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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 19 août 1869
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1869-08-19, Collections de BAnQ.

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[" 8me année.Sainte Anne de la Pocatière (P.@.), 19 août 1869.Numéro 21 \u2014 ras GAZE TTE DES CAMPAGNE \u2014_\u2014 Journal du Cultivateur et du Colon, paraissant tous les Jeudis ABONNEMENT : 81.00, payée invariablement d\u2019avance.L'abonnement date du ler avril, ler juillet, ler octobre, on ler janvier.On ne s\u2019abonne pas\u2019 pour moins d\u2019un an.Tout avis de cessation d\u2019abonnement devra être donné a ce bureau, par écrit, un mots d'avance.Sala guerre em la dernière raison des pouples, l\u2019agriculture doit en être le première.ANNONCES : 1re insertion, 8 cte.la ligé Ze « etc.2 ot, fe lige Pour les annonces à long terme, conditions libérales.- ; oe Ceux qui désirent s\u2019adres- PB ser spécialement aux Culti- À vateurs, trouveront avanta- \u2018 ly ceux d\u2019annoncer dans ce Funparone-nous du sol, 6i nov \u201coulans conserver votre nationalité CAUSERIE AGRICOLE NÉCESSITÉ DES AMÉLIORATIONE.Dans notre dervière causerie nous avons terminé les notions ises à nos lecteurs sur les différentes espèces de trèfle qui peuvent être cultivées sur nos terres, soit pour la formation des pâturages, soit pour celle des prairies.Ces notions ont peut-être été longues, mais l\u2019importance du sujet l\u2019exigeait et malgré notre ardent désir de ne pas fatiguer les abonnés de la Gazette des Campagnes it nous a été impossible d\u2019abréger plus que nous ne l\u2019avons fait.Notre but en prenant la rédaction de la partie agricole de cette feuille n'était pas de suivre les anciens errements, nous l\u2019avons, du reste, suffisamment prouvé, mais de toire entrer l\u2019agriculture canadienne dans une phase de progrés, dout elle a grandement besoin.Bien peu de pays, nous devons le dire avec regret, n\u2019est plus arriéré que le Canada sous le rapport agricole, et pourtant la culture des champs est la base sur laquelle repose le bonheur du peuple canadien.Jusqu\u2019à ces dernières années il a vécu heureux en demandant peu de choses au commerce et bien moins encore à l\u2019industrie.Mais ce beau temps n\u2019est plus, elle est passée cette période heureuse où nos pères, avec peu de fatigues, récoltaient cinquante et môme cent pour un sur les fertiles terrains qu\u2019ils venaient de priver de leurs bois séculaires.Alors la population clairsemée, assise sur un sol immensément riche, voyait l\u2019aisauce et la fortune surgir presque d'elle-même des entrailles de la terre.À celte époque, on eût traité de fou, le malheureux amé- liorateur qui aureit voulu pousser ses compatriotes à faire des ianorations dont on ne sentait ni comprenait la nécessité.L'immense couche de détritus qui s'était accumulée depuis des siéeles à la surface d'un sol d'une admirable composition s0fft pendant de longues années à la production de récoltes de plus en plus abondantes.Mais vint un moment où cette richesse Qui avait semblé inépuisable, diminua rapidement et à Pheure où nous écrivons, la diminution est devenue (elle que les cultiva- curs qui ne possèdent pas de grandes élendues de Lerrains eul- tivables, voient l\u2019affreuse misère approcler d\u2019un pas de géant.On s\u2019en prend très souvent au climat, Les cullivatéurs qui émigrent aux Illinois émettent fréquemment cette opinion et, s'en servent pour conseiller à leurs parents et amis de les aller rejoindre.Cette opinion est on ne Peat, plus erronnée.Non, it est radicalement faux que le climat du Canada soit impropre à la production de très-fortes récoltes de fourrages ou de céréales.Eneffet, dans ce beau temps que nous venons de retracer, le climat de ce pays n\u2019était pus moins rigoureux qu\u2019il ne l\u2019est au- jourd\u2019hui.Appuyé sur l\u2019histoire nous pourons dire avec assurance que la température est plus favorable maintenant à la production des végétaux qu\u2019elle ne l\u2019élait lors des premiers défrichements faits sous la domination française.En vingt endroits différents, l\u2019histoire d'alors nous montre des abaissements de température, des chiites de neige, des pelées intempestives que nous aurions peine à croire s'ils n\u2019étaient contenus dans des livres dont l\u2019authenticité est irrécusable.Cependant c'était dans le même temps que les abondants produits appelaient dans notre pays ces infatigables travailleurs qui firent enr peu d\u2019annéés «de profondes trouées dans ces forêts que quelques mois auparavant les animaux sauvages de toute espèce parcouraient en toute sécurité.Maintenant, le climat est moins rigoureux et malgré cela les récoltes diminuent d\u2019une manière inquiétante.Ce n\u2019est douc pas la faute du climat.Certainement non et nous devons aller chercher ailleurs la raison des déficits que nous constatons, Nos éludes et l\u2019observation des faits qui se passent tous les jours sous nos yeux nous permettent d'émettre ici une opinion que nous ne partageons pas seuls et qui a d\u2019autant plus de poids que plusieurs hommes éminents et savants Pont émise et prourée avant nous.La voici cette opinion : Les produits diminuent, l'agriculture canadienne marche à grands pas vers la ruîne, que nous appliquoni à des torres éputsées un système de culture qui n'aurait sa raison d'être que sur des sols d'une fertiligé exceptionnelle. 162 Cette opinion, nous dirons plus, celle vérité est si bien reconnue que tout ce que nous comptons d'hommes de progrès en Canada l'ont adoptée presque comme un axiome el en font le préambule, le point de départ de leurs écrits sur la nécessité des améliorations agricoles.Ces bommes animés d\u2019un vif sentiment de patriotiame et nous pourrions citer ici plusieurs noms chers au cœur le tout bon canadien, ces bommes, disons-nous, out présenté différents systèmes économiques à la discussion des praticiens, aucun que nous sachions n\u2019est encore sorti victorieux de l\u2019épreuve ; aucun n\u2019a été trouvé préférable à la rouline actuellement suivie.Celu peu dépendre de plusieurs causes au nombre desquels nous mettrons comme principales, les préjugés et l\u2019invincible répulsion des cultivateurs pour toute espèce d\u2019innovation quelconque.Mais ces préjugés et cette répulsion n\u2019em- pécheront ki idées de faire leur chemin ; et, les besoins d\u2019amélioration se faisant sentir chaque jour de plus en plus fortement it viendra un temps qui n\u2019est peut-être pas loin, où les choses changeront de face, où les suggestions qui onl été rejetées se- vont acceptées avec bouheur.Le présent comparé avec le passé nous donne foi dans l\u2019avenir.T! y à quelques années le nombre des savants qui s\u2019occupaient d'agriculture était très restreint, aujourd\u2019bui ils lèvent la tête de tous les points du pays et leur nombre est considérable.Que sera-ce done dans dix ans, dans vingt aus?Nous attendons là la routine boiteuse.Bans les systèmes proposés lout n\u2019est pas sans reproches, mais avec le temps, ils s'ganélioreront el pourront alors être présentés avec avantage au public agricole.Nous avons souvent entendu vanter le système de culture suivi dans l'Illinois, et on nous disait que ce système est excellent, puisque le cultivateur est riche et exporte de grandes Quantités de produits agricoles.Raisonnement faux.Le Canada était riche autrefois et il exportait beaucoup de blé, maintenant il n\u2019exporte plus.Le Maryland, la Virginie, la Sicile, étaient également riches, et aujourd'hui ils ne le sont plus.Le tour de l\u2019Îllinois ct de tous les États de l\u2019Ouest viendra, 1ôt ou tard, nous pourons le prédire sans être prophète.Les enseignements de l\u2019histoire sont là, les mêmes causes produisent les mêines effets.Mais ici se présente naturellement une question qu\u2019un grand nombre se fera peut-être ; que devez-vous faire cultivateurs du soi canadien pour empécher vos terres de vous refuser les produits nécessaires à vos besoins ?A cela nous répondrons, faites ce qu'ont fait les autres pays qui se sonl trouvés dans la tnême tiluation que le Canada et qui maintenant sont parvenus à la richesse.L'Angleterre, la Belgique, plusieurs départements de la France, ont été appauvris par une tmauraise culture, aujour- d\u2019hui ils sont cités pour leur richesse agricole.It comment sont-ils parvenus à ce changement ?Ils ont amélioré.Améliorez donc, cultivateurs canadiens.Le champ de l'amélioration est vaste, améliorez.Nous ne vous conseillons pas par là de faire tout ce que ces pays ont fait, ce conseil vous conduirait peut-être à la déception.Mais faites les améliorations qui vous parattront les plus convenables et de la manière que vous le permettront votre position et vos besoins.Au nombre des innovations qui pour la plupart des cultivateurs nous semblent de première nécessité, nous citerons l\u2019amélioration de la production fourragère.C\u2019est le point de départ de tout progrès agricole, et dans toutes les contrées remarquables à l'heure qu\u2019il est, par leur agriculture, on a commencé par l'introduction de certaines plantes fourragères capables de donver un produit plus abondaat et plus précoce que les prairies et les pâturages naturels, Voici comment M.IL.Moll décrit la marche des améliora- tiens culturalcs en France, et celte marche a été celle de tous tes pays : GAZETTK DES CAMIAGNKS Tp % Il y a moins d\u2019un siècle (en 1866) qu\u2019on re connaissait encore, dans la majeure partie de la France, et on peut dire dy l\u2019Europe, d'autre moyen d'entretenir le bétail que les berbages naturels fournissant le pâturage pendant l\u2019été, le foin pendant l'hiver.NI fallait avec ce système, pour entretenir le bétail «; se procurer le fumier nécessaire, nue élendue considérable en herbage, une éteudue presque égale, parfois même supérieurs (quand les herbages élaieut pauvres) à celle des terres arables, Cette proportion exista pendant longtemps dans une partie de |, France, et il est à remarquer qu\u2019elle s\u2019accerdait parfaitement avec les circonstances économiques qui régnaieut alors, Tay qu\u2019elle dura, les terres continuèrent à donuer des produits satisfaisants.Muis à mesure que, la population augmentant, les besoins en céréales s\u2019acerurent, on fut amené & défricher successivement une notable portion des fonds consacrés à la nourriture des animaux.Ces défrichements, qui transformaient des terrains Producteurs d'engrais en terrains consommateurs d'\u2019engrau eurent pour résultat forcé une diminution de plus en plus forte dans lu fécondité, et partant dans le produit du sol arable, et par suite l\u2019appauvrissement de la culture et des cultivateurs, Ceux-ci finirent par comprendre la cause de leur misère, et c\u2019est de cette époque, c\u2019est-à-dire de la seconde moitié du siècle dernier, que date la hausse progressive dans la valeur vénale des prairies.** Ce fut aussi vers ce temps, et par l\u2019effet de ces mêmes circonstances, que la culture des fourrages artificiels, jusque-là bornée à quelques points de territoire, prit de l\u2019extension.\u201c Lents dans les contrées arriérées, les progrès de cette culture furent rapides dans les parties les plus riches du pays, li surtout où les prés faisaient défaut.Tels furent les avantages qu\u2019on en retira, qu'il se manifesta une sorte de réaction contre les berbages naturels.Quoique cette réaction fut plutôt le fait des théoriciens que des praticiens, comme ele s\u2019accordait avec l\u2019intérêt des cultivateurs pressés de jouir, et c\u2019était le grand nombre, les défrichements reprirent et amenérent sur certains points la disparition presque totale des surfaces euberbées.À joutons que si cette disposition put avoir Lieu sans joconvésients là où le sol et l\u2019état avancé de la culture permirent d'étendre Ja culture des fourrages artificiels les plus productifs et den obtenir de hauts rendements, elle eut ail\u2018eurs des résultats telles ment fâcheux que force fut bien de revenir à des idées plus saines.\u201c Un fait néanmoins est certain, c'est qu\u2019à mesure que la cul ture se perfectionne et que le soi s'améliore, ies fourrages artificiels acquièrent une importance plus grande ; que sens eux l\u2019exploitation fructueuse du sol serait impoasible dans les trois quarts de la France et que même là où les berbages naturels sont encore en forte proportion, ces fourrages fournissent UD appoint qui à toujours été utile et qui aujourd\u2019hui est devenu indispensable.Ajoulons enfin que leur introduction dans la culture arable a, non pas seulement facilité, mais à parfois seul rendu possible l\u2019application de ce grand principe de l'alteroat qui, jusqu'à nouvel ordre régit aujourd\u2019hui les assolements de la culture rationnelle.\u201d Que de points de contact nous trouvons dans ces quelques lignes de M.Moll avec ce que nous avoas lous les jours sus les yeux.La plupart des cultivateurs arriérés qui ne se servent pour l'entretien de leur bétail que des pâturages et des prairies naturelles, consacrent une bonne partie de leur domaine à la production du foin et le reste est divisé en deux parties égales dont l\u2019une est parcourue par les animaux pendant l\u2019été et l'autre cultivée en céréales.La conséquence rigoureuse de ce système c'est que ces cultivateurs ne peuvent vivre que sur des terres de grande étendue.' \u2014 TY re.(4 continuer.) GAZETTE DES CAMPAGNES _ .163 \u2014 REVUE DE LA SEMAINE Nous sommes heureux d'apprendre à nos lectours que le Gouvernement de la provinee de Québec, par une proclamation publiée dans la Gazette officielle de samedi, vient d'organiser lo Conseil de l'agriculture de cette province.Les Messieurs suivants ont été choisis pour faire partie de ce Conecil : L'honorable Christopher Dankin, L'honorable Joseph-Octave Beaubien, L'honorablo Ulric-Joseph Tessier, \u2019 L'honorable David Price, L'honorable John Jènes Ross, L'honorable Pierre-Urgel Archambault, Thomas Edmuud Campbell, écuyer, C.B., Joseph Gaudet, écuyer, M.P., Henri-Gustave.Joly, écuyer, M.P., Basile Benoit, écuyer, M.P., Louis Beaubien, écuyer, M.P., Le Révérend Messire François Pilote, Ptre., Le Révérend Messire Stanislas Tassé, Ptre., William Rhodes, écuyer, Edouard Joseph DeBlois, écuyer, Louis H, Massue, écuyer, John Milne Browniag, écuyer, Matthew H.Cochranc, écuyer, William Somerville, écuyer, Louis Lévesque, écuyer, Amédée Marsan, écuyer.L'honorable Commissaire de l'agriculture et le Ministre de l'Enstruction publique feront, ex officio, partie du Conseil de l'agriculture.Il paraît que M.le Dr.Geo.Leclerc en sera le secrélaire.La retraite ccelésiastique wouvrira dans le diocèse de Québee le 26 d'août et se terminera le 2 de septembre.Celle des ricaires dans le même diocèse commencera le 9 septembre.Dans le diooùse de Rimouski, la retraite ecclésiastique s'ouvre aujourd'hui même.Voiei ce que nous lisons sur la Semaine religieuse de Rouen, du 24 juillet 1869 - «\u201c Deux prêtres canaticns, venant de Rome pour s'en retourner en Canada, ont passé les premiers jours de la semaine dane notre ville.Ce sont M.Pepin, curé de Boucherville, près de Montréal, et M.l\u2019ubbé Moreau, aumônier des zouaves pon- tifcaux canadiens.Ils ont visité avec un intérêt particulier les prineipsux monuments de la vicills cité normande qui a fourni au Canada ses premiers et ses plus hardis colons, \u201c M.I'abbé Pepin, dont les ancôtres étaient originaires de la Normandie, n'a pu considérer sans une émotion bien marquée tout ce qui lui rappelait à Rouen la foi ti vivace de ses Pères : quoique déjà arrivé à un certain âge, ce vieux et digne | prêtre n'en est pas moins resté toujours jeune par le cœur ; ausei lui avons-nous vu monter les larmes aux yeux à l'aspect de nos antiques basiliques si imposantes et si majestueuses.M.l'abbé Morcau, jeune encore et d'un dévouement À toute épreuve, ne s\u2019est pas montré moins sensible que son vénéré et bien-aimé père cn face de toutes ces grandes manifestations de In foi de pos ancêtres; et, en quittant ces murs, nous les avons entendus confondre ensemblo dans un même sentiment d\u2019admiration et de filial souvenir, ces deux villes ei chères à tout canadien eatholique français.Rome et Rouon, ainsi que ces deux nome à jamais impérissables, Pie IX et le cardinal de Bonnechose.* M.l'abbé Morcau s\u2019en va en Canada avec Ja mission de Mer.Bourget, évêque de Montréal, de former une nouvelle recrue de souaves pontifieaux, et il doit l'automne prochain repasser à Rouen, à la tête d'un nouveau détachement de volontaires canadiens, s\u2019enrôlant comme leurs frères pour le soutien des droits du Saint-Siége ct la défense de l'immortel Pie IX.\u201d Le Père Félix, voulant montrer le catholicisme, à commencé, comme nous l'avons vu, par poser l\u2019Eglise comme fait divin s il a envisagé sous ces deux aspects : l'Eglise repoussée et l\u2019Eglise nécessaire.I! nous la représente ensuite comme portant au front le premier des signes qui l\u2019appellent à marcher à la tête de l\u2019humanité : la vitalité.La religion véritable doit être vivante, puisqu\u2019elle doit donner ln vie à l\u2019humanité ; or, l\u2019Eglise catbo- lique frappe et étonne tous les regards par le miracle de sa vie talité, qui se manifeste à nous par deux signes éclatants : la spontanéité et la fécondité.La vie de l\u2019Eglise est divinement spontanée, c\u2019est-à-dire que l'Eglise rit par elle-même, se développe elle-même, agit elle-même et par elle-même, sans aucune impulsion extérieure, sans rien d\u2019étranger qui lui communique le mouvement : elle existe, se développe et agit sans la main et le souffle le l\u2019homme.Le vie de l\u2019Eglise est divinement féconde, féconde par elle-même, féconde partout, féconde toujours ; elle porte dans cette perpétuelle fécondité la garantie et la démonstration de son immortalité.Il ne suffit cependant pas que l\u2019Eglise soit vivante pour réaliser le progrés du monde ; il faut encore qu\u2019elle soit capable d\u2019élever et de sanctifier l\u2019humanité, il faut qu'elle soit elle-même sainte.Or, elle est véritablement, par sa nature la plus intime, la source des sources, c\u2019est-à-dire la sainteté même en essence.\u201c Laissez la région des phénomènes, dit le P.Félix ; ne vous arrêtez pas même à cet organisme visible qui fait, dans son ensemble, fonctionner la vie de l'Eglise, ou du moins, à travers lorganisme extérieur, arrivez au principe vital; à travers le corps, arrivez jusqu\u2019à l\u2019âme ; à travers la forme, pénôtrez jusqu\u2019à l\u2019essence ; et au-dessus de tout ce qui est, dans l\u2019Eglise, tangible et phénoménal, saisissez par la pensée, à la lumière de notre foi, la réalité intangible qui soutient, vivifie et engendre tout le reste : je veux dire la substance même de la vie de PEglise catholique.Déjà, nous l\u2019avons remarqué, l'essence de PEglise, c'est le corps mystique de Jésus-Christ ; c\u2019est la come munion efficace avec Dieu par Jésus-Christ Notre-Seigneur, communion dont l\u2019Eglise est tout à la fois le sujet, Porgane, le théâtre et l'agent divinement constitués.Cette communion, par le fait que l\u2019Église existe, est son essence même ; en tant qu\u2019elle agit, c'est son but final, but partiellement et progressivement atteint sur la terre, et qui n\u2019aura que dans le Ciel sa pleine consommation.L'Eglise commence et poursuit dans le temps la communion des saints, qui doit s'achever dans l\u2019éternité ; et celte communion initiale, qui est l'Eglise sur la terre, sera, à son terme final, le Paradis dans le Ciel.Cette notion bien comprise nous révèle tont de suite l\u2019idée qu\u2019il faut se faire de l\u2019Eglise au point de vue de la sainteté.Qnoiqu'il en soit des imperfections qui se révèlent à ses surfaces et des corruptions même qui peuvent atteindre xes organes visibles ; quoiqu'il en soit des souillures attachées à ce vêtement qui re- courre le mystère, de sa vie voyageuse et ramasse au chemin quelque chose de la poussière des siècles, l\u2019Eglise, en elle- même et dans le fond intime de sa vie, et essentiellement sainte, et dès lors nécessairement sanctificatrice dans son action au dehors.A la clarté de ce flambeau qui brille au sanctuaire de sa vie, vons voyez se révéler l'identité parfaite de ces deux choses, l\u2019Eglise et la sainteté.La sainteté de Dieu en communion avee l\u2019bumaoité dans l\u2019Eglise et par l\u2019Eglise ; Jésus-Christ l\u2019auteur et le restaurateur de la sainteté dans toute humanité, médiateur divin et humain de cetle communion régénératrice; et l\u2019E- glise, sanctifiée por lui, unie à lui par des noces imasartellse apte we 07 Et pump Vw ao RE TT ee [RE 4 25 + ve 164 mystérieuses, invisibles, mais pourtant fécondes de la vie et du salut du genre humain ; l'Eglise se révélant à ses divins regards telle qu\u2019il l\u2019a voulue et telle qu\u2019il se l'est faite, pour enfunter avec lui la race qui sort de lui, la royale, la divine race des élus, C'est-à-dire une épouse glorieuse et vraiment immaculée, n'ayant ni ride à son front ni tache à son visage \u2014 gloriosam sponsam, non habentem maculam, neque rugam,\u2014 digne, à cause de celn, de devenir la mère universelle des saints, comme Eve épouse Ju premier Adam, est la mère universelle de tous les pécheurs : Voilà l'Eglise vue dans la grande lumière de la foi, se révélant comme la pureté et la sainteté en essence.« Je voudrais me plonger plus avant et plus longtemps avec vous dans ces mystiques profondeurs où brillent aux yeux des vrais croyants, dans In plus pure lumière, la beauté de la divine épouse et la gloire sans ombre de la céleste immaculée.Si je n'avais qu\u2019à s0nger à moi-même, aux exigences de ma pensée et aux besoins de mon cœur, je n\u2019irais pas plus loin ; je m\u2019arrêterais dans la contemplation béatifique de cette divine beauté ; je demeurerais, enfant joyeux, face à face avec celte maternité sans tache ; et dans l\u2019extase et le ravissement de mes filiales admications, dans fa joie ingênue de mon enthousiasme, volontiers je m'écrirais : Jai assez vu; j'ai vu dans son sanctuaire intime la gloire de la Reine que je nomme ma mére ; je l\u2019ai vue unie, par un mariage deux fois sacré, au Christ sainteté ; je l\u2019ai vue toute enveloppée de l'atmosphère céleste qui émane de son divin Epoux, j'ai vu la sainteté de Dieu incarnée dans le Chiist, ei j'ai vu la sainteté du Christ réalisée et organisée dans l\u2019Eline.ee Oui, je l\u2019avoue, ce regard de ma foi jeté au fond intime de cette céleste vie suffit à me révéler le mystère de sainteté immanente dans l\u2019Eglise catholique ; car ce fond intune de l'Eglise, je le vois pur comme un ciel d\u2019azur ; j'y vois la sainteté de mon Dieu se réfléchissant dans cette âme de ma mère, comme le so- fei peint son disque radieux dans le miroir d\u2019un lac dont rien n\u2019altère la limpidité.* ee = Om ces Colonisation et émigration Nous ne pouvons que féliciter, dit le Journal des Trois-Ri- vières, le gouvernement du grand intérêt qu'il porte a Ia colonisation.Les honorables MM.Ouimet et Archambault sont partis pour le Saguenay, afin de visiter les travaux du lac St.! Jean.Ils sont accompagnés de M.Lesage.L'hon.M.Arehambault visitera ensuite la Mantawa.En surveillant ainsi de rès les travaux de la colonisation, le gouvernement veut que Fargent voté soit bien employé.En veillant de préa id Vapplication des sommes votées à cette fin, l'administration remplit un devoir dont on doit lui être reconnaissant.Nous apprenons que trente fumilles françaises viendront se fixer en Canada le printemps prochuin.Ces familles seront en- vayées et établics aux frais d'une Dlle.Bernard, qui s'occupe depuis longtem de la question de l'émigration française au Canada, Mille.Bernard est habilement secondée daus su généreuse ratreprise par M.le coneul-géuéral de France, et H.-G.Joly, éer, M.P., membre du Conseil de l'agriculture.er Fenaison par la formentation mesurée M.de Quaincy, dans la Décentralisation du ler juillet, parle de la fenaison et donne les meilleurs conseils aux agriculteurs ; il leur recommande de faucher de trés-bonne beure, démontrant d\u2019une manière péremptoire que dans ce cas, les fourrages gagnent en qualité et en quantité.L'article se termine par l\u2019exposition d\u2019une méthode encore peu connue : la fenaison par la fermen- GAZETTE DES CAMPAGNES tation mesurée.Voici la formule donnée por M.de Quaiucy, nous en recommandons l\u2019expérimentation à tous les praticiens : \u201c Fauchez d\u2019abord ; lorsque l\u2019herbe est amortie, c\u2019est-à-dir le soir même ou le lendemain matin, faites de pelites meules de 50 quintaux environ, montées avec soin, de manière à ce que le tassement, sans être excessif soit égal dans toutes les parties dy tas, que vous terminerez en cône aussi aigu que possible.Bictôt la masse s\u2019échauffe, la meule s\u2019abaisse ; Je matin ou par uy temps humide, une fumée sort de ce volcag en miniature 3 ne vou ularmnez pas; attendez que la chaleur arrive trés-forte, jusqu'i 15 à 20 pouces des parois extérieurs de la meule.S'il pleut peadant l'opération, qui dure huit jours au moins, la pluie coule sur le cône et ne pénètre pas la meule de fourrage.S°il pleut le jour où vous voudriez rentrer votre foin parce que vous k croyez assez fermenté, laissez-le fermenter davantage, il sr peut-être blanc dans l\u2019intérieur el vous le croirez complétement perdu.Dans ce cas, vous maudirez les écrivains agricoles, rou ferez juter ce fumier dans la litière ; seulement, s\u2019il est à la portée de vos bêtes, elle ne mangeront rien et feront de violent efforts pour atteindre celte litière condamnée par vous, mais qui est, paraît-il, fort de leur goût.Je ne présente cette hypothèse que pour arrêter la malédiction dont j'ai parlé s\u2019il y avait persistance de la pluie, et je reviens au moment où nous \u2018avons laissé la fermentation génerale et satisfaisante.\u201c Renversez alors la meule, étendez votre foin moîr sur le pré vert ; retournez-le une fois cout au plus et encore si cela vous paraît nécessaire, puis, chargez et rentrez, \u201c Agriculteurs intelligents qui voudrez faire ainsi vos Coins, vous aurez contre vous bouviers, bergères, ménagères, qui déclareront avec une touchaute unanimité que ce foin ne saut ren et que les bêtes n\u2019en mangeront pas.Prenez une poignéb de ce foin d'une main, de l\u2019autre une poignée du meilleur foin ordinaire.Donnez vous la peine de les présenter toutes deux ensemble à un de vos bœufs, vous verrez quel est celui qu\u2019il choisira.\u2018+ Puis, faites votre compte et examinez celui qui vous a\u201ccoûté le plus de main-d\u2019œurre.co \u201c Mais, avant tout, suitez de point en poist la formule, « vous essayez le système de la fermentation mesurée; des peine d'obtenir un mauvais résultat.\u2014De£ Quaincr, \u201d Tt D Salaison du beurre Les méthodes employées pour conserver le beurre, varient, suivant les contrées ; dans les pays chauds, on le fait fondre sur un feu doux en ayant soin d'enlever les écumes à mesure qu\u2019elles se forment.Pour le refroidir on plonge les vases qui le contiennent dans une eau courante, ou de l\u2019eau fraîche.Préparé de certe façon, il résiste parfaitement à l\u2019action de l\u2019air et se conserre pendant deux ans.En Angleterre, on emploie assez généralement le aystème du docteur Anderson, qui se pratique comme suit : On presd une partie de sucre, une partie de saipêtre et deux parties du meilleur gros sel; on réduit ces substances en poudre fine, où les mélange ensemble bien intimement, puis on prend 2 onces pour chaque 2 livres de beurre, on l\u2019incorpore dans la masse et on le met dans le vase préparé en ayant soin de le pétrir bien ferme de manière qu\u2019il ne reste aucun vide ; ensuite on le recouvre d\u2019un linge fin, propre, sec, coupé sur le diamètre intérieur du vase, et d\u2019un second, trempé dans du benrre fondu.Le docteur Anderson n\u2019admet aucune sorte de saumure : pour fermer tout passage à Pair, il coule du beurre fondu le long des joints de chaque doure.\u201c Le beurre salé, dit-il, peut ainsi se garder plusieurs angées, it eupporte le voyage de longs cours, mais un mois est nécessaire pour donner à sa préparation le temps de pénétrer les GAZETTE DES CAMPAGNES 105 moindres parties de la masse.Le beurre ainsi préparé est moelleux, sans grand goût de sel, et d'une fort belle couleur.Le beurre que l'on sale au printemps pour la vente d'été, et en automne pour la provision, doit subir cette opération lorsqu\u2019il est encore frais.Si on ne le fabrique pas chez soi et qu'on soit obligé de Pscheter, il faut, à son arrivée, le laver avec soin, puis on le partagera par gâteaux, que Pon étend et que l\u2019on roule tour à tour en les saupoudrant de sel bien sec, à raison de 2 onces par 2 livres de beurre.Les pois de grès sont préférables aux tinettes et barils en bois pour conserver le beurre.Avant de s\u2019en servir on les lave à plusieurs reprises à l\u2019eau bouillante, dans laquelle on fait dis- souslre un peu de sel.Lorsque le beurre est salé, on piace au fond du pot ou de la tinette un verre de cognac ou quelques feuilles de laurier, puis une couche de beurre que l\u2019on foule par couches successives jusqu\u2019à 24 pouces du bord du vase.Lorsque le beurre doit être transporté de suite on égalise la surface du beurre et on la recouvre d\u2019une couche de sel de 1 à 14 pouce d'épaisseur.Si, ce qui est plus avantageux pour sa conservation, il n\u2019est pas nôcessaire qu\u2019il quitte de suite la ferme, on couvre la masse du beurre, de saumure ou solution de sel dans une eau três-pure ; au bout de cinq à huit jours on décante (enlève) la saumure, on presse et on foule de nouveau le beurre qui a divinué de volume, puis on remplit le vase, avec une forte saumure.Lorsqu'on veut transporter le beurre salé : on décante la saumure et on y substitue une couche de gros sel tenu entre deux tinges secs.Arrivé à sa destination, on rétablit la saumure.orsque le beurre est enfermë dans des fonneaux il prend un goût rance qu\u2019on peut prévenir en ayant la précaution d\u2019expulser l'acide propre au bois neuf; pour cela, ou les remplit à différentes reprises d'eau bouillante qu\u2019on y laisse refroidir : on froite easuite intérieurement les tonneaux avec du sel marin, et lorsqu'ils sont parfaitement secs, on \u2018coule intérieurement un peu de beurre fondu dans la rainure des douves, de manière à rendre la surface parfaitement unie.\u2014____œ {4 Nous attirons l\u2019attention de nos lecteurs et des parents des enfants sur les Annonces du collége et de l\u2019école d\u2019agriculture de Ste.Anne.La rentrée des élèves de ces deux institutions se fera dans la première semaine de septembre.Nous prions les parents de vouloir bien amener leurs enfants au jour fixé, l'intérêt de ces esfaois et le bon ordre exigent.rer Petite chronique agricole Le temps continue d'être variable quoique à un moindre dégré qu\u2019antécédemment.Nous avons encore par ci par là des orages qui ont pour effet de retarder la récolte du foin.De plus nous avons en ces jours derniers une véritable température d'automne avec un vent du nord-est glacial.Tout le monde pressent la fin de la belle soison.La gelée a déjà fait apparition es quelques localités, et avant peu elle commencera à laisser des traces de son passage sur la végétation.Cependant, malgré nos apprébensions et les plaintes des touristes sur, l\u2019inconstance de notre climat nous ne pousoss nous empêcher d'admirer l\u2019aspect de nos campagnes.Le grain comme le foin a une apparence magnifique, et si gos espérances sur le rendement de la prochaine moisson ne sont pas vaines, la présente année sera mise au nombre des années d\u2019abondance.Où présume que l\u2019automne sera remarquablement beau et tout à fait favorable à la maturité des grains.L'automne restituerait done ainsi une partie de la chaleur qu'il aurait dérobée à l\u2019été.Ce serait ub excellent moyen pour se faire bien accueillir, car rat toujours aves tristesse que l\u2019on dit adieu aux beaux jours, toujours trop peu nombreux dans nos contrées.\u2014 M.Fitzgerald, le secrétaire de la compagnie du chemin à lisses de Québec 4 Gosford, a porté au bureau de l\u2019Evénement, un superbe échantillon de blé d'automne cueilli dans le quatrième rang du Township Gosford.TI mesure quatre pieds huit pouces de tige et l\u2019épi a quatre pouces de hauteur.\u2014 Le Pays nous informe que dans plusieurs places non éloi- godes de Montréal, et surtout à Ste.Rose, les sauterelles font je grands ravages.La grèle à aussi détruit le grain dane plusieurs endroits.Le mauvois temps retarde ln fenaison.\u2014 Nous apprenons par le Courrier de Se.Hyacinthe que M.Louis Lavigne, de St.-Christophe d'Arthabaska, à terminé sa récolte d'orge au commencement de la première semaine d\u2019août.\u2014La récolte du foin est très-abondante à St.-Césaire, aussi le prix en est-il tombé à $3.50 par 100 bottes.\u2014La récolte de foin a été tellement abondante dans les townships de l\u2019Est, surtout & Richmond et à Danrille, que les sultivateurs sont obligés d'en laisser une partie en mulons, afin de conserver la place nécessaire pour leurs récoltes qui promet d\u2019être des plus abondantes.Les hommes sout très recherchés et on leur offre jusqu\u2019a $30 par mois pour le temps des récoltes.et ere RECETTES AGRICOLES Les champignons du lait \u2018 Le lait, cet aliment si près d\u2019être complet, si nécessaire À l\u2019enfant, si utile dans beaucoup de médications, peut être le siège de champignons dont la présence pourrait peut-être servir à ex li- quer quelques-uns des troubles intestinaux, si graves parfois chez les enfants soumis à ca mode d\u2019olimentation.M.V.Hessling ot le docteur Faigar, cités dans le Cosmas, ont trouvé dans les pon- ches superficielles de ls crôme du lait frais, des corpiscules ar~ rondis où allongée, comme où en irouve dans la plnpart des subse tances en putréfaction.Ces spores se multiplient, bougeonnent, et se transforment en vrais champignons on filaments cemposés du cellules placées bout à bout en série simple, et supportant à leur ex(témité an renflement spherique rempli d\u2019un contenu gra- nulenx.Les conséquences à tirer de ce fait sont: qu\u2019il faut donner le lait à l\u2019enfant le plus tôt possible après la traite ; qu\u2019il est bon de tenir ce lait dans une fiole complètement remplie et hermélique- ment bouchée.On peut ajouter encore que l\u2019addition au lait «d\u2019une petite quantité d\u2019eau de chaux médicinale peut empêcher cette prolifération.Peut-être est-ce ainsi que l\u2019eau de chaux agit pour combattre les cliarrhés infantiles, contre lesquelles elle a d'ailleurs une si grande efficacité.\u2014 Journal d\u2019agriculture progressive.Mise en couleur des meubles en bois bigne On peut donner aux modestes meubles en sapin où en bois blanc, qui sont les plus commons & la pampagne, aspect du bois de palissandre ou du noyer.Il suffit pour cela de faire dissqudre dans de l\u2019eau tiède, jus- Qu\u2019à saturation complète, du « caméléon minéral \u201d* (hyperman- ganate de potasse) et de l\u2019étendre avec un pinceau sur le bois qu'on veut teindre, jusqu\u2019à ce qu\u2019il atteigne la nuance qu\u2019on veut roduire.P Cinq minutes suffjsent d\u2019ordinaire pour arriver à ce résultat.Chaque espèce de bois a sa manière de subir cette opération : le poirier et le cerisier se teignent trés-rapidement ; le bois-blanc plus lentement ; le sapin, à cause de sa résine, résiste plus longtemps.On lave ensuite à giande eau les objets que l\u2019on à teints, op les laisse sécher, en les huile et on les polit.Uhypermanganate de possède ia propriété de so dé- compan par |S contact Ba fibres végétales, au se précipient en péroxyde de mangandse, que la potases, en ap égageant, fixe d\u2019une manière durable.Ars.4-00 à = 100,00 00 ES ENS A SA, PC NI _. 166 GAZETTE DES CAMPAGNES FEUTILLIEBTON LBS SECRETS DE LA MAISON BLANCHE LIV La tour d'Ildégardo (Suite.) ~\u2014Qui donc se rappellerait de ce châtean d\u2019Ildegardo, dans toute sx grandeur et sa magnificence, dit le vieillard, en s\u2019avançant, et en fixant un regard perçant sur Satanaïs.Ce n\u2019est pas vous, Malame.Et cependant ce serait possible, car vous avez bien dix-huit à dix-neuf ars, et vous auriez pu connaître -Cenx qui l\u2019habitaient, \u2014 Qui êtes-vous ?demanda Satanaîs en frisonnant, et en devisent la réponse qui allait lui être faite.\u2014 Je me nomme Bernard, et j\u2019ai été de longues années au service du baron Ildegardo, ~\u2014 Bernard, répéts Satanats\u2014 Oui, reprit le vieillard ; et ce château dont vous parliez tout-à-l\u2019henre est l\u2019ancienne forteresse d\u2019Idegardo : vous voyez ©e qui en reste.Là-bas à gauche vous apercevez les ruines du château de Manfredo, et plus à gauche encore celui du baron Georges.C'étaient les trois plus puissants reigneurs de la Bohême.Mon maitre, le baron lideganto, qui était surnommé le fon- nerre, était un grand guerrier et un grand chassenr.Vous voyez, dit le vieillard, en s\u2019interrompant soudain, vous voyez cet arbre qui se penche sur la Moldau, et qui a été brisé par la foudre.sh bien, c\u2019est sous cet arbre, dans les eaux de ia rivière que les restes d'Héraclius.\u2014 Assez, assez! s\u2019écria Satanaïs avec un accent d\u2019effroi si grand que le chevalier et le vieillard en furent presque épou- vantès, Puis, saisissant Henri par Ia main, elle lui dit d'une voix blouffée : \u2014 si vous avez pour moi ie moin:tre égard, la moindre eonsidération, jo vous en supplie, emmenez-moi d'ici ! dle descendirent, suivis de Bernard.Mais à peine avaient-ils 18 le pied dans la cour, que plusieurs hommes armés, guidés or Cyprien, e\u2019élancérent au milieu des ruines.En vne seconde, e violard fut renversé, et Cyprien se précipita sur Batanaïs.== Meurs donc! et que ma vengence soit assouvie s\u2019éoria Cyprien, en levant sa Jague\u2014 Non, c\u2019est toi qui va mourir, monstre ! répliqua Satanais en recouvrant son courage ; ef, tirant son poignard, eile s\u2019élan- &a shir eon ennemi avec la furie d\u2019une tigresse.Tout cela se passa en un clin d'œil.Henri de Brabant dégaina son épée, et engagen avec res adversaires une lutte terrible, mais inégale.TI allait infailliblement succomber, lorsque Blanche, couverte de son armure, tourna l\u2019augle de la tour, et 8e jeta au milieu de la mêlée, Une pause d\u2019un instant suivit cette apparition ; et Bernard, recevant dana res bras Satanais dont le bras était rougi de sang, Pentrafnait loin du combat, quand Cyprien crin à ses hommes : \u2014 saisissez-la, mes amis ! saisissez-ln, je vous en conjure, ne la laissez-pas échapper, Et, comme ail eût été métamorphosé en démon, Cyprien se précipita sur Henri et Blanche, qui, placés côte à côte, couvraiem à retraite de Satanais\u2014 Nous voici encore combattant ensemble, mon cher inconnu ! dit Henri de Brabant.Puis, comptant d\u2019un coup d'œil ses adversaires, il ajouta : cinq contre deux, c\u2019est beaucoup, mais nous avons vu mienx que cela.Pendant une minute ou deux Ia lutte fut acharnée, mais deux des hommes da Cyprien tomberent, et les autres ne tardérent s À prendre la fuits en voyant accourir les serviteurs de Henri de Brabant que le bruit du combat avait alarmés.Laissant à ceux-ci le soin de finir la besogne, le chevalier monta rapidement l\u2019escalier de la tour, par où Bernard avait emporté Satanaïs.Il se rassura en apprenant que la blessure que lui avait faite Cyprien n\u2019avait rien de dangéreux, e que quelques jours auffiraient pour la guérir.Linda et Béatrice arrivèrent sur ces entrefaites, pour prendre soin de leur maîtresse : et an moment où Henri de Brabant se clisposait à redescendre, an de ses serviteurs apparut en haut du donjon, et lui dit: \u2014 Je suis chargé de la part de l\u2019étranger qui « combattu avec vous, de présenter ses excuses à Votre Excellence.\u2019 : \u2014 Comment ! il est parti ?demaucla notre héron, contrarté de celte nouvelle preuve d\u2019excentricité de son ami inconnu.\u2014 Oui, répondit le domestique, il m'a ordonné de ira à Votre Excellence que des aflaires graves ot importantes l\u2019obligenient À remonter tout de suite à cheval ; il est parti de ce côté.\u2014 C\u2019est la route du château de Rotenberg, dit Bernard, en observant le point indiqué par le domestique.Mais à présent Votre Excellence va devenir mon hôte pour une nuit, continoa le vieillard, en se tournant vers le chevalier, il faut que vous sachiez que tout ce que je pontrai vous offrir, c\u2019est un repas frogal pour vous et vos compagnons, et un abri pour vos chevaux.Si vous voulez le permettre, je vais clescendre «lonner à vos dames- tiques les indications qui feur sont nécessaires.Je reviendrai ensuite ; et, si vous le désirez, je vous raconterai une histoire bien triste et bien lugubre.Lotsqu\u2019il se trouva seul, Henri de Brabant frappa doucement à Ia porte de la cellule, et apprit de Linda, qui vint ouvrir, que Satanais avait repris connaissance, et que tout danger, de ce côté, élait passé.Ainsi rassuré, il alla s\u2019asseoir sur une pierre d\u2019où ses regards pouvaient embrasser l\u2019espace.{! se rappels la terreur que Satanais avait manifestée en entrant dans las ruines du châ- tean d\u2019Ildegardo ; et, malgré lui, il se sentit envahir par une sensation de crainte et de malaise.Il était tout entier à ses ré- fléxions, lorsque le vieillan] revint, prit place à côté de lui, et commença son récit ont nous allons donner \"analyse.LV L'histoire des trois châteaux.Le baron d\u2019lldegando, vous ai-je dit, fut surnommé « le tom- nerve.Son pére était un homme sévère ef morose, mais brave comme nn lion.II n\u2019eut de son mariage qu'un fils, et jamais enfant n\u2019eut plus sujet de regretter Ia perte de ra mère ; car à ine fut-elle dans (+ tombeau, qu\u2019il fut abandonné aux soins des aquais et des valets.Il demeura comme prisonnier dans le ohd- lean, et consacra tout son temps nux exercices alors en vogue.Son existence n\u2019était pas heureuse, et il ne dut pas éprouver beaucoup de chagrin quand on vint lui Bpprendre que son pire était mort d\u2019apoplexie.| Je me rappelle encore ce jour! L\u2019intendant du château, nonté mé Korali, là médecin de la maison et moi nous nous rendimes anprès de lui et nous le salnâmes du titre de baron d'IIdegardo.1} avait alors dix-huit ans.Tous ses vassaux croyaient, d'après l'éducation qu'il avait reçu, qu\u2019it serait encore plus belliquens encore que ne 'avait été son pére.Aussi lear surprise ft-elfe grande quand on le vit s\u2019enfermer dans ses ap) aartements et abandonner le gouvernement de ses affaires à Korali, qui exerça, en son nom, teutes sortes de tyrannies.Deux ans se passèrent de cette façon, lorsque Manfredo, to: possesseur du château dont vous voyez d'ici les ruines, envahit soudainement ses domaines à la tête d'une troupe nombreuse, battit Korali, et le força à se réfagier dans le château.Ildegardo sortit alors de son engoordissement, livra nne nouvelle bataille nil perdit, et fut réduit de chercher son ralut dans la fuite.Soudain son chevai tomba, et le baron fut lancé à terra.Il es lamentait et sppelnit tous ler saints à son aide, lorsque tout à coup le baron de Rotenberg, sortit d\u2019un bois voisin et se présenta devant lui.\u2014 Ta demandes du seconrs, lni dit-il ; jo suis À t'aider.Jusqu'ici tu as dédaigné et méprisé mon amitié : c\u2019est dons à d@ certaines conditions que je consentirai à te sauver.\u2014 Parlez ! dit Hidegardo\u2014 Ecoute! dit le baron de Rotenberg d\u2019an ton solennel.Tu n\u2019ignorea sans doute pas que je préside une société sécrète dont la myslérieuse influence s\u2019étend dane toute la Bohême, et qui.est connue sous le nom de tribunal ds la statue de bronze, statue de bronze a des serviteurs qui lui sont voués dès leur dore\" ceau.\u2014 Continuez, dit lidegardo m\u2019accorderez votre secours.\u2014 Jure de consacrer le premier-né de tes enfants au service de la statue de bronze, répondit le baron de Roter et dans quelques heures j'aurai dispersé tes ennemie.Mais dépéche-tok, car if n'y a pas une miaste à perdre.2 © oo.[28 ; dites à quelles conditions vous i __ » GAYKTTE DES CAMPAGNES 167 \u2014 Je jure ! cria le baron d\u2019lidegardo avec égarement.À peine eul-il fait ce serment que le baron de Rotenberg fit entendre ui sigual; ses troupes sortirent du bois, tombérent à l\u2019improvisie eur celles de Munfredo, et en firent un vrai caruage.Mon maître rentra (riomphaut dans son chôteau, el Korali reçut ordre de quiller res domestiques et de wy jamais rentrer.Quelques années plus tard, le baron d\u2019Eldegardo épousa la fille du baron Georgey, le maître de cel autre château que vous apercevez, à gauche; el, quand approche l\u2019époque où il allait étre re, il ue put, sans frémir, se rappeler le serment qu\u2019il avait fait au baron de Rutenberg.1) fit pert de ses appréheusions au saiut prêtre Héraclius, sou chape ain, Cului-ci fit alors uu vo- , dont il cacha les motifs.Eofiu, à midi, au mois d\u2019Août, il ÿ a juste vingt-ans, la baronus d\u2019lidegardo donna naissance à une fille.\u2014 Hélas! dit le baron, lorsqu\u2019on lui apporta celte nouvelle, je ne puis me réjouir en pensant à la destinée qui est réservée à celte enfant.\u2014 Tranguillisez-vous, mon fils, lui dit Héraclius lorsqu\u2019ils se trouvèrent seuls eusemble.Oui, ajouta-t-il, le moment de m'expliquer est arrivé.Sachez done que le voyage que j\u2019ui fait dernièrement à Prague avait pour bui de vous procurer aide du roi afin d\u2019exticper ce tribunal horrible, qui uxiste en dépit de toutes les lois de Dieu et des hommes.Sa Majesté m\u2019a reçu avec bonté, et à écouté utienlivement les détails Jue jo lui at donnés sur cette odieuse institution, sane toutefois désigner volre nom, ni parler du serment par legnel vous vous êtes engagé à lui consa- erer votte enfant, Pour être bref, le roi n'a conseillé de former une ligue contre le baron de Rotenberg dans laquelle entreraient les principaux chefs du pays, et il m\u2019s promis de nous envoyer un corps de troupes d\u2019au moins cing mille hommos ; car il a iu- térêt lui-même d'iriser ce iribunal qui bravo sa puissance el son autorité.\u2014 Béraclius! s\u2019écria le baron plein de joie, pourquoi ne m'avez- vous pas dil cela pluiôl ?pourquoi m\u2019avez-vous luissé sous l\u2019empire des craintes qui m\u2019assiégeaient et ne me laissaient plus un momant de repos .; ; ; \u2014 La prudence me faisait un devoir de me taire, répondit le prêtre ; mais aujourd\u2019hui uous sommes sûrs du concours du baron Georgey.Dermaiu je repartirai pouz Prague, et je demanderai au roi l\u2019exécntion de ses esses.Durant ce teinps, vos troupes réunies à celles du baron Georgey seront suffisantes pour emporter lo château de Hoteubergs avant que le comte, pris à Vimproviste, ait pu se préparer à la résistance.Nous arsiverons ainei à la destruction de cette ternble société secrète, ei votre fille nora sauvée.; _, ; Co.Uldegardo remercia avec effusian le vieillard, qui se relira im- médialemeut pour se disposer à partir le lendemain.Mais à peine était-il sorti une porte située au bout de l\u2019appartement, u'ube autre en feu wouvrit violemment, et que le baron de otenterg apparet sur le seuil.Le baton d\u2019Idegardo pélu et trembla, car la pensée lui vint qu\u2019il avait sans doute entendu sa conversation avec Héraclius.; \u2014 Il faut avouer que j'arrive bien opportunément, dit le chef du tribunal de la statae de bronze, en rompant le silence.N°essayez pas de la violence, ajoute-t-il en voyant mon maître porter la main sur son épée.Rappelez-vous que votre jeune femme est couchée là dans cette chambre, et que le bruit des armes l\u2019aler- Merait.Je connais les conssils que vous a donnés votre chapelain, mais je les dédaigne et les méprise gutant que la trahison que vous méditiez ; et quant aux promesses du roi, j'en fais autant de cas que les feuilles qu\u2019emporte le vent.Nous comptons parmi ses ministres el ses conseillers les plus intimes, des associés de la statue de bronze, et le roi fera ce qu\u2019ils voudront.Silence! et écoutez-moi, s\u2019écria le comte en voyant le baron d\u2019II- »e disposer à parler.Vos supplications seraient inutiles: car, quoique Je-suis le chef du tribunal de ls statue de bronze, je ue aaurais-rien changer à ses lois.Il est, d\u2019ailleurs, pour nons de la plus haute importance d\u2019obtenir l'adhésion des grands et des riches: Les nobles demoiselles épousent d\u2019illustres seigneurs, et exercent sur eux leur influence à notre profit.Croyez-vous donc que nous puissions renoncer aux services qtre tous rendta la fille du puissant baron d\u2019lidegardo, quand ello sera à l'âge d'entrer dans le monde ! ST ers \u2014 O mon Dieu! tout cela est-il vrai, ou est-ce un rêve.\u201d w\u20196- eria le baron avec égarement.\u2014- Daus utte heure, répondit le comte, vous aurez une preuve terrible de lu réulité de ce qui se passe, et peut-être comprendrez- vous combien est sérieux lu contrat qui vous Jie au tribunal de là slatue de bronze.dluis, dans aucun cas, ne dénoncez la main qui aura frappé, car autrement je jure que je Vous ferai eulever u voire lit au milieu de ia nuit et que je vous livrorai aux horreurs du baiser de la Vierge ! Le barou d\u2019Illegurdo toinba anéanti sur une chaise, el quaud tl releva la tête, Je baron de Ruteuberg était parti.Près d\u2019une heure se passa durant laquelle le malheureux père resia plongé dans de sombies reflexions.Eufin, il résolut de se reudre auprés d\u2019Héraclius pour le consulter.li frappa à la porte de l\u2019appartement du prêtre, et ne recevaut pas de réponse, il ouvrit Le cadavre du pauvre prelre gisait sur le plancher, mutilé et cléfiguré, C'était la vengeance dout le baron de Rotenberg l'avait menacé, Er devenait evideul q 1e non-seulement les membres du tribiual avaient des affiliés dans l\u2019intérieur de sa demeure, mais que leurs châtimeuts se signalaient par une cruauté faite pour frapper de terreur les esprits les plus forts.~ 1 dut se r longtemps avant que le baron d\u2019Iiegardo fût en état de réfléchir à la situation qui lui était faite.Sun premier mouvement fut d\u2019éveiller sa maison, de dévoncer le baron de Roleuberg ou ses serviteurs comme des assassius, et d'armer immédiatement ses vassaux, pour venger le meurtre de son ami, - Mais il renonça à celte idée qui l\u2019obligerait à faire connaître à sa femme sa position vis-à-vis du tribunal de la statue dé bronze, \u2014 Il était minuit, et tout était silencieux dans le cl - lorsque le baron se rendit dans la chambre d\u2019Héracline.Il mit le cadavre dans un sac, et passant par un escalier dérobé, il deg- cendil daus le jardia, avec son fardeau sur vès épaules.Son Jet était de creuser vus fosse pour y enterrer le cadavre et fai disparaître les traces d\u2019un crime dout il fui était défendu de .parler sous peine de la plus horrible vengeance.Mais son agitg- tion était telle qu'il lui fut impossible de tenir une bêche.Moss reprenuit son fardeau, il courut sur le bord de la rivière.Mais au moment où, après avoir introduit plusieurs grosses pierres dame le sac, il ablait le lancer dans la Moliau, un homme sortit dur derrière un arbre.Le barou laissa tomber le sac et allait s'en-i fuir; mais l\u2019autre le saisit lo bras, et se trouva face à fave! avec Korali, l\u2019intendant qu\u2019il avait autrefois chassé de ches Jui après la défaite de Manfredo, Ah! mou noble et ancien maître! dit Korali?voilà une boune;.fortune à laquelle.: \u2014 Que voulez-vous dire?demande le baron en le ropoussant- brusquement.Comment c«ez-vous mettre la nain sur mai ?\u2014 Ne vous fâchez pas, mouseigueur, dit Kurali.le ne vous ai point reconnu dès le premier abord ; mais voyant qu'il y avait Quelque chose d\u2019étrange dans voire conduite, jui voulu savoir.Qui élait celui qui venait ainsi, au milieu de la nuit, jeter un euc- comme celui-u: dans la Moldau.Mais puisque le hasard nous n.fait rencontrer, nous nous séparerons pas si vite que vous l\u2019espérez.En un mot, je suis uu homme ponssé à bout par le malheur,.sans argent, sans abri, en haillons, je u\u2019ui plus rien à redonter,\u2026 \u2014 Si c\u2019est de l\u2019or que vous voulez, ma bourse est à votre service, dit lldegardo, mais & une condition, c'est que vous pesthéé: à l\u2019instant.\u2014 Votre or ne durerait que quelgnes semaines, où peut-être quelques mois, répliqua Korati, et apres je retombera: dans la \u2018 même situation.Pnisque j\u2019ai eu le bouheur de vous rehcontrer - sur le bord de la rivière, à minuit, prêt à jeter daus les eaux oé- lencieuscs un sac contenant quelque chose qui, eu tombant de- dessus vos épaules, à produit un son lourd, mat.\u2026.\u2014 Assez, assez ! s\u2019écria lidegardo.Tenez, prenez ma bo partez, et quand vous aurez tout dépensé, revenez, je vous en donuerai d'autre.- ; \u2014 Si vous voulez que la paix soit entre nous, dit Korali, et .je he parle à personne de ce sac qui renferme un cadavre, il faut ue vous me rétublissiez dans l\u2019ancienne position quo j'occupiais votre château.Lovis BaiLnxes, (À continuer.) \u201crare thar aber © a \u2014 rons my pany © 168 GAZETTE DES CAMPAGNES EXPOSITIONS DES SOCIÉTÉS D'AGRICULTURE Comté de Kumouruska.\u2014 L'exposition aura liou à la Rivière-Onelle, le 9 septeinbre prochain.Comté de Bu got.\u2014 L'exposition enra lieu à St.Liboire, mardi le 5 octobre proc A RENTRÉE DFS ÉLÈVES aura lieu MARDI, le 7 seprembre prochain.ECOLE D'AGRICULTURE S.ANNE A RENTRÉE DÊS ÉLÈVES aura lieu MARDI, le 7 septembre prochain.J.R.DESJARDINS, Ptre., 19 août 1869.Directeur.LISTE DES LETTRES NON RECLAMEES AU BUREAU DE POSTE DE STE.ANNE DE LA POCATIERE Bouchard, Adolphe \u201cCazes, Frangois Caron, Louis Cantley, Lieut.Dubé, Eugéne Dubé, Alexandre Dubé, Joseph Duplessis, Pierre Frêvre, Janné Germain, D Gagné, Léopoldine Gauvin, Noël Gagné, F Gamache, Vve J Lavoie, Vve A.Lagacé, Edouard Lizotte, Marie, Lizotte, Etienne Lemieux, Nazaire Loof, Germain L\u2019Italien, François Miviile, Clovis Morel, Louis Massé, Napoléon Mattia, Prudent, Marchand, Octave Ouellet, Joseph Potvin, Xavier Pelletier, Joseph Pelletier, Andre Rieard, Josopé Rouleau, Pierre Soucy, Valmer St.-Amant, Cyprien Soucy, Modeste Thiboutote, {.ucie 19 août 1869.J.DIONNE, M.P.Ca Les commissaires nommés pour Ja construction du Chemin de Fer Intercolonial, donnent AVIS PUBLIC qu\u2019ils sont maintenant prête à recevoir des Soumissions pour cing autres Sections de la ligne.LE CONTRAT No.8, sera dans la Province de Québec et s\u2019étendra à partir de l\u2019extrémité Est du Contrat No.5 à Rimouski jusqu\u2019à un point près de la Rivière Métis formant environ 20) milles de longueur.LE CONTRAT No.9, sera dans la Province du Nouveau-Brunswick et s\u2019étendra à partir de l\u2019extrémité Est du Contrat No.6 vérs la Ville de Bathurst, formant environ 204 de longueur.CHEM LE CONTRAT No.10, sera dans la Province du Nonveau-Brunswick et s\u2019étendra à partir du centre du Chemin de l\u2019Isle Chaplin, près de la Cour, à Newcastle, courant vers Bathurst et formant environ 20 milles de longueur.: LE CONTRAT No.11, sera dans la Province de la Nonvelle-Ecosse et s\u2019éteudra depuis l\u2019extrémité Est du chemin de fer | Eastern Extension \u201d Jesqu'à l\u2019extrémité Ouest de la section No.4, (y compris le pont sur la la Rivière Missiquash, excepté la culée du côté ouest) formant envicon 34 milles de longueur.LE CONTRAT N.12, sera dans la Province de la Nouvelle-Ecosse et s\u2019étendra à l\u2019extrémité Est du Contrat No.7, au Lac Fally jusqu\u2019a une jouction avec le Chemin de Fer actuellement existant à Truno, formant environ 24} milles de longueur.Les Contrats Nos.8, 9 et 10 clevront être complètement parachevés avant le ler Juillet 1871.Le Contrat No.11 devra être complètement paraclievé le ler Juillet 1870.Cette partie du Contrat No.12, à I\u2019Est dela Rivière Foly, jusqu'à Truro devra être | t arachevée et prête pour la de la voie, Peter jour d'Octobre 1870 de la Rivière Folly à un point vis-à-vis les Forges de Londonderry (Londonderry Iron Works) le ler Janvier, 1871, et le reste du Contrat le ler Juillet, 1871.Les plans et profils avec le devis et les conditions du Contrat seront exhibés aux Bureuux des Commissaires, à Ottawa, Rimonski, Dalhousie, St.Jean, Halifax,\" Toronto et Québec, le et après le 13 Septembre prochain, et des soumissions scellées adressées aux Commissaires du Chemin de Fer Intercolonial seront reçues à leur Bareau, à Ottawa, jusqu\u2019à 7 heures P.M., le 18 Octobre 1869, Des cautions pour l\u2019exécution du Contrat devront signer la soumission.A.WALSH, Ep.B.CHANDLER, C.J.BRYDGES, A.W.McLELAN Bureau des Commissaires, Otiawa, 3 Août 1869.GRAMMAIRE GOSSELIN Une nouvelle édition de cette Grammaire, recommandée par le Conseil de l\u2019Inatruction publique, et en usage dans les différents séminaires et colléges de la Province de Québec, vient d\u2019être imprimée à l\u2019atelier de la Gazette des Campagnes, ol est actuellement en vente soit par 100 exemplaires ou à la douzaine, S\u2019adresser au soussigné, à Ste.Anne de la Pocatière, comté de Kamouraska.F.H.PROULX.(Kg Un nombre considérable de volumes traitant de Pagriculture, vient d\u2019étre regu à la Librairie Agricole de la Gazette des Campagnes, par le dernier Stoamer venant d'Europepomme PE EE APPRÉNTIS DEMANDÉS N a beroin à PImprimerie de la Gazette des Campagnes, de DEUX jenues guns qui désireraient apprendre In typographie.S'adresser à Ste.Anne de la Pocatière, à FIRMIN H, PROULX, 10 juin 1869.Imprimeur A VENDRE la LIBRAIRIE AGRICOLE de lz A Gazelte des Campagnes, 3 Ste.Anne de lu Pocatière : LES OISEAUX DU CANADA, per J.M.LeMoine, en 2 volumes.LI n\u2019y à qu\u2019un nombre très-limité de cet our! on vente chez les libraires.\u2014Prix : Ge, 3d.les deux volumes.CHEMIN DE FER DU GRAND TRONC Division Rivière-du-Loup \u201cfrain Mixte Aller Mardi Tous los jours Malle Retour Laudi Mere'di Vend\u2018di +00 = STATIONS 2-58 $1 1,45 13% 1.10% 1350 12-26 ha.ia 11.86 31-25 11-20 11-00 16-40 313 8.99 ë ; 7.80 Lake Road.7.25% RBiv-du-Loup .$3/ 3-00 |3.30, 7-004 Le Train d'Excursion dont nous donnons le tableau des heures de l\u2019ailer et retour partira de la Poiute-Lévi tous les samedi aprés-midi, à 3 h.15m.Ji partira le la Rivière-du-Loup tous les lundis à 5 h./é5 m.du matin.Ce Trais remplacera les samedis et lundis le Train régulier de la des Ca: gnes : Catalogue par ordre es Elèves du'Co loge de .Anne, dennie 1606 oat em A vendre à l\u2019Imprimerie de la Gazette alphabétique \u20ac > "]
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