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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
jeudi 15 juin 1939
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1939-06-15, Collections de BAnQ.

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[" s Fle ANNEE \u2014 No 24 DU PÉVEIL TRIFLUVIEN.LES TROIS-RIVIERES, JEUDI, 15 JUIN 1939 Juste retour des choses Son Eminence le Cardinal Villeneuve, archevéque de Québec, vient de remplir la mission de légat papal aux fêtes de Domremy.En cette qualité de cardinal représentant officiellement Sa Sainteté le Pape Pie XII, il a présidé à la dédicace d'une basilique nationale française à la patronne de la France, sainte Jeanne d'Arc.Partout, Son Eminence a été reçue avec les honneurs religieuses et civiles dues à sa dignité de prince de I\u2019Eglise et surtout de représentant du Papecélébré une messe pontificale, dans la basilique et prononcé te panégyrique de l\u2019héroïque guerrière.Par un juste retour des choses, I'Eglise canadienne rend à l'Eglise de France une partie des inappréciables services que cette dernière lui a rendus dès les premiers jours de son existence.La contribution des ministres de l'Eglise catholique de France à l'établissement et au développement de la Nouvelle- France fut de la première importance pour notre pays.Toutes les institutions religieuses que nous les leur devons.nous possédons aujourd'hui, Nous leur devons aussi une victorieuse résistance à l\u2019anglification depuis 1760.Par une délicate attention de Sa Sainteté Pie XII, le primat de l\u2019Eglise canadienne est chargé, dans ia vieille France, du plus grand honneur accordé par le pape.Nous avons déjà fourri à la Franée des religieux, des religieuses des missionnaires, mais c'est la première fois que nous pouvons prouver officiellement que nous n\u2018avons pas démérité.Le bureau L'organisation d\u2019un bureau de publicité destiné à attirer aux Trois-Rivières de nouvelles industries tient encore l\u2019affiche de l'actualité.La nécessité de cet organisme est démontrée et son entrée en fonction réclamée.Il semble que le soin de recruter de nouvelles industries ait été jusqu'ici abandonné à nos autorités municipales, que ces dernières ne peuvent suffire à la tâche et qu\u2019elles doivent s\u2019adjoindre les secours de nos corps publics.Le rôle de cet organisme n\u2019est pas nouveau dans sa conception.Il devra accumuler toute la documentation nécessaire à prouver aux entrepreneurs en industrie que Trois-Rivières possède toutes les facilités requises à la fabrication ou à la transformation de produits nouveaux ou dont l\u2019utilisation n\u2019est pas encore connue suffisamment.Il semble bien que ce soit transporter sur la place publique des négociations, des pourparlers, des démarches qui préfèrent habituellement les quatres murs d\u2019un bureau et le silence nécessaire aux considérations d\u2019ordre tech- Nique absorbantes.Les sollicitations collectives destinées à pre- curer du travail à de nombreux chômeurs que les travaux publics Sont impuissants à faire vivre ont Peu d\u2019effet ou ne sont pas considérées, Quand aux facilités de transport, d\u2019approvisionnement d\u2019éner- Bic électrique, de proximité de Matière première, d\u2019expertise de la main ,d\u2019oeuvre, de terrains bien situés, il ne faut pas y son- fer quand on sait qu\u2019une compa- Bnie comme l\u2019Ontario Paper vient d'installer une usine de papier à la Baie Comeau où il n'y avait rien de tout cela, où Ja compa- Bnie a été abligée de tout créerde industriel tout construire, de tout organiser.La proximité de la matiére première n\u2019a pas dû influer sur l\u2019établissement de la Wabasso dans notre ville.Le voisinage de la frontière américaine convenait beaucoup mieux.Quand à prouver que les taxes sont moins lourdes aux Trois-Ri- vières qu'ailleurs, la chose est difficile.C\u2019est parce que nos industries ne paient pas de taxes que le taux de l'impôt est si élevé.Le fait qu\u2019elles paient les taxes spéciales ne suffit pas à faire pâmer les Trifluviens.C'est précisément ce point qui deviendra une source de difficultés entre les représentants de la ville et ceux des intérêts industriels, en notre ville, inciteront les nouveaux venus à en obtenir autant.Le marchandage interviendra que les Trifluviens n\u2019aimeront pas toujours.Mais puisqu\u2019il s'agit de déblayer la voie à la mise en opération de capitaux endormis, pourquoi ne pas créer une commission de recherches scientifiques destinée à découvrir nos besoins insatisfaits, nos richesses inexploitées, à étendre nos possibilités de consommation.Pourquoi ne pas rédiger un ouvrage de toutes ces possibilités avec explication très complète de tous les détails de fabrication d\u2019am- ballage, de présentation et de lancement publicitaire dans le public des consommateurs.Tout ceci pour dire que les industriels vont où ils veulent quand nous n'avons rien \u2018à leur donner.Pour ce qui est de donner nous avons assez donné dans le passé, ces dons ont été assez ruineux, qu'il serait insense de continuer cette politique.J.Tx UNE OEUVRE FORT ADMIREE DE LEO ARBOUR À L'EXPOSITION DE L'ARTISANAT py * RTS dienne-française.A l\u2019Exposition de l'Artisanat de l\u2019Ile Sainte-Hélène, on considère cette oeuvre du jeune sculpteur trifluvien Léo Arbour comme une des plus représentatives de la jeune génération artistique cana- M.Arbour est depuis deux ans élève de M.Elzéar Soucy, à l'Ecole du Meuble de Montréalneur à la faucille a été sculpté dans du tilleul canadien.Ce moisson- EN PAGE 3 : Appréciation des photos \u201c\u201cTavi\u201d\u2019 et de \u201cLa P*tite Forge\u201d à l'exposition de l\u2019Artisanat à l\u2019Île Ste-Hélène.Le programme des représentations données.cette semaine.au Cinéma de Paris, appelle certains commentaires.On peut y voir des scènes de la visite du roi et de la reine du Canada.La première projette sur l\u2019écran la partie de la réception québecoise où le roi prononce un discours français.La deuxième se rapporte à la pose de la pierre angulaire de l'édifice de la cour suprême du Canada, à Ottawa, alors que la reine parla aussi français.Cette bande prouve bien que la compagnie chargée de cinématographier les diverses phases de la visite de nos souverains, au Canada, a fait son devoir.L'omission de toutes les parties attestant le fait français au Canada serait alors l\u2019ocuvre de l\u2019entreprise qui a fait le découpage des films tournés.On peut juger par là du souci de vérité qui anime des compagnies le monde.Elles peuvent défigurer et donner un sens absolument \u2018faux à des événements dont le contrôle échappe aux spectateurs.culièrement les effets.ACTUALITES CINEMATOGRAPHIQUES Cette représentation française ne rend aucunement justice aux Canadiens-français, ni aux Canadiens-anglais.Les uns et les autres ont intérêt à sauvegarder le caractère bilingue officiel de notre pays, à prouver que le Canada comprend une double population.Pour que la justice soit respectée, il faudrait que la bande française soit présentée dans les mêmes salles que la bande anglaise.Mais il est à redouter que la pellicule française ne connaisse que le public de la province de Québec, pour satisfaire nos susceptibilités chatouilleuses, alors que la pellicule anglaise fera le tour des cinq continents.Ainsi dans l\u2019esprit de tous les peuples, la France n\u2019aura jamais possédé, colonisé et organisé matériellement le Canada, oeuvre immense dont les Anglais sont ensuite venus, par le fait de la dont le but est de nous présenter conquête, tirer de grands avanta- les actualités filmées à travers, ges sans avoir connu les jours héroïques de 1608 à 1701.Nos collaborateurs anglais dans l\u2019édification d\u2019un grand et riche pays devraient être les premiers Elles peuvent très facilement se à protester contre cette différen- mettre au service d\u2019une propa- ce de traitement accordée à une gande dont nous redoutons parti- pièce d\u2019archives aussi éloquente (Suite à la page 4.) 5 sous la copie CE JEUDI Drôle de salut.C\u2019est fini, la visite royale.Moi, qui vous en avais parlé bien avant qu\u2019elle nous arrive, vous pensez bien si j'ai eu souvent l\u2019envie d\u2019y revenir depuis.Mais vous avez vu combien discret je fus, n\u2019est- ce pas?C\u2019est-a-dire que j'ai laissé le champ libre aux copains de New-York, de Londres et de Paris, lesquels m\u2019ont fort bien remplacé, puisque \u2014 comme dirait probablement cet excellent journaliste qui s\u2019est révélé non moins excellent radio-repor- ter, Louis Francoeur ils ont copieusement gaffé un peu partout.Elle est partie, la visite.Et ce fut aujourd'hui même qu\u2019à Halifax on a entendu pour la dernière fois ces fameux twenty-one-guns dont je veux vous parler.Dites-donc, vous ne trouvez pas que c\u2019est là une façon bien drôle de saluer, vous autres?Je n\u2019ai pas assez souvent relu l\u2019Encyclopédie de la jeunesse pour pouvoir vous dire, comme ça, tout de suite, qu\u2019elle est l\u2019origine de ces vingt et un coups de canons que l\u2019on tire sur le passage du roi et de la reine.Mais je me doute bien, comme vous, que cela sort du fin fond des temps, aux jours où il n\u2019y avait pas les sifflets à la vapeur et surtout la radio à hauts-parleurs.Cela pouvait avoir sa raison d\u2019être alors, mais à cette heure .J\u2019ai trouvé ça caporal dans les trois XXX, si vous voulez le savoir.Et je suis bien d\u2019avis qu\u2019on m\u2019aurait pas dû transplanter cette faïon de dire bonjour à Leurs Majestés en terre d\u2019Amérique, mais la laisser dans cette Europe enfer .blantée (Oh! la, la; qu\u2019est-ce que je vais me faire passer par les copains s\u2019ils lisent celui-là .) où l\u2019on est plus habitué que nous autres à tirer du fusil.Tout au plus, cette pratique m\u2019a-t-elle permis de faire une petite expérience \u2018personnelle sur la loi physique de la répercussion des sons.Ainsi, pendant que les canons tonnaient sur nos côteaux, je me trouvais à l\u2019écoute de la radio, comme je crois vous l\u2019avoir dit dans le temps.Or, tandis ique j\u2019entendais instantanément la détonation dans l\u2019appareil, par mon oreille droite, elle ne parvenait à ma gauche que cinq ou six secondes après.Javais souvent lu des tas de calculs là-dessus, dans les gazettes de vulgarisation scientifique, mais jamais encore j'avais pu me rendre comte par mes propres oreil- es.(Suite à la page 4.) JEUDI, 15 JUIN 1939 LE BIEN PUBLIC EN Le soutien et l'élan des forces spirituelles.L'Ecole Canadienne, revue pédagogique de la Commission des écoles catholiques de Montréal, publie l\u2019article suivant, dans sa dernière livraison: \u201cL'Illustration\u201d de Paris (nu- Revue de la presse gallée 1 méro du 12 novembre 1938), renfermant un fort bel article du général Weygand, de l\u2019Académie Française.Le général Weygand a, dans le monde militaire, un nom, a juste titre, illustre.Bien qu\u2019il ne soit pas un écrivain de carrière, les études et les essais qu\u2019il a signés le classent parmi les grands écrivains.Parce que sa pensée est droite, ferme et claire, elle s'exprime dans une langue qui joint l\u2019élégance à la limpidité, la force à l'harmonie.L'article que nous venons de signaler s'adresse évidemment aux parents et surtout aux mai- tres des petits Français.Mais existe-t-il une différence si profonde entre ie petit Français et son cousin germain, le petit Canadien français?Les lois pédagogiques, excellentes pour la formation de celui-là, ne seront- elles pas de même excellentes pour la formation de celui-ci?En quelques lignes, à la fois concentrées et précises, le général trace tout un programme d'enseignement.Ecoutons, avec l\u2019attention qui convient, les conseils de cette voix autorisée.Weygand s'y connaît en hommes! \u201cSi forts qu\u2019ils soient, écrit-il, le corps et l'esprit ne feront rien de grand sans le soutient et l\u2019élan des forces spirituelles.L\u2019école, comme la famille et avec elle, a le devoir d\u2019allumer et d\u2019entretenir dans le coeur des enfants le plus fervent amour de la France\u201d.\u2019 \u201cLe soutien et l\u2019élan des forces spirituelles\u201d: l\u2019expression mérite d'être retenue.Les menaces d\u2019une civilisation matérialiste planent lourdement sur nous.Plus que tout autre peuple au monde, peut-être, il nous faut, pour sauvegarder notre foi, notre langue, notre caractère ethnique, le soutien et l\u2019élan des forces spirituelles.Ces forces permettront à notre corps et à notre esprit d\u2019accomplir de grandes actions.Mais sans elles, le corps et l'esprit ne sauraient rien produire dans l'ordre de la grandeur.Le général Weygand nous l'affirme.Et lui, qui a vu un si grand nombre d'hommes subir l'épreuve du feu, a pu constater et juger.Son témoignage tire une singulière valeur de son expérience\u201d, Conséquences possibles.L'Echo du St-Maurice entre- trevoit certains changements possibles à la suite de la visite de nos souverains.L\u2019égale considération qu\u2019ils ont accordée à toutes les parties de la population canadienne, le même accueil enthousiaste qu\u2019ils ont reçu partout sont bien propres à faire disparaître de nombreuses incompréhensions entre les Canadiens de source différente: \u201cVers 1860, avant la visite du Canada par le Prince de Galles, futur héritier de la Reine Vietoria, un grave malaise économique existait en ce pays.On n'y parlait pas d\u2019annexion, parce que les conditions économiques et politiques des Etats-Unis paraissaient alors fort instables, mais des milliers de familles de la pro- aR | vince de Québec désertaient le sol natal pour se répandre dans les centres industriels de la Nou- velle-Angleterre, dans la banlieue de Chigago, et jusqu'en Californie.Cependant, la tournée du Prince Edouard dans les colonies britanniques de l'Amérique du Nord, démontra l\u2019attachement de leurs habitants pour la Couronne.Il s\u2019ensuivit une migration de capitaux anglais qui stimula des industries naissantes.\u201cEn 1919, lorsque ie petit-fils du précédent, qui devait succader à son pèregGeorge V, fit une tournée triomphale de trois mois au Canada, son succès prépara I'apaisement des passions soulevées pendant la guerre.On parla moins de nationalisme en Canada français, et moins d'annexion dans l\u2019ouest.À Winnipeg, où les communistes avaient tenté le coup d\u2019une grève générale, le Prince de Galies fut acclamé comme partout ailleurs.Immédiatement après son départ, un mouvement de bonne entente rapprocha les éléments québecois et ontariens.L'unité fut rétablie, du moins en apparence, et la reprise des affaires fit oublier les inquiétudes politiques passées.\u201cCette année, la venue de Leurs Majestés en Canada prend les proportions d\u2019un véritable triomphe.Le prestige personnel du Roi et de la Reine sont pour beaucoup dans cette brillante réussite, mais l'institution royale et le lien britannique en profitent .énormément.D'ailleurs la sagesse des discours prononcés par les jeunes Souverains qui parlent également bien l'anglais et le français calme les inquiétudes des minorités.Ils admirent 1'attachement aux traditions et encouragent les aspirations nationales.On en présume qu'une ére de modération suivra leur passage en Canada, avec une affluence de capitaux anglais qu\u2019on désire placer dans un pays aux conditions heureuses et stables.Cette dernière note accompagne presque tous les commentaires que la presse anglaise et américaine consacre à cet événement sans précédent.Si cette promesse se réalise, la visite de Leurs Majestés le Roi et la Reine du Canada laissera plus qu\u2019un souvenir agréable.\u201d Exemple de la Grèce.\u201cLa Tribune\u201d de Sherbrooke donne une longue citation du \u201cJournal officiel d\u2019Athènes concernant la presse de ce pays.À la suite de la presse parisienne qui juge cette législation très heureuse, La Tribune croit que des mesures sembables devraient être adoptées au Canada pour le plus grand bénéfice des journaux et de leurs lecteurs: \u201cLe \u201cJournal officiel\u201d d\u2019Athènes a promulgé récemment une loi concernant la presse, en Grèce.Il est intéresant d'y relever les considérations suivantes: \u2018Toute personne désireuse d\u2019éditer un journal, magazine ou imprimé périodique ne pourra y être autorisée que si elle est en mesure de justifier d\u2019une bonne moralité, d'une instruction générale suffisante et de toutes les capacités requises dans ce domaine de l'activité.Elle devra, d\u2019autre part, avoir son domicile fixe en Grèce, et sera tenue de verser, au moment du dépot de sa demande de licence, une caution d'un montant variable suivant le lieu choisi pour le siège de l'entreprise.vra être inscrit au registre des ministère de la Presse\u201d.\u201cA ce propos, un périodique parisien fait remarquer qu'il serait désirable de voir cette loi appliquée en France.Et pourtant.la France n'a pas trop à se plaindre de ses journaux qui, sauf quelques déplorables exceptions, restent parmi les mieux rédigés et les mieux informés du monde.! \u201cQuoi qu'il en soit, la législation du gouvernement grec sur la presse pourrait, en partie du moins, être imitée avec profit en notre pays.Certaines dispositions concernant la moralité et l'ins- | truction des.personnes qui se mê- \\ lent de fonder ou de rédiger un journal ou une revue semblent, en tout cas, avoir pour but de re- | hausser le ton des oeuvres de presse, voire même de les assainir.\u201d | Contradiction ministérielles.| La commission fédérale du fonctionnarisme vient de soumettre son rapport annuel.Léopold Richer écrit dans Le Devoir que c'est \u201cun rapport pour rire\u201d.Il le! qualifie de la sorte parce qu\u2019il est décevant, ne donnant pas les ; renseignements que cette organi- | sation devrait fournir au public\u2018 et soulignant surtout le travail des commissaires.Le rapport de cette commis- \u201cTout rédacteur de presse de- la preuve que les autorités fédé- sion nous fournit une fois de plusfait plusieurs nominations rales ignorent constamment le journalistes tenu à jour par le nouveau statut international conféré à notre pays par le statut de Westminster.Ce rapport est adressé au gouverneur général et commandant en chef du Dominion du Canada, désignation qui devrait être remplacée par vice- roi du Canada.Les commisssaires déclarent aussi que la commission se conforme aux exigences de la loi Lacroix stipulant que les titulaires d\u2019un emploi local dans une province doivent se qualifier dans la langue (anglaise ou française) de la majorité des personnes avec lesquelles ils sont tenus de traiter.Mais Léopold Richer oppose à cette partie du rapport les déclarations de Fernand Rinfret de qui relève la commission du fonctionnarisme:\u201d \u201cLa Commission dit donc que la loi Lacroix a été observée fidèlement.Que déclarait M.Fernand Rinfret, secrétaire d\u2019Etat, le 2 mai dernier?Voici ce que rapporte le Hansard à ce propos: \u201cJe puis dire à la Chambre que, depuis que la mesure législative (la loi Lacroix) figure dans le recueil de nos lois, son application par la Commission du service civil a suscité des difficultés dans plusieurs régions.Je tiens à rendre hommage à la Commission.Elle s\u2019est efforcée de se conformer au principe qui inspire la certaines régions.Elle a\u2019dû aussi adopter des règlements qu'elle nous a soumis.Ces règlements ne semblaient pas satisfaisants Elle les a modifgiés et, enfin, soit dit sans la moindre intention d'enlever a l'honorable député (M.Wilfrid Lacroix) le mérite qu\u2019il s\u2019attribuera sans doute pour une mesure de ce genre, elle (la Commission) ne suit pas les gj.positions de la loi mais cherche a s'adapter, malgé la loi, à la situation du pays\u201d.\u201cMalgré la loi\u201d \u201cEcartons pour aujourd'hui l'espèce de dépit que M.Rinfret éprouve à l'endroit d\u2019un député qui a fait adopter une loi dont la nécessité se faisait sentir depuis longtemps, ainsi que les efforts qu\u2019il déploie pour enlever à ce député le mérite de son courage et de sa persévérance.Nous aurons d\u2019autres occasions d'en parler.Insistons plutôt sur la contradiction éclatante entre le texte du rapport annuel de la Commission du service civil et les paroles du ministère.La Commission déclare que la loi Lacroix a été observée fidèlement.M.Rinfret affirme que \u2018la Commission ne sait pas les dispositions de la loi mais cherche à s\u2019adapter, malgré la loi, à la situation du pays\u201d.\u201cCe malgré la loi est gros de conséquences.\u201d Tout cela est très joli, n\u2019est-ce loi et en conformité duquel elle a dans pas?\u201cNous savons tous bonne viande est dispendieuse\u201d, dit Mlle Dion, \u201cet que la viande mal cuite est du pur gaspillage.l\u2019électricité, il n\u2019y a pas d\u2019à peu près dans la cuisson des température se maintient exactement au degré requis.Qu'il s\u2019agisse du fourneau -ou des éléments du dessus, vous savez que vous pourrez obtenir la température uniforme-qu\u2019il faut pour une cuisson parfaite\u201d.» \u201cL'été est arrivé! N'oubliez pas que votre cuisine sera plus fraîche avec un poêle électrique! Faites-vous tarder\u201d.x Allez voir les derniers d'exposition la plus proche.THE e æ LECIRI PTY que la Avec viandes, car la l'eau en installer un sans modèles à notre salle {WATER & POWER COMPANY J EP OC TE AS RE etn = 3 rrANC DE STEAK Be ÀTuérersituacuk D CHOPINA EAU DOUIL- 1 TAME DE CHAPELUAD 1 TRANCHE DB JAMBON HACH environ une heure et demie.et servir avec le bouillon.TE A 20 Fy Recette STEAK FARCI 1 c.À Tif Da se.LANTS 1 \u20ac.À TABLE OIONON HAcHÔ 3 C.A TABLE BEURAE Essuyer le flanc ct assaisonner avec sel et poivre.Faire frire le beurre ee les oignons et ajouter les autres ingrédients.Fatcir le \u2018steak avec le tout et en recoudre les bords pour rouleau jusqu'à ce qu'il soie brun, ajoucer en former un rouleau.Faire frire ce chaude et laisser mijoter pendant Enlever le fil Ecrivez à Gabrielle Dion, Cuisinière experte Casier Postal 190 Trois-Rivières, Qué.Pour obtenir des renseignements additionnels sur la cuisson électrique. aa eee paies cxécotsr à Ja P'tite Forge Le BIEN PUBLIC HEBDOMADAIRE DU JEUDI pme 1 Buvez les Liqueurs KIST ORANGE KIST ev autres liqueurs KRIST LES TROIS-RIVIERES, JEUDI, 15 JUIN 1939 Ferronnerie Des F RÈRES LEBRUN Pour ca- 454 voyez nos Niverville part \u2014 | rms LES IRONIES DE L'HISTOIRE.Georges VI devant la tombe de Washington.2 \u2014\u2014 A l'occasion du passage des Souverains du Canada aux Etats-Unis, le président Roosevelt, avait mis au programme une cérémonie qui ne manaue pas de piquant.Le roi Georges VI a déposé une couronne sur la tombe de Georges Washington, chef de la révolution américaine contre l'Angleterre et homme qu\u2019un prédécesseur du roi actuel aurait fait exécuter si la révolte avait tourné 'autrement.Mais le sort des armes a voulu que cette révolution fut un succès.Ses auteurs sont des héros.Cette cérémonie, les honneurs rendus par le roi d'Angleterre au vainqueur de son prédécesseur, permet de rappeler un côté de la révolution américaine.Ce côté illustre le dessous de cette guerre et pourrait servir d'explication à toutes les autres.L\u2019argent a toujours été le nerf de la guerre.On peut voir quel rôle il a joué dans le soulèvement des colons anglais établis en Amérique contre leur mère-patrie.Quand il est question d'argent, aussitôt certains noms nous reviennent en mémoire.La maison des Rothschilds est de ceux-là.Elle a édifié sa fortune à la faveur des massacres de l'humanité.Je détache dans une publication les lignes suivantes: \u201cL\u2019aleul, Anselme Rothschild, vivait à Francfort-sur-Mein, en Allemagne, où il servait de banquier au landgrave de Hesse.Ce prince était le plus riche d\u2019Europe et il s\u2019enré- chissait surtout en faisant le commerce d'hommes pour la guerre.\u201cC\u2019est ainsi que, lorsque Georges II, roi d'Angleterre, voulut des soldats pour combattre les colonies révoltées de l\u2019Amérique, pour ne pas envoyer des Anglais combattre des Anglais (pas plus qu\u2019aujourd\u2019hui, l'Angleterre n\u2019avait d\u2019armée; elle n\u2019a toujours eu pour se défendre que des mercenaires) il s\u2019adressa au Landgrave qui lui fournit un régiment de Hessiens, de 16,800 hommes, moyennant paiement par Georges III de $20,000,000.\u201cLe landgrave confia ces $20,000,- 000 a son banquier Rothschild pour les faire fructifier, chacun tirant sa part de profit.Vu qu\u2019il y avait une guerre en Amérique et que la guerre commande toujours de gros intéréts pour les préteurs de capitaux, Rothchild jugea sage de prêter l\u2019argent, à Son congénère, le juif américain Hvam Solamon.Ce dernier prêta, à plus gros intérêts, à Morris, le propo- Se au financement de la guerre par Georges Washington.\u201cC\u2019est ainsi que l\u2019argent fourni par Georges III pour payer une armée Servit à financer les adversaires de Georges III.Rothschild et Solamon profitaient aux deux bouts, pendant qu'Américains et Anglais ou Hes- Slens s'entretuaient sur les champs de bataille.\u201d Encore aujourd\u2019hui, on parle d\u2019argent entre l\u2019Angleterre et les Etats- Unis.Le représentant Sweeney, démocrate de l\u2019Ohio, a profité de la présence du roi pour rappeler que l\u2019Angleterre doit plusieurs millions em- Pruntés aux Etats-Unis durant la der- .Niere guerre.M.Sweeney prétend Que si l\u2019Angleterre a les moyens de Tearmer et de faire voyager son roi (il oublie que ce voyage coûte plu- Sleurs millions au Canada), il serait tonvenable qu'elle pense à remettre Ses dettes de guerre.Si les Anglais ont fait la dernière Büerre aux dépens des Américains, \u2018es derniers ne devraient pas oublier «JW'ils ont fait leur première avec yrgent du roi-d\u2019Angleterre.C\u2019est un À l'Île Ste-Hélène dans tous les restaurants de la Mauricie, L\u2019ARTISANAT TRIFLUVIEN : PHOTO ET FER FORGE, FORT APPRECIE Nous avons déjà informé nos lecteurs du choix des Frères Lebrun, de \u201cLa Petite Forge\u201d, pour représenter Vartisanat du fer forgé à la grande exposition de l\u2019Artisanat de chez nous, qui se tient actuellement à l\u2019Ile Sainte-Hélène sous les auspices de la Commission du Troisième Centenaire de Montréal.Le pavillon des Frères Lebrun est l\u2019objet d\u2019un intérêt tout particulier de la part des visiteurs à l'Exposition.Un autre objet de curiosité bien justifiée est la série de photographies de \u201cTAVI qui ornent les murs des pavillons.Le chroniqueur artistique de \u201cLa Presse\u201d, Reynald, a souligné tout particulièrement dans sa chronique de samedi dernier, la valeur des deux représentants tri- fluviens à l\u2019Exposition de l\u2019Artisanat.Voici les lignes qu\u2019il consacre à l\u2019abhé Tessier et aux Frères Lebrun:\u2014 Les photos \u201cTavi\u201d \u201cL'abbé Albert Tessier, des Trois-Ri- vières, l\u2019apôtre du régionalisme et l\u2019animateur de toute une portion de l'éveil mauricien, a prêté à l'exposition une série de photographies qui ornent les murs des corridors.On y relève la signature TAVI, qui se trouve aujourd'hui sur tant de ces premiers plans au réalisme savoureux et substantiel qui vous sautent aux yeux et à l'esprit sur la couverture de certains magazines de choix.La collection forme une documentation complète sur les visages, la campagne, les oeuvres d\u2019art domestique de chez nous.Les descriptions se perdent dans une profondeur réalisée par le choix averti du papier mat, ou bien les visages se découpent en traits burinés pour happer votre attention au passage et vous dire quelque chose de l'âme de la glèbe.\u201d Les Frères Lebrun \u201cLes objets sortis de la Petite Forge des frères Lebrun, de la Mauricie, débordent dans tout le corridor de transition entre les deux sections des casernes.Cadres de miroir, petites tables, lanternes d'allure antique, porte-bouquets, torchères, clôtu- rettes décoratives, menus objets, \u2014 tout cela dans un style d'une belle sobriété, aux effets sûrs.Et pendant que vous admirez, ils continuent, impassibles, à taper sur leur enclume et leur fourneau est rouge.\u201d Vivante leçon .\u201cVivante leçon de chose, continue Reynald, donné par des gens qui ont le coeur à leur métier et le sens du terroir, l\u2019exposition montrera aux milliers de visiteurs ce qu'il y a d'ingénieux, d\u2019adroit, d\u2019industrieux dans l\u2019activité constante, trop souvent oubliée, de nos artisans.Les contacts entre eux et le public ouvriront les horizons, arracheront nos arts domestiques a l'exploitation, permettront aux gens des beaux métiers de retrouver un bonheur réel à travailler chez eux, faisant corps avec leurs foyers et avec la sève du terroir.Chacun retrouvera ce que Lamartine appelle \u201cune dignité paysan- nesque dans les travaux domestiques\u201d, et André Siegfried pourra dire du Québec ce qu\u2019il disait de son pays: \u201cLe goût de la petite entreprise, de l'atelier familial, est le trait caractéristique de la nation française.\u201d Propagande française au Canada français Voici quelques justes phrases écrites ces jours derniers par M.Oemer Héroux: \u2018Une dépêche disait l'autre jour que M.Charles Mauras avait refusé de se battre en duel avec M.Jean Prouvost.Ce M.Jean Prouvost est le directeur de Pa- ris-Soir.M.Buré, de l\u2019Ordre, avait dit que M.Prouvost pourrait devenir directeur de la propagande française à l\u2019étranger.Sur quoi M.Maurras \u2014 et c\u2019est probablement la cause de l'affaire relatée par la dépéches \u2014 a caractérisé en termes durs le genre de journalisme que fait Prouvost.\u201cSi celui-ci devient jamais directeur de la propagande et qu\u2019il use dans ses fonctions des procédés que son journal a récemment employés à l'endroit des Canadiens français, le résultat \u2014 pour la France \u2014 sera sûrement pire que l\u2019absence de toute propagande.\u201d Ce M.Prouvost, en effet, semble plus fort de muscles que de largeur de vues.Au lendemain de la publeation des absurdités que l\u2019on sait dans \u201cParis-Soir\u201d, M.Maurras, à deux reprises, a tenu sur notre pays des propos qui sont ceux d\u2019un homme de haute culture et d\u2019une profonde pensée.Des paroles comme celles que vient de prononcer Charles Maurras valent à la France une propagande plus précieuse chez nous que la venue de personnages, genre Prouvost, qui devrait, avant de faire des rêves d\u2019ambassadeur, apprendre son histoire et sa géographie.R.D.retour tardif qui remet les choses en place.Mais dans toute cette finance internationale, rares sont ceux qui peuvent juger de la provenance des déplacements.L'argent prêté par les Etats-Unis a L\u2019Angleterre serait de provenance anglo-juive que personne ne serait surpris.LT * prosaïque et mérite d\u2019être évité.L'exode de nos fanfares.Nos deux fanfares triftuviennes ont l\u2019intention de s\u2019enlever le jour de la célébration de la fête de Saint-Jean-Baptis- te.Notre société locale prépare pour cette journée une manifestation patriotique d\u2019une ampleur considérable.Après cinq ans de célébrations intimes, notre fête nationale devrait remporter un succès.Quant à remplir un rôle absolument indispensable en cette occasion, nos deux fanfares préfèrent s\u2019envoler, faire un voyage, aller montrer sous d\u2019autres cieux la mâle vigueur des poitrines trifluvien- nes, parader sous les yeux d'étrangers plus admiratifs, montrer des uniformes, une discipline, une prestance que les Trifluviens sont habitués a voir et qui ne leur arrache plus ce petit murmure entendu ailleurs et si délicieux pour la vanité.Remplir un humble devoir quotidien, poser les mêmes actes sans relief, demeurer parmi les siens comme tout cela est A ce compte fallacieux, il conviendrait de déserter notre ville à tout jamais.J.T.Géographie, science négligeable.\u201c , .Trois-Rivières, la plus ancienne ville des Dominions, centre des grandes plaines agricoles canadiennes\u201d.Extrait de l'Illustration de Paris, édition du 27 mai.Et nous irons nous plaindre maintenant ! Voilà qui nous ramène du reportage de Paris-Soir.Les Français sont le premier peuple du monde.Ils peuvent évidemment se passer de la géographie.et tant mieux pour Trois-Rivières qui se voit ainsi par la plus grande revue de France doter d'états qu'elle aimerait bien posséder.C.M.Fils d\u2019une race fière Nous allons recommercer, pour le 24 juin, à chanter : \u201cT1 est né d\u2019une race fière.\u201d Nous suggérons aux orateurs de la Saint-Jean-Baptiste de 1939 de commenter la petite note parue récemment dans le Devoir et qui nous apprend que Québec détient le record de plaques et de monuments historiques non inaugurés \u201cFAUTE D\u2019ENCOURAGEMENT DE LA PART DES HABITANTS DE LA REGION.\u201d Et, excès d'humour, nous nous glorifions par surcroit de la devise du Québec: Je me souviens.Quatorze monuments du souvenir attendent chez nous qu'on veuille bien les inaugurer officiellement.Et, apres cela, il se trouvera des gens pour accuser la Commission des Sites et Monuments historiques d\u2019Ottawa de négliger la vieille province française du Québec ! Notre Capital-Histoire constitue pour nous une richesse inestimable.Quand allons-nous penser enfin à nous en occuper autrement que dans des phrases?La salive oratoire demeure un piètre hommage, un témoignage bien fugitif de fidélité et d\u2019amour! Un peuple sérieux n\u2019a pas le droit de s\u2019en contenter! Le représentant du Québec sur la Commission des Sites et des Monuments historiques du Canada est l\u2019honorable Juge Fabre-Surveyer.Il fait de l\u2019excellente besogne et le moins qu\u2019on pourrait attendre des populations dotées de monuments par le fédéral serait qu\u2019elles manifestent au moins une fois en public qu\u2019elles sont heureuses qu\u2019on ait mis en évidence des noms ou des faits de leur passé.Voici la liste des 14 monuments délaissés: Fort Crevier, Notre-Dame de Pierreville; Bataille de la coulée Grou ÉRivière- des-Prairies; Tadoussac; Fort Lennox, Ile-aux Noix; Le berceau de Montréal, Montréal; Bataille de Ulle-aux-Noix, Ile-aux Noix; Madeleine de Verchères, Verchères; Sir Wilfrid Laurier, Saint-Lin; Bataille du Lac des Deux-Monta- gnes, Senneville; Premier bâteau à vapeur canadien, Montréal; Marine royale, guerre de 1812-1814, He-aux-Noix; Lieutenant-Colonel Charles de Salaberry, Beauport; Sir John A.Macdonald, Saint-Pa- trice; ; Premier service postale, Montréal.Le TISSERAND Un confrère dans le deuil.Notre sympathique confrère, le notaire Jean Lafrenière, directeur du \u201cCourrier de Sorel\u201d et président de l'Association des Hebdomadaires, vient d\u2019être plongé dans un deuil cruel par la mort subite de son père, le Notaire J.B.T.Lafrenière, régistrateur du comté de Richelieu et ancien député de ce comté.Nous prions notre confrère et ami Jean Lafrenière ainsi que sa famille d\u2019agréer l'expression de notre vive et sincère sympathie. JEUDI, 15 JUIN 1939 LE BIEN PUBLIC La séance de lundi soir dernier, au Conseil municipal, n\u2019a duré que quelques minutes au cours desquelles on a autorisé la vente de deux terrains par la Ville.On a également pris connaissance du Tapport officiel du président du vote sur l'emprunt de $374.000.somme que la Ville se proposait d'appliquer à la construction d\u2019un troisième bateau-passeur pour le service municipal de la Traverse, entre Trois-Rivières et Sainte- Angèle-de-Laval.On sait que ledit règlement fut battu pâr une grosse majorité.e En attendant que soit établi un service d\u2019entretien de la Voirie municiapl qui permettrait l\u2019économie hebdomadaire tant désirée de S1.- 500 à S900, afin de pouvoir s\u2019en tenir aux prévisions budgétaires, la Ville a décidé de faire procéder au nettoyage de la chaussée pendant le jour au lieu d\u2019au cours de la nuit, comme cela se pratiquait habituellement.Abonnez-vous à \u2018\u2019HORIZONS\u2019\u2019 S1.par année.\u2014 10 c le numéro, La plus intéressante revue mensuelle illustrée publiée chez nous « * Demandez un numéro spécimen gratuit.1563 rue Royale.Trois-Rivières.\u2014\u2014 a 7 COMME A LA VILLE.Wie chronique municipale Toutefois, pour ne pas nuire à la circulation dans les principales artères, le travail continuera de se faire la nuit dans les rues commerçantes du centre, de même que dans les rues Saint-Maurice (jusqu\u2019à l'angle de la rue Saint- Paul) et Sainte-Marie et dans l\u2019avenue Laviolettee Afin d'éviter tout retard dans le service régulier de la Traverse, on a décidé que, dorénavant, on ne louerait plus les bateux- passeurs que nolisaient habituellement les différentes sociétés et associations paroissiales pour transporter les pèlerins au sanctuaire du Cap-de-la-Madeleine.© Pour représenter les intérêts de la Ville de Trois-Ri- vières auprès de la Commission des Transports qui siège - aujourd\u2019hui même dans notre ville, on a délégué M.Robert Ryan, maire-suppléant et premier conseiller de Sainte-Ursule, et le conseiller juridique de la Ville, M.Wilfrid Gariépy, député fédéral de Trois-Rivières.Ceux-ci Teprésenteront que la Ville, ne pouvant entreprendre elle-même la construction d'un nouveau pont au-dessus de la vie ferrée, à la rue Lejeune, a recommandé au gouvernement fédéral de s\u2019en charger en vertu de la loi autorisant l'aide aux sans-travail.INTERIM.MOTS CROISE MOTS CROISES No 57 À.G.* 1 HORIZONTALEMENT 1\u2014Sorte de pic à deux pointes.2\u2014Caoutchouc durci par la vulcanisation.3\u2014Unique.- Pronom relatif.4\u2014Assemblage de lattes.5\u2014Oiseaux domestiques.- Adj.numéral.6\u2014Préfixe.- Term.inf.- Emission de rayons.7\u2014Magistrat Qui rendait justice à Rome.8&\u2014Pièce de monnaie.- Fleuve d'Europe.9\u2014 Palais des princes ma- - hométans.- Terminaison d\u2019infinitif.VERTICALEMENT 1\u2014Transposition -d\u2019un article de compte \u201cpl\u201d.2\u2014Ancien nom de l'Espagne.- Pronom démonstratif.3.\u2014Consacrée religieusement.- Sans tache.4\u2014Enfoncer dans les sables mouvants.5\u2014Mesure chinoise.- Prénom masculin.6\u2014Genre de Singe d des forêts brésiliennes.- lable.7\u2014Pont de Paris.- Récréation- 8\u2014Masse de fonte coulée en sau- .mon.2 3 4 9\u2014Déplacer l\u2019axe d\u2019une pièce que l\u2019on veut tourner.SOLUTION No 56 A.G.1723456789 \u201c]PLACEMENT S IRENEmREMUE \u201c|lOSEmBRULM \u201cIMANTRIFMSE «I EMVAIRSEHR «| SARUSAmEDA \u201c| SISmEmETOI «| EMIEmCUIR oo] SARRIETTE Encouragez les Annonceurs du \u201cBien Public\u201d Aux Trois-Rivières, dès l\u2019automne de 1931, année de sa fondation, le guidisme catholique était en plein essor.Une première compagnie, avec ses trois équipes, poussait, sans hésiter devant les risques de l\u2019inconnu, sa marche en avant.Elle passait en tête, la première d\u2019un grand nombre d'autres qui suivraient la trace de ses pas.Cette responsabilité d\u2019éclaireuse, loin de l\u2019effrayer, la maintenait au- dessus de la médiocrité.Dans leur petit local, les guides d\u2019alors comme le font celles d\u2019aujourd\u2019hui, se réunissaient chaque semaine.La population trifluvienne se montrait, avec étonnement ces uniformes bleus qui sillonnaient la ville, se ha- tant vers la mystérieuse retraite de Ia rue Sainte-Marie.Le mystère ne pouvait toujours durer.\u201cLa joie est en dehors de tous les égoismes\u201d.Elle rayonne, elle se communique, il faut qu\u2019elle se donne.Et la joie régnait au local.Les premières guides savaient rire et chanter, même dans les difficultés.Aux heures les plus pénibles, quand il paraissait téméraire de soutenir la lutte contre des obstacles sans cesse grandissants, \u2018\u2018elles relevaient les coins\u201d et leur optimisme leur assurait la victoire.Les guides ne pouvaient se replier sur leur bonheur, égoiste- ment.Elles voulurent apprendre à d\u2019autres petites filles, comme \u201c.c\u2019est simple d\u2019aimer De sourire à la vie De permettre à nos coeurs D\u2019entr\u2019ouvrir la fenêtre Au soleil qui pénètre Et qui nous rend meilleurs\u201d.En 1933, trois nouveaux groupes se formaient, à Saint-Marc et à Saint-Pierre de Shawinigan, à Saint-Paul de Grand\u2019Mère.Et le mois de mai voyait sourire les premières jeannettes qui, à la Place d\u2019Armes, promettaient de \u2018\u2018faire de leur mieux pour être fidèles à Dieu, à leurs parents et à la loi de la Ronde.Pour faire chaque jour un plaisir à quel- qu\u2019un.\u2019 En 1934, deux nouvelles compagnies de guides s\u2019organisaient aux Trois-Riviéres.Tant de monde ne pouvait loger dans l\u2019étroit local.Deux déménagements successifs amene- rent les Guides à s\u2019installer définitivement dans leur local actuel.L\u2019on se rappellé l\u2019état pitoyable de ce qu\u2019on appelait alors, avec mépris, \u201cle poulailler\u201d et les propos malveillants, les critiques sévères, même, des prudents de ce monde qui clamèrent, ouvertement, l\u2019acquisition d\u2019un pareil local et déplorèrent la faillite assurée d\u2019une oeuvre qui aurait pu faire du bien, plus modestement.Si nous ajoutons à cela, les dépenses envisagées = d\u2019aménagement et d\u2019entretien du nouveau local, il y avait de quoi abattre les courages, les mieux affermis.\u2018| Mais, le Guidisme catholique est biti sur la foi.Un principe veut que la guide soit fiere de sa foi et lui soumette toute sa vie.La Providence avait voulu la naissance de cette oeuvre en pays trifluvien; Elle se devait de la maintenir tant qu\u2019elle procurait la gloire de Dieu et le bien des âmes.Les ouvrières ne refusèrent pas leur concours.Elles con- tinuérent courageusement leur mission, sans étonnement de voir une oeuvre, toute surnautrelle, incomprise de ceux \u201cqui ont trop de foir pour mourir, pas assez vour en vivre\u201d.Chaque jour, elles voyaient se réaliser le mot vrophétique de Monseigneur Comtois aux fondatrices: \u201cLes Ww A Le développement du guidisme catholique dans le diocese bons, ceux de qui vous pourriez attendre sympathie et encouragement, croiront faire oeuvre utile en vous persécutant.\u201d L'oeuvre a survéeu.S'il est juste de louer le courage et la foi de ceux qui- la confièrent à la Providence, il faut remercier ces bienfaiteurs, qui, avec une foi égale, une générosité et un dévouement absolus, prirent le risque de lui assurer la vie.La grande activité des guides, le camp annuel, devait aussi se ressentir de cet afflux de membres et élargir ses horizons.Le Lac Vert, un joyau de nos Laurentides, fut choisi pour le site du camp diocésain Monseigneur Comtois, comblant les désirs des Guides, permettait d\u2019y ériger un oratoire semi-public.Te bon Dieu était avec les guides et, quand \u201cDieu est avec nous, qui sera contre?\u201d Depuis le camp de La Verdière, égayé par les abris de toile blanche, les chants et les rires des enfants, a reçu, chaque année, pour une quinzaine de jours, une moyenne de 225 jeunes filles et fillettes.Le camp 1938, on se souvient des pluies diluviennes qui l\u2019inondèrent, fut, par excellence, le camp de la joie.Avec le sourire généreux des toutes premières guides, chaque ondée fut saluée par un : \u201cQuoi qu'il arrive, j'ai toujours [le sourire Je prends la vie, l\u2019ennui du [bon côté Car je me dis: \u201cle bon Dieu le [désire\u201d Et ça suffit pour me mettre en [gaieté.\u201d Le camp de 1939 réserve, aux campeuses, de nouvelles joies, avec de nouvelles difficultés.Des Guides iront, en éclaireuses, dresser leurs tentes sur les bords du lac Long, tout comme aux premiers temps du guidisme triflu- vien.Et nous verrons se répéter les mêmes gestes, se renouveler le même courage dans les moments périlleux et triomhper de tout, le bel optimisme guide, non plus, par quelques jeunes filles, trentaines.Si l\u2019optimisme des guides et le rayonnement de leur joie a fait tant de conquêtes, ne pouvons- nous souhaiter que la vague d\u2019enthousiasme, confiant et réfléchi, qui va déferler sur Trois-Ri- vières, à l\u2019occasion du Rallye, ne soulève des âmes généreuses et pleines d\u2019élan et ne les entraîne dans le courant du bien par le guidisme.Scalp BLEU.Ouverture.du.(Suite de la page 16.) Trudel et Arsenault, du Bellevue: 10-8, 6-1.A cause du temps incertain depuis le matin, à cause aussi de -l\u2019ouverture de la saison de tennis chez un autre club de la ville et des tournois et de la réception d'ouverture au Club de Canotage Radisson, l\u2019assistance fut un peu moins nombreuse que par les années passées, au club de Kerbodot, chemin des Forges.Toutefois, l\u2019accueil y fut tout le même qu\u2019à l\u2019accoutumé.À l'issue des matches, vers six heures, on servit le thé pendant que jouait l\u2019orchestre., Les matches de championnat du Bellevue, tant chez les messieurs que chez les dames se pour- suivent régulièrement.On en est rendu à la finale chez les premiers et les inscriptions vont bon train chez les dames.DES MATCHES D'OUVERTURE AU CLUB B-C-D-H Ce club de tennis a également inauguré la présente saison, gj.manche dernier, par des matches dont voici les résultats : Simple-messieurs: | G.Parent bat R.Abran: 6-3.Double-messieurs: M.Paquin et R.Brabbin battent G.Latour et P.Deléan: 3-6, 6-4, 7-5; J, Lamoureux et J.Lajoie battent G, Bellavance et F.Germain: 643, 3-6, 6-3.Simple-dames: Mlle G.Loranger bat Mlle L.Lampron: 6-4, 6-3.Double-dames: Milles G.Deschênes et J.Fortier battent Miles A.Cloutier et S.Guillemette: 6-1, 6-3.Drole de salut.(Suite de la page 1.) Mais là n\u2019est pas la question; je crois vous l\u2019avoir dit tout à l\u2019heure.C\u2019est assez sauvage, assez barbare, cette façon de tirer du pétard quand on veut être poli pour la visite.Et je n\u2019en démords pas.La chanson dit, elle: \u201cDrôle de copain, sacré copain .\u201d Et moi, je dis: drôle de salut.GUEVREMONT.Actualité.(Suite de la page 1.) mais, par des trentaines et des que la reproduction cinématographique de la visite de nos souverains.Leur silence, leur inaction prouverait une mauvaise volonté qui serait la totale dénégation des paroles du roi à Québec sur la coopération et l\u2019harmonie existant au Canada entre Français et Anglais et donnée en exemple au reste du monde dans l'intérêt de la paix.Dans une autre partie des actualités présentées au Cinéma de Paris, il est question de la conscription en Angleterre.Le commentateur déclare que cette mesure du gouvernement portera l\u2019armée anglaise à un million d'hommes en l\u2019espace de six mois et que les états totalitaires voient d\u2019un très mauvais oeil cette augmentation de la force militaire anglaise.II ajoute (à propagande) que la conscription sera probablement adoptée par les dominions de l\u2019Angleterre.Si toutes ces bandes d\u2019actualités ne mentaient pas aussi effrontément, il y aurait lieu de redouter une pression du gouvernc- ment de Londres sur le gouvernement canadien libre, autonome, indépendant, affranchi, émancipé.L'extension verbale de la con- cription à tous les peuples de la communautés des nations britanniques peut aussi avoir pour but d\u2019inspirer une sainte crainte aux adversaires des deux grandes démocraties européennes (le nazisme et le facisme).Le communisme, fils naturel de la démocratie, n\u2019est plus son adversaire.Il épouse la mère de toutes les démocraties.oo! J.T.Les besoins Téels une fois satisfaits, les choses matérielles contribuent peu - au bonheur véritable et y nuisent souverit.LAMENNAIS. v JEUDI, 15 JUIN 1939 Réponse à de fausses accusations contre les hebdomadaires ruraux De nouveau, elles sont l'objet d'attaques de la part des imprimeurs de Montréal.\u2014 On prétend qu'elles payent mal leurs ouvriers.\u2014 On les a d'impression à Montréalccuse de solliciter des trovaux \u2014 La ville de Montréal est-elle un champ d'action fermé?\u2014 La simple vérité, relative aux journaux hebdomadai res.Les imprimeurs de Montréal recommencent leur injuste campagne contre les journaux hebdomadaires de la province, publiés dans les centres ruraux.De nouveau, ils vont exercer des pressions diverses pour que ces journaux soient assujettis à la convention collective de l\u2019imprimerie, telle qu\u2019en vigueur à Montréal.C\u2019est ce qui ressort de déclarations faites ces jours derniers par M.G.-A.Gagnon, président de la Fédération nationale catholique des métiers de l\u2019imprimerie.À en croire M.Gagnon, les hebdomadaires ruraux feront le sujet d\u2019un des plus importants débats qui seront soulevés au prochain congrès de la Fédération, lequel se tiendra à Québec, les 8 et 9 septembre.Dans une déclaration communiqués au journal \u201cLe Canada\u201d, de Montréal, en date du ler juin.M.Gagnon vide son coeur à l\u2019endroit des hebdos.Il porte conte eux les mêmes accusations de toujours, qui se résument à deux principales: loque les hebdomadaires paient mal les ouvriers à leur emploi; 20\u2014que les ateliers qui publient ces journaux obtiennent à Montréal des contrats d\u2019impression.Après quoi M.Gagnon conclut: \u201cNous avions donc raison de vouloir assujettir Iles hebdomadaires ruraux à notre contrat collectif.Non seulement leurs employés.eussent bénéficié de salaires minima, mais les ouvriers de Montréal eussent été mieux protégés.\u201d .\u20ac *e Disons tout de suite que M.Gagnon, et les intérêts que l\u2019on sent derrière lui, aussi bien certains maîtres-imprimeurs de Montréal que certains groupements ouvriers, ont une attitude odieusement fourbe à l\u2019endroit des journaux qu\u2019ils poursuivent de leur hargne, pour ne pas dire de leur jalousie mesquine.En ce qui regarde lesiemployés des hebdso, M.Gagnon et ses inspirateurs, ou ses bailleurs de fonds, mentent tout simplement, ou ignorent ce dont ils parlent.Si les ouvriers des journaux ne sont pas soumis à un contrat collectif de travail, ils n'en sont pas moins payés convenablement, et dans de nombreux cas mieux que les ouvriers de Montréal, parce qu\u2019ils sont employés 52 semaines dans l'année, sans perte de temps.La preuve la plus certaine que ces ouvriers sont bien traités, c\u2019est que l\u2019immense majorité d\u2019ente eux sont satisfaits de leur sort, qu\u2019ils sont à l\u2019emploi de leurs patrons depuis de nombreuses années, et ne songent pas du tout, par exemple, à se transporter à Montréal.Une autre preuve se trouve dans la facilité qu\u2019ont les hebdomadaires ruraux à embaucher, à Montréal même, les imprimeurs qui seraient censés connaître là-bas le paradis sur terre, et même un peu plus.Quand M.Gagnon prétend que les ouvriers des hebdo- Madaires sont insuffisamment payés, toutes proportions gardées, que les imprimeurs montréalais, on voudrait bien qu\u2019il fournisse des preuves.On voudrait qu'il dise sur quoi il se base, au lieu de se contenter d\u2019affirmations Plus ou moins gratuites.Pour sa Part, le signataire du présent article est en mesure de dire qu\u2019aucun agent ou représentant de M.Gagnon ne l\u2019a consulté, quant 2.aux salaires payés au \u201cCourrier de Saint-Hyacinthe\u201d, Dans ces conditions, comment M.Gagnon pourrait-il prétendre que les ouvriers de son journal sont mal payés.© e Quand les imprimeurs mont- réalais se plaignent que les hebdomadaires ruraux sollicitent à Montréal des travaux d\u2019impression, ils se mettent dans une situation ridicule.Est-ce que les imprimeurs de Montréal ne viennent pas écrémer, chaque fois qu\u2019ils en ont l\u2019occasion, dans toutes les petites villes où les heb- dos sont publiés?Est-ce que les imprimeurs montréalais se gênent?Il y a plus, et plus grave., Est-ce que M.Gagnon aurait l\u2019audace de prétendre que la loi de la concurrence n\u2019existe plus dans cette province, et que la ville de Montréal, où habite la moitié de la population du Québec, doit être un champ d\u2019action fermé à qui n\u2019a pas feu et lieu dans la métropole?Est-ce que M.Gagnon ignore que les fournisseurs des hebdos sont presque tous à Montréal?Est-ce que M.Gagnon ne sait pas que les commandes de machinerie et de matériaux, données à Montréal, profitent à des citoyens de Montréal?Est-ce que M.Gagnon aurait l\u2019impudence de prétendre que les hebdos doivent envoyer sans cesse leur argent à Montréal, et ne jamais toucher un sou de revenu à Montréal?Est-ce que M.Gagnon ignore encore que nombre d'imprimeurs montréalais connaissent assez mal leur métier, et que c\u2019est pour le mieux connaître qu'eux, avoir plus de culture et de goût qu\u2019eux, plus de personnalité dans la conception et la réalisation des travaux typographiques, que les imprimeurs ruraux, souvent, attirent vers leurs ateliers les travaux que M.Gagnon et ses semblables se plaignent de voir échapper aux établissements montréalais?L\u2019argumentation de M.Gagnon, dans son ensemble, est simpliste.La vérité, c\u2019est que les hebdos traitent bien leurs ouvriers.La vérité c\u2019est que quelques imprimeurs ruraux sont actifs, agressifs, travailleurs, alors que certains imprimeurs montréalais sont endormis, qu\u2019ils travaillent selon des principes désuets, qu\u2019ils ne soupçonnent pas ce qu\u2019a été, depuis quelques années, l\u2019évolution de l\u2019imprimerie.Il y a là des aspects que M.Gagnon serait bien inspiré d'examiner de près.Harry BERNARD.(Le Courrier de St-Hyacinthe.) AVIS DANGER \u2014 CHAMP DE TIR TROIS-RIVIERES Des exercices de tir à la mitrailleuse auront lieu au champ de tir de Trois-Rivières du 3 juin au 31 octobre 1939.La zône dangereuse cmporend tout le terrain du ministère de la Défense nationale jusqu\u2019à 1,500 verges au nord-ouest des limites de la ville.Des avis ont été placés à cet effet sur tous les chemins qui mènent à ce territoire.PAR ORDRE du Ministre de la Défense nationale.31/5/39.(8-15 juin.) LE BIEN PUBLIC N TT my \u2014\u2014\u2014 = Heure de réparation pour la féte du Sacré-Coeur.Tous les membres de l\u2019une ou l'autre des Oeuvres ayant leur réunion au Couvent de Marie- Réparatrice: Dames de l'oeuvre des Conférences, Membres de la Récollection mensuelle, Membre de l\u2019adoration, retraitantes, etc.sont instamment priés de se joindre aux ZELATRICES et aux Membres de l\u2019ASSOCIATION DE MARIE REPARATRICE pour faire une heure de réparation vendredi soir, fête du Sacré- Coeur de 8.30 h.à 9.30.Cet exercice sera prêché par le Révérend Père Bernardin Verville, o.f.m.Invitation pressante à tous.PROCHAINES RETRAITES FERMEES Toutes les intéressées sont priées de s\u2019inscrire sans retard pour les prochaines retraites fermées au Monastère de Marie-Ré- paratrice, 865, St-Charles, Trois- Rivières; du 22 au 25 juin, jeunes filles, du 27 au 30 juin, institutrices, du 2 au 5 juillet, jeunes filles de 15 à 17 ans; du 7 au 10 juillet, jeunes filles.Serrure de 19 livres cl'hoto LPS) Cette pièce est une serrure dormante, toute de bronze, pesant 19 livres.Ln clef seule pèse une livre ct demie.Ce spécimen de In collection de M.John-A.Durand provient des anciennes casernes de l\u2019ile Sainte-Hélène, construites en 1825.En haut, à gauche, ,uno serrure à pène réversible et à droite, serrure provenant de la première maison en pierro érigée en 1829 au sud du village de Maple à Toronto dont le propriétaire était Rodrick Campbell.SA L\u2019enseigne Joubert di ue le marchand Fond \u2018de in véritable crème glacée MelOrol.| Quand 1 de la crème Elacée, demandez MelOrol.Ches tous-les dépositaires Joubert.De gauche à droite, Emilie, Annette, Marie, plaisir inouï à mordre dans un morceau de crème glacée MelOrol! x 5 7 Sk Cécile et Yvonne ont un LA CREME GLACEE Choisie pour les jumelles Dionne Les fameuses Jumelles, mangeant un cornet de MelOrol, à leur anniversaire de naissance.Quelle fête pour ces enfants! On leur a donné de la crème glacée.Et naturellement on ne pouvait leur offrir que la meilleure des crèmes glacées.Les gardiens des Jumelles n'offrent aux enfants que des produits irréprochables, et voilà pourquoi ils ont choisi MelOrol de préférence à toute autre crème glacée.Chaque rouleau de MelOrol, qui est une portion indivi- dueile, est enveloppé automatiquement dans le congélateur même.Du point de'vue sanitaire, cette enveloppe est une grande protection pour MelOrol: elle lui conserve sa pureté, sa fraicheur et sa saveur délicieuse.Essayez la créme glacée MelOrol aujourd'hui même! Essayez-la dans les cornets, dans les sundaes et les laits maltés.Madame, exigez MelOrol pour vos enfants! stor JEUDI, LE BIEN PUBLIC \\ La vie ouvrière en Mauricie Contrat de la construction Les Syndicats dont les ouvriers sont intéressés dans l\u2019industrie du bâtiment présentent actuellement au Gouvernement Provincial des résolutions dans le genre de celle-ci: \u201cAttendu que d\u2019après le décret 1115 sanctionnant le Contrat Col- \u2018lectif des métiers du bâtiment, article 11, paragraphe b aliéna 2, les travaux de réparation aux immeubles dont le coût, salaires et matériaux compris, n\u2019excède pas $2,000.00 ne sont pas assujettis aux dispositions du décret.\u201d \u201cAttendu que cette exemption des réparations de moins de $2,000.occasionne une perte considérable dans les gages des ouvriers travaillants sur vaux.\u201d \u201cAttendu* que ccs exemplions aménent l\u2019empiètement de plu- ces tra-: , contribuer au succès de la pro- sonnellement au Ministère du Travail pour demander que le Contrat Collectif soit amendé dans le sens cité plus haut.Invitation aux charpentiers-menuisiers Que tous les charpenters-me- nuisiers qui ne travaillent pas ou qui s\u2019attendent de finir sous peu l'ouvrage qu'ils ont commencé, viennent s\u2019enregistrer au Secrétariat des Syndicats Catholiques 983 Royale.Chacun devra présenter sa carte d'identité pour prouver qu\u2019il est bien citoyen de Trois-Rivières.Char allégorique Le Conseil Centrai a décidé de cession de la S.Jean Baptiste par ser au bureau leurs difficultés.\u201cLa plupart du temps les protestations s'élèvent lorsqu'il y a des congédiements sur les chantiers de construction.Rien d\u2019étonnant qu\u2019après certain temps un groupe de manoeuvre qui avait servi à creuser la cave ou à couler le ciment soit libéré pour une période plus ou moins longue.La construction, de nos jours surtout alors qu\u2019il y a un si grand nombre de chômeurs à la disposition des contremaîtres, se poursuit avec une rapidité extraordinaire; alors qu\u2019il y a une décade seulement, les ouvriers étant plus rares, le contremaître se voyait obligé de faire travailler tout son monde ct de les employer tout le temps de la construction de crainte d\u2019en perdre un seul d\u2019entre eux.I! y a bien aussi les contributions qu'ils doivent donner à Q 0 pe S508 Ge 0 0 NATIONALE 202 ouest, rue Ontario, pris Bleury - Montréal 15 JUIN 1939 MÉLANGÉ ET EMBOUTEILLÉ AU CANADA 13 oz.$1.20 = 25 oz.$2.20 = 40 oz.$3.50 RUT (J Bg sieurs ouvriers d'un métier sur le le don d'un char allégorique.Le domaine des ouvriers d'un autre\u2018 plan n'en a pas été arrêté mais l'organisation qui font couler beaucopu de salive.II en est métiel ei que cela est contre Iin- | térêt des ouvriers eux-mêmes en même temps que ceci s'exerce au\u2019 grand détriment de ceux qui font exécuter l'ouvrage employeurs professionnels ou propriétaires d'immeubles.\u201d \u201cAttendu que tous ces désordres empêchent l'avènement de véritables compétences pour chaque métier comme on l'a tant désiré depuis déjà longtemps.\u201d Les Syndicats Ouvriers Nationaux Catholiques prient une fois de plus le Gouvernement Provincial d\u2019apporter au Contrat Collectif des métiers du bâtiment un amendement qui aurait pour effet d\u2019enlever cette clause qui exempte les réparations de moins de S2000.00 afin que les ouvriers puissent être protégés aussi bien sur ces travaux de réparations que sur les travaux de constructions nouvelles.\u201d Nombreux sont les ouvriers qui nous disent avoir écrit peron nous dit qu'il cadrera avec les autres chars montés par la Société S.Jean Baptiste pour quel'ensemble de toutes les voitures réponde aux exigences du thème de la procession.Quelques critiques L'Agent d'Affaires, M.Emile Tellier, fit la résumé habituel du travail accompli au Sécrétariat et surtout donna des explications relatives aux critiques qui se font actuellement -par ci par là.aq: 1 \u201cNous Temarquons, dit-il que depuis quelque temps les ouvriers qui ont quelques griefs a exposer viennent au bureau du Secrétariat, nous les avons d\u2019ailleurs maintes fois invités à le faire.Presque toujours après que nous avons causé avec eux nous constatons ensemble que le tout était basé sur des oui-dire.A plusieurs reprises aussi nous avons pu aider des ouvriers qui se sont félicités d\u2019être venus expo- qui affirment avoir payé de un à trois dollars au Syndicat et ne pas avoir été embauchés ou n\u2019avoir travaillé que quelques jours.Voici, une fois pour toutes, des explications que tous devraient savoir, \\as uns pour qu\u2019ils y trouvent la réponse à leurs nombreux points d\u2019interrogation, les autres pour se donner Jes arguments nécessaires à la réfutation des critiques malveillantes qui font tant de tort à l\u2019organisation ouvrière et qui en définitive vouent à l'insuccès les revendications de la masse des travailleurs.D'abord il est plus que logique qu\u2019un ouvrier qui ne fait pas l\u2019affaire d'un employeur, soit qu\u2019il ne travaille pas suffisamment, soit qu\u2019il n\u2019obéisse pas aux ordres du contremaître, ne peut s'attendre a demeurer sur le chantier indéfini- : ment.Mais nous pouvons affirmer et prouver que jamais nous n\u2019avons fait quelque démarche que ce soit pour faire congédier un hom- Ajustement parfait de vos chaussures SERVICE DE RAYON - X GRATUIT INE Chaussures printanières J.A .Gosselin vous offre les dernières nouveautés dans les meilleures marques de chaussure.SES PRIX DEFIENT TOUTE COMPETITION \u2014 Une visite vous en convaincra \u2014 J.A.GOSSELIN Orthopédiste Technicien gradué Agent exclusif aux Trois-Rivières pour certaines des meilleures marques de chaussures.1392 HART TEL.: 537 me afin qu\u2019un autre prenne sa place, comme des malins se plaisent à le dire.Au contraire l\u2019organisation s'intéresse vivement à chaque cas de congédiement qui lui est soumis et lorsqu'il y a quelque lueur de réembauche- ment nous demandons instamment à l'employeur de reprendre l\u2019ouvrier congédié.APPELEZ Bien plus, nous avons refusé un grand nombre d\u2019ouvriers qui ont offert d\u2019entrer dans un de nos Syndicats et de payer leur droit d\u2019en:sée avant même de travailler.Nous avons refusé ces nouvelles adhésions parce que nous savions que ces aspirants auraient éprouvé quelque animosité vis à vis notre organisation s'ils n\u2019avaient pas eu de travail par la suite.Nous avons préféré attendre et les accepter comme membre seulement après qu\u2019ils eurent travaillé pendant un-cer- tain temps.Il se trouvera toujours des dénigreurs, mais tout de même le POUR VOS D'IMPRESSION À En-tétes de lettres * Communiqués jour vient où le Syndicalisme ca- À Factures % Cartes tholique pourra par l'appui que tous lui accorderont contribuer À Catalogues À Buvards fortement à l\u2019organisation vrai- À Brochures X Circulaires \u2019 ment sociale de la vie économi- 1\u201d .que Après des explications de l\u2019agent d\u2019affaires, le Président du Conseil Central, M.Jos Corriveau nous donna une idée du service que pourrait rendre aux syndicats affiliés l\u2019application du système d'assurance dont jouit actuellement la Fédération de la Pulpe et du papier.Le Vice-Président fit ensuite un petif exposé du travail qui s\u2019accomplit à Shawinigan.Secrétariat des Syndicats Ouvriers Nationaux Catholiques.IMPRIMERIE DU LIEN PUBLIC #.wi.is 1563, RUE ROYALE TROIS-RIVIERES POUR TOUS vos COMBUSTIBLES APPELEZ 437 PESEE AUTOMATIQUE LIVRAISON RAPIDE SERVICE IMPECCABLE CHARBONS - HUILES - BOIS XX Des milliers de clients satisfaits.Charbonnerie St-Laurent, Ltée Rue Du Fleuve.Succ.rue Milot.SITUATION LUCRATIVE travailler pendant leurs études.D te no 81 à l\u2019Ecole T.S.R, C., 3 bis, rue d'Athènes à Paris (9e).a Agréable, Indépendante et Active Dans le Commerce ou l\u2019Industrie \u2014 Sans Capital Par ces temps de chômage où tant de personnes des deux sexes sont sans emploi, il est regrettable qu'on ne sache pas que les industriels de \u201cL'Union Nationale du Commerce Extérieur\u201d (Association mutuelle), 3 bis, rue d'Athènes à Paris, (9e), disposent de nombreuses situations lucratives sans candidats.Pour une situation lucrative d'agent commercial ou chef de vente, ou si vous préférez la vie sédentaire, de directeur commercial, si vous avez des références prouvant vos capacités, vous n'avez qu\u2019à écrire en indiquant vos antécédents à la direction de \u201cL'Union Nationale\u201d.Si vous êtes débutants et voulez vous préparer rapidement en gagnant, même par correspondance, adressez-vous à : .- \u201cL\u2019Ecole Technique Supérieure\u201d de Représentation et de Commerce fondée et subventionnée par \u201cL\u2019Union Nationale du Commerce Extérieur\u201d pour la formation de négociateurs d'élite, Tous les élèves trouvent des situations Ils sont retenus d\u2019avance par les industriels qui les font emandez la\u2019 brochure: gratui- JEUDI, 15 JUIN 1939 LES NOTRES AILLEURS Ii ne se passe pas de semaines que nous n'apprenions qu\u2019un personnage, qui vient de se signaler d\u2019une façon ou d'une autre, est d'origine canadienne-frangaise.Observons bien de ce côté, et l\u2019on fera des trouvailles.On découvre des nôtres dans un peu tous les do- naines à l\u2019étranger./ Les Canadiens sont partout et l\u2019on a dit que lorsque l\u2019on parviendra à l\u2019un des deux pôles on trouvera un Canadien assis sur le point extrême de l\u2019axe de la terre.Nos ancétres furent également partout et il y a de l\u2019atavisme dans ceux d'aujourd'hui .L\u2019une des dernières plaques commémoratives posées par la Commission de Conservation des Monuments Historiques marque I\u2019endroit où passa à la Havane le célèbre héros canadien, Pierre LeMoy- ne, sieur d\u2019Iverbille, seigneur haut justicier, chevalier de Saint-Louis et chef d\u2019escadre, fondateur et premier gouverneur de la Louisiane, fils de Charles LeMoyne, ancêtre des plus belles familles canadien- nes-françaises, frère de M.de Bienville ct du premier baron de Longueuil; le plus grand homme de guerre qu\u2019ait produit le Canada, qui vit le jour à Montréal le 15 juillet 1620 et qui mourut en mer près de La Havane alors qu\u2019il était en route pour aller attaquer la Caroline.Il est bon d\u2019indiquer convenablement les endroits précis où, chez nous sont nés, ont véeu ou sont morts ceux qui ont bien mérité de la patrie.Il serait cependant toujours assez facile de suivre les traces de nos héros, au pays même, sans l\u2019inscription des plaques commémoratives.C\u2019est en dehors de notre territoire surtout qu\u2019il faudrait prendre les moyens de ressusciter aussi tangiblement que possible leur souvenir.Et, dans ce cas, on parsèmerait l\u2019Amérique entière de plaques commémoratives en l\u2019honneur de ces Français qui ont pris part à la fondation des Amériques.On ne compte pas moins de quatorze Etats actuels de la République Américaine qui furent colonisés, à l\u2019origine, var les Français ou qui au début, fondés par des Français, changèrent de maîtres.Ainsi, ne conviendrait-il pas d'indiquer, au Wisconsin, le souvenir des coureurs de bois Jean Nicolet, Nicolas Perrot, des fameux courtiers en fourrures Médard Chouart de Groseilliers et Pierre-Es- pit Radisson, du Jésuite Allouez, de Louis Joliet et de Jacques Marquette; de ce dernier au Sault-Ste-Marie; des Pères Jésuites français à Sainte-Marie du Michigan; de Cavelier de la Salle au Mississipi ainsi que de Joliet et de Marquette, là encore; de Joliet en Indiana; ML de Bienville à Fort-Louis, Alabama; du lieutenant Renaud avec Joliet et Marquette au Missouri, du capitaine Celoron aux ordres de La Galissonnière dans l\u2019Ohio; de Jean Ribault à Port Royal et dans la Caroline du Sud; des Huguenots de Coligny dans la Floride; de De Monts, de Vérazzini et des Jésuites français dans le Maine; de Juchereau de Saint-Denis dans le Texas, et l\u2019on pourrait ajouter: etc, ete.Elle a donc été assez large, très large même, la part des Français de Québec dans la fondation des plus grands états américains comme fut belle et large la part qu\u2019ils prirent, plus tard, dans la fondation de la République américaine pour laquelle la France, comme on ne l'ignore pas, a fourni deux milliards de francs, soixante-deux vaisseaux, treize régiments et 36,000 de ses enfants.Que de plaques commémoratives ne pourrait-on pas placer en Amérique en l'honneur et à la gloire des fondateurs français! Toutes les côtes de l'Amérique en seraient émaillées.Il paraît que le milliardaire yankee J.-P.Morgan possède une lettre de Vérazzini à François ler où l\u2019on trouve une première description des côtes de l'Atlantique.Il y est prouvé, dit-on, que la plus grande partie des btats-Unis actuels a autrefois porté le nom de Nouvelle-France.On y lit qu\u2019à l\u2019origine les blancs ont baptisé du nom de Angoulème la légion avoisinant le territoire de New-York; que le fleuve Hudson fut d'abord appelé le fleuve Vendôme et que la Baie de New-York reçut le nom de Baie Sainte-Marguerite en I'honneur de.Marguerite de Navarre.Nous sommes sûrs que nos voisins ne s\u2019opposeraient nullement à laisser poser ces plaques commémoratives partout où dans leur pays nos ancêtres ont rayonné.On compte actuellement aux Etats- Unis vingt-neuf villes qui portent le nom du marquis de La Fayette, et M.Georges Goyau, dans ses magnifiques \u201cPages d\u2019Amérique\u201d, n'a-t-il pas très éloquemment rappelé qu\u2019un chemin de fer des Etats- Unis portait le nom de Marquette et qu'on en est fier là-bas?Les Américains, il faut leur rendre justice, ont la reconnaissance assez facile.M.Jean Bruchési assistera à d\u2019importantes assises leurs la généreuse subvention de la fondation Carnegie qui permet la tenue de telles assises.| Les réunions auront lieu à l'u- Des assises très importantes se tiendront aux Etats-Unis du 19 au 22 juin.Elles grouperont environ 150 professeurs d'universités, hommes politiques, spécia-|niversité St-Lawrence, de Canlistes en questions d'économie |ton, qui se chargera de la Téceppolitique.Des problèmes com- |tion des délégués.Le président muns au Canada et aux Etats-|sera M.Owen-P.Young, dont le Unis seront discutés.Les noms| nom est bien connu au Canada de quelques-uns des conféren- |comme aux Etats-Unis.Parmi Ics cers au programme indiquent | principaux officiers, mentionnons M.Robert Wallis, de l\u2019université Queen\u2019s et M.N.-M.Butler, de la fondation Carnegie.Qu'il s\u2019agit d\u2019une réunion d\u2019un Caractère tout à fait spécial.Ce rendez-vous de sociologues -¢t d'hommes politiques est dési- fné sous le nom de conférence Sur les affaires canadiennes et a- Méricaines.Celle qui a lieu cet- le année est la troisième qui ait fhcore été convoquée.Elle est Organisée par l\u2019université Ste- Lawrence, de Canton, N.-Y., l'u- Niversité Queen's, de Kingston et Ja fondation Carnegie, pour la /paix internationale.C'est d'ail- Cette année, cing ou six Canadiens francais ont été invités a prendre part aux délibérations.M.Jean Bruchési.sous-secrétaire de la Province, sera au nombre des délégués.Plusieurs travaux seront présentés, mais Ton s'intéressera de façon toute particulière à la discussion ouverte des questions qui seront soulevées au cours des réunions.LE BIEN PUBLIC 7 Le \u201cTimes\u201d de Londres réfute les attaques d\u2019autres journaux sur la La visite de nos souverains a Québec et dans la province n\u2019a pas suscité que des stupidités et des âneries, genre \u201cParis-Soir\u201d et \u201cDaily Express\u201d, ou des insinuations, genre \u201cLife\u201d, dans les Journaux ou magazines étrangers.De grands quotidiens ont, au contraire, loué sans réserve l'accueil fait par le Canada français à Leurs Majestés.Plusieurs ont également, donné des comptes rendus très intéressants sur la physionomie de nos fêtes; l\u2019occasion leur a paru propice pour faire sur notre compte des commentaires qui nous font honneur.C\u2019est ce que nous constatons, par exemple, dans le \u201cTimes\u201d, de Londres.Nous avons sous les yeux deux exemplaires de l'édition hebdomadaire du plus grand journal du monde.La description de la visite du Roi et de la Reine à Québec, Montréal et Ottawa y occupe une très large place.Le numéro du 24 mai, est particulièrement intéressant.Comme un journal qui n\u2019a pas besoin de sensation pour augmenter son tirage, qui se respecte et respecte ses lecteurs, qui, en un mot, a avant tout le souci de l\u2019exactitude, de la précision et de la vérité, le \u201cTimes\u201d Taconte les choses comme elles se sont pas- .Visite du Roi dans notre Province L'édition hebdomadaire du plus grand journal du monde publie, sur la visite du Roi et de la Reine dans la province de Québec, des rapports d° L'exemple d'un journal qui n\u2019a pas besoin de sensation pour monter son tirage, qui se respecte et qui respecte ses lecteurs, \u2014 Le discours du Roi, au déjeûner du Château, est publié en français.une exactitude minutieuse.\u2014 sècs, comme les ont vues les trois journalistes qu\u2019il avait cbargés du reportage de la randonnée de Leurs Majestés au Canada.La scène de l\u2019arrivée du Roi et de la Reine à Québec y est décrite avec brio.Le journal note, surtout l\u2019enthousiasme qu'a soulevé le débarquement de Leurs Majestés, parmi les milliers et les milliers de personnes qui les attendaient sur le vieux .promontoire de Québec.\u201cJe vous souhaite la bienvenue dans votre Royaume du Canada, Sire\u201d, a dit M.King au Roi, en d\u2019accueillant sur l'\u201cEmpress\u2019\u201d, y lit-on.Le \u201cTimes\u201d rappelle, que des notabilités ont été présentées aux deux monarques, qui ont monté ensuite en voiture.(le journal ne dit pas que l'auto était munie de glaces à l'épreuve des balles) pour se rendre au Parlement.Au Conseil Législatif.La montée triomphale du Roi, et de la Reine vers Phôtel du gouvernement est ensuite décrite.\u201cDans la Chambre Rouge du Conseil Législatif, dit le \u201cTimes\u201d, \u201cLeurs Majestés se sont assises sur deux trones écarlates, sous un crucifix et une peinture représentant le Conseil Souverain, qui siégeait à Québec au temps où le Canada appartenait à la France.\u201d Le Times\u201d poursuit en disant gue \u201cM.M.-L.Duplessis, premier ministre du Québec, à exprimé à Leurs Majestés l'affection de la province de Québec toute entière, et particulièrement de ces Canadiens qui sont de descendance française.\u201d Discours publié en français.\u2019 Puis, c\u2019est le déjeuner offert au Roi et à la Reine par le gouvernement du Canada.Le journal londonien publie le texte du discours de \u2018M.King et de la réponse du Roi au premier ministre.11 donne, également, en français, le texte de l'allocution française de Sa Majesté en réponse au Sénateur Dandurand, qui avait parlé au nom de la nationalité canadienne - française.Notons, en passant, que ce texte français est parfaitement reproduit; il ne manque pas un accent là où il en faut.Il en sera de même partout où l\u2019on trouve des expressions ou des phrases {ran- caises dans ce journal, preuve de son grand souci de la précision, DISTILLÉ ET MÉLANGÉ EN ECOSSE 26 oz.$2.60 40 ox.$3.90 COMMENT disaient: LA \u201cBIÈRE S'HABILLAIENT Et voici ce qu\u2019ils LES BONS QUE VOTRE\u2018 ARRIÈRE-GRAND-PÈRE BU VIVANTS VERS.1805 PO VAI 7° GRAND AVANTAGE POUR LES CANDIDATS AU BACCALAUREAT Importante décision des supérieurs et préfets des collèges classiques.\u2014 Les examens du baccalauréat auront lieu vendredi, le 16 juin, samedi le 17, et lundi, le 18.A la suite d\u2019une décision prise par l\u2019assemblée des supérieurs et préfets des études de tous les collèges classiques affiliés à l'Université Laval, lors de sa récente session à Québec, sous la présidence de Mgr Alexandre Vachon, P.A., V.G., recteur de Laval, les élèves qui se présenteront dorénavant aux épreuves du baccalauréat jouiront d\u2019un nouvel avantage.Cet avantage consistera en ce qu'ils pourront mettre de côté un des trois sujets ou questions qui leur seront proposés pour chaque examen.Cette faculté était déjà accordée aux élèves pour certains examens, entre autres le discours au baccalauréat de rhétorique.Dorénavant, cette faculté de choisir sera étendue à toutes les matières du baccalauréat de physique.Dans chaque matière, philosophie, dissertation philosophique, mathématiques, etc.on posera une question de plus que le nombre exigé.L\u2019élève pourra donc mettre de côté la question qu'il voudra.Cette décision a été prise dernièrement et elle entrera en vigueur pour les épreuves de cette année.Les examens du baccalauréat auront lieu vendredi le 16 juin, samedi le 17 et lundi le 19.VINGT-SIX COLLEGIENS DECROCHENT DES PRIX Les vainqueurs des concours in- tercollégiaux dans les colléges d'enseignement secondaire affiliés à l\u2019Université Laval sont connus hier.Collégiens locaux à l\u2019honneur.Le Comité Permanent de l\u2019Enseignement Secondaire a fait connaitre, hier les vainqueurs des concours intercollégiaux dans les collèges classiques affiliés à l'Université Laval.Le concours intercollégial portait, cette année, dans la classe de philosophie senior.sur la dissertation philosophique; en philosophie junior, sur les mathématiques; en rhéto- Tique sur la version latine; en seconde sur l'explication des auteurs français; en troisième, sur le thème latin et, en quatrième, sur la narration française.Voici Téléphone 456 ARTHUR SPENARD COURTIER Assurances généra es 944 rue St-Pierre Trois-Rivières \u201c EDIFICE SPENARD quels sont les vainqueurs des différents concours: PHILOSOPHIE SENIOR\u2014MM.Joseph St-Laurent, du Séminaire de Rimouski; Rosaire St-Pierre, du Séminaire des Trois-Rivières; et Jean-Paul Audet, du Collège de Lévis.PHILOSOPHIE JUNIOR\u2014MM.Laurent Gareau, Collège des Jésuites d'Edmonton: Raymond Baillargeon, du Séminaire St- Antoine de Québec; et Claude Gagnon, du collége des Jésuites de Québec./ RHETORIQUE \u2014 MM.Henri Faucher, du Collège St-Alexan- dre: Origène Maillette, du Séminaire de Nicolet: Richard Joly, du Séminaire de Rimouski; Jean Grenier du Séminaire de Mont-Laurier, et Laval Dubreuil, du Collège de Lévis.EN SECONDE \u2014 MM.Jean- Maurice Martel, du Séminaire de Chicoutimi; Jean Noël Lessard, du Collège de Lévis; Suzanne Casgrain, du Collège de Jésus- Marie de Sillery; Albert Chabot, du Séminaire St-Antoine des Trois-Rivières; et Roland Richard, du Collège St-Alexandre.EN TROISIEME \u2014 MM.Armand Roux, du Séminaire de Nicolet; Emilien Gagnon, du Séminaire de Rimouski; Jean-Marc Tousignant, de Séminaire des Trois-Riviéres; Conrad East, du Collége des Jésuites de Québec; et Claude Allard, du Séminaire de Gaspé.EN QUATRIEME \u2014 MM.Rodolphe Bilodeau, du Collége St- Alexandre; Jeanne d'Arc Vanasse, du Collège de l\u2019Assomption, Nicolet; Gérard Beaudry, du Sé- |\u2019 minaire de Québec; Berthe Deschênes, du Collège de Jésus-Ma- rie, Sillery; et Laurent Beauregard, du Séminaire de Nicolet.Trois-Rivières, Un spacieux magasin, pionnier du commerce de l'artisanat domestique dans la province.Sur ses comptoirs, s\u2019étale la plus belle exposition d\u2019articles qui se puisse rêver.Venez! Même si vous n\u2019avez aucunement l\u2019intention d\u2019acheter, vous serez accueillis avec joie.~ Une grande nouveauté: le Comptoir L\u2019ARAIGNEE D'OR offre a ses clients la plus merveilleuse collection de laines qui se puisse rêver.Si vous avez un cadeau à faire, ne cherchez plus où aller: L\u2019Araignée d'Or vous offre un assortiment divers d'articles qui fait toujours plaisir.153, BOULEVARD LAVIOLETTE.Téléphone: 399.LE BIEN PUBLIC EIEN L\u2019Honorable J.-Antoine Léger, sénateur et avocat de Moncton, N.-B., qui vient d\u2019être nommé membre du Bureau des Com- missaires-Censeurs de la Banque Provinciale du Canada.photo ou un cliché en une et plusieurs couleurs, ayez recoursaupersonneld'élite de PHOTO CRAVU NATEONALE i T PS EAU LILI CTE TT TY ¢ NOUS WW ~ / Il accend avec smpatience Avec White Cap de faire | bombance.JEUDI, 15 JUIN 1939 STIMULE 4 AU BON MOMENT / UINIFORMES Médecins, pharmaciens, dentistes, garde- malades, employés de restaurant, etc.& Nous avons un assortiment complet qu'il nous fera plaisair de vous soumettre sur simple demande.Représentant de la maison \u201cUtility Garments Inc.\u201d ROBERT & ROBERT, Enrg, \u20181916, rue St-Philippe,.Trois-Rivières, J Tél: 847.ce Li y a sept ans nous n\u2019aurions même pas pu acheter les boutons de porte .aujourd\u2019hui Ja maison est à nous; elle est petite, mais elle est payée\u2014grâce au plan d\u2019économie de la Banque de Montréal que nous avons suivi.\u201d BANQUE DE MONTREAL FONDEE EN 1817 Succursale de Trois-Rivières: J.N.P.LORRAIN, Gérant Succursale de Grand-Mère: \u201cVOTRE BANQUE ET SES SERVICES\" H.H.NOWLAN, Gérant \u2014 Demandez la BrocBuret?s : 708 JEUDI, 15 JUIN 1939 La voirie dépensera $430,000.sur C'est ce que comporte un troisième programme de voirie rendu public, mardi, par I'honorable A.Carignan.\u2014 Deux sur la rive nord et trois sur la rive Sud.L'hon.Anatole Carignan, ministre de la voirie a annoncé un nouveau programme de voirie s\u2019élevant à $5,406,000.en plus d\u2019une dépense de $1,200,000.pour l'élimination de passage à niveau.;Ç Dans ce programme le district des Trois-Rivières aura une bonne part, puisque l\u2019on fera autour des Trois-Rivières des travaux pour une valeur de $430,000.Le programme comporte en effet une dépense de $120,- 600.pour les routes 3 et 13 entre Sainte-Angèle de Laval et Notre-Dame du Bon Conseil; une dépense de $125.000.pour Ja route 20, de Notre-Dame du Bon Conseil à Victoriaville; une dépense de $50,000.pour la route 19 de Grand\u2019Mère à Saint-Tite; $50,000.pour la route 19a, de Sainte-Anne-de-la- Pérade a Saint-Tite et $75,000.pour la route 3 entre la Baie- du-Febvre et Saint-Francois du Lac.L'HON.MAURICE CONGRES DUPLESSIS AU DES TECHNICIENS Le premier ministre assistera à l\u2019ouverture de cette convention qui aura lieu les 7 et 8 juillet prochain au lieu du 17 juin.! L'honorable Maurice Duplessis sera présent à l\u2019ouverture du 2c congrès provincial des Techniciens, qui se tiendra à Trois-Rivi- ères, les 7 et 8 juillet prochain, au lieu du 17 juin.Plusieurs des problèmes d\u2019in- térét primordial se rapportant à l'avancement de l'enseignement technique et au placement des techniciens seront discutés.Plusieurs travaux qui seront présentés par des spécialistes apparais- |sent au programme.À cette occasion se réunira aussi l\u2019assemblée | générale qui procédera à l\u2019élection des officiers.Un programme spécial de divertissement est aussi préparé pour les dames qui accompagne- |ront les congressistes.t Un parent du poete Lamartine expose ses sculptures à l\u2019exposition de l\u2019Île Ste-Helene L'un des exhibits les plus intéressants à l'exposition de l\u2019artisanat canadien à l\u2019île Ste- Hélène est certes celui que dirige M.Gert Lamartine, peintre, sculpteur et modeleur dans le bois et le métal qui a installé son atelier dans l\u2019une des vieilles casernes historiques de l'île.né à Heidelberg, Allemagne, demeure au Canada depuis seize ans.Il appartient à la famille du grand poète français, Alphonse de Lamartine.M.Lamartine, |san, maintenant de chez-nous.M.Lamartine fabrique entièrement ses meubles, qu'il s'agisse du bois, du métal ou des couleurs appliquées.Plusieurs de ces travaux sont de véritables chefs- A l'exposition de l'artisanat canadien, à l'île Ste-Hélène, l\u2019un des principaux exhibits est la forge d mand de Heldelberg, maintenant le Gert Lamartine, un artisan alle- domicilié à Montréal.On voit ici quelques pièces d'art qui sont exécutés dans cet atelier.Il se spécialise en art décoratif d'intérieur et tous les meubles Superbes qu'on peut admirer a son étalage sont de sa création.Dans un coin de son échope, une forge-miniature chauffe les pié- tes métalliques que ses ouvriers façonnent en fines dentenures d'acier.Il y a de plus dans cet atelier une table de menuisier, de même que des reproductions en miniature-de meubles modernes, tels que cônçus par cet arti- d'oeuvres de bon goût et d\u2019ingéniosité.L'atelier de M.Lamartine occupe une place différente des autres qui sont tous groupés dans la même caserne aux voûtes de pierres, celui de M.Lamartine occupe une voûte profonde, dans B même aile que le restaurant canadien \u201cA la vieille marmite\u201d.Il donne lui-même aux visiteurs les informations requises sur son genre de travail.LE BIEN PUBLIC 9 les routes de la région LE NOUVEL ANNUAIRE DU TELEPHONE POUR NOTRE VILLE EST PARU Pour commémorer la visite au Canada de Leurs Majestés, le roi Georges et la reine Elizabeth, les armoiries royales, imprimées en encre bleue, ornent la couverture du nouvel annuaire téléphonique de Trois-Riviéres et les environs.Cet annuaire vient d\u2019être envoyé par la poste aux abonnés locaux de la Compagnie de Téléphone Bell du Canada.\u201cLes armoiries royales qui remplacent le dieu grec symbolisant \u201cPesprit des communications\u201d sont le seul ornement qui Le nouveau volume compte quatre pages de plus que l\u2019année dernière et renferme en tout 5,350 changements d\u2019inscriptions.On en trouve quelque 4,200 dans les pages blanches de l\u2019annuaire où sont inscrits alphabétiquement les noms, adresses et numéros de téléphone des abonnés.Les Pages Jaunes de la section classée contiennent près de 1,150 modifications.\u201cPar suite du grand nombre de changements apportés à Jl\u2019annuaire depuis la dernière édition,\u201d ajoutait M.Mongeau, \u201cil est très important de consulter le nouveau livre avant d\u2019appeler en vue d\u2019éviter les communications erronées.\u201d \u201cEnfin, j'ai fini d\u2019être Un objet disgracieux ; Sultana m\u2019fait paraitre Maintenant à mon mieux\u201d figure sur la couverture du nouvel annuaire\u201d, expliquait au \u201cBien Public\u201d le gérant de district du Téléphone Bell, M.J.-R.Mongeau.\u201cAu haut et au bas de la couverture, on y lit le nom de la Compagnie, la date de l\u2019édition et les endroits où il est distribué.Epargnez la laïdeur à votre poèle: employez la |Encouragez votre journal local Wi ! y « 3 ji Nort orl SL pa} Bd | Les ARRIETA Vs hes A py a na ne le pouvez che \u2014 VOUS ffe\u2014votre jez crier \u2014mais Vous voudriez crIlr ma x rge vez la gO \u2014vous Av pas # te s étou que Ja crainte vou ment at\u2014 1 9 .at, bat, sspriten- Lo coe > puis du chaos de votré cr claire, Jumineuse* quand \u2019 fiévré jaillit une Idée © der du nsnhon
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