Le Clairon, 28 mars 1913, vendredi 28 mars 1913
[" fOURNAL HEBDOMADAIRE PARAISSANT Tous les VENDREDIS Une Lutte Sans Merci En réalité, la vraie bataille parlementaire ne fait que commencer.Les tories si fAcheusement écloppés, au-cours do l\u2019escarmouche des derniers quinze jours, se bercent de singulières illusions, s'ils croient avoir essuyé le gros de la tempête ; ce n\u2019était qu\u2019un grain, une bourrasque au prix de l\u2019ouragau qui s\u2019amoncelle à l\u2019horizon.Les tactiques éhontées auxquelles ont eu recours les tories affolés, désespérés pour essayer de sauver leur barque, ont compromis la dignité et l'indépendance du parlement ; avant que d'aller plus loin, les libéraux manqueraient à leurs devoirs s'ils ne prenaient pas les mesures pour réparer les désastres provoqués par la partisannerie enragée des tories.Au point de vue constitutionnel, il est impossible de tolérer sans protester avec la dernière énergie, les indignités commises au parlement.Tout gouvernement parlementaire devient une comédie, si la Chambre des Communes accepte le principe proclamé par l\u2019Orateur à l'instigation du cabinet Borden, et cela dans 1'espoir d'étrangler par un tour de \u201c\u2018jijiutsu\u2019\u2019 l'opposition.Les mandataires du peuple n'auraient plus qu\u2019à plier bagage ct à quitter le parlement, si jamais devait prévaloir le principe odieux proclamé par le docteur Sproule.C'est déjà un spectacle profondément ridicule que celui de ce gouvernement tory qui après trois semaines de discussion sur les amendements proposés par l'opposition, s\u2019avise tout à coup que cette discussion était iliégale et que les amendements proposés étaient hors d'ordre ! C'est un joli pendant à l'avatar de M.R.L.Borden qui, dès le début, commettait la bévue de présenter sa loi de la marine, sans avoir soumis au préalable à la Chambre les résolutions sur lesquelles était basée cette loi.Sans la courtoisie de l'opposition, le Premier ministre tory culbutait dans le pétrin et était obligé de retirer sa loi ! Que penser de ce groupe de ministres qui laissent discuter deux semaines durant la Chambre sur des amendements contraires aux règles de la procédure parlementaire ! Evidemment que ces enfants de troupe qui jouent au caporal et au général, auraient besoin de retourner à l'école ! En fait, cette prétention, cette découverte \u2018\u2018in extremis\u201d\u2019 du cabinet tory, est tout simplement une odieuse fumisterie ; ce qui est pire, une dénégation de tous les droits du parlement.Ils ont prétendu écarter les amendements présentés par l'opposition en deuxième lecture du bill, en donnant pour prétexte que : \u2019 \u2018\u2018un député de la Chambre n\u2019avait pas le droit de proposer des amendements à une loi reposant sur des résolutions signées du gouverneur général.\u201d Ce qui revient à dire que la Chambre n\u2019aurait qu\u2019à voter sans mot dire sur tout projet de loi appuyé sur de telles résolutions ! En un mot, si cette prétention devait être acceptée, nous retournerions tout droit au gouvernement par le bon plaisir du gouverneur ; le parlement ne serait plus que la cinquième roue à une charrette ! C'est bien conforme à la mentalité tory, d'ailleurs ! Ces tyranneaux ne reconnaissent rien que leur bon plaisir ! Voilà pourtant dans quel pétrin nous mettrait le précédent créé par le gouvernement Borden, avec la complaisance du docteur Sproule ! Que le gouvernement, le cabinet n'aient pas le droit de modifier les résolutions soumises et approuvées par le gouverneur, sans obtenir au préalable son consentement, cela est vrai et cela est juste, oar le cabinet est partie à l'entente conclue aveo le gouverneur, telle que définie par le texte des résolutions.De la part du cabinet, ce serait manquer à l\u2019entente, à la bonne foi que de vouloir modifier ces résolutions sans obtenir l'accord et le concotirs du gouverneur.Mais, si les mandataires du peuple ont un droit absolu, indiscutable et qui ne peut souffrir la moindre atteinte, c\u2019est bien assurément celui de discuter, de réclamer les modifications et amendements qu'ils jugent conformes à l'intérêt public et à l'opinion de leurs électeurs.Nous sommes aujourd'hui, de par l'acte d\u2019odieuse partisan- nerie commis à l'instigation du cabinet Borden, nous sommes aujourd'hui en Canada, acculés à une lutte acharnée, sans répit, pour revendiquer les droits les plus essentiels de la liberté * parlementaire ! Cette lutte, les libéraux sont bien décidés à la faire sans fléchir et à combattre pied à pied pour reconquérir les droits du parlement ! , Le pays sera stupéfait d'apprendre l'énormité de la tyrannie tory et nous sommes certain qu'il appuiera dans une tem- Pôte d'indignation, l\u2019œuvre de revendication des libéraux ! Nous vivons en de tristes temps, en vérité ! lementaire Ottawa, 22 mars.La fin de la semaine a apporté une trêve à la lutte acharnée qui se livre au sein du Parlement\u2014lutte la plus grosse de conséquences peut-ôtre qui se soit engagée depuis l'établissement de la Coufédération.De nouveau\u2014et c'était inévitable\u2014les principes du libéralisme ont triomphé des idées réactionnaires du gouvernement Borden.Pendant deux semaines la bataille avait fait rage.Il s'agissait de savoir quelle politique le Cauada devait adopter : Devuit-iil créer une marine royale canadienne, ou payer un tribut à lu Grande Bretagne ?mais dans leur hate de 'emporter, les Conservateurs voulurent brusquer les choses et appliquer la force brutale.Les libéraux qui ne l'entendaient pas de cette oreille revendiquèrent énergiquement la liberté de parole.L'honorable M.Rogers devait appliquer le baillon et réduire l\u2019Oppositlon au silence, mais la responsabilité réeile de ees mesures repose tout entière sur M.Borden qui remit délibérément la aonduite des affaires à son collègue du Manitoba dans le but évident de lui en faire porter tout l\u2019odieux.Un de oes jours M.Borden aura de lourds comptes à régler avec le Parlement.Il ne perd rien pour attendre.C'est lui qui a fait du débat parlementaire une épreuve d\u2019endurance en refusant de permettre au Comité de s'ajourner avant qu'il ait passé le deuxième article du bill naval.C'est lui qui a forcé le Parlement à siéger nuit et jour pendant deux semaines avec un arrêt de deux heuves seulement pour les repas ; lui qui a privé la Chambre de renseignements importants et qui, ze voyant enfin forcé de les produire, B\u2019est arrangé pour le faire d\u2019une façon théâtrale en l'absence de Sir Wilfrid Laurier ; lui qui & chargé l\u2019Honorable H.Rogers d'amener le Parlement à la soumission par des mesures brutales et une règle injuste de clôture : lui qui par ses procédés ses méthodes brusques et autocrates, à causé le séance tumultueuse de samedi soir; lui enfin qui devant la détermination irrésistible de l'opposition, a battu précipitamment en retraite et, sur deux questions oris tiques.n été obligé d'annuler les déoi- sions injustes de l'orateur Sproule et du Président Blain.Enfin le premier ministre a été bien aise d'oublier ces menaees ot.de permettre au Parlement, justement irrité, de s'ajourner sans accepter un seul article de cette triste mesure de tribut.La viotoire libérale à été complète; les affaires du pays n'ont pas été retardées, les crédits ont été votés et l'étude des mesures publiques a progressé mais le bill naval a été mis de côté jusqu\u2019après les vacances de Pâques.Les débats suivaient tranquillement leur cours lorsqu'il devint évident vendredi que M, Borden avait confié à son exécuteur des hautes œuvres, l\u2019Honorable M.Rogers, le eoin de \u2018réduire le Parlement comme il avait réduit autrefois la législature du Manitoba.Certes, M.Borden était bien prét A cssayer la machine du Manitoba dans les affaires du Dominion, mais il ne voulait pas en encourir la honte.Tout comme il avait laissé le eoandale de l\u2019éleotion de MacDonald attaché au nom de M.Rogers, il lui laissait celui d'être le premier à essayer de baillon- ner le Parlement.L'Honorable Charles Maroil venait de terminer un discours courtois dans lequel il proposait une entente au sujev des affaires impériales, et où il exprimais l'espoir que la mesure en discussion serait retardée assez longtemps pour laisser aux autorités de la Grande- Bretagne le temps de changer d'avis & SAINT-HYA@INPHE, 28 MARS 1918 son sujet et qu'alors les hommes d'Etat canadiens pourraient agir de concert.Alors M.Rogers se leva et fit entendre bien clairement qu\u2019il se mettrait à la tête d'un mouvement tendant à restreindre les débats dans la mesure du possible.puis il termina par cebte inenace : \u201cSi les règlements qui s'appliquent aux discussions de ce Comité ne suffisent pas .alors ce sera le devoir du Gouvernemient.d\u2019en présenter à cette Chambre qui permet- trout de progresser\u201d Et il lança commie conclusion cette déclaration emphatique\u2014que le Gouvernement ferait passer la loi coûte que coûte.Cette perspective de la guillotine qua l'on faisait entrevoir à une assemblée énervée par deux semnines de travaux continuels précipita la session tumultueuse qui suivit et qui dura 24 heures.Toute la nuit et tout le jour suivant, 'les libéraux se débattirent avec un acharnement sans égal pour conserver leur privilège parlementaire de ln libre parole.Le Gouvernement soutenu par l\u2019Orateur et le Président du Comité essaya de restreiudre graduellement les débats.On se proposait d\u2019étouffer la discussion pour provoquer subitement un vote.On l\u2019essaya même mais cette tentative souleva une telle tems pête de protestation que le Gouvernement dut y renoncer.Les orateurs libéraux furent assaillie d'interruptions d'innombrables appels à l\u2019ordre, tant et si bien que la question discutée se perdit dans diverses propositions et sontre propositions.Les libéraux repouseèrent avec une telle vigueur le baillon qu'on voulait leur appliquer qu'ile obligèrent à deux reprises le premier ministre à accourir au secours du Président qui s\u2019efforçait avec plus de zèls que d\u2019adresse de clore le débat.Lorsque la session du soir s'ouvrit la Chambre se trouvait en dangereuse humeur.Dès le début les membres du Gouvernement s'employèrent à injurier les Hibéraux et à leur prodiguer les épithètes les plus malsonnantes.Toute I'dloquence tory y pasaa : \u201cFourbes,\u201d \u201cSerpent\u201d, \u201cRebelles\u201d, eto., aveo accompagnement de oris: \u2018\u201cTaisezvous\u201d, \u201cJetez-les dehors\u201d eto, ce à quoi les libéraux répondirent par des demandes de fair-play de libre parole et \u2018\u2019Essayez-donc\u201d.Au milieu de ce vasarme, l\u2019orateur Sproule repris soudain le fauteuil prés sidentiel, refusa brusquement de laisser continuer la discussion et demanda que le Président donnât une décision immédiate.Le tumulte venant des bancs du Gouvernement se faisait de plus en plus violent.Toutes les insultes imaginables étaient lancées aux libéraux.M.Sproule, en proie à la plus vive agitation, reprit de nouveau le fauteuil.Xl oria aux libéraux \u2018Respectez les règlements de cette Chambre\u201d, sans paraître remarquer les cris épouvans tables qui venaient du côtée du Gouvernement.Puis il se mit en frais d\u2019appliquer le baïllon eb refusa de por- mottre À un seul libéral de parler ou même de poser une question.Enfin les libéraux insistant sur leurs droits, il \u201cnomma\u201d le Dooteur Clark de Red Deer.Le Doocteur Clark ne s'excita pas pour si pou.Il fit valoir ses droits et contraignit l\u2019orateur à lui dire par quelle autorité il avait repris le fan.teuil, mais le tumulte causé par la conduite arbitraire de l'Orateur s'était élevé à un tel diapason que M.Borden s'alarma des conséquences de ces pro: cédés brutaux.Au lieu de suivre le règlement de l'Orateur qui voulait se faire justifier par la Chambre, M.Borden s'arrangea de façon à permettre à son parti de sortir de la position embarrassante où il s'était engagé.Il pria le Docteur Clark de faire enten: dre qu'il n\u2019avait.rien voulu dire d'in» sultant eb demanda à l\u2019Orateur de lever la punition imposée au Docteur Olark.Mais un temps encore long devait s\u2019écouler avant que la paix pit être rétablie.Le Président fut changé, la discussion reprit un cours plus régulier, lorsque M.Martin de Régina, voulant rendre aux conservateurs lu monnaie de leur pièce, leur rappeln que c\u2019étaient des rebelles Tories qui avaient incendié les édifices du Parlement à Montréal en 1846.Le tumulte reprit de plus belle.A chaque mot, M.Martin se voyait interrompu par les Ministériels et par le Président M.Blain qui demandait inutilement des rétractations ou le silence.Enfin lorsque M.Martin accusa le Gouvers nement d'avoir fait une tentative de clôture le Président Blain se fâcha et exigea qu'il retirât ses paroles, M.Martin s\u2019y refusa absolument et même déclara qu'elles étaient parfaitement vraies.Un débat furieux suivit pendant lequel M.Martin dit qu\u2019on avait essayé de baillonner de libres sujets britanniques.C'était toucher les tories au vif.Nouvelle tempête, après laquelle M.Mertin retira le mot baillon mais refusa absolument de rotirer ga déclaration touchant l'application de la olôture.Il était bien clair que M.Martin n'avait rien dit d'\u2019irrégulier, mais le Président Blain insista et finit par signaler M.Martin à l\u2019Orateur pour avoir refusé d'obéir à ces ordres.L'Orateur Sproule exigea de fagon péremptoire que M.Martin retirà le mot clôture et présenta ses excuses à la Chambre M.Martin, convainou de la justesse da Ja déclaration qu\u2019il avait faite, mit l'Orateur au défi de prouver qu\u2019il s'était rendu coupable d'une expression non parlementaire ou offensante.La situation devenait rapidement intoiérable.M.Borden donna de nouveau le signal de la retraite en priant I'Honorable M.Graham qui conduisait l'opposition, de proposer un moyen d'en sortir.M.Graham déclara qu\u2019il ne voyait [pas pourquoi M.Martin serait obligé de retirer ses oxpressione puisqu'elles n\u2019étaient nullement offensantes ni contraires à la dignité du Parlement, et que, en fait elles étaient tout à fait justes, puisque la clôture avais été appliquée jusqu\u2019à un certain point.M.Borden proposa alors à M.Martin de déclarer qu\u2019il n'avait pas eu d'intentions offensantes en se ser- \u2018vant du mob clôture : ce dernier répondit qu'il l'avait déjà dit et l'incident, fut olos.M.Martin n'avait pas retiré \u2018ses expressions, et le Président Blain défait et dépité, reprit son fauteuil.A partir de ce moment la défaite des tories tourna en déroute.L'Honorable M.Graham proposa l'ajournement de la Chambre, trop excitée pour continuer ses travaux.M.Borden, très heureux évidemment, de la perche qui lui était tendue, y consentit immédiatement bien qu'il eût déclaré qu'il n'sjourneralt jamais la Chambre, mais il laissa entendre que dans certaines circonstances, certaines formes plus strictes de règlement pourraient être.appliquées aux débats.La fin de cette séance fut très idi- finnte.Les torics se rendant compte de leurs lourdes erreurs de tactiques et de la défaite écrasante qu\u2019ils venaient de subir, disparurent; comme par enchantement, tandis que les libéraux victorieux faisaient résonner les voutes de la Chambre d'acclamations triomphantes en faveur des héros du jour : Sir Wilfrid Laurier, MM.Pugaley, Martin et le Docteur Michael Clark.LES TAOTIQUE?BRUTALES RESTENT SANS EPFRT O'est le 4 mars, à deux heures du matin que M, Borden eût recours aux tactiques de coercition pour imposer son projet naval au Parlement.Sir Wilfrid Laurier demanda à $ heures si la Chambre n\u2019allait pas s\u2019ajourner.M.Borden répliqua d'un ton de colère, PUBLIÉ PAR Lilmprimerie Yamaela INGORPORÉE.l\u2019étude de ce projet de loi.\u201d A ceoï Sir Wilfrid répondit que le Bill n\u2019avait- encore été étudié que très peu de temps en Comité et qu\u2019il considérait que les progrès étaient très satisfaisants, mais de la môme manière bourrue, M.Borden rétorqua\u201d Il me semble moi, que nous n\u2019avons pas fait de progrès du tout.\u201d Le désir de M.Borden était clair, le Comité ne devait pas s'ajourner avant d'avoir adopté la deuxième article du nouveau projet de loi qui pourvoit à une dépense de $35,000,000, L'Opposition convaincue que cet article était contraire aux intérêts publics refusn de le laisser.Le Gouvernement de son côté refusa de laisser le Comité s\u2019ajourner jusqu\u2019à ce que l\u2019article fut adopté, et l'opposition défendit pied à pied le droit de la discussion et la liberté de la parole.\u2019 Jour et nuit pens dant deux semaines le Comité siégen et le samedi soir 15 mars, le Gouvervainou.A onze heures et quart, ce mé- me soir là M.Borden dit : \u201cJe consens à proposer que le Comité s'ajourne.Il a fallu longtemps pour apprendre au Gouvernement qu'il ne pouvait imposer ses lois par des tactiques de aoercition mais, on ne pouvait désirer une victoire plus complète pour le parti libéral qui réolamait la liberté de la discussion.OE QUE BIGNIFIE LA REGLE DU BAILLON Voici comment MM.Rogers eb Borden s\u2019y sont pris pour essayer sans sucods de baillonner le Parlement sae medi dernier.' Vendredi dernier, vers onze heures et demie du soir, l\u2019'Honorable M.Rogers déclara a 1'Opposition que Jes règles du débat seraient strictement appliquées à l\u2019avenir, et que, si elles ne suffissient pas pour mettre fin à la discussion elles seraient modifiées, c\u2019est- A-dire qu\u2019une règle de clôture serait adoptée.A partir de ce]; moment les présidents qui se sucoédérent coupdrent si discussion devint À peu près impossible.On passa vingb heures \u2018en ques tions d'ordre, en appels à l\u2019Orateur et en vote.Chaque fois, le Président décida contre I'Opposition et chaque fois le Gouvernement soutint Je Président sanf en deux occasions lorsque M.Borden fuv obligé d'intervenir péur \u2018empêcher le Parlement de se couviir de ridioule.| Il était à peu près deux heures de l\u2019après midi le samedi- loïsque SA.Borden prétendit que l\u2019amendement et le sous-amendement de Sir Wilfrid Laurier que l'on discutait nuit et jours depuis deux semaines étaient tous dèux irréguliers.M.J.A.M.Aiken qui avait été appelé à ln présidence du Comité dans os but appuya cette prétention et déolara les amendements irréguliers.L'Honorable M.Pugsley proposa alors dé suspendre la séance afin que le Comité ait le temps de consulter les autorités à co sujet.Mais ce n\u2019était pas ce que voulait le gouvernement ; on voulait purement et simplement arréter la discussion : la mos tion du Docteur Pugsley fut done repoussée eb on passa le reste du jour A la discuter ainsi que les innombrables questions d'ordre, les questions de.pro- dure, et les autres interruptions faites par le Président.Bientôt après l'ouverture de la séance de nuit, le Gouvernement qui s'était cencerté dans ce but fib un nouvel ci venait de soulever une question d'ordre en disant qua M.Robidoux n'avait pas le droit d\u2019ocouper le faus teil présidentiel- Alors M.Borden donna le signal de l\u2019applioation da baillon ; il dit au président Robidoux qu'il avait reçu du Comité toute l\u2019afdé Suite à la devzième page \u201cNous aimerions beaucoup à pousser _ nement mit bas les armes et s\u2019avoum et de repreudre des heures régulières, .effort, pour arrêter l\u2019Opposition.Celle._ souvent la parole aux orateurs que la - da hye ¥ ; ee _ UN HOMME QUI SAIT Dit que les GIN PILLS sont bonnes pour le mal de dos.Quand votre épicier vous dit qu'il emploie un certain thé dans sa propre maison, vous êtes bien sûr que c'est du bon thé.Et quand un harmacien éminent prends es GIN PILLS pour son propre mal au dos, vous ouvez être tout a fait sûr qu\u2019il n\u2019y a rien autre chose d'aussi bon, Winnipeg, 19 Mai 1912.\u2018Pendant l'automne de 1911, je souffrais d'un continuel mal au dos.Etant pharmacien, j'essayai desremèdes variés sans aucun résultat apparent.Ayant vendu des GIN PILLS pendant nombre d'années, je pensai qu'il devait y avoir en elles quelque chose de bon, sinon les ventes n'auraient pas augmenté si vite.J'en fis un sérieux essai et j'en trouve bous les résultats\u2019.GOE.E.ROGERS.Les GIN PILLS ont bien gagné la confiance que les pharmaciens, aussi bien que le public, ont mis en elles.Pendant des années elles ont soulagé le Rhumatisme, le Lumbago et les maux de reins, et ont changé des perclus torturés en hommes et en femmes forts et souples, Pourquoi continueriez-vous À souffrir quand il y a un remède s1 facile à obtenir et si digne de confiauce?Les GIN PILLS ne coûtent que soc.1a boîte, 6 pour f2.50.On vous rend l'argent si ellesnevoussoulagentpas.Echantillon gratis sur demande écrite a National Drug and Chemical Co.of Canada, Limited, Toronto, 150 F \u2014\u2014 Suite de la première age \u201c à laquelle il pouvait s'attendre et ajouta: \u201cJe crois que vous devriez nous donner votre décision sur ce point.\u201d Bientôt après le président Robidoux obéissant au signal du premier ministre tournait le dos à l'opposition et essayait de olore le débat en isnorant un orateur qui se levait et il donna sa décision de suite.Naturellement cette mesure rouleva l'indignation de l'op position et le Président Sproule qui par une entente préalable attendait près de là, reprit soudain le fauteuil, déclara en termes impérieux à l\u2019Opposition que la discussion avait duré et qu\u2019il fallait accepter la décision du Président.Il ordonna aû Président du Comité de donner sa décision et menagça d'expulser le député qui oserait \u2018se lever pour parler.L\u2019Opposition s'indigna et voulut
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