Le bien public, 31 mars 1972, vendredi 31 mars 1972
[" KL.J.Raymond penault 19 rue Le Royer Ouest Montreal ble année Trois-Rivières, No 12 Vendredi, le 31 mars 1972 .1563, rue Royale ' Trois-Rivières, Qué.Tél.378-8404 fev.Enregistrement muméro 0475 Courrier de la Deuxième.classe Port de retour garanti Abonnement: $3.00 par année * La copie: 10 cents Moralités capitalistes On a souvent reproché aux Etats-Unis de s\u2019immiscer dans la politique intérieure des pays d\u2019Àmérique latine dans le but de maintenir en poste les gouvernements fantoches qui leur sont acquis.Que de fois en effet les services secrets américains ont inondé ces pays de l'argent du C.I.Àpour étouffer toute résistance locale aux visées de l'impérialisme économique de l\u2019oncle Sam ! On se souvient que, si Castro a pris le pouvoir à Cuba, c\u2019est bien malgré les Américains qui n'ont hésité devant aucune mesure nuisible pour décourager les opposants et sauver le régime Batista.Il semble que l\u2019arrivée au pouvoir de Salvator Allende, l\u2019an derner, au Chili, a signifié une autre défaite cinglante pour les Américains, en particulier pour I'International Telephone & Telegraph qui, de méche avec la C.I.A, avait dépensé quelques millions de dollars pour tenter d'empêcher le socialiste Allende d'accéder à la présidence.D\u2019après l'ancien directeur du C.I.A, John McCone, un se serait servi notamment du parti démocrate chrétien, réactionnaire et compromis, pour organiser la résistance.Mais le peuple chilien ne marcha pas.Il en avait apparemment assez d'un régime qui avait permis, par exemple, à lI.T.T.de contrôler les services de communication en investissant une somme de $153 millions.Par ailleurs, les Américains se sont emparé, par personnes interposées, de plusieurs entreprises nationales qu\u2019Allende veut maintenant étatiser.Le gouvernement américain a beau s\u2019empresser de nier les indiscrétions commises par l'ancien directeur du C.I.À., l'opinion reste convaincue qu\u2019on a vainement tenté d'organiser un coup d'état militaire pour barrer la route à Allende et à sa réforme.A Santiago, on semble parfaitement au courant des méthodes américaines pour bloquer la politique d\u2019expropriation que, depuis, le gouvernment du Front Populaire a commencé d'appliquer aux intérêts états-uniens.Outré de l\u2019insatiabilité des capitalistes yan- kces, Allende a décidé d\u2019en finir avec la C.I.A.et les multiples compagnies plus ou moins antinationales que cet organisme pistonne en Amérique du Sud.C\u2019est dans cette optique de nationalisation de la politique chilienne que le Congrès de Santiago a ordonné à une commission extraordinaire d'en- tteprendre dès maintenant une enquête sur les activités subversives du C.1.À.au Chili.Comme toujours, les Américains démontrent que leur impérialisme économique est au-dessus de tous les principes.C'est grâce à cet activisme sans scrupules que l\u2019on parvient à maintenir la plupart des pays d'Amérique latine dans un dénuement voisin de la misère au profit des exploitants américains.La morale de nos voisins parait pure et élevée dans l\u2019image qu'en projette faussement le C.ï A mais i suffit parfois d\u2019un simple accident de parcours, d\u2019une seule indiscrétion d\u2019un haut fonctionnaire pris de remords, pour en dénoncer la congénitale hypocri- je, sie C.M.LES TROIS-RIVIÈRES © A TOURS A TOURS (France), où débuteront d\u2018imposantes fêtes en l\u2019honneur de Marie de l\u2018Incarnation, voici le nouveau quartier de Rochepinard.Ce développement colossal est le résultat de l\u2019action dynamique.du Député- Maire de TOURS, Mons.JEAN ROYER, qui y travaille depuis plus de dix ans.\u2014 \\ La nouvelle autoroute traverse le Cher.Cette rivière, divisée en deux pour former une île, se jette dans la Loire, d'où le nom de Trois-Rivières donné à un récent hôtel édifié dans ce quartier.L'hôtel ne paraît pas sur la photo du domaine Rochepinard; il est un peu plus a l\u2019ouest en aval des ponts.Les Amérindiens s'affirment aux jeux d'hiver A, Ir : \u2026.re SX ay M.le Maire Royer a envoyé lui-même ces photos à son ami tri- fluvien, Mgr Beaumier qui participera aux fêtes tourangelles d'avril.On regrette que Trois-Rivières, site du vieux monastère des Ursulines contemporain de Morie de l\u2019Incarnation, n'ait pos jugé bon de déléguer quei- ques représentants à Tours à cette occasion, À sa première por- ticipation aux jeux d'hiver de l\u2019artti- que, la délégation d'une soixantaine d\u2019\u2018athlétes du Nou- veau-Québec, bien que la moins importante numériquement (les outres délégations comptaient environ 300 personnes chacune), a réalisé de brillantes performances.Elle a participé a sept des onze épreuves du programme des Jeux : le badminton, le curling, le tir à la corabine, le tennis de table, la lutte libre, le basket-ball et le volley-ball.par pierre renaud MAGLOIRE GAGNON commentateur radiophonique ou les moralités hypothétiques PRINTEMPS C\u2019est Pâques, c\u2019est le Printemps, La douceur, couleur de temps.Déliant glaces et neiges Aux- calmes reflets de grège, La-haut, la vitre du ciel S'irise de tons pastels.Irradiant la lumière Que renvoient lacs et rivières.C'est le dimanche d'espoir Que ne peut vaincre aucun soir, La joie entre à pleine porte Robuste, saine, et plus forte Que les chagrins d'ici-bas Dont les cloches font le glas.Avec leurs voix cristallines Gaies comme une cavatine.Pâques est la fête du coeur Que transperce la ferveur.Elle lui rend sa jeunesse Pour que tout vive et renaisse.O, Paradis reconstruit : Où tout mal est aboli.Maurice Huot Page 2 Un livre d\u2019un écrivain canadien, consacré au poète Victor Hugo L\u2019ILLETTRE Si l\u2019on en croit ce qu\u2019il écrit en près de quatre cents pages d'un fort volume, Victor-Lévy Beaulieu serait l\u2019un des derniers Québécois à découvrir Victor Hugo.Il serait chez nous avec le poète Robert Choquette et quelques autres, l\u2019avouant sans fausse honte, le plus récent de nos hugolâ- tres ou de nos hugolesques, et ce n\u2019est là un défaut ni une tare.Car l\u2019on apprend le français, et à l\u2019écrire, par la pratique d\u2019un homme comme Hugo, qui n\u2019est le premier ni le dernier venu.François Coppée l\u2019appelait un vieux chêne plein d'oiseaux, tandis que Brunatière, qui n\u2019était pas toujours d'humeur égale, lui décerne un certificat comme celui-ci : Victor Hugo est un de ces érivains de premier ordre \u201cdont le passage fait trace si profondément dans l\u2019histoire d\u2019une langue qu\u2019- on n\u2019écrit plus après eux comme on faisait avant qu'ils eussent paru.\u201d Ce qui revient à dire, avec ces lignes, que Brunetière lui-même, malgré ses titres, son oeuvre et son appartenance à l\u2019Académie française, aurat pu lui-même apprendre en lisant le POUR VOS ASSURANCES Automobile Accidents Responsabilité Incendie RICHARD BERGERON Courtier en Assurance ' Tél: 378-2088 578, rue Bonaventure Trele-Rivières Père, comme disait Emile Augier.C\u2019est par sa fréquentation lointaine de Hugo ,et de quelques autres dans la bonne tradition, que beau- lieu use d\u2019un meilleur français que la plupart des écrivains de son âge.* * +* S\u2019intitulant Pour saluer Victor Hugo !, son livre raconte comment l\u2019auteur rencontra son modèle à travers ses lectures, se prit pour lui d\u2019une admiration qui n\u2019a pas cessé, apprit à son contact, sans toujours s\u2019en rendre compte, les principaux secrets de la syntaxe, une stylistique en action et les joies profondes, pour qui est artiste du verbe, qu\u2019apportent les surprises du vocabulaire.Ayant découvert son grand homme, ou son grand mort, car Hugo n\u2019est plus depuis longtemps, Beaulieu «entreprend de porter à d\u2019autres la bonne parole reçue.Peut-être s\u2019est-il dit en son for intérieur, n\u2019en ayant qu\u2019une vague conscience, que son aventure pourrait porter profit à tant d\u2019autres autour de lui, qui écrivent si mal et s\u2019en montrent fiers.Qu\u2019il n\u2019amène qu\u2019une demi-douzaine de jeunes à connaître le message de ce- connaître le message de celui qui dort à Paris, dans son froid caveau du Panthéon, et son travail n\u2019aura pas été vain.Car cela représente un effort peu ordinaire que celui de concevoir un nouvel ouvrage sur Victor Hugo, et de l\u2019écrire, en regard des centaines d\u2019oeuvres qui existent ayant pour fonction de l\u2019admirer, de louer, le déboulonner, le montrer RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés André Saint-Amaud, C.A.Paul René de Cotret, C.A.1300, Notre-Dame Case postale 1464 Tél.: 378-4831 LE BIEN PUBLIC 7 TRIBUNI ÉCLIB Vendredi, le 31 mars 1972 y Les initiatives locales: Imagination des canadiens et capital politique A l\u2019automne 71, le gouvernement fédéral faisait appel à l'imagination des Canadiens pour créer de nouveaux emplois, plus partiou- lièrement au cours de la période qui va de novembre 1971 à mai 1972.Le programme des initiatives locales mis sur pied par le gouvernement, est basé sur une bonne philosophie, car il implique la participation des gens à leur propre relèvement économique.Plusieurs emplois ont pu être créés par ce programme, de même que par le programme de formation en cours d\u2019emploi (F.E.C.E.).Le gouvernement fédéral a dépensé des sommes importantes en publicité pour faire connaître ces programmes à la population.Si M.Trudeau est sincère en établissant un tel programme d'initiatives locales, et s'il ne vise pas uniquement à se faire du capital politique, nous affirmons que le gouvernement devrait continuer la publicité sur ce programme des initiatives locales et faire en sorte qu'un tel programme devienne un organisme permanent qui ferait appel a2 l'imagination des canadiens 12 mois par année, et non seulement quelques mois avant des élections.FERNAND NOEL, coordonnateur Comité des Initiatives locales pour les Bois-Francs.Victoriaville Tél: 752-2112 Le réveil de la masse silencieuse Comme il n\u2019est jamais trop tard pour bien faire, ce qui revient à dire: MIEUX VAUT TARD QUE JAMAIS, voilà qui est fait.C\u2019est le grand réveil des silencieux.A cet effet, et pour demeurer dans la brûlante actualité qui nous accapare, je ne peux mieux faire que de me rallier à un éditorial de \u201cLa Presse\u201d sous la signature de Jacques TREMBLAY, \u201cSi MM.Laberge et Pepin veulent un mandat populaire pour faire fonctionner le pays, ils doivent changer de terrain et se présenter comme chefs de parti à des élections ordinaires.Mais avec leur 4% de l\u2019électorat, avec 40% de leurs propres membres qui leur ont dit non ou qui ont refusé de se laisser enfermer dans leur traquenard, ils n\u2019auraient quand même pas grand-chance de succès\u201d.Comme il est écrit: OEIL POUR OEIL, DENT POUR DENT, je me demande pour quelles raisons M.BOURASSA ne répondrait-il pas à ces révolutionnaires enracinés, par ce même procédé plébiscitaire ?.Sans abandonner des affaires de l\u2019Etat, proclamer tout simplement un plébiscite, au nveau provincial, afin de sonder l\u2019état d'âme des Québécois envers son gouvernement ! ! ! Pour moi, ainsi que pour la masse silencieuse, le résultat est acquis : Une majorité écrasante à l\u2019égard de M.BOURASSA, ce qui condamnerait à jamais les exploiteurs du régime et rétablirait une confiance accrue vis-à-vis du Québec, de l\u2019Etranger et de notre Liberté.H.BEAUDET-HENRYVONNE 5279, St-Denis, Montréal.comme dieu ou diable, ou les deux.Beaulieu sait de quoi il retourne, puisqu\u2019il prend même la peine, en cours de route, de dire l'influence que le poète eut ou n\u2019eut pas au pays de Québec, dans les années qui précè- dèrent sa mort en 1885.* * +* Hors ce qui a trait au Québec, ou au Canada, l\u2019auteur n\u2019apprend rien à personne sur Hugo amoureux d\u2019Adéle Foucher, qu\u2019il épousa et qui lui donna quatre enfants, avant de s\u2019amouracher de celle qui s\u2019appellera Juliette Drouet, la princesse Négroni d'un de ses drames, l\u2019ancienne maîtresse du sculpteur Louis Pradier, née Ju- lienne-Joséphine Gauvain.Il rappelle, en marge de Hugo et de son oeuvre, la querelle qui mit aux prises, en des temps déjà anciens, les poètes Louis Fréchette et William Chapman, de même que la visite de Frechette à Hugo, alors qu\u2019il se trouvait de passage à Paris, en 1880.Il revient sur ces choses, connues des lettrés depuis longtemps, mais il n\u2019a pas dix mots sur la fugue au Canada d\u2019Adèle Hugo, dernière fille du poète, qui quitta un jour l'Île de Guernesey, où son père vivait dans un exil voulu, pour retrouver à Halifax le jeune officier anglais dont elle était éprise.Elle devint folle par la suite, retourna en France et y fut internée, pour ne mourir qu\u2019en avril 1915.Il ne donne pas non plus les vraies circonstances de la mort de Léopoldine Hugo, première fille du poète, qui se noya dans la Seine à Villequier, en même temps que son mari Chardes Vaquerie, en septembre 1843.Beaulieu dira qu\u2019il ne peut tout savoir ni tout dire, et il a raison.L\u2019IUettré 1 Les Editions du Jour, Montréal.POUR UN SERVICE PROMPT ET COURTOIS LUCIEN DEFOY \u2018Huile à chauffage\u201d ENTRETIEN ET RÉPARATIONS de brûleur à l'huile 691 Hertel, Trois-Rivières Tél.: 375-9666 Pour rendez-vous Tél.: Dr Denis Morin OPTOMETRISTE Verres de contact.110A, des Forges 375-2944 Trois-Rivières. Vendredi, le 31 mars 1972 LE BIEN PUBLIC Page 3 POUR LE BIEN PUBLIC IMPRESSIONS ET COMMENTAIRES L\u2019AÂGE DU COEUR ET DE L\u2019ESPRIT par Pierre VILLEMURE A ceux qui se plaignent de vieillir, il est bon de répéter qu\u2019il n\u2019y a pas de véritable vieillesse, sauf celle que l\u2019on veut bien.Je connais des tas de jeunes vieux qui ont atteint les 75 ans, et qui ont la jambe plus légère, le coeur plus solide et l\u2019esprit plus alerte qu\u2019une foule de vieux jeunes de 40 ans.Cela me rappelle divers passages de la Bible où il est question de patriarches pleins de verdeur, et qui avaient encore le coeur assez volage et les réactions assez vigoureuses pour trousser gaillardement les jupons qui d\u2019aventure se rencontraient sur leur chemin.N\u2019est-il pas fait mention de l\u2019un d\u2019eux, un joyeux luron de saint homme qui avait encore la force d\u2019engendrer à tour de bras alors même qu\u2019il était déjà plus que centenaire ! Naturellement, en ce temps-là, il n\u2019y avait pas de stress ni de pollution.Et la pilule, manifestement, n\u2019existait pas non plus: ce qui fait que le patriarche en question laissa pour le pleurer une troupe de trois cents enfants et une armée de quelques milliers de petits-enfants et d\u2019arrière- petits-enfants.Que ces chiffres donnent du nerf à ces messieurs qui ne cessent de se plaindre qu\u2019ils ont mal aux reins, ou à ces autres qui croient mordicus qu\u2019ils ont besoin de \u201cvitamines d'automne\u201d pour se maintenir en forme.Rien ne vaut l\u2019exercice: il ne convient pas de laisser rouiller ce que la nature nous a donné.MONSIEUR LE BARON Titre nobiliaire à l\u2019origine, le mot \u201cbaron\u201d est accommodé aujourd'hui à une quantité incroyable de sauces, et il vient qualifier une foule d\u2019objets et d\u2019individus hétéroclites avec une persistance qui tient de la manie.C\u2019est l\u2019obsession de l'heure en matière de publicité; tout se baronise : hôtels, marque de souliers, pâtisseries, restaurants, cinémas, pièces vestimentaires, aventuriers des séries télévisées, automobiles de luxe, animaux savants, vaisselle, mobilier, mets exotiques se sont vus graduellement affubler de ce fier vocable, au cours des dernières années.Il va sans dire que la couronne baronale risque ainsi de se retrouver dans des situations pour le moins incongrues, et de coiffer des têtes qui ne méritaient guère un tel anoblissement.Un Québécois me parlait avec orgueil, il y a quelques temps, de son chien qu\u2019il a cru bon d\u2019appeler à son tour \u201cMonsieur le baron\u201d, pour se conformer à la mode ba- ronisante du temps.Comme je tenais à voir cet animal si à la page, mon Québécois s\u2019est empressé de monter chez lui chercher ce phénomène, afin de me le faire admirer dans toute sa plendeur féodale.Avec un tel nom, je m'attendais à rien moins qu\u2019à voir apparaître un colossal danois ou quelque majestueux berger allemand.Jai eu la surprise de ma vie en voyant trottiner vers moi un minuscule caniche, pas plus gros qu\u2019un rat et craintif comme une belette.Justement, l\u2019épouse de ce brave Québécois a fait récemment l'acquisition d\u2019une perruche.Et elle a décidé de l\u2019appeler .devinez comment ! QU\u2019ALLONS-NOUS FAIRE DANS LE FAR-WEST ?Vous êtes-vous déjà arrêtés à calculer le nombre de films de cowboys qu\u2019on nous présente à la télévision au cours d\u2019une seule année ?Je ne l\u2019ai point fait, pour ma part, mais je ne crois pas hasardeux d\u2019avancer le chiffre de 150, ce qui comprend, bien entendu, les films où les cruels Apaches, les immondes Sioux et les diaboliques Commanches guerroient perfidement contre les braves et loyaux soldats des nobles Etats-Unis d\u2019Amérique.De sorte que les Québécois sont littéralement intoxiqués, à longueur d'année, par les Pays à Capitalisme et sous développement en Canada et tout particulièrement au Québec, tels sont désormais les deux données du problème socio-économique que doit résoudre notre société.Et, nous réfèrant à ce problème, nous pouvons immédiatement faire nôtre ce jugement abrupt de Kari Levitt, dans son livre La capitulation tranquille: « On pourrait dire du Canada que c\u2019est le plus riche des pays sous-développés.» Pour le prouver, on n\u2019aurait qu\u2019à établir le pourcentage de la participation canadienne dans les nouvelles affaires au cours de la dernière décennie.Selon Statistique Canada, les investissements étrangers au Canada pour la seule année 1971 se sont chiffrés par plus de $900 millions de dollars, dont 65 pour cent, en provenance des Etats-Unis, sont allés en majeure partie dans les industries du pétrole, du gaz naturel et des mines.Et le gouvernement de M.Trudeau est tout fier de publier ces chiffres.Et M.Bourassa, tout comme ses devanciers d\u2019ailleurs, prend l\u2019air d\u2019avoir décroché la lune pour nous apprendre qu'il a intéressé M.Rockefeller à notre économie.Il est évident que les financiers américains lorgnent de plus en plus vers nos richesses naturelles qu\u2019ils nous prennent à vil prix pour les transformer ensuite dans leurs usines et en faire commerce à travers le monde.Ces capitalistes yankees n\u2019agissent pas autrement ici qu\u2019en Amérique latine où leurs investissements n\u2019ont jamais produit que croissance artificielle et stagnation.De par la démission de nos gouvernements \u2014 on dit qu\u2019ils sont grassements payés pour consommer cette trahison \u2014, le Canada a toujours été un pays à vendre, un pays dont les immenses ressources vont enrichir les étrangers, un pays enfin qui, faute de créativité, importe à peu près tout ce dont il a besoin, cultive la dépendance aux marchés extérieurs, la passivité et l\u2019endettement.Ce qui fait écrire à Louis O'Neil, dans L\u2019Action en commentaire de cette situation: « L\u2019autonomie politique vidée de son contenu, laisse place a la suc- cursalisation et a la recolonisation.» Et plus loin il cite ce passage significatif du livre Capitulation tranquille: «Ce qui est en cause actuellement, c\u2019est la volonté du Canada anglais de survivre comme collectivité nationale distincte sur le continent nord-américain.Si cette volonté est en voie de s\u2019estomper, si le Canada anglais est en train de succomber à une sorte d\u2019instinet suicidaire face aux Etats-Unis, pourquoi les Québécois, et en particulier les jeunes qui sortent des écoles et des universités, voudraient-ils demeurer les associés de deuxième classe d\u2019une si triste entreprise ?» vendre La menace à l\u2019unité du Canada n\u2019a donc pas pris naissance dans le nationalisme exaspéré des Québécois mais plutôt dans le refus de ces derniers d'accepter plus longtemps une satellisation économique qui leur réserve le rôle exclusif de sulbaternes et de petits salariés.Dans son livre cité plus haut, Kari Levitt, professeur à McGill, admire le Québec de vouloir se désolidariser d\u2019un Canada attentiste devenu chasse gardée des entreprises multinationales.Il s\u2019explique facilement que le Québec se refuse à être plus longtemps le cobaye d\u2019une politique économique basée presqu\u2019exclusivement sur l'investissement capitaliste que les gouvernements fédéral et provinciaux, avec un cynisme évident, aident d\u2019ailleurs à financer avec l\u2019argent du peuple dans une proportion de 40 pour cent.Les Américains, à cause de lois trop molles, ne laissent ici que des salaires, s'emparent de profits énormes qu\u2019ils transforment ensuite dans leurs laboratoires et leurs centres de recherche.Le Canada, en acceptant ce jeu, abdique son rôle d\u2019état souverain qui est de tenir compte avant tout des impératifs humains, des droits et des besoins de la population plutôt que de la bonne marche des investissements étrangers.Le Canada, ne tablant que sur un gain temporaire, se laisse exploiter par des étrangers qui l\u2019acheminent rapidement vers un état de sous-développement réel.Le Canada a par trop tendance à se vanter d\u2019une croissance économique artificielle.Est-ce qu\u2019on se développe vraiment quand, sans initiative, on attend tout changement ou toute amélioration de l\u2019extérieur ?Le capitalisme américain atrophie les économies nationales dans tous les pays qu\u2019il peuple de ses succursales.Encore une fois, si le Canada anglais tout entier, content de gagner de l\u2019argent américain, s'en tient à ce concept de servitude par rapport à son voisin états-unien, il n\u2019en est plus ainsi du Québec francophone qui ne veut pas se rendre complice plus longtemps de la «capitulation silencieuse » des anglophones devant l\u2019expansion conquérante de l\u2019économie américaine.En analysant ce phénomène de démission collective, le professeur Kari Levitt, qu\u2019on nie saurait soupçonner de francophilie, admet d\u2019emblée que les Québécois en ont assez de ce régime et qu\u2019ils font preuve de jugement et d\u2019esprit critique en s\u2019interrogeant «avant d\u2019accepter de voguer plus longtemps dans une telle galère », Clément Marchand -_-_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_ _ _\u2014 _ _\u2014_\u2014_\u2014 _ _\u2014_\"\u2014 _ \"_\"_\"_\"_\" \"_ \"= manifestations brutales d\u2019un Je ne nie pas qu\u2019il soit choses intéressantes à exploi- folklore, d\u2019une histoire, d\u2019une mentalité qui leur sont fondamentalement étrangers, mais qui ont fini par entrer plus ou moins moeurs en nous faisant pénétrer malgré nous dans cet univers de brutalité barbare qui pivote autour de l\u2019écurie, du saloon et de la prison.dans nos intéressant de voir un bon \u201cwestern\u201d de temps a autres, car certains d\u2019entre eux sont réalisés avec quelque intelligence et ils nous réservent parfois des aventures palpitantes qui ne sont pas à dédaigner.Mais de là à nous saturer à l\u2019année lon- de westerns à gue! Il y a tellement de ter dans l\u2019histoire du Québec et du Canada, qu\u2019on pourrait y trouver ample matière pour créer d\u2019excellentes productions, en lieux et place des aventures de vachers américains et, surtout, des abominables navets éro- tico - pornographiques dont on inonde nos cinémas depuis quelques années. Page 4 Pourquoi bouder le Pape ?Puisqu\u2019il s\u2019agit de promotion de la femme dans l'Eglise, comment se fait-il que des femmes catholiques ignorent ou feignent d\u2019ignorer un événement d\u2019une portée exceptionnelle et tout récent ?Pour la premi,ère fois dans l\u2019histoire, deux femmes sont proclamées Docteurs de l\u2019Eglise.Que sainte Catherine de Sienne (XIVe s.) et sainte Thérèse d\u2019Avila (XVIe s.), nouveaux Doeteurs, aient suscité si peu d\u2019enthousiasme chez nos catholiques, et surtout chez les femmes qui militent dans la la pastorale ou dans la catéchèse, c\u2019est assez étonnant, c\u2019est même inquiétant ! Qui a entendu dans nos églises paroissales, ou ailleurs, l\u2019éloge de ces deux nouveaux Docteurs de l\u2019Eglise ?Quelle catéchèse en a parlé avec enthousiasme ?Les programmes de pastorale «zonale ou globale» ont-ils proposé des thèmes de réflexions, d\u2019étude ou d\u2019échange sur un sujet aussi nouveau ?, .Serait-ce parce que ces deux femmes sont loin dans le passé ?Serait-ce parce que leur qualité de « sainte » fait peur ?Nouveaux Docteurs de l\u2019Eglise, elles le sont pour notre temps, pour 1972.Le Saint-Père n\u2019a pas décerné un brevet pro forma.Il a bel et bien voulu nous faire voir que l'Eglise de notre temps a besoin de la leçon que nous donnent ces deux femmes, admirables autant par leur enseignement que par leur vie.Tout cela est symptomatique.Une sorte de conspiration du silence a entouré l\u2019élévation, la promotion de deux femmes incomparables, au titre de Docteur de l\u2019Eglise, a I'égal \u2014 dans notre société assoiffée d'égalité \u2014 d\u2019un saint Augustin, d\u2019un saint Grégoire le Grand, d\u2019un saint Thomas d\u2019Aquin ! .By SUPER-LOTO 500 Place d\u2019Armes, Montréal, Québec.Téléphones: 873-5350 et 873-5353 cAGNE $100,0 LE TROISIEME NUMERD 5 gq COMPLET | SAcNE $50,000.LE QUATRIÈME NUMÉRO 3 1 COMPLET , aac $25,000.TIRAGE DU 24 MARS 582,504 suie7s venous, 590 cacnanTs $743,800.en prix NUMÉRO COM PLET 3 9 9 3 a J cree $200,000.TERMINANT PAR 91913158 GAGNENT $10,000.BG ERMINANT PAR 913/5/0 GAGNENT $2,000.527 SUETÈRE par 3/93 GAGNENT $4.00.- LE DEUXIÈME NUMÉRO i 8 0 i 0.en co) I G3] | 3) En = «=n = LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 31 mars 1972 Nos contemporains, qui veulent tant la promotion de la femme, auraient dû se réjouir publiquement, crier leur joie, leur triomphe ! Ce n\u2019est pas ce qui est arrivé.Pourquoi bouder le Pape ?Serait-ce parce qu\u2019IIl a dit, lors de cet événement (27 sept.1970): «.La femme n\u2019est pas destinée à avoir dans l\u2019Eglise des fonctions hiérarchiques de magistére et de ministère, .Il ne s\u2019agit pas d\u2019un titre qui comporte des fonctions hiérarchiques de magistère.Mais en même temps, nous devons bien dire que cela ne signifie en aucune manière une moindre estime pour la mission de la femme dans le peuple de Dieu.» (D.C.oct.1970, p.908).Voic un étonnant exemple de « la mission de la femme dans le peuple de Dieu.» Au début du Grand Schisme d\u2019Occident (1379), les partisans de l\u2019antipape Clément VIT, (que Catherine de Sienne qualifiait « d\u2019antéchrist »), semaient l\u2019effroi dans Rome.Le Pape Urbain VI mande à Rome Catherine, qui se trouvait à Sienne.Le 29 novembre 1379, elle est priée d\u2019assister au consistoire public.Urbain VI l\u2019invite à prendre la parole.Son allocution, ou mieux son « exhortation », devant le Pape, les cardinaux et un public de dualité, fut une véritable soutenance de doctorat en théologie sur la Papauté.Sur cette noble assemblée, Catherine produisit «une puissante impression par sa foi et son courage.» Et le Pape de s\u2019exclamer : « Cette petite femme nous fait honte à nous.Nous avons peur et nous nous alarmons tandis qu\u2019elle, qui appartient par sa nature au sexe faible, ne ressent aucune frayeur, et même nous encourage.Que peut craindre le Vicaire de Jésus- Christ quand le Christ tout puissant est avec lui?Le Christ est plus fort que le monde, et il est impossible qu\u2019il trahisse sa Sainte Eglise!» (Vie, par Joergensen, p.493).Voilà ce qu\u2019une jeune femme du peuple, en aucune façon membre de la hiérarchie, peut faire pour l'Eglise et pour le Pape.Mettons-nous à l\u2019école de Catherine de Sienne, Docteur de l\u2019Eglise ! Pourquoi aujourd\u2019hui le Pape est-il si peu écouté de nos catholiques, et tout particulièrement de ceux qui devraient proclamer très haut sa parole ?André Piettre, en France, écrivait dernièrement : « La grande voix qui, à peu près seule aujourd\u2019hui, s\u2019élève de Rome, avec une tranquille et admirable ténacité, finira-t-elle par se faire entendre ?Ou faudra-t-il attendre la leçon des événe- ments \u2014 mais elle est toujours tragique \u2014 pour confondre, en les exauçant, les démolisseurs d'humanité ?» (Ami CL 3 juin, 1971, p.341).Voulez-vous un exemple de « démolisseurs d\u2019humanité ?» Lisez ces lignes vigoureuses de Mgr Rupp.Après avoir rappelé à grands traits l\u2019oeuvre réformatrice de sainte Thérèse d\u2019Avila, il écrit: « Ceux qui, de nos jours, veulent détruire son oeuvre au.nom d\u2019un aggiornamento mal compris qui trahit papes et concile, « ne savent pas, eux, ce qu\u2019ils font.» «Ils veulent des Carmélites non cloîtrées, bavardes, sans pénitence, sans office, vouées à je ne sais quelles tâches humanitaires, assez triviales, tout le temps sur la route.Hélas! de nombreux monastères encore fidèles sont atteints, à des degrés divers, par leur offensive.Le Doctorat de Thérèse est une consécration, par l\u2019Eglise infaillible, de son enseignement.Il doit secouer ceux et celles qui édulcorent, parfois même évacuent l'esprit de leur fondatrice.Le maître-mot du nouveau docteur est: « Prière,» pauvreté, solitude ».Il est aussi: « Retour aux traditions primitives».Ecoutons-le.Puissent tous les Carmels sortis de leurs gonds,, y revenir et retrouver la tradition élianique et toutes les exigences que promulgue Saint-Joseph d\u2019Avila.Il est temps.La santé, peut-être même la survie du monde chrétien en dépend largement.» (Mgr Rupp: Docteurs pour nos temps: Catherine et Thérèse, p.123, 124).Mgr J.-LOUIS BEAUMIER, prêtre.Avant les éliminatoires On a fait tellement de publicité autour du club Canadien, qu\u2019on en est venu à le croire presque invincible avec des étoiles comme Frank Mahovlich, Yvan Cournoyer, Jacques Lemaire et compagnie.Chaque fois que le club perd deux parties d\u2019affilée, il y a des remous de mécontentement chez les partisans.On se demande ce qui ne va pas.C\u2019est presque un état de crise nationale, Eh! bien, le grand Ken Dryden vient le donner son idée la-dessus.En quelques phrases bien directes, il a futigé des joueurs qui se contentent de gagner hon- nétement leurs salaires, sans pour cela faire tout leur possible pour gagner des parties.Il a laissé à entendre que, selon lui, certaines grandes vedettes (à la défensive) n\u2019étaient que des simulateurs, Sans endosser tout à fait la sévérité d\u2019un tel jugement, nous sommes cependant d\u2019avis que le grand cerbère a raison de se plaindre de ses coéquipiers.Il en est qui prennent aisément les choses et dont l\u2019activité sur glace est surtout d\u2019éviter les mises en échec et les contacts trop rudes.Ces joueurs couards agissent en piètres défenseurs et Dryden doit se surpasser pour bloquer un nombre incalculable de lancers.Il est des mauvais joueurs qui ont le tour avec les journalstes, des comédiens qui font semblant de jouer et que les reporters vantent cependant à qui mieux mieux dans leurs compte-rendu.Nous espérons que la direction n\u2019est pas dupe de ces simagrées et qu\u2019elle saura mettre les noms qu\u2019il faut sur la prochaine liste de repêchage.Il est vrai que le suffisant Scotty Bowman n\u2019a rien d\u2019un aigle dans tous les sens et qu\u2019il voit moins bien ses joueurs à deux pas d\u2019eux, que Lionel Duval du haut de la passerelle.Du côté de chez Camil Selon une information digne de foi, il appert que le chef du Ralliement des Créditistes M.Armand Bois n\u2019en serait qu\u2019un de transition.De plus, il semblerait que I'ex-chef Camil Samson, soupçonné d'avoir conclu des ententes avec le parti libéral provincial, ne serait pas exempt de reproche.Ce qui aurait incité l\u2019exécutif, par l\u2019entremise du président Phil Cossette, à prendre les mesures disciplinaires qui s'imposaient alors.On s'explique mieux ainsi le sens de ces événements et le peu de support pour le chef démissionnaire Camil Samson.Tout le branle-bas ayant entouré cette affaire aurait été en fait celui d'un nettoyage en règle sur la place publique.Il nous a été donné d'apprendre également que le futur successeur de M.Bois serait nul autre que celui que Réal Caouette avait voulu faire accepter, à Un certain congrès à Québec, il y a quelques mois, soit Yvon Dupuis, maintenant commentateur à CKAC, télé média.Ce qui reviendrait à dire que les Créditistes ne seraient pas réchappés du bois et qu\u2019il pourrait faire la manchette éventuellement, une autre fois.André Bouchard Vendredi, le 31 mars 1972 LE BIEN PUBLI C L'Institut des Banquiers tenait une session spéciale genre méthode active d\u2018enseignement, récemment.Ces cours eurent un intérêt réel pour les employés de banque qui les suivirent.On sait que neuf banques à charte font partie de l\u2019Institut dont le but est de développer le potentiel des employés.Il compte 10,500 inscriptions à travers le pays.325 professeurs dont les cours sont affiliés à 45 universités.Sur la photo, lors de ce cours spécial, nous reconnaissons de gauche à droite : M.Daniel Lapointe, sous-directeur de l\u2019Institut des Banquiers, M.Michel Barette, coordonnateur des cours, M.Gérald Sinotte, responsable de l'Education permanente de I'UQTR.M.Guy Binette, Gérant de la succursale de la Banque Canadienne Impériale de Commerce à Trois-Rivières et représentant de l\u2019Institut, également.(A.B.) \u2014_\u2014) \u2019 w Ptr TR ISSN, VENTE ANNUELLE de fe DISQUES psy 50% de REDUCTION SUR TOUS LES LONGS JEUX \u2014 VENTE ANNUELLE HTTHONNV 30% de REDUCTION sur les cartouches a cassette - 8 pistes SIR LI (dy TN E OEY 1-1] 1538 Champlain Trois Rivieres HLNHA Le AO VA VA LZ L'Agence de Distribution CRR.in invite e les commerçants eo Maisons d'affaires e industries e propriétaires d'établissements à se prévaloir de son service de distribution de machines à cigarettes Pour de plus amples renseignements : Tél.Résidence: 374-9348 Bureou : 374-6939 NARHA 0 AA NV Zt OMAR 2! AN POLE BEBE BBEEBEBELE \\ JOYEUSES PAQUES Cap-de-la-Madeleine et du District Trois-Riviéres BBBBBBBBE ES mm\u2014\u2014\u2014 14 15 15 4B BBY A l'occasion de la féte de Paques nous sommes heureux de présenter nos meilleurs voeux a la population trifluvienne Assurances Funéraires ROUSSEAU & FRERES Ltée | a tous nos membres et a toute la population de Trois-Riviéres et du District CONSEIL DU TRAVAIL de Trois-Rivières, 765, rue Bonaventure Téléphone : 375-8633 DAADADABDAAAAAABDAAAADAADAD Page 6 Une garderie pas L'université du Québec, ces jours-ci, est le point de mire des média, et l\u2019objet d'une admiration sans cesse renouvelée.Jusqu'ici, cependant, on traitait des évé- nements culturels, négligeant les recherches scientifiques de nos futurs docteurs és sciences.Mais pour accomplir une recherche valable, on nous dit qu\u2019il faut disposer de sujets sains.Pénétrons donc, vous et moi, dans l\u2019antichambre du laboratoire pour prendre contact avec ceux-ci Suivezmoi, au sous-sol du pavillon Pierre-Bou- cher du Campus des Forges.Entrons par la porte principale, descendons à la mini- cafétaria, où des machines distributrices nous saluent de leur bourdonnement mécanique.Nous longeons le couloir de gauche à l'extrémité duquel, deux portes franchies, nous pénétrons dans un des deux locaux de béton où sont gardées de petites victimes.Dans l\u2019un d\u2019eux, en liberté, de magnifiques représentants de la race canine, dont un authentique berger allemand, attendent leur libération.Daas l\u2019autre, de mignons petits chiots appuient leurs pattes de devant sur le montant de leur parc de béton et hurlent d\u2019ennui pour tenter d\u2019émouvoir le visiteur.Plus loin, d\u2019autres enclos où les toutous jappent, comme révoltés d\u2019être bientôt traînés vers des salles dans lesquelles leur résistance sera mise à contribution.Quelques-uns, simples pensionnaires, côtoient les condamnés.Plusieurs citoyens, ignorant la nature des expériences de l\u2019U.Q.T.R., se débarrassent de leur chien, ou de leur chat, en le laissant à la fourrière de l\u2019université.Comme nous explique le gardien, les policiers, eux aussi, y déposent les animaux errants.Si aucune réclamation n\u2019a été présentée dans un délai d\u2019une semaine, les scientistes disposent alors de cobayes de choix.Pavillon Pierre Boucher \u2014 L'observatoire, entrée principale de I'U.Q.T.R.La fourrière est située à l'arrière de l'édifice.LE BIEN PUBLIC comme les autres Un visiteur, même insensible, se souvient de ce chien de chasse, le regardant fixement et implorant à sa façon la liberté, tâchant d\u2019attendrir par un gémissement l'énigmatique personnage.J'étais avec une compagne de classe.Celle-ci me racontait qu\u2019elle avait fait pratiquer une « petite» opération à sa chatte, car des spécialistes de l\u2019'UQTR rendent ce service public à titre professionnel.Quelle ne fût pas sa surprise, quelques jours plus tard, de voir sa chatte angora saisie par deux étudiants qu\u2019elle n\u2019a pu interpeler ! Depuis ce temps, le mari de cette étudiante de l\u2019'UQTR est en fureur, et ses enfants, désemparés.Dans l\u2019espoir de retrouver sa chatte, ma compagne qui habite le Cap-de-la-Ma- deleine demandait au gardien, qu\u2019elle connaissait depuis peu, de visiter la mysté- reuse garderie.Quelle ne fut pas sa stupeur de voir sa chatte dans une cage et de reconnaître une marque au stylo-bille qu\u2019elle lui avait faite.Elle la réclama, sous mes yeux, au gardien.En fait le gardien, victime des événements, avoue candidement que sa tâche se limite au soin des «occupants ».Muette complicité ! D'un claquement des mains, le gardien fait taire les petites bêtes.Sur demande des étudiants, les captifs prennent la route du laboratoire.Une entrée dis- créte s'ouvrant sur le stationnement, à deux pas de la « garderie », permet au camion de l\u2019université d'amener les « prisonniers », à l\u2019abri des regards indiscrets.Quel fait troublant: être témoin de l\u2019enlèvement de son animal préféré, après l\u2019avoir laissé opérer par les spécialistes de l\u2019UQTR et le retrouver à 'UQTR.Nous sommes amenés à penser que des animaux sains, opérés par nécessité peuvent être les victimes anticipées d\u2019essais non- professonnels.Les profanes placent leur confiance en l\u2019université ; cette dernière conserve leur adresse.Ainsi au lieu de se donner la peine de chercher les animaux errants, on attend les « convalescents » qui ne sortiront plus de l'officine du praticien.Ma compagne de cours a retrouvé sa chatte pour le bonheur de ses enfants, mais combien d'enfants aimeraient revoir leur petit chien perdu ou qu\u2019on croit heurté par une voiture.Combien de tout-petits demandent désespérément un copain de jeu, alors que de futurs bacheliers s\u2019amusent à torturer ces mascottes pour le simple plaisir de vérifier de vagues théories ! ALAIN DUFAULT Étudiant 3 I'UQTR.LANCE | C\u2019est un Vendredi, le 31 mars 1972 - UN RECUEIL COLLECTIF DE POÈMES À ÉTÉ AU CEGEP \"UN ESPACE D'ENVOL\u201d f % étudiant du Cegep, Jean St-Arnaud, auteur de deux plaquettes de poèmes et d\u2019une pièce de théâtre qui pose ici, exhibant un exemplaire du recueil collectif des étudiants en lettres du Cegep trifluvien «Un espace d\u2019envol ».Cette oeuvre comportant des poèmes et des contes a été lancée le 24 mars dernier dans le cadre de l\u2019exposition Action-Cegep.Le recueil dont la maquette est de Christian Pierre a été réalisé à l\u2019imprimerie du Bien Public.RR Le lancement du recueil Un espace d'envol a réuni étudiants, professeurs et invités à la salle de rédaction préparée d\u2019une façon très réaliste par des représentants de la concentration Lettres.Suzon Tremblay, qui vient de terminer un stage au Nouvelliste, était chargée de l'accueil des visiteurs.Dans cette salle munie d\u2018un télétype et de tout le matériel mo- i derne, on pouvait voir, fixée sur un panneau, une retrospective des Editions du Mouvement Parallèle, qui a déjà produit plusieurs plaquettes de vers.Sur la photo, on peut voir de gauche à droite: Jean Godon, Clément Marchand, Pierre Baril, l'un des directeurs du Mouvement Parallèle, Christian Pierre, maquettiste, et Fran- çois-Pierre Déry.(A.B.) En costume de lumberjack, un jeune poète de La Tuque, Vianney Duchasnesu a récité quelques-uns de ss poèmes dans l'ambiance typiquement québécoise d'un camp de forestiers que l\u2019on avait recréé dans ure salle du Cegep, lors du lancement de \u2018\u2019Ballade des lumberjacks\u2018\u2019.Cet événement coloré se passait dans le cadre d'Action \u2014 Cegep.\u201cBallade des lumber jacks\u201d La poésie québécoise se fait drue et drôlement expressive.Rien de statique ou d'amorphe dans cette oeuvre en parlure populaire d\u2019un jeune poète de La Tuque, Vianney Duchesneau.En des mêtres assonancés qui rappellent tour à tour Jean Narrache, Gilles Vigneault ou Félix Leclerc, il nous décrit la vie fruste des forestiers au sein d'une nature rude mais envoûtante, qui pousse les êtres à vivre avec intensité, jusqu'à l\u2019exaspération.Dans Ballade des lumberjacks, le talent sans détour de Vianney Duchesneau s'affirme avec une vigueur qui fut celle de nos meilleurs poètes a leurs débuts.Sous cette poésie fleurant bon l\u2019écorce d'épinette, circule la séve généreuse d\u2019un tempérament qui a su capter déjà les grands courants des forces instinctives.Il restera a Vianney Duchesneau, dans une prochaine oeuvre, a parfaire la forrne autour des themes de ses premiers récitatifs.Il est peut-être le poète qui pourra nous donner un jour le plain-chant de la forêt québécoise, sorte d'épilogue moderne à l'Hymne au vent du nord, d\u2019Alfred DesRochers.Ballade des lumberjacks est la cing ou sixiéme plaquette publiée dans la collection Opus, éditions du Mouvement parallèle (Ce gep), sous la direction de Jean Saint - Arnaud, un poète de belle qualité.Robert Prévost connait la popularité PRL A L'excellent accordéoniste Robert Prévost nous rendait visite entre deux contrats, alors qu'il était de passage à Trois-Rivières où il est toujours résidant toutefois.Son orchestre-trio-musette bavarois, est très en demande dans tout le Québec et obtient des contrats dans les clubs les plus réputés, voire même à l'extérieur comme à St-Pierre et Miquelon, Cincinati et autres.Robert Prévost nous fait tout de même savoir qu'il demeure toujours disponible pour la région de Trois-Rivières et les environs et qu'il peut être rejoint par l'entremise de son gérant M.Camille Therreault aux numéros de téléphone suivants : Résidence 379-1800 ou Bureau : 375-0423.Nous souhaitons bonne route à Robert Prévost, le grand accordéoniste français et qu'il naus revienne en forme plus que jamais.(A.B.) Vendredi, le 31 mars 1972 LE BIEN PUBLIC en quelques mots Page 7 par Maurice Huot À rejeter Les grandes centrales syndicales songent de plus en plus à se politiser.On a même suggéré en certains milieux qu'elles forment des phalanges ou partis politiques ou appuient de façon globale des partis déjà formés.Il faut combattre pareille idée.Les centrales syndicales doivent continuer à veiller au bien de leurs membres en matière de relations patronales-ouvrières et elles ne doivent pas dévier de ce rôle.La tentation est grande pour les chefs syndicaux de loucher le pouvoir politique mais ils se fourvoiraient et n'assureraient pas les services enver les membres des syndicats s'ils tentaient d'assouvir cette ambition illusoire.Les syndiqués ont assez de payer leurs cotisations sans voir les fonds des centrales s'engouffrer dans des caisses électorales toujours trop voraces.3 Désarmement nucléaire Depuis qu'on parle de désescalade des armes nucléaires, l'on ne peut dire que nous sommes avancés.Les choses traînent en longueur d'une conférence & l'autre.Les Etats-Unis ont rejeté à une de ces conférences une proposition soviétique visant à l'utilisation de postes- robots pour le dépistage des vibrations terrestres qui pourraient être déclenchées par des explosions nucléaires.Washington a soumis que la proposition soviétique est vague et que les Etats-Unis ne sont pas prêts à accepter un système impraticable de \"boîtes noires\u201d.Il est évident que les Soviets ne veulent pas se soumettre à une inspection sur leur territoire, se contentant de suggérer au bloc de l'Ouest d'enregistrer à distance les boums-boums de leurs petards.Ceux qui souhaitent sincèrement un désarmement nucléaire ne peuvent se contenter de propositions mollement offertes et qui ne riment à rien.Seule l'inspection sérieuse des pays où on peut tenter des expériences nucléaires pourraient faire avancer la cause du désarmement.Et ces inspections ne pourraient avoir quelque allure que si elles sont effectuées par des commissions indépendantes.Retirera-t-on ce droit de grève ?La grève est l'arme suprême des syndiqués.Mais n'en abuse-t-on pas de plus en plus depuis quelque temps ?Les grévistes disent souvent que si on est acculé à la grève c'est que les négociations traînent trop en longueur et que cet état de choses finit par énerver les travailleurs qui ont recours à la grève pour hâter un règlement.De toute façon, le mal est là et les grèves se soldent toujours par des pertes d'argent ou de services parfois essentiels pour le public en général.Des grèves dans les services essentiels sont proprement insupportables comme on l'a constaté à Montréal pour les cols bleus.Les grèves de police, de pompiers sont aussi impensables.A Ottawa, on parle d'enlever le droit de grève dans la fonction publique.Les gens en ont assez, car tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse.Il est sans doute pénible de retirer un droit acquis, mais le bien commun passe avant les intérêts particuliers de groupes de travailleurs si puissants qu'ils soient.Si on ne le comprend pas en certains milieux qui sont plus enclins à lever les pancartes de protestations qu'à oeuvrer au boulot c'est qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans certains cerveaux.Un pays ne peut marcher dans le désordre perpétuel et être à la merci de travailleurs qui ne veulent pas travailler.Terre des hommes jusqu'en 1976 L'Expo de Terres des Hommes rouvrira ses portes cet été encore.Lors d'une récente conférence, on a fait part de certains changements dans l'organisation, mais l'essentiel c'est que cette magnifique série d'îÎles aménagées pour l'Expo universelle de 1967 s'offre encore aux milliers de visiteurs locaux ou étrangers.Il aura fallu la constance des organisateurs, et surtout celle du maire Jean Drapeau qui n'a jamais perdu la foï dans ce divertissement grandiose, pour que se perpétue ce miracle.Aux dernières nouvelles, Terre des Hommes est assuré de survivre jusqu'aux Jeux Olympiques de 1976.Pour cela, il faudra déployer des efforts considérables mais les Montréalais, et partant les Québécois, et un peu toute la population flottante vivant dans la Métropole en belle saison, ne sauraient voir les lumières de Terre des Hommes s'éteindre à jamais ! Ce n'est plus possible, l'habitude est là.Il faut que Terre des Hommes se perpétue, se renouvelle pour la joie de tous.Tous ceux qui ont fréquenté ce site merveilleux s'y sont toujours trouvés plus joyeux, plus légers et en sont revenus à chaque fois mieux instruits de la solidarité des hommes et éblouis de leurs inventions.La plupart y ont appris à chaque visite quelque chose.Les plus blasés y ont au moins recueilli la diversion, la fraîcheur et le repos qu'ils cherchaient vainement ailleurs.Terre des Hommes sera encore en 1972 l'oasis vers laquelle se tendront le front du pauvre comme du riche pour quelques heures de détente, dans une ambiance à nulle autre pareille.Journaux et scandales Quand un scandale éclate dans notre société, il se trouve toujours des gens pour s'écrier: Ah, les journalistes ! Encore une de leurs indiscrétions\u201d.Cependant du même coup, avec quelle curiosité, passion même, ne voit-on pas ces mêmes gens se jeter sur les feuilles qui décrivent par le menu les circonstances entourant ces scandales.Si les journalistes ne levaient pas le voile sur certains scandales ou affaires troubles, ce même public les blämerait sûrement de se taire.v Certes des feuilles peuvent aller trop loin, certaines d'entre elles peuvent même cultiver la sensation pour la sensation, mais dans l'ensemble on ne peut pas dire que les journaux canadiens dignes de ce nom cherchent la boue pour le plaisir d'éclabousser ou de s'y vautrer.Si les journaux n'exposaient pas certaines turpitudes, il y aurait plus de crimes, car souvent la crainte d'être exposés fait réfléchir des malfaiteurs, En ce sens, étaler certains scandales dans les journaux relève en dernière analyse de l'intérêt public.Touriste Le tourisme est de plus en plus pour chaque pays une source précieuse de revenus.Le Canada dépense des sommes fortes pour y attirer le visiteur américain notamment.Ces jours-ci, apprend-on, Time Square à New-York, s' claire aux lumières du Canada et du Québec.Notre province française est mise en vedette sur le panneau lumineux électronique qui domine ce carrefour célèbre dans le monde entier.L'écran de la société Bulova, l'Accutron, surplombe le Square à l'intersection de la 46e et du Broadway.Tous les jours entre 17 h 30 et 1 h 00, il s'y projette un film sur la joie de vivre au Canada.Au cours de l'hiver, cette propagande par film sur la place publique mettait l'accent portant sur les sports hivernaux au milieu d'images vivaces sur Montréal, Québec, le fleuve St-Laurent.Les spectacles sur le Canada enrichis de chansons se poursuivent jusqu'au début d'avril.Un autre film sur lE'xpo de Montréal devrait suivre. Page 8 Pâques Fleuries \u201cJésus notre Maître est ressuscité.Alleluia | Il vient d'apparaître brillant de clarté.Alleluia 1\u201d Où que tu vives.où que tu habites.à la ville, à la campagne, dans la montagne, au sixième étage d\u2019un building, près des champs, le grand enfant que tu n\u2019as jamais cessé d\u2019être.bien au fond de toi-même, se réveille à de bien doux souvenirs à l\u2019occasion de Pâques.C\u2019est le chant de l\u2019éternel renouveau ! La joie de l\u2019âme qui se mire dans un lis blanc !.C\u2019est la \u201cdanse du Soleil\u201d avant l\u2019aurore.c\u2019est la cueillette de \u201cPEau de Pâques\u201d.c\u2019est la vie printanière qui s\u2019éveille dans les coeurs.! un présage de résurrection ! C\u2019est surtout le chant des cloches qui reviennent de Rome.Cloches cristallines d\u2019un monastère voisin qui chantent dans le matin bleuté la vie intérieure de ses moniales.Balancez-vous aussi dans l'air diaphane, superbe carillon de la catédrale.et vous, cloches plus humbles de la paroisse.vous tous, clochetons des flèches aériennes, sonneries rieuses des campaniles de village.qu\u2019il faut savoir écouter avec une âme de fête ! .Mais oui ! sonnez joyeuses dans l\u2019air libre, cloches du plus grand Jour de l\u2019Année ! Que Pâques arrive et l\u2019on se sent transporté d\u2019espérance ! Tout reprend vie, tout s'anime à nouveau dans la nature qui se libère.On frémit d\u2019impatience, car c\u2019est le temps de l\u2019exubérance avec la venue de Sa Majesté, le Printemps.et son cortège de fleurs: tulipes, jonquilles, jacinthes et violettes rivalisent de couleur avec la perce-neige, la première à avoir défié le lourd linceul de neige et de glace.C\u2019est le moineau, le geai ou le gros-bec qui volète près de son nid en surveillant la couvée prochaine ! C\u2019est toi.c\u2019est moi.c\u2019est nous avec une âmo toute neuve qui exultons à la venue de l\u2019Agneau pascal.oyeuses Pâques fleuries à tous.Je murmure bien chaleureusement mon message pascal : paix, joie.Soyez heureux ! Céline Leblanc AVIS La plus grosse compagnie de netroya- ge à domicile au Canada ouvrira une succursale à: Trois-Rivières d'ici quelques semaines.SERVICEMASTER offre une excellente occasion à de jeunes personnes ame bitieuses, désirant être propriétaires de leur propre commerce.Le travail consiste à nettoyer sur place, tapis, murs et meubles.Nous faisons aussi de la \u2018\u2019restauration après feu\u201d pour les compagnies d'assurances.Si vous êtes intéressé à devenir en affaire pour vous-mémes s\u2019il vous plat écrire à : Service Master du Québec Ltée, 3035 Sartelon, Montréal 382, .Qou téléphoner à: 416-549-3009 M.Adams.Prière de ne pas répondre à moina d'être extrêmement travaillant et am bitieux, LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 31 mars 1972 Treize à la douzaine « Charles est malade >», m'avait dit Justin.Quelques jours plus tard, passant devant la boutique de Charles, je lus, sur une affiche suspendue dans la porte: Fermé pour cause de santé.Charles n\u2019était donc pas malade ?Puis je me souvins d\u2019une phrase de Charles, prononcée lors de ma dernière visite chez lui: « Je me sens excessivement bien », avait-il affirmé.Aurait-il été ennuyé par un excès de santé ?J'ai revu Justin.« Charles, dit-il, est vraiment malade.Depuis quelques semaines, il jouissait d\u2019une santé de plus en plus mauvaise.» Pauvre Charles! Malade d\u2019une surabondance de santé, il était normal, n\u2019est-ce pas, qu\u2019on le vit se réjouir de la diminution de sa santé.Pourvu qu\u2019elle ne diminuât pas trop et que la vie de notre ami ne fit pas en danger.«Il n\u2019y a guère de chance qu\u2019il meure, affirma Justin.Son médecin ne jouissant pas d\u2019une mauvaise réputation, on risque de voir Charles sur pied dans exactement dix ou quinze jours.» Charles, heureusement, a toujours mené une vie rangée.« Un homme excessivement modéré, en effet, à cela près, ajouta Justin, qu\u2019il mange trop compendieusement.Or, à notre âge, l\u2019embonpoint peut nous jouer de mauvais tours.Combien de gens meurent grâce à une alimentation trop généreuse ! » Une fois rétabli, Charles devrait garder un régime très sévère.«Il ne croit pas plus que moi à la soi-disant efficacité des régimes.Les bienfaits qu\u2019on en attend s\u2019avèrent trop souvent faux.Il n\u2019y a que la modération pour conserver la santé : modération dans le boire et le manger, et modération dans le travail.» Il est vrai que Charles n\u2019a pas d\u2019employé pour l'aider dans son commerce.« Voilà d'où vient la maladie de Charles.Seul, il doit travailler à qui mieux mieux, quand Philippe, par exemple, a trois bras droits pour le seconder dans ses affaires.» Mon cher Justin, ai-je dit en guise de conclusion, je m\u2019en vais de ce pas suggérer à Charles d\u2019engager un commis.« J'aime à penser qu\u2019il te donnera son accord.» Je m\u2019éloignai tristement, en songeant que, si Charles est malade, Justin ne l\u2019est pas moins.Tous deux sont atteints d\u2019une maladie fort répandue de nos jours, dont les principaux symptômes sont : l\u2019incapacité de réfléchir sur le sens de ce qu\u2019on dit ou de ce qu\u2019on écrit soi-même, l\u2019utilisation à contretemps de mots et d\u2019expressions mal connus, l'imprécision, l\u2019incohérence ou l\u2019obscurité de la phrase, et finalement une tendance marquée à heurter le bon sens.Quand Charles, par exemple, ferme sa boutique pour cause de santé, il fait un contresens.Qui croirait qu\u2019il ne travaille que malade ?C\u2019est pour cause de maladie qu\u2019il eût fallu écrire sur l'affiche.En outre, Charles disait être excessivement bien.Or excès évoque invinciblement une idée de déséquilibre, de malaise, de surabondance, et par conséquent ne peut s'appliquer à la santé.Seule la vogue actuelle de l\u2019emphase et de la redondance empêche de voir ce que l\u2019expression a de ridicule.Pour bien vivre et pour dire, c\u2019est assez, de nos jours encore, d\u2019être très bien, d\u2019être en excellente santé.Quant à ce pauvre Justin, il voit en Charles un homme excessivement modéré, comme si l\u2019on pouvait être modéré d\u2019une façon excessive.La modération, plutôt, ne tient-elle pas le milieu entre des excès contraires ?Etre excessivement modéré, c\u2019est n\u2019être plus modéré du tout; étymologiquement, c\u2019est n\u2019avoir plus de mesure.Jouir vient du latin gaudere, se réjouir.Jouir d\u2019une bonne santé, c\u2019est se réjouir d\u2019être en santé.On jouit seulement de ce qui réjouit, de ce qu\u2019on apprécie.Jouir d\u2019une mauvaise santé, d\u2019une mauvaise réputation, d\u2019une mauvaise fortune, voilà autant d\u2019incongruités de langage.Mais Justin n\u2019en est pas à une incongruité près! Et c\u2019en est une de confondre risquer de avec avoir des chances de.Chance, du latin cadentia, manière dont une chose tombe, dérivé lui-même de cadere, tomber, marque ce qui arrive ou peut arriver de favorable aussi bien que de défavorable : courir la chance, s'abandonner à la chance.On dit bonne chance ou mauvaise chance pour préciser comment la chance tourne.Cependant, employé absolument, chance a depuis longtemps pris le sens de hasard heureux, d\u2019occurrence favorable, et il est devenu synonyme de bonne fortune.Avoir une chance d\u2019échouer, avoir des chances de mourir ne se disent donc pas, bien que avoir des chances de mourir pour sa foi s\u2019entende parfaitement.Hors les cas où les malheurs et la mort elle-même seraient considérés comme des occasions favorables, il faut dire risquer de mourir, d\u2019échouer, de tomber, etc.Risquer, en effet, comporte toujours l\u2019idée d'un dan- er, d\u2019un péril, d\u2019une issue incertaine.Justin eût été mieux inspiré en disant que Charles ne risquait pas de mourir, qu\u2019il avait plutôt des chances de se rétablir rapidement.De même, grâce à, qui signifie à cause de, avec le concours de, ne peut s\u2019employer que pour désigner les causes et les agents favorables.Grâce vient de gratia, dérivé de gratum, ce qui plaît, ce qui est approuvé et, en définitive, ce qui rencontre notre agrément.On dira: cet avantage fut obtenu grâce à la grève (qui, en l'occurrence, a été favorable), mais la nouvelle en arriva trop tard à cause de la grève (qui fut défavorable, à cet égard).Justin aime à passer pour savant.C\u2019est pourquoi il emploie des mots comme compendieusement \u2014 pour lequel il a une véritable faiblesse.Mais il ignore qu\u2019un compendium est un abrégé, et que l\u2019adverbe aux copieuses sonorités qu\u2019on a formé sur ce mot signifie, contre toute attente, en abrégé, en - peu de mots, rapidement; qu\u2019il ne peut s\u2019appliquer qu\u2019à une manière de s\u2019exprimer oralement ou par écrit; et qu\u2019enfin c\u2019est un contresens ridicule de le donner pour synonyme d\u2019abondamment et de pro- lixement.Mais comment Justin prendrait-il conscience de tout cela, lui qui dit couramment : exactement une dizaine ou exactement \u2014 en appuyant fortement sur l\u2019adverbe \u2014 exactement quinze ou vingt ?Un soi-disant savant, voilà ce qu\u2019est Justin \u2014 et voilà du même coup un emploi correct de cette expression, qui est la forme ancienne du participe Vendredi, le;31 mars 1972 présent du verbe se dire.Un soi-disant savant, c\u2019est quelqu\u2019un qui se dit, qui se prétend savant.On n\u2019emploiera donc soi-disant que pour une personne (en état de se dire, de prétendre être quelque chose).La soi-disant efficacité d\u2019un remède, la soi-disant étude, le soi-disant mécanisme sont des constructions illogiques, bien que fort en usage, parfois hélas! chez de bons écrivains.Dans ces cas, c\u2019est prétendu qu\u2019il faudrait utiliser : les prétendus bienfaits de la civilisation, les prétendues incorrections de cet écrivain.On évitera aussi l\u2019emploi adverbial de soi-disant au sens de prétendument, de censément : le punir, soi-disant pour le corriger.Le seul emploi correct et logique de soi-disant est celui qu'autorise sa nature de participe présent du verbe se dire: un homme se disant (ou soi-disant) malade, une femme se disant (ou soi-disant) cantatrice.Quel usage ne fait-on pas, aujourd\u2019hui, du verbe s'avérer! Justin, qui manque de simplicité, ne laisse jamais passer l\u2019occasion de l\u2019employer.Il ignore, bien sûr! que ni Littré ni l\u2019Académie ne font état de la forme pronominale d\u2019avérer, lequel signifie reconnaître ou faire reconnaître comme vrai.Un fait avéré, c\u2019est un fait reconnu comme vrai; avérer un fait, c\u2019est le faire reconnaître comme vrai.S\u2019avérer n'existe pas dans la langue correcte: il serait bon de le noter une fois pour toutes.Un procédé qui s\u2019avère inefficace, une personne qui s\u2019avère compétente, un vent qui s\u2019avère violent, qu'est-ce que cela signifie ?Rien, sans doute.Laissons donc ce verbe inexistant à ceux qui parlent ou écrivent pour ne rien dire, et admirons franchement la logique moderne qui veut, de certains faits, de certaines nouvelles ou de certaines affirmations, qu\u2019il s\u2019avèrent faux, inexacts ou mensongers \u2014 comme si, dans avérer, n\u2019éclatait pas le sens de vrai.C\u2019est encore la logique qui nous permet de corriger les fautes suivantes de Justin : il travaille à qui mieux mieux, et avoir trois bras droits pour le seconder.À qui mieux mieux signifie proprement : c\u2019est à qui ferait le mieux, c\u2019est à qui ferait davantage, et implique une émulation.Or, pour qu\u2019il y ait émulation, il faut au moins deux personnes qui travaillent, qui courent, qui crient, etc, à l\u2019envi l\u2019une de l\u2019autre.Il travaille à qui mieux mieux heurte donc la logique.Quant à l'expression avoir trois bras droits, à moins de se prendre pour Civa ou d\u2019avoir été façonné par quelque sculpteur hindou, on ne saurait y recourir correctement.S'attribuer plus d\u2019un bras droit, même au sens figuré, c\u2019est se rendre ridicule.Donner son accord n\u2019est pas moins illogique que les expressions précédentes.Un accord, en effet, c\u2019est, selon l\u2019Académie, « l'union entre plusieurs personnes, causée par la conformité de volontés, de sentiments, d'idées.» L'accord ne peut donc concerner que deux personnes au moins ou, au sens figuré de convenance entre les parties d\u2019un tout, deux ou plusieurs choses.Je peux donner mon consentement, mon assentiment, mon autorisation, ou me déclarer d\u2019accord avec vous, mais jamais je ne pourrai donner mon accord.Car l'expression heurte le bon sens, l\u2019accord ne pouvant naître que de la conformité d'au moins deux volontés, deux sentiments, deux opinions.Ne serez-vous pas d'avis, cher lecteur, qu\u2019en vous présentant aujourd\u2019hui treize mots et expressions je vous ai fait la portion généreuse ?Treize à la douzaine, diront les méchants, c\u2019est une pratique chère aux commerçants désireux de s\u2019achalander.ANDRE VACHON - (Exclusif au Bien Public) LE BIEN PUBLIC Page 9 Un éducateur sadique en catéchëse La scène se passe à l\u2019Université de Montréal, où sont réunis des éducateurs qui, pour la plupart, enseignent la Catéchèse au niveau secondaire.Ils y sont venus pour parfaire leur apprentissage des techniques que requiert cet enseignement.Le groupe est composé de prêtres, de religieux, de religieuses et de laïques (hommes et femmes).Selon un éducateur qui a vécu l\u2019expérience de cette session de dynamique de groupe, les cours s\u2019échelonnaient sur quatre semaines, dont les trois premières furent consacrées à l\u2019étude de la technique des groupes : cours théoriques; la quatrième semaine était consacrée à la pratique.Mais laissons cet éducateur nous raconter son expérience : + + * L\u2019animateur, un religieux éminent, chargé de nous former afin que nous devenions des spécialistes, débuta ainsi : a) «Ne pas assister à la messe du dimanche.Est-ce que je sais, moi, si c\u2019est péché ou pas péché ?» b) « Les relations sexuelles entre jeunes.Est-ce que je sais, moi, si c\u2019est péché ou pas péché ?Si cela conduit à leur épanouissement humain, c\u2019est que cela répond au plan de Dieu (sic); par conséquent, ce n\u2019était pas péché ».c) La masturbation .Est-ce que je sais, moi, si c\u2019est péché ou pas péché ?» Durant les trois premières semaines, notre professeur (spécialiste en dynamique de groupe).joua parfaitement le rôle d\u2019animateur, lequel consiste à être au service du groupe, qui a ses lois.Quant au groupe, il était la réalité vivante que chacun de nous devait découvrir, en se soumettant aux décisions du groupe.Cette pédagogie de ROGERS, louangée par notre animateur, utilise comme arme principale la psychologie scientifique.La manoeuvre est excellente pour manipuler un groupe, comme pour manipuler les individus par le groupe.Après ces trois semaines de non-directivité érigée en principe, jl\u2019animateur convint que la théorie sans la pratique ne valait rien, et que maintenant nous pouvions réaliser certaines expériences.Et c\u2019est ainsi que, fort adroitement manipulés, nous fâmes entraînés dans une série de séances psychanalytiques.Petit boniment sur la force des rencontres, puis la pratique : PREMIERE ETAPE, a) « Gardez le silence durant cing minutes».b) « Frottez la main gauche avec la main droite.» c) « Extériorisez ce que vous avez ressentis.Certains dirent avoir ressenti la solitude.Une jeune institutrice déclara : « Moi, je vais être franche, j'ai pensé au sexe ! » DEUXIEME ETAPE a) «Prenez la main du voisin, et expri- mez-lui spontanément vos sentiments d\u2019amitié.» b} « Laissez-vous tomber dans les bras du voisin, et dites ce que vous avez ressenti.» Ceux et celles qui ne se prétaient qu'avec réticence à ce petit jeu stupide, étaient considérés comme manquant d\u2019esprit d\u2019équipe.Une jeune fille déclara avoir ressenti un sentiment de frustration, parce que sa compagne ne s\u2019était pas laissée tomber assez spontanément dans ses bras, TROISIEME ETAPE Musique langoureuse, qui créait une atmosphère exotique.a) « Faites silence, réfléchissez profondément; en d\u2019autres termes: rentrez dans votre MOI profond; puis pointez du doigt la personne qui vous attire le plus.» b) « Dirigez-vous lentement l\u2019un vers l\u2019autre, et exprimez vos sentiments.» Des points étaient alloués pour la participation à l\u2019expérience, Ainsi les professeurs de Catéchèse (religieux ou laïcs) n\u2019avaient aucune échappatoire possible.N.B.\u2014 Un prêtre qui ne prisait pas du tout ce type d'expérience, s\u2019est abstenu de se présenter au cours ce jour-là.Mais continuons le récit.Un éducateur pointa une religieuse et l\u2019invita à danser.Une jeune institutrice, visiblement attirée par le religieux animateur de cette session (lui qui, au début du cours, avait déclaré ne pas savoir ce qui était péché ou pas péché), cette jeune fille pointa du doigt ce religieux.Arrivés l\u2019un près de l\u2019autre, ils exprimèrent, devant le groupe ahuri et de la fa- con la plus authentique possible, leur attirance réciproque dans un baiser prolongé.L'important, c'était d\u2019être AUTHENTIQUE, de conclure l\u2019éducateur qui me rapporte ces faits.* * # Les faits relatés ci-dessus sont, hélas, rigoureusement exacts.Un autre pré- tre qui détient un poste important au Centre de Catéchèse d'Ottawa, assistait à ce cours; il sortit de cette dernière séance, en grommelant: «Je n\u2019aime pas me faire embarquer ! » Au lecteur de juger de l\u2019authentique déformation qui s\u2019opère actuellement au sein du corps professoral, qui se destine à l\u2019enseignement religieux.Pour conclure, j'exprime à nos tout-puissants scribes de l\u2019Office catéchistique provincial ma bien modeste, mais authentique opinion sur les dangers de leur pédagogie de l\u2019authenticité.SIMONE THERRIEN Page 10 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 31 mars 1972 Marie-Josée Longschamps présente sa fille Karina a la télévision La petite Karina, fille de Marie-Josée Longchamps a récemment fait ses débuts à la télévision en compagnie de sa maman - - dans un message publicitaire pour la poudre pour bébé de la compagnie Johnson & Johnson Limitée.p URSS \u201cJe suis très heureuse \u2018 qu\u2018on nous ait choisie\u2019\u2019, dit Marie-Josée, \u2018c\u2019est un \u2018rôle tout indiqué pour Karina.C'est un genre d'image qui me plait beaucoup ; c'est humain, doux, mignon et elle ajoute, c'est aussi un bon produit !\u201d\u2019 SAVIEZ-VOUS \"J.A.R.DES ALLIERS COURTIER LICENCIE Bureau d'immeubles de Trois-Rivières MAINTENANT SEUL avec ses bureaux situes dans l'Edifice Auger, 1185, Hart coin da Banavanture Un nu céramiste: : NICOLAS B BROADBECK le Club Mauricien de Céramique continuant son évolution constante recevait Un maître dans l\u2019art de la poterie, en la personne de Nicolas Broadbeck.Celui-ci en compagnie de son épouse, céramiste également, démontra jusqu'à quel point des artisans peuvent manifester des dons personnels dans leurs oeuvres et surtout dans leur technique.Nous avons pu constater jusqu\u2019à quel point, la versatilité et la dex- trité manuelle de ces deux artistes ont impressionné les membres du Club Mauricien de Céramique.De gauche à droite: M, Guy Gagnon, M.Roger Bornais, M.Laurent McKinnon, M.Nicolas Broadbeck, M Gustave Dupont, Mme Jacqueline Broadbeck, Mlle Huguette Frigon.PÂQUES CLOSES Eh bien ! à l'église on a récité la Passion.Avez-vous déjà remarqué que proportionnellement la majeure partie de l'Evangile\u2014la Bonne Nouvelle ! \u2014 s'occupe de l'humiliation, des souffrances de Notre Seigneur.L'on pourrait dire: drôle de \u2018\u2018bonne nouvelle\u201d.À quoi Luimême nous répondra: \u201cNe fallait-il pas que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire ?\u201d \u2014 Si Lui, la Victime innocente a di subir tant de cruautés, nous autres pauvres pécheurs qu'est-ce que nous méritons ! (Et n'est-ce pas, c'est l'homme qui commet \u2014 homo ho- mini lupus \u2014 le mal à l\u2019égard de son semblable !) Mais j'aurais voulu souligner, a l'occasion de la fête de Paques, la plus grande, la signification de Sa résurrection.Certains affirment que cela est un mystère.Le mystère est toujours une chose obscure, vague, incertaine, secrète.Sa résurrection n\u2019est aucunement un mystère.C\u2019est une réalité qui fut confirmée par une multitude de ses contemporains, D'accord! Sa résurrection est un miracle, c'est-à-dire, un prodige extraordinaire.Tellement grand que même Ses disciples les plus proches (et avertis!) le contestaient.Ils ne voulaient pas le croire malgré les prédictions du Maître! Et lors de Son apparition dans leur cercle, ils TN A A ce ki 4g voulaient avoir une preuve encore plus palpable que la sensation de leurs yeux.Ils se murmuraient: nos yeux peuvent nous tromper, il y a tant d'illusions! nous nous fions plutôt au concret .Thomas, dans son incrédulité sincère, s'écria: Si je ne mets pas ma main dans Ses plaies.N'est-ce pas bizarre ce désir! ?Il aurait voulu toucher à ces Plaies qui demeurent le gage de notre rédemption, la rançon de notre salut.Dans un témoignage reconnu d'une visionnaire, Notre Seigneur affirma: \u201cCe sont rnes plaies Juste ciel ! Regarde ce qui est arrivé à notre forêt durant notre hibernation.qui soutiennent le monde.\u201d évélation de cette Réparation inépuisable qui dans chaque moment du Temps fini déclenche le pardon du Père céleste.(Une autre révélation cependant nous parle de la punition par la justice divine de tous ceux qui ont été les auteurs de ces Plaies.) En tout cas, lorsque nous chantons l'Alleluïa pour saluer le Seigneur ressuscité, notre âme, notre esprit seront remplis d\u2019une profonde reconnaissance.Car Sa résurrection est un encouragement précieux dans toutes nos tristesses et épreuves; une invitation permanente à la vie, à cette vita nuova, nouvelle vie qui sera plus belle, plus vraie, plus pleine de bonheur véritable.M.-A.CLAUSER, d.ph.Université du Québec Pâques 1972.57 St-Wenri St-Maurice, à tous et amis Jacques St-Amand ST-AMAND & THIBODEAU ow.ASSURANCES GENERALES AUTOMOBILE - VIE - FEU - VOL Cop-de-la-Maodoteine Cte Champlain nos clients Tél.: 374-4117 Tét.: 375-1703 Un choeur qui sème gaieté et enthousiasme Le choeur Pro Musica dont le directeur est M.l'abbé Gilles Poisson présentait son concert annuel au Cegep de T.-R.En plus de diriger la chorale, il fit également participer la foule avec beaucoup d\u2019enthousiasme.Les mélodies interprétées étaient de compositeurs populaires bien connus tel que Vigneault, Leclerc, Dor, Leveillée, Brassens et Moustaki.Nous pouvions applaudir comme solistes Mme Suzanne Bruncan, Mlle Louise H.Beaubien et M.Claude Beaumier.Le tout était accompagné par Mme Thérèse - Lamy.ll est à noter que la prochaine cho- ralie qui regroupera près de 400 choristes sera présentée à l\u2018Eglise St-Odilon le 30 avril prochain.Murialle St-Germain JE VOUS PROPOSE DE 681, Guilbert et 754, De La Fabrique DOMAINES du PARC Heures de visite : Tous les jours de : 2 h.à 5 h.et 7 h.à 9 h.Prix à partir de S 149680.\" CLAUDE G JUN = à Ed COURTIER 7 CONSTRUC 76, Da l\u2018Armée Cap-de-la-Madeleine Téléphones : 374-3478 379-3037 \u2014 378-6888 "]
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