Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
L'aurore des Canadas
Modéré en politique, le journal vise à permettre aux Canadiens français, à la suite des rébellions de 1837-1838, d¿acquérir plus de justice et d¿égalité à l¿intérieur de la Province du Canada. [...]

Publié à Montréal de janvier 1839 à mars 1849, L'Aurore des Canadas est un journal bihebdomadaire, sauf de 1841 à 1845 où il est trihebdomadaire. « Journal politique, littéraire et commercial », comme l'indique son sous-titre, il diffuse des nouvelles locales et internationales en plus de traiter de politique canadienne.

Le journal est lancé par François Cinq-Mars, qui, comme propriétaire, connaît des difficultés financières jusqu'en 1845. En décembre de cette année-là, Thomas L. Doutney reprend le journal.

Modéré en politique, le journal vise à permettre aux Canadiens français, à la suite des rébellions de 1837-1838, d'acquérir plus de justice et d'égalité à l'intérieur de la Province du Canada. Le journal évolue sous l'influence de l'homme politique conservateur Denis-Benjamin Viger.

L'Aurore des Canadas accueille des rédacteurs connus. Jean-Baptiste Boucher-Belleville, patriote, instituteur, linguiste et journaliste, a été propriétaire et rédacteur de L'Écho du pays, journal patriote de la vallée du Richelieu. Il est fortement engagé pour le progrès de l'agriculture au pays. Boucher-Belleville est vraisemblablement à L'Aurore des Canadas jusqu'au milieu de la décennie, tout comme Joseph-Guillaume Barthe, poète patriote, qui accompagnera Denis-Benjamin Viger en politique. Joseph Emery-Coderre, étudiant en médecine, puis médecin influent, participe aussi à la rédaction.

AUDET, Louis-Philippe, « Boucher-Belleville, Jean-Baptiste », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. I, p. 99-100.

NADEAU, Jean-Guy, « Barthe, Joseph-Guillaume », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :F. Cinq-Mars,1839-1849
Contenu spécifique :
vendredi 11 septembre 1840
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'aurore des Canadas, 1840-09-11, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" } ~ R'AURORE DES VANADASe- JOURNAL LITTÉRAIRE, POLITIQUE ET COMMERCIAL.| Vor.Il.\u2014No.39.DROITS EGAUX, =, \u2014\u2014 \u2014 MONTRÉAL, VENDREDT MATIN, JUSTICE EGALE.POESIE.eun uN MAUVAIS AVOCAT.\u2014u\u2014\" Babylas plaide contre moi, Et j'en ai l'âme fort contente ; Mon adversaire, par ma foi, flend ainsi mi cnuse exccilente.Eugène SAINT-ELIER: mr - \u2014 EXTRAITS DIVERS.0 .Du Courrier des Etats-Unis.Lions à 1\u2019encuene.\u2014 On se rappelle que l\u2019empereur de maroc aynnt envoyé on lion et une lionne au consul américoin de Tanger, pour que celui-ci en transentt Vofirande au président des Etats-Unis, le consul répondit à l\u2019euvoyé inaroccois que la Constitution nméricaine ne permettait ni au président, ni à ses agens, d'accerter lo maindre cadeau animal ni vegétal.| L'envoyé maroccois répliqun, lui, qu'il y allait de son con, ou tout au moins de ses oreil- lea, #'il ramennit le couple léonin A Sn Hautesse impérinie, et il luissi In dit couple au milieu du salon du consul américain.Celui-ci fart embarras-é de ses hôtes les a expédiés a M.Van Loren.qui les a envoyés au Congrès.Le Congres lesa envoyés au marché, et les nobles animaux, ainsi misérablement Lallottés de maine en mnins,viennent d\u2019être vondus aux enchères, le lion pour 250 dullars, et Ia Jionne pour I25.\u2014 ee \u2014 25 DOLLARS LE BAISER\u2014ÜUne jeune benuté de Nantucket, en grande toilette, le con et ten épaules nttes, suivant la mode américattia qui nermet qu'en découvre assez volontiers l'estamne, pourvn que d\u2019iu - disnenenble pantalons cachent la jambo jusqu'à la cheville 5 une jenna boauté, dis- jee se livenit a ce plaisir feminin dont vaf= fnlent les Amérienines, el qui ransiste à ehopper, c'est-à-dire à courir les maga.mins do nouveanté, etn faire suer sang et eau aux pauvres marchands gratis pro Den.Au moment où Ia belle pñsanit dans la tue.un gentil cavalier fut saisi d'une telle tentation à la vua de ses épaules d'albâtre, (suivant l\u2019expression du journal do Nantucket), que le dit cavalier se baissa et appligna lestement un premier buiser sur le cou, et un second sur ln boucha de la tentatrice.La demoiselle indignée, à bon droit.alln de ce pas chez le juge qui manda le coupable.Apuès avoir déclaré, dans su engesse, qu\u2019il y n- vait eu un triple donnnage fuit: 1° à la pudeur; 2° alfa morale; 3° nux douces lèvres e{ nu con d'albâtre do In pluig- tanta, parceque l'accusé, an moment du de'it, néavail même pas une bar be fraiche.degat, physique et worl, à 25 dollars, que le condamnée paya, en offrant effron- tement à In poursuivante de recommencer au même prix.\u2014/6 : UN non cœur.\u2014 Dernièrement, vers Jes sept heures du soir, une jolin petite Allle de six nns et demi, parce avec une élégante simplicité, et portant sur la cor- enge de un robe In ceinture distictive des jrunes élèves de l\u2019école communale, descendait, son petit panier nu brns, la mon- lagne do Belleville pour ce rendre chez 0:1 parens après la clasee, lorsqu\u2019en pns- fail auprds des vastes batimens qui s\u2019élè- Yent comino par enchantement sur lu gan- che de ln rue de Paris, et masquent déja en partie lo magnifique panorama qui s'y déroule, elle fut accostée par une petite fille de son âge, qui.sortant da milieu des pltres de taille et des matériaux nmnasés en cet endroit, s'adrossn à elle d\u2019uno voix tntreconpés de Inrmes et de sanglota : \u2014 Mademoiselle, dit In pauvre enfant ponr- Nez.vous me donner un peu de pnin ?Pai faim ! j'ai bien faim ! \u2014O mon Dieu, tenez, répondit la jeu- \u2014 mert faite, lo juge estima In valeur du- = Bute outa ne Louise Gabrois, prenez, j'ui heureusement gardé mon goûter ; nis comme vous êtes pâle, comme vous plaurez!-C'est qu\u2019il y n bien long-tems que je suis ln, répliqua l\u2019enfant en dévarant le morceau do puin qui lui était présenté de si bon cœur ; j'avais peur, j'étais brûléo du soleil, at J'avais cherché de l'ombre derrière ces pièrres en nttendant que je visse passer quelque petite fille qui eût l\u2019air bon comme vous.\u2014Vous n\u2019avez, donc pas de mas man pour prendre soin de vous ?\u2014Ma- man est morte ily a trois mois; j'ai bien mon papn, qui m'a amenée ici ce matin, mais il estentré dans une maison en me disant de Pattendre h la porte, et lorsque.après fonte In journée passée h l\u2019atteudre.jai enfin osé entrer pour la demander, on n\u2019a dit que papa était sorti depuis bier long-tems par une nutre porte.Gabrois en essuyant à son tour une lurme ; tnoi j'ai une bonne maman et un bon papa, venez, nous ullona lea trouver à la maison.ils nuront bien soin de vous, ils vous hn- bifleront comme moi, nous irons à l\u2019érole ensemble, vous serez ma petite rœur.voulez.vous ?Et la charmante anfant, prenant In pauvre abandonnée pur la main en disant \u2018ox mots, ln conduisit près de sn mère : \u201c'Piens, dit-elle en arrivant voix, ma chère pelite maman, une pauvie petite fille que son papa n perdue exprès.Tula garderns, n\u2019ostspas 7 Tuest trop bonne pour moi, vois-tu, et avec ce que tu me donnes tous les jours il y en aura assez pour deux.¥ Les vœux de l\u2019enfant ont été accueillis \u2018 4 \u2018hait tout le monde Je dormir.\u2014Pauvre petite, juterrompit Louiacy, tine pomme, en habit noir et en cravate rouge ; il regarda l'appartement, I me convient, dit-il, quoiqu'il soit bien sombre «ten mauvnis air.Mais je n\u2019y serni que le soir, Çn m\u2019ost parfaitement égal.La nuit tous les nppartermeus nont gris.Le dit individu payait bien, me disait-on, i) etait rond corune une boule, bon enfant tout à fait, et pois il avait un raprit\u2026.Le juge\u2014A-t-il gardé longtemps le lo.vement?Petit\u2014Non monsieur.nu bout de trois jours us forge de l\u2019expulser.Il étoit agréable pendant le jour, parcequ'il était -orti, mais la nuit i] recevait deux où trois da res amis; ile chantoient ensemble Guillaume Tell, 1a N'égresse, ln Pursovis rnne, ef d'autres opéras ; îis bnttaient lu \u201cnézure avec Jes deux talons, que ça ompè- Le juge\u2014Et voire second locatnire ?Petit\u2014 Ah ! oui, parlons en de celuilh\u2026 Sitôt que l\u2019écritonu eat remie, il mm\u2019arrive un somme tout noir du haut en bas.El in*demande d'abord: Y a-t-il une égliso ici nrès ?\u2014Oui, que j'lui dis, il y a Notre Dane qu\u2019elle n\u2019oat pus éloignée.I emme- \"wge Il reste trois mois tranquille comme Baptiste\u2026.Mais vin qu\u2019une nuit, la veille du terme, mon dévot jugon à propos de aor- tir par voia -extractdionire.Jl démena- gon par la fenêtre! Le lendemain, quand je vais pour lui présentersa quittance, il restait dans le local un vieux bréviairo et trois chaussettes du même pied.M.Lasulle\u2014Et votre troisième loca- toire qu\u2019en dites vous ?Vous l\u2019avez luissé déménager sous votre nez celui-la ?comme il devaient l'être, par son qière pt «1 mère, braves ouvriers À qui le travail el économie procutent Puisance.et dont une fille unique, Louise, a fait jusqu'à co moment le bonheur.L'enfant porduo hw- billée avec les robes de za sœur d'adoption, va être envoyée en an compagnie à l\u2019école et d\u2019après l\u2019effusion nntvo de la gratitude qu'elle exprime, on peut présager que les excellentes gens qui In recueillent n'auront qu\u2019à s\u2019applaudir de leur généreuse déter- minntion.Une jeune porsonne appartenant à une des funtilles les plus renommées pour leur ingénieuse charité, instruito de co trait touchant, avait vouln n'associer à In bonne action des époux Gabrois ; mais son offic nété refusée dans des termes qui, quelque respectucux et réservés qu'ils pussent être, annoncent chez ces honnêtes ouvriers la ferme vo'onté d'accomplir senla l'acte de générense humanité que leur ainapi- té l\u2019heureux naturel de leur enfant.LES MAUVAIS LOCATAIRES.T yon environ six mois que M.Petit, concierge d\u2019uno sale maison situéa roe Jean-Tin-Mollet, reçut de son propriétaire, M.Léon Lnsuile, l'autorisation de faire les locations en son absence ; mais il pari: que M.Lussalle n\u2019est pus content des ré- sultâts obtenus, caril l\u2019assigne devant le Juge de Paix, à l\u2019effet d'obtenir 100 frnnes de dommages intérêts.Petit, se récrinnt\u2014 Cent franca ! à moi ! M.Lasalle\u2014Soyez sans crainte, je vous les retiendrni aur vos appointemens, Petii\u2014Bon! avec ça qu\u2019je gngno chez vous.Si ce n\u2019était In dame du premier, dont je fais le ménage, et le commis du quatrième, qui me confiu hébédomadaire.ment ses bottes, jo ne joindruis jamais les deux bouts.Le juge\u2014Pourquoi réclamez-vous M.Lassalle, 100 fr.da votre portier ?M.Lassalle\u2014Voici les (faits: à mon départ pour Rouen, il y avait un appartement vacant an troisième, 160 francs de loyer por an.Jo dis à mon portier: vous lo louerez, vous le garnirez de gens re- commendables ; je me fie A vous ; vous n\u2019èôtes pas un aot.\u2026 \" Petit\u2014 Le premier jour que j\u2019mis l\u2019écri- 4 Retits-Dam !-que vüulez vous; quoi que portier, on a un cœur.Imaginez-+ ous ue mes derniers locatnires étniont une veuvo ct aon file.Lnpnuvre fenume avait GO nns, le jeune homme en avait 20, mais il avait les pommettes des jones rouges, et les yeux éteints.Il s\u2019en alluit de la poi- trne.Une, fois installés dana lour petit wobilier, te fils travaillait nuit et jour aux printures pour nourrir sa mère $ mais los conleurs ot le mauvais nir de lu rue lo tuaient insensiblement.Bientôt il no sortit qu\u2019une heure par jour, puis uno fois par semaine ; puis il ne wortit plus du tout.Quelque teips après j'entrni chez, eux ma quittance à la main ; je vis le fils dans un fiiteuil, il était blanc comme un drap.; \u2014Je vous demande do l'argent, que j'dis d'in mère \u2014 Ah! mou Dieu, qu\u2019elle\u201d me fait tous bus, l\u2019apothicnire à tout dévoré \u2014 Qd'y a til fit le jiauvro enfant, voulez-vous saisir les meubles t\u2026 Oh! monsieur le portier, promettez que vous laisserez à maman ses vieux meubles quani je scrai mort 1-\u2014Oui, monsieur, que j'lui dis, oui monsieur Auguste, je vous le jure.ça s\u2019arrangora L.\u2014 Mais 11 n'moura pas, mon ange, lui dit In mère.\u2014 Vous ne pensez pas a nous quitter de sitôt, que j'lui fis en ea suyAutimes yeux du haut de ma mancha ?Oh! mon! non! qu'il nous dit d\u2019un air ha- gasd.Sn mère lui dit alors: Auguste, ne me regarde pas comme ça-.tu me fuis peur.Mais l\u2019ange no l'écoutait plus, monrieur le Juge, le mauvais locntaire était détnéna- gé, il était mort.Le lendemain, je vuivis le corps de la pauvre victime jusqu'au Père Lachaise ; huit jours après, fidèle à ma promesee, j'aidoi la vicille à déména- er.Je l'avais promis au petit voyez-vous, J'ani fait que mon devoir.Je m'eflve à payer co terme-la si on l'exige.M.le Juge\u2014Sur lo fait.du premier et du socord locataire, aitondu que le non paiement à été indépandamiment de la va- lonté de Petit, il n\u2019y a pas lieu à prononcer.Sur le troisième, attendu que le déménagement n été fait du consentement de Petit, le \u2018Tribunal le condamne à payer GO francs nu propriétaire.M.Pelt, Ia justice ost soutont obligée de faire violence a ses Il SEPTEMBRE, 1840, Prix 2 Sous.\u2019 de votre condamnation.(Vif mouvement d'approbation.) ; COR RESPONDANCES.[Pour PAurore des Canadas.] Mn.L\u2019Evrreur, Hl eat tema de vous faire part d\u2019an mild lion de conseile que jai regus de prerque four ceux que ja puis compter paur amis duns le pays ; on s\u2019évertue à me dire que je ruine mon venir, on du moine que jo lo mets en problème, en me publiant aussi fréquemment aur les journaux, at en travaile lant surtout dans un genre qu\u2019on croit incompatible nvez les études sérieuses qtè ma position rocinle m\u2019impose.Je ne sache prs\u2019 do: pays nu monde où lvs\u201d préjigés soient si enracinés ets! irrémédinbles ; on\u2019 dirnit:que tout concourt À déconiforter' le: talent, le patriotisme et f\u2019enthousinsme lits térnire, et loin d'en faire un reproche à mes compatriotes, j'hi des connaissances trop exactes eur les causes d\u2019ane pareille erreur pour ne pas les nitribuer à \u2018qui de droit: Seulement jo veux easyer de désnbuser ceux qui veulent abrolument êtrn imbun de semblables idées, et pour arriver A ce rgts™ suliat désirable jo vais résonner pur Ôèn faits.Mille fois déjà j'ai combattu lu follg*: prétention qu\u2019on n de regarder comme une nullité le talent qui se récrée dans In pro- * duction d\u2019cuvren innocentes et légères\" dont l'imagination se sert pour emboilir les impressions d'un public en l'instruisant : on veut k fnute furce s\u2019imaginer qu'un poôte est incapable do faire autre chase que des changnns, et l\u2019on qualifie généraloment de hughtalles ses ouvrigen les plus sérieux où l\u2019utile et l'agréable si bien recommandé par Horace se trouvent toujours réunis.C'ent l'histoire À In main, que je vais egæ anyor de donner les dernirŸ coups à cette préjudiciable erreur.L'histoire de Dé< tosihènes.de Cicéron, de d'Aguesseau, de Lord Broughom ent bien faite, je crois - pour démentir ce qu'on regarde comme admis dans ln société, qu\u2019un homme ne peut \"Pas être À la fois littérateur et avocat, Gerie vain et jurisconaulte, poëte et orateur: Qui s\u2019est plus occupé de belles lettres que \u2018 les beaux génies dont les noms illustres et - immortels viennent d'honorer mn plume ?- Lies poôtes green du tems do Démosthènes -: allaient chercher feurs modèles dans les productions de cet incomparable orateup, © et l\u2019on disait de lui que pour lui rresombler il ne fallait pas limiter, ennis qu\u2019il suffisait da ne pas le changer, parcequ'un lo regar.dnit comma la source du beau dans tous lea geures et qu\u2019hora de fui qui était inimie tnble tout était en dehora-da In perfection etdu génie et Cicéron qui fesait mouvoir à son gré le peuple romnin comme les vents.les Bots de ln mer, Cicéron \u2018qui te.nailen ses mains la scepire de l'élaquence Intine, ne laissa pas moina de vingt ouvrae- ges et doin an patrie et-enrichit les sciences de productions littéraires et philosophiques, et avait dit ovant Quintilien que pour être orateur il fallait d'abord être Écrivain, poête et philosophe, dicendi peritus.D'Aguessenu, l\u2019homme qui a le plus honor ln science de l\u2019avocat, qui fesait apprendre À - son fits lew plus belles pages des poétes et qui occupnit aes loisirs à exercer sca facul- 16s dana les productions de sa plume, est surtout bien propre à déconcerter ceux qui pensent avoir raison da supposer aux écris vaing ot aux littéruicurs une incapacité qu'ils n\u2019ont point.Lord Bronghumn, de.nos jours l'idole du peuple anglais, soul cae, pable de faire crouler l\u2019échnfaud au pied de .sn souvernino et ds.faire triompher l\u2019innocence de an royale clierte, Lord Brong= ham le généreux adorateur den libertés - constitutionnelles, le fière d'O'Connelt, le - prince du barrenu anginis; alimenin longe = tems une des plus colèbres Revrees dosa + sympathies ; \u2018le Juge de \"Paix vous con.daurme, mais je vous le promels, le comi- teau, il vint un gros garçon, jouffls comme té de bienfaisance acquittera\u2019 le montant ! .\u2014 2e ___\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014W{ patrie et peut-être plus qu'aucnn nutre s\u2019est - nourri d'éludes podtiques philnsophiques en «.même teme que de jurisprudence et de 16. | L'AURORE D£s CANADAS.gislation.Voilk, Ce me semble, des fuits contre lesquels il est impossible de raisonner, el je crois qu'uvec un peu même de bonne fui et du justice on devru en revenir au principe du livre De Justilulione vra- toris où Quintilien exige daus l\u2019orateur ct l\u2019avocut lu perfection possible dans tous les genres.Jone veux pus qu'un se mépronne sur mes prétentions et quon mluttribue uno vanité qui n'est ni dans son cœur, oi dans mou pensée ; je suis que nous He sonne puy tous des Déniosthèues, dos Cictron, deu d'Aguesseuu et dus Brougham, mais on en (rouverait peut-être un peu plus #'il n\u2019y avait pas dans le cœur de lu société un souffle corrosif pour détruite les nobles efforts de ceux qui tentent les gloricuses traces qu\u2019en leuru frayéos.Je prétonds donc (et l'histoire doit êtru incontestuble) qu\u2019à moins d\u2019une exquixe reunion de tous Jos beuux-urts, celui do Poruteur doit due dépouillé de su puissance et que même avec les plus braux germes du talent lu ge- iv ne peut que lunguir et muuquer son bat.Du même que l\u2019éloquenco doit produire des iniracles, de même ello exigo tous lus trésors de l\u2019imaginution et dus sriences ex- actos pour los opérer: c'ust elle qui rullio les urmées éperdues de terreur, c\u2019est elle qui rapproche lo cœur de l'homme du son créuteur, c\u2019est par elle quo lu religion tn.omphe, quo l'innocence échappe au Lourseau, c\u2019est elle qui fuit pâlir le syron sur son trône et qui lui brise duns ses moins homicide et sucrilège les munottes dont il veut lier ses pouples ; elle seul tient lo cone tropoids duns lu bulunce des chuses hu- nines et a la mission d\u2019uccomplir los destinées du monde! Voyez lu sêgner, à la tribune publique, avec cette mnjesté qui fuit courber tous los fronts et tressuillir tous lus cœurs, venez l\u2019adurer duns la chaire relic gieuse touchante, céleste, divine et toute puissante comme colle qui sied sur los Idvres de Dieu wbine, ou bion simple, humble, tiodeste mais cuiveunte conune lo éouflls de lu bouche d\u2019ur de Chrysustôme, auivez la grès du séquestre de l\u2019innocence réduite à l\u2019étut humitiunt d\u2019uccusée, où sur l\u2019échafaud à côté du criminel et du repentir avec sus cousolantes espérances, ol vous tio reffendrez pas des larmes indiciblés qui montent du l\u2019Âme dans les yeux.Je m\u2019égure, Mr.l\u2019Éditeur, dans un idéal qui s\u2019effaco à mes yeux quand jo songe que ces bolles vérités seront vues avec insou- cience par les uns, avec mépris pne lee autres; quolques obsorvutours qui veson- nont n\u2019influvaceront pus les musses ot lu fruit des modostes observations seru perdu presque pour tous ; copeudunt j'aurai dit ingénument co que jo pense sans autro prélention quu celle du chercher lu vesité, Ou pervertiru peut-être ce nouveau rève d'un bon eœur vu on cherchoru à le fétrir de ridicule, mais qu'on l\u2019interprête sulon ma peuséu ou d'une manidre que jo doive déanvouer j'aurai toujours lu sutisfuction d'uvoir fuit ce qui dépendait de moi pour semer ct fuire (ructifier une vérité qui ne duvrait pus être iguorée ou du moins frois- sèe pur un préjugés maladroit.On doit être impitoyable pour un préjugé quand il en traîne des conséquences qui peuvent être funestes à la prospérité publique et à luius- tration d'un pays.Je mourruis content si lo inieu prenait le rang qui lui ost assigné ; instruit à l\u2019école du malheur le peuple ca.nndien doit manifester son pussage sur ln terre non par dos tracos de sung ou d'ess clavage mais par une auréols de gluire ineffaquble.J'ai bien l\u2019honteur d\u2019ôtre, Mr.l'Editeur, Votre très hua:ble &c.&e.J.G.BARTHE.Montréal, 5 sept.1840.L'\u2019AURORE DES CANADAS.VENDRED], 11 SEPTEMBRE, 1540.NOUVELLES ANNONCES AUJOURD'HUI -\u2014 Vente par Autorité de justice.Vente considérable de marchandiscs sèches.â ceux qui ont ta tôte Chauve ot autes.\u2014r\u2014 es Un correspondant de St.Vincent de Paule nous informe qu\u2019à une nssemblée publique des habitans de cette parvisse, tenue \u2018le 7du courant à la porte de l\u2019eglise du lieu, il à été décidé uvec beaucoup d'eu- thousiasme de soutenir Mr.Lafontaine à lu prochaine election.Cem avec plaisir {tions, indique assez qu'ils ne regardent pud que nous upprenons cette détnaiche de nos |maniser et accorder aux frères Viger ce suuo- conciloyens des Ecores, parce qu\u2019elle prouve chez, eux la ferme détermination du fuire uu moins un Lon usuge do lu petite part de franchise élective que la législature iinperials à bien voulu nuvs douner.Nous espérons que leur exeinple sera suivi par lus patrivles non seulement de ce comte, ais encore Ju pays en gendial et qu'on s\u2019u
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.