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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 18 février 1977
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le bien public, 1977-02-18, Collections de BAnQ.

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[" J.Raymond penault rue Le Royer Quest Montreal fev.7y H2Y 1W4 \u20188 Vendredi, les %.25 février et 4 mars 1977 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.Tél.378-8404 RGANE DU TRIFe Enregistrement numéro 0475 Courrier de la Deuxième classe Port de retour garanti Abonnement $5.00 par année Lu copie: 20 cents Branle-bas d\u2019inquisition Comme il fallait s'y attendre, on assiste présentement par tout le pays a une mobilisation générale des effectifs fédéralistes en vue de contrer les aspirations sécessionnistes du gouvernement Lévesque.Par tout le territoire, c\u2019est le branle-bas de combat, la mise en place des batteries de campagne.Après un véritable choc émotif consécutif à l\u2019élection du 15 novembre, on a vite fait de se ressaisir dans la meilleure tradition anglo-saxonne de concrétisme politique et d'adopter sans tarder les mesures qui s'imposent (contraintes, menaces, séduction).L'une de celles-là, comme on le voit déjà, consistera à réduire au silence les tenants de la thèse indépendantiste qui auraient pu envahir sinon tous les media, du moins ceux que contrôlent l\u2019état et l\u2019establishment.De là l\u2019enquête à implications punitives que l'on s\u2019apprête à tenir sur le comportement idéologique de Radio-Ca- nada.M.Trudeau, bien sûr, n\u2019a pas ordonné cette enquête, il ne l'a que souhaitée et c\u2019était déjà suffisant pour que le timide président de l\u2019honorable société acquiesce avec empressement.Qu'il y ait des éléments pro- séparatistes à Radio-Canada, cela n\u2019a jamais fait aucun doute.Ils comptent même parmi les plus doués et les plus écoutés,au point que leurs moindres avis ont auprès du public québécois un effet d\u2019entraînement irrésistible Dans une seule campagne bien orchestrée, Ra- .dio-Canada peut causer à la cause fédéraliste des torts irréparables.De cela on est bien conscient à Ottawa, et l\u2019on comprend que MM.Trudeau, Marchand, Ouellette et Mme Sauvé ont pris immédatement les grands moyens pour museler une engeance aussi habile que menaçante.M.Diefenbaker a parlé du caractère maccar- thyste de la nouvelle chasse aux sorcières qui s\u2019annonce.Le mot n\u2019est pas trop fort.L\u2019enquête permettra de rappeler utilement que le mandat explicite de Radio-Canada, contenu dans la loi sur la radiodiffusion (1966-68), est de «contribuer au développement de l'unité nationale et d'exprimer constamment la réalité canadienne».On est loin des nocives incitations à l'indépendantisme québécois que, selon nos inquisiteurs, se seraient permises un trop grand nombre de commentateurs partisans que l\u2019on s'apprête à démasquer.Les journalistes de Radio-Canada devront appren- prendre qu'ils sont un outil, une dépendance idéologique du pouvoir et que, selon ce dernier, la notion d\u2019objectivité journalistique nc permet d\u2019accroc qu\u2019en faveur de la thèse fédéraliste qui a présidé à la création de leur emploi.La Société Radio-Canada, de par sa charte, se constitue l'instrument d\u2019un pouvoir tenacement centralisateur qui, de tout temps, a soupçonné le mal séparatiste et a tout prévu pour le guérir.Première préoceupaton du gouvernement central, l'unité canadienne doit être maintenue à tout prix contre une minorité entreprenante, füt-ce au mépris de certains principes démocratiques dont l\u2019on assortit -les discours officiels.Le contrôle de l'expression des idées est un impératif des régimes qui veulent durer, l\u2019opinion étant un matériau mou que l\u2019on façonne à sa guise au moyen d\u2019une presse asservie.Comme l\u2019a dit suavement Mme Jeanne Sauvé, le CRTC chargé de l\u2019enquête « reste libre de ses moyens».Et l\u2019on ajoute avec aplomb que la future commission sera composée de « personnalités jouissant de la plus haute crédibilité publique et journalistique ».On sait ce que cela veut dire et l'on comprend que le journaliste Claude Ryan et l\u2019ambivalent politicologue Léon Dion pourraient être invités à en faire partie.Quoiqu\u2019il en sera de cette vaste opération de nettoyage, l\u2019avenir nous dira si M.Trudeau a été bien inspiré de s'attaquer à une confrérie qui, jusqu'ici, dans ce genre de débat, a toujours eu le dernier mot, Clément Marchand VISITE ECLAIR DE M.LEVESQUE A l'issue de sa tournée-éclair dans la région de la Mauricie, le premier ministre René Lévesque a fait un bref arrêt à l'Hôtel de Ville de Trois-Rivières, tout en rencontrant les membres du conseil et les membres de la presse.des problèmes de l'heure dans la région.M.Lévesque a fait alors une rétrospective Il a également rendu visite aux employés du poste CJTR, et 4 ceux du journal Le Nouvalliste, alors en arrét de travail, DUGUAY pocte et chansonnier d\u2019Acadie par MARCEL NADEAU Dans l'oeuvre de Calixte Duguay, pour illustrer l'itinéraire particulier du peuple acadien, les poemes-chansons Les Aboiteaux et Louis Mailloux demeurent des pièces majeures ! En effet, lorsque Calixte Duguay s'interroge dans une autre de ses chansons: La nuit est longue en Acadie ! Ne \u2018me demandez pas pourquoi On esi encore debout ! ! nous voyons à l'instant même, bref, 'exacte perspective d'ensemble de la démarche de cet auteur-compositeur ! Les Aboîteaux Chant de la nostalgie par excellence ! Hymne à l'espoir, rappel incisif des heures primordiales et à venir ! Et les aboîteaux sont toujours quelque part Attendant que le pays s'éveille Viendront-ils un jour nous parler de départ Pour.d'autres merveilles 2 Quelle est, précisément, la grande figure mythologique que veut évoquer pour nous un Calixte Duguay, lorsqu'il nous parle ainsi d\u2019\u201c\u2019aboîteaux \u201d ?Les \u2018\u2019aboîteaux\u201d sont, au fait, de simples \u2018digues à clapet\" que les paysans d'Acadie créaient au rebord de certaines terres qu'il serait désormais possible de cultiver convenablement, ce \u2018\u2019clapet\u2019\u2019 servant ingénieusement de soupape pour contrer le flux des marées montantes comme également libérer ces mêmes terres des eaux inutiles.Mais les époques se sont succédées, et l'usage des \u201caboîïteaux\u2019\u201d\u2019 a été progressivement abandonné ! Duguay aime faire justement le rappel de cette heureuse coutume qui prévalait en Acadie de par de longs temps immémoriaux, bien avant même que ne survienne le grand évènement de la Déportation ! Jean Leblanc m'a dit qu'un jour aux aboîteaux La mer s'en viendrait par la digue Rassembler les membres du troupeau Partis sur los bateaux Que les déportés viendraient 18ter Et qu'on dansorait la gigue 3 Dès lors, Calixte Duguay, par ce poème surgi du plus profond de lui-même, nous montre à la lumière d'une tradition derneu- rée combien vivante jusqu'à quel point un peuple peut vivre encore en sa chair le drame unique que connurent les Anciens ! L'Acadie, faut-il le souligner, peut-être plus que jamais, traverse le moment crucial d'une Survivance; de la sorte, chez Duguay et les siens, les plus beaux espoirs vont se mêler à la désespérance.Revienne lu mer un jour aux aboîteaux Forcer les clapels de lu digue Qu'elle nous apporte pour bientôt Ce qu'elle a de plus beau Je crains cependant que Jean Loblanc Soit seul pour dansur sa giquo 1 Louis Mailloux Un magnifique poèrne-chanson de Calixte Duguay est bel et bien ce Louis Mailloux, devenu même figure de légende au pays d'Acadie ! Mais il fallait la verve unique d'un Calixte Duguay pour nous faire vivre et revivre à jamais tout le drame que porta en lui et sur lui ce jeune étudiant de Caraquet, mort à l'âge de dix-neuf ans, à la suile d\u2019une escarinouche (1875) pour la détense de droits majeurs menacés.Ce n'étaii pas pour des chimères Que Caraquet il y a cont ans En plein janvier s'était mis en colère En plein hivor a vu couler le sang Quand on vous mord il faut bien se défendre Et puis des chiens il y on avait trop Et quand les chiens ne veulent rien comprendre Faut leur donner le coup de pied qu'il faut.- C'est alors que va se produire le dénouement fatal de tout ce drame intensément vécu : Un coup de leu sans prendre garde Et il fallut que co lut toi.Et tout ce sang qui monte jusqu'à moi Je veux qu'on sorte cola des Archives Pour le semer aux quatre vents Car lu es mort pour que les autres vivent Et pour que soient plus libres nos enlants 6 Conclusion : Calixte Duguay, poéte et chansonnier, a donc écrit une Oeuvre qui s'inscrit dans la trajectoire de la vie la plus profonde de son peuple, le peuple d'Acadie ! Chaque poéme, chaque chanson se veulent étre comme un appel vibrant aux libertés, aux suprêmes conquêtes ! C'est effectivement l'âme d'une nation qui s'exprime, lorsque Calixte Duguay s'écrie : Dans un matin lumineux comme aucun autre Que le tambour à peau de sang Rou!é jusqu'à la lle Batte la chamado sur les routes de mon pays.7 Le drame du Grand Dérangement; le drame des luttes séculaires et quotidiennes pour la sauvegarde d'une foi et d'une langue; somme toute, Calixte Duguay n'au- 1a de cesse qu'il ne reprenne toutes ces.réalités, les transpose, on ne peut mieux, sur le plan de la poésie vivante, et les chante d'une si juste manière ! 1.Duguay, C.: Présentation \"\u2019Spacta\u201d.Centra Culiural, Trois-Rivières, 18 fév.1977.2.Duguay, C.: Les Stigmates du silence.Edd'Acadie, Moncton, 1975, 112 p., p.97.3.Ibid, les Aboîteaux, p.96.4.|.d, p.97.S.Ibid, Louis Mailloux, p.64.6.ibid, p.65.7.Ibid, Les Stigmates du silence, p.108. Page 2 LE BIEN PUBLIC ACTIVITES DU CERCLE GABRIEL-MARCEL LA SCIENCE DU BIEN MOURIR OU L'EUTHANASIE Le Cercle Gabriel-Marcel vient de tenir une rencontre publique à l'Auditorium de l\u2019hôpital Cooke, Trois-Riviè- res; près de quarante personnes s'étaient effectivement donné rendez-vous le 28 février dernier, pour faire table-ronde autour d\u2019un grand sujet d\u2019actualité: l\u2018Euthanasie.Cette réunion, faut-il dire, fut une des plus réussies, et nous croyons bien dès lors, qu\u2019elle inspirera les rencontres à venir.Chacun a pu participer de façon fort active à la discussion, de mé- me qu'aux préliminaires; témoignages, expériences, réflexions: rien n'a manqué ! Bref, tout était climat de chaleur humaine et de sympathie.Préliminaires Sous forme de \u201cchronique\u201d à bâtons rompus, l\u2019un et l\u2019autre membre du Cercle pouvait, en premier lieu, relever ce qui dans notre région, se révélait d\u2019un intérêt culturel certain: films, conférences, expositions.Par la suite, tous furent invités à s'identifier et dire en quelques mots, leurs principales activités ou préoccupations.De la sorte, nous avons appris qu\u2019un d\u2019entre nous se rendait prochainement à Paris, et qu\u2019il serait possible qu'il entre en relation avec l\u2019un ou l\u2019autre membre du Cercle Présence de Gabriel Marcel, en particulier le philosophe Jean Guit'sn.De là, Françoise Baillargé nous a lu un texte concernant la pensée de Gabriel Marcel relativement à la Mort, avec un rappel en particulier, de son expérience de la Croix-Rouge, lors de la guerre 14-18.Ainsi, nous avons pu aborder le thème essentiel de la rencontre : l\u2018Euthanasie.Négovan Rajic présida l'assemblée.L'Euthanasie et ses problèmes Les prémices de la discussion furent posées par le Dr Nadeau: l\u2019actualité de ce sujet dans \u201cune société qui se refroidit\u201d; ce que laisse entendre le Code Criminel (notions d\u2019homicide volontaire, involontaire); le besoin d\u2019une définition précise de l\u2019Euthanasie, si nous ne voulons pas encourir les foudres de la justice ! Le Père Guillaume Lavallée a véritablement engagé , le débat lorsqu\u2019il nous a livré une définition particulière de l\u2019Euthanasie, ce qui d\u2019ailleurs allait en faire sursauter plus d\u2019un; \u2018\u201cL\u2019Euthanasie nous réfère à la suppression des individus qui, ar l'âge ou l\u2019infirmité, sont à la charge de la société, en leur procurant une mort rapide et aussi douce que possible\u201d.Or, cete définition traduit celle des adeptes d'une importante école d'Europe, l\u2019Eccle Euthanasique, dont les prolongements se retrouvent dans des pays tels que l'Espagne, l'Italie, Ja Suisse, la Norvège.Le référence: Dictionnaire de Spiritualité.L'Euthanasie et l\u2019Eugénisme A la rigueur, faut-il entendre l\u2019Euthanasie de cette manière ?Une telle définition ne nous rapproche-t-elle pas de celle de l\u2019Eugénisme?Le même Dictionnaire de Spiritualité définit ainsi l\u2019Eugénisme: \u201cConditions les plus favorables à la reproduction et à l'amélioration consécutive de la race\u201d.Avec l\u2019Eugénisme, nous sommes donc situés sur un autre plan que l\u2019Euthanasie: à la vérité, l\u2019Euthanasie ne serait, non le propre de l\u2019Eugénisme qui nous réfère à la reproduction comme telle, mais bien une conséquence simple et éloignée.L\u2019Euthanasie: vers une définition C\u2019est ici que les interventions ont commencé de pleuvoir: ne faut-il pas donner une toute autre définition à l'Euthanasie ?Pouvons-nous, à juste titre, accepter celle que nous propose l'Ecole Euthanasique d'Europe, et l\u2019accepter avec tout ce qu\u2019elle comporte ?N'y a-t-il pas lieu de rebatir une toute autre définition et qui serait \u201cla\u201d définition ?Au fait, l\u2019Euthanasie ne serait-elle que le \u201cbien mourir\u201d?Et qu'est-ce a dire?Dans certaines circonstances, pouvons-nous hater notre mort, sommes-nous autorisés à précipiter la mort de quelqu\u2019un ?Ou plutôt, l\u2019Euthanasie consiste-t-elle plutôt dans le fait de pouvoir ou de devoir alléger les souffrances de celui qui peut ou doit mourir à plus ou moins brève échéance ?Il a fallu parler d\u2019euthanasie active (directe et indirecte), et d\u2019euthanasie passive (avec un survol des mesures ordinaires et extraordinaires); c\u2019est au fil de la discussion que ces catégories se sont montrées d\u2019un précieux concours pour bien évaluer les aspects médicaux, sociaux ou moraux qu\u2019engendre la notion d\u2019Euthanasie.L'Euthanasie et la Médecine Sur ce plan, les interventions des Dr Boucher et Aubry furent plus particulièrement remarquées.L\u2019Euthanasie, en médecine, est comprise de cette manière : le médecin est là pour protéger la vie, l'améliorer, la développer; il n\u2019est pas là pour accélérer en quelque manière que ce soit, les processus de la mort; ce n\u2019est pas au médecin de décider de l\u2019heure de la mort; ce n'est pas lui qui doit abréger les jours de quelqu\u2019un, qu\u2019importe les raisons; son devoir est quand même de soulager la souffrance; et si le médecin, par son traitement, hâtait la mort, ce ne serait que de fa- con secondaire.L\u2019\u2018Evthanasie \u201cmorale\u201d L'abbé Dubé insista surtout sur l\u2019aspect moral de l\u2019Euthanasie, de telle sorte que nous devons peut-être maintenant parler d\u2019Euthanasie \u201cmorale\u201d ou \u2018\u201cpsychologique\u201d.Mais que faut-il entendre par là?La mort, comment la concevoir, comment l\u2019envisager ?Comment \u201cla rendre plus humaine\u201d ?Tous, nous devons mourir; ce qui importe, c\u2019est peut- être avant tout de s\u2019y bien préparer, et surtout de bien préparer ceux qui vont mourir! Etre plus humain Par la suite, les réflexions se sont encore montrées du plus haut intérêt: entre autres, les témoignages de Mlle D.Lacaille, Mlle C.Goyette, et Mme M.Bérubé.Pour tenter de les résumer, je dirais: lorsque nous parlons de mort, nous parlons également de vie.Et qu\u2019est- ce que la vie, si ce n\u2019est une valeur suprême ?Mais jusqu'à quel point l\u2019homme a- t-il le pouvoir sur sa propre vie ou sur celle des autres?Jusqu'à quel point pouvons- nous, ou devons-nous penser supprimer \u201cun jour\u201d les impotents, les décérébrés, les tarés irrécupérables ?D'ailleurs, quelle est la plus exacte définition du normal et de l\u2019anormal?Souffrons-nous actuellement de la \u2018\u201cnorma- lomanie\u201d ?Pour continuer ces témoignages, il faut ajouter: la personne humaine, quelque soit con état, ne doit-elle pas avoir notre respect le plus profond! Même, nous devons dire plus: nous ne saurions sacrifier la personne pour un bien commun, le bien commun d\u2019une société.Le bien commun, \u2014 de commenter entre autres, le Dr Aubry, \u2014 est bien plutôt fait pour l\u2019individu! Une société est plutôt et avant tout un concept, et c'est bel et bien l'individu qui fait, construit, donne l'existence à une société, la Société ! Euthanasie et Conscience Mme A.Blili, pour sa part, s\u2019est montrée non moins perspicace en nous présentant l\u2019aspect décision personnelle en ce qui concerne notre propre mort.En définitive, n\u2019ai-je pas moi- même pouvoir de décision exclusive sur ma propre vie ou mort ?Ne puis-je pas, me voyant condamné par une maladie décidément incura- Vendredi les 18, 25 février et le 4 mars 1977 Aux membres du Cercle Gabriel-Marcel, avant tout, nous ne saurions que trop recommander la lecture de Simonne Plourde, dans une remarquable étude qui s\u2019intitule : Gabriel Marcel, Philosophe et Témoin de I'Espérance, éditée aux Presses de l'Université du Québec ,1975, 232 p.e De plus, nous aimerions souligner que notre Président, Alexis Klimov, a écrit un travail d'importance concernant le grand écrivain Alexandre Soljénitsyne.Ce travail porte justement le titre suivant: Soljénitsyne, la Science et la Dignité de l'Homme.Le tout est publié dans un numéro spécial de la revue Co-Incidences, du * Département des Lettres de l'Université d'Ottawa, Vol.6, no.2, mars - avril 1976.Par ailleurs, ce numéro spécial sera bientôt en vente à la Librairie Poirier des Trois-Riviè- res, au prix de $2.00.© Le prochain sujet de notre rencontre publique n\u2019a pas encore été déterminé.Jusqu'à maintenant nous avons reçu des suggestions fort intéressantes, et la Direction du Cercle doit se réunir très bientôt pour un choix.Dès lors, si l'un ou l'autre membre avait des suggestions de thèmes pour nos futures rencontres, _ nous aimerions qu\u2019ils nous en fassent part le plus tôt possible.BREVES NOUVELLES DU CERCLE Rappelons que des cartes de membre sont maintenant disponibles.A cet effet, notre Trésorier, Monsieur Donat Gagnon pourra étre contacté.Lors de nos prochaines rencontres, la carte de membre sera nécessaire; autrement, un léger droit d'entrée sera exigé.À noter que ces cotisations sont d'une grande importance pour notre Cercle: la papeterie, les frais de correspondance, les conférenciers spéciaux, etc.e Enfin, lors de notre derniére rencontre, une agréable surprise: le tirage de plus d'un livre d\u2019intérêt! À nos prochaines réunions, nous nous proposons encore de tels tirages.On pourrait même y trouver là des éditions recherchées ! J'oubliais: comme films d'intérêt, il ne faudrait pas manquer Les Grands Explorateurs, Séminaire St-Joseph, 20.30 hres, Delta du Danube, le 22 mars; et Bali, le 12 avril.Au Cinéma Lumière, notons, entre autres, que du 20 au 26 mars, se tiendra la grande semaine Ingmar Bergman.A I'affiche: L\u2019heure du Loup, Le lien, Cris et Chuchotements, Scénes de la Vie Conjugale, La Flûte Enchantée, Face à Face.ble, désirer, ou faire mettre un terme à mes jours?Au fin fond, n\u2019est-ce pas là le plus grand point d\u2019intérêt, lorsque nous débattons un sujet aussi controversé que celui de l\u2019Euthanasie ?Il n'en fallait pas plus pour que fusent de toutes parts, les objections! Dès lors, I'Euthanasie ne serait- elle plus qu\u2019une affaire de conscience?L\u2019homme, vraiment, peut-il décider du fil de ses jours ?Peut-il le faire, de manière absolue, en totale lucidité, en connaissance de cause et de plein gré?Mais, à ce moment là, ne serait-ce plus que le point ultime d\u2019un désespoir ?La mort: un drame Enfin, nous voudrions souligner le témoignage d\u2019A.Klimov.Globalement il nous dit: Dans toute cette discussion concernant l\u2019Euthanasie, n\u2019y a-t-il pas à l\u2019arrière- plan, toute une conception de l\u2019homme et du monde qui est en jeu?A la vérité, notre discussion traduit, on ne peut mieux, un drame! Pourquoi, au cours des siècles, en Occident, l\u2019obsession de la mort fut-elle grandissante?Un cadavre est-il vraiment le terme d\u2019une existence ?L'homme n'est-il en réalité, qu\u2019une simple machine qu\u2019on pourrait dès lors améliorer?Somme toute, pouvons-nous vaincre spirituellement la mort?La mort n'est-elle que l'irruption de l'inconnu en notre vie ?Effectivement, nous avons dramatisé le fait de la mort, alors qu\u2019à juste titre, elle devrait plutôt être considérée comme l'aboutissement normal de la vie! Conclusions Lorsque nous parlons d\u2019Euthanasie, de la sorte, en nos sociétés industrielles et post-industrielles, est-il en train de s\u2019élaborer un nouvel art de vivre, j'allais dire: un nouvel humanisme ?L\u2019humain doit primer sur tout! Une mort inhumaine n'aura jamais sa place; et si dans notre débat concernant l\u2019Euthanasie, tant de questions ont été posées, peut- être est-ce l'essentiel ! Comme le suggère Malraux, l\u2019homme souvent vaut plus par ses questions que par ses réponses ! MARCEL NADEAU Vendredi les 18, 25 février et le 4 mars 1977 LE BIEN PUBLIC Page 3 ur le bien BBB BEB GGG PO BULOUCLEBESELECECLEBECLEBECCEE François Hertel: Au Québec, un livre de François Her tel ne laisse personne indifférent.Surtout parmi ceux qui ont connu les études classi ques telles que les dispensaient les Jésui tes, chez qui Hertel fut pendant plusieurs années.Aux Editions Internationales Alain Stanké, le prolixe auteur qu\u2019est Rodolphe Dubé publie des mémoires et souvenirs qui s\u2019étendent depuis sa jeunesse jusqu\u2019à récemment.On y retrouve des prises de positions sur la langue, la religion, le métier d\u2019écrivain, etc.Le lecteur qui connaît Hertel a l\u2019impression qu\u2019il a râclé ses fonds de tiroirs comme certains peintres devenus en demande livrent aux marchands de tableaux la moindre pochade qui leur reste.Au fond, François Hertel reste ici égal à lui-même.Comme l\u2019écrivaient Jean-Ethier Blais et Pierre de Grandpré dans le Tome II de l\u2019Histoire de la Littérature française du Québec: \u201cCe qui caractérise Hertel, c'est la générosité accompagnée d'une certaine faconde, de l\u2018émerveillement naïf du poète devant ses propres pirouettes, avec, au fond de la gorge, le tremblement de voix du cynique au coeur sensible.Et ailleurs, Blais et de Grandpré écrivaient encore avec justesse: \u201cEt ses livres, que sont-ils, sinon lui-même avec ses colères, ses haines, ses retours sur soi, son arrogance intellectuelle, son style percutant, ses éclats de rire, sa sensibilité enfin, si proche, sans cesse, des larmes\u201d .un nouveau livre Dans \u201csouvenirs et impressions du premier âge, du deuxième âge, du troisième âge\u201d, François Hertel se raconte sans vergogne.Hertel devrait maintenant savoir que le snobisme du scandale est un peu passé.Aujourd'hui, le véritable snobisme consiste au contraire à ne pas tenter de choquer le lecteur car tant d\u2019écrivains s\u2019y sont essayés.Evidemment on aurait tort de prendre Hertel trop au sérieux puisqu\u2019il avoue lui-même qu\u2019il ne s\u2019est jamais pris au sérieux.Toutefois on entretient de forts doutes là-dessus.Ses récents mémoires comportent des pages bien écrites et des réflexions profondes.Au lecteur de faire son choix.De très beaux poèmes comme \u201cL\u2019Aventure de vivre\u201d et \u201cSouvenir d\u2019une rose\u201d ornent ce dernier \u2014 né de Hertel, qui jusqu\u2019ici a publié une quarantaine d'essais, de poésies et de théâtre d\u2019un grand intérêt.Certains souvenirs de son dernier livre qui veulent être rieurs sont au fond amers.Le sarcasme, l'ironie douce ou tranchante ne masquent pas complètement un certain désenchantement.Il reste que ces textes, où l\u2019on décèle toute la gamme des émotions sous un apparent détachement, révèlent l\u2019homme tout entier avec ses retours, ses hésitations, ses doutes, selon les jours et les années à travers \u2018l\u2019aventure de la vie\u201d; le lot de tout humain avec ses variantes, sans doute, mais aussi ses constantes est ici peint par un écrivain original exécutant son auto-portrait.Maurice Huot En relisant Alphonse Alais L\u2019an dernier, François Caradec et Pascal Pia publiaient aux éditions de Table Ronde, de larges extraits des oeuvres an- thumes et posthumes d\u2019Alphonse Allais, dont les bons mots et même ceux qu\u2019on lui a prêtés ont fait rire nombre de Français à la fin du siècle dernier.\u2018Mais si dans le temps, les gens ont pu rire, le même phénomène pourrait-il se répéter à quelque 80 ans de distance, hors du contexte et des événements qui se produits en France à l\u2019époque ?J\u2019en doute.L'humour des uns n\u2019est pas l'humour des autres.C\u2019est un produit difficilement exportable.Chaque pays ayant le sien, et ce qui fait rire dans un pays peut ne pas produire le même effet ailleurs.Aujourd\u2019hui, on lit Allais non pas pour rire à gorge déployée mais pour son style, surtout dans ses Contes.J'ai relu certains de ses contes et j'avoue n\u2019avoir pas été impressionné par leur facture.Plusieurs se terminent en queue de poisson.Sacha Guitry dans son éloge d\u2019Allais écrit que son ami Allais était un peu paresseux et que les contes qu\u2019il livrait à certains journaux parisiens, ils les écrivait souvent à contrecoeur, au fil de la plume, ne sachant au juste où il allait.Il reste qu\u2019Allais aura laissé quelques bons mots, mais encore là il faudrait avoir vécu dans son ambiance pour les goûter.Hors contexte, et à distance, ces bons mots qui étaient sans doute spontanés et qui étaient émis sous provocation d\u2019une circonstance particulière perdent beaucoup de leur saveur.Et puis l\u2019humour est une denrée fragile qui se consomme fraîche.Le sens de l\u2019humour n\u2019est pas donné à tous.Au sujet de l'esprit, Guitry a donné le conseil suivant pour le déceler chez les autres ou bien en constater la navrante absence.\u201cQuand vous vous asseyez à table avec des gens que vous ne connaissez pas trés bien, citez donc sans retard un mot spirituel et vous saurez tout de suite a qui vous avez affaire\u2019.Mais Guitry a établi une différence entre la fantaisie et l\u2019humour puis entre l\u2019humour et l'esprit.Pour Musset, la fantaisie est l\u2019épreuve la plus périlleuse du talent et, disait-il: \u201con ne sait pas tout ce qu\u2019il faut avoir de bon sens pour oser n\u2019avoir pas de sens commun.\u201d Stéphane Mallarmé, pour sa part, croyait que tout écrivain complet aboutit a un humoriste.Allais, pour y revenir, était un maitre de la riposte.C\u2019est ainsi qu\u2019il atteignait à son meilleur.Tout lui était prétexte à riposte imprévue, de souligner Guitry qui se réclamait de son amitié.Pince-sans-rire Allais simulait parfois la mauvaise humeur.Un jour qu\u2019un quidam lui disait bonjour, il répondit en bougonnant:- \u201cbonjour vous même\u201d.Une autre fois, installé à la terrasse d\u2019un café de Honfleur par jour maussade il crie au garçon : \u201cDeux bocks et moins de vent\u201d.Entrant un jour dans une poissonnière où le patron, le verbe haut, se battait avec ses employés au point de leur lancer des poissons à travers la pièce, AHais, amusé, leur crie; \u201cArête, Arête\u201d.On n\u2019en finirait pas de citer les bons mots d\u2019Allais qui n\u2019était pas le seul d\u2019ailleurs à en faire en France.Mais il fut, au témoignage de nombre de ses contemporains, un des plus grands humoriste de son siècle.Ce qui n\u2019apparait pas toujours dans ses contes dont certains sont plutôt tragiques.Mais c\u2019est probablement par réaction salutaire contre la tragédie dans la vie qu\u2019Allais riait ou se contentait de sourire mélancoliquement.Maurice Huot RP © uDllC>:20coussee BUEVELUCELEBEUBELBBELEE IMPRESSIONS Celui qui étant triste veut paraître gai est triste deux fois ! \u20140\u2014 Trop ont la cymbale résonnante plutôt que raison- nante.\u20140\u2014 À entendre ce qui se dit de part et d\u2019autres, on serait porté à croire que la surdité est un bienfait.\u20140\u2014 Celui dont les affaires sont mêlées doit plus qu\u2019un autre se mêler de ses affaires.\u20140\u2014 Plusieurs féministes ne savent pas qu'au fond elles désirent étre des hommes.\u20140\u2014 On exige un peu l\u2019impossible quand on demande au malheureux d\u2019être gat.\u20140\u2014 Il est aussi inutile de prétendre plaire quand on ne plaît pas que de rêver ajouter un pouce à sa taille.\u20140\u2014 Dans le sommeil, l\u2019homme reprend les forces de supporter les autres et surtout de se supporter lui-même.\u2014_\u2014O\u2014 Ne pas attendre qu'on vous baîlle au nez pour prendre congé.\u2014_\u20140\u2014 Il ne faut pas demander aux impitoyables bavards de s\u2019ouvrir, plutôt souhaiter qu\u2019ils se ferment.\u20140\u2014 Les vrais doux sont des violents qui savent se contenir.\u20140\u2014 Pour l\u2019autoritaire, l\u2019art de converser se résume à ce qu'on l\u2019écoute.\u20140\u2014 L'art de plaire à tous est du domaine de l\u2019utopie.Il est curieux que d'aucuns persistent quand même à s\u2019y essayer.\u20140o\u2014 Celui qui rentre chez lui aux petites heures fait ordinairement par la suite une petite journée.\u20140\u2014 L'électeur n\u2019a droit qu'à une seule voix, mais rien ne l'empêche d'explorer plusieurs voies avant de voter.\u20140-\u2014 Les grands esprits diseu- tent d'idées, les esprits moyens discutent de faits et les petits esprits parlent de leur prochain.\u20140\u2014 Rien de plus léger qu\u2019une jeune fille qui veut se faire enlever.\u20140\u2014 Le fat déborde toujours par quelque côtés.\u20140\u2014 Combien d'amitiés ont été dénouées parce qu\u2019au lieu de s'en tenir à un conunerce agréable, on y a introduit de l'intérêt personnel.Maurice Huot LE TISSAGE ET LES APPAREILS ANCIENS Le MUSEE Pierre Boucher du Séminaire do Trois-Rivières présente une EXPOSITION qui a pour titre \"LE TISSAGE et APPAREILS ANCIENS\u201d du 9 mars au 22 avril 1977.Les tapissories sont de CAR- MEL GASCON - MONIQUE MERCIER - LOUISE PANNETON - AN- GELE RUL - JEANNE VANASSE.Cette exposition est possible grâce à la collaboration du Musée de Québec et du Service des Musées privés, Ministère des Affaires Culturelles.L'ouverture de l'Exposition est le mercredi, 9 mars 1977 à 20 h.30.tent.QUAND L'ETAT HAUSSE SES PRIX On n'a pas tort d'e( souhaiter la levée : la Commission de lutte contre l'inflation est considérée partout comme une grosse farce.ment fédéral qui l\u2019a instituée s'en fout.Exemple de cette attitude : les cases postales coûtent deux fois plus cher aux usagers, en 1977.Augmentation de 100 pour cent en douze mois, r du sérieux ou de la bonne foi d'un gouvernement qui ne respecte pas ses propres lois.Et ce n'est évidemment là qu\u2019un exemple entre mille.La crédibilité des gouvernements serait meilleure si l\u2019application des lois n'était pas dictée par l'opportunisme.Les préoccupations électorales sont maintenant présentes partout dans la politique de nos gouvernements; de plus en plus le bien général le cède à l'intérêt particulier dans les actes administratifs de ces messieurs.faut s'armer de patience ou se barder d'indifférence en ces temps d'une démocratie en décadence.a toujours une mince consolation : les abus de ce genre discréditent rapidement ceux qui les commet- Même le gouverne- Laissez-nous douter Il n'y a pas a dire, il ly C.M. Page 4 LE BIEN PUBLIC Vendredi les 18, 25 février et le 4 mars 1977 °%\u2026 ® ° Ni jeux, ni pain Cette grève des meuniers qui a créé une rareté artificielle du pain, met le comble à l\u2019ironie du sort pour les Québécois.Car si après des Jeux Olympiques coûteux, les installations ont été mises en veilleuse cet hiver, nous manquons maintenant de pain! Sous I\u2019empire romain, les empereurs dispensaient à la plèbe du pain et des jeux.C\u2019était pour eux, de bonne politique.Notre civilisation moderne et \u201c\u201cprogressive\u201d semble vouloir contredire ce qui a fait la fortune des trônes antiques.Heureusement, du moins, nous l\u2019espérons, les jeux et le pain reviendront aux Québécois.Ce n\u2019est sans doute qu\u2019une mauvaise passe et les péquistes autant que les autres ne peuvent oublier que le peuple aura toujours besoin de jeux et de pain.Chômage Je n\u2019ai jamais compris grand- chose dans les statistiques sur le chômage, si ce n\u2019est le chiffre approximatif global auquel arrivent par je ne sais quel gymnastique mathématique, les statisticiens gouvernementaux.Ils ont le temps de fignoler leurs chiffres, car cux ont une job.Pour le mois de janvier dernier, on a calculé qu\u2019au Canada, il y avait 889,000 chomeurs et nouveaux.Evidemment, cela est un avertissement.Les pouvoirs publics doivent s\u2019ingénier à créer des emplois.Mais pour créer des emplois, il faut des investissements dans des industries génératrices d\u2019emplois.Il faut, comme disent les savants économistes, faire démarrer le secondaire et exporter.Or il ne paraît guère qu\u2019on en soit la.En attendant, les chômeurs de profession vont continuer à chômer et les nouveaux sont en danger de passer aux rangs des professionnels, tandis que leurs dépendants risquent de mourir de faim.La situation est grave quand on atteint 7.5.p.c.de chômeurs selon les chiffres officiels.En réalité, ces chiffres sont au dire de plusieurs observateurs dépassés et le chômage atteint un taux de 20 p.c.en certaines régions du Québec et des Maritimes et des taux moindres mais affolants aussi ailleurs.Pour résoudre une partie du chômage, il faut soutenir les petites et moyennes entreprises et même les augmenter.C\u2019est ce que le gouvernement actuel du Québec veut faire avec le concours de toutes les bonnes volontés, ' Calixa Lavallée Un timbre qui pourrait sans doute rallier tous les suffrages serait celui qui serait consacré au musicien Calixa Lavallée qui nous donna l\u2019hymne national canadien.Et puis quand nos grands cinéastes québécois tourneront-ils enfin un film sur Calixa Lavallée ?Sa vie est remplie de faits et d\u2019événe- ments qui meubleraient très bien l\u2019écran.Il n\u2019y a qu\u2019à se reporter au livre d\u2019Eugène Lapierre sur Calixa Lavallée pour déceler toute la richesse dont la vie de Lavallée pourrait étoffer un scénario.Il s\u2019agirait bien sûr d\u2019un film musical où on entendrait les principales oeuvres de ce musicien national, le tout se terminant par une apothéose vocale et orchestrale du 6 Canada! Un tel film pourrait aspirer à une vaste distribution mondiale et devrait être largement subventionné par le gouvernement du Canada, par l\u2019Office national du Film, par le Québec, et des organismes privés.Les timbres Beaucoup de gens ne connaissent un pays que par ses timbres.Il est donc important que le Canada reflète par ses timbres, la véritable situation bi-culturelle du Canada.Denis Masse dans La Presse de samedi 12 février s\u2019émeut à ce sujet de la production de timbres canadiens pour 1977 qui honoreront la tenue parlementaire du Commonwealth, les gouverneurs généraux, le 10ième anniversaire de l\u2019Ordre du Canada.Denis Masse rappelle qu\u2019en 1975 voulant honorer nos écrivains, le premier choix fut celui de Lucy Maud Montgomery et un autre en l\u2019honneur de Robert Service.Les francophones ayant protesté contre l\u2019absence d\u2019écrivains français, Ottawa imprima le timbre évoquant \u2018\u201cMaria-Chap- delaine\u201d oeuvre de Louis Hémon, écrivain français, non pas Canadien.Plus tard, il est vrai, vint le timbre \u201cLe Survenant\u201d évoquant l'œuvre de Germaine Guévremoit soit en 1976.Cette année, il n\u2019est plus question d\u2019honorer un auteur de langue française.Un peintre canadien sera honoré en mai, Il s\u2019agit de Tom Thomson que l\u2019on a déjà reproduit sur timbres il y a quelques années.Pour donner satisfaction aux Québécois et donner une image internationale du Canada bilingue et bi-culturel peut être serait-il temps et de bonne guerre pour Ottawa, dans le climat politique actuel, de permettre aux provinces d\u2019émettre des timbres sous égide fédérale, mais en laissant le choix des sujets aux diverses provinces, Ainsi, le Québec pourrait émettre sa série qui ferait valoir notre histoire, nos artistes, écrivains peintres etc.tout en donnant une image plus réelle du Canada tout entier.Le troc Le journaliste Jacques Francoeur nous parlait dans un numéro récent de Dimanche-Matin du troc de plus en plus populaire aux E.-U.pour échapper aux impôts.Ainsi il donne comme exemple le dentiste qui arrange les dents du plombier pour rien si ce dernier vient chez lui réparer la plomberie.Le notaire fera un testament au barbier à condition que ce dernier lui coupe les cheveux pendant six mois le tout sans échange d\u2019argent.( Le troc n\u2019est pourtant pas nouveau.Qui ne se souvient au Québec, surtout en région rurale, du médecin qui traitait pour un dollar et moins les paysans et qui en retour recevait d\u2019eux des produits de la ferme.Universités Le président du Conseil des universités québécoises croit qu\u2019il faut repenser l\u2019université et son rôle, où d\u2019ici 1992, il y aura baisse de fréquentation notamment à cause de la dénatalité.Tout en étant d\u2019opinion que la recherche à l\u2019université est chose nécessaire, il faut aussi que cette recherche débouche sur des applications pratiques, aurait-il dit.Mest avis qu\u2019on a dans le passé gonflé un peu trop le rôle de l\u2019université.Fabriquer des diplômés universitaires à tour de bras semble une utopie.Maurice Duplessis avait une vue saine sur cette institution de \u2018haut savoir quand il disait qu\u2019il ne faut pas diriger tout le monde vers cette institution mais que ceux qui ont un certain talent.Autrement, on fera de mauvais professionnels au détriment de bons ouvriers et _ commerçant.L'ancien premier ministre du Québec, était d'opinion qu\u2019il faut aider par des bourses l\u2019étudiant de talent qui veut accéder aux professions, mais qu\u2019on serait mieux de diriger la majorité des, jeunes vers des métiers et des activités diverses autres que celles de médecin, avocat, notaire.Il conseillait aux jeunes gens qui veulent accéder à l\u2019université de \u201c bien s\u2019assurer de leur vocation et les engageait à travailler pour gagner leurs cours et à solliciter en- par © © © Maurice Huot 00000000000000000000000000000000 suite une bourse pour complé- menter leur budget.Pour lui, l\u2019Etat n\u2019a pas en premier lieu à pourvoir à tous une éducation universitaire, mais seulement une éducation primaire et secondaire et surtout de l\u2019instruction d\u2019ordre technique; autrement, on risque d\u2019expédier à l\u2019université des gens inaptes qui n\u2019y feront rien, de \u201cbonnes nullités\u201d qui encombreront la société de chômeurs diplômés.Oui, on a raison de vouloir re- \u201cpenser le role de l\u2019université en vue des besoins réels de la société.De la niaiserie a Is tonne Depuis que les moyens de communication se sont multipliés, surtout la radio et la TV ou, pour nourrir les programmes, on invite toutes sortes de gens à se prononcer sur à peu près tous les sujets, même ceux qu\u2019ils ne connaissent pas, et Dieu sait que ces derniers sont plus nombreux que les autres.Ce qu\u2019on peut entendre sur les ondes ! De la niaiserie à la tonne, des erreurs monumentales dans les domaines les plus délicats, que de contradictions aussi sous prétexte de fournir un large éventail d\u2019opinions.Ce serait à pleurer si on avait pas le sens de l\u2019humour.Chacun prétend émettre des idées, combattre des coutumes, renverser la tradition au nom d\u2019un progrès aussi vague qu\u2019hypothétique et chacun peut rentrer à coups de poings dans la bourgeoisie, cette bête noire de tous les petits révolutionnaires qui se croient le nombril du monde parce qu\u2019ils se sont beurrés des théories de Marx et de Lénine et qui ne voudraient pas vivre \u2014 et je les comprend \u2014 sous les régimes qui les ont mises en application.Non ils aiment mieux gueuler contre le régime sous lequel nous vivons fort bien malgré certaines lacunes inhérentes à tout régime.À entendre certains thuriféraires des régimes dictatoriaux, ces philosophes, politicologues et sociologues à la manque qui se mêlent parfois d\u2019enseigner dans nos maisons d\u2019éducation, il faut tout chambarder, mais ils ne sont pas fichus de savoir par quoi on remplacera ce qu\u2019ils veulent détruire.Si au moins ces faux prophètes, ces faux bergers pouvaient se rendre compte de leur parfaite inanité.De toute façon nombre de gens commencent à avoir assez d'entendre pérorer ces faux leaders et leurs perroquets.Il y a un bout pour prétendre être grave et sérieux alors qu\u2019on n\u2019est que creux et vide. Vendredi les 18, 25 février et le 4 mars 1977 Etudier l'histoire c'est apprendre à vivre La lecture de l\u2019Histoire peut avoir divers effets sur la génération présente.Elle donne en tout cas une leçon d\u2019humilité car on y constate que nombre de choses qu\u2019on croit constituer aujourd\u2019hui des innovations ont été accomplies dans le passé.C\u2019est aussi un excellent exercice mental qui sert de calmant car en présence de tout ce qui s\u2019est fait et dit, c\u2019est avec le sourire qu\u2019on voit nos contemporains, dont plusieurs ne veulent rien savoir du passé, se jeter dans des initiatives ou ce qu\u2019ils croient telles, qui ne sont que des répétitions de ce qui se faisait par exemple dans le vieil empire romain.La lecture de l\u2019histoire est utile pour éviter les gaffes qui ont été commises sous divers régimes dans le monde.Elle aide à poursuivre ce qui s\u2019y est fait de bien car on ne peut sous prétexte de nouveauté bouleverser ce que la sagesse des siècles nous a enseigné, l\u2019homme restant de tout temps ce qu\u2019il est au fond, c\u2019est-à-dire ne pouvant échapper aux valeurs fondamentales.Relisons par exemple l\u2019histoire romaine, l\u2019histoire de France, celle de l\u2019Eglise et on constatera la véracité de ces quelques\u2018 réflexions.Relisons aussi l\u2019Histoire du Canada, plus proche de nous, et on comprendra mieux certains événe- ments actuels.Ces jours derniers le gouvernement a parlé de remettre l\u2019étude de l\u2019Histoire à l\u2019honneur.C\u2019est bien, mais il reste à savoir comment elle est enseignée.En Histoire, il faut viser à l\u2019objectivité et non pas taire certains faits pour des raisons politiques ou en exagérer d\u2019autres pour les mêmes raisons.Il serait évidemment néfaste d\u2019arranger l\u2019Histoire à la sauce d\u2019intérêts étroits.En Histoire, il faut avoir le courage de regarder la vérité bien en face en autant qu\u2019on la connaît, car l'Histoire est une matière de constante recherches, vivante et qui souffre aussi certaines corrections à mesure qu\u2019on retrace et compare des documents, que l\u2019on complète la documentation déjà acquise.Musique En présence de l'exploitation que l\u2019on fait de la musique dans le monde, notamment au Canada, on lit avec plaisir les pages percutantes de Jacques Attali dans Les Nouvelles Littéraires, livraison du 10 au 17 février.Ce dernier qui, à n\u2019en pas douter, connaît son affaire, écrit notamment: \u201cLa musique n\u2019est pas innocente.Depuis des siècles, elle est codi- LE BIEN PUBLIC fiée et s\u2019inscrit dans les lieux du pouvoir religieux, civil, militaire, économique.Pourtant, les sciences humaines n\u2019ont encore qu\u2019à peine entendu la musique, étudié son rôle, son sens, sa fonction sociale.Quantitatives, leurs méthodes ne peuvent que s\u2019avérer impuissantes devant cette forme de production.Aujourd'hui, une telle surdité n\u2019est plus possible.Le u- gne a envahi notre temps, Il s\u2019achète et se vend, partout et sous toutes ses formes.Il faut donc y cerner les ruses du pouvoir et de l\u2019argent.\u201d Evidemment, il y a musique et musique.On n\u2019osera qualifier de musique ce que la plupart de nos postes de radio nous servent à coeur de jour.Musique ou plutôt bruits musicaux énervant et uniquement basés sur le rythme, chansons d'une pauvreté épouvantable quant aux mélodies et aux paroles.Et dire qu\u2019on ose prétendre que c\u2019est cela que le public veut et souhaite ! Certes tout n\u2019est pas mauvais dans la production dite populaire, mais on peut affirmer que plus de 60 p.c.de cette production vaut le panier à rebuts.Comme on conseille aux peintres de jeter leurs croûtes que ne conseille-t-on aussi aux compositeurs malhabiles et sans talent de jeter leurs balbutiements musicaux, au licu de les endisquer.Parlant radio toujours, méme les Page 5 postes FM ne donnent pas toujours la meilleure musique.Sous les impératifs commerciaux ils baissent pavillon et sont coupables de nombreuses fautes de mauvais goût.On pourrait en écrire long sur la situation musicale pitoyable au Canada et au Québec, depuis le manque d'organisation et de soutien à la formation d'ensembles musicaux de valeur dans chaque petit centre, de l'impossibilité pour les musiciens amateurs de jouer en public sans subir les foudres des professionnels unionisés, Nos lacunes musicales sont immenses, et Emmanuel Krivine écrivant au sein d'une enquête sur la musique écrit: \u201cOn ne forme pas des musiciens, on veut faire des virtuoses\u201d.Combien de musiciens d\u2019orchestres subventionnés ou aidés par les dons du public se considèrent, poursuit Krivine, comme des prolétaires de la musique, parce qu\u2019au lieu de les préparer à être musiciens on les a préparés à être virtuoses, à être une bête à concours en vue d\u2019un prestige que finalement ils n\u2019atteindront que rarement.On pourrait en dire long sur l\u2019état de la musique devenue une marchandise comme toutes les autres autour de laquelle se joue tous les négoces, toutes les concurrences les plus effrénées pour avoir le gâteau et en laisser les miettes aux plus faibles.Plantes.du aol.trifluvion (XII) Le botaniste amateur s\u2019adonne habituellement en cette saison à des tâches de préparation d\u2019excursions ou encore à la détermination de ses récoltes de l\u2019an passé.Dans les deux cas il a besoin de renseignements divers qu\u2019il trouvera dans des ouvrages spécialisés.Les principales Flores ont été énumérées dans un article précédent.Je me propose de compléter cette liste aujourd\u2019hui.Depuis quelques années le Gouvernement du Québec a publié une série de petits ouvrages traitant des plantes et de leur environnement.Sous la direction de Gisèle Lamoureux un groupe de botanistes amateurs et professionnels ainsi que des \u2018photographes ont préparé un ouvrage intitulé \u201cLes Plantes sauvages printanières\u201d.Chaque espèce est illustrée par une excellente photographie en couleurs couvrant la page de gauche ainsi que par une description comprenant l\u2019origine du nom, ses synonymes, l\u2019habitat, la distribution géographique, les caractéristiques différentielles et, ce qui fait la valeur originale de ce travail, l\u2019aspect folklorique ainsi que l\u2019utilisation culinaire ou médicinale.Un glossaire pratique et un intéressant chapitre sur la végétation du Québec le complètent.C\u2019est avec impatience que les fervents de la nature attendent la venue prochaine du second volume de cette collection, qui se nommera \u201cPlantes sauvages des villes\u201d.Je vous le signalerai aussitôt qu\u2019il paraîtra.\u201cLe ministère de l'Agriculture du Québec a eu l\u2019heureuse idée d'adapter et de réimprimer l\u2019ouvrage du P.Louis-Marie \u201cLe botaniste amateur en campagne\u201d.On y retrouve les renseignements pratiques de sa \u201cFlore-Manuel\u201d dont je vous ai parlé ainsi qu\u2019un apercu global de notre flore.Les illustrations de la \u201cFlore-Manuel\u201d y sont reprises.C\u2019est un guide pratique qui peut accompagner l\u2019amateur saison par saison.Il s'adresse aussi bien aux adolescents du Secondaire et du Cegep qu\u2019aux adultes.; La \u201cPetite flore forestière du Québec\u201d présente brièvement les arbres, les arbustes et les plantes herbacées qui les accompagnent.C\u2019est la description des arbres qui est la plus intéressante.On y voit la photographie des feuilles, du fruit, d\u2019un rameau d\u2019hiver et du tronc à l\u2019état jeune et adulte.Suit une description schématique de ces différentes parties.L'il- lustration des arbustes est plus concise.Quant aux plantes herbacées une mise en garde s'impose : il manque la photo détaillée de la fleur ou du fruit; cela peut induire l\u2019amateur en erreur car plusieurs plantes ont un aspect général tout à fait identique.Ainsi p.162 on peut confondre le Pigamon avec le Caulophylle faux-Pigamon si l\u2019on ne se fie qu'à l\u2019illustration.De même bon nombre d\u2019Ombellifères peuvent être confondues avec l\u2019Actée p.100 et le Lycope uniflore p.156 ressemble fort à l'Acalyphe rhomboidal si répandu.À cette réserve minime près, ce livre est un compagnon très utile sur le terrain.Le Gouvernement canadien a lui aussi publié une Flore forestière.Les photos sont en noir et blanc et seul le nom de l'espèce leur est ajouté, avec la traduction.Là aussi il faut faire attention dans certais cas.Les arbres n'y sont pas représentés mais l'ouvrage couvre tout le pays sauf l'Arctique.Pour finir mentionnons une publication gratuite du Ministère des Terres et Forêts (Québec).Il s\u2019agit d\u2019une clef artificielle pour l\u2019identification des arbres et des arbustes de notre Province.Une explication claire du maniement de cette clef est donnée au début.Tous les termes de botanique utilisés sont illustrés à la fin; les caractéristiques de chaque espèce sont précises.Munis d'un ou de plusieurs de ces volumes vous serez en mesure de goûter encore plus la beauté de notre environnement végétal.\u2014 Gisèle Lamoureux (sous la direction).Les Piantes eau- vages printanières, Ed.officiel du Québec, Ministère des Communications, Québec, 1975, $4.50.\u2014 En collaboration.Petite flore forestière du Québec.Edofficiel du Québec, Ministère des Terres et Forêts, Québec, 1974, $3.75.\u2014 En collaboration (d'après le P.Louis-Marie).Guide du Botaniste amateur.Ed.officiel du Québec.Agriculture, Québec, 1976, $2.50.\u2014 Jean Smith.Clef artificiel pour l'identification des arbres et des arbustes lu Québec.Gouvernement du Québec, Ministère des Terres et Forêts, Québec, 1974.Gratuit.En faire la demande au Ministère des Terres et Forêts, Service de l'Information, 200, chemin Ste-Foy, Québec.Ces quatre ouvrages sont disponibles chez I'Editeur officiel du Québec, angle des Forges et Royale, au rez-de-chaussée.\u2014 G.C.Cunningham.Flore forestière du Canada.Infor- mation-Canada.Ministère du Nord canadien et des Ressources nationales.Ottawa, 1958, $3.25.Tous ces titres sont en vente dans les bonnes librairies.René Verrette SAVIEZ-VOUS QUE.© 20% de la population mondiale vit dans l'abondance, alors que 80% est privé des biens essentiels.® Au Canada, la consommation de viande a augmenté de 55 livres par an par personne entre 1949 et 1976.© 15% des engrais sont utilisés au Canada pour entreteni les pelouses et les terrains de golf.® 600 millions d'habitants en Asie, 140 millions en Afrique et 90 millions en Amérique Latine et dans les Caraïbes n'ona pas accès à des caux épurées.© 70% de la population mondiale, particulièrement dans les -pays en voie de développement, n'a pas accès à une eau potable non contaminée.® Le Labrador est sans doute la première terre d'Amérique atteinte par les Européens: en l'an 1001, le Viking Leif Erikson, poussé par la tempête, parvint à a \"terre des tables de pierre\u2019, le Helluland.Il fallut ensuite cinq siècles que ces parages fussent nouveau fréquentés par des navigateurs.® Le volume sanguin représente environ 1/3 du poids du corps.Il est relativement plus élevé chez le nouveau-né que chez l'adulte, Il est plus élevé également en été qu'en hiver.(11 peut augmenter de 15 à 30 p.100) et pendant la grossesse (de 30 à 50 p.100).© Dans l'oeuvre de Maillol, qui tenta de retrouver la solidité et l'équilibre de la statuaire antique, la femme tient une place importante.Maillol la considérait comme \u2018La merveille du cet et une joie Selle x parmi les plus es de ses grandes figures décorent le jardin des Tuileries, Isidore Ducasse, dit comte de Lautréamont, dans les Chants de Maldoror. Page 6 LE BIEN PUBLIC Vendredi les 18, 25 février et le 4 mars 1977 La primauté de Pierre 9.\u2014 Primauté de gouvernement On rapporte qu\u2019un jour un personnage important faisait remarquer à Pie XI que telle attitude ou tel comportement ne semblait pas opportun.Il reçut cette réponse : « Un Pape n'est pas Pape pour proclamer un dogme tous les cent ans: mai I! est Pape pour gouverner l\u2019Eglise, » Historique ou non.le mot correspondait à une réalité.à une prérogative propre au Vicaire de Jésus-Christ, la Primauté de gouvernement dans l\u2019Eglise.D'autre part, nous \u2018avons un autre mot du même Pape, rapporté par Pie XII, lors de l\u2019inauguration du monument élevé à son prédécesseur, dans la Basilique St-Pier- re, le 19 décembre 1949.(Le Cardinal Pacelli fut Secrétaire d\u2019Etat de Pie XI durant neuf ans).«Nous avons vivant, dit Pie XIT, le souvenir d\u2019un soir où Il Nous appela à une heure tardive pour Nous demander Notre modeste avis sur une question difficile, qui le laissait dans une grande anxiété.Nous le lui avons exprimé du mieux que Nous avons pu.«Il s\u2019écria alors: Vous parlez comme doit parler le Secrétaire d\u2019Etat.Mais Nous.Nous avons là maintenant \u2014 et de l'index tendu, il montra la porte \u2014 une grande audience.Et, levant la main droite, il ajouta : Nous savons, Nous, ce que Nous devons dire.» Il se leva, et marcha, parlant comme l\u2019eût fait jadis un Père de l\u2019Eglise.» (Docum.Pont.Pie XII, 1949).( Mot historique, à la vérité, de Pie XI, qui témoigne de ce qu\u2019Il était, celui qui gouverne l\u2019Eglise.La Primauté dans l\u2019Eglise n\u2019est pas une puissance de potentat ou de dictateur; c\u2019est la Primauté de servir l\u2019Eglise, selon la volonté de Jésus Lui-même et pour le salut des âmes.La constitution de l'Eglise, il faut le remarquer, est un cas unique, sans analogie véritable avec celles des sociétés humaines.Le pouvoir du Successeur de Pierre est «singulier» et «propre» au Vicaire de Jésus-Christ.« Pour Pierre et pour celui qui lui succède, note le Père de Lubac, il s\u2019agit, d'après l\u2019Evangile, d\u2019une prérogative singulière; et la méconnaissance de cette prérogative singulière en quelque siècle et en quelque situation que l\u2019on vive, serait en principe la négation de l\u2019Eglise telle que Jésus-Christ l\u2019a voulue».(Eglises particulières dans l\u2019Eglise universelle, p.101).Philosopher sur ce sujet.ne suffit pas.Il faut reconnaître la nature même de l'Eglise.A ce propos, Wladimir Soloview a vu juste quand il a écrit: « Tous les raisonnements en faveur du pouvoir central et souverain de l\u2019Eglise universelle auraient une valeur fort médiocre à nos yeux s'ils n'étaient que des raisonnements.Mais ils tiennent à un fait divino-humain qui s\u2019impose à la foi chrétienne en dépit de toutes les interprétations artificielles par lesquelles on voudrait le supprimer».(Id.p.101).Ce fait divino-humain de la Primauté de Pierre (enseignement et gouvernement) traverse l\u2019histoire depuis deux mille ans, sans jamais disparaître : les promesses de Jésus sont la! La vie de l'Eglise nous parle au cours des siècles.Son langage est clair et convainquant.« La manière dont les évêques de Rome ont parlé et agi montre qu'ils se sentaient responsables vis-à-vis de toute l'Eglise du dépôt qu\u2019ils tenaient de Pierre, et de même, en dehors de Rome, on n\u2019a jamais mis en doute, dans les premiers siècles, leur qualité de successeurs de Pierre ni le principe de leur autorité.» (Cf.Id.p.103).Saint Clément de Rome, troisième successeur de Pierre, a posé un geste à l\u2019endroit de l'Eglise de Corinthe, que l\u2019on n\u2019a pas hésité à qualifier de « prototype éminent » de toutes les interventions romaines.(Id.p.108).C'est le cas classique qui illustre la Primauté du Successeur de Pierre, dans un acte de gouvernement à l\u2019égard d\u2019une Eglise particulière.Léon Homo, dans son ouvrage De la Rome païenne à la Rome chrétienne, (p.94 à 96), résume les faits en écrivant : « Vers la fin du ler siècle.un parti de jeunes s'était dressé contre les anciens et avait réussi à exclure du collège presbytéral plusieurs membres installés par les Apôtres ou, après eux, par d\u2019autres hommes sages avec RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE | Comptables Agréés 1300 Notre-Dame | Case postale 1464 Tél:: 379-1831 Jeanne Frigon, C.A.André Saint-Arnaud, C.A.| Roger Letendre, C.A.IMPRESSIONS Le pain sans levain c\u2019est fade, mais moins que le pain sans le vin.\u2014 0 \u2014 Quand les meuniers font la grève, toute croûte de pain est une richesse.\u2014 0 \u2014 Une grève des meuniers et nous voilà tous dans un joli pétrin.\u2014 0 \u2014 C\u2019est le cas de dire que, faute de pain, on mange de la galette, mais encore faut-il qu\u2019il y ait de la farine pour la fabriquer.\u2014 0 \u2014 Acheter du pain sur le marché noir c\u2019est vrai- mnt manger du pain noir.Maurice Huot le suffrage de l\u2019Eglise entière.L\u2019Evêque Clément, en sa qualité de successeur de Pierre et au nom de l'Eglise de Rome dont il avait la direction, considéra comme son devoir d\u2019intervenir ».(p.94).« Notre attention, écrit le Pape Clément se tourne, bien tardivement à notre gré, vers les affaires en litige parmi vous, vers cette sédition inadmissible et déplacée chez les élus de Dieu, exécrable et impie, qu\u2019un petit nombre de meneurs téméraires et insolents ont allumée et portée à un tel degré de démence, que votre nom révéré, glorieux et aimable à tous, en est grandement décrié ».(Id.p.94).Faisant \u2018appel à la vertu des Corinthiens, le Pape ajoute: « Nous vous écrivons tout ceci, bien-aimés, en manière non seulement de réprimande pour vous, mais encore d\u2019avertissement pour nous-mé- mes, car nous sommes dans la même arène que vous, le même combat nous attend.Laissons donc la les soucis vains et inutiles; rangeons-nous-à la glorieuse et vénérable règle de notre tradition.» (Id.p.95).«La lettre de Clément, écrit Léon Homo, obtint un succès complet, \u2014 on lui fera une place à côté des Saintes Ecritures \u2014 et, grâce à l'intervention romaine, la paix se rétablit au sein de l'Eglise de Corinthe.» (Id.p.96).Trois quarts de siècle plus tard, Denys, évêque de Corinthe, déclarait au Pape Soter (vers 170) que l\u2019on continue «à lire l\u2019Epitre de Clément dans leurs assemblées liturgiques », et aussi dans d\u2019autres Eglises en Orient et en Occident.(Cf.Egl.partic.p.104).Rien d\u2019étonnant qu\u2019on ait qualifié cette Epitre du Pape Clément l\u2019épiphanie de la Primauté romaine.D'autre part, l\u2019Evêque de Rome recevait des lettres, par exemple de saint Ignace d\u2019Antioche, de saint Irénée, etc, appelées « lettres de communion », qui maintenaient un lien étroit entre les Eglises.« De ce réseau, note le Père de Lubac, Rome était le centre.Les lettres arrivaient à l\u2019Evêque de Rome et celui-ci les répandait.Ainsi se manifestait l\u2019unité catholique.L'un des témoins de cette pratique est Optat de Milève (IVe s.) : Avec l\u2019évêque de Rome, nous dit-il, grâce à un échange de lettres officielles, l\u2019univers entier concorde et devient un dans une société de communion ».(Egl.part.p.110).Le Pape Sirice (384-399) pouvait dire: «Nous portons le fardeau de toutes les doléances, ou plutôt le bienheureux Apôtre Pierre les porte en nous.» (Cf.Von Balthasar :- Complexe antiromain, p.260).De son côté, le Pape Boniface ler (418-422) affirme : «Il n\u2019a jamais été permis de remettre en question une affaire réglée par le Siège Apostolique ».(Cf.Id.p.261).Saint Avit, évêque de Vienne (France : Ve s.), écrit : « C\u2019est une de nos lois synodales que dans les choses qui touchent à la situation de l\u2019Eglise, si quelque doute vient à surgir, nous recourons au grand évêque de l'Eglise romaine, comme les membres se rangent sous la tête.» (Egl.part.p.111).A la même époque le Pape Célestin ler (422-432) dit : « Placé par Dieu dans un poste d\u2019observation, nous devons prouver la diligence de notre vigilance, couper court à ce qui est interdit, sanctionner ce qui doit être observé; notre souci spirituel ne fait pas défaut même pour ce qui se passe au loin, mais s\u2019étend à tout lieu où le nom de Dieu est prêché ».(Id.p.108).C\u2019est sous ce Pontife qu\u2019eut lieu le célèbre Concile d\u2019Ephèse (431).Pour les premiers siècles, « la vie de l'Eglise au jour le jour est parlante, note le Père de Lubac; elle nous montre l\u2019évêque de Rome dans son double rôle de centre et d\u2019arbitre.» (Id.p.109).__ Au VIe siècle, un mot du patriarche de Constantinople au Pape Hormisdas (514-523) résume la pratique et la doctrine de la Primauté de l\u2019Evêque de Rome: « C\u2019est : dans le Siège apostolique qu\u2019est conservée toujours in- et 2 religion catholique».Telle est la loi du salut, \"PY MGR JOSEPH-LOUIS BEAUMIER Couleur du temps Au concert Que de souvenirs de concerts ce violoniste italien Franco Gulli a évoqué en moi l\u2019autre jour en interprétant la sonate en sol mineur de Dubussy.Quel éblouissement sonore ravivé à trente ans de distance alors que Kathleen Parlow jouait la même oeuvre ! \u201cA thing of beauty is a joy for ever\u201d avait bien raison d\u2019écrire le poéte Keats.Cette musique impressionniste fluide comme l\u2019eau fraîche d\u2019une source, Gulli l\u2019a rendue avec des accents prenants, dans le style bien français qui lui convient.Cette sonate est un don précieux que fit Debussy aux violonistes du monde entier.Mais il faut pour la jouer, outre une technique sûre, un état de grâce particulier, une sensibilité proustienne.Ses rythmes variés, tour à tour lents ou prestes, exigent une adaptation instantanée, une souplesse transcendante.Aborder cette pièce constitue une aventure musicale aussi périlleuse que glorieuse quand elle est réussie.Elle comporte des traits fulgurants qui, à leur sommet, éclatent comme les étoiles d\u2019une fusée d\u2019un feu d'artifice dans la nuit veloutée d\u2019un chaud soir d\u2019été.Cette sonate fut composée à la fin de quatre années de guerre en Europe, soit en 1917, peu avant fa mort du compositeur.Elle comporte des éléments de joie, le sentiment d'une délivrance d\u2019années cruelles donc aussi des passages douloureux rappelant les souffrances de ce grand artiste, causées par le conflit qui s\u2019éteignait et par la maladie dont il souffrait alors.Là, dans la quiétude de cet après-midi musical, dans l\u2019ambiance de l\u2019auditoire choisi du Ladie\u2019s Morning Musical Club de Montréal, j'ai goûté pour un moment le calme feutré de cette salle Maisonneuve, l\u2019équilibre des sentiments.Je me suis laissé aller au dialogue du violon et du piano.Avec ces deux interprètes, Franco Gulli et Enrica Cavallo, j\u2019ai gravi grace a leurs âmes ne faissant qu\u2019une, la dextérité de leurs doigts de musiciens tissant des mélodies comme un linge fin, des sommets d\u2019où on ne redescend qu\u2019avec nostalgie.En sortant du concert, en ce beau jour de février, j'étais plus fort pour reprendre l\u2019a- nimication de la rue grouillante, du quotidien.Pour aimer gens et choses et le climat divers qui moule la vie, un climat qu\u2019il faut chaque jour maîtriser.\u201c Maurice.Huot Vendredi les 18, 25 février et le 4 mars 1977 LE BIEN PUBLIC POEME HIVERNAL Pour les fleurs de givre écloses ce matin Sur les vitres de ma fenétre Et qui brillent au soleil Pour la neige qui tombe lentement Tout horizon disparu Terre et ciel confondus Dans un méme univers blanc Pour le vent impétueux Qui gémit et se lamente Plaquant sur les visages Une fine poussiére blanche Pour le froid pénétrant A l\u2019étreinte cruelle, De l'ardente nature Arrétant les élans Pour la blancheur éblouissante Répandue sur la campagne Par les belles journées claires Où le ciel est transparent Pour les ébats joyeux des enfants Pour la chaleur des maisons Sous leur coiffe de neige Et leur parure de gluçons Tout au long de l\u2019hiver Je vous bénirai, Seigneur ! Poésies d'Emile Nelligan LA REVOLTE INUTILE Ce genie monstrueusement tourmenté, assurément tendu vers des abi- mes inextricables, ressentant dans sa plus vive douleur l'exil involontaire du poète, sa pure inaptitude à vivre avec le monde réel, se veut le chantre de la souffrance, celui qui, ligoté par ses rêves, égaré parmi les hommes, cherche un absolu inatteigna- e.La solitude qui l'étouffe, le harcélement qu'il subit, prenant sa source autant dans la beauté mystique de la vie que dans le mépris, voire l'indifférence des autres, cisèlent sas vers avaoc la plus parfaite harmonie, avec l'évolution énigmatique de tous ces paysages intérieurs, avec la fatalité la plus noire st la résistance ou la résignation qui proteste violement, enfin avec l'âpre démesure de celui qui a plus que le talent.ayant pour l'accomplissement de son oeuvre ces épines mortelles qui creusent la mélancolie perpétuelle, le manque d'espoir légitime et la révolte inutile contre un destin cruel.MARC GARIEPY mars 1977 LE MINISTRE CLAUDE CHARRON A TROIS-RIVIERES 2 Sous la présidence d honneur du ministre responsable du Haut Commissariat aux Loisirs et aux Sports M.Clauda Charron, un lancement de film sur l'évaluation scientifique des méthodes d\u2019entrai- nement sportif, soit un document filmique intitulé: \u2018Exploration fonctionnelle en médecine Sportive\u2019.Celui-ci porte sur la mesure ot la \u201cdépense énergétique\u2019.Cette même production est le fruit de plusieurs mois de travail d'une équipe formée de spécialistes du Servica de l'audio-visuel et de professeurs des départements d'ingénarie, da chimie-biologie et des sciences de l\u2019activité physique do I'U.Q.T.R.Sur cette photo, on peut reconnaître devisant avoc le Ministre Charron, deux mordus de l'activité physique soient Douglas Thibeault at le Dr Paul Demers de Coeur Atout.Etait aussi présant le recteur Gilles Boulet.(Photo et texte André Bouchard) Février 1977 «l'Observatrice » HOMMAGE À LA FEMME DE L'ANNEE A l'occasion de la semaine internationale de la femme, le Club des Femmes de Carrière offrait un souper à ses membres avec pas moins de vingt mets de pays différents, On a rendu hommage à la femme de l'année.Sur cette photo, outre Mary Moir, on pout identifier Mme Thérèse Therrien, Lisetta Girard présidente du Club des Femmes de Carrière et Jeanne Gagnonll va sans dire que les mets étaient très savoureux et que c'est là une heureuse initiative de ce Club au activités nombreuses.(Photo André Bouchard) Photo Armour Landry Le député de Trois-Rivières, l\u2018éditeur et historien Denis Vaugeois vient de quitter définitivement la maison qu'il avait fondée il y a une quinzaine d'années avec Jacques Lacoursière sous l\u2019appellation de Boréal Express, dont les éditions judicieusement choisies ont connu un vif succès.Sur cette photo ont voit Mile Denise Bousquet, entourée de ses collaborateurs, nouvelle directrice des Editions du Boréal Express.Un grand nombre de journalistes et d'écrivains ont assisté au lancement récent d'une dizaine de nouveaux titres à l'enseigne du Boréal Express qui continuera à éditer les meilleurs ouvrages dans son secteur.) ol | a KE Les autorités de l'Hôpital St- ~ Joseph de Trois-Rivières fai- : saient l'inauguration de l'unité des soins intensifs et coronariens.Dans un souci d'humaniser les soins aux patients, l'unité a été conçue pour recevoir les malades nécessitant une attention de tous les instants, avec un personnel hautement spécia- a i lisé.PR Ly En inaugurant ce département, IRE i la direction a eu la bonne idée d'identifier ce département à la EXPOSITION DE GRAVURES CONTEMPORAINES mémoire de deux médecins qui A L'U.Q.T.Rse sont dépensés en cet hôpital: Une exposition de \u2018gravures conremporain\u201ds\u201d sa tenait darniè- les Dr Allen et Hamelin.Leurs rement au Pavillon Albert-Tessier de I'V.O.T.A., en collabora- épouses étaient présentes pour tion avec : Service Socio-Cu!tirel et le Musée du Québacl'occasion, comme en fait foi cet- Le tout était présenté sous la direction de M.Gilles Jobidon, te photo.Nous reconnaissons responsable du programme des Expositions ltinérantes du Muégalement le maire Gilles Beau- sée.Les étudiants du cours \u2018Histoire da l'Art Il, du Module doin et le président du conseil Arts Plastiques ont également apporté leur concours.Outre d'administration de l'hôpital, son M.Jobidon sur cette photo, on reconnait dans l'ordre M.Pierra honneur le juge Ludovic Lapar- Decelles, vice-recteur et Bernard Voyer l\u2019un des responsables rière., des activités socio-culturelles de l'U.Q.T.R.(Photo André Bouchard) (Photo André Bouchard) Page 8 LE BIEN PUBLIC Vendredi les 18, 25 février et le 4 mars 1977 OPINION LIBRE LA MOUCHE DU COCHE Le premier ministre du Canada a présenté un plaidoyer passionné devant les deux chambres des Etats-Unis (il faut le dire vite, il y avait là le tiers des sénateurs et le quart des représentants, 130 journalistes canadiens, l\u2019autre moitié de l'assistance étant composée de journalistes américains, de diplomates étrangers curieux de voir le premier ministre d\u2019un pays qu\u2019ils ont toujours ignoré ou snobé, de fonctionnaires desoeuvrés nourris des informations de la presse anglo-canadien- ne apparentée à la leur dans le sens d\u2019une propagande indécente du capitalisme américain.Pierre Elliot Trudeau voit là la tribune idéale pour mousser sa politique intérieure et tâcher d\u2019améliorer sa popularité chancelante auprès des anglophones qui ne lui pardonnent pas facilement la montée de l\u2019indépendantisme au Québec.De cette tribune, il s\u2019adresse d\u2019abord à son auditoire canadien et affirme encore une fois que le Canada est indivisible.Pour lui I\u2019'indépendance du Québec n\u2019est rien moins qu\u2019un \u201ccrime contre l'humanité\u201d.A part cette incartade, il n\u2019a pas trop anathémisé le Québec comme il avait l\u2019habitude de le faire depuis le 15 novembre.Il reconnaît même que la confédération a été un succès partiel et qu\u2019il conviendrait d\u2019amender 1a constitution.Mais dans quel sens, il ne l\u2019a pas dit, car il sait que le Canada anglais n\u2019a pas bougé là-dessus et ne permettra jamais la moindre concession sur le plan constitutionnel.Sa position de représentant d\u2019un pays étranger l\u2019oblige cependant à parler aussi des relations canado-américaines.Il a pourtant raté l\u2019occasion de souligner les points litigieux qui existent dans nos rapports communs.Le pré- dent du Mexique avait profité de son passage à la même tribune - pour faire des suggestions utiles aux deux pays, exprimer des souhaits susceptibles d\u2019améliorer leurs relations.Dans le cas du premier ministre Canadien, son idée fixe de l\u2019indivisibilité du Canada lui fait dire que le Canada doit être uni pour assurer la sécurité des Américains.Il s\u2019agit, ici de la sécurité militaire parce que le Canada fait partie de l'O.T.A.N.Imaginez avec quelle facilité Pierre Elliot s\u2019attire les applaudissements nourris de ses auditeurs.1 protège le rôle douteux de gendarme international que se sont donné les Etats-Unis dans les affaire mondiales.N\u2019y a-t-il pas ainsi beaucoup de prétention ridicule à se faire la mouche du coche ?L.-P.Poisson 765,973 Pets vendus 6,302 qugnents 118/0/1/9/6/4 Propos du jour * x x x BELZOLIE a son premier rhume Son tout petit nez de huit mois qui coule et que ma grande main trouve à peine au fond du mouchoir! \u2026Cet évênement a pour moi plus d'importance que cent discours politiques.Qu\u2019y ferais-je à vos révolutions ?Mais je puis consoler Belzolie.Je baîlle aux prônes.Des livres fameux me ravagent d\u2019ennui.L'avenir de l\u2019huma- BELZOL! nité me laisse béant.Mythes dévorants; gueules géantes des angoisses; rumeurs des batailles économiques; masques hideux des doctrines buveuses de sang.Laissezmoi tranquille! Je n\u2019y puis rien faire; mon coeur n\u2019est pas à vous.L'homme réel est celui qui aime Dieu dans son jaidin, sa femme, ses enfants, ses outils.L\u2019homme réel s\u2019accroupit aux pieds de Belzolie et il adore le plaisir divin dans son sourire.A ne rien faire, le jour durant, Belzolie a un ouvrage fou! I1 faut d'une menotte humide accrocher tel bout de peluche, de drap, il faut brasser tout ce qui bouge, à torse plongeant, à long rire\u2026 On ne perd pas son temps à regarder la neige au dehors, le ciel, ou Belzolie! On apprend d'elle que nous naissons joyeux dans cette vallée de larmes.Si les Belzolies naissaient de nous, elles seraient (à notre image) cupides, bougonnes, méchantes.Mais elles ne sortent de nous que par la chair.La lumière de leur sourire est d'ailleurs.Laissez-moi faire ma prié- re, couché sur le tapis, aux pieds de Belzolie.Vous pouvez me dissoudre la cervelle, m'envoyer aux mines d'amiante.Dans la ténèbre et le gouffre et jusqu'aux portes de la mort, je verrai toujours les yeux rieurs \u2014 non pas d'ici, d\u2019ailleurs! \u2014 de Belzolie.Frère JACQUES Canadiens, réveillons-nous.Il était une fois un Petit Coq Rouge qui grattait un peu partout et ui découvrit quelques grains de blé.Il appela ses voisins de basse-cour et leur dit: \u201cSi nous travaillons ensemble à planter du blé, nous aurons du bon pain à manger.Qui va m'aider à planter le blé?\u201d \u201cPas moi\u201d, dit 1a Vache.\"Pas moi\u201d, dit le Canard.\u201cPas moi\u201d, dit I'Oie.\"Alors je vais le faire\u201d, dit le Petit Coq Rouge et il le fit.Après que le blé ait corninencé à pousser, le sol s'assécha alors qu'on ne prévoyait pas de pluie.\"Qui va m'aider à arroser le blé?\u201d, dit le Petit Coq Rouge.\u2018Pas moi\u201d, dit la Vache.\u201cJe perdrai ma compensation accidents du travail\u201d, dit le Cochon.\u201cDroits égaux\u201d, dit l'Oie.\u201cAlors je vais le faire\u201d, dit le Petit Coq Rouge, et il le fit: e blé poussa très haut et mûrit en grains dorés.\u201cQui va m'aider à récolter le blé?\", demanda le Petit Cog Rouge.\u201cJ'attends un salaire annuel aranti\u201d, dit la Vache.\u201cPas moi\u201d, dit e Canard.\u201cCe n'est pas dans mes cordes\u201d, dit le Cochon.\u201cPas moi\u201d, dit l'Oie.\u201cAlors c'est moi qui vais le faire\u201d, dit le Petit Coq Rouge, et il le fit.uand arriva le moment de moudre la farine, \u201cPas moi\u201d, dit la Vache, \u201cJe perdrais mon assurance- chômage\u201d, dit le Canard.Au'moment de cuire le pain, \u201cC'est du temps supplémentaire ur moi\u201d, dit a Vache.\u201cJ'ai quitté l'école tôtet je n'ai jamais appris à le faire\u201d, dit le Canard.\u201cJe perdrais mes restations de ien-être social\u201d, dit le Cochon.\u201cSi je suis seule à aider, c\u2019est de la discrimination\u201d, dit l\u2019Oie.\u201cAlors je vais le faire\u201d, dit le Petit Coq Rouge, et c'est lui qui le fit.11 fit cuire cinq belles miches de pain et les montra à ses voisins.\u2018\u2019J'en veux un peu\u201d, dit la Vache.\"J'en veux un peu\u201d, dit le Canard.\u201cJ'en veux un peu\u201d, dit le Cochon.\u201cJ'exige mapart\u201d, dit l'Oie.\u201cNon\u201d, dit le Petit Coq Rouge.\u201cJe peux maintenant me reposer un peu et manger tout seul mes cinq pains.\u201d \"Profits exhorbitants\u201d, cria la Vache.\"Sangsue capitaliste\u201d, s'écria le Canard.\u201cVendu à la Compagnie\u201d, grommela le Cochon.Droits égaux\u201d, hurla I'Oie.Et ils se dépéchérent de préparer des pancartes et défilèrent autour du Petit Coq Rouge, en chantant \"Nous vaincrons\u201d, C'est ce qui se passa.Lorsque le Fermier vint voir ce qui provoquait une telle agitation, il dit: Tu ne dois pas être trop avide, Petit Coq Rouge.Regarde la Vache opprimée.Regarde le Canard désavantagé.Regarde le Cochon défavorisé.Regarde l'Oie qui à eu moins de chance.Tues coupable d'en faire des citoyens de seconde classe!\u201d / LA FEDERATION CANADIENNE DE L'ENTREPRISE INDEPENDANTE Un organisme sans but lucratif de plus de 40,000 entreprises \u201cMais.mais.mais j'ai gagné ce pain par mon travail\u201d, protesta le Petit Cog Rouge.Très juste\u201d, dit le sage cultivateur.C'est le merveilleux système de la libre entreprise; quiconque dans la bassecour peut gagner autant d'argent qu'il le désire.u devrais être bien heureux de jouir d'une telle liberté.Dans d'autres basses-cours, il faudrait que tu donnes les cinq pains au Fermier, alors qu'ici tu donnes quatre pains à tes voisins qui souffrent.\u201d Zt ils vécurent heureux.Y compris le Petit Coq Rouge, qui sourit et chanta: \u201cJe suis reconnaissant, je suis reconnaissant\u201d.Mais ses voisins ne comprirent jamais pourquoi il ne fit plus jamais de pain.GRATUIT \u2014 AFFICHE 2 COULEURS Si vous croyez aussi au système de libre entreprise, aidez-nous à propager la bonne parole en nous deman- ant de vous envoyer gratuitement une affiche 2 couleurs de cette annonce, pour l'afficher dans votre bureau ou votre place d'affaires.Mous pouvons la fournir en quantité pour des compagnies ou des associations qui peuvent en faire un usage efficace.dienne de l'entreprise indépendante, C.P.505, Ville Mont Royal, P.Q.H3P 3C7 1tes qui se consacre ou maintien de la libre entreprise.$1,254,400.er prix $100,000 COMPTANT ET %100.000 PAR AN PENDANT 14 ANS 2|2/5/0/5/415j60% 115/9/5/6/3/3 2(5/1|3|3|1/6] \"*\" 214|2/0/8,216/ \"\"* * 6 2(4]9]3[6/4]9 = + 115/3/4/4/5/7 GAGNE $ 212/0/0/9/3/7 GAGNANTS MUMEROS \u201850,000 posses § sotamersCmeres | PAIX GAGNANTS NUMEROS POSSIBLES [3 DERNIERS 779 778 777 782 770 782 "]
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