Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Droit d'auteur non évalué

Consulter cette déclaration

Titre :
L'autorité
Libéral et anticlérical, ce journal critique la société canadienne-française et son conformisme. Dans ses dernières années, L'Autorité compte plusieurs collaborateurs prestigieux qui lui assurent une grande qualité de contenu rédactionnel. [...]

Fondé par Tancrède Marsil, ce journal paraît pour la première fois le 28 décembre 1913. La couverture politique de l'hebdomadaire du dimanche varie au gré des changements de direction. À ses débuts, le journal se dit non partisan mais, libéral par conviction, il vise à servir de guide pour le maintien de la bonne doctrine libérale, celle de 1893, et de son vrai chef, Wilfrid Laurier.

En 1913 et 1914, Tancrède Marsil s'intéresse particulièrement à la politique municipale. Son successeur de 1914 à 1932, Gaston Maillet, un dentiste fortuné qui a fort probablement participé à la création du journal, est plutôt animé par la passion de la politique provinciale et fédérale. Gilbert LaRue, directeur de 1932 à 1936, remet à l'avant-plan la politique locale et exprime son désir de faire de L'Autorité « le » journal de Montréal. Le journal prend le titre L'Autorité nouvelle de juin 1925 à novembre1931. La direction du journal est assurée par J.-A. Fortin de 1943 à 1953.

En 1953, Gérard Gingras prend les rênes du journal, qui compte de prestigieux collaborateurs tels Alfred DesRochers, Roger Duhamel, Guy Frégault, Germaine Guèvremont et René Lévesque. À l'époque, Gingras répond à ses détracteurs qui soutiennent que L'Autorité est à la solde du Parti libéral et affirme que si le journal approuve le programme libéral, il est toujours demeuré indépendant. Il confirme ainsi les propos de Marsil dans le texte sur la raison d'être de l'hebdomadaire paru dans le premier numéro en 1913 : « Indépendant des partis politiques, L'Autorité entend promouvoir et défendre les intérêts des nôtres d'abord, encore, partout et toujours ». Pendant les années Gingras, le journal renforce sa dimension satirique avec les caricatures de Berthio (Roland Berthiaume) et de Normand Hudon.

L'Autorité change sporadiquement de forme au cours de sa durée de vie pour passer de quatre à six puis à huit pages, alors que l'actualité politique se trouve généralement présentée en première page. Selon les changements de direction, la section des sports est couverte de façon inégale et passe d'une à trois pages pour disparaître pendant un certain temps. Pour sa part, l'actualité culturelle y est traitée avec régularité. La Grande Guerre y est également couverte en profondeur. Le quart de l'hebdomadaire est alors consacré à la publicité.

Le tirage de L'Autorité est de 8000 exemplaires en 1914 et atteint 12 750 en 1920 pour se maintenir autour de 15 000 exemplaires tout au long de la décennie. Il descend à 500 exemplaires en 1940. La publication est suspendue de septembre à décembre 1936 et de mars à juin 1939 pour une réorganisation. Les raisons qui mènent à la fin de la publication demeurent inconnues. Le dernier numéro paraît le 2 avril 1955.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 90-92.

LÉVESQUE, Michel, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique, 1867-1960,

Québec, Septentrion, 2013.

ROY, Fernande, « Le journal L'Autorité dans le cadre de la presse libérale montréalaise », dans Lamonde, Yvan, Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Saint-Laurent, Fides, 1995, p. 231-246.

Éditeur :
  • Montréal,1913-1955
Contenu spécifique :
samedi 28 juin 1952
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Haut-parleur,
  • Successeur :
  • Autorité nouvelle
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'autorité, 1952-06-28, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" : \u201cA une époque: de crise nationale, le journalisme prend qui doit être reconnue par .nos gouvernants, le: peuple et ses dirigeants, pour nos meilleurs intérêts communs.\u201d 37e ANNEE\u2014 No 50 .J.-A.Fortin, Directeur Ordres de la Commission des Liqueurs Le fait d\u2019armer le Reich constitue un danger, d\u2019après plusieurs observateurs.\u2014 Les entretiens qui vont se dérouler à Londres entre la Grande- Bretagne, les Etats-Unis et la France avanceront-ils les choses ?\u2014 Tout le monde le souhaite.La signature des accords contractuels avec PAlle- magne occidentale ne signifie pas que la ratification suivra de près la conclusion de ces traités.Des négociations à quatre ne sont pas nécessairement rendues plus difficiles.Comme le signalait récemment le \u201cManchester Guardian\u201d, il y a quatre solutions possibles en vue d\u2019en arriver à une organisation de l\u2019Allemagne.Le Reich pourrait tout d\u2019abord demeurer divisé et désarmé, tant à l\u2019Ouest qu\u2019à l\u2019Est.La deuxième alternative consisterait a unifier PAllemagne en l\u2019obligeant à demeurer désarmée.L\u2019Allemagne se trouverait ainsi a la merci de ses voisins immédiats, la Russie et la France.La troisième solution consisterait à maintenir l\u2019Allemagne divisée en deux zones distinctes, mais chaque partie du pays aurait le droit de se réarmer.Ce sera le résultat des accerds de Bonn.Voilà pourquoi plusieurs préfèrent voir l\u2019Allemagne unifiée et armée et possédant les pouvoirs d\u2019un état souverain.Mais cette dernière solution présente de graves dangers.Elle ferait bientôt de l\u2019Allemagne l\u2019arbitre de l\u2019Europe, lui permettant de faire chanter tour à tour Moscou et les Puissances de l\u2019Ouest.Les entretiens qui vont se dérouler à Londres entre les ministres des affaires étrangères de la Grande-Breta- ane, des Etats-Unis et de la France avanceront-ils les choses.L'Allemagne réarmée peut redevenir dangereuse à la paix du monde.Désarmée, PAllemagne déchargée du fardeau des armements, pourrait devenir pour plusieurs pays de POuest une concurrente dangereuse et susciter chez eux des difficultés d\u2019ordre économique.~ Lés sociaux-démocrates en Allemagne occidentale sont aussi anti-soviétiques que le chancelier Adenauer.Mais ils sont oppocés au réarmement du Reich pour le moment, parce qu\u2019ils craignent de provoquer les Russes| et aussi parce qu\u2019ils préconisent une Allemagne désarmée et neutralisée qui pourrait faire chanter les deux blocs.Pendant ce temps l\u2019Allemagne aurait repris graduellement sa place sur les marchés extérieurs.L\u2019Allemagne occidentale est maintenant passée au quatrième rang des pays exportateurs et son relèvement ira en s\u2019accentuant au cours des prochains douze mois.Pour un grand nombre d\u2019Allemands le problème de lunité allemande apparaît comme plus important que celui de la défense contre les pays du rideau de fer, prace qu\u2019ils réalisent qu\u2019en caz de conflit, l\u2019Allemagne serait la première victime.Il est évident qu\u2019un véritable rapprochement franco- allemand serait de nature à orienter davantage le peuple allemand vers une politique de collaboration avec les Fuissances de Ouest.Moscou mettra tout en oeuvre au cours des prochains mois en vue d\u2019empêcher le réarmement de|?P gne occidentale.Manoeuvres dilatoires, proposition de nouvelles conférences internationales, menaces, intimidation, et guerre des nerfs, tout sera mis a profit par le Kremlin en vue de retarder le réarmement de PAllemagne de 'Ouest.Il ne faudra pas penser pour cela que Moscou ait lintention d\u2019intervenir militairement dans cette partie de l\u2019Europe au cours des prochains mois.L\u2019Union Soviétique cherchera au contraire à armer ses satellites, anciennes victimes de l\u2019agression allemande, en attisant les vieilles inimitiés des populations contre l\u2019Allemagne éternelle.\u2018C\u2019est de ce côté que des nuages menaçants pourront s\u2019amonceler à horizon et créer un climat politique des plus dangereux pour la paix de l\u2019Europe et du monde.Vincent BROSSEAU L\u2019état-major de brigade Be.oy pd © L'état-maJor de la 10e brigade d'infanterie, comprenant Le Régiment de Joliette, Les Fusillers de Sherbrooke et le Régiment de St-Hyacinthe, s'arrête pour la fameuse tasse de café pendant l'entrainement d'été au camp Valcartier.Do gauche à droite: le capitaine P.Laroque, St-Jérô- mes; le brigadier F.-L.Caron, DSO, Montréal, commandant de la brigades le major C.Prieur, Montréal; le major E.-L.Pelletier, Sherbrooke et le lieutenant M.Décarie, Joliette.(PHOTO DEFENSE NATIONALB) \u201c4: A TRAVERS LES FAITS PARTOUT LA MEME CHANSON On se rend de plus en plus compte que l'ancien député de Terrebonne et de nouveau candidat de l\u2019Union Nationale aux prochaines élections a acheté un journal il y a quelques années, pour chanter ses propres louanges; ça va bien surtout quand le rédacteur-en-chef est son fils! Tous les députés de l'Union Nationale ont adopté cette même formule, ce petit coup d'encensoir qu\u2019ils doivent eux-mêmes donner au \u2018boss\u2019; Duplessis se fait aduler par ses députés-serviteurs à Québec, et ces derniers, pour se venger de cette humiliation, exigent de leurs électeurs qu\u2019ils se courbent à leur tour et étendent sur leur passage rameaux et palmes.C'est ainsi, la semaine dernière que notre confrère de Ste-Thérèse, écrit en même page, en lettres de deux pouces de hauteur: \u201cSaint-Jérdme acclame un bienfaiteur\u201d.Hosanna! au fils de Maurice aurait-il dû ajouter! Encore quatre ans d\u2019un parell régime, et l\u2019Union nationale impose à la province le culte de l\u2019Idolâtrie! * POURQUOI?Les orateurs de l'Union Nationale pourraient-ils dire aux électeurs de la province de Québec, au cours de cette campagne pourquoi les dépenses du gouvernement attel- gnent maintenant $270 millions?\u2014 Pourquoi, de 1944 à 1951, la moyenne des taxes est passée de $20.67 à 355.002?\u2014 Pourquoi les grandes compagnies ne contribuent pas aux déponses de l\u2019Etat que dans une proportiôn-de- 23- pour cent, alors que $210 millions environ sont perçus des consommateurs?\u2014 Pourquoi le gouvernement provincial ta- xe-t-il si lourdement la gazoline, à '13 cents du gallon?\u2014 Pourquoi les sténographes et les petits employés payent une taxe de 5 pour cent sur les repas de soixante cents?\u2014 Pourquoi vous ne pouvez acheter des remèdes pour vos enfants sans du même coup payer une taxe au gouvernement provincial.En plue d'être malade, on taxe vos remë- des?\u2014 Pourquoi paye-t-on les cigarettes 4 sous de plus cher qu\u2019en Ontario?\u2014 Pourquoi le règne des trusts continue-t-il et qu\u2019au lieu de taxer la production, on taxe la consommation?\u2014 Pourquoi la province de Québec demeure-t-elle la province la plus taxée de la Confédération?REPONDEZ, orateurs de l\u2019Union nationale, Vv'IA en plein le temps!.* LE PROCES DE MGR BERAN Selon le bulletin publié par I\u2019Académie chrétienne de Tchécoslovaquie 2 Rome, \u201cVeritas\u201d, une confé rence aurait lieu à Prague vers la fin de mars, sous la présidence du Vice-Premier Ministre Zdenek Fierlinger.Plusieurs hauts fonctionnaires des Affaires Ecclésiastiques s\u2019y trouvaient.Cette conférence avait pour but de discuter la préparation du prochain procès intenté contre Mgr Beran, archevêque de Prague et contre l'évêque de Ceske Budejovice, Mgr Joseph Hlouch, Une des raisons pour lesquelles le procès de Mgr Beran n\u2019aurait pas eu lieu plus tôt serait que l\u2019ancien ministre de la Sûreté nationale, Ladislav Kopriva, y était opposé par crainte de l'agitation que cela soulèverait parmi les catholiques tchèques.Mais, fait remarquer \u201cVeritas\u201d, Kopriva est, depuis, tombé en disgrace; il est actuellement en prison, attendant lui-même d'être jugé.* GRAVE AVERTISSEMENT bu SAINT-OFFICE La S.Congrégation du Saint-Office vient de mettre à l\u2019index toutes les oeuvres d\u2019un romancier italien, Moravia.Elle a joint à la condamnation cette note: \u201cEn présence du mal immense causé aux Ames, d'une part par un licence sans frein dans la publication et la diffusion de 1ivres, brochures et périodiques qui racontent, décrivent ou enseignent ex professo des choses lascives ou obscènes; d'autre part par un désir funeste de lire sans discernement ces ouvrages, les Pères de la 8.Congrégation du Saint-Office jugent opportun de publier l\u2019avertissement suivants Que les chrétiens se souviennent de leur obligation grave de s'abstenir de la lecture des livres et des périodiques de ce genre; que les éducateurs songent au grave devoir qui leur incombe d'écarter absolument de la jeunes se, comme un insidieux poison, les écrits licencieux; que les autorités publiques ne permettent point la publication et la diffusion de ces ouvrages, qui tendent à la destruction des principes mêmes et des fondements de l'honnêteté naturel- L'AUTORITE, Beauçeville, 28 juin 1952 Les propriétaires de grills des Trois-Riviè- res et partout ailleurs dans la province reçoivent instructions péremptoires d\u2019avoir à faire tdire les accents nasillards des boîtes à musique pour mieux \u2018s\u2019empiffrer des élucubrations nasillardes de M.Duplessis, en ce jour du Seigneur, dimanche le 15 juin, en Pan de grâce 1952.\u2014 Un four infernal.(Correspondance spéciale à L\u2019Autorité) Trois-Rivières, 15 juin.Il faisait chaud dans la cité de Laviolette en ce beau dimanche où tout invitait au receuillement.Malgré cette invitation, cependant, il y avait grand tumulte.Bétes et gens s\u2019affolaient de tous côtés.Résultat: il faisait encore plus chaud.La raison?Le grand cirque Du- plessis-U.N.(Ulysse-Népomucène) était en ville avec sa lourde cargaison d\u2019animaux exotiques charriés à grands frais de toutes les parties de la province.Sur les trains, afin de mieux appuyer les requêtes de quelque 800,000 citoyens bien pensants contre les abus de l\u2019alcool, les organisateurs de l\u2019Union Nationale distribuaient force verres de whisky blanc, aux frais de la Commission des Liqueurs, afin de chauffer à blanc l'enthousiasme congelé des fonctionnaires, mobilisés pour le cirque, et qui suaient à grosses gouttes.Un de ces fonctionnaires m\u2019a juré ses grands dieux que foi d\u2019animal, jamais au grand jamais, il n\u2019avait participé à un pique-nique aussi élaboré, où rien ne manquait, pas même l\u2019esquisse genre Méphistophélès du beau Maurice.On en parlera de longtemps à Landernau.me murmure alcooliquement un.des.participants de la fête, dont Pair hébété avait dépassé les bornes de la sacro-sainte béatitude ! Un cirque en ville, vous savez, on ne voit ça qu\u2019une fois par année.Je décidai donc de me rendre au Colisée, qui s'apparente de loin au Colisée de Rome, où les gladiateurs allaient exécuter leurs prouesses et où furent livrés au martyr des milliers de Chrétiens.Ici, aux Trois- Rivières, les gladiateurs, pachydermes, bêtes féroces modernes, et que sais-je, trônaient majestueusement sur l\u2019estrade regardant d\u2019un air à faire frémir leurs victimes à l\u2019état latent qui souffraient un martyr du diable sous les rayons endiablés d\u2019un soleil de plomb (whisky compris) ! Au-dessus de la grande estrade trônait une éléphantesque caricature d\u2019un personnage grimaçant qu\u2019un quidam m'identifia comme étant celui du \u201cplus grand premier ministre de la province de Québec depuis la Confédération\u201d.J\u2019en restai estomaqué! ca, me dis-je, grands dieux dans quel siécle vivons-nous.Nous ne vivons pour- : [tant plus les jours placides de l\u2019homme-singe déifié par Darwin! II y avait de la poudre dans l\u2019air: La poudre des gros canons U.N.qui s\u2019apprétaient à nous étourdir de leurs grondements lionnesques, et à vomir leur mitraille; la poudre à talc de ces dames, qui remplissait l\u2019atmosphère infestée au surplus des miasmes infectes de l'alcool en fermentation gastrique, et enfin .la poudre d'escampette.C\u2019est cette dernière qui trouva faveur parmi nombre de gens.J\u2019en fis autant.J'allai donc me rètugier dans un endroit moins enfiévré où l\u2019air climatisé me permettait de revenir de mon ébaudissement devant un tel déploiement de mystifications d\u2019un goût douteux.Donc, je m\u2019asseois et commande une bouteille de bière, froide s.v.p.que je paie de ma poche et non pas avec les fafiots distribués si libéralement (pas politiquement) aux tenants mordicus de la Cause.Notez que j'ai personnellement signé une de ces requêtes qui dénoncent les abus de l\u2019alcool, mais officiellement non son usage.Ma conscience pouvait donc être tranquille.Je ne devais rien à personne.Je payais mon écot à même mes modestes liards si péniblement amassés (quand on né travaille pas pour l\u2019Union Nationale) à même mes sueurs.Je me dis qu\u2019enfin, je pourrais me laisser bercer aux sons d\u2019une douce musique.J\u2019avalai une gorgée; décidément, cela valait bien mieux que les déductions de l\u2019U.N.qu\u2019il fallait tout de même payer par la servilité aux dogmes politiques dont on vous martèle l\u2019occjput à grands renforts de blagues ignobles.Je vois donc la boîte à musique et je m'y précipite.Au moins, j'y pourrai faire jouer \u201cLe beau Danube bleu\u201d sans que l\u2019on m\u2019impose une musique criarde ou les rugissements féroces de la meute qui s\u2019agitait comme des forcenés au Colisée.C\u2019est là que j'appris une chose renversante, estamocale.\u201cJe regrette, monsieur\u201d, me dit le cerbère d\u2019un ton aigre.\u201cPas de musique.Ordre de la Commission des Liqueurs!\u201d \u2014 \u201cQuoi\u201d, m'\u2019écriai-je, \u201c\u201cvôi- là que l\u2019on empiète jusque sur ce terrain?\u201d C'était évidemment le comble! Donc, à deux heures et demie précises, la radio monopolisée entra en cadence et dans la danse.Ce fut un tapage infernal qu\u2019il fallait subir bon gré, mal gré.Discours après discours se succédèrent à une allure déconcertante.Toujours les mêmes fadaises, compliments, tétages d'oreilles, témoignages d\u2019adoration mutuelle à la plus grande gloire d\u2019un des plus grands héros (ne pas confondre zéros) qui ait été enfanté dans la cité de Laviolette.Comme si le souvenir de ce dernier (suite à la page 2) Vincent Bresseau, Rédecteur on chef Ici et là \u201c\u201cBlen sincèrement vôtre.!\u201d Mon ami Jean se mêle parfois d'écrire à des fonctionnaires de l\u2019un ou l'autre gouvernement.Après tout, dit-il, ce sont nos serviteurs et j'ai bien le droit de m'attendre à ce qu\u2019ils me rendent service.Il leur écrit ainsi à propos de tout et de rien, à chaque fois qu\u2019il en a l'occasion: pour obtenir des rensoi- gnements, des explications sur certaines lois, des éclaircissements sur certains projets, etc.La plupart du temps, fl n\u2019a aucun besoin des renseignements qu\u2019il demande ou encore il pourrait se les procurer beaucoup plus facilement ailleurs et il ne peut guère donner d'autre excuse que de vouloir être bien renseigné et de satisfaire sa curiosité naturelle.Et il ajoute que ce sont les citoyens bien rensel- gnés qui font les bons gouvernements.Si nous poussons l'argument un peu plus loin, il ajoute en prenant son air moqueur: \u201cOn passe notre temps à dire que les fonctionnaires ne travaillent pas.Moi, je leur en donne du travail ét de cette facon je ne paie pas de taxes pour rien!\" L'autre jour, 11 est venu me voir avec une lettre portant I'inscription magique \u201cau service de sa majesté\u201d.Il voulait que je lui donne un coups de main pour répondre à cette lettre.Cette fois, c'est le gouvernement qui lui écrivait pour obtenir des renseignements sur sos affaires.La lettre était signée \u201cbien sincèrement vôtre\".et naturellement Jean doutait fort de la sincérité du fonctionnaire qui lui avait fait parvenir le volumineux questionnaire.Lorsque fut terminée la rédaction de sa réponse, il écrivit au bas de la lettre les mêmes mots suivis de sa signature.Je lui fis remarquer et on en vint à discuter de cette habitude que nous avons de signer nos lettres de cette façon.Ceci me rappela tout à coup une anecdote sur l'origine du mot sincérité.On rapporte que losqu\u2019un ci - toyen romain commandait une statue de marbre d\u2019un sculpteur grec, il inscrivait sur le contrat les mots \u201csine cera\u201d qui veulent dire en latin \u201csans ciment\u201d car les sculpteurs avaient découvert une méthode pour cacher les fissures dans le marbre avec du ciment.Il paraitrait que c'est un de ces deux mots que nous avons tiré le mot sincérité et lorsque nous signons \u201cbien sincèrement\u201d, c'est comme si l'on disait \u201cbien sans cl- ment\u201d.Aujourd'hui, nous avons encore de ces expressions et nous voyons des marchands de bois spé- cifler qu\u2019ils désirent de la planche \u201cclaire de noeuds\u201d.Pour ce qui est des sentiments de ceux qui signent de tels mots au bas de leurs lettres, on peut souvent douter de leur sincérité, souvent les fissures ne seront même pas cimentées et les mots que l'on voudrait magiques n'ont souvent d'autre rôle que de donner un aspect d'intégrité au message qu\u2019ils |[- terminent.Jean recommence alors sa lettre et cette fois termine par ces mots: \u201cVotrestout dévoué.!\u201d .A Saumier (Québec-Presse) TONTE DES PELOUSES Ottawa, le 3 juin 1952 \u2014 La ton-| te a beaucoup à faire avec la densité, la vigueur et la beauté d\u2019une pelouse.Il n\u2019est pas exagéré de dire que beaucoup de gazons sont gravement endommagés à cause de ton- euses.La plupart des tondeuses à gazon sont réglées de façon à couper trop ras les graminées à pelouses ordinaires, affirment les spécialistes du ministère fédéral de l'Agriculture.Il est pourtant facile d'ajuster la bauteur de la coupe en soulevant ou en abaîssant le rouleau de manière à ne jamais tondre la pelouse plus courte qu\u2019un pouce.Une hauteur d\u2019un pouce et demi à deux pouces est de beaucoup préférable.Dans bien des vas, cela veut dire que le porte-lame doit être remonté aussi haut que possible.Plus I'her- \u2018be est coupée ras, plus elle requiert en fertilisation et en arrosage.Seules les agrostides s'accommodent d\u2019une tonte très rase.Les pelouses nouvellement ensemencées sont tondues lorsque l\u2019herbe a environ deux pouces de hauteur; le porte-lame doit être fixé (suite à la page 2) ._ Hamers Lg Le : > v L'AUTOR TO RITE en confiant ves travaux d'impression 3 ~~ \u201d + Cle des : PUBLICATIONS - - PROVINCIALES Ltée 824, Edifice Canada Cement Montréal 2 Abonnement : : $2.50 par année \"vf DIFFICULTES DE L'ARTISANAT Disons tout de suite que l'artisanat n\u2019a pas été envisagé du simple point de vue de la condition humaine dans les colonies françaises \u2014 Le temps marche et la situation est bien différente de celle \u2018d\u2019autrefois.Un article de Jean GALOTTI Les trois pays de l\u2019Afrique du Nord: Tunisie, Algérie, Maroc, ont une communauté de physionomie due à l\u2019influence exercée par l\u2019Islan, pendant plus de douze siècles, sur leur population.Tous trois, jusqu\u2019au XIXème siècle étaient restés fermés à toute pénétration et avaient conservé la forme purement artisanale de leur activité industrielle.Il s\u2019en faut cependant que la crise résultant.du contact de la civilisation française avec la leur y ait posé partout les mêmes problèmes et que celui du sort de l\u2019artisanat y ait causé les mêmes soucis.Disons tout de suite qu\u2019il ne paraît pas que nulle part il y ait été envisagé d\u2019abord du simple point de vue de la condition humaine.Il n\u2019en put être ainsi en Algérie, car, vers 1830, l\u2019artisanat, même en France, semblait ne courir aucun danger.En Tunisie, il y a soixante-dix ans, on n\u2019entrevit guère qu\u2019un pays dont les possibilités agricoles et les richesses minières retenaient seules l\u2019attention, put changer de longtemps la moue de travail de ses populations urbaines.Au Maroc, l'importance et l\u2019activité de la classe industrielle donnèrent confiance en -la solidité de son organisation, et d\u2019ailleurs, toute la politique du Maréchal Lyautey, profondément conservatrice en ce qui concernait l\u2019état social, encourageait à y croire.Si donc, dans ces trois pays, on se préoccupa de l\u2019avenir des industries indigènes, ce fut d\u2019abord au point de vue artistique et subsidiairement au point de vue commercial.Mais la question se présenta dans chacun d\u2019eux de façon différente.L'Algérie, pays de nomades conquis et dominé par les Turcs, n\u2019avait que peu d'artisans, peu de monuments anciens d'art musulman, sauf à Tlemcen.A part les équipements de cavaliers, quelques tissus, quelques poteries sans émaux, quelques bijoux Kabyles assez grossiers, elle ne produisait guère que des objets imprégnés d\u2019influence turque ou italienne et ne construisait que des édifices d\u2019un style non sans charme, mais bâtard.On s\u2019en préoccupa d'autant moins que, jusqu\u2019à la fin du XIXème siècle, en dépit des révélations de Delacroix et de Fromentin, intelligence des arts de l\u2019Afrique du Nord restait le fait d\u2019un très petit nombre de gens.Si bien que quand on s\u2019y intéressa, notamment du temps du Gouverneur Jonnart, on dut envisager plutôt leur résurrection, dans des écoles et des ateliers dirigés, que leur protection et leur encouragement dans des \u201csouks\u201d actifs et peuplés.La Tunisie avait une vie urbaine beauoup plus développée et prospère.À Tunis, grande ville d\u2019une centaine de milliers d'habitants, on trouvait entre les mains des indigènes, à peu près toutes les industries se rapportant au costume et à l'habitation.Elles étaient fuidées pour le \u2018style, par l\u2019architecture et la décoration de monuments remarquables, dont certains vieux de près de dix siècles, et par des traditions venant à la fois de l\u2019orient ismalique ancien et de l\u2019Andalousie, du temps des Maures, dont beaucoup de familles musulmanes étaient issues, mais elles étaient en même temps un peu contaminées par des influences récentes venues, là aussi, de Turquie et d\u2019Italie.Kairouan fabriquait des tapis à points noués; Gafsa et Gabès des couvertures et des tapis; Nabeul des poteries vernissées.La mode des voyages et le goût de l\u2019exotisme s\u2019étant généralisés, la clientèle européenne devenant par la-méme intéressante pour le commerce local, d\u2019autre part l\u2019e tretien des monuments ouverts aux touristes, comme la Grande Mosquée de Kairouan, réclamant une mains d'oeuvre spécialisée, le problème de la protection des arts indigènes se posa, quand on eut constaté par.exemple, que la valeur des tapis et des tissus était dépréciée par l\u2019emploi de colorants chimiques, celle des poteries et des carreaux de revêtement par la mauvaise qualité des couvertes, et quand on s\u2019aperçut que les ciseleurs- -sur pli tre, les charpentiers d'art, les peintres décorateurs devenaient presque introuvables.Il se créa alors, comme en Algérie, des entreprises, se > Françaises, laïques ou religieux, parfois par l\u2019adminis- tenues, formées, multipliées et dirigées par une maine d\u2019oeuvre devant remplacer ou renforcer celle qui se ra réfiait et perdait sa qualité.Que l\u2019art et le commerce y aient trouvé leur compte, nous n\u2019avons pas en somme à nous en occuper ici.~~\u2019 Mais il est certain que si, de ces mesures il est résulté (suite à la page 3) ea des oeuvres, des écoles dirigées par des Français ou des tration du Protectorat elle-même, ou furent encore entre- .=> Bo Au moment où se termine une autre année dans les écoles et les universités, i] est bon de se rappe- -ler qu'on n'a jamais fini de s'instruire.L'éducation continuelle est une des plus grandes nécessités de notre ue et c\u2019est d'elle que dépend en grande partie notre ave- La vie n\u2019est pas simple.Le nombre de choses que nous devrions savoir pour comprendre réellement ce qui se passe autour de nous a augmenté plus rapidement que la somme de nos connaissances.Comment s'orienter?Quels sont les ints de repère qui nous aideront .° trouver notre place dans notre propre époque et par rapport aux autres époques.Tant que nous étions esclaves de la nature, nous pouvions nous dispenser de réfléchir, et laisser à la nature le soin des décisions qu'il nous appartient maintenant de prendre nous-mémes.L'éducation continuelle a cela de bon quelle nous affranchit d'une insignifiance servile et qu'elle La joie de s insiruire nous fait sentir moips impuissants et moins désolés.Beaucoup trop de gens, hélas, comptent uniquement sur Ia science, merveille de notre siècle.La science ne peut, à elle seule, résoudre tous nos problèmes .Blle ne saurait inculquer aux hommes l'es prit de collaboration et de conciliation que nous aimerions voir régner entre les individus et les nations.Mais grâce à l'éducation continuelle, fil nous est permis d'aspirer à l'ennoblissement du genre humain par la philosophie, les arts, la religion \u2014 ce que nous appelons communément les \u201chumanités\u201d./ Cela nous amène à l'éducation adulte.Ce sont les adultes, et non pas les enfants qui donnent le ton dans la société.L'âge adulte est le plus important de la vie, auquel nous prépare la jeunesse.Il ne suffit pas d'avoir appris à lire, écrire et calculer; 11 y a si peu d'illettrés au Canada que les recensements n\u2019en tiennent pas comp- te.Les trois règles ne donnent pas Des garanties (suite de la page 4) C\u2019est dire que, dans les négociations qui se déroulent une première fois échaudée, s\u2019attend a des réalités concrétes.Elle fait sienne le proverbe : \u201cUn tiens vaut mieux que deux tu l\u2019au- actuellement, ras.\u201d Lorsque l\u2019Assemblée Nationale, avant la Conférence de Lisbonne, a discuté du problème général de l\u2019organisation atlantique et de l\u2019éventuel réarmement de l\u2019Allemagne, elle a émis un certain nombre de recommandations.La plus importante d\u2019entre elles, sous une terminologie à laquelle les nécessités d'ordre diplomatique ont donné une forme générale, répondait à ces préoccupations.semblée recommandait au gouvernement \u2018\u2018de demander l'opinion française, aux gouvernements britannique et américain de garantir, en cas de rupture, ou de violation du traité par une nation membre, les engagements pris envers la communauté européenne de défense.\u201d Ce texte est clair.Dans l'esprit de ceux qui l\u2019ont voté, il est impératif.Le Parlement français ne saurait se contenter de vagues promesses.les accords intervenus, il examinera d'abord si ses \u201c\u201crecommandations\u2019\u2019 de février, ont été suivies d\u2019effet, et, en particulier, si les garanties réclamées ont été obtenues.Il ne s\u2019agit pas là de satisfaire un penchant pour les formules juridiques, penchant qui a été tant reproché aux Français entre 1920 et 1924.Il s\u2019agit de mesures pratiques de sécurité, grâce auxquelles non seulement la France, mais tous les voisins de l\u2019Allemagne pourraient échapper à la hantise du passé.Il ne s\u2019agit pas davantage de pratiquer une politi- C\u2019est l'absence de garanties de que, timorée, négative.sécurité qui y conduirait.La revendication française n\u2019est donc pas un frein qui ralentirait ou arrêterait une politique de construction et de progrès pacifique.Tout au contraire, si elle est satisfaisante, elle aura permis de jeter les bases d'un \u201cnew deal\u201d international.Jacques KAYSER L\u2019As- Lorsqu\u2019il aura a ratifier - Ordres de la Commission.(suite de la première page) et d\u2019autres gloires politiques tels que les Bureau, Normand ne fut que de la petite bière.ques Bureau fut plus longtemps dans la politique que Duplessis et qu\u2019il n\u2019en fit pas un dogme.Tout ce chahut avait été organisé par O.K.Bégin, ministre de la Colonisation, l\u2019expert en chèques, un Mécène à ses heures (avec les cents des autres).mise-en-scène, c\u2019était pas mal .embétant.M.Bégin qui parfois se fend de confidences malodorantes, pourrait-il nous dire d\u2019où proviennent les matériaux qui ont servi à la construction de son superbe hôtel du Comme A propos, Lac Etchemin?Des mauvaises langues trouvent que cet hôtel respire comme deux gouttes d\u2019eau l\u2019atmosphère du Sanatorium de St-Ephrem.La parole est à M.Bégin.\u201cJust begin my dear Remarquez que feu Jac- Joseph.\u201d RADISSON Ria, CO Odom he BO.8054 Tél.MA.8424 Pat AY, BOL.PRE 7 Rosie sos LAVERY & GUAY AVOCATS-PROCUREURS Avoeats-conseils de l\u2019Union Internationale des em- fork Ten 1575 rue St-Denis MONTREAL Tél HA.4118 PAUL GAUTHIER ve 84 Ouest, Notre-Dame MONTREAL 1, Qué.LC © de 606, rue Cathco Bureau : LA.3954 Lucien Beliveau, CR.dû.Fortin, LL L- BELIVEAU \u2018GARCIA POULIN, Ara AUDITEUR PUBLIC ACCREDITÉ DE QUÉBEC ACCREDITID PUBLIC AUDITOR OF QUEBEC - Spécialités : AVOCATS Quito 696 : ln sagesse; elles nous mettent seulement sur sa voie en nous ouvrant ia porte de 1a science, do la techno logie et des affaires.Ici, 11 convient de distinguer on tre l'instruction, qui consiste à ac quérir des conn ces, et l'éducation, qui est le développement des facultés intellectuelles, mors les ou\u2019 physiques.L'éducation est le complément nécessaire de l\u2019ins traction et on peut dire, qu\u2019au fond, l'une me va pas sans l\u2019autre.Par éducation continuelle il faut donc entendre non pas seulement continuer à apprendre à digérer, comprendre et appliquer ce qu\u2019on apprend.I] n'existe aucun moyen facile d'acquérir soudainement la matu- ité intellectuelle et spirituelle.Toutes les années que nous consacrons à ce but après la sortie du collège nous récompensent en bonheur, satisfaction et succès.Education continuelle Le titre \u201céducation adulte\u201d ne décrit pas du tout ce qu'on entend par \u2018éducation continuelle\u201d.Pour la plupart des gens, \u201céducation adulte\u201d signifie rattraper le temps perdu, se remettre à l'étude après la quarantaine ou quelque chose de ce genre.En vérité, ceux qui cessent d\u2019apprendre à la sortie de l'école ou de l\u2019université abandonnent toute idée de se rendre plus utiles, plus satisfaits et plus heureux qu'ils ne sont.Ils se laissent entraîner à la dérive par le cours des événements.On a essayé de trouver toutes sortes de définitiors pour l\u2019éducation continuelle, par exemple, préparation aux carrières administratives Ê,enseignement de la sagesse, capacité de se rendre maître de toutes situations, moyens de suffire à ses besoins et mieux servir la s0- clété.Tout cela est à notre portée, mais le vrai but de l'éducation continuelle est le développement complet de l'individu: bons rapports avec ses semblables, rendement économique et responsabilité civique.L'éducation continuelle s'adapte aux conditions d'existence et à l\u2019art de vivre de manière à produire les meilleurs résultats.Bille tient compte des talents personnels, des aptitudes et des désirs de chacun.Elle sert des fins innombrables.A quoi nous engage un désin sincère de compléter notre éducation?Il no suffit pas d'apprendre ceci ou cela, de devenir expert dans un métier ou une profession .L\u2019éducation continuelle nous donne une idée du métier quo fait notre voisin, et nous permet ainsi de mioux comprendre son rôle dans la vie; elle nous fournit des opinions raisonnablement fondées, à la place de préjugés.Grâce à elle nous sommes en mesure de mieux comprendre les événements, d'apporter des raisons pertinentes aux questions que nous discutons, de saisir les rapports entre une situation et une autre, entre l\u2019action de telle ou telle personne et son milion social; ot, ce qui est plus important, de juger à la lumière d'idéos claires et de rensoignements précis.Sentiment d'importance.L'éducation continuelle nous donnera naturellement un sentiment d'importance, de pouvoir créatif, et uno idéo de notre rôle de citoyens dans une société politique.Cela exige de notre part le plus grand développement intellectuel possible, c\u2019est-à-dire la conscience de notre responsabilité personnelle dans les affaires mondiales et de nos devoirs envers tout le genre humain.Nous rencontrerons de grands obstacles: autrement l'effort n\u2019en vaudrait pas la peine.Nous trouverons probablement difficile de nous habituer a l'étude; nous serons tentés d'attendre à demain; nous ne saurons peut-être pas par quoi commencer; et peut-être se mo- quera-t-on de nous.Ne nous laissons pas décourager.Nous ne nous livrons pas à l'étude pour passer le temps.Nous ne cherchons pas à nous distraire, mais à accomplir quelque chose d'utile.Nous avons l'intention de continuer notre éducation commencée à l'école et de donner la maturité (ntellectuelle À nos\u2019 cerveaux adules.Rien ne nous oblige de continuer À nous instruire, si ce n'est une petite voix intérieure.Nous sommes poussés par la curiosité, par la soif du neuf, par le désir de nous entendre avec nos semblables, et le besoin d'apporter de sages raisonnements dans les discussions d'ordre social ,économique et poii- tique.Quelques-uns d\u2019entre nous sont à un Age ol il leur reste beaucoup de temps pour faire ce qu\u2019ils désirent.Les progrès de la médecine ont modifié les calculs des tables de mortalité.Nous vivons plug vieux, et si nous voulons éviter le déclin intellectuel pendant ces années de grace, il faudra que notre esprit continue de travailler.Même si nous ne songeons pas à prendre notre retraite, notre travail journalier nous laisse des loisirs que nous pouvons employer utile ment.Ne nous plaignons pas da ne DEMANDE DE DIVORCE AVIS cet donné par les présentes ISSIE ADLER, de la ville et du district Montreal, duns la province de Québec, foururier, c'adressera au Parlement au cours de la présente ou Pp ves- sion, pour obtenir le divorce d\u2019 son use, SELLER .ADLER, pour cause d'adultère et de désertion, Province mal, ue \u201cie Résidence : 5821 Boul.La Salle Verdun, P.Q.- HE.0459 Tél.LA.9841 & FORTIN FAIT A MONTREAL, dans la de Québec, le vingt-septième jour , A.D.mil neuf cent cinquante-deux (1952).JOHN M.SCHLESI \u2019 Procureur du requéran ry 201 Edifios Hemsley, .Montréal, Québec.16-21-28 fuin-5 Juillet 1952.AVIS DE REQUETE EN - DIVORCE AVIS EST DONNE par les présentes) que IDA HIER BLANT, de la ville et du du.trict de Montréal, dans la province de Quëbec, Ménagère, s\u2019adressera au Parlement du Canada, au cours de présente ou prochaine session pour obtenir le divorce de son mari, SAMUEL BLANT, pour cause d'adultère.FAIT A MONTREAL, dans la province ds Québec, le vingt-septième pour de sui, A D, Mil neuf cent einquante-deux CIvaz).JOHN M.SCHLESINGER, Procureur de la requérante, Appt.201, Edifice Hemsley, 400 St.Jacques Ouest, Montréal, Québec.IMPRIMATUR Le Journal .\u201cL\u2019Autorité\u201d, faizsant affaire sous la ralsen oeclale deo \u201cL'Autoritd Enreletrée™, & os bureaux.Suite 524, Edifice Cement, Montréal.Il est Imprimé à \u201cL'Eclialrewr\u201d.Beaucevil Autorieé comme envel =e clases, Minketheo doo postes, \u2014\u2014 ru Clienthie chelsle ce un vécitable ohes- ool loin de leur foyer.\u2014 Chambre simple 6650 par ° , shame doubles où sul- Célèbre salle \u201cinternational\u201d Alr climetisd dans 3 fo \u201cFlecta Bar\u201d.à ) Lewvence 3.GeCumech gérant-général Tel.Clocle 27-1000 un AUTORITE, Sosucevilie, 2 A New-York.' tonnelle à 0 Un endroit d'une trad nelle distiefion serm lovard dv GREAT NORTHERN 118 WEST 57th STREET * NEW YORK rien avoir à faire quand nous pourrions si bien nous occuper.Le progrès pose des problèmes Comparés à ceux d'il y a seule ment une cinquantaine d'années, les conforts de la vie paraissent étonnants.Mais fl ne faut pas nous laisser éblouir par le progrès matériel et scientifique.Les découvertes de la science et les améliorations qu'elles ont apportées à notre sort, menacent de submerger les qualités spirituelles qui sont les seules permanentes.Entourés comme nous le sommes d\u2019uno multitude de mécanismes, il importe de nous rappeler que la vérité, la loyauté, le courage et la foi sont les seules réalités qui font de nous des êtres complets, et qu\u2019elles appartiennent seulement à ceux qui les cherchent.A mesure que la science élargit notre connaissance du monde matériel, il fmporte de conserver nos talents personnels et les qualités dont nous a doués le Créateur .Education adulte Il y a une centaine d'années on regardait encore l'instruction comme une arme dangereuse à ne pas mettre à la portée de tous.Même après l'adoption de l'instruction élémentaire pour tous, on conserva encore des doutes sur la nécessité de l'éducation continuelle.De fait, l'Association canadienne pour l'éducation adulte n'existe que depuis dix-sept ans.C'est en juin 1935 qu'une constitution fut rédigée et un comité élu.Un an plus tard, le Dr E.A .Corbett commença à consacrer tout son temps aux ai- faires de l'association en qualité de directeur.En 1946, l'association était prête à définir son rôle, et un comité sous la direction du professeur H.R.C.Avison, de Macdonald College, déclara dans une brochure que tous les hommes et toutes les femmes leur communauté, les ressource spirituelles et intellectuelles nécessaires pour résoudre leurs problèmes.L'éducation adulte, dit le bulletin, ouvrira nos yeux aux posibilités et aux dangers de la vie moderne; il faut pour cela qu'elle porte sur les affaires courantes de la vie réelle.Notre éducation continuelle pro- cdde naturellement par stades: les jeunes gens qui sortent de l'êcole peuvent étudier les mêmes sujets que Jeurs grands-parents, mals pas sous le même point de vue.Le plus grand danger est de croire que notre somme de connaissances, à tout âge, est suffisante.C\u2019est une erreur d\u2019idéaliser l'immaturité et de considérer l\u2019enfance comme la plus heureuse époque et l'adolescence comme l'âge d\u2018or.En réalité, c'est la maturité que nous cherchons, Pour l'enfant la vie sc mesure à la minute, pour l'adolescent à la journée, pour l'homme à l'année, mals ceux qui acquièrent un certain degré de maturité la mesurent par rapport à une époque ou même À l'éternité.A la fin de leurs études scolaires, les jeunes gens commencent juste à penser, et ils ont encore beaucoup de chemin À faire.Grâce à l'éducation continuelle, nos jeunes diplômés de l'année apprendront à surmonter la mauvaise fortune et 14 tendance à s'effrayer en face des malheurs qui menacent le monde.Maturité 11 importe de mûrir notre mentalité pour marcher de pair avec le progrès au lien de nous contenter de façons de penser à l'usage d\u2019une époque beaucoup moins acientifl- que.C'est ainsi seulement que nous pouvons espérer d'dviter le désappointement et l'insuocès dont souffrent aujourd'hui trop communément beaucoup de personnes d'âga mar.Ce n'est pas aux années qu'on mesure la maturité, non plus qu\u2019à la somme des connaissances.Nile consiste à faire sage emploi de ses chnnaissances.L'homme mûr a appris et il apprend; 1! à agi et 11 prend note chaque jour des résultats; il est devenu capable, de combiner son savoir et son expérience dans son ~~ x TE él Le PE fou nental LIMITE «8 se rend à VANCOUVER Fous les jours À quitte MONTREAL et dessert OTTAWA « MINAKI « WINNIPEG SASKATOON « EDMONTON « JASPER Il est composé de wogon-lin ordinoires ot de wogons-lits-touristes, de chombrettes duplex, de comportiments, d'un wogon 4 solon-buffet, d'un wogon-restous % rant et de voitures ordinaires.CANADIEN NATIONAL possèdent, en eux-mêmes et dans esprit, et de porter des jugements et préparer des plans.Cela ne ressemble guère à la vie artificielle décrite par les utopiens.Ils se réfugient dans un royaume imaginaire, une sorte de monde enfantin où tout s'obtient facilement, même gratuitement ,et dans lequel une divinité bienveillante pourvoit à tous les besoins.L'homme mûr accepte sans sourciller sa part de responsabilité dans le monde.Il est vrai que beaucoup de nos trésors nous ont été légués par nos ancêtres, et qu\u2019ils existaient longtemps avant notre naissance, mais il nous reste encore une grande part d'initiative.D'une manière ou de l'autre, en grand ou en petit, nous pouvons contribuer au progrès de l'humanité.H.A.Overstreet dit dans son livre The Mature Mind que la somme des actes de chacun de nous fera peut-être la différence entre la destruction ou le bonheur du genre humain.Même dans les dernières années de notre vie il est posible de continuer à explorer nos possibilités, et à préserver notre place comme membres actifs de la société.On peut encore apprendre, et apporter à l'étude de nouveaux problèmes toute la sagesse acquise au cours des ans.Quand on conserve l'amour de l\u2019étude toute sa vie, on se prépare une vieillesse pleine et heureuse pendant laquelle l'esprit continue à se nourrir et à se développer.La culture Il est tout naturel que la plus grande partie des premières années d'étude ait un but pratique.Les parents font des sacrifices pour préparer leurs enfants de la meilleure manière possible à gagner leur vie.Mais même l'enseignement élémentaire contient des leçons qui, au lieu de nous préparer à gagner notre vie, nous préparent a mieux en jouir.C'est la porte par laquelle nous entrons dans le royaume de la beauté, de la littérature, de l'art et de la culture.Continuer à s'instruire après la sortie de l'école, c'est continuer à développer le goût et apprendre à jouir de ce qui est beau.Nops formons nos yeux, nos oreilles et notre jugement, de sorte que nous arrivons à .concevoir la beauté et à admirer sincèrement tout ce qui est noble et vrai.Il y a beaucoup de définitions de la culture, mais celle dont nous voulons parler a trois attributs.Elle exerce les ouvriers à mieux comprendre le mécanisme de leur métier et à se rendre compte ainsi de leur rôle dans le domaine de la production et de la consommation.Elle les aide à se perfectionner par le travail intellectuel ou manuel.La culture nous rend capables d'assumer nos devoirs comme individus ou citoyens, non seulement dans notre métier, notre syndicat ou notre famille, mais dans notre communauté et dans la communauté des nations.Elle rend la liberté plus réelle en élargissant son cadre.La culture permet à un homme de développer, au maximum de son désir et de sa capacité, la faculté de jouir de la vie physiquement, moralement, intellectuellement et a ement.Elle l'aide à né gliger l'accessoire, à s'en tenir meut.Elo lui pormet d'accomplir ment.Ele lu \u2019accomplir sa destinée.La lecture .Pour la moyenne, la façon la plus commode de continuer à s'instruire est par la lecture.Il y a des livres pour tous les goûts, à la portée de tous, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit.Les livres nous permettent, pour ainsi dire, de voyager à travers les Ages et de vivre dans le passé.Ils contiennent les trésors de la civilisation.C'est à nous de découvrir ces trésors et d'en faire bon usage.C\u2019est à nous également de faire un bon choix de nos lectures.Passer son temps A lire des niaiseries quand nos bibliothéques regorgent de chefsd\u2019oeuvre, c'est choisir une bille de marbre quand on pourrait tout aussi bien prendre une perle de grand prix.Il faut admettre que la manière dont la littérature est quelquefois enseignée dans les écoles a découragé beaucoup de nos gens de la lecture des bons auteurs.Corneille et Racine n'ont pas écrit leurs tragédies pour ennuyer les écoliers, mais pour délecter leur \u2018auditoire.Quelques professeurs s'étendent trop souvent sur la vie de l'auteur, les circonstances dans les quelles fl a écrit ses oeuvres, son milieu et l'évolution du genre littéraire.Pour être profitable, l'éducation continuelle ne doit pas consister seulement en cela.I n'est pas très important de connaître la date de naissance d\u2019un auteur pourvu que la lecture de ses livres nous donne du plaisir et le sentiment d'avoir appris quelque chose.La lecture apporte aussi la paix.Quand un grave problème nous préoccupe, pourquoi ne pas consulter nos livres pour voir si les meilleures idées de tous les ges ne s'appliquent pas aussi à notre époque.Nous n'y découvrirons peut- être pas la solution exacte, mais notre merspicacité s\u2019en trouvera certainement accrue.Un bon livre nous ouvre une fenêtre par laquelle nous voyons la vie sous un pius beau jour.Principes Dans notre éducation continuelle, cherchons des principes.lls sont vivaces, convertibles et pio- fitables.Les principes ne changent pas d'une année à l'autre sous les vicissitudes de la vie; ils peuvent être appliqués à différentes situations, et ajouter leur part de jugement à nos raisonnements; et ils procurent de la satisfaction parce que, chaque fois que nous adoptons un principe, nous sentons que nous avons fait une précieuse acquisition.Les bons livres élargissent notre horizon, meublent notre esprit, nous aident à devenir plus instruits et plus sages.Ils ne nous apprendront peut-être pas à fabriquer des bombes atomiques ou à faire plus d'argent, mais ils nous aideront à comprendre les problèmes militaires et économiques.Ils nous montreront qu'il n\u2019y a, pas grand chose de nouveau en ce qui concerne les questions de bien et de mal, amour et haine, bonheur et misère, vie.et mort.Ce que les bons auteurs ont dit il y a des siècles est peut-être juste ce qu'il nous faut pour recouvrer la sérénité aujourd'hui.Les voix qui nous parlent par l'entremise des anciens livres font vibrer toutes les cordes de notre coeur .Elles nous donnent un sentiment de mesure, une méthode de comparaison, et-un profond respect de la vérité.11 vy a aucun mal A lire et relire les livres que nous almons.Notre point de vue change à mesure que nous vieillissons.Les livres que nous avons lus dans notre enfance, nous les avons compris à la manière des enfants.Plus tard, nous y avons trouvé un sens différent et un autre plaisir.Dans l\u2019âge mûr, nous les interprétons à la lumière d\u2018une longue expérience.Ne ferait-il que nous rappeler (Suite de LES AGENCES fois.PHôtellerie au Ministère de Une subdivision du Service sonne en fait de compétence quarante-cinquième.Le tourisme: C\u2019est.la page 4) faudrait pas que par négligence et maladresse, nous allions gâter la sauce.Ce serait dommage.DE TOURISME Il y a plusieurs agences de tourisme indépendantes des gouvernements dans la province, mais elles coopèrent étroitement avec ces derniers par la diffusion et la dis- tribation du matériel de propagande et de promotion touristique, et en aidant les touristes à se trouver le \u201cbon gite, la bonne table\u201d enfin ces petits riens qui font tout par- Ces agences font une oeuvre des plus méritoires, d'autant plus même qu\u2019elles doivent se suffire a elles- mêmes sans subsides quelconques des corpe administra- tife.Elles puisent leurs revenus de la coopération que les établissements leur consentent pour en fin de compte réussir à joindre difficilement les deux bouts.celles-ci à Montréal, mentionnons Travelaide Bureau, une maison comptant quelque vingt ans d'existence et d\u2019expérience en matière de tourisme, dont le directeur est M.B.A.Turcotte, Tobin Travel Bureau, et & Québec, Quebec Travel Bureau.Pour sa part, le ministére provincial de Pindustrie et du Commerce, dont le titulaire est l\u2019Hon.Paul Beaulieu, et le sous-ministre, M.Louis Coderre, ne néglige rien par le trachement du Service de l\u2019Hôtellerie provinciale pour stimuler le tourisme sous toutes ses formes.C\u2019est pourquoi on a avec fort d\u2019a-propos adjoint Parmi l\u2019Industrie et du Commercede PHôtellerie comprend le service d'Education Hôtelière, dirigé par M.Marcel Puvilland, lui-même un Vatel moderne qui ne le cède à per- culinaire.De tout ceci, concluons que c\u2019est de l\u2019effort conjugué de tous et chacun que nous pourrons recueillir des fruits vraiment savoureux de cet arbre prolifique qu\u2019est le tourisme, une industrie qui attire chez nous au Canada pas moins de 7,000,000 d\u2019automobiles et rapporte la jolie somme de $250,000,000 en provenance de nos voisins d\u2019outre- N\u2019allons pas tuer la poule aux oeufs d\u2019or ! R.D.d'heureux souvenirs, un livre aimé vaut toujours la peine d'être relu.Avantages Nous uverons à continuer à nous | fre des avantages que rien d\u2019 ne procure, dont Je plus important est peut-être la capacité de raisonner juste.Nous ne sommes que trop portés à lais ser l'espoir, la peur et l'ignorance gouverner nos pensées.Le bon raisonnement repose sur la connaissance.Comment peut-on penser sans savoir.On dit que Darwin passa vingt ans a recueillir des données biologiques avant d'apercevoir aucun rapport entre eux.Puis, un jour, en se promenant dans la campagne, l\u2019idée d'évolution lui vint à l'esprit.C\u2019est ainsi que naissent les idées, tout d\u2019un coup, après que nous avons longuement examiné des faits.La curiosité intellectuelle n'est satisfaite que par l'éducation continuelle.C'est en apprenant peu à peu à distinguer le faux du vrai, à nous élever au-dessus de la superstition, à discerner ce qui est utile, à établir des comparaisons, que nous faisons de bons progrès en éducation continuelle.Nous devenons également plus habiles à résoudre les problèmes, ou à reconnaître ceux que nous sommes capables de résoudre et ceux qui sont au-dessus de nos forces./ Beaucoup de questions contentieuses de notre époque ont pour cause la situation internationale.Il nous convient d'en juger l'importance, de décider à quel point nous désirons nous en occuper, et d'agir en conséquence.La vie devient beaucoup plus Intéressante quand nous continuons à nous tenir au courant des événements.La démocratie repose sur notre degré d'instruction.Elle dépend du fait que chacun de nous formera de la meilleure manière .possible tous les jugements dont il est capable.Blle est fondée sur la raison, et son plus grand avantage est de fournir aux gens intelligents l\u2019occasion de faire un choix.Pour choisir sagement, nous avons besoin de continuer à nous instruire, de participer aux affaires communales, scolaires, religieuses et sociales, d'avoir l'esprit ouvert et l\u2019amour de la beauté, de la paix et de la bonté.Dans ces conditions, l'éducation continuelle nous aidera à nous adapter intelligemment aux changements sociaux.: Philosophie Grace à l'éducation continuelle nous arriverons facilement à nous faire une meilleure philosophie de la vie .Nous avons besoin de philosophie, ne serait-ce que pour ne pas être déroutés par la tournure des événements politiques, économiques et sociaux.Peut-être est-il étrange de parler de philosophie quand nos journées sont si remplies qu\u2019il semble rester peu ou pas de place pour la méditation.Mais quand on arrive à l\u2019âge mar il faut trouver le temps de fouiller dans son âme si on veut gouverner sagement sa vie et ne pas se laisser emporter comme une feuille morte au gré de tous les vents.Etre philosophe c\u2019est, entre autres, ne mas se contenter de vivre au jour le jour et chercher à se faire une conception du but de la vie; c\u2019est meubler et enrichir notre esprit par la Jlecture des bons auteurs et pratiquer les vertus de nos ancêtres car, a dit un auteur moderne, c\u2019est seulement dans le royaume de la philosophie, de l'art et de la religion que nous trouverons le salut de notre fime.Ne remettez pas à demain .Ayant décidé de continuer à vous instruire, faites immédiatement des plans à cette fin.Nous remettons trop souvent au lendemain ce qu\u2019il importe de faire immédiatement 37e ANNEE -\u2014 Ne 50 TTL SZ La tonte\u2026 (suite de la première page) aussi haut que possible.Il faut également veiller à ce que le sol soit sec et ferme, car ia jeune herbe s'abime facilement.Que la tondeuse soit bien aiguisée afin de ne pas déraciner les brins d'herbe.tant de choses à faire, nous sommes sollicités par tant de distractions, que nous acquérons rarement cette tranquillité sereine que -procure le savoir.Nous sommes loin Ge nous suffire à nous-mémes.Nous avons besoin pour nourrir notre corps d'avoir constamment accès aux ressources matérielles de ce monde.Notre esprit a également besoin de se maintenir en rapport avec des sources spirituelles pour se nourrir et se rafraîchir.Ne nous laissons pas décourager par la tournure menaçante des évé- nements et n'attendons pas stoïquement le cataclysme audevant duquel notre civilisation semble courir.Au lieu de nous sentir impuissants, continuons à nous instruire et à élargir l'horizon de nos connaissances.De fait, si nous nous mettons assez tôt à l'oeuvre, nous avons des chances d'échapper à l\u2019adversité et de préparer pour l'humanité un avenir beaucoup plus brillant que son passé.Bulletio de la Banque Royale du Canada.L\u2019unification ae l\u2019Allemagne Le grand problème auquel les puissances occidentales ont à-faire face en préparant leur note à Moscou ett qu\u2019il s'agit de trouver un point de départ pour des progrès réels et rapides en vue de l\u2019unification de l'Allemagne.La situation actuelle est la suivante : les quatre \u2018puissances occupantes\u201d, \u2014 les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France el la Russie, sont maintenant d'accord que l'unité doit être réalisée au moyen de la création d'un gouvernement unifié de l'Allemagne, et que la première condition pour la création d\u2019un tel gouvernement est l'organisation d'élection libres dans l\u2019ensemble du territoire allemand.Le problème immédiat donc est celui de l'organisation d'élections à la fois en Allemagne occidentale et en Allemagne orientale, dans des conditions que les quatre puissances et aussi les habitants allemands des deux secteurs \u2018considèrent libres et démocratiques.Cela signifie en réalité que les puissances occidentales et le gouvernement de l'Allemagne occidentale doivent être assurés qu'on crée dans la zone soviétique les conditions nécessaires à des élection libres, et ces conditions n'existent certes pas dans le secteur en question à l'heure actuelle.Les trois ont proposé dans leur note du 25 mars que la commission créée à cette fin par l'Assemblée des Nations Unies soit autorisée à se livrer à une enquête, dans les deux zones, en vue de détermi- pour notre bonheur.Nous avons (suite à la page 3) 1 2 LE COUT DE LA VIE À TRAVERS LE MONDE 0% AUTRICHE BELGIQUE + CANADA CEYLAN CHYPRE DANEMARK ETATS-UNIS FINLANDE FRANCE HONDURAS BRITANNIQUE INDE (BOMBAY) iRAN IRLANDE ISLANDE ITALE LUXEMBOURG REPUBLIQUE DOMINICAINE REP.FED.D'ALLEMAGNE _RHODÉSIE OU NORD ROYAUME UNI SARRE SUÈDE SUISSE UNION SUD AFRICAINE (Pourcentage d'augmentation en une année) 11 1 nn JT OT] 102 207.3 Le graphique ci-dessus a été établi d\u2019après les chiffres communiqués par l'Organisation internationale du travail (OIT), une des institutions spécialisées des Nations Unies.II donne un tableau comparatif entre les chiffres obtenus par l\u2019OIT, à Genève, en - janvier et février 1952 et ceux des mois correspondants de 1951.@ \u2014 e ANNEE \u2014 Ne 50 _ En visite aux Nations Unies Théâtres \u2018jl'expérience donne lieu de accepter le jugement de la puissances occidentales ont le sentiment, en raison de l'expérience passée, qu'une commission des qua tre n'aurait probablement pour ré sultat que de mener à un désaccord profond et stérile.En outre, penser que, lorsqu'on en viendrait à préciser les propositions russes, elles se ramèneraient à : les autorités de chaque puissance occupante soumettrait un rapport à la Commission sur les conditions exis- PAGE TROIS quises pour des élections libres - mission des Nations Unies.Les |exiaten t en zone soviétique sont très minces.Les conférences de ce genre ont en général donné lleu à des échanges très vifs et n'ont abouti à aucun résultat.Souvent, elles ont rendu les choses encore plus difficiles.En outre, cette question des conditions pour des élections libres appelle, en premier lieu, non pas une discussion au sein d'une conférence mais un examen sur place.Jl convient d'établir les faits tel \"The Story of Robin Hood\u201d & qu'ils sont et de faire des recommandations sur les changements Qu'il peut y avoir lieu d'apporter pour assurer les libertés nécessai- tant dans leur propre some, chose qui, bien entendu, ne présenterait aucun intérêt.Ka rise Lhe» HIS (TL HEAT 2 Rosa M.de Gonsales-Videla, épouse du President du, a visité le Siège de l'Organisation des Nations Unies, lors son passage à New-York.Elle v'était rendue dans cette ville recevelr le prix \u201cMother of the World,\u201d qui lui a été décerné 1952 en hommage à son activité dans le domaine social.Nous voyons ci-dessus dans les studios de la radio de l'ONU, où elle fait ume émission à l'intention des femmes chiliennes.A sa droite, on voit Mme Eleanor Roosevelt, qui représente les Etats- Unis à la Commission des droits de l\u2019homme des Nations Unies Madame iE £2il Difficultés de.(suite de la première page) quelque bien pour le maintien de l\u2019organisation artisanale du travail ce ne fut qu\u2019indirectement et sans qu\u2019elles aient été tentées spécialement en vue de sauvegarder l\u2019indépendance et la liberté du travailleur individuel; _ loin de là; car elles tendaient plutôt à développer des ateliers collectifs.\u2019 Les choses se passèrent d\u2019abord d\u2019une autre manière au Maroc.La France s\u2018y trouva devant une société nombreuse, bien vivante quoique semblant sommeiller si on la comparait à la société européenne, uniquement artisanale et agricole dans son économie et dont l\u2019organisation sociale paraissait assurée d\u2019une stabilité indéfinie par la façon dont Lyautey comprenait l\u2019application des principes du Protectorat.\u2019 Mais les\u2018 leçons de Loti avaient alors porté tous leurs fruits.La mode du bibelot exotique, héritage lointain des romantiques, s\u2019était partout répandue en France.Toute la production indigène n\u2019était qu\u2019une source abondante de tels bibelots: tapis, broderies, faïences, soieries, bijoux, armes, harnachements, etc.en même temps que l\u2019art de construire et la décoration architecturale réalisaient encore chaque jour les plus prestigieux ouvrages de mosaïque, de charpentes précieuses, de peinture et de ciselure de bois, de la pierre et du plâtre.Il s\u2019agissait non de défendre une main-d'oeuvre défaillante, mais d\u2019empêcher la corruption du goût et les malfaçons.: Et c\u2019est pourquoi en consolidant et én restaurant de nombreux monuments historiques, on mit les ouvrier du bâtiment en contact avec les chefs-d\u2019oeuvre de leur art, de manière à retremper leur talent; en créant des estam- iles officielles, on encouragea l\u2019emploi de bonnes tein- es pour les tissus et les tapis; bref, on s\u2019employa acti- ment à défendre l\u2019art, ce qui semblait la meilleure manière de protéger l\u2019artisan.Mais le temps s\u2019écoule et la situation est différente aujourd\u2019hui.\u2019 Les routes, les chemins de fer, les exploitations minières, les importations, le développement d\u2019une vie française entraînant dans son orbite une partie de la population indigène, les chantiers et les usines ouverts partout ont déjà changé partiellement les moeurs, modifiant le type des habitations et le costume.En sorte qu'on peut prévoir le jour où nul n\u2019aura plus besoin ni de fabricants de sandales, ni de selliersp ni de mosaïstes, ni de ciseleurs, ni de lanterniers, ni de forgerons, ni de peintures de bouquets pour les volets et les plafonds; où la main- d'oeuvre sera irrésistiblemez(t attirée vers l'industrie organisée; bref, où tout se passera au Maroc comme cela se passe en Europe, avec, en outre, ceci de plus grave que la vie moderne y étant une importation s\u2019y développera sous sa forme la plus actuelle et sans le résidu de vieilles industries qui occupent encore en France plus de quinze-cent mille artisans décidés à se défendre.Avouons-le, on se demande si ce jour n\u2019est pas tout proche, quand on lit, dans un texte comme celui de la remarquable conférence faite récemment sur l\u2019état présent du Maroc, par M.Guillaume de Tarde au Comité \u201cFrance-Amérique\u201d des mots comme \u201cfrénésie de création industrielle\u201d et \u201cprolétariat marocain\u2019.J'avoue, dans cette conjoncture n\u2019entrevoir pour la vie artisanale dans l'Afrique du Nord d\u2019autre planche de salut que celle qui lui est offerte par les amateurs d\u2019objets hors série, à la condition que l\u2019on ne voie pas se mul- -tiplier les entreprises groupant dans de grands ateliers, ceux ou celles qui y deviennent des ouvriers ou ouvrières salariés.Pour qu'il en fût autrement il faudrait qu\u2019une réaction se produisit dans les esprits contre le principe même du travail collectif et de la production en série; il faudrait un changement des aspirations de l\u2019homme dans le monde entier.L\u2019espérer serait presque croire à la possibilité d\u2019une réforme de l\u2019entendement.\u201cNous n\u2019en sommes pas encore là.Jean GALLOTTI.Vous partez en voyage ?Ne risquez pas de perdre votre argent\u2026Ô utilisez des chèques de voyageurs En vente dans toutes nos succursales LA BANQUE ROYALE DU CANADA Une banque vraiment royale | mmm Aor ttt Le cinéma Palace mettra à l'affiche vendredi \u2018The Story of Robin Hood\u201d, un film de Walt Disney dont les vedettes sont Richard Todd et Joan Rice.Par permission spéciale, les enfants seront admis à voir ce film.\u201cThe Story of Robin Hood\u201d a été tourné dans la forét de Sherwood, M même où se déroula l'action de cette légende.Ce film nous présente une foule de personnages bien connus: le frère\u2018 Tuck, De- Lucy, le vilain shérif du comté de Nottingham, le géant barbu, le petit Jean, Allan-a-Dal, le célèbre ménestrel, Will Scarlet, le fidèle ami de Robin Hood.: Walt Disney n\u2019a rien négligé pour donner à cette production beaucoup d\u2019ampleur.AU PRINCESS .Abbott et Costello, que l'on a vus dans les situations comiques les plus étranges et différentes, nous reviennent cette fois dans la version filmée d\u2019un conte très populaire auprès des enfants, \u201cJack and the Beanstalk\u201d.Ce film prendra l'affiche du cinéma Princess ven- \u2018HOM à l'affiche du ciné Palace dredi.Fait intéressant à souligner \u201cJack and the Beantalk\u201d est un film en couleurs, le premier dans lequel les deux populaires bouffons aient jamais paru.Lou Costello a eu l'idée de mettre à l'écran ce conte alors qu'il le lisait à sa petite fille âgée de quatre ans.I] pensa que cela ferait un excellent sujet de comédie.Lou Costello et Bud Abbott sont entourés d'une brillante distribution: Dorothy Ford, James Alexander et Barbara Brown.A L'IMPERIAL \u201cSound Off\u201d, un film musical mettant en vedette Mickey Rooney, prendra vendredi l'affiche du oi- néma Impérial.L'intrigne de ce film tourne autour de Mickey Rooney, un populaire artiste de cabaret qui est appelé à faire son service militaire.Evidemment, il est découragé quand il reçoit son appel.Il est bien décidé à faire à sa tête mais il apprendra à ses dépens que l\u2019armée c'est l\u2019armée et que c'est une chose qu'il faut prendre au sérieux.11 tombera amoureux d\u2019une MES y Bn d'affaires ! Avez-vous déjà réfléchi à ce que peut rapporter une - 98% de ceux qui ont réussi en affaires le doivent à une publicité soignée et faite régulièrement.POURQUOI ne seriez-vous pas de ceux-là ?L'AUTORITE vous offre les avantages d'une PUBLICITE EFFICACE à des taux raisonnables .de tarifs Demandez notre carte représentant ou notre Shaye Cogan, Buddy Bear, | pour © Attrayante et souple, cette blouse en lourd tricot de nylon sa place dans toute garde-robe \u2018féminine.Le nylon est tout désigné une bi nche: il se lave facilement, sèche en un rien de temps et requiert peu ou pas de repassage.infirmière et cette dernière fera beaucoup pour changer son caractère.\u201cSound Off\" renferme plusieurs chansons entraînantes.A L'ORPHEUM \u201cThe \u2018Narrow Margin\u201d, un film qui met en vedette Charles Mc- Graw, Marie Windsor et Jacqueline White, prendra l'affiche vendredi du cinéma Orpheum.La plus grande partie de l'action de ce film se déroule sur un ra- pide, qui va de (Chicago à Los Angeles.Deux détectives ramènent Annonce régulière dans voire JOURNAL LOCAL?N\u2018OUBLIEZ PAS QUE L'ANNONCE dans constitue l\u2019un de vos meilleurs placements avec eux l'épouse d\u2019un gangster qui doit témoigner dans une enquête sur la corruption de certains policiers.Des bandits sont décidés à tuer cette femme afin de s'emparer d'un carnet qui contient tous les noms des policiers corrompus.Richard Fleischer a fait la mise en scène.AU LOEW'S Humphrey Bogart et John Huston ont fait cing films ensemble, tous des succès.Leur plus récent effort est \u201cAfrica Queen\u201d, qui garde l'affiche en deuxième semaine au cinéma Loew's.: Humphrey Bogart et John Huston ont travaillé pour la première fois ensemble en 1941, le premier comme acteur et le second comme metteur en scène.Leur premier film portait le titre de \u201cThe Maltese Falcon\u201d.Par après, ils tournèrent \u201cHigh Sierra\u201d, un film d'une très grande intensité dramatique, et \u201cKey Largo\u201d, la version filmée de la célèbre pièce de Maxwell Anderson.Le quatrième qu\u2019ils tournèrent ensemble fut \u201cThe Treasure of Sierra Madre\u201d, qui mérita Je titre de meilleur film de l'année 1947.Le cinquième est \u201cAfrica Queen\u201d, qui fut choisi l'une des meilleurs de l\u2019année et qui valut à Humphrey Bogart un Oscar.Ce dernier a comme partenaire Katherine Hepburn.AU CAPITOL \u201cMacao\u201d, un film mettant en vedette Robert Mitchum, Jane Russell et William Bendix, prendra vendredi l'affiche du cinéma Capitol.June Russell incarne le rôle d'une chanteuse de cabaret; elle interprète deux chansons qui ont été écrites pour elle par Jules Styne et Lee Robin, \u201cOscean Drecze\u201d et \u201cYou Kill Me\u201d et une autre qui a pour titre \u201cOne for my Baby\u201d.Robert Mitchum incarne le rôle d'un aventurier qui rencontre Janc Russell, sur l\u2019île de Macao, William Bendix personnifie un policier new-, yôrkais dépôché sur cette fle pour faire l'arrestation d'un célèbre gangster.A L\u2019ALOUETTE Massacre à Furnace-Creek, moet- tant en vedette Glen Langan, Coleen Gray, Victor Mature et Reginald Gardiner, prendra vendredi l'affiche du cinéma Alouette.\u201cMassacre à Furnace-Creek\u201d est un excitant western qui regorge de poursuites, de chasses à l'homme, de batailles, de scènes comiques et de scènes sentimentales.En programme double, l'Alouette,-la salle de cinéma la plus moderne à \u2018Montréal, met à l'affiche \u201cImpasse Tragique\u201d avec Lucille Ball, Clifton Webb, Mark Stevens et William Bendix.7 age ° L'unification de.(Suite de la page 2) ner si \u201cles conditions assurant les libertés, sur les plans individuel et national, du peuple allemand sont présentes\u201d et à soumettre son rapport en conséquence.Le gouvéerne- ment soviétique a repoussé cette proposition dans sa note du 9 avril, sous le prétexte juridique qu\u2019elle constituerait- \u2014 selon les Russes, \u2014 une violation de l\u2019article 107 de la Charte des Nations Unies.Il a proposé, à la place, en termes assez vagues, une \u2018\u2018vérification par une commission représentant les quatre puissances\u201d.(Cela semble avoir abouti à une impasse.Les Russes ne veulent pas Se borner à réitérer les arguments en faveur de la Commission des Nations Unies, à réfuter l\u2019argument russe contre cette dernière et à repousser la proposition soviétique pour une commission de quatre, n'aurait servi, qu'à souligner et à prolonger l'impasse.Une nouvelle proposition, une solution, était nécessaire si on voulait réaliser un progrès quelconque.L'organisation d'une forme quelconque de conférence à quatre pour examiner l'ensemble de la question est une des idées qui ont le plus occupé l'opinion publique et fait l\u2019objet d'un examen attentif de la part des gouvernements.C'est une idée qui présente évidemment des avantages.Bile serait, en outre, probablement acceptable pour les Soviets qui, dans leur première note du 10 mars, propo- sailent que les quatre puissances \u201cexaminent les conditions favorisant l'établissement rapide d\u2019un gouvernement allemand unifié re présentatif de la volonté du peuple allemand\u201d.11 est évident qu'à un moment donné, une action concertée de la part des puissances occupantes serait nécessaire, et celle-ci naturellement devrait être précédée d'une forme quelconque de conférence ou d'accord.L'expérience, cependant, a démontré encore une fois que les chances d'une conférence de quatre d'arriver à un accord à ce stage sur la question de déterminer si oui ou non les conditions re- res.Une enquête et un rapport paraissent donc tout à fait essentiels avant que des discussions puissent être vraiment utiles.Cette enquête doit aussi être d\u2019un caractère qui la rende acceptable pour tous les intéressés.Le probleme aonc est de combiner les deux principes, celui d'une enquête impartiale et celui d'une conférence des quatre.L'enquête doit, d'abord.I! serait inutile en effet de commencer à discuter les méthodes et moyens d'organiser des élections à moins que tous les intéressés ne soient raisonnablement convaincus qu'existent les conditions nécessaires pour permettre logiquement, avoir lieu des élections.Si on est d'accord sur l'existence de ces conditions, une conférence des quatre devient alors non seulement souhaitable mais indispensable.Si Moscou accepte cette façon de voir les choses, 11 restera sans aucun doute des difficultés à résoudre, mals, en tous cas, nous serons, pour la première fois, en train de faire des progrès réels et importants vers l'unité allemande dans des conditions démocratiques.Si Moscou, toutefois, repousse cette façon de voir, on sera amené À la conclusion déprimante que ses protestations concernant son désir d'organiser des élections libres en Allemagne n'étaient pas sincères et qu\u2019elles ne représentaient qu'une manoeuvre dans su campagne de propagande.La Guilde PHOTOGRAPHIQUE OUS les collectionneurs s\u2019enthousiasment pour les événe- ments qui marquent une inauguration: ce peut-être la première édition d\u2019un livre ou la première impression d'un nouveau timbre.\u2018Mais autour de nous, il y a des premiers gestes qu'on ne collectionne pas de cette façon et qui nous tiennent au coeur.Ainsi, il y a beaucoup d'occasions où vous pouvez garder le souvenir d\u2019un premier exploit surtout lorsqu\u2019il s'agit des enfants.Et pour cela, vous devez avoir votre camera à portée de la main.J'ai entendu parler récemment d\u2019un jeune couple qui avait un album entièrement consacré aux preniières aventures de son bébé.Le livre débutait avec le premier bain de l'enfant.Puis c'était la maman qui servait les premiers légumes du petit.Dans une troisième photo, on voyait l'héritier de ce couple très fier, partir pour une Les premiers pas chancelants du bébé méritent de figurer dans l'album, \u2018 27 A Premières circonstances .\u2026.première excursion dans le monde extérieur : en l'occurrence une visite chez sa grand-mère.Naturellement, les circonstances de ce genre se multiplièrent.Ce fut un peu plus compliqué lorsqu'il s\u2019agit de photographier la première dent.On dut faire un compromis et se contenter d\u2019une photo du bébé, avec l'inscription et la date : \u201caujourd\u2019hui notre enfant a percé sa première dent\u201d.Evidemment, on photographia les premiers pas.Les parents dont je vous parle ont l'intention de continuer ce registre.Il y aura le premier jour d'école, le premier costume de petit homme, puis l'uniforme de baseball, etc.Dans l'intervalle, on ne négligera pas les bonnes occasions de photographie, mais ces premiers exploits seront toujours les plus chers lorsque le petit Jean sera devenu un adulte.e 426F \u2014Jacques Lumière Avions réactés Cougar et mascotte cougar en Angleterre 4 ® Une formation de six avions réactés Sabre sillonnent le ciel nuageux à North Luffe nuages la photo de la nouvelle mascotte, officiel de l\u2019escadrille.L'animal est um don du maire Fred Hume de Vancouver .pilotés par des aviateurs de la 410e escadrille de Cougar: nham, Angleterre.A Je toi h d un couguar de trois \\ Shache, lo pho ee ner poné dans Les sa tête au centre de l'écusson (Photo de la Défense nationale* \u201c DES GARANTIES DE SECURITE Personne ne peut s\u2019étonner qu'après deux guerres en moins de trente ans, la Fran- COU RRIER DES LETTRES ce soit désireuse d\u2019assurer solidement sa sécurité.\u2014 Quelles sont ces garan-| Elémir Bourges, qui fut ties qui peuvent être exigées afin de se| peut-être le dernier des 2 : romantiques prémunir contre les dangers de toute| pimir Bourges fut poutôtre 1e politique néo-pangermaniste ?dernier des romantiques.Il fut aussi un artiste consciencieux à l\u2019ex- Un article de Jacques KAYSER tréme, qui vivait pour son art, non de lui.A cause de lui, il renonça à toute forme de succès facile, qui lui eût apporté le matériel dont il avait besoin.Il préféra se priver, vivre pauvre, renoncer à ce qui excite d'habitude la convoitise des hommes: l'argent, le luxe, la gloire, les satisfactions du moment.Il n\u2019en souffrait pas beaucoup, en apparence du moins.Car il était doué d\u2019une inépuisable bonne humeur, conséquence de la philosophie, qu'il s'était forgée peu à peu, et il blaguait avec bonhomie, se moquant des choses et des gens autour de lui, de cela surtout qui lui manquait et lui paraissait vain.Il en était à ce point, dans le renoncement et l'ascétisme, que ses intimes ne soupçonnaient rien des sacrifices qu\u2019il s'imposait, nl de l\u2019Apre lutte qu'était son existence.Il ne vivait que pour la littérature et lui sacrifiait le reste.Comme Flaubert, il peinait pendant un jour sur un paragraphe ou une phrase.IN n'était jamais content de lui- même.Il remettait sans cesse sur le métier, reprenait, élaguait, rognait, limait.Si son oeuvre n'est pas abondante, elle est d\u2019une qualité qu\u2019on ne rencontre pas souvent.Styliste né, il écrivait une langue Nul ne s'étonne qu'après les épreuves de deux guerres subies en moins de trente années et qu\u2019en face d\u2019une situation internationale lourde d\u2019incertitudes et de menaces, la France soit désireuse d'assurer solidement sa sécurité.C\u2019est là une nécessité admise par l\u2019ensemble des Français, et si, à cet égard, des polémiques s'élèvent par-, fois entre eux, elles ont pour objet le choix des méthodes et des moyens propres à assurer cette sécurité et non pas l\u2019opportunité d\u2019une action en vue de créer des conditions de sécurité.Si certains soutiennent que les mesures prioritaires de sécurité doivent être recherchées contre une éventuelle agression russe ou communiste, il n\u2019est guère de Français qui ne reconnaissent que des mesures de sécurité doivent aussi (ou avant tout), être prises pour le Cas où l\u2019Allemagne, tournant le dos à l\u2019évolution espérée, reprendrait le cours d\u2019une politique qui conduisit à l'agression de 1914 et à celle de 1939.Et le grand problème qui agite tant de Français désireux de ne reculer devant aucun sacrifice légitime en vue | mT de renforcer la paix, est celui de savoir quelles sont les garanties de sécurité qui peuvent étre demandées pour se prémunir contre les dangers d\u2019une politique néo-pan- germaniste.Sans doute est-ce là un sujet délicat à traiter dans les réunions internationales puisque les représentants de l'Allemagne occidentale prodiguent les assurances paci- Mais les souvenirs cruels sont trop proches; des agitations néo-natio- nalistes et néo-nazies se développent; des hommes \u2014 civils et militaires \u2014 qui occupaient des postes importants sous Hitler, ont trouvé des situations officielles ou officieuses grâce auxquelles ils reprennent une influence cer- Aussi les voisins de l\u2019Allemagne veulent-ils obtenir une double assurance: celle d\u2019une solidarité effective, publiquement définie, de toutes les puissances pacifiques pour le cas où surgirait une nouvelle menace allemande \u2014 et celle de l'impossibilité pour l\u2019Allemagne d'entreprendre une action de quelque ordre que ce soit en vue de conquérir par la force les territoires qu\u2019elle a perdus à la fiques et leur désir d\u2019étroite coopération.suite d\u2019une guerre qu\u2019elle a déclenchée.En même temps, les Français reconnaissent volontiers que la paix ne peut être maintenue si la vieille et ruineuse rivalité entre la France et l\u2019Allemagne devait à nouveau se développer.Ils ne se montrent donc pas hostiles à la coopération avec une Allemagne démocratique, à condition bien entendu que cette coopération ne soit pas un téte-a-téte, mais bien un élément d\u2019une politique d\u2019ensemble, qu'elle soit dynamique dans l\u2019action pacifique et ne présente de pointe contre qui que ce soit.Mais de là à fermer les yeux devant de redoutables possibilités, de là à renoncer à l\u2019obtention de garanties internationales de sécurité, il y a un fossé qui ne saurait être franchi.Les leçons des lendemains de la première guerre mondiale ne sont pas oubliées.Alors aussi la France demandait des garanties de sé- Les circonstances, l\u2019imprévoyante confiance des curité.gouvernements d\u2019alors l\u2019empéchèrent de les recevoir.Le traité de Versailles avait été reconnu par les Alliés comme insuffisant sur le plan des garanties; deux Traités parallèles de garantie avaient donc été signés, en même temps que le Traité de Versailles, l\u2019un entre le Royaume-Uni et la France, l\u2019autre entre les Etats-Unis et la France.L'ensemble était satisfaisant; mais il formait un tout indivisible.Aux parlementaires qui, lors des débats sur la ratification du Traité, s\u2019inquiétaient de la situation qui résulterait d\u2019une éventuelle non ratification des Traités de garantie, le Président du Conseil d\u2019alors était obligé de répondre que, dans cette hypothèse qu\u2019il jugeait impensable, il ne resterait \u201crien\u201d.Or, le Sénat américain refusa de ratifier le Traité de garantie et tout l'édifice de sécurité construit à Versailles s\u2019écroula.L'histoire de l'après-guerre jusqu\u2019à et y compris l\u2019occupation de la Ruhr en 1923, et même, si l\u2019on veut, l\u2019échec de la Conférence mondiale du désarmement de 1932, est dominée par la volonté de la France de trouver sous une forme ou une autre les garanties de sécurité qui lui avaient été promises et qu\u2019elle n\u2019avait pu obtenir.(suite à la page 2) Se'servir de .chèques de voyageurs _.élimine tout risque de perte dans l'une de nos succursales _LA*'BANQUE ROYALE DU CANADA \u201cUne bonque vraiment royale Wa Bdsm ua dati rain admirable.Non sans effort, car il n\u2019est pas de réussite sans effort.Et rien n\u2019est plus difficile que d'écrire le français, qui nous échappe au moment précis où l'on pense le posséder.+ + \u2018Comme Paul Bourget, il naquit en 1852, il y a cent ans.Comme lui, il vint à Paris pour y tenter fortune, mals seulement littéraire.Il ne voulait dans cette fortune particulière, que le meilleur et le plus parfait.Dès sa jeunosse, 11 se plia aux disciplines que supposaient ses goûts.Il ne se plaisait que dans la compagnie des grands; Eschyle et Shakespeare, les philosophes de I'Inde.Ce qui déteignit dans son oeuvre.Ses lectures, écrit Francis de Miomandre, \u201cl\u2019entretenaient dans le souriant mépris qu\u2019il avait de la production contemporaine et, conséquemment, de ceux qui s\u2019en satisfaisalent.\u201d Marlé, il vivait dans un superbe isolement.La plupart du temps, sa femme n\u2019était pas là.Elle passait la journée entière, souvent, chez des amis, et Bourges ne s\u2019en plaignait pas.Son absence ui permettait de rêver.Si quelqu'un sonnaît à sa porte, il commençait par ne pas répondre.SI le visiteur insistait, poussant le bouton pendant cinq minutes, il se disait que ce devait être un ami véritable.Alors, il ouvrait.René Benjamin, qui fut l'un de ses familiers, a raconté ces choses.Il disait: \u201cQuand je rêve, il m'arrive, si on sonne, de me dire: c'est un rêve.Et je ne vais pas ouvrir.\u201d Quand il so décidait à laisser entrer, et que l'ami était de choix, il paraissait transporté de joie.C'était à croire que, comme Flaubert, 11 appréciait l\u2019excuse qu'on lui donnait d\u2019abandonner la page sur laquelle il suait.Sa femme était originaire de Prague, la ville aux trente tours, cette \u201cpierre précieuse sur la couronne de la terre\u201d, comme disait Goethe.+ + Les époux n\u2019eurent qu\u2019un enfant, une fille que Bourges appela Sita, dans son amour des choses de l'Inde.Elle était d'une remarquable beauté.Blessée aux poumons, elle devait mourir dans la vingtaine.Peu après le père disait à Benjamin: \u201cAmi.qui m\u2019êtes si cher, vous voudrez bien, n'est-ce pas, ne plus jamais me parler d\u2019elle.\u201d C'est aprés ce drame que Madame Bourges chercha des distractions a l\u2019extérieur et que l'écrivain se réfugia, plus que jamais ,dans son rêve.Les grands romans d'Blémir Bourges ne sont pas accessibles à tous.Des oeuvres d'art, où la pensée assez obscure, mêlée de beaucoup de littérature, paraît hésiter entre l\u2019acceptation de Dieu et le culte du Néant.Rappelons Le Crépuscule des Dieux, Les Oiseaux s'envolent et les fleurs tombent.Quant à La Nef, c\u2019est un vaste poème en prose, où l\u2019hellénisme se mêle à l\u2019anglicisme, et qui montre, après \u2018la fièvre convulsive de la vie\u201d, le triomphe de Prométhée.Comme tant d\u2019autres de son époque, Elémir Bourges no croyait pas.Il le regrettait et vivait dans une sorte de cauchemar.11 disait: \u201cQue je voudrais avoir la fol et savoir que le moude a un sens\u201d.Il mourut à la suite d\u2019une congestion, & demi paralysé.Quelques jours auparavant, il faisait le tour de sa chambre, s'arrétant devant une reproduction de la Création de l'homme, de Michel-Ange, un portrait d\u2019Homère, un autre de Dante.A Benjamin, beaucoup plus jeune que lui, mais un ami véritable, il avait dit un jour: \u201cQuand la m'absout, je lul demanderal d\u2019abord où est Eschyle, pour qu'il me lise ses tragédies perdues\u201d.L'homme son nom revenait souvent dans sa conversation.LIllettré \u2014\u2014\u2014\u2014 rene L'homme qui élève bi fils travaille pour son \u201cpropre fils ho- avantage; les vertus du norent toujours le père.© Le pas d'un pauvre, à qui l\u2019on n\u2019a pas donné et qui s\u2019éloigne, vous laisse un bruit mourant dans le coeur.L'enfant a beau grandir, il reste toujours à la hauteur du coeur maternel.Le travail modéré f travail excessif a ere 5 a = 5 .CTT PRR TO PR TEP SSO HTC RCI SO.SPEAR mort m'emportera, quand elle m\u2019au- [de la table ra jeté aux pleds de Dieu, si Dieu | Hôteliers de la province de Québec, que dirige M.Delage leltre en relief auprès L'AUTORITE, Besuceville, 28.L\u2019exploiter sans l\u2019exploiter.\u2014 Les initiatives des corps professionnels, industriels et commerciaux a seconder.\u2014 Une industrie de tout repos.\u2014 Ne tuons pas la poule aux oeufs d\u2019or.Lorsqu\u2019une compagnie d\u2019huile et d\u2019essence telle que British American Oil Co., que des industriels importants, quelle que soit la ou les lignes de produits qu\u2019ils fabriquent, conjuguent leurs efforts pour soutenir la cause du tourisme, cette industrie évaluée à quelque $250,000,000 par année, et que les Chambres de Commerce se sont constitué des Comités de Tourisme afin de mieux renseigner les gens sur les meilleurs et plus beaux endroits à visiter, il y a vraiment lieu de dire que le Tourisme, ce n\u2019est pas l\u2019affaire d\u2019un seul individu, d\u2019un seul organisme, mais bien celle de tout le monde.Donc, c\u2019est une industrie aux nombreuses ramifications.Tout récemment avait lieu (exactement samedi le 31 mai dernier) l'inauguration d\u2019une réplique d'un puits d\u2019antan à la mode canadienne-française, que l\u2019on pourrait qualifier d\u2019emblème de ce sens de l\u2019hospitalité que nous pratiquons encore tout de même, en plein XXème siècle.Quelques personnalités s'étaient ainsi rendues à l\u2019invitation de la Chambre de Commerce des Jeunes de Montréal pour assister à cette inauguration.Parmi elles il y avait outre le président du Comité du Tourisme de la Chambre, M.Jean-Louis Cousineau, homme fort sympathique ne souffrant pas de léthargie mentale; Gérard Delage, administrateur de l\u2019Association des Hôteliers de la Province de Québec; le représentant du maire, M.Maurice T.Custeau, etc.Il y eut quelques brefs discours.L'initiative vaut la peine d\u2019être signalée et il est heureux que les protagonistes de l\u2019idée aient enfin réussi à atteindre leur but avec l\u2019érection de ce puits qui se présente de façon attrayante, avec inscriptions se lisant comme suit : \u201cGai séjour dans la métropole\u201d (en français s.v.p.), pour les arrivants dans nos murs, et \u201cAu Revoir\u201d à leur départ.Nous apprenons que ladite idée a germé près de deux ans avant de subir l'épreuve de la transplantation.C\u2019est que l\u2019érection de ce puits coûtait quelque chose, d\u2019abord le bétonnage, la maçonnerie, la charpente de bois, etc.et pour arriver ses fins, la Chambre de: Commerce des Jeunes a dû aller quémander.Heureusement qu\u2019il s\u2019est trouvé un Mécène qui y est allé de ses deniers.Îl mérite des félicitations.Mais comme nous le disions, le Tourisme c\u2019est l\u2019affaire de tout le monde.Comment se fait-il qu\u2019il ait fallu deux ans pour parvenir à faire ériger ce symbole de notre hospitalité traditionnelle ?Mystère.Tout de même, ce qui est fait est bien fait.On se propose d\u2019avoir un autre puits du genre cette fois à l\u2019extrémité est de l\u2019ile, tandis que le premier est situé à l\u2019entrée ouest de la ville.LE TOURISME, UNE INDUSTRIE Le tourisme est une industrie, et importante par-dessus le marché.Il nous apporte des millions de dollars qui iraient s\u2019engloutir ailleurs, sans l\u2019engouement des gens pour les voyages.Donc les principaux intéressés à son expansion se recrutent dans tous les milieux : industriels, commerciaux, et que sais-je.Les hotels sont les principaux bénéficiaires.Or ces hôtels pour satisfaire à la tache doivent acheter en plus grandes quantités, notamment des victuailles; il en est de même des restaurants.Tous ces établissements engagent un personnel supplémentaire pour suffir à cet afflux qui retire des salaires, lesquels sont dépensés pour tous usages, en d'autres termes, c\u2019est une impulsion donnée à toutes sortes d\u2019industries, même les plus modestes.Pour en revenir aux grandes compagnies, notons en passant que comme dans le cas de British American Oil, elles entretiennent un bureau de voyages où toutes sortes de renseignements, cartes routières, etc, sont dispensées, tandis que celles qui ne le font pas contribuent au maintien d\u2019un office tels que le Montreal Tourist & C.\u2018«n- tion Bureau, @ Montréal, POffice du Tourisme de Québec.Pour leur part, les gouvernements soit provincial ou municipal ont leur propre organisme, comme par exemple a Montréal l\u2019Office d\u2019Initiative Economique et Touristique, que dirige avec tant de talent M.Valmore Gratton; l\u2019Office Provincial du Tourisme, dont le directeur est M.Roland Patenaude, ce dernier sous la juridiction de M.Georges Léveillé, Directeur de l\u2019Office Provincial de Publicité et du Tourisme de la province de Québec.Les commissaires industriels des divers municipalités du Québec sont aussi à leur manière des promoteurs de tourisme, tout en portant un intérêt ticulier à l\u2019industrie en général et à son expansion, le tout en coopération avec les industriels, marchands, Chambres de Commerce locales.% C\u2019est donc dire que les touristes ne doivent pas être accueillis comme des chiens dans un jeu de quilles ou que certains établissements susceptibles de surveillance du point de vue hygiène, bonne tenue, et propreté ne doivent pas abuser de leur ignorance des villes qu\u2019ils visitent pour les saigner à blanc.(Cela s\u2019est déjà vu !) BONNE TABLE, BON GITE A ce sujet, deux groupements principaux ont la responsabilité morale de voir à ce que rien ne cloche du côté et du gîte à offrir.En cela, l\u2019Association des et la section québecoise de l\u2019Association Canadienne des Restaurateurs, dont le secrétaire est M.Eddy Prévost, ont ne niait pas Dieu.I.pensait à lui et |fgit d\u2019excellent travail afin d\u2019induire leurs membres à se bien comporter sous ces deux rapports.I! y a lieu de constater que de sensibles progrès se sont affirmés depuis quelques années, mais tout de même rien n\u2019est encore parfait.Encore chanceux sommes-nous que le tourisme ,ne nous ait pas délaissés totalement quand nous lui avons fait inconsciemment et insouciamment jouer des tours de Jarnac.La publicité intelligente que fait la province de Québec aux Etats-Unis notamment sur les attractions de la province de Québec et ses attractions non seulement du point de vue scénique, mais également industriel, commercial, social, économique fait beaucoup pour nous met- de nos visiteurs éventuels, mais il ne (suite à la page 2) LES INDÉSIRABLES L'autre soir, nous étions tout un upe d'amis qui ions la veil- fe ez Jean.ernier est l\u2019hô- te idéal.Il est passé maître dans l'art de recevoir les gens et de les mettre bien à leur aise dès la première minute qu\u2019ils pénètrent chez lui.Il n\u2019est jamais obligé de dire \u201cfaites comme si vous étiez chez vous\u201d, car on devine dès le début que c\u2019est encore ce qu\u2019il y a de mieux à faire avec lui.Aussi, les soirées chez mon ami Jean sont toujours un succès et donnent lieu à des conversations fort intéressantes.Jamais il n\u2019a eu besoin d'avoir recours aux jeux de société, au bridge ou au \u201ccing cent\u201d pour mettre de la vie dans ses réunions.Il n\u2019a qu'à lancer une invitation pour qu\u2019on l\u2019accepte aussitôt pour le seul plaisir de rendre place dans son salon où fon peut discuter a notre aise tous les sujets imaginables.Bien entendu, les sujets de conversations les plus fréquents sont pour la plupart du temps des sujets d\u2019actualité.On parle du gouvernement, des taxes, de la guerre, des vacances, du commerce, de sese problèmes personnels, de la manière d'élever les enfants.C\u2019est en quelque sorte un véritable forum où chacun apporte finalement son approbation.Ce soir, en particulier, nous en étions à parler de l\u2019amitié et un membre du groupe faisait remar- uer comme c'était là une belle chose puisqu'elle nous faisait accepter chez nos amis certains défauts ou certaines habitudes que nous trouverions fort, repréhensi- bles chez d\u2019autres.Ce fut un véritable concours.Chacun passa en revue la liste de ses amis, tâchant de leur trouver quelque défaut.On aurait pu compiler de ces remarques une liste d\u2019\u201cindésirables\u201d.Il y a \u201ccelui qui sait tout\u201d, \u201ccelui qui ne fait que parler de lui\u201d, \u201ccelui qui corrige tout\u201d, \u201ccelui qui trouve toujours a redire\u201d, \u201ccelui qui a toujours quelque chose à vous dire\u201d, \u201ccelui qui a toujours un secret\u201d, \u201ccelui qui sait le dessous de chaque affaire\u201d, etc.Dans chaque cas, on insiste sur le fait que c'est bien là un défaut, mais notre ami a par contre tant de qualités.A ce moment, Jean nous demande si nous savons ce que ces personnes pensent de nous et si elles ne trouvent pas elles- mémes que nous possédons de ces petits ou grands travers qu\u2019ils ne pourraient aupporter chez d'autres.Avec hésitation, on admet - que nous avons nous aussi chacun notre petite manie, notre petit défaut et ceux qui veulent être plus sincères, s\u2019en trouvent même plusieurs.Ce qu\u2019il y a de plus étrange, c\u2019est qu\u2019on admet rarement les plus importants.L'un suggère finalement que l\u2019on devrait s'efforcer d\u2019aider à nos amis à se corriger.Jean termine la discussion d\u2019une seule phrase jetée innocemment : \u201cNe serait-il pas plus facile d\u2019essayer de se corriger soi-même ?\u201d A.SAUMIER (Québec-Presse) PENSEES La modernisation des usines de textile canadienne au cours des cing dernières années a coûté plus de $100,000,000.© La petite Île de Muckle Flugga, dans le groupe des Shetland, est la plus au nord de toutes les Îles britanniques.Les socialistes et les commu- : : 37e ANNEE \u2014 Ne 50 LE TOURISME: C'EST L'AFFAIRE DE TOUT LE MONDE DUPLÉSSIS ET L'AGRICULTURE Sous l'administration libérale, l\u2019agriculture a atteint de nouveaux sommets dans la province de Québec.\u2014 huit années, Duplessis a multiplié i» S'il fallait en croire les panégyristes à la solde de impots par trois.l\u2019Union Nationale, Maurice Duplessis aurait en 1944 pris la province de Québec dans une situation lamentable et l\u2019aurait miraculeusement en huit ans placée à la tête de la Confédération canadienne.En 1944, lorsque Maurice Duplessis réussit de nouveau à escamoter le pouvoir, la province de Québec était dans un état de grande prospérité.Sa dette per capita était la moins élevée de toutes les provinces du pays.Sous l\u2019administration libérale, la production agricole, industrielle et minière de la province de Québec avait atteint de nouveaux sommets.Le fardeau des impôts était moins lourd qu\u2019aujourd\u2019hui et le coût de la vie était demeuré relativement bas.En huit années, M.Duplessis a multiplié les impôts par trois, et contribué par des taxes très élevées à l\u2019augmentation du coût de la vie enregistrée depuis 1944.La paix industrielle est loin de régner dans la province où les conflits ouvriers de toute nature se multiplient.L'industrie du textile, la plus importante\u2018 de la métropole est dans le marasme et une grève des plus sérieuses paralyse cette industrie depuis bientôt trois mois.C\u2019est le plus grave conflit ouvrier dans l\u2019histoire de la province de Québec.Mais, dira Duplessis, avec le crédit agricole j'ai sauvé l\u2019agriculture.Soulignons tout d\u2019abord que le problème de l\u2019agriculture dans Québec ne se ramène pas simplement à une question de crédit.Par l\u2019Office du crédit agricole, le gouvernement provincial ne donne pas d\u2019argent au cultivateur, il ne fait que lui en prêter.Dans quel état se trouve actuellement l\u2019agriculture dans la province de Québec ?Comparons donc l\u2019agriculture québecoise avec l\u2019agriculture ontarienne et nous verrons bien si Duplessis a accompli des merveilles.La population rurale de la province d\u2019Ontario ne dépasse que de vingt pour cent environ celle du Québec.Même en tenant compte du fait que le climat ontarien s\u2019avère un peu plus clément que celui de la province de Québec, il n\u2019en demeure pas moins que dans le domaine de l\u2019agriculture la province de Québec est distancée de loin par l\u2019Ontario.Les chiffres que nous allons citer sont extraits du Statesman Year Book de 1951 et couvrent la production agricole en 1949.BLE (boisseaux) Québec .468,000,000 Québec .Ontario .25,776,000 Ontario .SEIGLE AVOINE GRAINS MELANGES Québec .=.37,574,000 Québec .8,112,000 Ontario .71,967,000 Ontario .42,748,000 ORGE AUTRES GRAINS Québec .3,000,000 Québec .1,974,000 Ontario .\u2026 6,908,000 Ontario .16,578,000 POMMES DE TERRE Québec .12,800,000 cwt Ontario .11,232,000 cwt Ici, la province de Québec figure bien, mais le rendement à l\u2019acre demeure tout de même inférieur à celui de la province d\u2019Ontario.Il en est de même pour le foin.MAIS FOURRAGER Québec .1,108,000 tonnes Ontario .4,180,000 tonnes Pour la betterave à sucre et la culture du lin, Québec est de loin distancée par l\u2019Ontario.Ces chiffres suffisent pour nous donner une idée des soi-disant merveilles réalisées par Maurice Duplessis dans l\u2019agriculture.nistes veulent tout partager également, sauf le pouvoir.Aristide SAINT-AMANT | PRIX DES TRAVAUX DE VOIRIE 25 \u2014 50 cents Ontario la verge 2) Extraction de pierres , \u2014 $3.50 Québec Serge 50 \u2014 $1.20 $1.50 \"ibe Ontario Ta verge EXHIBIT NO 337, Enrichissement des politiciens } et des favoris | de l'Union Nationale Contrats sans soumission leuse- favoritisme enrichissent scanda = des Mo es et favoris de l'Union Nationale.= ges En 50-51 les 21 ministères de Buplessis ont dépens \u2019 es o En omen $6,173,326.Depuis 1945, leurs frais de Lou élevés à $38,553,259.mépris de la loi, i ar de armes % rome en h 50 cabo à) cc Ste-Marle, .ensés er Sur $14.52 8 37 5\\7.015.67 de contrats sans souris Avec Duplessis, c'est le gaspillage de vers gent d peuple au pr t des poli ie .de quelques favoris.Les salaires de fam contrats sans soumission sont le portage des ouvriers et des collets .blancs de la Province.Le Porti 1 Provincial & ul 2,226, N, "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.