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Titre :
Le Clairon
De sa fondation à 1954, Le Clairon de Saint-Hyacinthe a exprimé les vues de son fondateur, Télesphore-Damien Bouchard, qui cherchait à s'attirer l'appui des opposants aux conservateurs, au clergé et aux nationalistes tout en se consacrant aux intérêts de sa région. [...]

Le Clairon est un hebdomadaire fondé à Saint-Hyacinthe en 1912 pour faire suite à L'Union (1873-1911), journal libéral de Saint-Hyacinthe. Son fondateur, Télesphore-Damien Bouchard, sera en charge de la rédaction jusqu'en 1942 tout en assumant des fonctions politiques. D'allégeance libérale, Le Clairon se positionne d'abord comme un média d'information locale et régionale. Ses fortes prises de position entraîneront de fougueuses disputes avec Le Courrier de Saint-Hyacinthe, son principal opposant, plus conservateur.

Jusqu'en 1954, on trouve dans Le Clairon les luttes menées par son propriétaire pour l'instruction obligatoire, contre le clergé, pour une propriété publique de la ressource électrique, pour l'amélioration des conditions ouvrières, etc.

T.-D. Bouchard collabore au journal jusqu'à sa vente à Jacques Lagacé en 1954. Cette même année, Le Clairon devient Le Clairon maskoutain, et accueille Yves Michaud comme rédacteur en chef. Celui-ci, qui conservera ce poste jusqu'en 1962, poursuit l'opposition à l'Union nationale de Maurice Duplessis. En 1958-1959, pendant un séjour à Strasbourg, Michaud envoie chaque semaine une Lettre de France qui est publiée dans le journal. Un autre collaborateur libéral, Pierre Laporte, y signe une chronique sur la politique provinciale au début des années 1960.

Le Clairon maskoutain étend sa couverture régionale jusqu'à Acton Vale, Upton et Saint-Valérien en 1954, puis jusqu'à Beloeil, McMasterville et Otterburn Park en 1955. Le journal devient un hebdomadaire gratuit de grand tirage au début des années 1970, et il prend le nom de Clairon Saint-Hyacinthe. Quatre décennies et plusieurs changements de nom plus tard, il s'agit toujours d'un important média d'information pour la région.

Le Clairon est tiré à 825 exemplaires en 1913, à 2750 exemplaires en 1933, et à 6024 exemplaires en 1960.

100 ans, 1912-2012 - D'hier à aujourd'hui - Cahier souvenir, Saint-Hyacinthe, Le Clairon de Saint-Hyacinthe, 2012, 34 p.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 39-42.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :[s.n. puis] Entreprises maskoutaines,1912-1954
Contenu spécifique :
vendredi 28 novembre 1930
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Union
  • Successeurs :
  • Maskoutain (1952) ,
  • Clairon maskoutain
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Références

Le Clairon, 1930-11-28, Collections de BAnQ.

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[" + ORGANE RÉGIONAL PARAISSANT TOUS LES VENDREDIS VOL, X1X NO.48 LÉONIDE PERRON C'est avec une douloureuse émotion qu\u2019on a appris lu mort de M.Perron, Qui aurait era que cet homme Gaillé en force, qui donnait l'impression «le tout briser, «le tout broyer sur son passage, ='arréterait tout à coup dans sa marche, chancelant, pour ='écrouler presque aussitôt comme une muse, telle grand fauve frappé à la tempe.Un jour il disparut, une ombre mystérieuse l\u2019entoura, le silenee mura =a porte.Ses unis, ses ennemis, se disaient \u201cQuel nouveau tour a-t-il dans son sue?C'est un malin, il reviendra.\u201d Mais Tu mort l'avait touché, et lui, l\u2019homme fort, le savait.Nul homme politique de notre génération n'aura été plus discuté.Il avait la vigueur physique qui provoque l'admiration des faibles, mais aussi leur envie; l'intelligence qui par lu rapidité et l'ampleur des conceptions déroute les esprits timorés; une compétence professionnelle.une passion du travail, une énergie, qui, en l'enrichissant, avaient ému, chez beaucoup de gens, les parties honteuses de l'âme; mais surtout, \u2014 et C'est ce qui fit, encore plus que sa force, sa faiblesse, \u2014 ln brusquerie affectée des timides et le cynisme affecté des sensitifs, I aura été, non certes un méconnu, mais un mal connu, et ce qui lui rendra dans ln mort sa figure véritable, C'est la liberté qu'ont maintenant ses amis de lui ôter enfin le masque sous lequel il lui plut de passer dans la vie.Perron fut au barreau canadien-français l'un des premiers, sinon le premier, à comprendre le mécanisme des grandes affaires.Délais- \u201cant tous les autres plaisirs de l'esprit, =e soustrayant aux obligations mondaines (qui lui faisaient littéralement horreur).il passa toute son existence entre son étude d'avocat, ses fonetions législatives où ministérielles quand il en oceupa, ses conseils administration, son foy er et sa ferme.La pratique du droit financier et commercial lui rapportait chaque année une fortune; il faut avoir vu fonctionner son étude pour se faire une idée de ce que c'est.que l'organisation du travail.I! avait fuit son profit du conseil que feu M, Jetté donnait à ses élèves de la faculté de droit: \u201cAppliquez-vous a bien faire les affaires ennuyeures: vous finirez par les aimer et elles vous conduiront au succès.\u201d Aussi bien, lu double connaissance du droit et des affaires, la tournure positive de son esprit «et son immense capacité de travail Pavaient-ils vendu indispensable dans les entreprises industrielles ou commercin- les qui requérait la participation du groupe canadien-français.Et pas plus que sa prohité professionnelle ne fut jamais soupçonnée, jamais on n'eut connaissance qu'il profität de ses fonctions administratives pour se faire concéder comme faveur ce qu'il eût du dehors, facilement et de toute façon, obtenu comme un droit.Des hommes en hittée avee les cntreprises où il était intéressé sont restés quand même les clients de son étude, sans avoir à craindre qu'il abusät de leur confiance pour les \u201ctondre\u201d ni de leurs confidences pour les vendre.Dans les conseils où la malveillance le taxait d'être entré par intérêt personnel, il avait Plus que tout autre souci, celui d'être utile à ses compatriotes.On sait, par exemple, qu'une de ses mubitions était d'aider à réaliser l'électrification des campagnes.Mais parce qu'il était laborieux, sobre en parole, ponctuel.et que.d'expérience, il jugeait tout succès possible à qui possède ces qualités, i} trouvait des mots terribles, des jurons de choix, à adresse des pu- tesseux, des bavards, des négligents, espèces communes chez nous, frinndes d'emplois gouvernementaux, cauchemar et supplice des hommes politiques.I£t comme, négligeant les grâces, les artifices, on irait jusqu à dire la correction, du Inngage, et méprisant et dédaignant foncièrement les manières du monde, il avait gardé la timidité du fils de paysan qui a réussi uniquement par le travail, il se hérissait de propos délibéré, se faisait bourru, outrait sn naturelle verdeur de langage.quand les exigences du barreau ou de la politique le mettaient cn présence de cette engeance.D'une génération qui avait passé plus de temps dans les bars qu'au prétoire, que le \u201cpetit verre\u201d avait décimée et qui ne s'était pas précisément distinguée dans l\u2019action sociale, Perron avait hérité l'habitude de puser au cynique, du moins pour ses amis.Mais dans ce faux bourru, duns ce faux cynique, quel brave homme! S'il ne les à détruits, on trouvern dans sa cassette pour cinquante mille dollars de billets ct autres reconnaissances de dettes sur lesquels il savait, avant même de les necepter, ne jamais toucher un sou.Une religieuse hospitalière qui \u201cfaisait\u201d le quartier des affaires pour sa communauté disait, quand elle avait perdu sa journée: \u201cHeureusement qu\u2019il me reste M.Perron.\u201d Chez celui-ci elle n'avait jumais à faire antichambre, et toujours elle en repartait avec un chèque d'un chiffre appréciable.Quand Perron eut connu les petits frères de Saint Jean de Dieu, il leur fit une part des produits de su ferme.Il donna d'un seul coup à la Merci, pour l\u2019organisation d\u2019une soirée-bénéfice, sept cents dollars.Un jour que la situation de trésorerie se discutait au conseil d\u2019uno institution de bienfaisance, il se découvrit qu\u2019à l'insu de l\u2019administration il avait fait tenir au trésorier uné souscription de dix mille dollars.Mais ce bourru, ce cynique, avait la pudeur de sa charité, et beaucoup de ses intimes ne connaissaient pas ses bienfaits.Les adversaires politiques qu\u2019il a aidés sans leur rien demander en retour sont légion, et ceux qui l'avaient le plus méconnu sont peut-être çeux qu\u2019il a le plus nidés.Cet homme en qui beaucoup voyaient un brasseur d'affaires avait du patriotisme une conception réaliste qui atteignait parfois à la grandeur.Pratiquant l\u2019agriculture par amour fonciêér de lu terre d'où il était sorti, il nurait cru ravaler cet art en n\u2019y apportant pas ln même application soutenue qu\u2019à ses autres nffaires pendant que les \u201cterriens\u201d \u2018lo profession, piqués de la mouche électorale, fertilisaient leurs terres cb celles de leurs voisins avec de la salive, lui avocat, il faisait rendre du 6 pour cent à sa ferme de Bcaconsfield.Le premier soin de ce politicien\u201d quand il devint ministre de l'Agriculture fut de détruire tout vestige d\u2019action politique au scin des coopératives agricoles subventionnées.On citerait des hauts fonctionnaires de In Coopérative fédérée qui furent naguère des champions netifs du conservatisme ct du nationalisme.Son programme de rénovation agricole marquera comme une Suite à la page 8 _\u2014 SAINT-HYACINTHE, 28 NOVEMBRE 1930 La Fête de l\u2019Inauguration du Club Libéral de Saint-Hyacinthe remporte un succès flatteur.- Messages d'encouragement des chefs libéraux.- Les orateurs soulèvent l\u2019enthousiasme de l\u2019auditoire.La fête de l'inauguration du Club Libéral de St-Hyaeinthe, dans son local, (ancienne salle Napoléon}, au No.1754 de la rue Cascades, de cette ville, a remporté un succès vraîment flatteur.Des représentants de toutes les municipalités du comté de Saiut- Hyacinthe sont accourus en grand nombre pour célébrer avec un en- thousinsme prometteur ce over de tu doctrine libérale au sein mên:e de la forteresse maskoutaine toujours fidèle au drapeau libéral, u- près avoir fournir encore aux dernières élections fédérales le témoignage Vivant de sa fermeté dans sa foi politique au grand parti li- héral, Au eu de cette soirée inoubliable, M.Lionel Leblanc, sceré- taire du Put Libéral de St-Hya- vinthe, fut invité par M.J.-E.Lanoix président aetif du Club Libéral de St-Hyacinthe, à lire les lettres de bonne fête et d'encouragement de MM.T.H.W.-L.Mnekenzie King.chef du parti libéral au fédéral: Hon.L-A.Taschereauchef du parti libéral au provincial; Hon.Rodolphe Lemieux, sénateur pour la division de Rougemont au fédéral: Hon.Dr Ernest Choquette.conseiller législatif au provincial pour la division de Rougemont.M.Lionel Leblanc expliqua ensuite le but de cette soirée inaugu- vale: unir les forces vives du parti libéral dans le comté de St-Hya- cinthe, activer l'expansion des doctrines libérales et préparer la vie- toire du drapeau libéral pour les prochaines élections provinciales.M.T.-A.St-Germain, vice-président du Club Libéral de Saint- Hyacinthe, souhuita la plus cordiale bienvenue aux libéraux du comté ct expliqua les raisons qui motivent notre confiance inébran- lnble dans le grand parti libésai et dans ses chefs vénérés: le T.-H.W.-L.-Mackenzie King ct l'Hon.L.-A.Taschereau.M a confiance quit l'heure de la bataille les libéraux seront victorieux et l'enthou- sinsme de cette réunion promet au Club Libéral de Saint-Hyacinthe de remporter un succès durable.M.J-A-A.Leclair, ancien maire de Verdun, directeur de l'Union des Municipalités de la Province de Québee ct beau-père de notre sympathique député au féé- ral, M.T.-Adélard Fontaine, e.r\u2026 folicitn les organisateurs de vette magimfique soirée.À évoqua le =ou- venir du très regretté ministre de l'Agriculture, feu I'Hon.J.-L.Par ron, dont la disparition subite prive notre race d\u2019un homme qui lui faisait grandement honneur.dont la mort soudaine cause un deuil irréparable au sein du parti libéral uont il était l\u2019un des représentants lez plus doués, dont le décès i- uattendu enlève à In classe agri cole un ami dévoué, un homme de haute valeur et un travailleur inlassable.M.Tæclair rappelle que c'est dans la paix qu\u2019il faut préparer lu guerre.Il a confiance qué les libéraux du comté de St-Hyacinthe sauront comme par le passé faire tout leur «devoir pour assurer le \u2018succès de la cause libérale.M.T.-Adélard Fontaine.notre estimé député au fédéral, est ue- clame lorsqu'il est invité à adresser la parole.Tous chantent: \u201cIl n gagné ses épaulettes\u2026\u201d et les ovations se succèdent sans interruption durant plusieurs minutes.M.Fontaine a traité brièvement des prineipales questions actuelles de la politique fédérale, des évé- nements qui se sont déroulés à Londres au cours de la récente Conférence Impériale, I! à expliqué quelques-unes des principales enuses de la défaite du parti libéral aux | dernières élections fédérales, eauses qui sont d'un caractère général et qui ne peuvent être attribuées À l'administration libérale.Au tout premier rang de ces causes d'ordre général se trouvait le malaise économique qui sévit encore dans le monde entier, malgré les changements d'administration, Il n signalé aussi la mévente des blés l\u2019effondrement de la bourse.le chômage, ete.Le parti conservateur a su tirer parti, avec avantage, des causes de ce malaise économique.Mais on aurait tort de croire qu'il suffit de modifications tarifaires pour remédier à ces maux et tout ce qui s¢ produit dans le pays depuis l'avénement de l'administration conservatrice tend à établir et À prouver que le chômage n'est pas aussi facile à régler et ne se réglera par aussi vite qu'on l'avait promis à l'électorat.\u2018ble soirée, M.Fontaine a aussi exprimé des regrets par suite du fait que nu- tre distriet est privé depuis maintenant plus de deux mois, malgré toutes les plaintes et les requêtes qui sont formulées, des services du Dr Chagnon, inspecteur de distriet.qui a été envoyé dans le distriet de Chicoutimi et du Lac St-Jean.Un grand nombre de cultivateurs de notre région ont besoin de ses services surtout à cette période de l\u2019année, en ce qui concerne l\u2019examen de leurs troupeaux pour l'épreuve à la tubereuline.Il a félicté les organisateurs et le- officiers du nouveau elub libéral ¢t a de nouveau réitéré ses remerciements à ses électeurs, H aussi expliqué l'absence de l'Hon.T.-D.Bouchard, vu que les règlements de la Chambre ne lui permettaient pas d'adresser la parole dans une circonstance semblable.Nul doute qu'avant longtemps lHon.Bouchard sera appelé à un poste plus élevé encore qui lui permettra de faire bénéficier ses :umis libéraux de sa parole autorisée et con rune: ute, Fontaine fut vivement ap- ht et l'auditoire lui demanda de continuer, mais lheure avançait et il fallut passer aux autres mt- méros du programme de la soirée, M.Gérard Brady.de In Garde Catholique Indépendante des HUSSARDS de St-Hyacinthe.fournit des tours d'équilibre qui lui attirèrent de chaudes félicitations.L'orchestre populaire des Garcons Joyeux de Mt-Hyacinthe\u201d, sous la direction de MM.Victor Martin et Wilfrid Dulude, fournit programme musieal de tout premier choix avee MM.V.Martin, W.Dulude, Georges Lavallée, Valmor Chaput, Joseph Dulude, Georges Turcotte et J.Jubinville.Il y eut chant.déclamation, musique et amusements divers.Tous furent enchantés de cette inoublia- prélude d'autres réunions qui permettront aux amis de lu cause libérale de mieux se pé- nêtrer des doctyines du grand parti libéral qui a ole à l'étranger, dans notre pays et dans notre chère province un rôle de tout premier ordre et qui envisage avec confiance l'avenir en s'appuyant sur la valeur de ses chefs ct sur le support des amis sincères de la cause libérale.LE SOUVENIR CANADIEN TROIS GRANDES FIGURES HISTORIQUES: LE CURE LABELLE, SIR ADOLPHE CHAPLEAU ET L'HONORABLE HONORE MERCIER.\u2014 LEUR PATRIOTISME ET LE \u201cSOUVENIR CANADIEN\".Nous sommes heureux de publier ci-après un article de l'abbé Elie-J.Auclair, paru dernièrement dans le \u201cProgrès de Valleyfield\u201d et intitulé \u201cQuelques Echos de ma Conférence.\u201d QUELQUES ECHOS DE MA CONFERENCE \u201cQuand ces lignes paraîtront dans le Progrès du 20 novembre, j'aurai donné, la veille au soir, à Valleyfield, sous les auspices de notre comité régional du Souvenir Canadien, In conférence que l\u2019on m'a fait l'honneur de me deman- der.J'ai confiance qu'on me pro- mettra d'en prolonger l'écho dans mon petit.article de cette semaine.\u201cJe n'entends pas écrire un compte rendu de ce que j'aurai dit, parce que je dois, ces jours-ci, traiter le même sujet, ailleurs qu'à Valleyficld, dans l\u2019une ou l\u2019autre de nos paroisses du diocèse.Je voudrais seulement insister sur la leçon de patriotisme qui se dégage, je pense, des considérations que j'aurai cu l'avantage de proposer À mes auditeurs occasionnels, à Propos de trois illustres contemporains d'il y a quarante ans, le curé Labelle, sir Adolphe Chapleau et l'honorable Honoré Mercier.\u201cCe furent, tous les trois de grands citoyens, qui ont bien mérité de la patrie.Ils étaient du même temps, ce qui justifie le titre de ma conférence.Le curé Labelle était né en 1833 et il mourut en 1891 à 57 uns, Sir Adolphe Chapleau était né en 1840 ct il mourut en 1898 à 58 ans.L'honorable Honoré Mercvier était né en 1840, lui aussi, et il mourut en 1894 à 54 ans.\u201cNommé curé à Saint-Jérômie de Terreboune en 1868, à 35 ans, M.Lubelle le demeura jusqu'à sa mort, soit pendant vingt-deux ans environ, I] se donna en plus, avec un grand zèle ct un succès des plus remarquables, pendant ce laps de temps, pas loin d'un quart de siè- \u2018ele, à l'oeuvre nationale de la colonisation des cantons du nord de Montréal, a l'entrée des Taurentides et de la vallée de l\u2019Outaounis.Il fonda au moins une trentaine de paroisses.Ce fut un conquérant du Suite à la page 8 1 ['seiller CL A IRON == PRIX : TROIS CENTS ANDE FETE LIBERALE A SAINT-HYACINTHE Les oeuvres remarquables que Mgr.C.-P.Choquette a fait paraître depuis 1905 alors qu\u2019il entrait dans ln carrière des lettres, en publiant un volume intitulé \u201cA la \u2018poursuite de l\u2019éclipse\u201d, sur des questions religieuses, historiques où astronomiques ont déjà attiré sur lui l'attention des hommes de science et de lettres et lui ont valu des éloges bien mérités de la part de plusieurs savants et auteurs étrangers.Mgr C.-P.Choquette appartient à l\u2019école de ces écrivains distingués ct courageux qui mettent leur plume au service de l'Eglise et de son influence sociale, Frère de deux hommes qui ont fait leur marque dans lu politique: l'honorable juge P.-A.Choquette et l'honorable Ernest Choquette, con- législatif, cet écrivain de choix fait partie d\u2019une famille d'élection, Tout le monde à Québee connaît l'honomable juge Choqudtte dont la carrière si belle et si méritante ne saurait être trop louée.De bonne heure.il se livra à la politique.Fervent libéral, et.de plus, travailleur actif, honnme de ressources, bien renseigné sur notre histoire politique et sur les questions d\u2019 netuñlité : il ne tarda pas à se distinguer dans son parti et à être porté au premier rang.Jovial, généreux, bon coeur, sachant se mettre au-dessus des mesquineries de parti lorsqu'il ='agissait de rendre service même à un adversaire d'élection, du temps où il faisait de ln politique active, le juge Choquette était estimé des deux camps comme il l\u2019est aujourd'hui dans sa demi-retraite.Il a occupé, tour à tour, avec une distinetion ct une courtoisie, une compétence et une discrétion incomparables les plus hautes fone- tions de la politique et de ln magistrature tout en ne délaissant jamais les grands problèmes sociaux.Ceux-ci l'intéressent grandement.Nous l'avons entendu, dans maintes circonstances, revendiquer justice et charité, Ces deux choses occupent aussi une place de premier plan dans la vie du Dr Ernest Choqüette, conseiller législatif, médecin dévoué ct consciencieux à qui la littérature canadienne-f ancai- se doit plusieurs beaux romans et quelques agréables pièces de théâtre.\u201cErnest Choquette, a écrit l'abbé Camille Roy, aura été chez nous.vers 1900, un rare ouvrier du roman psychologique.I y a fait paraître un récl talent d\u2019analvse et un sens aigu de la vie.Il est peu de nos écrivains qui aient plus finement observé los beautés et les charmes de la vie agricole\u201d, Tels sont ces trois hommes: ils font homnewr A intelligence cana- dienne-française.Aujourd\u2019hui, nous entendons dire quelques mots d'un nouvel ouvrage que vient de publier Mgr C.-P.Choquette, \u201cHistoire de la ville de Saint-Hyacin- the\u201d.C'est un gros volume compact de cinq cent cinquante pages, rempli de substantifique moclle.La ville de Saint-Hyacinthe fut de tout temps une cité très importante.Un instant, elle faillit devenir ln métropole de l'est du Canada.Tour à tour, centre intellectuel et manufacturier, elle a donné le jour à quelques-uns de nos Canadiens les plus célèbres et les plus culti- Vés, .Son histoire est étroitement unie à la vie de notre province.C'est là qu'eurent lieu quelques-uns de nos LES LETTRES LA VILLE DE ST-HYACINTHE plus grands événements politiques et la rébellion de 1837-38 a considérablement influencé l\u2019évolution économique et sociale de la cité inuskoutaine.Dans sa préface, l'auteur déclare qu'il s'est abstenu de traiter de !a vie religieuse de la ville de Saint- Hyneinthe ct il a eu raison, car si su modestie l'empêche de l'avouer, HOUS QUI he sommes pas «enu à la même discrétion, nous pouvons dire que son livre sur \"Histoire du séminaire de Saint-Hyacinthe\u201d expose si bien cette partie de l\u2019activité intellectuelle muskoutaine qu\u2019- il n\u2019est pas nécessaire d'y revenir.Mgr Choquette est un savant pour lequel l'astronomie n\u2019a pas de secrets.I] possède également des notions très précises et très exne- tes sur lu géologie et les sciences naturelles, On en aura une preuve en lisant les pages qu'il consacre à la rivière Yamaska et à la géologie de la région qu'elle baigne.La deseription qu'il donne de ln ville et de la vallée maskoutaine et velle d'un poète doublé d'un grand savant, On n\u2019est pas accoutumé de lire dans nos auteurs des détails aus=i précis au point de vue scientifique ct présentés avee tant de charme.Après avoir donné quelques explications sur lps origines de ln Yamaska (du mot abénaquis maska qui signifie \u201cétendue de Jone\u201d et qui désignait au temps jadis l'enbouchure de cette rivière), Mgr C.-P.Choquette raconte l'é- tublissement de ln première seigneurie qui fut concédée à Picrrelrançois de Rigaud, chevalier de Vaudreuil et frère cadet du gouverneur qui signa la capitulation de Québec.L'auteur expose ensuite les évé- nements qui marquèrent la fondation de Saint-Hyacinthe et trace un tableau eluir et lueide de l'évolution et du progrès de cette municipalité.On voit les diverses institutions se grouper peu à peu autour du premier clocher, puis d'autres clochers dresser vers le ciel leur flèche argontée, On assiste à la formation d'une véritable élite.Vient ensuite l'histoire des grandes familles de St-Hyacinthe: les sci- gneurs Delorme, les Dessaulles, les Girouard.1837! Date aussi célèbre, aussi évocatrice d'émotions patriotiques ct de splendeurs pour nous, Canadions, que les plus célèbres des annales de l'humanité! 1837 éclate et Saint-Hyacinthe entre en pleine notoriété.La beauté de ces heures tragiques a rejailli sur la cité historique et l'effervescence qui régna alors dans les cinq comtés en fit un foyer de patriotisme en ébullition.Mgr Choquette raconte ensuite la vie politique qui a suivi quand les Sicotte, les Bouthillier, les de Boucherville, les Osear Dunn, les Mercier, les Tellier, les Bachand, les Chapleau, les Lanctôt, les Langevin, les Joly, les Laframboise, les Bourassa et les Bouchard y firent des luttes électorales.On trouve dans le livre du distingué prélat une foule de rensci- gnements qui nécessitèrent, de toute évidence, le dépouillement d'une foule de documents et de paperne- ses de toute nature et copendant il n'y paraît pas.C'est un ouvrage qui représente une somme de travail extraordinaire et qui semble tout de même écrit au fil de la plume.On devine quel art, quelle science du verbe, il a fallu pour réussir ce Suite à la page 8 æ PAGE DEUX LE CLAIRON, ST-HYACINTHE, P.Q.28 NOVEMBRE 1930 AN PD) FX) Se A NE LE MENDIANT Je sttis veuf et mes modestes mo- vens noune permettent guère d\u2019entretenir \u2014 même à défaut d\u2019une mondaine \u2014 une simple et gentille bonne.Je crois d'ailleurs savoir par ouï dire que ces jeunesses de la campagne qui viennent se placer à Paris pour connaître et apprécier le charme ot les mystères de ln capitale, coûtent les veux de ln tête aux malheureux bourgeois qui les emploient.Or, ma garde-robe ne saurait les contenter.Je ne porte point de bas de soie et j'use jusqu'à la corde mes oripeaux.Ah si la mode masculine se décidait à suivre les errements de la mode féminine.peut-être alors pourrais-je envisager la possibilité d\u2019avoir une servante que je pourrais habiller avec mes laissé pour compte de grandes maisons, Ses retours de bâton \u2014 =i je puis dire \u2014 ajoutés au montant de son salaire légal, sans compter la rélèbre valse de l\u2019anse du panier \u2014 plus que jamais de circonstance \u2014 pourraient suns doute être assez suffisants pour l'attacher.à demeure.à ma modeste maison, En attendant ces heureux jours.je fais moi-même mon marché.Coiffé d'une casquette uxagée \u2014 car je me méfie des signes extérieurs de ln richesse chez les commerçants où les prix ne sont pas toujours affichés \u2014 un panier à mon bras, je cours faire mes emplettes chez les boutiquiers de mon quartier, Puis.lesté de mes provisions, je m'en retourne chez moi préparer ma popote, en me demandant craintivement si je n'ai rien oublié.Mais, je préfère vous le dire tour de suite, c'est inutile de venir frapper à ma porte à l'heure des repas.Je n'y suis jamais.J'ai, en effet.horreur des tapeurs qui sans vergogne, sinvitent d'eux-mêmes à déjeuner où à diner.Et puis.ceci entre nous, je ne sais point cuisiner.Je n'ai rien d'un Vawel, Et j'ai moi-même beaucoup de diffi- cuités à ingurgiter mes deux veuf> sur le plat et ma côtelette grillée.Donc.vous -eriez déçus.à tous points de vue ct.de plus, vous en seriez pour des frais exagérés de métro, de train ou de tramway.eur J'habite la banlieue parisienne.Bref.ce jour là.j'étais sorti faire des emplettes.Et je musardais devant les étaluges.Vhésitai, plus que de coutume, à faire mon choix.bien qu'en néalité.mon menu est invariablement le même.Or, ma localité est excessivement bien desservie.Les commerçants y sont nombreux, Ainsi, =ur la place de la gare.ils forment un cercle enchanteur duns lequel les ménagères et les bonnes de l'endroit tournent et virent en tous seu.tentées par des prix alléchants.par la mine superbe des viandes exposes «t par la somptuosité des bottes de carottes ou d'oignons qui s'offrent complaisamment à leur regard ébloui, Mais, moi.comme à mon habitude, j'allais faire mon choix.sur deux oeufs et m'apprétais d'ailleurs à les saisir à l'étalage de la suceur- sale d\u2019une maison parisienne uni- Versellement connue.quand.sou- duin, un pauvre vieux.minable et déguenillé, m'arrêta par le bras.\u2014Ah Monsieur, me dit-il qu'al- lez-vous faire là.Vous encouragez le mal.Et peut-être allez-vous jeter dans la misère «honorable Commerçants Voisins, Je le regardais, surpris.\u2014Oui.vous ne me reconnaissez pas.C'est parce que j'ai bien changé.Vingt ans de privations et de souffrances ont bien altéré mes traits.Et puis, ma tenue actuelle n\u2019est pas faite pour m'avantager.moi, judis, si -oucieux de mes ob- Jets vestimentaires.-Ecoutez-moi.J'étais encore.en 1906.un notable commerçant d'ici.Ma boutique était florissante.Mes affaires prospéraient.J'avais un long bail, Et je n'aspirais point i la retraite; ma femme non plus.Les clients étaient d'ailleurs satisfaits et avaient confiance en In qualité de nos produits.Tout allait pour le mieux.Soudain, un orage éclata.C'est une figure.J'apprenais, en effet, que cette succursale allait venir s'installer i ma porte ct me faire une | concurrence \u2014 non déloyale \u2014 mais désastreuse.De doute, je haussais les épaules.Mais, hélas, les évènements allaient donner raison aux bruits qui couraient.Puis, un beau jour \u2014 il fut bien malheureux pour moi \u2014 la boutique \u2014 cette boutique méme \u2014 Monsieur, s'ouvrit, et à grand renfort de en- licots et d'imprimés, annonçait à la population locale, l'ouverture dv ses importants rayons à des prix défiant tout concurrence honnête.J'essayais de lutter courageusement.Ce fut en vain.Tout s\u2019acharna contre moi.Ma clientèle, jusqu'alors fidèle, déserta ma maison.Mes affaires péricliterent brusquement.Ma femme tomba malade de chagrin.Elle en mourut.Je voulus vendre mon fonds.Plus d'ae- quéreurs.La concurrence les inquiétait?Et dire qu'avant l'installation de cette succursale.j'aurais pu le vendre à des conditions avantageuses.Je tins bon quand même.Mes économies sombrèrent dans cette tourmente, Mes frais généraux restaient quand élevés, I£t je tenais à acquitter les traites de mes journisseurs.Mais, hélux.je fus vaincu.Mon énergie me lâcha.Etresté seul dans ma boutique.je pris la résolution de m'enfuir.Le \u2018endemain.les quelques clients qui m'avaient conservé leur confiance.Vinrent se casser le nez sur le= rideaux de fer restés baissés, Jerrais alors à l'aventure, sans force, =ans courage et sans volonté.Tout m'était devenu indifférent.J'avais tout perdu.même l'honneur.Ah: >i J'avais conservé ma tendre femme que j'aimais toujours comme all temps de nos premières amours, peut-être, grâce à ele, an- vais-je pu sister, Mais, tout était brisé en moi, plus de ressort, plus d'espoir.Et, comme un fou.j'ai erré sur les routes de France en mendiant mon pain.Or.aujourd'hui } reviens pour la première fuis, depuis vingt ans et cinthe-Rouville, constate que s'il a un |champion équilibriste des Cantons |rents et de l'Est, émerveilla l'assistance par Ringuet a été |res tours prodfgieux et son adresse | extraordinaire.Plusieurs musiciens de l'orchestre des \u2018Garçons Joyeux de St- Hyacinthe\u201d, MM.Vietor Martin.Wilirid Dulude.Georges Lavallée.Joseph Dulude et J.Jubinville.furent fréquemment applaudis.Si l'on en juge par sa veillée intime et inaugurale, la Garde \u201cLES HUSSARDS\u201d de St-Hyacinthe est appelée à une consolante prospérité que nous lui souhaitons ardemment.20 =-\u2014\u2014\u2014e\u2014e=erees ILS PREFERENT PAYER Apres d\u2019actives recherches faites par M.J.-A, Towner, du département d'Investigation de Jévis, les autorité du }C.N.R.viennent de mettre la main sur deux jeunes gens de Ste-Hélène de Bagot qui furent accusés d\u2019avoir le samedi, 15 novembre dernier brisé une certaine quantité de vitres sur l'Océan Limitée voyageant entre Montréal et Halifax.Partis de Ste-Rosalie à l'heure habituelle et à quelques miiles de Drummondville.les passagers se sont plaints au conducteur en charge du train que des vitres avaient été brisées au côté sud dans plusieurs charges.C'est alors que J.- A.Towner reçu instruction de faire une enquête et après avoir calculé la vitesse du train et le comy- teur, il conclut que c'était au deuxième rang de Ste-Hélène-de-Ba- got.M.Armand Lapierre, 19 ans, et M.Maurice Archambault, 14 ans, de Ste-Hélène de Bagot, furent appréhendés par un constable ct amenés à Saint-Hyacinthe.Ils ont comparu devant le juge Emile Marin et s'avouèrent coupables.Ils furent condamnés à payer au Canadien National comme dommages la somme de $25 chacun, à dix plastres d'amende et aux frais, et à défaut de paiement à deux mois de prison.les accusés ont préféré pa- qu\u2019ils avaient causés, Deux mnaskoutains sont revenus peau\u201d: du chant par notre sympa- | \u2018yer respectivement les dommages NOTRE GREFFIER DEMISSIONNE Nos lecteurs apprendront avec regret le départ de M.G.-René Richer comme employé de ln cité de St-Hyacinthe.Il vient cn effet de présenter au conseil municipal su démission comme greffier et ar- chitocte de notre cité.M.Richer était à l\u2019emploi de ln cité depuis 1918 et fut greffier pendant les 6 dernières années de son stage à l'hôtel de ville.Le conseil municipal a recherché ses services comme greffier à deux roprises différentes.M.Richer, comme ingé- incur et greffier de la cité, n prési- pavage de nos rues, de l\u2019amélioration constante de notre système d'aquedue, de Fembellissement de nos pares publies, de la Porte des Anciens Maires, de la Piscine du Rond Laframboise et de son magnifique pavillon.Ses connaissances en architecture lui avaient valu la lourde tâche de préparer les plans et surveiller la construction de la chapelle et de l\u2019aile nouvelle du Séminaire de St-Hyacinthe, du spacieux couvent des RR.SS, St.Joseph.du nouvel hôpital moderne St-Charles, du poste radiophonique \u201cLa Presse\u201d, des écoles Morcier, Larocque, St-Dominique et English School, ete.Bien qu'agé seulement de 43 ans.M.Richer est un architecte réputé et qui fait honneur à notre cité.C\u2019est.pour satisfaire aux nombreuses demandes de sa clientèle que M.Richer se voit dans l'obligation de quitter la vie municipale où par son expérience reconnue, son sens des affaire= et son amabilité.il s\u2019était gagné l'estime de ses concitoyens, Monsieur Maxime-A.David, N.P.ancien marchand avantageusement connu de cette ville, a été nommé assistant-greffier en attendant que la démission de M.Richer soit acceptée par le conseil.0 JOYEUX ANNIVERSAIRE Dimanche dernier, un groupe de parents et d'amis se rendirent chez , M.et Mme J.-B.Ledoux de la rue Ste-Marguerite, pour fêter le quin- | zième anniversaire de naissance de Heur fille Yvette.Au début de cette fête une ma- \\gnifique adresse fut lue à l'héroi- [ne par Mlle Thérèse Chapdelaine et de magnifiques cadeaux lui furent présentés par Mlle Lorette Théberge.sa cousine.Mlle Yvette : Ledoux.très émue.remercia ses pa- amis pour leur bienveil- Jante délicatesse.Il y eut musique, chant, déclamations, rairaîchissements, ete.Miles Jeannette et Yvette Ledoux, Maria Coutu.Annette Brière et MM.L.Gaucher, R.Gingras et O.Théberge firent les frais de la musique et du chant.Parmi ceux qui assistaient à cette fête, outre la jubilaire.on remarquait M.et Mme J.-B.Ledoux, Mme Vve Théberge.M.et Mme O.Théberge, Miles Jeannette et Lucille Ledoux, Lorette Théberge, Maria Coutu.Annette Brière, Thérèse Chapdelaine, Réjeanne Bélanger, Thérèse St-Jean, M.Henri Pépin R.Gingras, L.Gaucher et autres, Tous s\u2019en retournèrent enchantés de cette fête mémorable.-Philippe Bélaire; Thomas Diafoirus, son fils, Armand Bardier.Les anciens élaient heureux de revoir leurs anciens professeurs et confrères enseignants, tout en vivant quelques heures «lu passé au sein même de leur Alma Mater toujours bienveillante.0 LA STE-CATHERINE Ces jours derniers, plusieurs parents et amis se réunissaient chez M.ct Mme Alfred Piché, de cette ville, à l'occasion de lu fête de la Ste-Catherine.A cette occasion il y eut chant, musique, déclamations, partie de cartes et amusements variés.Les-prix de cette soirée festivale furent gagnés par Mlles Eva St- Jean, Jeanne Tanguay ct Berthe Beauregard, On remarquait à cette inoublin- ble soirée: M.ct Mme Alfred Piché, Miles Rita Bernard, Eva St- Jean, Germaine Picard, Ernestine Picard.Jeanne Tanguay, Monique Blais, Berthe Beauregard, M.et Mme Roméo Bourque, M.Hector Brady, M.Edmond Picard, M.Jean-Paul Piché, Roger, Robert, Gilles Piché; Mlles Suzanne et Madeleine Piché VA-ET-VIENT M.J.-C.Miller, inspecteur général des écoles catholiques du département de l\u2019Instruction publique de la province, était dernière- ment de passage à St-Hyacinthe.+ q UNE ACTION' DE $3,000.00 Une autre requête, d\u2019une nature un peu partieulière a été présentée nu tribunal à l'ouverture du terme.Cette requête est basée sur les dispositions de l\u2019ancienne loi des Accidents du Travail, autrefois, le chapitre 274 des Statuts Refondus de Québee 1925.En vertu des dispositions de cette loi, le requérant, M.Benjamin Plourde, journalier, de cette ville, représenté par Me T.A.Fontaine, C.R., demande a ce que In Compagnie MeArthur Canadian Concrete Pile Co.soit condamnée à lui payer une somme de 83.000.00 pour incapacité permanente et nbsolue lui résultant d'un accident survenu à Saint-Hyncin- the au mois de février 1928 alors qu'il était à l\u2019emploi de cette Compagnie comme journalier dans un des chantiers de cette dernière, à St-Hyacinthe.Le demandeur, au cours de cet accident, a eu le pied droit.écrasé par deux poutres de bois d'une pesanteur de 300 Ib< chacune.Le demandeur, pur une première ae- tion prise contre cette compagnie au mois de septembre 1928, dans le distriet de Montréal.et dans laquelle jugement n été rendu le G mai 1929, n obtenu une première indemnité de $782.27.N allègue cependant que depuis ce jugement, il s'est produit une aggravation considérable de son infirmité et de son incapacité et il ajoute qu'il va rester dans une incapacité absolue \u2018et permanente de travail, Or sa requête est basée sur une disposition de l'ancienne loi qui permettait l'augmentation de cette indemnité pour raison d'aggravation de cet infirmité dans les quatre ans à compter du jugement et lu requête été accordée par le juge ct une ae- tion de 83.000.00 a, en conséquence, été prise et signifiée à ki Compagnie défenderesse.ed VENTE FRAUDULEUSE L'Honorable Juge Arthur Trahan qui a présidé le terme de la Cour Supéricure pour le mois de novembre courant, à entendu, le 19, une cause de Olivier Chabot de St-Dominique, contre Emile-A.Lapierre, du village de St-Liboire.T1 s'agissait en cette cause d'une action en résiliation de la vente d'un cheval vendu et livré par le défendeur au demandeur, au mois de mai dernier, au prix de $175.00.Le demandeur, réprésenté par Me.T.-A.Fontaine, ce.r, demandait l'annulation de ce marché en prétendant que la vente avait garanti la jument comme exempte de toutes maladies ou défauts cachés alors que cette jument était aveugle.comme l'acheteur l'a découvert après In vente.Après que le défendeur eut refusé de reprendre la jument, le demandeur, suivant entente entre les parties et en atten- dam l'issue du procès, l\u2019avait mise en pension à l'hôpital-vétéri- naire du docteur Gatien.De son côté, le défendeur plaidait qu'il n'avait donné aucune garantie au sujet de ce cheval et que l'acheteur a pu constater que le cheval avait.mal aux veux et il njoutait que l\u2019acheteur avait le devoir de l'examiner.Les docteurs Rainville et Gatien, appelés comme témoins, ont établi que le cheval en question était bien aveugle.Le juge Trahan, uprès avoir pris la cause en délibéré, a renau jugement le lendemain, maintenant l'action du le- -nandeur avce dépens et condamnant le defendeur à reprendre son cheval.REMERCIEMENTS Mme Alphonse Beloin de la pa- ruisse Notre-Dame remercie sincèrement toutes les personnes qui lui ont témoigné de la sympathie à l'occasion du décès de son époux Alphonse Beloin soit par offrandes de messes ou de fleurs, bou- «quets spirituels, visites, assistance aux funéraille ou de toute autre façon que ce soit.ze M\u2014\u2014\u2014 MESSIER VS MEUNIER Dans une cause de J.A.Messier vs M.Meunier, tous deux de St-Isiboire, qui était inscrite pour le premier jour du terme de novembre le défendeur a présenté une requête pour obtenir la permission de comparaître ct de plaider.Cette requête a été accordée et n été continuée au prochain terme.Il s'agit en cette affaire d\u2019une action en dommages pour nssaut, insultes et injures. > LE OLAIRON, ST-HY AOINTHE, P.Q.25 NOVEMBRE 1930 PAGE CINQ humesqPoitrine Cèdent devant ce traitement 4x Frictionnez Vicks, x mettez-en sur la langue, laissez #7 fondre lentement.ICKS VAPORUB Pour Tout Refroidissement BAISSE DU PRIX DU PAIN Nos lecteurs apprendront avec plaisir que la Direction du Syndicat Ouvrier de St-Hyacinthe, qui dirige avec tant de dévouement ln boulangerie coopérative de notre ville, vient de décider, lors de su «dernière réunion du 25 courant une nouvelle baisse dans le prix du pain, la deuxième depuis le mois d'août.À l'avenir le pain se vendra 13 centins le pain de 3 livres dans notre ville.Cette nouvelle ne peut que réjouir notre population qui bénéficiera de cette baisse, laquelle sera de nature à favoriser nos travailleurs dans les temps durs qu\u2019ils traversent.Nos félicitations à cette orguni- sation ouvrière pour son geste.10 3-\u2014 COURRIER DE ST-JUDES St-Judes, 22 Nov.D.N.C.\u2014 Monsieur Alphonse | Beauregard vient de faire l'acquisition de la ferme de Monsieur Julias Lamoureux, dans le rang de Fleury.Monsieur Beuuregard avait émigré aux Etats-Unis où il est demeuré jusqu'à un dernier.Il est à espérer que plusieurs de nos compatriotes
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