Escape\u201d, film eneittant en vedette, Kane Richmond, Amanda Duff, Edward Norris, June Gale, Henry Armetta et Frank Reicher.C'est 'histoire d'un bandit qui, en sortant du pénitencier, apprend que sa soeur es: fiancée à un policier.Ce prétexte sert à le remettre dans le mauvais chemin et il ne tarde pas à reprendre sa carrière de criminel.Au Princess Un film d'espionnage prend l'affiche au Princess.C'est la production \u201cBritish Intelligence\u201d, mettant: en vedette Margaret Lindsay et Boris Karloff.Le scénario de Lee Katz est basé sur une pièce d'Anthony-Paul Kelly.Ccenme le titre le suggère.\u201cBritish Intelligence\u201d est une histoire d'espionnage et de contre-esplonnage.Mille Lindsay interprète le rôle ST.DENIS ELVIRE POPESCO À la fin du dernier siècle \u20act cccn- Soudan.L'oeuvre de Kipling, virile, sibla fantaisie et qu'il n'avait au- et colorée, constitue pour le ciné-|cune espèse d'idée de la tenue ves- ma un sujet exceptionnellement vi.| timentaire.! Pour trols jours seulement, l'Im- | arrivalt de Paris.I Cette fols, ils en eurent pin les lyeux.Quoi! c'était cela un Fran- ;çais! Pourtant on leur avait dit que le Parision portait moustache et bardiche, souvent un binocle, qu'il se vétait avec la plus Impos- Et ces gens d'Hollywood, tou: ftonnés, avaient devant les yeux un bel athlète de plus de six pieds, qui se tenait droit conune un 1 et qui avait le sourire, ni barbiche, ni bi- noc:e, Un vrai beau gaillard, comme l'on dit.GEORGES RIGAUD | le championnat.Robert a paru plus fort que jamais.El était en {superbe condition physique.Apres une demi-heure de lutte debout et au tapis, Robert a pu enfin s'assurer sa prise favorite et ce fut tia fin.Itobert pesait 225 livres et Thesz 230.L'unique engagement s'est terminé de façon dramatique.Après que Robert l'eut fait tournoyer vingt-huit fois en l'air, Thesz demanda grâce ct resta étendu quasi inconscient dans l'arène.Quatre ! séries de ces tourniquets violents qui lui disloquaient l'épaule 1'avaient rendu à bout de furce ct à bout de résistance.Thesz s'était blessé à la fourche ct à un bras en portant le coup de savate.Il n'était pas aussi solide qu'au début.H se tenait le bras gauche même avant que Robert eut pris sur lui son fameux ciscau court.Jamais peut-être Robert ne s'est servi de son viscau juponais uvec autant de force et de violence.Le match semi-final de Ia soirée entre Steve + Crusher » Caseylivres.d'Irlande, et « Wild Bill » Longson, 218 livres, de Salt Lake City, a doné lieu à un violent combat.les deux lutteurs ont essayé de se démolir au commencement de la rencontre.Dans un grand élan, Longson passa à travers les cordages et il alla choir sur la table des journalistes.Incontrôlable, il faillit méme assomtmer un spretateur avec une chaise.Plus tard, Casey se montrant trop rapide.fit manquer plusieurs mouvements d'attaque de son adversaire ce qui le rendit furieux.Les ciseaux de bras de Longsou étaient sa meilleure arme offensive, 227 Es annulèrent au bout de 30 minutes de tiraillements terribles et violents.Longson laissant voir ses velléittés de cembattre encore le com- hat reprit quelques secondes après le match officiel, cette fois en bas de l'arène et pour le bénéfice des spectateurs.Les deux gaillards ne sc séparèrent qu'après s'être servi encore quelques taloches.« Strangler » Bob Wagner, de Portland.Ore.\u2026 fut disqualifié après huit minutes et trente secondes de son match contre Legs Laagevin.Boh Wagner n'a pas perdu ses vicilles habitudes lesquelles consistent, dans un combat de lutte.à frapper en dehors des câbles, à cogner du genou, à étrangler son adversaire.à le renverser sur les cordages et à lui enfoncer les doigts daus les yeux, Il a fait tout cela à Legs Langevin et comme si rien n'était plus naturel.A force d'être maltraité de toutes façons Langevin fit une sortie terrible «t : il cogna si durement avec ses poings que Wagner demanda grâce et fit mine de vouloir faire la paix.Une minute plus tard il recommençait.Il frappa si souvent et si durement avec ses pieds que finalement après huit minutes et trente secondes l'arbitre Dan Mur ray le disqualifiait.Wagner pesait 2:40 livres et le lutteur de Magog.235.C'est alors que se déroula dans l'arène des scènes les plus violen- (Suite à la page 4) La popularité de Georges Rigaud s'affirme de jour en jour.Aurons-nous l'occasion de l'applaudir dans plusieurs films importants cette année.ris sans avoir tourné aucun film pour la compaznie américaine qui l'avait engagé Sans vouloir être injuste il est bon de dire que le but de ce contrat n'était autre que de { soustraire le bel artiste au ciné- -Ma français.Georges Rigaud en effet se ccempare aisément avec Nelson Eddy; {1 est plus vigoureux d'allune que Tyrone Power et il est tout aussi séduisant que n'importe quel jeune premier yankee.Hollywood craignait le prestige de ce jeune honme.Mais Georges Rigaud ne mit pas de temps à découvrir le truc et il ne tarda pas plus à rentrer dans son cher Paris.Georges Rigaud a accepté avec beaucoup de grâce l'honneur qu'on vient de lui décerner.Un titre de ce genre n'est pas pour l'emballer.On le lui décerne, tant mieux, mais il ne se gonfle pas pour cela.Etre l'artiste le mleux vêtu de Paris, c'est tout de même quelque chose.mais en France, on n\u2019est pas aussi sensible qu'on ne le pense à la flatterie.Georges restera toujours le méme excellent et jovial gargon.Pour lui importe par-dessus tout.Son art.On l'a découvert il y a à pekne quel)- ques anndes.Malis dds son premier film \u201cLa Vie Parisienne\u201d, le réalisateur comprit qu\u2019une telle Valeur ne devrait pas être cantonnée dans le rôle de bellâtre et qu'on pouvait tirer un magnifique parti des dons de ce jeune homme fort cultivé, racé, élégant sans forfanterie.Le réalisatpur avait raison.Aujourpiliers du cinéma français.Ses succès ne se comptent plus et toutes les vedettes féminines se font une gloire de l'avoir pour partenaire.\u2018Modeste, Georges Rigaud ge rend compte que le travail lui a valu le succès.Aussi ne cesse-t-il de s'appliquer.De film en film son jeu est plus précis.Elle possède 200 éléphants Québec.\u2014 Mlle Irène Bélard, opératrice de télégraphe aux édifices du Canadien Nationai à Québec, collectionne des éléphants.Elle en possdde plus de 200.Le troupeau est protégé par des assurances, parce que quelques têtes atteignent le prix de $50 pièce, et que toutes requièrent des soins minutieux.Mais 1s soins consistent principalement en polissage, frottage et étiquetage.car Ces animalicules ne mangent ni ne barissant.Ils sont en effet, pour \u2018a plupart, en porcelaine.en métal su en cuivre et ils viennent de toutes les parties du globe.Mille Bé- | dard s'est éprise de ce \"violon d'In- | gres\u201d dès l'âge de sept ans alors) que pour Ia première 1015 qle offèce tua une randonnée À dos d'éléphant | dans un cirque.Georges Rigu.« est revenu à Pa-i une seule chose compte, une seule d'hui, Georges Rigaud est l'un des! | | | ~- » BL = @ Voulez-vous surprendre la famille avec un nouveau régal au diner?Servez un plat savoureux de poisson canadien, séché ou marinée Où que vous viviez, votre marchand peur vous procurer du poisson séché tel que la morue, l\u2019églefin, le merlan, la merluche et la morue noire, et du poisson mariné tel que le hareng, le maquereau et l'alose .tous en parfait état, Il y a des recettes intéressantes pour la préparation de chacun de ces poissons excellents.Le poisson est un aliment merveilleux pour la santé.bon pour chaque membre de la famille.C'est une grande source de protéines qui font les corps sains et robustes Servez souvent à la famille du poisson canadien, séché ou mariné, .ce sera un régal pour tous .et vous le trouverez économique.MINISTÈRE DES PÉCHERIES, OTTAWA.DEMANDEZ LA BROCHURE GRATUITE 468 BB Veuillez m'envoyer votre brochure gratuite pages, intitulée \u2018100 Délicieuses Revectes EU 200 \u2018 et contenant 100 recetres délicieuses et économiques pour la préparation du poisson.CWIIF DU POISSON NIMPORTE QUEL JOUR ~ Page 4 «\u201d L\u2019AUTORITE, MONTREAL, 10 FEVRIER 1940 25e ANNEE \u2014 No 1354 Soldats anglais en c Clamaus! Clamaus! Le seul sénateur communiste qui reste au Sénat français.\u2014 Des yeux qui larmoient et une barbe qui pleure.\u2014 Un qui n'a pas besoin d\u2019un cortège pour conduire un enterrement.\u2014 Depuis qu'il est au monde, il ne fait que ca.Le seul \u201crouge\u201d qui reste au Sénat depuis Pexpulsion de Marcel Cachin, c'était lui, dans le temps, le prophète de la bande .Un prophète qui prêchait dans le désert, d\u2019ailleurs, car il faisait le vide autour de lui.Duclos disait: \u2014 Le roi des em .Et Thorez: Son éloquence?Une averse constipée.Et Péri, qui a des lettres: Clamamus! Clamamus! Morne plaine .À part ça, il tenait de l\u2019avorton, voire du mort-né.C'était un foetus à barbe.Et il traînait à ses basques on ne sait trop quels relents de bocal, de phénol ou d\u2019amphithéâtre .Un jour, à lan Chambre, un député de droite proposa de Pempailler et de l\u2019expédier à Moscou pour qu'on Je mette dans une niche et qu\u2019on en fasse un saint .\u2014 Impossible! glapit an député de lu gauche, qui siégeait non loin de lui, impossible! T1 ne tiendrait pus la paille.H est pourri.x » + Pure méchanceté, évidemment, de pure image .M.Clumamus n'est assurément pas plus malsain qu'un autre.Mais il n\u2019en a pas l\u2019air .Le teint.qui tourne au rance.Les oreilles, qui se décollent.La bouche qui se déglingue à gauche et le nez qui se déglingue à droite.Les moustaches \u201cmangées aux rats\u201d et le barbe genre radicelle, «en poil de betteru- ves ou de carottes .Et le corps malingrichu, voûté.souffreteux .Et cette voix.cette voix de catastrophe qui tient le milieu entre les cornes des pompiers et les *gueulards\u201d de la police! .Si un jour les sirènes de Paris ne suffisent pus.qu'on fusse enregistrer des disques à Clamamus.En cas d'alerte.on les diffusera par haut-parleurs.Et je vous jure bien | que les plus courageux eux-mêmes.pris de panique.descendront à leur cave en se bouchant les oreilles .in triste, avec ça.Un lugubre .M a toujours l'air de porter le diable en terre .Il est le sombre.Hest le noir.\u2014 Son vrai destin, disait jadis Doriot, était d'entrer chez Borniol et d\u2019y triompher dans lu carrière d'ordonnateur.ll fait deuil, en «ffet, et jusqu'au bout des ongles, car il n\u2019a pas toujours les doigts très propres.Ses muins déjà sont des faire-part .Et ses yeux larmoient.Et sa barbe pleure.I! n\u2019a même pas besoin d'un cortège pour conduire un enterrement.Depuis qu\u2019il est au monde il ne fait que ça .-, que ça.que ça.Mais quel cortège conduit-il?Alors, il s\u2019attarde.+ Le sien.probablement.+ * x À part ça.il n°y a rien à dire de lui.Clamamus n'est pas seulement le prophète qui prêche dans le désert.I} est le désert lui-même .ll n\u2019est pas seulement le noir.il est le vide noir .L'inexistence .La négation .Qu'a-t-il fait?Qu\u2019a-til dit?Nul ne sait.Nul ne peut se souvenir .Rien.Encore rien et toujours rien.Ce mot revient de lui-même et \u2018impose jusqu'a obsession.Rien! Rien! Sans doute est-ce parce qu'il exprime l'homme ; tout entier.Rien! Rien! Rien! .Hs'est présenté à quel- ; que chose, un beau jour.Son nom a surpris.On l'a retenu.mr re rar re rar \u2014 Relèvement économique Conférence de M.AH.Paradis sur le rôle et le devoir des Chambres de Commerce \u2014 Conseils pratiques d\u2019un chef de In finance.Notre relèvement économique ! \u2018Qu en parle toujours, mais on semble n\u2019y penser jamais.Il est \u2018heureux qu\u2019il se trouve tout de mème des Cunadiens français pour essayer, de temps à autre, de secouer notre apathie cet parmi veux-là, il convient de signaler MA.-H.l\u2019aradis, président de la Chambre de Commerce de Montréal.Au cours d'une conférence prononcée récemment à Saint-Hya- cinthe, M.Paradis, après avoir brosse un court historique des Chambres de Commerce du Canada, n jugé bon d'énumérer leurs \u2018devoirs.En Amérique et en Angleterre, les Chambres de Commerce n'exercent aucune fonction officielle, mais en d'autres pays, elles dépendent des gouvernements ct on les consulte avant Ia présentation au Parlement de toutes lois susceptibles d'affecter le vougneree et l'industrie.Dans la province de Québeccontinue M.Paradis, nos activités devraient se concentrer spécialement sur les questions suivantes: La guerre, le commerce, l'industrie et le tourisme.M devrait y avoir un comité pour l\u2019étude de chacune de ces questions.M.Paradis illustre ensuite ses paroles en citant des statistiques sur În finance municipale, provinciale et fédérale.Une bonne finance dans ces domaines est absolument nécessaire, surtout si l'on considère que dans notre province, les intérêts annuels sont de 3302 millions.soit $27.50 par tête.avec une dette per capita qui se chiffre à 5700.00.Dans notre province également.nos revenus et notre pouvoir d'achat étaient fen 1947 de $1,266.323,000, com- | bienveillantes dispositions des habitants, on put mettre à leur parativement à SI,162,111.000 en 1936.Comparons ces chiffres à ceux de l'Ontario: $2,186,879,000 en 1937, comparativement à S2- 007.518.000 en 1936.Depuis 1930.dit M.Paradisle chômage nous a coûté $800 j millions, soit 25 de In dette fédérale, Le conférencier analyse On l\u2019a mis sur des bulletins et notre sombre à pattes est passé .Puis il s\u2019est présenté à autre chose, gravissant un éche- | lon de plus .Puis il «st devenu député.Puis il est devenu : sénateur, à l'ancienneté .Là, par exemple.au Sénat \u2014 soyons justes \u2014 il devait | se distinguer.Ce fut le jour où il clama et proclamia, de son organe ; de corncille noyée de gnole: \u2014 Le parti communiste est pour l\u2019ordre contre l'anarchie ! M.Jules Jeanneney faillit en dégringoler de son perchoir, sur la tête.Et M.James Mennessy s\u2019en tape encore sur | les cuisses .- \u2014 Pour l\u2019ordre! Sacré Clamamus ! oo Contre l'anarchie ! .LE FURET La lutte au Forum (Suite de la page 3) tes qu'on ait vues depuis longtemps.Wagner parut avoir complète- ; ment perdu la tête; il continua de frapper son adversaire étendu à coups de genoux et à coups de pieds.Langevin ne pouvait que se trainer vers le bord de l\u2019arène.Il dut encuisser encore une douzaine de coups de pieds à la tête ct dans Je dos.Wagner ne voulait pas écouter rien et pendant que les amateurs s\u2019amassaient autour de l\u2019arène il continuait de frapper aussitôt que l'arbitre ne s'interposait plus entre lui et Langevin.Murray tenta de le retenir sur les câbles mais ce fut peine perdue.Finalemnt Langvin tomba sur la table des journalistes et resta étendu sur le parquet.Wagner quitta l'arène au milieu d'un beau chahut.Jaimais on n'avait vÜ un athlète aussi impopulaire tirer sa révérence au public.Dans le premier match de la soirée, Ralph Garibaldi, 213 livres, de New-York, avait comme adversaire Tommy Rae, 212 livres, de Springficld, Mass.Garibaldi tenta de maîtriser son rival d'abord avec des torsions de cou et des coups de poings.Rae fut impuissant au début à soutenir pareil siège et il était d\u2019ailleurs à demi étouffé.Finalement, il se réveilla et un terrible direct à la mâchoire de l'Italien l'envoya rouler en bas de l'arène.Les cinq premières minutes avaient été à l'avantage de Garibaldi.Le combat fut mieux partagé par Ja suite.iei les causes lointaines ou rap- {prochées du chômage: les découvertes de lu vapeur, de la turbine.de l'électricité, de la chimie.La production est 30 fois plus gran- {de en 1940 qu'elle l'était en 1850 | ct la consommiation n\u2019a augmenté yne de 20 fois.- Si nous voulons.dit M.Paradis, garder notre système de gouvernement, notre liberté d'action et de parole, notre devoir sera de donnez à chacun le privilège de gagner sa vie.H doit donc exister un moyen praticable de partager avec équité le travail entre tous les hommes valides et désireux de trouver un emploi.Ce moyen, c'est aux gouvernements fédéral ct provineiaux qu'il incombe de le mettre en oeuvre, Je propose donc que l'Etat constitue a cette fin une Commission nationale - de nom et d'intention \u2014 ct formée essentiellement hors des cadres politiques =.En terminant, M.Paradis déclare qu'il ne se fait pas l'avocat de réformes propres à déposséder le riche au profit du pauvre.Îl veut au contraire conserver tous les rouages essentiels du ré- Bitue = zapitaliste, reconnaissant surtout que les hommes ne sont pus tous ct ne seront probablement jamais égaux pour l'adresse, le vaructère, l'esprit d\u2019initiative, le travail et le talent.« Je défendrai toujours lc principe de l'encouragement, de la récompense que méritent l'offort ct le sue- cès individuels ».Garibaldi eut à endurer le supplice d\u2019un méchant ciseau de tête, puis il se servit de hummerlocks.En voulaut donner un coup de bélier, Rae passu à travers les cordages; ensuite il se servit avee un certain avantage d'un dur ciscau de corps.Les dernières minutes de la rencontre furent une véritable ba- : taille de rue.Ils ne se firent jamais quartier ct ils annulèrent en trente minutes d'un combat très rude surtout dans les dernières minutes.RECETTE ORIGINALE DE LA PONCE © Le jus d'un citron e Eau bien chaude e Sucre au goût © Un peu de muscade e Deux doigts de GIN DE KUYPER IMPRIMATUR sous la rmison sociale de \u201cL'Autorité Enest Imprimé à \u2018\u2019La Parole\u201d Limitée, Diummondvitle, P.Q.| L\u2019'HOTEL WINDSOR posscd.une atmosphère de distinetion très recherchée et est visité par des voyageurs de renom venant Ae toutes les parties du monde.Il est renommé pour ses chambres modernen et confortables, son excellente cuisine et son service courtois.| Windsor EET EP CARRE DOMINION v Le journal \u201cL\u2019Autorité\u201d, faisant affaires registrée\u201d, a ses bureaus, Chambres 415.414, Edifire Cansda Cement, Montréal.I) \u2014 Comme quoi les Canadiens français furent toujours prêts à aider l'Angleterre, en temps de crise.\u2014 Une mémorable randonnée en 1862 du Bic à la Ri- vière-du-Loup.\u2014 Ce qui décida le gouvernement canadien à prolonger l\u2019Intercolonial, à partir du Bas de Québec, jusqu'aux Provinces Maritimes.\u2014 Honte à nos \u201cnationaleux\u201d ! C\u2019est à tort que certains trouble-fête, vils politicailleurs \u2014 les uns nationalistes du Québec, les autres impérialistes de POntario, \u2014 voudraient faire croire que les Canadiens français sont prêts à trahir PAngleterre, même en temps de «guerre.De nombreux exemples du passé prouvent le contraire.Peu après la cession du Canada en 1763, les nôtres se déclarèrent franchement, comme on sait, contre les re belles américains, et sous impulsion des autorités religieuses, chantèrent des Te Deum après Trafalgar et Waterloo.La rébellion de 1837-38 ne se limita qu\u2019à une très faible partie du district de Montréal et le district de Québec se tint absolument en dehors de cet événement.Dans le bas de Qué- Lec en particulier, le loyalisme des nôtres ne se ralentit jamais et nous allons en citer un exemple bien typique, nous inspirant d\u2019un article paru dans \u201cLe Progrès du Golfe\u201d, Pun des rares hebdomadaires de langue française absolument digne de ce nom.Il y a de cela près de trois-quarts de siècle.En 1862, an lendemain du fameux incident du \u201cTrent\u201d qui faillit déclencher la guerre entre l'Angleterre et les Etats-Unis, Londres jugea bon de mettre le Canada à l\u2019abri d\u2019une invasion possible et décida d\u2019envoyer un corps expéditionnaire sur nos rives.UN DILEMME A RESOUDRE On était à la veille de Phiver, et il fallait se hâter avant la clôture de la navigation sur le Saint-Laurent.Au début de décembre, cinq gros navires, portant un effectif de plus de 7,000 hommes de troupes, quittaient les Hes Britanniques pour le Canada, à destination d\u2019un port \u201centre Métis et la! Rivière-du-Loup\u201d.L\u2019un de ces navires, le \u201cPersia\u201d, portait |le 16ème régiment, composé de 1,100 hommes.Informé du | départ de ces troupes, le gouvernement canadien avait ordonné aux gardiens des phares de rester à leurs postes en- lcore que la navigation dans le golfe et le bas Saint-Laurent ! fût terminée.De l\u2019archevêché de Québec, Mgr Baillargeon | avait publié une lettre demandant aux curés de bien recevoir tes soldats de Sa Majesté.Dans la nuit du 26 au 27 décembre, le \u201cPersia\u201d jeta l\u2019ancre en face du Bic.Les autres navires entrés dans le golfe furent forcés, à cause des glaces, de rétrograder à Halifax, Saint-Jean et Sydney.En plus de 1,100 hommes, le \u201cPersia\u201d portait 6,000 fusils et une grande quantité de munitions qu\u2019il fallait débarquer au plus tôt.L\u2019opération dura une journée seulement et se fit sans le moindre accroc.Les soldats reçurent les meilleures attentions de la population du Bic, l\u2019église paroissiale ayant été mise à leur disposition pour leur servir de caserne.Les troupes devaient aussitôt faire route vers Montréal, mais alors lIntercolonial n\u2019allait pas plus bas que la Rivière-du- Loup.I fallait que les soldats anglais s\u2019y rendissent en voiture, soit une distance à parcourir de 50 milles.Grace aux disposition en moins d\u2019une journée 1,000 carrioles et autant de chevaux.Le dimanche 29 décembre, les troupes arrivaient à Montréal.LES SOLDATS EN CARRIOLES ' | Les autorités militaires avaient offert 85.00 par voiture | pour le trajet du Bic à la Rivière-du-Loup.On dut refuser des offres de services, surtout à Trois-Pistoles, où se produisit sur lu route un tel encombrement de carrioles et de chevaux qu\u2019il fallut simuler une charge à la baïonnette pour faire | passer le cortège au milieu des conducteurs trop anxieux de i se rendre utiles.Rappelons que les autres soldats débarqués dans les Provinces Maritimes ne purent atteindre la métropole, par un froid sibérien, qu\u2019en février et en mars.Cette aventure \u2018fit comprendre aux gouvernements de l\u2019Angleterre et du Cul'nada la nécessité de construire une route plus longue pour Île transport des troupes et de Partillerie en cas d\u2019invasion et de cette constatation résulta la construction de l\u2019Intercolonial.,Ç Quand) aujourd'hui, nos \u201cnationaleux\u201d représentent nos \u2018habitants comme irréductiblement hostiles à Empire britannique, ils se figurent à tort qu\u2019ils vont se faire du capital i politique à Paide de cette trahison envers leur nationalité.Si M.Bourassa sortait de sa retraite, il recevrait des oeufs pourris.Mais comme le Maître, occupé à la rédaction de ses Mémoires, est trop futé pour tenter l\u2019aventure, ces projectiles | faisandés, les électeurs les réserveront aux Adrien Arcand, aux Popol Bouchard, aux Jos Ménard, et autres rastaquouè- | res du même acabit.SCARAMOUCHE A BATONS ROMPUS La Société de Radio-Canada vient de boucler son année financière avec un surplus de S357.458.La société n'a appliqué ses revenus qu'à l'amélioration des programanes radiophoniques ainsi que de l'outillage de ses postes, Les frais d'administration ont été réduits de 6.7 pour cent sur ceux de l'année précédente.C'est un excellent résultat au point de vue financier et l'Etat n'aura pas à supporter une charge qui serait assez lourde s'il fallait couvrir des déficits comme ceux que nous entraînent les Chemins de Fer Nationaux.Nous espérons, cependant, que les directeurs de Radio-Canada s'emploieront davantage à favoriser les artistes de chez nous.La radio est devenue un domaine intéressant pour nos arlistes de valeur qui peuvent y trouver un vaste champ pour développer leur talent et y trouver leur pain quotidien.L'art pour l'art est une belle formule pour ceux qui trouvent des Mécènes ou qui ont une cortaine aisance leur permettant d'exercer leur talent.Mais pour l'homme de lettre, le musicien ou l'acteur qui ne doivent compter que sur leur travail pour donner du pain a leur famille, il lui faut compter sur des organisations comme celle de Radio-Canada pour assurer son existence.C'est une oeuvre nationale à accomplir.2 z 2 Par un vote pris chez tous les membres qui assistalent au débat universitaire entre les étudiants de l\u2019Université Lavai, de Québec, et ceux de l'Université de Toronto, on s\u2019est prononcé contre toute loi qui imposerait la conscription au Canada.Une majorité écrasante a donné raison aux étudiants du Laval que représentalent MM.Paul Renault, de Beauceville et Louis Cannon, de Québec.Il est évident que c vale réfièie le sentiment de l'immense majoiilé du peuple du Canada qui semble approuver la politique suivie jusqu'aujourd\u2019hui par le gouvernement de l'honorable M.King.Mardi soir, à Montréal, les étudiants de l'Université McGill ont fait du chahut à une assemblée de l'Association des Etudiants des Universités Canadiennes.Il s'agissait de discuter la participation du Canada à la guerre et les étudiants du McGill \u2014 un groupe, du moins \u2014 sympathiques à l'idée imipérialiste, ont empéché toute discussion.les autorités du McGill ont blamé séverement cette conduite, déclarant que la liberté de parole devait être respectée, toujours et partout.Nos impérialistes canadiens sont asaurés de marcher vers une défaite écrasante, le 26 mars prochain.Le peuple du Canada est fier de la façon dont le gouvernement Kinz a conduit les affaires de la guerre depuis la déclaration des hostilités et I! entend bien que cette participation volontaire, dans la mesure de nos ressources et de nos forces, soit continuée.C\u2019est pourquoi les machinations et les protestations des Manion, des Hepburn et consorts vont échouer lamentablement devant le patriotisme éclairé du peuple Canadien, 2 2 4g Nous jouissons d'un hiver exceptionnellement doux et la nelge ne nous a quère affreté.Tl n'y a qu'à Muntréal où le coût de l'enievement Suite 4 la page 2) L'Italie est en responsable du conflit \u2014 I] y a quelque temps, \u2018 l'Autorité\u201d s'élevait assez vertement contre le projet d'imposer aux propriétaires de la ville de Montréal le palement de la taxe d'eau.Notre journal, sur 12 foi d'une Information, critiquait certains membres du Consell qui auralent amené ce projet devant le Consell de Villejournal était sous presse, M.l'échevin Hector Dupuis.dans une déclaration faite aux journaux, niait carrément que le Conseil de Ville eût eu l'intention d'adopter une telle mesure.I spécifiait que, s'il eut été possible d'enlever azx propriétaires le fardeau du paiement de la taxe scolaire, on aurait pu y substituer celui de la taxe d'eau et, par cette substitution, les propriétaires y auraient gagné largement, Il ajoutait qu'on avait tout simplement discuté ce problème au Conseil sans y donner suite comme suggestion possible, Mais jamais il n'a é:3 dans l'intention du Conseil et encore moins dans la sienne de présenter une telle mesure et de lui! \u2018 ; militaire, période d\u2019une durée de trois ans, d\u2019après Phalie, donner force de loi.Nous tenons à publier cette mise au point afin de donner justice à M.l'échevin Dupuis qui se dépense sans compter pour l'administration de la chose civique et avec la plus entière bonne foi.Si nous sommes bien informé, on préterait à M.Dupuis l'intention de | se porter candidat libéral dans le comté de Ste-Marie si le député actuel, le docteur Hermas Deslauriers, était appelé au Sénat ou obtenait une position qui l'obligerait à quitter la politique.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 À & E\u2014\u2014\u2014 Une exquise production L'autre soir, nous avons assisté, au théâtre St-Denis, à la production du film \u2018\u201cYamilé sous les Cèdres\u201d, l'un des meilleurs romans du mai- tre Henry Bordeaux.D\u2019ordinaire, les cinéastes français ne nous gh- tent jamais en adaptant au cinéma certains romans de grand genre.Je (ne souviens de la mauvaise impression que m'avait laissée l'adaptation de l\"Atlantide\u201d, alors que l'oeuvre de Pierre Benoit, si étrangement prenante, captive de la première ltgne à la dernière.Le fim \u201cYamilé sous les Cèdres\u201d & bien gardé le cachet du roman, l'exquise tendresse qui flotte à travers toute la trame tragique de ce drame passionnel où l'amour s\u2019affirme plus fort que tout, ict-bas foi.race, patrie.famille.Nous aurions almé un Osmann plus amoureux.On ne pouvait désirer une Yamilé plus charmante, plus tendre, | plus drematique.Peut-être bien \u2014 et c'est le défaut de tous les fims français \u2014 les scènes de cavalcades, de paysages auraient pu être écourtées pour les remplacer par des dialogues ou certains incidents du roman que l\u2019on a élucidés : tels la danse de Yamilé, aux Cèdres.ges conversations avec Khalil, el le suicide d'Osmann dont on aurais pu tirer un merveilleux effet Mais ce sont là des détails qui n'enlèvent rien à la beauté du film qu'il faut aller voir, après avoir lu \u2018\u20ac Toman de Bordeaux.Car si on ne connaît pas bien l\u2019œuvre du maître, ce n'est mas du premier coup que l'on pourra salsir et apprécier toute la bheauté de celle merveilieu- se et tragique jidylle.Amateur.Les enjambées d\u2019Air-Canada Un avion d'Air-Canada parcourt quotidiennement 3.249 milles suivant des mosurages officiels parvenus des quartiers-généraux d'Alr- Canada.De Vancouver à Moncton, la distance est de 2,839 milles.La ligne aérienne Vancouver-Seattle ajoute 122 milles à ce premier chiffre et l'embranchement Lethbridge- Calgary-Bdmonton, 288.Une étude du graphique des distances révéle qu'un espace de 336 milles s'étend entre Montréal-Toronto via Ottawa, départit comme suit: 110 milles Montréai-Ottawa et 226 Ottawa- \u2018Toronto.De Toronto à Moncton, il y a 764 anilles et de Montréal à Moncton.428.Winnipeg se localise à mi-chemin entre Montréal et Vancouver, soit à 1.242 milles de la première ville et à 1.169 de la seconde.Ski au Japon Quoique aux antipodeg des champs de nelge des Laurentides et du Canada, les Canadiens résl- dants au Japon n'en continuent pas moins de pratiquer le ski a leur guise, d'après ce que déclare M.D.E.Ross, agent général du Canadien National À Yokohama, actuellement en voyage d'affaires aux quartiers généraux des chemins de fer nationaux.\u201cLes endroits les plus rapprochés des centres uibains où ces Canaiens peuvent se llvrer A leur sport favori 22 irouveni ies Alpes-Japo- naises, a continué M.Ross.Depuis que le parc national canadien de Jasper est devenu fameux en Ex- trême-Orient à titre de centre sportif par excellence en toutes saisons, les Canadiens et les autres résidents à Yokohama sont grandement Intéressés dans les activités sportives qui y ont lieu, notamment dans les barêmes de vitesse sur ski pour la descente des pentes, barêmes qui sont établis à Jasper par des champions mondiaux\u201d, \u2014 \u2014 \u2014e Le général Réquin grand chef militaire français (Suite de la page 3) La dernière guerre a été gagnée autant prar l'énergie et in bravou- ré de nos soldats que par ln va- Alors que notre: ee \u2014\u2014 mmm \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 partie Le comte Ciano, gendre de Mussolini, aura beau faire, il ne saurait dégager le Duce d'avoir, par ses encouragements à Hitler, induit ce dernier à bouleverser l'Europe.\u2014 L\u2019abstention après coup.Chaque jour, des dépêches de source italienne nous apprennent que l'Italie n\u2019est pas neutre, mais non-belligérante, et que comme telle, elle est exposée à entrer inopinément dans le conflit.Les observateurs, dans le camp démocratique du moins, ne s\u2019en laissent guère imposer par ces bravades, car ils savent parfaitement que le Duce, de par sa situation économique, aussi bien que militaire, n\u2019a aucune envie de se mêler à lu bagarre.Parlant devant la Chambre des Faisceaux, le comte Ciano, son ministre des Affaires Etrangères, a tenté récemment d'expliquer Ia non-participation italienne, étant donné que le \u201cpucte d\u2019acier\u201d semblait faire une obligation à son pays de se ranger avec l\u2019Allemagne, ce qui incitait bien des gens à parler de \u201ctrahison®.L'Italie et l\u2019Allemagne, a prétendu le comte Ciano, voulaient \u201ctravailler au maintien de la paix pendant une période assez longue, nécessaire aux deux pays pour perfectionner leur reconstruction intérieure et parfaire leur préparation de quatre ou cinq ans, d'après l\u2019Allemagne, afin d\u2019opposer un front unique à l\u2019encerclement, sans que les deux puissances cussent l\u2019intention de troubler la paix du monde, après l\u2019expiration de ladite période\u201d.La guerre germano-polonaise, d\u2019après les explications du comte Cianu, s\u2019est engagée dans des conditions qui dispensaient l'Italie d\u2019y prendre part.Le gouvernement fasciste était partisan d'une procédure de conciliation entre le Reich et la Pologne, muis le gouvernement nazi l\u2019avisa que, vu les circonstances, il ne pouvait temporiser davantage et passait à l'action.Ce recours à l\u2019action ayant été décidé, sans le consentement de l'Italie, celle-ci était done dispensée de s\u2019y as socier.Enfin.d\u2019après le ministre des Affaires Etrangères italien, son pays ne fut pas consulté sur la conclusion du pacte germano-soviétique du mois d\u2019août 1939.It avait bien été convenu entre les deux gouvernements qu\u2019on pratiquerait une politique de détente vis-à-vis de lu Russie, afin de la dissuader de prendre part à l'encerclement du Reich, mais il n\u2019avait pas été question d\u2019un pacte proprement dit.C\u2019est pourquoi le gouvernement italien, surpris de se trouver en face d'un fait accompli, trouva encore là une raison de s\u2019abstenir.De toute évidence, l\u2018Htalie avait les meilleures raisons de ne pas prendre fait et cause pour PAllemagne, vu que celle-ci la rejeta au second plan, pensant qu\u2019elle trouverait un bien meilleur profit du côté russe.Les événements de la Finlande semblent lui avoir donné tort.Mais il n\u2019en reste pas moins que Cest l\u2019alliance hitléro-staliniste qui a déchaîné la guerre avec la Pologne et partant avec l\u2019Angleterre et la France.Décemment, alice catholique ne pouvait s\u2019unir avec la Russie athée contre la si religieuse Pologne.D'autre part, le comte Ciano aurait de la peine à faire croire que l\u2019Europe se trouverait actuellement en guerre si le Duce n\u2019avait tout fail pours favoriser lg réarmement de Allemagne ¢l son accaparement de l'Autriche, des Sudètes, de la Tchéco-Slovaquie et de Me mel.A chacun ses responsabilités! + i ARAMIS \u201cSouffles de mort\u201d sur le Quebec (Suite d~ la lére page) burn, d\u2019un Drew, d'un MacPherson ot d'un McCullagh, parce qu'il a été battu le 25 octobre dernier en se précipitant, malgré les conseils de ses amis, dans le gouffre que ceux-ci voyaient ouvert sous ses pas.Îl préfère sentourer des plus tristes sires, cenxJà même qui, désireux de revenir à la surface, conune les crapauds sortent de la fange, répandent les souf- flex de mort pestilentiels dont nous avons parlé plus haut.Un de ses partisans les plus convaincus, jeune député de grand talent, resté sur le carreau en octobre, confiait à un ani: \u2014 Je Pavais d\u2019abord pris pour un bon diable.Je l\u2019ai pris ensuite pour un mauvais coucheur.Et je m'aperçois aujour- d\u2019hui que c'est un sale caractère! .2\u201d?ROBUR le voit, pour que ces chefs montrent dignes de leurs aînés.Jean LERY.leur intellectuelle et morale de ceux qui les commandaient.Toutes les précautions sont prises, on se \u201cJe disais justement combien les maris sont oublieux .le cher époux m\u2019appela par INTERURBAIN .et je rougis de honte!\u201d Une + =~ communication de 300 milles entre \u201cTN postes après 7 p.m.(et toute la a journée du dimanche) ne coûte ère plus que le prix de deux billets de cinéma.Avec des tarifs aussi modiques, l'homme qui est en voyage peut facilement demeurer en relations avec sn famille.Pourquoi ne pas appeler Jes vôtres .ce soir?RAINS oa 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