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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 2 février 1871
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1871-02-02, Collections de BAnQ.

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[" me année Eainte Anne de la Pocatidre (P.Q.), 2 février 1871.Numéro 44 GAZETTE DES CAMPAGNES Journal du Cuitivateur et du Colon, paraissant tous les Jeudis ABONNEMENT : 81.00, payés invariablement d\u2019avance.L'abonnement date du ler avril, Ter juillet, ler oc- pbre, on ler janvier.On ne s\u2019abonne pas pour @7 moine d\u2019un an.Tout avis de cessation d\u2019abonnement devra être donné à ce bnreas, par écrit, un mois davance.> S=ÉN vita guerre est la dernière raison D des peuples, l'agriesiiure doit en \u20ac i \u2018ère.bie la prem ty ==\" ~ : ANNONCES : Le insertion, 10 cts.Ia | 20 \u201c gle.Seta.ane Pour lus annonces # long terme, conditions libérales.Ceux qui desirent s*acree- ser spécialement aux Cultivatenrs, trouveront avanta- eux d'annoncer dans ce journal, Finpærous-nous lu sol, 5 nous Youlus conserver NOUS NRUONENTÉ Firmin H.Proulx, Éditeur-Propriétaire, à qui toutes lettres, réclamations, envois, etc, doivent être adressés franco #5 Que charue abonné nous fasse parvenir ce qu\u2019il nous doit pour abonnement, et au ler avril nous serons cn état de pouvoir augmenter Ja Œuzette des Cumprugnes de QUATRE pagns que nous consscrerous entièrement à la littératare, laissant les huit autres pages pour l'agriculture.Ainsi vnus n'aurez pas à y perdre en payant immédiutement vos arrérages d'abonnement à la Guaette des Campagnes.CAUSERIE AGRICOLE Des bôtes à laine RACE DE HAMPSHIRE.(Suits) Conma toutes les races améliorées de l'Angleterre, celle da Hatopehire est epéoialisée pour la boucherie.Mais ce qui fait surtout ss réputation, c'est la grande précocité de ses ngncaux, leur développement rapide et leur engraissement facile.Ln lupart des ngneaux offers cn primeur anx consommateurs de dres appartiennent à Ja race de Hampslire-downs.L'élevage et l'engraissement des agneaux pour le inarché de Londres constituent une importante branche de commerce et procurent de grands bénéfices aux producteurs.Quoique considérablement chargée de graisse, la viande de ces ngneaux est très recherchée des gourmets londonniens auxquels elle paraît trés-savoureuse.L'engraissement commence vers l'âge d'un mois ou aix semaines, quelquefois plus tard et dure jurqu'à l'âge de trois mois environ.À cette époque, les Quatre quartiers peuvent peser en moyenne quarante livres lorsque es jeunes animaux ont été roumis A un bon système d'engraissement.Si l'on coneidère le pou de dépenses que l'éle- vago des agneaux coûte aux producteurs, le facilité d'engrais- semen, le développement énorme de ces jeunes animaux, et le haut prié de leur viande délicate, on ne devra pas être eurpris \u201cyee ootte-spéeuiation docne des profte trés-élovés., .Oatre cette première rpéculntion, le Hamprhire-down donne encore lieu A un graud enmmerce d'animaux adultes pour la boucherie.El est ordinairement prêt pour l'engraissement après lu première tonte, eur alors rot développement est complet.Les engruisseurs livrent nux consnmninteurs des animaux pesant en moyenoe 72 à 84 livres les quatre quartiers.Mais il n'est pas rare de voir dns les eoncours d'animaux de boucherie, des animaux dv la race de Humpshire pesant en moyenne 110 à 120 livres de vinnde nette.La conformation du Hamp-hire-down eat loin d'être parfuite ; il est ventru et ensellé, défaut qui tient bien plus à la défectuosité de la charpente ossense qu'à ln pesunteur du ventre, commo on serait tout d\u2019abord porté à lecroire.Du reste, à part lu taille et la longueur du corps, le Humpshire-down à beaucoup de ressemblance avee le Southdown, + Sous le rapport des qualités, si nous continuons la comparaison entre ces deux races, nous voyons que le Southdown l'emporte beaucoup rur le Hamp-hire-down, quoique davs.quelques cirennstunore, il y nit égalité entre cux.Ainei quant à Is rusticité le second n'en cèle pas zu \u2018prensice, L'un eamine l'autre résiste bien nux temp ratures fioides et huniides, mais ne prospère que sur de terrains Fcos où parfiitement assaînis.D'ailleurs, la supériorité du Southdown est ni eontestat! wi conter.tée.Ainsi, le Southdown peut se nourrir bien plus facilement que le Hanmpshire-down, colui-ci tient surtout à l'épuissenr des lèvres de ce dernier; ne pouvant pine r |h-rbe ausai près de terre, il lui faut une herbe plus lonzue que les pâturages seuls peuvent donner; dans le contraire, il est forcé d parcourir dea di-tunecs considérables, et a'ors il ne prut profiter autant de la nourriture qu'il ab-oibe.Ajoutans à ecla tune conformation usseg défectueuse ot livconvénicut de liisser nccurmuler \u2018a Rraîsse inégalement tous la peau où de lu répartie uniform.ment dans toute Iv chair ot none yeennsadirons Freîlefient que le Hamp-hire-down et loin d'être l'égul du South own, Comme rnos améliorstiice son rôle et três restreint, Le moutoa de Haupshire poméde bin In fixits suffisante pour writer lo tityy do Taco; wais uous ue devons pas oublier qu'il \u201com sut) ap [mauan-veUdors 346 GAZETTE DES CAMPAGNES est de formation toute récente et que sa création est due toute entière au métissage c'est-à-dire en grande partie au croisement.Le Southdown, au contraire, est une race dont l'origine se perd dans lu nuit des temps.Il est bien vrai qu'il v's pas toujours existé duns l'état de perfection où nous le trouvons aujour- d'hui, que lui aussi a dû subir l'influence de l'amélioration ; mais chez lui l'amélioration à eu lieu suns aucun changement dans le sang de la race.Aucun enimal étranger n\u2019est interve- pu dans le travail de perfectionnement ; tout a été fait par lu sélection pure et timple, et la race a conservé toute sa constance et sa fixité.Or, nous savons depuis longtemps que l\u2019action d'une race comme type amfliorateur cst d'autant plusgrande que sa crén- tion daté depulslongtemps.Par conséquent, lors même que le Hampshiredown serait supérieur au Southdown par ses qualités, ce qui n'est eurtsinement pas, il nc mériterait pas l'honneur de Fimportation comme type améliorateur, parce qu'il ne possède pas la fixité suffisante pour transmettre ses qualités à une race étrargère ct plus ancienne que lui dans une opération de croisement.Le Southdown, au contraire, possède cette précieuse qualité au plus haut degré.Daus son pyas natal méme, le Hampehire-down cède tous les jours du terrain au Southdown; car les éleveurs s'apergoivent de son iufériorité.Malgré les bénéfices assez élevés qu'ils retirent de la vente des agneaux en primeur, ils reconnaissent que les défectuosités de leur conformation et particulièrement leurs exigences sous le rappurt de la richesse des pâturages diminuent énormément les bénéfices de toutes les spéculutions ct font une race de second ordre.Aussi, pensons-nous que cette race n\u2019est pas appelée à rendre de grands services dans I'amélioration, de notre espèce ovine et que l'importation du Hamp: ehire-dawn n'aura que l'avantage d'augmenter nos dépenses.nous voulons absolument fuire du croisement jetons les yeux sur une raco plus parfaite et plus capable d'arriver au but que celle-ci.N'avons-nous par, parmi les races à laine longue, le Cotswold, le New-Leicester, et parmi les races à luine moyenne, le Southdown, ete.?.; Pour terminer ce que nous avions à dire sur le Hampshiredown, il ne nous reste plus qu'à donner quelques chiffres sur sa roduction de laine.La luivo est passablement semblable à celle du Southdown comme qualité, mais sous le rapport du rendement, elle est bien inférieure.Ainsi, le poids des toisous lavées à dos est cn moyenne de trois livres à trois livres et demie; tandis que le Southdown, comme nous l'avons vu, donne de trois livres et trois quarts à cinq livres sur les bons pêtu- Tages.hte différence provient surtout du tassé do la laine qui ent plus considérable chez ce dernier.RACE CHEVIOT.Les monts Cheviots sout une suite de collines peu élevées ui prennent naissance duus le Northumberland en Angleterre, lui servent de bornes au nord sr un espace assez étendu, puis pénètrent duns le comté de Itoxburgh en Ecosse et dans les autres voisine, Cette suite de collines, dont la plus baute n\u2019est u'a 2,400 pieds au-dessus du niveau de la mer, est séparée, le distunce en distance, par des vallées dont le sol est un riche alluvion traversé par quelques cours d'eau et produisant une Herbe tendre et ubondunte.C'est sur ces collines que vit, depuis les temps les plus recu- Jés, la race dont nous allons nousoccuper et qui leur a emprunté son nom.C'est une race de forte taille, très-rustique et dunnant une luine d'excellente qualité.Elle est certainewent la plur précieuse des races des montagnes de l\u2019Ecosse.Quoique lvs collines de Cheviots ne soient pas trés-rapides, l'existeuce des montagnes n'y est pas sans danger en hiver ; car la neigo so fund sous l'influeue des Ptute obauds de la mor, puis se congèle de nouveau et forme un verglas sur lequel les moutons peuvent à peine se tenir debout et qui, eu outre, 7e.couvre l'herbe d\u2019une croûte d\u2019une excessive dureté à travers laquelle les animaux ne peuvent trouver une nourriture suffisante.En toutes autres circonstances le pâturage y est Facile et la nourriture abondante; l'herbe y est courte, mais tendre et suceulente.Les moutons y trovent également d'excellents abris contre Jes muuvais temps et contre les vents froids et humides u nord.Les caractères particuliers de cette excellonte race sont ainsi décrits par M.Wilson : « Les Cheviots des deux sexes sont dépourvus de cornes ils ont la face et les jambes blanches ; cependant 0D rencontre dans les troupcaux les plus purs des individus qui les ont moucheté de gris, ce que beuucoup de personnes regardent conme un signe particulier de rusticité.Lu tête cst droite, allongée ct nette; quoique le cou et la gorge soient bien couverts de laine, on n\u2019eu doit point voir sur la tête.L'œil est vif et proémivent, les oreilles longues, bien ouvertes et couvertes de poil.Dans l'ensemble, l'expression de l\u2019animal doit être belle, ouverte et pleine de variété.Les jambes sont de longueur moyenne, fines et nettes, les quartiers de derrière pleins et bien proportionnés ; la fesse bicn remplie; la queue bien plantée, complètement couverte de luine, doit tomber jusqu\u2019aux jarrets.Il y a une tendance dans cetto race à une légèreté comparative des quartiers (de devant); mais les éleveurs soigneux travaillent avec sucois à faire disparaître ce défaut.Le cou ct la poitrine doivent être bien pleins, les côtes arrondies et bien remplies derrière les épaules; la peau mince, recouverte d\u2019une laine uniformément fine, exempte de jarre (poil mort), descendant bien sur les quar- 3; | tiers, et couvrant entièrement le cou et le ventre.** La toison pèse de trois à quatre livres, selon la nature du pâturage sur lequel à été nourri l'animal.Gragses, les brebis donnent de 44 à 00 livres de viande nette ; les moutons de 60 à 72 livres, « Dans l'ensemble de en conformation, le Cheviot est plus allongé que le mouton de bruyères à fuce noire ; cette circons tance jointe à une circonstance analogue dans leurs toisons, a donué paissauce à la dénomivation que l'on a adoptée dans certaines parties de l'Ecosse pour les distinguer de moutons longs et de moutons courts ; le produit du croisement entre les deux races s'appelle mouton demi-long (balf-long).* Cette description, donnée par un auteur anglais très-renom- mé nous donne toute confiunce et alors nous ne concevons pas comment il se fait que des personnes soi-disant compétentes puissent se tromper aussi complètement que nous avons pu le constater il n'y a que quelques mois.Sous les yeux de tout lo public agricole, on a fait entrer, dans la classe des-Cheviots, dos moutons qui ne ressemblaient pas plus à la race dont nous venous de voir lé description que le Cotswold au New Leicester.Quand des gens se trompent ainsi sur les principes les plus 66 mentaires de l\u2019agriculture, quelle conflunce peut-on avoir de leur science daus des questions d\u2019un ordre plus élevé, Le front, la suffisance ne réussissent pas toujours à rendre les spectateurs aveugles.(À continuer.) Le ar A re REVUE DE LA SEMAINE Les élections des députés Ale législature de Ia province de Manitoba ont eu lieu.Tout à peu près s'y est fort bien passé, et les viugt-quatre députés élus sont pour la plüpart, dit-on, des homes qui fonpireot de la confianos-au parti de:l'ordre- GAZETTE DES CAMPAGNES 847 A.J.Royal, ex-rédacteur du Nouveau-Monde, compte parmi vs députés.Comme on l'a vu, la sanglante défaite qu'a éprouvée le 10 etle 11 janvier, près de Le Mans, l\u2019armée de la Loire, com- pandée par le général Chanzy, est un désastre qui annonce à 1s France que les maux terribles dont elle souffre ne touchent s encore à leur terme.Cette armée était son espoir; ello a cependant inutilement rougi le sol de son sang; malgré une béroïque résistance, il lui a fallu battre en retraito après avoir wbi des pertes très-considérables.Quelque triete et afflireante que soit la situation de la France depuis six mois, ne cesons pourtant pas de répéter : Bénie wit la guerre! C'est une expiation, une expiation nécessaire te suivra un heureux renouvellement.La France est gravement coupable : la justice de Dieu seule peut sonder toute lu rofondeur de son iniquité.Qu'il suffise de rappeler que c'est elle qui a donué noe forme, un corps, une organisation comte à la révolution ; l'enseignement publie n'avait d\u2019autre but ne de la perpétuer.Le jour et l'heure, où les œuvres de son pé- dé vout être détruites, sont arrivés.Elles seront submergées dans le fleuve de sang qui coule de ses vcines ouvertes.Dieu ne veut pas perdre la France, mais la ehâtier, ct en la châtiant la régénérer, la réhabiliter, la perfectionner : ce grand travail dela régénération et du perfectionnement des sociétés ne s\u2019ac- eonplit que par la guerre.Telle est la loi à laquelle le monde tnt :vumis depuis sa déchéance, loi dure dans son application, mais infinimeut miséricordieuse dans ses effets.Les hommes n'ont pas plus créé la guerre qu'ils n'ont créé ls société : l'une et l'autre viennent de Dieu, avec cette diffs.rence qu'il a voulu la première comme peine vindicative et médecinale en même temps ; la seconde, comme conséquenco de lunnture dont il a doué l\u2019homme et du souverain domaine qu'il a et qu\u2019il exerco sur lui.Ceux donc qui regardent la guerre Somme mauvaise en elle-même sont dans l'erreur, et les bi bleurs, qui font des congrès de la paix et prétendent qu'il est pouible d'extirper la guerre de co bas monde, sont des insen- ss de la pire espice.11 y co a même qui se sont avisés de dire que Ja fin des temps n'aura lieu qu'après l'époque où l'huma- 1ité sera triomphalement entrée dans\u2019 une ère de paix parfaite que ne troubleru plus le bruit des armes.Ces théories sont bonnes pour les étourneaux ; la raison humaine, éclairée par k fui, ne s'en occupe que pour en montrer le ridicule.T'ant que le monde durera, il y aura des guerres ; ce qui même, d'après les prophéties de nos raints Livres, caractérisera l'approche de la fin des temps, ce sera la fréquence, la multitude des guerres.Comme les sociétés auront toujours des fautes à expier, toujours besoin de se justifier, de travailler à leur perfectionnement, elles auront toujours aussi des guerres à soutenir, guerres quiseront plus ou moins fréquentes, plus ou moins terribles, telon la nature et le nombre des fautes qu\u2019elles auront à expier.Les tribulations, etentr\u2019antres la guerre, ont établi domicile au séjour de l'homme depuis qu\u2019il est devenu pécheur, et, emme nous lo disions tout-à-l'heure il en a été ainsi par le eonseil de lu miséricorde de Dieu, car le péché doit être néces- nirement effacé : s'il ne l'est pas par l'expiation qui est passagère, il l\u2019est par la condamnation dont le poids pèse éternellement, Pourquoi douo, dirons-nous avec St.Jean Chrysostôme, âceux qui s'affigent outre mesure des maux qu'eutraîne la Buerro, pourquoi donc gémissez-vous ?En inspirant sa erainte à ceux qui l'offensaient, Dieu n\u2019a-til pas changé leur cœur ?ve les n-t-il pas ramenés à des pensées de salut?Voyez : l'hômme dissolu, qui se vautruit dans tous les vices, est devenu modesto ot pure comme une vierge; l\u2019homme brutal et orgueil- | p Jeux s'est transformé : il est mainteuant doux et humbin; selui qui croupissait dans une honteuse inactivité court avec zèle à un honnête travail; les indifférents et les impies qui jamais ne mettaient le pied dans une église, qui passaient leurs journées nu théâtre, restent maintenant des jours entiers prosternés aux pieds des saints autos.\u201d Oui, tels sont bien les heureux cff:ts du fléau de la guerre, terrible sous un rapport, mais qui n'en exerce pas moins réellement la plus bénigne et la plus salutuire des influences, une uction vraiment civilisatrice.Ecoutons ce que dit Donoso-Cor- tds à ce propos : La guerre et la conquête ont toujours été les instruments da la civilisation dans le monde ; mais elles l'ont été de deux manières différentes.Quelquefois c'est lo peuple civilisé qui s'est proposé d'appeler à la vie de la civilisation des peuples enfoncés dans la barbarie, en portant la guerre dans leurs co- trailles.D'autres fois, lorsque fe peuple civilisé s\u2019est livré à an coupable repos, les peuples barbares l'ont secoué de son sommeil et se sont jetés sur lui les armes à la main pour réclamer leur part dans un commun héritage, pour apuiser à la source des eaux vives ln soif do civiliestion qui lea dévore sans qu'ils le sachent.Les uns et les autres, en se mettant cn mouvement, ont toujours cru qu'ils s\u2019agitaient pour donner un nouvel aliment à leurs ambitions ou à leurs instincts féroces, ignorant que, dociles instruments de la main de Dieu, ils n\u2019étuicnt point leur propres serviteurs, mais les serviteurs de l'humanité et de la Providence.Gensério obéissait sans doute à une inspiration instantanée et merveilleuse lorsque, interrogé eur la route qu\u2019il vouluit prendre, il mit sa colère aux ordres do la colère de Dieu, prêt à frapper le peuple qui lui seruit désigné et demandant au Tout-Puissant d\u2019enfler ses voiles du soufle de ses fureurs, \u201c L'homme s'agite et Dieu le mêno.\u201d Voilà a formule de la philosophie de l'histoire.\u201c Depuis les temps fabuleux jusqu'à nos jours, nulle idée civilisatrice n'est apparue dans le monde qu\u2019elle n'ait été propagée par le moyen de la guerre, inoculée aux peuples par le moyen du sang.En vain me citerait-on, pour démontrer le con- truire, l'exemple du christianisme, qui vint au monde au moment où, comme pour se préparer à le recevoir, le monde, semblable à un pécheur répentant, mettait un sceau à ses-lèvres et déposait humblement les armes.Oui, c'est vrai : le monde fat réduit alors à un solenncl repos, à un silence profoud.Oui, c'est vrai : les veines du moudo furent alors fermées, mais parce que les veines du Fils de Dieu allaient s'ouvrir comme des sources ivépuisables pour le rachat du monde.Oui, c'est vrai : il n\u2019y eut plus alors de guerre de peuple à peuple, d'hommes à hommes, de nations à nations; mais il y eut guerre entre lo ciel et la terre, et les fils des hommes clouèrent le Fils de Dieu à une croix infâme ; lours langues souillèrentsa gloire immaculée, ct leurs mains son visage sacré.Oui, c'est vrai : il n'y eut plus de sang sur les champs de bataille; mais il y en cut sur le Calvaire.Qui alors, comme avant et nprès, plus qu'avant ct plus qu\u2019après, ln loi de la guerre et du sang fut accomplie; mais le Fils de Dieu, saisi de pitié pour nous, et voyant que cette loi était trop lourde pour les épaules du genre humain, voulut le soulager en ce jour d'un tel fardeau ct le prit sur ses propres épaules.\u201d Une parole éminemment civilisatrice a retenti duos le monde le 18 juillet 1870.En ce jour, à jamais mémorable, la tête hideuse de l'hérésie gallicans a été broyée par les défivi- tions dogmatiques du Coucile du Vatican.La France avait surtout besoin de recevoir la bonne semence de la doctrine catholique; malheureusement, son sol u'était pas suffisamment préparé : il devait être déchiré, labouré par lo fer, puis arrosé ar le sang pour que cette bonne semence prit de fortes racines et fructifiät.Aussi, le lendemain même du jour où l'Eglise, présidéo par Pierre, anathématisa solennellement l'erreur gal- 348 GAZEÎTE DRS CAMPAGNES \u2026 tien oi proclama la vérité, la France, ne sach int pns ve qu'elle fais-it, obéissaut à une impulsion bien eupérivure à celle dont elle se reutrit agitée, jeta uv eri de guerre.La Prusse lui vd.poudit gaîlladeusent, n'écontant que les conseils d'une ombi- tion démésurée.Les desscios qu'elle s'est proposés ne x'nccons phront point; eile n'et qu'un instrument entire les waive du maître des nations ; sans le savoir; suns même lu vouloir, elle travaille pour Dieu et l'Eglise su sainte é ours, Cu n'est prs dons Lu France seule que les vuies doivent être aplanies à lu ju-tico ct à la vérité : l'héré-is et lo »chisme tieu- nent plus d'une nation entre leurs griffes cru.lfes.Nous devous| donc nous aitondreh.les voir passer bicutôt par l'épreuve du for cet du Fou, et alors comme aujourd'hui nous-ditous: Bénie soit la guerre qui détruit les œuvres du péché et qui fait l\u2019œuvre de Dicu ! Lea dernières dérêchus télégraphiques nous apprepnent que l\u2019uris a mis bas les muvee, Après uuc série des conférences qui ont dû être oragouses, Jules Favre a signé une armistice qui équivaut à une capitulation.En effet, uux termes de l'armistice, les troupes régulières et mobiles qui défendaie-t Paris sont désarimés et les furts intérieurs suut livrés aux Prussiens\u2014\u2014 eme ine B3ole d'az-iculre de Sto.Anno Vaici un extrait du raprort de cetto école, tel que présenté au Conecil agricole : De nombreux changements ont été apportés duns l'organisation do cette institution.Le Conseil en accordant un octroi aux écoles d'uxriculture y wit certaines conditions que les supérieurs de l'Ecole s'eupres-trent d'acc-pter, parce qu'ils avuieut à cœur de fiire pruxpérer | in-titution et de sati-Fiire l'honorable corps qui la eubventionnait.outre autres changements, nous devons noter surtout l'augmentation du nombre d'heures affectées au travail manuel et par conséquent la diminution de celui des lwures d'étude.Les vacances ont été, d'après les réglements du Conseil, transportées daus la saison d'hiver où dJles avaient été mises précédemment.Ce nouveau changement a néces-ité également une réorenuisation de nos cours (héoriqnes nflo que les différentes parties de ces cours fussent cn rapportavee la nouvelle osgnuisation.Enseignement pratique \u2014En été, depuis le 1er ami ju-qu'au ler noveubre, lvs élèves sont occupés à la pratique huit heures par jour; eu biver, depuis le Ier novembre au Ler mei, quatre; beures, Cette règle est cependant varinble, suivant la température, Ainsi, il arrive quelquefois que les travaux der champs conmieu- cent le printemps avaut le Ler mai, dans co cas nous uvangons le réglement d'été suivant le besoin, Très-souvent nussi, les travaux des champs se continuent plusieurs jours après le ler noveubre, slors nous suivons le réglement d'été jusqu'à ce que les grands froids et la neige empéchont les opérations cultu- rules, Le temps des élèves cst ainsi divisé, en été : Lever .5 heure A.M.Prière \u2026 5 \u201c Cours d'ugricultnre Déjeuner .\u2026.\u2026 Etude \u2026 Travail .Diner et récréution Travail core a -1 hac = WO P.M, \u201cop En hiver : Lever.Soins des animaux .Cours d'agriculture.Etude \u2026 1 « Diner 1 \u201c « PM « \u201c Cuurs d'arithmétique.Souper.Etude .Coucher.cae Les élèves ont donc en été de 8 à 91 heures de travail me.nuel, 1 heure dé Cours et deux heures d'étude.En hiver, île ont 14 heure de travail ordinairement employée aux soins.des animaux, 2 heures de Cours, 3 heures d'étude, et 11 beure de travail à l'atelier.Nous donnons en hiver, à nos élèves, plus que les quatre heures de travail manuel qu'exige Jo Conseil agriculture.Pur exemple, le travail à l\u2019atelier leur prend 14 heure ; muis en ogissant ninsi nous avona voulu, tout eo satis fuisant aux conditions posées par le Conseil, donrer aux jeunes gens qui fréquentent notre iustitution, quelques notions oo tiques sur lu construction des instruments d agriculture.Une fois par semuiue seulement le travail à l'atelier cet remplacé par le Cours de droit rural, donné par Florence DeGuire, éor., N.P., ou par le Cours d\u2019art vétérinaire donné M.le Dr.Ludger Tétu.La pratique de l'été consiste dans l'exécution de tous les truvaux ordinuires d'une ferme, Chaque semaine, les élèves à tour de rôle sont nommés à la dircetion de l'un des départements de ln ferme, et, en sortant de charge, ils donnent uns fouille contenant les observations qu'ils ont faites pendant lear surveillance.Cut exercice nous s paru nécessaire pour initier l'élève à la dircotion des travaux et pour compléter son instrue- tion agricole.Enseignement thévrique.\u2014La durée du cours est de deux ans, Chiyue uonée est divisée en trois parties auxquelles on « donné le nom de trimestre.Le premier trimestre commence lo 8 février de chaque unnée et finit le 15 juin ; le second com- wwenco le 1G juiu et finit Je 15 septembre ; de troizième com- meuce le 26 septembre et se terimiue le ZA décembre, Les va- eunces out lieu en hiver, du 24 décembre au 8 février.Lies matières qui forment le sujet des cours ront disposées de manière à donuer À l'élève un intérêt toujours soutenu, comme vous le verrez dans notre programme.À la fin de chaque trimestre, les élèves subissent un examen aur les matières unseignées, et, à la fiu de lu première année, ils reçoivent un certificat dit certéficas de première année, n'ils en sont jugés dignes.À ls fin de la deuxième aanée, ils subissent Gn cxamen générul sur toutes les matières enseignées pendunt lu durée du cours, et s'il remplissent les conditions requises ils obtiennent un brevet de cupucité accompagné.d\u2019uve prime de 25 piastres offerte par le Couseil d'agriculture.Le brevet de vapucité et la prime ne sont accordés qu'à l'élève qui.s'en est rendu digno pur son travail, sa bonne conduite et #3 enpacité eu prutique et en théorie, cupucité qu'il est abligé de faire constater par le bureau des examinateurs composé «les professeurs, supérieur et directeur de l'institution.oo L'Ecole est régie comme il a été dit dans le rapport de 1867.et 1868 présonté à l'honorable Ie Archambault, Comiuigesirede l'agrioulture et des Travaux Publics.De méme pour les anccuuseuaoes GASETDE DIS CAMRAQNES-:.\u2026\u2026.fessours.La bibliothèque a été augmentée de plusieurs volumes regs de France le printemps dernier.Le professeur d'agriculture choisit lui-même les ouvrages qui lui parnissent lea plus propres à mettre son enscignement au nivenu des progrès in- eessaots de l\u2019art agricole.PROGRAMME D'ENSEIGNEMENT.Nous donnons ioi les matières qui forment le sujet des cours élèves.lère année.\u2014Économie rurale; comptabilité agricole; notions sur les constructions rurales et leurs dispositions inté- rieurer.Etudo des défrichements.Principes de la culture des plastes étude spéciale de la culture des céréales, des racines urragères, des légümineuses, des prairies naturelles et artifi- sielles, des plantes industrielles.Cours de botanique et de physiologie végétale.Leçons d'hor- tienllure ct d'urboriculture; plantation, gruffe et taille des arbres fruitiers.Cours de Droit Rural.2e année.\u2014Notions de physique agricole.Notions de chimie agricole ; étude des engrais et des amendements.Notions de géologie agricole ; étude des sols et des sous-sols.Système de ealture ; théorie et pratique des assolements.Assuinissement des terres par les fossés ouverts et le drainnge, étude comparative de ces deux modes d'ansainissement.Travaux de culture : lsbours, herssyes, roulages, saroluges, rechaussuges, étude des machines et instruments propres à ces divers travaux ; simples notions de mécanique agricole.Physiologie animale; principe de l'élevage, de l'amélioration, de l'higiène et de l'entretien des diverses capèces animales employées sur la ferme.Cours d'art vétérinuire.; Arithmétique; géométrie : notions d'arpentage et de nivel lement avec application sur le terrain.Grammaire.Ces trois dere\u2019 rs cours sont enseignés tous les ans.L'étude de la grammaire n\u2019est ubligatoire que pour les élèves qui ne la ; possèdent päs suffisamment.Tous ces divers cours sont distribués de mauière à les faire sai-ir complètement pur les intelligences les moins cultivées.Ainsi l\u2019économie rurale prépare l'élève à la comptabilité agricole et lui en fait enncevoir la nécessité; les principes de lu culture dex plantes sont un excellent ucheminement,vers l'étude spéciule de chaquo plunte en particulier.Les notions de phy- sigue ct de chimie agricoles préparent très-bien les élèves à l'étude des engrais et des amendements qui n'est que l'application des principes de la physique et de lu chimie.L'étude des vols et des sous-sols est à sa place paturelle après les prineipes de géologie ngricole ; nous pourrions en dire au- taut de toutes les autres parties du cours; mais c'en cat asst pour faire voir que les cours sont bin orgunisés.Causeries du pare Michel _ Pauvre père Michel! Il y 2 longtemps qu\u2019il est malade, mais il vient de ne réveiller, et il m®« parlé.Lais-ons-le dire : _ * À quelque chose.mul est bien, mon vievx Sqlognot, me dinsit- il hier : jui été cloué «ur mon tit de donleur pendant longtemps, et pendant ce tempe, jui lu et je suis devenu savant.\u2014 Vous riva ?\u2014 Oh! ne riez pus, Oui, je suis «devenu savant, el, de plus, j'ui beaucoup médite, beaucoup observé, et puis après j'ai voyagé.Je suis devenu le conseiller de mon village et presque de mon artomlisseinent, surioul et, Mmatidre de droit rural, de politique, ete: çu concerne tout le monde Ça, ot généralemeut personne\u201d ty con- unit rien : c\u2019est al complé .dans leur ordre naturel et telles qu\u2019elles sont données aux | | Eh bien, j'ai appris par cœur le code municipal.C\u2019est un petit code a In portée de tout la monde et à l\u2019usage lus autorites mu- nivipales, reparlitenrs, sucréluires de mairie et contribunbles : S'agit-il de contributions personnelles et mobilières, réclamne tions, décharge, réduction d'impéts.tarifs, taxe eur le sel.enfin taxe par ici, taxe pur la; amende coulre celui-ci, contre celoi- la, elc., eto\u2026, on sinve chez le père Michel, et à l\u2019aide de son petit livre le père Stichel »ati-fuit tout le monde.À la bonne heurs! c\u2019est comme Ça qu\u2019il faut faire das livres pour instiuire les payeans.Aussi chacun veut-il avoir ce livre, et les éditions v\u2019épuiseat rapidement.Jo suis duvenn savant aussi dans la théorie agricole, et puis encore dans la tenue «us livres agricoles.- En effet, c\u2019est-il bête de cultiver Ia terre sans connaitre sa ost - position, sans savoir l\u2019analyser, et aussi sans savoir analyser les plantes pour connaître leur composition afin de leur douner la nourriture qui convient le mieux à leur nature ! C'est vraiment Aussi ridicule que d'acheter certains engrais e dana l\u2019enu pour y tremper la semence, afin d\u2019obte- qu\u2019on delr récolte d\u2019un soi à qui on w rien donné de solide pour wir une ric le produire.ui» rachez done que la terre veut qu\u2019on lui donne des engrais substantiels, et que vous n\u2019aurez une longue succession de récoltes qu\u2019à lu condition de lui rendre en poids et en nature ce qu\u2019elle vou à donné : Rien ne vient de rien.Je passe, comma debut, dans les terres nanves, acides, telles ie landes, bruyères, elc., l\u2019emploi du noir animal, el mieux en- vore du phosphète de chanx, parce qu\u2019il cuûte moins cher, encore faut-il bien connaître vos fournisseurs ; car rien ne ss prête saieux à la france que les engrais fubriqnés.Mais apeés un an on deux, il fant donner en matiéres solides co qui manque au sol sinon la terre boudera .Sachous user de tout, et n'abusons de rien.C'est comma l'abus du tréfls trop souvent ramené aur le même sol ; il en ost do méme du co'z+, puis de la luzerne, gui refusent de revenir plusieurs fois à la même place.Et pourquoi la Inzerne, | cette plaute précieuse que les Romuins nommaient la providence du ménage, reluse-t-vile ni vite de revenir à la même place ?C\u2019est que, malgré l\u2019abandance de ses produits, bul de vous ne songe à la nou:ne et à la debarrasser des plautes parasites qui létreiguent.i Vous voulez bien recevoir ses riches proluks, mais que lui rendez-vous ?Vous ini rendez, du bout des doigia, un stimnlant prodreux qu'on nomme pldire, st qui agit aur elle comme le fouet sur un cheval, dout on obtient par ce moyen brutal et pendant quelques jours, un grand travail au depens de sa vie; tandis \u201cavec une nourriture confortable il eût rendu les mêmes services fout eu vivant longlempse ; Däbarrussez chaque année vos fuzernes des planies parasites par un vigoureux hersage, et fumez-les avec des-engeais solides ! et azutes tous les deux ou levis ans, et vous pourrez len faire vivre louglemyx, et le sol ne s\u2019epuisera pas au point de vue d\u2019une rè- colle successive de méme nature.; Apprenez surtout à fubriyner vos engrais pas perdre un atom- de vos purias.Le purin est au fumier ve que le beurre est à l\u2019orneleile.C'est à rire de pitié quand an voit certains cuitivaieure.acbais, des engrais en poudre «1 négliger la fabrication des plus p NK der twas les engrais, le fumier solide avec du puria phosphaté où azoté, selon l\u2019emploi qu\u2019on en veut faire.; ; Ah! qu\u2019il y aurait à dire eur celle question, et qu\u2019il y \u20ac à faire!.Mais passons à autre chose.4 Un jour je voyagenis par curiosité, our je ais curienx.Un char- ! retier lubourait avec une charrue qui n'avait pas d'aréstien, Je | m'arrétai et lui din: ** Que fais-tu là, mon ami, avec cutte sine gulière charrue ?\u2014 Monsieur, je maitrasse, -C tu maitras-es ?mais qu'est-ce que cela vent dire 2\u2014Je fais comme M.Maîtrusse, notre voisin, qui nous & appris à défancet lé sous- sal pour l\u2019ussaunir et l\u2019azoter.Allez le voir, ullez, monsieur ; ©, - un homme, velui-la! Dans une petite forme de pent srpetls 2Ù évait autrefois affarmée cinquante piagtnéa et dogt il fait hal solides, et ne laissez me dit-il.\u2014 Comment, - . 350 .GAZETTE DES OAMPAGNES GURtrs on cinq cents piastres, il a au faire venir de quoi nourrir trente magnifiques bêtes à cornes, ut superbe troupeau de montons, ane porcherie angluine admirable.de beaux chevanx et des ré- coîtes! la village de meules de blé, avoine, foin, etc, el des champs de betieraves! .Et puis, ce n\u2019est pus tout, c\u2019est qu\u2019il fait du fumier tant qu\u2019il en veut ! « Dans ses étubles et bergerios le purin va, par des tuyaux, Tomber «uns nue fosse à puries < Quatibses tuyaux s\u2019embarradsent el re bouchient, il les ra- Mons avec vne chaîne garnie de poil de cochan.\u201cIa on tonneua et une pompe et un chariot 4 purin pour arroser ses champs.: * It a toujours tenx tas de fumier en eomposition, el tont lui est n pour fuirs du fumier, bruyéres, njoncs, roseaux, feuvilles, ter- TEAU, terre, marne, jyncs, etc., ?* , Je me renitis chez M.Maitras-e, et je constatai que le charre- er avait dit vrai sur tons les points, plus nue tenue intérienre des étables, bergeries, écuries, porcheries comme on en voit peu.Vous étiez donc richie, fui dis-je, monsieur Maitrusse, a vos dé- uta, et Vous aviez donc étudie les bunties theories agricole?* Monsieur, me répondit-il vec modestie, je n'avais rien, j'ai commence par ire serviteur de ferme ; mais Pai teavaille, et petit À petit je suis arrivé.Quant aux théories agricoles, je ne sais pat lire, m j\u2019at soigné l'instruction de mes enfants, et êlx me lisent tous les jours les journaux d\u2019agricultures auxquels je suis abouné, et j'y puise souvent de trés-bonines choses.?Je quittai ce brave honnne en le beniseaut intérieurement et en me disant a moi-même; Voilà un homme de géuie, Voilà un roi de l\u2019egricuiture.\u2014 Ah! Ah ! celui-là est grand qui du bas de l\u2019échelle sociale à pu, par sa propre force, monter aux dégrés supérieurs, \u201d \u2014\u2014æ Loi du Notariat Nous donnons à nos lecteurs l'extrait d\u2019une correspondance de « de trésori ir de Ja Chambre Provinciale des Notaires, qui à été publiée daus différents Journaux.« Certaines dispositions de la loi concernant le notariat (23 Vietchap.28 » am :ndée durant la derniére session du Parlement de Québec, intéressent an plus haut point le public en général et les Notaires en particulier.< Ces dispositions ne sont que peu ou point connues, et il est certain que les complichtions les plus graves et jes plus sérieuses, pourraient résulter pour le public par suit» clu retard des Notaires 8 se conformer a quelques-nnes des prescriptions de la joi., .¢ La 53éme section de la 23 Viet.Chap.28, telle qu\u2019amendée doit se lire comme suit : \u201c* Dans les six mois à compter du jour où la dite Chambre Provinelale des Notaires anra (1è formée, tout notaire sera teau, sous ine d*une amende de cinquante piasires, de transmettre ct de aire enrégistrer à la uite Chambre Provinciale des Notaires, une déclaration contenant son nom, la date de son admission (mentionnant le temps pendant lequel il a pratiqué dans chacun) aussi le distriet où il à pratiqué actuellement et etlend pratiquer, et cette déclaration pourra être transmise à l'un où à autre den seers taires de In dite Chambre, ef font notaire qui.dans le dit délui, n'aura pas transmis el fit enrégistrer telle déclaration.sera con.ridéré comme non pratiquant et devra se suumellre aux evigences de la section quarante huit de cet acte.Ainsi, du texte ci-dessus il résulte Que tout notaire qui n\u2019uura as fait la déclaration voulue «lans les aix mois de la formation de a Chambre sera considéré comme non pratiquant et que tous les actes passés par un notaire considéré coinme non pratiquant n\u2019au- Font pas un caractére authentique, et ne vaudront que comme acles sous seing privé.\u201d* Nous lisons 4 ce sujet ce qui suit dans le Pionnier de Sher- Dans une lettre publiée dans la plupart des journaux de la Province, M.Durand, Trésorier de la Chambre de« Notaires, Section de Montréal.attire l\u2019attention publique «ur le fait que les Méinbres de cette profession eont tenus, par lu nouvellu loi, d\u2019enrégistrer leur noms et résidence avant le 2 fevrier prochain, au bureau des Secrétaires à Montréal on à Québec, faute de quoi, leurs actes seront nuls et de nul eff-t, ai ce n\u2019est comme documents ous seing privé.On comprend de suile les conséquences que pourrait Avoir cefle omission de ln part des notaires.Quel champ serait ainsi ouvert aox procès de loute sorie, et ynede bonne anbaing pour Jes avoeats I M.Dunand dit dans xa letive que sur neuf cents notuires qu\u2019il y à dans la Province, seulement deux couté s\u2019é- taiert conforinés à la loi, lorsqu\u2019il prit le parti décrire.La Gazette de Montréal (lit à ce auyet : \u201c* Morale : Lorsque vous aurez besoin des services d\u2019un notaire, assurez-vous d'abord si ceini que vons vonlez employer a fait sa déclaration ; car, autrement, vous devez vons attendre à quelques procès avec toutes ses conséquences fâcheusus, ?* \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Club agricole 4 Ste.Anne de la Pocatière Il et fortement question d'établir an club agricole ici.Nous ne pourrions qu\u2019applaudir à celte heureuse idée des amis de ls cans Agricole gai xe lrouvent en assez grand nombre a Ste.Anne.Tout tev pourrait contrib er & dunner a cette nouvelle organisation lus moyens de reudre d'utiles vervices aux cultivatenrs.Les professeurs même de l\u2019École d° ilture de Sle, Anne, nous n\u2019et cloutons pas, se feraient an pluisir de contribuer, par de fréquentes lectures, a rendre les conlérences de ce club trés-intéressantes, Nous espérons que ies deux représeutants de la Chambre locale ni tésident daus la paroisse, voudront bien ne mettre à ln tête du mouvement.I! n°y a pasà douter Que par lear evergique ecopération, et linfluence\u201d qu\u2019ils possèlent auprès «les honorables ministres de lu Chambre locule, ce elub agricole sera accueilli favorablement par le Conseil d\u2019agrieuhure chaque fois qu\u2019il aura occasion de s'adresser a ce Conseil pour des questions d\u2019un inté- 161 ugricole, ful-ce méme quelque chose en faveur de la Gazette des Campagnes.À l\u2019œuvre donc, les véritables amis de l\u2019agricul- tare ! rr \u2014\u2014 i \u2014\u2014 Guides de la Puissance et des Provinces du Canada Une lettre seçue de John Lovell, éer.nous permet d'annoncer à nos abounés que cet entrepreuant éditeur pourra expédier vers le commencement de ce mois, le Directory de la Puissance et et des Provinces du Canada, aux souscripteurs qui ont bien voula- l\u2019encourager à publier un ouvrage nusei dispendicux.Nos lec.tœurs connaissent deja les nombreux sacrifices que s\u2019est imposés M.Lovell, pour rendre cet œuvre irréprochable Leo Guide de la Pui-sance contiendra au-detà de 2,500 pages, fonnaut «les rensei- Znements sur 4.914 endroits, soit villes où villuges\u2014étant la description de 1411 places de plus que le promeltait le prospec- tu?Quant à la question concernant les journaux agricoles, le Conneil d'agrieullnre pourrait prendée ses renseignements ailleurs que dans les conférences agricoles de M.Barnanl.ki devrait n\u2019uilres- ser directement aux éditeurs des trois journaux rgricoles de la province de Québec, et être sûrement rense Pour notre part, nous ne pouvons pas affirmer que sur lex 20 coltivatears que l\u2019on n interrogés, il y en ait un seul qui soit abonne a lu Gazelle des Campagnes ; muis nous ponvons dire que ious en avons plusieurs à St.Hyacinihe.Nous tenons à établir ce fait, et.à offrir au Conseil des ren-eignements enr l\u2019ntilité des journaux agricoles, et en partienlier de la @Gezelte des Campagnes, s\u2019il le juga à propos et surtout convenable.\u2014- Le 10 de janvier, l\u2019hon.lord Aylmer de Melbourne a fait une lecture devant les membres du club agricole de Richmond.Le titre est: + Conference sur la dignité et l\u2019importince du l\u2019état des cultivateurs.> Le lectenr sut intéresser son nombrenx auditoire et lui donner une haute idée de fu profe-sion de luboureur, de la beauté et de la graudeur de la position qu\u2019elle leur fait dans la société.Qt Te RECETTES Mastic pour le verrs Baîtez di fromage dans de l\u2019eau pendant une quinzaine de minutes, ou bien mettez du fromage duns de l\u2019eau bouillante et agi- tez-le en le pressant quelques moments ; versez-le ensuite sur une pierre ; lorsqu'il sera reduit en ünu espèce de bouilliv, vous le mélungerez avec un quart de chaux vive.) Destruction des fourmiliéres Pour détraire les fourmilidres, on fuit usage du sel provenant des tonnes ds morue, produit qui ss vend à très-bas prix.Deux poignées de ce sel sur une fourmiliére et ui léger arrosement suffisent pour la faire disparaître.FHUILLUBTON LA FILLE DU BANQUIER SECONDE PARTIE XLIV Une consultation.- Un coup de fou.(Suite) Etait-ce un effet de lenr imagination ?Mais il sembla aux spec« tateurs de cette scene élrange que les vapours qui avaient empli l'appartement prensient nue forme, ou plutôt une multituhle de formes, jJusqu\u2019an moment où elles se dissipérent compléiément.Mais lout cela s\u2019opéra ri rapidement que la vision n\u2019était éva- noie avant qu\u2019on eut le tempa d'échanges une parole, La flamme aussi s\u2019éluit éteinte, el l\u2019un uperçut de nouveau l\u2019Indientie et le docteur noir près de la table, Toux les regarda étaient fixée avec anxiélé aur Narjal et l\u2019Indienne, et personne ne remarqna en homme qui se baissa sou- duinement, en dehors le la porte, comme pour se cachèr.La scêne que nous venons de décrire avait donc eu\u2019un autre témoin, nn temoin résolu et désespéré, presque uussi subtil que Kalu le Serpent.\" : Lorsque lu vapéne se dissipa, il se fit un \u2018léger mouvement parmi les spectitenrs, à l'autre boot de appartement.\u2014 Tout cela est fort singulier, monsieur France, dit le vieux doctenr à Guorgss; je serais [âché de m\u2019interposer, mais.\u2014 Lnissez-les fuire, docteur, dit le vieux Malbica qui avait entendu l\u2019obsezvation ; j\u2019ai passé plusieurs année dags les Îles de 882 l'archipel Indien, et je connais un pen ceux qui les habitent.Une! sorte de diables, à mon idée, un mélange d'homme et de tigre, avec pas mul de serpent.Lrissez-les faire ! ils s'entendent, soyez-ensûr.; LC.Georges ne dit rien, mais il coufin:e, avait posée sur son \u2014 Silence | dit Charlot en tirant son père par [a manche.Voyez le changement qui s\u2019opere chez Marie.Marie était le nom de bupiême que Servan avaient clonné à l\u2019Indienne.Le changement augnel Charlot faisait allusion était grand, en effet.Assise sur une chaise, mais le corps droit, Marie n\u2019avait Plus cetle apalhie et cet air vague que nous lui avons vu.Son visage étonné exprimant la curiosité, l\u2019anxieté, et qnoîqne see youx grandement «ilatés fussent fixés sur le doctenr noir, elle avait In thie pejighée d'un côté, comme quelqu'un qui écoute des sons lointaine, et qui cherche à leur donner une forme, un carac - tère.Le docteur noir, dont le regard suivait toux ces changements, prit sur la table un instrument de musique grossier, qu\u2019il avai apporté avec fui.LL.el instrument était le jirsac qu\u2019adoraient, par parenthèse, les anciens Juvanais.Se psuchant en avant, Narjal on Kalu, en touchant les cories, regarda fixement l\u2019Indienne daus les yeux et chanta, d'aue voix lente, musicale et peétrante, une chanson de son pays natal, It chanta les forêts immenses, la végétation merveilleuse qu'on\u2019 ne voit que sous le ciel des tropiques, où les arbres s'entrelacent en mille formes fantastiques ; il chama cet arbre élrange, dont chaque branche prend une racine séparée.ne louchant la terre que péur renouveler ses forces.11 chanta les fleurs merveilleuses qui embellissent la terre du soleil ; les insectes et les innombrables oiseaux, qui avec leurs plumages brillants, donnent aux bois on air de joyaux.Puis il chauta, eur une note plus élevée, le tigre royal, dont les rugissements font retentir les profondents solitaires ; la panthère graciense et bondisanut sur su proie.Chacun des habitants des furêts sembla avoir sa place dans le chant du Javanais.Souduin, et en ayant toujours les yeux sur Ia figure de I\u2019Indienne, Narjal changea de théme ot peignit Ia vie et lo mouvement d\u2019une grande ville, où le commerce donue de l\u2019activité à la vie pares
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