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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 16 mai 1872
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1872-05-16, Collections de BAnQ.

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[" 10e année Ste.Anne de la Pocatière (P.Q.) 16 mai 1872 Numéro 31 GAZETTE DES CAMPAGNES Journal du Cultivateur et du Colon, paraissant tous les Jeudis Éditeur-Propriétaire FIRMIN H.PROULX À qui loutes lettres concer- pant l\u2019adminiatration de la finzelte et les demandes pour abonnement devront ten adressées franco, L'abonnement ent de $1 par an, payable d\u2019avance.On ne s\u2019abonne pe pour wins d'une sanee.L\u2019avis de discontinua- nan doit être donné par rriit à ce Burean, et les unerages devront alors avoit été payés, sana quoi S-_ l'abonnement sera censé ~~ continuer, maigré le refus \u20ac ; Jv la Gazette, NM et Rédacteur J.D.SCHMOUTH- Toutes lettres, correspon- dancea, concernant la Réaction, devront être di- réçlement adressées au Rédacteur, ANNONCES : a lére insertion, 10 cte.la ligne ; 2me insertion, BN etc.3 cts.par ligne.\u2018Pour les annonces a lon, terme, conditions lib rales.Quie ceux qui désirent s\u2019adresser aux cultivateurs annoncent dans notre tiazetle agricole.° Si la guerre est la dernière raison des peuples, l'agriculture doit en être la première.\u2018Emparons-nous du sol, si nous voulons conserver notre nationalité.A nos abonnés retardataires Le 18 avril dernier, vous avons adressé des comptes pour shonnements à le Guzette des Campagnes, au montant de THEIZE CENT QUATRE VINGT PIASTRES ($1380).De cette somme nous n'avons reçu que $179.88.Il resterait done encore Ia somme de doure cents piustres et douze centins à recevoir pour arrérages d'abonnement.Pour chacun, le mon- taut est peu considérable, mais il est facile de s\u2019apercevoir que cette somme pourrait beaucoup au succès de la G'uzette «es Campagnes, si elle était entre les mains de son propriétaire, Ne vous imaginez pas que la Guzette puisse être publiée sans frais aucun ; au contraire, la somme de dépenses est considérable, et la seule ressource pour les couvrir ve trouve dans le prix d'abonnement.De grâce, que ce soit le dernier avis que nous ayons à donner à nos abonnés retardataires.Que l\u2019on s'empresse de payer.Chacun des retardataires trouvera le compte de ce qu'il nous doit dans le No.27 de la Gazette des Campagnes.CAUSERIE AGRICOLE LA CULTURE DES PATATES.La pomme de terre ou plutôt la pufate, pour em ployer une expression consacrée en Canada, est devenue, de nos Jours, d'une consommation générale.Sur la table du riche nusei bien que sur celle du pauvre elle a ea plac marquée, et le repas ne serait pss complet si elle y manqasit.Aujourd'hui on utilise la patate de mille muoières : l'homme «6 fait ex nourriture babituelle, les animaux en consomment d'immenses quantités, et l\u2019industrie en eztrait des produits divers d'un prix élevé.Lorsque l'on introduisit Is patate dans le Lancashire, en Angleterre, vers 1684, et quand vers 1778 Parmentier voulut généraliser la culture de cette précieuse plante en Pranee, on Be prévoyait certainement pas qu\u2019un jour elle deviendrait la plante la plus généralement cultivée du monde.Alors des préjugés nombreux et enracinés s'attachèrent à la patate, on lui trouvait mille défauts et on la regardait comme pernicieuse et nuisible à la santé publique.Cependant, peu à peu ces préjugés s'affaiblirent, on commença à la cultiver plus co grand, à mesure qu'elle fat plus connue, elle fut en même temps mieux appréciée.Des personnages illustres démontrèrent qu'au lieu d'être nuisible à la santé, lu patate constituait, nu contraire, un aliment sain et substantiel, Les populations vaincues par l'exemple de cea personnages, et aussi sans doute par le in, finirent accepter le précieux tubercule et se mirent à le cultiver sur une grande échelle.Au bout de quelques années, les récoltes de patates se caleulaient par des milliers de minots dont l'utilisation était dès lors assurée, En face de vette immense production, chacun se persuadu que la disctie n'était plus possible, et l'on continua à étendre cette oulture aveu ardeur, Malheureusement les promoteurs de la nouvelle plante désireux de faire-disparuître des préjugés euracinés, ne firent voir que le beau côté de la médaille.Ils démontrérent tous les avantages que pouvait donner lu patate, et s'attachèrent surtout à convaincre les populations agricoles que de toutes les plantes cultivées, la patate cat celle dont la culture vst la plus économique, proportionnellement à la production.Voyez, disait-on : la semence coûte peu ; vous choisissez da petites patates ou bien vous coupes les grossea en troi-, «uatre ou cinq morceaux, et en échange vous obtenez des tubercules gros et nombreux.Il y avoit iei exagération, et cote exagération a en len conséquences les plus désastreuses.En 1845 l'Europe et l'Amérique virent apparaître une maladie terrible, une espèce de lèpre, très-peu connue jusqu'alors qui envabit les cham de patates ot en dimioua fortement le produit.Pcodant \u201cuyaus j] 7 \u2018A *1 PAY 22470D op pusarso-1miidog, 243 GAZETTE DES CAMPAGNES Plusieurs années Is maladie fit de grands ravages et obliges\u2019 incapable de résistor aux ennemis et aux maladies auxquels le cultivateur à restreindre la culture du précieux tuber- il est ordinairement exposé pendant sa végétation.cule.L'Irlande surtout, qui avait fait de lu patate son| Eh bien, dans la pratique et surtout dans la culture dey principal aliment, se vit en proie à la plus affreuse famive.| patates ces principes ont été totalement oubliés ct les pre.Rp La maladie conte ie\u2019 ration perdent une Ré miers promoteurs de sutte gulture ont malheureusement tro ; - | contribué à répandre le mal, Ils ont si souven té d\u2019hai, quoique l'on ait encore à constater ça et là quelques patate n\u2019est pus dificile, qu'il suffit d'un germe fae nels attaques, la oulture de la patate a ropris son ancienne im- produire, qu'ils ont été écoutés et ont réussi À fausser com- portance ct son anoienne extension.Le produit par arpent | plétement les principes les plus élémentaires de toute cula même atteint le chiffre qu'il possédait avant l'apparition | ture jutolligente.dem expéricnces et les études d'hommes compétents nous No doute qu un ae 1 ait pour ma tipticatiou des ; ; 8 0 e ®, Inais cocor i in et vigou- ont fait connate | parfaitement Les causes qui jt Je plus fo.roux et qui trouve autour de lui une pourriture sours vor! ritu .Cesjet abondante.Une petite patate n\u2019est pas bonne pour la se.Toe sont au nombre de quatre principales.Ce sont in : mence.D'abord, elle est trop jeune, c\u2019est toujours la dernière l'empl oi Jour semences elu © cul ou de morceaux | wp formée et elle u'a pas eu le temps de mûrir, son germe est Jeu Op tr pâté de pote es po doe trop faible A puis he ne dispose pas d\u2019une nourriture le suffisan ur tous les jus de ce germe.champ ; 40.le défaut d'assainissement du sol.Nous allons Rostent donc les moyennes et les roses patates.Sur lu étudier chacune ep a men avai reins toms foi de certains conseillers dépourvus de toute prudence et Fompte dds les comumencements peut-être muse par une économie mal entendue, les cultiva- \u201c teurs qui se décidaient à employer de grosses patates Il est aujourd'hui admis comme principe gévéral que semence, laissaient au germe le moins de nourritare posable prie Avid pemence ou fortes ploine ot er plus | Tous les yeux rr de a patate Étaiont enlevés un à ev auquel elle dor C .un avcc une trèslégère tranche de tubercule, ine une ; Cela y conçoit parfaitement, La jeune plante, pendant pelure.U'était très-économique, car tous les cœurs de patates Le aux dépeus des sa 5 qui Too on qui he Étaient employés pour Jn cuisine et le choix de la semence -|ne coûtait qu'une bagatelie.compaguent, et oela jusqu'au moment ele devient 88 Mais cet état de hose ne put avoir qu'un temps.Tout ee ites à sa pute ; de Le aber d'abord comme le germe était vigoureux, il végéta même cole reproducteur, aussi bien que la graine, est composé de en dépit (de la dieie ou milieu, de {quelle A vivait, La deux parties princi pales : le germe qui doit former la plante ve Fsquan moment où ses rasta passent pour co sre mai spl unio a ele, 1 0 x dépose rie oui ef tre dors .; ien quelque retard da ais on ne s'en és qe Le mage at den pate ù dot clon lf os coment, ; Dans son état naturel, l\u2019amidon ou ie fécule ne peut ser- a rd, le Ro) int plus v isible.Los roduits per ia de rm pdt Te de date; I réal dmistrn aaomet, (us di Ts à Fy un signe de dégénérescence.Cependant on n'y fit pas atten- ao mais be pou done rent ds x rine ee te, Jn of ne epuis l'instant où In vie s\u2019est réveillée duns le germe, arriva le dépérissemen $ © et © a po ivée.Ca c\u2019est-à-dire depuis le commencement de la végétation|, À © moment apparut la terrible maladie.Ello envahit tous jusqu'au moment où les racines ont nequis assez de forces les champs, ses ravages furent inwenses et diminuèrent les ur se nourrir des principes fournis par le sol, c'est l'ami- produits duns une proportion ingaiétante.On se demand: don ou la fécule qui pourvoit A In subsistance du végétal, |49¢ le pouvait être la cause de ce fléau, et la réponse ne ve- pubt pas on resta dans les mêmes crrements, lesquels provo- Or, on comprendra aisément que plus la grainc ou le tu- ; ; bercole contiendra de fécule ou d'amidon, plus ils pourront | quérent ue recrudescence dans la maladie, tellement qua | 1a fin ou dut abandonner en partie cette culture.fournir de nourriture au germe et par conséquent plus celui- D'après les principes que nous avons déjà énoncés, nous ci deviendra fort el viguureux.P l'emploi de tuberoul d dt Jieables à la vérétation de tout | sommes convainous que l'emploi de tuberculos ou de wor- Ces prineipes sont applical 6 \u20ac TOULeS | ceaux trop petits pour somences est une des premières causes nos plantes cultivées, un grain de blé bien conformé, bieu | 3e Ja pourriture des patates, ct que tout cultivateur désireux plein, bien gros, suivaut ls variété à laquelle il appartient, ! de conserver l\u2019abondunce daus ses récoltes devrait y renon- lonnera une pluute plus vigoureuse et plus productive qu'us | cor grain petit, mal fait, ridé tel que nous en fouruissent les ré- La rfection dans le genre consisterait à ne faire © coltes k rile oot pas réuss ! Nr bout pas mor.De mêmes | que ds tubercules les plus gros, et à ne laisser ur chaos une peti o 10 sse patate ne {| ; ; coter an ee, pipe rate pa v0 wee Be gars Malone ot assez de substances alimentaires pour suffire amplement à | des grus euberbules en trois ou quatre morceaux be t tous les besoins Je la i une plante; cars an oO pele bien, choo un germe vigoureux accompagné du vies ou du pty voquerra le plus de force, germe no developperu fo quart de toute la patate.On ne doit jamais faire de cœurs De plus, une graine ou un tuberoule trop jeune, ne con-| © Sht VO mauvais caleul.tient qu'un germe exvemivement faible et par cela même (A continuer) GAZETTE DES CAMPAGNES REVUE DE LA SEMAINE Le 14 avril dernier, deuxième dimanche après Püques, roisses suburbaines de Rome sc sont rendues en masse les l'entife.Le curé de Saint-Jesn-de-Latran prononga un discours auquel le Saint-Père a répondu dans les termes aui- vants : .Aujourd'hui, toutes les parvisses suburbaincs ont voulu xe présenter au Vicaire de Jésus-Christ.Elles ont opportunément choisi ce jour, qui est lo dimanche du Bon Pasteur, dana lequel s'offre à nos méditatione, le caractère émi- nomment divin et fraternel de Jésus-Christ, qui, seul, peut dire de lui-même : Je suis le Ron Pasteur.Et il peut le dire, purce que seul, il peut ajouter ensuite : \u201c Jo ne suis pas un pasteur mercenaire qui s'enfuit à l\u2019approche du loup, mais je donne ma vie pour garder les brebis ui me sont confiées.\u201d Ou plutôt, ce n\u2019est pas \u201c confiées\u201d qu'il faut dire, mais * siennes, \u201d parce que ces brebis sont en ef- fit les siennes ; les sicnnes puisqu'il les a créées, les vionnes puisqu'il los a rachetées, et les siennes puisqu'il les conserve.« Nous avons donc la consolation de dire que nous tous catholiques, nous sommes les agneaux et les brebis de J'ésus- Christ, Voulaut imiter, moi aussi, lo Bon Pasteur, je ne vous ai jamais abandonnés, mais je suis toujours resté foi au milieu de vous, bien que je fusse et que jo sois encore entouré de périls, périls qui ne m'ont pas permis de m'acquitter de mes fonctions comme à l'ordinaire.Il n'est que trop vrai, en effet, que je ne suis pas sorti de ce pa'ais; je ne suis pas allé s Moste- Mario interroger les enfunts, je ne suis pas allé davantage à San-Lorenzo dire un Requiem pour les défunt; je ne suis pas allé à Sainte Agnès, comme j'avais l'habitude de le faire tous les ans, pour remercier le Seigneur des bienfaits qu'il nous avait accordés.Je suis toujours resté joi ; mais mon cœur était au milieu de vous.Je ne suis point sorti pour ne pas rencontrer un gondarme pontifical massacré, pour ne pas rencontrer un prêtre urrêté ot lapidé, pour ne pas en rencontrer un autre saisi ct bô- tonné ; pour toutes ces raisons, ici.À cause de cela nussi, j'ai prié pour vous et pour tout le monde.Je termine cette petite allocution, en ajoutaot ma bénédiction, pour que vous puissiez en retirer des fruits.Aujourd\u2019hui Jone est lo dimanche du Bon Pasteur, et Jésus.Christ, le Bon Pasteur, & dit lui-même: \u201c Je suts Le Voix, lu Vérité et la Vie.\u201c fl est la Voix: c'est cotte voix par laquelle nous de- vuns marcher.ll a marché, à travers les douleurs et la mort, à la croix ; et nous, ses compagnons, nous devons le suivre à travers les tourments et les tribulations.\u201c Li est la Vérité ; ouvrez donc les oreilles à la vérité de la Foi, et gardez oe trésor dans votre cœur.\u201c Evfin il est la Vie : espérons qu'après avoir docilement rempli les devoirs de votre état, vous quitterez cette vie et vous irez le louer et le bénir, lui, l'Auteur de la vie.C'est là mon sentiment et mon désir, avco lequel je vous accompagne dans vos vignes, dans vos champs, où je demande (uc vous vous souveniez de suivre Jésus-Christ, qui est la uu Vatican, pour présenter leurs hommages au Souverain | 244 | Après cette paternelle alloontion, le Saint-l\u2019ère donna ss | bénédiction à l'assistance qui la reçut avec le respect eu \\l\u2019amour que mérite cette insigne faveur.Toutes les allocutions de Pic IX sont remplies de oes in - comparables oxhortations à suivre les enseignements de l'Eglise.Sous une forme ou sous une autre, il trouve ls moyen de dire aux catholiques, soyez soumis à la Sainte Religion de Jésus-Christ, soyez pieux et fidèles, unisses-vous pour opposor aux associations impies uno barrière infranchissable.Mais ce qui frappe surtout, c\u2019est son inaltérable confiane\u201d» en la Divine Providence.Au milieu de l'effrondement général des sociétés, au milieu des persécutions incessantes dont lil est l'objet cette confianes persiste et même grandit en raison des douleurs qu'il subit.Lernièrement, il nous en don- naît encore une preuve : Sa Sainteté avait ordanné de distribuer à ses chers pauvres de Romie uno somme assez importante.Un prélat de la Cour fit au Saiot-Père quelques réflexions sur l\u2019état de ! sa caisse.Mais Pie IX lui répondit avec sou angélique sou- rive : \u201c Dieu ne nourrit-il pas lui-même les petits oiseaux ?Après l\u2019amour que je porte aux catholiques, et qu'ils me rendent avce usure, mon plus grand bonheur cet de faire du bien aux pauvres ct de sécher quelques larmes.C'est dans la pratique de la charité que se trouve lc plus grand soulagement à toutes les peines et À toutes les douleurs do ma i vieillesse.\u201d On sait que Pie IX, par respect pour lui-même et par res- .pect pour la chrétienté dont il est le chef, a cru devoir refuser Ia subvention que lui offrait le gouvernement de l'usur- { pateur.Le monde catholique a applaudi à ce noble refus et s'est uni pour subvenir aux besoins du Saiot-l\u2019ère.Il est | bien pauvre notre Vénéré Pie IX, on lui a tout enlevé, les | armes d'un misérable flanquées de toute la puissance infer- | nale, ne lui ont laissé que son seul palais du Vatican.Malgré cela, il oublie tout pour no songer qu\u2019au soulagement des {souffrances qu\u2019endure son peuple fidèle, mais exposé aux tentations et aux promesses des vautours qui so sont abat- j'ai été contraint de rester tus sur Rome ct la pressurent en tous sens.! Les douleurs du Saint-Père sont bien amères, mais il pos- ! sède le plus sûr moyen de'les adoucir : il a la confiance en Dicu ct l\u2019amour qu'il porte aux catholiques ct que ces der- \"niers lui rendent amplement.! Il en est bicn autremest de Victor- Emmanuel.Ce voleur ! couronné est maintenant arrivé au comble doses convoitises.! TI voulait déposeéder l'Auguste Pie IX, il voulait Rome et Lil a réussi pleinement ; cependant il n\u2019est pas heureux.Le { Révolution qui l\u2019a aidé dans sos vols et ses déprédations se charge de lui faire expier son triomphe.L\u2019autre jour en revenant des courses, Viotor-Emmanuel | fut entouré de groupes nombreux criant : \u201c À bas le Ministère ! à bas Ja Consorterie ! nous voulons d'autres ministres ! Ces cris affectèrent, dit-on, beaucoup le roi.Il y voit sans doute un signe de désaffection et il n'a pas tort ; mais ce n\u2019est encore là que le commencement de ses déboires.Il n'a jamais été heureux et l'a fait voir en maintes occasions, | cependant le malheur ne l\u2019avait pas encore effleuré jusqu\u2019à ces ! derniers jours, voilà que ça commence.Il à semé dans l'ini- voie, au milieu des afflictions ¢t des douleurm; re tenir vos | quité et il récoltera daus les larmes.Nul prince perséeuteur oreilles ouvertes, non aux loups qui entrent daos la bergerie | des Papes et de l'Eglise n\u2019a véou heureux et n\u2019a réussi, tou- pour déchirer le troupeau, mais au bon pasteur qui vous cn- ; jours la main vengoresse de Dieu est venu frapper le persé- seigne la vérité et la foi, le oatéchisme, et vos devoirs pour | cuteur au milieu de ses triomphes.élever saintement vos fils.Et ne doutez pas qu\u2019après tout | | Les enseignements de l'histoire ne doivent pas être ou- cela, vous aurez la consolation de voir Jésus-Christ, la Vic | bliés.On en connait de ces potentats autrement puiseants et éternelle et de le louer pendant tous les siècles.\u201d\u201d autrement fermes sur leur trône que Victor-Emmanuel, o6- 245 pendant ils ont subi la destinée commune.Du moment que leur tmain sacrilège a osé toucher In chaire de Pierre leut étoile a pâli et l'exil ou la mort a suivi toujours de près leur crime.Les mulheurs de Victor-Emmanuel ve font que commencer ; que sera-ce donc quand son heure sera venue ?Si ses plaisirs de mauvais aloi lui ont dunné le temps de réfléchir sur ce qui se passe depuis quelque temps en Italie et surtout à Rome, il a dû s'apercevoir du terrain qu'a gagné la Révolution.Ce ne sont encore que des signes pré- turseurs, mais ces signes rout mennçants.Autrefois une certaine foule de gens se pressaient sur son passage, remplissaient l'air de leura joyeuses acclamations.Aujourd'hui, rien de tout cela, le roi regoit à peine un simple salut de la population qu'il rencontre dans ses.promenades.Son gou vernement % été impuissant à empêcher la mouatrueuse manifestation en faveur do Mazzini.Dans les beaux jours de ls royauté de Rome, on ne demandait, on ne voulait entendre que l'hymue royal ; maintenant on ne veut plus de cet hymne, on le siffle, et on le remplace par l'hymne de Garibaldi que la foule accompagne In fréudtiques applaudissements sous les yeux même des rois de l'Europe qui viennent visiter Victor-Ewmanuel.Ah ! le jour du châtiment est proche.- Mais laissons là l'Itslic.Le vénéré Pie 1X est bien mal heureux, ses Fouffrances sont bien grandes, wais nous espé rons tout de la Miséricorde divine qui saura accorder, daus son tempe, aux prières des catholiques de l'univers entier Ia délivrance du Saint-Père, la fin de ses maux et le tri emphe de l'Eglise de Jésus-Christ.Dimanche, l'illustre et vévéré Pie IX cntrait dans la quatre-vingtième année de sop existence.C'est uu fuit sans précédent dans l'histoire de l'Eglise.Jetons maintenant un coup-d'œil sur notre Canada.La Province de Québec surtout nous préoccupe tout particulièrement.Le petit peuple Cauadicn-Français, jeté par les bouleversements politiques au milieu d'un peuple protestant a su conserver le précieux trésor du la foi que lui « légué la généreuse population dont il est issu.La bonté Divine le récompense de sa fidélité et ei on le compare aux pays de l'Europe, aux pays prévaricateurs, il cst heureux.(ui, il est heureux, non pas précisément de oe bonheur imparfait que donnent lee jouissances matérielles, mais de ce bonheur incstimable qui consiste dans I'scgom plissement don desseins de la Providence.Craignons de pordre ce bonheur et pour cela restons fidèles et dévoués au Saint-Siégo et a In Sainte Eglise de Jésus-Christ.» Soumis à la puissance d'un pays protestant le Canadien a su conserver les trois choses qui lui sont les plus chères, 5a religion, sa langue et ses Inis, d'eat plus que d'unt pu faire les pays les plus heureux de l'Europe.Depuis le milieu du siècle dernier, les révolutions ont changé complétement ln face de ces derniere, et même oat agité violemment les diverses contrées du continent américain.Lo Canada seul est demeuré heureux et tranquille, et les quelques modifications que nos législateurs ont cru devoir faire, l'ont été au milieu u calme le plus enviable.Le jour de I Asccorion, avait licu a Montréal uno des plus imposantes cérémonies religieuses dont cette ville ait été témoin : la réception du Pulfium par Sa Grâse Mgr.A.E.Tauchersau, Archevêque de Québce, à l\u2019Eglise de Notre ame.A Ottawa, l'attention des Communes a été appelée, ces jours derniers, sur le traité de Washington.Les deux séances du 3 mai ont été employées à l'examen de co fameux traité.Sir John A.Macdonald introduisit d'abord un bill GAZETTE DES CAMPAGNES miettes tete pour donner effet au Traité de Washington en oe qui con.cérne le Canada.Puis dans un vigoureux discours qui ne dura pas moins de 4} heures, il fit longuement l'historique du traité, et l'étudia eur toutes ses faces.Si nous croyons les appréciations de quelques journaux ce discours produisit un effet immense sur les Communes, et l'orateur emporté dans une brillante improvisation a été souvent applaudi.C'est, dit-on, le meilleur.discours parlementaire de Sir Joha, et certes, le aujet le méritait à plus d'un titre.C\u2019est tout simplement l\u2019avenir du Canada qui est en cause et le Gouvernement ne pouvait mieux faire que d\u2019aborder la question avec toute la solennité possible.Sir John s\u2019attacha surtout -à déterminer le sena du traité, à en démontrer la nécessité et à énumérer lea graves raisons qui out porté le gouvernement fédéral à le soumettre à l\u2019approbation de la législature.Le 6, la séance fut presque totalement employée à la discussion du bill de Bir John A.Macdonald sur le traité ; les débats seront certainement très longs sur cette importante question.Celle du 7 a été fert animée par les nombreuses cscar- mouches qui eurent lieu entre le Gouvernement et I'opposition, surtout l'opposition d\u2019Ontario aujourd'huifmaitresee de tette province depuis l'avénement du mivistère Blake.Le 8, continuation de la discussion sur le traité.- ep Abennements payés depuis le 8 mai Révd.F.Brunet, Ste.Sophie d' Halifax.81.00 Révd.G.Casgraio, St.Etienne de Lauzon.Lou Révd.J.N.Gingess, Baie St.Puul.1,00 Révd.A.Ladrière, Isle Verte.\u2026 1,00 Révd.G.8.Marceau, St.Simon.\u2026.1,00 Révd.A.N.Morin, lachenaie\u2026 \u2026\u2026 duo Révd.P.Patry, St.Puschal.\u2026 Lun Révd.J.B.Vallée, St.Jérôme du lac St, .Loo George Aubut, Trois Pistoles.Lou Régis Anger, St.Edouard de Lotbi .Lov Dr.J.Louis Bacon, Montmaguy.1.00 Louis Boucher, St.Edouard de Lotbi 1.00 Che.Cinq-Mare, N.P., Québec.1.00 Josoph Côté, Bt.l\u2019ierre, T.O.\u2026.1.00 Dr.L.À.E.Dexjurdina, Montréal.Loo Clovis Dionne, St 'hilippe de Néri.Lhe Staaislas Drapeau, Outaouais.Lon Paschal Dumais, N.P., Kamourask Lou Ths.Fortin, N.P., Baie St, Paul.\u2026 1,04 Joseph Gagné, Ste.Julie de Somerset.1.00 Dolfice Gauthier, Deschambault.1.25 Michel Gauvin, I\u2019 Assomption.Lou Pierre Gauvio, Kamouraska, 1.00 David Guériu, St.Joachim.50 Joseph Hamel, Doschambault.Lun E.À.King, St.Pacôme de K 1.00 Edouard Letarto, Montmagny.1,00 H.H.Marchildon, Lafontaine, O.Low I.J.A Marsan, M.C.A., I'Assomption \u2026 1.00 Ulysse Martineau, St.Esprit.» 1,00 Dr.A.T.Michaud, Komouraska, .1.00 Louis Nicol, Montmagoy.vee .Loo J.G, Peltier, Protonotaire, Kamouraska.\u2026 1,00 Commeau Perry, Putit Rocher, N.B.- 100 N.Richard, St.Octavo de Métis.Low Joseph Rivard, Champluis.eee .1.00 Léon Roy, N.P., N.D.de Lév .100 Joseph Koy dit Desjardins, Ste Hélè + Lon GAZETTE DES CAMPAGNES 246 \u2014 Nozaire Simard, St.Anne, Côte Beaupré.11.Tréau de Ceeli, Templeton.Pr.Le.Tremblay, St.Roch des Aul .\u2018 p/@.Verreault, M.P.P., St.Jean Port Joli.1.00 Regu depuis le 8 mai.$47.25 Montant en fsveur dea colons, No.30.$28.80 Prime pour les colons, No.31.3.78 \u2014\u2014 $32.58 SOUSCRIPTIONS PARTICULIÈRES.I'r.Louis J.Bacon, Montmagoy.er 1.00 Joseph Gagné, Ste.Julie de Somerset.25.Pierre Gauvin, Kamourarka\u2026 25 férd.A.Ladrière, Isle Verte.50 Uivssa Martineau, St.Esprit.25 Thomas P.Pelletier, maroband, Trois Pistoles.1.00 Joseph Kivard, J.P., Champlain.1.00 Léou Roy, N.P., Notre Dame de Lévis \u2026 1.00 Un ami intime des bonnes œuvres, au Comté de Kamouraska.\u2026 5.00 Vo urbe.\u2026 1.00 Montant total en faveur des colons.343,83 Er Encore l\u2019émigration \\ plusieurs reprises, nous avons appelé l'attention de nos lecteurs sur l'affreuse émigration qui dépeuple en ce mo- tuant nos oampagues ; nous avons mia nos compatriotes en yarde contre cet engouement irréfiéehi qui les pousse vers les Etats Unis.Rien n'y a fait.Le Clergé a vu le mal et 4 présenté à la population los remèdes les plus salutaires contre cuite fièvre.La presse à fait connaître les malheurs inévitables de cette désertion.Peine inutile, la plaic est restée béante, et ne fait que s'agrandir.Nous recevons de Ste.Sophie d'Halifux de nouveaux et desolunts détails à ce sujet : + ocscncess Nous sussi, dans nos cantons, nous souffrons du terrible fleau de l'émigration, c'est une véritable épidémie, 11 vst impossible en ce moment d'engager un seul homme, ni [ir or, ni pour argent.- Nous nc pouvons prévoir ce qui va arriver; mais je «Ters que la moitié des foins va rester sur le champ, et peut- «1ye une partie de la moisson.La plupart des cultivateurs ne semoront qu\u2019une petite partio de leurs champs.« On offre ioi jusqu'à 26 piastres par mois ot la nourriture, t un ne peut trouver de travaillours à ce prix.« | y a environ trente Familles qui sont montées oo prin- trmps dans les Etats, et il en est de même de toutes les pa- 1isees d'alentour.À l'heure qu'il est, un certain individu parcourt nos cantons pour engager deux cents filles s\u2019il peut vs trouver.Vous voyez Bil nous est possible de vivre avec «1 état de choses, et Dieu sul sait quand on pourra mettre une digue à ce torrent dévastateur.- Loa Ce qui nous surprend le plus dans ce malheur dont notre «trie souffre, c\u2019est l'apathie dont font preuve nos gouvernants.Certains députés demandent au gouvernement vil a i intention de faire quelque chose contre l\u2019émigration, on ré- Jand que c'est son intention, puis on s'endort, ou laisse le mal s'agrandir et le pays se dépeupler.Ot eat done otre patriotisme ?Convention agricole Nous recevons la note suivante qui se recommande par \u201cwu importance aussi bien que par le nom de son suteur, l'infatigable promoteur de toutes les améliorations utiles à l\u2019agriculture : M.le Rédacteur, La convention agricole des Etats-Unis, composée «les délégués des sociétés Agriculture st d\u2019Horticultare, convoquée par le Ministre d'Agriculture, à eu lieu a Washington, le 15 \u2018évrier.Elle a tenu ses séances, Juraut trois jours et elle s\u2019est dispersée avec l\u2019entente qu\u2019elle se réunirait tous lus ans, à pareille date.; Lo D\u2019après les journaux américains, il paraîtrait que la convention n\u2019a pas eu tout l\u2019eflet désiré.Ce résultat est attribud au défaut d'organisation.Cependant des questions impor e ont été débaîtues et les suggestions suivantes ont té adop- ées nnanimement: ; s Allocations plus élevées aux sociétés d'Agriculture, pour l\u2019étude des statistiques et de l'entomologie, ete.diffusion de brochures agricoles, création d\u2019un dépôt national de grains semence, etc, etc.\u201d 1, Je ne puis m'empêcher de reproduire ici, vante, qui a son importance ici comme aux \u2019 Résolu : Que nous conseillons vivement aux cultivateurs, ui sont en position de le faire, de planter des arbres de haut taie, ron-seulement pour l\u2019ombre ou comme ornement, der planter des centaines d\u2019acres, afin de faire revivre des forêts détruites avec acharnement dans toutes les directions, daus le but nou-seulement de fournir du bois à nos descendants, mais aussi, pour éviter ces calamités innombrables et jindescrip- libles qui dévasteront otre immense pays, lorsqu'il sers dè- uillé de ses forêts et par conséquent privé des inappréciables ieniaits qu\u2019elles procurent.?\u201d Co LL L'idée est excellente, mais resie à savoir si les américalns se contenteront de conseils, pour agir.Pour nous, malheureusement, je sais qu\u2019il faudra plus que des conseils pour tous faire planter des arbres ; il audra des encouragements tan- , comme disait mon ami, M.Delorme, de St.Hyacinthe, e conseil d'Agriculture et les sociétés d\u2019Agriculturé pourront faire beaucoup pour cela, en donnant des primes à ceux qui planteraient une certaine quantité d\u2019arbres, tous les aus.Nous aurons bientôt, je l\u2019expère, vne convention agricole de la Province de Québec.Pour que ses effets soient durables, il faut qu\u2019elle réussisse pleinement.Le léger êchec qu\u2019a subi la convention agricole de Washington, par suite de son défaut de préparation, servira aux promoteurs de la couvention agricole de Québec, en ce sens qu\u2019elle leur enseignera à prendre les moyeus de bien organiser cette convention.Les amis éclairés de l\u2019agriculture peuvent faire conuaître, sous forme de corresponauces ou de résolutions adoptées par les sociétés d\u2019agriculture, les principaux besoins de la classe agricole.Ces suggestions réunies, formeraieut un programine rait répandu par toute la Province, pour être mis à l\u2019élu Les délégués viendraient à la convention, préparés sur des sujets communs.La discussion serait plus facile et on arrives fait nécessairement à des conclusions pratiques.Une convention agricole ! Quel vaste sujet ! Que de ques- lions importantes à considérer ! ; Amis de la classe agricole, à l\u2019œuvre! faites prononcer vox sociétés d\u2019agricuiture, sur les sujets à traiter dans une pareille assemblée, afin que tout soit prêt pour la convention, qui surà probablement lieu l\u2019hiver prochain.P.B.Benoit\u2014\u2014\u2014_\u2014_remme\u2014\u2014\u2014\u2014 Le verger du cultivateur la résolution aui- Etats-Unis : ui se- Les cultivateurs, en général, se plaignent de ce que les vergers sont peu productifs, soit en fruite, soit en argent.Les consommateurs de la ville reprochent aux cultivateurs de n\u2019apporter eur les marchés que des fruits sans noms, petite, véreux, sans apparence et sans parfum.Les uns et les autres ont raison.\u201d Cependani, qu\u2019il serait facile de changer ce mal en bien! Ua peu d'intelligence ou un peu de bonne volonté et d\u2019efforts chez le oultivateur auffirait pour accomplir cette méla- morphose, 247 GAZETTE DES CAMPAGNES Chaque maison, tant soit peu confortable, aurait devant elle ou à ses côtés, dans la rerchère ou le pré, un petit ou un grand verger, où des arbres droils, vigoureux, a la tête arrondie, charges de fruils gros, vermeils, délicieux, lui préteraient le charme de leur verdure.Ces fruits seraient portés au marché au fur el à mesure de leur maturité et vendus à bon prix par la ménagère, qui s\u2019en reviendrait an logis la poche bien garnie, joyeure et contente : car rien ne dispose à la boune fumeur comme les bonues affaires.Le produit du verger, ajouté à ceux de l\u2019élable, de la basse- cour, des terres, des vignes et des près, constituerait un bon revenu, bien solide, qui léfierait celui des wmeilleures industries des villes.1) est vrai que les vergers ronl exposés aux gelées tardives, à la grêle, aux orages, aux insectes ; mais les industries, le commerce, n\u2019oul-ils pas les mortes raisons, des faillites, etc.?Les petits fruits mal venus, irréguliers dans leurs formes, ou trop mûre, meraient consommés da.is le ménage ou par les enfants, qui sont toujours les enfants d\u2019Adam.Les arbres du verger oflriraient un asile assuré aux petits oiseaux, qui viendraient y chanter leurs chansons, y bâtir leurs nids, y élever leurs familles, détruire les insectes nuisibles et les graines de quelques mauvaises herbes.Au lieu de tout cela, que voyous-uous le plus souvent duns les campagnes ?Des maisons isolées ou entourées de quelques buissons ou de quelques arbres étriqués, échevelés.Tci et là sont disséminés de rares arbres fruitiers, au tronc mouseu, tordus, courbés, aux branches isolées, pendantes on hérissées, sur lesquels le gui vorace s\u2019est sournoisement implanté pour sucer leur rève.Si le pinson, le chardonneret ou a mésange ont le malheur de s\u2019y arrêter, on les reçoit à coups de fusil, ou les enfants détruisent leurs nids.Comment les cultivateurs éléveut-ils el plantent-ils leurs arbres fruitiers ?Après la moisson, sur les terres a blé, ils trouvent, mélés au chaume, quelquer pelits cerisiers, pommiers ou poiriers, venus de graines en même temps que le seigle et le froment.\u2014 Les nôyaux ou pepins avaient èté apportés là dans l\u2019engrais | et au temps des sernailles.\u2014 [is enlévent lex petits plants avec Ja motte et les transportent dans un coin de leur petit jardin od ils végêtent tant bien que mal, mais à leur aise.Ou bien au printemps, dans le bois taillix, les cultivateurs aperçoivent quelques rauvageona, venus de noyaux ou de pe- Pins apportés là, dans les fruits, par les rats.lis les arrachent et vont les trar:splanter toujours clans le coin de leur jardin.Soit qu\u2019ils aient été recueilli dans le chaume ou trouvés dans les bois, ces enfants abandonnés du régne végétal sont greffes par le cultivateur, lorsqu\u2019ils ont attemt une certaine auteur ef la grosseur de deux doigts.lis sont ensuite trans- | lantés, quelquefois sans être greilés, dans une haie, sur le rd d\u2019un chemin ou dans une mauvaise terre.Quand il se donne le souci et la peine de greffer ses sauva- © geons, le cultivateur prend des scious sur le premier arbre fruitier du voisinage.Ces arbres, nous l\u2019avons dit, sont pour le plupart vieux ou usés, où d\u2019anciennes espèces aujourd\u2019hui avantageusement remplacées dans le commerce horticole par des variétés nouvelles.Les produits de ces greffes seront, comme nous l\u2019avons dit au commencement de celle note, petits, véreux, chancreux et dédaignés sur les marchés.Jls seront vendus à vil prix à la marc ande ambulante, pour être reveudus à un ou deux sous lo tas.Si le cultivateur ne greffe pas ses sauvageons, c\u2019est encore pis ; il n\u2019obtient que des fruits bfitards, scidulés, sans apparence et sans nom, destinés à être réduits en marmelade vu à faire de la piquette, Mais ce n\u2019eat pas tout, lorsque le cultivateur veut planter ses arbres, il fait simplement un tron large et profond d\u2019un pied, dans une terre qui n\u2019a peut-être ête remuée depuis le déluge qu\u2019à an surlace par Ja charrue.I] retranche presque toutes les branches et toutes les racines, grosses et petites, met le chicot en terre, et tasse bien celle-ci avec ses pieds re- - _ = \u2014_\u2014\u2014\u2014 étre vélua de gros sabots, comme s\u2019il voulait faire du pisé.Quand le jeune arbre, ainsi transplanté, eat né sous une étoile, ou doué d\u2019une vigueur extraordinaire, il végéte quel que peu chaque année.S'il est délicat ou atteint d'infirmiés, il émet quelques feuilles au printemps et meurt en été.L\u2019annèe suivante, l\u2019opération est à recommencer, et luules les peines du cultivateur sont perdues.Si l\u2019arbre vit, il est exposé aux morsures des cochons et des brebis.On prétend, à la campagne, que ces rorsures son venimeuses ; elles sont souvent mortelles, il est vrai, mais pru- bablement parce que l\u2019écorce est mâchée, et la plaie pas nette, Les vaches en pâturage viennent aussi se frotter le cou et ie flanc contre la tige du pauvre arbre qui e plie ou se tord.5\", arvient à porter quelques fruits, les enfants le eecouent pour aire tomber ces fruits avant leur maturité.Les vents lagiten: en tous sens, le couibent et Ini donnent dée sa jeunesse celle attitude caduque dont nous parlions tout à l\u2019heure- Tels sont les maux auxquels soni sujets les pauvres pam.tiers où poiriers martyrs, qu\u2019on appelle pompeusement ou plulôt ironiquement arbres de verger.Voici maintenant, selon les meilleurs Auteurs et praticiens, comment doit procéder, dans la plantation de son verger, un cultivateur intelligent qui a du goût et veut rendre ra propriété aussi agréable et productive que possible.- La méthode de cueillir dans les champs des sauvagecis pour les gt: fler paraît économique au premier abord ; mais ni on réfléchit que ces sauvageons, pris au hasard, peuvent être dune nature chétive, peu vigoureuse, on y renoncera.Un sujet languissant figurerait mal dans un verger et ne serait pas productif; il faudrait le remplacer zu bout de quelques années, et ces années seraient au temps précieux perdu pour fe cultivateur.H vaudrait beaucoup mieux qu\u2019il achetât chez un pépiné- riste des arbres tout formés, sains et vigoureux, dût-il les payer de 50 a 75 centins.Qu\u2019il se garde bien d\u2019acheter à bon marché des arbres dus les marchés; là on ne veud,bien souvent que le rebut des pépinières.i Cependant, si le cuitivatear a du goût pour \"arboriculture qu\u2019il veuille élever ses arbres lui-même, il devra faire un choix de rauvageons vigoureux, à la tige droite.Pour être plus sûr de leur bonne nature, il cueillera lui-même quelques fruits sauvages sur des arbres foris et sains ; il en extraira les noyaux ou les pepins et les sémera dans un endroit isolé de sou jardin.! JEAN SyLvestec.(À continuer) : \u2014-\u2014- eee Oisoaux de basse-cour LA POULE, Bien qu\u2019on s\u2019y arrête moins en général, ls choix des poules n\u2019est moins important.Les efforts tentés en faveur de l\u2019amélioration n\u2019iraient que d\u2019une jambe, et resteraient stériles si on ne donnait que de mauvaises poules au meilleur co, el réciproquement.; ; Ont veut que la poule soit d\u2019humeur facile, qu\u2019elle soit bien emplumée, qu\u2019elle se présente large à l\u2019arriere, c\u2019est-à-dire dann la région du bassin; elle doit être incesssamment occupée à chercher de la nourriture ; elle ne sera pas indifférente aux caresses du coq, et, si elle en devient la favorite, elle n\u2019en sera que plus estimée pour le choix des œufs à soumettre à l\u2019ineubation.[I en est dont le naturel turbulent et farouche ne promet rien de bon, Si on les met au couvoir, elles cassei! une partie des œufs, et, plus tard, elles maltraitent les poussius par maladresse ou par brusquerie.Voilà donc un nouveau cas d'exclusion, en dépil de ta belle structure qui a pa valoir une préférence non justifiée, dans laquelle par conséquent on aurait tort de persévérer après coup.Quand l\u2019élevage a plus particulièrement en vue Ja production de la viande, il faut rechercher dans les reproducteurs des deux sexes l\u2019existence des signes apparents de la qualité de chair, savoir: la couleur des pattes, la nature de la peau, la conformation large, la croissance précoce. i GAZETTE DES CAMPAGNES 248 La patte jaune indique généralement une volaille à chair voriace, à ossature lourde, à graisse jaunâtre, et il est rare que celle nuance ne se fasse pas aussi remarquer à Ja peau.Mais a exception de la couleur jaune et de le verte, qu\u2019on ne saurait recommander, ancune autre n\u2019exclut l\u2019excellence de la viande.Remargrons en passant que la patle du Cochinchinois eal jaune, et que c\u2019est à tort qu\u2019on a cherché à le sortir de la regle commune, car sa chair à peu de qualité, et son aquelette | est lourd.On examine la peau aux flancs et aux pectoraux : ou à lieu d\u2019être satisfait lorsqu\u2019elle apparaît fine, souple, extensible, de couleur.rosée et nâcrée.En constate par là nne aptitude développée à prendre la graisse.Les personnes familiarisées avec le gouvernement de la basse-cour distinguent facilement, 4 premiére vue, une jeune poule d\u2019une vieille.Mais ceci même est bien vague ; plus de précision est nécessaire.C\u2019est la poule dont l\u2019âge appelle la séforme qu\u2019il faut pouvoir dirtinguer avec certitude de celle dont la fécondité est encore assez active pour donner des profits.Dans les grandes éducations, comme celles de Belair, les pures étant occupés par des trobpeaux «l\u2019un âge bien connu, tout va de soi.La difficulté n\u2019existe réellement que pour les éducations moyennes, car dans les moins nombreuses on sait par cœur, en quelque sorte, l\u2019histoire de chaque individualite prise isolément.Pour remplir ce desiderutum important de \u2019élevage, voilà ce qu\u2019a enseigné Caffin d\u2019Orsiguy : Pour re- cunnaîlre les jeunes poules des vieilles, a-t-il dit, on met la première année une petite chaussette à la patte dioite ; la seconde année, on chausse la patte gauche, et à la troisième aunée on démarque en enlevant les pelites chavsseties.Cette \u201cpération ee fuit habituellement à l\u2019entrée de l\u2019hiver.Au surplus, la paîte lisse, à écailles fines et luisantes, est nn indice Yni a sa contre-partie dans les conditions op) s La jeune poule a sur la peau, entre les plumes, un duvet long, léger, extrêmement ténu, qui n\u2019existe plus chez celle qui est âgée : les vieilles ont la peau d\u2019un blanc mat, sèche, plus rugueuse et quelque peu farineuse.\u2014 EuGENt GayoT.\u2014 À continuer.\u2014 \u2014\u2014\u2014 \u201cLe budget de l\u2019agriculture en France Nous lisona dans la Revue d'économie rurale de Paris : \u201cOn est profondément aflligé quand on jette les yeux sur le budget de | agriculture, cette grande et puissante industrie de la France qui, dans toutes les circonstances est toujours clas- see en dernière ligne ; et, cependant l\u2019agreulture est la principale force de notre pays et, certes, on l'a dit bien des fois avec raison.Tout flenrit dans un pays où fleurit l\u2019agriculture : la vie est a bon marché, l\u2019industrie prospère, le commerce actif et par conséquent des impôts faciles à percevoir ; voilà sans contredit len bons effets d\u2019une agriculture intelligente et progressive.Celle vérité n\u2019est pas encore bien comprise ; elle fera son rhemin, si la masse des cultivateurs est unanime à ne choisir pour les représenter dans nos chambres que des personnes qui won-seulement promettent de favoriser l\u2019agriculture, mais ent réellement fait preuve de leur désir de promouvoir les intérêts de l\u2019agricultare, à chaque fois que l\u2019occasion en a été vflerte.L'agriculture, comme le dit M.Benjamin Veret, est le pre- Mier instrument du travail national; c\u2019est elle qui crée les matières premières que l\u2019industrie met en œuvre, et que le tommerce répand dans toutes len parties du monde.Done, \"est vers elle que doit se porter toute I\u2019attention de nos gou- Yernanis, Petite chronique Nuns lirons dans le Pionnier de Sherbrooke ce qui suit, au aujel de l\u2019émigration des canadiens aux Etats-Unis : Notre confrère d'A rthabaska attire l\u2019attention de ses lect urs sat la feltre que Mgr.*Evôqne de Rimouski a récemment slressée à son clergé, av sujet de cetle plaie qui nous dévore, «que nous publierons bientôt nous-même.Il en prend neca- Han pour dire qu\u2019il pourrait citer des laila qui feraient lor- teur À des enprite rélléchis et sensés, touchant le sort de nos compatriotes qui émigrent aux Elate-Unis.Cette fois, il en Suis quelques-uns qui p #orvir de leçon.[y à quelque \u2014 = temps, une troupe de jeunes filles prenaient à la gare d\u2019Arthabaska, le chemin de l\u2019exil, emmenées par l\u2019un de ces \u2018 sergents recruteurs,\u2019 auxquels nos voisins donnent tant par tête pour les serviteurs qu'ils embauchent.I| paraît ne les ava- Nes qu\u2019elles ont eu à endurer les ont fait vivement regretter leur départ.D'abord, elles ont perdu une partie de leurs effets durant le voyage, plusieurs arrivant à destination avec un seul vêtement, celui qu\u2019elles portaient, et qui n\u2019était leur meilleur.Ensuite, les manufactures où elles devaient travaiiler étant arrêtées, leur ** guide\u201d ne voulut point les laisser se disperser, crainte de perdre sa prime sur chacune d\u2019elles.En conséquence, il les renferma dans une salle sombre, avec de quoi manger pour les empêcher de mourir de faim, en attendant qu\u2019il trouvât à les placer.Pendant deux jours ces pauvres filles restérent ainsi enire quatre murs, ne respirant qu\u2019un air vicié et putride! Maintenant que l\u2019on songe aux autres déboires qui les ættendent sur la terre étrangère, surtout celles qui n\u2019ont point leurs mères avec elles ! Ces choses sont pénibles au plus haut degré et devraient pourtant avoir quelque effel sur ceux qui songent encore à artir.P Mais il faut croire que ces leçons ne profitent qu\u2019aux victimes, cat les émigrants partent à pleine convois ; depuis plusieurs semaines ceux du Grand Tronc et du Passumpsic en regorgent.Sans doute, bon nombre de ces émigrés ruvien- dront au pays, mais ce sera le petit nombre.Les causes de celte plaie sont nombreuses, mais il nous semble qu\u2019elles peuvent se résumer toutes dans une seule : le manque de manufactures en celte Province.Si nos compatriotes avaient ici ce qu'ils vont chercher là-bas, pourquoi partiraient-ils ?: En face de cet état de choses, une pensée nous attriste : pourquoi certains grands manufacturiers anglais, en cetle ville et ailleurs, font-ils tant d\u2019eflorts pour attirer ici des ouvriers étrangers, au lieu d\u2019employer ceux du pays qui passent à la porte pour se rendre dans l'exil?Pourquoi les cænadiens ne (rouvent-ils d\u2019emploi dans ces manufactures qu\u2019à défaut d\u2019autres ?Les actionnaires ou les gérants de ces manufactures de- vraieut y voir.La plupart d\u201centre eux se donnent comme trés loyaux, fortement attachés à l\u2019Angleterre.Si, au lieu de travailler à prévenir l\u2019annexion, ils la laissent s\u2019accomplir de fait, ne craignent-ils point de voir, quelque bon jour, leurs boutiques, leurs pouvoire d\u2019eau et toutes les ressources naturelles que nous possédons pour l\u2019industrie, entre les mains de Nos pniseants et peut-être plus libéraux voisins?Assurément, la loyauté est une belle qualité chez le citoyen qui aime son pays ; mais pour qu\u2019il poisse être loyal, il faut qu\u2019il vive, Si done le peuple canadien: frangais, qui est aussi loyal que n*smporte quel autre, finissait par annexer cette Province, qui pourrait {ui jeter la premiére pierre?.Rappelons-nous que nous rommes tous solidaires pour l\u2019avenir de notre patrie.\u2014 Ou dit que M.Barnard a résigué sa charge comme agent d\u2019imrigration en France et en Belgique.Plusieurs journaux annoncent que M.Lesage, assistant-commissaire du Département de l\u2019agriculture el des travaux Publics de la Province de Québec, doit le remplacer.M.Lesage devra partir pour l\u2019Europe, dans le but d\u2019activer l\u2019immigration des belges, etc, vers l\u2019Amérique.Noua croyons à peine cette nonvelle ; il nous semble que les elforts fuits par M.Barnard dans ce but ont dû être suffisants pour nous faire croire que le nombre de belges ui passeront dans le pays sera (rés-considérable.Nous verrions avec plaisir M.Lesage se rendre anx Etats-Unis et s\u2019occuper efficacement du repatriement «le nos compatriotes.\u201c GRAINES DE JARDINS À VENDRE Le sonssigné a regu, d'un des grainelers le plus en renom de la Puissance, Un assortiment varié de graines de jardins (ui sont en vente à l'imprimerie de lu \u2018azette des Campagnes u Ste.Anne de la Pocutière, ; FIRMIN H.PROULX, 18 mai 187% - CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL Les Commissaires nommés pour ia conatrnction du Chemin de Fer Intercoloniai, donnent par le présent AVIS PUBLIC n°ile sont prêts à recevoir des SOUMISSIONS pour LA POSE ES LISSES et le NIVELLEMENT sur environ 634 milles de la ligne, à partir de la route puatale, près des Trois-Pietoles, jnsqu\u2019à la borne qui marque 84 milles, à la Rivière Métis.Les soumissions «devront embrasser toute la distance, Des apécifieations et des fermules «le soumissions peuvent être obfenues an bureau de l\u2019Ingénieur en Chef à Outaouais, el aux bureaux des Ingénieurs à Rimouski, Dalhousie, Newcastle et Amherst.Des soumissions cachelées nommées \u201c Soumissions\u201d et adressées aux Commissaires, seront reçuen à leurs bureaux, à Ontaouais, jusqu\u2019à MIDI, MARDI le 11 JUIN 1872.Des soumissions seront aussi reçues à la même date et an même lieu, pour 250 tonneaux de chevilles de Chemin de Fer, salon l\u2019échantillon que l\u2019on pourra voir aux bureaux ci-dessus.Les soumissions devront mentionner le prix par tonneau de 2,240 Ib, livrés à la Station da Chemin de Fer Grand Tronc, à la Rivière-du-Loup, en quantités égales, dans les mois de juillet, août et septembre prochains.A.WALSH, E.B.CHANDLER, C.J.BRYDGES, A.W.McLELAN, Commissaires.Bureau des Commissaires, Outaouais, 3 mai 1872.INSOLVENT ACT OF 1869 Province of Quebec, à District of Kamouraska.§ In the matter of JOSEPH DIONNE, of St.Denis, and PIERRE DESSAINT, of St.Louis de Kamouraska, trading into co-partnership, under the name and style of DIONNE & DESSAINT, Insolvents.NOTICE is hereby given that a meeting of the creditors of the said insolvents wife held at my office at Quebec on the twenty-fifth day of May for the purpose of authorizing the as- xigneë to sell and dispose of the entire estate and effects of the firm Dionne & Dessaint, in one lot and to sell and dispose of the entire estate and effects of the said Pierre Dessaint in one lot and to approve of the terms and conditions upon which such sales may be made and to order the estate of the Insolvents generally.JOS.HAMEL, Quebec, May IE, 1872.Syndic.CONTRATS DE LA MALLE ES NOUMISSIONS ADRESSÉES au MAITRE GÉNÉRAL DES POSTES, seront reçues à OTTAWA, jusqu'a MIDI, VENDREDI, le 21 Juin prochain, pour le transport des Malles de Sa Majesté, sur un Contrat proposé pour QUATRE ANS, en chaqne cas, entre les endroits ci-deasons mentionnés : Du ler Octobre prochain, BUCKLAND et ST.LAZARE, trois fois par semaine ; BUCKLAND et ST.MAGLOIRE, une fois par semaine; ee GAZETTE DES CAMPAGNES \u2014\u2014\u2014 mens CHICOUTIMI et LABARRE, deux fois par semaine ; ILE AUX COUDRES et MONTMAGNY, une fois jui maine; METIS et ST.OCTAVE, trois fois par semaine ; QUEBEC et TROIS-RIVIERES, six fois par semaiu.Des avis imprimés renfermant plus ample information sy les conditions du Contrat proposé peuvent être vies, «| des blancs de forme de Soumissions obtenues.aux Bureaux ve Poste ci-dessus mentionnés, et aux bureaux intermédiaire.WILLIAM G.SHEPPARL, Inspecteur dea Punto.Bureau de l\u2019Inspecteur des Postes, Québee, 27 avril 1872, | 16 avril 1872.MOULINS À COUDRE DE BANNER Prix variant de $5 à $10, $25, $40 et $uv.Chaque Cultivateur lant soit peu à l\u2019aite devrait semprener d'acheter un des célèbres Moulins à Coudre de Banner, maux facturés par la Compagnie des Moulins à Coudre de Banner, à SHERBROOKE, P.Q., à «les conditions faciles, en payant une partie du prix compta et la balance par paiements mensuels.C\u2019est le moulin à coudre le plus simple et le plus face à mettre en opération, C\u2019est aussi celui qui fait le maina de bru de tous les moutina consiruits jusqu\u2019à ce jour.Rien durs ln mécanisme pour embarrasser les Dames.Chaque famille devrait avoir le sien.M.J.Belleau, marchand, \u2018a accepté l\u2019agence à la Rivière.Ouelle pour la vente dde ces moulins à coudre.On peut aussi se procurer ces différents moulins à code, à Ste.Anne de la Pocatière, en s'adressant an Propriétaire de la fiazette des Campagnes.S\u2019adresser par lettre à JOHN RUTHVEN, ageni- voyageur général, à la iviére-du-Loup, comte de Temiscouata, A VIEINDIRIC 4000 à 5000 Pommiers, Pruniers, Cerisiers.Poiriers et arbres d'ornements Les pormiers sont (les enrpèces suivantes : Baldwin, N- Laurent, Gresning, King of Tompkins, Grise, Fameuse, Rei nette du Canada, Espion da Nord, Vingl-onces, Rougette dorer.Les Suules pleureurs sont recommandés pour leur beaute Ts sont particulièrement adaptés pour planter sur les tombes.Prix des Pommiers .Ia.34.(Here \u201c «Poitiers Lo \" « « Pruniers.Lo Ba, \u201c « « Cerisiers .84 \u201c ¢ 4 Chônee Bla 2.6d.à Ta.td.+ « « Saules Plenreura -68.àbs 34 * «+ Penpliers argentés fe.6.\" \u201c+ Boules de Neige ta.3.« « « Weijelia Ro-ea \u2026 2s.Gil.\" « ¢ Rosiers assortin C18 3d 82s Bd Toute commande addressée au Sonssigné d'ici au 10-16 Mu sera remplie avec attention.Les arbres reront livrables du 15 av 20 de Mai au «depot 14 St.Roch ces Aulnaier, et seront payables alors.AUGUSTE DUPUIS, St.Roch, Village des Anfnaie< Pr.de Québer, ' x = re ->\u2014 "]
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