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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 3 mars 1978
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1978-03-03, Collections de BAnQ.

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[" soc.Can.du Microfilm Inc.19 ouost rue Le Royer Montreal H2Y 1W4 69e année Troi s-Rivières, Nos 7,8,9,10 Vendredi, le 3 mars 1978 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.De Savard à Perrault ou le drame d'une conquête Félix-Antoine Savard, dans son plus célèbre roman \u2018Menaud maître draveur\u201d\u2019, s'écriait : des étrangers sont venus ! la montagne en est pleine ! tout le pays en est plein ! ché ! les gars, un coup de coeur ! nous sommes d'une race qui ne sait pas mourir ! Devant ce vibrant appel à la vaillance, ce vouloir de conquérir à tout prix un pays qui soit enfin le nôtre, les fils ne pouvaient pas ne pas réagir; progressivement, Ils y ont mis énergie et audace:; les jeux ont commencé de se jouer, et nous savons bien qu'ils doivent continuer de se jouer.Mais voici que le père s\u2019est étonné de \u2018la tournure\u201d (imprévue ?) des évènements; il a longuement médité sur les affres d\u2019une Révolution Tranquille; il s\u2019est surtout étonné des aspects nihilistes, définitivement négatifs de la perspective actuelle; de la sorte, il a clamé : \u201cL'heure est grave pour nous, et le combat qui s'annonce sera dur \u2014 Mais j'ai confiance dans le bon sens de notre peuple\u2019 (Testament politique, Le Devoir, Mtl, 6 janv.1978)).Dans ce \u201cTestament politique\u201d, Félix-Antoine Savard ne cache nullement ses craintes ni méme sa désespérance sur bien des points; notamment, les \u201cidéologies dangereuses de notre peuple\"; le fait qu'\u2018\u201c\u2019au nom d'une liberté dénaturée et pervertie par le matérialisme, notre sens moral et religieux s'est affaibli\u201d.Plus loin, Savard exprime, en raccourci, son plus profond malaise : \u2018Nous vivons inquiets, dans un ara- ve et profond malaise dû, en grande partie, à l'infiltration sournoise d'idées matérialistes d'inspiration communiste et qui, sous prétexte de justice sociale, travaillent à saper, à renverser les bases elles-mêmes de notre société.\u201d .Un tel \"Testament politique\" allait soulever diverses et vives réactions; l'une des plus remarquées, précisément, fut \u2018celle de Pierre Perrault, écrivain poète et cinéaste; cette \u201cRéponse de Menaud à Savard\"\" porte, d'ailleurs, un titre fort évocateur: \u201cLe royaume des pères à l'encontre des fils\" (Le Devoir, \u2018Mil, 28 janv.1978).Perrault parle de notre \u2018reddition sans condition\u201d, et dit: \u201cCela s'appelle toujours une trahison.Je ne gardais que ma religion : est-ce qu'on peut bâtir un pays avec une religion ?Je gardais ma langue : est-ce qu'une langue suffit à préserver l'héritage ?Que nous restait-il à faire ?Nous n'avons 8 cru bon résister comme les Acadiens.L'enva- isseur nous a trouvés bon enfant.|! fut bon prince.(I nous a tout pris sauf la langue et la religion.Avec ces deux armes blanches, nous avons défri- -Ché le royaume.D'autres l\u2019on récolté.\u201d Dès lors, quel peut bien être \u2018notre royaume à venir\u201d 2 Pierre F'arrauit continue : \u2018Nous avons fini par endosser comme une nature (Gaston Miron), linterminable condivion agonique.Notre identité se définit comme une privation.Privation du domaine à petit feu.Pourtant Savard me décrit comme un homme libre et jatoux du soi.de la montagne.et des chemins.Mais en cas de menace, il ne me propose rien d'autre que d'emboucher mon burgau d'écorce pour un appel à la liberté : soit le discours, la chanson, les fêtes de la Saint-Jean\u201d.Oul, nous-mêmes, les fils, nous voudrons dé- tanger \u201cl'ordre des choses\u2019, surtout cet ordre des choses instauré par ceux que Savard lui-même appelle des \u201cétrangers\u201d ! Ainsi, Pierre Perrault ajoute : \u201cC'est la première fois de notre histoire que (.) nous levons une armée pacifique pour défricher non pas seulement la terre mais tout le territoire.Allonsnous laisser s'échapper cette Occasion de consen- ir CA cine de _ Enfin, le oignage nos deux protagonistes, Savard et Perrault, nous I'surons vu, demeure manifestement le témoignage d'êtres écorchés dans le plus vif de leur sensibilité; quel enjeu que de partir à la conquête d'un royaume, des situations étant g'avance si oa! oan: Il faut avoir le courage Ge réagir.Non, le père ne pourra pas réagir devant le fils qui:a commencé de tout chambor.der\u201d.Non, ni même le fils ne le pourra lorsque le père se sera décidé de reviser et de commenter pour le bon travail qui a été fait ! Mais un seul leitmotiv, au fond, caractérise les démarches de Savard et de Perrault : découvrir .le \"plutôt possible, \u2014 et avant qu'il ne soit trop tard, = les racines précises de ce drame que nous sommes entrain de vivre, le drame d'une définitive Conquête.Marcel Nadeau ORGANE sont.DU TRIF POUR SALUER LE PRINTEMPS hrs Alon Voici l'histoire du petit garçon Qui fut changé en beau papillon Vous voulez certes savoir son nom Sachez donc qu'il s'appelait Filon Depuis qu\u2019il se craînait à quatre pattes Filon jouait sur le gazon En suivant son ami Michou la charte Faisait le tour de la maison Une fois on était au mois d'août Filon apprit à rester debout 163 fois tomba sur les genoux Les autres fois l'enfano courait partout Il ne suivait plus du tout sa Michou Il aflaic seul vers l'inconnu Il duc payer le prix de s'éloigner car un beau jour il s'est perdu Jamais on ne l'a recrouvé Pourtant longtemps on l'a recherché Seul un moineau perché a vu Comment Filon un jour a disparu C'est dire que je tiens certe chanson Du bel oiseau qui me l'a confiée Si vous me prêtez votre attention Il me plaira de la rechanter Retrouvons ce petit garçon Il tourne en rond le pauvre Filon I ne trouve plus sa maison Ec-le voilà qui court fort sans raison Filon regarde les rues en cherchant Sans trouver le bon chemin Une fois en quitrant le trotvoir il tombe pauvres genoux et pauvres mains Vous croyez bien qu\u2019il allait pleurer En tout cas moi je l'aurais pensé Mais il resta plutôt sans bouger À tegarder par terre figé A l'endroit même où il était tombé Devinez ce qu'il a trouvé Une chenille marchant les yeux .fermés Filon fut tour émezveillé L'enfant sourit en lui parlant tout bas Il l'a flattait avec ses doigts Quand il voulut la prendre dans ses bras la chenille fit entendre sa voix \u2019Filon laisse-moi je dois traverser\u201d Filon lui dir: \"Non ! Tu ne peux pas Tu pleures, Tes larmes vont t'aveugler !\u201d \u201cLaisse-moi tu ne me comprends pas.\u201d Filon ne comprenait peut-être pas Mais il voyait cela suffisait S'il laissaie la chenille eraverser Bien vite elle serait écrasée \u2014\"Viens sur un banc te reposer On sera deux on pourra parier\u201d \u2014\"Je ne veux plus jamais parler J'ai tout perdu laisse-moi aller\u201d Mais moi aussi je suis tout perdu Je sais plus retrouver ma rue A deux on pourra se débrouiller Il va faire noir il faudrait nous grouiller\u201d La scène se passe sur un grand boulevard A l'heure où tout le monde rentre Les gens semblaient toujours tous en retard Comment verraient-ils ceux qui rampent ?Jamais il n'avait entrepris Tout seul avant cette aventure Défier des tas de voitures Sauver la vie d'une autre créature Sans rien craindre de la \u2018cieculation Filon s'empare de la chenille En chevalier offre sa protection Contre les autres qui fourmillent Bien sûr il mit beaucoup de temps marchant tombant courant avant d'atteindre l'autre côté En déposant la rescapée sue un vieux banc leurs ycux-ont dG se secontses par Jean Laprise Sans se parler je puis jurer Ils ont forgé le même rêve Ne plus jamais se séparer Porter ce voeu d'amour que Dieu protège Cette nuit-là un ivrogne a vu Un petit garçon tout de blanc vétu Près de lui passé minuit esprit pied nu L'homme pleurait croyant avoir trop bu Mais c'est pourtano bien ce qui se passait Depuis trois heures qu'ils voyageaient Filon portant la chenille dans sa main L'insecte montrait le chemin \u2014\"Oui c'est par la va au bout on arrive on pourra bientôt s'arrêter Tiens! c'est là-bas où c'ese lui il nous attend c'est dans cet arbre qu'il faut monter\u201d.Voilà donc ce qui cherchait la chenille Un érable planté au bout du monde Un dernier arbre encore en vie en ville O noble but d'une course aussi longue L'équipage content salue la lune Qui descend dans les branches et brille La chenille frétille tout lui fait signe Mais tout à coup ses yeux s'embrument \u2014\"Pourquoi pleurer on est rendu rendu donne-moi la main pense à demain à l'aube neuve\u201d \u2014\"Je sais Filon vois-tu mais\u2026 on est encote loin J'avais oublié le grand fleuve\u201d À quelques\u2018pieds de la lune et de l'arbre Coulait en cascade un petit tuisseau Pour Filon le cours d'eau paraît très large Mais lui seul peut sauver chenille des eaux (Suite à la page 2) Page 2 Chanson de Filon (Suite de la page 1) \u2014\"Monte chenille sur mon dos Cache-toi au fond de mes cheveux Protége-toi bien comme il faut On nagera rendu dans le plus i} creux Filon cherche à s'accrocher aux rochers avance glisse il se reprend fixant la lune En plein milieu il nage il nage il est tout proche lorsqu'un courant fort = recule i d Filon par les pieds l'actire Qui pren P sous l'eau Malheur c'est sûr ils sont noyés Mais non! une toreue les attendait au fond elle les rencontre ils sont sauvés Enfin ils sont sur l'autre rive Sur l'autre monde tant désiré Sans se sécher ils se dirigenc Au près de l'arbre qu'ils ont tant cherché L'histoire s'achève il va bientôt faire jour L'aurore guidera chenille et Filon Pour eux il n'y aura plus de retour Les deux ne se posen plus la question En se faufilant entre les écorces chenille monte la première Filon en fait autanc il est précoce Il se tortille par derrière \u2018 Il grimpe et rejoint son amie see \u2019 chenille heureux il est presque au bout de ses Ils n'ont plus peur le Soleil P Pr lève pour eux Tout se prépare pour la noce En se serrant bien fort l'un contre l'autre Prenant la place de la lune Sur la même branche encore toute chaude Ils font leur maison de fortune lls dormiront protégés du [Ç temps froid dans leurs belles couvertures en soie chenilie est bien heureuse elle prêtera sa vie à Filon qui dort et sourit Deux longues saisons et demie ont dû passer Sans que personne ne vit ce cocon Où ont vécu heureux et entassés Une chenille et un petit garçon Finalement un beau jour de printemps En même temps que les bourgeons Sous les yeux de mon bel oiseau content Voyez ce qui sort du cocon Deux papillons l'un tout brun l'autre blanc avec des ronds bleus sur les ailes Recoitnaissez-vous nos amis d'antan ils jouent maintenant dans le ciel lls ont tout traversé la nuit Franchi des routes et un grand fleuve Plus-rien n'arrêtera la vie De ceux qui ont passé autant ?d'épreuves Cétait l\u2019histoire d\u2019un petit Filon \u2018Qui se promène en beau papillon Si vous lui votre attention .Peut-être vous chantera-t-il sa chanson i _ Jean laprise LE BIEN PUBLIC la septième de Beethoven Un univers sonore Beethoven a su, par l'utilisation de tous les registres d'expression de son être, constituer un univers sonore complet embrassant la totalité des rythmes, des harmonies et des timbres.Cela est particulièrement vrai dans sa production symphonique; de la Première à la Neuvième non seulement s'épanouissent sa sensibilité et sa technique orchestrale mais on perçoit les tentatives successives qui I'aménent a explorer toute la gamme des possibilités expressives de son art.Dans la Symphonie Pastorale l\u2019intention était manifeste, ne serait-ce que par les titres qu'il a dormés à chacun des mouvements et à l'oeuvre entière.Il n\u2019en va pas de même pour les autres symphonies et spécialement pour la Septième; Wagner et beaucoup de commentateurs n\u2019ont pas hésité à la \u2018\u2019sous-titrer\u201d\u2019, et il est intéressant de confronter nos propres impressions à la suite de l'audition de cette oeuvre attachante.Le cadre de l'introduction lente des dernières symphonies de Haydn et de Mozart éclate ici avec le poco sostenuto; en fait on peut le considérer comme un mouvement autonome avec ses deux thémes indépendants et sa coupe binaire.Une première mélodie est confiée aux bois, toute pleine de lyrisme et non dépourvue d'une certaine sensualité, ce qui est un peu inattendu chez Beethoven; le rythme est ponctué de formidables accords plaqués et de grands arpèges aux cordes escaladent sans cesse le portait de ce monument sonore.Le second motif, plus chantant avec son rythme berceur, est in- \u2018troduit par les bois et repris par les violons.Ce matériel est repris de façon variée depuis le commencement et un long moment d\u2019hésitation précède le vivace; un rythme de sicilienne est mis en place par les bois et voilà que s'affirme la très belle mélodie qui sera omniprésente dans le mouvement.Flûtes, hautbois et clarinettes bondissent avec légèreté, cors et bassons scandent allégrement la sicilienne.L'interprétation des maîtres Il faut avoir auditionné les merveilleuses interprétations d\u2019un Otto Klemperer ou d'un Rudolf Barchaï pour admirer les beautés rythmiques et mélodiques de ce vivace; ces deux grands chefs ont choisi un tempo qui permet l\u2019articulation nette de tous les cellules rythmiques et l'élaboration de toutes les possibilités mélodiques; ils réussissent à obtenir une allégresse sereine, une lumière radieuse là où d'autres, comme Toscanini et Karajan donnent une impression de bousculade impérieuse ou de puissance écrasante au moyen d'un tempo beaucoup plus rapide.Ce fait est évident dès la première explosion de cette mélodie champêtre.Tout le mouvement, et en particulier le développement, est construit sur le motif rythmique de la sicilienne et acquiert par là une prodigieuse unité structurelle; sa beauté formelle qui atteint celle du premier mouvement de la Cinquième mais avec un effet très différent.Le crescendo final, étagé sur un ostinato énoncé par les basses, est d\u2019une grande beauté, le climax atteint, avec les appels des cors dans leur registre aigu, est d\u2019un caractère solaire, plein d'élévation.Le second mouvement Le second mouvement, marqué allegretto, est sans doute le plus célèbre; son thème a même été repris dans la chanson populaire ! Suite à un appel mystérieux, un lent motif de marche est mis en branle par les cordes dans le grave, pianissimo.Les altos élaborent une mélodie chaleureuse, pleine d\u2019un fervent lyrisme.Sa richesse expressive est telle que des admirateurs y ont vu une marche funèbre, une cérémonie nuptiale ou une fête villageoise.Un crescendo mène à un paroxysme et puis la musique s'éteint doucement.On dirait une procession majestueuse de prêtres ou de druides allant célébrer les mystères celtiques; ils défilent entre les frondaisons de sombres forêts de chênes séculaires et disparaissent dans les brumes du lointain.Un second thème appa- rait aux clarinettes; il est imprégné de nostalgie et de sensualité.Le premier thème revient, modifié, et les cordes énoncent un fugato; Otto Klenberer, ce maitre du rythme, a su rendre admirablement le caractère dansant de ce passage en l'exécutant lentement et avec légèreté.Cette page magnifique se termine par un procédé voisin de celui utilisé à la fin de la Marche funèbre de l\u2019Eroica : le thème est désarticulé, pulvérisé jusqu'au silence.Ici aussi le résultat est différent: il ne s\u2019agit plus de la représentation de l\u2019agonie mais de l\u2019évanescence d'une atmosphère, d'un climat que l\u2019on quitte presque à regret, comme à la fin d'un rêve.Le troisième mouvement Beethoven a élargi le cadre traditionnel du troisième mouvement, un scherzo marqué presto qui alterne avec un \u2018\u2018trio\u2019\u2019, assai meno presto.Après l'exécution du presto et du \u201ctrio\u201d, le presto est repris pianissimo et le \u201ctrio\u201d est répété en entier, suivi d'une dernière reprise du presto avec un ultime énoncé du thème du \u201ctrio\u201d.Ce scherzo n'est pas aussi dense musicalement que les trois autres, ce qui ne l'empêche pas d\u2019être intéressant.Le motif mélodieux du \u2018trio\u2019 est d\u2019un caractère apparenté à l\u2019Introduction : sur une tenue des violons qui lui donne un aspect quelque peu féerique, les bois et les cors chantent doucement, le thème se métamorphose lorsqu'il est repris par tout l'orchestre appuyé par les cuivres et le rugissement des timbales.Le finale Le finale: allegro con brio est la piéce de résistance de la Septième.En passant, il est curieux de constater que Beethoven à toujours réservé cette indication de tempo, allegro con brio, pour les premiers mouvements de ses symphonies (nos 1, 2, 3, 5, et 8) et de ses concertos de piano (nos 1, 2, 3) et jamais de ses finales, sauf ici, Cela voudrait-il dire que l'essentiel de la lutte que suppose toute oeuvre symphonique chez lui serait déplacée du premier au dernier mouvement ici?Le caractère essentiellement dramatique, fiévreux presque, de ce finale qui s'oppose au style apollinien des trios premiers morceaux.Deux cellules rythmiques, la première étant un motif de fanfare la seconde un trait de violon, se partageront le champ de bataille, si l'on peut dire.Un motif de esar- das enfiévré viendra s'y ajouter plus tard.Un bref répit est apporté par une cantilène du hau- bois rejoint par les autres bois solistes mais le retour au début est effectué par des fortissimos d'une puissance physique inouïe.Le développement et la monumentale coda reprennent inlassablement les cellules jusqu\u2019à l\u2019obsession, à la fin les tenues - des cuivres dans le registre le plus sombre confèrent un accent quasi pathétique mais le déferlement final de toutes les nappes sonores impose le triomphe.H ne faut pas être surpris que les premiers auditeurs aient crié au fou en écoutant ces raptus sonores, un critique était même convaincu que Beethoven était saoul lors de cette composition! Plus lucide, Wagner y voyait l'apothéose de la danse.Il faudra attendre le début du XXe siècle avec Stravinsky et Ravel pour que soit poussées encore plus loin les possibilités expressives du rythme.Au tout premier rang + La Septième s'impose à notre admiration par son individualité certes, mais sa musicalité très riche constitue l'essentiel de sa beauté.Elle ne véhicule pas de message aussi frappant que ceux de l\u2019Eroica, de la Cinquième, de la Pastorale et de la Neuvième mais, par sa Valeur esthétique intrinsèque, elle se place au tout premier rang des compositions du Maitre de Bonn et de la musique symphonique en général.RENE VERRETTE Jeanne Frigon, C.A.Roger Letendre, C.A.RENE DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables Agréés André Saint-Arnaud, C.Atale 1464 | 1300 Notre-Dame Tél.: 379-1831 Vendredi, le 3 mars 1978 IMPRESSIONS Il est bien beau d\u2019être une \u201cbonne pâte\u201d mais il faut se garder de se laisser pétrir par n'importe qui et n\u2019importe quelle idée.-0Q0 Heureux s\u2019il a plu à quelques rares personnes celui qui prétend plaire à tous.\u2014=-0 =- Il est riche celui qui sait saisir la poésie des choses, qui sait s\u2019émerveiller au lieu de tout regarder à travers la grisaille de l\u2019indifférence., -0 Il ne suffit pas de jeter de vieilles choses aux rebuts, il faut aussi savoir brûler avec joie ses vieilles Tancunes et tristesses.\u2014=0- Si on n\u2019avait rien terni on ne serait pas obligé de passer l\u2019éponge.LA BONNE TABLE Par Juliette Huot \u201cLa Bonne table\u201d saura plaire à tout le monde.ou presque.Vous trouverez dans ces pages des recettes convenant aux petits budgets et à ceux qui surveillent leur foie et leur ligne.Dans l'ensemble, ce sont des plats simples, gains, faciles à digérer et à exécuter, mais ils ne dépareront pas vos réceptions et renouvelleront agréablement votre table.\u201d Voila comment Juliette Huot ses dernières idées c ed Recettes simples ou raffinées, e l\u2019omelette paysanne au tournedos Rossini, ce livre vous aie dera à varier vos menus et à faire de votre table le lieu d'agréables surprises.Présenté avec soin et élégance, il vous propose plus de trois cents plats savoureusement garnis et joliment décorés qui transfor- pre chefs d'oeuvre vos et grands repas.Vous y trouverez de plus des cocktails savamment, mélangés, des cana- et quelques suggestions menus pour buffets froids, Alors n\u2019hésitez plus et tentez l\u2019aventure de \u201cLa Bonne table\u201d.Cuisinière accomplie, Juliette Huot, un livre de 335 pages en vente partout au prix de now peut é t se 1 peut ement se le procurer chez le di exclusif au Canada : L'AGENCE DE DISTRIBUTION POPULAIRE INC, 01260, rue Richmond, Pointe - Saint - Charles, HSK 242, Québec, (514) 52- 1600.on peut vaincre le cancer SOCIÉTÉ CANADIENNE Vendredi, le 3 mars.1978 re \u2018 BUBEBEUELE p BEBECECELE ur le BoeBrBBBBBBBEBBEBBBEG LE BIEN PUBLIC bien RP Page $ e uDllC:z2ccocouuee EUEEUELELEEEELEEBEEEE Une nomination bien accueillie LE PETIT CHAPERON ROUGE ET LE GROS MÉCHANT LOUP Trop souvent dans le passé et jusqu'à aujourd'hui nos différents ministres des Affaires culturelles n'étaient pas préparés à leur têche.Le temps qu'ils mettaient à s'y initier travaillait contre l'attente des milieux de la culture.L'orientation donnée à cet important ministère a ainsi souffert de l'inexpérience de titulaires qui durent, en certains cas, se fier uniquement à la compétence des fonctionnaires en place.Et ce sont ces fonctionnaires qui, en définitive, détenaient l'autorité et les prérogatives.Certains ont même agi dans un sens que l\u2019on pouvait confondre avec celui de leurs intérêts personnels.Avec la nomination de M.Denis Vaugecis à ce ministère la situation se trouve redressée.Le nouveau titulaire aux Affaires culturelles est issu de ce milieu où l'on trouve les journalistes, les écrivains, les artistes et les communica- fours.Jusqu'à hier encore intimement mêlé aux affaires de librairie, d'édition et d'impression des livres, il connaît par le détail toutes les questions qui, dans ce secteur, se posent d'habitude au ministre des Affaires culturelles du Québec.Ses politiques futures s'inspireront sûrement de cette précieuse expérience.De plus, Denis Vaugeois a fait lui-même ceuvre d'\u2019historien.Les livres qu'il à déjà publiés on suffi à établir sa réputation de chercheur et d'écrivain d'idées.Pour lui l\u2019histoire à valeur d'enseignement et ne relève pas seulement de la simple curiosité.L'avenir est contenu en germe dans le passé qu'il faut connaître pour mieux dégager les traits du futur.Nous croyons que le choix de Denis Vaugeois est bon.ll ost homme à relever des défis et nous ne doutons pas qu'il fera honneur à sa haute fonction.Et c'est un autre avantage pour Trois-Rivières, qu'il représente avec dévouement à l'Assemblée Nationale.em Couleur du temps Songerie dominicale \u2018Les temps ont changé.Au week-end autrefois, les rues de la ville s'animaient.[| n'en est plus ainsi.Le samedi et le dimanche, la ville est déserte ou presque.Tout le monde semble parti.On n\u2019habite plus les maisons, on y loge tout simplement.Pour s'amuser on va ailleurs.Les jeunes et les vieux se déplacent pareillement aujourd'hui, du moins les valides.|! ne reste que la classe des gens d'âge moyen que le travail du lundi qui vient retient loin des longues randonnées.Dans les rues autrefois, on rencontrait force marcheurs.Il n'y a plus maintenant que les \u2018joggeurs\u201d' dont on voit les silhouettes se profiler dans le parc ou les sentiers enneigés de la montagne.Les autres roulent en auto.D'autres, les frileux, sont glués à leur téléviseur faute de mieux.C'est février, c'est dimanche, j'en suis là de mes réflexions.C'est un dimanche ordinaire où je ne prévois aucun événe- : ment.C'est le moment de cogiter, de s'interroger sur gens et choses.Tandis que la fournaise ronronne et qu'au dehors le thermomètre marque sous zéro, je songe à des êtres éloignés, à d\u2019autres plus physiquement proches mais qui me semblent aussi loin.J'entrevois des images, je bâtis des rêves de bonheur.Solitude, moments de méditation.Parfois on a envie de fracasser l'instant présent, d'aller au-devant des silences que vous font les autres pour leur dire qu'on les aime.Pudeur, on se retient.On n'ose pas déranger.Et puis, se dit-on, vraiment ont-ils besoin de nous, ces amis, parents ou étrangers avec lesquels on nous invite à communiquer ?S'ils avaient be- Il était une fois un petit chaperon rouge ambitieux, ayant déja été ministre, qui voulait devenir chef de son parti.Mais des gens de son propre parti ont appelé le loup.Ce dernier s\u2019est fait prier.Longtemps.I a dit non.Puis il a dit oui.A présent il mange un morceau du petit chaperon rouge chaque fois que celui-ci parle en public.Car le loup suit le petit chaperon rouge partout.La bataille est fort civile.C\u2019est la guerre en dentelle.Faut dire que le petit chaperon rouge ne se laisse pas déguster si facilement.Mais le loup, qui entre temps a appris à sourire et faire patte de velours, joue la note persuasive et va même, suprême concession, jusqu'à faire du charme à la mère grand ! Trève de contes, revenons au présent, et nommons Raymond \u2018Garneau dans le rôle du petit chaperon rouge.et Claude Ryan dans celui du loup.Les libéraux (du moins une partie d\u2019entre eux), ont supplié Claude Ryan de se présenter à la chefferie du parti, et après une valse hésitation du plus pur style je-suis-un-journa- liste - donc - objectif-par-pro- fession, a fini par accepter.Victoire pour les uns.Catastrophe pour les autres.Car cet homme style éminence grise à plusieurs points de vue détenait déjà un pouvoir immense, même au point de vue politique, du temps de Bourassa tout au moins.Celui que, pendant les troubles de 1970, on avait accusé de vouloir former un gouvernement parallèle, qui ne s'était pas fait faute de souligner l\u2019inertie de Bourassa et de déclarer qu\u2019il n\u2019était pas à la hauteur de son mandat, celui qui in extrémis avait dit aux Québécois de voter parti Québécois la veille du 15 novembre 1976.est celui qui tape depuis lors sur le gouvernement Lévesque, montant chaque poussière en épingle, épiloguant à rebrousse-poil sur les bons coups de ce dernier, excellant à y découvrir la petite bête.Pourquoi?Il ne se faisait pas faute non plus de réprimander Trudeau, à l\u2019occasion.C\u2019est une hypothèse, mais je crois que Ryan ne fut pas consulté comme il s\u2019v attendait après son demi-crédo de l\u2019avant- veille du 15 novembre.Perdant ainsi de son pouvoir il en fut ulcéré.Comment ?René Lévesque se permet de marcher sans son soutien, sans ses conseils?\u201d On va voir ce qu\u2019on va voir! Ainsi la tentation du pouvoir devint plus forte; l\u2019homme sage a fait ses conditions (monétaires ou autres) car quitter le Devoir sans garanties.¢a ne se peut pas.Ryan a vu miroiter la possibilité de battre Lévesque et prendre son siège, pour détenir par la suite haut pouvoir au Québec.De la part des libé- l'aux c\u2019est une excellente stratégie d\u2019envoyer dans la mélée électorale un journaliste contre un ancien journaliste, et sûrement l\u2019homme qui détient après Lévesque le plus grand monopole du charisme, de l'autorité et de l'honnêteté.Celui qui est devenu membre du parti Libéral en même temps qu\u2019il acceptait de concourir à la course à la chefferie, se présente comme l\u2019homme fort et pur, venant de l'extérieur; comme celui qui a dit durant des années aux gouvernants quoi faire et ne pas faire.Bref, CELUI QUI SAIT QUOI ET COMMENT, celui qui prendra le pouvoir; celui qu\u2019on voit déjà premier ministre; l'homme \u201cdu moment\u201d, qui répondait à un besoin (selon les libéraux, bien sûr).Garneau n\u2019a pas l\u2019autorité morale de Ryan.I] milite cependant depuis des années dans le parti.Il est donc imprégné de la philosophie du parti libéral.Pas Ryan.Ryan, que les libéraux ne se méprennent pas, s\u2019il devient leur chef, sera l\u2019unique autorité; ac- ceptera-t-il d\u2019être conseillé, même par ceux qui sont venus le supplier?11 se sent tellement supérieur à eux! Avec Ryan comme chef le parti Libéral sera le parti Ryan, aura la philosophe de Ryan.Le parti Libéral est- il prêt à accepter cette contrainte autocritique et monolithique ?Tout ce que le parti Libéral désire, c'est de renverser le gouvernement Lêvesque.S\u2019il choisit Ryan il croira choisir le gros canon nécessaire pour gagner la guerre.Mais après.il est possible que son chef l'embête quelque peu.Car on peut être un bon analyste\u2014 dans un journal comme sur les tribunes publiques \u2014 mais cela ne fait pas nécessairement un bon gouvernant.Entre dire et faire il y a souvent un monde de différences; si Lévesque est assez souple pour concilier le tout.on se demande ce que ferait Ryan assis sur le même siège.Les politiciens sont des hommes d'action, pas d\u2019idées.S\u2019ils ont une personnalité marquante, ils doivent aussi avoir la souplesse pour s\u2019adapter à la collégialité, et ne pas trop remarquer le grenouillage nécessaire au maintien des hommes en poste.Ils sont rarement intellectuels, mais s'ils le sont c\u2019est en privé, pour eux et leur entourage.Ce n\u2019est pas précisément le portrait de Claude Ryan, le type même de l\u2019intellectuel qui a toujours évolué dans les cadres d'une tour d'ivoire où jamais son autorité personnelle n\u2019a été contestée.Quelle sorte de premier ministre cela pourrait-il faire.éventuellement ?Les militants Libéraux devraient aussi se poser la question avant de choisir leur prochain chef.Ce n\u2019est pas tout de vouloir battre René Lévesque.Il faut pouvoir gouverner ensuite ! Michelle Chatellereault \u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_ \"_\u2014_ _ _\"_\u2014 _ _ _ _ _ _ _\u2014_\u2014_\u2014 _\u2014_\u2014_\u2014_\u2014 \u2014_\u2014_\u2014_\u2014 _ _ _ \"\u2014 \u2014 _ _ _ \" _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ \" \"_\"_\u2014_ _ \"_\"\u2014 = Visite au Canal 10 soin de nous, ne feraient-ils pas les premiers pas ?Mystère de la communication sinon impossible du moins toujours difficile.Dans le calme de la maison, ie songe à tout cela.Je médite, je m'abreuve de silence duque! je voudrais m\u2019évader et pourtant que j'aime.Si quelqu'un venait j'aurais des choses à lui dire.Demain ces sentiments se seront évanouis, ce sera un autre jour.Je serai pris par d'autres préoccupations.Je ne saurais peut-être dire alors ce que j'aurais exprimé aujourd'hui.Ah, oui l'homme est un tissu de con- - tradictions! Maurice Huot Ma plus belle journée en 1977 aura sûrement été ma visite à Télé-Métropole.Un représentant des Productions du Bord de l'eau avait eu l'amabilité de venir me chercher en auto pour me donner la chance de présenter une invention à l'écran du \u201c Canal 10.Après trente minutes de route nous entrions dans Montréal.Le brouillard qui nous avait accompagnés avait complétement disparu.En arrivant à Télé-Métropole, j'étais impressionné par ce grand édifice, C'est Jean Morin qui a le premier contribué à nous mettre à l'aise : Pasquale Boucher, Maryse St-Germain, Caroline Pétrin et moi.Tous les invités attendaient de passer en ondes dans un petit appartement attenant au studio principal.On retrouvait : la chanteuse Fabiola dont la réputation n'est plus a faire, un spécialiste de chasse et pêche et des chiens d'exposition.Clavis nous réconfortait et nous donnait des conseils.C\u2019est Clavis qui a passé en premier lieu.IU connaissait si bien son sujet et savait s'exprimer avec tellement d'originalité que tous ont été im pressionnés.Grâce à son talent et sa présence d'esprit, il a facilement fait rire Réal Giguère.Ensuite, ce fut notre tour.Nous étions nerveux à la pensée d'être vus par des milliers de télespec- tateurs sans compter les éclairagistes, caméramen et autres techniciens qui étaient préoccupés de nous prendre sous un angle ou l'autre, C'est à ce moment que Réal Giguère des paroles simples et fort 4 propos a su détendre l\u2019at- mosphére et a réussi à nous faire parler spontanément et avec naturel.Il s'agit d'une belle expérience d'autant plus que la courtoisie du personnel de Télé-M a eu pour effet de nous mettre à l'aise.Daniel anit Page 4 Le repos portuaire Des mouettes partent pour jeter les semences de la mer.Les bateaux sublimes apportent un regard de terre où s'y lit l'espoir.La confusion mêle son rychme grave dans un recueillement portuaire.J'imagine le long cheminement des algues mortes qui, lourdes, s'émeuvent par le jeu merveilleux de la valse imaginaire.Que sonne l'involontaire réveric comme une immense sérénité qui touche les tares et enfante leurs images.Que chante la mélancolie sur sa grâce et sa clarté où l'espérance navigue vers une ile mélodieuse.Ici couleront les barques rares en leurs portes rutilantes et leurs secrets espaces.Ce sera une hymne colossale qui envahira les voûtes célestes pour orienter de savants pélérinages.J'entend la cloche des grandeurs passagères signaler l'octroi d'un silence : c'est l'apprivoisement de la terre pour un coeur solennel.MARC GARIEPY Janvier 1978.Je te nomme Amour je me nomme Désir Quotidienne splendeur au refuge pâle er doux comme le souvenir.J'arrime la cargaison de nos rêves éternels.J'aspire à l'ascension de mes larmes.J'aspire à l'oraison de mes peines.Le chant naîe de ces ruines amères.Le chant se meut sur les vestiges de notre temple.Le regard invente la démence obstinée.Aucune gerbe, aucun son n'iront vagabonder sur les nuages.Chaque jardin inondera la clameur moribonde.Que les sources enchantent notre prospérité ! Que le langage abonde en douceurs! Les chagrins défilent.Le bonheur renaît.Connaîtrais-tu la volupté folle de l\u2019alcôve souveraine ?Ma mémoire exprime le parfum de tes yeux.Eblouissement vaporeux, tu.embaumais mon ime de bosquets radieux, tu dispersais mes soucis dans les lointains teintés de bleu.Nous vimes ensemble un pays suave qui\u2019 blotissait nos coeur en une étreinte impérissable.O Pure! La rêverie lisse s\u2019évaporait le long des canaux infinis, elle habitaio les profondeurs de notre tristesse.Nous mettions l'espoir en notre amour pour traverser les plaintifs abîmes, pour dominer les innombrables récifs.Puis la mort vint rôder, comme une ombre jalouse, comme un macabre fantôme.Et des souffrances inouies arborèrent leurs invulnérables flambeaux.Ce fut la dé- chifure.Parfois, je me rappelle encore le sencier enivrant de nos extases couronnées de promesses, Me diras-tu le souvenir immaculé de\u2019 notre pèlerinage jusqu'au seuil de la peine?Ne te sou- viéndras-tu pas des aurores majestueuses et des crépuscules divins malgré la douleur ?\u201cJe parerai mes pages de ce souffle printanier, de ce sanglot étoufffé.Je louerai la beauté, j prierai la grandeur.: \u201c0.mon adorable souvenir! Je té nomme amour, je me nomme désir.MARC-GARIEPY Au B'Ééégier-1978.| LE BIEN PUBLIC Histoire géologique de HI \u2014 Les Appalaches Du point de vue géologique, la séparation entre les basses terres du Saint-Laurent et les Appalaches passe à quelques kilomètres au nord de Drummondville selon une axe sud-ouest nord-est.Même si les environs de Drummondville forment une zone plane et assez basse, la nature de la roche en place les rattache aux Appalaches.Dans notre région les Appalaches sont constituées presque uniquement de roches palézoiques (Cambrien et Ordovicien), pour la plupart sédimentaires et partiellement métamorphisées.Leur étude a débuté il y a plus d\u2019un siècle et ce n\u2019est que tout récemment que des synthèses expliquant leur tectonisme ont été publiées.Il n\u2019y a rien de surprenant à cette lenteur: les fossiles sont très rares, de plus l\u2019activité tectonique très intense a fait glisser des formations entières les unes sur les autres et l\u2019érosion s\u2019y exerce depuis plus de quatre cent millions d\u2019années ! La lithologie des formations sera esquissée, suivie d\u2019une reconstitution brève des phénomènes géologiques impliqués.Cet aperçu est basé en grande partie sur les travaux de Saint-Julien, Hubert et Séguin (voir les références ci-dessous).A \u2014 LITHOLOGIE 1\u2014Le groupe de Oak Hill comprend de bas en - haut les laves de Tibbit Hill, l\u2019ardoise de Call Mill, le grauwacle * de Pinnacle, la dolomie de White Brook, le quartzilte ** et l\u2019ardoise de Gilman, la dolomie de Dunham, l\u2019ardoise de Oak Hill, le quartzite de Scottsmore ainsi que les phyllades *** et les grès de Sweetsburg.Les formations de Gilman et de Dunham contienent ds fossiles du Cambrien inférieur.La Saint-François recoupe ces formation au sud-ouest de Danville.(Cambrien et / ou Hadrynien final).2\u2014Au nord-est de cette rivière, jusqu\u2019à Plessisville, le groupe de Sillery, principalement du Cambrien inférieur, est constitué de plusieurs milliers de mètres de schistes argileux verts ou rouges, avec des intercalations de grès feldspathiques gris verdâtre; il forme la nappe de la Chaudière.Au sud-ouest de la Saint-Fran- çois, le groupe de Granby, de composition identique au groupe de Sillery, forme, avec la formation de Mawcook, la nappe de Granby.A la limite sud de la région, près de Danville, le groupe de Caldwell se rattache aux précédents, il comprend de plus des laves basiques, 3\u2014La formation de Ste-Hénédine est constituée de phyllades verdâtres, gris et rouges en bancs épais, d\u2019un peu de gris et de quartzite et de bancs de conglomérat ***\"* calcaire (Cambrien supérieur à Ordovicien inférieur) ; elle forme la wappe de Ste- Hénédine.Elle longe le groupe de Sillery, au sud- est.Au sud de Drummondville le complexe de Stanbridge est dominé par des ardoises foncées, une partie constitue la nappe de Stanbridge, il est contemporain de la formation de Ste-Hénédine.4\u2014Les calcaires argileux et les grès calcareux de la formation de Bullstrode, traversés par des bandes de schiste ardoisier gris et vert, constituent la nappe de Victoriaville encore nommée fenêtre de Saint-Cyrille.Elle s\u2019étend à partir de Drummondville vers l\u2019est, jusqu\u2019à Victoriaville.Un âge ordovicien moyen est proposé pour cette formation.Le groupe de Laurier, lui aussi de l\u2019Ordovicien moyen, se compose de schistes argileux noirs alternant avec des calcaires argileux.Il est chevauché au sud-est par la nappe de la Chaudière et chevanche la formation de Les Fonds des basses terres du Saint-Laurent, près de Manseau et de Lemieux, ainsi que le complexe de Saint-Germain, à Drummondville.s\u2014L\u2019argile-à-blocs d\u2019Etchemin, près de Plessisville et au pied du groupe de Laurier, au nord, comprend des blocs.de schistes, de cherts et de calcaires dans une Matrice de schistés et-de gris.\u201cElle\u201cdate!de l\u2019Ordovicien ne Vendredi, le.3 mars-1978 la Mauricie-Bois-Francs 6\u2014Les basaltes et les gabbros de Saint-Flavien sont reliées avec le groupe de Sillery dont les schistes argileux sont métamorphisés en ardoises et les grès en quartzite dans la zone de contact.On les rencontre entre Saint-Wenceslas et Ste-Eulalie, ainsi qu\u2019au nord de Bon-Conseil.Des agglomérats volcaniques verts et de laves à amygdales, (rognon) gris verdâtres sont en contact avec le groupe de Laurier à Drummondville.Des roches intrusives ont été aussi remarquées à Plessisville et au sud-ouest de Princeville.,- 7\u2014Un dyke de lamprophyré, probablement du Crétacé inférieur et rattaché aux intrusions montéré- giennes (Mont-Royal etc.), est visible à Bon Conseil.B \u2014 TECTONISME Les Appalaches ont été le siège d\u2019au moins trois épisodes de formation de montagnes: au début de l\u2019Ordovicien orogenèse; pré-Normanskill) et peut-être avant, au Cambrien; à la fin de l\u2019Ordovicien moyen et au début de l\u2019Ordovicien moyen, et au début de l\u2019Ordovicien supérieur (orogenèse) taconique) et au Dévonien (orogenèse acadienne).Dans les Bois-Francs, seule l\u2019orogenèse taconique a laissé des traces importantes et je ne parlerai que des événements qui s\u2019y rattachent.(Suite à la page 5) STRATIGRAPHIE DES APPALACHES, REGIONS DES BOIS-FRANCS CRETACE Dykes de lamprophyre | DISCORDANCE g MOYEN Argile-à-blocs d'Etchemin > Fm de Ballstrode et groupe de R Laurier.= | INFÉRIEUR O SUPÉRIEUR Complexe de Stanbridge et fm \u201c de Ste-Hénédine É MOYEN = Groupes de Granby, Sillery et Caldwel © INFERIEUR : Laves de Saint-Flavien Groupe de Oak Hill (sédimentataire) ?.5 HADRYNIEN FINAL Laves de Tibbit Hill .D'Aprés les travaux de DOUGLAS, GLOBENSKY, SAINT.JULIEN ET HUBERT.# Grauwache: grès dense qui conticnt des fragments rocheux argileux.#% Quartzite : grès métamorphisé.### Phyllade : ardoise légèrement métamorphisée (grains plus gros).*### Conglomérat : \u2018gravier consolidée.CL Le schiste argileux vient d'argile consolidée et le de sable consolidée; il existe tous les intermédiaires.: CLARK T.H.Géologie de la région de Yamaska-Aston.Rapport géologique no 102.Ministère du Richesses naturelles, Québec, 1964.GLOBENSKY Y.Géologie de la région de Drummondvills-Ouest.rapport préliminaire no 570.Ministère des Richesses naturelles, Québec, 1968.- .GLOBENSKY Y.Géologie de la - région de Drummondville-Est, Rapport préliminaire no 569.Ministère des Richesses naturelles, Québec, 1970.; Le GLOBENSKY Y.Géologie de la région de Bécenconr.Rapport géologique no 165.Ministère des Richesses naturelles, \u2018Québec, 1976.: GLOBENSKY Y.et CLARK T.M.Région de Portnesf ot parties de Saint-Raymond et Lyster.Rapport\u2019 géologique no 148.Ministère - des Richesses naturelles, Québec, 1973.} SAINT-JULIEN P.et HUBERT C.\u201cEvolution of thé Tacônian Orogen in the Québec Appalachians\u201d.Am \u2018J.of Sci, vol.275-A;-1975; » 337-362, - .; L'Ess du Conade.Guides géologiques régiohaux; \u2018 SEGUIN M.K.\u2018Masson, Paris; 551976; Vendredi, le 3 mars 1978 Histoire géologique .(Suite de la page 4)- A mesure que le terrain se soulevait, les nappes du sommet (Laurier et Victoriaville) glissèrent par gravité vers le nord-ouest dans une fosse; l\u2019élévation se continuant, la nappe de Ste-Hénédine fit de même et chevaucha les premières nappes; finalement la nappe de la Chaudière décolla de son socle et recouvrit les précédentes.C\u2019est ainsi que les strates les plus anciennes sont les plus élevées! Ces événements débutèrent au commencement de l\u2019Ordovicien moyen et continuèrent jusqu\u2019à la fin de l\u2019Ordovicien moyen.Des débris de toutes tailles furent abandonnés en chemin et incorporés dans les argiles encore plastiques pour constituer les argiles-à-blocs.En même temps que ces déplacements gigantesques, les sédiments furent plissés: les axes des plis sont orientés S 65° 0 et plongent vers le sud-ouest dans la nappe de La Chaudière.Les failles de charriage, vers les Basses Terres, apparrurent à l\u2019Ordovicien supérieur.Les roches du groupe de Oak Hill et quelques autres secteurs furent métamorphisés à l\u2019extrême fin de l\u2019Ordovicien ou au début du Silurien.Dans les 7 jours par MARCEL NADEAU Nouvelles nominations Deux nouveaux collaborateurs ont été nommés pour compléter l\u2019équipe du Comité de direction du Cercle Gabriel - Marcel; il s'agit d\u2019Alphonse Piché, écrivain poète, et Roland Houde, professeur de Philosophie à l'Université du Québec a Trois-Riviéres., Ces deux derniers remplaceront deux autres membres qui avaient dû récemment pour des raisons involontaires de leur part, et à notre regret, donner leur démission à ce même Comité, soit Irène Bélisle et André Désiets.- \u201c Désormais, la constitution du Comité de direction du Cercle - Gabriel-Marcel sera la suivante: Alexis Klimov, Président; Marcel Nadeau, Vice-président; Alphonse Piché, Secrétaire; Donat Gagnon, Trésorier, Membres conseillers: Michelle Guérin, Roland Houde, Guillaume Lavallée, Clément Marchand et Négovan Rajic.Félicitations aux nouveau venus ! Amis de la Scène Lyrique Une corporation \u201cLes Amis de la Scène Lyrique du Québec\u201d vient d\u2019être formée; ses buts sont les suivants: grouper tous les amateurs d'art lyrique du Québec; informer les membres sur les multiples manifestations de l'art lyrique; viser surtout à développer parmi ses membres une conscience ur la défense et la promotion de l\u2019art lyrique au Québec; participer par tous les médias d\u2019information aux débats publics concernant l\u2019art lyrique; appuyer tout autre association ou mouvement ayant des intérêts communs.De plus, cette Société publie un bulletin offre 4 fois an, vers les 15 novembre, anvier, mars et mai; par ailleurs, les membres de \u2018de Philosophie la Société auront le privilège d\u2019assister a des concerts privés et a la projection de films d\u2019opéra.Pour devenir membres de cette Association, il suffit d\u2019en faire la demande à l\u2019adresse suivante : Les Amis de la Scène Lyrique du Québec, 230, Henri-Bourassa, Est, Suite 100, Montréal, H3L 1B8.\u2018Activités multiples A la Société des Ecrivains Canadiens «(Section de la Mauricie), diverses activités se sont déroulées au cours des derniers mois.Ainsi, le 9 décembre dernier, avait lieu la présentation des recueils de poèmes de Michelle Guérin \u201cTemplle Oral\u201d et de Marcel Nadeau \u201cAstrolabe\u201d.L\u2019inspiration, le mystère poétique, le rô- le du poète dans la société: tels furent les principaux thèmes abordés lors des échanges qui eurent lieu, suite à cette présentation de premple Oral\u201d et d\u2019\u2018Astrola- Le 27 janvier suivant, la Société des Ecrivains Canadiens allait de nouveau se réunir pour recevoir Pierre Perrault, cinéaste.Eurent lieu-une projection du film \u201cLe goût de la Farine\u201d ainsi qu\u2019un échange de points de vue avec l\u2019invité.L'essentiel de la discussion: Que seront nos Amérindiens de demain?Dans l\u2019évolution et la structure non équivoque de notre société, quelle sera leur place ?Qu\u2019en sera-t-il de leur tradition sécu- -laire et de leur propre vouloir vivre ?Evidemment, nulle réponse définitive ! Enfin, le 16 février 1978, Monsieur Alain Chevrette, directeur du Département u CEGEP de Sherbrooke nous donnait .une conférence concernant I'oeuvre romanesque de Réjean Ducharme.De cette oeuvre, de nombreux thé mes furent relevés; notam- LE BIEN PUBLIC ment, les lieux a vivre, les pactes, l\u2019amitié, la recherche de la beauté, le destin de l\u2019homme, la mort.Dans la discussion qui suivit cet exposé, il fut question, en particulier, des aspects qui déterminent la québécitude de Réjean Ducharme, ainsi que des critères qui pourraient servir dans l\u2019évaluation de la qualité d\u2019une oeuvre d'art, en particulier, celle de ce romancier qui s\u2019est plus à rispoter : \u201cBande de ronge-génie! Ouvreux de fermeture Eclair! Pour qui me prend-on à la fin ?C\u2019est déplacé !\u201d (La Fille de Christophe Colomb, Gallimard, 1969, p.33).Celui qui a écrit : \u201cMon idée, c\u2019est d\u2019aller loin dans la niaiserie\u201d, a d\u2019ailleurs voulu nous donner aussi cet avertissement : \u201cN\u2019attends pas.Vas-y ! Profitez-en ! Prends-toi tout de suite pour un génie, pour un immortel.\u201d(Id., p.48 et p.7).Conseil a étudier! Tout de méme, pour Réjean Ducharme, littéraire original, c\u2019était définitivement s\u2019assurer la voie du succès.Il ne nous reste plus qu\u2019à aimer ou*à ne pas aimer ! Pour les Cinéphiles Les Mardis des Grands- Explorateurs au Séminaire St-Joseph, à 20.30 hres, présentent, respectivement, le 21 mars et 25 avril prochain, les films suivants: \u201cArctique\u201d de Marc Blais, et \u201cEthiopie\u201d de Freddy Tondeur.Au Ciné-Campus: la dernière Folie (22, 23, 25 et 26 février); La griffe (1, 2, 4 et 5 mars); Nashville (8, 9, 11 et 12 mars); Jour de féte (15, 16, 18 et 19 mars).Pour l\u2019heure et les lieux de projection, se reférer au Carnet Ciné-Campus 77-78; on peut se procurer ce carnet à l\u2019adresse suivante: 858, rue Laviolette.Trois-Rivières.Quant au Cinéma Lumiere, il existe \u201cla Revue du Cinéma Lumière\u201d qui est distribuée, gratuitement el mensuellement, à tous ceux qui en font la demande.L\u2019adresse: 523, rue des Forges, Trois-Rivières.La programmation est toujours des plus variées.Revenir à Jacob Béhme Les \u201cCahiers de l\u2019Hermétisme\u201d (Ed.A.Michel, Paris, 1977) viennent de consacrer un Cahier complet à ce théosophe chrétien que fut Jacob Béhme et \u201cqui exerca sur la pensée allemande et européenne une influence dépassant le seul domaine del\u2019hermétisme\u201d.Les éléments essentiels de la biographie de Jacob Bohme?Né en 1575, et mort en 1624; premier métier: cordonnier; suite à une grande expérience visionnaire, s\u2019adonne à l'écriture; sa première oeuvre: L'Aurore Naissante le fera considérer comme \u201chérétique dangereux\u201d et lui méritera mé- me la prison.Par la suite, Jacob Bôhme, devenu commerçant de fil, reprendra progressivement la plume pour composer de multiples oeuvres: Description des trois Principes de l\u2019Essence divine; De la triple vie de l\u2019homme, Quarante questions sur l\u2019âme, De l'Incarnation de Jésus-Christ, Six points théosophiques, De signatura rerum, De l\u2019Election de la Grâce, Mysterium magnum, Epitres théo- sophiques, Le chemin du Christ.Cependant, dès la parution de cette dernière oeuvre, Jacob Bôhme sera à nouveau convoqué par le conseil municipal.Par la suite, court exil et maladie, qui vont l'emporter.Pour ce qui est de la cérémonie funèbre, il y aura tergiversation; \u2018quelques jours plus tard\u201d, de noter le biographe, \u201cla populace brisera et souillera la croix funéraire érigée par les amis de Bshme sur sa tombe.\u201d Enfin, les \u201cCahiers de l\u2019Hermétisme\u201d ne pouvaient formuler, pour ie théosophe, de plus grand hommage que le suivant; \u201cAborder Bôhme, c'est retourner aux origines de la philosophie moderne, qui procède de lui à travers le cheminement d\u2019un long processus de pensée sé- cularisante ; c\u2019est aussi effectuer un pèlerinage aux sources, car de tous les théosophes occidentaux il n\u2019en est peut-être pas de plus puissant, de plus attachant ni plus génial\u201d.Mentionnons incidemment, que le philosophe et poéte Alexis Klimov a tenu a commenter dans une oeuvre importante la démarche spirituelle du grand humaniste: Page 5 \u201cJacob Bôhme, confession\u201d publié en 1973.chez Arthème Fayardimportante conférence Dans une chronique antérieure, nous avions mentionné la venue prochaine, parmi nous, de Monsieur Fernand Brunner, Président de l'Association des Sociétés de Philosophie de Langue Française.Effectivement, la nouvelle vient d'être confirmée; Monsieur Brunner donnera une intéressante conférence au Centre Culturel de Trois- Rivières, le lundi 6 mars 19 78, à 20.00 hres, et le sujet de l'entretien ne sera nul autre que le suivant: \u201cLa mystique de Maître Eckhart\".Il va sans dire que cette conférence, sous le patronage du Cercle Gabriel- Marcel, s'adresse à chacun et à tous ceux qui s'intéressent de près ou de loin aux choses de la mystique ou de la philosophie.En quelques mots, ce que fut le Maitre Eckhart?Né a Thuringe vers les 1260, Johann dit Maitre Eckhart fut un philosophe allemand dont la renommée fut remarquable et le reste toujours; les théories mystiques et panthéistes de ce penseur furent, cependant, condamnées par le\u2018 Pape.Maître Eckhart est décédé vers les 1327.Bref, \u201cLa mystique de Maître Eckhart'\u201d par le philosophe Brunner: une conférence à ne pas manquer ! IMPRESSIONS A un cardiologue aux soins duquel il s'était confié, un cardiaque dit: \u201cSi je suis atteint au coeur, c\u2019est que je suis écoeuré\u201d.Il avait probablement posé lui- même son propre diagnostic.Sans mots savants ce patient avait dit que le moral influe sur le physique.Bien vieille vérité ! \u20140-\u2014 L\u2019éloquence n\u2019est pas que paroles.Certains regards sont éloquents et certains faits persuadent mieux que les fleurs de rhétorique les mieux présentées.\u2014 0 \u2014 Ceux qui pensent que penser n\u2019est pas agir pensent peu.L'idée conduit à l\u2019acte.\u2014 0 \u2014 On finit toujours par payer de quelque façon.Même les gratuités.On paye en nature à défaut d'argent.On rembourse en services, en amabilités, à défaut de dollars.Et parfois, on paie plus cher que si on avait tout simplement acquitté ses notes par la voie ordinaire dans le temps prescrit.\u2014-0\u2014 Celui qui occupe un emploi au-delà de sa compétence est comme l\u2019homme et la femme court vêtus, il montre trop de lui et fait voir en gros plan ses défauts.\u2014-0\u2014 Rien de plus difficile que de contenter celui qui ne sait jamais au juste ce qu\u2019il veut.\u2014 oO \u2014 Certains politiciens ont peut-être le pouvoir mais ils wont pas de pouvoir.\u2014 0 \u2014 Le météorologie n\u2019est pas une science exacte, elle flotte au gré des nuages et des vents; c\u2019est pourquoi, il faut la prendre avec un grain de sel.\u2014 [+] \u2014 Si les gens savaient que prier c'est respirer, ils prieraient plus souvent.\u20140\u2014 L'erreur n\u2019est pas d\u2019éviter toute erreur, c\u2019est de n\u2019en pas tirer bon parti.\u2014-0 \u2014 Le comble de l\u2019orgueil est de trouver des défauts à tous les autres.\u20140-\u2014 La vie est trop courte pour regretter le passé, il faut \u2018foncer avec courage vers l\u2019avenir.Maurice Huot Page 6 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 3 mars 1978 Dénatalité suicidaire La décision de la Commission des écoles catholiques de Montréal de fermer une trentaine d\u2019écoles après en avoir fermé une cinquantaine auparavant faute de clientèle scolaire suffisante pose le problème tragique de la dénatalité chez nous.Dénatalité et aussi du déplacement de la population par suite d aménagements urbains nouveaux pas toujours heureux.On a vu grand dans le passé en matiére de construction d\u2019é écoles.Trop grand, puisqu\u2019au- jourd'hui il faut, pour réduire les dépenses occasionnées par le maintien de ces constructions, en fermer de plus en plus.La dénatalité relève sans doute des moeurs modernes.Le laxisme et l\u2019égoisme fleurissent.Chacun veut jouir de la plus grande liberté, le mariage n\u2019est plus qu\u2019une formalité.Les couples ne veulent plus s\u2019astreindre à élever des enfants ou le moins possible et, jusqu\u2019a un certain point, l\u2019Etat n\u2019aide pas la famille comme telle, ne crée pas un climat favorable à la vie familiale.Voilà qui explique que nos écoles soient de plus en plus vides d'élèves.La désaffection vis-à-vis la religion est une autre cause du marasme au milieu duquel nous nous trouvons.Comme on le voit, la situation est complexe.Dans cette soif de tout révolutionner depuis les années 60, on en est arrivé à un point où il faudra réformer la\u2019 réforme elle-même, notamment dans le domaine scolaire.Le Livre vert sur l\u2019Education nous y invite en tout cas, et il faudra que tous les gens en responsabilité, et cela comprend aussi les parents, se mettent à la tâche sérieusement pour préserver ce qui reste de bon dans notre système éducationnel issu du passé tout en tenant compte d'un certain progrès pédagogique.C'est le temps d\u2019agir chacun dans son milieu dans les villages comme dans les villes.Les problèmes sont plus ou moins aigus selon les régions, mais partout il.y aura quelque chose à faire pour remettre à flot ce grand navire échoué qui est l'Education.Le clergé a sa grande part à faire, lui qui, par timidité, s\u2019est laissé un peu trop reléguer à l\u2019arrière- plan par rapport à la place qu il occupait dans le domaine scolai- .r¢\u2019auparavant.Dans trop de cas, il il y a eu démission de la part du monde du clergé et: \u2018des religieux.\u201cUn:fait est certain en touticas; - même dans nos écoles dites \u2018catholiques\u201d, trop d'enseignants et autres éducateurs ne semblent pas apporter à l\u2019éducation religieuse l'importance qu\u2019elle a pour la formation des élèves, L\u2019éducation religieuse, soit l\u2019art de vivre par excellence, est traitée comme matière marginale, ne comptant pas pour le succès global des examens, C\u2019est là une lacune épouvantable quand on songe aux conséquences possibles, soit de \u2018lancer des humains dans la vie sans la boussole qu\u2019offrent les valeurs spirituelles.C\u2019est le temps pour tous de faire savoir au Ministère de l'Education les réformes à apporter à notre système éducatif à l\u2019occasion de la consultation sur le Livre vert.Comme groupe ou individu, il faut agir, par des pétitions, mémoires, consultations.Faillir à cette tâche serait d\u2019une irresponsabilité coupable.Les jeunes attendent cela de leurs aînés.Sachons assurer aux jeunes d\u2019aujourd\u2019hui l'éducation soignée que nous, les plus vieux, avons eue.Car où se trouvent aujour- d\u2019hui les cerveaux les plus solides, sinon dans la génération de ceux qui ont connu l'excellent enseignement et la discipline des annéee 20, 30 ou 40, jusqu\u2019à l\u2019a- vénement de cette \u2018\u2018révolution tranquille\u201d qui a tout bouleversé et dont les résultats, après quinze ans de pagaille, s'avèrent une faillite sur trop de plan ! Une taxe odieuse La taxe sur l\u2019huile à chauffage devrait sauter.C\u2019est une taxe odieuse car, comme la nourriture, le combustiblè de chauffage est une nécessité, Qu\u2019on taxe l'essence pour l\u2019automobile, passe encore, puisqu\u2019on se sert de l\u2019auto, pour le commerce certes, mais aussi pour l'agrément.Mais on ne peut dire qu'on tire de l\u2019agrément de quelques bidons d'huile à chauffage si tant est que, selon la philosophie de certains législateurs et \u201cfaisenx\u201d de réglements il faille payer chaque fois qu\u2019on a un peu-d\u2019agrément dans la vie.La critique La critique artistique au Québec comporte de bons éléments, mais aussi de très mauvais.C'est :un métier qui exige beaucoup.de compétence et de maîtrise de soi; voilà pourquoi il n'est pas encombré.Dans trop de cas, on :confond ici critique et- publicité'à peine déguisée.ES II] Un bon critique juge l'oeuvre en toute objectivité et les interprètes pareillement.Il ne se demande pas s\u2019il va se faire des amis ou des ennemis en formulant ses impressions ou ses sentiments, On invitait récemment un critique que j'estime à venir défendre la position qu\u2019il avait prise en marge d\u2019un spectacle jugé par lui minable.On voulait montrer la tête de celui qui avait osé critiquer le spectacle à sa véritable valeur et qui menaçait de faire baisser les recettes aux guichets.Ce critique refusa de venir expliquer pourquoi il avait écrit des choses j jugées pas gentilles dutout.Il avait raison; le papier d\u2019un critique digne de son sel n\u2019est pas négociable.Un critique peut faire erreur certes, mais, s\u2019il est sincère et qu'il connaît sa matière, sa marge d\u2019erreur sera faible.Il y a chez nous des critiques dignes de ce nom parmi la jeune génération.Nommons surtout au journal Le Devoir, Nathalie Petrowski.Au journal La Presse qui tarde à reparaître à cause d\u2019une malheureuse grève, nommons également le critique musical Claude Gingras.Eux au moins ne craignent pas de dire que c\u2019est pourri quand c\u2019est pourri et bon quand c'est bon ! Soulignons encore que beaucoup de seudo-critiques ne sont souvent que les hauts-parleurs de la publicité ou les annonciateurs attardés du snobisme littéraire ou artistique, La vraie critique, au demeurant, est de moins en moins un genre qui s\u2019exprime au Quéc.Optimisme fondamental Au lieu de se demander sottement quelle est la province du Canada la plus riche, on devrait plutôt se demander laquelle est la plus gaie.A la radio, l\u2019autre jour, un petit sondage avait lieu à un poste anglais pour savoir ce que les auditeurs pensaient de Montréal à l\u2019heure des doutes que nous traversons, La majorité des intervenants anglophones ne tarissaient pas d\u2019éloge en faveur de la métropole du pays et tous insistaient pour dire que c\u2019est la ville la plus gaie qu'ils connaissent.Voilà un compliment à ne pas dédaigner.Et pourquoi la ville de Montréal est elle la plus gaie ?Parce qu\u2019elle est composée surtout de gens qui pensent souvent à autre chose que Pargent: fran cophones, latins, immigrants européens qui apprécient avanttout lei plaisir de vivre gaiement.par © © © Maurice Huot 00000000000000000000000000000000! Quand je vois des passants trop fermés et trop sérieux je me demande pourquoi ?Peut-être ces gens-là sont-ils au fond trop repus, trop gâtés; bons salaires, vacances payées, chômage renté.Vraiment ceux qui se plaignent au Québec sont des enfants mal élevés.Certes le Québec a ses problèmes; le Paradis sur terre n y existe pas plus qu \u2018ailleurs, mais dans l'ensemble, s\u2019il n\u2019y a pas toujours une raison de rire, il y en a souvent une pour au moins sourire.On devrait \u2018au moins avoir ce sourire intérieur, ce sourire de l'optimisme fondamental qui ne voit rien en noir et qui est aussi celui de l\u2019espérance.Ce sourire qui provient de la conviction que même un simple individu peut changer quelque chose de lui pour le mieux, s\u2019il fait effort.Jean Lapointe Parmi nos artistes-chansonniers, Jean Lapointe occupe un premier rang.Voilà un artiste probe dont le talent est indéniable.Il nous a fait passer l'autre soir à la Place des Arts de Montréal par toute la gamme des émotions par ses chansons tour à tour tendres ou comiques, par ses monologues qui relèvent de l\u2019observation la plus fine, par ses désopilantes imitations d'artistes et hommes publics.Jean Lapointe a du coeur et une sensibilité exquise; voilà qui fait le fond de son être et de son talent.Il excelle par un simple geste, une simple intonation, à esquisser de petits tableaux de la vie quotidienne.Il sait aussi danser, faire de l'acrobatie et joue heureusement du piano.Son imitation muette mais fulgurante de Chaplin souligne à l\u2019envie son sens aigu de la pantomime.Jean Lapointe est profondément humain.Il n\u2019agresse pas son auditoire mais le fait en douce participer à ses jeux de scène en le gagnant dès l\u2019abord et en le tenant jusqu'au baisser du rideau.Pas une minute d\u2019ennui dans ce spectacle et cela est rare! Des surprises à chaque tournant, Tous \u2018les numéros de \u2018\u2019Rire aux larmes\u201d étaient rodés et mis au point avec une précision étonnante.\u2018Appuyé par une ensemble musical versatile, et misant des brillants effets scéniques, Lapointe, avec: humour et tendresse, avec une.grande sincérité, comble les spectateurs.Voilà un artiste qu\u2019on se- - ra toujours fier de voir aller dans les pays lointains porter ce que le Québécois a de meilleurs après avoiriconquis ses compatriotes. Vendredi, le 3 mars 1978 e ° .Nil novi.L\u2019hitorien Suétone, l\u2019auteur des Douze Césars, raconte que, sous Auguste, des juges étaient plus particulièrement chargés de s\u2019occuper de procès où des sommes moins considérables étaient impliquées.C\u2019était instituer ni plus ni moins que notre \u201cCour des petites créances\u201d qu'on a proclamée ici comme une grande nouveauté.Rien de nouveau sous le soleil.\u2018Il-n\u2019y a qu\u2019à lire les anciens auteurs pour s'en convaincre.L\u2019ignorance de l\u2019Histoire nous fait croire que nous innovons, Dans beaucoup de domaines ce que nous appelons progrès n\u2019est qu\u2019une répétition de ce qui s\u2019est déjà fait.On redécouvre à des milliers d\u2019années des façons de procéder.Des illusions perdues et retrouvées.Cela devrait nous valoir beaucoup d\u2019humilité.LE BIEN PUBLIC En France Malgré tout le battage qui se fait autour des éléments de gauche en France, il semble peu probable que les éléments radicaux prennent le dessus dans le domaine politique.A lire les journaux du centre et du centre-droite, le carcan gauchiste n\u2019est pas pour demain dans le pays de nos ancêtres.Pour la simple raison que le Frangais en général n\u2019a aucun goût pour la dictature.Il aime bien trop sa liberté de penser, sa liberté de s\u2019exprimer, pour verser dans des formules politiques qui pourraient, à longue échéance, le brimer dans sa façon d\u2019agir et le restreindre politiquement et cul- turellement.Certes la France, comme tous les pays occidentaux et industrialisés subit actuellement des tensions et est l\u2019objet de visées de la part de groupements à tendances révolutionnaires, mais le fond de la population française, non pas uniquement celle des grands centres comme Paris.Mais celle Page 7 de petites villes encore fort conservatrices ne serait pas pré- te à verser dans des aventures politiques qui pourraient lui coûter cher en liberté individuelles autant que collectives.PRIERE.Il faut prier, mon âme ! Sans énervement, sans crispation Tout doucement comme on respire Prier souvent, non toujours pour demander Mais pour remercier du déjà reçu En attendant le don suivant Selon le bon plaisir du Maître Prier c\u2019est sentir une présence C\u2019est percevoir l\u2019Etre invisible Et cependant tout proche C'est parfois peu parler C\u2019est aussi écouter l'Autre Dans le profond de son coeur Prier pour les autres Prier pour soi Occupation à plein temps Même au milieu du quotidien Savoir s'arrêter un moment Pour s\u2019élever vers les cimes Méler la prière au travail Mêler le travail à la prière.Maurice Huot Le solitaire de Ville-d\u2019Avray A l'automne de 1977, les informations nous apprenaient la mort \u2014 a 83 ans \u2014 de Jean Rostand, le célèbre biologiste auquel on a coutume d'associer des travaux sur les grenouilles et les crapauds.Et voilà que par la magie du son et de l\u2019image, nous avons pu le visiter rétrospectivement dans sa retraite, l\u2019écouter parler de lui et de son oeuvre, grâce à une série de six émissions réalisées par la télévision française et retransmises par Radio- Canada.A Ville-d\u2019Avray, dans la région parisienne, Jean Rostand habitait une vaste maison entourée d\u2019un parc.C\u2019est là qu\u2019il poursuivait ses travaux en biologie expérimentale, tout en écrivant des livres de vulgarisation scientique.Entrons d\u2019abord dans le laboratoire où il a passé la plus grande de sa vie.Sur les murs, trois tableaux retiennent l'attention: le premier, dans le plus pur style romantique, représente un charmant garçonnet tenant un papillon dans ses mains, c\u2019est Jean Rostand enfant; le deuxième montre le fin profil d\u2019Edmond Rostand, père du savant et l\u2019auteur de \u201cChanteclerc\u201d, de \u201cCyrano\u201d et de \u201cL\u2019Aiglon\u201d; enfin, sur le troisiéme, on reconnait le naturaliste J.-H.Fabre, coiffé de son feutre noir à larges bords.Dans ces trois portraits est écrite la destinée du biologiste; en effet, il est lui-même une illustration frappante de sa propre théorie selon laquelle la personnalité et l\u2019avenir.de chaque homme sont déterminés, en grand partie,.par deux facteurs : les gènes héréditaires \u2014le milieu dans lequel cet homme a évolué.: Jean Rostand professait un véritable culte pour son père.11 admirait sans réserve ses dons d\u2019artiste et la noblesse de son caractère.Aussi déplorait-il l\u2019étiquette de préciosité et d\u2019effets faciles que les critiques superficiels attribuent à l\u2019oeuvre d\u2019Edmond Rostand.Pour employer le langage des psychana- listes, le savant avouait n\u2019avoir jamais été \u201cguéri\u201d de son père qui l\u2019avait marqué profondément.A cause d\u2019un accident de santé arrivé à Edmond Rostand, toute la famille déménagea loin de la ville.Jean n\u2019alla pas à l'école comme les autres enfants, mais il eut des professeurs à domicile.Aussi était-il resté toujours un peu \u201csauvage\u201d et très indépendant.Tout jeune, il s\u2019émerveillait déjà devant les insectes qu\u2019il découvrait dans les prés et les camps, au hasard de ses jeux.Ses parents n\u2019attachaient pas tellement d\u2019importance à ce penchant jusqu\u2019au moment où Fabre entra dans sa vie.Dans la bibliothèque de son père, l\u2019enfant avait eu un choc en lisant \u201cLes Souvenirs Entomologiques\u201d du naturaliste.Il écrivit à Fabre et celui-ci lui répondit en l\u2019encourageant à cultiver son goût pour l\u2019observation de la nature.L'influence de cette lettre fut grande : d\u2019abord chez Jean qui en reçut une impulsion profonde, puis chez ses parents qui connaissaient et estimaient Fabre et qui acceptèrent alors l'idée de voir leur fils se consacrer à la biologie.Ses études une fois terminées, le jeune homme vint à Paris, mais l\u2019accueil qu\u2019il reçut dans les milieux scientifiques le déçut profondément et il quitta la capitale pour s\u2019installer définitivement à la campagne.Les voyages ne l\u2019attiraient pas.Le parc de sa villa, avec ses sentiers, ses arbres variés, sa mare, son grand bassin où il garda quelque- is plusieurs milliers de crapauds, était son univers.: C'est là qu\u2019il se consacra à la biologie expérimentale, la \u201cvieille biologie\u201d, par oppositiôn à la biologie moléculaire moderne.\u201cJ\u2019aime \u2014 disait-il \u2014 les découvertes que l'on peut expliguer\u201d, et il ajoutait qu'il y avait encore beaucoup a faire dans le domaine qu\u2019il avait choisi.En effet, ses observations et ses expériences sur les crapauds et les grenouilles firent avancer la science en matière d\u2019hérédité, de mutations, de parthénogenèse.Mais Jean Rostand avait hérité de son père une passion pour la vérité et la justice; aussi.à côté de ses travaux scientifiques, il s\u2019intéressait aux grandes questions sociales: la liberté, la responsabilité de la science dans l\u2019évolution humaine, etc.Il écrivit plusieurs livres pour le grand public !.L'Académie Frangaise I\u2019élut au nombre de ses mem- res.Dans ses écrits, il aimait à rendre justice \u2018à certains savants obscurs dont la postérité ignore les noms mais qui, les premiers, furent à l\u2019origine de grandes découvertes.Passionné par ses recherches, Jean Rostand reconnaissait que tout le monde n\u2019avait pas eu, comme lui, la chance de disposer d\u2019une fortune personnelle pour réaliser sa vocation: Aussi, il écrira \u201cLe Droit d\u2019être Naturaliste\u201d afin de défendre la cause de jeunes gens particulièrement doués pour les sciences naturelles mais que des règlements illogiques et injustes éloignent de cette branche à cause, par-exemple, de faiblesse en mathématiques alors que cette dernière science n\u2019est pas nécessaire pour devenir un excellent naturaliste ou entomologiste.Ayant fait appel au public par ses livres, il jugeait qu\u2019il devait répondre aux nombreuses lettres qu\u2019il recevait, en particulier aux lettres des enfants, car il n\u2019oubliait pas I t qu\u2019avait eu sur lui la lettre de Fabre: Ce qui frappait surtout chez le savant, c\u2019était sa grande honnêteté intellectuelle.Loin de prétendre tout connaître, il avouait que certaines questions le dépassaient el qu\u2019il ne pouvait y donner de réponses catégoriques.Sur la nature de l\u2019homme, en particulier, il faisait cette remarque surprenante : \u201cMalgré tous les progrès de la Science, nous n\u2019en savons pas plus qu\u2019au temps des Grecs et nous n\u2019en saurons jamais plus\u201d.Les parents de Jean Rostand n\u2019étant pas croyants, il n'avait malheu- sement pas reçu une éducation chrétienne.Aussi, malgré tout ce que sa belle intelligence, aidée par une vaste culture, avait pu concevoir, il n\u2019avait pas la foi mais il la respectait chez certains savants de ses amis.\u201cIl me manque \u2014 disait-il \u2014 une petite fenêtre\u201d, il voulait dire une ouverture sur le monde du surnaturel.Toutefois, au soir de sa vie, il nous livre une réflexion qui nous rassure : \u2018Malgré que j'aie la réputation d'être un athée, un matérialiste, j'ai de la difficulté à penser que ces petites merveilles vivantes \u2014 les insectes, les petites bêtes \u2014 soient un effet du hasard.\u201d.Ii nous est donc permis d\u2019espérer, qu\u2019avant de mourir, \u201cla petite fenêtre\u201d de la foi a fini par s'ouvrir pour le coeur droit et généreux de Jean Rostand.Marie Prayal (Février 1978) 1.Jean Rostand a écrit, entre autres: \u201cL'Homme\u201d (1926), \u201cL'Aventure Humaine\u201d (3 volumes, 1933-35), \"Biologie et Médecine\u201d 1939, \"Science et Génération\u201d (1940), \u201cLa Biologie evl\u2019Avenir Humain\u201d (1950), \u201cL'Hérédité Humaine\u201d (1960), \u201cEspoirs et\u2019 Inquiétudes de l'Homme\u201d (1959). Page 8 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 3 mars-1978 Petits propos liturgiques Des \u201cVieux Catholiques\u201d aux dissidents d\u2019Econes On sait qu\u2019en 1870, lors du premier Concile du Vatican, un groupe de prêtres et de laïcs allemands, refusant d'admettre le nouveau dogme de l\u2019infaillibilité pontificale, rompirent avec l\u2019Eglise de Rome.À leur tête était le Dr Dôllinger, professeur d\u2019histoire ecclésiastique à Munich.C'est ainsi que se forma une secte dont il reste, de nos jours, un nombre peu considérable d\u2019adeptes: ce sont les \u2018\u2019\u2018Vieux Catholiques\u201d.Il s\u2019agit ici, évidemment, d\u2019un véritable schisme, \u2014 schisme d\u2019ordre dogmatique, doctrinal.Et voilà qu\u2019à la suite de Vatican- II, quelques prêtres et\u2014qui plus est \u2014 Un ancien archevêque français, s\u2019insurgèrent contre la liturgie nouvelle en langue vulgaire, et prétendirent s\u2019en tenir à l\u2019ancienne liturgie latine de Pie V, datant du Concile de Trente.Peut-on affirmer qu\u2019il y ait là un vrai schisme, \u2014 d\u2019une espèce qu\u2019on pourrait qualifier de \u201cliturgique\u201d?A Rome d'en décider! 11 est certain que la désobéissance tenace de ce prélat est une faute très grave et tout à fait \u2018scandaleuse\u201d au sens théologique du mot, i.e., d\u2019un exemple pernicieux, susceptible d\u2019entrainer d\u2019autres fidèles dans la même faute.Tantôt retranché dans sa forteresse d\u2019Econes (Suisse), tantôt en tournée dans les pays qui ne l\u2019ont pas exclu, cet évêque dissident fuimine contre les \u201cnouveautés\u201d imposées par Vatican-II.Il a su se gagner des partisans: ainsi un groupe s\u2019est emparé d\u2019une église importante, à Paris, et nous avons chez nous un ex- curé de Montréal désireux d\u2019implanter une \u201csuccursale\u201d au pays.Mais, soit dit entre nous, ces traditionalistes enragés seraient-ils cinquante, cent mille, qu\u2019est cela comparé aux centaines de millions qui, chez nos catholiques, acceptent la nouvelle règle?Il faut dire en passant que le grand public ne comprend pas bien toute cette controverse.Pourquoi, se demande-t-on, revenir au latin qu\u2019aujourd\u2019hui la plupart ne peuvent lire que.dans une traduction?En France, l\u2019écrivain catholique Paul Claudel a jadis protesté contre ce qu'il appelait la messe \u201cà l\u2019envers\u201d; mais, n\u2019est-il pas plus naturel, pour le célébrant, de se tenir face au peuple, et de dialoguer avec Encore s\u2019il ne s'agissait que du latin! Mais il semble que ces dissidents d\u2019Econes s'opposent à toute doctrine émanée de Vatican II.D\u2019a- prés eux, cette liturgie nouvelle (y compris les prières de la messe) serait impie, schismatique, protestante, maçonnique, \u2014 que sais-je ?.Quelle suffisance! Au contraire, il se trouve souvent que cette liturgie soit supérieure à l'autre.Ses offices revêtent un caractère plus homogène.Ainsi, par exemple, s\u2019il est question dans l'introit de la pau- vrete évangélique, le méme sujet se rencontrera dans les oraisons, et l\u2019évangile du, jour rap) riera ales .Propos ou quelque e du Maltre dans le même sens.Reproches au Saint-Siège On reproche aussi au Saint-Siège, depuis Vatican-II, de flirter par trop avec les puissances communistes, dont les représentants sont reçus au Vatican et par le Pape lui-même.L\u2019Bglise s\u2019y résout dans l'intérêt de sa hiérarchie, qui doit être maintenue même dans les pays totalitaires.Mais ces relations, purement administratives, n\u2019ont jamais changé un iota au dogme ni à la morale chrétienne.Enfin, on s\u2019en prend à l\u2019oecuménisme.On le regarde, ou comme très dangereux si l\u2019Eglise fait les moindres concessions; ou plutôt vain, inutile, au cas où l'Eglise, affirmant comme il se doit qu\u2019elle possède la vérité, maintient ses positions.Le fait est que, si des rapports de plus en plus intimes se sont manifestés entre l\u2019Eglise romaine d\u2019une part, et, d\u2019autres part, les Eglises orthodoxes et les sectes protestantes, il semble rester encore un long chemin à parcourir avant d'atteindre l\u2019Unité rêvée.Ces temps derniers, certains protestants semblent avoir voulu aller à l\u2019encontre des buts oecuméniques.Aux Etats- Unis, chez les Episcopaliens (ces Anglicans d'Amérique) on n\u2019a pas craint d\u2019élever a la prétrise des femmes, dont une lesbienne notoire, ce qui a causé une scission immédiate parmi les membres de la secte.En Angleterre, chez les archevêques de Cantorbéry, on a admiré jadis le sens pratique de feu le Dr Fisher, de même que l'attitude si digne du Dr Ramsey.Leur successeur, le Dr Donald Coggan, sembie un homme tout différent.Optimiste, toujours souriant (du moins sur ses photos), il paraît traiter un peu à la légère certains problème très sérieux.A l\u2019issue d\u2019une récente audience de Paul VI, ne disait-il pas au Pape: \u201cSaint Père, nous sommes d'accord: désormais, Votre Sainteté pourra envoyer ses catholiques communier chez nous\u201d ?:' * * » Pour en revenir au latin.Pour en revenir au latin, il n\u2019y a aucun mal à conserver le \u201cCommun\u201d de nos messes \u201cgrégoriennes\u201d d'antan, \u2014 depuis le Kyrie jusqu\u2019à Agnus inclus.L\u2019auménier d'un couvent de religieuses retraitées me disait qu\u2019il fait le bonheur de ses vieilles ouailles en les encourageant a tromper ainsi leur nostalgie de l\u2019ancien culte.Ceux qui, comme moi, sentent le poids de l\u2019âge, se rappelleront qu\u2019au début du siècle on chantait encore dans nos paroisses, \u2014 avec ou sans le traditionnel \u201cserpent\u201d \u2014 les 5 Messes \u201ca I'unisson\u201d de DuMont, \u2014 sa Messe du Second ton, par exemple, et surtout sa Messe dite \u201cRoyale\u201d, d\u2019une splendeur toute régalienne! Cet auteur, qui sap lait en réalité Henri de Thier (1610 ?\u2014 1684) était un Flamand né près de Liège.Il se rendit à Paris en 1638 et ses compositions firent plus tard les délices de Louis XI, qui lui conféra maintes digni- S.Il y aurait beaucoup à dire \u2014 et à redire ais Le nos anciens cant ques français.Leur disparition n\u2019e pas trop à -regretter.Certains étaient d\u2019une laideur assurée, comme \u2018Hélas! quelle douleur!\u201d Que des critique de l\u2019époque romantique trouvaient déjà de mauvais goût, \u2014 et il y avait de quoi, car l\u2019air était celui des Grognards de Napoléon : \u201cAh! le beau malheur d\u2019être sapeur\u201d! Les Allemands et les Anglais, habitués à leur noble chant choral, s\u2019étonnaient de rencontrer chez nous des chants dits \u201creligieux\u201d dont la tournure et le rythme rappelaient par trop les airs d\u2019opérettes comme \u201cLes Noces de Jeannette\u201d et \u201cLes Cloches de Corneville\u201d! Meilhac et Halévy, aidés d\u2019Offenbach, auraient pu les signer.Les cantiques de ce genre devinrent monnaie courante dès le début du XIXe siècle, lorsque les sulpiciens, puis les jésuites (dont le père Lambillotte) et les Chartreux de Lyon mirent dans le commerce leurs Recueils respectifs.J'ai déjà écrit dans ce même journal, à propos des noëls populaires, que, le plus souvent, on greffait les paroles sur des airs connus ou des sonneries de chasse.Et il semble qu'il en fut toujours ainsi.Dans le plain-chant méme, existait, il y a des siécles, un \u201cAlleluia\u201d riche en neumes et d\u2019un rythme entraînant, dont la mélodie évoquait celle d\u2019une vieille chanson très égrillarde.Nos arrière-arrière-grands-pères, qui n\u2019étaient pas bigots, en faisaient des gorges chaudes ! Fénelon traducteur Je citerai pour finir un cas bien caractéristique.On sait que Fénelon, durant ses années de Séminaire, s\u2019était plu à traduire en vers français un certain nombre de psaumes.Le plus connu d\u2019entre eux est le 83e de la Vulgate : \u201cQu\u2019ils sont aimés, grand Dieu, tes tabernacles!\u201d, qu\u2019on applique à l\u2019Eucharistie.Mais nous avons aussi, du même, une \u201cPassion\u201d qui fut longtemps populaire et qu\u2019on chante peut-être encore au temps du Carême et particulièrement à l\u2019occasion d\u2019un Chemin de Croix.Par pure dévotion, et sans penser qu\u2019elles seraient jamais mises en musique, Fénelon, qui mourut en 1715, avait composé ces strophes de sépt pieds: \u201cAu sang qu\u2019un Dieu va répandre\u201d \u2026 Or voici que, bien plus tard, cette Passion fut adaptée à une belle mélodie de Pergolèse, laquelle avait servi jusque-là de véhicule à une chanson célèbre du XVIIIe siècle, \u2014 chanson fort amoureuse ! \u2014 due au poète Riboutté :: \u201cQue ne suis-je la fougére.\u201d! Le nouveau répertoire Ce qu\u2019on a tenté, jusqu'ici, pour remplacer nos vieux cantiques, n\u2019a abouti le plus souvent qu\u2019à des platitudes.Il est vain, par exemple, de vouloir édifier sur du plain-chant des paroles françaises.français ne s\u2019y prête guère, soit (comme le prétendent certains) que notre langue ne soit pas accentuée, soit qu\u2019en réalité son accent tombe toujours sur l\u2019ultime syllabe du mot.Le nouveau répertoire comporte cependant quelques morceaux de choix, comme par exemple, \u201cLe Seigneur est mon berger\u201d.Ce joli cantique serait l'oeuvre d\u2019un huguenot que je n'en serais pas autrement surpris.Les protestants, en effet, ne traduisent jamais par \u201cJe suis le bon Pasteur\u201d la déclaration du Christ : ils lui feront dire plutôt: \u201cJe suis le bon berger\u201d.Pourquoi?parce que leurs ministres se nomment justement \u201cpasteurs\u201d.Et, si l\u2019on parle de \u201cbons pasteurs\u201d, se pourrait-il qu'il J en eût aussi de .moins ns ?* * * Le mouvement des traditionalistes est-il viable ?Lattitude de nos traditionalistes d\u2019Econes occupe et préoccupe beaucoup le journ e, un peu partout en Europe, mais aussi en Amérique.Tout récemment, le chroniqueur religieux d\u2019un grand quotidien new- yorkais mettait en doute la durée possible de ce mouvement.Comment ces catholiques peu- vent-ils se passionner pour la cause du latin, langue morte, au point de désobéir au chef suprême de leur Eglise ?Mais, pourrions-nous répondre, c\u2019est aussi, avec le latin, que le prélat d\u2019Econes entend faire revivre toutes les brillantes cérémonies auxquelles les catholiques d\u2019avant 1960 étaient habitués: offices pontificaux, messes solennelles, heures saintes, saluts du Saint Sacrement, \u2014 bref tout ce que nos jeunes im- ples qualifient aujourd'hui de \u201cfol- ore\u201d.: Seulement, avec le chroniqueur déjà mentionné, nous ne pensons.as que cette espèce de \u201cschisme\u201d Savére durable pour plus d\u2019un siècle comme celui des Vieux Catholiques allemands.Son succès actuel \u2014 j'allais dire: sa mode, sa vogue \u2014 tient beaucoup à la personnalité de son chef : prêtre cultivé, docteur en philosophie comme en théologie, ex-mem- bre d\u2019une grande congrégation missionnaire dont il fut un temps le général, puis archevêque d\u2019un diocèse français que des plaisants disent \u201cle plus léger\u201d du pays: Tulle\u2019 ce prélat est un homme d\u2019un prestige certain.Ajoutez à cela qu\u2019il puise dans ses convictions mêmes un réel pouvoir de persuasion que facilitent ses manières affables.Administrateur énergique mais prudent, un tel chef ne pouvait que conquérir aisément des disciples, des collaborateurs.Mais, en 1805 dans une famille très chrétienne de Tourcoing, il comptera, cette année, en novembre, ans.(x) C\u2019est peu pour une telle nature, mais il est permis de se demander si, avant de répondre à l\u2019appel suprême, il aura pu bien é et consolider son .oeuvre, de façon qu\u2019elle se propage et.se prolonge longtemps.: Pour.l\u2019instant, il paraît avoir, comme on dit, \u201cle vent en poupe\u201d, et recruter sans trop de peine jeunes lévites pour son d\u2019Econes, dans l\u2019un des sites les lus sauvages et les plus grandioses Se l\u2019Engadine.pi , | Le pire ISCOPE.(x).Voir le bel article de M; H.Varin do la die \u201cCatholicleme\u201d (VII, 188s). Vendredi, le 3 mars 1978 LOPINION DU IECTEUR en toute liberté LE BIEN PUBLIC Pour compléter l\u2019image de Duplessis Dans le BIEN PUBLIC du 3 février, nous avons lu un éditorial intéressant et favorable intitulé DUPLESSIS REVIENT.Je crois utile de le commenter pour réfuter certaines citations et com pléter l'image de notre prestigieux concitoyen.D'après M.Marchand Jean-Ls Roux a écrit: \u2018\u2018Duplessis était un homme extrêmement NEFASTE au développement et à l'évolution de notre Province à J.P.de Lagrave qualifie | essis \u2018\u2018un esprit qui a tenu le Québec enferré dans la MEDIOCRITE durant un quait de siècle.\u201d Jugements injustes de libéraux fanatiques qui refusent de reconnaître les réalisations magnifiques du Gouvernement de M.Duplessis(voir Rumilly, ci-dessous) Ces qualificatifs NEFASTES et MEDIOCRES, les historiens im, partiaux les appliqueront plutôt aux régimes libéraux de Taschereau (révélations infàmantes de l'Enquête des Comptes publics) de Godbout (qui a sacrifié les intérêts du Québec aux centralisa teurs d'Ottawa), de Lesage (avec ses polyvalentes monstrueuses et l'éviction des Communautés religieuses des écoles et des hôpitaux).Voila des échantillons qui font appliquer la GRANDE NOIRCEUR aux régimes libéraux plutôt qu\u2019à celui de Duplessis.L'éditorial du B.P.a mentionné aussi Claude Ryan qui, en bon libéral, craignait \u2018\u2018un retour de l'esprit MESQUIN qui imprégna sous Duplessis la politique becoise.\u201d C'est plutôt le Gouvernement de Lesage qui a mérité l'accusation de \u2014 mesquinerie quand il fit effacer les inscrip- ons et enlever les portraits de Duplessis, qui ornaient les deux grands édifices érigés à Trois- Rivières: L'Ecole Normale de Normanville et l'immense Ecole de Technologie.Dans son article, Clément Marchand rend justice à Duplessis \u2018\u2019un partisan de la continuité historique\u201d.En effet D.a fait progresser la Province dans le sens de nos meilleures traditions.Il a défendu nos droits contre les em- - piètements d'Ottawa; il nous a dotés du drapeau fleurdelysé; il a favorisé notre société rurale tout en développant nos grandes industries.Il commença par assainir les finances de la Province, ce qui attira les investissements; puis il fit valoir les richesses minières de l'Ungava et développa le pouvoir hydraulique de la Manicouagan.Alors se venger et tenter de r Duplessis, les libéraux organisèrent grèves révolutionnaires (Asbestos, Murdockrérent du journal LE DEs\u2019emparèrent du - VOIR, qui avait aidé Duplessis à renverser Taschereau : Filion et Laurendeau lancèrent le mythe haineux du duplessisme.Il faut parcourir le volume çu- blié par Rumilly en 1956 Quinse annfes de réalisa » pour voir les oeuvres gigantesques du .dro-Québec.Nomination Gouvernement Duplessis; cet ouvrage n\u2019a jamais été réfuté.Citons simplement, d\u2019après la Ta- ble des matières: 1-\u2014Législation agricole : Crédit agricole qui a sauvé de la ruine plusieurs cultivateurs; électrification rurale; drainage, écoles d'agriculture: coopératives.HM-\u2014Législation ouvrière: salai res raisonnables; accidents de travail; hygiène industrielle; aide à la propriété familiale.IlI\u2014Législation sociale : Assis tance aux mères nécessiteuses ; vieillards, aveugles, infirmes; protection de la jeunesse.IV\u2014La santé publique (nouveau ministère): guerre à la tuberculose, sanatoriums; traitement des maladies mentales (asiles S.Mi chel-Archange, S.Jean de Dieu), orphelinats, hôpitaux, service so: cial.V\u2014L'enseignement spécialisé : Ecoles techniques, Ecoles des mines, de papeterie, du meuble, des pêcheries.Ecole des Hautes Etudes commerciales.Ecole polytech nique.Duplessis a bâti de belles écoles dans toutes les paroisses dd la Province.Université Laval (nouveau campus): Mgr Vandry, recteur, nomma Duplessis 2e fondateur de Laval.Université de Montréal.Jardin botanique oeuvre du Fr Marie-Victorin, etc.VI\u2014Essor économique de la Province : Fondation de pa un Caïñad.Fes comme Ministre des Finances (auparavant c\u2019était toujours un anglais).Essor prodigieux de la Province reconnu par tous les journaux financiers.Caisse populaire Desjardins.Cie des Pêcheurs unis de la Gaspésie.Vers 1937, Ottawa offre des Secours directs; avec cet argent Duplessis bâtit les édifices de notre Exposition.VH\u2014 Voirie: Boul.Talbot vers le lac St-Jean, route Trois.Riviéres La Tuque, route circulaire de la Gaspésie, etc.VIII\u2014Loi contre la propagande communiste, 1937.Défense de l\u2019autonomie de la Province.En 1954, Impôt sur le revenu pour faire cont ds à celui d'Ottawa, Dans les relations avec le Gouv.Fédéral, il se montre si ferme que le libéral Pierre Laporte fait son éloge dans LE DEVOIR : \u201cDuplessis s\u2019est conduit en véritable Homme d'Etat, il a fait figure de Chef de file.\u201d En 19 49-50, toute la presse du pays lui a rendu hommage.CONCLUSION de Rumilly : \u201cVoilà donc le Québec en marche.Voilà notre vieille Province plus riche, plus dynamique, plus influente et plus respectée dans la Confédération.Le Gouvern.Duplessis a fait plus de besogne qu'aucun de ses prédécesseurs, etc.Pour terminer, je dois relever un passage de l'article du B.Pm'a étonné: \u2018\u201c\u201cLucide et intelligent et, sans trop s\u2019en rendre compte, d'un CYNISME ABSOLU, ce qui l\u2019apparente à P.E.Trudeau il est à sa manière un politique à la Richelieu et à la Talleyrand, pour aul une fin défendable s\u2019accommode fort bien de moyens indéfendables.Le service d\u2019une bonne cause excuse l\u2019emploi de mauvais procédés.\u2019 \u2014Je n\u2019admets pas ce jugement.Je suis persuadé que Duplessis n\u2019avait pas l'esprit amoral du cynique Machiavel qui enseignait ce sophisme: la fin justifie les moyens.J'ai connu Maurice assez intimement pour savoir qu'il répugnait à ce faux principe.qu'il ne faut pas confondre avec les tares du régime parlementaire et démocratique.Ce qui a pu tromper ceux qui accusent Duplessis, c'est qu\u2019il a dii s\u2019accommoder de ces défauts du régime démocratique pour étre capable de gouverner la Province.Ainsi, pour assurer sa victoire aux élections, il avait dû faire des promesses et des cadeaux.comme le font tous les politiciens de tous les partis On ferme les yeux quand il s'agit des libéraux, mais à Duplessis on en a fait un crime : injuste jugement.De plus, comme tout gouvernant, Duplessis a dû parfois tolérer certains abus pour éviter un plus grand mal; il a aussi été trahi parfois par ses subalternes dans le gouvernement d'une grande Province.Il avait l'âme droite et un tempérament de chef; nous pouvons l'admirer et le considérer comme un grand Homme d'Etat.Cela ne veut pas dire que nous en faisons un dieu ou une idole.Nous admettons qu\u2019il a fait des erreurs et des fautes, car il n\u2019était pas infaillible ni impeccable.Mais dans l\u2019ensemble de sa carrière si brillante, nous devons considérer que ses bonnes actions font oublier ses faiblesses, et nous réprouvons les adversaires fanatiques qui le condamnent totalement et qui font de son règne une période néfaste.Bourreau de travail, il est mort épuisé au service de sa patrie, le jour de la fête du travail.à l'entrée du royaume du Grand Nord qu\u2019il avait ouvert à son peuple.Duplessis a mérité d'avoir sa statue à la facade du parlement.Charles Martel P.S.\u2014 Dans sa vie privée, Duplessis était d\u2019une générosité extraordinaire; il aurait pu s\u2019enrichir comme tant d'autres ministres: ; il est mort pauvre.Catholique sincère et fidèle, il était assidu à la messe dominicale, à la messe du mercredi en l'honneur de Saint Joseph, à la Communion du premier vendredi du mois.Tous ces devoirs de piété faits sans ostentation : le mercredi, il se cachait dans un coin de la Basilique pour ne pas être remarqué, m'ont dit les vicaires de cette église de Québec.Le dimanche, à la messe, il se mélait à la foule, Si certains de ses adversaires ont poursuivi Duplessis de leur haine, c\u2019est que pour eux il était trop catholique.\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_ _ \"\u2014_\u2014_\u2014 _\u2014 \u2014 _ _ _\"\u2014 \u2014 \u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014> Christianiser n\u2019est pas \u201ccrétiniser\u201d\u2019 Le pseudo-historien J.P.de Lagrave s'est \u2018discrédité dans sa récente lettre publiée dans LE DEVOIR du 10 février, sous le titre \u2018Un chanoine à statue de nain médiéval\", C'est une attaque méprisante contre notre grand his.ie Chanoine roux.1 tend'rabaisser ce héros en oo tant de fasciste, disciple de Salai.- vant dans zar et de Maurras, penseur de l'Ordre Jacques - Cartier 1 pour nous c\u2019est un éloge); puis M.de Lagrave exalte Jean-Chs Harvey comme le plus grand journaliste de son époque (mieux que Bourassa, Héroux, Georges Pelletier, Dr Dorion); il cite Harvey écri- LE.JOUR du 8 janvier 1945 : \u201cGroulx a crétinisé la jeu- Sah nesse\u2019\u2019.C\u2019est ainsi que les libres-penseurs démolissent ceux qui ont continué l'oeuvre apostolique des Fondateurs de la Nouvelee étiniser Esprits f signifie F, aux, ce sont eux les véritables crétins.Charles Martel Trois-Rivières.; Page 9 Au service du public Depuis quelques mois je lis votre intéressant journal.Sur recommandation d'un ami, je me suis abonnée et ne le regrette pas.Je ne connaissais pas ce journal, n'ayant jamais vécu à Trois-Rivières.C'est sans doute un tour de force que de parvenir à publier un tel journal sans annonce el sans aide d'aucune sorte à ce que je vois.T! est cependant dommage que tant d'excellents articles n\u2019atteignent pas le grand public.Actuellement, on note que les grands journaux sont devenus les serviteurs de la haute finance et le public lecteur se fait endoctriner de jour en jour.Même si je puis dire que je ne suis pas toujours d'accord avec certaines prises de position du Bien Publicj'approuve que, dans l\u2019ensemble, il s'efforce d\u2019être fidèle à la véritable mission du journalisme qui est justement le service du bien public comme votre titre l'indique.Monique 1.\u2019Hcureax Montréal SEE >» La mouche du coche Ce n'est pas le licu, ici, de raconter la visite de M, René Levesque en France, ni ses répercussions historiques pour l'histoire du Québec.Mais il y a des ridicules qui devraient tuer tout homme dans son bon sens, D'un côté vous avez la France qui est heureuse de recevoir le Québec et d'encourager son évolution vers une autodétermination légitime.La Confédération n'est-elle pas un pacte entre deux nations et, initialement, entre quatre provinces ?(Ce pacte s'est révélé, par les interprétations de la majorité anglo-canadienne, un carcan pour la nation canadienne-française, un tombeau pour nos minorités à travers le Canada, un plafond à notre épanouissement comme nation et une camisole de force à notre liberté d'entreprendre et de nous gouverner par nous-mêmes, Alors nous demandons de rompre le contrat, tout cn conservant les avantages mutuels d'une entente économique, sinon militaire, douanière et peut-être monétaire.La situation est facile à comprendre.Les Anglo-Canadiens ne l'entendent pas de cette façon ct veulent transformer la Confédération en une nécessité dont aucun des participants n\u2019a le pouvoir de se déprendre.Pour accomplir ce travail des Anglo-Canadiens et nuire le plus possible à l'autodétermination québécoise, les An- glo-Canadiens ont trouvé une équipe de Qu is pour essayer de torpiller le Québec dans tous ses efforts et ses élans.Faut-il les nommer ?leurs noms sont dans tous les journaux et à la télévision fédérale, par les temps qui courent.les Anglo-Canadiens mettent toute leur puissance à leur disposition.A tour de rôle, ils s'efforcent de brimer, contrecarrer, limiter les initiatives du Québec et de nous courber sous leur joug.Que de Canadiens- Français montrent un servilisme écoeurant, on les reconnait à ce qu'ils ne servent pas le Québec mais le seul Canada anglais.Mais entre tous les ridicules, i y a ceux que M.Gérard Pelletier à su accumuler, à Paris.La vraie mouche du coche.incapable de comprendre que l'histoire se fait en dehors de lui.11 note le tapis rouge, compte les médailles, observe que le Québec ne lui rend pas visite, bref il additionne des chiures de mouche et prend peur devant une affirmation du Québec qu'il croit trop claironnante devant l\u2019Europe entière.Pitreries mesquines.Pire encore, la tournée de ce serviteur des serviteurs du culte fédéral, à travers l'Afrique, pour créer, sans la France et sans le Québec, un Conumonwealth des nations françaises, sous la haute direction du gouvernement fédéral.Oh! sublime folie : l'impérialisme des Anglo- Canadiens qui se promet de sauver et de pro mouvoir la culture française par le monde.Ottawa est devenue une officine de mouches.dont le petit dard est plein de vinaigre.Jean Genest Pornographie à la portée de tous Ceux qui sont pour la libéralisation de la morale peuvent se réjouir.On cest en train de faire sauter les derniers tabous.Autrefois la pornographie était interdite au nom de la décence et des convenances.C'est un genre que l\u2019on abandonnait volontier:.\u2018à la classe des dépravés.\u2018Aujourd'hui la pornographie a conquis son droit de cité.Non seulement on n\u2019a plus à la tolérer mais on l'encourage en haut lieu.Les kiosques à journaux sont remplis de ces imprimés obcènes, véritable immondices à ciel ouvert.Et voilà que le film cochon envahit le petit écran.Le poste CHEM présente trois fois par semaine de ces programmes ol la licence le dispute au mauvais goût.Même le canal 2 Radio-Canada ne se prive pas pour offrir des productions licencieuses, Cela devient tout naturel.Partout la pornographie va de pair avec la vulgarité des moeurs ou des propos.Où allons-nous ?Personne ne proteste.On trouve naturel qu\u2019on annonce à Trois-Rivières des soirées dansantes et des agapes à bar ouvert dans les sous-sol d\u2019église.Ce qui était trop serré n\u2019est- il pas trop relâché à l\u2019heure où le Québec a autre chose à faire que d'encourager la décadence des mocurs, la névrose, la violence, la délinquence ?Mais tout cela a-l-il vraiment de l\u2019importance ?Une diocésaine Trois-Rivières Nouveauté dirigeante.\" UNE CROISADE 50 ANS D'APOSTOLAT par le Chanoine G.Panneton Appréciation d'un prêtre d'expérience du diocèse de Saint-Hyacinthe; \u2018Votre livre UNE CROISADE est une vraie mine d\u2019or de renseignements.Il devrait être entre les mains de tous les prêtres et aussi des apôtres laïcs, des intellectuels et de la classe Prix régulier : $8.Prix de soutien : $10.Chez l'auteur : au Séminaire de Trois-Rivières. Page 10 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le'$ mars 1978 GAZETTE Trois-Rivières \u2014_\u2014_ | reçoit d\u2019éminents © PALESTINE! visiteurs | Trois-Rivières était l'hôte de Il est encore question de toi Le mur des lamentations ment Soit: gir Jérusalem deviendra-t-il de conseil des ministres À Tu es au centre des esprits celui des réjouissances cette occasion le député Denis du monde entier ! la frontière de la joie ministre René Lévesque une Dix ans déjà retrouvée ?Rivières, ouvre du hologra, -que tu entends les plaidoyers Begin Sadate et compagnie ur eut photo.cn ocommait mais de quels mots sont-ils discutent trève et Tourisme, de la Chasse of de capables compromis rice, le eo, les soldats morts pour lewr évaluant le prix payé Chausie Boaumior of le consal.patrie ?pour la justice la liberté ! ler Jan-Gus Lire Bouchard) Plus de guerre ni de baine Dix ans déjà qu\u2019arabes et juifs ont vers toi leurs regards tournés pour réclamer le sang des traîtres ! Au grand hôtel du Roi David on parle fort on parle tard toute terre est sacrée pour le coeur des enfants ! L'édifice de la paix sortira-t-il des abris des bastinns .équipés de missiles ?la vie doit triompher plus de belligérance Mais bienveillance et amitié! Proche-Orient terre promise à tous les peuples de la terre qu\u2019en harmonie vivent la croix l\u2019étoile jaune et le croissant ! Il est toujours question de toi Jérusalem tu es leur prière ou leur cri tu es leur âme ! Georgette Lacroix Novembre 1977 Roger Tessier et Gilles Matteau sont à mettre la dernière main à la préparation d'une série d'émissions rediophoniques portant sur la petite histoire et les us et coutumes de la population de Ste-Anne de la Pérade.(Photo: Centre de production sudio-visuelle, Cegep de Shawinigan) \u201cLA PETITE HISTOIRE DE STE-ANNE DE LA PERADE\u201d Le poste CFCQ-MF du Cegep de Trois-Rivières a commencé la présentation d\u2019une série de 15 émissions portant \u2018sur la petite histoire et les us et coutumes de la population de Ste-Anne de la Pérade.Les textes sont extraits de la trentaine de publications que des citoyens de Ste-Anne e la Pérade ont bien voulu écrire sous les auspices des Amis de l'histoire de Le Pérade que dirige le curé, le Chanoine Charles-Henri Lapointe; ce ne sont pas tous des écrivains, ils l'ont fait avec leurs coeurs et dans leurs propres mots.Il est à noter que des historiens aussi connus que M Tessier et Raymond Dou sorit parmi les auteurs de ces cahiers historiques présentés avec le plus grand soin et agrémentés de photos et documents remarquablement choisis.Produits par le Centre de production audio visuelle du egep de Shawinigan, cette série est réalisée par Roger Tessier et a comme narrateur Gilles Matteau du Cegep.Elle est en ondes, depuis le 8 février, tous les mercredis, de 14h.à 15h.et les en reprise de 20 h.à 21 h.LA DEPECHE, te 6 février 1978 Vif succès des agapes Duvernay Le Juge Robert Cliche était le conférencier invité devant les dirigeants de la S.S.J.B., à l\u2019occasion des soupers-cause- ries Duvernay.Dans un discours à l'emporte-pièce, il s\u2019en est pris à l'emploi du \u2018joual\u201d dans la langue française.Même s'il s\u2019est porté à la défense des particularismes régionaux, il a exprimé le voeu que les gens fassent pression auprès du Ministère de l'Education.II a fustigé également ane anglaise ext tells des anglaise est celle affairs et ce, sans vouloir faire de politique.Sur cette photo, on reconnaître le conférencier et le président de la S.S.J.B.de la Mauricie M.Toupin, de même que M.G.Meyers.\u2018 (Photo et texte A.Bouchard) L'ancienne rue René est deve- \u201cIa plus importante société de fiducie noe 1a rue Raymond-Lasnier pour _ canadienne-française | TRUST GENERAL
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